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  • il y a 9 mois
Jeudi 8 janvier 2026, retrouvez Christophe Decaix (Associé fondateur, Cabinet 2B Patrimoine), Etienne Gorgeon (Responsable de l’activité obligataire, Sanso Longchamp AM), Marie Lassegnore (Directrice investissement responsable, Crédit Mutuel AM) et Vilaone de Serrant (Responsable pays pour la France, Belgique et Luxembourg, BNY Investments) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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00:00Générique
00:00...
00:01Bienvenue dans Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la gestion de vos finances personnelles
00:14et l'émission qui décrypte également avec vous les enjeux et les actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:22Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart.
00:26Et au sommaire de cette édition, nous commencerons avec Patrimoine thématique,
00:30une séquence aujourd'hui dédiée à un thème, celui des enjeux pour 2026,
00:35quand on parle de critères ESG ou encore d'investissement socialement responsable.
00:40Pour cela, nous vous proposons de revisionner l'interview de Marie Lasseigneur,
00:44directrice de l'investissement responsable chez Crédit Mutuel AM,
00:48au micro de Nicolas Pagnès juste avant Noël et à l'issue notamment des conclusions de la COP30.
00:54On restera sur les enjeux et perspectives de 2026 dans notre séquence Enjeux patrimoine,
01:00mais sur un tout autre sujet, celui des marchés obligataires
01:04et notamment comment les prendre en compte dans une stratégie patrimoniale cette année.
01:10C'est la question qui va nous animer pour cette table ronde avec Violaine Deserrand,
01:14directrice du bureau parisien qui couvre la France et le BELUX de BNY Investments,
01:19et avec Étienne Gorjon, responsable de l'activité obligataire chez Sanso Longchamp AM.
01:25Enfin, dans la dernière partie de l'émission, on parlera préparation retraite.
01:29La gestion de patrimoine peut convenir à toute personne qui souhaite aujourd'hui préparer sa retraite
01:36et épargner pour l'améliorer et réduire ses impôts.
01:39Le réflexe que quasiment tout le monde a, c'est celui d'ouvrir un PER.
01:45Mais est-ce que c'est la seule solution ? Est-ce que c'est la meilleure solution ?
01:48Dans tous les cas, Christophe Dequet, associé du cabinet 2B Patrimoine, nous répondra dans un instant.
01:55Bienvenue à tous qui nous rejoignez. Smart Patrimoine, c'est parti !
01:58Dans Patrimoine Thématique, nous vous proposons de revisionner une interview de Marie Lassenior,
02:09directrice de l'investissement responsable chez Crédit Mutuel Asset Management,
02:14qui répondait au micro de Nicolas Pagnès il y a quelques semaines.
02:18Et 2025 a été marqué par des tensions géopolitiques accrues,
02:25une expérience de risque, d'événements physiques, climatiques extrêmes,
02:30et l'essor de l'IA qui questionne nos besoins énergétiques.
02:34Donc dans ce contexte-là, je dirais que moi je me joins à ceux qui voient cette COP comme étant pragmatique,
02:38plutôt salvatrice.
02:40Et si on la lit en fonction de ces éléments de contexte,
02:43on voit que dans un environnement avec des divisions profondes,
02:46un accord semblait improbable.
02:48Et pourtant, on a réussi à trouver un accord commun via le multirao,
02:52qui permet aussi de toucher des sujets qui n'ont pas été traités avant,
02:56qui sont interconnectés avec le changement climatique,
02:59comme la transition juste, la protection des océans,
03:02protection des forêts ou des systèmes agricoles.
03:04Le deuxième élément, c'est que 2025 a été marqué,
03:08a commencé avec les incendies en Californie.
03:10Très récemment, on a eu un douragan en Jamaïque,
03:12entre-temps des inondations au Pakistan, canicule en Europe,
03:15134 milliards de dollars de dommages ont été causés par ces manifestations physiques.
03:22À la COP, on a mentionné, et là je cite,
03:24que l'adaptation n'est plus un simple objectif abstrait,
03:27c'est un impératif humain.
03:29D'accord.
03:29C'est suite à ça que l'engagement pour tripler le financement pour l'adaptation
03:33est sorti à 120 milliards de dollars par an d'ici 2035,
03:36et qu'on a établi une liste d'indicateurs concrets que les États vont pouvoir utiliser
03:41pour piloter et mesurer leurs efforts d'investissement dans l'adaptation.
03:46Et finalement, le troisième élément de contexte qui est important pour la grille de lecture de 2026,
03:53c'est l'essor de l'IA.
03:53Puisque l'essor de l'IA, dans un contexte de dépendance énergétique aux énergies fossiles,
03:58questionne en profondeur notre capacité à fournir de l'énergie
04:03et potentiellement prolonger cet état de dépendance.
04:07Et c'est là où la COP n'a pas su aboutir à une sortie des fossiles dans son accord final.
04:13Ça veut dire que si on se projette un petit peu sur 2026,
04:15les défis liés à l'essor de l'IA vont rester au cœur de l'actualité
04:19et donc des problématiques d'investissement ?
04:21Définitivement, et certainement plus loin que 2026.
04:24Je pense que ça fait partie de ces tendances de la décennie.
04:26L'intelligence artificielle générative, vous savez, c'est une puissance,
04:30vous le savez bien, c'est une puissance de calcul très énergivore.
04:33Un data center à très très grande échelle de 100 mégawatts,
04:38c'est l'équivalent en consommation électrique de 100 000 foyers par an.
04:41Bien sûr.
04:42Donc dans ce contexte-là, on s'attend, l'Agence internationale de l'énergie
04:45s'attend à ce que les besoins électriques des data centers doublent à 2030
04:49pour atteindre 1000 TWh.
04:521000 TWh, ça ne parle pas forcément.
04:53Non, mais c'est beaucoup.
04:54C'est l'équivalent de la consommation électrique annuelle du Japon.
04:58D'accord.
04:59Et c'est ce qu'il nous faut déployer dans les cinq prochaines années.
05:03Donc c'est un enjeu aussi en matière d'énergie renouvelable, énergie propre pour le coup.
05:06Exactement. Et c'est d'ailleurs devant ce risque de pénurie électrique que l'Agence internationale de l'énergie voit en scénario central un déploiement massif des renouvelables
05:16puisqu'ils sont compétitifs et surtout ils ont une rapidité de déploiement.
05:20Et en face de ça, on voit ces investissements en 300 milliards de dollars en 2025 vers l'IA de la tech américaine.
05:26Ça représente 20% de plus que l'investissement qui a été fait dans le secteur énergétique aux Etats-Unis cette année.
05:31D'accord. Donc ça veut dire qu'il y a un retard à rattraper aussi sur les sujets énergétiques ?
05:36Alors un retard, de toute façon, on a…
05:38En tout cas, une opportunité, un enjeu quoi.
05:39Oui, clairement, mais ce n'est pas qu'investir dans la capacité électrique, c'est aussi les réseaux de transmission, donc le transport de l'énergie,
05:49tout en gérant les enjeux associés à l'énergie renouvelable, donc les sujets d'intermittence et les capacités de stockage,
05:58et bien sûr tous les enjeux sociaux et environnementaux qui sont liés avec cette croissance-là.
06:02Si on fait le lien avec les entreprises, donc là on a parlé de la compétitivité des renouvelables,
06:08mais si on parle des impacts financiers pour les entreprises qui intègrent justement des énergies renouvelables dans leur mix énergétique,
06:16est-ce qu'on voit aujourd'hui des impacts concrets en 2025 ou est-ce qu'on les verra en 2026 ?
06:20Je pense qu'il y a… Alors les illustrations sont différentes, on fait des marchés non cotés et des marchés cotés,
06:25mais sur les marchés non cotés, il y a une étude récente qui pour moi illustre parfaitement cette équation positive de la décarbonation.
06:30C'est une étude publiée par le BCG sur 9000 entreprises détenues dans 300 fonds de private equity dans le monde,
06:36qui ont mis en place les leviers de décarbonation, donc vraiment capacité verte,
06:39qui ont réussi à générer 7% de croissance d'EBITDA en Europe, 4% aux US, en moyenne sur une période de détention dans le fond de 4 ans.
06:47Tout ça en décarbonant, donc en faisant baisser les scopes 1 et 2 des émissions carbone 5 fois plus vite que leurs équivalents cotés.
06:54Et pourquoi ? Parce qu'on a en fait le capital privé qui permet, face à une période de détention relativement longue par rapport au marché coté,
07:05de pouvoir choisir les investissements qui vont permettre le plus vite d'extraire de la valeur économique.
07:09Et la décarbonation en fait partie.
07:11Donc si je comprends bien, c'est rentable et ça peut être source de performance financière d'intégrer les énergies renouvelables dans un mix énergétique au sein d'une entreprise.
07:19Tout à fait. Et c'est d'ailleurs une tendance qu'on voit s'exprimer aussi sur les marchés cotés.
07:24Là, il faut plutôt regarder les thématiques, parce que les marchés cotés, c'est un peu plus dilué pour l'illustrer.
07:31Et puis en plus, pour le coup, il y a l'influence de la macroéconomie.
07:33Mais là, on voit un retour de la performance des fonds thématiques en 2025.
07:37Et pour moi, c'est aussi porteur sur les... Vu que les enjeux de durabilité sont connectés avec beaucoup de ces thématiques,
07:44on voit par exemple, si on prend les indices thématiques de Bloomberg, au 5 décembre, vendredi dernier,
07:52on voit que l'indice sur la... Pardon, l'extraction et le raffinage des métaux rares et critiques absolument nécessaires à la transition
07:59est en hausse de 69% depuis le début de l'année.
08:01D'accord.
08:01Ça dépasse le nucléaire qui dépasse encore la défense et l'IA.
08:05Voilà, c'était Marie Lasseigneur, directrice de l'investissement responsable chez Crédit Mutuel Asset Management
08:14qui répondait aux questions de Nicolas Pagnès il y a quelques semaines sur ce plateau.
08:21Et c'est parti pour Enjeux patrimoine.
08:25Aujourd'hui, nous sommes ravis de recevoir sur ce plateau Violaine Deserrand, directrice du bureau parisien
08:31qui couvre la France et le BELUX de BNY Investments.
08:34Bonjour Violaine.
08:35Bonjour Pauline.
08:35Et Etienne Gorgeon, responsable de l'activité obligataire chez Sanso Longchamp Asset Management.
08:40Bonjour Etienne.
08:41Bonjour Pauline.
08:42Alors aujourd'hui, l'idée c'est de faire un focus sur les marchés obligataires.
08:47On va revenir un petit peu sur l'année 2025 et voir un petit peu aussi les perspectives de 2026 sur ces marchés.
08:54Pour commencer, Violaine, quel bilan peut-on faire de l'année 2025 sur ces marchés obligataires ?
08:59Dans l'ensemble, pour les investisseurs qui étaient positionnés sur les marchés obligataires en 2025,
09:04les performances ont été positives.
09:06Alors c'est vrai qu'on a eu une grande dispersion de performances avec, je dirais, la partie emprunt d'État
09:10qui a été moins performante, surtout en Europe.
09:13Et à l'inverse, l'EI et la dette émergente qui ont fait des performances attractives entre 5 et 8%.
09:20Donc vraiment une grande dispersion de perfs.
09:22Mais dans l'ensemble, un marché positif.
09:24Ce qui est intéressant de voir, c'est qu'en fait, des deux côtés de l'Atlantique, les marchés ne sont pas comportés de la même façon.
09:29Si on regarde en Europe, en fait, les taux longs européens sont remontés.
09:34On a le Bund allemand dont le taux sur le 10 ans a augmenté de 50 points de base.
09:39Il y a un petit peu en dessous de 3% à l'heure où on se parle.
09:43Oui, aujourd'hui, il y a autour d'un peu moins de 3%.
09:45Mais en fait, la hausse de ce taux sur le 10 ans allemand est venue vraiment de deux facteurs principaux.
09:52L'Allemagne qui a annoncé qu'ils auraient une moins forte rigueur fiscale que par le passé.
09:56Et surtout, l'annonce du plan d'investissement en infrastructures de plus de 500 milliards sur une dizaine d'années.
10:02Donc c'est vraiment du côté de l'Europe, je dirais, les taux longs qui sont remontés.
10:06A l'inverse, du côté des Etats-Unis, on a eu une détente des taux longs.
10:09Là aussi, c'est aussi lié au fait que la Fed a finalement entamé son processus de baisse de taux.
10:15De baisse des taux, bien sûr.
10:16Avec trois baisses depuis septembre 2025.
10:19Sachant qu'on peut en attendre d'autres.
10:21Oui, et puis du coup, aux Etats-Unis, si on reste sur les taux longs,
10:25on rappelle qu'aujourd'hui, le rendement à 10 ans évolue entre 4,15 et 4,20%.
10:31Qu'il est relativement très stable depuis quelques semaines, même peut-être quelques mois.
10:37Étienne Gorjon, sur ce bilan 2025, est-ce que vous êtes d'accord avec ce qui a été dit par Violaine Deserrand ?
10:42Oui, je partage pas mal l'analyse de Violaine.
10:44Moi, si je devais mettre quelques chiffres, ce que j'observe, c'est que déjà, le marché obligataire, on le sait, est très disparate.
10:49Il y a effectivement la partie emprunt d'Etat.
10:51Et si on regarde la zone euro, il y a la France, l'Italie.
10:53Ce n'est pas les mêmes performances que l'Allemagne ou d'autres pays,
10:57où ça va bouger entre 1% et 4% pour l'Italie, qui a fait plutôt une bonne performance l'année dernière.
11:03Et puis après, il y a le crédit.
11:04Et sur le crédit, ça peut s'étaler.
11:06Effectivement, sur des boîtes, des sociétés de bonne qualité, on fait 3,5% de perf.
11:11Sur des subordonnées financières, ça monte à 8%.
11:14Et le high yield fait, bon an, mal an, 1,5%.
11:18Donc, des performances assez disparates.
11:22Il y avait une question de choix.
11:24Et moi, ce que j'observerais, c'est qu'il y a toujours un appétit pour le rendement qui, pour le moment, ne se dément pas.
11:29Donc, ça, c'est pour l'année 2025.
11:31Je vous propose de passer, même si on n'a pas de boule de cristal, à l'année 2026.
11:36Etienne Gorgeon, pourquoi, selon vous, c'est essentiel de prendre en compte ces marchés obligataires
11:41dans une stratégie de gestion de patrimoine ou dans une stratégie d'investissement global ?
11:46Il y a plusieurs réponses à votre question.
11:48La première, c'est que moi, ce que j'observe, déjà d'un point de vue très simplement,
11:52en client, c'est qu'il y a un besoin structurel de rendement.
11:54Chez Sensolonchamp, on nous sollicite extrêmement régulièrement pour des portefeuilles
11:58qui vont générer des rendements et qui sont des alternatives au fonds en euros.
12:02Bien sûr.
12:04Parce que nos clients ont besoin tout simplement de rendement.
12:07Et c'est vrai que l'obligataire est une classe active particulièrement adaptée pour fabriquer des portefeuilles de rendement
12:15puisque si on fait bien notre travail de sélectionneur de sociétés et qu'on évite des défauts,
12:21on arrive à offrir une forme de prédictabilité à nos clients en termes de revenus.
12:27C'est-à-dire qu'on est capable de leur faire des portefeuilles qui vont leur générer X euros de revenus par mois.
12:33Et ça, c'est quand même un confort.
12:35Et ça les rassure.
12:36Et ça les rassure sur une classe d'actifs qui, historiquement, génère des volatilités qui sont à peu près acceptables pour la plupart des clients.
12:45C'est-à-dire que vous pouvez également faire des portefeuilles de rendement avec des dividendes sur des actions,
12:50sauf que vous pouvez subir des volatilités très fortes.
12:53C'est si malheureusement vous devez sortir de votre portefeuille au pire moment, ça peut être compliqué.
12:58Tandis que sur l'obligataire, c'est quand même un peu moins compliqué.
13:02On limite, on peut limiter...
13:04On est plus sûr.
13:04On est un peu plus sûr de notre sortie.
13:06Et puis il y a quand même cette chose fantastique sur l'obligataire, c'est qu'il y a une maturité.
13:09Et puis qu'à la fin de cette maturité, on récupère notre capital plus le dernier coupon.
13:13Donc il y a cette visibilité que ce marché offre et qui rend, de mon point de vue, la classe d'actifs absolument indispensable.
13:20La deuxième chose, c'est que quand on est dans des environnements hors inflation, j'insiste sur le hors inflation,
13:26c'est aussi une classe d'actifs qui a un aspect défensif et qui protège la volatilité de vos portefeuilles.
13:32Et ça, ça reste vrai.
13:34On l'a vu dans certains environnements assez récents.
13:36Ça n'a pas du tout marché en 2022 parce qu'il y avait un sujet d'inflation.
13:39Mais quand vous êtes dans des sujets de marché, j'ai envie de dire à peu près normaux,
13:43hors inflation, alors c'est quand même une classe d'actifs qui a un atout incroyable,
13:47c'est qu'au-delà du rendement qu'elle offre, elle protège vos portefeuilles d'une volatilité qui peut être un peu embarrassante.
13:53Jolaine Desséran, est-ce que vous êtes d'accord sur tout ce qui vient d'être dit par Étienne,
13:58sur pourquoi c'est essentiel justement d'avoir cette classe d'actifs dans son portefeuille ?
14:05Alors ce qui est intéressant, en fait, je suis tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Étienne,
14:09c'est qu'il y a un point intéressant, c'est que le point d'entrée est primordial en obligataire.
14:13Donc c'est vrai qu'aujourd'hui, on a certains investisseurs qui auraient pu se dire
14:17« Ah non, mais l'obligataire c'est très risqué, on regarde 2022 ».
14:19Mais il faut se rappeler qu'en 2022, le credit investment grade rapportait peut-être 0,5% en 2021.
14:26Donc c'est vrai que pour ceux qui étaient rentrés en 2021,
14:29avec une hausse des taux, ils se sont pris une sacrée claque.
14:32Je dirais qu'aujourd'hui, par exemple sur du credit investment grade, avec des rendements de l'ordre de 3%,
14:36on peut encaisser une hausse de taux, une hausse de spread des cartes de crédit de l'ordre de 0,7%.
14:42Et sur le high yield, où là on part avec des rendements de l'ordre de 5%,
14:46on peut se permettre d'encaisser une hausse de taux de 1,8%, une hausse de spread de 1,8%
14:52avant de commencer à perdre de l'argent.
14:53Donc ça c'est vraiment, il y a ce côté coussin aujourd'hui, point d'entrée qui nous semble intéressant
14:59et qui nous permettra certainement de minorer la volatilité.
15:02Alors c'est vrai que le high yield est plus volatile que le credit investment grade,
15:08mais il est plus volatile à des schémas de récession.
15:11L'investment grade, lui, va être plus sensible à des schémas d'inflation.
15:15Mais bon, dans l'ensemble, au taux actuel offert, pour moi il y a beaucoup de coussins,
15:20donc le point d'entrée permettra vraiment d'offrir une certaine stabilité à ses portefeuilles.
15:25Oui, parce que justement, on entend souvent que les années précédentes ont été difficiles pour les obligations,
15:31donc vous disiez 2022, 2021, etc.
15:33Mais en fait, il ne faut pas forcément se baser sur ce qui s'est passé avant
15:37pour présager des performances futures de ces marchés, c'est ça ?
15:41Oui et non, alors si on parle de ce qu'on peut entrevoir pour l'année 2026,
15:47sur la partie obligataire, moi je vais distinguer effectivement deux parties,
15:49comme le rappelait Violaine, la partie emprunt d'État ou la catégorie investissement
15:54qui est plus sensible à la politique monétaire et à l'inflation,
15:58et la partie crédit.
15:59De mon point de vue, il y a quatre facteurs qui vont affecter les marchés obligataires
16:03que ce soit en Europe ou aux États-Unis.
16:06Il y en a deux qui sont toujours les mêmes et valables des deux côtés de l'Atlantique,
16:09c'est la croissance et l'inflation, je vais y revenir.
16:11Il y a un troisième facteur qui est ce qui se passe au Japon,
16:15qui est un impact assez fort.
16:17Donc ce fameux carry trade, quand les taux longs japonais remontent,
16:21ça a un impact sur le reste du monde parce que les Japonais achètent beaucoup d'emprunts d'État,
16:25que ce soit américains ou européens.
16:26Les taux longs japonais sont au plus haut, le 30 ans, le 10 ans.
16:30Et puisque vous en parlez Pauline, allons jusqu'au bout de ce qui se passe au Japon.
16:35On peut dire qu'avec trois d'inflation et deux sur le 10 ans,
16:39la Banque centrale du Japon est probablement dans ce jargon obligataire behind the curve,
16:44donc elle est en retard, et donc elle va continuer à augmenter ses taux.
16:47Et on sait qu'il y a une certaine partie des investisseurs,
16:53notamment des Hedge Fund, mais pas qu'eux,
16:55qui ont fait ce fameux carry trade où on emprunte en Yen
16:59et on va chercher des actifs beaucoup plus rentables,
17:01et qu'au fur et à mesure où les taux remontent,
17:04cela se déboucle et ça se traduit naturellement par des hausses des taux longs
17:08dans les pays développés comme en Europe et aux États-Unis.
17:12On l'a particulièrement vu en Europe cette année.
17:15Donc il y a le Japon.
17:16J'ai parlé de quatre facteurs.
17:18L'autre facteur que je n'avais pas mentionné, c'est la politique de Trump.
17:22Si Trump arrive à mettre une pression suffisante sur ce qui va se passer au niveau de la réserve fédérale
17:26et que la réserve fédérale commence à avoir une politique monétaire que je qualifierais de politisée,
17:31alors là on est un peu dans une inconnue.
17:33On ne sait pas trop comment le marché va réagir.
17:35Et ça c'est un problème d'ailleurs, c'est qu'aux États-Unis, il y a plusieurs inconnues.
17:38Ce n'est pas le marché où je verrais la plus grande visibilité d'un point de vue obligataire,
17:42même si on a les rendements les plus élevés.
17:44Parce qu'encore une fois, est-ce que le marché va se dire
17:46du coup la réserve fédérale n'est plus crédible et on balance des trésuristes dans le marché,
17:52on vend et d'un seul coup les rendements augmentent,
17:55ou non on a toujours confiance dans la réserve fédérale malgré le fait qu'elle devienne politisée
17:58et finalement on achète des emprunts d'État.
18:00Ça va être assez compliqué.
18:01Et ça, ça dépendra du coup de qui remplacera M. Powell à la présidence de la réserve fédérale.
18:09Exactement, il y a qui remplacera M. Powell
18:11et puis en interne du bord de la réserve fédérale,
18:15c'est au niveau des gouverneurs régionaux,
18:18est-ce qu'ils vont réussir à faire évoluer la balance des pouvoirs
18:23et que cette réserve fédérale puisse peut-être potentiellement devenir politisée.
18:28Donc ça c'est les deux facteurs, Japon inconnu sur la politisation de la FED
18:35et ensuite vous avez les deux facteurs assez traditionnels,
18:38c'est la croissance et l'inflation.
18:40On sait qu'en Europe la croissance devrait surprendre à la hausse,
18:44en tout cas on s'attend plutôt à autour de 1% grâce au plan dont Violaine parlait.
18:48Il y en a deux, il y a le plan Draghi et puis il y a le plan évidemment de relance allemand.
18:54Et ça, ça va générer un peu d'enthousiasme
18:55et on sait que dans le même temps l'inflation devrait rester sage
18:58et probablement surprendre légèrement à la baisse.
19:00Donc on peut s'attendre à une relative stabilité des emprunts d'État
19:03et moi un des conseils que je donne c'est de regarder la France
19:06parce que la France a été un peu malmenée au niveau des emprunts d'État
19:11et finalement sur du 10 ans à autour de 3,70.
19:14Moi je trouve ça pas si mal que ça.
19:17D'accord.
19:17Je trouve que c'est un bon couple rendement risque.
19:21Aux États-Unis c'est plus compliqué parce qu'on a une variable qu'on maîtrise à peu près,
19:26c'est la croissance, on voit qu'elle est plutôt résiliente.
19:28Sur l'inflation on a un petit point d'interrogation
19:29puisqu'on voit une grosse divergence en ce que ressent le peuple américain
19:34qui est très défavorable à la politique de Trump pour une raison,
19:37la perception de l'inflation,
19:39et des chiffres qui montrent plutôt que l'inflation serait plutôt en reflux.
19:44Donc une dichotomie entre ce que ressent le peuple américain,
19:48les citoyens américains, et la réalité, et les chiffres.
19:52Et ce qui est un peu un problème aux États-Unis,
19:55c'est qu'on a un problème avec les chiffres.
19:56Il y a eu le shutdown, il y a eu plein de variables.
19:59Et donc la visibilité, moi je la vois plutôt en Europe,
20:01sur les emprunts d'État,
20:03et je la trouve un peu compliquée aux États-Unis
20:05pour les raisons que je viens de donner.
20:06Très rapidement, Violaine de Serrand,
20:08un mot sur la stratégie d'investissement de BNY.
20:11Vous avez un fonds dédié au CGP, c'est bien ça ?
20:16Oui, alors en fait, nous, c'est vrai que dans le cadre d'allocations
20:19gérées pour des clients privés,
20:20clients qui pourraient avoir accès aux fonds d'euros,
20:22c'est vrai que nous, ce qu'on met plus en avant,
20:24c'est une approche à yield, à duration courte,
20:27c'est une approche globale.
20:28L'idée, c'est que c'est très complémentaire aux fonds à maturité
20:31que les CGP utilisent beaucoup.
20:33Du global, souvent les fonds à maturité,
20:35on peut avoir un biais assez européen,
20:37même si aujourd'hui, je dirais que dans une approche globale,
20:39on est plutôt un peu plus à être exposé plus sur l'Europe, l'Angleterre,
20:42mais bon, ça permet d'avoir un fonds de portefeuille
20:44qui pourra naviguer dans les marchés au fil des ans.
20:50C'est aussi du high yield, la duration courte.
20:52La duration courte, en fait, le high yield,
20:54il y a une espèce d'anomalie,
20:55c'est que vous avez à peu près les mêmes rendements
20:57que vous prêtez à 2-3 ans ou à 5-6 ans.
21:00D'accord.
21:00Et dans un marché plus risqué,
21:02je trouve que c'est quand même plus simple
21:03d'avoir une visibilité sur la capacité d'une entreprise
21:06à assurer le service de sa dette
21:08ou se refinancer à horizon 2-3 ans que 5-6 ans.
21:12Donc c'est vraiment ce qu'on met en avant aujourd'hui
21:14et il y a un point important,
21:15c'est que la qualité moyenne du high yield
21:17s'est améliorée ces dernières années.
21:19Beaucoup d'entreprises high yield
21:19ont déjà refinancé leurs papiers
21:21qui arrivaient à maturité en 2026-2027,
21:24donc il n'y a pas cette problématique de refinancement.
21:27Il y a aussi toute une partie du marché high yield
21:29qui était plus spéculative,
21:31ce qu'on appelle le junk high yield,
21:32le triple C,
21:33qui elle aujourd'hui est beaucoup plus financée
21:35par les marchés privés.
21:36Donc finalement, le niveau d'entêtement,
21:38le levier moyen du high yield,
21:40s'est vachement baissé.
21:42Les taux de défauts l'an dernier étaient extrêmement bas.
21:45Aux Etats-Unis, on était de l'ordre de 1%,
21:46alors qu'historiquement,
21:48on avait des taux de défauts de l'ordre de 3%,
21:49mais on ne s'attend pas à une remontée forte
21:52des taux de défauts.
21:53Donc aujourd'hui, avec du 5% en euros,
21:56on estime qu'on est bien rémunéré
21:57pour prêter à horizon 2-3 ans.
21:59Merci beaucoup, Violaine de Serrand.
22:01Vous êtes directrice du bureau parisien
22:03qui couvre la France
22:04et le BELUX de B&Y Investments.
22:07Merci beaucoup.
22:08Et merci, Étienne Gorgeon.
22:09Vous êtes responsable de l'activité obligataire
22:11chez Sanso Longchamp Asset Management.
22:14Et quant à nous,
22:14on se retrouve tout de suite
22:15dans l'œil de l'expert.
22:19Et c'est parti pour l'œil de l'expert.
22:23Nous sommes ravis de recevoir Christophe Dequet.
22:26Vous êtes associé du cabinet 2B Patrimoine.
22:29Bonjour.
22:30Bonjour.
22:31Et aujourd'hui, nous allons essayer de démontrer
22:34que la gestion de patrimoine peut convenir à tout le monde
22:37et tout le monde qui souhaite épargner, préparer sa retraite et autres.
22:43Effectivement, la gestion de patrimoine s'adresse à tout le monde.
22:48Et aujourd'hui, ce qu'on rencontre au sein du cabinet,
22:51et je pense que tous les gestionnaires de patrimoine
22:53vous diront la même chose,
22:55quasiment 100% des gens qui viennent nous rencontrer
22:57ou qui viennent nous voir ont dans leurs objectifs
23:00« je veux améliorer ma future retraite ».
23:03Et pour ce faire,
23:05beaucoup ont en tête tout de suite le PER.
23:08Et nous, ce qu'on apporte derrière, c'est le Conseil.
23:13Et le Conseil qui vise à anticiper,
23:17à diversifier un maximum l'orientation
23:21pour atteindre l'objectif visé, effectivement.
23:26Et pas forcément mettre en avant l'objectif « je veux réduire mes impôts ».
23:31Oui, parce que, est-ce que ça correspond à tout le monde ?
23:35Le PER, ça permet de défiscaliser.
23:37Est-ce que c'est avantageux pour tous les profils ?
23:41Non, ce n'est pas avantageux pour tous les profils.
23:44Vous pouvez prendre une famille qui a de très gros revenus.
23:48J'ai eu le cas, déjà, en clientèle,
23:51de très gros revenus,
23:53cinq enfants dans le foyer,
23:54donc un nombre de parts
23:57qui faisait que le taux marginal de l'imposition
24:01n'était pas si élevé que cela.
24:04Tant qu'ils avaient leurs enfants à charge...
24:06Mais c'est ça, mais à 25 ans, c'est fini.
24:09Les enfants sont obligés de partir du foyer fiscal de leurs parents.
24:12Oui, mais après,
24:13c'est là où le rôle du conseiller en gestion de patrimoine
24:16est important,
24:17puisque un conseiller en gestion de patrimoine,
24:19ce n'est pas un vendeur.
24:20Il accompagne son client dans le temps.
24:23On définit des objectifs,
24:24et ces objectifs peuvent même évoluer, changer.
24:26Bien sûr.
24:27Et on est là pour vraiment conseiller sur mesure le client
24:32et quelque part anticiper et diversifier un maximum
24:38les solutions qui sont à mettre en place.
24:42Et par exemple, si quelqu'un vient vous voir
24:45et qui vous dit
24:46« je souhaite améliorer mes revenus pour la retraite »,
24:49qu'est-ce que vous pourriez lui proposer
24:52pour autre que le PER, par exemple,
24:56selon son objectif, etc. ?
24:59J'imagine que c'est très personnel.
25:01C'est ce que j'allais vous dire.
25:03Avant tout, avant d'aller sur les solutions,
25:06il faut que l'on connaisse la personne,
25:09son cadre, ses objectifs,
25:12même ses objectifs de vie personnel,
25:15puisqu'on en tient compte dans l'orientation que l'on donne.
25:18Mais des solutions, il y en a effectivement bien d'autres.
25:22En fait, les solutions autres qui existent
25:25et que l'on recommande, en fait,
25:26sont des solutions qui, moi, je les explique
25:30en précisant que l'objectif à la sortie,
25:38c'est d'optimiser également la fiscalité à la sortie.
25:41L'assurance-vie, c'est un outil qui,
25:44quand vous avez une assurance-vie suffisamment importante,
25:47à la sortie, vous bénéficiez de l'avantage fiscal
25:50de l'assurance-vie qu'au-delà de 8 ans.
25:52Je ne vais pas vous refaire l'histoire,
25:55mais il y a un avantage fiscal.
25:57Il y a les PEA, les PEA-PME,
26:00mais après, il y a également des montages juridiques
26:04qui permettent à la fois de se générer un revenu
26:07pour la retraite,
26:09d'optimiser sa fiscalité,
26:12puisque ce revenu, il peut être non fiscalisé
26:14pendant pas mal d'années,
26:16et en même temps, on prépare sa future transmission.
26:18Par exemple ?
26:19Un exemple, quelqu'un qui vient me voir
26:22en me disant, voilà, j'ai du cash à placer,
26:25une somme importante,
26:27alors importante,
26:29un minima de 100 000 euros,
26:30il constitue une SCI,
26:34cette SCI, on applique dessus l'impôt sur les sociétés,
26:38on investit,
26:39enfin la SCI investit sur des parts du SCPI,
26:43les bonnes,
26:45qui sont sur le marché et qui fonctionnent très bien,
26:48le rendement,
26:50il est fiscalisé à l'IS,
26:51donc à 15%,
26:52au lieu de la TMI,
26:54plus 17,2 du CIGCRDS,
26:56applicable aujourd'hui,
26:59on ne sait pas ce que demain sera,
27:00selon la loi de finances,
27:01on verra ce qui ressortira,
27:03donc 15% au lieu de 47,2,
27:09ou beaucoup plus si on est à 41,
27:11ou 45% de TMI,
27:13et le gros avantage,
27:15c'est que le jour où cette personne sera à la retraite,
27:19eh bien,
27:20elle pourra prendre le résultat de sa SCI,
27:23par déduction du compte courant d'associés.
27:27Et tant que le compte courant d'associés n'est pas soldé,
27:31eh bien,
27:31elle récupère son cash, quoi.
27:33Il n'y a pas de fiscalité qui s'applique,
27:35et en plus,
27:35ils transmettent,
27:36puisque moi,
27:37ce que je conseille à mes clients,
27:38c'est,
27:38vous avez des enfants,
27:40associez-les,
27:41donnez-leur la nue propriété,
27:44de vos parts de SCI,
27:47et ainsi,
27:49vous préparez votre future transmission.
27:51Merci beaucoup,
27:53Christophe Dequet,
27:54on va devoir s'arrêter là.
27:56En résumé,
27:56le message à faire passer,
27:58c'est que la gestion de patrimoine
28:00s'adresse à tout le monde,
28:01c'est ça ?
28:02Ça s'adresse à tout le monde,
28:03et recevoir un conseil personnalisé,
28:06dans le temps,
28:07c'est ce que j'apporte,
28:08moi,
28:08personnellement,
28:09à tous mes clients.
28:09Merci beaucoup,
28:10Christophe Dequet,
28:11vous êtes associé du cabinet 2B Patrimoine,
28:14merci beaucoup,
28:15et merci à vous de nous avoir suivis.
28:17On se retrouve très vite sur Bsmart.

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