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  • il y a 6 semaines
Mercredi 28 janvier 2026, retrouvez Marine Balansard (DG, Ariseal), Didier Roche (entrepreneur, Ethik Studio), Alexandre Lamy (avocat en droit social), Jean-Michel Bossuet (rédacteur en chef, magazine Aviation et Pilote) et Frédéric Béziers (Président-Directeur Général, Hays France, Luxembourg & Maroc) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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00:00Générique
00:05Sous-titrage Société Radio-Canada
00:10Sous-titrage Société Radio-Canada
00:20Sous-titrage Société Radio-Canada
07:45que j'ai vécu, j'ai vécu l'expérience de Spa dans le Noir,
07:48effectivement c'est quelque chose d'assez incroyable,
07:50et puis l'inclusion.
07:50Et puis le Poitiers, le Futuroscope.
07:55L'inclusion c'est L.I.N.K. comme le lien.
07:58C'est ça, et ça c'est une grande expérience.
08:00Merci à vous Didier, je suis venu nous rendre visite,
08:03et à très très bientôt.
08:04On tourne une page, c'est le cercle est racheté.
08:05C'est le débat d'actualité, la rupture conventionnelle,
08:08ça c'est un vrai sujet, avec un gouvernement qui...
08:10qui vise et qui va obliger les entreprises à payer plus cher,
08:14avec des salariés d'actualité.
08:15d'ailleurs qui sont un peu pointés du doigt,
08:17parce qu'ils seraient évidemment aussi un peu responsables de cette situation.
08:20qui nous coûtent cher.
08:22Quelle est la vérité ?
08:23On va y revenir avec nos invités.
08:25C'est le cercle est racheté.
08:25et c'est le débat d'actu.
08:30Sous-titrage Société Radio-Canada
08:35Sous-titrage Société Radio-Canada
08:40Le cercle est racheté pour parler aujourd'hui dans notre débat d'actualité
08:43d'un sujet qui est au cœur de l'actualité du...
08:45du monde de l'entreprise
08:46que ce soit du côté des salariés
08:48que du côté de ceux qui sont en...
08:50employeurs,
08:51la rupture conventionnelle.
08:53Alors elle est née en 2008.
08:55Elle va avoir presque 18 ans.
08:58Et c'est...
08:59Au moment où elle va devenir...
09:00adultes que le gouvernement a décidé
09:02dans le budget 2026
09:03de faire un tour de vis
09:04et de faire...
09:05payer plus cher les entreprises.
09:06Alors ça suscite un vif débat.
09:09Où est la vérité ?
09:10Est-ce qu'il faut tout simplement supprimer
09:11cette rupture conventionnelle ?
09:13Je ne sais pas si mes deux invités
09:14que vous découvrez
09:14vont être...
09:15d'accord.
09:15Marine Balançard,
09:16ravie de vous accueillir.
09:17Faites partie de ces experts
09:19du débat d'actu direct...
09:20directrice générale d'Arizéal.
09:21Merci d'être là.
09:22Et puis Alexandre Lamy,
09:23avocat en droit social.
09:25Vous dirigez un think tank
09:26et vous suscitez à chaque fois
09:28que vous exprimez des polémiques
09:29sans nom sur...
09:30les réseaux sociaux
09:30parce que vous avez répondu
09:32à des centaines de messages
09:33sur les rentiers et les héritiers.
09:35Faut-il le rappeler ?
09:36C'était le débat d'actu précédent
09:37et c'est vrai que ça a fait du bruit.
09:39Je ne sais pas si ça fera autant de bruit.
09:40sur la rupture.
09:41D'abord, un mot quand même
09:42sur la façon dont on s'empare
09:44ou dont le...
09:45le gouvernement s'est emparé
09:46de cette rupture conventionnelle
09:48en criminalisant un peu le salarié.
09:50en disant, vous avez vu,
09:51c'est un peu des feignants,
09:53on pousse l'employeur à...
09:55à rompre
09:55et ce sont des démissions cachées.
09:57On devrait démissionner.
09:58Qu'est-ce que vous en pensez, Marine ?
10:00Alors, Arnaud, moi,
10:01il me semble qu'on criminalise
10:02là, entre guillemets,
10:03l'entreprise.
10:04C'est-à-dire...
10:05on augmente la taxe
10:07que l'entreprise va payer
10:08sur le paquet...
10:10qui va être donnée aux salariés.
10:12Donc...
10:1240% !
10:13On augmente...
10:14On passe à 40% !
10:14On passe de 30%...
10:15à 40% !
10:16Donc, en gros,
10:17le message,
10:17c'est pas de les criminaliser,
10:18mais de dire aux entreprises...
10:20Maintenant, vous arrêtez
10:21d'utiliser abusivement
10:23et trop facilement...
10:25cet outil
10:27qui est né, effectivement,
10:29il y a 18 ans.
10:30Mais l'assurance chômage,
10:32elle, elle avait...
10:33Elle est née en 58.
10:34Donc, pendant...
10:3550 ans,
10:36on ne pouvait pas
10:37se séparer à l'amiable,
10:38comme...
10:39C'est exactement
10:39comme pour le dire.
10:40un divorce entre deux personnes.
10:41Exact.
10:41On l'a comparé, d'ailleurs,
10:42à la rupture,
10:44à un divorce à l'amiable.
10:44Voilà.
10:45Et sauf que...
10:46Et donc, pendant 50 ans,
10:47on ne pouvait pas
10:48se séparer à l'amiable.
10:50Et les indemnités
10:51n'étaient versées
10:52par l'assurance chômage
10:53et c'était sa raison d'être
10:54qu'en...
10:55de perte involontaire
10:56de son travail.
10:57C'est vrai.
10:57Et donc,
10:58la rupture conventionnelle,
10:59en fait...
11:00contredit l'essence même
11:02de l'assurance chômage
11:03qui est involontairement...
11:05par la force des choses,
11:06je perds mon travail.
11:06Je suis...
11:07C'est exact.
11:07J'ai une espèce d'assurance
11:09et là, on a...
11:10entretenu un système
11:11grâce au MEDEF
11:12qui a beaucoup fait pression
11:13pour pouvoir...
11:15se séparer à l'amiable
11:16et les avantages sont immenses
11:18parce que ça pacifie beaucoup.
11:20les relations dans les entreprises,
11:21les relations sociales,
11:22ça évite d'aller à chaque fois...
11:24Au conflit.
11:24Au conflit.
11:25au prud'homme
11:26et de générer des frais d'avocat,
11:27pardon,
11:29chère...
11:30Et donc,
11:33pour les petites entreprises,
11:34les moyennes entreprises...
11:35qui n'ont pas les moyens
11:36de poursuivre des salariés
11:37auprès d'hommes,
11:39c'est quand même hyper...
11:40Mais...
11:40L'avocat,
11:41quand on parle
11:41à des chefs d'entreprise,
11:42France Travail
11:43a sorti une étude
11:43et c'est pour ça
11:44que je revenais sur les...
11:45des salariés
11:45sur 100 personnes
11:47qui ont été consultées,
11:49enfin en tout cas...
11:50auditées,
11:51on a frappé à leur porte,
11:52on a découvert
11:52que plus de 40 sur 100
11:54ne cherchent...
11:55plus un emploi,
11:56c'était des personnes
11:56toutes en rupture conventionnelle.
11:58Ce qui a amené
11:58France Travail à dire...
11:59Vous voyez...
12:00bien que les salariés
12:01qui bénéficient
12:02des avantages
12:03de la rupture
12:03ne se mettent plus en...
12:05recherche d'emploi.
12:06Le problème,
12:07c'est que les entreprises
12:07au même moment
12:08vous disent
12:08mais nous,
12:09nous, ça nous arrange.
12:10comment on fait là ?
12:11Vous l'avocat,
12:12le juriste.
12:13Non, ce que disait...
12:15mais très juste
12:15c'est que la difficulté
12:17c'est que le système
12:18repose sur une ambivalence.
12:20c'est une sorte de hiatus.
12:21C'est-à-dire que d'un côté,
12:21on a un outil de liberté
12:22et de pacification
12:23comme vous le disiez
12:23fort justement
12:24qui permet...
12:25de rompre comme un accord
12:26le contrat de travail
12:27dans un cadre
12:29qui est extrêmement...
12:30sécurisé
12:30et donc c'est la raison
12:31pour laquelle
12:31les TPE
12:32recourent énormément
12:34à ce type de...
12:35de dispositif.
12:36C'est que non seulement
12:36on est sécurisé
12:38sur le montant,
12:38on est sécurisé
12:39sur le calendrier.
12:40On est sécurisé
12:41sur la procédure.
12:42Avec un petit chantage
12:42des salariés
12:43qui vous disent
12:43si vous ne faites pas la rupture...
12:45Moi, je vais au Prud'homme
12:46et ça va vraiment
12:47coûter très cher.
12:47Le chantage,
12:49il est plus perdu.
12:50Je finis juste
12:50sur l'ambivalence
12:52et le chantage,
12:52il est plus pernicieux
12:53que ça encore
12:54parce que...
12:55L'ambivalence,
12:56il repose sur un,
12:58une rupture négociée
12:59du contrat de travail
12:59et deux...
13:00pour autant,
13:01l'accompagnement
13:02au titre du chômage
13:03repose sur les cotisants.
13:05Donc, l'ambivalence vient de là.
13:06Maintenant,
13:07sur le chantage pernicieux,
13:08c'est que c'est pas...
13:09J'irais au Prud'homme...
13:10C'est que je me désintéresse
13:12totalement de mon emploi
13:13et là, on en vient
13:14au coût caché.
13:15de garder dans son entreprise
13:17un salarié
13:18qui ne remplit pas
13:19correctement.
13:20qui ne produit pas,
13:20qui ne crée pas de valeur.
13:23Et donc,
13:24toute la difficulté
13:24pour l'ambivalence...
13:25entreprise
13:25et de...
13:27comme au quotidien,
13:29de...
13:30gérer son risque
13:31de faire ce rapport
13:34coût-bénéfice.
13:35Et donc,
13:36naturellement,
13:36on va vers
13:38la rupture conventionnelle
13:39qui nous coûte moins cher.
13:40Deux animations graphiques
13:42préparées
13:42d'une main de maître
13:43par Nicolas Juchat.
13:45de rupture conventionnelle
13:46chaque année.
13:46En 2008,
13:47c'est 40 000.
13:482024,
13:49presque 18 000.
13:508 ans plus tard,
13:50on est à 515 000.
13:52Et le coût,
13:54là,
13:54sur des chiens,
13:55chiffre 2024,
13:56sur le coût
13:57pour la collectivité,
13:58puisque c'est évidemment
13:58la collectivité qui...
14:00à indemniser
14:00ces nouveaux demandeurs
14:02d'emploi,
14:03c'est 10 milliards.
14:04Un peu plus de...
14:059 milliards.
14:06Enfin,
14:06c'est colossal.
14:07Donc,
14:07on met un...
14:08Un quart de l'assurance chômage.
14:09En fait,
14:09personne...
14:10Personne n'a envie
14:10que ça s'arrête,
14:11sauf le gouvernement
14:12qui a envie de limiter la casse.
14:13En tout cas,
14:14les dépenses.
14:15C'est ça.
14:15le sujet.
14:17Juste pour remettre
14:18en perspective,
14:19il y a...
14:20presque 2 millions
14:22de démissions par an.
14:24Donc,
14:24500 000...
14:25On est très loin
14:27des 1,8 2 millions
14:28d'émissions par an.
14:29Donc,
14:29le mode...
14:30la modalité
14:31pour quitter son travail,
14:32c'est toujours
14:33la démission
14:34de très loin.
14:35Et ensuite,
14:36les 10 milliards,
14:37c'est beaucoup.
14:39Parce que,
14:39en fait,
14:40la...
14:40l'assurance chômage,
14:40c'est 35 milliards par an.
14:42Donc,
14:4210 milliards,
14:42ça paraît beaucoup.
14:43Et si on le rapporte
14:44au nombre de personnes,
14:45c'est un...
14:45500 000,
14:46finalement,
14:46ça fait 20 000 euros
14:47par personne.
14:48Donc,
14:49le...
14:49Je veux bien que...
14:50le gouvernement s'acharne
14:51sur les ruptures conventionnelles.
14:53Peut-être qu'il y a des abus,
14:54il y en a.
14:54Enfin...
14:55Vous le voyez,
14:55et je le vois aussi.
14:56France Travail le dénonce.
14:57On en connaît tous
14:58et France Travail le dénonce.
14:59Mais je ne pense pas...
15:00que ce soit en travaillant
15:02sur ce sujet
15:02qu'on va réduire.
15:05le coût de l'assurance...
15:07J'ai écouté Benoît Serres
15:07sur France Info
15:08qui vient de temps en temps
15:09sur notre plateau
15:09qui est un...
15:10un DRH
15:10qui lui-même
15:11remet en cause
15:11le chiffre
15:12des 500 000
15:13ruptures conventionnelles.
15:15remettant en cause
15:16presque les chiffres
15:17de France Travail.
15:17C'est ce qu'il disait en tout cas.
15:18C'est un outil extrêmement important.
15:20Le...
15:20La rupture conventionnelle
15:20est un outil extrêmement évident.
15:21Donc il ne faut pas casser l'outil.
15:22Il ne faut pas casser l'outil.
15:23Je pense qu'en revanche...
15:25Là où j'ai les plus gros doutes,
15:27c'est d'aller augmenter...
15:30cette cotisation forfaitaire patronale
15:33pour essayer...
15:35d'autant que faire se peut
15:36réduire le nombre
15:37de ruptures conventionnelles.
15:38Ce n'était pas le bon biais.
15:39Donc il faut réduire
15:39la durée d'indemnisation ?
15:40Non.
15:40Je pense qu'il fallait réfléchir.
15:41Je pense...
15:41Et c'est tout l'objet d'ailleurs
15:43des négociations qui sont en cours.
15:45avec les organisations syndicales
15:47au niveau national
15:47sur les autres leviers.
15:50à mobiliser la durée...
15:52D'indemnisation.
15:53La durée d'indemnisation.
15:54Donc dans le cadre du...
15:55Il pourrait y avoir
15:56une durée plus limitée.
15:57Absolument un délai différé.
15:58Donc le délai de carence.
16:00à remodeler
16:00des conditions
16:01pour rentrer
16:02dans le cadre de l'assurance chômage
16:03qui soit un peu différente.
16:05des autres cas.
16:06Mais je pense que c'est le bon biais.
16:08Tapez encore une fois sur...
16:10la cotisation forfaitaire patronale.
16:14Je ne pense pas que ce soit le...
16:15le bon vecteur.
16:15Ce d'autant que...
16:17on va retourner sur des biais.
16:19On parlait d'abus.
16:20mais qu'on a connus
16:22et qu'on continue à connaître
16:23et qu'on va connaître
16:23encore plus demain.
16:25avec l'augmentation
16:26de cette cotisation
16:26qui consiste à se mettre d'accord
16:27sur un licenciement,
16:29à négocier et à...
16:30et là, pour le coup,
16:33la niche fiscale et sociale
16:34de la transaction...
16:35ne permettra pas
16:37de renflouer
16:38les caisses de l'assurance chômage.
16:40Effectivement.
16:40Donc, c'est pour le coup
16:41presque un manque à gagner.
16:41Ah, c'est totalement
16:42un manque à gagner.
16:43Et puis, vous bloquez
16:44l'assurance chômage.
16:45c'est autant de coûts...
16:49le coût de l'amertume.
16:50Comme on dit.
16:51Qui vont se retrouver
16:52dans le coût
16:53de la sécurité sociale,
16:54les fameux coûts cachés.
16:55du salarié qui se met
16:55en arrêt de travail,
16:56qui ne veut plus
16:57accomplir ses missions
16:58et ses fonctions.
16:59On va les retrouver...
17:00Mais 515 000 en 2024,
17:03même si on le met
17:03à l'aune des démissions,
17:04il y a encore plus de...
17:05salariés qui démissionnent
17:05que des gens qui sont en rupture
17:064 fois plus.
17:07Ça dit quand même
17:08quelque chose
17:08de notre manière de...
17:10regarder le travail.
17:11Il y a de plus en plus
17:11de salariés qui,
17:12en bout de course,
17:13au bout du rouleau,
17:14n'en peuvent plus.
17:14Ils vont...
17:15voir leur employeur
17:15et disent, écoutez,
17:17signez-moi une rupture
17:17conventionnelle.
17:18Et je le redis
17:18parce que globalement,
17:20je ne produis plus rien
17:21ou je n'ai plus envie
17:22de produire pour vous.
17:23J'ai plus envie.
17:23Et il faut me séparer.
17:24Mais il y a des...
17:25Et l'entrepreneur se dit
17:26why not ?
17:27Il y a des entrepreneurs,
17:28il y a des entreprises
17:29qui...
17:30qui ont une politique
17:30qui est de refuser...
17:32Oui, c'est exact.
17:33Là, euh...
17:35Voilà, la rupture conventionnelle.
17:37Sur le type d'argument,
17:38d'ailleurs.
17:38Et donc...
17:39Mais c'est des...
17:40entreprises qui peuvent
17:40se le permettre.
17:41C'est-à-dire qu'ils sont prêtes
17:42à aller au prud'homme.
17:43Donc c'est soit vous démissionnez,
17:45soit...
17:45il y a des fautes,
17:46il y a une incompétence professionnelle,
17:47des problèmes économiques.
17:49Et donc la...
17:50Les salariés le savent.
17:53C'est-à-dire que le cœur
17:54de notre...
17:55Le tissu économique
17:55qui est constitué
17:56de TPE et de PME
17:57ne peut pas se permettre
17:59cette partie de risque.
18:00Non.
18:00C'est pour ça qu'il faut le garder.
18:00C'est exactement ça.
18:02C'est pour ça qu'il faut le garder.
18:03C'est hyper important.
18:03C'est absolument la raison.
18:04Ça, c'est vrai.
18:05C'est pour les grands groupes.
18:06Mais c'est vrai que pour les TPE
18:07et les PME,
18:08le salarié à la main.
18:09Oui.
18:10Et pourquoi on en a 500 000 maintenant ?
18:11C'est exactement comme pour le divorce
18:13par consentement mutuel.
18:14Avant...
18:15Il n'y en avait pas
18:15parce qu'on ne pouvait pas.
18:17C'était que pour faute
18:17ou pas de divorce.
18:19Et donc...
18:20...
18:20il y avait un manque
18:21et ça, il faut vraiment...
18:22C'est hyper important
18:23de le garder.
18:25Et je crois que le MEDEF a eu raison.
18:26Je ne suis pas au MEDEF,
18:27mais a eu raison
18:28d'introduire cette flexibilité.
18:30et cette souplesse
18:32dans les relations sociales.
18:33Cette loi de 2008
18:34devait être...
18:35revue par ce budget
18:35avec une augmentation
18:36du coût pour l'entreprise.
18:38Est-ce que vous pensez
18:39que réellement l'entreprise...
18:40avec ce passage de 30% à 40%
18:41va réduire son nombre de ruptures
18:43ou pas ?
18:44Est-ce que je veux dire...
18:45Est-ce que c'est assez dissuasif
18:46pour limiter le nombre de ruptures ?
18:48Moi, j'ai un doute.
18:48Je ne suis pas certain.
18:50Je ne suis pas certain.
18:51Encore une fois,
18:51c'était le disait tout à l'heure.
18:53Ce n'est pas assez puissant
18:54pour que ça l'ait dit...
18:54Non.
18:55Et puis le régime...
18:56Le régime est un régime...
18:57Encore une fois,
18:57c'est ce que je disais.
18:58Un régime...
19:00Sécurisé juridiquement,
19:01pour citer Hegel,
19:03le droit harmonise les volontés.
19:05Les volontés libres,
19:06que j'ai entendues récemment
19:08sur votre antenne,
19:08d'ailleurs, devant vous,
19:09je crois, Arnaud.
19:10Donc, oui...
19:12On dit de belles choses
19:13sur ce plateau.
19:14Le...
19:15Ce régime a, pour lui,
19:16inventé en 2008,
19:17a pour lui d'offrir
19:19un cadre entièrement sécurisé.
19:20pour les entreprises
19:20et, encore une fois,
19:21refuser une rupture conventionnelle
19:24à un salarié.
19:25représente un niveau
19:26de coût caché
19:27incommensurable.
19:28On sait qu'aujourd'hui...
19:30un coût réel,
19:31c'est la moitié
19:32des coûts cachés.
19:33Donc, vous prenez le coût,
19:34vous le multipliez.
19:35par deux,
19:35vous avez le coût réel
19:36de ce que représente...
19:37Il nous reste quelques secondes,
19:39Marine.
19:39Moi, j'ai moins...
19:40On va revenir sur cette usine à gaz
19:41pour économiser 400 millions d'euros
19:43sur les 35 millions d'euros.
19:45milliards de dépenses
19:46de l'assurance chômage.
19:47Donc, on est en train de parler
19:49d'économiser un pour...
19:50100% des dépenses.
19:51C'est vrai, c'est ça.
19:51Et de mettre en branle
19:52tout un pâte à caisse.
19:55ce qui est incomplet.
19:56Encore une fois,
19:57le MEDEF dit qu'il faut travailler
19:58sur l'ensemble des paramètres.
20:00Et je pense que c'est vrai.
20:01Il y en a un point
20:01qu'on n'a pas évoqué,
20:02c'est ceux qui vont au Prud'homme
20:03et le délai,
20:04le temps d'attente...
20:05Parce qu'en général,
20:06il y a une médiation,
20:08puis il y a les Prud'hommes,
20:09puis ensuite, il y a l'appel.
20:10Et en général, on vous dit
20:11écoutez, alors là,
20:12c'est engorgé,
20:13c'est pas avant deux ans.
20:14Enfin, pour ceux qui vont...
20:15aider en chambre prud'homale.
20:16On est optimiste.
20:17Donc ça veut dire
20:18qu'on n'est pas indemnisé.
20:20dès lors qu'on gagne,
20:21avant quatre ans.
20:22Mais c'est surtout
20:22d'une violence psychologique
20:24épouvantable.
20:25Oui, ça va.
20:25chercher à baisser
20:26le nombre de ruptures
20:27concernées peut avoir
20:28cette autre effet
20:28d'augmenter les...
20:30qui nous-mêmes
20:31sont déjà engorgés.
20:31Ils sont déjà très, très engorgés.
20:33Donc c'est des coûts sociétaux...
20:35extrêmement importants.
20:36Donc si j'entends bien
20:37pour conclure
20:38et ce que vous dites
20:38peut faire écho d'ailleurs
20:39à ceux qui...
20:40qui nous regardent.
20:40Peut-être que Thibault Guilloui
20:41et tous ceux
20:42qui ont porté cette étude
20:43parce qu'ils ont fait
20:44une étude extrêmement détaillée.
20:45ils ont fait une enquête
20:45auprès des personnes.
20:47On serait plus à augmenter
20:49ou à...
20:50de déharmoniser les durées
20:51d'indemnisation
20:51que de toucher
20:52au montant de cotisation.
20:54Oui, absolument.
20:55ça, c'est votre point de vue.
20:55Je pense que c'est...
20:56c'est l'approche raisonnable
20:59pour...
21:00continuer à pouvoir utiliser
21:01cet outil.
21:03Bien utile pour tout le monde.
21:04Bien utile.
21:05J'en parlais hier
21:06avec un syndicat
21:08de salariés
21:09qui me disait...
21:10nous, on est un peu embêtés
21:12avec cette mesure.
21:12Absolument.
21:13Parce qu'elle aide aussi
21:14des collaborateurs qui...
21:15qui viennent nous voir
21:15et qui sont en bout de course.
21:18Ou qui veulent changer
21:18de parcours professionnel.
21:19Exactement.
21:20Donc, c'est en cela
21:21que cet outil est intéressant
21:22pour les employeurs
21:24et pour les salariés.
21:24Marine...
21:25C'est ce qui va continuer
21:25de progresser, cet outil.
21:26En fait, on est à 515 billes.
21:28On est d'accord.
21:29On va peut-être...
21:30arriver à 600, 700 000.
21:32Par contre, effectivement,
21:32la durée...
21:33Moi, je reviens toujours sur cette...
21:35allocation au chômage
21:36qui peut durer jusqu'à 2 ans
21:37voire plus
21:38si vous avez plus de 50 ans.
21:39C'est vrai.
21:39Euh...
21:40Normalement, c'est la perte
21:41involontaire de son travail.
21:43Donc, il y a quand même
21:44un petit sujet.
21:45Effectivement, est-ce qu'il faut
21:47que cette durée d'indemnisation
21:48soit jusqu'à 2 ans ?
21:49Soit calculée.
21:50sur les droits chômage
21:51dans ce contexte
21:52ou le repassait à 6 mois.
21:53Voilà.
21:54Et qui permettrait...
21:55Ou la carence qui existe déjà.
21:56Il faut préciser que
21:57quand on a des ruptures
21:58conventionnelles,
21:58il y a déjà une carence...
21:59Il y a une carence de 7 jours.
22:00un compressif
22:01et ensuite,
22:02la carence se calcule
22:03en fonction de votre indemnité...
22:05supralégale.
22:06Exactement.
22:06Et donc, ça peut être
22:07de 1 à 6 mois
22:08en fonction du montant
22:09que l'on touche.
22:10Merci à vous de nous avoir éclairé.
22:12Ce sujet n'en est pas clos,
22:13même si le budget semble l'avoir...
22:15clôturé.
22:16Le sujet n'est pas clos.
22:17On essaiera de savoir
22:17dans les mois qui viennent,
22:18vous allez revenir,
22:19si c'est...
22:20et que la structure conventionnelle
22:20continue à être vivante
22:22au sein des entreprises.
22:24Merci à vous deux.
22:25Merci Marine Balançard,
22:26directrice générale d'Arizeal.
22:27Et merci à vous,
22:28Alexandre Lamy.
22:29Merci à vous.
22:30Aucun endroit social
22:31est à la tête
22:32de votre think tank.
22:33Néos.
22:34Néos.
22:35Néos.
22:35C'est Néos.
22:35On se croit
22:35que c'est Matrix, Néos.
22:37Absolument.
22:37Si vous êtes inspiré...
22:38C'est Néos.
22:38C'est Néos.
22:39Je ne sais plus.
22:40Ah, vous êtes inspiré de Matrix ou pas ?
22:41Non, pas du tout.
22:41Pas du tout.
22:42Comme ça, on a l'info.
22:43Merci à vous deux.
22:44Merci pour ce débat d'actualité.
22:45On tourne une page tout de suite
22:46ces fenêtres sur l'emploi.
22:47Merci.
23:00Fenêtre sur l'emploi pour terminer.
23:02Peut-être prendre un peu de hauteur
23:03pour faire un vilain jeu de mots.
23:05pour s'intéresser au secteur de l'aérien
23:07qui recrute.
23:08Et pour en parler, avec moi,
23:09Jean-Michel...
23:10Bonjour, Jean-Michel.
23:11Bonjour.
23:12Fin observateur du monde aérien
23:14parce que vous êtes...
23:15C'est l'acteur en chef adjoint
23:15d'Aviation et Pilote...
23:17Aviation et Pilote.
23:18Aviation et Pilote
23:18qui est un des premiers,
23:19voire le premier...
23:20un magazine indépendant.
23:21Un magazine qui existe depuis...
23:22Oui, c'est ça.
23:22C'est 30 ans.
23:2330 ans, hein ?
23:2483 ?
23:2435 ans.
23:25Oui.
23:25C'est ça.
23:26Et puis vous êtes,
23:27et vous allez être,
23:28le porte-parole du salon des formes...
23:30et métiers aéronautiques
23:31dont vous serez l'interlocuteur
23:32pour répondre à toutes les questions.
23:34Et d'abord au...
23:35Éventuellement, oui, aux journalistes.
23:37Tout le paradoxe,
23:37pendant le Covid,
23:39on disait que le secteur aérien,
23:40c'est...
23:40...
23:40fini, il n'y aura plus d'avion,
23:42les gens vont prendre le train.
23:43Là, vous nous dites exactement l'inverse.
23:45...
23:45dans ce salon,
23:45c'est un secteur aérien
23:46qui recrute.
23:48Vous le confirmez ?
23:49Ah oui, on recrute.
23:50Enfin, le secteur, pardon,
23:51pas moi,
23:52mais le secteur recrute.
23:53D'abord, le transport aérien...
23:55qui est vraiment reparti
23:55depuis le Covid.
23:56On a transporté 5 milliards
23:57de passagers en 2025.
23:59...
24:00On avait un taux de croissance
24:03de 5% pour 2025.
24:04Alors, il va baisser...
24:05...
24:05un petit peu en 2026,
24:07mais il a baissé par rapport
24:08un peu à 2024.
24:09Mais globalement...
24:10...
24:10Oui, il y a de la demande,
24:11les passagers ont la demande.
24:12Le Covid, c'est loin maintenant derrière.
24:14Le salon...
24:15SFMA qui est un peu
24:16un salon de référence
24:17pour donner envie
24:18à ceux qui ne sont pas forcément
24:19des dingues.
24:20...
24:20de l'aviation,
24:21qu'on soit clair,
24:22ils recrutent dans tous les secteurs.
24:24Ils ne recrutent pas...
24:25...
24:25des pilotes,
24:25ils recrutent des pilotes,
24:26évidemment,
24:27mais tous les métiers
24:27qui vont autour...
24:30...
24:30de l'aérien,
24:30on est bien d'accord.
24:31On recrut même plus de monde
24:33hors pilote que dans...
24:34C'est quoi ?
24:35les secteurs aujourd'hui
24:36qui sont les plus demandés
24:37dans ce secteur de l'aérien ?
24:38Là, pour l'instant,
24:39on est...
24:39...
24:40On recrute beaucoup
24:40dans la production.
24:42On a le GIFAS,
24:43le groupe des industries françaises.
24:45...
24:45Aéronautique et Spatial.
24:46Airbus ?
24:47Oui, Airbus,
24:48ce n'est pas seulement.
24:49Il y a plein de sous-traitants.
24:50...
24:50plein d'autres petits constructeurs.
24:52Ils ont embauché
24:5229 000 personnes en 2020.
24:55...
24:55à vue de 2024.
24:57Et il est très vraisemblable
24:58qu'on arrive à à peu près
24:59le même danger de l'aérien.
25:00...
25:00pour construire les avions.
25:01C'est de l'industrie, là ?
25:02Oui, c'est de l'industrie.
25:03C'est de la production.
25:04Il faut produire.
25:05...
25:05Airbus a 10 ans de production devant lui.
25:08Ils ont livré 793 avions.
25:10...
25:10à la fin de l'année dernière.
25:12Alors, un petit peu moins
25:13qu'en 2019,
25:14mais néanmoins...
25:15...
25:15tout le monde est reparti.
25:17D'abord, il faut changer les avions.
25:19Il faut les moderniser.
25:20...
25:20Il faut mettre des avions plus gros
25:22pour qu'il y ait une plus grande capacité de...
25:25...
25:25de transporter les gens.
25:27Et alors, ça, on a besoin de gens...
25:30...
25:30pour à la fois donc produire
25:31et en même temps pour concevoir aussi
25:33les nouveaux avions qui seront...
25:35...
25:35des avions de rupture.
25:36Il y a ceux qui sont dans l'opérationnel,
25:37les chaudronniers, les soudeurs,
25:38les techniciens, les électriciens.
25:39Absolument.
25:40...
25:40Il y a tous ceux qui, en amont,
25:41sont des ingénieurs,
25:42tous ceux qui conçoivent...
25:43Absolument.
25:43...
25:43Puisqu'on a beaucoup parlé peut-être...
25:45...
25:45Avez-vous d'ailleurs peut-être
25:46à l'occasion de ce salon des informations,
25:47mais il y a aussi le fameux avion...
25:50...
25:50hydrogène avec un carburant vert.
25:52On en est où, là ?
25:53Parce que ça peut donner aussi envie
25:54à des zones ingénieures.
25:55...
25:55de dire, tiens, je vais aller me lancer
25:56dans l'aérien.
25:57Alors, pour produire ces avions disruptifs...
26:00Si je peux dire, oui,
26:01il va falloir de la matière grise, clairement.
26:03Alors, sur le long courrier...
26:05...
26:05On n'a pas encore de solution immédiate.
26:06Donc, on va se rabattre
26:08sur les carburants d'aviation durable.
26:10...
26:10Mais par contre, pour le moyen courrier,
26:11oui, il y a des solutions hybrides,
26:13il y a des solutions électriques...
26:14...
26:15...
26:15...
26:15...
26:15...
26:15Oui, oui, tout le monde travaille
26:17un peu dans son coin.
26:18Pour l'instant, ce n'est pas commercialisé,
26:19on est d'accord, Airbus...
26:20...
26:20ne sort pas ce type d'avion.
26:21Non, et puis, je ne crois pas qu'Airbus
26:22se lancera sur ce genre de créneau tout de suite.
26:25...
26:25Ils vont, à mon avis, expérimenter
26:27ce que font des plus petits constructeurs
26:29pour...
26:30...
26:30des petites lignes régionales en France,
26:32en France et dans d'autres pays,
26:34mais sur du petit régional.
26:35...
26:35Et après, voilà, on verra...
26:37D'ailleurs, Airbus est associé quand même...
26:40...
26:40...
26:40prêt à tout ce qui se fait
26:41comme type de projet de construction d'avions.
26:44On a compris que...
26:45...
26:45l'industrie, la conception, l'ingénierie,
26:47la réflexion amont, et ensuite, il y a les métiers.
26:50...
26:50De l'aérien, c'est quoi ?
26:51C'est la restauration, l'accueil, les bagages,
26:54la conception, ça c'est quoi ?
26:55...
26:55C'est quoi tous les métiers de l'aérien ?
26:56C'est quoi la palette des métiers ?
26:57Alors, il y a tout ce qui est exploitation,
26:58compagnie aérienne, donc là...
27:00...
27:00Il y a les métiers du sol, il y a les métiers
27:02de la maintenance en ligne, il y a les...
27:05...
27:05Évidemment, les pilotes, hôtesse, PNC, etc., etc.,
27:07tout ce monde qui permet de prendre les avions.
27:10Et puis, il y a évidemment la production,
27:12il y a la maintenance, l'exploitation et la production.
27:15Voilà.
27:15C'est les grands secteurs.
27:16Secteurs qui représentent aujourd'hui en France,
27:18quand on parle du secteur de l'aérien...
27:20notamment à travers ce salon,
27:21ça représente combien de salariés, en fait,
27:22l'aérien au global ?
27:23Pour la production...
27:25Le GIFAS dit que ça représente à peu près
27:27220 000 personnes directes.
27:30Et sous-traitants ?
27:31Voilà, plus à peu près la même chose en indirect.
27:33Et sur le...
27:35Le transport aérien lui-même,
27:37la FNAM, la Fédération Nationale de l'Aviation et des Métiers...
27:40dit à peu près de 175 000 à 180 000 personnes.
27:43Donc on frôle les 500...
27:45500 000 salariés du secteur de l'aérien.
27:47Et vous, vous dites, il y a de l'espoir parce que...
27:50on recrute et ça s'accélère.
27:51Ah oui, ça s'accélère.
27:53Il y a...
27:54Bon, la demande...
27:55de transport des passagers,
27:57elle a baissé pendant le Covid,
27:59puis après, elle est...
28:00donc pour la construction des avions,
28:03les compagnies ont besoin de changer d'avion...
28:05parce que c'est des avions vieux
28:06qui consomment plus de carburant.
28:08Donc maintenant, les nouveaux ont fait vendre...
28:1025 % de carburant en moins.
28:12Donc, il y a évidemment...
28:15plein d'emplois à pourvoir.
28:16Jean-Michel, avant de nous quitter,
28:18le 30 janvier au 1er février...
28:20100 exposants.
28:21Ça, c'est le salon de formation métier aéronautique.
28:23Vous en serez le porte-parole
28:24et vous êtes le red-chef.
28:25adjoint d'aviation et pilote.
28:27Merci à vous.
28:28Et juste un petit mot encore,
28:29c'est à la France à l'ombre.
28:30un salon d'information sur la formation
28:31et un salon de recrutement.
28:33Il y a au moins une quinzaine d'entreprises...
28:35qui sont là pour recruter.
28:36Aller pousser la porte de ce salon,
28:38il y a peut-être un métier...
28:40à votre goût.
28:41Merci à vous.
28:41Merci de votre fidélité.
28:42Merci pour vos messages sur les réseaux sociaux.
28:44Merci.
28:45A tous ceux qui nous suivent,
28:46merci à Nicolas Juchat, évidemment.
28:47Merci à l'équipe.
28:48Derrière en régie, Paul Hausson.
28:50aujourd'hui et Charles à la réalisation.
28:52Merci à vous.
28:53Je vous dis à très très bientôt.
28:54Bye bye.
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