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  • il y a 7 minutes
Vendredi 27 février 2026, retrouvez Xavier Bézio (Directeur Général, Morgan Philips Management de Transition), Jacques Bonin (président, Syndicat des groupes d’établissements vétérinaires (SYNGEV)), Ludovic Brindejonc (directeur général, Agri-Éthique France) et Marine Pochat (associée, spécialiste des sujets agricoles, Deloitte) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH management,
00:13débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse aux vétérinaires avec des enjeux RH.
00:21Ils ont des enjeux RH, on va en parler avec Jacques Bonin.
00:24Il est vétérinaire, président du syndicat des groupes d'établissements vétérinaires
00:28et il est le directeur général d'Anicure à France et près de 1000 collaborateurs.
00:31Il est à la tête d'une entreprise.
00:34Le cercle RH, quel métier dans l'agroalimentaire demain ?
00:38C'est un secteur qui est percuté à la fois par des étudiants qui contestent
00:42mais aussi par les consommateurs qui voudraient consommer autrement.
00:46On en parle évidemment à l'occasion du salon de l'agriculture qui a lieu actuellement à Paris.
00:51Portes de Versailles, on accueillera Ludovic Brinjon, Xavier Béziot,
00:55Marine Pochat de Deloitte, spécialiste des sujets agricoles
00:58et puis Caroline de Seineville.
01:00Évidemment, journaliste décideur RH qui m'accompagne dans chacune de ces émissions.
01:05Voilà le programme, tout de suite c'est Bien dans son Job.
01:20Bien dans son Job pour parler des vétérinaires,
01:23à la fois de leur quotidien parce qu'ils s'occupent des animaux domestiques
01:26ou des animaux de la ferme, mais aussi de leurs enjeux RH.
01:30Oui, les vétérinaires ont des enjeux RH et on va en parler avec vous, Jacques Bonin.
01:34Bonjour.
01:35Bonjour.
01:35Très heureux de vous accueillir, président du syndicat des groupes d'établissements vétérinaires,
01:40on va en parler.
01:40Et puis vous l'avez sur votre chemise, directeur général d'Anicura France.
01:45Et ça c'est intéressant parce que je m'adresse non seulement à un vétérinaire,
01:48vous avez fait votre école véto à Lyon, mais aussi à un chef d'entreprise.
01:51Et vous allez nous parler en fait d'un sujet un peu presque contre-intuitif.
01:57Vous êtes à la tête d'une entreprise et vous avez des enjeux RH.
01:59C'est quoi vos enjeux RH ?
02:00Le principal enjeu RH, ou les deux principaux,
02:03le premier c'est le recrutement des vétérinaires,
02:07mais aussi des auxiliaires spécialisés vétérinaires.
02:10Et le deuxième enjeu, c'est le management de ces personnes.
02:15Parce qu'on est avec...
02:17Pas formé, vous n'êtes pas formé à ça.
02:18À l'école vétérinaire, on n'est pas formé, pas du tout.
02:20Non, non, non.
02:21Donc du coup, généralement on se forme en...
02:23On peut se former en complémentaire après l'école vétérinaire,
02:27ou alors on apprend sur le tas avec...
02:28Vous avez appris comment, vous ?
02:30Parce que vous pilotez 1000 personnes chez Anicura.
02:32Oui, alors j'ai commencé donc à faire mes essais sur le terrain,
02:37et puis je suis allé faire MBA à l'école de management de Lyon.
02:41Et donc ça m'a permis d'apprendre les codes,
02:43mais aussi les techniques de management,
02:45et puis après de continuer à évoluer dans l'entreprise,
02:47parce que je travaillais dans l'industrie pharmaceutique.
02:49Donc j'ai commencé là.
02:50J'ai vu qu'il y avait un passage d'industrie pharmaceutique,
02:52et puis ensuite Anicura depuis 2021, si je ne m'habille.
02:56Exactement.
02:57Un mot quand même sur l'enjeu RH,
02:59parce que vous dites que c'est le recrutement,
03:02c'est évidemment le profil des collaborateurs.
03:04C'est quoi ? Vous vous dotez de RH ?
03:06On a des équipes...
03:07À temps partiel, vous prenez des équipes RH ?
03:09Comment ça se passe ?
03:09Non, non, non, on a des équipes RH en CDI.
03:13On a, dans l'équipe, on a 5 personnes en RH
03:17qui s'occupent de recrutement, des contrats,
03:20de la vie, de la formation, du développement, de l'évaluation.
03:24Voilà, c'est une vraie entreprise,
03:26avec près de 1000 collaborateurs.
03:28Donc on ne peut pas faire...
03:30On ne fait pas sans, de toute façon, une entreprise de cette taille.
03:32Jacques Bonin, un de vos collègues, le SINGEF,
03:35qui représente le syndicat des groupes d'établissements,
03:37parce que beaucoup de vétérinaires sont rattachés à des établissements,
03:40à des cliniques,
03:42était venu nous parler il y a 3 ans d'un sujet extrêmement sensible,
03:44qui était les enjeux de pression professionnelle,
03:48d'épuisement professionnel allant jusqu'au suicide,
03:51et qui vient renvoyer aussi aux enjeux RH.
03:53Il nous disait que parfois, les vétérinaires étaient débordés
03:55à la fois par les besoins de médecine quotidienne,
03:59mais aussi par les enjeux administratifs de l'entreprise.
04:02Ça joue quand même ça aussi sur le stress ?
04:04Ça joue beaucoup.
04:05Le premier stress, c'est celui de faire face à des cas compliqués de médecine,
04:12à des émotions des propriétaires d'animaux,
04:15qui sont parfois très très fortes.
04:17J'allais y venir.
04:17Les cas des urgences, la nuit,
04:19ça c'est une période qui est très compliquée à vivre pour les jeunes étudiants
04:23qui sont sortis de l'école vétérinaire.
04:25C'est-à-dire qu'on voit une famille ou quelqu'un
04:26qui va avec son chien, son chat ?
04:27D'abord parce que l'animal peut être dans des conditions
04:29qui sont très difficiles.
04:31Ensuite, il y a le stress qu'il peut avoir
04:33de voir l'animal partir.
04:36Et puis, elles peuvent rajouter des incivilités.
04:39Enfin, il y a des...
04:39Mais il y a de la violence, de l'agression.
04:41Mais il y a une violence parce que l'émotion se transforme
04:43parfois avec de la violence.
04:44Et donc, les vétérinaires et les assistantes,
04:48les auxiliaires de santé, là,
04:50sont vraiment soumis à la rue d'épreuve,
04:52notamment en garde.
04:53Et puis, quand on est jeune,
04:55on a un peu moins de recul.
04:57Affronter tout ça, c'est compliqué.
04:58Et donc, ça met un stress au cours des études,
05:00mais à leur suite, pour faire face à ça,
05:03qui est compliqué à gérer.
05:03Ça veut dire, pour revenir sur le sujet du recrutement
05:06et de la réflexion que vous venez sur l'ERH,
05:09vous apportez un soin particulier au quoi ?
05:11Au recrutement, aux soft skills,
05:13au-delà des compétences purement médicales.
05:15C'est les critères qu'il faut avoir en plus.
05:18Alors, aujourd'hui...
05:21Aujourd'hui, il manque de vétérinaires.
05:25Il manque d'auxiliaires spécialisés vétérinaires.
05:27Voilà.
05:28Donc, on n'en a pas assez.
05:29Alors, je ne veux pas dire qu'on recrute malgré ça.
05:31On a plus envie qu'à la campagne, j'ai l'impression.
05:33Oui, mais même, de toute façon, il y a un déficit partout.
05:36Mais c'est vrai qu'on porte attention à ça,
05:38mais c'est surtout dans l'accompagnement.
05:40Et donc, c'est aussi l'intérêt d'avoir des entreprises,
05:42ensuite, qui sont organisées, structurelles,
05:44avec des équipes RH.
05:45C'est de pouvoir accompagner les collaborateurs,
05:47les développer.
05:48On intervient sur la formation, sur le stress,
05:52potentiellement sur la gestion des clients difficiles,
05:55parce que c'est des choses sur lesquelles ils nous attendent.
06:00Et donc, il y a un intérêt, justement, à exercer en groupe.
06:03Ça, c'est une évolution majeure, en groupe à plusieurs,
06:05en multidisciplinaire, et dans des entreprises,
06:08avec une organisation d'entreprises.
06:10C'est ce que vous défendez aussi,
06:11parce qu'Annie Cura, on a souvent l'image du vétérinaire,
06:13un peu tout seul, avec sa petite sacoche,
06:15qui fait le tour des campagnes.
06:16Il y a eu un film, d'ailleurs, assez sympa,
06:17que vous avez forcément regardé.
06:19Et finalement, ce n'est plus beaucoup ça, aujourd'hui, le vétérinaire.
06:21Il est quand même plutôt dans des structures assez grosses,
06:22assez lourdes.
06:23La tendance, de toute façon, c'est l'exercice à plusieurs, majoritairement.
06:28À minima.
06:28À minima.
06:30Et en pluridisciplinaire, aujourd'hui, il y a 20% des cliniques vétérinaires
06:35qui sont dans les groupes, que je représente.
06:38Et donc, c'est une évolution, mais qui n'est pas nationale,
06:42qui est internationale, qui est mondiale même.
06:44Ça apporte quoi ?
06:45Il y a les enjeux RH, on vient d'en parler,
06:47mais c'est aussi quoi ?
06:47Du meilleur matériel, des soins plus efficients ?
06:51Il y a la partie, d'abord, exercice à plusieurs,
06:55sur la partie technique, j'entends.
06:56On n'est pas seul pour gérer un cas.
06:58On n'est pas seul pour gérer un cas compliqué.
06:59Il y a tout ce qui est investissement,
07:00et donc, bien sûr, parce qu'aujourd'hui,
07:02on arrive avec des investissements d'imagerie,
07:05scanner, IRM, qui sont très, très lourds.
07:07Pareil.
07:08Il y a les attentes, souvent, du contrat à durée indéterminée
07:14en tant que salariat.
07:16Et puis, il y a la mobilité et la formation.
07:18C'est donc des dimensions qui sont aujourd'hui
07:20auxquelles les groupes apportent une réponse.
07:22Merci, Jacques Bonin, d'être venu nous rendre visite.
07:24On n'a pas eu le temps de parler du stress
07:25qui était très lourd des vétérinaires
07:27pendant les vaccins de la dermatose.
07:30On a vu des vétérinaires qui étaient à bout de nerfs
07:33et désespérés pour certains,
07:34qui même certains ne voulaient plus entrer dans les fermes
07:36parce qu'ils avaient subi des violences.
07:37Merci de nous avoir rendu visite.
07:39Président du syndicat des groupes d'établissement Le Saint-Gueil,
07:41directeur général d'Anicura, France.
07:44C'est 1 000 collaborateurs, collaborateurs vétérinaires
07:47et on l'aura compris, de services RH.
07:50Merci pour votre travail.
07:50Merci, merci de nous avoir rendu visite.
07:52On tourne une page, tiens, ça va vous intéresser.
07:54On va parler de l'agroalimentaire.
07:55L'agroalimentaire de demain.
07:57C'est-à-dire que les consommateurs sont parfois un peu rétifs.
07:59Beaucoup de critiques sur ces produits issus de l'agroalimentaire.
08:01On en parle évidemment à l'occasion de ce salon de l'agriculture
08:04qui fait un peu grisemine sans ses vaches.
08:06Y a-t-il un autre agroalimentaire à inventer, à créer ?
08:10On en parle avec mes invités.
08:11C'est le cercle RH, c'est le débat.
08:24Le cercle RH pour parler et débattre de l'agroalimentaire.
08:28Débattre évidemment à l'aune de Smart Job,
08:30des métiers, de leurs évolutions,
08:31de la manière dont les étudiants veulent entrer
08:33peut-être dans des entreprises d'agroalimentaire
08:36qui étaient, je dis étaient, le fleuron français.
08:39Parce qu'on voit qu'aujourd'hui, la France n'est plus souveraine
08:41dans beaucoup, beaucoup de produits.
08:43Et ça, c'est un vrai sujet, un vrai sujet économique et de souveraineté.
08:47On va en parler avec mes invités.
08:49Avec moi, Marine Pochat.
08:51Bonjour, Marine.
08:51Bonjour.
08:52Très heureux de vous accueillir, associée Deloitte.
08:54Et c'est très intéressant parce que vous êtes spécialiste des sujets agricoles.
08:58Alors, Deloitte n'est pas spécialisée à l'origine sur ces sujets,
09:00mais ils élargissent le spectre.
09:02Et vous avez une réflexion sur tous les enjeux économiques d'agroécologie.
09:06Et on va vous écouter dans quelques instants.
09:08À vos côtés, Xavier Béziot.
09:10Bonjour, Xavier.
09:11Bonjour.
09:11Directeur général de Morgan Philips, on prononce le S ?
09:14Exactement.
09:14Management de transition avec des collaborateurs, des salariés qui vont partir dans du management
09:20de transition dans la grande distribution.
09:22Et évidemment, on voit le lien avec l'agroalimentaire.
09:26Ludovic Brungeon, bonjour.
09:27Bonjour.
09:28Très heureux de vous accueillir.
09:29Directeur général d'Agrie Éthique France.
09:31C'est du commerce équitable français.
09:33Tout à fait.
09:34C'est de la transition agroécologique et c'est aussi un label.
09:38Et vous y tenez beaucoup.
09:39Exactement.
09:40Merci d'être là.
09:40Et puis Caroline de Seineville est avec nous.
09:42Bonjour Caroline.
09:43Bonjour Arnaud.
09:43Vous êtes journaliste décideur RH.
09:45Et comme dans chacune de nos émissions, vous nous brossez une petite photographie aussi
09:49de l'ambiance quand on parle d'agroalimentaire.
09:52Vous êtes intéressé, vous, aux étudiants qui le regardent aussi l'agroalimentaire ?
09:55Les étudiants d'AgroParisTech, certains d'entre eux sont membres du collectif Agro en lutte
09:59et ils ont bloqué leur école en janvier dernier.
10:01Ils disent qu'ils s'insurgent contre l'emprise de l'agroindustrie sur leur école, leur formation
10:06qu'ils accusent d'être uniquement portée sur l'agriculture intensive et de manière générale
10:10l'avenir du modèle agricole.
10:12Et ça nous rappelle le discours qui avait été prononcé en mai 2022 par 8 diplômés d'AgroParisTech
10:17qui avaient appelé à se détourner d'un avenir qu'ils disaient tout tracé vers des emplois
10:23dans l'agroindustrie.
10:24L'agroindustrie.
10:25Je me tourne vers vous parce que de formation, vous êtes chez Deloitte, magnifique marque,
10:29et vous êtes ingénieur agronome.
10:32Ça sonne à vos oreilles.
10:33Est-ce que quand vous étiez, vous déjà à l'époque, étudiante, vous aviez aussi cette
10:38appétence-là de dire un autre agroalimentaire est possible, pour paraphraser une phrase célèbre ?
10:43Tout à fait.
10:45Et effectivement, la nouvelle génération nous conduit là-dedans.
10:48Alors moi, je fais partie de deux lois de sustainability.
10:50Donc on accompagne la transformation du secteur, et notamment du secteur agro, donc de la coopérative
10:55jusqu'à la distribution.
10:57Et on travaille beaucoup aujourd'hui sur les sujets de résilience alimentaire, qui se
11:03décline en trois éléments.
11:04La résilience de la production agricole, la résilience de la transformation des produits
11:09alimentaires, et puis la logistique et la distribution.
11:12Sur la production agroalimentaire, il y a un élément clé, il y en a trois, mais je vais parler
11:17du premier, un élément clé de la résilience, qui est l'environnemental.
11:21On ne peut pas produire si on ne préserve pas notre environnement, et au-delà de le
11:24préserver, c'est le régénérer.
11:26Et donc ces trois choses, c'est le sol, l'eau et la biodiversité.
11:30Et aujourd'hui, c'est pour ça que les étudiants se lèvent et se battent, parce qu'on a
11:34le futur de notre agriculture entre les mains, et il faut absolument préserver ça.
11:38Ce n'est pas le seul élément, il faut parler des agriculteurs aussi, mais par rapport
11:42à votre question, il y a un vrai sujet sur l'environnement.
11:45Donc, votre métier, c'est d'accompagner la transformation d'un secteur agroalimentaire
11:49dont on dit, je me tourne vers vous, qu'il est à bout de souffle.
11:52C'est-à-dire qu'un peu comme le monde agricole aujourd'hui qui souffre et qui manifeste
11:56et qui hurle, en disant on ne vit plus de notre métier, on a des fournisseurs, des
12:00intrants trop chers, et des coûts de sortie qui ne nous rapportent pas, l'agroalimentaire
12:06est à bout de souffle.
12:06On a des consommateurs qui tournent le dos, on a beaucoup d'ONG qui dénoncent la qualité
12:10des produits, et on a évidemment des externalités qui nous coûtent très cher.
12:14Comment vous regardez ce sujet, vous qui labellisez ?
12:16Alors, nous on labellise, on accompagne tous les acteurs, du producteur jusqu'au porteur
12:21de marque, dans la structuration de filières, avec comme élément central de notre démarche
12:27la définition du prix des producteurs.
12:31Notre expertise, c'est d'accompagner les collectifs de producteurs dans la construction
12:36du prix.
12:36Le juste prix, le prix qui leur permet de vivre.
12:39Le juste prix.
12:39Ce qui est important, c'est que nous on ne va pas imposer un prix, ou recommander
12:43un prix, ou administrer un prix, parce que c'est un peu le terme qu'on utilise.
12:46Nous on s'assure que...
12:47Il y a les négo en ce moment en plus, ça fait rail.
12:50Ça fait rail, mais alors, je voudrais juste rebondir sur un sujet, c'est vrai qu'on parle
12:54beaucoup de transition agroécologique.
12:55Moi je suis ravi que les étudiants se révoltent et disent qu'on veut plus d'environnement,
13:02plus de biodiversité, mais le problème il n'est pas sur la biodiversité et sur l'environnement.
13:06Non, le problème c'est déjà de bien définir ce prix.
13:09Si les agriculteurs ne peuvent pas bénéficier d'un prix dans la durée, c'est même pas
13:14la peine de parler des autres sujets.
13:16Donc ça veut dire qu'ils ne vont pas s'en préoccuper.
13:17Et le problème qu'on a, c'est que c'est le consommateur qui impose la marche.
13:21On est sur une marche en arrière.
13:23On est sur une marche en arrière.
13:24Pour définir le prix du producteur, aujourd'hui, on part du consommateur.
13:27Mais on se trompe.
13:28Nous, notre modèle, c'est de partir du producteur pour définir le prix.
13:32A Egalim, tous les débats autour d'Egalim, c'était on part du producteur pour définir
13:36le prix et éduquer le consommateur.
13:38Egalim, personne ne le respecte, pour info.
13:39Alors, c'est faux.
13:41Il y a des acteurs qui le respectent.
13:43Nous, nos partenaires qui s'engagent sur des contrats à 3 ans, à 5 ans, à 10 ans.
13:48C'est pour ça que ce que je veux dire, c'est qu'il y a beaucoup d'acteurs aujourd
13:51'hui
13:51qui surfent sur le misérabilisme des agriculteurs.
13:54Il faut donner un centime de plus.
13:55Moi, je ne suis pas sur ce sujet-là.
13:56Moi, je montre qu'il y a des acteurs de l'agroalimentaire, il y a des agriculteurs
14:00qui peuvent se mettre d'accord sur des contrats à 3 ans, à 5 ans, à 10 ans.
14:03Excusez-moi, je vais donner la parole à Xavier.
14:05Mais est-ce que vous avez, là, sur ce plateau, vous nous dites, moi, j'incarne l'agroalimentaire
14:10vertueux.
14:10Est-ce que c'est ça, votre message ?
14:12Oui, complètement, je n'ai jamais nommé comme ça, mais on peut le qualifier ainsi.
14:17On vient de créer.
14:17On a des acteurs qui peuvent s'engager dans la durée et qui peuvent payer au juste prix
14:23les agriculteurs.
14:23Mais en assumant le mot agroalimentaire, qui est un mot souvent gros mot.
14:27Oui, ou industriel, agroalimentaire.
14:29Pour moi, ce n'est pas un gros mot, clairement.
14:31Ce n'est pas un gros mot.
14:32Non, c'est une valeur cardinale, en fait.
14:34Valeur cardinale, l'agroalimentaire, valeur cardinale.
14:36Vous, vous avez les salariés.
14:37Vous êtes en lien, vous, en direct, avec la grande distribue.
14:39Nous, on n'a pas des salariés directement, mais nous avons des personnes, en effet,
14:43qui interviennent aussi bien dans la grande distribue que dans l'agroalimentaire.
14:46Donc, ça nous donne une vision un peu globale du marché.
14:49C'est vrai que ce sont, on en parlait tout à l'heure, mais des sujets vraiment
14:53presque irréconciliables entre, d'une part, le prix que veulent les consommateurs,
14:57qui le veulent toujours moins cher, pour des raisons stricto...
15:01Pouvoir d'achat oblige.
15:02Pouvoir d'achat, avec en plus, on ne va pas faire de la politique, mais il y a
15:05la géopolitique, il y a l'Ukraine.
15:07Si, bien sûr.
15:07Il y a tout un tas.
15:08Le cours du blé.
15:09Exactement.
15:10Il n'y a aucune vérité qui dure plus de deux ou trois mois dans ce secteur-là.
15:14Et si on parle notamment à les cycles RH, on les a de plus en plus courts, avec
15:18une notion de devoir s'adapter perpétuellement.
15:21Là, on parlait tout à l'heure de la partie achat, le nombre de personnes que ça
15:24mobilise le temps de ces négociations en grande distrie ou côté...
15:30Et que ça épuise.
15:30Et que ça épuise.
15:31C'est fatiguant.
15:31Et avec cette notion que personne ne doit lâcher.
15:34Donc, c'est aussi important.
15:36Mais pardonnez-moi, dans ce que nous a dit Caroline de Senneville sur ces étudiants
15:39le 26 janvier qui ont bloqué l'école, ils rajoutaient quelques éléments que j'ai
15:42trouvés très intéressants.
15:44Ils souhaitaient, et je me tourne vers vous, vous me disiez tous l'agroalimentaire,
15:47c'est bon, très bien, on l'assume tous, pourquoi pas.
15:50Eux, ils voulaient des membres du bio au conseil d'administration.
15:53Ils voulaient, pourquoi pas même, des gens qui faisaient de la biodynamie pour pouvoir
15:57aller un peu plus loin dans la démarche.
15:59Vous voyez bien le caractère comme ça d'opposition entre ce qui pourrait être des
16:02produits industriels pas toujours très bons, dotés de sel, parfois dotés de produits
16:07chimiques pour la conservation.
16:08Et puis en face, on aurait des agriculteurs plus vertueux, plus sains, qui offriraient
16:12une agriculture, je dirais, plus saine, plus consommable.
16:14Est-ce que je vais un peu fort en besogne ?
16:17Je pense qu'il faut éviter les extrêmes et aller chercher l'intermédiaire qui est
16:21toujours la vie.
16:22La vérité sera au milieu en fait.
16:23Oui, c'est pas noir ou blanc.
16:24Je suis tout à fait d'accord, moi, avec Ludovic, dans la résilience de notre système
16:28alimentaire, il y a l'environnement, mais il y a aussi les agriculteurs.
16:33Et le métier d'agriculteur a perdu un peu de son attractivité, il faut lui rendre
16:37cette attractivité et ça commence par un revenu décent.
16:40On en revient au prix.
16:41Et donc, moi, je ne pense pas que le consommateur paiera la transition.
16:47Le consommateur ne peut pas, dans les études de l'Ouat qu'on a faites sur la consommation
16:51des Français, on voit bien que le pouvoir d'achat, c'est le premier déterminant des
16:55consommations.
16:56Vous avez une étude de l'Ouat, alors ce n'est pas vous qui l'avez portée, elle vient
16:58de Hollande.
16:59Je ne vous demande pas de l'assumer entièrement, ce n'est pas vous qui l'avez écrite, mais
17:03le titre, c'est un titre anglais, mais traduit le coût caché de notre agriculture.
17:06C'est un rapport de l'Ouat qui montre que les dommages sociaux causés par l'agriculture
17:10néerlandaise sont chaque année supérieurs aux bénéfices économiques.
17:14Tout à fait.
17:14Il y a plein d'études qu'on a pu mener sur le coût de l'action versus le coût
17:18de l'inaction.
17:19Ça coûte plus cher de ne rien faire que de faire et ça coûte aujourd'hui de façon
17:23très forte d'un point de vue environnemental et social sur nos agriculteurs.
17:27D'où le fait de mettre des gens du bio dans le conseil d'administration de Paris
17:31Agrotech.
17:31Je ne sais pas si c'est des gens du bio, je ne sais pas s'il y a une
17:34vérité.
17:35L'agriculture est diverse et le bio, ce n'est pas la solution ultime, c'est une solution
17:39parmi d'autres.
17:40En revanche, il y a effectivement la nécessité de réinventer un petit peu les façons de
17:45produire et je pense qu'on sait que la population agricole vieillit.
17:48La moitié des fermes aujourd'hui sont dirigées par des agriculteurs qui ont plus de 55 ans.
17:55La nouvelle génération d'agriculteurs, c'est notre chance à tous, c'est une opportunité.
17:58Encore faut-il qu'on arrive à donner envie et donc c'est un revenu, c'est de la
18:03diversification, c'est moins de pénibilité au travail, c'est plus d'accès au capital.
18:09Je ne sais pas, moins de pesticides aussi.
18:11Moins de pesticides, mais il n'y a pas de solution magique, il y a moins de pesticides
18:14je pense et il y a des solutions qui existent.
18:17Au-delà des pesticides, on peut cultiver d'autres cultures.
18:22On peut penser aux légumineuses et les légumineuses c'est une culture qui est hyper intéressante
18:26d'un point de vue agronomique, puisqu'elle capte l'azote du sol entre autres, elle
18:30résiste aux sécheresses, etc.
18:32Il y a d'autres bénéfices agronomiques et d'un point de vue nutritionnel, c'est
18:35des fibres, des protéines et un index glycémique bas, c'est tout ce qu'il nous faut, mais
18:39il faut accompagner le consommateur sur d'autres façons de consommer, d'autres...
18:44Donc voilà, c'est très complexe.
18:45Caroline, vous vouliez prolonger ce débat passionnant parce qu'on rentre doucement
18:49dans le creux, dans le cœur du sujet.
18:52On parlait de l'attractivité de la filière et il y a une étude qui a été menée
18:55auprès de 600 étudiants dans les écoles d'ingénieurs agricoles et agroalimentaires
18:58en août 2024 qui confirme ce que vous disiez, c'est-à-dire que 54% d'entre eux estiment
19:02que la rémunération est insuffisante dans la filière.
19:04Le chiffre était bien moins important en 2020 et ils souhaitent plus de transparence,
19:09une meilleure communication sur les métiers et une image plus valorisante du secteur.
19:13Ça vous évoque quoi ?
19:14Nous, c'est notre métier de tous les jours.
19:16Là, je suis au salon d'agriculture depuis samedi.
19:19On a vu des étudiants d'ailleurs samedi pendant toute la journée.
19:23Leur objectif, c'est de mieux comprendre comment on fonctionne et de voir des solutions
19:26comme les nôtres justement qui apportent ce socle économique indispensable à la transition.
19:31Je le répète et je suis complètement d'accord, il ne faut pas opposer les modèles.
19:34Il ne faut pas qu'on soit sur une démarche élitiste.
19:38On veut d'un côté préserver le pouvoir d'achat du consommateur et de l'autre côté
19:41faire la rémunération du producteur.
19:44Il faut que les deux coïncident et pour que les deux coïncident, il ne faut pas qu'on soit sur
19:47une agriculture élitiste.
19:48Il faut qu'on puisse accompagner tous les agriculteurs dans cette traite.
19:50Mais vous êtes venu avec des produits qu'on n'a pas montrés parce qu'il y a des produits
19:53de marque,
19:53Xavier, je vous donne la parole, mais il y avait des pains de mie ou des brioches,
19:57il y avait des yaourts et des chips.
19:59Des chips.
20:00Et du miel.
20:01Du miel.
20:01C'est important.
20:01Évidemment, on aurait presque pu goûter ensemble sur ce plateau.
20:05Quelle est l'action que vous menez avec ce label sur ces produits qui sont des produits
20:08qu'on peut trouver en grande distribution, on est d'accord ?
20:10Clairement, sur la brioche, c'est très concret.
20:13Après, la farine issue du blé, les oeufs, le beurre sont en commerce équitable.
20:19Je vais prendre l'exemple des oeufs, c'est extrêmement intéressant, ça va vous permettre de faire...
20:22Mais d'une France, on est d'accord.
20:23Bien sûr.
20:24Non, non, mais...
20:24Mais d'une France, l'objectif pour l'industriel, c'est aussi de sécuriser ses approvisionnements sur le territoire.
20:29C'est extrêmement important puisqu'on perd de plus en plus d'agriculteurs.
20:33Je vais prendre l'exemple des oeufs.
20:35En France, il manque 300 élevages de poulpe-pondeuse en France.
20:39D'accord ?
20:40Dans le modèle qu'on a mis en place, on fait des contrats à 10 ans avec les éleveurs, entre
20:44l'industriel et les éleveurs.
20:45Où vous le sécurisez.
20:46Et on intègre dans le prix payé aux producteurs l'amortissement du bâtiment.
20:50Donc ce qui va permettre parfois à des exploitants d'être plus résilients, de diversifier leur exploitation.
20:55Parce que pour nous, le modèle le plus vertueux, c'est la polyculture élevage.
20:59Et certains, même, on a des très belles histoires, où l'exploitant a réintégré son fils ou a permis d
21:06'installer son fils dans l'exploitation.
21:07Et donner une pérennité à son exploitation.
21:09Exactement.
21:10Xavier, vous parliez des salariés d'un flux d'accélération et même de transformation du modèle de la grande distribue,
21:16qui est d'ailleurs un distributeur des produits agroalimentaires.
21:19Exactement.
21:20Il se repense, il suffit de pousser les portes, je le fais assez rarement et je m'en excuse, mais
21:23des grandes surfaces.
21:24On voit qu'ils commencent à mettre des corners, ils commencent à mettre plus de bio.
21:27Enfin, ils essaient.
21:29Ils réaménagent autrement.
21:30Il y a une nouvelle manière aussi de penser, donc de recruter les collaborateurs ?
21:34Il y a surtout, d'un point de vue RH, c'est hyper intéressant, parce qu'on doit à la
21:38fois aménager le temps court,
21:40qui est celui justement du consommateur, de l'agriculteur, comment on arrive à résoudre ces problèmes en temps court.
21:46Et d'un autre côté, de réfléchir au temps long.
21:49Et c'est là où on arrive aux nouvelles générations, notamment, qui arrivent probablement avec d'autres idées,
21:54d'autres visions du monde, qui vont probablement amener à une politique de changement.
21:59Et donc, d'un point de vue RH, c'est là aujourd'hui où c'est passionnant au niveau des
22:02entreprises,
22:03c'est d'être capable à la fois de ménager ce temps court de satisfaction immédiate,
22:07et également de perspectives moyen-terme que les entreprises vont devoir mettre en place dans les 5-10 ans.
22:14Et ce n'est pas irréconciliable, mais ça se ménage dès aujourd'hui, en fait.
22:18Marine Pochage, on parlait tout à l'heure de la souveraineté,
22:21puisque tous ces enjeux-là sont liés à la sécurisation des appros,
22:24et donc il faut pouvoir aller chercher le blé au bon endroit et avoir la farine qui va bien.
22:29Et puis il y a des enjeux de souveraineté, on découvre que sur l'oignon, par exemple,
22:32je ne peux pas le citer que lui, on n'est plus autonome,
22:33qu'il faut aller acheter de l'oignon en Espagne, la tomate, plein d'autres produits, la volaille.
22:38Qu'est-ce qui se passe ?
22:39Et pourtant, j'ai fait des dizaines de débats sur l'agroalimentaire,
22:43la France était le champion de l'agroalimentaire, imbattable.
22:48Et on se casse la figure.
22:49Comment vous l'expliquez ?
22:50La souveraineté alimentaire, c'est la réduction de nos dépendances stratégiques.
22:55C'est un lapsus intéressant.
22:58Et donc c'est effectivement la cousine de la résilience qui consiste à résister au choc.
23:03Les deux vont de pair, elles sont souvent mélangées, mais c'est bien des choses différentes.
23:07Aujourd'hui, sur la souveraineté alimentaire, c'est vrai,
23:09on importe 80% de nos engrais, on importe 50% des fruits, 40% des légumes,
23:15on exporte le blé, c'est vrai,
23:16mais on est dans une situation où effectivement on a un déséquilibre.
23:19On se prête avec une surproduction sur certains produits qu'on ne consomme pas et qu'on détruit.
23:22Exactement, ça c'est encore une autre...
23:24Non, mais pour aller au bout de l'histoire du produit.
23:26Et donc il y a un sujet à réfléchir autour de...
23:28La souveraineté alimentaire, c'est souvent sur des éléments stratégiques,
23:32donc c'est notre dépendance stratégique.
23:34Quelles sont nos dépendances stratégiques aujourd'hui en France ?
23:36Quelles sont les matières premières sur lesquelles on a absolument besoin
23:40de pouvoir compter face à des enjeux géopolitiques ?
23:44Caroline, un mot, vous avez pris des notes.
23:46Ah non, c'était pour nous téléchirer.
23:47Nous téléchirer, ok, c'est sa note pendant l'émission, mais je tiens à le dire.
23:51Vous voulez racheter quelque chose, cher Luzovic ?
23:53Oui, exactement, je voulais réagir.
23:56C'est vrai que j'ai beaucoup parlé des agriculteurs,
23:58mais il faut aussi que les agriculteurs comprennent
24:00que quand le marché est favorable,
24:05ils sont tentés d'exporter.
24:07Vous voyez ce que je veux dire ?
24:07C'est-à-dire que l'agriculteur, nous, dans notre modèle,
24:10le prix payé, il est déconnecté de la volatilité des marchés.
24:12Ça, c'est extrêmement important.
24:14C'est-à-dire que quand le prix du blé...
24:15Je prends le prix du blé parce que...
24:16Hors réseau mondial.
24:17Et ça, c'est unique.
24:18C'était exactement...
24:19Prix qui s'est effondré, le prix du blé qui s'est effondré.
24:21Exactement.
24:21Alors, je vais revenir hier en Ukraine, le prix avait explosé.
24:24Exactement.
24:24C'était il y a 4 ans, c'est intéressant, c'était il y a 4 ans,
24:27on était au salon de l'agriculture.
24:28Nous, on a fait un courrier à tous nos collectifs de producteurs
24:30pour leur dire, attendez, pendant 10 ans,
24:32vous avez profité d'un prix base,
24:34coût de production plus une rémunération.
24:36Vous avez bien gagné ?
24:37Non, vous avez gagné correctement vos produits.
24:39Certains ont stocké, d'ailleurs.
24:40Normalement.
24:42Là, le prix a explosé, merci de respecter vos engagements.
24:45Et vous avez vu, quelques mois plus tard, on a redescendu.
24:47Là, aujourd'hui, on est sur des prix à 170 euros la tonne.
24:51Nous, le prix agrééthique, aujourd'hui,
24:53il est à peu près à 230, 235 euros la tonne.
24:55Et vous avez maintenu ce prix ?
24:56On a maintenu ce prix.
24:57Mais ce que je veux dire, c'est qu'il faut responsabiliser
25:00à la fois l'industriel, pour ne pas qu'il soit tenté
25:03de sortir du modèle, pardon, si le cours s'effondre.
25:07Ou dégrader, et je m'excuse,
25:08ou dégrader la qualité de son produit.
25:10Si je me permets de le dire.
25:12On prend un blé de moins bonne qualité
25:13pour maintenir si ça marche, puisque le sujet est posé là.
25:15Et inversement, quand le prix explose,
25:18il faut que l'agriculteur puisse...
25:19Le temps explose, mais pas encore.
25:21Xavier, allez-y, prenez la parole.
25:22Je veux juste prendre dans votre sens,
25:23parce qu'il y a aussi un autre sujet
25:24au niveau de l'agriculture au sens large.
25:26On a accompagné notamment des entreprises agricoles
25:28récemment, dans des marchés comme de la pomme
25:31et autres, qui ont du mal aujourd'hui
25:33à joindre les deux bouts.
25:34Et la solution, c'est aussi la diversification.
25:36Je crois que vous en parliez tout à l'heure.
25:37C'est d'aller chercher d'autres fruits, par exemple,
25:39qui ont plus de valeur ajoutée,
25:42qui nécessitent moins de traitement.
25:43Et puis le deuxième plan,
25:45après ça reste aussi le sujet
25:47à peu près pour tout le monde,
25:47c'est la technologie.
25:48C'est aussi comment on s'équipe technologiquement
25:51pour gagner du temps,
25:52et donc pour gagner des leviers de marge.
25:53Je reviens sur ce rapport néerlandais
25:55qui explique que les externalités
25:56coûtent 5,3 milliards
25:58et qu'un des coûts importants,
25:59ce sont les intrants et les produits chimiques.
26:02Sans faire une fixette sur le bio ou la biodynamie,
26:06on voit certains agriculteurs qui disent
26:08« je vis mieux sans intrants
26:09parce que je n'ai pas de charge ».
26:11Aujourd'hui, ce qui étouffe le monde agricole,
26:13ce sont les véhicules, les hangars et les intrants.
26:16Les phytosanitaires, pour vous dire.
26:18Ce que j'appelle les intrants,
26:19les phytosanitaires,
26:20ou les produits chimiques,
26:21ou les pesticides, pour être très large.
26:23C'est un sujet quand même, ça.
26:24C'est un sujet,
26:25et c'est pour ça que je reviens
26:26sur ma légumineuse qui...
26:27Vous y tenez à votre légumineuse,
26:29qui capte l'azote.
26:30Elle capte l'azote de l'air,
26:32et donc elle permet de ne pas mettre d'engrais,
26:34ou presque.
26:35Il y a une vraie...
26:37Et donc de dégager des marges.
26:38Et donc de dégager plus de marges.
26:40L'autonomie face aux engrais
26:42qui en plus sont importés,
26:43est extrêmement importante
26:45pour la souveraineté alimentaire
26:47et pour la résilience.
26:48Et en plus, c'est une bonne...
26:49C'est un bon produit à consommer
26:51d'un point de vue nutritionnel,
26:52c'est très riche.
26:52Donc vous assumez ce mot agroalimentaire
26:55porté par une dynamique d'étudiants
26:56qui disent, attention, on est là,
26:58on est vigilants.
26:59On parle d'agro-industrie,
27:01dans ce que Caroline nous a dit tout à l'heure.
27:02Il ne faut pas opposer les mondes.
27:03Il ne faut vraiment pas opposer les mondes.
27:05On a besoin...
27:06Il faut produire,
27:07mais il faut aussi transformer
27:08pour des sujets de résilience
27:09et de souveraineté.
27:10Il nous faut des industries
27:12sur le territoire
27:13qui puissent transformer.
27:14Et Deloitte est là.
27:14Et Deloitte est là avec ses études.
27:16Et Marine Pocha,
27:16merci d'être venu nous rendre visite
27:18associée chez Deloitte
27:19et vous êtes spécialiste
27:21des sujets agricoles.
27:21Allez voir les études
27:22que vous portez
27:23sur la sustainability.
27:24Je n'ai mal dit,
27:25mais je m'entraînerai dès demain.
27:27Xavier Béziot,
27:28merci d'être venu.
27:29Directeur général
27:29de Morgane Phillips,
27:31Management Transition
27:31avec les flux
27:32et l'accompagnement
27:33de la grande distribution
27:34et du monde agricole.
27:35On l'a entendu.
27:36Et merci à vous,
27:36Luc Brindejon,
27:37vous êtes venu
27:37avec vos petits pots de miel.
27:38On va y goûter.
27:39Directeur général
27:40Agri-Éthique France,
27:41Commerce Éthique Équitable.
27:42C'est un label
27:43et vous accompagnez,
27:44on l'aura compris,
27:45les industriels
27:46à faire des produits vertueux.
27:47Merci à vous.
27:48Merci à vous, Caroline,
27:49évidemment,
27:49qui avez pris des notes.
27:50Elle a pris des notes.
27:51Merci à vous et toute l'équipe.
27:53Merci à Paul Hausson.
27:54Merci à Pierre Lou
27:55à la réalisation.
27:56Merci à Nicolas Juchat,
27:57évidemment.
27:57Merci à vous,
27:58chers téléspectateurs.
27:59À bientôt.
27:59Bye bye.
28:04Sous-titrage Société Radio-Canada
28:04Sous-titrage Société Radio-Canada
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