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  • il y a 10 mois
Ce lundi 5 janvier, Antoine Larigaudrie a reçu Olivier Lechevalier, directeur général Defthedge, et Matthias Baccino, directeur Europe Trade Republic, Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat MW Gestion, Barbara Thomas-David, notaire à Paris, Julien Nebenzahl, responsable des solutions d'épargne chez eToro, et François de Lassus, consultant chez Or en Cash, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:10Bonjour, soyez les bienvenus, très bonne nouvelle année à tous et à toutes et on va continuer en
00:162026 à s'occuper de votre patrimoine. TPI en trois lettres, c'est la bonne recette pour faire
00:23fructifier vos actifs, pour vous aider à devenir de meilleurs investisseurs. Évidemment, c'est le
00:29maître mot de cette émission et puis on va commencer cette année très très fort. Soyez
00:34bien attentifs, vous pouvez continuer à écouter toutes nos chroniques sur le replay, sur le podcast,
00:42etc. Que ce soit la boîte à outils, que ce soit le coffre fort, toutes les rubriques qui vous
00:47intéressent, qui vous aident concrètement à trouver de nouvelles pistes d'investissement et nouvelle
00:53année qui commence avec pas mal de soubresauts géopolitiques, il faut bien le dire, avec l'opération
00:56américaine au Venezuela. Alors au-delà de toutes les conséquences au niveau géopolitique purement,
01:02des hypothèses autour des nouveaux risques induits par l'interventionnisme américain un
01:06petit peu partout, forcément implication à suivre concernant le pétrole, les matières premières et
01:10ça tombe bien, on commence l'année comme on l'a fini avec Olivier Lechevalier de Deft Hedge,
01:15donc son expertise nous sera précieuse. Mathias Baccino de Trade Republic sera là aussi,
01:19pas oublier l'actualité plus proche de nous en matière de politique monétaire un petit peu partout,
01:24politique budgétaire chez nous en France, pas de panique, on est là pour vous expliquer.
01:29Et puis on aura même Julien Nebenzal, dit Toro, pour nous aider à vous aider à traverser ces
01:34phases de marché où ça s'agit de fort, mais où en même temps on sait garder son calme,
01:38et c'est le cas en ce moment sur les marchés. Michel Delobel pour les arbitrages techniques,
01:43on a du verre partout ce matin sur les écrans, un CAC 40 qui se rapproche à nouveau de ces plus
01:46absolus, donc un TPI très copieux pour commencer cette année. Au cœur de vos préoccupations aussi,
01:51ça reprend d'une certaine manière l'actualité géopolitique du moment, c'est Maître Barbara
01:56Thomas-David qui viendra vous parler de la copropriété, comment ne pas perdre son sang
02:00froid, alors que certaines fois c'est vraiment compliqué. Toutes les bonnes astuces,
02:04les bons conseils, boîte à outils complète ce matin. Et puis l'or, toujours au cœur de
02:08vos préoccupations, l'or toujours actif, recherché au milieu des turbulences actuelles,
02:13tendance pour l'année à venir, qu'est-ce qu'on peut acheter ? Des supports papiers,
02:16des supports physiques un peu liquides, avoir sous la main tous les bons conseils avec
02:19Michel Delassus d'or en cash, ce sera en fin d'émission dans le coffre-fort. Vos questions,
02:24vous nous les posez par mail, l'adresse est directe à bfmbusiness.fr, vous pouvez nous envoyer
02:29un SMS aussi au 732 16, vous tapez le mot-clé business suivi de votre message et puis vous
02:34pouvez me joindre directement sur Twitter. Le reste de l'actualité du jour, Nicolas Maduro
02:40sera donc présenté à un tribunal de New York à la fin de cette journée, fin d'après-midi
02:45en heure française. Il se verra signifier des accusations de trafic de drogue,
02:48narco-terrorisme, deux jours maintenant après sa capture à Caracas, où désormais
02:53ce sont les Etats-Unis qui sont aux commandes, assure Donald Trump cette nuit, le président
02:56américain qui somme la dirigeante par intérim, la vice-présidente du Venezuela, de se conformer
03:02aux volontés américaines. Et dans cette liste de volontés, il y a évidemment l'exploitation
03:06du pétrole sur place. Enjeu numéro un pour l'intervention américaine dans le pays,
03:10premier argument de Donald Trump pour justifier l'arrivée prochaine des compagnies
03:14pétrolières américaines pour réinvestir massivement le secteur. Ce matin, pas de
03:18mouvement à proprement parler sur les prix du pétrole, on est toujours aux côtés
03:22des 60 dollars sur le Brent de mer du Nord et c'est parce qu'avec ou sans les Etats-Unis,
03:28il faut quand même relativiser l'importance de Caracas sur le marché du pétrole, réserve
03:32immense mais production très faible, justement à cause de la vieillesse des infrastructures,
03:36on en parle dans quelques instants dans le déchiffrage. Au-delà du Venezuela cette nuit,
03:40comme tout au long du week-end, Donald Trump a multiplié les menaces de l'Iran à
03:44Cuba, en passant par la Colombie. Personne n'est à l'abri, prévient-il, et puis le
03:47président américain qui réaffirme aussi ses vues sur le Groenland. Il s'agit d'une
03:51question de sécurité nationale face à la multiplication des navires russes et chinois
03:55autour de l'île, selon lui, et en plus du caractère stratégique de l'emplacement.
03:59Il y a aussi la question des ressources depuis le début, c'était même une des premières
04:03intentions juste après son investiture pour son deuxième mandat du côté du Danemark.
04:07On le dit en toutes lettres ce matin dans un communiqué officiel, ça suffit, les
04:12menaces des Etats-Unis. Aujourd'hui, c'est aussi la rentrée politique en France avec
04:16toujours le même chantier, le budget qu'il faudra adopter au plus vite pour éviter de
04:20laisser filer le déficit. Ça discute à nouveau en coulisses depuis quelques jours. Discussions
04:25officielles à l'Assemblée qui vont reprendre cette semaine. Il faut un budget avant la
04:28fin du mois, dit la porte-parole Maude Bréjon. Et en attendant, le Premier ministre
04:31reprend en main le dossier agricole. Dans une lettre ouverte ce week-end, avant de recevoir
04:36les syndicats, il leur promet le retour au bon sens et ça passe par une interdiction de
04:40certaines importations en provenance d'Amérique du Sud. Les fruits et légumes qui contiennent
04:43des résidus de pesticides interdits en Europe ne pourront plus entrer en France. Un arrêté
04:48sera pris demain, mais la mesure devra obtenir aussi le feu vert de Bruxelles, où d'ailleurs
04:51le traité avec le Mercosur doit être validé avant la fin du mois, théoriquement.
04:56Allez, tout de suite, votre tableau de bord.
04:58C'est votre rendez-vous avec Emirates.
05:03Avec Emirates. Voyagez mieux.
05:08Tout pour investir. Le tableau de bord.
05:12Ça beau être agité sur le front géopolitique avec le Venezuela, les marchés gardent vraiment
05:18leur calme. Le CAC 40 quasi a changé, plus 0,12%, mais on est au-dessus des 8200 points
05:23à nouveau. Donc, peut-être une tentative vers les plus hauts historiques, au-delà
05:27des 8300, avec plusieurs secteurs qui sont privilégiés. On va les passer en détail.
05:35Pour l'instant, on a une hausse de 1,3% pour l'Euronext Tech Leaders, les valeurs
05:38tech qui sont également très, très bien orientées. Un petit coup d'œil sur les
05:42valeurs européennes et les indices continentaux, plus 0,73% pour l'Eurostock 50, plus 0,76% pour
05:48le DAX à Francfort et Madrid, plus 0,48%. On a également la bourse de Milan qui grimpe
05:53de 0,7%, donc on sent que c'est beaucoup plus décidé du côté des autres places européennes.
05:59En tête des progressions du côté du CAC 40, on a Eurofins scientifiques, plus 6,5%, 66,06€
06:06avec un relèvement de recommandation d'Exam BNP Paribas. On a l'ensemble du secteur de la
06:11défense, bien entendu, avec tous les soubresauts géopolitiques du week-end qui est en
06:15ébullition. Thales qui prend quasiment 4% à 244,30€, mais la vedette du jour, c'est
06:20Excel Technologies qui gagne 11,6% à 95€ avec une belle commande de drones à la clé et
06:29une forte hausse du titre, à noter aussi Dassault Aviation qui est en belle hausse, plus 3,4%.
06:35Et puis Alstom qui a reçu un certain nombre de commandes pour plus de 3 milliards d'euros.
06:41Alstom qui gagne 2,76% à 26,39€.
06:44À la baisse, on retrouve Orange qui recule de 2,2%, 14,03€. Carrefour, moins 1,63€ à 14,18€.
06:51Et Danone, moins 1,10€ à 75,20€. Je vous le disais, grand calme sur les cours du pétrole,
06:56malgré l'agitation du moment. 60,84€ pour le baril de Brent de Mer du Nord. Et du coup,
07:01Total est en baisse, moins 1% à 55,53€. NG, moins 0,7€ à 22,81€. On sent qu'il y a des prises de bénéfices
07:09autour de valeurs très conservatrices et très pourvoyeuses de dividendes. Du coup, ça pèse un petit peu
07:14sur la tendance à Paris du fait de la ventilation sectorielle et ça empêche d'avoir d'aussi bonnes
07:19performances que l'Europe à court terme. La plus forte baisse du SBF 120, elle est pour Atos qui perd 4,5%
07:24à 49,82€. Un petit coup d'œil sur les taux, 3,6% pour la dette française. 10 ans, 4,17% pour le 10 ans américain.
07:32Et sur les devises, on est à 1,16,83€ sur l'euro-dollar. Un petit coup d'œil sur le pétrole,
07:37donc je ne vous le disais pas trop de mouvement. 60,82€ pour le baril de Brent de Mer du Nord.
07:43L'or, toujours très proche de ses records absolus à 4,447$. Et l'once d'argent, 75,97$ après une forte correction
07:54la semaine dernière. Tout de suite, on déchiffre l'actualité.
07:58Tout pour investir, le déchiffrage.
08:02C'est plutôt bien parce qu'on a terminé l'année avec lui. Il revient pour cette première séance,
08:08première émission de l'année. Olivier, le chevalier de DevTed. Bonjour.
08:13Bonjour.
08:13Et Mathias Baccino qui fait son retour aussi. Bonjour Mathias.
08:16Bonjour.
08:17Bon, et tous mes voeux de bonheur à tous les deux. On va commencer cette actualité du jour,
08:22oui, bien sûr, par parler de l'agitation géopolitique autour du Venezuela. Des menaces de Donald Trump
08:28autour de l'Iran, de la Colombie, de Cuba, du Groenland. On sent que là, on est reparti
08:35sur une vraie source d'instabilité. D'autant que là, on a eu une opération assez impressionnante
08:41du côté du Venezuela. Et toutes les raisons d'être inquiets quand même de cette forme
08:47d'agitation, même si du côté du pétrole, ça ne réagit pas, que du côté des marchés
08:52actions, il n'y a même pas de hausse de la volatilité. On a l'impression qu'on s'est
08:56un petit peu accoutumé à tout ça, qu'on relativise tout. Mais est-ce bien raisonnable,
09:01Olivier ?
09:02Effectivement. Depuis cette intervention Venezuela. En même temps, le Venezuela ne représente
09:07que 1% quand même des volumes qui sont de barils de pétrole qu'on retrouve, qui sont
09:14mis en marché chaque jour.
09:16Le truc, c'est qu'on dit très souvent que c'est les deuxièmes réserves prouvées
09:19au monde. Mais voilà, ils en extraient très peu, parce que l'infrastructure tombe en
09:23ruine. C'est justement là où Donald Trump veut mettre son nez, en faisant référence
09:27aussi au moment où il y a une quinzaine d'années, ils avaient été expropriés, les pétroliers
09:32américains du Venezuela.
09:33Tout à fait. Mais pour le moment, là, c'est vrai, ce qui se passe, c'est que le marché
09:36de toute façon a déjà pris en considération qu'il y avait même l'intervention américaine,
09:42le pétrole. On voit bien que le cours n'a pas tant bougé que ça. On est passé de
09:4659 à 60. Ce n'est pas non plus quelque chose de stressant sur les marchés. De toute façon,
09:52le problème qu'on a actuellement, c'est qu'on ne va pas, même s'ils ont les plus grosses
09:55réserves, on ne va pas immédiatement pouvoir les utiliser et les mettre en marché immédiatement,
10:00parce que ça demande, comme vous disiez, des investissements où ils sont très vieillissants.
10:05Donc, c'est-à-dire qu'il faudrait investir plus de 100 milliards de dollars jusqu'en
10:092040 pour pouvoir aller chercher cette production.
10:12Et on n'oublie pas, vous êtes spécialiste en la matière, c'est du pétrole très lourd
10:16qui sort des réserves du Venezuela. Donc, il faut beaucoup le raffiner.
10:20Exactement. Donc, ça coûte cher. Ce sont des moyens qui sont importants. Donc, forcément,
10:24ça ne va pas jouer immédiatement. Donc, on le voit bien. Là, on va avoir un peu de volatilité
10:28sur les marchés parce que ça apporte du stress. Mais en fait, ça va être vite absorbé.
10:32Et de toute façon, ça va calmer le jeu relativement rapidement.
10:36Donc, en tout cas, pour nous, DevTage, on se dit qu'entre 2025 et 2026, on va rester
10:42sur des niveaux de barils qui ne vont peut-être pas dépasser les 60 dollars, 62 dollars, 64,
10:48etc. pour l'année 2026. En tout cas, l'offre, on voit bien que ça s'est quand même relativement
10:53déplacé. On voit bien que Trump remet quand même au centre l'énergie parce qu'on est
10:57beaucoup concentré sur l'énergie électrique, etc. Donc, en fait, aujourd'hui, il a promis
11:02quand même aux Américains d'avoir un pétrole pas cher, de continuer à avancer et donc,
11:07du coup, de maintenir. Donc, pour lui aussi, prendre l'excuse du narcotrafiquant pour aller
11:12s'occuper du Venezuela. Ils avaient déjà fait un affront au moment de la guerre en Ukraine
11:18aussi. C'est-à-dire que le Venezuela avait voulu sortir de la cotation dollar.
11:22Donc, ça faisait déjà un moment qu'ils étaient un peu sous surveillance américaine
11:26et qu'il y avait cette envie quand même, je pense, d'y retourner. Pas de la meilleure
11:30des manières aujourd'hui, mais bon, voilà, il est passé.
11:33Mais c'est ce que disait Wilfried Galland de Montpensier Arbevel ce matin et qui était
11:37très intéressant. Il nous disait que la matière première qui est la plus traitée sur
11:42le marché pétrolier, en réalité, c'est l'argent. C'est les investissements
11:46qu'il y a à faire et les Américains sont prêts à investir très, très fort pour augmenter
11:51encore leur capacité. Et puis, voilà, plus avoir de comptes à rendre à qui que ce
11:56soit, ni à l'OPEP, ni à personne, parce que c'est quand même l'objectif principal.
12:00Tout à fait. Là, leur objectif, de toute façon, c'est d'avoir plus de ressources.
12:04On le voit avec le Groenland. On le voit avec pas mal d'autres matières premières.
12:09Mais les matières premières, on se retrouve avec des matières premières qui sont moins
12:12chères. On le voit là, le pétrole, du blé, enfin des matières qui sont soumises à une
12:18pression baissière. Et puis après, vous avez toutes les autres matières premières
12:21type énergie qui, elles, sont sur une pression haussière. Uranium, argent, etc.
12:26qui vont, elles, être plus demandées, comme le cuivre aussi, qui a atteint un certain
12:31pic. Donc, on a deux écoles, là, aujourd'hui.
12:33Oui. Mathias, vous, c'est le Groenland qui vous inquiète le plus. En ce moment, c'est
12:38celui auquel vous avez le plus réagi sur la ventilation, la menace.
12:42On ne pourra pas dire qu'on n'était pas prévenu. C'est-à-dire que la publication du papier
12:45de stratégie de sécurité nationale américaine, il y a un mois, je crois, à peu près.
12:49Mais si je me souviens bien, Groenland, c'était le premier mot qu'il a prononcé juste après
12:53son investiture, en disant...
12:55Oui, c'est vrai que ça fait partie des choses...
12:57J.D. Vance y était arrivé...
13:00Il a nommé un ambassadeur dédié qui a déjà, le mois dernier... Enfin bref. Donc, il est évident
13:07que les États-Unis se renforcent. C'est très clair. Ils renforcent leur capacité à générer
13:13de la croissance économique peu chère pendant longtemps en garantissant un approvisionnement
13:20énergétique complémentaire à celui qu'ils avaient déjà via le Venezuela. Ils l'ont fait
13:24il y a six mois ou un an avec le canal du Panama qui a été quand même, je le rappelle,
13:28racheté par BlackRock quasiment du jour au lendemain. Donc, c'est évidemment une très
13:33mauvaise nouvelle pour Taïwan, puisque Taïwan doit, j'imagine, depuis quelques jours sentir
13:39que le soutien américain va sans doute un peu refluer. Parce qu'en fait, ce qui se joue
13:46au Venezuela, ce qui se joue à Cuba, ce qui se joue au Panama, c'est en fait l'influence de la
13:51Chine et de la Russie proche des États-Unis sur l'Amérique centrale et l'Amérique latine. Et ça,
13:55Trump vient de dire, c'est terminé. À partir du moment où il dit ça, il sera moins légitime pour dire à la
14:02Chine, Taïwan, voilà. Exactement, comme dit la mauvaise expression française, c'est la porte ouverte à toutes
14:09les fenêtres, finalement. C'est exactement ça. Il vient complètement de bousiller le droit
14:12international et maintenant, chacun joue sa partoche et c'est celui qui a le plus de porte-avions qui va
14:17gagner à la fin. Je crois que ça lance l'année 2026 du point de vue géopolitique sous le signe du retour
14:22des empires. On en parlait déjà un petit peu en 2025, mais d'un point de vue purement géopolitique,
14:29le retour des empires est clairement ce qui marque la période avec un affaiblissement terrible de
14:37l'Europe. C'est vraiment ahurissant à quel point on est faible dans cette situation. Je rappelle que
14:42quand il a déclenché son opération au Venezuela, frontalier de la Guyane française,
14:48eh bien Donald Trump a prévenu la Chine, la Russie, mais pas l'Europe ni la France, ce qui est un symbole
14:55mais qui veut tout dire. Donc à l'heure actuelle, la seule bonne nouvelle de ça, c'est évidemment pour
15:02le peuple vénézuélien qui, on peut l'espérer, aura une vie meilleure qu'avant, mais c'est surtout
15:06une très mauvaise nouvelle et un appel de plus aux européennes et aux européens à se réveiller. Voilà,
15:13il faut se réveiller, le monde est en train de ne pas nous attendre. La bourse est peut-être
15:18en train de donner une réponse à tout ça avec Exel Technologies qui gagne 11,4%, Thales plus 3,87%,
15:25Dassault Aviation plus 3,4%. La bourse est en train de dire, ouais. Ça fait partie des thèmes 2026 qui
15:32sont tristes mais bien là. Olivier Lechevalier, bon on a on a regardé un petit peu l'ensemble des
15:38matières premières. Il faut quand même revenir aux fondamentaux de marché et il y a un fondamental qui
15:44s'appelle Nvidia, qui est une sorte de monstre, qui se tire la bourre avec Apple en ce moment sur le
15:49titre de première capitalisation mondiale. C'est peut-être un juste retour des choses. La
15:57bourse est en train de dire, ouais non mais attendez, le truc important il est là, il n'est pas ailleurs et ça va
16:02continuer à être le principal ressort des marchés cette année.
16:05Exactement. Là comme vous le citiez, c'était des très bons exemples. Exel, l'armement, en fait aujourd'hui
16:11produire du concret. En fait je pense que les investisseurs ont confiance alors que peut-être
16:17produire uniquement de l'IA, ça fait beaucoup parler, ça lève beaucoup d'argent, il y a toujours
16:22cette bulle autour. Mais la difficulté c'est que les gens se rendent compte qu'on va aller chercher là
16:27où il y a quelque chose au moins de sécurisé et on va produire quelque chose et on va pouvoir aller
16:31chercher un ROI, on va pouvoir aller chercher de la marge, on va pouvoir retrouver l'investissement.
16:34Alors que, donc c'est pour ça que c'est vrai que Nvidia va produire des puces, finalement le
16:39marché a confiance. Donc la seule chose et la seule crainte c'est que là on voit tous
16:44les investisseurs plutôt se diriger vers la tech aujourd'hui et peut-être délaisser
16:48d'autres endroits où il y aurait aussi besoin d'investissement. Maintenant, vous parliez de concret,
16:53ce que les investisseurs attendent maintenant de l'IA, c'est plus tellement de comment elle est
16:59développée, c'est qu'elle génère du cash. Exactement. On va se retrouver sans doute cette
17:04année, enfin si tout va bien, avec deux introductions majeures, celles d'OpenAI et
17:09celle de Perplexity. Donc a priori des entreprises qui génèrent énormément de chiffres d'affaires,
17:17mais qui brûlent du cash à ne plus savoir qu'en faire. Est-ce que du coup le marché risque pas de
17:22devenir encore toujours et toujours plus exigeant sur qu'est-ce que ça rapporte ?
17:27L'année dernière, ils ont enlevé énormément d'argent, 1700 milliards quand même de dettes sur
17:33toutes ces sociétés. Donc la bulle IA concentre énormément de dettes, d'argent et qui en plus ont
17:39été mis dans des véhicules, des SPV un peu particuliers aussi au passage. Donc c'est vrai
17:44que les investisseurs aujourd'hui, avec tout le stress géopolitique, on cherche quand même des
17:49investissements qui vont rapporter. Et donc là, le problème de l'IA, ce qu'on rencontre pour être dans le
17:54logiciel et dans le software, c'est comment on va appliquer l'IA, comment on va le facturer,
17:58comment on va pouvoir en fait mieux l'interpréter et en fait comment on va avoir des retours sur
18:04investissement, de la marge et du cash concrètement comme vous dites. Même s'ils ont des PER,
18:07toutes ces sociétés, parce qu'on parlait beaucoup de bulles, il y a où on était vraiment dans une
18:12impression que ça va exploser. Il y a eu beaucoup d'argent, ce sont quand même des sociétés qui
18:17investissent dedans, qui ont des reins solides parce qu'ils ont beaucoup de cash, alors qu'on n'a pas
18:22vraiment, quand on avait des crises en 2008, quand il y avait des bulles, en fait, il y avait un
18:26problème de cash quand même derrière. Là, on n'a pas ce sujet. Donc c'est vrai que là, pour moi,
18:30tous les investisseurs vont se retourner vers des choses peut-être plus tangibles, plus
18:35compréhensibles, où on produit quelque chose et qui est essentiel dans la chaîne de valeur. Alors
18:40que l'IA, bon, peut-être que pour le moment, elle n'est pas forcément bien comprise, bien utilisée,
18:43enfin, elle est bien utilisée, j'imagine, mais en tout cas, c'est un peu la difficulté.
18:47Je ne sais pas. Mais justement, Mathias, c'est très intéressant parce qu'il y a l'IA et la défense
18:54qui ont été vraiment au centre du scope toute l'année dernière, pas oublié, ça nous a induit un
18:59biais comportemental, c'est-à-dire qu'on a oublié tout ce qui avait bien marché l'année dernière sans
19:03trop faire de bruit, mais qui pourrait continuer à bien marcher sur cette année. Je pense notamment
19:09au secteur de la santé qui a quand même été très regardé. Il y a eu des opérations, etc.
19:14Sous-pricez, sous-pricez. Voilà. Et puis, l'énergie et puis, tiens, les small et mid-cap
19:19qui ont très, très bien fonctionné aussi, alors avec beaucoup de déséquilibre, mais
19:23qui ont bien marché. Ça va continuer à être au centre du scope cette année ?
19:27Pour moi, on va être dans l'année du relais. C'est-à-dire que là, il va nous falloir absolument
19:31en 2026 un relais de croissance pour les marchés. Après, le super cycle d'investissement,
19:38en fait, dans les infrastructures d'IA dans lequel on est maintenant et qui est probablement
19:43un moment donné va s'arrêter quand même. C'est-à-dire qu'il y a un moment donné
19:46où les entreprises qui ont fait ces 1 500 milliards d'investissements vont arrêter
19:51d'investir pour récolter les fruits. La question, c'est quand ? Et ça, a priori,
19:56c'est très difficile à savoir, tout simplement. Parce qu'on ne sait pas encore à quelle vitesse
20:01les autres entreprises vont adopter justement l'IA dans leur process et donc demander
20:07cette fameuse capacité de calcul qui est en train d'être construite. Donc, il y a un moment
20:12de flottement sans doute là. Et dans ce moment de flottement, j'espère qu'on va pouvoir,
20:17nous toutes et tous, dans la communauté de l'investissement et au-delà les particuliers,
20:22eh bien, ouvrir un peu nos œillères parce qu'il se passe plein d'autres choses aussi.
20:26Et qu'a priori, les secteurs et les champions de 2025 ne seront pas les secteurs et les champions
20:31de 2026. Donc, moi, je voulais attirer l'attention sur la santé qui est un secteur sous-price
20:37et qui a une tendance de long terme évidente, donc qui, moi, m'intéresse beaucoup actuellement.
20:43Je pense évidemment au secteur robotique quantique en prolongement, justement, de cette vague
20:50d'innovation technologique. La nouvelle vague côté tech pur, a priori, c'est la robotique et le quantique.
20:59Évidemment, et c'est bien triste, le secteur de la défense. Enfin, il y a des sociétés industrielles
21:04en Europe et aux États-Unis, quand on est dans une vague de réindustrialisation, de re-souveraineté,
21:11qu'on a le plan d'investissement américain, le plan d'investissement allemand qui arrive,
21:14les sociétés industrielles de l'Europe, les small et mid-cap européennes,
21:19qui devraient bénéficier de la sortie du cycle de taux en 2026 et qui pourraient être des nouvelles stars
21:24par rapport à 2025, et dans une moindre mesure, les small et mid-cap américaines
21:28qui ont déjà un petit peu rattrapé. Donc, des relais, il va y en avoir, il faut qu'il y en ait,
21:33parce qu'on ne peut pas construire les marchés financiers du monde sur cette valeur.
21:38Ce n'est pas possible. À un moment donné, ça nous amènera à une chute trop brutale et trop forte,
21:45parce qu'il y a forcément un moment donné où les espoirs de rentabilité de ces entreprises,
21:48on pense évidemment à Oracle, vont être déçus. Et là, ça va faire très très mal.
21:52Mais là, on a peut-être un petit concentré, là, ce matin, de tout ce dont on a parlé.
21:57Alstom, qui gagne pas mal de terrain, plus 2,7%, ils ont remporté quand même 3 contrats
22:02pour un montant de quasiment 3 milliards d'euros. Ça, c'est pas mal.
22:07Exile, pour des drones, 40 millions d'euros. Ça aussi, c'est du concret, c'est de l'industrie.
22:13Et puis voilà, on a Eurofins scientifiques, là, dans le domaine de la santé,
22:17la Exane BNP Paribas qui dit, regardez un petit peu le titre, là, ça vaut peut-être le coup.
22:20Donc voilà, on a l'éventail des secteurs.
22:23Je suppose aussi le secteur de l'énergie, Olivier Lechevalier.
22:27C'est notamment le nucléaire qui va être regardé de près.
22:32Oui, parce que du coup, c'est vrai qu'on regarde l'électricité.
22:36Parce qu'il faut bien faire fonctionner les data centers, l'IA, etc.
22:39Et puis, j'allais vous dire, tout, en fait.
22:44Parce que tout le monde se focalise sur, on dit, Schneider Electric est devenu une valeur IA à cause des data centers.
22:49Mais non, mais c'est toute l'industrie et toute la société qui est en train de s'électrifier en mode de masse.
22:55Exactement.
22:56Et donc là, on voit bien que le prix de l'uranium, quand même, il a bien monté ces dernières semaines.
23:01Et donc, forcément, un data center, ça demande beaucoup d'énergie.
23:04L'IA demande beaucoup d'énergie.
23:06Donc, c'est un peu la valeur qu'on ne va pas regarder, je pense, immédiatement.
23:09Parce qu'elle est vraiment tout en bas de tableau.
23:12Qu'est-ce qu'ils regardent ces gens-là ?
23:13Parce qu'il y a très peu d'acteurs, quand même, qui viennent produire et maîtriser cette énergie, la raffiner.
23:20Parce qu'il n'y a pas beaucoup d'acteurs.
23:21Il y a Orano et Kataz à Prom, là aussi, qui font 40% du marché.
23:28Donc, en gros, la difficulté sur l'uranium, c'est que c'est peu d'acteurs, mais c'est beaucoup d'énergie derrière.
23:36Et donc, il faut la surveiller aussi.
23:38Il faut la regarder parce qu'on ne peut pas faire que des énergies vertes.
23:42On ne peut pas faire que des éoliennes, parce que ce sont des projets aussi qui sont longs, coûteux.
23:46Alors que quand même, une centrale nucléaire, aujourd'hui, on nous demande d'avoir de l'énergie pas trop chère.
23:50Parce que tout le monde, je pense, est vers la transition énergétique.
23:53Mais la difficulté reste encore un peu le portefeuille aujourd'hui.
23:56Bien sûr.
23:56Et du coup, le cash, quand même, derrière tout ça.
24:00Olivier Lechevalier de Deft Edge et Mathias Baccino de Trade Republic,
24:04merci d'avoir ouvert ce premier TPI de l'année.
24:08On passe aux arbitrages dans quelques secondes.
24:12Michel Delobel d'MW Gestion est avec nous.
24:20Bonjour Michel.
24:22Bonjour Antoine.
24:23Bon, un CAC 40 qui ne fait pas grand-chose.
24:25On va dire que c'est plutôt une bonne nouvelle.
24:27Le marché garde son calme.
24:28Maintenant, on sous-performe assez largement le reste de l'Europe boursière.
24:32Mais enfin, on commence cette année pas très très loin de nos derniers plus hauts historiques.
24:37Est-ce qu'on peut prévoir peut-être un petit appel d'air bénéfique en ces premières séances de l'année ?
24:43On pourrait.
24:43C'est vrai que même ce matin, le CAC avait tenté une incursion haussière qui n'est pas allée très très loin
24:49puisqu'on est quasiment de retour à l'équilibre.
24:51On est sur des zones graphiques qui sont un petit peu compliquées.
24:54Effectivement, on est allé chercher un gap qu'on avait ouvert mi-décembre,
24:59un gap baissier.
24:59Donc, on est allé combler.
25:01Mais ce gap avait fait suite à une tentative de franchissement aussi de la zone des 8 260 puis 8 300
25:06et qui s'était soldé par un échec.
25:08On sent que c'est un petit peu compliqué de trouver un petit peu d'élan en ce début d'année.
25:12Mais c'est le cas déjà depuis deux mois à peu près.
25:15Donc, c'est assez compliqué pour l'instant de trouver des relais de croissance.
25:19Cela dit, on sent que ça pousse quand même vers le haut.
25:23Et graphiquement, c'est plutôt solide encore.
25:25Après, il faudra que fondamentalement, on trouve aussi des raisons d'aller plus loin.
25:29Et comme vous le disiez tout à l'heure, les gagnants de l'année dernière ne seront pas forcément ceux de cette année.
25:35Il faut aller trouver des relais de croissance.
25:37Quels seront-ils ?
25:38Vous avez évoqué plusieurs pistes.
25:39Effectivement, je pense qu'on peut aller regarder tous ces secteurs-là.
25:42Mais pour l'instant, on sent le marché encore très hésitant.
25:45Après, je pense que l'essentiel des investisseurs rentre de vacances aujourd'hui.
25:50Donc, il faut peut-être encore quelques jours pour que tout ça se déclare.
25:53Oui, effectivement, il faut attendre.
25:55Il faut poser un petit peu les jalons.
25:56Et effectivement, attendre qu'émerge une tendance dominante.
25:59Est-ce qu'il y a un actif en particulier qui vous intéresse ce matin,
26:03sur lequel vous détectez des signaux intéressants ?
26:07Alors, au niveau des signaux, c'est encore un tout petit peu court.
26:09Mais j'avais envie de parler ce matin de Virbac.
26:12Alors, on n'est pas sur le domaine de la santé dont vous parliez il y a quelque temps.
26:15Enfin, si, mais c'est de la santé animale.
26:16On est sur un domaine un petit peu différent quand même de la santé humaine.
26:19C'est un dossier qui n'a pas fait grand, grand chose ces dernières années,
26:23puisqu'on est encore en repli entre 15 et 20 % depuis les plus hautes fin 2021.
26:28Depuis deux ans, ça n'a pas fait grand chose.
26:30Et pourtant, la société n'a pas démérité.
26:32Le chiffre d'affaires a continué de propre et de façon assez sensible.
26:35Je crois que ça a pris à peu près 40 % depuis cinq ans.
26:39Le résultat net a monté un petit peu moins.
26:41Donc, c'est peut-être pour ça que les investisseurs se sont un petit peu détournés du titre,
26:44qui avaient aussi bien performé en 2020-2021.
26:48Mais il y a des raisons d'espérer mieux après quelques années de consolidation.
26:54La dette reste très raisonnable.
26:55Ils ont un nouveau DG depuis le mois de septembre l'année dernière,
27:00qui devrait donner une nouvelle impulsion.
27:02Ils ont des objectifs d'augmentation de marge d'ici 2030.
27:05À la différence de la santé humaine aussi, il n'y a pas vraiment de problème d'expiration de brevets,
27:10parce qu'ils se basent essentiellement sur des molécules qui sont déjà éprouvées,
27:14qui sont déjà plus ou brevées, des génériques.
27:18Et puis, c'est un secteur sur lequel il y a eu aussi un petit peu de mouvement de concentration ces derniers temps.
27:22Et ça pourrait se poursuivre.
27:24Pierre Bach n'est que le sixième opérateur mondial.
27:26C'est déjà pas mal.
27:28Mais voilà, on n'est pas à l'abri non plus d'opérations de croissance.
27:31Et quand on voit les niveaux auxquels ont été achetés les dernières sociétés dans le domaine,
27:37on peut espérer du mieux sur ce dossier-là.
27:39Donc voilà, graphiquement, il faudra attendre encore un petit peu
27:42et franchir la zone des 370-380 pour vraiment libérer le potentiel haussier.
27:49Mais on sent que ça pousse un petit peu sous ces niveaux-là ces derniers temps.
27:53Oui, effectivement, peut-être éventuellement taper les 450 euros à l'occasion
27:58si on n'arrive à s'affranchir de ces résistances.
28:01Mais Virbac, effectivement, a surveillé le hausse ce matin, plus 1,27%.
28:05Merci beaucoup, Michel Delobel, d'MW Gestion.
28:10Restez avec nous, une petite pause pub.
28:12Et puis, dans un instant, on va accueillir Maître Barbara Thomas-David.
28:17Ça va nous ramener à la géopolitique actuelle.
28:20Comment partager sereinement sa copropriété ?
28:24On va te parler de tout ça avec elle dans un instant.
28:26On va tout de suite.
28:33Maître Barbara Thomas-David, bonjour Maître, bonne année.
28:36Bonne année à vous.
28:38On revient à l'actualité géopolitique du jour.
28:41On va parler de copropriété.
28:42Le rapport est assez indirect, on va dire.
28:46Mais voilà, et j'ai intitulé ça volontairement entre paradis et enfer.
28:49Parce que, globalement, ça peut relever du casse-tête infernal à certains moments.
28:56Alors que, globalement, c'est fait pour que tout marche bien, en bonne entente.
29:01C'est loin d'être le cas.
29:02La plupart du temps, il y a toujours un moment où ça coince.
29:05Alors, on va en parler avec vous.
29:07Il y a quand même quelques questions essentielles auxquelles il faut répondre
29:10quand on achète un bien en copropriété.
29:12Et des bons réflexes à avoir, ne serait-ce que même avant l'achat.
29:16Mais oui.
29:17Alors, lesquels exactement ?
29:18Alors, déjà, effectivement, c'est exactement ce que vous disiez.
29:21La copropriété, vous êtes marié pour le meilleur et pour le pire.
29:25C'est-à-dire que vous n'allez pas pouvoir vous raccommoder avec vos voisins
29:29aussi bien qu'avec votre conjoint s'il y a un sujet.
29:32Donc, vous avez intérêt à bien regarder dans quelles copropriétés
29:37vous rentrez au moment où vous achetez un appartement.
29:40Parce qu'en fait, ce qu'il faut regarder, c'est le règlement de copropriété de votre immeuble
29:44qui fixe les droits et les obligations.
29:46Et là, je vais jargonner en termes de juriste.
29:49Mais le règlement de copropriété, c'est un contrat d'adhésion.
29:52Qu'est-ce que ça veut dire ?
29:53Ça veut dire que vous êtes obligé d'y adhérer.
29:55Vous ne pouvez pas dire, cette clause m'intéresse, celle-là, elle ne m'intéresse pas.
29:59Donc, en fait, vous rentrez dans la copropriété avec des droits et des obligations
30:03auxquelles vous ne pouvez pas déroger.
30:06Alors, qu'est-ce qu'il faut regarder, effectivement, à la loupe lorsque vous allez acheter l'appartement de vos rêves ?
30:12La première chose, c'est, dans le règlement de copropriété, la désignation du bien que vous achetez.
30:18Vous pouvez très bien...
30:19Ne serait-ce que ça, avant même de regarder les charges, juste regarder ce que c'est.
30:23Bah, exactement.
30:24Parce que votre agent immobilier va vous dire, voilà, vous achetez un bel appartement.
30:29Et puis, dans le règlement de copropriété, vous allez vous apercevoir que c'est un local.
30:33Ce n'est pas un usage d'habitation, c'est un local, c'est devenu un magnifique loft, mais avant, c'était autre chose.
30:39Donc, là, vous voyez, déjà ça, il y a un problème.
30:42Donc, la désignation, et puis regardez les plans.
30:45Parce que les plans, ceux qui sont attachés au règlement de copropriété, c'est les plans qui sont opposables.
30:50Or, des fois, la matérialité des lieux, ce n'est pas tout à fait pareil.
30:54L'exemple classique, c'est le bout de couloir au cinquième étage qui ne sert à personne.
30:58Donc, vu que ça ne sert à personne, on l'a gentiment annexé il y a 30 ou 40 ans.
31:04C'est des parties communes annexées.
31:08Donc, comment est-ce que vous pouvez vous en apercevoir ?
31:10En regardant les plans du règlement de copropriété.
31:12Donc, un, la désignation, les plans.
31:15Deuxièmement, les millièmes.
31:16Les millièmes, vous savez que vous avez attaché à votre lot de copropriété des millièmes.
31:20Par exemple, vous avez 10 millièmes des parties communes.
31:23Donc, qu'est-ce que ça veut dire ?
31:24Ces millièmes, c'est très important.
31:25C'est votre clé de répartition des charges et des travaux de copropriété.
31:30Donc, si vous avez 10 millièmes, c'est-à-dire que pour 10 000 euros dépensés,
31:34soit en charge, soit en travaux, vous aurez 10 euros à payer.
31:39Donc, les millièmes, la désignation.
31:42Et puis alors, après, ce qui est important, c'est qu'est-ce qui est partie commune,
31:45qu'est-ce qui est partie privative ?
31:46Il y a des choses, c'est évident, votre appartement, c'est une partie privative.
31:51La cage d'escalier, c'est une partie commune.
31:52Mais votre belle terrasse, le jardin.
31:56Exactement.
31:58Et notamment les jardins en rez-de-chaussée qui servent accessoirement de cendrier à l'ensemble de l'immeuble.
32:04Mais voilà, il faut être très précis là-dessus.
32:06Parfois aussi, dans certains étages, il y a quelques dégagements et tout qui peuvent tenir de la partie commune,
32:12mais dont se sert un propriétaire pour mettre son vélo ou je ne sais pas quoi.
32:16Et ça, il faut être super précis là-dessus.
32:19Exactement.
32:19Parce que les querelles de voisinage, ça commence par là.
32:21Parce qu'effectivement, on peut dire, vous avez également un joli petit local dont on a la disposition.
32:26Ah ben non, ce n'est pas à vous.
32:27Et puis, si vous avez un voisin pas sympa, il pourra vous demander d'enlever votre vélo.
32:31Il pourra vous l'annexer, oui.
32:32Vous l'annexer.
32:33Vous l'annexer, voilà.
32:34Donc ça, c'est important.
32:35Il y a autre chose qui est importante aussi, c'est la destination de l'immeuble.
32:41Alors, vous avez des immeubles à usage bourgeois ou exclusivement bourgeois.
32:47L'immeuble à usage exclusivement bourgeois, vous ne pouvez pas en faire autre chose que de l'habitation.
32:52Donc, les rez-de-chaussée à usage de commerce, on oublie.
32:56Le premier étage où vous avez envie de faire votre cabinet de sophrologie, par exemple,
32:59parce que vous dites, moi, j'habite chez moi, mais je travaille également chez moi, c'est pas possible.
33:04Donc, ça peut vous être utile d'avoir un immeuble à usage exclusivement bourgeois.
33:10C'est souvent des immeubles de grands, souvent de grands standings, parce que vous avez envie d'avoir la paix.
33:13Mais vous pouvez, au contraire, avoir envie d'y faire votre activité libérale.
33:18Et ça, ça se voit également dans le règlement de copropriété.
33:21Donc, c'est vraiment des choses qui sont super importantes, parce qu'une fois que vous avez acheté, c'est trop tard.
33:26Évidemment.
33:27Et puis, il y a évidemment les charges, il y a les travaux.
33:31Tout ça, il faut se tenir au courant, parce que souvent, on peut avoir un appart ou un bien immobilier à un prix très attractif,
33:37puisse rendre compte que les charges sont totalement délirantes, parce que, voilà, c'est de l'habitat collectif.
33:44Il y a une caserne de pompiers.
33:46On tire les poubelles avec un train électrique, tellement il y en a.
33:50On a besoin vraiment de sous pour maintenir l'usage de l'immeuble.
33:55Et ça, c'est des questions auxquelles il faut vraiment s'attacher avant même de passer à l'achat.
34:00Oui, parce que les points de vigilance, vous avez raison, la première chose, c'est les charges de copropriété.
34:05Un, est-ce que c'est bien géré ?
34:06Parce qu'il y a des copropriétés qui sont gérées au cordeau, au centime d'euro près,
34:10et puis il y en a d'autres où on a laissé passer les charges.
34:13Et finalement, il y a des charges qui sont importantes, alors que c'est mal géré.
34:17Ça, c'est la première chose.
34:18Et la deuxième chose, c'est le point sur lequel vous attiriez notre attention,
34:22c'est l'histoire des charges un peu somptueuses.
34:24Alors, vous avez des copropriétés où les charges sont minimes,
34:26et d'autres où vous avez un gardien, vous avez l'entretien des espaces verts,
34:31vous avez une salle de sport.
34:32Et tout ça fait que, effectivement, le prix de l'appartement, il n'est pas très cher.
34:36Mais pourquoi il n'est pas vendu ?
34:38C'est parce qu'il y a des charges qui sont très importantes,
34:41et que petit à petit, quand vous les additionnez à la fin de l'année, ça fait beaucoup.
34:45Voilà, on paie son crédit si on achetait à créer,
34:48on paie même quasiment un loyer en matière de charges.
34:51Il y a des immeubles où ça peut atteindre des sommes totalement dingues.
34:54Et les espaces verts, c'est souvent un piège.
34:57Les espaces verts magnifiques, mais l'entretien, le jardinage, les parterres de fleurs...
35:03Si ça veut être bien fait, ça a un coût.
35:05Ça a un coût important.
35:07Les travaux.
35:08Alors ça, les travaux, quand on achète...
35:10Donc alors, il y a un grand principe, c'est que tous les travaux qui sont votés,
35:14c'est-à-dire dont le budget a été adopté, charge vendeur.
35:19D'accord.
35:20Après, même si les travaux n'ont pas commencé.
35:22Après, tout ce qui est signé après la promesse de vente, c'est charge acquéreur.
35:28Alors, attention, regardez bien les PV des trois dernières assemblées générales,
35:33parce qu'il y a peut-être des travaux soit d'ascenseur, soit de ravalement.
35:37Vous savez qu'il y a des villes comme Paris où vous avez des obligations de ravalement,
35:41des injonctions de travaux.
35:43Donc des fois, c'est reporté parce qu'on n'a pas trop de sous.
35:45Une année, deux années, trois années.
35:47Et si vous voyez que ça fait quatre ans que le ravalement est reporté,
35:50ça va peut-être être pour vous.
35:52Le vendeur est peut-être en train de se débarrasser de son appartement
35:55avant le vote du ravalement ou de la réfection de l'ascenseur.
35:59Donc les travaux.
36:00Et puis alors, la dernière chose, c'est les procédures.
36:02Oui.
36:03Donc est-ce qu'il y a des procédures en cours, des mauvais payeurs ?
36:06Vous savez qu'il y a des copropriétés qui sont endettées.
36:08Donc c'est pour ça qu'il y a maintenant ce qu'on appelle les états datés
36:11qui sont obligatoires par la loi Allure
36:13pour vérifier que la copropriété n'est pas endettée.
36:16Est-ce que vous n'avez pas des procédures en cours
36:19avec l'immeuble d'à côté ?
36:21C'est-à-dire que quand vous achetez dans une copropriété,
36:23vous prenez le train de la copropriété en marche.
36:25C'est ça.
36:26Pour le meilleur et pour le pire.
36:27Oui, mais il faut absolument bien se renseigner
36:29sur la taille des wagons et comment ils fonctionnent.
36:31La taille des wagons.
36:32Oui, c'est exactement ça.
36:33Merci infiniment, maître Barbara Thomas-David.
36:36Un des bons conseils pour commencer l'année.
36:37Donc tout ce qui concerne la copropriété,
36:40et tout de suite, on va faire un peu de finances comportementales.
36:50Julien Nebenzal-Ditoro est avec nous.
36:52Bonjour Julien.
36:53Bonjour Antoine.
36:54Très bonne année 2026 à vous aussi.
36:57Tous nos voeux.
36:59À chaque fois, vous arrivez à un moment capital.
37:04Là, on se retrouve encore avec une année 2026
37:07qui commence par une crise géopolitique
37:08qui, si on tire le fil, risque d'en entraîner d'autres,
37:12avec les États-Unis et le Venezuela.
37:16Quand la géopolitique s'emballe,
37:18on a l'impression que de plus en plus,
37:19les marchés n'en ont rien à faire.
37:21C'est ce que nous disait Wilfried Galland ce matin.
37:23Mais ce calme, il est trompeur
37:25et il induit des mouvements de marché
37:27qu'il faut surveiller.
37:29Il y a ce qu'on appelle du côté des marchés américains
37:31le knee-jerk,
37:33l'emballement du genou à cause d'un mauvais réflexe.
37:37Et ça, il faut suivre ça avec attention
37:38parce que ça peut véritablement nous faire prendre de mauvaises décisions.
37:43Et c'est peut-être important de commencer
37:45par sonder ce qui se passe dans nos esprits
37:47au moment d'un événement précis
37:49comme celui qui est arrivé ce week-end.
37:50Oui, alors, c'est balisé.
37:55On a beaucoup d'informations
37:56sur les marchés depuis 30-40 ans
37:59quand il y a ce type d'événement,
38:00c'est une opération militaire
38:01qui ne peut pas avoir de conséquences positives en soi.
38:05En soi, il ne peut pas y avoir une issue heureuse.
38:09Donc, en fait, les biais de comportement
38:10qu'on trouve traditionnellement,
38:12c'est d'abord le biais très connu,
38:14on en a déjà parlé plusieurs fois,
38:16le biais d'aversion ou perte.
38:17C'est-à-dire ce que Kadman et Tchersky ont montré
38:19il y a maintenant 25 ans.
38:21On est beaucoup plus sensible
38:22à un risque de perte
38:23qu'à une espérance de gain,
38:24ce qui aboutit à des surréactions
38:26et à des effets de troupeau.
38:27C'est ça qui a expliqué à plusieurs reprises
38:29des mouvements de marché très négatifs
38:31quand il y a ce type d'événement.
38:33Après, il y a un deuxième aspect
38:34qu'on peut rappeler,
38:35c'est ce qu'on appelle
38:36le biais d'informations disponibles,
38:37on en a déjà parlé,
38:38c'est-à-dire comprendre ce qui se passe
38:41en regardant uniquement les risques immédiats
38:44et puis avoir,
38:45en regardant ces risques immédiats,
38:46une sorte d'illusion de contrôle.
38:48C'est-à-dire, finalement,
38:49si je vends,
38:50je vais me prémunir
38:51de ces risques immédiats.
38:52Donc, ça, c'est ce qui est à l'œuvre,
38:54en général,
38:55quand on a ce type d'événement.
38:58Maintenant,
38:58il y a une réalité financière
39:00et la réalité financière,
39:01elle peut parfois l'emporter
39:02un petit peu
39:03sur le biais comportemental.
39:05Ça a été le cas,
39:06je pense, ce matin.
39:07C'est-à-dire que la réalité financière,
39:09on la connaît,
39:09je pense que tous vos intervenants
39:11l'ont déjà décrite.
39:13Le Venezuela,
39:13c'est un peu une non-économie
39:15qui, grosso modo,
39:16produit peu de pétrole.
39:17Quand Chevron a été autorisé
39:19à reproduire du pétrole
39:20au Venezuela,
39:22c'était il y a un peu plus d'un an,
39:23le prix du pétrole n'a pas bougé
39:24parce que, de toute façon,
39:25les infrastructures ne sont pas prêtes.
39:26Tout ça prend énormément de temps.
39:28Et quand on regarde,
39:29dans l'autre sens,
39:31l'importance de la politique
39:32budgétaire américaine
39:33et des politiques monétaires
39:34en Occident,
39:35aux États-Unis,
39:36en Europe,
39:37évidemment,
39:37ça a énormément plus d'impact
39:39sur l'économie.
39:41Là où ce serait différent,
39:42je crois que quelqu'un
39:43en a parlé tout à l'heure,
39:44la réaction serait différente
39:45sur les marchés,
39:46c'est si le sujet
39:47avait concerné Taïwan.
39:48Parce que là,
39:49on a une zone de production
39:50d'éléments relativement importants
39:52au système du commerce mondial.
39:54Maintenant,
39:55une fois qu'on a dit ça,
39:56le fond du sujet,
39:57c'est aussi un point
39:58qu'on avait abordé
39:59l'an dernier,
40:00c'est ce qu'on peut appeler
40:01la déconstruction
40:02de l'ordre mondial.
40:03Ça fait partie d'un cycle
40:04que j'ai exposé,
40:05le cycle géopolitique
40:06qui dure environ 110 ans.
40:08Et la partie du cycle
40:09dans laquelle on est,
40:10elle a commencé il y a 15 ans,
40:11c'est celle d'un monde multipolaire
40:13et qu'on commence à nommer
40:15depuis un an, je pense,
40:17comme le nouveau régime des empires.
40:19C'est-à-dire,
40:21on a la Russie,
40:21on a la Chine,
40:22on a les USA,
40:23et puis d'ailleurs,
40:23on se demande comment l'Europe,
40:25à l'intérieur de ça,
40:26va s'en sortir.
40:28Et la réalité,
40:29alors là aussi,
40:30on a beaucoup d'historique là-dessus,
40:31la réalité,
40:32c'est que le capitalisme,
40:33il a toujours été très plastique.
40:35C'est même,
40:36d'une certaine manière,
40:37sa définition.
40:38Quand les conditions changent,
40:40les capitaux vont d'un investissement,
40:42d'une zone d'investissement
40:43à une autre,
40:43qu'il s'agit de géographie
40:44ou de secteur.
40:46Ça se fait relativement rapidement.
40:48Donc ce type
40:49de grand mouvement géopolitique
40:50qu'on voit
40:50ne porte pas en soi
40:52des risques,
40:54par exemple,
40:54d'effondrement des marchés financiers.
40:56C'est beaucoup plus
40:57les parties monétaires
40:58qui emportent ces grands risques.
41:00La plastique du capitalisme
41:02va permettre
41:03de,
41:04normalement,
41:05de recadrer
41:06les zones d'investissement,
41:07de rediriger les flux.
41:09Regardez ce qu'on fait,
41:09par exemple,
41:10en Europe avec la défense.
41:11C'est un exemple
41:11vraiment qui est sous nos yeux
41:13et qui va permettre
41:14d'atténuer tout ça.
41:15Donc en fait,
41:15au final,
41:16de ce qu'on voit ce matin,
41:18qui me semble relativement,
41:20moi, intéressant,
41:22c'est que la réalité
41:23financière,
41:25elle est confrontée
41:26à la réalité
41:26de l'importance
41:27de l'événement.
41:27c'est-à-dire l'importance
41:28de l'événement,
41:29c'est une agression militaire,
41:30un mouvement militaire
41:31imprévu.
41:32Et de l'autre côté,
41:33la réalité financière,
41:34elle n'est vraiment pas très
41:34importante.
41:37Donc la conclusion,
41:38c'est quoi ?
41:38Et la conclusion,
41:40c'est un peu l'heuristique
41:41ou la simplification
41:42qu'on peut trouver.
41:43C'est de dire,
41:44mais finalement,
41:44les marchés financiers,
41:46quoi qu'il se passe,
41:47ils se tiennent très très bien.
41:48Même une agression militaire,
41:49dont on perd de vue
41:50qu'elle n'a pas
41:51d'impact celle-ci,
41:52même une agression militaire,
41:54n'a pas de conséquences
41:56particulières.
41:57Et c'est de là
41:58qu'en fait,
41:59un mécanisme,
42:00et ça je pense que c'est important
42:01à savoir ce matin,
42:02c'est de là qu'un mécanisme
42:03de complaisance,
42:04normalement,
42:05continue de se construire.
42:07Mais c'est bien ça,
42:08c'est là où je voulais
42:09vous retenir justement.
42:12Cette accoutumance
42:13au,
42:14ce que disait Wilfried Galland
42:15ce matin,
42:16les marchés s'en fichent,
42:18est-ce que cette accoutumance
42:20au, de toute manière,
42:21aucun intérêt,
42:22cette complaisance,
42:23on ne va pas la payer
42:24à un moment donné ?
42:25Est-ce qu'elle ne constitue
42:26pas elle-même un risque ?
42:29C'est-à-dire,
42:30si je reprends l'exemple
42:31de Taïwan,
42:32il n'y aura pas de complaisance
42:33à ce moment-là.
42:34Si ça se produit,
42:35ça pourrait se produire.
42:36Quand ça se produira,
42:37on va dire,
42:38il n'y aura pas de complaisance.
42:39Là, les conséquences
42:39sont immédiatement analysées,
42:41très rapidement,
42:42et il y aura
42:43une forme de réévaluation
42:45de la valeur des actifs
42:46dans le monde entier,
42:47si à Taïwan.
42:48Là, on est dans un cas
42:48où il n'y a pas besoin
42:49de cette réévaluation.
42:50Et donc,
42:51il n'y a pas à dire
42:53qu'il y a une complaisance
42:53qui est mal tournée
42:55ou qui n'a pas lieu d'être.
42:56En revanche,
42:57ce qui me semble important,
42:58c'est de dire
42:58que ça participe
42:59à la construction
43:00de la complaisance.
43:01C'est-à-dire qu'on oublie
43:02le fait que la réalité financière
43:04est vraiment infime ici,
43:06et en fait,
43:06on commence à construire
43:07un marché qui est ultra robuste,
43:10ultra fort,
43:10qui n'a qu'un sens,
43:11qui est celui de la hausse.
43:12Alors,
43:13quand est-ce qu'on va le perdre ?
43:15Quand est-ce que cette complaisance
43:16va nous amener
43:16à des conséquences négatives
43:19sur les marchés actions,
43:20moi,
43:20je n'ai pas de boule de cristal,
43:21je ne le sais pas.
43:22Ce que je sais,
43:24c'est que quand il y aura
43:25des intrévus
43:25et plutôt du domaine financier,
43:27encore une fois,
43:27plutôt du côté monétaire,
43:29plutôt du côté de là
43:30où sont véritablement
43:31les enjeux,
43:32alors cette forte complaisance
43:34va aboutir
43:37à une fragilité des marchés.
43:38Donc,
43:38on participe en ce moment
43:40de la construction
43:40de cette complaisance
43:41et en ça,
43:43ce n'est pas une très bonne nouvelle,
43:44mais c'est ainsi
43:45que les marchés sont construits.
43:47Voilà,
43:47il ne faut pas prendre non plus
43:48la complaisance
43:49pour quelque chose
43:50de forcément négatif
43:52ou même positif
43:53dans un certain sens.
43:54C'est un paramètre de plus
43:55qu'il faut prendre en compte
43:56pour analyser les choses.
43:59Exactement,
43:59c'est un fait.
44:00La complaisance,
44:01c'est simplement un fait.
44:02C'est comme quand on parle
44:02des comportements,
44:03on pourrait se dire
44:04« je ne devrais pas avoir
44:05ce biais comportemental »
44:06mais on ne peut pas faire autrement.
44:08Les biais comportementaux
44:09sont inhérents au genre humain.
44:11La notion de cycle
44:12est inhérente au genre humain.
44:13la complaisance
44:14au comportement des marchés financiers.
44:16En ce moment,
44:17on est en train
44:18de la construire.
44:19On est en train
44:19de la solidifier,
44:20cette complaisance,
44:21ce qui veut dire
44:21qu'on va être plus vulnérable
44:22à toute mauvaise nouvelle,
44:24à tout scénario surprise,
44:26encore une fois,
44:27du côté économique profond.
44:28Merci infiniment,
44:30Julien Ebbenzal.
44:30Toujours ces indications
44:31très précieuses
44:32concernant notre comportement
44:34vis-à-vis des marchés financiers.
44:36Marchés, encore une fois,
44:37qui gardent leur calme
44:38malgré l'agitation géopolitique.
44:41Un CAC 40 quasi inchangé.
44:42Une hausse en Europe.
44:44Le secteur de la défense
44:45qui est très entouré.
44:46Effectivement,
44:47réaction peut-être
44:47un peu épidermique des marchés.
44:49Puis le pétrole
44:50qui ne fait pas grand-chose.
44:51Du côté des 60 dollars
44:53pour le baril de Brent
44:54de Mer du Nord.
44:57Laissez-nous
44:57quelques instants.
44:59Une petite pause réclame
45:00et puis on va parler d'or.
45:02Bien entendu,
45:03on a beaucoup parlé de pétrole.
45:04On va parler du plus précieux,
45:07des métaux précieux
45:08avec François Delassus.
45:09Or en cache.
45:09A tout de suite.
45:12Tout pour investir
45:13sur BFM Business.
45:17Tous les mardis
45:18sur BFM Business
45:19retrouvez Tech & Co. Business.
45:21Cybersécurité,
45:21cloud,
45:22intelligence artificielle,
45:23finance,
45:24relations clients,
45:25green IT,
45:25digital workplace,
45:26des experts,
45:27des débats,
45:28des témoignages,
45:28des analyses
45:29pour décrypter
45:30toutes les innovations tech
45:31et l'actualité
45:31des startups B2B.
45:33Tech & Co. Business
45:34présenté par Frédéric Simotel
45:35tous les mardis
45:36à 22h30
45:37sur BFM Business.
45:39Ce programme est à retrouver
45:40à la demande
45:41en podcast
45:41sur l'appli BFM Business
45:42et sur les plateformes
45:43de streaming.
45:43« Tout pour investir
45:48le coffre-fort. »
45:51Et comme régulièrement,
45:52nous recevons François Delassus
45:53d'or en cache.
45:54Bonjour.
45:55Bonjour.
45:56Et très bonne année à vous.
45:57Bonjour.
45:57On attaque cette année
45:592026
46:00avec l'once d'or
46:01toujours en très très
46:03grande forme,
46:04avec des banques centrales
46:06qui sont toujours à l'achat,
46:07une géopolitique
46:08qui nous incite à l'imprudence,
46:09bien entendu,
46:10et une forte demande
46:11des particuliers
46:12qui constitue
46:13un catalyseur
46:13de plus en plus important.
46:15Est-ce que 2026
46:17va continuer
46:19à être profitable alors ?
46:21A priori, oui.
46:22Malheureusement,
46:23pour la géopolitique mondiale.
46:26Mais oui,
46:27parce que,
46:28comme vous le disiez
46:28tout à l'heure,
46:29les tensions géopolitiques
46:31ne vont pas cesser.
46:32Elles s'accélèrent
46:32et elles se succèdent.
46:34Donc, elles sont là.
46:35Vous avez vu dernièrement,
46:37on a eu les manœuvres
46:38de la Chine
46:39auprès de Taiwan.
46:41L'attaque américaine
46:44au Venezuela,
46:45tout ça,
46:47et puis la poursuite
46:48de la guerre en Ukraine,
46:49tout ça favorise,
46:50si vous voulez,
46:50l'incertitude
46:51et l'instabilité mondiale.
46:53Par rapport à cela,
46:54il y a d'autres éléments.
46:55Les moteurs, en fait,
46:56les moteurs de 2025
46:58qui poussent
47:00à la hausse
47:01du cours de l'or
47:02vont persévérer.
47:04Il y a, bien sûr,
47:06les dettes abyssales
47:07des États
47:07qui sont là
47:08et qui est quand même
47:08un sujet
47:09dont on parle
47:10de plus en plus maintenant.
47:12Vous avez la baisse
47:13du dollar aussi
47:14qui est présente
47:16et qui devrait perdurer.
47:19Vous avez également
47:20la possibilité maintenant
47:22de confirmer
47:22d'une nouvelle baisse
47:23des taux américains
47:26en janvier.
47:27Tout ça favorise,
47:28si vous voulez,
47:29le cours de l'or.
47:30Et puis,
47:31comme vous le citiez
47:32tout à l'heure,
47:33les banques centrales,
47:33en particulier
47:34des pays émergents,
47:35vont certainement
47:36continuer à accélérer
47:37leur dédollarisation
47:38dans leur réserve stratégique
47:40parce que,
47:41vu l'attitude américaine,
47:43certains États
47:44se sont un peu
47:45obligés aujourd'hui
47:46d'augmenter
47:47leur réserve d'or
47:48puisque l'or
47:49est une diffuse mondiale.
47:51Est-ce que
47:51la très forte hausse
47:52en fin d'année dernière
47:53des cours de l'argent
47:55qui était un petit peu...
47:57On dit que c'est
47:58l'or du pauvre.
47:59Non,
47:59c'est autre chose.
48:00Et puis en plus,
48:01l'argent,
48:02les catalyseurs
48:02sont très différents
48:03parce que c'est aussi
48:03un matériel industriel
48:05très employé.
48:06Comme le platine.
48:07Voilà,
48:08comme le platine,
48:08le palladium,
48:09etc.
48:09Est-ce que
48:11l'once d'argent
48:12est venu
48:12un tout petit peu
48:13entamer
48:14le potentiel haussier
48:15de l'or
48:16ou pas du tout ?
48:17Non,
48:17en fait,
48:18ce qui se passe,
48:18c'est bien sûr,
48:19c'est que pour certains,
48:21l'argent
48:22est plus accessible.
48:24Oui.
48:25Simplement,
48:25ce qu'il faut savoir aussi,
48:27c'est que
48:28le seul métal précieux
48:30qui bénéficie
48:31d'une exonération
48:32de TVA en Europe,
48:33c'est l'or.
48:34Oui.
48:35L'argent peut,
48:36parce que certains produits
48:38bénéficient
48:39d'une exemption
48:41de TVA
48:42parce qu'ils sont
48:42considérés
48:44comme des valeurs
48:45à court légal.
48:47Mais si vous voulez,
48:48par rapport à l'or,
48:49l'or,
48:50d'abord,
48:50ce qu'il ne faut pas oublier,
48:51c'est que l'or
48:52a cette historique
48:54et cette connaissance
48:57par l'ensemble du monde
48:58comme étant
48:59une réserve stratégique.
49:00Ce qui n'est pas
49:00le cas de l'argent.
49:02L'argent est intéressant,
49:03c'est vrai,
49:03mais comme vous le disiez
49:04tout à l'heure,
49:04il est beaucoup plus volatile
49:05que l'or.
49:06Et on l'a vu,
49:07il s'est quand même
49:08beaucoup plus...
49:10Il a subi
49:10une fluctuation
49:11à la baisse
49:12beaucoup plus importante
49:13que l'or.
49:13On a eu des prises
49:14de bénéfices
49:15sur l'or en fin d'année,
49:16ce qui est tout à fait normal.
49:18Les gens se disent
49:18quand même,
49:19on peut essayer d'avoir...
49:20Excusez-moi,
49:21j'ai failli être un peu trivial.
49:22Ça m'arrive.
49:23Mais néanmoins,
49:25on se dit
49:25on va profiter un petit peu.
49:26Oui, écrémé un petit peu.
49:27Mais sinon,
49:28l'or est reparti à la hausse,
49:29ce qui est différent
49:29par rapport à l'argent.
49:30L'argent, bien sûr,
49:32c'est accessible,
49:32c'est plus accessible,
49:33mais comme vous le disiez
49:34tout à l'heure.
49:35Contrairement à l'or,
49:37il répond aussi
49:38à des cycles industriels.
49:39Donc, il est beaucoup plus
49:40lié à l'économie
49:41et à la croissance.
49:42Oui, à l'économie réelle.
49:43Voilà.
49:44Tiens,
49:44question que je vous pose
49:46à Brûle pourpoint
49:47et si je vous pose une colle,
49:48pardonnez-moi d'avance,
49:49les banques centrales,
49:50elles ont des réserves d'argent
49:51ou elles ne sont assises
49:52que sur l'or ?
49:53Bon, essentiellement,
49:54alors ça dépend un peu
49:55des pays,
49:56elles sont essentiellement
49:56sur de l'or.
49:58Et d'ailleurs,
49:59toute la politique
50:00des banques centrales
50:01a consisté aussi
50:03à rationaliser leurs réserves
50:04parce que dans les banques centrales,
50:06il y avait aussi
50:06des pièces d'or,
50:09etc.
50:09Et l'idée aujourd'hui
50:10des banques centrales,
50:11c'est de ne posséder
50:12que des barres d'or
50:13agréées sur le marché de Londres,
50:16le fameux LBMA,
50:17pour pouvoir s'y échanger,
50:18etc.
50:19Donc, il y a une volonté,
50:21il y a certains pays
50:22qui, je pense,
50:23que la Russie
50:24doit avoir dans ses réserves
50:25du platine.
50:26Oui,
50:26ça peut s'expliquer.
50:27Parce que les grands producteurs
50:28de platine aussi.
50:29On pourrait imaginer aussi
50:30que la banque centrale
50:31d'Afrique du Sud
50:33est du platine.
50:33Parce que c'est également
50:34un grand producteur.
50:35Et c'est vrai que le platine,
50:37pendant des années et des années,
50:38a eu une valeur supérieure
50:39à celle de l'or.
50:40Maintenant,
50:40c'est terminé
50:41puisqu'elle était très liée
50:43au moteur diesel.
50:46Et comme aujourd'hui,
50:47on se trouve dans une...
50:50Si vous voulez,
50:50les moteurs diesel
50:51ont été un peu bannis.
50:52Bon, même si le platine
50:53pourrait revenir,
50:54etc.
50:54sur d'autres éléments.
50:55Mais voilà,
50:57l'essentiel, je pense,
50:58des banques centrales
50:59aujourd'hui,
50:59c'est d'avoir des produits
51:01et de l'or
51:02qui peut donc s'échanger
51:04sous forme de barres.
51:05Voilà.
51:05Et les barres,
51:07quand vous regardez
51:07des articles
51:09ou des vidéos
51:09sur l'or,
51:11la montée des cours,
51:12voilà,
51:13la barre,
51:13c'est...
51:14Parce que le lingot
51:15d'un kilo,
51:16il faut toujours le rappeler,
51:17c'est un truc
51:17qui est tout petit.
51:18Tout petit.
51:19Quand on voit dans les films
51:20qu'on parle d'or,
51:21on voit des barres.
51:22Parce que c'est 12,5 kg,
51:24c'est 411.
51:25C'est très, très, très cher
51:28et c'est un truc
51:28que s'achètent surtout
51:30les banques centrales.
51:31Parce que le lingot
51:31aujourd'hui est à 124 000 euros.
51:34Oui, tout à fait.
51:35C'est très cher.
51:35Alors, justement,
51:36on va parler justement
51:37de ces opportunités
51:38d'achat de produits
51:39hors physique.
51:40Parce que c'est vrai
51:41que le particulier
51:42a plus intérêt
51:42à acheter de l'or physique,
51:44leur papier étant davantage
51:45l'objet
51:47des investisseurs
51:49institutionnels,
51:49des banques,
51:50etc.
51:50qui se couvrent,
51:51des fonds d'investissement,
51:52etc.
51:52Non, non,
51:54quand on veut acheter
51:55de l'or physique,
51:56c'est vrai qu'il y a
51:56ces lingots
51:57qui sont très chers,
51:58il y a aussi des pièces
51:58qui sont plus accessibles
51:59et je ne sais pas,
52:00par exemple,
52:01il y a deux exemples
52:01sur, allez,
52:03on va dire
52:04quelques centaines d'euros,
52:05on peut acheter
52:06un Napoléon.
52:07Oui, un Napoléon,
52:08c'est de 700 euros
52:09ce matin,
52:10714 à peu près,
52:11c'est quand même accessible.
52:13Vous avez le fameux
52:141,55 grammes
52:16qui fait 214.
52:18Voilà,
52:18on parle des lingotins.
52:20Des lingotins,
52:20exactement.
52:21Donc vous avez les pièces,
52:22les lingotins.
52:22Ce qui est intéressant,
52:23si vous voulez,
52:24pour les épargnants
52:26qui désirent posséder
52:28de l'or
52:28pour se protéger,
52:29se prémunir,
52:31parce que c'est un actif
52:31hautement liquide,
52:33sans risque de défaut,
52:34ce que vous soulignez également,
52:35c'est qu'il y a une possibilité
52:38d'accéder au marché
52:40selon les bourses de chacun,
52:42ce qui est quand même intéressant.
52:43Et puis,
52:44il y a une attitude aussi
52:45de comportement
52:47des particuliers qu'on voit
52:49qui consiste à acheter
52:50régulièrement aussi.
52:52Oui,
52:52en DCA,
52:53voilà.
52:53La volatilité.
52:54Donc,
52:55il y a une volonté,
52:56si vous voulez,
52:56pour un certain nombre
52:57d'épargnants
52:59d'avoir un peu d'or
53:00dans son portefeuille.
53:01On parle régulièrement
53:02de 5 à 7 %
53:03pour pouvoir se prémunir
53:05contre les chocs boursiers,
53:08ce qui peut arriver,
53:09même si la bourse
53:10fonctionne assez bien,
53:11vous le soulignez tout à l'heure,
53:13mais également
53:13contre les risques de défaut
53:16qui peuvent arriver
53:16dans des pays
53:17où aujourd'hui,
53:18on a des situations politiques
53:20qui sont incertaines.
53:21Mais par exemple,
53:22exemple très concret,
53:24j'aurais 600,
53:25700 euros,
53:26et je dirais,
53:27je prendrais bien
53:28un petit peu d'or
53:29quand même
53:29dans mon portefeuille.
53:30vous conseilleriez plutôt
53:31un 20 francs,
53:33un Napoléon,
53:34ou un lingotin
53:35de 5 grammes ?
53:37Bon,
53:37ça dépend des...
53:38Si vous voulez,
53:38ça dépend en plus
53:39un peu du particulier.
53:40Il y a des gens qui...
53:41Parce que quand on parle pièces,
53:42il y a un effet un peu intéressant
53:44qu'on appelle
53:45l'effet prime.
53:46Vous savez que
53:47les pièces d'or
53:48n'étant plus frappées,
53:49ces pièces boursables
53:50dont on parle régulièrement,
53:51n'étant plus frappées,
53:52elles ont forcément
53:53un rapport
53:56d'offres et de demandes
53:56qui peut faire augmenter
53:57la prime.
53:58Donc il y a
53:58un certain nombre
53:59de particuliers,
54:01aussi par le design
54:02de la pièce,
54:03parce qu'il y a
54:03un côté décennétique,
54:04un côté historique.
54:05C'est plus en termes
54:07d'affinité.
54:09Le lingotin,
54:11c'est quelque chose
54:11d'assez facile
54:12à comprendre.
54:13Et brut.
54:13C'est brut.
54:14Il n'y a pas d'autres
54:15considérations que la masse.
54:17Et puis en plus,
54:17on sait que la pièce
54:18Napoléon
54:19a eu
54:20cette notoriété importante.
54:23Donc,
54:23conseiller,
54:24c'est difficile.
54:25Disons que c'est selon
54:26l'aspiration
54:27de chacun.
54:28Mais c'est vrai
54:29qu'avec la pièce,
54:30on peut jouer
54:31sur la prime.
54:32Alors quand elles
54:33sont très demandées,
54:33on a obtenu
54:34sur le Napoléon,
54:35vous vous rappelez,
54:36des primes qui montaient
54:37jusqu'à 20%,
54:37ce qui n'est pas négligeable.
54:40On n'aura pas
54:41sur le lingotin.
54:42Même si,
54:43plus le lingotin
54:44est petit,
54:45plus vous avez
54:46un pourcentage
54:47par rapport
54:48au gros de l'or
54:48plus important
54:49parce qu'il y a
54:50le coût de fabrication.
54:51Effectivement.
54:52C'est comme les petites
54:53bouteilles de coca
54:54par rapport aux grandes
54:54pour expliquer les choses
54:55de manière très triviale.
54:57Merci.
54:57Je vous en prie.
54:58Infiniment,
54:59François Delassus,
55:00or en cash
55:00et à très bientôt
55:01pour un nouveau
55:01Point sur l'or.
55:03Restez avec nous
55:04sur BFM Business.
55:05On va parler immobilier
55:06avec Marie Coeur de Roy,
55:08les experts de l'IMO
55:09tout de suite.
55:09Et puis je vous retrouve
55:10à 15h30 en coagnie
55:11de Guillaume Sommerer
55:11pour BFM Bourse.
55:12A tout à l'heure.
55:15Tout pour investir
55:16sur BFM Business.

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