- il y a 22 heures
Ce lundi 11 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance chez Trade Republic, Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat MW Gestion, Jean Demortière, manager chez Arsene, Julien Nebenzahl, responsable des solutions d'épargne chez eToro, et Stéphane Rudzinski, président et cofondateur de Rhétorès Finance, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour et bienvenue à toutes et tous pour cette nouvelle édition de tout pour investir,
00:14TPI sur BFM Business, l'émission qui vous éduque, qui vous aide à faire de meilleurs investissements
00:19et de prendre les bonnes décisions pour votre patrimoine, pour votre épargne.
00:23On est en direct à la radio, à la télé, sur le web, évidemment vous retrouvez toutes nos chroniques en
00:27podcast.
00:28Et aujourd'hui, tiens, justement, on va mettre l'accent sur un des rôles essentiels de l'émission,
00:32faire de vous de meilleurs investisseurs, mieux informés, mieux éduqués, ça avance en France.
00:38Et on va en parler avec nos déchiffreurs en chef du jour, Mathias Baccino de Trade Republic et Gustave Sonnette
00:44de Colbert.
00:45Donc, restez bien à l'écoute.
00:47On va prolonger aussi dans le placement à suivre avec l'œil de la finance comportementale,
00:51sur vraiment le BA à bas de l'investissement, sur le début de votre vie d'épargnant et d'investisseur.
00:56On va en parler avec Julien Nebenzal, Ditoro, les éventuels biais que vous pourriez avoir,
01:01qui peuvent être contre-productifs quand vous commencez à vous constituer un patrimoine,
01:06à investir de manière active.
01:09Investissement actif aussi, ça peut être les marchés actions.
01:12Et pour arbitrer un petit peu ce qui se passe, on a une tendance plutôt baissière ce matin du côté
01:15des marchés européens.
01:17On en parlera avec Michel Delobel d'MW Gestion.
01:20Sinon, vos sujets pratico-pratiques.
01:22Déjà, les hauts patrimoines, peut-être du changement dans l'air.
01:26On en parlera dans la boîte à outils avec les spécialistes du cabinet Arsène.
01:29Il y a une commission d'enquête parlementaire en ce moment.
01:31Quels impacts potentiels sur la notion de ce qu'est un haut patrimoine ?
01:35Comment il doit être fiscalisé ?
01:37On essaiera de décrypter tout ça tout à l'heure.
01:39Enfin, le private equity et les small et mid-cap.
01:42Est-ce qu'on ne tient pas là le cocktail gagnant pour l'investisseur de long terme,
01:46pour vraiment travailler dans la croissance des entreprises au quotidien ?
01:51La recette du cocktail, vous l'avez en fin d'émission avec nos partenaires de RetoRes.
01:55Vous pouvez nous joindre par e-mail.
01:56L'adresse, c'est direct à bfmbusiness.fr.
01:59Vous pouvez nous envoyer un SMS au 7 3216.
02:01Tapez le mot-clé business suivi de votre message.
02:03Et puis, vous pouvez me joindre directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
02:09Le reste de l'actualité du jour.
02:11La situation au Moyen-Orient, 73e jour de guerre ce matin.
02:14Et Donald Trump juge inacceptable la dernière contre-proposition des Iraniens.
02:20Selon le Wall Street Journal, elle contient bien une réouverture progressive pour le détroit d'Hormuz.
02:24Il n'y a pas d'engagement ferme sur la question du nucléaire.
02:26Elle contient en plus des exigences sur la levée des sanctions financières.
02:30Une impasse qui fait redécoller le pétrole.
02:32Ce matin, on est à 104 dollars pour le baril de Brent de Mer du Nord.
02:36Le gouvernement va détailler cette semaine ses 6 milliards d'euros d'économies.
02:41La somme qu'il cherche en ce moment.
02:42Quatre sont attendues sur le budget de l'État.
02:44Et les deux autres sur celui de la sécurité sociale.
02:48Où là, le coup de rabot devrait affecter clairement les entreprises.
02:51De nouvelles aides devraient être annoncées dans les prochaines heures.
02:54Pour les prix de l'énergie, les agriculteurs en réclament ce matin.
02:58Ils sont quelques dizaines à manifester près de la raffinerie de Faisin, au sud de Lyon.
03:02On suivra aujourd'hui au Sénat l'adoption probable du projet de loi contre la fraude fiscale et sociale.
03:07Qui doit rapidement faire entrer 1,5 milliard d'euros dans les caisses de l'État.
03:10Il y a notamment la suspension des allocations chômage lorsque France travaille à des indices sérieux de manœuvres frauduleuses.
03:18Enfin, l'actualité des entreprises.
03:19Ça avance dans la succession de Giorgio Armani.
03:22La maison envisage finalement de céder une participation de 15% en trois parts égales selon la presse italienne entre
03:27L'Oréal, LVMH et Essilor.
03:30Les trois désignés par Giorgio Armani dans son testament.
03:33Tout de suite, le tableau de bord de vos marchés.
03:42Je vous le disais, oui, bon, encore les tensions géopolitiques qui font flancher un petit peu les indices.
03:48Ce matin, le CAC 40 est en baisse de 0,93%.
03:51On est à 8 036 points.
03:53Alors, l'objectif du jour, ça va peut-être être de conserver les 8 000.
03:56Rien n'est moins sûr.
03:57On sait qu'on a des supports en dessous.
03:59Mais on verra ça avec Michel Delobel d'MW Gestion.
04:03Mais ça va peut-être être la mission du jour pour le CAC 40.
04:05T'as noté que la tech surperforme.
04:07Il faudra faire le bilan sur un mois.
04:09Mais on a quand même des performances bien supérieures du côté de la tech européenne.
04:13Le Ronext Tech Leaders prend encore 0,16% ce matin.
04:16Alors que le reste du marché décale à la baisse.
04:18Le Rostock 50, moins 0,42%.
04:20Et on a le DAX à Francfort qui recule de 0,2%.
04:23On a du vert du côté de Londres qui gagne 0,14%.
04:26Et le MIB à Milan qui gagne 0,2%.
04:30Du côté des valeurs les plus actives sur le CAC 40 ST Micro.
04:33Encore une fois en tête des progressions, plus 2,2% à 50,11€.
04:37On a Orange plus 1,63€, 18,12€.
04:40AXA plus 1,34€, 39,24€.
04:42On a BNB Paris qui gagne 0,75%.
04:4592,42€.
04:46Sans oublier Total Energy qui avance de 0,57% à 76,23€.
04:50Donc un mélange de valeurs.
04:52Plutôt énergie, industrie, banque.
04:55Un petit peu de tech aussi.
04:56Un petit peu de tout en vrai.
04:57Le pétrole, on en parlait.
04:59103,91$ pour le baril de Brent de Mer du Nord.
05:01Et le baril de Brut Léger Américain est du côté des 97,50$.
05:06A la baisse, on retrouve l'ensemble du secteur du luxe avec des prises de bénéfices.
05:10Alors que la semaine dernière, c'est quand même pas trop mal déroulé.
05:13LVMH perd 2,97% à 459€.
05:16Hermès moins 2,65617€.
05:20Renault signe la plus forte baisse, moins 3,1% à 27,70€.
05:23Plus forte baisse du SBF 120C Worldline qui recule de quasiment 7% à 26 centimes.
05:29Nanobiotics, plus forte hausse, plus 9,2% à 40,30€.
05:34Valneva aussi qui gagne 7,5% à 2,58€.
05:38Avec l'antavirus qui n'arrête pas d'apparaître dans les grands titres de l'actualité.
05:42Évidemment, le secteur de la santé à regarder de près peut-être un petit peu acheter de manière opportuniste aujourd
05:46'hui.
05:46Du côté des taux, 3,65 pour le 10 ans français, 3,02 pour le 10 ans allemand, 4,39
05:52pour le 10 ans américain.
05:54Un petit coup d'œil sur les devises, l'euro dollar 1,1774 et le pétrole en hausse, 103,82
05:59pour le Brent.
06:00Tout de suite, on déchiffre l'actu du jour.
06:01Tout pour investir, le déchiffrage.
06:09Et l'actu du jour, on ne peut la déchiffrer, déjà qu'avec de bons déchiffreurs.
06:13Et merci d'être là, Mathias Baccino, Traite République, Gustave Sanden de Colbert.
06:17Bonjour.
06:18Bonjour.
06:19On ne peut la déchiffrer que quand on est bien éduqué.
06:21Et c'est une des missions premières de cette émission.
06:24Faire de vous de meilleurs investisseurs, mieux informés, mieux éduqués financièrement.
06:28Et on sait que c'est un vaste sujet, très très important, auquel on essaie de participer à notre hauteur.
06:35Mais ça reste une des bonnes nouvelles de la semaine, Mathias.
06:38L'éducation financière va être enseignée à l'école.
06:43On rappelle les faits.
06:46L'éducation financière, moi quand j'étais petit, il y a les grandes banques qui ont voulu créer des ateliers
06:51pratiques,
06:52comment gérer un budget.
06:53Tout le monde s'est fait bouler de l'éducation nationale en disant pas de ça chez nous.
06:57Je suis sorti de la fac, donc bac plus 4, sans savoir faire la différence entre un chiffre d'affaires
07:05et un bénéfice,
07:06sans avoir vu une feuille d'impôt de ma vie, sans avoir vu une fiche de salaire.
07:10Bon, ça, ça va peut-être un petit peu changer.
07:12J'ai l'impression que vous parlez des politiques actuelles.
07:15Oui, preuve qu'il n'y a pas grand-chose qui a changé, alors du coup, mais c'est horrible.
07:21C'est une très bonne nouvelle.
07:22C'est vraiment une très bonne nouvelle.
07:24Et d'ailleurs, trouver des bonnes nouvelles dans le flux d'actualité économique en France ces derniers jours,
07:29ce n'était pas simple.
07:30Mais là, on a une vraie bonne nouvelle.
07:32Donc le 6 mai, le ministre de l'économie, le ministre de l'éducation nationale,
07:37la directrice de l'éducation financière de la Banque de France, l'AMF, la Finance pour tout,
07:42se sont rassemblées dans le comité stratégique EDUCFI,
07:46donc le comité national d'éducation financière.
07:48Voilà, il y a un nom de code maintenant, ça s'appelle EDUCFI.
07:50Oui, exactement. Et ils ont fait beaucoup d'annonces sur les trois prochaines années,
07:58donc comment l'éducation financière va se déployer en France.
08:00J'en retiens trois parmi les multiples annonces.
08:04La première, c'est évidemment la généralisation des trois heures d'introduction à l'éducation financière,
08:10en quatrième, partout en France.
08:13Donc ça, c'est un facteur essentiel pour éveiller les consciences de manière un peu plus égalitaire
08:18que ce que l'éducation financière familiale ne fait,
08:21en donnant accès à toutes et tous à des principes de base en termes de budget, d'épargne, de retraite,
08:28d'investissement.
08:29C'est court, c'est peu.
08:31Bien sûr, le débat autour de « il y a quoi dans ces trois heures » va être vif,
08:36mais néanmoins, ça a le mérite d'être global, d'être partout,
08:41et de faire rentrer l'éducation financière dans les parcours scolaires de toutes et tous en France.
08:47Pour moi, c'est très important.
08:48L'autre élément important du communiqué de presse que je retiens, moi,
08:52c'est la volonté des pouvoirs publics d'intégrer davantage,
08:56si je simplifie à l'extrême, Internet et les médias,
08:59dans la stratégie nationale d'éducation financière.
09:02Ça parle de collaborer avec des créateurs de contenu,
09:05de donner un cadre, de former, d'accompagner.
09:08Je trouve ça extrêmement positif.
09:10C'est ce que j'appelle l'équipe de France de l'éducation financière.
09:12Et il semblerait qu'on ait, à la Banque de France, un coach pour cette équipe.
09:17Donc c'est une bonne nouvelle.
09:18La troisième nouvelle que je vais suivre avec intérêt,
09:21c'est ce qu'ils appellent Educfi Plus.
09:24Et c'est la France qui va être pilote pour toute l'Europe d'ailleurs sur le dossier.
09:27C'est la création d'une IA, d'un agent conversationnel,
09:31dédiée à l'éducation financière et validée par les pouvoirs publics.
09:34Et ça, si ce n'est pas une utilisation adaptée de l'innovation au service du bien commun,
09:40je ne sais plus.
09:41Donc plutôt des bonnes nouvelles.
09:43Il y a évidemment plein d'autres choses,
09:45entre autres le renforcement du label Educfi.
09:48Mais voilà, donner des repères, être ambitieux,
09:51c'est vraiment une très très bonne nouvelle.
09:53Et je suis très heureux évidemment, après toutes ces années,
09:56de voir ce comité se réunir.
09:57Et je sais par ailleurs que dans les pouvoirs publics,
10:00il y a plein de gens, d'hommes et de femmes,
10:02qui se battent au quotidien pour faire avancer l'éducation financière.
10:05Alors c'est sûr, ils sont moins visibles que nous,
10:07qui sommes sur les réseaux sociaux ou à la télé.
10:09Mais néanmoins, ils sont là, ils se battent et ça progresse.
10:12Donc c'est vraiment une bonne nouvelle.
10:13À la fin, on gagne.
10:14Oui, je crois que les premières initiatives vraiment institutionnelles,
10:18enfin d'État, ça remonte à Michel Rocard,
10:20et que ça a avancé de manière microscopique chaque année.
10:24Mais là, il y a quelque chose quand même de significatif.
10:27Gustave Sanden, c'est...
10:28Voilà, on va passer de zéro à un petit peu.
10:32Et en soi, c'est un pas de géant.
10:34C'est déjà un pas de géant de faire quelque chose.
10:37Je pense que ce qu'on dit souvent,
10:38c'est que finalement, l'éducation financière,
10:40pourquoi est-ce qu'on est mauvais dans les pays,
10:43les social-démocraties,
10:44c'est qu'on avait le choix de s'y intéresser ou pas avant,
10:47puisque l'État s'occupait donc de notre sécurité sociale,
10:49de notre retraite.
10:50On voit bien qu'on a de moins en moins le choix,
10:53et peut-être que l'État en prend aussi la mesure.
10:55Donc, cette démarche est évidemment la positive,
10:58c'est-à-dire comment est-ce qu'on donne un peu plus le pouvoir
11:01aux citoyens de se soucier de tout ça.
11:04Et effectivement, on ne peut que le saluer,
11:05et peut-être attendre à ce que ça soit au moins
11:07à peu près autant que ce qu'on avait en flûte à bec,
11:09ça serait génial.
11:10Oui, d'autant que l'enseignement économique,
11:15il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain,
11:17mais comment on peut comprendre les grands cycles économiques,
11:21parce que ça a été notre seul contact avec l'économie
11:23quand on était petit,
11:25d'ailleurs les cours étaient barbants à souhait,
11:27les deux visions du monde,
11:30keynésiennes, libérales, etc.
11:31Comment on peut comprendre ça au quotidien, concrètement,
11:33si on ne sait pas lire une fiche de salaire ?
11:37Pour moi, c'est la base,
11:38c'est lire une fiche de salaire,
11:40remplir une feuille d'impôt
11:41pour voir comment ça se passe,
11:43la vraie vie.
11:44L'économie, ça commence par là.
11:46Enfin, c'est des choses très concrètes.
11:47Je vais même aller un peu plus loin.
11:49Je crois qu'il s'agit aujourd'hui
11:50de donner à tout le monde
11:53les concepts de base
11:55pour pouvoir demander de l'aide à une IA.
12:00C'est-à-dire,
12:01comprendre sa feuille de paye,
12:02aujourd'hui en France,
12:03si tu n'as pas un Master 2 en fiscalité,
12:05en droit du travail,
12:06c'est compliqué.
12:07Mais c'est ça.
12:07Une IA, en revanche,
12:08y arrive, très bien.
12:09Mais si tu ne sais pas quoi lui demander...
12:11C'est toujours le même problème avec l'IA.
12:13Et donc, l'enjeu pour moi,
12:14c'est de donner...
12:15C'est toujours pareil,
12:16de toute façon,
12:17dans le monde actuel,
12:17c'est l'esprit critique.
12:19On retombe toujours sur l'esprit critique,
12:20quasiment actuellement.
12:21Et l'enjeu,
12:22c'est l'esprit critique financier.
12:23On est capable, effectivement,
12:25de se poser les bonnes questions
12:26et de poser les bonnes questions
12:27ensuite à votre conseiller,
12:29d'avoir une lecture critique
12:31sur un contenu d'influenceurs,
12:32de savoir faire appel
12:33au site des autorités
12:35sur lesquelles les contenus sont validés.
12:37Voilà, cet esprit critique-là,
12:39c'est ça qu'il faut encourager.
12:40Et la bonne nouvelle,
12:41c'est que ça marche.
12:42C'est-à-dire que l'éducation financière
12:44en France progresse.
12:46Ce n'est pas une vue de l'esprit.
12:47Ce n'est pas un fantasme
12:49de créateur de contenu.
12:50C'est une note qui est donnée
12:51et qui progresse.
12:52En 2021,
12:53les Français étaient en moyenne
12:54à 12,2.
12:55Ils sont maintenant à 12,7.
12:57Donc ça progresse.
12:59L'OCDE nous dit
13:00qu'il faut être à 14 sur 20
13:02pour être capable
13:03de prendre des décisions financières
13:04en connaissance de cause.
13:05Donc, on s'en rapproche.
13:06On est presque à 13.
13:07Et cette nouvelle stratégie nationale
13:11d'éducation financière
13:12va nous permettre, sans doute,
13:14d'y arriver à ce 14 sur 20.
13:15Bon, on va espérer
13:17et puis on va y participer
13:18à cette éducation financière
13:19des Français,
13:20toujours au quotidien
13:21dans cette émission.
13:22L'autre bonne nouvelle,
13:23on a terminé la semaine dessus.
13:25C'était vendredi après-midi.
13:27On a eu les chiffres
13:28de l'emploi américain.
13:29Moi, j'étais dans le biais cognitif
13:30de ces dernières semaines
13:33de...
13:34Les hyperscalers américains
13:35n'arrêtent pas de dégraisser.
13:36On a le patron d'Enthropie
13:37qui nous dit
13:38bon, de toute manière,
13:39deux tiers des emplois
13:41dans la tech
13:42vont bientôt être remplacés
13:43par de l'IA.
13:44Le mec, il dit ça.
13:45Bref,
13:46on peut en penser ce qu'on veut.
13:47On pouvait craindre
13:48des conséquences très dures
13:50sur les chiffres
13:50de l'emploi américain.
13:51Eh bien, pas du tout.
13:53Les chiffres de l'emploi,
13:54ils étaient supérieurs
13:55aux attentes.
13:55On reste quand même
13:56sur une cadence
13:56de 100 000 emplois
13:57sur un mois.
13:58Alors,
13:59c'est la preuve de quoi ?
14:01C'est la preuve
14:01que les disruptions de l'IA
14:03sont mal intégrées
14:05aux perspectives
14:06qu'on peut avoir ?
14:07Ou est-ce que ça veut dire
14:08que l'autre Amérique,
14:10celle qui n'est pas IA,
14:11celle qui a des bons
14:12vieux emplois
14:14industrieux
14:16et cycliques,
14:17recrute et compense
14:19les choses ?
14:19Qu'est-ce qu'il faut
14:21essayer de comprendre
14:21là-dessus ?
14:22Je pense que déjà
14:23l'autre Amérique
14:24ou l'autre monde
14:25est en train
14:26justement
14:27d'utiliser l'IA
14:28à son profit.
14:30Et ça,
14:30c'est un peu
14:31ce qui se passe
14:31depuis le début de l'année.
14:32C'est probablement
14:33ce qui a permis
14:34à l'ensemble
14:36des observateurs,
14:37des analystes
14:37de relever leurs objectifs
14:39de croissance
14:39pour les résultats
14:40cette année.
14:40C'est qu'en fait,
14:41l'IA,
14:42c'est plus juste
14:42des grands chantiers
14:43d'infrastructures
14:45ou quelques hyperscalers.
14:46L'IA,
14:47c'est quelque chose
14:48qui arrive
14:49dans l'ensemble
14:49de l'économie.
14:50En termes d'adoption,
14:52c'est beaucoup,
14:52beaucoup plus massif
14:54que ce qui était arrivé
14:55en 2000
14:56avec Internet
14:56et le e-commerce
14:57notamment.
14:58C'est vraiment partout.
15:00Et effectivement,
15:00je pense qu'aux Etats-Unis,
15:01ça arrive à marche forcée,
15:02ça crée de la richesse.
15:03Et potentiellement,
15:04ça va vous faire
15:05faire des économies
15:06sur des chantiers
15:07qui vous coûtaient
15:07très très cher.
15:08Des développeurs informatiques
15:09pour une boîte industrielle,
15:10c'était extrêmement dur
15:11à recruter,
15:12c'était très coûteux.
15:13Potentiellement,
15:14ces chantiers-là,
15:15vous allez faire
15:16des économies dessus
15:17et vous allez pouvoir
15:17investir dans quoi ?
15:18Dans les emplois
15:20manufacturiers
15:20ou dans les emplois
15:21industriels.
15:22J'allais dire un truc idiot,
15:23j'allais dire
15:23les vrais emplois.
15:25Alors,
15:26je me suis abstenu,
15:27j'étais tenté.
15:28pareil.
15:29Mais en tout cas,
15:31je veux dire,
15:32c'était un vrai challenge
15:32d'être attractif
15:33pour trouver des développeurs
15:34quand vous étiez
15:35un industriel.
15:36Aujourd'hui,
15:37vous arrivez
15:37à effectivement
15:38intégrer une grosse partie
15:39de la compétence
15:40avec l'IA
15:41et vous pouvez peut-être
15:42renforcer votre outil productif
15:43puisque vous avez fait
15:44des économies quelque part.
15:45Donc,
15:45c'est peut-être ça finalement.
15:47C'est des vases communicants
15:48qu'on n'avait pas forcément
15:48vu arriver.
15:49c'est-à-dire en fait
15:50des charges
15:51qui sont mieux maîtrisées
15:52voire réduites
15:53voire supprimées
15:54et par ailleurs
15:55des capacités d'investissement
15:56qui sont débloquées
15:57sur des emplois
15:58qui sont toujours nécessaires
16:00et effectivement
16:00fabriquer des voitures,
16:04fabriquer de l'acier,
16:05etc.
16:06ça suppose quand même
16:06encore de la main d'offre.
16:08Ce n'est pas l'IA
16:09qui va nous le fabriquer,
16:10l'acier.
16:11C'est une diffusion positive
16:12pour l'instant de l'IA.
16:13Oui.
16:13Donc,
16:14vous êtes d'accord Mathias ?
16:15C'est un petit peu
16:16le même an ?
16:17Je vais citer
16:18Christopher Dembic
16:19sur ce plateau
16:20vendredi.
16:21Notre copain
16:21le TPI
16:22la masterclass
16:23dès vendredi.
16:24On le salue.
16:25Et Christopher nous disait
16:26qu'il ne fallait pas oublier
16:27non plus
16:27que nos amis
16:28hyperscalers américains
16:29avaient énormément
16:31embauché
16:32en 2021-2022
16:35avant que les taux
16:35n'explosent
16:36et qu'il y avait
16:38sans doute là aussi
16:38un peu de réorganisation
16:40et que l'IA avait
16:41sans doute
16:42bon dos
16:42pour justifier
16:43de prendre
16:44le licenciement massif.
16:46Ensuite,
16:47l'IA va...
16:49Moi, je le perçois
16:50surtout vis-à-vis de l'emploi
16:52comme quelque chose
16:53qui va modifier
16:54et qui va disrupter
16:55des tâches,
16:56pas forcément des jobs.
16:58Il y a des jobs
16:59qui sont intégralement
17:00consacrés à des tâches
17:01qui sont remplaçables
17:03par l'IA,
17:03mais il y en a assez peu.
17:05Il y a entre 30 et 40%
17:07des jobs probablement
17:08qui vont être
17:09modifiés
17:10par l'IA.
17:11Donc,
17:11ce qui se passe
17:12aux Etats-Unis
17:14est la rencontre
17:15de trois phénomènes
17:17au même moment,
17:18ce qui, à mon avis,
17:19rend la lecture
17:20du marché de l'emploi
17:20américain extrêmement difficile.
17:22Premièrement,
17:23la fermeture totale
17:24des frontières
17:24aux travailleurs immigrés
17:25par Donald Trump
17:26depuis un an.
17:27C'est quand même
17:28un choc
17:28sur le marché
17:29de l'emploi américain
17:30qui est absolument considérable.
17:32Donc,
17:32il y a déjà ça.
17:33Ensuite,
17:34il y a effectivement
17:34cette deuxième dynamique
17:35qui est celle de l'IA
17:36et qui,
17:37à la fois,
17:38renforce certaines boîtes,
17:40affaiblit certains jobs,
17:41mais dont on peine
17:42à voir pour l'instant
17:43une tendance
17:43très claire,
17:44globale,
17:45sur le marché
17:46de l'emploi,
17:46avoir un impact
17:48parfaitement clair
17:48et parfaitement net.
17:50Et,
17:50troisième élément,
17:51les difficultés économiques
17:53quand même
17:53auxquelles on fait face
17:54suite à la guerre commerciale
17:56déclenchée
17:56par les Etats-Unis.
17:57Donc,
17:58c'est quand même
17:59pas anodin.
18:00Le coût de la vie
18:02aux Etats-Unis
18:02est très élevé.
18:04Les gens souffrent
18:04beaucoup de ce problème
18:05de coût de la vie
18:06aux Etats-Unis.
18:07Donc,
18:07le marché de l'emploi
18:08n'a pas créé de job
18:10au global
18:11depuis neuf mois.
18:12Là,
18:12on a 115 000.
18:14Mais,
18:14deux mois avant,
18:16on avait moins 100 000.
18:17Oui,
18:17tout à fait.
18:18Et donc,
18:18là,
18:19ce qu'on peut dire
18:19cette fois-là,
18:20c'est que ça fait
18:20deux mois de suite.
18:21Alors que d'habitude,
18:22il y avait un mois
18:22de création,
18:23un mois de suppression,
18:24un mois de création,
18:25un mois de suppression.
18:26Et attention aux révisions
18:26de fin d'année aussi.
18:27Et attention aux révisions
18:28de fin d'année,
18:28évidemment.
18:29Oui,
18:29puis de moins à moins,
18:30il peut y avoir
18:30des gros décalages aussi.
18:31Et ce qu'on sait pour l'instant,
18:33c'est que la situation
18:34n'est pas dramatique
18:35sur le marché de l'emploi américain,
18:37que donc,
18:38eh bien,
18:38ça ne va pas forcément
18:40pousser
18:41la Banque centrale américaine
18:43et son nouveau président
18:48surtout que l'inflation se maintient.
18:49On en saura plus
18:50sur l'inflation américaine
18:51demain.
18:52Donc,
18:52au milieu de tout ça,
18:54Gustave,
18:54on a des indices américains
18:56qui battent record sur record
18:57tout à fait allègrement
18:59et peut-être même
19:00que le marché
19:00en a encore sous la pédale.
19:02Je ne sais pas,
19:03les analystes
19:03sont complètement
19:05bullish là-dessus,
19:06très optimistes.
19:07Et vous partagez
19:08ce point de vue ?
19:09Je pense qu'il y a
19:10différentes grilles de lecture
19:11et d'ailleurs,
19:12je pense que ce sera
19:12un des chantiers prioritaires
19:14pour ces cours
19:14d'éducation financière.
19:15Il y a l'économie,
19:16vous le disiez,
19:17la macroéconomie,
19:18et là,
19:18pour le coup,
19:19il y a quand même
19:19de quoi être
19:20un tout petit peu
19:21inquiet ou attentif.
19:23Oui,
19:23tout à fait.
19:23Si on prend
19:24un indicateur avancé
19:26qui s'appelle
19:26le Leading Economic
19:27Indicator aux Etats-Unis.
19:29Oui,
19:29c'est la compil
19:29du Conference Board.
19:30Voilà,
19:31tout à fait.
19:32On voit qu'il atteint,
19:34quand on compare au CEI,
19:35qui est l'indicateur
19:36qui évalue plutôt
19:38la santé de l'économie
19:39actuelle,
19:41il est inférieur à 1,
19:42ce qui veut dire
19:43qu'on considère
19:44que l'économie demain
19:44sera inférieure
19:45à l'économie aujourd'hui,
19:46ce qui n'est pas
19:47le meilleur des facteurs.
19:48Et je vais un peu plus loin,
19:49il est à 0,84
19:50et la dernière fois
19:50qu'il a atteint ce seuil,
19:51c'était en 2008.
19:53Donc,
19:54il rappelle
19:55le Conference Board
19:56effectivement
19:56qu'il faut quand même
19:57nuancer ces chiffres
19:59parce qu'ils peuvent
20:00en fait mesurer
20:00une situation
20:01à très court terme.
20:02Typiquement,
20:03s'il y a une résolution
20:04du conflit rapide,
20:04une reprise,
20:05on peut être optimiste.
20:06Il faut la nuancer
20:07en fonction de sa profondeur,
20:09de sa diffusion,
20:10notamment,
20:12et de sa durée.
20:14Et pour l'instant,
20:15la durée est relativement courte
20:17et la profondeur
20:18est relativement limitée.
20:20En revanche,
20:20la diffusion
20:21commence à l'être
20:21dans de nombreux secteurs.
20:23Donc,
20:23d'un point de vue macro,
20:24si la situation
20:25se maintenait en l'état,
20:27vous avez tout
20:28pour être inquiet,
20:28Antoine.
20:29Maintenant,
20:29d'un point de vue boursier,
20:30et ça,
20:31c'est une autre affaire.
20:32Encore une fois,
20:33je pense que c'est
20:34une base du programme
20:35à diffuser
20:36à nos élèves
20:37de 4e demain,
20:39Mathias,
20:39je ne sais pas ce que
20:39vous en pensez.
20:40D'un point de vue boursier,
20:41c'est une autre affaire
20:42parce que la bourse
20:43vit aussi sa vie,
20:44parfois en fonction
20:45de quelques entreprises
20:46qui vont porter
20:48la valeur
20:48et la croissance
20:49et parfois aussi
20:50en fonction des flux
20:51des réserves monétaires
20:52disponibles à investir,
20:53etc.,
20:54qui sont des facteurs
20:54qui ne dépendent pas
20:55de la simple santé économique
20:57des États-Unis
20:58ou du reste du monde.
21:00Et donc là,
21:01si on regarde les marchés,
21:02vous l'avez dit,
21:03record sur record.
21:04Et par ailleurs,
21:05si on se réfère aux statistiques
21:06qui ont tendance
21:07à se répéter,
21:08écoutez,
21:09c'est arrivé que deux fois
21:10que le plus haut de l'année
21:11soient réalisés en mai
21:12et c'est arrivé tout simplement
21:13zéro fois
21:14qu'il soit arrivé en juin.
21:16Donc en fait,
21:17on a statistiquement
21:17beaucoup plus de chances
21:19que les meilleures nouvelles
21:20d'un point de vue marché
21:21soient devant nous.
21:22D'ailleurs,
21:23Gustave,
21:24je voudrais juste
21:24qu'il nous reste 20 secondes
21:26mais qu'on en dise un mot.
21:28On parle beaucoup
21:28des valorisations
21:29un petit peu délirantes
21:31sur les hyperscalers
21:32et encore,
21:33ça ramène du bénéfice.
21:35Il y a peut-être
21:35de la justification.
21:38Les trottinettes Lime
21:40vont s'introduire
21:41en bourse ?
21:42Enfin,
21:43moi,
21:43la dernière fois
21:43que j'ai géolocalisé
21:44une trottinette Lime,
21:45elle était dans la Seine.
21:46Globalement,
21:47les trottinettes Lime,
21:47c'est ce sort de monceaux
21:49de trottinettes
21:49qui gisent
21:51sur les trottoirs.
21:53Ça,
21:53ça s'introduit en bourse
21:54et ça vaut 2 milliards.
21:56Attendons l'IPO
21:57pour confirmer la valorisation.
21:59Mais en tout cas,
22:00le prix à indication,
22:01le prix cible
22:02est de 2 milliards.
22:05C'est plutôt une nouvelle
22:06qui, je pense,
22:07parle à tous les parisiens
22:08parce qu'on est habitués
22:09à vivre avec ces véhicules
22:11dans notre paysage.
22:12Londres et Paris,
22:13grosso modo,
22:13c'est leurs deux gros marchés.
22:14C'est quand même
22:15une entreprise
22:15qui a eu des hauts et des bas,
22:16une industrie
22:17qui a eu des hauts et des bas.
22:18Il y avait un concurrent
22:19qui s'appelait Bird
22:19qui avait atteint
22:20une valeur de 2 milliards
22:21sur les marchés privés
22:22qui existe tout simplement
22:23de plus depuis 2023.
22:24C'est une entreprise
22:26qui, depuis 2017,
22:27perd de l'argent.
22:28Mais c'est une entreprise
22:30qui avait été recapitalisée
22:31par Uber
22:31sur une valeur
22:32beaucoup plus faible
22:32il y a quelques années,
22:33intégrée à l'application Uber.
22:35Les parisiens
22:36qui nous écoutent
22:37le savent aussi
22:38sur une valeur
22:39de 500 millions d'euros,
22:40de dollars, pardon.
22:41Donc, il y a une appréciation
22:42a priori.
22:43Il y a une trajectoire
22:44de croissance
22:44qui est assez importante.
22:45On parle de près
22:45d'un milliard de revenus.
22:47En revanche,
22:48effectivement,
22:48il faut être prêt
22:49à continuer à absorber
22:50des déficits.
22:50Et dans la note indicative,
22:52tout laisse à penser
22:53que les déficits
22:54ne sont pas terminés demain.
22:56C'est introduit au Nasdaq, ça ?
22:58Nasdaq, j'imagine,
22:58aux US.
22:59On va suivre ça
23:00parce que c'est quand même
23:01un bon indicateur
23:02de ce dont est capable
23:03le marché
23:04en termes de valorisation.
23:05Oui, je trouve aussi.
23:06Signal intéressant.
23:07Mathias Bacchino,
23:08Trade Republic,
23:09Gustave Sanden, Colbert,
23:10merci d'avoir été avec nous.
23:11Merci.
23:11Merci de célébrer
23:12l'éducation financière
23:13en France.
23:14Voilà, il y a des pas
23:15essentiels qui sont faits
23:16et c'est plutôt
23:17une bonne chose.
23:17Tout de suite,
23:18les arbitrages de marché.
23:21Tout pour investir.
23:23Arbitrage.
23:26Michel Delobel
23:26d'MW Gestion.
23:28Bonjour Michel.
23:29Sans trop de surprises.
23:30Bon, un CAC 40 qui baisse.
23:32La mission du jour,
23:33ça va être d'essayer
23:34de conserver les 8000 points.
23:35Très clairement,
23:36on est à 8033 points.
23:37Une baisse de 0,98%.
23:40Un climat qui se tend à nouveau.
23:42Est-ce que vous pouvez
23:43peut-être nous rappeler
23:44les scénarios à la baisse
23:45s'il y a des supports
23:47qui peuvent nous aider
23:49à nous maintenir quand même
23:50en cas de reprise des marchés
23:52sur ce fil des 8000
23:54et peut-être un petit peu en dessous ?
23:55Oui, c'est vrai que le seuil
23:56des 8000,
23:57il est plus psychologique
23:58que autre chose
23:59parce qu'effectivement,
23:59la semaine dernière,
24:00on s'était plutôt arrêté
24:01sur les 7950,
24:037 955.
24:05Alors, à noter quand même,
24:05pour relativiser la baisse du jour,
24:07il y a des dividendes
24:07qui pèsent un petit peu
24:08plus le secteur du luxe.
24:10Si on regarde
24:10le Rostock 50 ou le DAX,
24:12on a des replis
24:12qui sont un petit peu
24:13plus modestes.
24:14Mais de toute façon,
24:15on navigue un peu
24:16dans des eaux troubles.
24:18On est un peu entre deux eaux,
24:19justement,
24:19avec des gaps
24:20qui s'ouvrent dans un sens
24:21et dans l'autre.
24:21Alors, au gré
24:22des déclarations de Trump,
24:23au gré des évolutions
24:24du conflit,
24:25bien évidemment.
24:26Mais ce qui est le plus compliqué,
24:27c'est effectivement
24:28de se positionner,
24:31sachant qu'on a
24:31des marchés américains
24:32qui caracolent
24:33et qui enregistrent
24:33des hausses
24:34assez impressionnantes
24:35depuis le début
24:37du mois d'avril.
24:37Et la question,
24:38c'est que se positionner
24:39aujourd'hui à l'achat,
24:40même si on revenait
24:41sur les 7950,
24:42qui est la prochaine
24:43réelle zone de support
24:44au-delà du seuil
24:46des 8000 points
24:46qui est plus un seuil rond
24:48et qui n'a pas trop
24:49de sens au niveau graphique,
24:51c'est de se dire
24:51si les marchés américains
24:52venaient à corriger,
24:53à consolider un peu,
24:54est-ce que nous,
24:55Européens,
24:56on aurait malgré tout
24:57du carburant
24:57pour résister
24:58ou rebondir ?
24:59C'est toujours un petit peu
25:01délicat de se positionner
25:02comme ça
25:02quand on a des marchés
25:03qui sont très divergents
25:04d'une zone géographique
25:06à l'autre.
25:07Et puis,
25:07à la hausse,
25:08on peut quand même
25:09regarder aussi,
25:10même si on baisse aujourd'hui,
25:11il y a quand même
25:12des sales graphiques
25:12à surveiller.
25:13À la hausse,
25:14c'est tout simplement
25:15les plus bas
25:15de vendredi dernier
25:17au niveau des 8 095,
25:20à peu près 8 095 exactement.
25:24Et puis après,
25:24on a ouvert un autre gap
25:25vendredi,
25:26alors en plus
25:27dans des faibles volumes
25:28parce que jour férile oblige.
25:30Donc en fait,
25:31il faudrait réellement
25:31repasser les 8 204,
25:338 205
25:34pour pouvoir retrouver
25:36un petit peu
25:36d'allant haussier.
25:37Mais encore une fois,
25:38avec toujours
25:38cette épée de Damoclès
25:40des marchés américains
25:41qui devraient quand même
25:42finir par consolider
25:43un jour ou l'autre
25:44et qui pourrait à nouveau
25:45peser sur les marchés européens.
25:46Donc difficile
25:47de se positionner
25:48réellement aujourd'hui.
25:50Il y a aussi
25:52un autre facteur
25:53qui pèse immédiatement
25:54sur la dynamique géopolitique,
25:57c'est évidemment
25:58les cours du Brent.
26:00J'allais dire un truc
26:01peut-être un peu provocateur,
26:02on n'a pas encore
26:03de débordement total.
26:05On reste du côté
26:06des 100 dollars,
26:08ça reste le point de gravité.
26:12Est-ce qu'il y a
26:13des signaux techniques
26:14qui mobilisent
26:17votre attention
26:17sur le Brent ?
26:19Pour l'instant,
26:21on était monté
26:22très très vite
26:22au tout début du conflit.
26:24Depuis,
26:24j'allais dire un petit peu
26:25à l'image
26:26des marchés américains
26:27et des marchés européens,
26:29on évolue un petit peu
26:30en yo-yo
26:31au gré des annonces
26:32de Trump,
26:32des espoirs
26:33d'arrêt du conflit
26:35ou de libération
26:37du détroit d'Ormouth
26:38ou pas.
26:39graphiquement,
26:40bien évidemment,
26:41c'est le récent point
26:42haut des 115
26:42qu'il faut surveiller
26:44et qui pourrait relancer
26:45et faire entrer
26:47le conflit
26:47dans une autre dimension
26:48parce qu'aujourd'hui,
26:49j'ai comme l'impression
26:50que les marchés
26:51se satisfont
26:51finalement plus ou moins
26:53de ce niveau-là
26:56du pétrole.
26:57Ils se disent
26:57bon,
26:58finalement,
26:59on arrive encore
26:59à vivre avec tout ça.
27:01Moi,
27:01je ne suis pas si sûr
27:02que ça.
27:02En tout cas,
27:02on voit plein de signaux
27:04au micro
27:04qui ne sont pas très encourageants,
27:06des entreprises
27:07qui se retrouvent
27:07de plus en plus
27:08en difficulté.
27:10il faut quand même
27:11rester méfiant.
27:12À court terme,
27:12on est un peu aveuglé
27:13par l'IA
27:14qui emporte tout
27:15et on se dit
27:16finalement,
27:16les marchés
27:17tiennent plutôt bien.
27:18On le voit même
27:18en Europe
27:19sur les valeurs
27:19de sémiconducteurs
27:20ou autres
27:20qui en profitent
27:21de façon assez impressionnante
27:23depuis le début
27:24du mois d'avril.
27:25Il faut quand même
27:25rester prudent.
27:26On le voit aussi
27:27sur les matières
27:28premières agricoles
27:28et ainsi de suite.
27:29Il y a plein de petits indicateurs
27:32qui méritent
27:33de faire attention.
27:34Comme disait
27:35votre intervenant
27:35tout à l'heure,
27:36il y a les marchés
27:37d'un côté,
27:38il y a l'économie
27:38de l'autre
27:38et quand il y a
27:39trop de décorrelations,
27:40c'est quand même
27:41assez dangereux.
27:42Toujours effectivement.
27:43Michel Delobel,
27:43MW Gestion,
27:44merci d'avoir un petit peu
27:45défriché ce paysage
27:46technique sur les marchés.
27:48Dans quelques secondes,
27:49on revient dans
27:50tout pour investir
27:51avec vos rubriques
27:52pratico-pratiques.
27:53On va notamment
27:54se poser une grande question.
27:56Qu'est-ce qu'un haut revenu ?
27:57Une commission d'enquête
27:58en ce moment
27:59qui est en train
27:59de se poser
27:59sur la question,
28:00sur la définition,
28:01sur les critères.
28:02Restez avec nous
28:03les experts du cabinet.
28:05Arsène,
28:05dans quelques instants.
28:06A tout de suite.
28:08Tout pour investir.
28:10La boîte à outils.
28:12On pensait
28:13qu'on avait pris
28:14l'essentiel
28:15du gros temps
28:16après la réforme,
28:17la nouvelle loi
28:18de finances 2027,
28:20la nouvelle loi budgétaire.
28:23Finalement,
28:23on n'a peut-être pas fini
28:25puisqu'on a le Parlement
28:27qui est en train
28:27d'examiner la question
28:30qu'est-ce que c'est
28:31qu'un haut patrimoine ?
28:32Pour en parler,
28:33Jean Demortière
28:34du cabinet Arsène.
28:35Bonjour.
28:36Bonjour, Antoine.
28:37Alors,
28:37est-ce qu'on peut
28:38peut-être rappeler
28:39le contexte
28:40de cette commission
28:41d'enquête ?
28:42Parce qu'encore une fois,
28:43on pensait que
28:43la question avait été réglée
28:45et qu'on pouvait
28:45un petit peu souffler ?
28:46Ah, peut-être pas.
28:48Et les réflexions
28:49vont quand même
28:50bon train
28:50sur ces réflexions
28:51parlementaires.
28:52Expliquez-nous un peu.
28:53Tout à fait.
28:54Alors, effectivement,
28:55il y a une commission
28:55d'enquête
28:56qui est actuellement
28:57en cours
28:57qui a débuté
28:58le 17 février dernier
28:59à l'initiative
29:00du groupe
29:01Politique Liot
29:02qui est présidée
29:02par Jean-Paul Matéi
29:03et dont le rapporteur
29:04est Charles de Courson.
29:06Son but,
29:06c'est de réfléchir
29:07sur l'imposition
29:07des plus hauts patrimoines
29:09et des revenus
29:09les plus élevés
29:10et d'articuler ça
29:11avec la réflexion
29:12sur leur contribution
29:13au financement
29:14des services publics.
29:16Donc, en fait,
29:16ce qu'on voit
29:17dans cette commission,
29:18enfin, son idée,
29:19c'est de faire intervenir
29:21différents acteurs
29:22du monde économique,
29:23donc à la fois
29:23des économistes,
29:25certains de nos confrères
29:26fiscalistes,
29:26mais également des membres
29:27de l'administration fiscale,
29:28des think tanks
29:29ou des représentants
29:31d'entreprises
29:32ou d'organismes professionnels
29:34tels que,
29:34par exemple,
29:35l'AMF
29:38pour réussir
29:38à mesurer
29:39en fait
29:39quel est le niveau
29:40réel d'imposition
29:41des contribuables
29:42que les parlementaires
29:44considèrent
29:44comme étant
29:44les plus aisés
29:45et déterminer
29:46s'ils contribuent
29:48de manière suffisante
29:49au financement
29:50des services publics.
29:52Le contexte
29:53de cette commission,
29:54c'est encore une fois,
29:55c'est le prolongement
29:57des discussions parlementaires
29:58qui avaient eu lieu,
29:59comme vous l'avez indiqué,
30:00dans le cadre
30:01de la loi de finances
30:01pour 2026,
30:03avec l'opposition
30:05de deux visions,
30:06à savoir
30:06une vision plutôt redistributive,
30:08qui serait
30:09que les foyers
30:11les plus importants,
30:12avec les revenus
30:13les plus importants
30:13et les patrimoines
30:14les plus importants
30:15doivent surcontribuer
30:17pour permettre
30:20de financer
30:21les services publics
30:22et à l'inverse,
30:23on a la vision opposée
30:25qui serait
30:25plutôt celle
30:26de l'incitation
30:27à l'investissement
30:28et qui viendrait dire
30:29qu'il y a une limite
30:31au-delà de laquelle
30:32on ne doit pas aller
30:33pour éviter
30:33que notamment
30:34les contribuables
30:35les plus aisés
30:36ne soient pas freinés
30:38dans leur investissement
30:39et n'aient pas finalement
30:39envie de placer
30:41leur argent
30:42dans des investissements
30:44peut-être moins favorables
30:45et moins redistributifs.
30:47Alors Jean,
30:48j'allais dire
30:48rien que du très classique
30:50finalement,
30:51redistribution
30:52face à l'incitation
30:53de l'investissement,
30:54malgré tout,
30:55on essaie d'avancer
30:56dans le sens
30:57où il y a peut-être
30:58des constats
30:59à dresser
31:00quand même
31:00sur la situation actuelle,
31:01non ?
31:03Tout à fait,
31:03oui,
31:03tout à fait,
31:05c'est précisément
31:07le but
31:07de cette commission
31:09et je pense
31:10qu'elle s'inscrit
31:11véritablement
31:12dans,
31:12c'est peut-être
31:13le début
31:14des discussions
31:16qui vont avoir lieu
31:17déjà dans le cadre
31:18de la prochaine loi de finances
31:19mais aussi dans le cadre
31:20des prochaines élections
31:20présidentielles,
31:22à savoir
31:24peut-être
31:26prendre,
31:26enfin,
31:27dresser une assise technique
31:29puisque c'est vraiment
31:31un point technique
31:31que là
31:32que le législateur
31:33a voulu essayer
31:34de mesurer
31:35au-delà
31:36des enjeux politiques
31:37de ces discussions,
31:38c'est le point technique
31:39et c'est de confirmer
31:40ou d'affirmer
31:40la tendance
31:41d'une certaine volonté
31:42d'augmenter
31:42le niveau d'imposition
31:43globale
31:44des foyers
31:44les plus aisés.
31:46Bon,
31:47avec tout ça,
31:47il y a quand même
31:48des barrières techniques
31:49et puis sans doute
31:50politiques
31:52à cette redéfinition
31:53de l'imposition
31:55des foyers
31:55les plus aisés.
31:57Tout à fait,
31:58il y a effectivement
31:59des barrières techniques
32:00qui empêcheront
32:01en tout état de cause
32:02les législateurs
32:02de mettre en place
32:05des impôts
32:06qui seraient
32:06trop contraignants
32:08pour les contribuables.
32:09Il y a une première barrière
32:10qui est que
32:12les contribuables
32:13sont globalement
32:14soit imposés
32:15aux barrières progressives
32:16de l'impôt sur le revenu
32:16que tout le monde connaît
32:17ou alors à des prélèvements
32:18forfaitaires
32:18et notamment
32:19le prélèvement forfaitaire unique
32:20que maintenant
32:21tout le monde connaît également.
32:23Il est tenu
32:24d'une certaine manière
32:25par ce barrières progressives
32:26parce que l'augmenter
32:27aurait un effet
32:28je pense
32:29sur l'ensemble
32:30des contribuables
32:30et donc pas forcément
32:32seulement les contribuables
32:33qu'on voudrait viser
32:34ce qui est une première contrainte.
32:36Il a également
32:38une barrière technique
32:40s'agissant du prélèvement
32:41forfaitaire unique
32:41puisque maintenant
32:42il faut articuler
32:44ce prélèvement forfaitaire unique
32:46avec la nouvelle contribution
32:47qui a été mise en place
32:48en 2025
32:49qui est la contribution
32:51différentielle
32:51sur les hauts revenus
32:52et vous savez
32:52qui permet de s'assurer
32:54que chaque contribuable
32:55ait un taux effectif
32:57minimal d'imposition
32:57de 20%
32:59et en fait
33:00augmenter le prélèvement
33:01forfaitaire unique
33:01ça viendrait quelque part
33:02rendre obsolète
33:03cette contribution
33:05différentielle
33:05sur les revenus
33:06donc c'est là encore une fois
33:07un point bloquant pour lui
33:08mais le point
33:10le plus bloquant
33:10à mon sens
33:11c'est principalement
33:13les contraintes
33:15constitutionnelles
33:15qui existent
33:16et qui résultent
33:17de la jurisprudence
33:18du conseil constitutionnel
33:19à savoir que
33:21ce qu'on appelle
33:22le bouclier fiscal
33:24est principalement
33:24que l'impôt sur le revenu
33:26et l'impôt sur la fortune
33:27des contribuables
33:28quelle que soit son appellation
33:29ne peuvent pas représenter
33:30plus de 75% de ses revenus
33:32est une exigence
33:33qui le contraint
33:35sensiblement
33:36dans l'addition
33:37de nouvelles impositions
33:38et notamment
33:39parce que
33:39ça l'oblige
33:40à bien souvent
33:41prévoir des mécanismes
33:42de plafonnement
33:42qui viendront
33:44en tout état de cause
33:45limiter les nouvelles impositions
33:46qu'il pourrait vouloir
33:47mettre en place
33:49au-delà de ça
33:50on a une réflexion
33:51plus globale
33:52et une vraie contrainte
33:53s'agissant des actifs
33:54professionnels
33:55puisque comme vous le savez
33:56dans le cadre
33:57des dernières discussions
33:57budgétaires
33:58il y avait eu
33:59des propositions
33:59de nouvelles impositions
34:01du patrimoine
34:01et notamment
34:01ce qu'on appelait
34:02plus végérant
34:03la taxe Zuckman
34:04ou alors la taxe
34:05enfin la contribution
34:06sur la fortune
34:07improductive
34:08mais la difficulté
34:09qui est liée à ça
34:10c'est que
34:12précisément
34:13en fait
34:14il y a bien souvent
34:15des cas
34:16que nous on voit
34:16parmi nos clients
34:17qui sont que
34:18la majorité
34:19du patrimoine
34:20des contribuables
34:21sont composés
34:21de leurs actifs
34:22professionnels
34:22donc des parts
34:24de sociétés
34:24qu'ils ont créés
34:25qu'ils ont fondés
34:26et il y a une vraie
34:27difficulté technique
34:27à taxer ce patrimoine
34:29parce que d'une part
34:30il ne procure pas
34:31nécessairement de revenus
34:31et d'autre part
34:32il n'est pas liquide
34:33et donc
34:35imposer un niveau
34:37d'imposition
34:38très significatif
34:38à ce type de patrimoine
34:39ça pourrait
34:41contraindre les gens
34:42à le vendre
34:43et précisément
34:43il n'y a pas forcément
34:44de marché
34:44pour acheter
34:44ce type d'actifs
34:45donc c'est là
34:46la principale contrainte
34:48la dernière contrainte technique
34:49auquel le législateur
34:51devra faire face
34:51en tout état de cause
34:52et au-delà de ça
34:53comme vous le disiez
34:53il y a une contrainte politique
34:54qui est qu'il reste
34:56en tout état de cause
34:57une des questions
34:58de compétitivité fiscale
34:59et c'est sûr
35:01qu'aller dans une surtaxation
35:02des contribuables
35:04les plus aisés
35:04pourrait restreindre
35:07l'investissement
35:07en France
35:09et peut-être donner
35:10des envies aux gens
35:11de transférer
35:12leur domicile
35:13à l'étranger
35:13Exactement
35:14et ça a été toute la question
35:15qu'on se posait
35:16en ce début d'année
35:16justement
35:17et qui a été l'enjeu
35:19justement
35:20de la loi de finances
35:222026
35:22qui a provoqué
35:24beaucoup de réflexions
35:24autour d'un
35:25d'un exil fiscal
35:27entre guillemets
35:28il nous reste 30 secondes
35:29je voudrais juste
35:30vous demander votre avis
35:31parce que la commission
35:32doit rendre son rapport
35:33d'ici le milieu du mois d'août
35:34est-ce que finalement
35:35le problème de cette fiscalité
35:36sur les hauts revenus
35:37c'est pas que c'est un jeu
35:38de Jenga
35:38c'est-à-dire que
35:39on ne peut pas modifier
35:41un critère
35:41sans qu'un autre bouge
35:43ou en même temps
35:43est-ce qu'une remise à plat
35:45ne serait pas nécessaire
35:46en fait
35:47ou beaucoup plus simple
35:48Tout à fait
35:48c'est tout à fait ça
35:50et je pense qu'en réalité
35:53comme on l'indiquait
35:54le législateur
35:55est assez contraint
35:56sauf une remise à plat
36:00vraiment globale
36:01et une refonte
36:02des règles
36:03qui s'appliquent
36:04dans ce cadre-là
36:05je pense qu'il y a
36:07de fortes chances
36:07pour que
36:08malgré les recommandations
36:09éventuelles de cette commission
36:10les nouveautés
36:12qui se calquent
36:13le législateur
36:13pour intervenir
36:14soient en tout état de cause limité
36:16Merci infiniment
36:17pour toutes ces explications
36:19Jean de Mortière
36:19du cabinet
36:20Arsène
36:21c'était très très clair
36:22et je vous engage
36:23à réécouter tout ça
36:24en replay
36:24et en podcast
36:25si vous voulez avoir
36:26une vision claire
36:27sur cette réflexion actuelle
36:29de cette commission
36:30d'enquête parlementaire
36:31sur les hauts revenus
36:33en France
36:33et les hauts patrimoines
36:35très précisément
36:36pour réfléchir
36:37un petit peu
36:37à la fiscalité
36:39à la participation
36:39aux finances
36:40de l'État
36:41tout de suite
36:41le placement à suivre
36:45Tout pour investir
36:46le placement à suivre
36:49et on rejoint
36:50tout de suite
36:50Julien Nebbenzal
36:51d'Itoro
36:52bonjour Julien
36:53bonjour Antoine
36:54alors
36:55on va sortir un petit peu
36:56la tête du sceau
36:57parce que les biais comportementaux
36:59les marchés en ce moment
37:00l'imprévisibilité
37:01de Donald Trump
37:01je pense qu'on a pas mal
37:02défriché le sujet
37:03on va revenir
37:04à la base du truc
37:05et à une de nos missions
37:07ça reprend un petit peu
37:08ce dont on parlait
37:10avec Mathias Baccino
37:10et Gustave Sanden
37:11en début d'émission
37:12sur l'éducation financière
37:14et les biais comportementaux
37:16qu'on peut avoir
37:17quand on commence
37:19à accumuler un patrimoine
37:20quand on commence
37:21à vouloir investir
37:22quand on commence
37:23à vouloir peut-être
37:24préparer sa retraite
37:25ça se passe
37:25voilà
37:27relativement tôt
37:28du côté de la trentaine
37:29si on simplifie
37:31les choses
37:31un petit peu
37:32est-ce qu'on peut déduire
37:33un certain nombre
37:34de biais comportementaux
37:36et du coup
37:37qu'on peut peut-être
37:37essayer d'éviter
37:38pour maximiser
37:39nos performances
37:39Julien
37:42je crois que ça commence
37:43pour la plupart des gens
37:45par une équation
37:47avec beaucoup de paramètres
37:48il y a
37:49le rendement qu'on attend
37:50la durée de l'épargne
37:51la fiscalité
37:52l'allocation d'actifs
37:53est-ce que je fais un PER
37:55une assurance vie
37:56un PEA
37:56un compte titre
37:58il faut bien se rendre compte
37:59que pour la plupart des gens
38:00l'équation est vraiment
38:02très complexe
38:02mais mon propos
38:03c'est de dire que
38:05il y a quelque chose
38:06qui est beaucoup plus important
38:07encore que la complexité
38:08de cette équation
38:09c'est la partie
38:10justement comportementale
38:11parce que quand on se situe
38:13justement dans un projet
38:14de retraite
38:15et bien on va devoir
38:16mettre de l'argent
38:17de côté
38:18et là
38:18on invoque
38:20des biais comportementaux
38:21je vais vous en donner
38:22quelques-uns
38:23le plus connu
38:24le plus important
38:25celui qui nous touche tous
38:26c'est la préférence
38:27pour le présent
38:27on valorise toujours
38:29les bénéfices immédiats
38:30et on déprécie
38:31les bénéfices futurs
38:32un euro consommé
38:33aujourd'hui
38:34ça a beaucoup plus
38:35de valeur pour nous
38:36qu'un euro
38:36qu'on aura dans 30 ans
38:37même si c'est la même
38:38valeur réelle
38:39bien sûr
38:39ce biais-là
38:41cette préférence
38:41pour le présent
38:42ça a déjà été
38:42très documenté
38:43par la recherche académique
38:44et ça explique
38:46vraiment l'essentiel
38:48de l'obstacle
38:49de passer à l'acte
38:51il y a la procrastination
38:52qu'on connaît tous
38:53je vais le faire
38:54mais je vais le faire
38:55le mois prochain
38:55je vais le faire
38:56quand les enfants seront grands
38:57enfin voilà
38:57ça le fait de décaler
38:59à plus tard
39:00c'est un biais comportemental
39:01bien connu
39:01il y a l'aversion
39:02aussi à la perte
39:03alors qu'on retrouve
39:04c'est un thème
39:05qu'on a déjà utilisé
39:07développé dans l'émission
39:08mais qu'on retrouve
39:09dans la consommation
39:10c'est-à-dire quelque chose
39:11qui m'est retiré tout de suite
39:12sur mon salaire
39:13c'est quelque chose
39:14que je n'ai plus
39:16et le futur
39:17c'est-à-dire
39:17le bénéfice de ça
39:19et c'est tout à fait abstrait
39:21on peut ajouter aussi
39:22la distance temporelle
39:23parce que
39:24quand on a par exemple
39:2535 ans
39:25je prends le cas d'ailleurs
39:27dans mon raisonnement
39:2735 ans
39:28c'est une moyenne
39:29entre 25 et 45 ans
39:30en quelque sorte
39:31quand on a 35 ans
39:33se représenter quelque chose
39:34dans 30 ans
39:35c'est quand même pas évident
39:37donc en fait
39:37cette distance temporelle
39:39va bloquer en fait
39:41assez souvent
39:42le phénomène de l'épargne
39:43avec tous les autres biais
39:44que j'ai dit
39:45la procrastination
39:46l'inversion à la perte
39:47évidemment
39:48la préférence
39:49pour le présent
39:51alors
39:51moi mon message
39:52aujourd'hui
39:53c'est d'essayer
39:54de simplifier
39:55à la fois
39:56l'équation
39:58complexe
39:58assurance vie
39:59PER
39:59etc
39:59et puis
40:00essayer de surmonter
40:02les biais de comportement
40:03parce qu'attention
40:04je le précise toujours
40:05dans l'émission
40:06un biais comportemental
40:07ça n'est pas un défaut
40:08un défaut individuel
40:09c'est quelque chose
40:10à quoi nous sommes tous soumis
40:11parfois on est soumis
40:13plus à tel ou tel biais
40:14évidemment
40:15il y a des différences
40:15entre les individus
40:16mais il ne s'agit pas de défaut
40:18il s'agit de
40:18de limites
40:19alors le raisonnement
40:20que je tiens
40:20il est très simple
40:21mais il est tellement simple
40:23il est ultra simplifié
40:24je prends le cas
40:24de quelqu'un
40:25qui a 35 ans
40:26j'estime que
40:27le salaire net
40:28de quelqu'un
40:29c'est 75% du brut
40:31voilà
40:31c'est une estimation
40:32j'estime aussi
40:33que la pension
40:34de retraite
40:35le système
40:35par répartition
40:37va permettre
40:37de toucher
40:3850% du brut
40:39voilà
40:4050% du brut
40:41alors est-ce que
40:42c'est le bon chiffre
40:43est-ce que ce sera
40:43le bon chiffre
40:44dans 20 ans
40:44de toute façon
40:44il y a un moment
40:45on est obligé de faire
40:46des hypothèses
40:47et si possible
40:48les plus simples
40:48possible
40:49alors si on a
40:5050% du brut
40:51et que normalement
40:52notre salaire net
40:52c'est 75% du brut
40:54il nous manque 25
40:55donc la question
40:56c'est pour avoir
40:57ces 25
40:58c'est-à-dire si on veut
40:59par exemple
40:59s'imaginer avoir
41:01le même niveau
41:01de revenu
41:02dans 30 ans
41:03qu'est-ce qu'il faut
41:04épargner chaque mois
41:05bien relativement
41:06au salaire brut
41:07on peut faire le calcul
41:08c'est très simple
41:09il faut épargner
41:10entre 10 et 12%
41:12du salaire brut
41:13et ça il faut le faire
41:14pendant 30 ans
41:15si on épargne
41:17donc 12%
41:18du salaire brut
41:18pendant 30 ans
41:19et bien on va
41:21reconstituer
41:22en plus de la retraite
41:24par répartition
41:24on va reconstituer
41:26le revenu
41:28mensuel
41:29moyen
41:29qu'on a eu
41:29pendant notre période
41:30d'activité
41:31alors évidemment
41:32vous pouvez me dire
41:32quelle hypothèse
41:33de rendement
41:34vous avez fait
41:34donc j'ai fait
41:35une hypothèse
41:36de rendement
41:36très simple
41:37je suis parti du principe
41:38que le rendement net
41:40de l'inflation
41:40serait de 3% par an
41:42sur ce placement
41:42de 30 ans
41:43alors évidemment
41:44on ne connait pas
41:45l'inflation
41:45dans les 30 ans
41:46qui viennent
41:46mais ce qu'on sait
41:47c'est ce sur quoi
41:49on peut se bâtir
41:50on peut bâtir
41:50en tout cas
41:51un raisonnement
41:51c'est qu'on connait
41:53les rendements
41:53avant inflation
41:55sur les 30 années passées
41:56on sait que selon
41:58les versions de risque
41:58on est entre 5 et 7%
42:00on a aussi une idée
42:01de l'inflation
42:02dans les 30 années passées
42:03il y a eu des moments
42:03il y en avait peu
42:04des moments
42:04il y en avait beaucoup
42:05donc là aussi
42:06on va faire une moyenne
42:07et le chiffre de 3%
42:08de rendement net
42:09de l'inflation
42:10c'est un chiffre
42:10qui normalement
42:12je ne vais pas dire
42:13conservateur
42:13mais est assez central
42:15donc avec cette hypothèse
42:16de 3%
42:17pour la personne
42:18de 35 ans
42:19qui a simplement
42:20pour objectif
42:21d'avoir à la retraite
42:22le même train de vie
42:23entre guillemets
42:24qu'il a pendant
42:25cette période d'activité
42:26il faut épargner
42:2712% par mois
42:28de salaire brut
42:29et je vais même
42:31vous surprendre
42:32en concluant
42:32une autre chose
42:33c'est quand on regarde
42:35le montant
42:35qui est alloué aux retraites
42:36dans la fiche de paix
42:37c'est-à-dire
42:38retraite par répartition
42:39on arrive à quoi ?
42:40on arrive à 10 ou 11%
42:41de la part salariale
42:43donc c'est exactement
42:44la même chose
42:44sauf que
42:45c'est le même chiffre
42:46sauf qu'il faut
42:46qu'on ajoute 12%
42:47pour pouvoir compléter
42:49sa retraite
42:49j'espère que cette simplification
42:51permet de lever
42:53les biais comportementaux
42:54sur l'épargne retraite
42:55c'est ce que j'allais vous dire
42:57Julien
42:57il nous reste
42:57il nous reste deux minutes
42:58mais ça vaut peut-être
42:59le coup de l'expliquer
43:00c'est peut-être finalement
43:01parce qu'on cherche
43:02midi à 14h
43:03et aller au-delà
43:04finalement d'une équation
43:06relativement simple
43:07que vous venez
43:08de nous décrire
43:09de A à Z
43:10qu'on peut se tromper
43:11et finalement
43:13faire des performances
43:14beaucoup moins intéressantes
43:16qu'un simple truc
43:18qui est vraiment
43:19à calquer
43:20sur les chiffres
43:20d'évolution moyenne
43:21ces dernières années
43:22en fait
43:23exactement
43:24en fait
43:24la première chose
43:26qu'il faut faire
43:26c'est commencer
43:27prendre date
43:28et automatiser
43:29parce qu'à partir du moment
43:30où le prélèvement
43:31se met en place
43:32en début de mois
43:33après le salaire
43:33et bien c'est bon
43:35il faut avoir choisi
43:36une enveloppe
43:36alors évidemment
43:37le PER
43:37on va moins aimer
43:38parce que l'argent
43:39est bloqué à la retraite
43:40c'est d'ailleurs l'intérêt du PER
43:41mais il y a une incitation fiscale
43:42en même temps
43:43donc on retrouve un peu
43:44de pouvoir d'achat immédiat
43:45mais on peut compléter
43:47le PER par de l'assurance vie
43:48qui restera liquide
43:49c'est-à-dire en cas d'imprévu
43:50on a quand même quelque chose
43:51qui peut nous être utile
43:52donc ces choses-là
43:53viennent d'elles-mêmes
43:54à partir du moment
43:55où on a pris la date
43:57on a commencé
43:58on a automatisé
44:00et on le fait
44:00le plus tôt possible
44:01parce que les premières années
44:03de l'épargne
44:04sont les plus importantes
44:05dans le rendement futur
44:06c'est si on regarde
44:07sur 30 ans
44:07l'essentiel se fait
44:09sur les 10 premières années
44:11Effectivement
44:12c'est simple
44:13réécoutez ça
44:14replay podcast
44:15mais là vous avez
44:16quelques recettes de base
44:17pour une épargne fructueuse
44:19et un petit peu libérée
44:21de certains biais comportementaux
44:22qu'on a
44:23qui sont un petit peu
44:24contre-productifs
44:25ils ne sont pas forcément négatifs
44:26c'est juste des paramètres
44:27sur lesquels il faut travailler
44:28merci Julien Nebenzal
44:3110 euros
44:31et dans un instant
44:33on ouvre le coffre-fort
44:35on va parler
44:36small and mid
44:37et private equity
44:38est-ce que c'est pas
44:39un cocktail gagnant
44:40à tout de suite
44:42tout pour investir
44:43l'événement
44:44sur BFM Business
44:46alors
44:47le journal des small and mid
44:49c'est le jeudi
44:49on va prendre un petit peu
44:51d'avance
44:51sur nos small and mid cap
44:54ainsi que
44:55ainsi que
44:56sur le private equity
44:57est-ce qu'on n'a pas là
44:58les deux maillons
44:59d'une chaîne
45:00très très porteuse
45:01en ce moment
45:01Stéphane Rudzinski
45:02de Rétores
45:03bonjour
45:03bonjour Antoine
45:04merci d'être avec nous
45:05vous êtes un de nos spécialistes
45:06maison du private equity
45:08quels sont les avantages
45:10de cet investissement
45:11dans le private equity
45:12mais sur les small and mid cap
45:14qu'est-ce qui rend ce cocktail
45:15sans doute
45:16une des meilleures formules
45:17du moment
45:18quand on veut investir
45:19sur le long terme
45:20bon il y a plein de choses
45:21sur le mid cap
45:22la première chose
45:23qu'on peut retenir
45:24je pense
45:24c'est que
45:25les fonds rentrent déjà
45:26sur les participations
45:27sur des prix
45:28qui sont inférieurs
45:28par rapport au large cap
45:31aujourd'hui
45:31pour vous donner quelques chiffres
45:32sur le marché européen
45:35en moyenne
45:36le mid cap
45:37ça se paye à peu près
45:389 fois l'EBITDA
45:39quand le large cap
45:40se paye 12 fois l'EBITDA
45:42en moyenne
45:43ce qui représente quand même
45:443 tours de différence
45:45c'est très important
45:46ça permet donc de rentrer
45:47avec des baisses de prix
45:48de l'ordre de 30 à 40%
45:49plus basse
45:50ce qui donne plus de sécurité
45:53sur l'investissement
45:54et ce qui permet aussi
45:55d'avoir un potentiel
45:57d'upside relativement fort
45:59surtout qu'on sait
46:01qu'historiquement
46:01en fait
46:02un tiers de la performance
46:03du private equity
46:04provient de l'augmentation
46:06des multiples
46:06c'est à dire
46:07j'achète une société
46:08de taille moyenne
46:08je la fais grossir
46:10et donc je vais gagner
46:10mécaniquement comme ça
46:11des tours de multiples
46:12et j'allais dire
46:13d'un point de vue
46:14philosophique entre guillemets
46:15là on va investir directement
46:17dans la croissance
46:18des entreprises
46:18dans l'activité
46:19des entreprises
46:21au point que
46:21justement c'est multiple
46:23c'est ce qui va permettre
46:24de déterminer
46:26la création de valeur
46:27véritable on va dire
46:28ah oui complètement
46:29là on investit vraiment
46:30dans l'économie réelle
46:32c'est les entreprises
46:32que vous connaissez tous
46:35on donne beaucoup de sens
46:36à l'épargne
46:37et on crée énormément
46:38de valeur
46:41notamment sur le mid-cap
46:42parce que là
46:42les stratégies
46:43de création de valeur
46:45sont très nombreuses
46:46sur le mid-cap
46:47dites-vous que
46:4840% des entreprises
46:49qui sont sous LBO
46:50par exemple
46:51se développent beaucoup
46:52par croissance externe
46:53elles font beaucoup
46:54de build-up
46:55d'acquisition
46:55de sociétés
46:56et ça
46:57ça a un effet
46:57très relatif
46:58en fait
46:59sur la création
47:00de valeur
47:01je vous donne un exemple
47:02une société de taille moyenne
47:03qui est valorisée
47:04par exemple
47:0410 fois l'ébidda
47:05si elle achète
47:06une société de taille
47:07plus modeste
47:08qui est valorisée
47:08elle 5 fois l'ébidda
47:09dès lors que l'opération
47:10est passée
47:11en fait
47:11de manière consolidée
47:13tout vaut 10 fois l'ébidda
47:19enfin c'est des stratégies
47:20qui sont vraiment
47:21mises en oeuvre
47:22très fortement
47:23par les participations
47:25et par les entreprises
47:25de taille moyenne
47:28finalement
47:29c'est pas un pari
47:31subjectif
47:31sur l'avenir
47:32c'est juste des maths
47:33c'est juste des maths
47:34uniquement des mathématiques
47:36donc vous êtes
47:37une jolie boîte
47:38de taille moyenne
47:39qui fait 500 millions
47:40de valeur d'entreprise
47:41vous achetez une petite société
47:42qui fait 5 millions
47:43de valeur d'entreprise
47:43vous la rentrez chez vous
47:45avant même
47:45toute énergie
47:46déjà mathématiquement
47:47vous avez
47:49vous avez gagné de l'argent
47:50c'est vrai que c'est une manière
47:51de voir les choses
47:52qui n'est pas forcément intuitive
47:53mais qui parle
47:54et puis on arrive
47:56à des taux de croissance
47:56qui vont quand même
47:58au-delà de ce qu'on peut enregistrer
47:59du côté des large cap
48:01des grosses grosses capitalisations
48:02complètement
48:03aujourd'hui
48:03sur le marché européen
48:04le taux de croissance
48:05sur l'ébidda
48:07des large cap
48:07on va être
48:08aux alentours de 6-8%
48:10sur le mid cap
48:11au niveau européen
48:13on va être
48:13aux alentours
48:14de 15%
48:15à peu près
48:16de taux de croissance
48:17sur l'ébidda
48:19et ça c'est un chiffre
48:19qui a beaucoup
48:20beaucoup de sens
48:21là il y a Bain
48:22dans son rapport
48:22qui date de quelques semaines
48:24qui écrit
48:26le 12 et le nouveau 5
48:27en expliquant
48:28qu'il y a 10 ans
48:29sur les opérations
48:30de LBO
48:30il fallait simplement
48:315% de croissance
48:32de l'ébidda
48:32pour que les fonds
48:34réalisent des multiples
48:35de 2,5
48:36sur leur participation
48:37aujourd'hui
48:38avec la hausse
48:39en fait
48:39des taux d'emprunt
48:41avec la baisse
48:43du levier
48:43Bain juge
48:44qu'il faudra
48:45des taux de croissance
48:45de l'ordre de 12%
48:46pour que les fonds
48:47continuent à faire
48:48du 2,5 fois la mise
48:50sur leur participation
48:51et ce 12%
48:53de taux de croissance
48:53en fait
48:53on va le trouver
48:55avant tout
48:55sur le mid cap
48:56d'où l'intérêt
48:57de ce segment
48:59parce que ces progressions
49:02à deux chiffres
49:02elles touchent aussi bien
49:03le chiffre d'affaires
49:05que la rentabilité brute
49:07finalement
49:07donc ça
49:08l'un va avec l'autre
49:10et donc
49:11c'est autant
49:12de leviers opérationnels
49:15et de synergie
49:17parce que c'est là-dessus
49:18que ça va se jouer
49:19il y en a bien plus
49:20sur le mid cap
49:21des leviers opérationnels
49:23que sur le large cap
49:23le large cap
49:24les entreprises
49:24sont déjà
49:25très organisées
49:26très matures
49:27très matures
49:28sur le mid cap
49:29vous allez pouvoir
49:30activer des tas de leviers
49:32sur toutes les fonctions
49:34de l'entreprise
49:34les RH
49:35la finance
49:36vous allez pouvoir
49:37digitaliser les entreprises
49:38vous allez pouvoir
49:39les pousser
49:40à l'international
49:41et tous ces changements
49:42en fait
49:42vont avoir des impacts
49:44très significatifs
49:45sur la création de valeur
49:45et puis comme on est
49:47dans l'économie réelle
49:48là pour le coup
49:48qu'on investit vraiment
49:50un petit peu
49:50avec les mains
49:51dans le cambouis
49:51on est aussi
49:52très soucieux
49:53de l'efficacité
49:55du management
49:55c'est vrai que
49:56quand on regarde
49:56les large cap
49:57bon c'est des grosses
49:58administrations
50:00là le small and mid
50:01permet d'avoir contact
50:03avec des managements
50:04qui sont souvent
50:05extrêmement actifs
50:06très soucieux
50:06de préserver
50:08les finances
50:08de leurs entreprises
50:09j'allais dire
50:10c'est un peu
50:11une petite famille
50:12là pour le coup
50:13donc c'est un gage
50:14de sécurité aussi
50:15pour l'investisseur
50:15c'est complètement clé
50:17en fait
50:17d'avoir repéré ça
50:18effectivement
50:19sur le mid cap
50:20les dirigeants
50:22et les managers
50:23de l'entreprise
50:24très souvent en fait
50:25sont les fondateurs
50:26ou des actionnaires
50:27relativement importants
50:29au sein de l'entreprise
50:30et on va leur donner
50:32également des plans
50:33incitatifs
50:33qui peuvent
50:34complètement changer
50:36leur vie patrimoniale
50:36à titre personnel
50:37autrement dit
50:38ils peuvent gagner
50:39beaucoup d'argent
50:39sur leur titre
50:41de l'entreprise
50:44et ça veut dire
50:45qu'on va avoir
50:46un public
50:46qui est beaucoup
50:47plus engagé
50:48qui va travailler
50:49beaucoup
50:50qui va vraiment
50:51être orienté
50:51vers la création
50:52de valeur
50:52et parce que
50:54ça leur change
50:54la vie
50:55au niveau patrimonial
50:56donc là
50:56on a véritablement
50:57un vrai alignement
50:58des intérêts
51:00voilà
51:00disons que là
51:01on arrive à une prime
51:03de risque
51:03un petit peu
51:03intermédiaire
51:04entre les large cap
51:05ou alors là
51:06on est sur des considérations
51:07différentes
51:08les small cap
51:11où là
51:12fondamentalement
51:13le risque
51:13est un petit peu
51:14plus élevé
51:15en matière
51:15d'exécution
51:16bien sûr
51:17sur le small cap
51:18les entreprises
51:19sont moins vieilles
51:20les managers
51:21ont généralement
51:22moins d'expérience
51:23connaissent
51:23moins leur secteur
51:24moins leur entreprise
51:26donc c'est
51:27effectivement
51:28on a un risque
51:28d'exécution
51:29qui est
51:31qui est somme toute
51:32un peu plus élevé
51:33c'est sûr
51:33ouais
51:35et puis
51:36il y a des paramètres
51:36de liquidité aussi
51:37dans le sens où
51:38la liquidité
51:39n'est pas du tout
51:40gérée de la même manière
51:41dans les small
51:42et mid cap
51:43en particulier
51:44que du côté
51:45des large cap
51:46et ça c'est important
51:47pour l'investisseur aussi
51:48ah bah c'est absolument
51:49clair
51:49vous avez vu que
51:49sur 2025
51:50il y a eu quand même
51:50un problème
51:51de retour
51:52d'argent rendu
51:55en fait
51:55aux investisseurs
51:56ce qui fait que
51:56la collecte
51:57sur les fonds
51:58a baissé de 16%
51:59en 2025
52:00ça c'est un problème
52:02qui apparaît
52:03beaucoup moins
52:04en fait
52:04sur les entreprises
52:06de taille intermédiaire
52:07sur le mid cap
52:08parce que c'est
52:09des plus petits objets
52:10et donc ça veut dire
52:11qu'il y a beaucoup plus
52:12d'acheteurs en fait
52:13pour ces entreprises
52:13plus de fonds d'investissement
52:15et plus d'industriels
52:16donc ça
52:18cette liquidité
52:19c'est un vrai actif
52:20en fait
52:20pour le private equity
52:21effectivement
52:22merci infiniment
52:23Stéphane Rudzinski
52:24de RetoRes
52:25d'avoir été avec nous
52:25pour parler de ce cocktail gagnant
52:27priorité equity
52:28mid caps
52:32tout pour investir
52:33l'événement
52:34sur BFM Business
52:37merci d'avoir été
52:39à notre écoute
52:40TPI c'est fini
52:40pour aujourd'hui
52:41je vous laisse avec
52:42Marie Coeur de Roy
52:43pour les experts
52:44de l'IMO
52:46quant à moi
52:47je vous retrouve
52:47à 15h30
52:48aux côtés de Guillaume Sommerer
52:49pour BFM Bourse
52:50au revoir
52:53tout pour investir
52:54sur BFM Business
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