- il y a 3 mois
Ce lundi 22 juin, Antoine Larigaudrie a reçu Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, Matthias Baccino, sénior advisor chez Trade Republic, Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat MW Gestion, Barbara Thomas-David, notaire à Paris, William Léon, associé et fondateur de WM Capital, et Antoine Andreani, directeur de la recherche chez XTB France, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Et soyez les bienvenus pour cette nouvelle semaine à l'écoute de TPI sur BFM Business.
00:13C'est toujours tout plein d'énergie, tout plein de dynamisme pour commencer la semaine,
00:19pour revitaliser vos investissements, vos finances personnelles, votre épargne, de l'énergie.
00:24Tiens, il en sera question dans le déchiffrage dans quelques instants
00:27avec Mathias Pacino de Trade Republic et Gustav Sanden-Kolberg.
00:30Gros plan focus sur nos spécialistes, tiens, de l'intelligence électrique,
00:34les Schneider, les Legrand et autres.
00:36Sur le pétrole aussi, un quid des grandes dynamiques énergétiques dans les mois, les années à venir.
00:40Sujet de saison, avec en plus cette canicule qui frappe fort.
00:43On déchiffre tout ça dans quelques instants.
00:46Arbitrage aussi, on va détecter les grandes tendances du moment sur les marchés
00:48avec Michel Delobel d'MW Gestion.
00:51Il sera avec nous dans les arbitrages pour partager son plan de trading du jour.
00:56En parlant de dynamique de marché, sortez vos livres de recettes.
01:00On a des gestionnaires qui vous proposent de plus en plus de vous edger,
01:03de vous couvrir contre la volatilité de marché cette saison aussi.
01:07Avec tout un tas de produits qui étaient à l'origine plutôt des instruments de pros,
01:11de traders, de la haute finance, des institutionnels.
01:14Et désormais disponibles pour le patrimoine de tout un chacun,
01:17histoire d'éviter les écueils de la volatilité.
01:19Des stratégies intéressantes, alors que la plupart des CGP vous conseilleront
01:22toujours en cas de turbulence de rester sur vos positions.
01:24Maintenant, on a une boîte qui vous propose des stratégies d'arbitrage adaptées.
01:28WM Capital, avec nous tout à l'heure dans le placement à suivre.
01:32La boîte à outils, bien sûr, en deuxième partie d'émission,
01:34avec maître Barbara Thomas-David.
01:36Fiche pratique pour bien investir en couple.
01:39Pax, mariage, comment se protéger au mieux suivant son profil.
01:41Et puis l'or, un petit sursaut et puis plus rien.
01:45Décidément compliqué, les tendances sur l'once d'or fin au frein.
01:48Point comme régulièrement avec Antoine Andréa Midixte et B en fin d'émission dans le coffre-fort.
01:52Évidemment, vous pouvez nous poser l'ensemble de vos questions par mail,
01:56direct à bfmbusiness.fr ou nous envoyer un SMS au 732.16.
02:01Tapez le mot-clé business suivi de votre question.
02:03Et puis sinon, directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn,
02:05on essaie de vous y répondre en cours d'émission.
02:09Le reste de l'actualité du jour, et voilà, fin de partie au Royaume-Uni
02:13pour Keir Starmer qui annonce sa démission.
02:15Le Premier ministre se retrouvait de plus en plus isolé au sein des travaillistes.
02:18Depuis l'élection comme député de son rival, le maire de Manchester, Andy Burnham,
02:23Keir Starmer reste toutefois en fonction jusqu'en septembre
02:26avec la désignation d'un nouveau dirigeant au cours du congrès du parti
02:30qui a eu lieu le même mois.
02:32Américains et Iraniens ont donc déjà progressé
02:34après une très longue journée de négociations en Suisse hier.
02:36Les discussions se sont achevées il y a quelques heures au milieu de la nuit
02:39avec de l'encouragement de la part des intervenants.
02:43Mais après un début de journée quand même sous haute tension,
02:45en sort un document de base fixant le cadre de nouvelles négociations pour 60 jours.
02:50Les Etats-Unis, une dizaine d'entreprises viennent d'être sanctionnées ce matin par Pékin.
02:55La Chine qui présente ces mesures comme une riposte
02:57à la liste noire d'entreprises chinoises publiées par le Pentagonia deux semaines.
03:01Elle annonce aussi l'exclusion de 46 entreprises américaines de ces marchés publics,
03:05dont Lockheed Martin et la branche défense de Boeing,
03:07ainsi que certaines sociétés liées aux terres rares aussi.
03:10Acquisition pour Danone ce matin,
03:12le groupe français se renforce en Asie
03:13en rachetant l'Australien Maid Group
03:16et son portefeuille axé sur la santé
03:18avec notamment des boissons protéinées.
03:20Il annonce l'acquisition des 49% restants
03:23dans sa co-entreprise de produits laitiers frais en Australie.
03:26Et puis tiens, Pierre et Vacant s'en passent de passer
03:29peut-être sous pavillon Emirati.
03:30Le groupe vient de recevoir une offre du fonds Moubadala,
03:34le fonds souverain d'Abu Dhabi.
03:36Elle a le soutien de 56% des actionnaires.
03:38Moubadala a jusqu'au 17 juillet pour convaincre 80% des actionnaires au total
03:42et ainsi présenter une offre formelle
03:44qui sera étudiée par le Conseil.
03:47Tout de suite un petit coup d'œil sur votre tableau de bord.
03:56C'est la baisse qui prédomine à Paris aujourd'hui
03:58avec un CAC 40 qui recule de 0,46%.
04:01On est à 8 382 points après une fin de semaine un petit peu compliquée
04:06vu qu'on a eu un jour férié du côté de Wall Street.
04:09On a donc bouclé une séance des 4 sorcières un petit peu en solo
04:14mais ça s'est soldé par un volume d'échanges très très important vendredi.
04:17A noter que la tech surperforme légèrement, plus 0,26%.
04:21Et l'Eurostox 50 lui est quasi étal, à moins 0,03%.
04:25Alors à noter en Asie ce matin de nouveaux records historiques
04:27pour la bourse de Séoul et pour la bourse de Tokyo.
04:30Séoul où il s'est passé un petit événement dans le domaine des mémoires.
04:34Vous savez c'est le secteur le plus actif en ce moment.
04:37Est-ce qu'Ainix est passé devant Samsung ?
04:40Et oui en termes de capitalisation boursière
04:42devenant la plus grosse de la bourse de Séoul sur l'indice Cospi.
04:46Alors bien évidemment tout ça provoque un petit peu d'effervescence
04:50autour du secteur des semi-conducteurs.
04:52Et c'est logiquement STMicro qui signe la plus forte hausse du CAC à plus 1,6%.
04:5668,93€.
04:58A noter Carrefour qui prend 1,38% à 15,77€.
05:01Engie plus 0,52% à 26,97€.
05:04La plus forte hausse du SBF 120 elle est pour l'ISI qui prend 3,3% à 69,70€.
05:10Puis semi-conducteurs on vous en parlait, Soitec est pas loin.
05:12Plus 2,5€ à 121,50€.
05:14A la baisse du côté du SBF 120 toujours SEB.
05:18Moins 3,5% à 50,05€.
05:20Excel Technologies moins 3,2€ à 180€.
05:23Et SES, l'opérateur satellite qui perd 2,9% à 6,95€.
05:28Du côté des valeurs de la défense présentes au CAC 40,
05:31Bernatales qui recule d'1,7% à 228,40€.
05:34Mais les plus fortes baisses c'est Sanofi moins 2 à 72,62€.
05:38Et Essilor Lusotica moins 2 à 169,95€.
05:41L'euro-dollar toujours du côté d'1,14.
05:441,14,61€.
05:46Petit coup d'œil sur les taux d'intérêt sur les 10 ans.
05:49On est à 3,61€ pour la dette française.
05:522,97€ pour la dette allemande.
05:54Et du côté américain on est à 4,49€.
05:57Le Brent de mer du Nord.
05:59Toujours quand même en embuscade sous les 80$.
06:011,79,03€.
06:02On voit que les cours ont quand même du mal à se calmer significativement.
06:05Et on va déchiffrer ça d'ailleurs dans quelques secondes avec notre déchiffreur du jour.
06:11Tout pour investir, le déchiffrage.
06:15Et on retrouve en direct autour de ce plateau Gustave Sanden de Colbert.
06:19Bonjour.
06:20Bonjour Antoine.
06:20Et Mathias Baccino de Trade Republic.
06:22Bonjour.
06:23Bonjour.
06:23d'être avec nous en direct ce matin.
06:26On va peut-être justement parler beaucoup d'énergie avec le pétrole,
06:30mais aussi nos champions de l'intelligence électrique,
06:33comme je les appelle les Legrand, les Schneider.
06:37Il y a des entreprises européennes qui bénéficient à plein de la vague d'investissement dans la tech
06:42puisque de temps en temps on s'en souvient, ça revient.
06:45On a besoin d'électricité, on a besoin de transformateurs,
06:47on a besoin de matériel de précision pour équiper les data centers
06:51de manière plus générale et ça aussi c'est un biais comportemental.
06:54On oublie complètement qu'il y a un autre dossier,
06:56c'est l'électrification de l'industrie, pas que de l'IA, de l'industrie.
07:00Et ça c'est tout bon pour nos spécialistes français, Schneider et Legrand.
07:04Mathias.
07:05Oui et on a tendance à l'oublier mais on a aussi des champions en Europe,
07:09il y en a moins qu'aux Etats-Unis.
07:11Il y a une profondeur de marché de ces entreprises-là qui est plus faible en Europe
07:15mais néanmoins ils existent et ils sont absolument indispensables
07:18à ce qui est en train de se passer.
07:19Je voudrais juste ajouter peut-être deux éléments sur pourquoi
07:25ça va être à mon avis intéressant de s'intéresser à ces entreprises justement.
07:31Anthropik, en étant bloqué par les Etats-Unis la semaine dernière
07:34ou il y a dix jours sur Fable et Mythos pour leur modèle de pointe
07:38étant interdit donc aux non-américains,
07:41ça a été probablement quelque chose qui va être réglé avec des solutions
07:44du type partenaire privilégié qui serait probablement réservé aux Européens entre autres.
07:48Néanmoins c'est un signal extrêmement fort qu'il faut des infrastructures complètes,
07:55bien sûr, souveraines du début à la fin en Europe en allant des centrales nucléaires,
08:02en passant par les data centers, en passant par les softwares d'IA,
08:07y compris les modèles avec entre autres Mistral,
08:12mais aussi ensuite dans l'IA dans le monde physique, c'est-à-dire la robotique.
08:17J'étais samedi matin à VivaTech et il se trouve que mon frère a exposé avec sa start-up,
08:22Corben qui fait des robots.
08:24Vous les avez vus ceux qui ont viandé les deux écrans ?
08:26Alors ceux-là non, parce qu'ils n'étaient pas sur le stand de mon frère,
08:29mais j'en ai vu un que j'ai pu piloter,
08:30et Corben construit une IA propriétaire pour équiper les robots en Europe d'un cerveau souverain.
08:38Bon, et bien tout ça, ça va se faire entre autres avec des entreprises européennes
08:42sur lesquelles les Etats-Unis ou la Chine n'auront pas la capacité de leur demander
08:46de fermer le service aux Européens du jour au lendemain.
08:48Donc c'est un sujet extrêmement important qui est en train de se dénouer sous nos yeux.
08:55Et les Legrand, les Schneider et d'autres ont les capacités de bénéficier de la mise en place
09:01et de ce qu'on pourrait appeler le réveil IA de l'Europe.
09:05Si on n'est pas assez secoué par la guerre commerciale de Donald Trump depuis un an,
09:09les ambitions chinoises en termes de croissance économique et de domination économique,
09:13hélas ce qui est en train de se passer sur l'IA et qu'on ne se réveille pas maintenant,
09:17je ne sais pas quand est-ce qu'on se réveillera.
09:18Par exemple, justement cette histoire de...
09:21Oui, oui, notre modèle d'IA, c'est que pour les Américains et tout ça.
09:24Moi, je me souviens sur... Je regarde un petit peu Twitter, mais...
09:27Ça a provoqué une vague de pleurnicheries.
09:30Enfin, je trouvais ça totalement indigne de décideurs, de patrons qui...
09:35On n'y a pas droit.
09:37On se débrouille. Enfin, je ne sais pas.
09:39Et puis, on fait confiance aussi à l'Europe pour, de temps en temps,
09:42effectivement, au même titre que nos programmes de défense,
09:45se faire bousculer un petit peu par un président américain qui fait n'importe quoi,
09:49pour se dire, bon, on va se prendre en main.
09:51Alors, il y a des accros, il y a des chaos, on est 27,
09:54mais globalement, les solutions, elles existent, Gustave.
09:57Est-ce qu'on n'a pas fini avec ce quart d'heure pleurnicherie,
10:00qui est vraiment horripilant au bout d'un moment,
10:02parce qu'on a l'impression, on est européen, de toute manière, on est foutu ?
10:05Surtout qu'il n'y a effectivement pas que les modèles,
10:07il y a tout un tas d'industries qui sont, Mathias vient de le rappeler,
10:11qui sont liées et pour lesquelles on a quelques avantages à faire valoir.
10:14Il y a quelques semaines, on parlait de Choose France,
10:16je le rappelle, 90 milliards à peu près d'investissements annoncés,
10:20c'est 10 fois à peu près ce que c'était il y a quelques années.
10:23Donc, on voit que, un, on a des ressources,
10:25deux, on arrive à attirer des capitaux étrangers pour financer,
10:28pour développer les actifs pour lesquels on a des avantages,
10:32pour le coup, concurrentiels et compétitifs.
10:35Du coup, je me suis amusé à regarder rapidement en préparant l'émission,
10:38non pas les NVIDIA et Consor et leurs performances boursières,
10:41mais plutôt le second degré, c'est-à-dire les entreprises américaines
10:45plutôt de l'énergie et notamment du nucléaire,
10:48et quelles étaient les performances boursières des trois dernières années.
10:50Vous avez Vertiv, par exemple, plus 1700%,
10:53vous avez Constellation Énergie, qui est le plus gros fournisseur nucléaire,
10:56plus 290% en trois ans, et Talen Énergie, plus 740%.
11:02C'est assez intéressant, parce que là, en l'occurrence,
11:04on est vraiment œil pour œil et dent pour dent,
11:06on est vraiment sur une bataille d'égo,
11:09et on est très loin de ces performances-là en bourse
11:11pour les entreprises équivalentes en Europe.
11:14Donc, appuyons sur ce qu'on a,
11:17et effectivement, au lieu de pleurnicher,
11:19faisons valoir nos arguments.
11:20On a réussi, dans les marchés privés,
11:22avec Choose France, a priori,
11:23à dégager quand même un petit peu d'énergie.
11:25Alors, on peut discuter de la souveraineté capitalistique,
11:28mais en tout cas, il y a quand même,
11:29il y a à la fois les actifs et les capitaux pour financer les projets.
11:32Donc, il n'y a plus qu'à.
11:34J'allais dire, les consciences se réveillent.
11:36On avait quand même, là, pour le coup,
11:39ça provoquait des éclats de rire désespérés.
11:42L'Allemagne qui nous avait annoncé, il y a quelques mois,
11:44qu'elle allait construire son cloud souverain avec Amazon.
11:47Bon, OK.
11:48Non, mais en plus, ce n'était pas une blague.
11:51Nous, bon, ben voilà, on va faire appel à des opérateurs locaux,
11:55à l'Europe, etc.
11:56Bon, ça a l'air de se réveiller un peu.
11:58Et puis, il y a aussi la deuxième vague de la pleurnicherie,
12:02qui est, vous comprenez, vous avez vu les milliers de milliards
12:05de dollars de capitalisation, ça se passe au state,
12:08ça ne se passe pas chez nous.
12:09Mais on n'a pas besoin de faire mille milliards de dollars
12:11de capitalisation pour être archi-pointu
12:14et pour être demandé partout.
12:15Regardez, ASML, le monde entier a besoin d'ASML.
12:18Surtout, si on regarde comment les capitaux sont dépensés,
12:21si vous avez vu ce que je vous ai envoyé.
12:24Et on va y venir.
12:25On a la vérité des chiffres autour d'OpenAI.
12:27Exactement.
12:28Et ce n'est pas ce qu'on croit.
12:30Parce qu'on se dit, bon, de toute manière,
12:32Cashburn, Cashburn, c'est une société qui va pulvériser
12:34sa trésorerie en recherche et développement.
12:36Ben non.
12:37Il y a un autre truc qui commence à peser de plus en plus.
12:39Vous l'avez relevé.
12:40Et je pense que c'est un des chiffres les plus intéressants
12:42de la matinée.
12:43Dites-nous, Gustave.
12:43Effectivement, on pense toujours CAPEX,
12:45c'est donc bataille d'infrastructure.
12:47Et si j'ai 20 milliards versus 5 milliards,
12:49il y a une rivalité qui devient difficile à réconcilier.
12:52Sauf que là, effectivement, les chiffres d'OpenAI,
12:55qui sont privés, sont sortis la semaine dernière.
12:57Et donc, on s'aperçoit qu'il y a un chiffre d'affaires
12:59qui augmente très fort.
13:00Bon, là, pas de surprise.
13:0113 et quelques milliards de dollars.
13:03En revanche, une perte de 20 et quelques milliards.
13:05Ça non plus, pas de surprise majeure.
13:07En revanche, quand on regarde la composition des dépenses,
13:09on s'aperçoit qu'il y a quand même 40% du chiffre d'affaires
13:12qui est dépensé en marketing.
13:14C'est ça qui est dingue.
13:15Et donc là, on ne parle pas tout à fait de recherche et développement.
13:18Pardon ?
13:19On parle d'autre chose.
13:20Alors, c'est du CAPEX, mais waouh !
13:23Du marketing, quoi !
13:25Je vous laisserai votre discussion avec votre comptable, Antoine.
13:27Mais je ne sais pas si on peut immobiliser 40% des dépenses en marketing en CAPEX.
13:33En revanche, on peut dire que c'est de l'investissement d'une certaine façon.
13:36Ça, c'est certain.
13:37Mais là, clairement, on voit finalement les faiblesses d'un modèle.
13:41Ce qu'il faut peut-être relever quand même, pour être tout à fait transparent,
13:44c'est que tous les champions de l'IA n'ont pas les mêmes problématiques.
13:48Open AI est le seul, en fait, des champions de l'IA
13:51à ne pas avoir sa plateforme de distribution.
13:53Et si je vais un peu plus loin même, sa communauté.
13:55Je prends SpaceX, évidemment, plus besoin d'en parler,
14:00qui détient XAI à sa plateforme de distribution intégrée,
14:04au travers de Twitter, mais aussi, effectivement, de la communauté d'Elon Musk.
14:08Google, inutile de vous dire que c'est des gens qui ont une plateforme de distribution intégrée.
14:13Je pense à Gemini.
14:14Et donc, en fait, il y a un retard structurel,
14:16ou en tout cas, il y a une inexistence à la plateforme de distribution qui leur fait défaut.
14:20Mais potentiellement, il faudrait regarder, effectivement,
14:22quelles sont les dépenses réelles de marketing de ceux que je viens de citer.
14:26Ça pourrait être assez intéressant de le regarder.
14:28Et ça, ça relance un peu le débat de
14:29est-ce qu'on a un tel retard capitalistique,
14:32ou est-ce qu'on a un retard marketing,
14:34auquel cas, on peut être assez optimiste.
14:36Bon.
14:37Non, mais ça, c'est un truc à suivre,
14:39parce que ça, c'était le facteur X qu'on n'attendait pas,
14:42les dépenses de marketing.
14:43Et où ils les dépensent, exactement ?
14:45Ça peut aussi donner des idées dans l'état.
14:46Oui, c'est un sujet que je vais creuser,
14:49parce que je suis très étonné.
14:50C'est marrant.
14:51Leur marketing est quand même très fortement drivé par le produit,
14:55ce qu'il peut faire,
14:55et la viralité que ça peut déclencher,
14:58et l'usage de bouche à oreille, ensuite,
15:00massif, qui se déclenche.
15:02Donc, je suis étonné.
15:03Je n'ai pas le sentiment d'avoir été exposé moi-même
15:06à un marketing grand public agressif
15:08de la part d'OpenAI ou même d'Enthropic.
15:11Mais c'est intéressant, je vais regarder.
15:12C'est pour ça qu'on peut se poser la question de où ?
15:15Il faut voir ce qu'ils mettent derrière aussi
15:17les dépenses de marketing,
15:19s'il y a des dépenses de lancement dans des pays aussi.
15:21Voilà, c'est intéressant.
15:22On parle de 5 milliards et quelques,
15:23donc c'est appréhendable.
15:25Oui, totalement.
15:26Mais c'est intéressant dans le sens où,
15:28oui, effectivement, on n'est pas soumis forcément à de la pub.
15:31C'est un petit peu comme Ferrari ou Richard Mille.
15:34Est-ce que c'est des gens qui ont besoin vraiment de pub ?
15:36Mais non, c'est peut-être plus complexe que ça.
15:39Et justement, l'introduction en bourse
15:40va les obliger à mettre carte sur table.
15:42Et ça, c'est intéressant.
15:44Oui, il ne vous aurait pas échappé qu'il fait chaud.
15:49Bon, et vous avez décidé de vous concentrer un petit peu
15:53sur les ravages économiques
15:55dus au manque de climatisation.
15:57Mathieu.
15:59Franchement, ça m'arrive parfois sur ce plateau,
16:02mais ce matin, je suis réellement profondément en colère.
16:05Donc, je vais essayer de garder mon calme.
16:07Ça ne va pas être simple.
16:10Donc, un pays comme Singapour
16:11a vu son décollage économique arriver
16:14le jour où ils ont commencé à climatiser.
16:18Pourquoi ?
16:19Eh bien, pour une raison simple.
16:20Quand vous subissez une température supérieure à 30 degrés,
16:25la perte de productivité est estimée à 10%.
16:29Chaque degré supplémentaire au-dessus de 30 degrés,
16:33c'est 3% de productivité horaire en moins par degré.
16:37Les capacités cognitives des personnes qui travaillent,
16:41quand il fait plus de 28 degrés,
16:43elles baissent de 10% par degré supplémentaire.
16:46Donc, c'est un problème économique aussi.
16:50C'est un problème de société massif,
16:52de mise en danger des personnes les plus fragiles,
16:55alors même qu'on entend encore, il y a quelques jours,
16:58des idéologues mentir sur des médias de grande écoute
17:03sur l'impact écologique de la climatisation.
17:06Ils ont menti et ils le savent.
17:09Ils nous parlent de 4 degrés de hausse de la température extérieure
17:12à cause de la climatisation.
17:13C'est faux, ce n'est pas démontré.
17:16Donc, face à un problème comme celui-là,
17:18je suis favorable, moi, à une mécanique simple,
17:21qui est la mécanique d'innovation.
17:23Il est évident que pour protéger les plus fragiles
17:26et le développement économique du pays,
17:29il faut climatiser.
17:30Est-ce que ce n'est pas écologique ?
17:32Sans doute.
17:33Mais ce qui est bien, c'est que les entrepreneurs,
17:35si vous leur dites,
17:36on va équiper toute la France de climatisation,
17:38ça serait bien que vous nous trouviez un système
17:40qui ne pollue pas.
17:41Eh bien, ils vont trouver.
17:42Voilà.
17:43Le meilleur service qu'on puisse rendre à la planète,
17:47c'est d'encourager les industriels et les entrepreneurs français
17:51à s'intéresser à ce sujet de la climatisation,
17:53sans honte,
17:54parce que ça protège les plus fragiles
17:56et ça protège le développement économique.
17:58Eh bien, je suis absolument convaincu
18:01que s'ils font ça et s'ils se mettent en recherche,
18:04c'est les entrepreneurs, les scientifiques
18:05et les industriels français
18:06qui trouveront les solutions
18:07pour que cette climatisation,
18:09elle soit à la fois efficace
18:10et qu'en même temps,
18:11elle ne pollue pas.
18:12Et si on n'investit pas dans cette technologie,
18:15on ne risque pas de trouver des solutions
18:16pour que la climatisation pollue moins.
18:18Et en revanche,
18:19penser qu'on va pouvoir vivre en France
18:21de la même manière qu'on le vit aujourd'hui
18:23sans climatiser le pays,
18:24c'est une dinguerie.
18:26Et pendant ce temps-là,
18:27il y a des gens qui meurent.
18:29Donc, il y a un problème économique majeur,
18:31ça s'appelle la stagflation climatique.
18:33C'est très mauvais, évidemment,
18:34pour l'économie,
18:35parce que là, on le voit bien,
18:36depuis une semaine,
18:36le pays est à l'arrêt.
18:37Enfin, je ne sais pas pour vous,
18:38mais moi, j'ai du mal.
18:39Vraiment, je souffre de la chaleur.
18:40Moi, je dois vous dire
18:41que je suis mieux au bureau que chez moi.
18:43Donc, c'était le petit coup de gueule
18:45de ce lundi matin,
18:46parce que j'en ai vraiment marre
18:49d'entendre n'importe quoi sur ce sujet.
18:51Ce n'est pas la réalité.
18:52Ce n'est pas la réalité souhaitée par les gens.
18:54Donc, voilà, c'était le petit coup de gueule.
18:56Si on ne veut pas devenir un pays
18:59sous-développé économiquement,
19:01l'un des enjeux va être de climatiser.
19:03C'est évident.
19:03Bon, Mathias, on va transmettre ce coup de gueule.
19:06Il est tout à fait légitime.
19:07Peut-être ajouter dans la boucle aussi
19:08les entrepreneurs du BTP,
19:10parce qu'il y a des progrès techniques.
19:12Autour de cette table,
19:13il y a des tas d'entrepreneurs du BTP
19:15qui nous montrent des progrès
19:17en termes de gestion des flux intérieurs,
19:19sans avoir besoin à fond
19:21de tirer sur la clim pour faire mieux circuler l'air.
19:24Sur le terrain, moi,
19:24je n'en vois pas beaucoup des immeubles comme ça.
19:26Je peux vous dire que le mien,
19:27il a été construit il n'y a pas très longtemps.
19:28Il est isolé n'importe comment.
19:30Donc, après, on peut toujours reprendre
19:33le problème de l'isolation à zéro
19:35sur un immeuble déjà construit.
19:36Mais enfin, c'est un gaspillage éhonté.
19:38Et là, il y a plein de questions à se poser.
19:39Mais c'est quelque chose,
19:41effectivement, de global.
19:43Ce n'est pas anecdotique.
19:45Je veux dire, on sait que c'est que
19:46quelques semaines dans l'année.
19:47Mais Allianz Trade nous dit quand même
19:48que ça pourrait coûter 200 milliards d'euros
19:50à la France d'ici à 2030.
19:53Oui.
19:53Donc, ce n'est pas anodin.
19:54C'est un enjeu économique absolument considérable.
19:57On est d'accord.
19:59Juste un truc.
20:00Gustave, on va continuer à parler énergie.
20:02On est dans la thématique énergie.
20:05Les prix du brut se sont quand même bien calmés.
20:08On est sous les 80 dollars pour le Brent.
20:11Oui.
20:12Sur le terrain, il n'y a pas de signe d'accalmie.
20:16C'est compliqué.
20:17Il y a eu, d'ailleurs, ce matin, des grosses explosions
20:20entendues du côté de l'Arabie Saoudite,
20:22du côté d'autres pays du Golfe,
20:24concernant des dispositifs de craquage.
20:28C'est un peu technique, mais des complexes énergétiques.
20:33Le détroit d'Ormouz, ça se passe au compte-gouttes.
20:35Là, on reste dans une situation qui est quand même très tendue.
20:39Effectivement, les marchés sont plus optimistes que la réalité physique.
20:43On a eu une petite baisse, 33% en un mois.
20:47Ce n'est pas mal.
20:47On était autour des 120 dollars.
20:49On est autour des 80 dollars le baril.
20:51Ça s'est quand même sacrément ajusté.
20:54C'est valable aussi pour les pétrolières.
20:56Je ne sais pas si vous avez suivi.
20:57Je me rappelle, la semaine dernière,
20:58on ouvrait avec Total à moins 6 presque.
21:02Oui, ça a bien corrigé à bas bruit, mais ça a bien corrigé.
21:04Ce qui induit d'ailleurs des multiples qui ne sont quand même pas très chers
21:08sur les pétrolières et particulièrement notre champion français.
21:11Je crois qu'on est autour des 8 fois.
21:13Ce n'est pas particulièrement cher quand on voit l'année qu'on a passée.
21:17Et pourtant, effectivement, si on regarde le terrain,
21:20les réserves sont au plus bas.
21:22Et c'est donc ces réserves qui ont compensé massivement jusqu'à présent
21:27la consommation de pétrole
21:28et donc potentiellement un petit peu soutenue cette baisse de prix.
21:33On est passé de 2700 millions de barils
21:36à peu près 160 millions de barils de réserves.
21:38Ce n'est pas tout à fait pareil.
21:40Si on regarde du côté des États-Unis à Cushing,
21:43là où effectivement on a ses réserves,
21:46on est presque au seuil critique qui est de 20 millions,
21:50alors même que pour le coup, il n'y a pas eu de perturbation majeure,
21:52comme vous le savez, de la production américaine.
21:54Mais non, c'est ça qui est fou.
21:55Et dans cette obsession de Trump,
21:58il parle comme si c'était un pays qui importait massivement du pétrole.
22:03Même ce pays producteur est quand même impacté au niveau de la production.
22:07Je dirais que le dernier point sur la réalité physique,
22:11encore une fois, du marché,
22:13c'est les assurances.
22:16On en revient toujours.
22:17Dans le coût de revient, si vous voulez, du pétrole,
22:21c'est clairement quelque chose qu'il faut prendre en considération.
22:23Passer de 200 000 dollars pour assurer un navire qui franchit le bateau d'Hormuz
22:26à 1 million de dollars aujourd'hui.
22:28Donc oui, ils sont assurés.
22:29Je vous rappelle, il y a quelques semaines,
22:30il n'y avait parfois pas de police d'assurance disponible.
22:33Là, ils sont assurés.
22:33C'est 1 million de dollars.
22:34C'est quand même des sacrées hausses de prix
22:36qui, pour l'instant, ne sont absolument pas reflétées dans les cours,
22:40qui sont assez optimistes, je dois dire.
22:42Donc espérons effectivement que le protocole d'accord arrive à un accord définitif
22:47et que les infrastructures soient reconstruites
22:50et que la production reprenne son cours.
22:51Mais ça fait beaucoup de scie.
22:53Et je trouve les marchés sacrément optimistes.
22:58Et c'est potentiellement une bonne nouvelle pour nos amis pétroliers
23:01parce qu'eux, en fait, le fait d'avoir un forward
23:04qui est potentiellement plus cher que l'immédiat
23:07leur permet finalement de produire à bas coût
23:11et de vendre plus cher.
23:13Mathias, une petite réaction, 20 secondes ?
23:16D'abord, probablement que la Chine et les États-Unis
23:19vont quand même devoir prendre un moment
23:23pour encaisser tous les impacts que ça a eu pour eux, cette guerre.
23:27Je pense évidemment au stock de pétrole,
23:29mais aussi au stock d'armes côté américain.
23:32Ensuite, moi, je m'inquiète parce que je pense à Donald Trump.
23:36S'il réussit à sortir de ce conflit,
23:39il va lui falloir un narratif pour lancer sa campagne des midtermes.
23:42Et quel sera ce narratif ?
23:46C'est la grande question que je vais me poser pendant quelques semaines
23:48jusqu'à ce qu'il avance ses pions.
23:50Et on peut espérer que ce ne sera pas un regain de guerre commerciale avec l'Europe
23:55ou une relance de la guerre commerciale avec la Chine.
23:58Ou tiens, hello Groenland !
24:00Voilà, c'est la question que je me pose.
24:03Après, l'impact inflationniste de cette guerre,
24:05pour moi, il est complètement acquis.
24:07Je le dis depuis des semaines,
24:08on sera au moins 3% en France.
24:11La croissance est en train de s'arrêter.
24:12On va avoir une récession technique dans le pays.
24:15Donc voilà, c'est évidemment une mauvaise nouvelle.
24:17Et on redit la même chose qu'on dit depuis février.
24:20C'est les pays qui étaient mal équipés pour faire face à cette crise
24:23qui en ressortent à faibli.
24:24La France en tête, malheureusement.
24:25Mathias Baccino, Trade Republic et Gustave Sanden de Colbert.
24:28Merci infiniment d'avoir déchiffré l'actu avec nous ce matin.
24:31Tout de suite, les arbitrages.
24:39Michel Delobel d'MW Gestion.
24:41Bonjour Michel.
24:42Bonjour Antoine.
24:43Un CAC 40 qui recule.
24:45C'est vrai qu'on a eu une fin de semaine un petit peu curieuse
24:47avec à la fois les sorcières, les contrats,
24:51les options sur un disque qui tombaient à échéance.
24:53Et en même temps, un jour férié du côté de Wall Street.
24:55C'est un petit peu tout décalé.
24:56Mais début de semaine prudent, moins 0,48 pour le CAC 40.
25:01Oui, on assiste quand même à des prises de bénéfices.
25:04Pour moi, à ce stade-là, on est vraiment juste sur une respiration.
25:06Il ne faut pas oublier qu'il y a une dizaine de jours, avec l'arrêt du conflit,
25:10on avait franchi une belle résistance sur le CAC 40,
25:14qui était une résistance baissière qui coiffait finalement le marché
25:18depuis le début du conflit, début mars.
25:20Donc, on a franchi cette résistance-là le vendredi 12 juin avec un gap haussier.
25:25Et puis derrière, la semaine dernière, finalement, on avait un petit peu fait du surplace
25:29aux alentours des 8400, 8500 points,
25:33qui correspond en fait, on a buté sur le gap baissier qui avait été ouvert le 2 mars,
25:39au moment du conflit.
25:41Donc, c'est une zone de résistance.
25:42Donc, on a franchi une résistance, on est allé buter sur la zone de résistance suivante.
25:46Et maintenant, l'idée, je pense, c'est de venir retester des supports
25:49et donc retester le gap qui a été ouvert le vendredi 12 juin
25:52entre les 8250 et les 8300 points globalement.
25:56Donc là, on a encore potentiellement un petit peu de chemin à la baisse
25:59pour les prochains jours, prochaines heures.
26:01Mais je dirais à ce stade-là, rien d'alarmant.
26:03À la limite, c'est même plutôt sain que le marché retrace un petit peu.
26:07Il faudra voir sur cette zone des 8250, 8300 points,
26:11comment se comporte le marché, s'il y va bien sûr à court terme,
26:14parce que rien n'est garanti.
26:15Vous disiez tout à l'heure avec vos intervenants précédents
26:17que le marché est effectivement particulièrement solide,
26:19même si le conflit, bon, ça s'est amélioré,
26:22mais il y a encore des joutes et des verbales
26:24et puis quelques passes d'armes aussi.
26:27Donc, le marché est vraiment bien plus solide que la réalité économique.
26:31On voit que le pétrole a certes baissé,
26:33mais la solution, enfin le détroit d'Hormuz, est encore bien entravée.
26:38Donc voilà, on a un marché solide avec une tendance graphique
26:41de moyen terme qui reste au cierre,
26:43enfin qui est redevenue au cierre depuis une dizaine de jours.
26:45À très court terme, une petite pause semble tout à fait logique.
26:49D'un petit mot, il nous reste une minute, Michel.
26:52Il y a un actif qui retient votre attention ce matin en particulier ?
26:57Alors, oui, disons que nous, on a procédé à quelques allègements
27:00sur le secteur des matières premières,
27:02parce qu'il faut aussi savoir prendre des bénéfices.
27:05On a pris des bénéfices sur des titres comme Glencore ou Freeport,
27:09parce que ce sont des titres qui ont pris entre 35 et 40 %
27:11depuis le début de l'année, quand même,
27:13qui ont surfé sur une belle tendance des matières premières.
27:17Et c'est vrai que le conflit, on a l'impression, là aussi,
27:21comme s'il n'avait pas eu lieu, alors qu'on peut penser quand même
27:24que ça va peser un petit peu sur l'économie et sur la croissance.
27:28Donc, potentiellement, un petit peu de prise de profit sur les matières premières
27:31n'est pas une mauvaise idée, voilà, pour cet arbitrage aujourd'hui.
27:37Merci beaucoup, Michel Delobel, MW Gestion.
27:40Petite pause, restez à l'écoute de Tout pour investir.
27:42On revient dans quelques secondes avec la boîte à outils.
27:45On ouvre la boîte à outils, on se demande comment protéger
27:48ces investissements en couple.
27:49Pax, mariage, concubinage, les meilleurs régimes suivant votre profil.
27:54On en parle avec Maître Barbara Thomas-David dans quelques secondes.
27:57On a tout de suite resté à l'écoute du BFM Business.
28:02La boîte à outils avec Maître Barbara Thomas-David.
28:08Bonjour.
28:09Bonjour.
28:09Donc, on ouvre la boîte à outils et on constate quoi ?
28:12Qu'on est en couple, qu'on n'est pas que c'est, qu'on est en concubinage,
28:16qu'on est peut-être marié et on se demande quelle est la meilleure manière
28:21de protéger son patrimoine commun quand on est ensemble
28:24et qu'on imagine la vie à deux sur le long terme.
28:28J'allais dire, oui, il y a trois solutions, trois types de profils.
28:33Comment on imbrique les trois pour une protection efficace du patrimoine ?
28:37C'est la question qu'on se pose ce matin, évidemment.
28:39Ben oui.
28:40Alors, j'ai envie de dire en propos introductifs,
28:43souvent on dit quand on aime, on ne compte pas.
28:45Ben si.
28:45Quand on aime, il faut compter et il faut anticiper les choses
28:48parce qu'en droit français, il y a trois modes de conjugalité.
28:52C'est le paxe, le mariage et le concubinage.
28:55Alors, le mariage, c'est finalement le statut qui est le plus encadré,
28:59c'est-à-dire qu'il est encadré au moment où vous vous mariez,
29:02par le mariage et puis par le contrat de mariage.
29:05Il est encadré pendant toute votre vie de couple
29:07parce que la gestion de votre patrimoine, de votre entreprise,
29:12parce que ce n'est pas évident, une entreprise, ça peut être propre ou commun,
29:15et bien tout ça est encadré par votre régime matrimonial
29:19et puis quand vous vous séparez, là aussi les choses sont encadrées,
29:22vous ne pouvez pas en un claquement de doigts vous séparer de votre conjoint.
29:26Il y a les formalités du divorce et puis de la liquidation derrière.
29:31Ça, c'est pour le mariage.
29:33Quand vous êtes paxé, le statut, il est beaucoup plus récent, il est light.
29:38Vous avez un cadre qui est beaucoup moins encadré,
29:41c'est-à-dire que vous allez choisir au début si vous optez pour un régime séparatiste
29:46où tout reste séparé,
29:48ou si vous optez pour un régime d'indivision en mettant les choses en communauté.
29:53Mais ce qui est sûr, c'est qu'en matière de pax,
29:56lorsque vous vous séparez, vous n'avez pas besoin de l'accord de l'autre.
29:59Soit vous le faites ensemble,
30:01mais vous pouvez recevoir un beau matin une lettre d'huissier
30:05où on va vous dire, ah ben voilà, hop hop hop, vous n'êtes plus paxé.
30:09Donc, c'est bizarre, mais c'est la philosophie du pax.
30:13Et puis, il y a une dernière philosophie, c'est celle du concubinage.
30:17Alors là, il n'y a pas de cadre du tout.
30:19Vous savez, je dis toujours, le code civil, il est de 1804.
30:22C'est Napoléon qui l'a fait, avec un mariage bien encadré.
30:26Et quand il a fait le code civil, notamment les règles sur le mariage,
30:31on lui a dit, et les concubins, qu'est-ce qu'on en fait ?
30:33Et Napoléon a dit, les concubins ignorent la loi,
30:37donc la loi va les ignorer.
30:38Et c'est encore valable en 2026.
30:41Aujourd'hui, la loi ignore les concubins.
30:45On se met ensemble, on se sépare, on achète ou pas des biens ensemble,
30:50mais tout ça n'est absolument pas encadré.
30:53Débrouillez-vous.
30:54C'est pour ça que je dis, quand on aime, on compte et on anticipe.
30:58On se protège.
30:59On se protège.
31:00On se protège de manière générale.
31:02Alors, cas concret, en cas de décès, qui est le mieux protégé, suivant les profils ?
31:09Ça, vous vous en doutez, je crois que vous avez la réponse dans votre question,
31:12c'est les personnes qui sont mariées.
31:14Parce que quand on est marié, on est héritier automatiquement de l'autre.
31:20Quand on est paxé, en fait, ce qu'il faut vous rappeler, c'est qu'il y a une fiscalité
31:26identique pour les personnes paxées et mariées.
31:29Mais ça ne veut pas dire qu'on hérite automatiquement.
31:30Donc, il faut faire un testament.
31:32Et si vous faites un testament, c'est zéro de droit de succession, qu'on soit marié
31:37ou qu'on soit paxé.
31:38Par contre, les concubins, ce qu'on disait tout à l'heure, il y a 60% de droit.
31:42Parce que vous pouvez être avec quelqu'un, et des fois, c'est des cas un peu dramatiques,
31:46vous pouvez être concubin avec quelqu'un depuis 30 ans.
31:49S'il décède, vous n'êtes pas héritier.
31:52Pas du tout, oui.
31:52Et si vous avez, par bonheur extraordinaire, fait un testament, vous avez quand même payé
31:56les droits à 60%.
31:58Comme pour un étranger que vous ne connaissez pas.
32:01Parce que je me posais la question, peut-être qu'il y a des couples qui veulent ni se paxer,
32:06ni se marier, vivre libre, etc.
32:08Il n'y a pas de régime un petit peu spécial où on prévoit éventuellement une forme de...
32:13Alors, il y a l'assurance-vie.
32:16Ah, oui.
32:16Il y a l'assurance-vie.
32:17Ça, effectivement, si vous faites une assurance-vie, vous êtes en régime dérogatoire
32:21et vous allez, grosso modo, payer comme les enfants, 20%.
32:25Mais vous n'allez pas être exonéré comme pour un copaxé.
32:31Puis je crois que vous m'aviez interrogé sur les grandes transmissions.
32:34Il y a de ça...
32:34Bien sûr, ça c'est le sujet.
32:3615 jours. Et en fait, tout ça, ça ruisselle.
32:38Si vous faites mal votre, on va dire, votre contrat de mariage ou votre pax
32:44ou la façon dont vous allez organiser votre concubinage, tout ça ruisselle.
32:50C'est mal fait là-haut, au niveau du couple, mais ça va ruisseler sur les enfants.
32:56Et souvent, ce qui est mal fait dans le mariage ou le concubinage,
33:00eh bien, en termes de transmission, ça va être compliqué derrière.
33:04Donc tout ça, c'est une globalité un peu.
33:06Mais il faut voir ça.
33:07Et effectivement, régler tout ça dès le début pour éviter les problèmes.
33:12Alors bon, ça arrive.
33:13En cas de séparation, finalement, quel est le statut le plus avantageux ?
33:18Alors là, ce n'est pas comme en matière d'héritage
33:20où le statut le plus avantageux, je vous le disais à l'instant,
33:24c'est le mariage.
33:25Là, je dirais, je vais être peut-être un peu cynique,
33:27ça dépend de quel côté vous êtes.
33:30Si vous êtes celui qui vous a fait un vrai patrimoine,
33:35vous avez bien gagné votre vie, etc.,
33:37il est évident que le statut le plus protecteur,
33:40c'est le statut où vous êtes soit en séparation de bien mariés,
33:44soit de simples concubins,
33:46parce que vous allez récupérer l'intégralité de votre mise.
33:48Mais si vous êtes du côté du plus démuni,
33:52de la personne qui a moins bien gagné sa vie,
33:54ça va être plus compliqué.
33:56C'est pour ça que je dis souvent,
33:57il faut anticiper les choses et voir les choses
33:59quand on se met en couple, quand on est amoureux,
34:02quand on crée quelque chose,
34:03en disant froidement,
34:05si on divorce, qu'est-ce qui va se passer ?
34:08Qu'est-ce qu'on veut aujourd'hui qu'on s'aime ?
34:10Qu'est-ce qu'on veut de façon froide et objective
34:12pour le cas où, c'est quand même deux cas sur trois,
34:15où on ne sera plus ensemble ?
34:17Et froidement, on peut dire,
34:18ben oui, on a envie de tout bien séparer.
34:20Ou non, j'ai quand même envie de te protéger,
34:23moi qui gagne mieux ma vie que toi,
34:24sur au moins la résidence principale
34:27ou telle et telle chose.
34:28Puis par contre, là, je viens de créer ma boîte,
34:30ça, si on se sépare, je veux que ça soit à moi.
34:33En fait, tout ça, il faut le mettre en musique juridique
34:35avec des spécialistes, avec votre avocat,
34:38votre notaire, votre conseiller en gestion de patrimoine.
34:41Évidemment, avec les produits secteurs.
34:44Et puis, il ne faut pas oublier
34:45qu'il n'y a pas de mal à ça.
34:47Ce n'est pas forcément froid.
34:48C'est juste, voilà, il faut se protéger l'un,
34:51se protéger l'autre.
34:52Et ça passe aussi par étudier les cas où ça peut arriver.
34:57Donc, du coup, comment choisir le statut le plus adapté ?
35:01Il faut, là encore, faire une sorte d'examen de conscience.
35:05C'est ça.
35:06En fait, moi, ce que je pense, c'est qu'il faut,
35:08à chaque moment clé de la vie, se reposer des questions.
35:11C'est-à-dire, quand on se met ensemble, qu'est-ce qu'on veut ?
35:14Et puis, quand on change son patrimoine,
35:17on s'expatrie, on a des enfants,
35:22il y en a un qui crée sa boîte.
35:24Remettre les choses sur la table et dire,
35:26là, il y a des changements dans notre vie.
35:28Est-ce que ce qu'on a choisi est encore adapté
35:30à notre nouvelle situation ?
35:32Puis, il y a le moment où on passe à la retraite
35:33où, là aussi, c'est peut-être le moment
35:35de revoir les choses.
35:37Et puis, effectivement, peut-être regarder
35:39via certains produits financiers,
35:41certains placements,
35:42si on ne peut pas pallier certaines faiblesses
35:44de son régime, comme par exemple le concubinage
35:46et voir avec l'assurance-vie,
35:48si on peut faire quelque chose pour le conjoint.
35:51Il y a d'autres régimes.
35:51Oui, il y a l'assurance-vie,
35:52mais vous pouvez aussi transmettre des actions,
35:56un portefeuille titre,
35:58faire des donations avant session
35:59pour éviter les plus-values.
36:01Ça, c'est intéressant aussi
36:02pour protéger son conjoint.
36:04Toujours, toujours se protéger.
36:06Maître Barbara Thomas-David,
36:07merci infiniment de nous avoir parlé.
36:11Comment se protéger ?
36:12Quel meilleur régime entre le mariage,
36:14le paxe, le concubinage ?
36:15Évidemment, toutes ces fiches techniques,
36:16vous pouvez les retrouver sur le replay,
36:19sur le podcast.
36:19C'est votre bibliothèque en matière
36:22de finances personnelles.
36:23Donc, n'hésitez pas à aller fouiller dedans.
36:25Tout de suite, on passe au placement à suivre.
36:34Et je suis avec William Léon de WM Capital.
36:38Bonjour.
36:38Alors, j'avais hâte de vous recevoir
36:40parce que c'est quand même pas un secret
36:44que depuis le début où j'ai présenté cette émission,
36:48on a tout un tas de conseillers en gestion de patrie,
36:50moi, de conseillers financiers,
36:51qui nous disent,
36:52attendez, quand le marché est volatil,
36:54comme il a pu l'être ces dernières semaines
36:56ou de manière générale en ce moment,
36:58ne vous précipitez pas.
37:00Passez pas d'un coup,
37:02vendez tout et d'un coup, achetez tout.
37:04Parce que, premièrement, vous,
37:06vous allez y perdre.
37:07Deuxièmement, vous allez louper la reprise.
37:09Et c'est l'argument principal d'ailleurs.
37:11Maintenant, il est possible aussi
37:13de se couvrir contre les mouvements de marché.
37:17Et on voit ça avec vous, William Léon.
37:19Donc, WM Capital,
37:21votre stratégie, c'est à la fois
37:22de préserver le patrimoine sur le long terme,
37:24mais de temps en temps,
37:25de mettre des petits coups d'arbitrage,
37:27de hedge, en fait,
37:29pour protéger un petit peu plus le patrimoine.
37:32Et ça, pas forcément
37:35pour les hedge funds et les pros de la finance,
37:37mais pour des gens qui ont un petit patrimoine.
37:39– Exactement.
37:40Alors, en fait, déjà,
37:40par rapport à ce que vous venez de dire,
37:42je suis assez d'accord.
37:42Il ne faut pas non plus se précipiter,
37:44tout vendre.
37:44– De manière générale, oui.
37:45– De manière générale, c'est assez important.
37:47– On se rappelle le knee-jerk.
37:48– Exactement.
37:49Néanmoins, il faut faire aussi attention,
37:51c'est qu'on a vu précédemment,
37:53sur les dernières années,
37:54qu'il y avait des actifs
37:54sur lesquels les clients étaient investis,
37:56pour lesquels on peut être resté tanké
37:58un certain nombre d'années.
37:59Je vous donne un exemple très concret.
38:01Je reprends un peu de contextualisation.
38:04Envahissement de l'Ukraine par la Russie,
38:06reprise de l'inflation, hausse des taux.
38:08La hausse des taux a entraîné,
38:09notamment sur les marchés immobiliers,
38:11des baisses de valorisation.
38:13On sait que pas mal de nos clients
38:14qu'on a rencontrés,
38:15donc le cabinet qui a été créé en 2023,
38:17qui était cantonné sur du fonds euro
38:19et des actifs immobiliers.
38:21– Donc là, directement exposé au taux.
38:23– C'est ça.
38:23Et le problème de ces valeurs-là,
38:24donc les SCPI et les SCI notamment,
38:27ont diminué entre moins 25 et 40 %.
38:29On pouvait se dire,
38:30on va attendre que le cycle immobilier reprenne.
38:32Le problème, c'est qu'en fait,
38:33le cycle immobilier, aujourd'hui,
38:34il n'a toujours pas repris.
38:35– Il reprend pas.
38:35– Et donc du coup, se dire,
38:36je reste tanké sur des actifs comme ceci,
38:39j'attends que ça passe
38:40et puis je verrai ce que ça donne.
38:42Clairement, nous, avec mon associé Mathias,
38:43ce n'était pas notre vision.
38:45Et donc, ce qu'on a voulu faire à ce moment-là,
38:46c'est qu'on s'est dit,
38:47OK, l'immobilier, pour le moment,
38:48on n'a pas d'espérance de reprise.
38:50On va préférer justement shorter,
38:52donc revendre ces positions-là.
38:53Et on les a repositionnées
38:54sur un actif qui était boudé
38:55pendant une vingtaine d'années
38:56qui ont été les obligations.
38:58Et les obligations, finalement,
38:59sur les trois dernières années,
39:00ça s'est envolé.
39:01Et donc, finalement,
39:01la perte qu'on aurait pu avoir
39:03avec un actif tanké,
39:04on l'a repris sur les obligations.
39:06– Alors voilà, il ne s'agit pas non plus
39:07de faire de l'arbitrage court terme
39:08comme le font les hedge funds.
39:10Mais voilà, de s'ajuster un petit peu.
39:12Par exemple, ça peut être aussi,
39:14on a beaucoup parlé, bon,
39:16des performances mirobolantes de Wall Street.
39:18Beaucoup s'y sont exposés, simplement.
39:20Il y a eu le niveau du dollar
39:21qui a mangé beaucoup de leurs performances.
39:23Donc ça aussi, les taux de change,
39:24c'est quelque chose sur lequel vous bossez ?
39:25– Alors, les taux de change,
39:26c'est quelque chose, effectivement,
39:27sur lequel on bosse
39:28parce qu'aujourd'hui, en fait,
39:29on a des clients qui deviennent
39:30de plus en plus inquiets
39:31par rapport au contexte.
39:33Donc, contexte géopolitique global, certes.
39:35On le voit en ce moment,
39:36notamment avec le prix de l'essence
39:37qui a plus de 2 euros,
39:38la reprise dans l'inflation.
39:40Mais aussi par rapport au contexte français
39:42où, en fait, on a assez peu
39:43de visibilité sur la fiscalité.
39:44On a un manque de visibilité aussi
39:47sur la zone euro
39:48et sa capacité de rebond.
39:49Donc, en fait, on a des clients,
39:50effectivement, qui viennent nous voir
39:51pour justement qu'on leur propose des placements.
39:53Donc, je pense notamment
39:54à l'assurance-vie luxembourgeoise
39:55sur lesquels on va pouvoir utiliser
39:57des outils de couverture
39:58sur différentes devises,
39:59ce qui n'est pas le cas aujourd'hui
40:00sur le contrat d'assurance-vie français,
40:01par exemple.
40:02Voilà, c'est des choses
40:03qu'on va proposer.
40:04– Oui, intéressant.
40:05Et alors, là, on ouvre le capot.
40:08Effectivement, il y a le support
40:09d'investissement qui permet
40:10les ajustements.
40:11Et là, l'assurance-vie luxembourgeoise
40:14est un bon exemple.
40:15Est-ce qu'il y a d'autres produits
40:16que vous regardez
40:17de manière à pouvoir un petit peu
40:19protéger les positions de vos clients ?
40:21Je vous dis ça parce que
40:23bon, quand on est un gros hedge fund,
40:24quand on est une grosse société de bourse,
40:26on a toujours des visées.
40:29Mais voilà, c'est pour des clients
40:32un petit peu gros, institutionnels,
40:35bien établis.
40:35Comment ça se fait que vous,
40:36vous arrivez à piocher des produits
40:38justement pour protéger
40:39les petits patrimoines ?
40:41– Alors, concrètement, en fait,
40:42la base de notre conseil
40:43va reposer sur la mutualisation
40:45de nos clients.
40:45Vous avez raison, Antoine,
40:46globalement, par rapport
40:47aux actifs institutionnels,
40:48la taille pour pouvoir y accéder,
40:51sur les contrats d'assurance-vie,
40:52on va parler de 500 000 euros
40:53à 1 million d'euros à l'ouverture.
40:55Sur les actifs, je pense notamment
40:56aux clubs d'îles immobiliers
40:57qui ont un peu le vent en poupe
40:58en ce moment,
40:59on est plutôt sur des actifs
41:00qui sont entre 3 à 5 millions d'euros
41:01pour pouvoir y accéder.
41:02Clairement,
41:03ce n'est pas accessible
41:03à tous les clients.
41:04Nous, ce qu'on fait justement,
41:05c'est en mutualisant
41:06la surface financière
41:07du tout de nos clients,
41:08on va se présenter
41:09auprès d'acteurs institutionnels
41:11et ceux-ci vont nous proposer
41:12justement grâce à la mutualisation
41:14d'abaisser les tickets d'entrée.
41:15Donc, on va pouvoir proposer
41:17à nos clients justement
41:17non pas d'investir
41:18sur des tickets d'un million
41:19ou deux millions d'euros
41:20et les baisser sur des tickets
41:22de 100 000, 300 000,
41:23parfois même sur du 20 000,
41:2440 000 euros.
41:25Sur du club deal,
41:26c'est déjà arrivé,
41:27c'est arrivé sur de la dette privée aussi.
41:28Et là, en ce moment,
41:29quelque chose qui fonctionne
41:30de manière assez importante,
41:32que ce soit en Europe
41:33ou dans le monde,
41:34c'est aussi le private equity.
41:36Bien sûr.
41:37pour vous donner un chiffre,
41:39la Bank of America
41:40a sorti une étude récente.
41:42Ils imposent sans imposer.
41:44Ils conseillent du coup
41:45à leurs clients
41:45d'avoir entre 20 et 25 % d'actifs
41:48en private equity
41:49dans les portefeuilles.
41:51Aujourd'hui,
41:51pour vous donner une statistique
41:52sur le cabinet,
41:53chez WM Capital,
41:54quand un client vient nous voir,
41:55c'est entre 0 et 1 %.
41:57Oui, c'est minuscule.
41:58C'est en pleine expansion.
42:00Maintenant, vous prenez
42:01les premières places
42:02parce que justement,
42:04c'est une dynamique
42:06qui est en cours.
42:07Cela dit,
42:09on est en pleine stratégie
42:10un petit peu active.
42:12Tout ça,
42:13ça a un coût, non,
42:13pour le client au final ?
42:14Oui, néanmoins,
42:16on parlait de la partie institutionnelle
42:18sur la partie non cotée.
42:19Vous l'avez également
42:19sur la partie cotée.
42:21Nous, ce qu'on préconise
42:22à nos clients,
42:23c'est justement d'aller
42:24sur la gestion professionnalisante.
42:25Donc, on va basculer
42:27les portefeuilles sur le côté
42:28en gestion discrétionnaire.
42:29La gestion discrétionnaire,
42:30c'est la gestion sous mandat
42:32qui est donnée
42:32à un professionnel.
42:34Dans cette gestion sous mandat,
42:35vous avez accès
42:36non pas
42:36aux parts retail,
42:37vous allez avoir accès
42:38aux parts institutionnelles.
42:40Parce que, globalement,
42:40dans un fonds action,
42:41un fonds oblique,
42:42peu importe,
42:42sur une assurance vie française,
42:44luxembourgeuse ou autre,
42:45vous avez deux types de parts.
42:46Vous avez la part
42:46pour monsieur tout le monde
42:47qui est à 100 euros,
42:48tout le monde peut y accéder.
42:49Et vous avez la part institutionnelle
42:51sur les tickets d'entrée
42:51que j'ai évoqués juste avant.
42:53La différence,
42:53elle se situe dans les frais,
42:54justement.
42:55Les frais vont être divisés par trois.
42:57Divisés par trois,
42:58à l'arrivée,
42:59non seulement l'aspect volatil,
43:01on va la moins encaisser
43:01parce que, évidemment,
43:03les frais sont appliqués
43:04même si vous êtes
43:04sur des périodes de baisse.
43:05Pour remonter,
43:06c'est moins compliqué.
43:07Et à côté de ça,
43:08sur les phases de hausse,
43:09vous allez avoir
43:09un soufflet de performance
43:10qui va être beaucoup plus important.
43:12Donc, finalement,
43:12à l'arrivée,
43:13sur les actifs institutionnels,
43:15vous allez avoir des frais
43:15qui vont être abaissés
43:16parce que les institutionnels,
43:17on parle des assureurs,
43:18des fonds de pension,
43:19des mutuelles.
43:20À quoi vont servir les fonds ?
43:22Réparer les sinistres,
43:23couvrir les sinistres
43:24ou, à défaut,
43:24payer les retraites.
43:26Donc, du coup,
43:27ils prennent un risque qui est minimal
43:28et pour couvrir le risque,
43:29il faut qu'il y ait des frais
43:30qui soient aussi bas.
43:31Effectivement.
43:32Oui, ça paraît tout à fait logique.
43:34Mais j'allais vous dire,
43:35justement,
43:36dans ce marché
43:36où les taux
43:38prennent de plus en plus
43:38d'importance,
43:39où on voit des déséquilibres
43:40croissants du côté
43:41des pertes de change,
43:43j'en veux pour preuve
43:44ce qui est en train de se passer
43:45du côté du Japon,
43:46ce qui est sans doute
43:46en train de se passer
43:47du côté du Royaume-Uni.
43:48On va suivre ça,
43:49mais l'instabilité politique,
43:51c'est mauvais.
43:52On est dans un monde instable,
43:53politiquement,
43:54donc cette stratégie,
43:56a priori,
43:57c'est un boulevard de croissance
43:58pour vous.
43:59Oui, en fait,
44:00globalement,
44:00si vous voulez,
44:01aujourd'hui,
44:02si vous permettez le terme,
44:03la gestion de bon père de famille,
44:05c'est un peu terminé.
44:06C'est ça.
44:07Elle est là, la vérité,
44:08c'est qu'on ne peut plus
44:09être totalement passif
44:11sur son...
44:12Beaucoup de CGP
44:13viennent en parler aussi
44:14au quotidien.
44:15Complètement.
44:15Mais justement,
44:16le côté,
44:18on va mettre de côté,
44:19on va oublier,
44:20non,
44:20c'est plus possible ça.
44:22Complètement.
44:22Et donc,
44:23vous êtes au cœur
44:23de cette stratégie.
44:25C'est aussi quelque chose
44:27qui vous distingue,
44:28un petit peu
44:28de vos principaux concurrents,
44:30parce que j'imagine
44:31que tout ça,
44:32c'est énormément de travail.
44:33Et puis aussi,
44:34c'est une optique
44:34qui est totalement
44:35à la fois globalisée
44:36et centrée
44:37sur le petit client.
44:39C'est ça.
44:40Alors,
44:40globalement,
44:41pour vous donner
44:41un peu de statistiques,
44:42aujourd'hui,
44:43nous,
44:43on a été créés en 2023.
44:45À la fin de l'année,
44:45on avait à peu près
44:46une trentaine de clients.
44:47On est à aujourd'hui
44:48plus de 300 clients
44:49qui sont accompagnés
44:49au sein du cabinet.
44:50D'accord.
44:51Qu'est-ce qui a fait
44:52notre succès ?
44:52Donc,
44:52il y a effectivement
44:53cet aspect gestion.
44:54où on a basculé
44:55les portefeuilles,
44:55mais c'est aussi
44:56l'indépendance commerciale
44:57pour conserver de l'agilité.
44:59En fait,
44:59ce qui va faire
44:59qu'on va pouvoir
45:00se couvrir sur des périodes
45:01de baisse,
45:01c'est l'agilité
45:02par rapport au patrimoine
45:03et au portefeuille
45:04des clients.
45:05Et à côté de ça,
45:05c'est aussi la transparence.
45:06On parlait des frais
45:07tout à l'heure.
45:08Le fait d'instaurer
45:09une transparence des frais
45:10avec des frais
45:10qui sont abaissés
45:11et sur une catégorie
45:12institutionnelle,
45:13ça va permettre justement
45:14de renforcer
45:15la confiance long terme
45:16et donc les clients,
45:17on va pouvoir
45:18leur adresser justement
45:24et c'est surtout ça
45:25qu'on va préconiser
45:25dans des périodes
45:26de volatilité
45:27parce qu'on va justement
45:28investir sur des horizons
45:29qui vont être
45:29un petit peu plus longs
45:30et à côté
45:32des marchés non cotés.
45:33Et sur le marché
45:34actuellement,
45:36vis-à-vis des actifs
45:37sur lesquels
45:37vous êtes positionné,
45:38là en ce moment,
45:38vous prévoyez une volatilité
45:40qui va encore durer
45:41un certain temps.
45:42Je sais bien
45:42que vous n'avez pas
45:43de boule de cristal,
45:43moi non plus,
45:44mais là,
45:46c'est en position par balle
45:48pour encore
45:49un long moment,
45:50visiblement.
45:51C'est pour ça,
45:52là par exemple,
45:52pour vous donner
45:53un exemple concret
45:53de ce qu'on a réalisé
45:54récemment.
45:56Lorsqu'il y a eu
45:56la période justement
45:58de taux,
45:59on s'est dit
45:59que la Banque Centrale
46:00allait baisser les taux,
46:01on avait justement
46:02de la visibilité,
46:02on s'est dit
46:03l'immobilier va reprendre.
46:04Ce qu'on a fait,
46:05c'est que lorsque
46:05vous avez une reprise,
46:06là en ce moment
46:07avec Donald Trump,
46:08c'est difficile
46:08en lisible,
46:09vous allez me dire.
46:10Néanmoins,
46:10on a commencé justement
46:12à orienter les portefeuilles
46:13sur du non-côté
46:13et on est allé chercher
46:14par exemple
46:15ce qu'on appelle
46:15des trophies assets.
46:17Donc les trophies assets,
46:18c'est par exemple
46:23du port,
46:24vous avez l'immobilier
46:24classique,
46:25investissement locatif,
46:26vous avez l'immobilier
46:27type ultra luxe.
46:28Ultra luxe,
46:29c'est un marché
46:29qui ne connaît pas la crise.
46:30Concrètement,
46:31vous allez toujours avoir
46:31des personnes
46:32qui souhaitent investir.
46:33Et là récemment,
46:34par exemple,
46:34on a proposé à nos clients
46:36des actifs qui vont être
46:37par exemple sur l'avenue Montaigne,
46:39sur du local commercial.
46:40Alors on ne prend pas
46:41taux de risque.
46:42Voilà,
46:42en sachant que vous avez
46:43un taux de vacances
46:44qui est proche des 0%,
46:45où à défaut,
46:46on va aller par exemple
46:47sur de la titrisation
46:48d'œuvres d'art.
46:48Donc l'œuvres d'art,
46:50par exemple,
46:51c'est des choses
46:52auxquelles finalement
46:52les clients ne sont pas exposés.
46:54Vous êtes couverts
46:55par rapport justement
46:56à ces notions de taux de change
46:57dont vous avez parlé.
46:58On va être couverts
46:58sur d'autres taises d'actifs
46:59type les actifs cotés.
47:00Super diversifié,
47:02effectivement.
47:02Merci beaucoup
47:03pour ce point stratégique.
47:04William Léon,
47:05cofondateur de WM Capital.
47:08Et une prochaine fois,
47:09parce que c'est vraiment
47:10une optique très intéressante.
47:12Restez avec nous
47:12dans un instant.
47:13On va parler de l'or aussi.
47:15Alors on ne suit pas
47:15les scénarios prévus
47:16et on en parle
47:17avec Antoine Andréani,
47:18de XTB France.
47:20A tout de suite.
47:22Tout pour investir
47:23le coffre-fort.
47:28Où est-ce qu'on va
47:29avec l'or ?
47:30On se pose la question
47:31depuis pas mal de temps
47:32parce que c'est vrai
47:33que l'actif refuge
47:35de référence
47:37n'est plus vraiment
47:37un actif refuge.
47:38Il a l'air de bouger
47:39comme une action.
47:40Dès que le marché
47:40reprend du risque,
47:41on reprend de l'or.
47:42Ça paraît complètement
47:43contre-intuitif.
47:44C'est quelque chose
47:45qui nous couvre
47:46contre le risque géopolitique,
47:48contre l'inflation,
47:48qui est en train
47:49de repartir en ce moment.
47:50Ben non.
47:51On est du côté
47:52des 4200 sur l'once d'or fin.
47:54Antoine Andréani
47:55d'XTB, bonjour.
47:56Bonjour Antoine.
47:57Qu'est-ce qui se passe ?
47:57En fait, il y a des forces
47:59qui ont l'air de s'annuler
48:00là autour des 4200,
48:014300 dollars l'once
48:02et on ne bouge plus.
48:04Qu'est-ce qui se passe ?
48:05C'est un support
48:06très important
48:06pour les robots traders
48:07qui achètent à ce niveau.
48:09Mais ce support
48:10pourrait céder.
48:10On en parlera peut-être plus tard.
48:12Mais on est dans
48:13une jolie correction.
48:14Une correction qui est saine
48:15après une envolée
48:16de 246%
48:17en moins de 4 ans.
48:18Donc c'est naturel
48:19de respirer.
48:20On a baissé
48:22de 24%
48:23depuis le 29 janvier
48:252026,
48:26donc depuis les 5600 dollars
48:27au plus haut historique.
48:29Et on a de la technique
48:30qui prend le relais,
48:31notamment parce que
48:32le dollar a interrompu
48:34sa baisse
48:34et sert de refuge
48:36depuis le début de l'année.
48:38Donc techniquement,
48:39on a des news
48:40qui servent toujours
48:40de prétexte
48:41pour bouger,
48:42que ce soit en tendance
48:43haussière ou baissière.
48:44En tendance haussière,
48:45ces dernières années,
48:46on a eu des événements.
48:48On a eu,
48:48par exemple,
48:49les faillites bancaires
48:50en Suisse et aux Etats-Unis
48:51en mars 2023.
48:53Hop,
48:53prétexte pour monter.
48:55Attaque du Hamas
48:56le 7 octobre 2023.
48:57Le dollar prend un petit coup
48:59sur la tête
48:59et l'or profite pour monter.
49:01Toujours des prétextes.
49:02La capture de Maduro
49:04le 5 janvier,
49:05toujours des prétextes
49:05pour monter.
49:06Et maintenant
49:07qu'on a basculé
49:07un petit peu
49:08en tendance baissière
49:09court terme,
49:10en petit marché baissier sain,
49:13tout sert de prétexte
49:14pour baisser.
49:15Et quand on a eu
49:16l'opération Epic Fury,
49:17c'était le 28 février
49:192026.
49:20Le dollar est monté,
49:21l'or est baissé.
49:22C'est ça qui ne peut pas
49:23être contre-intuitif
49:24parce que,
49:25généralement,
49:26quand on a
49:26une incertitude géopolitique,
49:28l'or monte,
49:28on se le dit souvent.
49:30Et ça peut pas être
49:31contre-intuitif
49:32pour le grand public.
49:33On a eu,
49:34à cette date
49:35d'Epic Fury,
49:36le 28 février,
49:37un pic sur l'or,
49:38un petit peu
49:39un FSL de news
49:40et surtout une résistance
49:41très très importante
49:42sur les prix de l'argent
49:43qui ont pris un gros coup
49:44sur la tête
49:45parce que les fameux
49:46robots traders
49:46que je suis depuis
49:48plus d'une décennie
49:49ont massivement shorté
49:50les prix de l'argent.
49:52Et fondamentalement,
49:53je vais dire quelque chose
49:54qui n'est peut-être
49:55pas populaire,
49:56mais Wall Street
49:58semble appris
49:59à aimer Trump
50:00cette année
50:01et s'est habitué
50:02à Trump.
50:03Bien obligé, ouais.
50:03Et ça,
50:04on peut en parler
50:04un peu plus tard.
50:05C'est marquant
50:06et donc le risque
50:07géopolitique
50:08est totalement minimisé.
50:09Oui, parce que
50:10j'allais vous dire,
50:11là, le marché
50:12semble revenu
50:13à des réflexes,
50:14un petit peu
50:15les indicateurs
50:15de volatilité
50:16ont baissé
50:16comme si la guerre
50:17était finie.
50:18On ne la sent pas finie,
50:19il y a encore
50:20des bombardements,
50:21il y a encore
50:21des cessez-le-feu
50:22qui sont rompus.
50:23Enfin, on n'a pas
50:24l'impression d'une paix stable
50:26et pourtant,
50:26l'or n'en profite pas.
50:27On a l'impression
50:28que c'est le dollar
50:28qui a pris
50:30des têtes de valeur refuge,
50:31mais c'est un petit peu
50:32trompeur
50:32dans le sens où
50:33si on regarde
50:34le paysage
50:34des grandes banques centrales,
50:35maintenant,
50:36le premier actif détenu,
50:37c'est quoi ?
50:37C'est l'or.
50:38Et ce ne sont plus
50:39les actifs dollars.
50:41On passe derrière.
50:42Donc, c'est un signe
50:44qui peut être encourageant.
50:45Il peut y avoir
50:45le déclic
50:46pour repartir sur l'or,
50:48mais ce sera
50:50extrêmement psychologique,
50:51finalement.
50:52Oui,
50:53et ce sera surtout technique.
50:55Alors, il y a des niveaux
50:56très, très importants
50:57que je surveille pour vous.
51:004200,
51:01on y est,
51:01on est posé dessus.
51:02C'est un support
51:03qui semble vouloir céder
51:04on verra ça
51:05dans les prochaines séances
51:06pour les prochaines semaines.
51:093760 en dessous,
51:10on n'est pas si loin,
51:11finalement,
51:11et on peut rêver
51:133335,
51:153425,
51:16là, ce serait
51:16un très, très beau support,
51:17une très, très belle opportunité
51:19pour faire rebondir
51:20les prix de l'or.
51:21Alors,
51:22côté fondamental,
51:23je sais que ça peut perturber,
51:26mais on sent
51:27que c'est pas mal scripté.
51:29Wall Street
51:29l'a compris,
51:31il y a beaucoup
51:31de mise en scène,
51:33de calculs,
51:34il y a un agenda
51:35Trump qui est particulier,
51:36c'est un peu comme
51:37une série
51:37Trump 2.0
51:39où on sent
51:39qu'il va y avoir
51:40d'autres épisodes.
51:40On est en plein là,
51:41oui.
51:42On sent qu'il va y avoir
51:43Taïwan,
51:43peut-être un retrait
51:44de troupes à Taïwan
51:45pour récompenser
51:46la Chine,
51:47d'un deal
51:48qui a peut-être
51:49eu lieu bien avant
51:50tout cet épisode
51:51iranien.
51:52Ça peut être
51:53très, très complexe.
51:54Et Wall Street,
51:54semble-t-il,
51:55a intégré tout ça.
51:57Des épisodes,
51:57il va y en avoir d'autres,
51:58Cuba,
51:59peut-être des soubresauts
52:00au Moyen-Orient,
52:01l'épisode du Groenland
52:02va revenir sur la table.
52:03On en parlait tout à l'heure.
52:04Je sais,
52:05il va y avoir peut-être,
52:06pourquoi pas,
52:07une dissolution de l'OTAN
52:08pour atteindre
52:09une paix
52:10entre la Russie
52:11et l'Ukraine.
52:12Tous ces épisodes,
52:13il y aura sans doute
52:14évidemment des deals
52:16parce que voilà,
52:16Trump,
52:17c'est son objectif.
52:18Et Wall Street,
52:18semble-t-il,
52:19je dis Wall Street,
52:20mais c'est les investisseurs,
52:21le monde de la finance
52:21en général,
52:23semble avoir compris
52:24la communication
52:25de Trump
52:25qui est très particulière,
52:26très stratégique
52:28à base
52:29de
52:33manipulation inverse.
52:33C'est vraiment
52:34très très complexe
52:35en apparence,
52:36mais ça y est,
52:37Wall Street s'est habitué
52:38à Trump
52:39et par exemple,
52:39ce deal qui a eu lieu
52:40le 13-14 juin,
52:42moi je le disais souvent,
52:43notamment le matin
52:44dans mon émission,
52:45je m'attendais à un deal
52:46avant la Coupe du Monde
52:47et puis finalement,
52:48ça a eu lieu quelques jours
52:49après le début
52:50de la Coupe du Monde.
52:51Voilà,
52:51Wall Street,
52:52j'ai l'impression,
52:52s'est habitué à Trump
52:53et a appris à l'aimer,
52:54ça n'a pas été un coup de foudre
52:55mais ça a été sur la durée.
52:57Mais donc du coup,
52:58si les seuils techniques
53:00sont bien identifiés
53:01et si les dynamiques psychologiques
53:04sont rentrées dans le marché,
53:07chaque repli
53:08est une occasion
53:08de se renforcer
53:09et les grandes banques centrales
53:10qui de plus en plus
53:11sont dans un mouvement
53:12un petit peu de dédollarisation,
53:13on parle de dynamique,
53:14on ne parle pas
53:15de changement total de paradigme,
53:17mais là,
53:17ça va être une occasion de plus
53:18pour revenir sur l'or.
53:19Bien sûr,
53:20on parle de l'or,
53:20on ne parle pas
53:21du shitcoin en crypto,
53:23c'est l'actif refuge
53:25par excellence,
53:26on veut toujours
53:27accumuler de l'or,
53:28les banquiers centraux
53:29incluses.
53:31Les algos,
53:32les robots traders,
53:32eux,
53:32vont cibler
53:356430 dollars
53:36après un rebond éventuel
53:38aux valeurs
53:38que je vous ai mentionnées
53:39tout à l'heure,
53:41voire 6500 dollars
53:42à la hausse.
53:43Et on sait que ça peut
53:44aller très très vite
53:44en quelques semaines
53:45de toute manière.
53:46Oui, complètement.
53:46Et un narratif
53:47qui pourrait être
53:48très haussier,
53:49ce serait que Warsh,
53:50la Fed,
53:52baisse les taux
53:52avec une inflation
53:53qui collaborerait
53:54à la baisse.
53:55On sait que Trump
53:56a présenté avec Warsh
53:58sur le fait qu'il voulait
53:59que Warsh soit avec lui
53:59dans son bureau
54:00à la Maison Blanche.
54:02Ça ne serait pas non plus
54:04une surprise
54:05de ce point de vue-là
54:05et ça prendrait
54:07complètement à contre-courant
54:08les investisseurs
54:09qui tapent sur une hausse
54:09de taux en septembre.
54:11Oui, d'autant que
54:11le dernier discours
54:14de Kevin Warsh
54:15était plutôt dans ce sens-là.
54:16Il faudrait un sacré
54:17retournement de situation.
54:18Mais enfin,
54:19les marchés sont là
54:19pour anticiper.
54:20Donc, on va leur faire confiance.
54:21Et Laure adore
54:23l'inflation artificielle
54:25financière créée
54:25par les banquiers centraux.
54:26Évidemment,
54:27c'est son grand moteur.
54:29Merci infiniment
54:30Antoine Andréani
54:31d'XTB.
54:32C'est fini pour aujourd'hui.
54:33TPI,
54:34nouvelle édition demain.
54:35D'ici là,
54:36vous retrouvez
54:36Marie-Cœur de Roi,
54:37les experts de Limoges.
54:38Je vous retrouve à 15h30
54:38aux côtés de Guillaume Sombrère.
54:40Ce sera BFM Bourse.
54:41A tout à l'heure.
54:44Tout pour investir
54:45sur BFM Business.
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