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  • il y a 21 heures
Ce lundi 29 juin, Antoine Larigaudrie a reçu Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, ino Hugues, fondateur du Podcast de la Bourse et co-gérant du salon MTT, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Valentine Roulin, manager chez Arsene, Julien Nebenzahl, responsable des solutions d'épargne chez eToro, et François de Lassus, consultant chez Or en Cash, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans cette nouvelle édition, cette nouvelle semaine de tout pour investir en direct à
00:15la radio, à la télé, sur le web.
00:17Évidemment, l'ensemble de nos chroniques sont à retrouver sur podcast tout pour investir, TPI sur BFM Business,
00:22l'émission qui vous aide sur vos finances personnelles, qui vous aide à mieux investir, à être de meilleurs investisseurs,
00:29de meilleurs épargnants.
00:31Aujourd'hui, on va parler plus, mais oui, des puces, comme s'il en pleuvait, des puces partout dans votre
00:35quotidien, vos ordinateurs, vos téléphones, dans les data centers qui alimentent l'IA, bien sûr, bref, il y en a
00:41partout.
00:42Et même, bien sûr, d'une manière ou d'une autre, que vous le vouliez ou non, dans votre portefeuille.
00:46Et oui, ces semi-conducteurs qui font et défont les marchés, c'est quelque chose de vertigineux en termes de
00:50création de valeur, de capitaux engagés,
00:52mais aussi d'inquiétant quand on voit que ça peut, et ça le fait, déstabiliser le marché et provoquer de
00:57l'anxiété.
00:58Ça a été le cas, notamment en fin de semaine dernière.
01:02Gros plan sur ce secteur des semi-conducteurs avec Gustave Sanden de Colbert et Tino Hugues du podcast de La
01:07Bourse, qui sera avec nous en vidéo.
01:09Arbitrage de marché à court terme, bien sûr, aussi avec Jean-Louis Cussac de Perceval Finance Conseil.
01:13Et puis, toujours du pratico-pratique, pour alimenter vos réflexions sur vos finances et votre patrimoine, la déclaration d'impôt
01:19s'est faite, j'espère pour vous.
01:20Sinon, c'est inquiétant.
01:23Mais attendez, ce n'est pas fini, notamment en termes de fiscalité immobilière.
01:26Il y a peut-être des post-vérifications à faire suivant votre profil sur certains actifs.
01:30Ne vous inquiétez pas, on est sur le SAV aujourd'hui avec Valentine Roulin du cabinet Arsène.
01:35Gros plan sur les retraites, aussi avec un certain Julien Desbenzal, dit Toro, notre spécialiste de la finance comportementale.
01:41Mais gros plan ce matin sur comment les Italiens gèrent leur réforme des retraites.
01:46C'est un exemple très intéressant et peut-être à suivre pour nous, nous n'en sortons pas décidément.
01:52Enfin, l'attendance sur l'or, toujours beaucoup de questions sur le thème où va-t-on.
01:55On a vu qu'il y avait une forte correction.
01:58Il y a eu un petit sursaut en fin de semaine dernière, mais enfin qui est resté un peu lettre
02:01morte.
02:01On reste sur le fil des 4000 dollars l'once.
02:03Est-ce que ce qui s'est passé en fin de semaine dernière a constitué un point pivot ?
02:07On a quand même senti une inflexion à la baisse très nette sur le dollar.
02:09Ou est-ce que c'est juste une pause sur la pression à la baisse sur les cours de l
02:12'or ?
02:13On posera la question à François Delassus, d'or en cash.
02:16Vous pouvez nous poser toutes vos questions par e-mail, direct à bfmbusiness.fr.
02:19Vous nous envoyez un SMS au 732 16, sinon vous tapez le mot-clé business suivi de votre message.
02:24Et directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn si vous le voulez.
02:29Le reste de l'actualité du jour, les échanges de tirs se sont donc multipliés ce week-end entre les
02:33Etats-Unis et l'Iran.
02:34Les premiers depuis la signature du protocole d'accord.
02:37Les deux parties vont suspendre ce matin leurs hostilités.
02:40C'est ce qu'ils déclarent, ce que fait savoir en tout cas l'administration américaine.
02:44Les cours du pétrole sont un petit peu tendus.
02:48On est du côté des 73 dollars pour le baril de Brent de mer du Nord.
02:51On est toujours sous les 70 pour le brut léger américain.
02:53On peut dire qu'il n'y a pas vraiment de réaction.
02:55Nouvelle menace de droit de douane aussi signée.
02:57Donald Trump ce week-end, le président américain qui promet 100% de surtaxe aux Européens
03:01qui mettraient en place une imposition des services numériques.
03:04La Commission européenne qui se dit prête à réagir rapidement et avec détermination en cas d'exécution.
03:10Et puis, ça c'est un de nos gros titres de la matinale.
03:13Et on va en reparler bien sûr dans quelques secondes avec nos déchiffreurs.
03:16La Corée du Sud qui a détaillé son plan colossal d'investissement dans l'intelligence artificielle.
03:21Plus de 1000 milliards d'euros sur 10 ans.
03:24avec déjà un premier projet d'un montant de 455 milliards qui comprendra 4 usines de semi-conducteurs
03:30dont 2 construites par le géant Samsung Electronics et les 2 autres.
03:33Devinez par qui ?
03:34Par SK Hynix bien sûr.
03:36Tout de suite le tableau de bord de vos marchés.
03:40Tout pour investir, le tableau de bord.
03:44On commence la semaine en baisse.
03:46Pour le CAC 40, on a quand même mis fin à 5 semaines de hausse consécutive sur l'indice vedette
03:52de la Bourse de Paris.
03:52La semaine dernière, on était en baisse.
03:55Et là, on continue sur ce trend baissier.
03:57Moins 0,42%.
03:58On est à 8349 points.
04:00Moins 0,12% pour l'Eurostock 50.
04:02Moins 0,04% pour le DAX à Francfort.
04:03Moins 0,3% pour l'Ibex à Madrid.
04:06Tiens, on a Milan qui est dans le vert.
04:08Plus 0,29%.
04:09Londres en légère baisse.
04:10Moins 0,18%.
04:11Et puis, à noter l'Euronext Tech Leaders,
04:13alors qu'il lui est complètement à contre-courant et qui gagne 1,15%.
04:183046 points.
04:19C'est évidemment l'ensemble du secteur techno.
04:21Alors ça, c'est marrant.
04:22Il n'y a pas de granularité, comme on dit ce matin.
04:24C'est toute la techno qui est en hausse.
04:26Les semi-conducteurs, mais aussi les logiciels.
04:29Regardez, STMicro qui gagne 3,2%.
04:31C'est la plus forte hausse du CAC à 64,65€.
04:34Mais on a Dassault Systèmes qui gagne 1,5% à 18,21€.
04:38CAC Gemini qui est bien orienté aussi avec une hausse de 0,65%.
04:4190,26€.
04:43Qu'est-ce qu'on a du côté du SBF 120 ?
04:45Regardez, Atos, plus 3,7%, 34,22€.
04:49On a Soitec aussi qui gagne 5,5% à 120,60€.
04:52Une bonne performance d'Excel Technologies qui gagne encore 3,5% à 120,80€.
04:57Alors qu'il y a l'entreprise qui est quand même sous le coup d'un projet d'offre de
05:03Safran
05:04qui reste une des grosses opérations du moment.
05:07En tout cas, si elle se fait, ce qui est peut-être moins sûr.
05:11Et si leur Loussotica recule de 2,2% à 165€,
05:14Vinci, moins 2 à 127,45€.
05:17Bouygues, moins 2%, 48,74€.
05:19Les valeurs liées au contracting, au BTP qui sont plutôt orientées à la baisse.
05:24Saint-Gobain aussi moins 1,8% à 79,16€.
05:27Et puis, curieusement, l'aérien qui est plutôt en baisse.
05:31Moins de 2,6% pour Air France-KLM qui est à 13,62€.
05:35Mais on a aussi d'Asso Aviation à moins de 15 à 281,60€.
05:39ADP, l'aéroport de Paris qui est en baisse aussi moins de 2,07€ à 113,30€.
05:44L'euro de l'arme reste du côté d'un 14 sur ce petit sursaut qu'on a eu en
05:49fin de semaine dernière.
05:50L'or, je vous en parlais, 4 063,00€ l'once.
05:52Le pétrole, 73,30€ pour le baril de Brun de Mer du Nord.
05:56Alors, 70€ pour le brut léger américain.
05:58Et tout de suite, on déchiffre l'actu du jour.
06:07Avec nous, en plateau, Gustave Sanden de Colbert.
06:10Bonjour Gustave.
06:11Et par le truchement des ondes, par vidéo, nous avons Tino Hugues du podcast de la Bourse.
06:17Merci d'être avec nous en direct ce matin, Tino.
06:20Bonjour à tous.
06:21Oui, soyez le bienvenu.
06:23Je vous le disais, des puces comme s'il en pleuvait sur les marchés.
06:26Les grandes nouvelles, c'est les semi-conducteurs.
06:29On a ces investissements massifs du côté de la Corée du Sud,
06:33qui se chiffrent à 1 000 milliards d'euros.
06:36Donc voilà, une barre symbolique, une sorte de méga capi qui naît ex nihilo du côté de la Corée du
06:44Sud.
06:45Bon, c'est clairement le marché qui fait la tendance en ce moment.
06:48On a un secteur, c'est les semi-conducteurs.
06:50On a une bourse, c'est la bourse de Séoul.
06:54Gustave, est-ce bien raisonnable tout ça ?
06:56C'est la question qu'on se pose depuis des mois, mais là, on se la pose d'autant plus.
07:00Et les Etats-Unis quand même, par l'occasion.
07:02Oui, accessoirement.
07:03Mais enfin, ils fabriquent plutôt à Taïwan.
07:04Accessoirement.
07:05Mais vous avez raison.
07:07Du coup, je vais regarder un petit chiffre.
07:08C'est quelle est la croissance finalement de ces valeurs sur les 14 derniers mois ?
07:12Pourquoi ? Parce que c'était le plus comparable avec 2000.
07:14On a plus de 144% de valorisation sur les 14 derniers mois.
07:19Ce n'est pas très long, c'est à peine plus d'une année.
07:21La dernière fois qu'on avait eu un niveau de cet ordre, c'était justement la crise de la bulle
07:26Internet.
07:27Et je ne sais pas si on a tant commenté que ça, finalement, le fait que les semi-conducteurs avaient
07:32été également ou avaient bénéficié de cette spéculation de la bulle Internet.
07:36C'était de plus de 234%.
07:37Donc, 10 points d'écart, c'est peu ou prou la même chose.
07:40Je dirais qu'il y a une grande différence quand même.
07:43Donc, effectivement, la suite, elle n'a pas été très heureuse pour ceux qui avaient suivi cette tendance-là, parce
07:48que c'est moins 80% sur la bulle Internet.
07:51Donc, ça fait une belle correction.
07:52Mais il y a peut-être une différence.
07:54Je vous le disais hors antenne, ça me rappelle un parallèle avec finalement le monde de l'immobilier et la
07:59promotion immobilière.
07:59Dans les grandes crises d'immobilier, notamment celle des années 90, on avait ce qu'on appelle de la construction
08:04spéculative, où on dit construire en blanc.
08:07Ça veut dire que je n'ai pas de demande sécurisée, mais tout le monde a besoin d'immobilier ou
08:11un narratif un peu simple comme ça.
08:12Et donc, on trouvera preneur.
08:14La Chine en a fait des frais plus récemment.
08:16Voilà, on se souvient de ces images de cités géantes, vides, fantômes.
08:21Et c'est un peu ce qui s'est passé sur cette première crise, en tout cas, la crise de
08:25la bulle Internet sur les semi-conducteurs.
08:26C'est-à-dire qu'on construisait à blanc, on n'avait pas bien estimé la demande.
08:29Il n'y avait pas une demande avérée.
08:31On se disait juste, finalement, pour faire de l'Internet, il nous faut des semi-conducteurs.
08:36Donc, investissons dans les semi-conducteurs.
08:38Là, en l'occurrence, la grande différence, c'est qu'on a des carnets de commandes qui sont pleins.
08:42Carnets de commandes qui sont pleins.
08:43Et qui sont peut-être même trop pleins.
08:46Ça, c'est une question tout à fait légitime.
08:48La première étape, c'est quand même effectivement que vous avez de la demande.
08:52Et une demande qui est effectivement assez largement compensée, finalement, par quelques acteurs.
08:59Une poignée, toujours les mêmes, les hyperscalers.
09:02Donc, grosso modo, les GAFAM plus Oracle.
09:05C'est 700 milliards de demandes sur 2026.
09:09Et c'est aussi des entreprises, et là où on peut être un petit peu serein, c'est que c
09:13'est des entreprises qui ont les moyens de leurs ambitions.
09:15Il ne faut pas l'oublier, c'est des entreprises qui ont un free cash flow, qui n'ont pas
09:18attendu l'IA pour gagner de l'argent.
09:20Non, on est d'accord.
09:20Donc, c'est des entreprises qui utilisent aujourd'hui une grosse partie de leurs free cash flow.
09:24Et si vous regardez l'évolution du free cash flow des hyperscalers sur les deux dernières années,
09:29on est grosso modo, sur ce petit panel-là, passé justement de près d'un millier de milliards de free
09:35cash flow à pas grand-chose.
09:37C'est-à-dire 150 milliards, là, est estimé sur 2026.
09:40Donc, on voit bien, finalement, d'où viennent ces flux.
09:42Mais pour ce qui est des semi-conducteurs spécifiquement et pour boucler la boucle,
09:45on voit qu'effectivement, c'est très cher.
09:48C'est de plus en plus cher.
09:49Plus ça marche, plus c'est cher.
09:50Mais en revanche, il y a effectivement une demande en face.
09:52C'est quand même un point de différence important.
09:54Il y a une demande.
09:54Maintenant, il y a deux écueils.
09:59Premièrement, le fait qu'on est en train de dépenser des fortunes et des capex absolument monstrueux, macroéconomiques,
10:05pour construire des data centers, de l'infrastructure, etc.,
10:08qui peut être disrupté en deux coups de cuillère à peau,
10:11à savoir, vous voyez, le data center, là, on n'en a pas besoin
10:15parce qu'on arrive à faire exactement la même chose que vous,
10:18mais avec des composants de la taille d'une tête d'épingle.
10:22Ça, ça s'appelle la disruption.
10:24C'est la loi de Moore.
10:25Il y a eu l'instant Dipsy, côté chinois, ça peut venir d'ailleurs.
10:29Il y a ce risque de disruption-là.
10:32Et puis, il y a l'autre, celui que Microsoft,
10:35d'ailleurs, c'est par hasard si le titre est un peu en délicatesse en ce moment,
10:38on a quand même un patron de Microsoft qui nous a dit
10:41« Vous avez intérêt à l'adopter, l'IA ? »
10:44Parce que moi, j'ai une décennie de business derrière qui attend.
10:48Et s'il n'y a pas d'adoption, là, on risque une crevaison de bulles massive.
10:53Donc, il y a ces deux trucs qui pèsent sur un scénario qui paraît très idéal,
10:59techniquement idéal et qui menace toujours.
11:02Je pense qu'il y a, en fait, il y a eu un premier trade qui était « IA point
11:05».
11:05Tout ce qu'il raconte de l'IA, ça montait.
11:08Un deuxième trade qui était « IA infrastructure » plutôt.
11:12Et je pense qu'il va falloir qu'il y ait plus de granularité dans les analyses.
11:16Dans ce que vous venez de dire, il y a pas mal de choses différentes.
11:19Les semi-conducteurs, a priori, c'est peut-être la matière première
11:24la moins difficile à disrupter ou la moins stratégique à disrupter aussi.
11:27En revanche, les grosses infrastructures, les infrastructures lourdes,
11:31c'est là que ça pourrait être très pénalisant.
11:35Effectivement.
11:35Puis, on se souvient qu'il y a quelques décennies,
11:37il y avait eu aussi un boom de la DRAM, pareil,
11:41mais qui avait plus comme origine la téléphonie mobile,
11:45les renouvellements d'ordinateurs personnels et tout.
11:48Les prix avaient explosé.
11:50Puis, les prix s'étaient totalement effondrés.
11:51Il y a eu des entreprises qui se sont faites rayer de la carte.
11:54Donc, il ne faut pas oublier ça.
11:55Tino Hugues, votre point de vue sur cette prépondérance
12:00du secteur des semi-conducteurs, je disais tout à l'heure,
12:02finalement, il en pleut tellement, on en a partout,
12:04dans nos téléphones, nos ordinateurs,
12:05qu'on le veuille ou non, il y en a aussi dans nos portefeuilles boursiers.
12:10Et il faut se faire à une certaine forme de volatilité
12:12qui, des fois, peut être archi-violente,
12:14et notamment du côté de Wall Street ou du côté de la Bourse de Séoul.
12:17Quel est votre sentiment ? Quel est votre regard là-dessus ?
12:21C'est intéressant parce que vous l'avez dit,
12:24vous avez parlé notamment de la Corée
12:26qui a subi beaucoup de volatilité ces dernières semaines.
12:30Moi, j'ai envie de faire un petit focus sur Taïwan.
12:33Taïwan qui est devenu...
12:34C'est là que tout se fabrique aussi.
12:36Oui, et c'est devenu le cinquième plus grand marché action au monde.
12:40Je rappelle que Taïwan, c'est 23 millions d'habitants.
12:43Alors, on pourrait se dire, quelle est la problématique finalement ?
12:47Il n'y en a pas vraiment.
12:48La problématique pour moi de ça,
12:50c'est que la hausse du marché à Taïwan
12:52ne repose pas seulement sur les fondamentaux de l'IA et de semi-conducteurs.
12:56On observe qu'elle s'accompagne d'un retour massif du levier
12:59avec des prêts sur marge proches des records de la bulle Internet
13:03et qui ont d'ailleurs doublé sur un an glissant.
13:06Donc, tout ceci vient aussi en complément
13:10et pousse un petit peu plus les cinq plus grands hyperscalers
13:14que sont Amazon, Google, Microsoft, Meta et même Oracle
13:19qui devraient investir plus de 1 000 milliards de dollars de CAPEX
13:22il y a entre 2025 et 2026.
13:25Donc, la problématique éventuelle pour ces sociétés,
13:29c'est d'investir à une vitesse en fait beaucoup plus rapide
13:32finalement que la progression de leurs profits
13:34au point de réduire fortement les rachats d'actions
13:37pour financer cette course au data center.
13:40Donc, ça ressemble un peu, moi je fais un peu le parallèle
13:42de ce qu'on a vécu notamment l'année dernière
13:44à cette espèce de course à l'armement
13:45où chaque géant finalement investit massivement
13:48parce qu'il a peur de se faire distancer
13:50et aucun ne peut se permettre, vous l'avez dit vous-même,
13:54de rater le super cycle.
13:55Mais ce qui peut pour moi devenir dangereux,
13:57c'est que si tout le monde investit en même temps
14:00dans le même secteur,
14:01ce secteur peut devenir surinvesti
14:04et offrir des rendements finalement décevants,
14:08en tout cas pas à la hauteur finalement
14:09des montants qui sont engagés.
14:11Voilà pour moi les craintes principales actuellement.
14:13Oui, puis il y a aussi cette crainte de bulles,
14:16évidemment, les bulles ça crève toujours
14:19et on voit des grandes voix.
14:21Je lis la Banque des Règlements Internationaux,
14:24par exemple, qui s'inquiète d'un possible risque de bulle.
14:29On a Ludovic Subran, le chef économiste d'Allianz,
14:32qui vient très souvent à ce plateau,
14:35bon copain,
14:36qui nous dit, là, c'est même plus qu'on se pose la question,
14:39c'est qu'il y a une bulle.
14:41Il ne faut pas appeler ça autrement.
14:43Une bulle ça crève.
14:45Est-ce qu'il y a des amortisseurs derrière ?
14:47C'est ça aussi la question pour l'ensemble des marchés.
14:50Une bulle ça crève et ça crève quand ?
14:52C'est toujours un peu la question.
14:53C'est ça la question qui vaut cher
14:55et on sait à quel point ça coûte cher
14:57de rater les meilleures journées de bourse.
14:59Il n'y a pas si longtemps,
15:00on a eu un super cycle de neuf semaines,
15:03des très belles journées de bourse,
15:04on en a connu encore cette année.
15:06Je pense que ce qui est dangereux
15:08dans toute révolution technologique,
15:10c'est d'opposer le risque de bulles
15:12ou les valorisations avec le choc technologique
15:16qu'on observe.
15:17Si on reprend les grands chocs technologiques
15:19des même 150 dernières années,
15:20les chemins de fer,
15:21est-ce que ça a changé le monde ?
15:22Oui.
15:22Est-ce que c'était une bulle ?
15:23Oui.
15:23Internet, est-ce que ça a changé le monde ?
15:25Oui.
15:26Est-ce que c'était une bulle ?
15:27Oui.
15:27Etc.
15:27On peut continuer longuement.
15:29Il y a une forme de narratif parfois
15:31qui refuse ou réfute toute réflexion
15:34ou toute contestation des valeurs
15:35au profit de la grande thèse de changement.
15:38On peut très bien être d'accord
15:40avec le fait que l'IA va nous révolutionner
15:42et considérer que c'est trop cher.
15:44Et parmi les indicateurs,
15:45le plus récent,
15:47c'est probablement le meilleur exemple
15:50d'anecdotes qu'on peut potentiellement
15:52raconter demain comme une bulle,
15:53c'est potentiellement l'IPO de SpaceX.
15:56Et notamment,
15:58je pense que si on regarde
15:59en termes de pure valorisation,
16:00c'est une entreprise, je le rappelle,
16:01qui perd de l'argent,
16:02moins presque 5 milliards de dollars
16:04de résultats l'année dernière.
16:06Et qui est désormais notée
16:08obligation spéculative maintenant
16:09quand elle est de la dette.
16:10qui est notée investment grade,
16:11mais qui trade comme une obligation spéculative.
16:13Oui, voilà, c'est ça.
16:14Qui est notée par les marchés,
16:16on va dire.
16:17Donc, ça en dit effectivement non.
16:19Je ne parle même pas des multiples.
16:21Donc, on est effectivement
16:22dans un schéma de fortes tensions.
16:25Les hyperscalers, ça y est,
16:26en fait, ils sont au maximum
16:27de leurs capacités d'investissement.
16:28C'est-à-dire qu'il n'y a plus de réserve
16:30sur les carnets de commandes.
16:31On disait, on est passé quasiment
16:32de 1 000 milliards de capacités d'investissement
16:35à à peine 100 milliards.
16:37Les free cash flow, ça y est,
16:37ils sont épuisés.
16:38Donc, il n'y a pas de réserve.
16:39Et ce qui est un petit peu affolant,
16:41c'est que même si effectivement,
16:43typiquement, les producteurs de semis
16:45ont augmenté leurs marges,
16:46ont eu des résultats extraordinaires,
16:48Nvidia plus 85 encore sur le T1,
16:51voilà, tout le monde augmente ses marges.
16:53Mais en fait, le problème,
16:53c'est que le prix continue d'augmenter.
16:55Donc, malgré l'augmentation des marges
16:56qui devraient baisser les multiples,
16:58les multiples continuent d'augmenter en parallèle.
17:00Donc, effectivement,
17:00vous avez d'un côté
17:01les réserves de flux
17:03qui commencent à s'amenuire
17:05et de l'autre,
17:05des prix qui continuent de grimper,
17:07ce qui n'est pas un cocktail magnifique.
17:09Le tout dans un contexte
17:10où effectivement,
17:11les spreads sur le crédit
17:12sont très resserrés.
17:13Et donc, tout le monde se finance,
17:14grosso modo,
17:15à relativement bas coût
17:16et ça pousse encore plus la spéculation
17:18parce que c'est une course à l'armement.
17:19Je reprends une anecdote
17:20de Jeff Bezos
17:21d'il y a à peu près un an.
17:22Il disait,
17:22il y a deux types de bulles.
17:24Il y a les bulles inutiles
17:25et les bulles utiles.
17:27Et les bulles utiles,
17:28selon lui,
17:29c'est les bulles
17:29qui vont créer
17:30des chocs massifs
17:31d'investissement
17:31qui permettent
17:33des transformations
17:33technologiques majeures
17:34qu'on voit peut-être.
17:36Et les bulles inutiles,
17:37c'est peut-être celles
17:38qui jouent plutôt
17:40sur des faux mots
17:40ou des choses
17:41peut-être moins structurelles.
17:43Effectivement,
17:44si Jeff Bezos
17:44nous parle de bulles utiles,
17:46il y a peut-être
17:46de quoi se poser des questions
17:47sur la valorisation
17:47de ces placements.
17:48En tout cas,
17:48nous,
17:49on est très attentifs
17:49chez Colbert
17:50à quand même poser
17:51des gardes-fous
17:52aujourd'hui
17:52sur les marchés.
17:55une allocation
17:55100% action
17:58sans aucun edge
17:59dans ce marché-là,
18:00ça me paraît optimiste.
18:02Oui,
18:03un petit peu,
18:04mais oui,
18:04en termes d'allocations
18:05d'actifs,
18:06surtout que,
18:06surtout que,
18:07Tino Hugues,
18:08vous êtes un bon copain
18:09de Michael Landreau
18:10qui vient nous voir
18:11assez souvent
18:11pour parler
18:12d'analyse technique.
18:14Justement,
18:15la technique,
18:15vous nous parliez
18:16justement des effets
18:17de marge
18:17parce qu'énormément
18:18de ces positions
18:18sont prises
18:19et notamment
18:19du côté des marchés
18:20asiatiques
18:21via des effets
18:22de levier
18:22de très très importants
18:23ce qui provoque
18:24des turbulences
18:25à court terme,
18:26turbulences à court terme
18:27qui touchent
18:28un petit peu
18:28le marché
18:29et notamment
18:30Wall Street,
18:30on l'a vu
18:30ces dernières semaines.
18:32Est-ce que pour autant,
18:33on peut peut-être
18:34penser que du fait
18:35de sa moindre exposition
18:37à la tech
18:38et aux semi-conducteurs,
18:39quoique,
18:39mais en termes
18:41de capitalisation,
18:42les marchés européens
18:43sont un petit peu
18:44à l'abri
18:44de cette volatilité
18:45et pourraient constituer
18:46justement
18:47une forme
18:47d'îlot de sécurité ?
18:51Ça peut,
18:52parce qu'en effet,
18:52vous avez raison,
18:53ce qui quelque part
18:54a provoqué
18:56la sous-performance
18:57des marchés européens
18:58ces derniers mois,
18:59je dirais presque
18:59même ces dernières années,
19:00peut être aussi
19:01ce qui va provoquer
19:02la résilience des marchés.
19:03D'autant plus
19:04que si le dollar
19:05continue à performer,
19:06peut-être que
19:07les marchés européens
19:08qui sont peut-être
19:09plus équilibrés,
19:10plus psychiques,
19:10etc.,
19:11pourraient redevenir
19:12des marchés,
19:13je ne vais pas dire
19:14de surperformance extrême,
19:16mais un minima
19:19de valeur
19:20un petit peu refus
19:21dans un fonds
19:21de portefeuille.
19:23Ça, c'est évident.
19:24D'autant plus que
19:27dans le S&P 500,
19:28si vous voulez,
19:29parce que ce qui est
19:30quand même très intéressant,
19:31c'est que lorsqu'on regarde
19:31les 7 magnifiques,
19:33sur les 7 magnifiques
19:35de mémoire
19:36sur les 18 derniers mois,
19:37il n'y en a que 2
19:39qui ont fait mieux
19:40que le S&P 500.
19:41Seulement 2
19:42qui sont de mémoire
19:43Google et Nvidia.
19:44Tout le reste
19:44a fait moins bien
19:45que le S&P 500.
19:46Tout ça, pourquoi ?
19:47Parce que vous avez
19:48un indice,
19:49un ETF plutôt
19:50qui s'appelle
19:50le XLK
19:52qui est l'ETF
19:54qui représente
19:55le secteur technologique
19:56à l'intérieur
19:56du S&P 500
19:57qui fait 28%
19:59de plus de performance
20:01sur les 9 mois glissants
20:02que le S&P 500 lui-même.
20:04Donc ça,
20:05effectivement,
20:06c'est ce qui a engendré,
20:07vous avez raison,
20:07la surperformance
20:08ces dernières semaines,
20:09ces derniers mois,
20:10même peut-être
20:10ces dernières années.
20:11Mais c'est certainement
20:13aussi ce qui peut amener,
20:14on l'a vu aussi
20:14ces derniers jours,
20:15ces dernières semaines,
20:16de la volatilité.
20:19Donc voilà.
20:19Et pour revenir
20:20à ce que disait Gustave
20:21sur l'IA,
20:25c'est que ce qui peut
20:25paraître aujourd'hui
20:26contradictoire,
20:27si vous voulez,
20:28c'est que l'IA promet
20:30finalement de faire
20:31baisser les coûts
20:31de demain.
20:32Et ce qu'on voit,
20:33c'est qu'aujourd'hui,
20:34elle fait monter déjà
20:35les tensions
20:35sur les semi-conducteurs,
20:37sur l'électricité,
20:38sur les data centers
20:38et sur beaucoup,
20:39beaucoup d'équipements
20:40industriels.
20:41Donc finalement,
20:43le paradoxe de l'IA,
20:44c'est que sa propre
20:45expansion,
20:47sa propre explosion
20:48qui est réelle,
20:48qu'on constate,
20:49qui est puissante,
20:50finalement,
20:51ça pourrait devenir
20:51son propre frein.
20:52Parce qu'à force
20:52de faire des demandes
20:53et d'exploser les demandes
20:55en puce,
20:55en mémoire,
20:56en énergie,
20:57elle pourrait même
20:58faire exploser
20:59les tensions
20:59effationnistes
21:00et ralentir
21:01la dynamique
21:02finalement qu'elle a créée
21:03elle-même.
21:04Donc pour moi,
21:05vraiment,
21:06là où les marchés
21:07vont vraiment
21:08faire attention,
21:09c'est sur ces sujets-là
21:10dans les prochaines semaines,
21:11les prochains mois.
21:12Gussav,
21:12je vous voyais acquiescer
21:13sur les effets prix,
21:15c'est vrai que pour l'instant,
21:16on n'a pas de vue claire.
21:18Je vous dirais,
21:19que ce soit Sam Altman,
21:20que ce soit le PDG
21:20d'Entropique,
21:21ils n'ont pas plus
21:22de vue claire
21:23sur où ils vont.
21:24Mais sur les effets prix,
21:26là aussi,
21:27on a une forme
21:27d'opacité
21:28qui est quand même
21:29un petit peu paniquante
21:30pour les gens
21:31qui mettent
21:32les gros sous dedans.
21:32Je trouverais l'angle intéressant
21:34parce que finalement,
21:34si je devais le résumer
21:36de la manière
21:36dont je l'ai entendu,
21:37finalement,
21:38inflation industrielle,
21:40déflation servicielle.
21:41Parce que l'IA,
21:42tout de suite,
21:43c'est effectivement
21:44une baisse des coûts
21:45a priori
21:46dans l'industrie du service.
21:47Oui.
21:47Dans l'industrie
21:49industrie,
21:51c'est plutôt effectivement
21:53une inflation,
21:54voire une forte inflation.
21:56Les hyperscalers,
21:58à la base,
21:59c'est des sociétés
22:00asset light.
22:01C'est des sociétés
22:02asset light.
22:03On se rappelle
22:03que Facebook,
22:04c'est une application mobile.
22:05On se rappelle
22:06que Nvidia,
22:07c'est MSI à Taïwan
22:09qui fabrique
22:10leurs cartes graphiques.
22:11On est d'accord.
22:11Et là,
22:12on est plutôt
22:12là où l'impact
22:13industriel est fort.
22:14Mais sur les modèles
22:16des hyperscalers,
22:17en tout cas,
22:17comment on est arrivé là
22:18et les free cash flow
22:19qui financent aujourd'hui
22:20cette expansion,
22:21c'était des activités
22:22asset light
22:22très génératrices
22:24de cash flow.
22:24Donc,
22:24c'est un changement
22:25de paradigme
22:26sur la lecture
22:26de ces sociétés
22:27qui se transforment,
22:29en fait,
22:29qui deviennent
22:29des players industriels
22:31alors que c'est
22:31à la base
22:31des sociétés servicielles.
22:34On n'a pas fini
22:35de se poser des questions
22:35là-dessus.
22:36Non, c'est clair.
22:38Gustave Sonnet de Colbert,
22:39Tino Hugues
22:40du podcast de la Bourse.
22:41Merci infiniment
22:41d'avoir été avec nous
22:43pour commenter
22:43l'actu du jour.
22:44Et puis,
22:45on rejoint tout de suite
22:46Jean-Louis Cussac
22:46de Perceval
22:47pour les arbitrages.
22:49Merci.
22:56Jean-Louis Cussac,
22:58Perceval Finance.
22:59Bonjour.
23:00Alors,
23:01moins 0,37
23:02pour un CAC 40
23:03qui, donc,
23:04la semaine dernière
23:04a mis fin
23:05à cinq semaines
23:05de hausse consécutive.
23:07On n'y voit quand même
23:08toujours pas
23:09bien, bien clair
23:10sur ce marché.
23:11On tourne autour
23:12des 8300,
23:138400 points,
23:14mais pour l'instant,
23:15il n'y a pas
23:15de francs signes
23:17de hausse
23:18dans les tuyaux.
23:19Et en même temps,
23:20on a des supports
23:21assez constantes.
23:22Vous allez dire
23:23qu'on se répète,
23:23mais le marché
23:24ne fait pas grand-chose
23:25quand même.
23:28Oui,
23:29les investisseurs
23:30attendent des avancées
23:31concrètes
23:31dans les relations
23:33américaines-iraniennes
23:35et en tout cas
23:36sur les accords,
23:37ils attendent
23:37quelque chose
23:38de concret
23:38et puis ils gardent
23:40plutôt un biais optimiste.
23:43sont plutôt enclins
23:44à chercher les bonnes affaires.
23:45D'ailleurs,
23:46le CAC baisse de 0,39,
23:48mais là-dedans,
23:48vous avez le dividende
23:50de Total Energy
23:52qui pèse pour environ
23:547,8 points.
23:55Donc,
23:55c'est beaucoup.
23:56Vous avez déjà 0,10.
23:58Là,
23:58c'est total.
24:00D'ailleurs,
24:00ça pèse un petit peu
24:01aussi sur l'Eurostock.
24:02C'est 2,6.
24:04Et puis demain,
24:04vous aurez publicé
24:054 points.
24:07la période de 10 ans
24:08n'est pas totalement terminée.
24:10Il y en a encore.
24:10Alors,
24:11ce qui est choquant,
24:11c'est le volume.
24:13On est quoi ?
24:13400 millions à peine.
24:15C'est quand même
24:17vraiment,
24:17vraiment misérable.
24:21Donc,
24:22les investisseurs,
24:23je vous le dis,
24:24restent optimistes.
24:25Les indices,
24:26OK,
24:27ils dérivent
24:27sur des points hauts.
24:28Donc,
24:29on peut dire
24:30que le signal
24:30d'achat technique,
24:32la tendance haussière
24:33n'est toujours pas infirmé.
24:35Donc,
24:35l'idée reste,
24:37jetant des achats sur repli,
24:38moi ce matin,
24:38on partait de 8,004
24:40sur les futurs
24:41à 8 heures.
24:42Donc,
24:43j'ai proposé
24:438,351,5 exactement.
24:47On les a faits.
24:48Et il n'y avait pas
24:49de raison
24:49de remonter le niveau
24:50parce qu'on est parti
24:51de 8,004
24:52et on n'a fait que baisser.
24:54On a baissé,
24:55rebondi un petit peu,
24:55baissé,
24:56rebondi un petit peu.
24:57Donc,
24:58voilà,
24:58un petit peu de baisse.
24:59On achète,
25:00on tente des rebonds.
25:02Vous voyez,
25:02ce comportement
25:03un peu opportuniste,
25:04je préfère l'avoir
25:05sur les indices
25:06plutôt que sur les actions
25:07parce que sur les actions,
25:08ce n'est vraiment pas facile,
25:09je trouve,
25:10même si j'ai fait
25:11un peu d'Atos
25:11sur la zone basse,
25:13même si j'ai fait,
25:13là,
25:14tout à l'heure,
25:14un peu de Valourec
25:16sur un support technique.
25:19Alors,
25:19vous avez quoi ?
25:20Vous avez Atos,
25:20Téléperformance,
25:21toutes les valeurs,
25:22là,
25:22qui ont été très affectées
25:24ces derniers temps
25:25par l'IA destructrice
25:28ou contributrice.
25:30un coup,
25:30c'est l'un,
25:31un coup,
25:31c'est l'autre.
25:32C'est sûr que ces derniers temps,
25:33l'idée était plutôt
25:34à la destruction
25:37pour tous les ESN
25:38et puis pour toutes
25:39des valeurs
25:39comme Téléperformance.
25:41Bon,
25:41on arrive à un point bas.
25:42Alors,
25:43ça rebondit un petit peu
25:43tout de même.
25:45Mais c'est la chasse,
25:46on va dire là,
25:47à ce moment-là,
25:47peut-être aux opportunités
25:49parce qu'à un moment donné,
25:50les investisseurs,
25:51ils ne savent plus non plus
25:51trop quoi acheter.
25:52Les spéculateurs sont dans le même cas,
25:53ils ne savent plus trop
25:54quoi acheter.
25:55Donc,
25:55moi,
25:55j'ai fait ces deux valeurs.
25:57sur le CAC,
25:58donc c'était 8 350,
25:59la zone d'affirmation.
26:01On peut dire
26:02que tant qu'on évolue
26:03au-dessus de 8 100,
26:05il n'y a pas trop de problèmes.
26:06On est plutôt enclin
26:07à vouloir acheter.
26:09Après,
26:09sous 8 100,
26:11c'est le premier warning
26:12en fait,
26:12qui peut nous ramener
26:13vers 7 800 à peu près
26:14ou là,
26:16dessous,
26:16ça serait beaucoup plus
26:18défavorable,
26:19enfin,
26:19beaucoup plus baissier.
26:20On peut dire
26:21que 8 100,
26:227 800,
26:23ce serait la zone neutre,
26:24bien baissier.
26:25Bon,
26:25on n'en est pas là.
26:26On tient bien.
26:27Le moral reste plutôt bon.
26:29Ce qu'on peut regretter,
26:30c'est vraiment
26:30le manque de volume.
26:32On voit bien aussi
26:33que la volatilité
26:34de la liquidité
26:35reste très importante.
26:37Souvent,
26:37le manque de densité
26:38est même très important.
26:39On enfonce
26:39des portes ouvertes
26:40quand il y a
26:41des intérêts
26:42ou des programmes algorithmiques
26:45qui se déclenchent
26:45sur de l'arbitrage.
26:46On le voit sur les indices
26:47par rapport aux options.
26:48Mais en fait,
26:49on a une situation
26:50parfaitement identique
26:52au jour précédent,
26:53copié-collé.
26:55Bon,
26:56ça,
26:56c'est à retenir.
26:57Est-ce qu'il y a un actif
26:58en particulier
26:59que vous suivez,
27:00que personne n'a vu
27:01ou vous vous dites
27:02« Oups,
27:03il se passe peut-être
27:04quelque chose là ? »
27:07Il se passe quelque chose
27:08par un moment.
27:08Moi, je vous dis,
27:09j'ai fait de la TOS
27:10et j'ai fait un petit peu
27:11de Valurek.
27:12Valurek,
27:12elle a bien baissé
27:13ces derniers jours.
27:15Elle a perdu 27%,
27:18un truc comme ça.
27:18Donc, c'est beaucoup
27:19et elle arrive
27:20sur un support technique.
27:21Alors,
27:22je commence à la travailler
27:23à l'achat
27:24avec, vous voyez,
27:25un comportement
27:25plutôt dynamique.
27:27Et si le signal
27:28d'achat technique
27:28se déclenche,
27:29il faudrait qu'elle stabilise
27:31un peu,
27:31elle amorce un rebond.
27:32À ce moment-là,
27:33j'achèterai davantage
27:34et je laisserai porter.
27:37Mais aujourd'hui,
27:38si vous voulez,
27:38qu'est-ce qu'on observe ?
27:39C'est une divergence
27:42de performance
27:43entre les actions
27:44qui est très importante,
27:47qui fait très peur
27:48aux investisseurs
27:50parce qu'ils se disent
27:50« Si je me trompe,
27:51je me fais tuer ».
27:52Donc, si vous voulez,
27:54il faut garder
27:55ce comportement
27:56hyper ciblé,
28:00opportuniste
28:00parce que sinon...
28:02Et puis dynamique,
28:04c'est-à-dire,
28:05pour l'instant,
28:06on ne laisse pas porter
28:07des grosses positions,
28:08on essaye de faire
28:09des écarts.
28:10Il n'y a pas de quoi
28:11se dire,
28:13il n'y a pas de conviction
28:14sur le marché.
28:15On n'est pas dans
28:15une situation
28:17où on se dit
28:17« Bon, cet investissement,
28:19je vais le laisser porter,
28:20etc. »
28:20À moins de l'avoir,
28:21cette conviction.
28:22Valourec,
28:22je suppose qu'à ce niveau
28:24de prix,
28:24il y a des gens
28:25qui ont des convictions
28:26acheteuses sur Valourec.
28:27À ce moment-là,
28:27on peut déjà commencer
28:28à faire des achats
28:30et puis se dire
28:30« Ok, font de portefeuille ».
28:32De toute façon,
28:32il n'y a pas de market timing.
28:33Là, c'est simplement
28:34l'idée qu'il y a
28:35un support technique.
28:36Mais il n'y a pas
28:37de market timing.
28:38Ce n'est pas un signal
28:40qui se déclenche
28:40avec l'idée
28:41que ça va fuser
28:41dans les jours qui viennent.
28:43Effectivement.
28:44Peut-être suivre Valourec,
28:46ce qui se passe
28:46autour de Valourec,
28:47autour d'Atos,
28:47c'est vrai,
28:48qui gagne 3,5%
28:49à 34,18€.
28:50Là, il y a moins
28:51de granularité
28:51sur la tech.
28:52C'est toute la tech
28:53qui monte pour une fois
28:54et c'était devenu rare
28:55ces dernières semaines.
28:56C'est aussi un petit mouvement
28:57à suivre.
28:57En tout cas,
29:03258 points.
29:04Restez avec nous.
29:04Dans un instant,
29:05on ouvre la boîte à outils
29:06avec Valentine Rolin,
29:08avocate chez Arsène.
29:11Ben oui,
29:12les déclarations fiscales,
29:13quand il n'y en a plus,
29:14il y en a encore.
29:15Et on va en parler.
29:16A tout de suite.
29:18Tout pour investir
29:20la boîte à outils.
29:23La déclaration d'impôt,
29:24c'est fait.
29:25J'espère pour vous.
29:26Parce que vous êtes
29:27un peu en retard sinon.
29:28Et on se dit,
29:29voilà,
29:30on part en vacances tranquille.
29:31Oupou,
29:33il en vient encore.
29:35Et il faut être vigilant
29:36et surtout quand on a
29:37des actifs immobiliers
29:38suivant son profil.
29:39On va faire le point
29:40sur tout ça
29:41avec Valentine Roulin
29:43qui est avocate
29:43à la Cour,
29:44associée chez Arsène,
29:46manager chez Arsène même.
29:47Bonjour,
29:48Valentine.
29:49Bonjour.
29:50Alors,
29:51après ces échéances,
29:52il faut peut-être
29:53faire un petit point
29:54sur les actifs immobiliers,
29:56ce qu'il y a quand même
29:58à garder à l'œil
29:58en cas peut-être
30:00de réflexion
30:01de l'administration,
30:02de rectification éventuelle,
30:04etc.
30:04pour éviter tout petit écueil
30:06à ce niveau-là.
30:07Est-ce qu'on peut faire
30:09le point un petit peu
30:09sur les choses,
30:10les points relevés
30:11qui sont importants ?
30:13Tout à fait.
30:15Alors, en effet,
30:15c'est quand même
30:16toujours intéressant,
30:17voire utile,
30:18de se poser la question,
30:19même à l'issue
30:20des échéances déclaratives,
30:22d'abord parce qu'on n'est jamais
30:23à l'abri de l'oubli
30:25et puis ensuite parce qu'on se rend compte
30:27en pratique
30:28qu'on est toujours…
30:29la situation est toujours plus simple
30:31à régulariser
30:32dans le cadre
30:32d'une régularisation spontanée
30:35que dans le cadre
30:36d'un contrôle fiscal
30:36et puis ça permet
30:38de reprendre la maîtrise
30:40des enjeux
30:40et puis potentiellement
30:42de limiter les pénalités.
30:43Donc, ça reste
30:43toujours pertinent.
30:45Pour ce qui concerne
30:47les investissements immobiliers,
30:48vous le mentionnez,
30:49il y a plusieurs obligations
30:51déclaratives
30:52assez spécifiques
30:54à la fois
30:55pour ce qui concerne
30:56la détention directe
30:57d'immobilier
30:57et également
30:58au travers de structures
30:59et certaines de ces déclarations
31:01peuvent concerner
31:02les structures elles-mêmes.
31:03On en reparlera
31:04plus en détail.
31:06Si on revient
31:07sur les trois grandes catégories
31:10d'obligations déclaratives,
31:12c'est important
31:12d'avoir à l'esprit
31:13d'abord l'impôt
31:14sur la fortune immobilière,
31:15l'IFI,
31:16qui est un impôt
31:17relativement technique
31:18à appréhender
31:19et parfois à déclarer,
31:21notamment quand il y a
31:22des détentions indirectes
31:24au travers
31:24d'une multitude
31:25de sociétés.
31:27Et l'IFI,
31:28c'est un impôt
31:29également
31:31parfois assez complexe
31:33dans ses aspects déclaratifs,
31:36d'abord parce qu'il y a
31:37des enjeux de valorisation
31:38qui sont clés.
31:39C'est important de rappeler
31:40que c'est un impôt
31:41qui porte sur le patrimoine
31:44net imposable
31:44au 1er janvier.
31:46Donc il faut pouvoir déterminer
31:47la valeur de son immobilier
31:48à cette date-là.
31:49Ensuite,
31:50il y a des enjeux
31:50de déductibilité des dettes.
31:52Le principe,
31:53c'est que le patrimoine net
31:54est imposable.
31:56Mais pour autant,
31:57il y a un certain nombre
31:58de dispositifs
31:58qui peuvent venir limiter
31:59la déduction
32:00de certaines dettes.
32:03Et puis enfin,
32:04il y a des dispositifs
32:04d'exonération,
32:05notamment pour les biens
32:06professionnels,
32:07qui peuvent également
32:08être complexes
32:09et donc il faut
32:10correctement anticiper.
32:12Bon, sinon,
32:13il y a une taxe de 3%
32:14qui paraît être quand même
32:16quelque chose
32:16qu'il faut vraiment garder
32:17à l'œil
32:17parce que du coup,
32:19là aussi,
32:19ça peut un petit peu
32:21attirer la suspicion
32:23du fisc
32:24dans le sens où,
32:25si une déclaration
32:26est mal faite,
32:27il peut y avoir
32:28des conséquences.
32:30Exactement.
32:31Cette taxe de 3%,
32:32c'est une obligation
32:33déclarative qui est
32:34assez peu connue
32:35du grand public.
32:36C'est une taxe
32:38qui est très rarement
32:39payée à partir
32:41du moment où
32:42on s'est assuré
32:43qu'on respectait
32:44ces obligations
32:45déclaratives
32:45ou qu'on était éligible
32:47à une exonération
32:49du fait du statut
32:50de certaines sociétés,
32:51typiquement des sociétés
32:53cotées,
32:53ou des fonds de pension
32:55qui sont exonérés
32:57de cet impôt.
32:58Et donc,
32:58la taxe de 3%,
32:59c'est une taxe
33:00qui vise
33:00toutes les entités
33:02juridiques,
33:02françaises ou étrangères,
33:03qui détiennent
33:04de l'immobilier en France.
33:06L'objectif
33:07de cette déclaration,
33:08c'est chaque année
33:09d'informer l'administration
33:10sur l'identité
33:11des associés
33:12de ces sociétés
33:13qui détiennent
33:13de l'immobilier
33:14et puis de dévoiler
33:16et d'identifier
33:17toute la chaîne
33:17de détention
33:18d'un actif
33:19avec l'objectif
33:21d'identifier
33:21les bénéficiaires
33:23ultimes
33:23des actifs immobiliers.
33:25Pourquoi ?
33:25Parce qu'ils peuvent être
33:26effectivement situés
33:27à l'étranger
33:28où ils peuvent
33:29être dans une situation
33:30où il y a des sociétés
33:30interposées.
33:31Et l'objectif
33:32de cette taxe
33:33et de ces déclarations
33:34pour l'administration
33:36fiscale,
33:36c'est d'avoir,
33:37de s'assurer
33:38que les bénéficiaires
33:39personnes physiques
33:41ultimes
33:42sont bien
33:43en conformité
33:44vis-à-vis
33:44de leurs obligations
33:45en matière d'IFI
33:46ainsi qu'en matière
33:47d'impôt
33:48sur la transmission
33:49des titres
33:50le cas échéant.
33:51Donc bref,
33:52plus c'est complexe,
33:53plus on a intérêt
33:54à vérifier
33:55parce que,
33:56encore une fois,
33:57les conséquences
33:57peuvent être complexes.
34:00Tout à fait.
34:01L'enjeu,
34:01rappelons-le,
34:02la taxe de 3%,
34:03si elle n'est pas
34:03correctement déclarée,
34:05et comme son nom l'indique,
34:06c'est 3%
34:06de la valeur
34:08vénale
34:09des immeubles.
34:10Donc là,
34:10pour le coup,
34:11l'effet de déduction
34:11de la dette,
34:12typiquement,
34:12il ne jouera pas.
34:13Donc ça peut être
34:14des impacts
34:15assez significatifs
34:16et également
34:18avoir à l'esprit
34:18que le fait
34:19d'être exonéré d'IFI
34:20ou d'avoir correctement
34:21déclaré son IFI
34:23n'exonère pas
34:25automatiquement
34:26de l'obligation
34:26en matière
34:27de taxe de 3%.
34:28Donc elle se cumule
34:29ces obligations déclaratives.
34:33Je vais faire appel
34:34à votre sentiment
34:36de professionnel,
34:37maître,
34:37mais ça touche
34:39plus souvent
34:40les particuliers,
34:41les entreprises,
34:42ou c'est un petit peu
34:44toutes en même temps
34:45ce genre de problèmes
34:46qui peuvent arriver
34:47post-déclaration.
34:50Tout le monde,
34:51par nature,
34:53est concerné
34:53par la question
34:55de savoir
34:56s'ils sont en conformité
34:57avec leurs obligations fiscales
34:58et les entreprises
34:58en ont également
34:59un certain nombre.
35:00Mais c'est vrai
35:01que la détention
35:03du patrimoine immobilier
35:04par les investisseurs privés,
35:07elle entraîne
35:08un certain nombre
35:09d'obligations
35:09qui, par nature,
35:10sont probablement
35:11ou potentiellement
35:12moins connues
35:13et maîtrisées
35:14des investisseurs
35:15qui ont peut-être
35:16soit pas forcément
35:17les outils
35:17ou les conseils
35:20pour faire face
35:22à cette complexité
35:23parce qu'encore une fois,
35:24on voit bien
35:24qu'aujourd'hui,
35:25on est quand même
35:25dans un système
35:28qui est quand même
35:28de plus en plus compliqué
35:29à appréhender.
35:31Il faut être extrêmement
35:34vigilant
35:34pour les investisseurs privés,
35:36résidents
35:37et non-résidents aussi,
35:38ce qui ajoute
35:39un niveau de complexité
35:40quand on ouvre
35:41un résident
35:42et pour autant,
35:43on est quand même
35:43soumis à l'ensemble
35:44de ces obligations
35:45déclaratives en France.
35:46Et dernièrement,
35:47ça vous arrive
35:47d'avoir, je ne sais pas,
35:48des clients privés,
35:50notamment,
35:50parce qu'après,
35:51dans les entreprises,
35:51ça se gère différemment,
35:52mais des clients privés
35:54qui se retrouvent
35:55avec des grosses galères,
35:57je crois qu'on ne peut pas
35:58le dire autrement,
35:59du côté de leurs déclarations
36:00et des conséquences
36:02pour l'administration ?
36:03Oui, tout à fait.
36:05On voit bien
36:05qu'en pratique,
36:06il y a un niveau
36:07de contrôle
36:09assez élevé
36:09qui est pratiqué
36:10par les services fiscaux
36:12et puis aujourd'hui,
36:14elle dispose
36:15de l'administration fiscale
36:16de plus en plus
36:16d'éléments
36:17au travers notamment
36:18de certaines déclarations
36:19et elle recoupe
36:21l'ensemble
36:21de ces informations
36:22et donc,
36:23potentiellement,
36:24ça déclenche
36:24des situations de contrôle
36:26et comme on le disait
36:27en début de discussion,
36:29on est toujours
36:30plus confortable
36:32et on maîtrise
36:33toujours mieux
36:34la situation
36:34quand on a anticipé,
36:37notamment au travers
36:38d'un audit
36:39de sa situation
36:39ou d'une régularisation
36:40spontanée
36:42plutôt que
36:42quand on attend
36:43et qu'on est dans le cadre
36:44d'un contrôle fiscal.
36:47Effectivement,
36:47toujours,
36:48jamais être trop prudent
36:49en tout cas
36:49pour ce genre de choses
36:50parce que c'est vraiment
36:51des choses
36:52très complexes
36:53qu'il faut garder à l'œil
36:54et toujours avoir l'œil
36:54du professionnel
36:55avec soi.
36:57Maître,
36:57merci infiniment
36:58à Valentine Roulin,
37:00avocate à la tour,
37:01associée
37:02chez Arsène,
37:04au cabinet Arsène.
37:05Merci d'avoir été
37:05très complète
37:06sur ce point,
37:07très technique.
37:08Tout de suite,
37:08le placement à suivre.
37:12Tout pour investir,
37:13le placement à suivre.
37:15Et on retrouve
37:16Julien Nebbenzal
37:17dit taureau.
37:17Bonjour Julien,
37:18merci d'être en direct
37:19en plateau avec nous
37:20ce matin.
37:21C'est vrai que d'ordinaire,
37:22on vous a,
37:24on écoute un petit peu
37:25vos commentaires
37:26toujours passionnants
37:27sur les biais comportementaux.
37:29Ouais,
37:29là il est peut-être aussi
37:30question de biais comportementaux,
37:32mais à l'échelon
37:33des États
37:34qui se sont dit
37:35on a du mal
37:36à réformer
37:36notre système
37:37de retraite.
37:37Alors,
37:38il y a la solution
37:39du biais comportemental
37:40français qui est de
37:41ouais bon,
37:41on verra ça
37:42à la prochaine législature
37:43de toute manière.
37:45Résultat,
37:46c'est une catastrophe
37:46et du côté des déficits,
37:48on atteint des situations
37:49critiques.
37:50Et puis,
37:50il y a un pays
37:51qui a longtemps été critiqué
37:52pour ses finances publiques,
37:53pour la gestion
37:54de ses finances publiques,
37:55de ses problèmes
37:55de déficit,
37:56etc.,
37:56qui s'appelle l'Italie,
37:57qu'on regardait
37:58comme un pays du Club Med,
37:59vous vous souvenez,
37:59on les appelait comme ça,
38:00les Grecs,
38:01les Italiens,
38:01les Espagnols,
38:02etc.
38:03Ouais,
38:03ben entre-temps,
38:05ils se sont retroussés
38:06les manches
38:06avec des recettes
38:07propres à eux
38:08qui diffèrent
38:09alors totalement
38:11de nos recettes
38:12à nous,
38:13quoique,
38:13vous allez nous dire ça,
38:15mais voilà,
38:16ils se sont pris en main
38:17et globalement,
38:19ça commence peut-être
38:20à apporter des résultats
38:21et c'est peut-être
38:21un exemple à suivre
38:22et dont il faudrait
38:23s'inspirer,
38:23Julien.
38:24Oui,
38:25c'est ça,
38:26on a une problématique
38:27de retraite
38:28dans tous les pays européens,
38:29vous avez mentionné
38:30les pays du Sud,
38:31évidemment,
38:32si on regarde
38:32les pays du Nord,
38:33ils ont compris
38:33il y a déjà 20 ans
38:34ce qu'il fallait faire,
38:35c'est très bien organisé,
38:36ils n'ont pas le problème
38:37qu'on a,
38:37ils n'ont pas de dettes
38:38qui s'empilent
38:39pour financer les retraites,
38:40mais ça,
38:40ce sont les pays du Nord,
38:41c'est notre culture.
38:42Ils ont des fonds souverains,
38:44ils ont des...
38:44Pour la Norvège,
38:44des fonds souverains,
38:45mais aussi plutôt
38:46une habitude culturelle
38:47de dire on a un problème,
38:48on va le traiter maintenant,
38:49ça va être un peu
38:50une souffrance,
38:51mais on va le faire
38:51tout de suite
38:52pour que ce soit
38:53moins dur plus tard.
38:54Alors qu'évidemment,
38:55on pourrait dire
38:56chez les Latins,
38:57c'est différent
38:57quand on fait partie.
38:59Mais justement,
38:59l'exemple de l'Italie
39:00est pas mal,
39:01parce que...
39:02D'ailleurs,
39:02quand on fait le comparatif
39:03France-Italie,
39:04on n'est pas au football,
39:06je ne cherche pas
39:07à définir un vainqueur,
39:08je ne cherche plus loin
39:09à regarder
39:10ou essayer de prendre
39:11des idées
39:12de ce qui se passe ailleurs.
39:13Et il y a deux choses,
39:14peut-être trois,
39:15mais au moins deux choses
39:15qui me semblent
39:16très intéressantes
39:16à connaître.
39:17D'abord,
39:17c'est qu'en Italie,
39:19autour des mécaniques
39:21de produits de retraite,
39:23le régulateur
39:24a imposé en fait
39:25à l'industrie
39:26un comparatif des frais
39:27complet,
39:29exhaustif,
39:29avec une matrice de lecture
39:31qui est la même
39:31pour tous.
39:32Donc quand vous allez
39:33ouvrir un plan
39:34d'épargne-retraite,
39:35l'équivalent,
39:35j'utilise ce terme,
39:36l'équivalent,
39:37vous voyez les frais
39:38sur un an,
39:39deux ans,
39:39cinq ans,
39:40dix ans,
39:41quinze ans,
39:41vingt ans,
39:42vingt-cinq ans.
39:44Et quand vous regardez
39:45une autre offre à côté,
39:47vous avez nécessairement
39:48la même chose.
39:50C'est-à-dire que vous pouvez
39:51comparer,
39:51et quand je parle des frais,
39:53ce n'est pas les frais
39:53de l'enveloppe,
39:54c'est les frais de l'enveloppe
39:55et des supports
39:56qui sont dedans.
39:57C'est-à-dire que les calculs
39:58doivent être faits
39:59pour que les épargnants
39:59puissent comparer
40:01sur une base
40:02totalement commune
40:03l'ensemble des frais.
40:04C'est assez curieux
40:05parce que,
40:05assez contre-intuitif
40:06dans le sens où on se dit
40:07bon,
40:08l'Italie est quand même
40:09extrêmement libérale
40:10du côté de sa gestion
40:11des affaires,
40:12alors que là,
40:13on a une sorte de forme
40:15d'État des frais
40:16des sociétés d'assurance,
40:18des gestionnaires,
40:19des banques, etc.
40:20Le plafonnement,
40:21c'est véritablement
40:22pan-européen.
40:23Dans le projet PEPP,
40:26peut-être qu'on n'en parle
40:27pas aujourd'hui,
40:27mais il y a une mécanique
40:28de plafonnement,
40:29l'AVD allemand
40:29qui sort en janvier,
40:31qui est un produit
40:31d'épargne retraite,
40:32il va être plafonné
40:33aussi à 1%
40:34pour une partie.
40:35Mais quand on regarde
40:36justement le comparatif
40:37des frais
40:37de tous les acteurs
40:38qui proposent
40:39l'épargne retraite
40:40en Italie,
40:40on voit qu'à partir
40:41de 15, 20, 25 ans,
40:43tout descend en dessous
40:44de 1%,
40:44chez tous les acteurs.
40:46Et on n'est pas là
40:47dans du comportemental,
40:48en tout cas pour l'épargne,
40:49mais on est dans du factuel.
40:51Mais on sait une chose,
40:52c'est que 1,5%
40:53ou 1% de frais
40:55sur 20 ans,
40:55c'est considérable.
40:56Ça va tout changer même.
40:57Voilà.
40:58Donc eux,
40:59ils ont décidé de faire ça.
41:00Alors nous,
41:00la loi PAC,
41:01le PER,
41:02obligation de transparence
41:03des frais,
41:03on est très bien.
41:04Il ne s'agit pas de dire
41:05que notre système
41:06n'est pas bon,
41:06mais ils sont allés plus loin.
41:08Parce que nous,
41:09en tant que professionnels,
41:10on sait bien qu'on peut avoir
41:11des frais bas,
41:12mais si on prend une unité de compte
41:13qui sont extrêmement chargées
41:14en frais,
41:15on ne se retrouve pas
41:16avec des frais bas à la fin.
41:18Là,
41:19le point italien
41:20est vraiment très intéressant
41:21et peut-être
41:21qu'il pourrait être discuté
41:23dans le cadre
41:24de la révision
41:24du PEP européen,
41:25justement.
41:26Parce que leur approche
41:27est vraiment intéressante
41:27et je pense qu'elle conviendrait
41:28aux Allemands aussi.
41:30Il y a un deuxième volet
41:31qui est typiquement italien.
41:33Ce n'est pas facile à expliquer,
41:34mais c'est comme si,
41:36en Italie,
41:37votre employeur,
41:38chaque année,
41:38doit mettre
41:39l'équivalent
41:40d'un mois de salaire
41:41de côté pour vous.
41:42Et en gros,
41:42vous le touchez
41:43quand vous quittez l'entreprise.
41:45Mais ce que l'Italien
41:46a dit,
41:47ils ont dit
41:47mais cette somme,
41:49le salarié peut essayer
41:50de le mettre
41:50dans un plan
41:51d'épargne retraite
41:52chaque année.
41:54C'est un succès.
41:55Ça marche vraiment très bien.
41:57Et en fait,
41:57quelle est la différence ?
41:58Si un employé
41:59quitte l'entreprise
42:00au bout de cinq ans,
42:02le fameux mois,
42:03il n'a pas porté intérêt.
42:05On l'a mis de côté
42:07pendant cinq ans.
42:08Tandis qu'en le mettant
42:09dans l'épargne retraite,
42:10il a commencé
42:11à porter intérêt
42:11et les gens comprennent
42:12à ce moment-là,
42:13très vite,
42:14la notion des intérêts composés.
42:16C'est-à-dire que mes petits
42:17que je fais aujourd'hui
42:18ont plus de petits de main,
42:19etc.
42:20Alors on pourrait dire
42:21qu'en France,
42:22on a l'épargne salariale
42:23qui marche très bien.
42:24Il y a un vrai succès.
42:25Sauf que l'épargne salariale
42:26dépend des employeurs,
42:28dépend des systèmes
42:29mis en place.
42:31l'épargnant,
42:32celui qui veut préparer
42:32sa retraite,
42:33il doit naviguer là-dedans.
42:34Tandis que dans le cas italien,
42:36c'est à lui,
42:37c'est lui qui peut choisir.
42:39Donc c'est aussi
42:40quelque chose d'intéressant
42:41à voir,
42:41de relier l'entreprise,
42:44mais dans un schéma
42:45où l'individu
42:46peut prendre ses décisions
42:47et choisir
42:48où est-ce qu'il va
42:49placer son argent.
42:50Et le tout
42:50avec une optique
42:51qui est assez intéressante
42:52dans le sens où
42:53ça laisse toute liberté
42:55aux banques
42:55de faire ce qu'elles veulent,
42:56aux gestionnaires,
42:58aux assureurs, etc.
43:00Mais voilà,
43:01en coopération
43:01avec l'État
43:02qui fixe les règles du jeu
43:03et qui dit
43:04voilà,
43:04moyennant ça,
43:05ça et ça,
43:06faites ce que vous voulez.
43:08Mais après,
43:08il y a une vraie lisibilité
43:10et c'est vrai
43:11que c'est intéressant.
43:11Et on va retrouver
43:13des points communs
43:14parce que là,
43:14j'ai parlé des différences.
43:16On va retrouver
43:16le point commun,
43:17le cadre de l'épargne,
43:19il est complètement encadré
43:19par le régulateur
43:20comme c'est en France.
43:21Bien sûr.
43:22Donc ça,
43:22c'est ce qu'on peut faire
43:23à l'intérieur.
43:25Quelle est la partie
43:25qui est en capital garantie ?
43:26Un peu comme le fonds en euros.
43:27Oui, oui, voilà.
43:28Et quelle est la partie
43:29qui est plus exposée au marché ?
43:31Ce qu'on appelle
43:31l'unité de compte.
43:32On a le même raisonnement
43:33en Italie.
43:34Donc,
43:34on voit bien
43:35qu'on a des choses
43:36qui sont extrêmement communes.
43:37La manière dont c'est fait là-bas
43:39est une manière,
43:39comme vous l'avez dit,
43:40sans doute un peu plus libérale.
43:43On transmet la responsabilité
43:45à l'épargnant.
43:46Mais c'est quand même
43:47dans le cadre,
43:47souvent,
43:48de l'entreprise.
43:49C'est dans une cadre
43:49de transparence des frais
43:50qui est maximale,
43:51ce qui permet de rassurer les gens.
43:53Parce qu'ils ne savent pas.
43:54Toute personne
43:55qui veut commencer à épargner
43:56voit les frais
43:57et se demande
43:57si c'est au bon endroit,
43:58si c'est la bonne chose,
43:59s'il a tout compris,
43:59s'il a tout vu.
44:01Là, ce schéma
44:02a vraiment permis
44:02beaucoup de choses.
44:04Et je pense,
44:05alors là,
44:05c'est pour nous
44:06qui sommes pan-européens,
44:07voilà,
44:08je pense que c'est
44:10le fait de parler
44:11de l'Italie aujourd'hui,
44:12de parler ailleurs.
44:13On pourrait parler
44:13de l'ISA anglais
44:14qui a aussi des intérêts,
44:16même si pas en Europe.
44:17Mais le fait
44:18qu'on puisse échanger
44:19autour de ça
44:19et dans le cadre
44:20de la révision
44:21qui va avoir lieu
44:22cette année
44:22du plan d'épargne,
44:23donc le PEPP,
44:24le projet de fonds
44:25de pension européen,
44:26peut-être que ça peut
44:27nous permettre
44:28de rassembler
44:29les bonnes idées
44:29quelque part
44:30et d'arriver
44:31à fixer un cadre.
44:33Parce que,
44:33et c'est là où
44:34il y a un enjeu
44:35pour tout le monde,
44:36si on arrive
44:37à créer des produits
44:38portables en Europe,
44:39et c'est le projet,
44:40c'est les idées
44:41qu'il y a en Italie,
44:42c'est des choses
44:42qui existent déjà
44:43dans le monde assurantiel,
44:45c'est-à-dire
44:45je suis en Allemagne,
44:46je vais travailler en Italie,
44:47mais je continue
44:48avec la même enveloppe
44:50à mettre de côté,
44:51et j'ai toujours
44:52les mêmes frais
44:52et la même compréhension,
44:54mais ça,
44:54c'est une avancée
44:55qui est majeure.
44:56Parce que si on fait ça
44:57et qu'on couple
44:57avec une bonne information
44:58aux plus jeunes,
44:59on va dire ceux
45:00qui ont moins de 40 ans,
45:01qui c'est essentiel
45:02de faire ça,
45:02mais qui commencent
45:03dès maintenant
45:03dans un système comme ça
45:04qui est incitatif,
45:05qui est coordonné,
45:07on aura mis en,
45:10avec nous,
45:10les moyens
45:11pour dans 20 ans
45:12de ne plus parler
45:13du problème
45:14tel qu'on en parle
45:14aujourd'hui.
45:15Voilà,
45:15parce que encore une fois,
45:16il n'est pas question
45:17de bousiller le système,
45:18d'imposer des solutions
45:19radicales,
45:20etc.,
45:20mais juste de fixer
45:21un cadre
45:21qui pourrait convaincre
45:22à tout le monde.
45:23Effectivement,
45:24c'est une réflexion
45:25très intéressante.
45:26Merci infiniment
45:27de l'avoir eu avec nous
45:28en plateau,
45:28Julien Ebanzaldi-Torreau,
45:29une prochaine fois
45:30pour justement parler
45:32peut-être de ces problématiques
45:33de retraite
45:34ou alors des biais comportementaux
45:35des marchés
45:36comme d'habitude.
45:37Restez avec nous
45:38dans quelques instants,
45:39on va terminer l'émission
45:40par le coffre-fort,
45:41bien sûr,
45:41et on va parler d'or.
45:43A tout de suite.
45:49François Delassius
45:50d'Or en Cash,
45:51bonjour.
45:51Bonjour.
45:52Merci infiniment
45:53d'être là avec nous
45:54parce que c'est vrai
45:55qu'on n'y voit toujours
45:55pas clair autour de l'or.
45:57On a cru qu'il se passait
45:58quelque chose
45:59en fin de semaine dernière.
46:00On a vu
46:00le dollar commencer
46:02à trembler,
46:02le roi dollar
46:03en ce moment
46:04qui rallie tous les suffrages,
46:06la valeur refuge
46:06du moment
46:07qui a même éclipsé l'or.
46:08Et du coup,
46:09l'or a repris
46:10un petit peu
46:10d'épaisseur.
46:12On est allé
46:12au-dessus
46:13des 4100 dollars l'once.
46:14Et puis,
46:15le soufflet
46:15est complètement retombé.
46:16Alors que le dollar
46:17reste sur ses positions
46:19de correction,
46:19on est à 4057 dollars l'once.
46:23Est-ce que vous voyez
46:23un changement de paradigme,
46:25une dynamique nouvelle
46:26qui s'est créée
46:27ou est-ce qu'il faudrait
46:28vraiment que ce soit vérifié
46:29dans le temps
46:30pour pouvoir s'imposer ?
46:31Il y a deux choses
46:32dont il faut se souvenir.
46:35On est à mi-année,
46:36donc c'est intéressant
46:36de faire un bilan.
46:38C'est vrai que l'or,
46:42il a, en moins d'un an,
46:44il avait dépassé
46:46les 4000 dollars.
46:47En moins de 78 jours,
46:49il avait dépassé
46:50les 5000 dollars.
46:51Donc, il a eu
46:52une hausse assez faramineuse.
46:54Il faut voir d'où on vient.
46:55D'où on vient.
46:56Et c'est vrai que
46:57pour certains experts,
47:00ils pensaient peut-être
47:01que l'or avait été suracheté.
47:03La part grandissante
47:04dans les portefeuilles
47:05fait aussi qu'il est considéré
47:07il a pu être considéré
47:08comme un actif normal,
47:10négocié,
47:10à négocier et vendre.
47:12Et c'est vrai que
47:13il avait,
47:15depuis le début de l'année,
47:16il est à moins de 2%,
47:17moins de 3%.
47:18En mars,
47:19on était à plus de 26%.
47:21Sur un an,
47:22on est toujours
47:22à plus de 28%.
47:24Donc, il faut voir.
47:24et on reste au niveau
47:26de 4000 dollars.
47:27Donc, je pense,
47:28on peut penser,
47:29si vous voulez,
47:29qu'on est sur une correction,
47:32mais qui ne veut pas dire
47:33pour autant
47:33que l'or ne va pas repartir
47:35à la hausse
47:36dans le moyen long terme.
47:38Parce qu'il ne faut pas oublier
47:39non plus
47:39que ce qui a mis
47:40la pression sur l'or,
47:41c'est également
47:42les anticipations
47:43à la hausse
47:43d'augmentation
47:45des taux américains
47:46qui sont plus ou moins
47:47aujourd'hui
47:49assurées.
47:49Ce qui n'était pas le cas
47:50il y a 6 mois,
47:51au contraire,
47:52puisqu'on s'attendait
47:53avec le nouveau responsable
47:55à plus ou moins d'une baisse.
47:55Donc, tout ça,
47:56ce n'est pas favorable à l'or.
47:57Pour autant,
47:58si vous regardez
48:00les évolutions
48:01et les facteurs
48:03structurels
48:05qui supportent
48:07le cours de l'or,
48:08ils sont toujours là.
48:09La demande des banques centrales
48:10est toujours là.
48:11Et à cet égard,
48:11il est intéressant de voir
48:12qu'il y a une enquête
48:13qui a été publiée
48:14par le World Gold Council
48:16auprès des banques centrales.
48:18Ils ont interrogé
48:18les principales banques centrales.
48:20Et 45%
48:22de l'ensemble
48:22des banques centrales
48:25déclarent
48:25qu'ils vont continuer
48:26à acheter de l'or
48:27dans les 12 mois
48:28qui viennent.
48:29Et 53%
48:30des banques
48:31des pays émergents
48:32déclarent
48:33qu'ils vont le faire.
48:34Toujours cette dynamique
48:35de...
48:35Donc, on est toujours
48:35dans cette volonté
48:36d'utiliser l'or
48:37comme réserve monétaire
48:40et comme devise internationale
48:42dans un mouvement
48:43de dédollarisation.
48:44Oui.
48:45L'autre chose,
48:46on est toujours,
48:47malgré tout,
48:48sur le plan économique
48:48dans des incertitudes
48:50et dans un climat
48:51inflationniste,
48:52les guerres commerciales
48:54n'arrêtent pas
48:54parce que dernièrement,
48:55le président Trump
48:56a déclaré
48:57qu'il allait de nouveau
48:59imposer des taxes
49:00de 100%,
49:01etc.
49:01Donc,
49:02tout ce contexte inflationniste,
49:03on l'a vu avec le pétrole
49:05qui a poussé à l'inflation,
49:06mais il y a un contexte
49:07inflationniste,
49:08dépréciation monétaire.
49:09Et il y a un chiffre intéressant
49:10que j'ai lu
49:11il y a trois jours,
49:13c'est qu'entre 1995
49:16et 2025,
49:17le dollar a perdu 53%
49:19de son pouvoir d'achat
49:20et le prix de l'or
49:22a été multiplié par 10.
49:23Donc là,
49:24on est dans ce contexte
49:26de dépréciation monétaire,
49:27si vous voulez,
49:28plus les dettes,
49:29les dettes des États.
49:32On a vu le chiffre français
49:34qui est impressionnant.
49:35Tout ce contexte...
49:36Les chiffres américains
49:37sont pas mal non plus.
49:38Non plus, bien sûr,
49:39mais l'Amérique,
49:41si vous voulez,
49:41a l'avantage de faire payer
49:42aux autres sa dette,
49:44ce qui est un peu différent
49:45pour la France.
49:46Donc ce contexte
49:47est plutôt favorable
49:48à une tendance haussière
49:49du cours de l'or
49:50qui devrait...
49:51À mon avis,
49:52il y a des pailliers.
49:534 000 dollars,
49:54c'est fort quand même.
49:553 500 euros,
49:56c'est fort.
49:57Donc voilà.
49:58Maintenant,
49:59on n'est pas à l'abri.
50:00La correction va-t-elle
50:01se poursuivre ?
50:02Je pense qu'on est plutôt
50:03sur quelque chose
50:04d'une stabilisation.
50:05Oui.
50:06Et demain matin,
50:06je serai démenti,
50:07bien sûr.
50:08Bonsoir.
50:08Mais pour autant,
50:11on est sur un moment
50:12qui a été fort
50:14de baisse sur l'or,
50:16mais on est sur un contexte
50:19potentiellement favorable.
50:20Oui,
50:21parce que c'est finalement
50:22ça qui est intéressant
50:23dans ce phénomène
50:24de flat line,
50:25on va dire.
50:27En fait,
50:28on reste sur des niveaux
50:29intéressants
50:29pour ceux qui ont connu l'or
50:30qui est monté en flèche
50:32et au-delà des 5 000.
50:34En même temps,
50:36on reste sur une dynamique
50:38profonde qui est installée
50:40d'énormément de banques
50:41et notamment,
50:42vous l'avez dit,
50:42des pays émergents
50:43qui cherchent
50:43à un petit peu
50:45mettre de côté
50:45leur exposition au dollar.
50:47Parallèlement,
50:47un dollar qui n'est pas
50:48si roi que ça
50:49parce qu'on sent
50:50que ça peut repartir
50:51de manière phénoménale
50:52pour des questions budgétaires
50:53et à cause de la géopolitique.
50:55Donc,
50:55je dirais que
50:57on est sur un niveau parfait
50:58finalement pour l'or.
50:59On est sur un niveau
51:00pas mauvais
51:00mais c'est vrai que
51:03pour un certain nombre
51:04d'investisseurs,
51:06on a tendance à investir
51:07comme on le dit souvent
51:08en France
51:08au moment où on voit
51:10la hausse
51:11parce qu'on se dit
51:11tiens,
51:12on va essayer d'y aller
51:13parce qu'il n'est pas trop tard.
51:14J'en veux
51:14parce que ça monte.
51:15Alors,
51:16c'est vrai qu'il faut toujours
51:16ce qu'on disait
51:17la dernière fois,
51:18il faut toujours dissocier
51:19leur ETF,
51:20leur papier
51:21de leur physique
51:22d'investissement
51:23et donc c'est vrai
51:23que pour des particuliers
51:26qui veulent avoir
51:28un produit
51:30très liquide
51:30parce qu'on le voit
51:31même pour les ETF
51:32c'est la force de l'or
51:33c'est la liquidité
51:34parce qu'on le vend
51:35du jour au lendemain
51:36sans aucun problème.
51:37On le vend
51:38sur les ETF
51:39c'est même pas du jour au lendemain
51:40c'est en temps réel.
51:41C'est quelque chose
51:42qui est fondamental.
51:44La liquidité
51:44ça reste quelque chose
51:45on a découvert
51:47si vous voulez
51:47on a découvert
51:48en fait
51:48on a confirmé
51:50le rôle
51:51la liquidité de l'or
51:52à travers ce qui s'est
51:52passé récemment.
51:53Tout à fait.
51:54On cite les pays
51:55les pays asiatiques
51:57par exemple du Sud-Est
51:58et les Moyen-Orient
51:59qui importent énormément
52:00les pétrodollars
52:02les pays
52:04donc les Émirats
52:06et les autres
52:07l'Arabie Saoudite
52:09ont vendu
52:09beaucoup d'or aussi
52:11pour pouvoir faire face
52:12aux importations.
52:13Bien sûr.
52:14Et les pays d'Asie
52:15du Sud-Est
52:16ont vendu de l'or
52:16pour pouvoir
52:17payer le pétrole.
52:19C'est la liquidité aussi
52:20qui est là
52:21qui est très importante.
52:22Le pétrodollar
52:23qui devient
52:23de l'euro-dollar
52:25mais c'est
52:26on n'achète pas
52:28le pétrole
52:28avec des barres d'or
52:29on est d'accord
52:30mais oui
52:30il y a quelque chose
52:32qui est fantastique
52:33parce qu'on aurait pu croire
52:34que ça allait faire exploser
52:35les cours de l'or
52:36les incertitudes géopolitiques
52:37au contraire
52:38ça a fait de l'or
52:39un actif liquide
52:40qui a eu tendance
52:40à subir des phases
52:41de correction
52:42mais qui en même temps
52:43reste là
52:44et reste la référence.
52:45Et on peut dire
52:46qu'il y a quand même
52:46les incertitudes géopolitiques
52:48lorsqu'il y a eu
52:49l'invasion de l'Ukraine
52:50par la Russie
52:52là on a vu
52:53véritablement
52:54une tension géopolitique
52:55qui a porté
52:55le cours de l'or
52:56mais là
52:57il y a eu autre chose
52:58qui s'est passé
53:00et voilà
53:02il y a parfois
53:03et je pense
53:04que c'est parce que
53:07sur les deux ans
53:07qui viennent
53:08l'or a été
53:09extrêmement agité
53:09il est monté très haut
53:11et puis cette accélération
53:12brutale qu'on a vue
53:13au début de l'année
53:142026
53:15l'a mis clairement
53:15dans le scope
53:16il n'est pas très clair
53:17on ne passe pas comme ça
53:18en quelques jours
53:19de 5000 à 5300
53:21là on était
53:23carrément
53:23sur de la spéculation
53:25voilà
53:26donc généralement
53:27en phase spéculative
53:27c'est l'ETF
53:28qui part en premier
53:29et ensuite
53:30les ajustements
53:31s'il y a des gros
53:32déséquilibres de marché
53:32merci infiniment
53:33pour ce point
53:34encore une fois
53:35très complet
53:35François Delassus
53:36consultant
53:37hors en cash
53:38TPI c'est fini
53:39pour aujourd'hui
53:40Marie Coeur de Roy
53:41arrive dans un instant
53:42pour les experts de Limon
53:43et je vous retrouve à 15h30
53:44au côté de Guillaume Sommerer
53:45pour BFM Bourse
53:46à tout à l'heure
53:50tout pour investir
53:51sur BFM Business
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