- il y a 7 mois
Ce lundi 12 janvier, Antoine Larigaudrie a reçu Gustav Sonden, cofondateur de Colbr, Matthias Baccino, directeur des marchés européens chez Trade Republic, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Guillaume Eyssette, directeur associé du cabinet Gefinéo, Julien Nebenzahl, responsable des solutions d'épargne chez eToro, et Pierre-Luc Nourry, responsable Département Vins & Spritieux chez Aguttes, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, tout pour investir. Antoine Larigauderie.
00:07Et soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition de TPI, tout pour investir sur BFM
00:13Business. Vous pouvez nous écouter en direct à la radio, à la télé, bien sûr sur le web.
00:19Retrouvez l'ensemble de nos chroniques sur le replay et en podcast, que ce soit les placements à
00:24suivre, la boîte à outils, les déchiffrages, le coffre fort, etc. N'hésitez pas à aller
00:29piocher là-dedans pour faire le plein de bonnes idées pour votre patrimoine, pour vos
00:33investissements. Parce qu'autant vous dire qu'on en a besoin. L'œil du cyclone, on y est, on y reste.
00:40Et finalement, est-ce que les marchés finissent pas par apprécier la situation ? Regardez, record
00:45absolu vendredi pour le CAC 40 en clôture. On n'en est pas très loin, on est en légère baisse là ce
00:49matin. Record sur l'Eurostock 600 sur le DAX à Wall Street et ce, malgré des points d'instabilité
00:54géopolitique absolument dingue. Iran, Venezuela, Ukraine, peut-être pas oublié. Et en plus,
01:01un président américain qui s'attaque de nouveau à un des piliers de stabilité des marchés, à savoir
01:05la réserve fédérale américaine, obligeant son patron Jerome Powell à réagir ce week-end. On va
01:09évidemment détailler pourquoi dans cette émission. Alors flambé de l'or et de l'argent, on est à
01:13nouveau sur des records absolument historiques au-dessus des 4600 dollars pour l'once d'or fin. Et malgré tout,
01:19sur le reste des marchés, c'est un grand calme qui prédomine. Alors complaisance, méfiance,
01:23opportunité grande ouverte, on va détailler ça avec Mathias Baccino de Trade Republic et Gustave
01:29Sanden de Colbert. Et puis étudier cette bizarre réaction des marchés, quand même ce calme un petit
01:34peu inquiétant parfois en compagnie de Julien de Benzal, dit Toro, pour faire un peu de finance
01:38comportementale. Il sera tout à l'heure en direct en plateau avec nous. Arbitrage de court terme aussi
01:43sur les marchés, si vous êtes exposés aux marchés français notamment, votre plan de trading détaillé du jour.
01:49sera signé Jean-Louis Cussac de Perceval Finance. Bon, et puis pas oublier, 90% de la performance de
01:56vos investissements, 90% résulte d'une bonne allocation d'actifs avant même la performance
02:02fondamentale des actifs eux-mêmes. Alors, est-ce que vous êtes bien parés pour affronter le marché
02:07en ce début d'année ? Toutes les bonnes idées, les bonnes tu es au sujet avec le spécialiste de
02:11Géphineo tout à l'heure dans la boîte à outils. Enfin, un point sur les vins et spiritueux de collection.
02:16On a souvent Angélique de l'incendie d'Ideal Wine dans cette émission. Là, on va compléter l'analyse de l'état du marché avec ce que donnent les
02:23ventes aux enchères des grandes maisons. Quel bilan 2025 ? Quelle perspective pour les vins et spiritueux de collection, bien entendu, à
02:29consommer avec modération ? Ce sera en fin d'émission. Encore une fois, on transforme le coffre-fort en cap de prestige avec nos
02:35partenaires de la maison Agut. Toutes les questions que vous vous posez, que vous voulez nous poser et pour lesquelles vous voulez des réponses, vous
02:42les écrivez à l'adresse suivante direct à bfmbusiness.fr. Par SMS au 7 32 16, vous tapez le mot clé business avant et puis vous pouvez
02:51évidemment me laisser un message directement sur X sur l'ancien Twitter.
02:54Le reste de l'actualité du jour. Alors, les tensions entre la Maison-Blanche et la Fed prennent une nouvelle dimension et c'est Jérôme Powell
03:01qu'il révèle cette nuit. Le président de la réserve annonce qu'il est convoqué au ministère de la Justice en vue d'une possible mise en
03:08accusation. À ce stade, les raisons officielles n'ont pas été révélées mais la convocation a eu lieu déjà à la base d'une audition sur les
03:15coûts de rénovation du bâtiment de la Fed au mois de juin. On se souvient de ces photos absolument hallucinantes avec Donald Trump et Jérôme Powell
03:21avec des casques de chantier en train de vérifier les plans. Dans tous les cas, c'est un prétexte, dénonce Jérôme Powell
03:27hier dans une vidéo. Toujours dans un contexte de pression exercée par Donald Trump pour le pousser à baisser les taux de la Fed
03:33et ce week-end, le président américain s'en est aussi pris au taux d'intérêt pratiqué par les sociétés de carte de crédit. Il demande le
03:39plafonnement des taux à 10%, deux fois moins qu'aujourd'hui. Le lobby bancaire américain hier a fait part de sa forte inquiétude à ce sujet.
03:46C'est reparti pour une semaine cruciale sur le budget en France avec toujours la fin du mois de janvier en ligne de mire pour avoir une copie
03:51définitive et mettre fin à la loi spéciale. Première étape qui se jouera à Bercy cet après-midi.
03:56On a la colère des agriculteurs qui ne retombent pas. Trois jours après le feu vert à Bruxelles pour le Mercosur,
04:01leur mobilisation se poursuit et sont à présent ciblés deux points du transport de marchandises, le port du Havre
04:07et l'autoroute à 1. Des agriculteurs mènent des opérations d'inspection des camions sur l'application du traité.
04:12Le gouvernement veut encore croire à un retournement de situation, mais il ne saisira pas lui-même la cour de justice de l'UE
04:19pour annuler l'accord, laissant la balle dans le camp du Parlement européen.
04:23Les Européens qui accélèrent cela dit avec l'Inde. Les responsables des deux blocs font état de progrès significatif
04:28en vue de la signature d'un accord commercial de grande ampleur.
04:32Un sommet est prévu à la fin du mois. Emmanuel Macron lui ira en Inde aussi au mois de février.
04:36L'occasion du sommet de l'IA co-organisé par les deux pays. Enfin une situation toujours très tendue en Iran.
04:43Au moins 192 morts parmi les manifestants contre le régime, selon une ONG qui avertit que le nombre réel de victimes
04:49pourrait être beaucoup plus important. C'est pourquoi Donald Trump a même réagi cette nuit.
04:53Il affirme que le pouvoir iranien commence à franchir des lignes rouges, alors que dans le même temps,
04:57l'Iran affirme ne pas vouloir la guerre et se dit prêt à ouvrir des négociations.
05:02Un canal de discussion est ouvert, affirment les autorités iraniennes avec les Etats-Unis.
05:08Tout de suite, on déchiffre le tableau de bord du jour.
05:13Avec Emirates. Voyez ce mieux.
05:21Tout pour investir. Le tableau de bord.
05:25Un peu de rouge sur le tableau de bord. On ne peut pas améliorer les records séance après séance du côté du CAC 40.
05:30On reprend un petit peu de souffle. Après, le record absolu en clôture de vendredi, moins 0,31%.
05:37Quelques prises de profit. On descend à 8 336 points. On est allé chercher des supports juste au-dessus des 1 300.
05:43En début de séance du côté des 8 313. Et depuis, on s'inscrit dans une nouvelle ligne de flottaison avant nos derniers records absolus.
05:50Un petit coup d'œil sur ce qui se passe en Europe. L'Eurostox 50 est à peu près au diapason du CAC 40, à moins 0,31%.
05:56L'Ibex à Madrid, qui confirme sa sous-performance du moment. Il perd 0,9%.
06:02A noter le DAX à Francfort, qui est légèrement dans le vert, plus 0,06%.
06:06Et du côté de la Bourse de Milan, on est en baisse de 0,4%.
06:10Londres en très légère hausse.
06:13Du côté de Paris, à noter que c'est Capgemini qui pèse le plus en ce moment, avec un abaissement de recommandations d'analystes.
06:19Le titre perd 4,1% à 144,65€.
06:23Encore une fois, les études d'analystes et les recommandations qui font le marché depuis la semaine dernière.
06:27Avant, évidemment, les résultats trimestriels.
06:29Mais on a quand même de bonnes impulsions.
06:33Stellantis qui recule de 2,7% à 9,15€.
06:35On a également le secteur bancaire qui fait l'objet de prises de profits.
06:38Puis il y a eu une opinion négative autour de BNP Paribas ce matin.
06:41Le titre perd 1,3% à 86,04€, à noter Société Générale, qui recule d'1,3% à 68,66€.
06:50À la baisse, en revanche, c'est toujours le secteur de la défense qui est en tête de ligne.
06:53Thalès qui gagne 1,2% à 269,30€.
06:57On a dans le même ordre d'idée, Utelsat qui gagne 7,2% à 2,06€.
07:02Excel Technologies qui continue à flamber, plus 4,3% à 115,40€.
07:07À noter Viridien qui avance de 6,2% à 123,30€.
07:11Le spécialiste de la prospection sismique et un ancien géophysique qui fait un très bon résultat.
07:17Le titre est en forte hausse à cause de ça.
07:20Capgemini qui signe aussi la plus forte baisse du SBF 120.
07:23À noter Biomérieux qui recule de 2,8% à 109,90€.
07:28On a Nexans aussi qui recule de 2,39% à 122,60€ en queue de peloton du SBF 120.
07:35L'euro-dollar ne bouge pas trop malgré l'agitation ambiante.
07:391,1685€.
07:40À noter que les crypto-monnaies avancent un petit peu.
07:4390 612$ pour le Bitcoin, 3 113$ pour l'Ether.
07:48En revanche, ça flambe du côté des métaux précieux, on l'a dit.
07:51Du côté des 4 600$ maintenant pour l'once d'Orphane qui signe de nouveaux records historiques.
07:56Même chose pour l'once d'argent qui avance au-delà des 80$ maintenant très largement.
08:01On est à 84,17$.
08:02Et puis à noter le cuivre encore en hausse lui aussi qui est en hausse de 2,2% sur la séance d'aujourd'hui.
08:09Et on dépasse des 6$.
08:11On détaillera d'ailleurs cette flambée du cuivre.
08:14Ça pourrait être le métal vraiment le plus en vue de 2026.
08:18Après évidemment l'or et l'argent en ce début d'année.
08:23Allez, on déchiffre l'actualité du jour.
08:24Tout pour investir, le déchiffrage.
08:32On va le déchiffrer dans quelques instants avec nos deux experts du jour.
08:36A noter Gustave Sanden de Colbert qui est avec vous.
08:38Bonjour Antoine.
08:39Bonjour Gustave.
08:40Et Mathias Bacino de Trade Republic qui est en train de s'installer.
08:43Bonjour Mathias.
08:44Bonjour.
08:44Bon, alors Iran, Venezuela, Ukraine, peut-être pas oublié.
08:50On est dans l'œil du cyclone.
08:52Et la surprise du chef ce week-end, c'est l'administration américaine qui en remet une couche sur Jerome Powell.
08:59Alors on sait qu'il y a des hésitations sur qui va lui succéder.
09:03On sait que de toute manière en mai il ne sera plus président de la Fed.
09:07Et pourtant, Donald Trump, via la justice américaine, lui met un bon gros coup de massue,
09:12l'obligeant à sortir de sa réserve, ce qui est extrêmement rare pour un patron de Banque centrale,
09:18qui dit dans une vidéo cette nuit,
09:20« Attendez, moi on me colle des poursuites, là en ce moment, pour cause de débordes de budget.
09:25Et on sait, c'est une affaire qui date de cet été.
09:27On se souvient, ils avaient leur casque de chantier, là au milieu.
09:30Ça a même fait des mèmes sur Internet, à plus savoir qu'en faire.
09:33En gros, Donald Trump lui reproche d'avoir totalement débordé sur le budget de rénovation des bâtiments de la Fed.
09:39Et pour ça, il va se retrouver avec des poursuites, visiblement, une enquête.
09:44Et Gustave, est-ce qu'on ne cherche pas l'humiliation, là, globalement, autour de Jerome Powell ?
09:51C'est étonnant, parce que, voilà, globalement, on n'en parle plus dans quelques semaines.
09:55Et il est encore à mettre des coups de massue sur le patron de la Fed.
10:00Quel est votre avis sur la question ? C'est quand même très curieux.
10:03Votre approche, et peut-être la lecture générale, ça supposerait que cette action en justice soit parfaitement infondée.
10:11Peut-être qu'elle l'est.
10:12On parle quand même d'un dépassement de 2,5 milliards du budget, j'en sais rien.
10:16Mais effectivement, ça suppose en tout cas peut-être un changement de cap,
10:19c'est-à-dire la responsabilisation des acteurs politiques quant à leur mandat.
10:23Et quand vous avez un mandat et un budget, il faut peut-être s'y tenir.
10:26J'espère pour le gouvernement français et peut-être pour certaines institutions européennes
10:31que ça ne fera pas jurisprudence.
10:33Parce que si les déplacements de budget commencent à vous rendre responsables aux yeux des tribunaux,
10:38je pense qu'il y a bon nombre de responsables politiques qui vont avoir un petit peu froid dans le dos.
10:43Mais ce que ça dit, effectivement, c'est plutôt l'interprétation,
10:47c'est une pression quand même très très forte sur la Fed pendant sa mandature.
10:50On aurait pu attendre la fin de sa mandature, pendant sa mandature,
10:54qui probablement souligne encore une fois les points de divergence qu'il y a eu
10:59avec cette volonté de Donald Trump de baisser les taux
11:01et pour lesquelles Jay Powell a eu un peu de résistance.
11:04Alors on le redit juste d'un mot, en fait,
11:07Donald Trump lui reproche sur le montant des dépassements,
11:10des trucs visiblement qui étaient imputables au président d'avant.
11:13il semble mélanger un petit peu les torchons et les serviettes
11:19et lui reprocher ça, de faire un petit package, n'importe comment,
11:22mais pour allonger la sauce sur la remise en cause de sa politique monétaire.
11:28Et on a l'impression que là, le fait qu'il sorte de sa réserve,
11:31ça veut dire aussi regarder un petit peu les chiffres, regarder l'inflation,
11:35regarder les prévisions de croissance de l'économie américaine.
11:37Enfin, on en est à une fête d'Atlanta,
11:39alors avec des prévisions extrêmement volatiles,
11:42mais qui dit, maintenant c'est au-delà de 5%,
11:44enfin, on n'y est pour rien, l'économie américaine, elle est archi-robuste.
11:47Dans ce cas-là, je ferais une erreur professionnelle d'abaisser les taux
11:52et on pourrait me le reprocher.
11:54C'est en gros ce qui apparaît en filigrane dans ses propos.
11:57Et du coup, il semble en bataille un petit peu contre la vraisemblance.
12:04On va avoir des chiffres sur la vraisemblance cette semaine.
12:07On attend demain les chiffres de l'inflation.
12:10Et ils sont particulièrement importants. Pourquoi ?
12:11Parce que je vous rappelle, le shutdown, ça a fait qu'on n'a pas eu de chiffres du tout en octobre.
12:15Et qu'en fait, c'est le premier mois sur lequel on va pouvoir comparer depuis plus de trois mois.
12:19Donc jusqu'avant, on n'avait pas de comparaison.
12:21Sur octobre, on a présumé zéro.
12:22Donc attendons de voir les vrais chiffres.
12:24On retrouve une boussole.
12:26Regardons cette boussole.
12:28Et on pourra constater les différentes Fed,
12:31et notamment celle d'Atlanta,
12:32qui sont parfois très divergents.
12:35Là, ce qui est attendu, c'est plutôt une inflation qui est stable,
12:39sur le mois à 2,7,
12:41et légèrement en hausse sur le core CPI,
12:44qui exclut donc le logement et l'alimentaire.
12:46Donc on n'est pas sur une explosion.
12:49Il y a peut-être une lecture un petit peu différente,
12:51qui est celle du retour des empires.
12:52Donald Trump, manifestement,
12:56c'est difficile d'être dans sa tête, bien sûr,
12:58mais manifestement envisage le monde
13:01sous le prisme des empires.
13:05Il y a les Chinois, il y a les Russes,
13:08il y a les Américains,
13:09et Donald Trump, manifestement,
13:12se positionne au niveau d'un Xi Jinping, par exemple,
13:17ou d'un Vladimir Poutine.
13:19Et ces pays-là,
13:21qui ont donc une politique économique
13:24intégralement contrôlée par le gouvernement exécutif,
13:28ça manque peut-être à Donald Trump.
13:30Peut-être qu'il se dit,
13:31il me manque un élément
13:33pour vraiment bien piloter l'économie américaine.
13:36Et donc, comme souvent,
13:37Donald Trump décrédibilise
13:40les points de vue adverses
13:42par tout moyen.
13:44Et donc, on l'a vu attaquer
13:46sur des choses qui n'avaient absolument rien à voir,
13:50l'administration Biden,
13:52avec des attaques qui nous paraissent à nous étonnantes,
13:55mais qui, en fait, sont probablement là
13:57pour décrédibiliser la parole raisonnable
14:01de Jay Powell.
14:02C'est assez clair.
14:03Pour moi, ça me paraît être absolument évident.
14:07Alors, ce qui est assez curieux aussi,
14:09c'est qu'il en est aussi à voir le coup d'après
14:12et qui pourrait succéder à Jérôme Powell.
14:14On voit que son premier candidat, lui-même,
14:18qui était pourtant censé être...
14:20Kevin Assett,
14:21qui était pourtant censé être complètement de son avis
14:23et suivre ses lignes directrices,
14:25au bout d'un moment, a dit
14:26« Ouais, mais on ne peut pas aller
14:27contre les fondamentaux de l'économie américaine. »
14:29C'est normal.
14:30Et pour l'instant,
14:31les propos de Donald Trump
14:32ne doivent avoir justement rien à faire avec eux.
14:35Et donc, du coup, il a changé de cheval
14:36en disant « Ouais, non, il ne m'intéresse plus,
14:38celui-là, c'est bon. »
14:38Et il a pris un autre Kevin.
14:40Mais ça va être une limite pour Donald Trump
14:41parce que si en 2026,
14:44les États-Unis perdent la confiance
14:46des grands investisseurs internationaux,
14:49des banquiers centraux dans le monde,
14:51ils ont beau avoir la plus première armée du monde,
14:54ils ont beau avoir un Donald Trump
14:55très agressif,
14:58Donald Trump ne pourra pas forcer
15:00des investisseurs singapouriens,
15:03des banques centrales chinoises ou indiennes
15:05à faire ce qu'ils souhaitent.
15:07Et donc, il y a la réalité,
15:09à un moment donné,
15:09qui risque de le rattraper.
15:11Je rappelle que s'ils perdent la confiance
15:12des investisseurs internationaux
15:14ou des banques centrales
15:15en disant « L'économie américaine n'est plus fiable »,
15:18là, il va être rapidement obligé
15:20de rétro-pédaler.
15:22Et donc, il ne faudrait pas qu'il confonde
15:24le rapport qu'il a avec Jérôme Powell
15:28avec le rapport qu'il peut avoir
15:29avec les banques centrales du reste du monde.
15:31Donc, il se fiche probablement
15:33de mes avertissements.
15:35Mais là, il n'est pas exclu
15:38que son hubris touche une limite.
15:41D'autant que c'est déjà arrivé
15:44que les marchés commencent à être
15:47vraiment volatiles autour de ces histoires
15:49de crédibilité, de la devise américaine,
15:51de la dette américaine, etc.
15:53Là, on le voit.
15:54Alors, il y a une très forte hausse
15:55des métaux précieux,
15:56que ce soit l'or et l'argent,
15:57qui sont vraiment regardés
15:59comme un signal de volatilité maximum.
16:00En ce moment, on est sur des plus hauts historiques
16:02et on continue de grimper.
16:03Le dollar, lui, a beaucoup baissé
16:06depuis l'année dernière.
16:08On a perdu entre 11 et 12 %.
16:11Là, le dollar ne réagit pas.
16:14On est à 1,1684 par rapport à l'euro.
16:16On voit un petit effritement
16:18sur l'indice dollar.
16:19Malgré tout, est-ce que les marchés,
16:21et ça expliquerait aussi
16:22cette espèce de calme ambiant,
16:24ne sont pas finalement trop confiants
16:26dans cette capacité
16:27que pourrait avoir Donald Trump
16:29à rétro-pédaler ?
16:31Je ne sais pas s'ils sont trop confiants.
16:34Il y a un certain nombre de mesures
16:36ou de politiques
16:36qui sont menées actuellement,
16:37qui sont quand même censées
16:38conforter le dollar.
16:39Je pense que le Venezuela
16:40est un bon exemple
16:42de politique monétaire aussi,
16:44puisque c'est aussi s'assurer
16:46quand même du contrôle
16:48de la devise
16:49au travers des exportations de pétrole,
16:51qui est quand même un élément fort
16:53de la devise américaine.
16:54en plus de son armée,
16:55Mathias l'a rappelé.
16:57Pour l'instant,
16:58on est en train d'analyser
16:59des signaux faibles,
17:00on est en train d'analyser
17:01des risques,
17:02mais dans les faits,
17:02il n'y a pas eu de craquement
17:03pour le moment.
17:05Encore une fois,
17:06l'inflation est attendue,
17:08stable.
17:09Donc, je le répète,
17:10les prévisions des analystes
17:12sont un maintien
17:13et non pas une baisse des taux
17:14sur le mois de janvier.
17:16Donc, en fait,
17:17là, on analyse les signaux faibles,
17:19mais finalement,
17:20les résultats devraient,
17:22et on verra mardi,
17:24nous conforter
17:24sur la politique monétaire
17:26qui est actuellement menée.
17:27Et la décision
17:28de la politique monétaire
17:30de la Fed en fin janvier
17:32devrait également
17:33être assez mesurée.
17:34Donc, attention au risque,
17:36et je pense qu'on vient
17:36très bien de les rappeler,
17:37mais là, tout de suite,
17:39on est un peu en vitesse de croisière
17:40et c'est a priori
17:41que les marchés
17:41sont en train de pricer.
17:42C'est exactement ça.
17:43Et il y a un autre facteur
17:44positif pour le dollar,
17:45c'est que les encours
17:46de stablecoin
17:46continuent
17:48d'augmenter fort, fort, fort.
17:50Oui, ça a Christopher Dambic
17:51dans sa masterclass
17:53nous le dit tous les vendredis
17:54et c'est vrai
17:54que ça commence
17:55à devenir un enjeu.
17:56Et c'est peut-être même
17:57quelque chose
17:59à prendre en compte
18:00dans le domaine
18:01de la gestion
18:02du dossier vénézuélien.
18:03C'est vous
18:04qui nous le signalez.
18:05À moi, il me semble
18:06que l'ambition américaine
18:08est de remplacer
18:09à terme,
18:10pas tout de suite,
18:11évidemment,
18:11mais à terme,
18:12l'impact positif
18:14qu'a le système
18:14du pétrodollar
18:15sur la valeur du dollar
18:17par les stablecoins.
18:20La monnaie
18:20qui dominera
18:22les stablecoins
18:23aura un afflux
18:24de demandes
18:26de sa monnaie
18:26très fort.
18:28Et donc,
18:28remplacer les stablecoins
18:29qui aujourd'hui
18:30ont 300 milliards
18:31d'encours à peu près
18:31et qui doivent monter
18:33à 2000,
18:342500 milliards d'encours
18:35assez rapidement
18:36d'après les prévisions,
18:37eh bien,
18:38ça remplace
18:38assez efficacement
18:39en termes de demande
18:40de dollars
18:41le système
18:42des pétrodollars
18:42qui lui est de 2500 milliards
18:44par an à peu près.
18:45Je vais faire une observation
18:45un peu crétine.
18:47Les stablecoins,
18:49ils sont pégés au dollar,
18:50donc où est l'intérêt ?
18:52Et là,
18:52vous me répondez...
18:53Il faut acheter du dollar
18:54pour backer son stablecoin,
18:56donc les émetteurs
18:57de stablecoins
18:58viendraient remplacer
18:59entre guillemets
18:59tous ces pays
19:00qui achètent du dollar
19:01pour acheter du pétrole.
19:02D'accord.
19:02Moi,
19:02c'est comme ça que je le vois.
19:03Surtout,
19:04plus la devise est faible,
19:05c'est le cas au Venezuela,
19:06y compris sur les transactions
19:08du quotidien,
19:09plus finalement...
19:10Ils sont passés au dollar
19:11de toute manière
19:12par défaut.
19:13Et très souvent,
19:14les pros de la crypto,
19:16j'entendais par exemple
19:16le CMO de Kraken
19:17dire ça,
19:18ils disaient,
19:18pour nous,
19:19Européens ou Occidentaux,
19:20la crypto,
19:21c'est un investissement
19:22de diversification.
19:23Pour beaucoup de gens
19:24dans le monde,
19:25c'est un instrument
19:26d'émancipation financière.
19:28C'est-à-dire que
19:28ce n'est pas les mêmes enjeux.
19:29Et en fait,
19:29ce qui est essentiellement utilisé,
19:31ce sont les stablecoins.
19:32Et typiquement au Venezuela,
19:33c'est la monnaie
19:34principalement utilisée
19:35pour les transactions
19:36du quotidien,
19:37et pas que pour les transactions
19:38stratégiques, etc.
19:39Donc la pression acheteuse,
19:40une devise très faible
19:41de ces pays,
19:42probablement le cas aussi en Iran,
19:43pour revenir sur l'actualité,
19:45ça crée une pression acheteuse
19:46pour des bons trésoriers américains.
19:48Donc c'est vraiment
19:48extrêmement vertueux pour eux
19:49dans ces malheurs
19:52pour ces différents pays.
19:53Il y a un petit aspect intéressant
19:55dont vous nous parlez,
19:56que j'aime bien,
19:58c'est qu'on a beaucoup
20:00ces mois passés
20:02effectué ce qu'on appelle
20:04le Trump Trade,
20:05c'est-à-dire qu'on épousait
20:06un petit peu les dynamiques
20:07dont parlait Donald Trump.
20:09Vous, vous nous parlez
20:11peut-être d'une ère
20:12qui commence,
20:13celle du Trump Trading.
20:14Donc là, il est plus question
20:16de techniques
20:16que de fondamentaux,
20:17et c'est quoi exactement ?
20:19Le Trump Trade,
20:20c'était on achète
20:21le narratif américain.
20:22C'était novembre, décembre dernier,
20:24l'hégémonie américaine.
20:26Petite surprise en avril dernier
20:27pour certains quand même,
20:28avec, je le rappelle,
20:30des replis autour de moins 20%
20:31sur les indices,
20:32donc ça a quand même
20:33bien chahuté.
20:34Le Trump Trading,
20:35c'est quoi ?
20:36C'est un peu ce qu'on voit
20:36récemment,
20:37et on le voit très loin,
20:38y compris dans la fine fluence,
20:39comme on dit.
20:40C'est-à-dire qu'on va acheter
20:41les nouvelles,
20:42et les nouvelles,
20:43elles sont de plus en plus
20:43surprenantes.
20:44Typiquement,
20:45un chef d'État
20:45a été capturé.
20:48C'est légèrement surprenant.
20:49Voilà.
20:50Tout le monde n'a pas pris
20:51les mêmes vacances d'hiver.
20:53Mais en tout cas,
20:54du coup,
20:54quelle est l'incidence
20:55pour les pétrolières américaines ?
20:57Effectivement,
20:58les incidences sont directes
21:00et se reflètent dans les cours,
21:01et on voit effectivement
21:02beaucoup d'activités boursières
21:03autour de ces paris.
21:05Il y a eu ces paris
21:05sur aussi l'armement,
21:06on en parlait hors antenne
21:07avec Mathias,
21:08avec ses décisions,
21:09pour l'instant,
21:10ou ses annonces
21:10sur le versement
21:12des dividendes
21:13pour les sociétés d'armement
21:14qui seraient en retard
21:14de commande
21:15et qui sont surprenantes.
21:16Toutes ces annonces,
21:17finalement,
21:18de Donald Trump,
21:19on voit aujourd'hui
21:20une corrélation directe
21:21avec les cours,
21:22et donc du news trading
21:24est directement calé
21:26sur celui du président américain,
21:28sur du très court terme,
21:29et pas sur un cycle.
21:30D'accord.
21:31Le mot de la fin,
21:32Mathias Bachine ?
21:32Non, si j'étais un peu taquin,
21:33je dirais que le Trump trading,
21:35c'est surtout être
21:35un proche de Donald Trump
21:36et pouvoir faire des trades
21:39comme ceux qu'on voit passer
21:40très étonnants
21:41quelques minutes
21:42avant les annonces,
21:43mais ça,
21:43c'est uniquement
21:44si j'étais taquin.
21:44Mais il le dit lui-même ?
21:47Ah, mais sur certaines
21:49de ces...
21:50mais même les opérations
21:51militaires en Iran,
21:52etc.
21:53Il le disait.
21:54Vous n'avez qu'à voir,
21:55mes copains,
21:56ils ont fait une fortune
21:57sur la séance d'hier,
21:58c'était génial,
22:00sur ces espèces de...
22:03Bon, nous,
22:03on appellerait ça
22:04délit d'initié,
22:06etc.
22:06Mais il s'en félicite aussi,
22:08il n'a pas de tabou là-dessus.
22:11C'est étonnant.
22:11Peut-être qu'un peu de tabou,
22:12ça lui ferait du bien,
22:13mais on verra.
22:15Mais ça se voit dans les cours,
22:17c'est ça qui est important.
22:18Oui.
22:18Il y a la théorie,
22:19il y a la pratique,
22:19et effectivement,
22:20ça marche dans les cours,
22:21mais c'est vraiment
22:22sur du court terme.
22:23Oui.
22:23Je vous ai mis les graphiques,
22:25mais on voit effectivement
22:26la rapidité des mouvements
22:28qui sont dangereux
22:30pour les plus spéculateurs.
22:31Bon,
22:32au milieu de tout ça,
22:32c'est vrai qu'on a longtemps parlé
22:35d'un indice de volatilité
22:37qui était un petit peu décorrélé
22:38de la volatilité véritable.
22:40Là,
22:40il se réveille quand même nettement.
22:41On est au-delà des 16 points
22:43pour l'indice VIX
22:44et encore une fois,
22:46des plus hauts historiques
22:46autour de l'or et de l'argent.
22:49On parlera sans doute
22:50toute l'année du cuivre aussi
22:52qui va devenir également un enjeu.
22:53On a l'impression
22:54que les uns prennent le relais
22:55des autres.
22:56C'est assez passionnant
22:57ce marché des métaux
22:58en ce moment.
22:58Gustave Sonden de Colbert,
23:00merci d'avoir été avec nous
23:01pour commenter cette actualité
23:02du jour.
23:03Mathias Bacchino.
23:04Merci.
23:04Trade Republic,
23:06merci beaucoup
23:07et tout de suite,
23:07on passe aux arbitrages.
23:08Et votre plan de trading détaillé
23:16aujourd'hui est signé
23:17Jean-Louis Cussac.
23:18Bonjour Jean-Louis.
23:20Avec un CAC 40
23:21en légère baisse du CAC 40
23:25après ses records absolus
23:27de la séance de vendredi.
23:29On a vu les volumes d'échanges
23:31quand même s'activer
23:32assez nettement
23:32sur la semaine dernière.
23:35Est-ce que vous pensez
23:35que l'approche
23:36et le dépassement
23:37de ce record absolu
23:38du CAC 40
23:38a changé un tout petit peu
23:40la physionomie du marché ?
23:45Non, pas trop.
23:47Les volumes sont toujours
23:49extrêmement concentrés
23:52sur le fixing de clôture.
23:54Donc, il ne se fait pas
23:55grand-chose dans la journée.
23:56Là encore,
23:57on est à 500 millions
23:58à peu près.
23:58Vous vous rendez compte
23:59à cette heure-là,
24:00500 millions,
24:01c'est un chiffre
24:01qu'on faisait couramment
24:02à 10 heures du matin,
24:04voire avant.
24:05Donc, non,
24:06ça reste assez calme.
24:07Là, on attaque
24:08la semaine de l'échéance,
24:09déjà, janvier,
24:10vous vous rendez compte ?
24:11C'est vendredi, l'échéance.
24:13Petite échéance sur janvier.
24:16On a un contexte,
24:17bon, toujours le même,
24:18tendu,
24:19sur le plan géopolitique,
24:20vous l'avez dit,
24:21puisque les États-Unis
24:22menacent l'Iran,
24:23le Groenland,
24:24Cuba,
24:24Poel,
24:25ah non,
24:26c'est Trump
24:26qui menace Poel.
24:28Mais bon,
24:29bonjour l'ambiance,
24:30quand même.
24:31Et,
24:31bon,
24:33est-ce que,
24:33alors la question,
24:34là,
24:34ce qui se pose,
24:35c'est est-ce que
24:35cette histoire
24:37entre Poel et Trump,
24:38cette petite guerre,
24:39quand même,
24:40pourrait plomber davantage
24:42le futur américain,
24:44en tout cas,
24:45le marché,
24:45quand il va ouvrir
24:46à 15h30,
24:46c'est possible,
24:47on va surveiller ça de près.
24:49En attendant,
24:49si vous voulez,
24:50le futur a reculé
24:51jusqu'à à peu près
24:520,95%
24:54sur son plus haut
24:54de vendredi,
24:56donc,
24:57c'est pas mal.
24:58Là,
24:59enfin,
24:59après,
25:00sur la clause,
25:00ça faisait à peu près
25:010,65%,
25:02donc là,
25:03ça s'est un peu calmé.
25:05Et en Europe,
25:06bon,
25:07on expédie
25:08des affaires courantes,
25:10les plus forts volumes
25:11sur le CAC 40,
25:12ce sont les financières
25:15qui baissent,
25:16mais bon,
25:16elles ont quand même
25:17beaucoup progressé,
25:18donc,
25:19rien de,
25:20particulier à signaler.
25:22L'idée,
25:23c'est toujours d'acheter,
25:24bien évidemment,
25:25la tendance haussière
25:26n'est pas infirmée,
25:27on a des marchés
25:28toujours solides,
25:30en fait,
25:30si vous voulez,
25:30qui sont bien construits
25:31parce que personne ne rêve,
25:34tout le monde
25:34est conscient des risques,
25:37et donc,
25:38ce matin,
25:38moi,
25:39je proposais d'acheter
25:39entre,
25:40bon,
25:40à partir,
25:41il faut voir la vitesse,
25:42etc.,
25:42mais en gros,
25:43c'était 8 340
25:45jusqu'à 8 310,
25:47bon,
25:47on a fait 10 15 au plus bas,
25:49la zone basse,
25:52et si on a mal acheté
25:53un peu trop vite,
25:53on a même fait au-dessus
25:54pour revendre
25:55et se repositionner
25:56éventuellement plus bas,
25:57comme là,
25:57moi,
25:57j'ai revendu,
25:58je me repositionnais
25:59vers 30,
26:02vers 15,
26:03bon,
26:04et puis on essaye
26:04comme ça
26:05de gratter quelques points
26:06quand on est derrière l'écran,
26:07mais la stratégie de fond,
26:10si vous voulez,
26:10c'est toujours,
26:12bon,
26:13on cherche des opportunités
26:14sur les actions,
26:15c'est pas facile aujourd'hui,
26:16vous avez des valeurs
26:17quand même
26:18sur le groupe A
26:19qui sont
26:19parmi les plus forts
26:21taux,
26:21on a Eutelsat,
26:23valeur très spéculative,
26:24Exosense,
26:25l'armement,
26:27Atos,
26:27spéculatif,
26:28bon,
26:29Saint-Gobain
26:29qui rattrape un petit peu
26:30sa performance médiocre,
26:33et puis voilà,
26:34il n'y a rien
26:35qui émerge vraiment
26:36de nouveau,
26:37Capgemini moins 4,
26:37c'est pas bon,
26:39voilà,
26:39c'est,
26:40non,
26:40c'est un marché
26:41vraiment où
26:42personne
26:43ne se fait d'illusion,
26:47mais en fait,
26:48en même temps,
26:48on a le moral,
26:49on pense que
26:50l'Europe va sortir
26:51par le haut,
26:53et donc c'est pour ça
26:54que ces marchés
26:55sont aussi bien tenus,
26:58et quand il y avait
26:59ces derniers temps
26:59des faiblesses,
27:01c'était toujours passager,
27:02et toujours l'occasion
27:03d'essayer de chercher
27:04l'opportunité d'achat
27:07qui pourrait se dessiner
27:09parmi les replis,
27:11il y a eu
27:11de gros excès,
27:12il y a eu de,
27:13alors,
27:13vous allez me dire
27:14à juste titre,
27:15mais en même temps,
27:15parfois,
27:16c'est quand même
27:16très très fort,
27:18bon,
27:18je pense par exemple
27:18au secteur
27:19des vins spiritueux
27:20comme Pernod Ricard,
27:22Rémi Cointreau,
27:23là,
27:23qui ont arrêté de baisser,
27:25qui ont commencé
27:26à rebondir un petit peu,
27:27bon,
27:27j'essaie moi
27:28de travailler un peu
27:28Pernod Ricard,
27:29par exemple,
27:30c'est une valeur
27:30sur laquelle,
27:32bon,
27:32quand même,
27:32on touche des points bas,
27:33il y a un gros dividende,
27:34alors,
27:34est-ce qu'ils vont le maintenir ?
27:35On se pose toujours
27:36des questions à ce niveau-là,
27:37il y a des valeurs
27:38comme Imeris aussi
27:39qui ont bien rebondi
27:41ces derniers temps,
27:43ce qui sont quand même
27:44aussi très basses
27:45par rapport
27:46à leur historique,
27:47puis après,
27:47vous avez ces valeurs
27:48Viridiens,
27:49etc.,
27:49alors,
27:50il y a des vendeurs
27:51à découvert sur Viridiens,
27:52il y a des rachats
27:53de chers de temps en temps,
27:54bon,
27:54là,
27:54commence à être chère
27:56la valeur,
27:56mais c'est vrai que
27:57quand elle valait 30,
27:5840,
27:58personne n'en voulait,
27:59moi,
27:59je ne comprenais pas trop,
28:01alors,
28:01c'est vrai que j'ai acheté à 30,
28:02mais bon,
28:02moi,
28:03je n'ai pas attendu 100,
28:04enfin,
28:04c'est sûr que
28:05on ne pouvait pas imaginer
28:06que ça allait monter autant,
28:07bon,
28:07donc globalement,
28:08pas mal,
28:10mais,
28:11voilà,
28:11on reste prudent,
28:13et l'idée,
28:13c'est,
28:14on cherche les opportunités,
28:16et on essaye d'être
28:17très sélectif
28:18sur ces investissements.
28:19Viridiens,
28:20dont vous parliez,
28:21qui gagne 6%,
28:22à 123,10 euros,
28:23alors,
28:23il y a du fondamental aussi,
28:24notamment les résultats
28:26qui étaient plutôt bons,
28:27et Capgemini,
28:28dont vous parliez aussi,
28:29qui perd 4,2%,
28:30à 144,45 euros,
28:32là,
28:32c'est Morgan Stanley
28:34qui a baissé son opinion
28:35sur le titre
28:36à sous-performance.
28:37Merci beaucoup,
28:38Jean-Louis Cussac,
28:39restez avec nous,
28:41petite pause réclame,
28:42et dans quelques minutes,
28:43dans Tout pour investir,
28:45on va parler de votre allocation
28:46d'actifs,
28:47et oui,
28:47encore une fois,
28:48l'essentiel de votre performance,
28:50elle est davantage
28:51le fruit d'une bonne allocation
28:53d'actifs
28:54que ne serait-ce que
28:55la performance fondamentale
28:56de vos actifs.
28:57On va y revenir en détail
28:58avec Guillaume Esset
28:59de Géphineo,
29:00à tout de suite.
29:01Tout pour investir,
29:03la boîte à outils.
29:06On ouvre la boîte à outils
29:08du jour
29:09avec Guillaume Esset
29:10de Géphineo,
29:11bonjour.
29:12Bonjour Antoine Delenguade.
29:13Merci d'être avec nous,
29:15on va se consacrer quand même
29:16à une des maximes principales
29:18de cette émission,
29:19qu'on tire justement
29:20de cette rubrique,
29:21c'est que 90%
29:22de votre performance,
29:23la performance
29:24de vos investissements,
29:25c'est l'allocation d'actifs,
29:27la bonne allocation d'actifs,
29:29avant même
29:29les pourcentages de hausse
29:32sur vos actifs
29:34de manière fondamentale.
29:35Alors,
29:362026,
29:36c'est une année
29:37qui commence
29:37avec énormément
29:38d'incertitudes,
29:392025,
29:40c'est terminé
29:40sur énormément
29:41d'incertitudes aussi.
29:43Vu le contexte,
29:45quelle est la bonne,
29:46la saine allocation
29:47d'actifs
29:47pour traverser
29:48un petit peu
29:49ces marchés
29:49qui restent quand même
29:50compliqués
29:51parce qu'à la fois
29:51on a des raisons
29:53de s'inquiéter
29:54mais les marchés
29:54gardent leur calme,
29:55les marchés actions
29:56sont sur des records historiques
29:57et on a des performances
29:58intéressantes
29:59sur tout un tas
30:00d'autres segments.
30:00Alors,
30:01qu'est-ce qu'on fait exactement ?
30:03Alors,
30:03une bonne allocation d'actifs,
30:05c'est déjà bien connaître
30:06son horizon de temps,
30:07son horizon de placement.
30:08Toujours.
30:08Si on place à court terme,
30:10il n'y a pas vraiment
30:10de grosses questions
30:11à se poser.
30:12Aujourd'hui,
30:13il faut faire du sécuritaire
30:14évidemment à court terme.
30:16Qu'est-ce qu'ils rapportent ?
30:17Eh bien,
30:18les fonds euro-boostés
30:19rapportent plus que le monétaire,
30:20les comptes à terme
30:21ou les comptes sur livret,
30:22donc c'est là-dessus
30:23qu'il faut être.
30:24Là où ça se corse,
30:25c'est quand on réfléchit
30:26à moyen et long terme
30:27et qu'on a l'ambition
30:29de faire mieux
30:29que du taux sans risque,
30:31même boosté.
30:32Et là,
30:33évidemment,
30:342026 s'annonce
30:35avec toute une collection
30:36de risques,
30:38mais pour pouvoir investir
30:39à moyen et long terme,
30:40il faut savoir
30:41accepter ces risques
30:43pour en récolter les gains.
30:47Et là,
30:48c'est la diversification
30:49qui va faire son œuvre
30:50parce que la collection
30:51de risques,
30:52elle est très large
30:53pour l'année à venir.
30:54Oui,
30:54d'autant que,
30:55et c'est une des autres
30:56maximes de cette émission,
30:57le risque est l'ami
30:59du très long terme
31:00parce qu'on lisse les pertes,
31:02parce qu'on profite
31:03de la croissance,
31:04notamment des marchés actions
31:05et des actifs risqués
31:06parce que sur le long terme,
31:07il y a toujours
31:08une belle progression.
31:10Cela dit,
31:11là,
31:11en 2026
31:12et fin 2025,
31:13on est confronté
31:13à des risques
31:14qu'on n'avait quasiment
31:15jamais vus
31:15sur les marchés.
31:16On dit ça chaque année,
31:17mais chaque année,
31:18il y en a des un peu plus
31:19imprévus qui arrivent.
31:20Mais comment on navigue
31:22en 2026 au milieu
31:23de tout ça ?
31:24Géopolitique,
31:25inquiétude sur la politique
31:26monétaire,
31:27inquiétude sur la disponibilité
31:29des terres rares,
31:30etc.
31:30Qu'est-ce qu'on fait ?
31:32La bonne nouvelle,
31:32c'est que tous les risques
31:33dont on a déjà connaissance,
31:35assez naturellement,
31:37ils sont pris en compte
31:38par le marché.
31:39Donc,
31:39si on n'avait pas
31:40ces risques-là,
31:40on achèterait beaucoup plus cher
31:42ce qu'on a encapacité
31:43à acheter à ce prix-là
31:43aujourd'hui.
31:44Bon,
31:44néanmoins,
31:45une fois qu'on a dit ça,
31:47si on va aller chercher
31:48de la prime de risque
31:49sur le long terme,
31:50il faut quand même
31:51faire attention
31:51à ce qu'on fait
31:51à court terme
31:52parce que les marchés
31:55peuvent rester irrationnels
31:56plus longtemps
31:56qu'on peut rester solvable,
31:57dit-on.
31:58Donc,
31:59faisons attention.
32:00Si on commence
32:01par la géopolitique,
32:02il n'y a pas
32:03une seule zone géographique
32:05au monde
32:05aujourd'hui
32:06qui est à l'abri
32:07de quoi que ce soit.
32:08On a des risques
32:09en Amérique,
32:11aux Amériques,
32:12on a des risques
32:12évidemment en Europe,
32:13on a des risques
32:14au Moyen-Orient,
32:15on a des risques en Asie.
32:16Donc,
32:16il n'y a nulle part
32:17où se cacher.
32:18La seule chose
32:20raisonnable à faire,
32:21selon moi,
32:21c'est la bonne
32:22diversification géographique,
32:24pas forcément
32:24au sens market timing
32:25à aller faire
32:26des allers-retours
32:27en passant de l'Europe
32:27aux États-Unis
32:28ou l'inverse
32:28de la Chine au Japon,
32:29mais en étant
32:31raisonnablement diversifié
32:32sur l'ensemble
32:33de ces zones.
32:34Alors concrètement,
32:35comment on vend-il ?
32:37Comment on vend-il ?
32:38D'abord,
32:38si on a un investisseur
32:39qui regarde
32:43ou écoute
32:43BFM Business,
32:44on est probablement
32:45en zone euro,
32:46probablement même en France.
32:48Donc finalement,
32:48nos dépenses
32:49d'aujourd'hui
32:49et de demain,
32:50celles pour lesquelles
32:51on investit aujourd'hui,
32:53elles sont en euro.
32:54C'est raisonnable
32:55d'être exposé
32:55à la zone euro
32:56puisque c'est notre
32:56monnaie naturelle.
32:58Que l'euro monte,
32:58que l'euro baisse,
33:00tout ce qu'on achète
33:01n'est pas importé
33:02toutefois.
33:02Oui,
33:03il ne faut pas oublier
33:04ça non plus.
33:04On achète surtout
33:05des services
33:06et les services
33:06sont peu importés.
33:08Donc,
33:09être en zone euro,
33:10évidemment.
33:11Être en zone dollar,
33:12bien sûr,
33:13ça reste
33:13la zone économique
33:15majeure sur laquelle,
33:17même si c'est moins vrai
33:18ces derniers temps,
33:19les droits de propriété
33:20sont encore à peu près
33:22respectés,
33:23même quand on n'est pas local.
33:24À peu près.
33:25C'est moins bon qu'avant,
33:26mais ça reste pas mal
33:28si on le compare
33:28aux autres zones géographiques.
33:30Et ensuite,
33:31l'Asie.
33:31Alors,
33:32la problématique de l'Asie,
33:33c'est que la locomotive
33:34de l'Asie
33:35et peut-être du monde
33:36économiquement,
33:37technologiquement,
33:38c'est bien sûr la Chine,
33:39mais que la Chine,
33:40il y a un risque géopolitique
33:41un peu extrême,
33:43un peu binaire,
33:44c'est-à-dire que
33:45s'il se passait des choses
33:46un peu graves
33:48avec Taïwan
33:49et s'il y avait
33:51des sanctions
33:51de part et d'autre
33:52des Chinois
33:53envers les Occidentaux
33:53et des Occidentaux
33:54envers les Chinois,
33:55eh bien,
33:56la valeur des actions chinoises
33:58détenues par un investisseur
33:59occidental,
34:00je ne sais dire,
34:01même s'il y aura
34:01encore accès.
34:02Voyons ce qui s'est passé
34:03pour les porteurs
34:04d'actions russes.
34:05Tout à fait.
34:06Depuis la guerre en Ukraine,
34:07ils ne peuvent plus les vendre,
34:07donc ça vaut à peu près zéro.
34:10Alors,
34:10bien sûr,
34:11on peut être exposé
34:12à la Chine,
34:12mais en ayant
34:13à l'esprit
34:14ce risque extrême
34:17qui probablement
34:18ne se déclenchera pas,
34:19mais s'il se déclenche,
34:20il peut faire perdre
34:21l'essentiel de la valeur
34:23d'un investissement
34:24non chinois en Chine.
34:25Et en matière
34:26de dynamique
34:27de développement
34:28sur les marchés,
34:29qu'est-ce que vous
34:30regarderez le plus
34:31cette année ?
34:32Alors,
34:32j'imagine l'intelligence
34:33artificielle,
34:33on ne peut pas être
34:34hors de ce marché-là,
34:36mais comment,
34:37pourquoi,
34:37Et comment on actionne
34:39la table de mixage,
34:40comme je dis souvent ?
34:41Alors,
34:41dans la table de mixage,
34:43mis à part la géopolitique,
34:44on a quand même
34:44deux autres pistes importantes.
34:47C'est,
34:48vous le disiez,
34:49l'intelligence artificielle,
34:51parce qu'il y a
34:52beaucoup d'enthousiasme
34:53autour de cela,
34:54qu'on peut discuter
34:55du fait que ça soit
34:56une bulle ou pas,
34:57mais en tout cas,
34:58tant qu'il y a de l'enthousiasme,
34:59ça fait monter les marchés,
35:01y compris
35:01les autres valeurs.
35:02Et si cet enthousiasme
35:05venait à se modérer,
35:07parce que les armes
35:08montrent rarement
35:08jusqu'au ciel,
35:09parce que qui va tirer
35:10les marrons du feu,
35:11c'est difficile à dire
35:12aujourd'hui,
35:13parce que est-ce qu'Nvidia
35:14va réussir à conserver
35:15ce taux de marge
35:15exceptionnel à long terme
35:17ou est-ce que c'est
35:18transitoire ?
35:19Tout cela,
35:20ce sont des questions
35:20non résolues,
35:21mais par contre,
35:22les prix sont très élevés.
35:24Donc ça,
35:24va falloir être difficile
35:27et sélectif,
35:28on va dire.
35:28Ce qu'on attend maintenant
35:29pour savoir
35:31si cette tendance
35:32continue ou pas,
35:33c'est la réussite
35:33ou l'échec
35:34de l'introduction en bourse
35:35de l'IPO d'OpenAI,
35:38donc le fondateur,
35:39le créateur
35:40de chaque GPT.
35:41C'est envisagé pour 2026.
35:42Si ça a lieu
35:43et que c'est un succès,
35:43ça va redonner
35:44de l'enthousiasme au marché.
35:46Si ça n'a pas lieu,
35:47que c'est décalé
35:48ou que c'est un succès mitigé,
35:50alors là,
35:51attention,
35:51il peut y avoir
35:52une forte correction
35:53sur les valeurs
35:53liées à l'IA
35:54de façon générale
35:55et par contagion
35:57sur les marchés.
35:58Donc ça,
35:59c'est un peu,
35:59moi,
35:59ce que je surveillerais,
36:01c'est qu'est-ce qui se passe
36:02sur l'IA,
36:02même si on n'investit
36:03pas forcément
36:04que sur l'IA,
36:05parce que c'est devenu
36:06un petit peu dangereux
36:06à ces prix-là,
36:08malgré, évidemment,
36:09le potentiel technologique
36:10indiscutable.
36:11Potentiel technologique
36:12ne veut pas forcément dire
36:13potentiel boursier.
36:14Et puis,
36:15en quelques secondes,
36:16il nous reste 40 secondes,
36:18comment on se protège,
36:19quel support on utilise
36:20pour se protéger
36:21de son allocation d'actifs ?
36:23– Alors,
36:24les obligations,
36:25faire plutôt
36:26du court-moyen terme,
36:28parce qu'aujourd'hui,
36:29les taux baissent,
36:30mais ils pourraient bien remonter
36:31si l'inflation reprend.
36:32Et si les marchés
36:33sont pris à contre-pied,
36:34ça peut faire un peu mal
36:35sur les obligations.
36:35Donc,
36:36obligations court-moyen terme,
36:37les actions très diversifiées,
36:39et on va aussi
36:39sur les actions de qualité,
36:40celles qui gagnent de l'argent,
36:42celles qui ont des cash flow,
36:43pas que sur les actions
36:43qui font rêver
36:44parce qu'elles sont liées
36:45à une technologie nouvelle.
36:45– Merci infiniment,
36:49Guillaume Essette
36:49de Géphineo,
36:51comme ça,
36:51on a une bonne idée
36:52de comment ventiler
36:53son portefeuille
36:54pour résister
36:55au contexte actuel de marché
36:56et puis profiter
36:57des dynamiques
36:58de développement.
36:59Et la volatilité
37:00et les questions,
37:00les interrogations,
37:01on va se les poser tout de suite
37:02en faisant un peu
37:02de finances comportementales.
37:04Et oui.
37:05Merci.
37:05Et on retrouve évidemment
37:11Julien Nébenzaldi-Torreau.
37:12Bonjour Julien.
37:13– Bonjour Antoine.
37:14– Et puis ravi
37:14de vous avoir en plateau.
37:17Là, on a encore
37:18un coup de semence
37:19de Donald Trump
37:20sur Jerome Powell,
37:21débordement du budget
37:22de rénovation de la Fed
37:23ou je ne sais quoi.
37:25Et en gros,
37:26voilà,
37:28fin mai,
37:29théoriquement,
37:29il n'est plus patron de la Fed,
37:30mais Donald Trump
37:31voudrait que ça se passe
37:32encore plus vite
37:32et lui mettre
37:33des décisions
37:35pierres dans son sac à dos
37:36pour faire baisser
37:38les taux de force,
37:39on va dire.
37:40Le marché garde son calme.
37:42Partout,
37:42on a des indices
37:43qui restent proches
37:43de leur record,
37:44aussi bien pour le CAC 40
37:45que du côté des marchés américains,
37:47du côté des marchés européens.
37:49On a un dollar
37:49qui réagit relativement peu.
37:53En revanche,
37:53les signes d'excitation,
37:54on les voit autour
37:55des cours des métaux précieux,
37:57que ce soit l'argent
37:57ou l'or qui flambe.
37:59L'or,
37:59c'est au-delà
38:00des 4 600 dollars.
38:01Et ce fameux indice VIX,
38:04là,
38:04qu'on suit
38:04comme indicateur
38:06de la volatilité,
38:07en 10 ans,
38:08depuis des semaines,
38:09il ne réagit pas.
38:10Là,
38:10il réagit un petit peu.
38:11On monte au-delà
38:12des 16 points.
38:14Mais globalement,
38:15c'est la question
38:15qu'on s'est posée
38:17à différentes reprises
38:18les semaines passées
38:18avec vous,
38:19Julien Nébenzal.
38:20Les marchés sont-ils
38:21trop complaisants ?
38:22Ou les marchés
38:23sont-ils arrivés
38:23à s'acclimater
38:24à cette instabilité totale,
38:26géopolitique,
38:27monétaire,
38:27etc.,
38:27et à trouver
38:29les solutions
38:29pour bénéficier
38:31des meilleures dynamiques ?
38:32Il y a beaucoup de personnes
38:34certainement
38:34qui s'interrogent
38:35là-dessus
38:35parce qu'ils voient bien
38:37que chaque lundi matin,
38:39il s'est passé dans le week-end
38:40quelque chose,
38:41récemment encore,
38:42et le marché
38:43ne bouge pas.
38:44On pourra quand même noter
38:45que le fait
38:47de poursuivre
38:48Jerome Powell
38:49a quand même
38:49un tout petit peu
38:50plus d'impact
38:51que d'aller chercher
38:51un dictateur
38:52dans son pays.
38:53C'est assez intéressant.
38:54C'est bien
38:54que vous le mettiez
38:56en exergue
38:56parce que c'est assez fort
38:59et c'est un mouvement
38:59assez signifiant.
39:00Ce qui revient à dire
39:01que la politique monétaire,
39:02ça reste le pilier.
39:04C'est ce que je disais
39:05au cours des émissions passées,
39:07c'est quand même par là
39:07que les choses vont se jouer.
39:09Là où je pense
39:09que beaucoup de gens
39:10se posent la question,
39:11c'est qu'ils se disent
39:11qu'il se passe tout ça
39:14et du point de vue
39:15de la valeur
39:16de mon patrimoine,
39:16de mes actifs,
39:17ça ne change pas
39:18alors que ça pourrait.
39:20Du point de vue comportemental,
39:22je ne vais pas refaire
39:22un grand tour
39:23de la finance comportementale
39:24mais toujours en simplification,
39:26la peur, l'avidité,
39:27les deux grands moteurs.
39:28L'avidité,
39:29ça nous fait prendre
39:30plus de risques
39:30parce qu'on a une confiance
39:31qui devient trop forte
39:33et la peur,
39:34c'est une réaction instinctive,
39:36c'est naturel,
39:37c'est en nous,
39:38ça nous fait prendre
39:38des décisions brusques,
39:40immédiates.
39:40Là en fait,
39:41ce qui se passe,
39:42c'est la peur
39:43qui est activée
39:44à l'intérieur,
39:45je vais dire un truc
39:46pas trop compliqué j'espère,
39:48à l'intérieur
39:48d'un schéma d'avidité.
39:50C'est-à-dire que
39:50il y a aujourd'hui
39:51certainement une forme
39:53de complaisance
39:53sur la valeur des actifs,
39:54ça j'en suis assez convaincu,
39:56mais il y a quelque chose
39:57qui est du domaine de la peur
39:58qui vient s'imbriquer là-dedans.
40:00Donc ça rend la situation
40:01très complexe
40:02pour les gens à observer.
40:03Ce qui explique
40:04que ces dernières semaines,
40:05on s'étonnait,
40:07vous savez,
40:07il y a le fameux
40:08Fear and Greed Index
40:10sur les marchés
40:11financiers américains
40:12et on le voyait
40:13au plus haut
40:14dans le domaine de la peur
40:15alors que les indices
40:17étaient au plus haut
40:17et que la volatilité
40:18était vers 12-13 points,
40:21ce qui n'est pas grand-chose.
40:23Donc ce que vous nous expliquez,
40:24c'est que cette peur,
40:26elle s'imbrique
40:27dans le sentiment
40:28et l'indication
40:31d'avidité de l'investisseur.
40:33Oui, elle s'imbrique.
40:34La raison,
40:35il y a certainement
40:36beaucoup à chercher là-dessus
40:37parce que tout ça,
40:38c'est un peu neuf
40:39pour tout le monde.
40:39Tout à fait.
40:40Mais la raison centrale,
40:41je pense,
40:41c'est que ce qui,
40:44l'impression que
40:45ont beaucoup d'investisseurs
40:46particuliers notamment,
40:47c'est que le droit de propriété,
40:50c'est quelque chose
40:51qui peut changer.
40:52C'est le cas pour l'État
40:53comme le Venezuela,
40:54c'est le cas pour le Groenland
40:56et en fait,
40:57c'est évidemment,
40:58je ne parle pas de Poutine,
40:59de la Russie et de l'Ukraine,
41:01ce sont des choses
41:01qui touchent en fait
41:02le patrimoine.
41:04Je sais que ça semble être
41:05un raisonnement
41:05qui vient de loin,
41:06mais c'est la même chose
41:07parce qu'en fait,
41:08le patrimoine,
41:08c'est notre propriété à chacun.
41:10Mais voilà,
41:10mais regardez toute l'agitation
41:12et l'hystérie
41:12qu'il y a eu autour
41:13de la taxe Zuckman
41:14et de notre bazar budgétaire national,
41:16on était en plein dedans,
41:17c'est on va venir
41:18me prendre mes sous.
41:20C'était globalement
41:20une sorte de réflexe primaire,
41:22j'allais dire.
41:23Oui,
41:23et alors après,
41:25dans ces petits éléments d'analyse,
41:29il y a quand même une chose
41:30que moi je redis souvent
41:31parce que pour moi,
41:32elle est fondatrice,
41:33c'est ce qui s'est passé
41:33pendant le Covid.
41:35Donc,
41:35ça nourrit à la fois
41:36la complaisance
41:37et le schéma
41:37que je définis de peur.
41:39D'abord,
41:39la complaisance,
41:40beaucoup de gens
41:40se sont retrouvés
41:41derrière leurs écrans
41:42n'ayant rien à faire,
41:44ont découvert finalement
41:44les marchés financiers
41:45presque au plus bas possible
41:47du moment,
41:48ont investi
41:49et se retrouvent
41:50très régulièrement en gain.
41:51Donc ça,
41:52ça nourrit
41:52une forme de confiance,
41:54d'excès de confiance,
41:55donc de complaisance.
41:56Et c'est ce qui se passe
41:57depuis maintenant 5 ans,
41:58mais en même temps,
41:59ce que cette période
42:00a montré à tout le monde,
42:01c'est qu'en fait,
42:02le grand schéma global,
42:04il pouvait être remis en cause.
42:05On se souvient des problèmes
42:06d'aspirine,
42:07de ceci,
42:07de cela,
42:07il y en a eu
42:08dans tous les sens.
42:09Mais ça a touché profondément
42:10les gens
42:11dans leur conception
42:12et ils se sont dit
42:13finalement les choses
42:14peuvent être différentes
42:15de ce qu'on prévoit.
42:16Et là,
42:16on revient
42:17à l'incertitude,
42:18ça c'est professionnel
42:20comme particulier,
42:21quand il y a de l'incertitude,
42:22on est préoccupé
42:23sur la décision
42:24qu'on doit prendre.
42:25Mais cette incertitude
42:26qu'il y a eu
42:26à ce moment-là,
42:27elle s'est développée
42:28pendant plusieurs années
42:28parce que tout ce qu'on voit,
42:30c'est le prolongement de ça.
42:31Ce que font,
42:32je crois qu'avant,
42:33un intervenant parlait
42:33du retour des empires
42:35ou des empires qui agissent.
42:36Oui, tout à fait.
42:36Ce que font les empires,
42:38c'est justement
42:38utiliser cette impression
42:40qui a été donnée
42:41pendant le Covid
42:41qu'on pouvait changer les choses,
42:43en fait,
42:43que les choses
42:44pouvaient être démontées
42:45et refaites différemment.
42:46Totalement, oui.
42:47Et ils enfoncent le clou
42:48en ce moment.
42:48Donc, l'incertitude,
42:50elle est extraordinairement
42:51prégnante
42:52pour tout le monde
42:53dans la vie quotidienne
42:54et dans la vie financière.
42:56Et donc, il y a
42:57ces deux choses
42:58qui coïncident en ce moment.
42:59C'était mon point de départ.
43:00C'est, depuis le Covid,
43:02une grande complaisance
43:03qui se construit.
43:04La complaisance
43:05ne commence pas en 2020,
43:06mais elle se construit
43:07dans le temps.
43:07Nous y sommes maintenant.
43:09Et en même temps,
43:10tout ce que le Covid
43:11a montré
43:12et a permis
43:13en termes de géopolitique,
43:15eh bien,
43:15cette chose-là,
43:16crée, en fait,
43:17une incertitude très, très forte.
43:19Voilà le problème
43:20dans lequel tout le monde
43:21se situe aujourd'hui.
43:22Ce qui correspond aussi
43:23au niveau microéconomique
43:25et dans la sphère économique,
43:26vous écoutez les patrons,
43:27c'est toujours la crise.
43:28Mais en même temps,
43:28on est toujours optimiste.
43:30C'est assez antithétique,
43:33mais finalement,
43:34on en est tous là.
43:35C'est parce que
43:36la plupart des choses
43:37qu'on décrit
43:37qui peuvent atteindre
43:38à notre droit
43:40à la propriété,
43:41à notre droit,
43:41à notre premier droit,
43:42finalement,
43:43un de nos premiers droits
43:43de société occidentale,
43:46n'ont pas beaucoup d'impact
43:47sur le rythme de l'économie.
43:48Il faut voir
43:49que ce qui s'est passé
43:50au Venezuela,
43:50ce qui peut se passer
43:51au Groenland,
43:53même ce qui se passe,
43:54là, je reviendrai
43:55sur une notion
43:55que j'ai développée,
43:56la plastique du capitalisme.
43:57Oui, tout à fait.
43:58C'est-à-dire,
43:58ce qui se passe en Ukraine,
44:00ça fait quoi ?
44:01Ça modifie des flux
44:02plus vers l'armement
44:03et moins vers autre chose.
44:05Reste à déterminer
44:06le autre chose en moins,
44:07parce que pour l'instant,
44:07on empile surtout le plus.
44:09Mais le capitalisme,
44:10lui,
44:11il est plastique.
44:13C'est-à-dire qu'on lui dit
44:13la situation change,
44:14voilà où il faut guider
44:15les capitaux,
44:16il le fait.
44:17Donc, c'est pour ça
44:17que l'impact économique,
44:19aujourd'hui,
44:19on ne le perçoit pas.
44:21Ce qu'on perçoit,
44:22beaucoup plus,
44:23encore une fois,
44:23c'est cette notion
44:24d'incertitude,
44:25de bouleversement
44:26de ce changement.
44:27Et ce qui se passe,
44:28ça, c'est un autre sujet
44:29que j'avais développé,
44:29mais ce qui se passe,
44:31il faut en avoir conscience
44:31aujourd'hui,
44:32comme il y a trois mois
44:33et dans les trois prochaines années,
44:35c'est que nous sommes,
44:36en ce moment,
44:37au cœur du changement
44:38de cycle géopolitique.
44:39C'est un cycle qui dure 120 ans.
44:41Et c'est un monde multipolaire
44:43qui arrive,
44:45qui est devant nous
44:45et qui va rentrer
44:46dans une rivalité phénoménale
44:48pour aboutir
44:49à la définition
44:50d'un nouveau leader
44:50culturel, économique,
44:52militaire, etc.
44:53Qui peut d'ailleurs
44:54très bien être les États-Unis,
44:55comme ça a été le cas
44:55pendant un siècle.
44:57Et c'est ça
44:57qui est en train de se passer.
44:58Donc, le moment qu'on vit
45:00est exceptionnel
45:01du point de vue du cycle,
45:02mais en plus,
45:03la manière dont on le vit
45:04avec cette histoire de Covid,
45:06la manière dont on le vit
45:07est unique.
45:08On vit quelque chose
45:09de tout à fait exceptionnel.
45:11On n'a pas de référence historique là-dessus.
45:12Pas du tout.
45:13Merci infiniment,
45:14Julien Nebenzal,
45:15Ditoro,
45:16chronique à retrouver.
45:18Évidemment,
45:18en podcast,
45:19en replay,
45:19toujours très précieuse
45:20pour guider vos investissements
45:22et un petit peu sonder
45:23l'état de ce marché,
45:26tâter la vérité des dynamiques.
45:28Restez avec nous
45:29dans un petit instant.
45:29Bon, on va se détendre.
45:30On va parler
45:31vin et spiritueux de collection
45:32avec la maison Agut,
45:33à consommer avec modération.
45:34Bien sûr,
45:35à tout de suite.
45:36Tout pour investir
45:38le coffre-fort.
45:40Le coffre-fort,
45:41c'est une cave,
45:41c'est une cave de luxe.
45:43Aujourd'hui,
45:43bien sûr,
45:43vous avez l'habitude
45:44d'entendre Angélique
45:45de l'incendie
45:46Ideal Wine,
45:47souvent pour faire
45:48un petit peu état
45:49de ses trouvailles
45:50et de ses pistes
45:51d'investissement
45:52dans les grands vins.
45:52Là,
45:52on va parler plus largement
45:54vin et spiritueux
45:55et compléter un petit peu
45:56tout ça avec l'analyse
45:58des grandes maisons de vente.
46:00Et nous sommes avec
46:00Pierre-Luc Noury,
46:02spécialiste des vins
46:03et des spiritueux
46:04chez Agut.
46:04Bonjour.
46:05Bonjour, Antoine.
46:06Alors,
46:06on va peut-être commencer
46:06par vos meilleures ventes
46:08de l'année dernière.
46:10Il y avait quelques quilles
46:11absolument exceptionnelles
46:12à signaler.
46:13Et comme ça,
46:14on a un peu une idée
46:15des prix de certains labels.
46:17Alors,
46:17encore une fois,
46:18d'exception,
46:18on parle de vin
46:19bon pour l'investissement.
46:21Et là,
46:21on a eu quelques ventes
46:23assez spectaculaires.
46:24On les voit en images derrière,
46:26ça a bien pris la poussière.
46:27C'est vrai.
46:28Alors,
46:28l'année 2025
46:30a été une année riche
46:34en termes de vente
46:35et ponctuée
46:36de très,
46:37très beaux résultats.
46:38Alors,
46:39elle est assez caractérale,
46:40presque,
46:40caricaturale finalement
46:43parce qu'on y retrouve
46:44les trois plus grandes...
46:47Oui,
46:47les super gros noms.
46:48Voilà,
46:49les grands noms
46:49qui reviennent régulièrement.
46:52Donc,
46:52on a Petrus,
46:53évidemment,
46:53à Bordeaux.
46:54On a Château-Mouton-Rothschild.
46:56On a deux lots
46:57de chartreuses
46:58assez exceptionnelles.
46:59J'étais venu parler
47:00d'une d'entre elles.
47:01C'était passionnant.
47:02Absolument.
47:02La chartreuse.
47:03Oui,
47:04la chartreuse
47:05de cette fameuse période
47:06très précoce.
47:08Et enfin,
47:09on a évidemment
47:09la Romanée-Comtique
47:10et la star
47:13de la Bourgogne
47:13et qui se fait toujours
47:16une place,
47:16heureusement,
47:17dans ce classement,
47:18dans ce top 5.
47:19Donc,
47:19évidemment,
47:20des ventes
47:20qui ont été
47:21nombreuses,
47:21riches.
47:23Un marché
47:23qui était plutôt
47:23l'année dernière
47:27à la vente
47:28avec un achat
47:30qui était
47:30assez réfléchi
47:34de la part
47:34des investisseurs,
47:35soit professionnels
47:36ou particuliers.
47:37mais on voit
47:38encore
47:38certains grands noms
47:40qui sortent
47:41du lot,
47:42qui tirent
47:42leur épingle
47:42du jeu
47:43et ce sont
47:44évidemment
47:44des vins
47:46et des spiritueux
47:47ici de prestige
47:50mais qui donnent
47:51quand même
47:51un bon enseignement
47:52sur la santé
47:54de ce marché.
47:55Donc,
47:56on tape vraiment
47:56sur les valeurs sûres.
47:57On peut détailler
47:58quelques prix
47:59sur les ventes
48:00que vous avez faites
48:01en 2025,
48:02je dirais,
48:02sur les grands labels ?
48:04Oui,
48:05alors,
48:05par exemple,
48:06le château
48:07Mouton-Rothschild
48:08qui ici
48:08était vendu
48:10dans une caisse-bois
48:11d'origine
48:11de 12 bouteilles,
48:12ce sont des...
48:13Ah oui,
48:13c'est une 12,
48:14oui.
48:14Voilà,
48:14c'est assez rare
48:15pour être signalé
48:16mais effectivement,
48:16ça lui a apporté
48:17une petite plus-value
48:17par rapport
48:18au prix unitaire
48:18de ces bouteilles
48:19qui habituellement
48:20se négocient
48:21entre 1000 et 1500
48:22résultats de vente
48:23aux enchères.
48:25Ici,
48:26la caisse a fait
48:27environ 17 000 euros,
48:30je crois,
48:30frais acheteurs inclus.
48:3317 000.
48:33Voilà,
48:34les chartreuses
48:35pour leur part
48:36la plus ancienne
48:37a fait 20 000 euros,
48:39la chartreuse
48:40assez exceptionnelle
48:41également
48:42de la cuvée
48:43Rennes-Elisabeth
48:43pour le couronnement
48:44de la Rennes-Elisabeth
48:45a fait 10 000 euros,
48:46elle a doublé
48:47son estimation.
48:49Voilà,
48:49donc ce sont
48:50effectivement
48:50des prix
48:52qui sont très conséquents
48:53évidemment
48:54mais qui symbolisent
48:55là encore
48:56l'attrait des acheteurs
48:57pour les produits d'exception,
48:58pour les produits rares,
48:59les produits premium
49:00qui leur garantissent
49:01quelque part
49:02une certaine sécurité
49:03du point de vue
49:04de l'investissement.
49:05Oui,
49:05j'allais dire
49:05valeur sûre
49:06parce qu'on est aussi
49:07dans un marché
49:07qui est super compliqué,
49:10donc on se concentre
49:12sur les plus grands labels,
49:14sur des grandes marques
49:15entre guillemets,
49:16parce que parallèlement
49:17on est sur un marché
49:18qui est extrêmement compliqué
49:19et c'est rien de le dire
49:21mais à cause des droits de douane
49:22tout simplement.
49:23c'est un des phénomènes
49:27qui est à prendre en compte
49:28sur 2025
49:29évidemment
49:30avec
49:30monsieur Trump
49:32qui est arrivé,
49:32vous en avez parlé
49:33un peu avant,
49:33qui essaye
49:34d'imposer sa loi.
49:38Ici,
49:39ça a été
49:39un moindre mal,
49:40les frais de douane
49:41sont de 15%
49:42et
49:43ça a évidemment
49:46eu pour conséquence
49:48de freiner
49:48les exportations.
49:49Certaines régions
49:50l'ont vraiment ressenti
49:51plus fort que d'autres,
49:52je pense à la Champagne
49:53notamment
49:53qui évidemment
49:56trouve aux Etats-Unis
49:57un marché très important
49:58et qui aura connu
50:00un certain
50:01ralentissement
50:02sur cette zone géographique.
50:05Voilà.
50:05Mais il y a un aspect,
50:07on en parle souvent
50:08avec Jean-Marc Daniel
50:08qui intervient très régulièrement
50:10à cette antenne
50:11sur BFM Business
50:12mais
50:12il y a aussi
50:14un réflexe
50:15qui n'existe pas.
50:16Moi, bêtement,
50:17je me dis
50:17c'est comme
50:18une Lamborghini,
50:19une Ferrari,
50:19etc.
50:20On multiplie par temps
50:21les droits de douane,
50:22on fait doubler
50:22le prix de la voiture
50:23mais
50:24je la trouve
50:25encore plus désirable
50:26si je suis américain.
50:27Et est-ce que
50:28ce n'est pas un réflexe
50:29qui marche avec
50:30les investissements
50:30en vin et spiritueux ?
50:31Pas forcément.
50:32Enfin, j'imagine
50:33de toute façon
50:33que pour une frange
50:34des acheteurs américains
50:36il n'y a pas évidemment
50:37de différence
50:38à prendre 15 points de plus
50:39sur une bouteille.
50:40Les exportateurs
50:41ne font que répercuter
50:42cette hausse
50:43de façon très classique.
50:45Pour autant,
50:46je pense que
50:47peu importe les moyens,
50:48quand on n'est pas forcément
50:49aficionados
50:51de champagne
50:54et qu'on considère ça
50:55comme vraiment
50:56un achat plaisir
50:56ponctuel
50:57pour des fêtes
50:58ou ce genre de choses,
50:59c'est quelque chose
51:00qui peut vraiment
51:00être un frein
51:01à la consommation
51:02et donc
51:03qui va entraîner
51:04une baisse
51:06de l'importation
51:07mécanique.
51:09Et au milieu de tout ça,
51:10vous avez vu
51:11des nouvelles tendances
51:13émerger,
51:13des nouveaux acheteurs
51:14géographiquement
51:15parce que c'est vrai
51:16que les Français,
51:18les Américains,
51:18les Japonais,
51:19les Chinois bien sûr,
51:20mais est-ce qu'il y a
51:21d'autres puissances économiques
51:22qui commencent à placer
51:23leur pion sur le marché
51:24des vins et spiritueux ?
51:25Alors effectivement,
51:26l'année 2025
51:27a été marquée
51:28par quelques freins
51:30à l'exportation,
51:31notamment sur les marchés
51:32historiques
51:32dans les Etats-Unis
51:33ou l'Asie,
51:34mais on a vu
51:36se développer
51:37une demande croissante
51:39dans d'autres régions,
51:40je pense notamment
51:41au Brésil
51:41qui a l'air
51:43de s'intéresser
51:46de plus en plus
51:46à la chose
51:47et notamment
51:48aux grands crus français
51:49que ce soit
51:49des grands crus de Bordeaux
51:50ou des grands crus de Bourgogne.
51:52Là, on a visiblement
51:53un essor économique
51:56certain
51:56qui permet aujourd'hui
51:57à une clientèle
51:58de se tourner
51:58vers ce genre de produit.
52:00Alors, on le disait
52:01il y a quelques instants,
52:02aux Etats-Unis,
52:04malgré la richesse
52:05de la clientèle,
52:07ça n'aura pas
52:07forcément
52:09de conséquences importantes
52:11ou peu,
52:12mais à contrario,
52:14quand le pays
52:14se développe
52:16et s'installe
52:16une certaine richesse
52:17bien établie,
52:19on peut considérer
52:19que ce sont des produits
52:20qui vont cette fois
52:21intéresser ce marché.
52:22Donc, évidemment,
52:23il y a une partie
52:25de l'Amérique du Sud
52:26et éventuellement
52:29l'Afrique du Sud
52:30aussi qui peut
52:30s'intéresser.
52:32Et puis en plus,
52:32ils sont déjà
52:33de beaux producteurs
52:34et ça n'a rien à voir
52:35avec les vins français
52:37ni italien
52:38ou espagnol.
52:39Bien sûr,
52:39mais il y a un vrai
52:39savoir-faire aussi
52:40et une vraie appétence
52:42pour les produits
52:43d'exception
52:43du côté de la France.
52:44On vous fera revenir
52:45pour parler peut-être
52:46un peu plus en détail
52:47des appellations
52:48qui vont compter
52:48sur cette année
52:49et puis les années
52:50sur lesquelles
52:51il faudra investir.
52:52Malheureusement,
52:53l'émission est terminée
52:54mais on la termine
52:54en beauté.
52:55On vous fera revenir,
52:56bien entendu.
52:57Pierre-Luc Nouri
52:57des vins espiritueux
52:59chez Agut.
53:00Je vous remercie
53:02de votre écoute.
53:02C'était encore
53:03une édition absolument passionnante.
53:05On se retrouve à 15h30
53:06avec Guillaume Sommerer
53:07pour BFM Bourse
53:08et d'ici là,
53:09Marie-Cœur de Roi,
53:09les experts de l'IMO.
53:10A tout à l'heure.
53:11Tout pour investir
53:16sur BFM Business.
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