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  • il y a 3 mois
Ce mardi 28 octobre, la surtaxe des bénéfices des entreprises été abordée par Dany Lang, enseignant-chercheur en économie à Sorbonne-Paris Nord, Ronan Le Moal, fondateur d'Epopée Gestion, fonds d'investissements régional, et François Ecalle, fondateur de FipEco.fr, dans l'émission Les Experts, présentée par Ludovic Desautez sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Les experts, le retour en compagnie de Ronan Lemoyle, fondateur d'Epopée,
00:05de Danny Lang, enseignant-chercheur à Sorbonne-Parinard,
00:08et de François Eccal, fondateur de Fipeco.
00:10Alors François Eccal, vous étiez un peu malheureux de ne pas avoir réagi,
00:14alors je vous laisse réagir quand même sur la surtaxe,
00:16sur les bénéfices des grandes entreprises,
00:18et la suppression, l'extinction progressive de la CVAE,
00:21deux petits points rapidement, et puis après on parle de compétitivité.
00:24Oui, je pense que le maintien à un taux relativement élevé
00:30de la surtaxe d'impôt sur les sociétés est un très mauvais signal,
00:34parce que ça va confirmer un certain nombre de grandes entreprises
00:37dans l'idée que cette surtaxe, elle est durable.
00:40Quand on voit les problèmes de finances publiques,
00:42on peut se dire qu'en effet, elle va être durable.
00:45Or, bien sûr, ça ne touche que les très grandes entreprises,
00:48mais il ne faut pas oublier que les très grandes entreprises
00:50sont celles qui ont le plus de possibilités de délocaliser
00:54leur capacité de production ou de s'installer ailleurs.
00:58Et le taux de l'impôt sur les sociétés,
01:01je dirais, quand les entreprises choisissent de se localiser à un endroit,
01:05il n'y a pas que le taux de l'impôt sur les sociétés,
01:07il y a la qualité de la main-d'oeuvre, les infrastructures,
01:09tout ce que vous voulez, mais le taux de l'IS est un chiffre unique,
01:13tout le monde le connaît, tout le monde sait quel est le taux de l'IS
01:16en France, en Allemagne, dans d'autres pays.
01:17Le taux moyen de l'impôt sur les sociétés dans les pays de CDE, c'est 21%.
01:22Là, avec la surtaxe, on est à 35%.
01:27Donc, c'est énorme.
01:29Donc, je pense que c'est un très mauvais signal.
01:32Après, quand tu as la CVAE, bien sûr, ce n'est pas un bon impôt.
01:36Mais moi, j'ai aussi une question de principe.
01:40C'est que vu la situation des finances publiques,
01:42ce que je disais tout à l'heure,
01:44le problème aujourd'hui, il est de savoir où on va faire des économies.
01:48Je pense, moi, qu'on peut faire beaucoup d'économies.
01:52Je suis d'accord quand même pour dire qu'on ne sera pas le fard.
01:54Là, François et qu'elle regarde Dany Landre.
01:55Donc, il y aura des augmentations de prélèvements obligatoires.
01:58Et donc, je dirais, ce n'est pas le moment de baisser les prélèvements.
02:01Alors, malgré tous les défauts qu'on peut trouver à la CVAE,
02:05malgré tout, c'est quand même 4 ou 5 milliards de plus
02:07qu'il va falloir trouver en augmentant des impôts ailleurs,
02:10en faisant plus des économies ailleurs.
02:12Donc, moi, je dis, la baisse de la CVAE,
02:15j'aurais tendance à reporter ça au moment où on rétablira,
02:19pas où on aura un déficit public nul,
02:21parce qu'on n'y arrivera pas,
02:22mais il suffit d'avoir, en fait, ce qui est nécessaire,
02:24ce qu'on appelle un excédent primaire,
02:26c'est-à-dire sans compter les charges d'intérêt.
02:28Donc, ça correspond à un déficit de 2 à 3 points de PIB.
02:31Quand on y arrivera, oui, on pourra reprendre
02:34la baisse des impôts de production comme la CVAE.
02:36Il fera un peu de temps.
02:37Alors, François et qu'elle, vous avez pris ma place
02:38parce que vous m'avez fait une transition en or sur l'IS
02:41en disant que, finalement, tout ça se fait
02:42dans une concurrence mondiale,
02:44sur laquelle, aujourd'hui, le jeu est très ouvert.
02:47Il y a une étude qui a été publiée hier
02:49par le cabinet 8 Advisory
02:50qui a regardé en termes de classement de compétitivité
02:54sur 58 pays.
02:56La France arrive en 17e position.
02:58Alors, si je devais résumer,
02:59puis après, on rentre dans le débat,
03:00on va dire que la France, là où elle marque des points,
03:03c'est, en gros, sur l'éducation,
03:05sur l'environnement.
03:06En revanche, elle est dans une moyenne
03:09sur la cohésion sociale,
03:11mais là où ça flanche, c'est sur l'économie,
03:13et là où ça flanche encore plus,
03:14c'est sur l'instabilité fiscale.
03:16Est-ce que la France, d'abord,
03:17on va prendre une question,
03:18est-ce que la France, à vos yeux,
03:20je regarde Danny Lang dans les yeux,
03:22est un pays encore compétitif ?
03:23Alors, déjà, pour commencer, vous parlez...
03:26Avec le spectacle budgétaire qu'on a aujourd'hui.
03:28Vous parlez d'une étude qui est intéressante sur le principe.
03:34Moi, je ne connaissais pas,
03:36c'est vous qui me l'avez fait découvrir ce matin au réveil,
03:39je ne connaissais pas ce cabinet.
03:42Je trouve intéressant qu'il prenne en compte d'autres critères
03:45que l'économie.
03:45Les critères purement économiques, au sens strict, etc.
03:50Ça fait des années qu'on parle d'avoir ça.
03:52Vous savez, même sous Sarkozy,
03:54il y a eu la fameuse commission Stiglitz,
03:57la prise en compte d'autres indicateurs, etc.
04:00Maintenant, moi, ce que j'aimerais bien savoir,
04:01c'est comment est-ce qu'ils mesurent l'économie ?
04:04Parce que, justement, je n'ai pas eu le temps de creuser,
04:06j'ai essayé de chercher, je n'ai pas trouvé
04:08la manière dont ils mesurent les choses,
04:10ni ce qu'ils entendaient par instabilité fiscale.
04:14Qu'est-ce qu'ils entendent par là ?
04:15Alors, si instabilité fiscale,
04:17c'est le fait d'avoir une fiscalité
04:20qui varie énormément d'une année sur l'autre, etc.
04:23On peut comprendre qu'effectivement,
04:25ce soit quelque chose...
04:26Depuis la dissolution, on vit dedans.
04:27Voilà, mais que ce soit quelque chose de dissuasif,
04:30il vaut mieux, effectivement,
04:32avoir un cadre fiscal clair dès le départ.
04:35Moi, personnellement, je ne l'ai jamais caché,
04:38je suis pour qu'on impose
04:39de manière beaucoup plus progressive,
04:41avec plus de tranches,
04:42avec une imposition plus forte,
04:45plus on monte dans l'échelle sociale,
04:47et notamment pour les patrimoines
04:49et les successions,
04:50parce que c'est là qu'est le problème aujourd'hui,
04:52avec la concentration du patrimoine
04:54au sein des 10%
04:56et très inégalitaire au sein des 10% les plus aisés.
04:59Je ne l'ai jamais caché,
05:01mais effectivement,
05:02si on veut faire ça,
05:03il faut le faire en début de mandat
05:04et pas faire varier la fiscalité
05:06de manière extrêmement instable,
05:08comme ça se fait.
05:09Donc ça, je peux le comprendre.
05:10Si l'instabilité fiscale, c'est ça,
05:12alors ils ont raison de souligner
05:13qu'on a un problème d'instabilité fiscale.
05:14La notion de compétitivité,
05:17Renan Lemoyne.
05:18Moi, d'abord, je me félicite
05:19de voir que la France est bien classée
05:20sur l'aspect transition au sens large.
05:22On ne décroche pas trop sur l'éducation.
05:26L'éducation, je suis plus surpris,
05:28on va dire ça.
05:29Bonne surprise.
05:29Pour moi, je suis plus interrogatif
05:31sur le sujet de l'éducation en France.
05:32Bref, ça, c'est un avis plus personnel.
05:35Assez satisfait de voir, effectivement,
05:36sur ces sujets de transition
05:37qui font partie de la performance de demain.
05:39Elle n'est pas qu'économique,
05:40la performance de demain.
05:40Elle est aussi sociétale,
05:41elle est aussi environnementale.
05:42Donc ça, c'est très bien.
05:43Après, il y a deux choses, moi,
05:45qui, pour le coup, m'interpellent un peu plus,
05:47négativement, on va dire.
05:49C'est sur le sujet fiscal,
05:50je pense que...
05:51Je pense.
05:51Ma lecture, en tout cas,
05:53je ne dis pas qu'elle est vraie,
05:53mais ma lecture,
05:54c'est que ce n'est pas tant
05:55l'instabilité qui peut gêner.
05:57C'est qu'en fait,
05:58le sujet fiscal est devenu
05:59un sujet idéologique en France.
06:00Ce n'est plus un sujet technique,
06:01c'est un sujet idéologique.
06:03Je pense que quand on rentre,
06:04vu des entrepreneurs,
06:06si on interroge des entrepreneurs,
06:07quand on rentre dans la dimension idéologique,
06:08ça leur fait peur.
06:09Parce que le rationnel,
06:10à l'entrepreneur,
06:11il peut comprendre.
06:13Il peut comprendre,
06:13il va y avoir une grille de lecture.
06:15Quand on rentre,
06:15et je pense que personne ne pourra dire
06:16que ce n'est pas le cas aujourd'hui,
06:17je veux dire, le spectacle,
06:19je ne sais même plus comment le qualifier.
06:21Moi, le citoyen que je suis,
06:22ne sait plus comment le qualifier.
06:23Désolant.
06:23Vous aviez envie de dire cirque, presque.
06:25Voilà, le cirque, c'est désolant.
06:26Le spectacle qu'on donne, je pense,
06:28montre à des gens
06:28qui sont entrepreneurs en France
06:29et sans doute ailleurs
06:30qu'effectivement,
06:31il y a un côté punitif
06:32dans ce qu'on veut faire
06:33et pas un côté suffisamment rationnel,
06:35suffisamment...
06:36Et donc ça, je pense que c'est
06:36ce qui plaide
06:37pour le classement
06:38qu'on peut avoir en la matière.
06:39Puis, une remarque un peu collatérale.
06:41J'observe, je crois que les Etats-Unis
06:42sont deux places derrière nous.
06:44Exactement, 19ème place.
06:45Et qu'un des sujets
06:46qui les dessert,
06:46c'est la cohésion sociale.
06:48Et moi, je dis,
06:49je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure,
06:50je pense que notre prochain enjeu,
06:51c'est de ne pas décrocher,
06:52y compris là-dessus.
06:53Je pense qu'on pourrait dire
06:54qu'on y est déjà.
06:55Moi, je pense que la fracture sociale,
06:56paradoxalement,
06:56qu'est-ce qui se passe ?
06:57On pourrait l'accentuer
06:58encore plus demain,
06:59parce qu'on n'a pas de projet
07:00pour ce pays aujourd'hui,
07:01et encore une fois,
07:02on sait pourquoi,
07:03parce qu'on rentre
07:03dans le débat idéologique
07:04sur la taxation.
07:05Et donc, la fracture sociale,
07:07c'est ce qui fonde, à mon avis,
07:07le côté déclinant des sociétés.
07:10Donc, attention.
07:10Juste pour documenter,
07:11pour que tout le monde comprenne,
07:12on va dire,
07:14les trois premiers de ce classement
07:15sont la Suisse,
07:15la Suède, la Norvège.
07:16D'ailleurs, globalement,
07:17les pays nordiques
07:17sont très hauts dans ce classement.
07:20La France est juste derrière
07:21la Nouvelle-Zélande,
07:22donc la France classée 17ème.
07:24Et les Etats-Unis,
07:24sont en 19ème place
07:26avec, ce que vous disiez
07:26à l'instant, Ronan,
07:27on va dire, pénalisé
07:29sur deux facteurs,
07:30essentiellement,
07:30la cohésion sociale,
07:31sur laquelle les Etats-Unis
07:32sont classés seulement 26ème,
07:34et puis l'environnement
07:35sur lequel les Etats-Unis
07:36sont classés 38ème,
07:37sans surprise,
07:38surtout vu le virage
07:39pris par Donald Trump
07:40depuis un peu moins d'un an maintenant.
07:41Sur cette question
07:42de compétitivité,
07:43au-delà de ce classement,
07:45aujourd'hui,
07:46et puis sachant que la France
07:47fait partie d'un attelage,
07:48un attelage européen aussi,
07:49ne l'oublions pas,
07:50quand même,
07:50au-delà de ça,
07:51est-ce que c'est une notion
07:53aujourd'hui
07:54qui est réellement
07:55travaillée,
07:56perçue ?
07:56Alors, il y a eu
07:57de choses France,
07:57il y a eu beaucoup de choses
07:58qui ont été faites
07:59à un moment,
08:00on a l'impression
08:00que tout ça est en train
08:01un peu de se déliter
08:03doucement,
08:04le dernier classement
08:05qui est très suivi,
08:06un classement EY
08:07sur l'attractivité,
08:08montrait que la France
08:09était encore première
08:10au plan européen
08:11sur l'attractivité,
08:12mais que ça commençait
08:13à décrocher,
08:14et notamment,
08:15exactement ce qu'a
08:15de dire Renan Lemoyle,
08:16c'est-à-dire que,
08:17en gros,
08:17les patrons étrangers
08:18pointaient que l'instabilité
08:20à la fois fiscale
08:21et politique
08:21commença à questionner.
08:24Alors, d'abord,
08:26l'attractivité,
08:27c'est un peu,
08:28et le fait
08:29qu'on soit,
08:29par exemple,
08:30dans les premiers
08:31en Europe
08:31en termes d'investissement
08:33étranger,
08:33etc.,
08:34c'est à double face.
08:36D'un côté,
08:38ça montre
08:39qu'en effet,
08:39il y a des entreprises
08:40étrangères
08:41qui se installent
08:42en France,
08:42mais d'un autre côté,
08:43ça veut dire aussi
08:44qu'on en a besoin
08:45parce qu'on n'a pas
08:46suffisamment en France
08:47d'épargne,
08:47de capitaux,
08:48etc.
08:48C'est à prendre
08:51à deux lectures possibles
08:54des problèmes d'intérêt.
08:55En revanche,
08:55ce qui est beaucoup plus clair,
08:56c'est qu'on a des problèmes
08:57de compétitivité.
08:59Comment on veut
08:59caractériser
09:00ces problèmes
09:01de compétitivité ?
09:01Ils se traduisent
09:02de manière très simple,
09:03ils se traduisent
09:04par des échanges
09:05de biens et services
09:06qui sont déficitaires
09:08structurellement
09:09depuis 20-25 ans.
09:11Surtout sur les services.
09:13Enfin,
09:13on a un excédent
09:15sur les services,
09:16on a un déficit
09:16sur les biens,
09:18mais l'ensemble
09:20est globalement déficitaire.
09:21C'est compensé
09:22quand on parle
09:23des transactions courantes,
09:25de la balance
09:25des paiements courants,
09:26c'est compensé
09:28certaines années,
09:29notamment l'an dernier,
09:30mais assez rarement en fait,
09:31c'est compensé
09:32par ce qu'on appelle
09:33les échanges de revenus.
09:34les revenus tirés
09:35par les frontaliers
09:36qui travaillent en Suisse
09:37avec, en sens inverse,
09:39les immigrés en France
09:43qui envoient leur salaire
09:45chez eux, etc.
09:46Mais si on s'en tient
09:48vraiment aux échanges
09:48de biens et services,
09:50on est déficitaires
09:51chroniquement
09:52depuis 20 ou 25 ans.
09:54Et derrière ça,
09:55on peut construire
09:56depuis très longtemps,
09:57il y a des indicateurs
09:58de compétitivité
09:59en termes de prix,
10:00en termes de coût,
10:01qui montrent que,
10:02en effet,
10:03la France s'est dégradée
10:05en termes de compétitivité
10:06dans les années 2000 surtout.
10:08Après,
10:09on a restauré,
10:10on a arrêté la dégradation
10:12avec,
10:13ça a commencé sous Hollande,
10:14alors le CICE,
10:16c'est très décrié,
10:17mais ça a quand même
10:17contribué à ralentir
10:19cette perte de compétitivité,
10:21à stabiliser la situation.
10:23On a perdu des parts de marché
10:24dans les années 2000,
10:25ça s'est traduit comme ça,
10:26par des pertes de parts de marché.
10:28On a réussi ensuite
10:29à les stabiliser
10:30avec toutes les mesures
10:31qui ont été prises
10:32de politique de l'offre,
10:33entre guillemets,
10:35qui ont commencé sous Hollande
10:36et qui ont continué
10:37sous Macron.
10:38Donc voilà,
10:39on en est là aujourd'hui,
10:40mais on a toujours
10:41quand même
10:41un problème de compétitivité.
10:43Après,
10:43sur l'instabilité fiscale,
10:45vous allez revenir,
10:46il y a 25 ans,
10:47enfin,
10:48non,
10:48il y a 15 ans,
10:49je ne sais pas si vous le voyez,
10:50il y a 15 ans
10:51que je disais
10:52à la Cour des comptes,
10:52on avait fait un grand rapport
10:53de comparaison
10:55de la fiscalité
10:56des prélèvements obligatoires,
10:58impôts et cotisations sociales
10:59entre la France et l'Allemagne.
11:00Une des conclusions,
11:01c'était que le système fiscal
11:03allemand
11:03était aussi compliqué
11:04que le système français,
11:06mais il était
11:07beaucoup plus stable.
11:08Et stable au sens
11:09où il ne change pas
11:09tout le temps.
11:10Quelques années après,
11:11il y a une dizaine d'années,
11:12il y a eu un article
11:14d'une ancienne directrice
11:15de la législation fiscale
11:16de Bercy
11:17qui montrait que,
11:18alors je n'ai plus le chiffre
11:19en tête exactement,
11:20mais de mémoire,
11:2120% des articles
11:22du Code des impôts français
11:23changeaient chaque année.
11:24C'est ça,
11:25c'est ça.
11:27Le renouvellement,
11:28c'est colossal.
11:28Et quand vous avez,
11:29voilà,
11:29quand grosso modo,
11:30vous avez
11:31tout le Code des impôts
11:32statistiquement
11:33qui change tous les 5 ans,
11:35comment voulez-vous faire
11:36des projections,
11:38des projets d'investissement,
11:40etc.
11:40Ce n'est pas possible.
11:42Donc oui,
11:43et ça ne va pas s'améliorer.
11:44Et ça,
11:45c'était il y a 10 ans,
11:46ça ne s'améliore pas
11:47en ce moment.
11:47Vu le nombre d'amendements,
11:48ça va s'améliorer.
11:49Renan Lemoyle.
11:50Il y a un point qui paraît intéressant
11:50qui est de second temps,
11:51entre guillemets,
11:51mais très intéressant
11:52sur la compétitivité
11:53au sens de l'investissement
11:54et la capacité
11:55à mobiliser finalement
11:56de l'épargne
11:58pour investir
11:59dans des projets
11:59de réindustrialisation,
12:01de développement
12:02qui demande de la projection
12:03en le temps, en fait.
12:04Moi, je pense qu'on ne manque
12:05pas d'épargne
12:06en Europe et en France.
12:08On a 2500 euros
12:09à peu près
12:10d'épargne d'assurance,
12:11d'avoir 5000 milliards
12:12à peu près
12:12si on fait la somme
12:13de tout, presque,
12:14ou pratiquement.
12:15Je pense que ce qui pose
12:16problème,
12:17et d'ailleurs c'est aussi
12:17pour ça qu'il y a eu
12:18des programmes
12:18qui ont été créés
12:19avec des enveloppes
12:20allouées par l'État
12:21qui d'ailleurs étaient
12:22ensuite refinancés
12:23auprès des assureurs
12:23en termes de dettes
12:24et qui creusent les déficits
12:25et font de l'impôt.
12:25Bon, ça, c'est un autre sujet.
12:27Ce qui manque en fait,
12:27c'est un bon fléchage.
12:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:29quand vous regardez
12:30les 2500 milliards
12:31d'assurance-vie,
12:32vous en avez 80%
12:32en obligation
12:33et 80% de ces 80%
12:35qui financent
12:36les déficits de l'État français.
12:37Donc j'ai envie de dire
12:38que ce qu'il faudrait,
12:39c'est que,
12:39et moi je suis un ferbant défenseur
12:40depuis longtemps
12:41et je n'arrête pas de le dire,
12:42c'est qu'on desserre un peu
12:43les étaux de Solva 2
12:45si on pense aux assureurs,
12:46de BAL 3 si on pense aux banquiers
12:47pour qu'ils puissent
12:48intelligemment,
12:49je ne suis pas en train de dire
12:49qu'il faut revenir
12:50à ce qu'on avait connu
12:51avant 2008,
12:52mais intelligemment,
12:53fléchir davantage
12:53l'argent qu'ils lèvent
12:55auprès des épargnants
12:56vers l'investissement
12:57dans les entreprises,
12:57vers les infrastructures modernes,
12:59notamment énergétiques,
13:00vers tout ce qui fondera
13:01les transitions de demain.
13:02Vous allez nous faire
13:03le moment rapport de Raghi.
13:04Et ça, en termes de compétitivité,
13:06ça peut être un levier puissant.
13:07Mais pour ça,
13:07il faudrait que l'intention politique
13:09soit coordonnée
13:10avec les outils
13:11qu'on a à disposition.
13:12Aujourd'hui,
13:12les outils d'épargne,
13:13ils existent,
13:14mais on les a trop bridés
13:15pour permettre,
13:15effectivement,
13:16en tout cas dans un des compartiments,
13:17ce n'est pas le seul,
13:18de restaurer une forme
13:19de compétitivité.
13:20Alors,
13:21quand vous dites que
13:2380% va dans des OAT,
13:26je suis très étonné
13:27parce qu'effectivement,
13:28quand vous construisez
13:29un portefeuille,
13:30il faut des bons du trésor
13:31parce qu'il faut
13:32des actifs sûrs,
13:33mais 80%
13:34c'est pas réellement
13:35parce que l'assurance
13:36vit en euros.
13:36Aujourd'hui,
13:37l'assurance vit en euros,
13:37c'est le cas.
13:38En fait,
13:38c'est un drame.
13:39C'est un produit de long terme.
13:40Mais vous ne prenez jamais
13:42uniquement dans une assurance
13:43vit en euros
13:44des OAT.
13:45C'est une partie
13:46de votre portefeuille.
13:48L'assureur gère pour vous.
13:49Il gère un portefeuille de 100.
13:50Dans ces 100,
13:51vous avez 80%
13:52de produits de taux
13:52et 80% de ces 80%,
13:54à peu près 50-60%
13:55sont les OAT.
13:56Pourquoi ?
13:57Parce que l'assureur,
13:57il doit faire face
13:58à une double contrainte.
13:59C'est à la fois
13:59vous servir un rendement
14:01de long terme
14:02mais vous servir tous les ans.
14:03Et donc,
14:03il doit le servir tous les ans.
14:04Il a une politique de risque
14:05qui est adaptée
14:06et il a un effet
14:07de protection de votre capital.
14:08Donc,
14:08ça voudrait dire
14:09que les ménages français
14:10sont ultra riscophobes,
14:11alors ?
14:12Mais c'est même pas eux.
14:12Non, mais c'est la demande.
14:13Oui, ils le sont.
14:14C'est aussi lié
14:15à la demande des gens
14:16qui ne sont pas sur argent là-dedans.
14:18Vous avez raison,
14:19ils le sont
14:19mais pour le coup,
14:20ce n'est pas le bon argument.
14:20Parce que comme ils donnent
14:21par délégation
14:22la gestion de leur épargne
14:23aux assureurs
14:23via le front d'euro,
14:25c'est les assureurs
14:25qui ne sont pas frileux
14:27mais s'adaptent tout simplement
14:28aux règles qu'on leur donne
14:28et comme les règles
14:29qu'on leur donne
14:30sont des règles très contraignantes,
14:31ils gèrent avec ces règles-là.
14:32Et en quoi vous liez ça
14:33à Balthroid ?
14:34Non, c'est Solvabilité 2
14:36en assurance
14:37qui impose,
14:38pour faire court,
14:39quand vous investissez
14:39dans une entreprise
14:40aujourd'hui
14:41que vous êtes un assureur,
14:42vous avez ce qu'on appelle
14:43un choc,
14:43un choc réglementaire,
14:44un choc de fonds propres
14:45qui pèse sur l'investissement
14:47de l'entreprise
14:47qui est n fois supérieur
14:49à ce que vous avez
14:49sur les produits de taux.
14:51Et donc,
14:51quand vous avez des produits de taux
14:52qui servent des coupons
14:53à 3,5-4%
14:54dans le contexte actuel,
14:54vous vous dites
14:55moi je fais des produits de taux,
14:56c'est pas risqué,
14:57ça sert à un rendement
14:58qui vaut ce qui vaut
14:58et puis l'investissement
14:59d'entreprise,
15:00je ne ferai pas.
15:00Mais pendant ce temps-là,
15:01on fait deux choses,
15:02on finance encore une fois
15:03les déficits des États,
15:04les produits de taux,
15:05les programmes étatiques
15:05qui sont mis en place
15:06et on n'investit pas
15:07dans la compétitivité future
15:08en investissant dans les entreprises.
15:09C'est la triste réalité.
15:11Alors,
15:11il nous reste une dizaine de minutes,
15:12je voudrais qu'on a parlé
15:14de l'incertitude fiscale
15:15à l'instant,
15:16on va traverser l'Atlantique
15:17pour aller du côté de Wall Street
15:19où les séances enchaînent
15:20record sur record,
15:21réellement,
15:22vendredi,
15:22encore hier et autres,
15:24et malgré un contexte
15:25où l'incertitude
15:26est alimentée par Donald Trump
15:28en permanence,
15:31alors ces records sur record,
15:32d'abord,
15:33c'est quoi les points d'alimentation ?
15:34Je veux bien.
15:36Alors là,
15:36sur Wall Street,
15:36vous avez envie de réagir tout de suite.
15:37Non mais oui,
15:38sur Wall Street,
15:38je pense qu'on va avoir
15:40moins de désaccords.
15:41On va voir.
15:42Quand on regarde
15:43les principaux indicateurs
15:44et notamment
15:44les rapports de la Banque
15:46des Règlements Internationaux
15:47et de l'UQAMI,
15:48il est clair
15:49qu'on a affaire
15:50à une gigantesque bulle
15:53ou en tout cas
15:54à des comportements
15:54du type
15:55du type
15:57trading
15:58et non pas fondamentaliste.
16:00On a affaire aux charges.
16:01Mais qu'est-ce qui vous fait ?
16:02C'est quoi les capteurs
16:03qui vous fait ça ?
16:03Les capteurs,
16:04vous en avez beaucoup.
16:05Alors j'ai regardé
16:06encore ce matin
16:06le ratio court bénéfice
16:08supérieur à 40.
16:10Non mais c'est
16:11un ratio court bénéfice
16:13supérieur à 40.
16:14C'est du délire.
16:16C'est un ratio financier
16:17qui vous permet de voir,
16:18vous regardez le cours
16:19et puis vous rapportez ça
16:20aux bénéfices.
16:21Ça veut dire qu'en fait
16:22il y a une survalorisation
16:23de l'ordre de 40 fois.
16:25C'est délirant.
16:26Vous avez d'autres ratios,
16:28le price to sale
16:29supérieur à 10
16:31pour des sociétés
16:31non rentables.
16:32Vous avez un certain nombre
16:33d'indicateurs
16:34qui montrent clairement
16:37qu'on a atteint
16:38tous les voyants rouges
16:39et la question
16:39ce n'est pas de savoir
16:40à quel moment
16:40ça va se retourner.
16:41Enfin la question
16:42ce n'est pas de savoir
16:43si ça va se retourner.
16:44La question c'est de savoir
16:45à quel moment
16:46et avec quelle violence
16:46parce que
16:47et ça a posé
16:49des questions plus fondamentales
16:50dont on parlait tout à l'heure
16:51avant l'émission
16:52quel est le business model
16:54des entreprises
16:55de la tech
16:56mais en ce moment
16:57il est clair
16:57que vous avez
16:58un ensemble de gens
16:59on est en fait
17:00dans
17:00c'est aussi vieux que Ken
17:02ça de 1936
17:03il explique ça
17:04quand il explique
17:05les marchés financiers
17:06si vous avez
17:07une majorité de gens
17:08qui pensent
17:08que quelque chose
17:09va monter
17:10même si c'est très mauvais
17:11derrière
17:12bah ils achètent
17:13et ça fait monter le truc
17:14et le but maintenant
17:17c'est d'être le premier
17:18à s'en aller
17:18avant l'effondrement
17:19mais franchement
17:20je ne crois pas du tout
17:21que ce soit durable
17:23soutenable
17:24etc
17:24ça ressemble un peu
17:26à la but des années 2000
17:27sauf que la but des années 2000
17:29c'était n'importe quoi
17:30.com
17:31là on a des vraies entreprises
17:33derrière
17:33mais la question
17:35ça va être celle
17:35de leur business model
17:36c'est une question
17:37qu'on évoquait tout à l'heure
17:37il y a quand même un moteur
17:38qui est identifié
17:38c'est l'intelligence artificielle
17:39voilà
17:40comment est-ce que
17:41ce sera rentable
17:42à long terme
17:42mais en tout cas
17:43pour l'instant
17:44moi il me paraît clair
17:45des indicateurs
17:46qu'on marche sur la tête
17:47que le coyote
17:48est en train de courir
17:48et qu'il n'y a plus
17:49de sol entier
17:50il y a quelque chose
17:51qui est un peu surprendre
17:51là-dedans
17:52c'est qu'on a l'impression
17:52que même aussi la fête
17:53commence à marcher
17:54sur la tête
17:54c'est-à-dire que même
17:54quand l'inflation ressort
17:55à 3%
17:56comme en fin de semaine
17:57dernière
17:57le scénario
17:58vous savez pourquoi
18:00la Fed est en train
18:01d'assouplir
18:01bon après
18:02le principal taux directeur
18:04il est autour
18:04entre 4 et 4,25
18:06il est à 4,11
18:08aujourd'hui
18:09ça reste un taux
18:10relativement élevé
18:11et la Fed
18:12est en train d'assouplir
18:13très légèrement
18:14sa politique
18:15parce que tout simplement
18:15les chiffres du chômage
18:16ne sont pas bons
18:17donc c'est pas à cause
18:18des menaces de Donald Trump
18:20c'est parce que
18:20les chiffres du chômage
18:21ne sont pas bons
18:21sur Wall Street
18:24l'euphorie à Wall Street
18:25c'est vrai que
18:2540 fois les bénéfices
18:27quand on connait des ratios
18:28en Europe
18:29on a entre 12 ou 14 fois
18:30je crois à peu près
18:30tout secteur confondu
18:31je crois que tout secteur confondu
18:32aux Etats-Unis
18:32c'est 17 ou 18 fois
18:33donc ça montre à peu près
18:34l'exagération
18:36en tout cas la folie
18:37qu'il peut y avoir
18:37et ça rappelle effectivement
18:39j'ai connu cette époque
18:40j'ai eu la chance
18:40de diriger
18:40ce qu'on appelle
18:41un broker online
18:42donc un courtier en ligne
18:43dans les années 2000
18:43il y en avait une quarantaine
18:44il en restait 3-4
18:45dans nous
18:46il y a eu un cimetière
18:4710 ans après
18:48et en fait
18:49ça rappelle ça effectivement
18:50alors je ne dis pas
18:51que ça ne va pas arriver
18:52là où je nuance
18:53un peu les choses peut-être
18:54c'est effectivement
18:55je ne sais pas comment
18:55vous avez appelé ça
18:56.com c'est de quoi
18:57le n'importe quoi
18:59n'importe quoi .com
18:59c'est un peu le thème
19:00ça c'est le début
19:01des années 2000
19:02justement je dis
19:03qu'on n'est pas
19:03exactement dans la même configuration
19:05je suis d'accord avec vous
19:05on n'est pas tout à fait
19:07dans n'importe quoi .com
19:08c'est-à-dire qu'aujourd'hui
19:09les boîtes de la tech
19:10Nvidia et tous les autres
19:11qui travaillent pas mal
19:12sur l'intelligence artificielle
19:13je pense que le vrai sujet
19:14qu'on va avoir
19:15le vrai peut-être
19:16l'unique sujet
19:17c'est les modèles économiques
19:18qui vont sous-tendre
19:20ces modèles d'IA
19:21je m'explique
19:21aujourd'hui quand on développe
19:22de l'IA pour faire court
19:23globalement
19:24il y a la puissance machine
19:26qu'il faut avoir
19:26ça c'est ce qui draine
19:27notamment le cours de Nvidia
19:28qui lui fonctionne
19:30sur les microprocesseurs
19:31data center et tout le reste
19:32et puis il y a tout
19:33ce qu'on peut développer
19:34tout ce qu'on peut développer
19:35le problème qu'on peut y voir
19:36c'est que dans bien des cas
19:37ça devient ce qu'on appelle
19:38de l'open source
19:38donc c'est gratuit
19:39donc comme c'est gratuit
19:40j'ai envie de dire
19:41on valorise des boîtes
19:42très fortement
19:43mais on se dit
19:43mais comment elles vont
19:44se rémunérer
19:44parce que tout ça
19:45rentre dans le domaine public
19:46devient gratuit ensuite
19:47donc pour moi l'enjeu
19:48c'est plutôt
19:49comment on va basculer
19:50d'un modèle économique
19:51où on paye de la licence
19:52c'est un peu comme ça
19:53que se rémunèrent
19:54les modèles informatiques classiques
19:56un modèle dans lequel
19:57les acteurs de l'IA
19:58vont s'insérer
19:59dans les business models
20:00de leurs clients
20:00je donne deux exemples
20:01en économie réelle
20:02je donne deux exemples concrets
20:03si vous travaillez
20:04pour un opérateur
20:05qui fait du métier du titre
20:07dans le métier financier
20:08et qu'il a des back office
20:09et vous développez pour lui
20:10un certain nombre d'outils
20:11d'intelligence artificielle
20:12qui lui permettent
20:13d'optimiser ses back office
20:14je pense que le vrai sujet
20:15c'est pas combien vous allez
20:16gagner avec le logiciel
20:16que vous allez vendre
20:17pas grand chose
20:17c'est combien vous allez
20:18pouvoir vous rémunérer
20:19sur les optimisations
20:20des back office
20:21que va faire cette société
20:21point numéro un
20:22deuxièmement
20:23si vous travaillez
20:23avec des acteurs bancaires
20:24demain
20:24pour leur bâtir des agents d'IA
20:26qui vont être plus performants
20:27dans la vente de produits
20:28la vraie question
20:29de la même manière
20:29c'est pas combien vous allez
20:30vendre la licence durablement
20:31ça n'existera pas
20:32la vraie question
20:32c'est comment vous allez
20:33pouvoir vous pluguer
20:34sur ce business model
20:35pour vous récupérer
20:36une partie de la surperformance
20:37que va dégager l'acteur bancaire
20:38c'est un peu ce que font
20:39certains acteurs
20:40de l'économie plus traditionnelle
20:41quand ils viennent vous voir
20:41en vous disant
20:42je vous ai optimisé
20:4210% de vos frais généraux
20:44vos charges
20:44j'en prends 3%
20:46je me rémunère sur la réussite
20:47et donc pour moi
20:48la vraie question c'est
20:48est-ce qu'il y aura ou pas
20:50une bascule des modèles économiques
20:51des acteurs de l'IA
20:52qui vont s'infiltrer
20:54je sais pas le mot
20:54est pas très élégant
20:55dans l'air client
20:56pour capter une partie
20:57de la valeur créée
20:58si ça ça existe
20:59alors j'ai envie de dire
20:59il y a une voie possible
21:01si ça n'existe pas
21:02il y a un vrai danger
21:03j'ai envie de passer
21:04d'abord
21:04encore faudrait-il
21:05qu'il y ait une garantie
21:06qu'il y ait un retour
21:07sur l'investissement
21:07pour l'instant
21:08sur les outilliers
21:09c'est-à-dire que
21:09pour l'instant
21:10là je suis pas inquiet
21:11franchement
21:12ce que je vois modestement
21:13nous on le voit
21:14à notre petit niveau
21:15nous on a une société de gestion
21:16qui est jeune
21:17et donc on cherche
21:17à optimiser tout ce qui peut l'être
21:18parce que vous comprendrez
21:19aisément
21:19quand on gère 800 millions d'euros
21:21ce qui est notre cas
21:22et qu'on veut viser plus
21:23on a des gros acteurs
21:25qui eux ont déjà
21:25mis tout leur bac
21:26mis de l'emplace
21:26qui donc ont l'infrastructure existante
21:28et donc pour eux
21:28c'est plus compliqué
21:29de faire la marche arrière
21:29pour nous ce qu'on essaie de faire
21:31c'est de passer des marches
21:32sans avoir besoin forcément
21:33d'augmenter les effectifs
21:35dans tous les compartiments
21:36et donc on voit que l'IA
21:37apporte vraiment beaucoup
21:38vraiment beaucoup
21:38vous mesurez en tant que patron
21:40vraiment beaucoup
21:40ça apporte beaucoup
21:41dans nos métiers classiques
21:42qui sont
21:43vous recevez ce qu'on appelle
21:44un infomémo
21:45qui est en fait un document
21:46de 70 pages
21:47et bien vous faites un résumé
21:48en 3 pages
21:49il vous fait l'analyse de marché
21:50etc
21:50mais c'est aussi
21:51vous faites des transactions
21:52et votre dépositaire
21:53comment ils vous optimisent
21:54les transactions qui sont dépositaires
21:55donc je pense que la réalité
21:57de la capacité de l'IA
21:58à générer la vraie valeur
21:59je ne dis pas que l'IA
22:00est parfaite aujourd'hui
22:01on voit encore quelques scories
22:03c'est bien entendu
22:04mais pensons les uns les autres
22:05pour ceux qui utilisent
22:07moi c'est mon cas
22:07régulièrement
22:08l'intelligence artificielle
22:09à la situation il y a un an
22:10et aujourd'hui
22:11c'est le jour et la nuit
22:12aujourd'hui vous récupérez
22:14des analyses de sang
22:15vous les mettez sur
22:16l'intelligence artificielle
22:16et meilleur qu'un médecin
22:17pour vous dire
22:18pourquoi telles analyses
22:19alors qu'on vous dit
22:20que vous n'êtes pas dans la norme
22:20vous êtes dans la norme
22:21pour telle et telle raison
22:22donc en fait je pense
22:23que le sujet
22:23ce n'est pas la pertinence
22:24le sujet c'est le modèle économique
22:25vraiment le
22:26voilà ça c'est important
22:27François Eccal
22:28sur les Etats-Unis
22:29colosse au pied d'argile
22:31ou pas
22:31les Etats-Unis aujourd'hui
22:32l'économie américaine
22:33c'est une surchauffe
22:34vous pensez
22:35ou une fuite en avant
22:36pour prendre ce que
22:37Daniel
22:37vous qualifiez de ça
22:39de fuite en avant
22:40c'est un peu le collier
22:40je ne dirais pas surchauffe
22:42parce que le chômage
22:43est en train de repartir
22:44mais effectivement
22:46il y a une fuite en avant
22:47je ne suis pas spécialiste
22:48de l'économie américaine
22:49mais concernant
22:51les indicateurs
22:52conjoncturels
22:53aux Etats-Unis
22:54moi j'ai aussi
22:55un autre message
22:56c'est que
22:57je crains que ces indicateurs
22:58soient de moins en moins fiables
23:00je rappelle quand même
23:01que la dernière fois
23:03que des statistiques
23:05de l'emploi
23:06ont été publiées
23:07par le BLS
23:08le bureau
23:08Flabor Statistique
23:09qui a eu une réputation
23:12internationale
23:13pour la qualité
23:14de ses productions
23:15sa directrice
23:17a été virée
23:17dans un pays
23:19où le directeur
23:21des statistiques publiques
23:22peut être viré
23:23parce qu'il publie
23:24quelque chose
23:25qui ne plaît pas
23:25au président
23:26je pense que
23:27les statistiques
23:28dans ce pays
23:29ont aussi autant de valeur
23:30que les statistiques publiques
23:32russes, chinoises
23:33ou turques
23:33je maintiens ce message
23:36il y a un vrai problème
23:37je pense que
23:38dans les décisions
23:39qui ont été prises
23:41par Trump
23:42depuis 6 mois
23:43c'est peut-être
23:44la plus dramatique
23:45d'un point de vue économique
23:46plus d'attaques
23:47sur la Fed
23:47aussi
23:48il n'est pas encore arrivé
23:51il n'est pas encore arrivé
23:53la Fed reste indépendante
23:56mais la directrice
23:58du BLS
23:59elle a été virée
23:59juste
24:00je vais aller
24:01dans votre sens
24:02sur le BLS
24:03je ne dirais pas
24:04que c'est la plus dramatique
24:05mais quand même
24:06c'est hallucinant
24:06parce que le BS
24:07a effectivement
24:08une réputation mondiale
24:09de sérieux
24:10etc
24:10c'est d'autant plus stupide
24:12que
24:13justement
24:14de voir
24:14que les chiffres
24:15du chômage remontrent
24:16ça permettait
24:17d'appuyer
24:18la demande de Trump
24:19auprès de la Fed
24:20qui ne baissait pas
24:21les taux
24:21justement
24:22parce que le chômage
24:23était historiquement faible
24:24donc
24:25c'est d'une stupidité
24:27monstrueuse
24:27et
24:28quand le thermomètre
24:29ne monte pas
24:30à la bonne température
24:31on le casse
24:32alors qu'en fait
24:32on a un thermomètre
24:33de qualité
24:33je ne dirais pas
24:34que c'est la plus dramatique
24:35parce que ce qui a été dramatique
24:36aussi c'est les bêtises
24:37d'Elon Musk
24:38qui a viré
24:39des milieux fonctionnaires
24:40en termes de décision individuelle
24:42de nomination
24:43de nomination
24:43je pense qu'on finit
24:44si on veut faire
24:47le concours
24:47des bêtises
24:48de Trump
24:48on va y passer la journée
24:49en termes de nomination
24:51ou de
24:52pour finir
24:53il nous reste vraiment
24:55une minute pour finir
24:56on va dire
24:57ces voyants
24:58ouverts à Wall Street
24:59se font dans un contexte
25:00particulier
25:00qui va nous renvoyer
25:01on va boucler l'émission
25:02là-dessus
25:02c'est tout ça
25:03sans budget
25:04aux Etats-Unis
25:04sans shutdown
25:05c'est-à-dire
25:06un pays sans budget
25:06ça marche bien
25:07oui mais attention
25:08le budget
25:09c'est le budget fédéral
25:10américain
25:11je sais bien
25:12on va rentrer
25:13dans la cinquième semaine
25:14du shutdown
25:15le budget fédéral américain
25:17il est beaucoup plus faible
25:17relativement
25:18que le budget français
25:19le budget d'Etat français
25:20le shutdown
25:21est lié au fait
25:22que le budget
25:24tel qu'il a été prévu
25:25par ce gouvernement
25:26et par les républiques
25:27actuelles
25:28c'est un budget
25:29qui tape très fort
25:30dans l'assurance santé
25:31et qui fait
25:31qu'il y a des millions
25:32qui ne vont plus pouvoir
25:33se soigner
25:34et je suis complètement d'accord
25:36avec l'attitude des démocrates
25:37il ne faut pas céder
25:38sur un budget pareil
25:39ok
25:39merci Danny Lang
25:40merci Ronan Lemoyne
25:41merci François Eccal
25:42merci de vous
25:48merci
25:57comprécie
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