- il y a 9 mois
Ce lundi 3 novembre, Antoine Larigaudrie a reçu Mathias Baccino, directeur des marchés européens chez Trade Republic, Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Olivier Janoray, avocat associé à la Cour chez Duroc Partner, Julien Nebenzahl, responsable des solutions d'épargne chez eToro, et Frédéric Stolar, directeur général d'Altaroc, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigaudry.
00:09Bonjour à toutes et à tous, c'est retour en direct pour TPI, tout pour investir sur BFM Business,
00:16l'émission qui vous aide à devenir de meilleurs investisseurs, qui prend soin de vos petits trésors.
00:21On est en direct sur BFM Business, radio, télé, web, podcast, évidemment.
00:27Alors, d'entrée de jeu, on va vous épargner, d'entrée de jeu, tous les arbitrages et le but par but de l'actualité budgétaire et fiscale.
00:35On va vous en parler, bien sûr, et je vous renvoie tout de suite à notre rubrique boîte à outils de 11h30.
00:41On va commenter tout ça avec Olivier Jeannoret du cabinet du Rock Partners, parce qu'entre taxation de l'épargne improductive,
00:47bon là on atteint quand même des summums, taxation des fonds en euros, c'est toujours la foire aux idées, parfois un peu saugrenue.
00:53Toujours rappeler, attention, tout ce qui vient d'être voté à l'Assemblée doit encore passer par le Sénat, puis reassembler, etc.
00:59Donc, pas de panique, on ne va pas sombrer dans l'hystérie, au contraire, on va explorer toutes les possibilités pour vous aider,
01:05pour vous aiguiller à arbitrer au mieux concernant vos actifs, votre patrimoine, votre épargne.
01:10Et donc, 11h30, la boîte à outils pour tout comprendre.
01:13L'actualité économique, macroéconomique du jour, très abondante.
01:17Les marchés, on va commenter ça, bien sûr, avec Mathias Baccino de Trade Republic et Gustave Sanden de Colbert pour commencer la semaine.
01:23Puis, on fera aussi un petit peu de finances comportementales avec Julien Nebenzal, 10 euros.
01:27On va s'intéresser aujourd'hui, notamment, au cycle de Kitchin, un instrument vraiment utile pour prendre le pouls du climat actuel de marché.
01:36Et puis, à court terme, bien sûr, vos arbitrages du jour, votre plan de trading du jour, personnalisé, si vous êtes investi en actions, ce sera avec Jean-Louis Cussac de Perceval Finance Conseil.
01:48Enfin, un point sur le private equity, où est-ce qu'on en est en début novembre ?
01:51Ben oui, période d'arbitrage, on va voir que le climat est loin d'être simple, mais marché compliqué, c'est aussi synonyme de source d'opportunité.
01:58On va décrypter tout ça avec les spécialistes d'Alta Rock en fin d'émission.
02:02Pour nous poser vos questions, toujours la même chose, vous pouvez nous joindre par mail, direct à bfmbusiness.fr.
02:07Vous pouvez nous envoyer un SMS au 7-3216, mot-clé business suivi de votre message, ou me poser vos questions directement sur Twitter, sur X.
02:16Le reste de l'actualité du jour.
02:17Alors, c'est le dernier jour sur la partie recette du budget dans l'hémicycle, et depuis une semaine, les nouveaux impôts se sont multipliés.
02:25Encore une fois, on va vous rappeler tout ça vers 11h30.
02:28Amélie de Montchalin appelle à s'arrêter là, mais pour autant, ce n'est pas invotable en l'état, dit la ministre des Comptes publics ce matin.
02:34Demain, ce sera au tour du budget de la Sécu, et là, ça s'annonce explosif.
02:38C'est là qu'il y a sans doute le plus de mesures qui irritent les oppositions.
02:42Alors, en commission, la semaine dernière, le texte a finalement été rejeté, après avoir pourtant été profondément remanié.
02:48Donc, un bel imbroglio. On va essayer d'être clair par rapport à tout ça, toute la journée, sur BFM Business.
02:55Nouvelle colère des agriculteurs contre Bruxelles.
02:57Et oui, dans le viseur cette fois, la taxe carbone européenne, qui vise à réduire les émissions CO2 de l'Union en taxant les produits importés, comme les engrais.
03:05Un coût supplémentaire qui sera mis en place dès janvier prochain.
03:07Malgré tout, Bruxelles précise que le plan a été voté depuis plusieurs années.
03:10Sur le dossier du Mercosur, pas de signature avant l'adoption d'une clause de sauvegarde pour les secteurs agricoles, prévient le ministre français chargé de ces questions.
03:19La clause devra être reconnue par les pays sud-américains pour que la France donne son feu vert, assure-t-il dans le journal du dimanche.
03:27Et puis, dans l'actualité des entreprises, Orange se renforce en Espagne, comme prévu, et lance le rachat des parts qu'ils ne détenaient pas encore dans MassMobile.
03:34Opération à 4,25 milliards d'euros, dont la finalisation doit intervenir au premier semestre 2026.
03:40Pour, à la fin, détenir 100% de l'opérateur espagnol.
03:44Tout de suite, le tableau de bord des marchés.
03:49Un début de semaine plutôt tranquille sur les marchés, mais qui reste positif avec un CAC 40, vous le voyez, qui n'est plus très loin de ses derniers records absolus.
04:01Du côté des 8171 points, on est à 8136 sur une petite hausse de 0,17% à l'instant.
04:09Légère surperformance de la tech, mais plus 0,34% pour l'Euronext Tech Leaders.
04:15Un coup d'œil sur les autres places européennes, on a des hausses plus franches du côté de Francfort, par exemple, qui gagne 0,81%.
04:20Ou de l'Ibex à Madrid, plus 0,41%.
04:23Mais un secteur est vraiment en pointe, il s'agit de l'automobile avec Renault en tête de pont.
04:29Renault qui gagne 3,3%.
04:30C'est la plus forte hausse du CAC 40 à 34,83€ avec l'annonce d'un partenariat d'ampleur capitalistique avec le chinois Geely.
04:38Notamment autour des technologies de moteur thermique, Geely qui va prendre des parts du capital de Renault.
04:44Ce n'est pas la première annonce avec un constructeur chinois dans l'histoire de Renault.
04:48Bien entendu, il y a des partenariats qui avaient été noués il y a de nombreuses années.
04:52Mais cette fois, ça semble être vraiment conséquent et structurel.
04:55Donc, forte hausse du titre Renault.
04:57Évidemment, Stellantis dans le sillage gagne 2,7% à 9,02€.
05:00On a Michelin qui gagne 2% à 28,25€.
05:03Et puis, du côté du SBF 120, de l'indice large, on a une très forte hausse de Forvia qui est concernée au premier chef par toutes ses considérations.
05:10Parce qu'il est équipementier pour les véhicules européens, mais aussi les véhicules chinois et les véhicules américains.
05:16Donc, voilà qui fortifie la conviction sur ce titre.
05:20Forvia qui s'est déjà bien rattrapé après des trimestriels qui étaient quand même encourageants il y a quelques jours.
05:25Forvia gagne 6,7% à 11,86€.
05:27A noter que Valeo n'est pas en reste, plus 3,3%.
05:3012,39€.
05:32Qu'est-ce qu'il y a à la baisse ?
05:33Il y a de la tech, il y a Capgemini qui recule de 2,2% à 130,50€.
05:37Il y a encore BNP Paribas qui n'est pas très bien orienté, moins 1,25% à 66,22€.
05:43Et puis, du côté du SBF 120, c'est le secteur de la santé qui est un petit peu atteint.
05:47Abivax en particulier qui perd 2,2% à 88,90€.
05:51Ou encore Valnevar qui recule de quasiment 2% à 3,96€.
05:56Un petit coup d'œil sur les marchés obligataires.
05:58Ça se tend un petit peu sur la dette française à 3,43%.
06:02On va continuer à être vigilant là-dessus.
06:052,64€ pour le 10 ans allemand.
06:07Et puis le 10 ans américain, toujours très légèrement au-dessus des 4%.
06:10On est à 4,08€.
06:12Les matières premières, on a un Brent du côté des marchés pétroliers qui se réveille un petit peu du côté des 64$.
06:18On est à 64,76€ alors que l'OPEP devrait mettre fin à ces hausses de production l'année prochaine.
06:24C'est ce qui a été décidé par le cartel et annoncé bien en amont.
06:29Donc, petite hausse.
06:30Parallèlement, la demande continue d'augmenter.
06:33Donc, tout ça plaide en faveur d'une petite hausse quand même des prix du brut.
06:36Et puis, les matières premières précieuses.
06:38L'once d'or fin au-delà des 4 000$.
06:40Désormais, 4 014$ pour l'once d'or fin.
06:44Et l'argent qui s'arrête là, on n'arrive pas à traverser la résistance des 50$ pour le moment.
06:5048,37.
06:51Allez, on passe au déchiffrage.
06:59Déchiffrage de l'actualité économique du jour, bien sûr, avec Gustave Sanden de Colbert.
07:03Bonjour Gustave, bonjour.
07:05Bonjour Mathias Bacchino de Trade Republic.
07:08Bonjour.
07:09Je saisis ma tablette.
07:11L'actualité de la semaine dernière, et puis qui va continuer un petit peu à nous mobiliser quand même cette semaine,
07:17parce qu'on a un gros chapitre tech du côté des Etats-Unis,
07:20mais c'est les trimestriels d'entreprises.
07:22Et force est de constater que les entreprises, elles tiennent le coup.
07:26Ces trimestriels sont quand même vraiment de qualité.
07:29Alors, à part quelques petits secteurs clés où la publication des résultats a plutôt été l'objet de prise de profit, on va dire.
07:37Des secteurs qui avaient bien marché, mais au-delà de ça, la bulle, comme on dit, la bulle, elle a du souffle, parce qu'elle est alimentée par des fondamentaux, Gustave.
07:46Oui, exactement. J'aime bien cette expression.
07:49Ça fait quelques semaines qu'on commente assez largement une bulle IA, comme on fait, comme une existence.
07:54Et pourtant, une bulle, c'est quand même censé être artificiellement gonflée.
08:00Or là, ce qu'on voit, trimestre après trimestre, année après année, c'est des résultats de cette bulle IA qui sont bons et qui sont même meilleurs qu'attendus en moyenne.
08:09C'est-à-dire que ça dégage des profits, ça dégage du cash, ça dégage énormément de capex.
08:15Voilà, ça fonctionne bien en même temps fondamentalement.
08:19Exactement, ça se vérifie par les chiffres.
08:20En moyenne, sur 10 ans, 75% des entreprises du S&P 500 battent les attentes.
08:25C'est leur job de battre les attentes.
08:28Là, ce qu'on observe sur ce trimestre, c'est que c'est 83% des entreprises qui battent les attentes.
08:32Donc, on est largement au-dessus de cette moyenne 10 ans.
08:36Et en général, on les bat plutôt autour de 7%.
08:38C'est la moyenne 10 ans.
08:40Là, on les a battus de 7,6%.
08:41Donc, tant en valeur qu'en nombre de sociétés concernées, on a très bons résultats.
08:46Et ça contredit quand même pas mal cette notion de bulle.
08:50Je rappelle souvent ici ce petit ratio amusant, le ratio de Schiller, qui est censé prédire d'une récession.
08:56En 2018, on avait déjà les mêmes niveaux qu'aujourd'hui qui sont records et qui devaient prédire d'une récession.
09:00Et ces niveaux se maintiennent.
09:02Et ils se maintiennent.
09:03Pourquoi ?
09:03Justement, parce que les résultats vont aussi vite que cette croissance folle des prix des actions.
09:09Oui, effectivement.
09:10Donc, il y a des fondamentaux.
09:11Il y a un secteur qui vous inquiète un petit peu quand même, Mathias.
09:13C'est le secteur bancaire.
09:14C'est vrai que...
09:15Français.
09:16Français.
09:17Il a énormément progressé depuis le début de l'année.
09:19Oui.
09:20Donc, on se dit que les marchés sont peut-être un peu exigeants.
09:23Donc, les investisseurs prennent des profits quand les résultats ne sont pas totalement d'équerre.
09:28Bon, ça tient de la prise de profit ou il y a peut-être des inquiétudes un tout petit peu plus fondamentales là-dessous ?
09:34Alors, à mon avis, l'inquiétude n'est pas tellement sur les banques elles-mêmes que sur leurs clients, en fait.
09:39C'est-à-dire qu'en France, comme on s'attend à ce que l'incertitude politique et économique et fiscale actuelle demeure jusqu'en probablement 2027,
09:48eh bien, les investisseurs anticipent que les clients des banques, aussi bien les entreprises françaises que les particuliers,
09:56auront moins de crédit, voilà, moins de frais tout simplement, moins d'investissement, etc.
10:01Donc, c'est un secteur qu'on appelle, je crois, cyclique et qui risque de souffrir en France particulièrement.
10:08Après, force est de constater effectivement que sur les autres secteurs, si on était Québécois, on aurait dit qu'on était déçus en bien.
10:14C'est-à-dire que ça fait plusieurs fois, là, qu'on est très pessimiste, peut-être aussi à cause du pessimisme ambiant en France,
10:21alors que quand on regarde des médias étrangers, la perception de l'IA, la perception de la croissance mondiale actuelle qui a été, je rappelle, révisée à la hausse,
10:30première déception en bien, la croissance française au T3 qui a été supérieure aux attentes, alors là, très déçus en bien,
10:37et les résultats d'entreprises de manière générale et en particulier du secteur de l'IA, qui dégagent effectivement, comme vous le disiez, du CAPEX.
10:43Et la grande question, je pense qu'il faut se poser aujourd'hui, si on est raisonnable face au secteur de l'IA américain, c'est
10:48est-ce que ce CAPEX est utilisé efficacement par ces entreprises pour délivrer demain des relais des croissances de revenus ?
10:55Parce qu'il y a bien un moment donné où toutes les infrastructures IA auront été construites,
10:59et où il faudra que ces entreprises, les NVIDIA de ce monde, trouvent des relais pour la croissance de leurs revenus.
11:05J'observe qu'NVIDIA fait des partenariats, investit énormément aussi dans des activités complémentaires à la sienne.
11:11On a vu Uber, Mercedes pour 100 000 véhicules autonomes bientôt, on voit toutes les plateformes...
11:15Stellantis qui s'y met ?
11:16Stellantis qui a vraiment les mains dans le cambouis là.
11:18Oui, les plateformes aussi propriétaires de NVIDIA pour rendre des services aux gens qui sont en train de se développer de plus en plus.
11:25Et là, il y a peut-être aussi le rôle du dirigeant qui devient important.
11:29Et il est clair que Mark Zuckerberg n'inspire pas la même confiance que les dirigeants de Google, par exemple, ou les dirigeants de NVIDIA.
11:38Puisque quand Mark Zuckerberg dit « je fais 35 milliards d'obligations en plus pour investir encore plus dans l'IA »,
11:44eh ben Meta perd 9%.
11:46Quand Google dit « on investit, on investit », Google prend 9%.
11:50Donc, il y a quand même aussi quelque chose de l'ordre du « qui tout double » pour certaines entreprises.
11:55On a même vu Microsoft baisser.
11:58Donc, la grande interrogation, c'est est-ce que ces entreprises demain seront capables de maintenir leurs revenus à un niveau élevé
12:03quand les infrastructures de cette vague d'IA auront été construites ?
12:06Ce qui nous amène évidemment à une des autres considérations, mais qui nous préoccupe depuis des mois et des mois,
12:11qui est l'archi-concentration finalement de l'économie américaine.
12:14Donc, quelques chiffres parlant, on fait un peu le but par but parce que ça évolue de semaine en semaine,
12:19mais les dix plus grandes capilles américaines, c'est un petit peu plus de 40% du S&P 500 maintenant,
12:27en termes de pondération, c'est 25 000 milliards de dollars.
12:32C'est quoi ? C'est plus de 80% de l'économie américaine.
12:35On l'a vu dans les chiffres de la croissance au premier trimestre, notamment du côté des États-Unis.
12:39Le poids devient écrasant d'un écosystème qui est vraiment très particulier,
12:43qu'on commence un petit peu à cerner dans son fonctionnement.
12:46Mais voilà, on reste toujours sur une sorte de, comment on appelle ça en astronomie,
12:52les géantes rouges qui irradient vraiment l'ensemble d'un système solaire
12:56avec peut-être le risque de voir la machine soit s'emballer, soit ralentir à un moment donné
13:02et de ne plus être aussi rayonnante.
13:04Oui, tout à fait. Je pense que c'est la domination et votre introduction.
13:07En tout cas, on aurait pu la faire en janvier, on aurait pu la faire même en janvier 24.
13:11Cette domination, ça fait un moment qu'on la commente.
13:13Elle s'exagère au point que ce n'est plus vraiment une domination,
13:16c'est carrément un centre de gravité et qui a regardé nos débats.
13:19C'est impossible de ne pas parler d'intelligence artificielle,
13:21de gain de productivité de l'intelligence artificielle,
13:23de rationalisation des coûts de l'intelligence artificielle.
13:25C'est au centre de tous nos débats,
13:27quel que soit le secteur ou l'action dont on va parler.
13:31Pour moi, c'est vraiment ça, c'est une notion de centre de gravité.
13:33Et là encore, il faut regarder si ce centre de gravité,
13:36il est juste spéculatif et si on est juste en train d'essayer de croire
13:40en une technologie nouvelle et merveilleuse qui devrait nous produire des profits,
13:43comme c'était le cas au début des années 2000,
13:46où finalement on investissait dans des idées.
13:48Mais là encore, en fait, les résultats sont là.
13:50Donc Mathias a eu quelques mots sur Google qui a effectivement très bien performé.
13:54Moi, sur méta, je serais un peu plus indulgent,
13:56parce qu'en fait, c'est des considérations plus financières
13:58qui ont heurté le titre, comme notamment cette provision
14:01sur leur crédit d'impôt fiscal de 16 milliards,
14:04qui était quand même une surprise pas très agréable,
14:06mais qui n'est que comptable.
14:07Ça fait cher la provision, oui, c'est sûr.
14:08En termes de chiffre d'affaires, ils sont en ligne même au-dessus des objectifs.
14:12En termes de résultats nets, ils sont à moins 63%.
14:14Et si on regarde dans le détail de justement les gains de productivité associés à l'IA,
14:18on voit qu'en fait, ils ont fait plus de 14% d'impression
14:20sur leur publicité, sur la période,
14:22et ils attribuent beaucoup cette croissance-là,
14:25justement à la meilleure utilisation de la technologie,
14:27pour mieux orienter leurs consommateurs sur l'IA.
14:29Donc on voit qu'effectivement, aussi bien dans le micro-micro,
14:33c'est-à-dire les impressions liées aux publicités que sur le macro,
14:37puisque finalement, les chiffres d'affaires sont au-delà des attentes,
14:40malgré cette hyper-concentration, domination, voire centre de gravité,
14:45on a des entreprises qui fonctionnent encore très bien
14:47et qui, pour conclure, sont quand même nettement moins valorisées
14:51que leur paire en 2000.
14:54À nouveau, c'est la comparaison qu'on aime bien faire.
14:56On était autour des 67 fois sur le top 10 en 2000.
14:59Là, on est plutôt autour des 28 fois sur notre top 10 actuel.
15:02C'est plus honnable !
15:04En fait, comme ça fait depuis 2018
15:06qu'on est à peu près dans ces considérations-là,
15:08on n'est pas passé de 28 à 56 en fait.
15:11Oui, oui, non, non.
15:12Parce qu'encore une fois, les résultats continuent de croître.
15:13Et d'ailleurs, quand on regarde les projections,
15:16on attend du top 10 qu'ils fassent 15% de croissance sur les 12 prochains mois
15:20ou plutôt en 2026, alors qu'on attend du bottom 490
15:24et qu'ils fassent que 7%.
15:27Donc, on a quand même une espérance de la croissance qui est extrêmement élevée
15:31et qui, pour autant, on constate ce trimestre encore est systématiquement dépassée.
15:34Tout pour investir, c'est aussi l'émission où on parle des meilleurs investisseurs du monde.
15:40Bon, il y en a un qui est en train de tirer sa révérence en ce moment.
15:43C'est notre maître à tous, Warren Buffett.
15:46Évidemment, avec les annonces de Berkshire Hathaway
15:49sur le bilan annuel de la société d'investissement.
15:56Accumulation de cash.
15:57Alors ça, on le dit depuis des années, qu'il accumule du cash.
16:00À chaque fois, oh là là, il anticipe une tempête.
16:03Non, non, non, non, non, non, non, non, non.
16:05Accumulation de cash parce qu'on en arrive finalement aux limites
16:09de ce qu'on appelait cette espèce de capitalisme sans projet.
16:12C'est-à-dire, bon, j'ai rien à faire,
16:13j'ai aucune opération de croissance externe sur le feu,
16:15bon, je vais racheter mes actions.
16:17Lui, il dit non, non, non, non, non.
16:18Les actions, elles sont trop chères en ce moment,
16:20elles sont trop valorisées.
16:22L'actionnaire ferait une mauvaise affaire.
16:23Et parallèlement, j'accumule du cash en attendant,
16:26voilà, des opérations intéressantes.
16:30Est-ce qu'il y a de la prudence là-dedans
16:31ou est-ce qu'il y a une saine gestion qui est conforme
16:35aux perspectives de valorisation du moment du marché américain, finalement ?
16:40Tout dépend de savoir si cette nouvelle vague d'innovation,
16:44de progrès technologique à laquelle on fait face actuellement,
16:47est en train de changer en partie le modèle économique mondial ou non.
16:52parce que soit on est dans un new normal,
16:56donc une nouvelle normalité,
16:58et auquel cas, et je n'en reviens pas de dire ça,
17:01peut-être que Warren Buffett est dépassé,
17:04ou alors il va y avoir un krach de 20 à 30 % l'an prochain,
17:08auquel cas il aura eu raison,
17:09il pourra effectivement racheter.
17:11Et là, moi, je regarde la liquidité.
17:12Et la liquidité, elle n'a pas l'air de se tarir.
17:15Et la Fed a annoncé d'ailleurs qu'elle allait soutenir la liquidité
17:20autant que de besoin.
17:21Donc, il n'est pas exclu que l'an prochain,
17:25on n'assiste pas à un krach,
17:26mais bien à une poursuite de cette hausse.
17:28Et pour revenir sur la concentration,
17:30là, je ferai la différence pour les investisseurs qui nous écoutent
17:32entre les grandes entreprises et les petites entreprises.
17:35Des grandes entreprises,
17:36on en voit de plus en plus qui deviennent un peu des valeurs tech.
17:40Je pense à Essilor, je pense à L'Oréal,
17:43qui a fait un pas dans la direction.
17:45Et donc, peut-être que pour les grandes entreprises,
17:47l'enjeu, c'est d'attraper le train de ces géants précurseurs
17:51qui ont été très performants depuis deux ans.
17:54Pour les petites et moyennes entreprises,
17:56l'enjeu clé ne dépend pas que d'elles, à mon avis,
17:58mais dépend aussi un peu des pouvoirs publics dans le monde,
18:01pour que les pouvoirs publics mettent en place les conditions
18:03pour que ces petites et moyennes entreprises
18:05adoptent l'intelligence artificielle
18:07dans leur secteur d'activité à elles.
18:09Et donc, là, il est très probable
18:12qu'on assiste à une différenciation aussi des pays
18:14en fonction de leur capacité
18:16à avoir une stratégie économique
18:18pour leurs tissus de petites et moyennes entreprises
18:21et forcer de constater que la France, là-dessus,
18:24n'est pas en retard, elle recule.
18:26Donc, c'est un problème, évidemment, considérable.
18:31Gustave, pour revenir sur Warren Buffett,
18:33oui, être à la bourre, être à la traîne,
18:36ça lui a souvent été reproché,
18:39sur Apple, sur tout un tas de trucs.
18:42Il a aussi été très en avance sur BYD,
18:44le constructeur chinois, par exemple.
18:48Est-ce que, finalement, il n'y a pas un signe ?
18:49Il n'y va pas du tout à fond, pour le moment,
18:52sur tout ce qui est intelligence artificielle.
18:54Est-ce qu'il n'y a pas un signe, justement,
18:57que la bonne gestion, le bon investissement,
18:59c'est celui qui se fiche du buzz,
19:01qui attend que les choses décantent
19:02pour pouvoir sortir les munitions
19:04et les grosses munitions, parfois ?
19:06Oui, c'est possible.
19:07Maintenant, je vais aussi volontairement,
19:09disons, communiquer dans le sens des titres
19:11qu'on lit, c'est-à-dire,
19:13oui, il a vendu 6,1 milliards.
19:14Néanmoins, il a aussi acheté 6,4.
19:16Donc, il est net acheteur sur le comestre.
19:18Et oui, il a 380 milliards de cash,
19:22mais il a 70 % d'équity.
19:23Si vous étiez mon client, Antoine,
19:2470 % d'équity, c'est déjà qu'on ne peut pas dire
19:28qu'on est en défiance,
19:29on a une défiance extrême.
19:31Il faut bien les décrypter, ces chiffres.
19:33Donc, effectivement, si on renverse un petit peu
19:35la lecture du sujet,
19:36on voit que ce n'est pas si pessimiste que ça.
19:40Et surtout, si on va, disons,
19:42à la racine de ce qu'est Berkshire Hathaway
19:44et l'ADN de Warren Buffett,
19:46c'est America First, en fait.
19:49C'est un grand croyant des US.
19:51Je ne sais pas.
19:52Pour moi, la première ligne d'action
19:55de Warren Buffett qui me vient à l'esprit,
19:57c'est les chemins de fer.
20:00En tout cas, c'est les États-Unis.
20:01Ça va du ketchup à Apple.
20:03C'est ça, c'est exactement ça.
20:04C'est toujours été les États-Unis.
20:05Aujourd'hui, qu'est-ce qui rapporte
20:06beaucoup aux États-Unis ?
20:08C'est aussi les obligations d'État.
20:10Et donc, ce cash,
20:12il n'est pas sur un compte courant.
20:14Il y a une obligation d'État américaine
20:16qui rapporte beaucoup.
20:17Et donc, son narratif de toujours,
20:19c'est-à-dire croire dans les États-Unis,
20:21la capacité des États-Unis
20:22à toujours se réinventer
20:24et à surperformer le reste du monde,
20:27pour moi, est toujours valable.
20:29Donc, je trouve que ces chiffres
20:30sont un petit peu en trompe-l'œil.
20:32Je me suis permis volontairement
20:33de le présenter comme ça.
20:36Mais en tout cas, c'est ma lecture.
20:3870% des wikis.
20:39Pour un investisseur conservateur,
20:40c'est pas mal.
20:41C'est pas de la fortune improductive,
20:42comme on dit.
20:44Non, non, non.
20:45On en parlera 11h30, pitié.
20:47Non, non, non.
20:4811h30, boîte à outils.
20:50On parlera du budget,
20:51mais là, c'est effrayant.
20:54Dernière chose,
20:55mais qu'il va falloir regarder de près,
20:56c'est le pétrole.
20:58Là, on a plusieurs signes très importants
20:59que la demande reste forte.
21:01Patrick Pouyanné le disait d'ailleurs
21:03à un sommet ce matin
21:04sur l'énergie au Moyen-Orient.
21:06On a l'OPEP qui donne quand même des signes
21:10qu'elle va arrêter les hausses de production
21:11à un moment donné.
21:13Donc voilà, le pétrole à 60 dollars
21:15va peut-être falloir faire une croix dessus.
21:18Est-ce que le paradigme
21:19n'est pas en train de changer légèrement ?
21:20On est déjà au-delà des 65.
21:22Donc ça s'est fait en 10 jours.
21:24C'est quand même une bonne reprise.
21:25C'était contraire à la tendance engagée
21:27depuis le début de l'année
21:28où il y avait eu un petit stress
21:29quand même au Moyen-Orient
21:30au moment où l'Iran s'était impliqué
21:32dans le conflit israélo-palestinien
21:34ou plutôt l'Israël avait impliqué l'Iran
21:36dans le conflit israélo-palestinien.
21:38Mais au-delà de ça,
21:40le pétrole s'était plutôt
21:42repentifié vers le bas.
21:44Et là, on a effectivement
21:44une reprise tout de suite
21:45avec finalement l'enjeu numéro un
21:48sur le pétrole,
21:49c'est-à-dire la production,
21:50avec les pays de l'OPEP
21:50et l'Arabie saoudite en tête
21:52qui disent que cette fois-ci
21:52vont restreindre leur production.
21:54Ceci dans un moment
21:55où les États-Unis sont aussi en train
21:57d'envoyer quelques signaux clairs
21:58sur le fait que
22:00les réseaux de distribution
22:01disons secondaires russes
22:03vont être de plus en plus regardés.
22:05Donc, on a une double
22:07raréfécation du pétrole
22:09qui est en train de s'opérer.
22:11Il va falloir suivre ça.
22:12Pour l'instant,
22:12ce n'est pas non plus un boom,
22:14mais il y a une tendance
22:17et qui peut avoir effectivement
22:18un impact sur le reste du monde.
22:19Après, il y en a un
22:21pour qui un pétrole fort,
22:23ce ne serait pas une bonne nouvelle,
22:24c'est Donald Trump.
22:26Puisque le pétrole cher aux États-Unis,
22:28viendrait renchérir l'inflation,
22:31l'inflation américaine
22:33que Donald Trump a absolument besoin
22:34de maintenir à des niveaux corrects.
22:37Donc, on n'est pas à l'abri
22:40d'une déclaration de Donald Trump
22:43sur le sujet
22:43qui viendrait faire baisser les cours.
22:45Si Donald Trump déclare d'un coup
22:47qu'il va faire une nouvelle vague
22:50de, comment il disait,
22:51drill, baby, drill,
22:52aux États-Unis,
22:54inondant le marché de pétrole américain
22:55encore plus,
22:57ça pourrait effectivement
22:58tirer les prix vers le bas.
22:59Donc, je reste prudent sur le sujet
23:01parce que Donald Trump
23:03ne peut pas se permettre,
23:04je crois, aux États-Unis
23:05d'avoir un prix du pétrole
23:06qui augmente trop.
23:08Est-ce qu'il y a un point d'équilibre
23:09quelque part autour de 70 ou de 80 ?
23:11C'est une bonne question.
23:13Mais l'inflation américaine
23:15reste une priorité pour lui
23:16et le pétrole joue un rôle important
23:17dans cette inflation.
23:18Il nous reste encore quelques instants.
23:21On peut parler un petit peu
23:22d'Air Liquide.
23:23On parlait de Warren Buffett,
23:24le roi des investisseurs.
23:26C'est quand même un petit peu illusoire
23:29d'être un bon investisseur,
23:31surtout quand on est exposé
23:32sur le marché actions,
23:33en faisant abstraction d'Air Liquide,
23:35qui reste quand même
23:35une machine boursière assez étonnante,
23:39privilégiée par les petits porteurs.
23:41Au milieu de la vague IA,
23:44au milieu du buzz,
23:45au milieu de ceci, cela, Air Liquide,
23:47ça reste quand même
23:48quelque chose de fascinant économiquement.
23:50Ah oui.
23:50Et puis c'est alors d'une régularité.
23:53Je veux dire, c'est une action
23:55qu'on pourrait renommer consistance.
23:57C'est pour ça d'ailleurs
23:58que les détenteurs de PEA en France
24:00l'aiment autant, je pense.
24:01Au-delà de l'excellente qualité
24:03de leurs équipes de relations investisseurs aussi,
24:06que j'en profite pour faire un petit message
24:07aux entreprises françaises du CAC 40,
24:09c'est pas mal d'avoir une très bonne équipe
24:11pour les relations investisseurs,
24:14ça aide.
24:14Air Liquide est réputé pour ça,
24:16donc c'est une bonne chose
24:16sur laquelle il faut le reconnaître aussi.
24:19Après, c'est de la croissance durable
24:22sur un secteur, la santé,
24:24qui est évidemment un secteur d'avenir,
24:26de fait, avec le vieillissement de la population.
24:28Une entreprise qui est gérée
24:30vraiment de manière remarquablement efficace
24:33du point de vue financier.
24:35Et la croissance, la division santé,
24:39plus 4,9% sur le trimestre.
24:41Donc c'est vraiment très positif,
24:44très prévisible et très stable.
24:48Donc forcément, l'investisseur long terme
24:49apprécie ces trois caractéristiques.
24:51Mathias Pacino, Trade Republic,
24:52Gustave Sanden de Colbert,
24:54merci d'avoir été avec nous
24:55pour déchiffrer l'actualité du jour.
24:57Tout de suite, les arbitrages.
24:58Avec Jean-Louis Cussac de Perceval.
25:05Bonjour Jean-Louis.
25:06Bonjour.
25:07Petite hausse pour le CAC 40.
25:09Allez, on est à une trentaine de points
25:10de nos derniers records absolus.
25:12Le marché en hausse,
25:13mais on sous-performe quand même assez nettement
25:16par rapport au marché européen.
25:19Et ce n'est pas faute d'avoir quand même
25:20de bonnes nouvelles à arbitrer ce matin.
25:21Mais voilà, le CAC est en retard, on va dire.
25:23– Oui, mais ce que les investisseurs regardent maintenant,
25:27c'est qu'est-ce qu'il y a dans le pipeline.
25:30On ne peut pas dire qu'il y ait d'espoir exceptionnel.
25:33Baisse des taux, c'est bon, on a fait le tour.
25:36La saison des résultats, elle arrive à la fin.
25:39Que ce soit d'ailleurs aux Etats-Unis,
25:41c'est un peu la même chose,
25:42mais bon, il reste des grosses de l'IA.
25:45On a des vols implicites.
25:47Alors on est à 14 sur novembre
25:48et plutôt 15 et quelques sur décembre.
25:50Donc beaucoup de méfiance quand même.
25:52mais des marchés qui sont…
25:56Moi, je trouve qu'ils se portent plutôt pas mal.
25:58Ils seraient retournés vers 7 930 sur le CAC 40,
26:01ça ne m'aurait pas surpris.
26:03Parce qu'encore une fois,
26:05on manque de catalyseurs,
26:07de quelque chose de positif,
26:08avec des valorisations qui sont exigeantes
26:11à tous les niveaux sur l'ensemble des marchés.
26:15Bon, ce matin, là, il n'y a pas de gros écarts,
26:18pas de gros volumes, on est à 430 millions.
26:20C'est quand même très faible à cette heure-ci.
26:22Les investisseurs, donc, ne se font plus trop d'idées,
26:27enfin d'espoir sur les baisses des taux aux États-Unis,
26:31puisque la semaine dernière, ils ont été un peu douchés.
26:35Pour aujourd'hui, moi, à 8h, ce matin,
26:37j'ai envoyé mes messages,
26:38donc j'ai acheté vers 8 110,5,
26:40le futur novembre, alors on l'a fait,
26:44c'est quasiment le plus bas,
26:46on a fait 6 au plus bas,
26:48et on a rebondi, je suis à 60, 63,
26:51ce qui est pas mal.
26:53Ça prouve quoi ?
26:54Alors, soit qu'on garde espoir,
26:55soit qu'on enfonce des portes ouvertes.
26:57C'est un peu des deux.
26:58Il n'y a pas de grosse densité autour du prix d'équilibre,
27:03et c'est pour ça qu'on va très facilement
27:06d'un point haut à un point bas,
27:07parce que ça fait des écarts importants quand même,
27:10pour pas grand-chose.
27:12Alors, plus fort volume,
27:13il y a l'automobile qui est plutôt en performance,
27:18tout le secteur avec Renault en tête,
27:20mais sur les volumes,
27:22c'est encore BNP,
27:23qui vraiment reste avec une forte actualité,
27:27toujours assez négative.
27:29Bon, elle ne perd que 1,3,
27:31mais elle est devant LVMH,
27:32devant Total au niveau des volumes traités.
27:36Il n'y a pas de choses remarquables
27:39à souligner sur les volumes exceptionnels
27:43qu'on pourrait observer sur les groupes ABC,
27:46vous voyez,
27:46il y a vraiment des valeurs de seconde zone.
27:51Donc, globalement,
27:52les tendances restent haussières,
27:53ce n'est pas infirmé.
27:55L'état d'esprit va dans l'idée que,
27:59après tout, les États-Unis ont encore du potentiel,
28:03alors que l'Europe en a beaucoup moins.
28:06Quand je vois ça, je me dis,
28:07ah, comme ils se sont trompés dans l'autre sens,
28:09ils pourraient se tromper encore dans l'autre,
28:11donc ça sera peut-être l'inverse.
28:13Alors, ce n'est pas que je vois l'Europe monter,
28:14mais je vois peut-être que les États-Unis
28:17pourraient retracer davantage.
28:19Donc, je trouve que le risque,
28:21paradoxalement,
28:22il est plus sur les États-Unis que sur l'Europe,
28:26à cause des valorisations.
28:28Bien évidemment que les perspectives de l'ISAS
28:31sont extraordinaires,
28:32mais il manque quand même beaucoup d'informations,
28:34notamment sur ce qui était négocié
28:36avec les Chinois la semaine dernière.
28:39Trump nous a dit,
28:40on va avoir des accords extraordinaires,
28:42mais on n'a rien pour l'instant.
28:43En tout cas, on n'a pas de détails,
28:45vous voyez, donc ça manque un peu.
28:46Voilà, donc globalement,
28:47c'est un peu copié-collé des jours précédents.
28:50Tant qu'on est au-dessus des 7500,
28:53il va falloir remonter les niveaux d'alerte,
28:55mais on est quand même, pour l'instant,
28:57à l'abri d'un signal technique
28:58de retournement de tendance.
28:59Merci Jean-Louis Cussac, Perceval,
29:01donc plus 0,25% pour le CAC 40,
29:03mais effectivement, vous avez remarqué,
29:05il sera peut-être à suivre des volumes
29:07toujours importants autour de BNP Paribas,
29:09qui est quand même une passe boursière compliquée
29:11en ce moment, moins 1,43%, 66,10.
29:14Merci Jean-Louis, restez avec nous,
29:16on va faire une petite pause pub,
29:18et puis évidemment, après,
29:20on va parler budget,
29:21on va parler impôts,
29:22on va parler taxes,
29:22Comment prévoir l'imprévisible ?
29:24Les réponses avec Olivier Janoray
29:27du cabinet du Rock Partners.
29:28A tout de suite.
29:32Je ne sais pas si vous vous souvenez
29:36du film Seven,
29:38avec notamment Brad Pitt dedans.
29:42Il y a l'inspecteur qui lui dit,
29:44à un moment,
29:44ils vont interroger un grand criminel,
29:46Kaiser Soze, etc., en disant
29:47écoute, maintenant, prépare-toi
29:50à ce qu'un ovni lui sorte de la tête.
29:51Voilà, il faut tout attendre,
29:54tout anticiper.
29:55C'est un peu la situation de l'investisseur
29:57quand on investit en capital,
29:59quand on épargne,
30:00quand on voit le bazar en ce moment
30:02à l'Assemblée,
30:03et l'espèce de foire aux idées
30:05et aux innovations fiscales.
30:08Olivier Janoray, bonjour.
30:09Bonjour Antoine.
30:10Vous êtes avocat,
30:10vous êtes partner chez Du Rock.
30:13Du côté des clients privés
30:16qui ont un petit patrimoine
30:18et qui essaient d'arbitrer en ce moment,
30:20c'est l'hystérie,
30:22ils vous téléphonent toutes les cinq minutes,
30:24ils essaient de comprendre.
30:25Comment ça se passe ?
30:26Il y a un besoin de comprendre,
30:27c'est certain.
30:28L'hystérie, non,
30:29parce que ça reste des personnes
30:31qui se posent.
30:32Justement, quand on gère son argent,
30:34on essaie de regarder sur le moyen,
30:36le long terme.
30:37Là, ici, on est clairement
30:38dans la foire d'empoigne,
30:40la démagogie fiscale.
30:41On a des parlementaires
30:43qui se mettent derrière l'ordinateur
30:44et qui pondent des idées,
30:46des amendements
30:47qui ne cherchent pas à savoir
30:48s'ils sont applicables.
30:50Parce qu'en réalité,
30:51et d'ailleurs,
30:52je crois que le ministre de l'Économie
30:53le disait ce matin,
30:54la plupart des mesures
30:55sont inapplicables en l'espèce.
30:56Il va falloir les retravailler.
30:58Que Bercy,
30:59que la direction de la législation fiscale,
31:01travaille ardemment
31:02à rendre compatibles ces textes
31:05avec notre droit,
31:06avec notre Constitution,
31:07et même les textes entre eux.
31:08Aujourd'hui, il y a un certain calme,
31:10mais ce qu'il faut voir,
31:11c'est que c'est un peu comme Pierre Leloup,
31:12à force de crier au loup tout le temps,
31:14même si le loup n'arrive pas,
31:16on a une certaine partie de la population
31:18qui va en avoir marre
31:18et qui va finir par partir,
31:20même si le loup ne vient jamais,
31:21juste parce qu'on aura
31:22crié au loup non-stop.
31:24Oui, ça, on le dit,
31:25il y a des signaux faibles
31:27qui commencent à s'observer.
31:28On parle d'Italie,
31:29on parle du Luxembourg,
31:30on parle de tout un tas de choses.
31:32Et là encore,
31:33il faut raison garder
31:34et éviter de sombrer dans l'hystérie,
31:36mais il y a quand même
31:37quelques signaux faibles
31:38qui ne trompent pas
31:39et on en parle suffisamment
31:40dans cette émission.
31:41Je voulais revenir
31:41sur les quelques dernières idées
31:43qui ont germé quand même
31:43dans la tête de notre Parlement.
31:46Moi, je vois ce terme
31:48de fortune improductive.
31:51On parlait avant de rente,
31:53on parlait avant de...
31:54Là, on parle carrément
31:55d'une masse d'argent
31:56qui serait placée
31:57de manière indue
31:58et pas assez taxée.
31:59Alors,
32:01qu'on parle quand même
32:02dans cette fortune improductive
32:03et arrêtez-moi si je me trompe,
32:05on parle quand même
32:05des fonds en euros,
32:06de l'assurance-vie.
32:08Si ce n'est pas
32:09une fortune productive...
32:11Là, on parle en plus
32:12de fortune.
32:13Les fonds euros,
32:14c'est un des supports
32:15les plus communément
32:16employés par l'épargnant,
32:19souvent sur des sommes
32:21relativement modestes,
32:22mais qui font travailler l'économie.
32:24C'est de la dette française,
32:24c'est de la dette d'entreprise,
32:26c'est véritablement ça l'enjeu.
32:29Comment est-ce qu'on peut
32:30en arriver à considérer
32:31que ça,
32:31ce n'est pas productif ?
32:33Il faut reprendre
32:34un petit pas de côté.
32:35En tout temps,
32:35l'immobilier,
32:37ça a été une rente,
32:38ça a été agressé
32:39par le législateur
32:40et par la fiscalité
32:41de l'impôt
32:42sur les portes
32:43et fenêtres
32:43il y a fort longtemps,
32:45aujourd'hui,
32:45avec l'IFI,
32:46l'impôt sur la fortune immobilière.
32:48C'est facile,
32:49c'est localisable,
32:50donc on va le taxer.
32:51Mais c'est plus suffisant.
32:52Donc, il faut trouver
32:53d'autres mécanismes.
32:54Aujourd'hui,
32:55on va aller chercher
32:56d'autres mécanismes,
32:57parce qu'il y a la taxe
32:57sur les holdings patrimoniales,
32:58qui a aussi complètement
32:59été remoulée
33:01vendredi dernier,
33:02où maintenant,
33:03on arrive à un taux
33:03quand même annuel
33:04de 20%
33:05sur certains actifs.
33:07Pareil,
33:07un productif,
33:07c'est les mêmes types
33:08d'actifs,
33:09peu ou prou.
33:09Sur quel type d'actifs,
33:10les 20% ?
33:11Il y aura toujours
33:11le yacht,
33:12le chalet à Méribel,
33:13mais derrière,
33:15il y a l'or,
33:15il y a les investissements
33:16quelque part liquides,
33:19type Sikav et autres,
33:21qui peuvent être
33:21intégrés dans tout ça.
33:23Il faut savoir qu'un taux
33:23à 20% en 5 ans,
33:24c'est nationalisé un bien.
33:26C'est quand même
33:27assez extraordinaire.
33:28Et donc,
33:28il y a eu cependant,
33:29en se disant,
33:29d'accord,
33:29mais ce qui est dans
33:30les holdings,
33:30on l'a traité,
33:31qu'est-ce qui se passe
33:32pour tout ce qui est
33:33au niveau de la personne physique ?
33:34Parce que l'idée
33:35d'une taxe à 20%,
33:35c'est de forcer les gens
33:36en réalité à récupérer
33:38à titre personnel ses biens,
33:39à payer de l'impôt
33:40sur la distribution
33:41à ce moment-là,
33:43et de les retrouver
33:43dans leur poche
33:44directement,
33:45en jouissance directe.
33:47Et bien là,
33:47de nouveau,
33:48on a ce nouveau texte,
33:49cet impôt sur la fortune
33:50improductive qui vient...
33:51En fait,
33:51il faut l'imaginer,
33:53c'est que c'est dans
33:53l'impôt sur la fortune
33:54immobilière,
33:55on rajoute des tranches
33:55de jambon.
33:56C'est ça.
33:57C'est uniquement ça.
33:57C'est-à-dire qu'on a un texte
33:59qui est déjà d'une structure
34:00assez délicate,
34:02on vient rajouter
34:02d'autres morceaux dedans
34:03qui la rendent
34:04complètement brinque-ballante,
34:05et là,
34:06on vient justement
34:07rendre,
34:08quelque part,
34:09mettre de la morale
34:10dans le texte.
34:11Improductif,
34:12c'est un terme,
34:12c'est très connoté.
34:14Impôt sur la fortune
34:18improductive,
34:19on vient dire
34:19ce qui est bon
34:19et ce qui n'est pas bon.
34:20Vous avez le droit
34:21d'investir dans tel actif
34:23mais pas dans tel autre,
34:23sinon on va vous surtaxer.
34:25On vient guider l'investisseur
34:26dans ce qui est bon
34:27et dans ce qui n'est pas
34:27normalement louable.
34:29Et là, ici,
34:30c'est vrai que...
34:30Et d'ailleurs,
34:31à chaque type d'actif,
34:32on va se trouver
34:33des niches fiscales
34:34avec plusieurs chiens
34:35à l'intérieur
34:35qui vont aboyer.
34:36Bon, ben forcément,
34:37quand vous touchez
34:38à l'assurance-vie,
34:39on peut dire que cette niche
34:39est plutôt bien gardée
34:40et venir chercher
34:42la dette de l'État
34:44qu'on peut quand même
34:45considérer comme ayant
34:46une vocation à être portée
34:47par les Français
34:47parce qu'autant rémunérer
34:48des Français
34:49qui prêtent de l'argent
34:49à l'État
34:50que d'aller rémunérer
34:51des États étrangers
34:52qui viennent prêter
34:53de l'argent à la France.
34:54Et non, là,
34:54on vient en plus accentuer
34:55on est sur des taux de rendement
34:57qui ne sont pas très élevés.
34:58On est déjà potentiellement
34:59fiscalisés au moment
35:00où on récupère ces sommes-là.
35:01Il y a des prélèvements sociaux
35:02et on va venir taxer
35:03un complément.
35:04Donc, sauf à avoir
35:04des rendements
35:05qui deviendraient
35:06extraordinairement élevés
35:07et ce n'est quand même
35:08pas le cas
35:08de la dette d'État
35:08aujourd'hui,
35:09on va se retrouver
35:10à perdre de l'argent
35:11donc vous allez conduire
35:11les investisseurs
35:12à refuser l'investissement
35:14dans ce type d'actifs.
35:15Oui, parce que
35:16vous avez dit le mot magique.
35:18Vous avez parlé
35:18d'immobilier tout à l'heure.
35:21Le marché immobilier,
35:23l'État l'a suffisamment
35:24complètement gangréné
35:26de taxes,
35:27d'une forme
35:28de découragement total
35:29de devenir propriétaire
35:30à tel point
35:31qu'on a quand même
35:31la patronne de Next City
35:32qui nous dit
35:33qu'investir dans l'immobilier
35:34c'est tout sauf rentable
35:35en ce moment.
35:36Ça ne devrait pas servir
35:37d'exemple ?
35:38Mais surtout,
35:38il faut imaginer
35:39que sur les dernières années,
35:40chaque année à l'Assemblée nationale,
35:42il y a un rapport
35:42qui nous dit
35:42quelles taxes
35:43a rapporté quoi,
35:44etc.
35:44Les droits d'enregistrement
35:45sur les mutations immobilières,
35:47c'est une des taxes
35:48qui rapportent le plus
35:49dans la fiscalité
35:49du patrimoine.
35:50On est d'accord.
35:51Donc plus vous allez
35:52pousser les gens
35:53à déménager,
35:54plus vous allez rapporter
35:55d'argent
35:55et non,
35:57on préfère aller
35:58contrecarrer tout ça,
35:59rajouter des taxes,
36:00faire en sorte
36:00qu'en réalité,
36:01on va gagner un petit peu
36:02à droite
36:02en ayant perdu
36:03beaucoup plus à gauche.
36:04Donc ça n'a pas de sens
36:05économiquement parlant.
36:06Bon,
36:07donc on le répète,
36:08tout ça,
36:09a priori,
36:11toute cette foire aux idées
36:12qu'on détaille
36:12toute la journée,
36:14il n'y a pas 10%
36:16ou 15%
36:17qui vont être retenus,
36:18ce n'est pas possible autrement.
36:19On ne peut pas mettre
36:20de la morale
36:20dans ces histoires.
36:21Quand on parle
36:22de fortune improductive,
36:23je suis désolé,
36:23je reviens là-dessus,
36:24mais le terme
36:24me tombe vraiment des mains,
36:26on ne va pas aller
36:27très très loin
36:28face à la rigueur
36:30des règles fiscales
36:32qui doivent prévaloir
36:33dans le pays.
36:34Oui,
36:34et puis comme on se l'est
36:35déjà dit ici,
36:36on a une constitution,
36:37il y a le droit
36:38de l'Union européenne,
36:38on ne peut pas faire
36:39ce qu'on veut.
36:40C'est certain que le parlementaire,
36:41lui,
36:42s'arroche de tout
36:42et puis il verra
36:43comment ça se passe derrière,
36:45mais ça donne un débat public
36:46qui n'est pas bon,
36:47ça donne des idées
36:48à des personnes
36:49d'aller accaparer
36:50les richesses des autres.
36:52Vous allez au restaurant
36:53avec des amis,
36:54à la fin,
36:54pour l'addition,
36:55personne ne sort sa feuille d'impôt
36:56ou son état patrimonial.
36:58Si vous le faisiez,
36:58vous n'auriez plus d'amis.
36:59Là,
37:00c'est ce qui va se passer,
37:01à force de vouloir
37:01toujours demander à certains
37:02de contribuer,
37:04certes,
37:05en pourcentage,
37:06alors ça c'est la taxe du Kman,
37:07est-ce qu'en pourcentage
37:07on paye suffisamment,
37:08mais en valeur absolue,
37:09il ne faut pas oublier les deux.
37:10Le débat aujourd'hui,
37:11il a basculé sur le pourcentage
37:14en oubliant les valeurs absolues.
37:16Bon,
37:16donc on garde notre calme,
37:17on attend que tout ça
37:18décante un petit peu
37:19parce que c'est vrai
37:20qu'à force,
37:21on perd un petit peu la tête
37:23et on prend les mauvaises décisions.
37:25Merci beaucoup,
37:25Olivier Janoré,
37:26avocat à la Cour,
37:27associé chez Du Rock Partners
37:29d'avoir été avec nous
37:30pour décrypter cette actualité
37:31qui est quand même
37:32très, très, très,
37:34très, très, très floue.
37:35Tout de suite,
37:36on passe à la finance comportementale,
37:38justement.
37:41Tout pour investir,
37:43le placement à suivre.
37:45On va sortir un petit peu
37:45la tête du sceau
37:46parce que c'est vrai
37:47qu'on est sur des marchés
37:47toujours un petit peu incertains,
37:49même si quand même
37:50très, très bien orientés,
37:51avec Julien Lebenzal d'Itoraux.
37:53Bonjour Julien.
37:55Bonjour Antoine.
37:56Alors,
37:56vous voulez nous parler de...
37:58Non,
37:58ce n'est pas un poudre en piment
38:00du côté de l'Asie,
38:02c'est le cycle de Kitchin,
38:04voilà,
38:04pour analyser
38:05l'environnement économique.
38:07Donc,
38:08qu'est-ce que c'est
38:09et
38:10où est-ce que nous en sommes ?
38:12Le cycle de Kitchin,
38:13ça mesure quoi,
38:14très exactement, Julien ?
38:16Oui,
38:17alors on peut parler,
38:18on parle de temps en temps
38:19dans cette rubrique
38:20de finances comportementales
38:21de cycle.
38:22En fait,
38:23la finance comportementale,
38:24elle est connue
38:24pour les biais comportementaux
38:26des individus,
38:27mais on peut aussi analyser la foule.
38:30C'était justement Gustave Lebon,
38:31il y a plus de 100 ans maintenant,
38:33qui nous disait que la foule
38:34avait un esprit propre
38:36qui n'était pas la somme
38:37des esprits des individus.
38:38Donc,
38:38en fait,
38:39le marché financier,
38:40qui est une forme de foule,
38:41a son propre esprit
38:42et l'activité économique aussi,
38:44sous la forme de l'agrégation
38:46de tout le monde,
38:46mais l'activité économique
38:48à son propre rythme.
38:49Et des chercheurs
38:50ont trouvé,
38:51il y a plus de 130 ans maintenant,
38:53des premiers éléments
38:54qu'on a appelés
38:56des cycles économiques.
38:57Alors,
38:58pardon,
38:58la notion de cycle,
39:00c'est le latin cyclus,
39:01c'est-à-dire le cercle.
39:02On part d'un point
39:02et revient au point de départ.
39:04Bon,
39:04l'économie,
39:04ce n'est pas exactement ça,
39:06puisqu'il y a la notion
39:06quand même de progression
39:07de l'économie,
39:08de dynamique économique.
39:10Mais quand on va
39:10d'un point à un autre,
39:11eh bien,
39:12on peut avoir des phases
39:12d'expansion
39:13et puis des phases
39:14de moindre croissance
39:15ou parfois de récession.
39:17Et l'ensemble,
39:17cet agencement
39:18de l'expansion
39:19et de la récession
39:20d'un moindre croissance,
39:21ça forme le cycle.
39:23Alors,
39:23les grands auteurs des cycles
39:24sont en général
39:25des gens qui viennent
39:26de l'Europe centrale,
39:27de l'Europe de l'Est,
39:28de Russie.
39:29Mais un d'entre eux,
39:30qui a probablement d'ailleurs
39:30une origine,
39:31on ne la connaît pas bien,
39:32familiale en Europe de l'Est,
39:34c'est Joseph Kitchin.
39:36C'est un économiste anglais
39:37qui, en 1923,
39:39a sorti un livre
39:41sur un cycle
39:42qu'il avait observé,
39:43qu'on appelle désormais
39:44le cycle de Kitchin
39:45et qui a été
39:46beaucoup étudié,
39:47notamment par Joseph Schumpeter
39:49dans le cadre de ses travaux
39:50dans les années 40
39:51sur les cycles économiques.
39:52Alors,
39:52le cycle de Kitchin,
39:54c'est l'observation,
39:54en fait,
39:55du stockage des entreprises
39:56au départ.
39:57C'est-à-dire qu'il y a des périodes
39:58pendant lesquelles
39:59les entreprises stockent beaucoup
40:00et d'autres périodes
40:01pendant lesquelles
40:01elles stockent moins.
40:02En général,
40:03quand elles stockent beaucoup,
40:04c'est qu'elles anticipent
40:05que l'économie va aller bien,
40:06elles préfèrent avoir
40:06plus de stocks.
40:08Et quand elles déstockent,
40:09c'est qu'elles estiment
40:09qu'il y a moins de potentiel.
40:12Alors,
40:12ce qui est intéressant
40:12dans le cycle de Kitchin
40:14tel qu'il l'a montré
40:15en 1923,
40:16et à ce moment-là,
40:17il avait 30 années d'historique.
40:19Aujourd'hui,
40:19on a évidemment
40:19100 ans de plus
40:21et ce cycle fonctionne toujours.
40:23C'est que la durée
40:24de ce cycle
40:24était de l'ordre
40:25de 3,5 ans.
40:27Alors,
40:27je dis bien
40:27de l'ordre de 3,5 ans
40:29parce que parfois,
40:29c'est 3 ans,
40:30parfois,
40:30c'est 4 ans.
40:31Ça peut être parfois,
40:32même dans certains cas,
40:34vers 4 ans et demi.
40:35C'est assez rare.
40:36Donc,
40:36c'est une durée moyenne
40:37de 3,5 ans.
40:39Alors,
40:39ce qui nous intéresse aujourd'hui,
40:41c'est qu'est-ce qu'on peut dire
40:42de ce cycle de Kitchin.
40:44D'abord,
40:45la donnée
40:46qu'on utilise
40:47de nos jours
40:48pour mesurer ce cycle,
40:49c'est la donnée américaine.
40:51En général,
40:51on regarde
40:51le niveau du PIB américain
40:53et parfois,
40:54le niveau de la production industrielle.
40:56Pourquoi les États-Unis,
40:58simplement ?
40:58Parce que c'est là
40:59qu'on a un historique très long.
41:01On n'a pas le même en Europe,
41:02spécialement pas de manière agrégée.
41:03On n'a pas beaucoup de données
41:04non plus en Asie.
41:05Donc,
41:06c'est toujours
41:06l'économie américaine
41:08qu'on analyse.
41:09Alors,
41:10le dernier creux
41:10de l'économie américaine,
41:12on l'a tous vu
41:13parce qu'on a eu
41:14un petit peu le même
41:14en Europe,
41:16l'Asie a été légèrement décalée,
41:18c'est,
41:18on va dire,
41:19début 2023.
41:20C'est à la suite
41:21des hausses de taux
41:22qu'il y a eu
41:22du côté des banques centrales
41:24et pour la partie européenne
41:26et ce que ça peut impliquer
41:27dans le contexte international,
41:29le début de la guerre en Ukraine.
41:31On peut revenir
41:32trois ans et demi avant
41:33et on trouvera
41:34le moment de récession
41:35de début 2019.
41:36On se souvient
41:37que les marchés financiers
41:38avaient beaucoup baissé
41:38fin 2018
41:40et en 2019,
41:40on attendait,
41:41on escomptait
41:42une forme de récession
41:42qui, d'ailleurs,
41:43ne s'est pas produite.
41:45On peut revenir encore en arrière,
41:46on va arriver en 2015,
41:47puis avant en 2012,
41:48puis avant en 2009.
41:50Donc,
41:50il y a cette répétition,
41:51en fait,
41:52de ce schéma
41:53d'environ 3,5 ans.
41:55Parfois,
41:55ce sont des mouvements
41:56assez puissants
41:57qui se traduisent
41:59en bourse
41:59de manière assez puissante
42:00et parfois,
42:01ce sont des simples pauses.
42:02C'est difficile,
42:03évidemment,
42:03d'estimer
42:04de quoi on va parler.
42:06Alors,
42:06maintenant que je vous ai dit,
42:07début 2023,
42:08c'était le dernier creux,
42:09la question,
42:10c'est quand est le prochain creux ?
42:12Et bien,
42:12si j'ajoute environ
42:13trois ans et demi
42:13au prochain creux,
42:15je me situe quelque part
42:16en fin de l'année 2026.
42:19Donc,
42:19on y est,
42:19on y est.
42:20Voilà.
42:21C'est-à-dire exactement
42:22que je peux dire aujourd'hui,
42:24c'est ainsi que je suis
42:25depuis très longtemps,
42:27et ce n'est pas la peine
42:27d'en parler tous les jours
42:28parce que ce sont des choses
42:29qui sont très lentes,
42:30mais je peux dire aujourd'hui
42:31que nous sommes dans la zone
42:33dans laquelle l'activité économique
42:35est probablement maximale
42:37par rapport à son potentiel
42:38aux USA
42:38et qu'elle devrait
42:39progressivement
42:40se détériorer.
42:43C'est-à-dire que
42:43les indications économiques,
42:44si nous avons des données
42:45aux États-Unis l'an prochain,
42:46ce qui n'est pas encore acquis,
42:48les données économiques
42:49que nous aurons l'an prochain,
42:50sont très vraisemblablement
42:52sur la base
42:53de cette année cyclique
42:54moins bonnes
42:55que celles qu'on a eues
42:56au cours des 24 derniers mois.
42:57Alors,
42:58Julien,
42:58juste quelque chose.
43:01Les Trumponomics,
43:02on va dire,
43:04c'est une bulle,
43:06mais enfin,
43:06la fantastique dynamique
43:08de l'IA,
43:09tout ça ne modifie pas,
43:11finalement,
43:12les aspects théoriques
43:13de ce cycle particulier ?
43:16Tout ce qui est du domaine
43:20de la conjoncture
43:20va venir à chaque fois
43:21impacter le cycle
43:22dans un sens
43:23ou dans un autre.
43:24Dans la conjoncture,
43:25vous citez l'intelligence artificielle
43:26et les investissements
43:27qui parlent là-dedans.
43:29Il y a aussi,
43:30symétriquement,
43:31des économistes,
43:31je l'ai entendu
43:32à plusieurs reprises,
43:33indiquer qu'aux États-Unis,
43:34si on retranche
43:35les investissements
43:36liés à l'intelligence artificielle,
43:38le reste des investissements
43:39est plutôt en berne,
43:41voire préoccupant.
43:42Donc,
43:42c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
43:43on a quelque chose
43:44qui semble tenir
43:45au niveau des données économiques
43:47autour de l'intelligence artificielle.
43:49Il y a aussi des choses
43:50qui sont dans la conjoncture
43:51mais qu'on a perdu de vue.
43:52C'est la fameuse normalisation
43:54de la politique monétaire,
43:55la hausse de taux.
43:56On disait,
43:57quand elle s'est produite,
43:57« Ah, ça va créer une récession,
43:59ça n'en a pas créé »
44:00pour une bonne raison.
44:01C'est qu'au moment
44:01où les taux montent,
44:02il n'y a pas d'impact immédiat
44:03dans la structure économique.
44:05En revanche,
44:06plus le temps passe,
44:07plus ce niveau élevé de taux
44:09commence à faire son effet.
44:10C'est pour ça, d'ailleurs,
44:11que la Banque Centrale Américaine
44:12constate d'un côté
44:13qu'elle a une inflation
44:14qui ne baisse pas tant que ça,
44:16mais de l'autre,
44:16elle voit bien
44:16les effets de la politique monétaire
44:18qui ont déjà commencé.
44:19C'est pour ça que je reviens aussi
44:20sur la notion d'investissement
44:21qui, or,
44:22intelligence artificielle,
44:23ne sont pas si solides que ça,
44:26voire posent des problèmes.
44:28Donc, la conjoncture,
44:30c'est un ensemble de points
44:31qui vient affecter le cycle.
44:32Mais ce qu'il faut retenir du cycle,
44:34c'est qu'il y a des moments
44:34dans lesquels
44:35il y a une anticipation forte
44:36des entreprises
44:37et là, la dynamique est bonne.
44:39Et d'autres moments
44:40où, en fait,
44:40toutes les anticipations
44:41ne pourront pas être rejointes.
44:43Tous les produits
44:44ne pourront pas être vendus.
44:45Et à ce moment-là,
44:46les entreprises s'ajustent vite.
44:47C'est pour ça, d'ailleurs,
44:48que les profits restent,
44:49en général, assez solides.
44:50Mais les entreprises s'ajustent.
44:52Et comme elles s'ajustent,
44:53eh bien, le cycle économique, lui,
44:54en subit la conséquence
44:55et nous avons un ralentissement économique.
44:58Le cycle de Kitchen.
45:00Fiche technique complète
45:01avec Julien Nebenzal-Ditoro.
45:03Merci d'avoir été avec nous.
45:05Restez avec nous dans TPI
45:06sur BFM Business.
45:07Une petite pause pub.
45:08Et ensuite,
45:09on parle private equity.
45:11Un climat toujours compliqué à suivre.
45:13On sera avec les experts d'Altaroc.
45:16À tout de suite.
45:16Tout pour investir sur BFM Business.
45:23Rendez-vous sur BFM Business.
45:25Marie Coeur de Roi.
45:26Les experts de l'IMO,
45:27c'est tous les jours sur BFM Business.
45:29Une demi-heure pour parler de nos logements,
45:31qu'on soit propriétaire occupant,
45:33accédant investisseur.
45:35Toutes les réponses à vos questions
45:36avec les meilleurs experts sur BFM Business.
45:39Les experts de l'IMO
45:40avec Marie Coeur de Roi.
45:41Du lundi au vendredi à midi
45:42sur BFM Business.
45:43Ce programme est à retrouver à la demande
45:46en podcast sur l'appli BFM Business
45:48et sur les plateformes de streaming.
45:52Tout pour investir l'événement
45:54sur BFM Business.
45:56Et oui, c'est dans, c'est dans, c'est dans,
45:58c'est dans 13 jours.
46:00Je n'ai plus mon calendrier sous les yeux.
46:03Mais enfin, le 20 novembre prochain,
46:04TPI, l'événement au pavillon
46:06d'Armenonville.
46:07On sera tous là
46:08avec les meilleurs experts de la place.
46:10Economistes, CGP,
46:14tous les gens de l'industrie
46:14qui seront là pour parler de conjoncture.
46:17Et on va parler, évidemment,
46:18aujourd'hui, d'un support d'investissement
46:21que vous considérez tous
46:22parmi vos arbitrages,
46:24le private equity.
46:25On est avec Frédéric Stollard,
46:27le directeur général d'Altaroc.
46:28Bonjour.
46:29Bonjour Antoine.
46:30Alors, le climat n'est pas si évident que ça.
46:33C'est vrai qu'on sort d'une période
46:35où il y a eu une sorte de buzz
46:37autour du private equity,
46:39de moments où on a voulu vraiment
46:41populariser la chose
46:42dans nos solutions de placement,
46:44même quand on a un ticket de départ
46:46plutôt modeste.
46:48Mais la conjoncture n'est pas forcément
46:50si évidente.
46:51Beaucoup d'instabilité,
46:52beaucoup de considérations
46:53autour des taux
46:54et du cycle
46:55entre le private equity
46:57et l'économie cotée,
46:58on va dire,
46:58les entreprises publiques,
47:00entre guillemets.
47:01Quel est votre sentiment là-dessus ?
47:04Et surtout,
47:05sur l'activité
47:07de vente de participation
47:09qui reste quand même
47:10un des moteurs
47:11du private equity.
47:12C'est l'huile dans les rouages.
47:14Alors, ce qu'on voit Antoine,
47:16c'est que les sorties
47:16sont plus difficiles.
47:18Elles sont plus difficiles
47:19pour trois raisons.
47:21D'abord, l'incertitude,
47:22je dirais, géopolitique.
47:24Alors, les tarifs de Trump
47:25ont complètement changé la donne.
47:28Avant Liberation Day,
47:29tout le monde se réjouissait
47:30d'un Trump pro-business
47:32et on avait le sentiment
47:33que ça allait être
47:34bonanza time
47:37pour le private equity,
47:38l'heure de gloire
47:38du private equity.
47:40L'incertitude sur la guerre tarifaire
47:41a fait que beaucoup
47:42de deals industriels
47:43se sont retrouvés
47:44très durs à pricer
47:46parce que je ne sais pas
47:47si je peux passer
47:48les hausses tarifaires,
47:49je ne sais pas
47:49si j'aurai des hausses tarifaires
47:50sur mes prix,
47:51sur ma supply chain.
47:52Donc, il y a beaucoup de deals
47:53dans le secteur de l'industrie
47:54qui sont très durs à vendre
47:56parce qu'on a un manque
47:58de visibilité
47:58sur les tarifs
47:59et ma capacité
48:00à les pricer
48:01et ma chaîne d'approvisionnement.
48:02Et ma capacité
48:03à digérer les hausses de prix.
48:05Dans le secteur consumer,
48:07l'ambiance n'est quand même
48:08pas au beau fixe
48:09dans beaucoup de géographies.
48:10Donc, on a beaucoup
48:12de deals consumer
48:12qui sont durs à vendre.
48:14Ils ne sont pas durs à pricer,
48:15ils sont durs à vendre
48:16parce qu'on est en like for like,
48:18pas toujours facile
48:19en termes de positivité.
48:21Il y a certains secteurs
48:22qui restent immunisés.
48:24On a beaucoup parlé
48:24du logiciel, évidemment.
48:25Le secteur du logiciel
48:26qui est très résilient,
48:27qui est très acyclique,
48:29notamment les éditeurs
48:29de logiciels sur le cloud.
48:31Il y a quand même
48:31une difficulté là aussi, Antoine,
48:32c'est que beaucoup de deals
48:33ont été payés
48:34par des fonds très chers
48:35en 2018, 2019, 2020, 2021.
48:38Donc, ils ont un problème.
48:39Comment je vends mon stock
48:40alors que je l'ai payé
48:41plus cher
48:42que les conditions de marché ?
48:43Je rappelle qu'en 2022,
48:44la hausse des taux massifs
48:45a fait que les deals
48:46se sont repricés.
48:47Alors, pas tout de suite,
48:47mais aujourd'hui,
48:48ils ont été repricés.
48:49Donc, même dans le secteur
48:50du logiciel,
48:50qui est un secteur,
48:51je dirais, porteur,
48:53les prix payés élevés
48:55en 2018, 2021
48:56font que ce n'est pas si simple
48:58pour les fonds
48:58de private equity de vente.
48:59Donc, de façon générale,
49:00moins de rotation d'actifs
49:02et c'est quand même ça
49:03qui a été le...
49:04C'est un élément fondamental,
49:06cette liquidité
49:07et monétisation
49:08du private equity.
49:08Donc, aujourd'hui,
49:09à l'instant T
49:10où on se parle,
49:10mais je rappelle
49:10que c'est un métier cyclique.
49:11Tout à fait, oui.
49:12À l'instant où on se parle,
49:13un peu plus compliqué de sortir.
49:15Bon, et quel est l'impact
49:16de manière générale
49:17pour l'industrie
49:19du private equity ?
49:21Alors, l'impact,
49:21c'est que, je rappelle
49:22que l'essentiel du financement
49:23du private equity
49:24est porté par des institutionnels.
49:26On parle beaucoup
49:27des clients privés
49:27qui commencent à investir
49:28dans le private equity,
49:29mais ce sont des gouttes d'eau aujourd'hui.
49:30Donc, le monde,
49:30il est institutionnel
49:31dans le private equity.
49:32Ces institutionnels
49:33ont eu moins de retours de capitaux
49:35pour toutes les raisons
49:36qu'on vient d'énoncer.
49:37Et ils ont plein de fonds
49:39en portefeuille
49:39qui leur disent
49:41je vais lever mon capital,
49:42je vais lever mon prochain fonds,
49:44viens chez moi
49:44et l'institutionnel dit
49:46mais j'ai moins de retours de capitaux.
49:47Donc, il va être
49:48beaucoup plus sélectif
49:49sur les gérants
49:50qu'il va décider de réaccompagner.
49:52Donc, ça veut dire quoi ?
49:53Ça veut dire qu'il y a...
49:55On voit en ce moment
49:56une espèce de fly to quality.
49:57Donc, les institutionnels
50:00se précipitent
50:01chez les gérants d'exception
50:02et à l'inverse
50:03vont délaisser
50:04les gérants historiques
50:05dont la performance
50:05est correcte
50:07sans être remarquable.
50:08Alors, on va chercher
50:08la surperformance.
50:09On va chercher la surperformance
50:11qui a une vraie polarisation
50:12dans le marché
50:12et on voit que les...
50:14Alors, les très bons fonds
50:15de private equity
50:15lèvent
50:16raisonnablement rapidement.
50:18Les fonds moyens
50:19lèvent plus lentement
50:20que prévu
50:21et les fonds moyens moins
50:23n'arrivent presque plus
50:24à lever.
50:24Donc, on a un marché
50:26qui voit des durées
50:29de fundraising
50:29beaucoup plus longues,
50:30beaucoup plus difficiles
50:31avec cette vraie polarisation
50:33et cette vraie
50:35fly to quality
50:36chez les institutionnels.
50:37Donc,
50:38dernière question,
50:40marché difficile,
50:41c'est aussi un marché
50:42d'opportunité
50:43si on est sélectif.
50:43Absolument.
50:44Et est-ce que c'est
50:44le bon moment, là,
50:45en ce moment ?
50:46Alors, ce qu'on constate
50:47historiquement, Antoine,
50:48c'est que deux ans après,
50:49quand on regarde depuis
50:50sur les 20 années passées
50:51le monde du private equity,
50:52deux ans après les grandes crises
50:54sont des moments
50:55où les millésimes
50:56sont les meilleurs.
50:57Donc, on a cette vision
50:58dans le rétroviseur,
50:59je dirais.
51:002022 a été un grand réajustement
51:02sur les prix.
51:0324-25 sont des moments
51:04intéressants pour rentrer.
51:05Je rappelle que le moment
51:06où c'est intéressant
51:07pour rentrer en private equity,
51:09c'est le moment
51:09où les prix sont ajustés
51:10à la baisse.
51:10C'est le cas d'aujourd'hui.
51:11où les conditions macroéconomiques
51:13sont un peu plus difficiles,
51:14où la concurrence
51:15entre les fonds
51:15est un peu moins féroce
51:16parce qu'ils ont le plus
51:16de mal à lever des fonds.
51:18Donc, quand on se projette
51:18sur 10 ans,
51:19c'est un moment intéressant
51:20pour rentrer, Antoine.
51:22En tout cas,
51:22c'est ce que les institutionnels
51:23se disent,
51:24c'est un moment intéressant
51:25pour rentrer.
51:26C'est pour ça qu'ils veulent
51:27continuer à accompagner
51:27les gérants.
51:28Et d'un mot,
51:28l'impact sur les clients privés ?
51:31Il faut être plus diligent.
51:32Parce que comme il y a eu
51:33moins de sessions
51:33sur les 4-5 ans passés,
51:35le track record d'un gérant,
51:37qui historiquement était
51:37le benchmark sur lequel
51:38on s'appuyait pour décider
51:39j'y vais, j'y vais pas,
51:40il est moins frais, Antoine.
51:42Donc, il faut regarder
51:43très en profondeur
51:44dans la qualité
51:44du portefeuille d'un gérant.
51:46Les actifs n'ont encore cédé
51:47pour se demander
51:48s'ils ont la qualité nécessaire
51:50pour revenir sur le marché.
51:51Et si le gérant compte diligente
51:52aura la capacité
51:53de lever des fonds.
51:54Donc, il faut être
51:55beaucoup plus diligent.
51:56Il faut s'appuyer
51:56sur des professionnels
51:57et il faut,
51:59de façon impérative,
52:00un portefeuille
52:01diversifié de fonds.
52:02Plus que jamais,
52:03la diversification
52:04est une façon de se protéger
52:05contre le manque
52:06de visibilité actuelle.
52:07Donc, s'appuyer sur des pros
52:08et diversifier
52:09son portefeuille de fonds.
52:11Merci infiniment,
52:11Frédéric Stollard,
52:12directeur général
52:13d'Alta Rock
52:14pour ce point complet
52:15sur le marché
52:15du private equity.
52:16Marché compliqué,
52:17mais marché d'opportunité.
52:1917 jours,
52:20allez, 17 jours
52:21à attendre avant
52:22TPI,
52:23l'événement
52:24au pavillon
52:25d'Armenonville
52:25où on sera tous réunis
52:27pour une grande journée spéciale.
52:29Tout pour investir,
52:32l'événement
52:33sur BFM Business.
52:35Tout pour investir,
52:36c'est terminé pour aujourd'hui.
52:37On se retrouve demain,
52:38bien sûr,
52:39dans un instant.
52:40Marie-Cœur de Roi
52:40avec les experts de l'IMO,
52:43encore beaucoup d'actualités
52:44décortiquées autour
52:45de la tambouille fiscale
52:47et budgétaire du moment.
52:49Moi, je vous retrouve demain
52:50pour une nouvelle édition
52:51de TPI
52:51et d'ici là,
52:52à 15h30,
52:52aux côtés de Guillaume Sommerer
52:53pour BFM Bourse.
52:54A tout à l'heure,
52:55restez à l'écoute
52:55de BFM Business.
52:56Tout pour investir
53:00sur BFM Business.
Commentaires