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  • il y a 3 mois
Mercredi 15 octobre 2025, retrouvez Matthieu Barrière (Responsable de l'allocation d'actifs, ODDO BHF), Stéphane Dothée (CEO, Odonatech), Bing Yuan (Gérante émergent, actions internationales, Edmond de Rothschild AM) et Alexandre Hezez (Expert en marchés financiers et macroéconomie) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 17h via vos box,
00:17vous nous suivez en live également sur nos réseaux sociaux
00:20et notamment sur le compte LinkedIn de Bsmart4Change
00:23et vous nous retrouvez en rattrapage bien sûr chaque soir en replay sur bsmart.fr
00:27ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:31Au sommaire de cette édition ce soir, le CAC 40 qui fait figure d'anomalie
00:35dans cette séance européenne avec un CAC qui surperforme largement ses pairs européens.
00:41Plus de 2% de hausse pour notre indice parisien qui est tiré par la réaction de marché spectaculaire
00:48autour de la publication d'activités de LVMH.
00:51Le titre s'est envolé de 15% au plus fort de la séance.
00:55Et puis le secteur des télécoms également avec l'idée d'une consolidation du marché français
01:00qui semble en bonne voie puisque SFR est à vendre,
01:05que Orange, Bouygues et Eliade ont fait une offre conjointe non engageante de 17 milliards
01:10qui a pour l'instant été refusée.
01:12Mais c'est intéressant de noter que les cours de bourse,
01:14l'envolée des cours de bourse de Bouygues ou d'Orange sur le marché français,
01:18tiennent malgré le refus pour l'instant d'Altice France concernant la cession de l'opérateur SFR.
01:27Tout ça nous met donc un CAC un peu à part dans une tendance européenne qui est beaucoup moins puissante.
01:33Le DAX par exemple en Allemagne ne progresse pas ou quasiment pas aujourd'hui au cours de cette séance.
01:38Les indices américains eux sont bien orientés avec toujours ce phénomène de publication de résultats bancaires.
01:44En l'occurrence c'est Morgan Stanley ou Bank of America qui voit là aussi des réactions de marché très positives suite à leur publication.
01:53Et puis le discours de Jérôme Powell et la stratégie de la réserve fédérale américaine
01:58qui va sans doute poursuivre ses baisses de taux en tout cas à l'occasion de son prochain meeting fin octobre.
02:03Et Jérôme Powell hier soir à l'occasion d'un colloque économique qui préannonçait également la fin prochaine
02:10de la réduction du bilan de la réserve fédérale américaine, le fameux QT qui avait déjà été ralenti au cours des derniers mois
02:16et qui pourrait prendre fin donc prochainement selon Jérôme Powell.
02:21Tout ça soutient donc la prise de risque, vous l'aurez compris, sur les marchés globaux.
02:25Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché dans un instant.
02:28Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, le quart d'heure thématique, nous reviendrons sur l'enjeu industriel
02:33de la digitalisation des processus de distribution de l'épargne en France avec la couche d'intelligence artificielle bien sûr
02:42qui va se diffuser à travers ces métiers de la gestion de patrimoine, de la distribution, de la gestion d'actifs.
02:49Et c'est le cofondateur d'Odonatech, Stéphane Dotté, qui était avec nous hier,
02:53que vous pourrez retrouver également dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir.
02:58Tendance mon ami, chaque soir nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:11Bonsoir Pauline.
03:12Bonsoir.
03:12Et la France est à la une aujourd'hui pour de bonnes raisons puisque la publication de LVMH,
03:18l'activité trimestrielle du groupe LVMH, leader mondial du luxe, est particulièrement bien reçue par les investisseurs.
03:24Oui, le groupe de luxe bondit de 15% à Paris et tire le CAC 40 qui gagne plus de 2,5% au cours de la séance, autour de 8100 points.
03:33LVMH fait état d'un retour à la croissance avec un chiffre d'affaires à plus de 18 milliards d'euros au troisième trimestre,
03:40en hausse de 1% sur un an. Dans son sillage, Dior bondit de 14%, Kering et Hermès grimpent de 7%.
03:47En plus de la publication de LVMH et du secteur du luxe, il y a également l'idée que le gouvernement de Sébastien Lecornu version 2 ne sera pas censuré, en tout cas dès demain.
03:59Oui, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a proposé la suspension de la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle de 2027.
04:08En faisant cela, il obtient l'appui du PS à l'Assemblée nationale. Peu de risque donc d'une censure demain ni d'une dissolution à suivre.
04:15Bon, donc une non-augmentation du risque politique en France à ce stade.
04:19Et puis, je le disais, une consolidation dans le secteur des télécoms qui est désormais possible.
04:23Le secteur des télécoms, pour les groupes cotés en tout cas, qui participent largement à la surperformance du CAC aujourd'hui.
04:29Oui, Bouygues gagne 8% et Orange 4% avec Iliade, donc Free en plus.
04:34Les trois télécoms ont surpris le marché en déposant une offre conjointe non engageante
04:39pour acheter la majorité des activités télécoms d'Altice France, donc SFR, pour 17 milliards d'euros.
04:46Altice France a refusé l'offre pour l'instant.
04:48Je le disais, le CAC 40 fait figure d'exception aujourd'hui en Europe.
04:52Qu'en est-il des autres indices européens, justement ?
04:54Les indices européens évoluent avec une dynamique beaucoup plus mesurée que le CAC aujourd'hui.
04:59L'Eurostox 50 progressant ainsi de 0,5%.
05:03En Asie, ce matin, on note un rebond du Nikkei et du Hang Seng.
05:06Les deux indices gagnent près de 2%.
05:09Aux Etats-Unis, les marchés sont en hausse, soutenus par la fin prochaine de la réduction du bilan de la Fed
05:14annoncée par Jérôme Powell hier soir, ainsi que par les résultats d'entreprise.
05:18Oui, les résultats d'entreprise aux Etats-Unis avec la suite des publications des grandes institutions financières.
05:23Oui, commençons avec Morgan Stanley.
05:25Le bénéfice bondit pour s'établir à plus de 4,5 milliards de dollars au troisième trimestre en nette progression
05:32et à comparer aux 3 milliards de l'année dernière.
05:35C'est grâce à la reprise de la Banque d'Investissement.
05:37Publication saluée, le titre bondit de 6%.
05:40Bank of America voit son titre en belle hausse également de 4% dans les premiers échanges à Wall Street.
05:45Oui, la deuxième banque américaine fait état d'un bénéfice en hausse et au-delà des attentes au troisième trimestre.
05:51Bank of America relève également sa prévision de revenus nets d'intérêt pour le quatrième trimestre,
05:57désormais attendu en hausse de 8% par rapport à l'année dernière.
06:00Et puis retour en Europe avec ASML qui a retrouvé sa place de première capitalisation boursière en Europe,
06:05qui voit son titre s'apprécier également après l'application du groupe.
06:09Oui, ASML fait état de vente et de commande solide pour le troisième trimestre.
06:13Le bénéfice net de 2 milliards d'euros est stable en glissement annuel.
06:17Le groupe s'attend tout de même à un repli significatif de ses ventes en Chine en 2026.
06:22Mais la publication rassure les investisseurs.
06:24Le titre est en hausse de 4% à Amsterdam.
06:26Que dire des équilibres observés sur les marchés obligataires, Pauline ?
06:29Le rendement à 10 ans américain évolue autour de 4%.
06:32Le rendement français de même échéance se détend autour de 3,35%.
06:37Sur le marché des changes, l'euro se raffermit, ramenant l'euro-dollar au-dessus de 1,16.
06:42A noter, nouveau record pour l'or qui franchit les 4 200 dollars.
06:46Demain, la microéconomie restera à l'honneur, Pauline ?
06:49Oui, ce soir, les investisseurs arbitreront les résultats de United Airlines publiés après la clôture des marchés.
06:55Demain, les résultats de TSMC seront à la une.
06:58En France, on attend ceux de Essilor, Luxottica, Danone et Pernorica au sein du CAC 40.
07:03Côté Macron, on regardera la balance commerciale de la zone euro pour le mois d'août.
07:07Tendance, mon ami, chaque soir, en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel vous apporte les infos-clés du jour sur les marchés.
07:23Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:27Bing Yuan est avec nous, gérante action internationale et émergente chez Edmond Rothschild, Asset Management.
07:32Bonsoir Bing, bienvenue.
07:33Bonsoir.
07:34Merci d'être là. Bienvenue également à Mathieu Barrière. Bonsoir Mathieu.
07:37Merci.
07:37Vous êtes le responsable de l'allocation d'actifs d'Odo BHF et Alexandre Ezez qui complète ce trio,
07:43experts indépendants des marchés financiers et experts de la macroéconomie également.
07:47Bonsoir Alexandre.
07:48Bonsoir.
07:49Merci d'être avec nous Alexandre.
07:50Je voulais un mot de commentaire quand même sur LVMH.
07:54Alors la publication, toujours intéressant de s'intéresser à ces grands groupes globaux internationalisés dans le secteur de la consommation discrétionnaire, du luxe, bien sûr.
08:05Et ce qu'ils nous apprennent, moi ce que je trouve très intéressant au-delà de ça, c'est la réaction de marché.
08:10LVMH n'est pas une petite small cap, elle est suivie par tous les analystes du monde, toutes les sociétés de gestion du monde connaissent LVMH par cœur.
08:19Tous les chiffres sont publics quasiment en temps réel ou en tout cas chaque trimestre.
08:24Pourtant, il y a une réaction de marché très violente avec un cours de bourse qui bondit de quasiment 15%.
08:29Il y a une réaction extrêmement violente parce que finalement les résultats ont quand même bien surpris.
08:33Et quand on regarde dans les détails, dans la plupart des divisions, la maroquinerie, les vins spiritueux, et avec des zones géographiques, notamment en Asie, qui vont plutôt bien.
08:44En tout cas, au niveau macroéconomique, c'est plutôt une bonne nouvelle.
08:48Et puis c'est un groupe qui finalement a souffert depuis pratiquement deux ans, deux ans et demi.
08:53Ça a été la star, puis effectivement, dans les portefeuilles, ça a été largement surpondéré.
08:57Et ce qui est intéressant, c'est la séquence.
09:00C'est-à-dire qu'il y a eu déjà un fort rattrapage de ces valeurs-là, mais qui avait vraiment beaucoup baissé en début d'année.
09:06Et puis à partir de la semaine dernière, on a eu beaucoup de brokers, de banques qui ont rehaussé tout le luxe en général,
09:12Kering, notamment LVMH, Richemont, etc.
09:15Et LVMH, effectivement, c'est vraiment la boussole qui vient d'une certaine manière valider ce que disaient les banques d'investissement.
09:26Il y a encore une semaine.
09:28Donc c'est plutôt, en tout cas, un call qui est très rassurant et qui permet de voir comment ces sociétés-là s'adaptent.
09:36Et alors, je ne veux pas non plus être...
09:38Mais quand on voit ce qui se passe, notamment aux États-Unis avec Walmart, alors ce n'est pas du tout la même chose,
09:43mais on voit que les sociétés B2C peuvent profiter, et ce sera certainement les prochains acteurs qui vont profiter de l'intelligence artificielle,
09:50pour effectivement développer leur stratégie de croissance.
09:55Ce n'est pas les sociétés B2B, c'est les sociétés B2C.
09:57Et le luxe, ces valeurs-là en font effectivement largement partie.
10:01En plus, il y a des nouveaux designers un peu partout.
10:03Enfin, il y a un renouveau qui est en train de se faire.
10:04Donc la digitalisation pour ces groupes-là, je pense aussi à L'Oréal, est stratégique et, j'allais dire, stratégiquement centrale dans leur développement.
10:13Exactement, dans le B2C.
10:14C'est là où l'intelligence artificielle prend tout son poids, en tout cas, dans la distribution.
10:18Et c'est un bon moment, là, pour remettre du luxe dans des portefeuilles.
10:21Comme vous dites, ça fait deux ans que ça ne paye plus.
10:23Ça a été très longtemps les stars de la cote, au point qu'on ne se posait même plus la question de les vendre.
10:28Moi, j'ai entendu des directeurs de gestion me dire « j'interdis à mes équipes de vendre LVMH ».
10:32C'était il y a une paire d'années en arrière, j'entends.
10:35C'était peut-être d'ailleurs un signal contrariant.
10:38Mais est-ce que là, on a un vrai chemin potentiel de re-rating pour ces valeurs-là et pour ce secteur ?
10:44En tout cas, pour des valeurs de croissance qui ont réussi à s'adapter quand même,
10:47les valorisations restent encore raisonnables face à d'autres secteurs comme la tech où les valorisations sont stratosphériques.
10:54Donc, il y a des arbitrages qui peuvent progressivement se faire pour se remettre, en tout cas, à l'achat sur ces thèmes-là.
11:01Sans être spécifique sur LVMH, Mathieu, mais qu'est-ce que ça nous envoie comme signal ?
11:06Et est-ce que c'est le signe que le marché ou que les investisseurs sont prêts à retrouver de l'appétit pour d'autres secteurs ?
11:14En Europe, on a beaucoup été tirés depuis des années maintenant par les financières, les industriels.
11:19Le thème des infrastructures a bien performé également cette année.
11:22Est-ce qu'il y a la place pour voir revenir des thèmes comme celui du luxe ou de la consommation discrétionnaire, en l'occurrence, dans nos marchés ?
11:28Effectivement, les investisseurs, et vous l'avez déjà évoqué, encore plus ces dernières années sont assez surpondérées.
11:35Des valeurs dites de momentum, finalement, dès qu'un titre commence à être sur des bons rails,
11:39il y a des stratégies qualitatives et quantitatives qui tendent à les surpondérer.
11:43Ensuite, ça crée un peu un déséquilibre.
11:46Vous avez parlé du poids des financières, de la tech, des choses, on va dire, ultra-cycliques,
11:52même si ce ne sont pas forcément les mêmes cycles sous-jacents.
11:54Je pense que beaucoup de maisons de gestion essayent un peu de diversifier leur portefeuille face aux risques macroéconomiques.
11:59Et quand on voit un secteur du luxe, qui historiquement se payait cher,
12:03qui est maintenant sur des valorisations à peu près en ligne avec l'historique,
12:05tandis que l'ensemble de la cote, lui, approche ou dépasse 16 fois les résultats en termes de multiples de valorisation,
12:12oui, ça crée une espèce de coussin à même de relever les valorisations qui, relativement, restent du marché,
12:20pour des valeurs plutôt de qualité en termes de bilan,
12:23où on peut espérer un retour de croissance des ventes, une renormalisation des marges,
12:29ça crée du potentiel et de la pression acheteuse.
12:32Dans l'anticipation des bénéfices, on est au début de la saison de publication, évidemment,
12:37donc on est un peu court en termes de données,
12:39mais est-ce qu'il y a l'idée que des secteurs qui ont peut-être été délaissés ces derniers temps
12:44pourraient afficher des performances et une dynamique des bénéficiaires plus positive
12:49qui serait de nature, justement, à entretenir peut-être cette diversification ou cette rotation, Mathieu ?
12:55Alors, vous l'avez évoqué en tout début d'émission,
12:59et effectivement, on est court en termes de données,
13:01mais on a déjà eu des premières publications, notamment sur OUSVS et sur les bancaires.
13:06Des publications qui sont quand même d'excellentes factures.
13:12Les bancaires aux États-Unis ont légèrement surperformé le marché américain,
13:16mais n'ont pas du tout eu récemment une trajectoire comparable à celle des financières européennes.
13:20Les financières européennes, il y avait énormément d'arguments pour les acheter,
13:25notamment des valorisations qui créaient un certain confort.
13:28Cet argument, il est toujours présent, mais il a un peu disparu.
13:32Et je pense qu'il peut y avoir un mouvement de développement,
13:34d'élargissement, justement, et de diversification de risques au sein des financières
13:39vers ces valeurs américaines.
13:41Oui, je comprends.
13:42On va regarder peut-être le secteur américain après les performances stellaires
13:46du secteur bancaire en Europe depuis le Covid maintenant.
13:50Je rappelle, c'est un secteur qui surperforme et qui fait mieux que le Nasdaq
13:53depuis le Covid en Europe.
13:56Si je reviens à LVMH, Bing, qu'est-ce que LVMH nous dit,
14:01notamment de la consommation dans des marchés émergents ?
14:04Et je pense bien sûr au premier d'entre eux, le marché chinois.
14:08Et au-delà de LVMH, quels sont les signaux en provenance du marché chinois,
14:14de la macroéconomie chinoise, notamment sur le plan du consommateur ?
14:18Oui, effectivement, comme vous avez dit au début,
14:21en fait, le marché chinois reste un marché très important pour tout l'ensemble
14:26du secteur luxe en Europe.
14:29Alors que pendant les trois ans passés, en Chine, on sait que c'est quand même
14:34très compliqué après le Covid, le sentiment des consommateurs reste très très faible
14:40et puis on a cet effet de richesse qui est vraiment impacté par le marché immobilier.
14:44Et aujourd'hui, d'après le management de LVMH en Chine, c'est mieux qu'attendu
14:51parce qu'on a quand même traversé l'année dernière très très difficile
14:55et puis on commence à voir qu'en mois d'août, les chiffres, ça commence à se stabiliser.
15:01Je ne dirais pas encore améliorer complètement parce que ça reste un défi assez important,
15:08la déflation en Chine.
15:09Et puis, on n'a toujours pas résolu ce problème de marché immobilier.
15:13Et donc, je dirais plutôt stabiliser.
15:16Et c'est ce que moi, j'ai vécu aussi en Chine pendant le mois passé.
15:20Et je vois très bien que, c'est vrai, il y a toujours la déflation,
15:24mais les gens, ils commencent à s'habituer à cette situation-là.
15:27Comment vous expliquez que les actions chinoises, notamment,
15:34affichent de telles performances depuis le début de l'année
15:36quand, du point de vue macro, vous le dites vous-même,
15:39on n'est pas encore dans l'idée d'une amélioration,
15:42d'une simple stabilisation à des niveaux assez bas
15:45pour le rythme de croissance ou les rythmes de croissance
15:47qu'on a pu voir en Chine auparavant.
15:50Comment vous expliquez que le marché chinois, lui, ait pu redécoller comme ça ?
15:54En fait, la bonne performance du marché chinois n'est pas simplement de cette année.
15:59En fait, si on regarde, c'est vraiment à partir de septembre l'année dernière.
16:04Et qu'est-ce qui s'est passé ?
16:05C'est vraiment que le gouvernement local a pivoté complètement
16:08leur mentalité idéologique vers plus de pro-business, pragmatisme.
16:16Et c'est vraiment ça que nous, on base notre investissement sur la Chine.
16:21Et pourquoi le secteur privé est super important pour la Chine ?
16:27Il faut savoir que 50% de PIP se contribue par les secteurs privés
16:32et 70% d'innovation et 80% de création d'emplois.
16:36Le fait que le gouvernement chinois commence à soutenir le secteur privé,
16:41commence à soutenir l'innovation,
16:43ça crée vraiment tous ces engouements des investisseurs qui reviennent en Chine.
16:48Et puis, on a toujours l'effet de deep-seek, bien sûr, au début de cette année.
16:54Et avec tout ça, on a eu une super performance depuis le début de l'année.
17:00Ça permet d'oublier ce qui, pour des investisseurs globaux, anglo-saxons notamment,
17:06avait rendu la Chine ininvestissable à la sortie du Covid-Bing.
17:11Notamment le fait que le pouvoir pouvait décider de rayer un secteur d'activité privé d'un trait de plume comme ça.
17:19Alors, c'était l'éducation, l'aide tech, les jeux vidéo, etc.
17:22On a vu disparaître ces secteurs, boursièrement parlant, j'entends.
17:26Ça, ça a changé.
17:27Complètement. Parce que, pourquoi on a une très basse valorisation sur le marché chinois ?
17:35On a à peu près 8 fois PO le plus bas, alors qu'on est à 20 fois plus sur le marché aux Etats-Unis.
17:42Justement, les investisseurs, ils donnent une décote là-dessus.
17:47Alors que, comme je disais tout à l'heure, c'est complètement changé depuis l'année dernière.
17:52Et maintenant, la perception de la Chine a complètement changé aussi.
17:56Avant, on pensait que c'était une économie basée sur le manufacturing.
18:01Et aujourd'hui, on veut donner la valorisation à la partie innovation.
18:05Donc, je dirais, le re-rating là-dessus, c'est un peu plus durable.
18:11Bon, ils produisent toujours beaucoup.
18:13C'est une économie qui continue de produire beaucoup.
18:15Mais il y a un vrai shift, vous dites, dans la stratégie du gouvernement
18:19pour pousser toujours un peu plus, en tout cas, l'innovation.
18:23Est-ce que ça rend la Chine à nouveau investissable ?
18:25Alors, la variation des prix fait vite changer les sentiments aussi.
18:29Quand on a des telles performances sur un marché, évidemment.
18:31Tout le monde a envie d'en profiter, j'imagine, Mathieu.
18:34Mais est-ce que, fondamentalement, il y a quelque chose de solide
18:37qui est en train de se construire là sur ces actions émergentes, et notamment chinoises ?
18:41Alors, en pratique, c'est un marché qui a toujours été investissable,
18:44mais effectivement, qui était devenu assez impopulaire, notamment vu des Etats-Unis.
18:49On a l'impression que la majeure partie de cette impopularité, elle s'est résorbée.
18:54Quand on regarde des signaux faibles, le marché chinois, il est un peu scindé en deux
18:58en termes de cotation, il y a Hong Kong et il y a Shanghai.
19:01En termes de kilométrage, on n'est pas très loin de l'autre.
19:04Mais des fois, on a d'ailleurs des entreprises qui sont cotées sur les deux marchés,
19:08qui théoriquement devraient être à peu près au même prix.
19:09En pratique, ce n'est pas du tout le cas.
19:10Et on s'aperçoit qu'on a eu quand même une belle remontée,
19:16notamment sur la première partie de l'année, de l'ensemble de la place hongkongaise.
19:20Donc, en fait, des flux internationaux qui sont revenus
19:22et qui finalement ont écouté ce discours des autorités centrales chinoises,
19:26qui ont commencé, si on s'inscrit sur un cycle un peu plus long,
19:28par faire du stimulus monétaire massif il y a 5-6 ans.
19:31Et ensuite, des signaux de marché, de nombreux signaux faibles.
19:35C'est vrai qu'ils ont arrêté de massacrer, de sortir des secteurs de la cote.
19:39Au contraire, on a vu, dans une logique assez offre-demande,
19:43par exemple, des suppressions d'introductions en bourse.
19:45Avec la logique, s'il y a moins de titres, ce qui est rare est cher.
19:48Donc, s'il y en a moins, ça fait monter la cote.
19:50Maintenant, on a l'impression que les autorités considèrent
19:54qu'on est revenu sur des valorisations qui sont sur des niveaux, on va dire, acceptables.
19:59Il faut effectivement que ce soit les fondamentaux qui prennent le relais.
20:03La poursuite de la croissance du marché chinois,
20:05ce ne sera pas globalement juste de la remontée de multiples qui étaient des fois absurdes.
20:11Alors, on l'a vu il y a 3 ans, par exemple, juste sur les pétrolières chinoises.
20:14Des fois, c'est absolument absurde.
20:15Mais qui d'Occident voulait acheter une pétrolière chinoise détenue majoritairement par l'État ?
20:20Finalement, on a vu un re-rating là-dessus.
20:21Ça reste peu cher.
20:23Mais pour qu'il y ait une continuation, il faut qu'il y ait une amélioration des résultats.
20:26Et ça semble poindre son nez.
20:29Les signaux macro, alors on verra entreprise par entreprise,
20:32mais les signaux macro vont dans le sens d'un début de stabilisation, voire d'amélioration.
20:38C'est votre sentiment aussi, Mathieu ?
20:40Certains, puis aussi on rentre dans une nouvelle phase.
20:43Après, ces stimulus monétaires, et puis je dirais un peu ces stimulus boursiers,
20:48on a quand même de plus en plus de discours, de stimulus économiques et de la consommation.
20:53Alors, la lecture du discours chinois est toujours compliquée.
20:58M. Bessen s'en plaignait en disant d'ailleurs que dans ces négociations,
21:01il a d'un côté le ministre de l'économie et de l'autre côté le ministre du commerce
21:05et qu'ils ne sont pas forcément alignés, ou peut-être, mais ils font semblant de ne pas l'être.
21:08Mais globalement, on a l'impression d'une amélioration.
21:11Et quand on parle de la difficulté de l'économie chinoise,
21:14rappelons qu'on reste sur des rythmes de croissance officielle 4 à 5 %
21:17et une problématique de déflation.
21:19On aurait été très heureux il y a trois ans d'avoir une inflation à zéro et de la croissance à 4 % ici.
21:24Oui, on a vu encore l'indice des prix en Chine ce matin, effectivement,
21:27qui reste négatif sur un an.
21:28Sur cette situation chinoise, la remontée des actions chinoises,
21:32est-ce que c'est avant tout une question de positionnement, de valorisation qui était devenue absurde ?
21:36Et est-ce que ça peut être...
21:38L'idée d'un cycle, je veux dire, après,
21:40on parlera de la tech américaine tout à l'heure,
21:43mais après le krach de 2000 et de la bulle TMT,
21:46il y a eu des années de performances spectaculaires pour les actions chinoises.
21:50La Chine venait de rentrer dans l'OMC.
21:52C'était aussi un événement majeur de ce point de vue-là.
21:55Oui, exactement.
21:562001, ça a été vraiment un élément fondateur d'un cycle assez important.
22:00Je pense que sur la Chine, vraiment, l'élément le plus important,
22:04c'est septembre l'année dernière, un vrai changement.
22:06Je sais qu'on avait écrit pas mal de papiers là-dessus
22:09et c'était quand même un fort pari qu'on avait concerné.
22:12Ah bah, à l'époque, en septembre 2014, je vous confie.
22:14En interne, c'était assez dur.
22:15Je veux bien le croire.
22:16Même en interne, c'était assez dur.
22:18Je veux bien le croire.
22:19Effectivement, parce qu'on voyait des outflows,
22:21des flux qui sortaient continuellement,
22:23mais en tout cas, quand on regardait dans le rétroviseur,
22:25c'était pas bon, mais il fallait effectivement aller un peu plus loin.
22:28Je pense qu'il y a aussi le positionnement de la Chine dans le monde,
22:30à la fois économique mais politique,
22:32qui a complètement changé et économique.
22:34Sur l'économie, ils ont bien compris quelque chose,
22:36c'est qu'un peu à la méthode américaine,
22:38ce qu'on a fait, c'est que pour redonner la confiance,
22:40il fallait reflatter les actifs.
22:41L'immobilier, c'était pas possible.
22:43C'est passé par la bourse.
22:44Et c'est passé par la bourse.
22:46Ça redonne de la confiance et un effet richesse qui est assez important.
22:49C'est exactement ce qui s'est passé dans nos pays
22:50après la crise de 2009.
22:53Il fallait reflatter les actifs.
22:54Et là, c'est en train d'être fait.
22:55C'est pour ça que, même si on peut s'inquiéter à un moment,
22:57les autorités s'inquiètent de la hausse de la bourse,
22:59là, on est dans une situation où c'est bien.
23:03C'est plutôt vertueux.
23:04C'est plutôt vertueux.
23:05Il ne faut pas négliger cet aspect-là,
23:06de l'effet richesse qui redonne de la confiance.
23:09Et donc, c'était vraiment une volonté d'ouvrir.
23:11Surtout après la destruction de richesse dans l'immobilier.
23:14Exactement.
23:14Donc, c'était de tout faire pour attirer des flux,
23:16d'abord locaux, puis internationaux,
23:19on l'a vu sur Hong Kong.
23:21Et puis, il y a quand même quelque chose.
23:22C'est que, rappelons-nous, en 2018,
23:24la première guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis,
23:27la Chine était vraiment courbée les Chines,
23:29alors que là, on le voit bien dans les discussions,
23:33la Chine est légale des États-Unis.
23:35Non, mais c'est un énorme changement.
23:37C'est-à-dire qu'ils parlent au même niveau.
23:40Et on voit bien que les États-Unis tentent des choses.
23:42Besant a beau parler.
23:43En fait, ils ont peur de la Chine
23:44parce que la Chine s'est complètement transformée.
23:47Elles sont leaders dans 80 ou 90 % des technologies de rupture.
23:52L'exemple de l'hélium, par exemple,
23:53ils étaient dépendants à 95 %,
23:55ils ne sont plus que dépendants à 5 %.
23:56Enfin bon, il y a une stratégie quand même
23:58beaucoup plus long terme.
23:59Et depuis plusieurs années,
24:01ils ont profité de cette période de crise,
24:02effectivement, pour repenser leur modèle.
24:05Et donc, ça change absolument tout.
24:07Et la Chine a un pouvoir
24:07qu'elle n'avait pas avant,
24:09même vis-à-vis des États-Unis.
24:10Et donc, vous ajoutez à cela...
24:13Le pouvoir, elle se sent supérieure.
24:14C'est ce que raconte le Wall Street Journal ce matin.
24:16Il nous dit que dans l'entourage de Xi Jinping,
24:19le président chinois pense que Donald Trump,
24:22comme d'habitude, va se dégonfler,
24:24que le stock market,
24:25une baisse trop forte du marché action américain,
24:28le fera reculer vis-à-vis de la Chine
24:30et des menaces qu'il peut brandir aujourd'hui.
24:32Ça semble être ancré, en tout cas,
24:33dans l'état d'esprit du pouvoir chinois aujourd'hui.
24:36Dans l'esprit de Trump, il a à peu près 12 mois
24:37il y a les élections mi-mandat, etc.
24:39Dans l'esprit, en tout cas, des autorités chinoises,
24:42on est sur...
24:43Plus lointain.
24:44Donc, en fait, on voit que la discussion,
24:46il y a des pics, il y a des...
24:47Mais, en fait, la Chine détient le pouvoir
24:49des métaux rares,
24:50détient énormément de pouvoir à terme.
24:53Et, en fait, d'une certaine manière,
24:54ils ont le pouvoir.
24:55Donc, il va falloir négocier.
24:57Et la Chine, encore une fois,
24:59est, à mon avis, dans un top 3
25:00sur les indices boursiers.
25:03Quel comportement on peut imaginer
25:05de la part de la tech chinoise
25:06et des grandes firmes technologiques chinoises
25:09aujourd'hui, Bing,
25:11par rapport à la dynamique de la tech américaine ?
25:14Parce que j'imagine que pour certains investisseurs,
25:17aller acheter de la tech chinoise
25:19au moment où la tech américaine
25:20se paye très, très cher,
25:22ça peut être aussi une alternative,
25:24voire un hedge ou une couverture
25:26ou un arbitrage.
25:27Il y a une corrélation très forte
25:29entre ces deux marchés,
25:31entre les deux parties tech chinoises
25:33et américaines.
25:34S'il y a un problème sur la tech américaine,
25:36est-ce qu'on le voit sur la tech chinoise
25:37ou est-ce qu'il y a un peu de décorrélation
25:39quand même entre ces deux univers ?
25:41Je pense que si on regarde le cours de bourse
25:43depuis 3-4 mois,
25:45peut-être tout va lié avec l'IA,
25:47ça c'est une corrélation.
25:48Mais si on regarde un thème de fondamentaux,
25:51ce n'est pas totalement lié.
25:53Parce que la mentalité des sociétés chinoises
25:56est complètement différente
25:57par rapport aux Etats-Unis
25:59sur le sujet d'intelligence artificielle.
26:03Parce qu'aux Etats-Unis,
26:04tout le monde veut gagner la course.
26:05Donc ils investissent
26:07avec des chiffres vraiment absurdes.
26:09Alors qu'en Chine,
26:11on a des mentalités complètement différentes.
26:13Je viens d'écouter une interview
26:15de Joe Tsai,
26:16en fait c'est le patron d'Alibaba.
26:18Ils disent qu'il n'y a pas un gagnant
26:21qui peut gagner tout le parc de marché là-dessus
26:23parce que ça s'évolue tellement vite.
26:25Et l'importance, c'est vraiment de l'adoptation.
26:28Or que si en Chine,
26:29si on regarde les sociétés maintenant,
26:3150% ont déjà utilisé AI dans leur travail.
26:35Et donc c'est pareil pour toutes ces sociétés chinoises,
26:39eux aussi,
26:41la première chose qu'ils réfléchissent,
26:43c'est vraiment comment je peux monétiser.
26:45Alors qu'on a rencontré des sociétés...
26:48Alors que Sam Altman, chez OpenIA,
26:50il nous dit que ce n'est pas son top 10.
26:52Que pour l'instant, ça ne le concerne pas.
26:54Rentabiliser ses investissements.
26:56Voilà, vous voyez,
26:57la mentalité est complètement différente.
26:59Alors que nous, on contrôle vraiment le coût.
27:01Et puis, on vient de parler avec une société
27:04qui fait de LLM en Chine,
27:06un des plus grands.
27:07Ils disent pour eux,
27:08le coût d'inférence,
27:10c'est à peu près 3% des coûts
27:14pour les sociétés américaines.
27:18Et côté training,
27:20c'est que 10 à 20%.
27:21Ceci explique aussi que Alibaba,
27:25ils viennent d'annoncer leur investissement.
27:27Ils ont augmenté leur investissement côté IA.
27:30Ils disent qu'on va investir à 53 milliards de dollars.
27:33Alors que le chiffre,
27:34c'est vraiment fois 20 pour OpenAI.
27:37Donc c'est pour vous dire que...
27:38Deux stratégies très différentes.
27:40Deux stratégies très différentes.
27:41De la part de l'écosystème AI en Chine
27:43et vis-à-vis de l'écosystème AI...
27:45Tout à fait, oui.
27:46On m'avait raconté,
27:47parce que DeepSync aura été évidemment
27:48un des événements marquants de cette année.
27:51La révélation au monde de DeepSync
27:53et de ce modèle effectivement à bas coût.
27:56Je ne sais pas comment le qualifier
27:57d'intelligence artificielle.
27:58On m'a raconté la vitesse de déploiement de DeepSync.
28:02Alors, c'est-à-dire à la hauteur de la Chine.
28:04Ça a été déployé dans les écoles,
28:07dans les hôpitaux,
28:07dans un certain nombre d'institutions publiques
28:10ou parapubliques
28:11à une vitesse infernale, Bing.
28:14Donc c'est vraiment ce point adopté
28:17et monétisé côté Chine.
28:20Je pense qu'on n'est pas le même rythme...
28:22Donc c'est un cas d'investissement différent en fait.
28:24Et puis aussi côté financement, c'est pareil.
28:27Côté financement, on ne sait pas comment Open AI va financer
28:30tous ces investissements.
28:32Mais en Chine, on voit que tous ces chiffres-là,
28:35ça reste assez rationnel.
28:36Bon, Mathieu, alors,
28:38il y a de la rationalité dans l'écosystème IA en Chine.
28:42On verra.
28:43Est-ce qu'il y en a encore dans l'écosystème IA américain ?
28:46Alors, il y a des situations très disparates
28:51au niveau de la cote américaine.
28:54C'est vrai qu'on lit souvent des parallèles.
28:57D'ailleurs, ça fait quelques trimestres qu'on les lit,
28:59ils sont un BFO,
29:00entre ce qu'on voit actuellement en termes de valorisation
29:02sur les marchés boursiers
29:03et puis la grande épisode de la bulletech.
29:05Est-ce qu'on est en 96 ou est-ce qu'on est en 2000 ?
29:09On n'est pas en 2000.
29:12En termes de valorisation,
29:16on est sur des entreprises,
29:18prenons NVIDIA par exemple,
29:20l'icône phare du secteur,
29:22on est sur environ 40 fois les résultats.
29:24NVIDIA génère des cash flows.
29:26Les réinvestis, mais enfin, génère du cash,
29:28génère des résultats.
29:29Après chaque publication, on m'a raconté,
29:31parce que le PE d'NVIDIA peut varier assez fort
29:33entre deux publications,
29:34mais après chaque publication,
29:35on revient autour de 35-40.
29:37Les chiffres peuvent paraître énormes.
29:39On est environ sur 4 000 milliards de valorisation pour NVIDIA,
29:43mais on parle de 100 milliards de résultats nets.
29:46Si on reprend à l'époque,
29:46j'ai regardé les chiffres,
29:47Cisco en 2000,
29:49on était sur simplement 1 demi-trilliard,
29:52500 milliards de valorisation,
29:53par contre, on était sur 3 milliards de résultats.
29:55Donc on était à plus de 100 fois en termes de multiples.
29:59Donc il y a des situations qui justifient.
30:02Ensuite, je pense que globalement,
30:03les investisseurs américains,
30:04il y a eu un peu cette roueille sur la Chine,
30:06on se rue globalement sur les indices tech de Hong Kong.
30:12Il y a eu un élargissement de la tech.
30:14Il y a d'autres entreprises,
30:15des chaînons essentiels des data centers.
30:19Il faut des puces.
30:20À un moment, on était sur TSMC,
30:22qui avait eu une séquence formidable.
30:24Ensuite, il y a eu ASML, dont on parlait ce matin,
30:28où il y a eu des craintes,
30:28et finalement, il semble que ces craintes sont un peu diluées.
30:33Et puis, par exemple, on peut parler du marché coréen,
30:35une des meilleures performances dans les émergents,
30:37où il y a Samsung ou Winix.
30:40Et dans le dernier cas, on parle d'entreprises
30:42dont les résultats progressent fortement,
30:43mais qu'on paye environ une dizaine de fois les résultats.
30:45Avec des prix des sous-jacents,
30:49effectivement, ils produisent de la mémoire Flash,
30:51de la mémoire NAND,
30:52et le prix, actuellement, il y a un peu une pénurie.
30:55C'est comme sur d'autres choses.
30:56Il y a une pénurie de composants.
30:57Le prix des composants monte très vite,
30:59et il y a du cash qui rentre dans ces entreprises.
31:01Mais cela veut dire qu'aujourd'hui,
31:02dans un portefeuille global,
31:04on peut trouver de la tech.
31:06Alors, il y a la tech américaine,
31:07mais on peut trouver de la tech
31:08à prix raisonnable, je ne sais pas comment dire.
31:11À prix non déraisonnable.
31:12À prix non déraisonnable,
31:13avec des vraies perspectives, évidemment.
31:15Ensuite, il y a des sous-cycles
31:18qui sont assez aléatoires,
31:20difficilement prédictibles.
31:23Donc, essayer de diversifier le plus possible
31:26au sein de la tech,
31:28en étant à la fois sur du hardware,
31:29en étant sur du software,
31:31en étant sur des choses très en amont.
31:34Cela paraît essentiel pour minimiser.
31:36En tant que gestionnaire de portefeuille,
31:37notre but, c'est quand même d'essayer.
31:39Ce n'est pas un boulot facile tous les jours,
31:41mais de minimiser un peu la volatilité,
31:42y compris à court terme des portefeuilles.
31:44Et la solution pour ça,
31:44c'est la diversification au maximum.
31:47Bon, ce thème tech, ce thème IA,
31:49comment vous le regardez aujourd'hui,
31:51Alexandre, avec une partie américaine,
31:54évidemment, toujours très concentrée, quand même.
31:56Est-ce que ça rend les choses vulnérables
31:58aux États-Unis, particulièrement,
32:00pour le Nasdaq,
32:02mais pour l'ensemble du marché américain,
32:04également, voire de l'économie,
32:05puisqu'on comprend que, vous savez,
32:07les dépenses liées à la construction
32:09de cet écosystème IA génèrent peut-être
32:13la moitié de la croissance américaine aujourd'hui ?
32:16Voir plus, d'après un des proches conseillers
32:21de Barack Obama,
32:22qui disait que c'était 80% de la croissance américaine
32:25qui était liée à l'IA.
32:25Sur les deux derniers trimestres.
32:26Et d'ailleurs, dans beaucoup d'États,
32:27on est en récession.
32:28C'est là où c'est compliqué pour la Banque centrale.
32:30L'économie en cas.
32:32Exactement, où il y a des États qui sont en récession
32:34et puis d'autres États, effectivement,
32:36qui sont en surchauffe.
32:38Et globalement, ça donne une économie
32:39en godiloc à 2%.
32:42Pour la Banque centrale, ça va être très compliqué
32:44parce que je dirais que l'erreur qui peut être faite,
32:48en tout cas, la difficulté,
32:49ce qui peut se passer à un moment
32:50sur ce qui s'est passé en 2014,
32:52notamment sur la Chine,
32:53où vous commencez à remettre du jus dans l'économie,
32:55et en fait, ça se met encore sur des secteurs
32:58qui sont encore plus spéculatifs,
33:00comme on l'a eu sur la bourse à un moment chinoise,
33:03où à chaque fois qu'on mettait des plans de relance,
33:05ça ne se déversait pas du bon côté.
33:08Donc, il y a quand même un biais de comportement
33:13qui va être difficile à gérer.
33:14Et sur la tech, évidemment,
33:16il y a un engouement
33:19et ça ne semble pas s'arrêter
33:20parce que finalement,
33:21il y a le nouveau catalyseur de tout ça
33:25outre les résultats,
33:26c'est le fait qu'il y a des accords,
33:28des accords, des prises de participation
33:29qui sont pour l'instant gagnantes-gagnantes
33:31parce qu'en fait,
33:32vous mettez 100 milliards
33:33pour 100 milliards,
33:35finalement, comme les valorisations sont importantes,
33:37ça crée de la richesse automatique.
33:39C'est un peu consanguin ?
33:40C'est un peu consanguin.
33:42Et de plus en plus,
33:44notamment dans des émissions aux États-Unis,
33:45on commence à avoir peur
33:46de ce qu'ils appellent
33:47le financement circulaire,
33:48c'est-à-dire qu'on a eu à des moments
33:50au Japon, par exemple,
33:51où ça s'est mal terminé.
33:52Mais ça peut durer encore assez...
33:54Cisco finançait Sprint
33:55qui achetait les équipements de Cisco
33:57et puis un jour,
33:58on s'est aperçu qu'il n'y avait plus de demande.
34:00Donc, le Canary,
34:02c'est en tout cas un des risques essentiels.
34:06Mais ça peut durer pendant un petit moment,
34:07peut-être qu'on peut encore remettre
34:08100 ou 200 milliards.
34:09Les chiffres sont tellement importants.
34:12Et donc, pour l'instant,
34:13le vent est en poupe
34:14et de toute manière,
34:15les flux, on le voit,
34:16tout se concentre là-dessus.
34:17Donc, on sait que cette concentration
34:18est un danger,
34:20mais c'est aussi ce qui permet
34:21aux indices de monter autant.
34:22Dans les années début du XXe siècle,
34:25les chemins de fer,
34:26c'était 80% de la cote à un moment.
34:28Et c'était une vraie révolution.
34:30Non, mais la révolution,
34:31elle était là.
34:31Et puis après,
34:32c'était devenu plus rien
34:3310-15 ans après.
34:35Donc, il y a quand même un risque.
34:37Mais pour l'instant, en tout cas,
34:38il faut essayer de voir
34:39des signaux faibles qui permettent.
34:41Les matières premières,
34:41notamment, peuvent l'être à un moment
34:44parce qu'il y a un engouement
34:45pour les matières premières.
34:46Il faut quand même des data centers,
34:47des semi-conducteurs.
34:48Il y a besoin de matières premières.
34:50Et là, on voit qu'à un moment,
34:51le volume est tel
34:53qu'on pourrait avoir
34:54des squeezes là-dessus
34:55et qu'on se rend compte
34:58que le roi est nu
34:59et qu'on n'est plus en tout cas
35:01dépensé.
35:01Oui, l'argent est un métal
35:03utilisé dans le secteur technologique,
35:05entre autres.
35:06L'or a des applications physiques,
35:07mais beaucoup plus tournées
35:09vers la joaillerie
35:10et beaucoup moins massives
35:11que l'argent.
35:11L'argent, c'est un vrai métal
35:12industriel.
35:13Voilà, il y a une spéculation
35:15sur l'argent qui va continuer,
35:17à mon avis, à monter.
35:18L'or ne l'est plus
35:19parce que c'est tellement cher.
35:20Donc, on a récupéré,
35:21on essaie de trouver.
35:22Il y a l'argent, notamment,
35:23qui a des propriétés un peu moins bonnes,
35:25mais qui a des propriétés quand même.
35:27Et puis, les métaux rares aussi.
35:28Donc, il y a quand même
35:29une dépendance à quelque chose
35:31qui est physique
35:32et qui peut, à un moment,
35:35manquer et puis faire tomber
35:37le gâteau.
35:38Pour l'instant,
35:39ce n'est pas le cas.
35:40On voit que, politiquement,
35:41en fin de cas,
35:42entre les pays,
35:43c'est un vrai sujet,
35:44ces négociations.
35:45Bon, ben oui, justement,
35:46bingo.
35:47On voit que plus on approche
35:49de la fin de la trêve commerciale
35:51entre les États-Unis et la Chine,
35:52plus les tensions remontent.
35:53Et visiblement,
35:55si on reprend la séquence
35:56depuis la fin de semaine dernière,
35:58c'est ces nouvelles règles
36:00d'exportation des terres rares
36:02qui ont déclenché
36:05ou en tout cas,
36:05qui ont généré
36:06une vive réaction
36:07de la partie américaine
36:09et de Donald Trump.
36:10avec ce sentiment
36:11d'une reprise de l'escalade
36:12depuis entre les deux
36:14superpuissances.
36:15Ce sujet des terres rares,
36:16il n'est pas nouveau
36:17et c'est un levier
36:20de contrôle très puissant
36:22pour Pékin
36:23dans cette négociation
36:24avec les États-Unis ?
36:26Exactement.
36:26En fait,
36:27je pense que c'est un sujet
36:28qui n'est pas tout nouveau.
36:30Je pense que notre audience,
36:32on sait déjà
36:32que la Chine contrôle
36:3390%
36:35de raffinage
36:36terres rares.
36:38Parce que personne ne veut
36:39le faire,
36:39je précise.
36:40Ça n'a rien de rare.
36:41La seule rareté de ces terres,
36:43c'est la capacité
36:44à tolérer
36:45les externalités négatives
36:47dans l'extraction
36:48et le raffinage
36:49de ces terres
36:50que personne d'autre
36:51que la Chine
36:52ne veut supporter aujourd'hui.
36:52Je vous donne un chiffre
36:54pour que vous allez mieux
36:55comprendre pourquoi.
36:56En fait,
36:57ce n'est pas du tout
36:58une question
36:59de manque d'investissement
37:01ou manque de soutien
37:02et de financement.
37:03En fait,
37:04l'année dernière,
37:05les États-Unis
37:06importent
37:07des terres
37:07qui viennent de Chine,
37:08bien sûr.
37:09Le montant total
37:10de ce qui est lié
37:11avec des terres
37:12ou des produits
37:13d'être les aimants
37:15permanents
37:16avec un chiffre
37:18seulement que
37:19200 millions de dollars.
37:21Peut-être que ça dépend
37:21les sources,
37:22mais moi,
37:23je prends les sources
37:24officielles des États-Unis.
37:26En fait,
37:26c'est pour vous dire
37:27que c'est tellement petit
37:28et ce n'est vraiment
37:29pas une question
37:30de manque d'argent.
37:31Et pourquoi...
37:32Ça ne coûte pas
37:33200 milliards, quoi.
37:34Pourquoi c'est compliqué ?
37:35C'est que nous,
37:37le monde occidental,
37:39y compris l'Europe
37:40et aussi les États-Unis,
37:41on a abandonné
37:42cette industrie
37:43pendant 30 ans.
37:45Et je pense
37:45que c'est beaucoup
37:46plus optimiste
37:47de penser
37:47qu'on peut y rattraper
37:49et récupérer
37:49en trois ans.
37:51Effectivement,
37:52là-dessus,
37:53on a perdu
37:53tous les talents,
37:55on a perdu
37:55tous les outils
37:56pour revenir là-dessus.
37:58Et puis,
37:59comme vous disiez
38:00tout à l'heure,
38:01c'est vraiment
38:01ce problème
38:02environnemental.
38:04Parce qu'en France,
38:05on a vraiment
38:06cette capacité.
38:08On a toujours
38:09le projet
38:10de se lever
38:11à La Rochelle,
38:12mais ça reste
38:13toujours
38:13la partie
38:14la plus raffinée,
38:15la plus
38:16high-tech,
38:17on va dire.
38:18mais personne
38:18ne veut faire
38:19le plus polluant,
38:20la partie
38:21de séparation,
38:22parce qu'il y a
38:22quand même
38:2217 éléments
38:23en terre
38:24pour les séparer.
38:26C'est polluant
38:26et ça crée
38:27des déchets
38:28radioactifs.
38:30Donc,
38:31personne ne veut
38:31le faire.
38:32Je pense
38:33que c'est quand même,
38:34ça reste à court terme,
38:35ça reste une carte
38:37assez puissante
38:37pour la Chine
38:38de jouer
38:39en termes
38:41de négociation.
38:41Scott Bessent
38:42n'a pas tout à fait
38:43tort quand il dit
38:44que la Chine
38:44a mis un bazooka
38:45sur la tempe
38:46des Etats-Unis
38:47ou du monde développé
38:48avec ces nouvelles règles
38:49d'exportation
38:50des terres rares,
38:51Mathieu.
38:52Oui,
38:53c'est un levier
38:54parmi d'autres,
38:55mais l'Occident
38:56s'est habitué
38:57effectivement
38:58pendant longtemps
38:58à importer
39:00des composants
39:01essentiels
39:01pour créer
39:02de la valeur
39:02ajoutée
39:03en Occident
39:04à des tarifs
39:05effectivement
39:06très peu chers.
39:08La Chine
39:08demande,
39:10en tout cas,
39:10veut avoir
39:11un peu plus
39:11ça part du gâteau
39:13sur à quoi
39:14elle contribue
39:15au sein
39:16des économies occidentales.
39:17Qu'est-ce que le retour
39:18des tensions commerciales ?
39:19Comment est-ce qu'il faut
39:20le prendre
39:20d'un point de vue
39:21de marché,
39:22Mathieu ?
39:22Est-ce que c'est à même
39:23de générer
39:23un peu,
39:25beaucoup de volatilité ?
39:26On a vu quand même
39:27la réaction de marché,
39:28le price action
39:28de vendredi soir,
39:30pas très joli,
39:31avec quand même
39:32l'idée que le marché
39:33estime que si la guerre
39:34commerciale devait reprendre
39:35vivement entre les Etats-Unis
39:36et la Chine,
39:37ce serait avant tout
39:38négatif pour la croissance.
39:39Le taux d'isans américain
39:40baisse de 10 points de base
39:41vendredi soir.
39:42Et le pétrole aussi
39:44qui l'accompagne.
39:46Alors,
39:47là où ça risque
39:47d'être compliqué
39:48pour les marchés,
39:50notamment,
39:51quand je dis compliqué,
39:51c'est volatile,
39:52c'est pas forcément
39:53une baisse,
39:55c'est que face
39:55à des marchés
39:56qui globalement
39:56sont assez sur
39:58des valorisations
39:58assez élevées,
40:00on a besoin
40:01de taux longs
40:02qui soient
40:03pas trop élevés
40:05pour justifier
40:05les valorisations
40:06et puis qui ne soient
40:07pas extrêmement volatiles.
40:08Donc,
40:08on a besoin
40:09des banques centrales,
40:10les banques centrales
40:11sont un peu perdues,
40:13notamment aux Etats-Unis,
40:15il y a des pressions politiques,
40:18la trajectoire de,
40:19en tout cas à court terme,
40:21des taux
40:21et pas forcément,
40:22il y a beaucoup
40:22de dissension.
40:23Et d'ailleurs,
40:24une des raisons macroéconomiques,
40:25c'est le fait
40:26que les Etats-Unis,
40:27il y a différents Etats,
40:28il n'y a pas du tout
40:28la même situation
40:29en termes de croissance.
40:31Et puis,
40:32en plus,
40:32il y a le shutdown.
40:33Alors,
40:34le shutdown,
40:35ça prive la fête
40:36d'une partie
40:36de ses inputs
40:37pour nourrir sa réflexion
40:39sur que faire
40:39sur les taux.
40:41Il se repose notamment
40:42sur des statistiques
40:43non pas fédérales
40:43mais état par état.
40:44Ça brouille la carte.
40:47Donc,
40:47avec ça,
40:49les investisseurs
40:50peuvent s'inquiéter
40:51de la fête
40:52qui fait une erreur
40:52de politique monétaire.
40:54Le rebond,
40:55vu d'Europe,
40:55on parle de LVMH,
40:56on parle d'ASML,
40:57mais le rebond d'hier,
40:58c'est surtout au niveau global
40:59M. Powell,
41:00qui nous a dit
41:01sur les taux,
41:02je n'ai pas des masses
41:03de mauvaises nouvelles,
41:04il n'y a pas un marché
41:05du travail extrêmement dynamique
41:06donc ça ne va pas partir
41:07d'un côté ni de l'autre
41:08donc je peux probablement
41:09me permettre des baisses de taux
41:10mais surtout,
41:11il l'a dit
41:12et vous l'avez évoqué,
41:13on approche de la fin
41:14du quantitatif
41:15tight-tuning.
41:16Pourquoi Mathieu ?
41:16Il a même dit clairement
41:18c'est très pratique
41:19d'avoir des réserves amples,
41:21ça nous permet d'être agiles,
41:22c'est très bien
41:22d'avoir un grand bilan
41:23et on ne reviendra jamais
41:24à un bilan pré-pandémique.
41:26Ils sont à 3 trillions
41:26à peu près là,
41:27c'est ça aujourd'hui ?
41:27Oui, alors quand on regarde
41:28la pile d'actifs total
41:32de la Fed,
41:33on avait fait un pic
41:34à environ 9 trilliards,
41:36à peu près la même chose
41:37du côté BCE en euros
41:39et on est descendu à 6
41:40au niveau de la BCE,
41:42un rythme à peu près similaire
41:43au niveau de la Fed
41:44où ils sont à 6,5
41:45et tout ça,
41:46ça ramène les tailles de bilan
41:47sur là où on était
41:47en juin 2020.
41:48Mais finalement,
41:49c'est aussi une réponse
41:50à ce que disait M. Bessen
41:52qui disait
41:52si les taux longs
41:53vont à un endroit
41:55qui ne me plaît pas,
41:56je ne mettrai que du cours
41:57une manière
41:57de un peu marcher
41:58sur le pied de la Fed.
41:59La Fed dit
42:00ok, je prends mes responsabilités
42:01et je garde un grand bilan
42:02pour pouvoir réagir
42:03et piloter la courbe des taux.
42:04Et absorber un peu plus de l'eau,
42:05que le marché puisse absorber
42:06un peu plus de l'eau.
42:06Et puis on a quand même
42:07parlé d'effets richesses,
42:09c'est vrai que c'est surtout
42:09le marché actions qui manque,
42:10mais il ne s'agirait pas
42:11d'avoir une naissance
42:13de crise immobilière.
42:14On a quand même des prix
42:15de l'immobilier
42:15qui dans certains États
42:16aux États-Unis
42:17ralentissent,
42:18c'est très bien qu'ils ralentissent.
42:19Ce serait dommage
42:20d'avoir une baisse
42:21d'effets richesses.
42:23Donc la Fed a besoin
42:24d'un marché obligataire liquide
42:25qui fonctionne,
42:26y compris sur les maturités
42:28les plus longues.
42:28Je crois qu'il le disait,
42:29le vrai KPI
42:30pour le succès
42:32au nom de Trump,
42:33ce sera les taux longs.
42:34Les taux longs
42:34qui seront le KPI
42:35du mandat de Trump.
42:39La Fed va arrêter
42:40la réduction de son bilan.
42:42Alors en plus,
42:42en réinvestissant les MBS,
42:44les mortgages,
42:44je crois qu'elle va même
42:45être à nouveau acheteuse nette
42:47à un moment de papier.
42:49Est-ce que ça peut donner
42:50des idées
42:51à une banque centrale
42:51comme la BCE par exemple ?
42:53En tout cas,
42:53ça donne de la capacité
42:57à la BCE
42:57de potentiellement
42:58rebaisser ses taux
42:59avec quand même
43:00une...
43:02Parce que le bilan
43:02de la BCE
43:03se réduit vite lui.
43:04Oui, mais il y a un moment
43:04où il va falloir arrêter.
43:06Alors on parle du cas français,
43:07mais il y a même
43:07le cas européen.
43:09Il y a des besoins
43:09de financement en Allemagne.
43:10Il y a des émissions
43:11extrêmement fortes.
43:13On sait qu'effectivement,
43:15il y a l'Italie,
43:16l'Espagne
43:16qui vont très bien
43:17mais avec des taux
43:18un peu moins importants.
43:19Ça sera plutôt apprécié.
43:24La banque centrale
43:25peut encore baisser
43:26une à deux fois
43:26ses taux.
43:28Et puis surtout,
43:28le niveau de l'euro
43:29qui à un moment
43:30a continué à monter.
43:32Il y a eu une petite baisse
43:32ces quelques jours
43:34liée à la France notamment
43:35et puis un peu
43:35d'autres choses.
43:37Mais le dollar
43:39continue à se déprécier.
43:40Et pour éviter
43:41une vitesse trop importante
43:42de la dépréciation du dollar,
43:43la banque centrale
43:45pourra peut-être
43:45baisser ses taux
43:47en tout cas
43:47grâce à une action
43:49de la Fed
43:49beaucoup plus importante.
43:51Juste,
43:51je reviens sur la Fed
43:52mais on n'imagine pas
43:53Jérôme Powell
43:53qui va partir
43:54dans six mois
43:56être celui
43:57qui a créé le déluge.
43:58Donc de toute manière,
43:59il a tout intérêt.
43:59Le bras de fer
44:00qu'il y a eu
44:00pendant plusieurs années,
44:02enfin en tout cas
44:02depuis que Trump
44:03est arrivé au pouvoir,
44:05là il va se dissiper
44:06de toutes les manières.
44:07Et Jérôme Powell,
44:08le marché de l'emploi
44:09effectivement se dégrade
44:11mais pas tant que ça.
44:12En tout cas,
44:13on voit dans l'agriculture
44:14qu'il y a moins d'embauches.
44:15Enfin ça part par les embauches
44:17qui diminuent largement.
44:18Et on ne voit pas
44:19comment Jérôme Powell
44:21pourrait être celui
44:22qui maintenant fait
44:22un bras de fer
44:23alors qu'il est proche
44:24de la sortie.
44:25Donc deux baisses de taux
44:27cette année,
44:28voilà ça n'a pas changé
44:28grand chose.
44:29C'est déjà dans les prix.
44:31Dans les prix,
44:31on a trois baisses de taux
44:32l'année prochaine.
44:33Ils vont faire deux
44:34avant de partir.
44:36Ça fera 1% de moins
44:37sur les taux.
44:38Et tout le monde
44:39sera plus ou moins content
44:40en tout cas.
44:41Ça permettra effectivement
44:42aux Etats-Unis
44:43de ne pas dire
44:43que la Fed a été
44:44l'instigateur
44:47d'une potentielle récession
44:48dans le retournement
44:49de marché.
44:50Et puis les autres
44:51banques centrales,
44:52notamment la BCE,
44:52leur permettre effectivement
44:53d'ajuster
44:54et de légitimer
44:56ce qu'elles sont en train
44:56de faire dans la baisse
44:57grâce à la Fed.
44:58Et ce sera une bonne nouvelle
44:59pour les émergents.
45:00À nouveau que la Fed
45:01coupe un peu
45:03ses taux directeurs
45:05et si le dollar
45:06continuait de baisser
45:07un petit peu,
45:07ça reste des vents porteurs
45:09justement pour les émergents.
45:10Ça, Bing ?
45:11Bien sûr,
45:11notamment les marchés
45:12émergents
45:14sont bénéficiaires
45:15de faibles dollars
45:15et c'est ce qu'on voit
45:16aussi cette année.
45:17bien sûr,
45:18on a l'effet
45:18de l'IA,
45:19des techs,
45:20mais on voit
45:21que les pays
45:24tels que
45:24Taïwan,
45:25Corée ou la Chine
45:26ont tous bénéficié
45:27de cette faible dollar.
45:30Voilà.
45:30Merci beaucoup.
45:31Merci à vous trois.
45:32On s'arrête là
45:33pour ce soir
45:33d'avoir été les invités
45:34de Planète Marché.
45:35Bing Yuan,
45:36gérante action internationale
45:37émergente
45:37chez Edmond Rothschild
45:38Asset Management,
45:39Alexandre Ezez,
45:40expert marché financier,
45:41macroéconomie
45:42et Mathieu Barrière,
45:43le responsable
45:44de l'allocation d'actifs
45:45d'Odo BHF.
45:56Le dernier quart d'heure
45:57de Smartbourg,
45:57chaque soir,
45:58c'est le quart d'heure
45:58thématique.
45:59On parle ce soir
46:00des enjeux industriels
46:01autour de l'intégration
46:03de l'IA
46:03dans l'industrie
46:05de la gestion
46:05de patrimoine
46:06et c'est le cofondateur
46:08d'Odo Nathèque
46:09et son président
46:10Stéphane Dothé
46:11que vous allez pouvoir voir
46:12ou revoir
46:12qui vient d'apporter
46:14une solution nouvelle
46:15au marché
46:16avec une coproduction
46:19avec la FinTech Advise.
46:24À notre actualité,
46:25nous, à l'origine,
46:27on développe
46:27une solution IA.
46:29C'est l'activité
46:30de Donatech,
46:31un assistant IA
46:32qui permet
46:33aux institutions financières
46:35de digitaliser
46:36la relation client,
46:37d'offrir un nouveau
46:38canal de communication
46:40avec leurs clients.
46:41Derrière,
46:41on analyse
46:42les communications
46:42entre le client épargnant
46:44et l'agent
46:44et puis on restitue
46:46des éléments
46:47de connaissance client,
46:48des motifs de contact.
46:49Et là, c'est vrai
46:49qu'on a annoncé
46:50un partenariat
46:50avec Advise
46:51qui fait des parcours
46:52de souscription
46:52et qui fait qu'aujourd'hui,
46:54on a l'ambition ensemble
46:55de faire des parcours
46:57de souscription
46:57qui sont aussi simples
46:59qu'une conversation.
47:01Voilà.
47:01Et on est loin
47:03d'en être là.
47:04Alors, aujourd'hui,
47:05on n'en est pas là.
47:07Il y a eu des gros progrès
47:08sur la digitalisation,
47:09bien sûr.
47:11Néanmoins,
47:11il y a eu...
47:12En combien de temps
47:12on peut souscrire
47:13un contrat d'assurance vie
47:14aujourd'hui
47:14dans le meilleur des cas ?
47:15Allez, on va dire
47:1510 minutes,
47:16un quart d'heure.
47:17D'accord.
47:18Et puis surtout,
47:19ça demande de l'autonomie.
47:21Et en France,
47:22on manque d'éducation financière
47:23et il y a pas mal d'épargnants
47:25qui manquent d'autonomie
47:26et de confiance, du coup,
47:27pour souscrire directement en ligne.
47:29Donc, le fait d'ajouter de l'IA
47:31permet d'aider l'épargnant
47:34et au final,
47:35d'aider la souscription.
47:36Oui.
47:37Concrètement,
47:38en quoi l'IA permet
47:39de compenser
47:41le manque d'autonomie
47:43d'un client particulier
47:44ou le manque
47:45d'éducation financière
47:47d'un client particulier
47:49qui veut souscrire
47:50lui-même
47:50son contrat d'assurance vie
47:51ou son PER ?
47:52En fait,
47:52par sa capacité
47:53à répondre aux questions,
47:54tout simplement.
47:55Et puis,
47:55au-delà de répondre aux questions,
47:57ce qui est déjà pas mal,
47:58mais elle est aussi proactive.
48:00C'est-à-dire qu'en fait,
48:01elle est connectée
48:02aux données
48:03que saisit l'épargnant.
48:05Et donc,
48:05à tout moment,
48:06elle peut interagir,
48:07expliquer un profil de risque,
48:08expliquer la différence
48:10entre gestion libre,
48:11gestion conseillée.
48:12Ce ne sont que quelques exemples,
48:14mais ça permet en fait
48:15de sécuriser l'épargnant
48:16dans sa démarche de souscription.
48:18Là,
48:18à qui s'adresse la solution ?
48:20Donc,
48:20à des distributeurs ?
48:21À des distributeurs,
48:22oui,
48:22nous,
48:22on est en B2B,
48:23donc on vend cette solution
48:24et nos solutions
48:25en marque blanche.
48:26Donc,
48:26les distributeurs,
48:28en particulier les plateformes
48:29d'épargne digitale,
48:31évidemment,
48:32mais ensuite,
48:32évidemment,
48:33à tous les distributeurs
48:33qui veulent digitaliser
48:35tout au parti de la relation
48:36parce qu'il y a des questions
48:39d'industrialiser le conseil
48:41et puis d'industrialiser
48:43un conseil personnalisé.
48:45C'est là l'enjeu.
48:46Mais cette solution,
48:47comme vous dites,
48:47elle vient,
48:49elle est adaptée,
48:50y compris pour des plateformes
48:51digitales natives.
48:53Absolument.
48:53C'est ça ?
48:54Oui,
48:54absolument.
48:55Qui n'arrivent pas
48:57à avoir cette fluidité
48:58dans le parcours
48:59de souscription,
49:00cette facilité,
49:01cette autonomie du client.
49:03Voilà.
49:03En tout cas,
49:04on rajoute
49:04cette capacité
49:06à fluidifier
49:08le parcours
49:09et on rajoute
49:10autre chose,
49:11c'est la capacité
49:12à aller chercher
49:13d'autres épargnants
49:14que ceux
49:15qui sont déjà
49:17attirés
49:18par ce type de formule.
49:20Et l'acquisition
49:21est un gros enjeu
49:23pour ces plateformes.
49:24Donc,
49:25on adresse
49:26cette problématique.
49:27Oui,
49:27justement,
49:27plus largement,
49:28quel gain
49:29est-ce que vous offrez
49:30à des plateformes
49:32ou des distributeurs
49:34qui souscriront
49:36à cette solution ?
49:37En fait,
49:37on joue sur trois leviers.
49:38Premier levier,
49:39l'acquisition.
49:40Donc,
49:41capter des épargnants
49:42qui,
49:43aujourd'hui,
49:43ne sont pas
49:45sur la plateforme.
49:47La deuxième chose,
49:48c'est faciliter
49:49la souscription,
49:50augmenter les taux
49:51d'engagement,
49:51les taux de souscription
49:52et forcément,
49:53les ventes de produits
49:54financiers derrière
49:55et les encours.
49:56La troisième,
49:57c'est par l'analyse
49:57des conversations
49:58et la connaissance client
50:00qu'on en tire,
50:01c'est faire du marketing,
50:01des ventes croisées
50:02et donc,
50:03mieux connaître les clients
50:04pour mieux les conseiller.
50:06Donc,
50:06moi,
50:06en tant que conseiller
50:08en gestion de patrimoine
50:09ou distributeur,
50:10je reçois un reporting
50:10de la conversation
50:11que j'ai pu avoir
50:12avec des points clés ?
50:13C'est ça,
50:14absolument.
50:14Absolument,
50:15des points clés
50:15et puis,
50:16comme on a une ADN
50:17chez Donatec
50:18qui est sur la finance
50:19comportementale,
50:20dans les points clés,
50:21il y a la psychologie,
50:22le comportemental.
50:24On analyse,
50:25quelque part,
50:25la personnalité financière
50:27des investisseurs
50:27et ça,
50:28c'est précieux
50:29parce qu'on sait
50:30qu'en matière d'argent,
50:30il y a beaucoup de psychologie
50:31dans les décisions.
50:33Donc,
50:33permettre à un distributeur
50:35de connaître
50:36la psychologie
50:36de son client,
50:38c'est,
50:38quelque part,
50:40contribuer à une meilleure
50:40connaissance client.
50:42Les clients,
50:43le particulier
50:43est prêt à ça
50:44parce que j'ai posé
50:45la question tout à l'heure
50:45naïvement en plateau
50:46aux invités,
50:47on parlait du thème
50:48de l'IA,
50:48ils m'ont tous rionné.
50:49Ma question étant,
50:51est-ce qu'on est sûr
50:52de l'adoption
50:53de ces outils
50:53volontairement
50:55par un client,
50:56en l'occurrence,
50:57dans le monde
50:58de la gestion d'actifs
50:58ou est-ce qu'à un moment,
51:00ces solutions,
51:00je ne sais pas,
51:02peuvent générer
51:02une forme de défiance,
51:04un mouvement
51:04de réticence,
51:05voire de rejet
51:07si on n'explique pas bien
51:09comment ça fonctionne ?
51:10Absolument.
51:10Donc,
51:11nous,
51:12d'abord,
51:12premier élément de réponse,
51:15il y a quand même
51:15une adoption massive
51:16de l'IA
51:17par les particuliers,
51:19OpenAI,
51:20Tchad GPT...
51:20Dans le secteur,
51:21parce que si c'est pour demander
51:22qui est le plus beau
51:23ou est-ce que je passe
51:24mes vacances,
51:25etc.,
51:25ça,
51:25je n'ai pas de doute.
51:26Mais sur des sujets
51:27concernant l'argent,
51:28alors OpenAI,
51:29c'est un milliard
51:30d'utilisations
51:31aujourd'hui,
51:32et si on prend
51:33les sujets d'argent,
51:34il y a une étude
51:35qui a été publiée
51:36récemment par eToro,
51:37c'est 50%
51:38des utilisateurs
51:39d'eToro
51:40qui souhaitent,
51:41du coup,
51:42utiliser un assistant
51:43IA.
51:44Et moi,
51:44je corrobore ça
51:45aux études
51:46qu'on a menées,
51:47nous,
51:48sur, du coup,
51:49des échantillons
51:49représentatifs.
51:51Nous,
51:51on avait 60%
51:52des gens
51:53qui acceptent
51:54de venir
51:55parler argent
51:56avec un assistant
51:57financier IA.
51:58Les 40%,
51:59c'est des questions
52:00de protection des données,
52:01un certain nombre
52:01de freins
52:02qui vont ou pas
52:03se lever,
52:03mais en tout cas,
52:04ça fait 60%.
52:05Je rajouterais à ça
52:06dans l'étude
52:06qu'il faut aussi
52:07tenir compte
52:08du changement
52:09de génération.
52:10Il y a une vague
52:10énorme
52:11de nouveaux investisseurs
52:13qui arrivent sur le marché
52:14et eux,
52:14ils sont IA natifs.
52:15Ils ne seront pas
52:16les mêmes questions.
52:17Je peux bien le croire.
52:18Et puis,
52:19une étude aussi comportementale
52:20puisqu'on est spécialisé
52:21un petit peu là-dedans.
52:22En fait,
52:23quand vous commencez
52:24à parler à une IA,
52:25à ChatGPT,
52:27en fait,
52:27vous vous confiez
52:27beaucoup plus
52:28qu'un conseiller
52:30parce qu'il n'y a pas
52:31la peur,
52:32en fait,
52:32de se confier
52:33et de lui dire des choses.
52:34Alors,
52:35nonobstant,
52:36le problème
52:36de la protection des données...
52:38L'intime se déplace
52:39je pense.
52:40vers l'IA,
52:42mais le conseiller
52:44se fait déposséder
52:45quand même
52:45d'une partie
52:46de cette relation.
52:47Alors,
52:48moi,
52:48je crois assez
52:49à la relation
52:50dite hybride.
52:52Pourquoi ?
52:53Parce que d'abord,
52:54le conseiller,
52:54il n'est pas tout le temps
52:56en face de ses clients,
52:58ne serait-ce que
52:58par les horaires de travail,
53:00il y a du turnover,
53:01il y a pas mal de choses
53:01qui posent problème.
53:03Ensuite,
53:04les conseillers,
53:05bien entendu,
53:05que par rapport
53:06aux clients gestion
53:07de fortune,
53:08patrimoniaux,
53:09bien entendu,
53:10que l'humain
53:10a toute sa place
53:11et qu'on peut
53:13rentabiliser
53:14un conseil humain,
53:15maintenant,
53:16sur le mass market,
53:17sur le grand public,
53:18il faut industrialiser.
53:19Et moi,
53:20je pense que l'idéal,
53:21c'est un nouveau canal
53:22de communication client
53:24qui permet d'avoir
53:25un niveau de service
53:25de qualité.
53:26Par contre,
53:27derrière,
53:27et comme je le disais
53:28tout à l'heure,
53:28l'analyse des conversations
53:29qui est restituée
53:30au conseiller,
53:31et à ce moment-là,
53:32le client qui veut
53:33parler à un conseiller,
53:34il peut,
53:34le conseiller qui veut
53:35rappeler son client,
53:36il peut,
53:36mais entre-temps,
53:37on a quand même
53:38résolu le problème
53:39du « advice gap »
53:41comme on dit
53:41en Angleterre,
53:42de, en fait,
53:43les gens qui manquent
53:44de conseils
53:44et les conseillers
53:45qui n'ont pas assez
53:45de temps pour donner
53:46du conseil.
53:47Donc,
53:48je crois aux deux.
53:49Et je retiens quand même
53:50qu'on se livre plus facilement
53:51à une IA
53:51qu'à un conseiller
53:52patrimonial bancaire
53:54en l'occurrence.
53:57J'ai dit qu'il ne fallait pas
53:57leur dire merci aux IA.
53:59Il ne faut pas trop
54:00bien les traiter,
54:02en fait.
54:03En tout cas,
54:04ce qu'on voit,
54:04c'est que les gens
54:05les traitent de moins en moins bien
54:06et posent des questions
54:07vite.
54:08Brutalement,
54:09sans mettre les formes.
54:13Comment on rassure,
54:14justement,
54:15sur ce qui peut être
54:17encore perçu
54:17comme une black box ?
54:19Quel type de données
54:20vous mettez
54:20dans votre couche d'IA
54:23et comment on sécurise ça ?
54:26J'imagine
54:26que vos clients,
54:28vos prospects,
54:29c'est une des premières questions
54:30qu'ils doivent vous poser.
54:30Oui,
54:31en fait,
54:31il y avait beaucoup de freins.
54:34Les freins se lèvent.
54:35Maintenant,
54:35c'est des questions
54:36et des questions
54:36auxquelles il faut répondre.
54:38Et du coup,
54:39quand on est expert comme nous,
54:40en fait,
54:40c'est un terrain de jeu
54:41sympa
54:43parce que ça veut dire
54:43que tout le monde
54:44ne peut pas le faire.
54:45Pour moi,
54:45les questions,
54:46c'est un,
54:46la fiabilité.
54:48Tchad GPT
54:48hallucine beaucoup.
54:51Donc,
54:51quand il ne sait pas,
54:52il invente.
54:54ça veut dire
54:54qu'il faut,
54:55dans le conseil financier,
54:56on ne peut pas se permettre ça.
54:57Donc,
54:57il faut une couche d'IA
54:58qui,
54:59et ça,
54:59c'est notre technologie,
55:00qui permet de fiabiliser
55:01les réponses.
55:01Ensuite,
55:02sécurité des données.
55:03Il faut anonymiser
55:04un certain nombre de choses.
55:05Il est hors de question
55:06d'envoyer des données personnelles
55:08à Tchad GPT.
55:09Donc,
55:09il y a une question
55:09de sécurité des données
55:11au sens RGPD.
55:12Ensuite,
55:13la conformité financière.
55:14Tout ce qui est MIFID,
55:16tout ce qui est
55:16conseil en investissement.
55:20Nous,
55:20notre IA
55:21ne fait pas
55:21de conseil en investissement.
55:22C'est-à-dire qu'elle est bornée,
55:23elle fait du conseil
55:24en épargne,
55:25elle peut donner
55:26un certain nombre
55:26de renseignements,
55:27mais elle ne fait pas
55:28d'allocation d'actifs,
55:29elle ne fait pas
55:29de conseil en investissement
55:31au sens conformité.
55:33Et puis ensuite,
55:33je dirais un quatrième point,
55:35c'est ce que nous,
55:36on appelle le job to be done,
55:37c'est-à-dire qu'il faut
55:38que l'IA serve à quelque chose.
55:39C'est bien beau,
55:40toutes les communications
55:41sur l'IA,
55:41mais à quoi ça sert vraiment ?
55:43Donc,
55:43il faut qu'en fait,
55:44elle résolve un problème,
55:46qu'elle soit adaptée
55:47à un contexte,
55:48et là, du coup,
55:49on en arrive aux données,
55:51parce qu'il faut que l'IA,
55:52en tout cas dans le conseil financier,
55:54elle ait du métier.
55:55Ça veut dire
55:55qu'elle ait un corpus
55:56de connaissances
55:57qui soit identique,
55:59presque,
55:59à celui d'un conseiller.
56:01Voilà.
56:01Donc,
56:02connaissance financière,
56:04connaissance technique,
56:05conformité,
56:06connaissance de psychologie,
56:09comprendre la psychologie du client,
56:10voilà,
56:10tout ce qui fait
56:11un bon conseiller.
56:11L'IA qui révolutionne
56:16les métiers,
56:17évidemment,
56:17de la gestion de patrimoine
56:18et de la gestion d'actifs.
56:19On en parlait avec Stéphane Dotté
56:21cette semaine,
56:22président et cofondateur
56:23de la FinTech
56:25Odonatech
56:26dans ce dernier quart d'heure
56:27de Smart Bourse
56:28sur Bismarck for Change.
56:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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