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  • il y a 6 jours
Mercredi 4 février 2026, retrouvez Alexandre ATTAL (Directeur de la Gestion Multi-actifs, France, RUSSELL INVESTMENTS), Nicolas Forest (Directeur des investissements, Candriam) et Pierre Bismuth (Directeur Général et Responsable des Gestions, Myria AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché, Pierre Bismuth est avec nous, directeur général et directeur de gestion de Myria Asset Management.
00:17Bonsoir Pierre. Bonsoir Grégoire. Nicolas Forest est à nos côtés également, directeur des investissements de Candrium. Bonsoir Nicolas. Bonsoir Grégoire.
00:24Et Alexandre Attal nous accompagne, directeur de la gestion multiactifs chez Russell Investments France. Bonsoir Alexandre. Bonsoir Grégoire.
00:30Parlons de ce Sasspocalypse ou de ce Sassmageddon tel que certains analystes l'ont baptisé.
00:37La journée d'hier a été sanglante pour le secteur des logiciels au niveau mondial.
00:42Dans la continuité d'une année 2025 qui a été marquée par un de-rating et une baisse continue de ce secteur avec les plus grands noms en Europe, aux Etats-Unis.
00:53On accuse des baisses sur un an de 40-50% pour certains de ces grands titres du secteur des logiciels.
01:00Avec des inquiétudes de marché bien sûr qui peuvent aller jusqu'à la crainte de voir disparaître certaines de ces sociétés.
01:08Alexandre, est-ce qu'on est dans un moment de conviction fort où le marché effectivement a raison de vendre ces titres,
01:14en tout cas d'appliquer un niveau de multiple très différent de ce qu'on a pu connaître dans le passé ?
01:19Ou est-ce qu'il y a quelque chose d'un peu aveugle, j'allais dire, dans ce moment de marché ?
01:24J'ai rappelé des deux. Il y a d'abord un effet d'ajustement.
01:28Après une période où l'IA, on avait la sensation que l'IA c'était la vague de fond sur toutes les thématiques, tous les secteurs,
01:36on rentre dans une période un petit peu plus de discrimination.
01:38et de réflexion sur finalement quels business models sortiront vainqueurs de l'IA ou en périront.
01:46Et dans quelle mesure l'intégration de l'IA dans certains business models n'est pas juste un effet de productivité.
01:51Et c'est vrai qu'on est passé d'une période où avoir de l'IA, ça permettait de gagner en productivité.
01:55Donc c'était bon parce que ça permettait d'optimiser les coûts, de gagner en productivité, d'augmenter les bénéfices.
01:59Et maintenant on se rend compte que finalement l'IA, ça va aussi remplacer une productivité actuelle dans un périmètre beaucoup plus large en termes de business models.
02:08Et donc en quelque sorte, on revient à un phénomène un petit peu de destruction créatrice,
02:11très basique dans le phénomène de l'innovation, très évident dans le phénomène où un nouveau procédé,
02:19des nouvelles capacités, des nouvelles méthodes de travail remplacent des méthodes actuelles
02:24et donc mettent en péril des business models plus fragiles pour s'adapter à cet effet de l'IA.
02:31Donc en quelque sorte, on passe un petit peu de l'illusion où l'IA c'était bon pour tout le monde
02:35à la réalité où l'IA générera des discriminations avec des business models qui en sortiront vainqueurs
02:41parce qu'ils sauront l'intégrer, ils auront une valeur ajoutée à l'intégrer.
02:45Et d'autres qui auront un phénomène de remplacement parce qu'on est dans une logique d'automatisation,
02:50même sur des tâches plutôt à forte valeur ajoutée, les valeurs que vous parliez qui ont été impactées,
02:55on n'est pas sur des tâches purement répétitives, il y a quand même une logique de réflexion, d'analyse, de conception,
03:02mais on se rend compte que certains modèles vont très vite et cette capacité à aller très vite peut fragiliser certains business models.
03:08Alors toujours, on est dans une logique de réaction, on a cette fameuse correction abrupte des marchés depuis 24 heures
03:15qui amplifie un phénomène qui était déjà là l'année dernière, mais ça génère un petit peu de prise de recul,
03:21une prise de conscience que, attention, l'IA c'est un phénomène d'accompagnement,
03:26on va l'utiliser et ça aura des bénéfices de manière globale comme toute innovation, toute révolution industrielle,
03:33parce que finalement c'en est quasiment une, mais qu'au passage, certains business models vont devoir s'adapter ou disparaître.
03:40Qu'est-ce qui fait qu'on va rentrer quand même dans une logique un peu moins indiscriminée ?
03:46Parce que là, tout baisse dans le secteur des logiciels.
03:51Jensen Yang, je crois que ça date d'hier, interrogé évidemment sur ce phénomène, le dit lui-même,
03:58il dit qu'il n'y a rien de plus illogique d'imaginer que toutes ces boîtes de logiciels vont disparaître et le temps va le démontrer.
04:04Qu'est-ce qui va permettre justement de choisir, peut-être que certaines boîtes de logiciels seront plus là dans 5 ans,
04:10peut-être que d'autres se seront saisis du problème.
04:13Et encore une fois, un RISAP, un Capgemini, ils sont présents dans l'entreprise, à tous les étages, avec des personnes parfois sur place.
04:22C'est-à-dire, si le sujet s'est diffusé, l'IA dans les entreprises, c'est justement des boîtes qui sont présentes au cœur de toutes les transformations digitales des entreprises depuis 10, 20, 30 ans.
04:33Justement, on verra celles qui arriveront à intégrer l'IA dans ce nouveau business model.
04:37Et donc finalement, vous l'avez évoqué vous-même dans la question, c'est le temps qui permettra de juger cette discrimination,
04:44avec ceux qui pourront adapter l'IA et en tirer profit pour pouvoir la redéployer,
04:49plutôt qu'à celles qui seront uniquement impactées par un remplacement un pour un de la valeur ajoutée qu'elles, aujourd'hui, mettent en place.
04:55Mais ça veut dire que d'un point de vue de marché, enfin je continue avec vous Alexandre, mais on va en discuter,
05:00mais d'un point de vue de marché, c'est peut-être trop tôt pour chercher à se montrer brave et contrariant quand on a un momentum aussi négatif comme ça sur...
05:10Alors c'est le secteur des softwares, mais je peux ajouter les médias, les services financiers, enfin il y a plein de choses.
05:16Tous ceux qui utilisent de la donnée et du logiciel.
05:19On a eu des valeurs comme FAC7, dans la logique d'analyse financière pure, ou finalement MSCI également.
05:25Donc on voit que ça va plus loin que juste le logiciel ou juste la data juridique.
05:30C'est transsectoriel en quelque sorte.
05:33Et donc effectivement, à court terme là, on accuse finalement le rétropédalage d'un phénomène d'IA,
05:38en disant que c'est l'avènement formidable et donc c'est des profits à venir énormes.
05:43C'est des investissements déjà, la rentabilité de ces investissements et le déploiement de ces investissements en termes de capacité d'innovation de ces entreprises, de se réinventer.
05:52Oui, peut-être des entreprises qui étaient là il y a 20 ans ne sont plus là aujourd'hui.
05:55D'autres ont réussi à accompagner les vagues d'innovation, que ce soit Internet, que ce soit le déploiement mobile et autres dans le domaine du commerce par exemple.
06:04On l'a vu, on s'est posé la question il y a 20 ans, est-ce qu'il y a toujours des magasins physiques lorsqu'on a eu tout le développement du commerce en ligne ?
06:11Et on voit que certains n'ont pas pu s'adapter et ont disparu, d'autres au contraire ont profité de cela et finalement c'est le temps aussi qui est le maître du jugement de cette capacité d'adaptation.
06:21Bon, c'est le moment darwinien là pour les éditeurs de logiciels, c'est ça Nicolas ?
06:26J'aime bien le commentaire de mon voisin sur le côté schumpeterien et d'innovation.
06:33Moi ce que je voudrais juste rajouter c'est que la volatilité qu'on a, il n'y a pas de crise sur la technologie.
06:41Le secteur technologique n'est pas en crise.
06:44Les softwares sont dans une grande difficulté de la volatilité, mais rappelez quand même à tout le monde,
06:50les hardwares, tout ce qui est hardware, performent bien et tient bien, les semi-conducteurs performent bien et toujours bien et sont bien résilients.
06:58Donc, très attention, ne me mélangeons pas tout.
07:02Il y a un sujet software aujourd'hui et le marché s'inquiète,
07:06mais le reste de toute la croissance de la technologie qui a été fortement alimentée par l'innovation de l'intelligence artificielle,
07:15le reste continue, cette histoire continue.
07:16Donc, je ne crois pas qu'on soit dans une crise de la technologie.
07:20Donc là aussi, il y a l'idée d'un cas entre la partie hardware, semi-conducteurs, puces, infrastructure et la partie software.
07:27Et ce cas peut encore s'élargir.
07:29Oui, mais ce qui me semble important, ce n'est pas une crise de l'intelligence artificielle.
07:33Non, j'entends.
07:34Ce n'est pas du tout un dégonflement de bulles.
07:37L'histoire des CAPEX, par exemple, autour de l'IA, reste intacte.
07:40Alors ça, c'est un autre sujet, mais il y avait quand même l'idée, il y a trois mois, six mois, il y a une bulle sur l'IA.
07:46Je comprends.
07:47Cette bulle, on ne parle pas de ça.
07:48J'entends votre point.
07:49Ici, on n'est pas dans une crise, ni de bulles sur l'IA, ni sur la technologie.
07:53On est sur un sujet très spécifique, qui a été très bien décrit.
07:56Et la question, effectivement, darwinienne, qui va survivre ?
08:00Est-ce que les business models vont tenir ou pas tenir ?
08:02Le deuxième point, pour rajouter et complémenter, c'est que c'est un sujet des CAPEX, quand même.
08:07C'est vrai qu'on investit beaucoup, and so what ?
08:11Est-ce que ça gagne de l'argent ?
08:13Ça, c'est la question.
08:14Est-ce qu'à un moment donné, on voit un impact sur les résultats ?
08:19C'est quand même une grande question.
08:21Et est-ce qu'on voit un impact sur les résultats des entreprises ?
08:24Après, il faut regarder entreprise par entreprise.
08:26Les résultats de Microsoft n'étaient pas si mauvais.
08:28Non.
08:28Y compris même sur leur partie software, c'était relativement correct.
08:34Par contre, effectivement, il y a peut-être des endroits ou des entreprises où les investissements massifs ne délivrent pas encore des résultats.
08:41Donc, discrimination.
08:42Et puis, la troisième question, c'est, et c'est CAPEX, comment c'est financé ?
08:46Et là, c'est ce que vous avez posé comme question.
08:48Et là, en effet, on voit un peu le dommage collatéral de cette formidable machine qu'est le crédit.
08:54Et comment ça se finance ?
08:55Et là, effectivement, ce n'est pas une découverte.
08:58Mais on sait que pour tous ces CAPEX extraordinaires, le marché du crédit a fait son travail.
09:03Et les entreprises ont émis de la dette avec différents véhicules qui a été investi par, notamment, beaucoup d'investisseurs américains, institutionnels américains.
09:15Ce qui est même assez...
09:16C'est le rôle de la finance, de financer les projets.
09:19Mais le crédit privé permet à la fois de financer les data centers qui permettent d'élaborer et d'entraîner ces nouveaux modèles de langage d'intelligence artificielle
09:33qui vont disrupter les entreprises de logiciels qui ont elles-mêmes été financées aussi par du crédit privé.
09:40C'est-à-dire que le crédit privé est partout.
09:43Alors, c'est une belle circularité.
09:44Donc, cette explosion et ces CAPEX gigantesques ont amené à énormément d'émissions.
09:50Déjà, sur l'investment grade, le crédit de bonne qualité aux États-Unis, il y a eu beaucoup d'émissions qui ont été là, sur des émissions de bonne qualité, bien arrêtées, qui ont été très bien absorbées.
10:01Et le marché du crédit de bonne qualité, il n'y a aucun sujet.
10:07Il n'y a aucun souci pour le marché aujourd'hui.
10:08Quand vous regardez sur du high yield, là, ça commence à être un peu plus chaud.
10:14Et le risque, il est là, alors, Nicolas.
10:16Et le risque, il est là.
10:17Et après, il y a le private, tu as dit.
10:19Et alors, là, il faut être très nuancé parce que la façon dont on investit sur le private, ce n'est pas la même façon quand on investit sur le private que quand on investit sur de la dette, sur de la dette investment grade.
10:30C'est indiqué, ce n'est pas du tout la même chose.
10:33Donc, il faut faire très attention.
10:34Et effectivement, dans la dette privée américaine, il y a une exposition significative sur le software.
10:40Ça dépend, 20, 30 %.
10:42Voilà.
10:43Et donc, là, ce qu'on constate, c'est que certains instruments dont vous avez peut-être parlé, les BDC...
10:48Donc, les business development companies qui sont des sociétés d'investissement...
10:50Des véhicules qui permettent d'accéder au marché de crédit privé.
10:54Exactement.
10:54Et qui sont cotés.
10:56Et qui ont baissé 10, 15 % depuis le début de l'année, alors que le marché américain...
11:00Et les grands noms du private equity cotés, KKR, Apollo, Bluehall, etc., plus ou moins spécialisés dans le financement des infrastructures, connaissent un mois de janvier aussi très douloureux.
11:13Donc, ça, c'est la description.
11:14Une fois qu'on a dit ça, il faut se poser la question.
11:16Est-ce que cette baisse-là, elle est dangereuse pour le crédit ?
11:20Est-elle dangereuse pour le crédit américain ou le crédit européen ?
11:25Bon, ben, pour moi, comme ça, à première lecture, il n'y a pas d'impact pour le crédit européen.
11:29Le crédit européen n'est pas exposé au software.
11:31Alors, bonne ou mauvaise nouvelle, mais nous n'avons pas des entreprises suffisamment égouvantes sur la technologie.
11:38Après, on sait que ce qui se passe aux Etats-Unis reste rarement seulement aux Etats-Unis, Nicolas.
11:42Oui, mais bon, dans le private contagion, ils sont aussi possibles.
11:44Le private crédit européen n'est pas contagieux, non pas du tout contaminé pour ça.
11:47De l'autre côté, le crédit européen non plus.
11:49Donc, pour l'instant, il n'y a pas de contagion.
11:51Ce qui va être intéressant de voir, c'est effectivement s'il y a un peu...
11:55Il faut faire un peu de stress testing.
11:56C'est-à-dire de voir si, effectivement, on a 20-30%, qu'est-ce qui va se passer ?
11:59Bon, ça, c'est un point important.
12:01Mais pour l'instant, quand même, ça reste extrêmement idiosyncratique.
12:05Et donc, je ne crois pas qu'on est dans une crise, en tout cas, ni de la technologie.
12:10Ça nous invite juste...
12:11Ce n'est pas systémique à ce stade.
12:13Non, mais ça nous invite à une bonne zone de vigilance par rapport au crédit.
12:17Il est vrai qu'il y a un truc juste, je finis, c'est que le crédit américain à Yield est le plus cher quasiment depuis 30 ans.
12:23Eh oui, les spreads sont plus...
12:24Donc là, quelque part, il y a des raisons de ne pas être super positifs et un peu de prudence s'impose.
12:29Toutes les crises sont des crises de la dette, m'a-t-on rappelé, il n'y a pas si longtemps que ça.
12:33Et je trouve que c'est un bon petit reminder, effectivement.
12:36Pierre, vos commentaires sur ce qu'on a dit.
12:38Et puis, l'idée...
12:39Enfin, le marché, c'est la force du marché, de pouvoir s'engouffrer à fond dans une tendance ou dans un thématique,
12:48quitte à aller très loin dans l'exagération.
12:50Là, le marché nous dit qu'effectivement, les SAP, les Capgemini, toutes les boîtes de software n'existent plus dans 5 ans.
12:56Pareil pour la publicité avec Publicis, les services financiers, etc.
13:01Oui, alors, c'est assez étonnant de voir à quel point l'intelligence artificielle, c'est concret, en réalité, pour le marché.
13:09Parce que je me souviens que la blockchain devait disrupter un nombre de trucs absolument incroyables.
13:13Metaverse aussi.
13:14Absolument.
13:15Et en fait, il y a des choses qui...
13:16Il y a des thèmes de marché.
13:18On n'en manque vraiment pas depuis le début de l'année.
13:21Mais c'est vrai qu'entre le metaverse et la blockchain, qui devait disrupter tout un tas de métiers,
13:26ça n'a pas fonctionné, en tout cas...
13:27Alors qu'il y a une vraie réalité dans la blockchain.
13:29Mais t'inverse beaucoup moins.
13:30Mais le on-chain est quelque chose...
13:32Enfin, il y a sans doute, et vous savez aussi bien quoi, une révolution de l'architecture financière.
13:36Mais c'est pas concret.
13:37Ça ne change pas les ratings de marché.
13:39On a du mal à l'appréhender.
13:41Tandis que l'intelligence artificielle, c'est absolument fou tout ce que ça bouleverse.
13:47Donc on a eu, bien sûr, les sociétés comme Téléperformance qui se sont fait absolument disrupter.
13:54Ah oui, le loser éternel de l'IA.
13:57Et maintenant, on est sur des thèmes plus software.
14:01Et d'ailleurs, c'est marrant, mais on a tous en tête de...
14:05Je prompte correctement sur ChatGPT et ça me sort un PowerPoint.
14:09Et c'est vrai qu'on n'a pas fait le lien au départ.
14:12Il y avait peut-être un sujet de logiciel et d'utilisation de logiciel.
14:17Et là, ça devient concret.
14:19Alors, est-ce que c'est fondamental ou pas ?
14:21Moi, j'ai quand même l'impression qu'on est sur ce thème-là en ce moment.
14:26Et ça va permettre de dégonfler possiblement des valorisations qui étaient devenues trop extrêmes
14:34compte tenu des hypothèses actuelles sur le futur.
14:38Ça ne veut pas dire que tout doit aller à la cave.
14:40Les logiciels se sont payés à un moment de manière sans doute excessive.
14:44Sur dizaines de fois les ventes pour certains d'entre eux.
14:47Mais je suis allé regarder sur le stockage, notamment l'action Sandisk,
14:52qui, il y a un an, valait 28 dollars et maintenant en vaut 700.
14:55Est-ce qu'on n'est pas sur des valorisations complètement délirantes ?
14:59En tout cas, une prime de valorisation qui est très délirante.
15:02Et j'ai l'impression que le marché se cherche des thèmes comme ça.
15:05Et donc, on a des bulles à l'envers.
15:06Je ne sais pas comment on appelle ça, des bulles qui se...
15:09Un trou noir qui aspire tout.
15:10Un trou noir, parce qu'il n'y avait pas forcément une bulle.
15:14Il y a un crash rampant et là, il y a une capitulation qui se produit.
15:18Et une autre bulle qui...
15:19Enfin, en tout cas, une autre accélération sur différents segments de la technologie
15:23qui a été très bien décrite par Nicolas.
15:25Absolument.
15:25Mais, au global, quand on regarde les indices, ça ne fait pas grand-chose.
15:30Et ça, c'est quand même...
15:32Donc, on est dans un marché...
15:34Avec le crack d'hier sur les softwares, les indices sont tenus.
15:36Voilà.
15:37Et donc, on est dans un marché qui est, à mon avis, vraiment pas du tout favorable au stock picking.
15:42C'est vraiment un marché...
15:44Non, mais c'est un marché où on peut se réveiller le matin.
15:47Et d'ailleurs, on se réveille tous à 15h30.
15:50On a vu l'ouverture du Nasdaq.
15:52Non, on ne venait pas à 15h30.
15:53Non, mais le Nasdaq a ouvert...
15:56Il est toujours 15h30, quelque part !
15:58Et donc, à 9h30, si vous étiez à New York...
16:01Et c'est vrai que, quand on regarde l'ouverture du Nasdaq,
16:04on voit qu'il y a vraiment des grands écarts, des grands écarts,
16:07entre certaines valeurs.
16:08Et du jour au lendemain, c'est quand même très difficile de savoir
16:11qui va être le gagnant et qui va être le perdant.
16:14Donc, c'est là où, en fait, il y a le principal piège pour le marché.
16:18En tout cas, pour les investisseurs.
16:18Disons que le stock picking est difficile.
16:20Le stock picking est...
16:21Parce qu'il y a quand même, comme vous dites, il y a des décarts.
16:24C'est possible tous les jours.
16:26Et ça, mais en tout cas, on ne peut pas...
16:29C'est quand même extrêmement difficile de prévoir les thèmes
16:31qui sont de plus en plus rapides.
16:33Et franchement, depuis le début de l'année,
16:35on a eu un nombre de shows traps,
16:38j'ai appelé ça comme ça,
16:39vraiment très important.
16:41Et ça n'a rien à voir avec 2025.
16:44C'est ça que 2025, c'était plutôt très facile de naviguer sur les marchés.
16:48En tout cas, hormis...
16:50Post-Libération Day, oui.
16:51Oui, mais même.
16:52Honnêtement, la géopolitique était quand même assez...
16:55Plutôt claire.
16:55La géopolitique est très claire en 2026,
16:57mais c'est vrai qu'il y a des thèmes.
16:58Et là, le thème du software est très important
17:00parce que ça met en exergue la difficulté
17:05de naviguer dans ces marchés
17:07et surtout de déterminer
17:10quels vont être les thèmes gagnants et les thèmes perdants.
17:12Là, en ce moment, c'est publicité et services, on va dire.
17:16Mais on se met contre ça ou pas ?
17:17Moi, je pense qu'il faut être très humble dans nos métiers.
17:23Et c'est vrai que la diversification est clé.
17:26Et quand les indices ne souffrent pas trop,
17:28possiblement, quand on ne sait pas très bien,
17:31il vaut mieux se remettre au benchmark.
17:32C'est un principe.
17:33Oui, parce que ce qui est dans cette histoire de cas,
17:36c'est que le même jour où le software s'effondre
17:39avec une forme de capitulation des investisseurs,
17:43la veille, je crois, Elon Musk valorise Grock
17:46tranquillement 250 milliards de dollars.
17:48C'est ça.
17:50Et quand on voit, la semaine dernière,
17:52on aurait parlé des métaux,
17:54là, on parle des softwares,
17:56ça va être quoi le prochain thème ?
17:58Et en fait, il y a vraiment...
18:00Le marché se cherche véritablement une direction
18:02et une validation de ce qu'il faut payer
18:08pour certains secteurs.
18:10Et là, on est vraiment dans la machine à laver.
18:13On est dans la recherche, effectivement,
18:15du bon prix pour un certain nombre de thèmes
18:17aujourd'hui dans le marché.
18:18Alexandre, quand on voit un peu la séquence,
18:20donc on a ce crack crypto en octobre dernier,
18:23je crois, dont d'ailleurs le compartiment
18:25ne s'en est absolument pas remis.
18:26Je crois que le bitcoin est revenu sur les niveaux
18:28qui prévalaient au moment de l'élection
18:30de Donald Trump en 2024.
18:32Tout le bump Trump crypto a été effacé.
18:36On a eu l'or et l'argent, évidemment,
18:37la semaine dernière.
18:40La partie software, mais qui est un crack
18:42un peu lent et sur la durée.
18:45Est-ce que tout ça assainit, effectivement,
18:47des poches de marché qui étaient devenues
18:48trop spéculatives ?
18:50Est-ce que ça assainit le marché ?
18:51Ou est-ce que ça rend le marché
18:52beaucoup plus fragile, au final ?
18:54Je dirais que, finalement, ça l'assainit.
18:56Et on le voit parce qu'au niveau global,
18:58les indices résistent.
19:00Et c'est ça qui est quand même assez...
19:02Vendredi, les actions tiennent.
19:04Vendredi...
19:05On a un choc à...
19:06Je ne sais pas combien de sigma
19:07sur l'or et l'argent.
19:09On a un choc métaux précieux sur l'argent.
19:10Depuis jeudi midi,
19:11mais même depuis jeudi midi,
19:12le choc métaux précieux,
19:13il a apparu après jeudi, dans l'après-midi.
19:15Il s'est amplifié vendredi
19:17avec cette séance
19:18où l'or passe de 5 500,
19:20grosso modo, à 4 400
19:21dans l'espace de 24 heures.
19:24Les actions ne bougent quasiment pas.
19:26Ou en tout cas,
19:27on n'est pas sur les mêmes amplitudes
19:28de mouvements et de volatilité
19:30sur les marchés actions
19:30et sur les marchés taux
19:32et sur les marchés devises.
19:34C'est-à-dire qu'on a l'ensemble
19:36des autres marchés
19:36où l'euro-dollar,
19:37il est resté entre 1,18 et 1,19.
19:39On n'est pas sorti d'un range
19:41qu'on avait connu depuis maintenant
19:43plusieurs semaines.
19:44Les taux,
19:45ça a été rappelé,
19:46autour de 4,30,
19:48que ce soit avant la nomination de Walsh
19:49ou après la nomination de Walsh,
19:50on n'a pas eu d'évolution majeure
19:52sur la partie des taux également.
19:54Et les actions ont résisté
19:56au choc sur la crypto,
19:58au choc sur les métaux précieux,
20:00au choc sur les logiciels.
20:01Donc il y a quand même
20:01une certaine résilience globale,
20:03une logique d'un peu d'assainissement,
20:05mais de la capacité aussi
20:06pour les investisseurs
20:07à rester investis.
20:09Ça conforte l'idée
20:09que c'est un bon rich reward,
20:11que les actions restent
20:12un univers intéressant
20:14avec lequel il faut être constructif.
20:15Il reste d'opportunités sur le marché.
20:17Et justement,
20:18c'est ça aussi l'intérêt.
20:19C'est qu'aujourd'hui,
20:20dans nos portefeuilles,
20:21nous, on essaye plutôt
20:21de profiter finalement
20:23de ces points de creux
20:25pour renforcer
20:26de manière généraliste,
20:28sans être trop sélectif,
20:30parce qu'effectivement,
20:31la discrimination,
20:32elle est dure
20:33ou en tout cas parfois
20:34très mal récompensée,
20:36mais d'être sur les marchés,
20:38d'être présent,
20:39parce qu'effectivement,
20:40les amplitudes et les mouvements
20:42génèrent beaucoup plus d'opportunités
20:43que de craintes à court terme.
20:45À court terme,
20:46parce qu'il y a effectivement
20:46la partie du marché privé
20:48qu'on surveille.
20:49Et effectivement,
20:49même si le marché américain,
20:52la dette privée
20:52et le marché européen
20:53ne sont pas totalement
20:54interconnectés,
20:55on le sait qu'en général,
20:58la mode panique d'un côté
21:00traverse rapidement
21:01l'Atlantique de l'autre
21:02pour des raisons fondamentales
21:03ou pas fondamentales
21:04pour le coup.
21:06Donc cette méfiance-là
21:07d'une crise de panique,
21:09de stress,
21:09de confiance
21:10est un petit peu
21:11en territoire,
21:14en fond de tableau
21:15à surveiller.
21:16Mais à ce stade,
21:16pour l'instant,
21:17on voit que le marché
21:17est résilient.
21:18Donc plutôt de l'assainissement
21:19que finalement
21:21une panique généralisée
21:22sur les marchés.
21:23Est-ce qu'on cherche quand même
21:24à être un peu plus défensif ?
21:27Comment on se diversifie
21:28de la bonne manière
21:29aujourd'hui
21:29dans une stratégie globale,
21:31Nicolas ?
21:33Parce que c'est chaustrap
21:34comme le dit Pierre.
21:35Il y a deux points.
21:38Le premier point,
21:39c'est que là,
21:39on parle des sous-bresauts
21:41de tous les jours.
21:42C'est comme ça.
21:43Quand vous êtes investisseur,
21:44le premier point,
21:45c'est est-ce que vous avez
21:45un scénario de long terme ?
21:48Ou alors vous avez
21:48des indicateurs quantitatifs
21:50ou techniques.
21:50Mais est-ce que vous avez
21:51un scénario de long terme ?
21:52Nous, on a un scénario
21:53de long terme,
21:53mais il ne change pas.
21:54C'est un scénario
21:55dans lequel il y a de la croissance
21:56et l'inflation
21:56qui baisse plus tôt.
21:57C'est un scénario,
21:59on dit ça depuis le mois de juin maintenant,
22:01on est assez positif
22:01sur les marchés actions.
22:03Et donc,
22:04quand nous sommes
22:05dans un environnement
22:06où l'inflation baisse,
22:09la croissance tient,
22:11les banques centrales
22:11sont plutôt à la baisse
22:12et les budgets
22:13plutôt laxistes,
22:14c'est un environnement
22:15qui reste plutôt supportif
22:17pour les indices actions.
22:19Les mouvements
22:19qui sont mentionnés,
22:21on les regarde.
22:23Parfois,
22:23ils constituent une opportunité.
22:25Là où je rejoins
22:25ce que vous avez dit,
22:27c'est que
22:27la deuxième règle
22:29que je dirais
22:30en termes d'investissement,
22:31c'est quand vous avez des mouvements
22:32et la volatilité augmente fortement,
22:34vous devez diminuer vos paris.
22:35Budget de risque.
22:36Ah oui,
22:36budget de risque.
22:37Bien sûr.
22:38Quand l'argent fait autant de trucs,
22:40autant de volatilité.
22:40On n'achète pas l'or,
22:42ou l'argent,
22:43c'est peut-être un peu différent,
22:43mais on n'achète pas de l'or
22:44pour mettre de la volatilité
22:46dans son portefeuille.
22:46Exact.
22:47Par contre,
22:48est-ce que vous avez une vision
22:49de long terme
22:50qui consiste à dire,
22:51en tant qu'investisseur,
22:52nous,
22:55c'est une bonne allocation
22:57d'avoir des métiers précieux
22:58comme une diversification
22:59par rapport à une potentielle
23:00dédollarisation ?
23:01Si c'est le cas,
23:02oui.
23:03Après,
23:04jouer le market timing compliqué.
23:05Après,
23:05il faut ajuster le risque budgeting
23:06compte tenu de la volatilité.
23:08Donc,
23:09je crois qu'il faut faire aussi
23:09bien distinguer
23:10les mouvements très court terme
23:11qu'on a
23:12avec un scénario
23:13qu'on a sur le long terme
23:14et du budget de la fond de risque.
23:15dans votre scénario,
23:16le thème d'investissement de l'or,
23:18puisque ce n'est plus seulement
23:19un actif refuge,
23:20on nous le vend
23:20comme un thème d'investissement,
23:22les précieux,
23:22ça reste un thème valable ?
23:25Oui.
23:25Nous avons,
23:26nous,
23:27une allocation stratégique
23:28de la diversification,
23:32mais le market timing
23:33est très difficile.
23:33J'entends.
23:34Donc,
23:34on évite de jouer avec ça.
23:36De jouer avec ça.
23:37Mais avoir un petit peu
23:37de diversification,
23:39pourquoi il y a de la...
23:40Alors,
23:40c'est très difficile
23:41d'expliquer le prix du l'or,
23:41on ne va pas en parler,
23:42beaucoup de gens
23:43en ont déjà parlé,
23:43mais c'est difficile.
23:44donc il y a beaucoup
23:46de volatilité,
23:46ça c'est quand même
23:47des indicateurs
23:47qu'il faut suivre,
23:48je l'entends.
23:49Mais néanmoins,
23:50est-ce que nous,
23:50on pense que ça fait du sens
23:51d'avoir dans une allocation
23:52d'actifs de la diversification
23:53avec des matières premières ?
23:55Oui.
23:56Que ça soit de l'or,
23:57que ça soit du palladium
23:58ou que ça soit de l'argent.
23:59Voilà.
23:59Après,
23:59on regarde ratio or-argent,
24:01on voit qu'il y a des phénomènes
24:02qui sont extrêmement...
24:03Donc,
24:03on va essayer d'un peu être smart.
24:05Mais néanmoins,
24:06il faut avoir une vision
24:07un petit peu long terme.
24:09Et la vision long terme,
24:10elle est liée quand même
24:11à la fois au scénario économique,
24:14de l'inflation,
24:14de la croissance,
24:15mais à ce qui se passe
24:16aux Etats-Unis.
24:17Et ça,
24:17ça reste quand même
24:17la grande inconnue.
24:19C'est néanmoins,
24:20c'est quand même
24:20tout ce qui se passe
24:21au niveau de l'administration américaine,
24:23ce qui se passe au niveau
24:23de la Fed,
24:24ce qui se passe au niveau
24:25vraiment de la crédibilité
24:26du dollar américain.
24:29Et ça,
24:29c'est pour moi,
24:30au-delà des soubresauts
24:31de court terme qu'on a
24:32et qui sont importants,
24:33une vraie question
24:34pour le scénario long terme.
24:34Et donc,
24:35tant que faire se peut,
24:36redistribuer ses actifs
24:39en dehors du dollar.
24:41Et être très diversifié.
24:42On parlait de diversification,
24:43mais là aussi,
24:44être très diversifié.
24:45Oui,
24:45être très diversifié.
24:46Bon,
24:46parlons des Etats-Unis.
24:47Alors,
24:48Kevin Walsh,
24:48qu'est-ce que veut Kevin Walsh
24:50et qu'est-ce que vous en attendez,
24:51vous,
24:52en l'occurrence,
24:52Pierre ?
24:53Alors,
24:54j'ai le droit de dire
24:54je ne sais pas.
24:56Ah bah oui,
24:56non,
24:56je ne sais pas,
24:58je n'en ai beaucoup
24:59à ne pas savoir.
24:59Je ne sais pas,
25:01mais comme on en a parlé
25:02hors plateau,
25:03c'est vrai que moi,
25:03je ne me mets jamais
25:06à la place des banquiers centraux,
25:07mais je pense que
25:09la Fed va être gérée
25:13d'une manière très professionnelle
25:16et que ça va être
25:17plutôt un phare
25:18pour nous les investisseurs
25:20plutôt qu'une source
25:22de volatilité.
25:23Je pense qu'il n'y a pas
25:24vraiment de doute
25:26sur le fait que
25:28la Réserve fédérale américaine
25:30sera dans son mandat
25:31et donc va combattre
25:33l'inflation,
25:34en tout cas neutraliser l'inflation.
25:35Et vous dites que ça reste
25:36une institution
25:37qui sera prédictible,
25:39lisible,
25:40crédible.
25:41On ne revient pas
25:41à l'époque Greenspan
25:42où si vous m'avez compris,
25:44c'est que je me suis mal exprimé.
25:45On essaye de justement
25:46masquer...
25:48Non mais en l'époque
25:48Greenspan,
25:49c'était quand même
25:50assez clair aussi.
25:52Enfin honnêtement...
25:52Ils se réfèrent
25:53à Greenspan,
25:54Kevin Worsh.
25:55Oui,
25:56ils faisaient des bons mots,
25:56mais en fait,
25:57c'était quand même
25:57assez clair.
25:58Je pense que la Réserve fédérale
25:59a toujours été
26:00extrêmement claire
26:01avec les investisseurs.
26:02En tout cas,
26:03ce n'est pas du tout
26:04une source de stress.
26:08Comme moi,
26:09j'avoue que j'ai du mal
26:11à acheter le thème
26:11de la dédollarisation
26:12et si vous m'aviez
26:14posé la question sur l'or,
26:15je vous aurais dit
26:15que je ne comprends pas
26:17les dynamiques en jeu
26:19sur les métaux précieux.
26:20Vraiment,
26:20je ne les comprends pas.
26:21Donc,
26:21je reste sur des trucs
26:22que je comprends
26:23et autant la fête
26:24j'arrive à comprendre,
26:25autant les dynamiques
26:26sur les marchés actions...
26:28Et Kevin Worsh,
26:28est-ce qu'il est là
26:29d'une certaine manière
26:30pour calmer peut-être
26:32les inquiétudes
26:32sur ce fameux
26:33debasement trade
26:34qui à un moment
26:36risque peut-être
26:37d'être hors de contrôle
26:38de l'administration américaine
26:40qui reste l'avocate
26:42malgré tout
26:42d'un dollar fort
26:44quand on écoute
26:44Scott Besson ?
26:45Est-ce qu'on peut
26:46juste se dire
26:47qu'il y a encore une fois
26:48un thème de marché
26:49et ce thème
26:50est de la dédollarisation
26:52ou en fait du fait
26:53que le dollar
26:54serait un peu
26:54conjuré avec la devise,
26:58est-ce que véritablement
26:59on ne pourrait pas
27:01se dire que
27:02le niveau du dollar
27:03est fixé
27:04par une offre
27:06et une demande
27:06et une politique
27:08mais qui fait que...
27:09Moins de demandes
27:10pour le dollar aujourd'hui.
27:10Oui, mais nous
27:11pourquoi est-ce qu'on a
27:12une politique
27:13d'euro fort
27:15ou est-ce qu'on se laisse
27:17avoir
27:18par les autres devises ?
27:20Pourquoi l'euro
27:21est si fort
27:21par rapport aux yennes
27:23alors que la banque
27:23centrale japonaise
27:25a dit qu'elle va monter
27:25ses taux,
27:26que la courbe des taux
27:27se repentifie
27:28et que finalement
27:29on est toujours
27:30dans une sorte
27:31de carry trade
27:32alors que c'est
27:32de moins en moins
27:33attractif ?
27:34Donc il y a des thèmes
27:35sur les marchés
27:35et en fait
27:37c'est vrai que c'est
27:39difficile de répondre
27:40à votre question
27:40clairement
27:41parce que
27:42la Fed à mon avis
27:44va toujours rester
27:46sur ses fondamentaux
27:47et Kevin Walsh
27:48il va être...
27:49Donc pas de rupture ?
27:50C'est pas un président de rupture ?
27:52Non pas du tout
27:52non mais je pense pas du tout
27:53je pense que la Fed
27:54elle a un mandat
27:54il est extrêmement clair
27:56et que tous les gouverneurs
27:57sont là pour faire en sorte
27:58que l'économie américaine
28:00ait le plus d'emplois possible
28:02et un dollar au bon niveau
28:04avec une inflation
28:05totalement contrôlée
28:06et ça
28:06ça va...
28:07Et à mon avis
28:08elle garde un mandat
28:08qui reste le même
28:09Oui oui
28:10Oui bien sûr
28:10mais je pense qu'en fait
28:11il faut pas se tromper de cible
28:12on ne peut...
28:13On...
28:14Je pense que justement
28:15essayer de se mettre
28:17à la place
28:17de l'administration Trump
28:20ou d'un manquier central
28:22c'est à mon avis
28:23la voie royale
28:24vers la sortie de l'autre
28:25Non mais c'est à dire que
28:25le marketing politique de Trump
28:28a mis quand même
28:28beaucoup d'emphase
28:29sur cette nomination
28:31sur les erreurs du passé
28:34etc
28:34Non mais à chaque fois
28:35il fait autre chose
28:36et en fait c'est ça
28:36c'est ça qui est génial
28:38c'est qu'en fait
28:38il nous parle d'un truc
28:39et finalement
28:40il se passe autre chose
28:41et c'est...
28:42Enfin il revient quand même
28:43souvent à la charge
28:43sur deux, trois sujets
28:45qui sont quand même...
28:46Je pense que son principal sujet
28:47honnêtement
28:48c'est comment il va
28:49conserver le pouvoir
28:50après les élections
28:50de mi-mandat
28:51et ça c'est ce qui
28:53à mon avis
28:53va le préoccuper beaucoup
28:54Oui oui
28:54Et donc
28:55d'où la politique fiscale
28:56très laxiste
28:57qui va mettre en place
28:58et la Fed
28:59va être là justement
29:00pour contrebalancer
29:02en fait cette politique fiscale
29:03à mon avis
29:03c'est le scénario
29:04Qu'il avait besoin
29:05d'un orthodoxe
29:06ou de quelqu'un
29:07qui ait le vernis
29:09d'un orthodoxe
29:10à la tête de la Fed
29:11Est-ce que je peux dire
29:11je ne sais pas ?
29:12Ah bah vous avez le droit
29:13Non mais je ne suis pas
29:14totalement d'accord
29:15avec ce que vous avez dit
29:16Je ne me mets pas
29:18à la place du banquier central
29:19ça c'est clair
29:20mais quand même
29:21il faut regarder
29:22la biographie
29:23de ce
29:25Ses discours
29:26Il y a de la matière
29:28Il y a de la matière
29:28Donc il faut se souvenir
29:30mais ça je pense que
29:31vous le savez
29:31ça a déjà été dit
29:32que ce monsieur
29:33voulait monter les taux
29:35en 2008
29:35parce qu'il avait peur
29:37de l'inflation
29:39Jusqu'en 2009
29:40il continue d'avoir peur
29:41de l'inflation
29:42Il y a 10% de ce chômage
29:43aux Etats-Unis
29:44C'est quand même
29:44pas la même chose
29:45C'est pas qu'un thème
29:47Le jour où la Fed
29:48monte les taux en 2009
29:49au lieu de la baisser
29:50c'est pas qu'un thème
29:50ça joue
29:51Donc ce monsieur
29:53il était contre
29:54les baisses de taux
29:56Il est assez
29:58négatif
30:00sur la politique
30:01du bilan
30:01de la Fed
30:02Donc de ce point de vue là
30:04il va falloir
30:05voir ce qu'il pense
30:06Ce que je comprends aussi
30:07c'est que
30:09mais bon voilà
30:10c'est de l'interprétation
30:11et ce qu'on lit aussi
30:12c'est que
30:13c'est l'idée
30:14que le potentiel
30:15de croissance américain
30:16est peut-être plus élevé
30:16qu'attendu
30:17Il y a plus de productivité
30:18Donc s'il y a plus de potentiel
30:19en fait l'économie
30:20même si elle est à 2
30:21c'est peut-être
30:22qu'elle est sous son potentiel
30:23et donc en fait
30:23on pourrait avoir
30:24des taux plus bas
30:24Et quand vous nous dites
30:26que le plus important
30:26pour Trump
30:27c'est les élections
30:28pour gagner les élections
30:29le principal problème
30:29des américains
30:30c'est le problème
30:31de l'affordability
30:31C'est aujourd'hui
30:32les américains
30:33ils ont un problème
30:33pour acheter une maison
30:34pour acheter une voiture
30:35pour acheter des oeufs
30:37pour acheter plein de choses
30:37Et avec un taux mortgage
30:3930 ans
30:39je ne sais pas
30:40je n'ai pas regardé ce matin
30:41Oui mais je ne l'ai pas non plus
30:42C'est 7
30:436, 7
30:447 à peu près
30:45Ouais ouais
30:45Enfin le 30 ans
30:46de mortgage américain
30:47à 7%
30:48Oui
30:48Sorry mais
30:49there is something wrong
30:51C'est énorme
30:52C'est énorme
30:53Qui emprunte à 30 ans
30:54à ces niveaux-là
30:55Il n'y a plus de marché d'ailleurs
30:56Il n'y a plus de marché
30:56Il y a un problème
30:57d'affordability
30:58Donc l'idée de dire
30:59que
31:00la question en tout cas
31:02de le taux d'équilibre
31:03de la Fed
31:03et faut-il rester
31:04à 3,75
31:06à 3
31:07on ne va pas retourner 1
31:08C'est une vraie question
31:09Et il me semble
31:11que nous
31:11notre scénario
31:12c'est deux baisses de taux
31:14Mais ça ferait quand même
31:14un taux très élevé
31:15sur le mortgage
31:16Non non
31:17parce que
31:18il y a quand même
31:19deux choses
31:19qui peuvent se passer
31:20Le taux de mortgage
31:21a été beaucoup plus bas
31:22dans le passé
31:22Oui oui
31:23Mais s'il baisse
31:23de 50 centimes
31:25ou de 3,4 de points
31:26Franchement pas
31:26Non non
31:27Je vais
31:29tout à fait
31:30Je vais préciser
31:31Nous nous pensions
31:3250 bips de baisse
31:33dans un scénario classique
31:34Mais dans un scénario
31:36de Walsh
31:37j'en sais rien moi
31:38peut-être qu'il peut faire plus
31:39Alors il est tout seul
31:40Il n'est pas tout seul
31:41Ce qu'on décrit
31:42c'est qu'il y a 12 votants
31:44Il y a une voix parmi les autres
31:46et ni plus ni moins
31:47Tout à fait
31:47Mais néanmoins
31:48L'ado de Ficelle
31:49en tant que président de la Fed
31:50il peut jouer sur beaucoup de choses
31:52l'agenda
31:52la stratégie de communication
31:53les équipes d'économistes
31:55etc
31:55Je ne dis pas qu'il ne va pas être sérieux
31:57Je ne dis pas qu'il y aura
31:58une transition
31:58qui ne sera pas sérieuse
32:00Je ne dis pas que je me mets à la place
32:01Je dis juste que dans le scénario économique
32:03si on a des taux
32:04Fed Fund
32:05sans bips plus bas
32:07et que la politique du bilan a changé
32:09ce n'est pas la même chose pour le marché
32:10Et donc moi je vais quand même suivre ça
32:12avec attention
32:13et il me semble que le problème numéro 1
32:15aux Etats-Unis
32:16c'est quand même qu'il y a un problème
32:17d'affordability
32:18qui est lié en partie
32:19à des niveaux de taux
32:20trop élevés
32:21Je partage l'analyse
32:23sur la partie Fed
32:25ça va être vraiment
32:26plus qu'une thématique
32:27court-termiste
32:29mais ça va être la séquence
32:30et surtout
32:30l'importance pour le marché
32:31à s'habituer à Walsh
32:33et on le sait
32:34il y a toujours une période
32:35de connaissances
32:38de rencontres
32:39entre le banquier central
32:40le président de la Fed
32:41et le marché
32:43et les investisseurs
32:44et on va rentrer
32:45dans cette séquence-là
32:45où finalement
32:46chaque mot va être scruté
32:48chaque parole
32:49chaque décision
32:50chaque micro-mouvement
32:51va être analysé
32:52surinterprété
32:53ou sous-interprété
32:54et on va rentrer
32:55dans cette période
32:56un petit peu
32:56où on va devoir
32:57faire le match
32:59entre le marché
33:00et le banquier central
33:01donc ça c'est la première période
33:03et je pense que
33:03c'est plus qu'un thème
33:04ça va créer un petit peu
33:05de volatilité
33:06même si finalement
33:08Walsh
33:08c'est un candidat
33:10ou un président
33:11qui finalement
33:13rapporte de la crédibilité
33:14à la Fed
33:15et on a eu peur
33:16sur les deux
33:17trois derniers
33:18mois
33:18qu'on ait
33:19un Trump
33:20guy
33:21qui soit nommé
33:22président de la Fed
33:22ou finalement
33:23les ordres
33:24soient juste d'appuyer
33:25sur le bouton
33:26autant voulu
33:27pour gérer les mid-termes
33:28ou pour gérer
33:29le problème
33:30de la consommation
33:30des cartes de crédit
33:32des niveaux de taux
33:32etc
33:32tout ce que
33:34Trump rabâche
33:35au quotidien
33:36sur son réseau social
33:37on a quand même
33:38quelqu'un
33:38qui est du sérail
33:39qui a été là
33:40pendant une période
33:41assez majeure
33:42de la crise financière
33:43entre 2008 et 2011
33:44comme le disait Nicolas
33:45qui s'oppose au QI
33:46en 2009
33:47avec un positionnement
33:48un petit peu atypique
33:49et d'où ce phénomène
33:50où il va falloir
33:51prendre connaissance
33:52du monsieur
33:53prendre connaissance
33:54de sa capacité à communiquer
33:55sa capacité à expliquer
33:56et voir les premières décisions
33:58en tout cas
33:59la nomination vendredi
34:00elle n'a pas fait bouger le marché
34:02ni à la hausse
34:03ni à la baisse
34:03ça montre que finalement
34:05on n'est pas dans une surprise
34:06où on ne plonge pas
34:07dans l'inconnu
34:08avec ce monsieur
34:09rien de tel
34:10qu'un faucon
34:10pour baisser les taux
34:11genre mieux qu'une colombe
34:12exactement
34:13après là
34:14quand même
34:14juste conditions de nomination
34:15il semble quand même
34:17qu'il y ait des liens
34:18ah bah c'est pas
34:19il semble
34:19oui
34:19il est marié à Jane
34:21Estée Lauder
34:22qui est la fille
34:24de Ronald Lauder
34:25avec un ami d'enfance
34:26de Donald Trump
34:26et grand donateur
34:27historique du parti républicain
34:29mais on n'a pas l'impression
34:30ou en tout cas à ce stade
34:31que ce soit finalement
34:32un membre du gouvernement
34:33qui va obéir directement
34:35aux ordres
34:36ce qu'on ne sait pas encore
34:37et là où je vous rejoins
34:37dans le je ne sais pas
34:38c'est est-ce qu'il s'oppose
34:40à une politique de bilan
34:42ample
34:43pendant la grande crise financière
34:45par conviction
34:46ou parce qu'il est
34:48à l'époque
34:48sous administration démocrate
34:50et présidence Obama
34:51et c'est voilà
34:53c'est la vraie grande question
34:54pour essayer de comprendre
34:55si c'est quelqu'un
34:56qui a un corpus intellectuel
34:59dogmatique
35:00sérieux
35:02voilà
35:03ou si
35:03et c'est un politique
35:05avant tout quoi
35:06et puis Kevin Asset
35:06a été éliminé
35:07parce qu'il était démocrate
35:08oui
35:09et puis sans doute
35:10moins crédible peut-être
35:11du point de vue
35:12des marchés
35:12et de l'institution
35:13que peut l'être
35:14un Kevin Walsh
35:14aujourd'hui
35:15qui a déjà été gouverneur
35:16alors l'avantage
35:17c'est Christine Lagarde
35:17elle maintenant
35:18on la connait bien
35:19non mais
35:19donc on sait
35:23à quoi s'attendre demain
35:24Pierre
35:25ah oui
35:25je pense que là
35:26on est tranquille
35:27même si effectivement
35:28les chiffres d'inflation
35:29ne plaident pas
35:29pour
35:30enfin comment
35:31alors en fait
35:32l'Italie 1%
35:33la France 0,4
35:34oui l'Allemagne
35:35est à 2 plus
35:36ok
35:36voilà
35:36l'Espagne aussi
35:37le problème
35:38c'est la zone euro
35:39et en réalité
35:40en réalité
35:41il y a en ce moment
35:43des taux réels
35:44positifs et négatifs
35:45dans la zone
35:46et tout ça
35:47est le résultat
35:48d'un subtil consensus
35:50donc c'est vrai
35:51que tout le monde
35:51part sur un statu quo
35:54au niveau
35:56que ce soit au niveau
35:56de la Banque de l'Union Terre
35:58ou de la BCE
35:59là encore
36:02je pense que
36:02le discours
36:03va être
36:04va être très sensible
36:06mais
36:06on peut s'attendre
36:09à ce que l'euro
36:10reste très ferme
36:11après
36:11après le discours
36:13de Christine Lagarde
36:14là on est vraiment
36:16dans
36:16ça devient un sujet
36:18au niveau de l'euro
36:18vous citiez l'euro-yen
36:20mais l'euro
36:20taux de change effectif
36:22pondéré
36:22effectivement
36:23est pas loin
36:23d'être au sommet
36:24face au début
36:25des grands partenaires
36:26commerciaux
36:26en tout cas
36:27je vais reprendre
36:29mon analyse
36:32je pense que
36:33si l'euro est à ce niveau
36:34c'est qu'il convient
36:35à peu près
36:35à tout le monde
36:36dans la zone
36:36d'accord
36:36oui mais on est pas loin
36:37donc voilà
36:38c'est pour ça que
36:39moi je me mets pas du tout
36:41en face des banques
36:41centrales
36:42je pense que c'est pas
36:43un thème à jouer du tout
36:44un mot sur la BCE demain
36:46il nous reste 30 minutes
36:47statu quo
36:48pas de baisse
36:48maintenant elle dit
36:49qu'elle est dans une bonne place
36:50à mon avis
36:51la place va pas rester bonne
36:52toute l'année
36:52si l'euro s'apprécie trop
36:54elle a un problème
36:55d'accord
36:55l'euro peut devenir
36:56un sujet de conversation
36:57pour la BCE à minima
36:59à un moment donné
36:59effectivement un euro fort
37:01va peser sur la compétitivité
37:02des entreprises européennes
37:04et donc avec une inflation
37:05qui en même temps
37:06reste faible
37:07la question de la politique
37:08monétaire européenne
37:09va revenir au centre de la table
37:11bon là on a peu près
37:12sur une parité euro dollar
37:13qui était celle
37:14qui prévalait au moment
37:15de la création de l'euro
37:16il y a un peu plus de 25 ans
37:17merci beaucoup messieurs
37:18merci d'avoir été invités
37:19de Planète Marché
37:20ce soir
37:20Pierre Bismuth
37:21Myria Asset Management
37:22Alexandre Attal
37:23Russell Investment France
37:25et Nicolas Forrest
37:26Candriam
37:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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