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  • il y a 11 heures
Ce mardi 10 mars, François Sorel a reçu Amélie Charnay, journaliste La Tribune, Michel Levy Provençal, prospectiviste, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, et Thomas Serval, PDG de Baracoda. Ils sont revenus sur la dernière ligne droite avant une seconde offre de rachat de SFR, et notamment Amazon qui cherche à faire annuler le projet SpaceX, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Voilà, nous sommes de retour, Tech & Co, la quotidienne, chaque soir, 19h30, 21h sur BFM Business.
00:12Merci d'être là, toujours Amélie Charnet, journaliste à la tribune, Thomas Serval, Baracoda et évidemment Michel Lévy, Provençal, prospectiviste,
00:21fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness.
00:24Messieurs, dames, on repart dans l'actu et l'actu télécom avec la vente de SFR.
00:30Ça, c'est quand même un gros morceau, c'est une histoire qui va nous emmener sans aucun doute aux
00:36alentours des 2030, on va dire, parce que ça va prendre énormément de temps.
00:42En tout cas, c'est l'un des sujets d'actu du moment.
00:46Rappelons que SFR, voilà, c'est officiel maintenant, est en vente, que les trois opérateurs français, Orange, Bouygues et Free,
00:55ont monté un consortium pour racheter SFR et se partager, en fait, les actifs d'SFR.
01:03SFR, ça va être d'une complexité incroyable parce que SFR est un opérateur, a des actifs, a des choses
01:10qui marchent bien, d'autres qui marchent moins bien.
01:12Mais quand on achète, on achète tout, on achète toute la mariée, en tout cas la corbeille de la mariée.
01:18Alors, tu n'en as pas tout à fait ce que ça ?
01:19Non, non, non, en fait, ils n'ont pas du tout l'intention de tout acheter.
01:22Ah bon ? Moi, je pensais qu'ils allaient tout acheter.
01:24Non, non, non, non, ils ont choisi ce qu'ils voulaient prendre et donc, par exemple...
01:26Ils prennent les meilleurs morceaux, quoi.
01:28Voilà, donc il y a des périmètres où il n'y a que des salariés dedans et pas d'activité,
01:31que des techniciens, 3000 techniciens, ils n'en veulent pas.
01:34Oui, mais ils vont être obligés de le... Enfin, qu'est-ce qui va se passer de ce truc-là
01:38?
01:38Eh bien, c'est pour ça que la CFDT a fait une conférence de presse la semaine dernière pour dire
01:41qu'il y aurait des milliers d'emplois supprimés potentiellement et une grosse casse sociale.
01:45Parce qu'en fait, ils ne reprennent pas tous les actifs.
01:49Mais là, bon...
01:50Alors, on en est où ? Parce que, évidemment, ce feuilleton ne fait que commencer.
01:55Il a débuté, c'était à la rentrée, je crois, où on a eu... Enfin, même avant la rentrée, où
02:00il y avait ces...
02:00Ça fait un an. Il a débuté un an.
02:03Il y a eu une offre officielle qui a été faite par le premier consortium, qui était à 17 milliards
02:08d'euros,
02:09qui a été refusée instantanément par Altice et par Patrick Drahi.
02:13Et depuis, en fait, la communication, les échanges se poursuivent avec des hauts et des bas, visiblement.
02:20Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
02:21Alors là, normalement, mais tout peut toujours échouer jusqu'au dernier moment,
02:26parce qu'humainement, il y a des tensions et il y a des rancœurs historiques.
02:32Normalement...
02:32On peut dire les rancœurs historiques.
02:34Oui, entre Martin Bouy et Xavier Agniel...
02:36Ce n'est pas l'amour fou.
02:38Voilà, même si ce n'est pas eux qui conduisent les négociations,
02:41c'est quand même eux qui, à la fin, disent « Ok, on y va ».
02:43Et en plus, il y a des enjeux énormes financiers, mais aussi de concurrence.
02:48Parce que ce qui est très particulier, c'est qu'on a trois concurrents qui s'allient pour racheter un
02:52quatrième concurrent.
02:54Très particulier.
02:55Donc, il faut qu'ils fassent ami-ami ce temps-là.
02:58Mais à la fin, ils vont quand même à nouveau s'entredéchirer sur le marché.
03:02Donc, c'est une situation assez inédite.
03:05Parce que, précédemment, on avait vu Patrick Drahi racheter SFR.
03:09À l'époque, c'était un acteur qui rachetait un autre acteur.
03:12Là, on est vraiment dans une situation inédite.
03:16Et donc, tout le monde a intérêt à ce que ça se fasse, parce que le marché est flat.
03:20Il y a très peu de croissance en France.
03:22Donc, tout le monde a intérêt à ce que ça se fasse.
03:24Patrick Drahi, il veut se désengager.
03:25Il veut récupérer sa mise.
03:27Les autres, ils veulent augmenter les gains de synergie
03:30et faire plus de chiffre d'affaires avec les mêmes infrastructures.
03:35Et donc, ce serait quand même très étonnant que ça échoue.
03:37Et moi, je prends un pari.
03:40Mais je pense que ça va se faire.
03:42Ça va se faire.
03:43Ça va se faire là, au printemps.
03:45Alors, on posait la question à l'un des dirigeants d'Orange
03:47qui disait qu'il y avait une chance sur deux pour que ça se fasse.
03:50Mais bon.
03:50Je trouve ça pessimiste.
03:51Il ne prend pas trop de risques.
03:53Je trouve ça pessimiste.
03:54Non, mais il disait que c'était complexe.
03:55Oui, oui, c'est complexe.
03:57Effectivement.
03:57Et que ce n'était pas certain qu'ils y arrivent.
04:00Mais ils estimaient qu'il y avait une chance sur deux pour que ça arrive.
04:03Thomas et après Michel.
04:04Alors, tu connais bien cet univers-là.
04:07Thomas, rappelons-le.
04:10Raconte-nous tout, alors.
04:11Ils en sont où ?
04:11Il faut rappeler que Patrick Drahi est dans les mains de ses créanciers.
04:16Donc, quelque part, lui, il ne voulait pas nécessairement vendre SFR,
04:18mais il a plus de dettes que d'actifs.
04:20Et donc, ses créanciers l'ont forcé à vendre SFR.
04:23Et ils lui ont donné deux ans.
04:25Deux ans.
04:26Si jamais ils ne vendent pas SFR dans les deux ans,
04:28il y en a bouffé un,
04:29c'est les créanciers qui vont prendre la possession de SFR
04:31et qui vont vendre SFR.
04:33Donc, quelque part.
04:33Donc, c'est contractuel, finalement.
04:35En tout cas, s'ils veulent avoir une chance de récupérer...
04:37Ils peuvent prendre le contrôle de toute Altice, France.
04:41Donc, grosso modo, ce que ça veut dire,
04:42c'est que côté des acheteurs,
04:44quand on sait qu'il y a un vendeur qui a...
04:45On vous le montre.
04:46On ne va pas y aller au premier...
04:48Enfin, c'est un jeu de poker.
04:50Mais je peux vous dire que, oui, ça va se clôturer
04:52et que les gens vont attendre pour obtenir
04:54toutes les concessions possibles
04:55puisque, effectivement, ils n'ont pas intérêt
04:58à ce que Drahi, qui avait beaucoup de temps,
05:00il a dit non au début
05:00parce qu'effectivement, il a deux ans.
05:02Mais là, il n'a plus qu'un an
05:04et on sait que le dossier est d'une complexité énorme.
05:06C'est-à-dire, quelque part,
05:07si on veut que le dossier se déboucle
05:08dans les délais qui ont été donnés par les créanciers,
05:10il faudra au moins six mois
05:12de fils d'avocat énorme
05:13pour qu'on arrive à démêler
05:15les aspects sociaux,
05:16les aspects technologiques, etc.
05:19Il y a eu, dans le passé,
05:21beaucoup, beaucoup de tentatives
05:22de consolidation de quatre opérateurs à trois.
05:26Le régulateur a été très longtemps contre
05:29parce qu'en fait, il faut voir que,
05:31en plus, cette opération doit être approuvée
05:32par les autorités de concurrence et de régulation.
05:35Ce n'est pas donné.
05:36Ça dépend de ce qu'on va leur proposer.
05:38C'est la bénédiction du gouvernement en place,
05:40accessoirement.
05:41Il y a toujours eu son mois à dire.
05:42Sur ce dossier-là,
05:43on sait que l'intervention politique
05:45sera moindre que ce que l'on va dire.
05:47sur un dossier comme...
05:49Parce qu'Orange ne va pas reprendre beaucoup.
05:50Quand ça touche Orange,
05:51le politique a un poids
05:52puisque c'est l'actionnaire de référence.
05:54Là, Orange, il n'a qu'un seul droit,
05:56c'est de ne pas prendre le contrôle de l'ESFR
05:58parce que toutes les manières,
05:59il ne sait pas faire.
05:59Donc Orange va récupérer des miettes,
06:01mais il y gagne
06:02parce qu'étant le leader du marché,
06:03pour lui,
06:04il veut juste que le truc se fasse
06:06quitte à mettre
06:07quelques poison pills
06:08partout,
06:08par-ci, par-là.
06:09Donc, grosso modo,
06:09on est dans un jeu
06:10où il reste un an.
06:11Des poison pills ?
06:12D'accord.
06:13Des petites boules puits en soi.
06:14C'est quand même...
06:16Il veut récupérer
06:17beaucoup de fréquences mobiles aussi.
06:19Quand on est le premier,
06:21on veut récupérer
06:21le plus de fréquences mobiles
06:22parce que ça améliore
06:23la qualité de son réseau.
06:24Donc, aujourd'hui,
06:25on est dans un truc
06:25où il reste à peu près six mois
06:26pour que les acteurs privés
06:28se mettent d'accord
06:29et on a besoin d'avoir,
06:31en tout cas en ce moment,
06:33et c'est pour ça que politiquement,
06:34c'est important,
06:36les efforts de rapprochement
06:37de 4 à 3
06:38avaient été neutralisés
06:39il y a deux ans,
06:40deux ans et demi,
06:41parce qu'il y avait
06:41de l'inflation
06:43liée à la crise de l'énergie
06:45et on sait que
06:47comme le poste de télécom,
06:48c'est le deuxième après,
06:49enfin le logement,
06:50c'est devenu très important
06:51chez les Français,
06:52on ne peut pas se permettre
06:54que le passage de 4 à 3
06:55augmente le prix de la facture.
06:58Donc, quelque part,
06:58il va y avoir quand même
07:00une demande
07:01de la part des régulateurs
07:02de s'assurer
07:03que ça ne fait pas augmenter
07:05le prix de la facture.
07:06Oui, ça, ça fait partie
07:07du paquet.
07:07Ils le savent, déjà.
07:09Et donc, c'est vrai
07:09que ça rend la rentabilité économique
07:10difficile.
07:11Aujourd'hui, ce qu'on sait aussi,
07:12c'est que ne rien faire...
07:15On dit sur un engagement
07:16d'un an ou deux,
07:16mais on sait qu'automatiquement,
07:18il y a déjà eu des cas,
07:20des jurisprudences
07:21dans d'autres pays.
07:22Au bout d'un moment,
07:22les prix réaugmentent
07:23quand on passe
07:24de 4 opérateurs
07:25à 3 opérateurs.
07:26Ça serait une condition
07:26d'acceptation de l'offre.
07:27Et on sait aussi
07:28qu'en ne faisant rien
07:29et en laissant cette rumeur
07:30un peu qu'SFR en difficulté,
07:32sans rien faire
07:33et sans avoir besoin
07:33d'acheter des clients,
07:34les clients ont quitté SFR
07:35pour aller chez les 3 autres.
07:37Donc, dégonfler un peu...
07:39Non, c'est techniquement difficile
07:41parce qu'ils se partagent à 3,
07:42mais finalement,
07:44le fait d'aller hyper vite
07:45pour prendre tout
07:46et les autres n'ont pas,
07:47ce n'est pas du tout
07:47l'intérêt des acteurs.
07:48Non, mais je suis désolée,
07:49il y a un timing quand même
07:50très serré
07:50parce qu'Orange veut...
07:52Enfin, il y a des histoires
07:53de concurrence.
07:53Si, Orange va récupérer
07:55Masse Orange en totalité
07:56et à partir du moment
07:57où ça sera le cas...
07:58Masse Orange,
07:58c'est l'opérateur espagnol.
08:00En Espagne, voilà.
08:00À partir du moment
08:01où ça sera le cas,
08:02le dossier risque
08:02de partir à Bruxelles
08:03et à Bruxelles,
08:04on n'a toujours pas
08:05la nouvelle directive
08:06sur la consolidation
08:08et donc, en fait,
08:10ils le disent très clairement,
08:11ils ont intérêt
08:12et en plus,
08:13ils en ont marre en fait.
08:14Ça fait des mois
08:14que ça dure
08:15et ce n'est pas bon non plus
08:16pour leurs équipes internes.
08:17Pour Orange,
08:18la question,
08:18c'est qui est le lead
08:19sur ce projet ?
08:20En fait,
08:20si c'est Bouygues,
08:21c'est français,
08:22c'est des régulateurs français,
08:23si c'est Free ou si c'est...
08:25Il y a trois dossiers différents
08:26de la concurrence.
08:30La manière dont ça va être lead,
08:32il y a plusieurs options.
08:33Il y a l'option
08:34que c'est trois dossiers différents
08:35où il y a l'option
08:35qu'il y a un
08:36qui est un peu plus égaux
08:38devant les autres
08:39qui était l'hypothèse
08:40qui permettait
08:40de faire en sorte
08:41que la régulation reste française.
08:42Donc, un représentant officiel
08:43et là, à ce moment-là,
08:44si c'est Bouygues...
08:45Si c'est Bouygues,
08:45c'est la régulation française
08:46qui s'impose,
08:47si c'est Free ou...
08:48Free et multi-opérateurs
08:50un peu partout.
08:50Moi, je le sais
08:52par l'autorité de la concurrence,
08:53a priori,
08:53il y aura trois dossiers différents
08:54qui vont être instruits
08:56et un pour Orange,
08:57un pour Iliade
08:59et un pour Bouygues.
09:00De toute façon,
09:00on sait que c'est Bouygues
09:01qui va racheter l'essentiel
09:03du truc,
09:04mais ça ne changera pas
09:05le fait qu'Orange
09:06aura un dossier...
09:06Ah, c'est Bouygues
09:07qui veut racheter,
09:07qui va...
09:08Oui, qui doit racheter
09:09pour que ça...
09:10L'essentiel, oui, oui.
09:12C'est ce qu'il y a
09:12de plus de logique
09:13parce qu'il a déjà
09:14des réseaux en commun
09:15et que c'est lui
09:16qui a le plus à rattraper
09:17sur certaines portions
09:18de réseaux.
09:19En tout cas,
09:19la régulation va jouer
09:20à plusieurs niveaux
09:21et l'histoire
09:23de masse mobile
09:24pour Orange
09:25fait qu'effectivement,
09:26Orange devient dominant
09:27en Espagne
09:28et en France
09:29et donc,
09:30par définition,
09:31c'est le même acteur européen.
09:32Michel ?
09:33J'ai cru comprendre
09:34qu'Orange,
09:35enfin,
09:36avec le deal
09:37masse Orange,
09:38ça représentait...
09:39La France représentait
09:40deux tiers...
09:41Pardon,
09:42un tiers des revenus
09:42et deux tiers en Europe.
09:44Un autre sujet,
09:45c'est de voir
09:46par rapport à ce qui se passe
09:48en termes de timing,
09:49si jamais ils n'ont
09:50qu'un an pour boucler
09:51et si le dossier
09:52finit à Bruxelles,
09:53sachant que Bruxelles,
09:55historiquement,
09:56a été plutôt...
09:57Anticonceptible.
09:59Anticoncentration,
10:00je crois que c'était
10:00en 2016.
10:02Il l'est structurellement.
10:03Donc,
10:03à un moment donné,
10:04il y a un vrai problème
10:05et il n'est pas simplement
10:07franco-français le problème.
10:08À un moment donné,
10:09il va tomber
10:10sur les bureaux de Bruxelles.
10:12C'est pour ça que
10:12je connais assez peu
10:13le dossier,
10:14pour être très honnête,
10:14mais l'intuition que j'ai,
10:16c'est qu'à un moment donné,
10:17vu le timing
10:18et vu qu'en bout de chaîne,
10:20Bruxelles risque d'intervenir,
10:21il y a quand même
10:22peu de chances
10:22que ça se boucle.
10:25C'est la ministre
10:25du mobile,
10:26et c'est à peu près
10:26consistant depuis un an.
10:28Les problématiques
10:29de souveraineté
10:29et de manque de concentration
10:30des acteurs européens
10:31sont maintenant...
10:32On a quand même
10:33changé l'idée.
10:35On va plus vite ?
10:36Non, non,
10:36on a besoin
10:36d'une industrie
10:37de télécom
10:38et aujourd'hui,
10:39les fragmentations
10:39de 60 opérateurs
10:40en Europe
10:41contre 3 aux Etats-Unis
10:42posent des vrais problèmes
10:43sur la partie résilience
10:44et qui a passé
10:45d'investissement.
10:46Donc, il y a une prise
10:47de conscience
10:47de la part
10:47de la commission
10:48qui pourrait
10:49accélérer un peu
10:50de l'Est.
10:50Moi, j'ai compris
10:51qu'il y avait
10:51une lutte interne
10:52et que ce n'était
10:52pas tout à fait gagné
10:53encore.
10:54Et d'ailleurs,
10:54il n'y a toujours
10:55personne qui a été
10:55nommé à la DG Comp.
10:57Et du coup,
10:58c'est cette personne
10:59qui va mener
11:01les dossiers.
11:02Et normalement,
11:03il y a des lignes
11:03directrices qui doivent
11:04être annoncées,
11:04de nouvelles lignes
11:05sur est-ce qu'on
11:06consolide ou pas
11:06en Europe.
11:07Ça fait depuis
11:08la fin de l'année
11:08dernière qu'on les attend.
11:09elles ont toujours pas...
11:10Elles devraient être
11:11dévoilées là.
11:11Moi, j'ai discuté
11:11avec beaucoup,
11:12beaucoup d'acteurs
11:13et je pense,
11:13sans vouloir faire
11:15du scoop,
11:16on va vers la concentration,
11:18la facilité de la concentration
11:18des acteurs
11:21intra-européens.
11:22Enfin, intra-européens.
11:24Donc, en fait,
11:24on ne favorise pas
11:25nécessairement la concentration
11:27de 4 à 3 en France,
11:29mais on voudrait quand même
11:29qu'il y ait des acteurs
11:30européens
11:31qui continuent à émerger.
11:32On en a marre
11:33d'avoir 60 opérateurs
11:34en Europe.
11:35C'est ça ?
11:35C'est ça.
11:36Mais bon,
11:36ça pose énormément
11:37de problèmes.
11:37Qui va vouloir
11:38refusionner avec qui ?
11:40C'est la stratégie
11:41de Xavier Niel
11:42qui, aujourd'hui,
11:43crée une infrastructure
11:43européenne.
11:44C'est la stratégie
11:45du concurrent roumain
11:47qui a été sponsorisé
11:48par les autorités
11:49de la concurrence
11:50en Espagne.
11:51Donc, non, non,
11:51c'est en train de se faire
11:52à la vitesse de l'Europe,
11:54donc toujours avec une lenteur
11:55qui n'est pas du tout
11:56compétitive par rapport
11:57aux Chinois, aux Américains.
11:58Amélie, pour résumer,
11:59pour terminer sur ce sujet
12:01à terme,
12:01donc Bouygues
12:02prendrait la plus grosse
12:03part du gâteau.
12:03Tout à fait.
12:04D'accord ?
12:05Parce que, justement,
12:06il y a des accords,
12:07on va dire,
12:08une logique
12:09entre SFR et Bouygues
12:11depuis très longtemps.
12:12D'ailleurs, je ne sais plus
12:13comment s'appelle cette loi.
12:14Ça avait été...
12:16Crozon ?
12:16Voilà, la loi.
12:17Le partage, oui.
12:18C'est ça ?
12:19C'est-à-dire qu'en fait,
12:21la France est découpée
12:22en régions
12:23et SFR et Bouygues
12:25se partagent
12:26certaines régions.
12:27Par exemple,
12:28le sud,
12:28ça va être SFR
12:29qui va s'occuper
12:30du réseau de Bouygues.
12:31Et dans l'ouest,
12:33par exemple,
12:33ça va être Bouygues
12:33qui va s'occuper
12:34du réseau de SFR.
12:35Donc, il y a une logique
12:36pour que Bouygues
12:37rachète une grosse partie.
12:38Free prendrait quoi, là-dedans ?
12:40SFR Business
12:41serait partagé
12:41entre Bouygues et Free.
12:43Donc, Free est très intéressé
12:45par ça
12:45et il est quand même
12:46intéressé par du réseau aussi.
12:48Oui, parce qu'on peut dire
12:49que le moins bon réseau
12:51des quatre,
12:52c'est celui de Free Mobile.
12:53Donc, il y a quand même aussi
12:54un rattrapage à faire
12:56de la part de Free.
12:56C'est important pour lui, non ?
12:58Tout à fait.
12:59Et Orange, a priori,
13:00ne reprendrait aucune infrastructure
13:02mais est intéressé surtout
13:04par des fréquences mobiles
13:05et quelques boutiques
13:05et des vendeurs.
13:07c'est un peu symbolique.
13:08Oui, c'est un peu symbolique.
13:10Orange ne va pas
13:11juste être là
13:12pour contrôler.
13:14Oui, c'est ça.
13:14C'est ça.
13:15S'assurer de rester premier.
13:17Ça ne va pas coûter très cher.
13:18Orange, voilà.
13:18Ça ne joue pas beaucoup
13:19sur Orange
13:20mais par contre...
13:21Quelques milliards
13:22quand même au final.
13:24On parle de plusieurs
13:25dizaines de milliards.
13:26Et après, le problème
13:27que tu disais
13:28et qui est quand même
13:28très important,
13:29c'est que l'évolution technologique
13:30fait que le fait
13:31d'avoir de la fibre
13:31d'un côté
13:32et des fréquences 5G
13:33et de l'autre
13:34fait qu'il y a besoin
13:35de beaucoup moins
13:36de techniciens
13:36et que donc structurellement
13:38Orange a probablement
13:3918 000 à 20 000 personnes
13:40à faire partir
13:40et les 3 000 de SFR
13:41personne n'en veut
13:42personne n'en voudra
13:43c'est très triste
13:44mais c'est quand même
13:45une réalité
13:45auxquelles tous les acteurs
13:47ont à faire part.
13:47Tout à fait.
13:48En fait, on est en train
13:48d'arrêter la 2G
13:49on est en train d'arrêter
13:49la 3G
13:50on est en train d'arrêter
13:51le cuivre
13:52et en fait
13:54ils vont quand même
13:54être obligés
13:55de reprendre une partie
13:55de salariés
13:56dont ils ne veulent pas.
13:58Le taux de panne
13:59du cuivre
13:59vis-à-vis de la fibre
14:00c'est 1%.
14:03Donc en fait
14:03il y a 100 fois moins
14:05de panne avec la fibre
14:06que par rapport au cuivre.
14:08Donc le nombre de gens
14:08qu'il fallait
14:09pour maintenir
14:10les lignes de cuivre
14:12mécaniquement
14:12c'est 100 fois moins.
14:14Voilà pour
14:15évidemment
14:15cet épisode
14:16qui ne fait
14:16enfin en tout cas
14:17cette saga
14:18qui ne fait que commencer
14:18qui pourrait se dénouer
14:19très vite
14:20tu viendras nous en parler
14:21évidemment
14:22puisque tu suis ça
14:24pour la tribune
14:25de très près
14:27et voilà
14:27et Thomas aussi
14:28bien évidemment
14:30on enchaîne avec
14:32et bien
14:32encore une fois
14:33on n'est pas loin
14:34des télécoms
14:34puisque là
14:35c'est une bataille
14:36qui se joue
14:36mais à un autre niveau
14:37dans l'espace
14:38cette fois-ci
14:39entre Jeff Bezos
14:40et Elon Musk
14:41qui vous le savez
14:42n'ont pas beaucoup
14:43de points communs
14:44à part des trucs
14:45très très riches
14:45ils ont aussi
14:47pas mal de zones
14:49d'illimitiés
14:50voilà
14:50il y a plein de sujets
14:51sur lesquels
14:52ils ne s'entendent pas
14:53il y en a un
14:54particulièrement
14:54c'est l'espace
14:56il faut savoir
14:57que Elon Musk
14:58projetterait
15:00avec SpaceX
15:01bien évidemment
15:02de déployer
15:03une constellation
15:04écoutez bien
15:05d'un million
15:06de satellites
15:06en orbite basse
15:07un million
15:09de satellites
15:09c'est complètement
15:11vertigineux
15:11et Jeff Bezos
15:14quand il a vu passer
15:15cette information
15:15a commencé un petit peu
15:16à décrypter
15:18ce dossier
15:20pour voir un peu
15:20ce qui se passait
15:21et il a remarqué
15:22énormément d'anomalies
15:23et puis surtout
15:25il se dit
15:25mais voilà
15:26qu'est-ce qui va se passer
15:27rappelons que cette constellation
15:28d'un million de satellites
15:29Michel
15:30servirait de data center
15:31et de
15:33de processeurs d'IA
15:34aussi je crois
15:35en fait
15:35il a plusieurs projets
15:37Musk
15:37il a un projet
15:38qui est assez fou
15:39qui est d'amener
15:40des data centers
15:41c'est-à-dire des ordinateurs
15:42en orbite
15:42autour de la planète
15:43pour des raisons énergétiques
15:45et pour pouvoir
15:46bénéficier en fait
15:47de l'énergie solaire
15:48pour pouvoir les alimenter
15:49mais il a aussi
15:50comme projet
15:50ce travail mobile
15:51c'est-à-dire
15:52de faire en sorte
15:53d'arroser littéralement
15:54la planète
15:55avec une connectivité
15:58150 mégabits secondes
16:00peut-être un peu plus
16:01l'équivalent
16:02de la 5G
16:02directement
16:03sur les smartphones
16:04autrement dit
16:05son ambition
16:06c'est de faire en sorte
16:07d'avoir
16:07un opérateur
16:08mondial
16:09sans pylône
16:11uniquement
16:12via satellite
16:12sans
16:14d'une certaine manière
16:15régulation
16:16parce qu'il est
16:17en orbite basse
16:19et
16:19il n'y a pas de règles
16:21qui se fixent
16:22il y a quelques règles
16:23il faut quand même
16:25acheter des fréquences
16:26des autorisations
16:26il arrive à les contourner
16:28il arrive à les contourner
16:30parce qu'il a des deals
16:31avec un certain nombre
16:32d'opérateurs
16:33pour le moment
16:33mais
16:34son objectif
16:35c'est d'arriver
16:36à lever cette contrainte
16:37et de faire en sorte
16:38de pouvoir
16:38directement
16:39attaquer
16:40les smartphones
16:41de nouvelle génération
16:43qui seront capables
16:43de se connecter
16:45à son
16:45à sa constellation
16:48de satellites
16:48et
16:49pour finir
16:49le point
16:50qui angoisse
16:51évidemment
16:53Bezos
16:53c'est qu'il est très en retard
16:55c'est-à-dire que son programme
16:56Kuiper
16:57lui est très en retard
16:58par rapport
16:59à
17:00à Musk
17:01donc
17:01il fait tout
17:02pour essayer
17:03de re-rentrer dans la danse
17:04moi je pense que
17:05Musk est en train
17:06de réussir un coup
17:07là on parlait
17:07d'horizon peut-être
17:092030
17:10sur
17:119 ans de SFR
17:13malheureusement
17:13quand on regarde
17:15cette ambition
17:16c'est sûr
17:17que c'est un grain de sable
17:18voilà c'est-à-dire que
17:19la comparaison du cuivre
17:20avec la fibre
17:21et de la fibre
17:22avec le satellite
17:23voilà on va
17:24on va
17:25c'est un tout autre monde
17:26Thomas et après
17:27sous les règles sur l'espace
17:28il y en a une qui d'ailleurs
17:29embête énormément
17:30Telsat avec sa constellation
17:31OneWeb
17:32et encore plus Amazon
17:33c'est qu'en fait
17:34la règle dans l'espace
17:35c'est le premier arrivé
17:36le premier arrivé
17:38pour que le deuxième
17:39ait le droit d'émettre
17:39il doit montrer
17:40qu'il n'interfère pas
17:42avec le premier
17:42donc plus la densité
17:43de satellite
17:44du premier est élevée
17:46plus finalement
17:47il privatise l'espace
17:49il y a un problème
17:50c'est que les chinois
17:51ne respectent pas
17:51cette règle
17:53et donc
17:55derrière ça
17:56se cache quand même
17:57un petit conflit
18:00parce que
18:00c'est pas Amazon
18:01qui va empêcher
18:02ce truc là d'arriver
18:02c'est pas Amazon
18:04je te mets ma main
18:05à couper
18:05que ceux qui vont empêcher
18:07par des moyens
18:09plus ou moins conventionnels
18:11ce truc là d'arriver
18:13c'est les chinois
18:14qui déjà ne respectent pas
18:15cette règle
18:15du priorité du ciel
18:16qui était imposée
18:17par les français
18:18les anglais
18:18au tout début
18:19de l'ère des télécoms
18:20dans les années 50
18:22et donc aujourd'hui
18:23ce que fait
18:24et c'est super malin
18:25c'est
18:26je suis capable
18:27de produire plus vite
18:28que les autres des satellites
18:29je suis capable
18:29de les lancer
18:30parce que je possède des trucs
18:31donc je vais tapisser le ciel
18:32après
18:33les autres n'auront qu'à trouver
18:34une place
18:35mais je pense que les chinois
18:36vont réagir beaucoup plus violemment
18:38qu'Amazon
18:39pour avoir discuté
18:40avec les gens de Chine
18:42qui faisaient ça
18:42ils nous ont dit
18:43il y a 5 ans
18:44on a 37 milliards
18:46pour rattraper les américains
18:47et là je pense
18:48qu'ils sont à la centaine
18:49de milliards
18:49qui vont mettre en face
18:50de Musk
18:51avec des moyens
18:52qui seront probablement
18:52des moyens parapublics
18:54et donc probablement
18:55avec des moyens
18:55quasi militaires
18:56mais 1 million de satellites
18:58ça paraît
18:58oui c'est pour ça
18:59moi je voulais juste revenir
19:00il faut bien différencier
19:02Starlink
19:02bien sûr
19:02qui existe
19:04qui est une réussite industrielle
19:06je crois
19:08je veux dire
19:09c'est une réussite industrielle
19:09ça marche
19:10il y a des abonnés
19:11même s'il n'y en a pas tant que ça
19:12d'ailleurs en France
19:15très peu finalement
19:17parce qu'en France
19:17on a la chance
19:18d'avoir un excellent réseau
19:19de la fibre un peu partout
19:20c'est vrai
19:21et très peu de zones blanches
19:22et de zones où on a besoin
19:23en fait d'avoir Starlink
19:24mais tu vas en Afrique
19:25tu vas dans des zones
19:27enfin des coins d'Ukraine
19:28ou en Guyane
19:30voilà
19:30ou à Mayotte
19:31et le continent
19:32enfin même les Etats-Unis
19:34il y a 40% de zones blanches
19:35aux Etats-Unis
19:35donc la pertinence de Starlink
19:38elle est évidente
19:38mais du coup je pense
19:39qu'il faut différencier
19:40ce projet là
19:41qui existe déjà
19:41qui industriellement
19:42a coiffé au poteau tout le monde
19:44de ce projet
19:45de data center dans l'espace
19:46qui est différent
19:47qui est pour moi
19:48complètement irréaliste
19:49puisque lancer
19:51un million de satellites
19:53actuellement
19:54ce n'est pas possible
19:55on sait que ça prendrait
19:56au moins deux siècles
19:57donc déjà
19:58on n'arrive pas à lancer
19:59les satellites
19:59des constellations télécom
20:01c'est-à-dire qu'à la cadence
20:02aujourd'hui de SpaceX
20:02bah oui
20:03on a lancé 4500 satellites
20:05en 2025
20:05s'il faut en lancer un million
20:07je te laisse faire le calcul
20:08alors que déjà
20:09tous les créneaux sont pris
20:11donc en fait
20:12ce n'est pas faisable
20:13ce projet
20:13sauf s'il arrive à accélérer
20:14la cadence de lancement
20:15de ces fusées
20:16c'est possible
20:16en fait le problème
20:17c'est que lui-même
20:18a déjà besoin
20:18pour renouveler
20:19tous les 5 ans
20:20il faut renouveler ses satellites
20:21donc en fait
20:22il est dans un processus
20:24où il n'y a pas tant
20:26d'endroits dans le monde
20:26que ça
20:27pour lancer des satellites
20:28et actuellement
20:29tout est complet
20:30des années à l'avance
20:31donc moi
20:32je trouve ça
20:33complètement infaisable
20:34et en plus
20:35je trouve qu'il y a
20:35une vision de prédateur
20:36de l'espace
20:38et c'est vraiment
20:38le Far West
20:39et c'est vraiment
20:40ça me fait penser quand même
20:42à justement
20:43Jeff Bezos
20:43qui il y a quelques années
20:44disait
20:44une fois qu'on aura
20:45bousillé la Terre
20:46on ira prendre
20:47les matières premières
20:49et l'énergie
20:51sur d'autres planètes
20:52qu'on bousillera aussi
20:53mais au moins
20:54on pourra continuer
20:55à être en croissance
20:55et là c'est un peu
20:57alors là
20:58on n'arrive pas
20:59à avoir suffisamment
20:59d'électricité
21:00pour les data centers
21:01sur Terre
21:01allons dans l'espace
21:02et puis
21:04ça ne se finit jamais
21:05quoi en fait
21:05je trouve que c'est vraiment
21:06une vision de prédateur
21:09sans foi ni loi
21:10et puis surtout
21:11les conséquences
21:12environnementales
21:13de lancer
21:13un million de satellites
21:15ce qu'il dit
21:16c'est qu'il passe
21:17à l'échelle industrielle
21:18de la fabrication
21:18de satellites
21:19il faut voir
21:20que les satellites
21:20étaient vraiment
21:21fabriqués à l'unité
21:21sur le modèle
21:22Arianespace
21:22européen
21:23ce que réussit
21:24OneWeb
21:25et donc
21:26Telsat aujourd'hui
21:27et Starlink
21:28c'était de passer
21:29de l'artisanat
21:31à la petite série
21:31on s'est fabriqué
21:32des centaines de satellites
21:33par mois
21:33on ne savait pas
21:34et il faut prendre
21:35un peu l'analogie
21:36des drones
21:36les satellites de demain
21:38tels que ceux
21:38qui vont être
21:38les data centers
21:39je n'y crois pas du tout
21:40par contre
21:41c'est bien de dire
21:42qu'on va faire
21:42des data centers
21:43parce qu'en ce moment
21:43ça augmente
21:44au cours de bourse
21:45c'est la mode
21:46néanmoins
21:46avoir des satellites
21:47Léo
21:49orbite basse
21:50petit
21:51et très dense
21:53c'est faisable
21:54ils ne vont pas
21:55être lancés
21:56à l'unité
21:56ils vont être lancés
21:57probablement
21:57par des grappes
21:58et par des canons
22:00probablement même
22:00des canons
22:01ou des quasi canons
22:01donc ils vont
22:03réinventer le lanceur
22:04ce qu'il est en train
22:05de te dire
22:06c'est qu'ils sont
22:07en train de passer
22:07de 1 à 100
22:08maintenant ils vont passer
22:09de 1 à 1000
22:10et puis maintenant
22:10ils vont passer
22:10de 1000 à 10 000
22:11ce qui va
22:12qui va lancer
22:13l'ensemble
22:13de l'industrie spatiale
22:14vers sa prochaine frontière
22:16bon bah écoutez
22:17on va voir en tout cas
22:19comment tout ça
22:20évolue
22:21mais c'est vrai
22:22que ce sont les chiffres
22:22qui donnent le tournis
22:24merci beaucoup
22:24à tous les trois
22:25merci Amélie Charney
22:26journaliste à la tribune
22:27si vous voulez en savoir plus
22:28sur l'enquête
22:30SFR
22:30la vente de SFR
22:31c'est à lire
22:32et bien sur la tribune
22:33en numérique
22:34évidemment sur le web
22:35sur les applis mobiles
22:36merci beaucoup
22:37à Thomas Serval
22:38à bientôt Thomas
22:39on vous réserve
22:40une spéciale
22:4125 ans du smartphone
22:42avec Thomas
22:43et avec un casting
22:45de choix
22:45pour vous raconter
22:46l'histoire du smartphone
22:46on aura l'occasion
22:47d'en reparler
22:48et merci beaucoup
22:49à Michel Lévy-Provençal
22:50à très bientôt
22:51Michel
22:51à bientôt
22:52prospectiviste
22:53fondateur de Tadix Paris
22:54et de l'agence Brightness
22:55vous restez avec nous
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