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Diviser par ou trois l’empreinte carbone de l’ensemble du cycle de vie de ses bâtiments par rapport à des constructions classiques, c’est l’ambition du promoteur immobilier WO2.
Marc Lafont, son président, explique pourquoi, aujourd’hui, les constructions immobilières bas-carbone et la réhabilitation des bâtiments permettent d’attirer des locataires.

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Transcription
00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose. Chaque jour, à une personnalité qui compte dans notre
00:08économie, j'ai le plaisir d'accueillir Marc Laffont, bonjour.
00:11Bonjour.
00:11Bienvenue, vous êtes le président de WO2. Alors on est dans le secteur du bâtiment de l'immobilier, immobilier bas
00:18carbone, c'est quoi WO2 ?
00:20Oui, WO2, c'est une société qui développe et commercialise des immeubles bas carbone, soit en tant que promoteur, soit
00:27en tant que maître d'ouvrage délégué,
00:28pour le compte de grands investisseurs institutionnels. Donc c'est une société assez jeune, puisque c'est une société qui
00:33a vu le jour en 2014,
00:35et qui fait aujourd'hui pour une trentaine de personnes un volume d'affaires de l'ordre de 850 millions
00:40d'euros sous gestion,
00:41avec une dizaine de projets, à la fois en bureau et puis plus récemment en hôtel ou en logement.
00:46Oui, alors c'est intéressant parce que nous on a regardé le chiffre d'affaires, le chiffre d'affaires 2024
00:49c'est 5,7 millions, mais ce qui est important pour vous, c'est le volume d'opérations ?
00:54Ce qui est important en effet ce sont nos projets, parce que c'est eux qui incarnent mieux le groupe
00:57et nos savoir-faire.
00:59Aujourd'hui on a des opérations qui sont assez emblématiques, une dizaine d'opérations, à peu près les deux tiers
01:05en bureau,
01:05et puis récemment l'hôtellerie bas carbone, à la fois dans Paris et en Ile-de-France, puisque le marché
01:11de bureau est très concentré sur Paris,
01:13mais également notamment pour l'hôtellerie ailleurs en France ou dans d'autres pays européens.
01:18On a un projet au Luxembourg, on a aussi un projet en Espagne.
01:21On va détailler, vous allez nous raconter un peu ce que sont ces projets, mais alors vous communiquez sur l
01:28'impact environnemental,
01:30vous dites que vous avez évité plus de 2 millions de tonnes de CO2, comment vous calculez cet impact ?
01:36Alors on mesure pour chacun de nos projets ce qu'on appelle l'empreinte carbone sur toute l'analyse du
01:43cycle de vie de l'immeuble.
01:44Donc ça, ça intègre la construction de nos opérations, et puis 50 ans d'exploitation de nos opérations et la
01:50fin de vie.
01:51Et notre thèse et notre raison d'être, c'est de réaliser des bâtiments bas carbone,
01:56donc des bâtiments qui ont une empreinte carbone divisé par un facteur 2 à 3 par rapport aux bâtiments traditionnels.
02:02Comment est-ce qu'on fait ça ? On a des leviers très importants sur la phase de construction,
02:06puisque près de 2 tiers de l'empreinte carbone, en fait, s'est émis lors de la phase de construction
02:10des immeubles,
02:11parce que les matériaux sont très émissifs.
02:12Et également, on utilise des techniques, avec l'énergie renouvelable notamment,
02:17qui nous permettent de diviser par un facteur 3 à 4 l'empreinte carbone de la phase d'exploitation sur
02:2350 ans.
02:24Et donc c'est comme ça qu'on réalise des bâtiments bas carbone,
02:27et c'est ces chiffres-là sur lesquels on communique lorsqu'on communique sur un volume de CO2 évité par
02:33rapport à des bâtiments traditionnels.
02:34Alors on est en plein MIPIM, un salon international pour les professionnels de l'immobilier et de l'aménagement urbain,
02:39ça se tient à Cannes jusqu'au 13 mars.
02:41L'immobilier bas carbone, vous nous disiez l'entreprise à l'église depuis 2014,
02:47vous le voyez grignoter de la place dans un grand salon comme celui-là ?
02:52Alors, dans un grand salon comme le MIPIM, en effet, on voit que les projets qui sont mis en avant
02:58sont très souvent des projets bas carbone.
03:00En fait, je pense que ce qui est important, c'est les attentes des utilisateurs et des locataires.
03:05Ce sont eux qui mettent en avant les projets, et ce sont eux qui décident de ce que doit être
03:10aujourd'hui un projet immobilier.
03:13Ce qu'on constate chez WO2, c'est que les immeubles, lorsqu'ils ont la bonne empreinte environnementale, le bon
03:20positionnement,
03:22ils arrivent à se louer plus cher que le marché, ils arrivent à se louer plus vite que le marché,
03:25ils arrivent finalement dans un contexte de crise majeure, puisque je pense qu'au MIPIM, personne ne vous contredira.
03:32C'est une des pires crises ?
03:33Je pense que c'est la pire crise des 30 dernières années. En effet, il y avait une crise majeure
03:37au milieu des années 90.
03:38C'est une crise qui est extrêmement puissante, à la fois parce qu'il y a une rarification des capitaux
03:44disponibles,
03:45et donc un arrêt total du marché de l'investissement,
03:48et puis également parce qu'il y a eu une obsolescence programmée, une obsolescence accélérée, pardon,
03:54de certains immeubles, accélérée à la fois avec l'essor du télétravail et la crise du Covid,
04:01et également avec des incertitudes sur l'avenir, notamment l'impact de l'intelligence artificielle
04:05sur les organisations des grandes entreprises et le besoin en mètre carré, il est aujourd'hui très incertain.
04:11Alors, cette crise...
04:12Et là-dedans, l'immobilier bas carbone s'en sort mieux que les autres ?
04:18Là-dedans, je pense qu'il ne faut pas voir cette crise comme un mur auquel se heurterait le marché
04:23de l'immobilier,
04:23il faut l'avoir comme un virage que doit prendre le marché de l'immobilier, et notamment l'immobilier de
04:29bureau.
04:29En effet, ce qu'on constate, c'est que malgré cet état du marché qui est très compliqué,
04:38les immeubles bas carbone arrivent à mieux se louer,
04:41et les immeubles bas carbone arrivent à superformer ce marché qui est compliqué.
04:44Nous, on apporte cette démonstration, on a aujourd'hui signé près de 80 000 m² de bail commercial ces 18
04:51derniers mois,
04:52avec des grands noms tels que GRDF, qui est emménagé dans ses bureaux il y a un petit peu moins
04:56d'un an,
04:57avec AstraZeneca, Panasonic, Otis, Alarborétum, avec le siège de Sanofi également,
05:03et avec une grande commercialisation aussi sur une de nos opérations dans le 18e arrondissement.
05:07Ce que montrent toutes ces signatures, c'est qu'il y a des immeubles, en effet,
05:14pour lesquels ça va être très compliqué d'aller à la commercialisation,
05:17parce qu'ils n'ont pas le bon positionnement, parce qu'ils n'ont pas la bonne empreinte carbone,
05:20mais il y a également des immeubles qui arrivent à se louer,
05:23qui arrivent à très bien se louer et que les utilisateurs veulent occuper.
05:27Le sujet, c'est d'arriver à cerner ce marché qui est véritablement un marché à deux vitesses,
05:31et d'arriver à proposer des produits qui ont la bonne empreinte environnementale
05:35et qui correspondent aux attentes des utilisateurs.
05:37On rentrera dans le détail de ces projets.
05:41On va parler de GRDF, on va parler de l'Arborétum à Nanterre,
05:44qui est quand même un des projets les plus emblématiques.
05:48Mais alors, je veux bien qu'on essaye de comprendre,
05:49parce que WO2, j'entends wood, j'entends le bois.
05:57Il y a forcément du bois dans vos projets ou pas forcément ?
05:59Alors, notre sujet, c'est le carbone.
06:04Je vous l'ai dit, l'empreinte carbone,
06:05elle se calcule à la fois sur la phase de construction et 50 ans d'exploitation.
06:09Lorsqu'on est sur des immeubles neufs,
06:11on s'aperçoit que le bois est très bon élève pour faire des bâtiments ultra bas carbone.
06:14Pourquoi ?
06:15Parce que le bois est le seul matériau de construction
06:18qui permet de stocker du carbone plutôt que d'en émettre.
06:20Donc l'idée, c'est de remplacer le béton et l'acier,
06:23qui sont deux matériaux extrêmement émissifs, par du bois.
06:26Et lorsque vous faites ça, vous remplacez un matériau de grosse oeuvre
06:29qui émet de l'ordre de 300 kg de CO2 par mètre cube,
06:32par un matériau de grosse oeuvre qui, lui, stocke près de 600 kg de CO2 par mètre cube utilisé.
06:38Donc vous venez inverser l'empreinte carbone de votre immeuble sur cette phase de construction.
06:43Et donc là, quand on est sur des immeubles neufs,
06:45évidemment, on aura tendance à utiliser au maximum le bois comme principal matériau de grosse oeuvre.
06:50Mais on fait également beaucoup de restructuration et de réhabilitation d'immeubles.
06:54Et là, évidemment, il faudrait utiliser ce qu'on appelle le carbone amorti,
06:58donc le carbone qui est d'ores et déjà intégré dans la structure des bâtiments.
07:02Et donc là, l'idée, c'est de réemployer ces matériaux, de les réutiliser sur site
07:07et d'amener au maximum des matériaux biosourcés sur ce qu'on vient injecter comme carbone dans l'opération.
07:12C'est ce qu'on a fait, par exemple, sur le siège de Sanofi à la Défense.
07:15On avait un immeuble qui faisait près de 40 000 mètres carrés,
07:18qui est extrêmement bien situé sur la gare de la Défense,
07:23donc sur un hub de transport en commun, qui était vacant depuis 2016.
07:27Cet immeuble, il avait le mérite d'exister, nous, on l'a racheté,
07:30on l'a pré-commercialisé à Sanofi,
07:32c'est-à-dire que Sanofi est venu pré-enter cet immeuble avant même qu'on démarre les travaux.
07:37Et cet immeuble, on propose un projet de rénovation ultra bas carbone,
07:40donc on garde toute la structure de cet immeuble,
07:42mais on vient apporter des façades en bois,
07:44on vient apporter énormément de matériaux biosourcés à l'intérieur de l'immeuble,
07:48on vient réduire dramatiquement ses consommations énergétiques,
07:51de telle sorte à ce qu'aujourd'hui, on propose un produit
07:53qui n'a pas d'équivalent sur le marché de la Défense.
07:55Et même sur ce marché de la Défense,
07:58qui de temps en temps est décrit comme un marché compliqué,
08:01on s'aperçoit que ce n'est pas le cas,
08:02c'est un marché qui a d'excellents fondamentaux.
08:04Le sujet, c'est quels produits on arrive à proposer
08:07et quelle est l'empreinte environnementale de ce produit-là.
08:09Lorsqu'on arrive à avoir le bon produit avec la bonne empreinte environnementale,
08:13l'expérience Sanofi le démontre,
08:15on a des immeubles qui en effet se prélouent et trouvent prenant.
08:18On s'est souvent rencontrés au CIPCA, au salon de l'immobilier bas carbone,
08:22où on parle souvent de béton bas carbone.
08:25C'est quoi et puis est-ce que vous en utilisez beaucoup ?
08:27On en est où de la maturité du produit en quelque sorte ?
08:30Je pense qu'il ne faut pas opposer les matériaux.
08:33Le béton, nous on en a besoin sur nos projets, sur nos projets neufs,
08:36notamment pour tout ce qui est infrastructure,
08:38pour tout ce qui est de temps en temps fondation,
08:41pour tout ce qui est noyau d'ascenseur.
08:42Et là, on a besoin de ce matériau qui est le béton,
08:45qui est un matériau extraordinaire,
08:47puisque avec un seul matériau, vous réglez des sujets
08:49de sécurité incendie, d'acoustique, de structure.
08:52Donc on utilise du béton bas carbone dans les infrastructures,
08:56dans nos noyaux,
08:56mais sur toute la partie superstructure de l'immeuble,
08:59là où on peut utiliser un autre matériau
09:02qui lui n'a pas juste une empreinte carbone un peu moins mauvaise,
09:05mais qui a véritablement stock du carbone à l'intérieur de la structure,
09:09c'est là où on va utiliser du bois.
09:11De la même manière, sur les façades,
09:13on essaye d'utiliser au maximum des matériaux biosourcés
09:16pour réduire la part du verre et de l'acier dans nos façades
09:20et pour avoir au maximum des façades
09:22qui ont une empreinte environnementale à la plus basse pocée.
09:23Mais est-ce que vos projets sont forcément plus chers ?
09:25Est-ce que le bois, c'est plus cher que le béton ?
09:27Est-ce que le béton bas carbone, c'est beaucoup plus cher que le béton ?
09:30Alors, le béton bas carbone est un petit peu plus cher que le béton.
09:33Le bois, quand vous prenez uniquement le coût du matériau,
09:36c'est-à-dire que si vous achetez un mètre cube de bois
09:37par rapport à un mètre cube de béton,
09:38en effet, ça va coûter un peu plus cher.
09:40Le sujet, c'est l'ordre de grandeur dont on parle.
09:43Lorsque vous construisez un bâtiment
09:45et que vous êtes sur des coûts de construction
09:46qui sont de l'ordre de 2500 euros par mètre carré
09:49sur la superstructure,
09:50le surcoût marginal attaché au matériau,
09:52il va être de l'ordre de
09:55entre 20 et 50 euros par mètre carré.
09:58Donc, on est déjà sur un surcoût
10:00qui est marginal à l'échelle de l'opération.
10:03Surtout lorsque, en face de ce surcoût,
10:05on met les avantages de l'utilisation de ce matériau.
10:08On construit sans nuisance.
10:10Et donc, on a une acceptabilité des projets
10:12qui est bien meilleure.
10:12Alors, on construit beaucoup plus vite.
10:14Il faut peut-être expliquer pourquoi on construit sans nuisance.
10:16Oui.
10:16On construit...
10:17On appelle le quoi ?
10:18On construit sans nuisance.
10:19Le hors-site, c'est ça ?
10:20On construit sans nuisance, exactement.
10:22Parce que les chantiers traditionnels,
10:24et c'est d'ailleurs pour ça qu'ils sont
10:25de moins en moins acceptés,
10:27souvent les gens, en fait,
10:28ils ne sont pas tellement contre les projets,
10:29ils sont contre les deux à trois ans de chantier
10:31qui les accompagnent.
10:32Parce qu'un chantier traditionnel,
10:34c'est beaucoup de bruit,
10:35beaucoup de poussière.
10:36C'est du marteau-piqueur, ensuite,
10:38lorsqu'on vient faire des saignées
10:40dans des voiles en béton.
10:41En bois, l'idée, c'est d'avoir la totalité
10:44de votre structure qui est préfabriquée en usine,
10:47de telle sorte à ce que votre chantier
10:48ne soit derrière qu'un chantier d'assemblage.
10:50D'accord ?
10:51Donc, un, vous n'avez plus derrière
10:52de travail du matériau
10:54lorsque vous êtes sur site.
10:55Deux, vous venez limiter
10:56vos flux attachés aux gros oeuvres.
10:58Dans un camion toupie,
10:59vous mettez entre 6 et 8 m3 de béton.
11:01Sur un camion de CLT,
11:02vous allez mettre 35 à 45 m3 de CLT.
11:04Donc, en fait, vous venez de diviser
11:05les flux de gros oeuvres
11:06par un facteur 6 à 8
11:07de manière mathématique.
11:09Et puis, une fois que le bâtiment est fait,
11:12lorsque vous êtes sur un bâtiment structure bois,
11:14vous avez créé un bâtiment
11:15qui a une inertie thermique très faible.
11:17Et ça veut dire que la contribution marginale
11:18de ce bâtiment à l'effet d'îlot de chaleur
11:20à l'échelle du quartier,
11:21elle est bien plus faible.
11:22Donc, même après,
11:23pendant la vie du bâtiment,
11:24vous êtes sur un bâtiment
11:25qui a des externalités positives
11:26sur son environnement très fortes.
11:28Alors, ça rejoint la question
11:30que celui qui était à votre place
11:31la semaine dernière,
11:32Alexandre Roche,
11:32le délégué général du syndicat
11:34des énergies renouvelables,
11:35a choisi de vous poser.
11:36On parlait du cycle de vie
11:38d'un bâtiment.
11:39Lui, il veut savoir
11:40quelle est la place
11:41des énergies renouvelables.
11:42Écoutons-le.
11:43Bonjour Marc.
11:45J'aimerais savoir
11:45quelle est votre vision
11:46du rôle des énergies renouvelables
11:48dans le secteur
11:49des immeubles de bureaux ?
11:51Alors, c'est quoi ?
11:53On vous crée aussi des immeubles
11:56avec une vocation
11:57à être un peu autonome en énergie.
11:59Ça fait partie des projets, ça ?
12:00Alors, les énergies renouvelables
12:04occupent en effet une place centrale
12:05parce que, comme je le disais,
12:06on a la construction,
12:06mais on a derrière 50 ans d'exploitation.
12:08C'est ça.
12:08Donc, il faut être bas carbone
12:09pendant la phase d'exploitation.
12:11Il faut également sortir du prisme
12:13du kilowattheure par mètre carré
12:15à tout prix
12:16pour rentrer dans le prisme
12:17du CO2 par mètre carré.
12:19Vous me parlez de bâtiments
12:20qui consomment très peu.
12:21Le sujet, ce n'est pas tellement
12:22les consommations attachées
12:23aux bâtiments
12:24plutôt que l'empreinte carbone
12:25de ces consommations
12:26sur le cycle de vie du bâtiment.
12:28Et là, c'est un petit peu
12:30comme ce que je vous disais
12:30pour les matériaux,
12:31c'est-à-dire de la même manière
12:33en matière d'énergie renouvelable,
12:35je pense qu'il ne faut pas opposer
12:37les énergies les unes
12:38par rapport aux autres.
12:39Je vais vous donner deux exemples.
12:42Chez WO2, on a deux grands projets
12:43sur des assiettes foncières
12:45qui font entre 6 et 8 hectares.
12:46Un grand projet à Nanterre-la-Défense,
12:48c'est l'Arborétum,
12:48un deuxième dans Paris.
12:50Sur ces projets,
12:51on a des assiettes foncières
12:52qui sont très importantes.
12:53On est à proximité de la Seine,
12:54donc on a un potentiel
12:55pour faire de la géothermie
12:56qui est extraordinaire.
12:58Avec cette nappe phréatique
12:59qui est en l'occurrence
13:00la nappe de la craie
13:01qui nous permet de puiser de l'eau
13:02à 60 mètres
13:03et cette eau,
13:04elle est à 14 degrés
13:05toute l'année.
13:06Donc, c'est idéal.
13:07C'est-à-dire que lorsque vous voulez chauffer l'hiver,
13:09vous pouvez tirer la chaleur
13:10de cette nappe phréatique
13:11et lorsque vous voulez refroidir l'été,
13:13de la même manière,
13:13vous venez utiliser cette eau à 14 degrés
13:15pour refroidir vos bâtiments.
13:17Ça nous permet de répondre
13:18à 80% des besoins en chaud
13:20ou en froid de nos immeubles.
13:22Donc là,
13:23la géothermie est une énergie
13:24qui est très adaptée
13:26à ces projets-là
13:27puisque ce sont des projets,
13:28encore une fois,
13:28à proximité de la Seine
13:29avec des assiettes foncières
13:30qui le permettent
13:31et un potentiel de géothermie
13:32qui le permet.
13:33Mais sur d'autres opérations,
13:34la solution,
13:35elle est toute autre.
13:37GRDF d'où on parlait, par exemple,
13:39repose en ce qui concerne
13:41les besoins en chaud
13:41sur l'utilisation du biogaz.
13:44Donc le biogaz,
13:45ce n'est pas comme le gaz naturel.
13:46Le gaz naturel,
13:47c'est une énergie fossile
13:48qui émet de l'ordre de 250 g de CO2
13:50par kWh.
13:51Donc c'est une énergie extrêmement émissive.
13:53Et on vient remplacer cette énergie
13:55pour GRDF en plus.
13:57En plus, oui.
13:57Évidemment,
13:58c'est eux derrière qui le distribue.
14:00C'est emblématique pour eux aussi.
14:01Oui, on en reparlera.
14:02Ça montre que pour eux,
14:03leur siège social,
14:04ce n'est pas juste une commodité.
14:05C'est un démonstrateur
14:07d'une stratégie qu'elle porte.
14:09Et donc on est venu remplacer
14:10le gaz naturel par du biogaz
14:12qui, lui, a un poids carbone
14:14qui est divisé par 5 à peu près
14:15par rapport à celui du gaz naturel
14:16et qui nous permet également
14:17d'avoir une exploitation
14:19ultra bas carbone
14:19sur ce siège social.
14:21Donc on voit que
14:22les solutions
14:23en termes d'énergie renouvelable
14:24sur les immeubles de bureaux,
14:26elles sont à étudier au cas par cas.
14:27Elles sont extrêmement importantes
14:28pour réduire cette part
14:30du poids carbone
14:31attaché à 50 ans d'exploitation
14:32qui représente quand même
14:33de l'ordre de 30%
14:35du carbone total
14:36de l'analyse
14:36du cycle de vie
14:37de nos immeubles.
14:37Mais alors cet immeuble-là,
14:38restons-y,
14:40c'est à Saint-Denis, c'est ça ?
14:41Le siège de GRDF,
14:42oui, c'est en face
14:43du Stade de France.
14:44De GRDF.
14:46Quelle caractéristique,
14:47en dehors de l'énergie
14:50et du biogaz,
14:51mais quelle caractéristique,
14:52puisque vous me disiez,
14:53c'est la phase de construction
14:54qui est majeure
14:55dans le bilan carbone
14:56d'un bâtiment ?
14:57Quel choix vous avez fait ?
14:59Alors, sur le siège de GRDF,
15:01c'était justement
15:02très intéressant
15:03puisqu'on s'est aperçu
15:05qu'il y avait
15:05une très grande complémentarité
15:06entre ce que nous,
15:07on portait,
15:08c'est-à-dire un immeuble
15:09en structure bois
15:11avec la totalité
15:12de la superstructure
15:13qui est réalisée
15:14en bois massif,
15:15avec également une partie
15:15des façades
15:16qui est en ossature bois
15:17sur cet immeuble,
15:18avec beaucoup de matériaux
15:19biosourcés
15:21dans tous les lots,
15:22notamment les lots
15:22architecturaux.
15:23Donc un immeuble
15:23ultra bas carbone
15:24sur cette première phase
15:25de construction.
15:26Beaucoup de réemplois
15:27et du réemploi
15:28soit in situ,
15:30c'est-à-dire des matériaux
15:31qui étaient d'ores et déjà
15:32existants sur site.
15:33Avant, c'était des entrepôts
15:35et des hangars
15:35qui appartenaient à Vipi.
15:37Donc on est venu
15:37réutiliser une partie
15:38des matériaux
15:39dans le gros œuvre
15:41de ce site-là
15:42et on est venu également
15:43utiliser des matériaux
15:44qu'on avait sur d'autres chantiers
15:45et qu'on a transportés
15:46sur cette opération-là
15:47pour faire du réemploi
15:49entre les opérations.
15:49Donc vous avez rajouté
15:50de l'économie circulaire
15:51dans l'équation.
15:52Exactement.
15:53Donc en fait,
15:53le réemploi,
15:54il s'analyse à la fois
15:55au sein du site
15:56sur lequel on travaille
15:57mais également
15:57en fonction des autres ressources
15:58qui sont à notre disposition
15:59à un instant T.
16:00Et ça, ça nous a permis
16:01d'avoir un immeuble
16:03qui a un poids carbone
16:04qui est divisé par deux
16:05pour GRDF
16:06sur cette phase-là
16:07de construction.
16:07Et puis derrière,
16:09GRDF, en effet,
16:11nous a demandé
16:11d'étudier avec eux
16:12des solutions de chauffage
16:13au biogaz.
16:14Donc c'est ce qu'on a fait
16:14et c'est ce qui nous permet
16:16là de diviser par un facteur
16:183 à 4
16:19le poids carbone
16:20attaché à 50 ans d'exploitation
16:21par rapport aux immeubles
16:22qui sont tout autour
16:23à Saint-Denis.
16:24Donc on voit que c'est vraiment
16:24sur ces deux jambes-là
16:26à la fois la réduction
16:27de l'empreinte carbone
16:28en construction
16:28et la réduction de l'empreinte carbone
16:29en exploitation
16:30qu'on arrive à proposer
16:31des produits particulièrement innovants.
16:33Et ce qui est intéressant
16:33c'est qu'on a là maintenant
16:34un an de retour d'expérience
16:36sur l'utilisation de cet immeuble
16:37et on s'aperçoit
16:38que les simulations
16:39qu'on avait faites
16:40pendant la phase de conception
16:43sont même légèrement au-dessus
16:44de ce qu'on mesure
16:45effectivement
16:46en termes de consommation énergétique
16:48et en termes de poids carbone.
16:49Donc ils consomment un peu moins
16:50qu'ils arrivent à consommer
16:51encore moins
16:52que ce qu'on avait anticipé
16:53qui était déjà une réduction
16:54d'un facteur 3 à 4
16:55par rapport aux immeubles concurrents.
16:57Alors on va faire
16:59quelques kilomètres
17:00pour aller jusqu'à Nanterre
17:01avec cette Arborétum
17:02à Nanterre la défense.
17:04Alors c'est un peu
17:05le projet phare
17:06qu'est-ce qu'on peut en dire
17:07de cet Arborétum ?
17:08Ouais, Nanterre
17:09c'est une grande opération
17:10de 120 000 m2
17:12elle a été inaugurée
17:13par le président de la République
17:14en 2024.
17:14Enfin 2024.
17:16Exactement.
17:16C'est une opération
17:17qui accueille aujourd'hui
17:20une petite dizaine
17:22de locataires
17:22avec des grands noms
17:24qui ont été annoncés
17:25très récemment
17:25notamment AstraZeneca
17:27donc ça sera le siège France
17:28d'AstraZeneca
17:29ils ont pris les clés
17:30il y a quelques jours
17:31et ils arriveront
17:32dans les bureaux
17:33d'ici la fin de l'année
17:34avec d'autres grands noms
17:35comme Panasonic
17:36Otis
17:37comme Spibatignol Energy
17:38donc des grands locataires
17:39qui arrivent là
17:40au fur et à mesure
17:41de l'année 2026
17:43et qui montrent
17:43la pertinence
17:44du positionnement
17:46de ce projet
17:46parce que même
17:47dans un marché
17:47qui est le marché
17:48du péridéfense
17:49qui est aujourd'hui compliqué
17:49on voit que l'Arborétum
17:51surperforme largement
17:52le marché.
17:53Par exemple
17:53Avec quelles caractéristiques ?
17:55Alors en termes de produits
17:56dans un premier temps
17:57l'Arborétum
17:58c'est ce qu'il y a
17:58le plus abouti
17:59en matière
18:00d'empreintes carbone
18:01et en matière
18:02de qualité d'usage
18:03on a un parc privé
18:03de 6 hectares
18:04on a près de 7000 mètres carrés
18:07de terrasses et balcons
18:07on a 7 restaurants
18:08sur le projet
18:09donc vous voyez
18:09on a une qualité de vie
18:10qui aujourd'hui
18:11est inégalée
18:11dans le marché
18:12du péridéfense
18:14mais lorsqu'on regarde
18:15de manière très pragmatique
18:16les chiffres
18:17je prends l'opération
18:18d'Arborétum
18:19et celle de Marcadé
18:19à L2
18:20parce que ça représente
18:21nos grosses signatures
18:22sur ces 12 derniers mois
18:23elle représente
18:252% du volume disponible
18:27sur l'île de France
18:28c'est très peu
18:28et pourtant
18:29à L2
18:30elle représente
18:30plus de 10%
18:32du marché
18:33et des prises à bâle
18:34c'est à dire
18:34qu'avec 2% de l'offre
18:35on fait 10% de la demande
18:37donc on surperforme
18:38la concurrence
18:38par un facteur 5
18:39c'est ce qui montre
18:40qu'aujourd'hui
18:41malgré le fait
18:41qu'encore une fois
18:42oui on a cette période
18:43de crise
18:44oui c'est facile
18:44pour personne
18:45on a certains immeubles
18:47qui trouvent preneur
18:47et qui arrivent
18:48à se louer plus vite
18:49et plus cher
18:50et c'est les opérations
18:51qu'on essaye de développer
18:52soit en tant que promoteur
18:54de grands investisseurs
18:55qui viennent nous solliciter
18:56parce qu'ils veulent
18:57qu'on repositionne
18:58leurs immeubles
18:58ça veut dire
18:59que ces grandes entreprises
19:01c'est des grands groupes
19:02dont vous nous parlez
19:04elles ne sont pas
19:05en plein backlash écologique
19:06si je comprends bien
19:07on en parlait juste avant
19:09j'ai vu
19:11je pense que
19:14le backlash écologique
19:15il existe
19:16on ne va pas le nier
19:17toutefois
19:181
19:19les bâtiments de bas carbone
19:20et les immeubles de bureaux
19:22qu'on produit
19:22ça correspond
19:23à une attente
19:24des utilisateurs
19:25ça correspond
19:26à une attente
19:27des salariés
19:27et notamment
19:28des jeunes générations
19:28je pense que
19:29ce sont des attentes
19:30qui sont là
19:30sur le temps long
19:31et qui sont
19:32très présentes
19:332
19:33il y a quand même
19:34un cadre réglementaire
19:35qui a évolué
19:36avec le décret tertiaire
19:37avec l'aéro 20
19:38donc c'est bien
19:39qu'on n'est pas uniquement
19:40sur un effet de mode
19:41mais qu'il y a véritablement
19:42une lame de fond
19:43pour réduire son empreinte
19:44environnementale
19:45en matière d'immobilier
19:45mais surtout
19:46je pense
19:47qu'on a une chance
19:49extraordinaire
19:50avec l'immobilier
19:51cette chance
19:52c'est qu'on a un levier
19:54sur un marché
19:55qui représente
19:55près de 30%
19:56de l'empreinte carbone
19:57du territoire
19:57donc c'est énorme
19:59et qu'on a la possibilité
20:01d'avoir des produits
20:01qui à la fois
20:02sont bons pour la planète
20:04mais également
20:04sont désirables
20:05et bons
20:06pour les utilisateurs
20:07c'est-à-dire que
20:08très souvent
20:08l'écologie peut être
20:09synonyme de privation
20:10je vous explique
20:11que vous allez devoir
20:11moins voyager
20:12que vous allez devoir
20:13peut-être vous nourrir
20:14différemment
20:14on doit passer
20:15d'un poids carbone
20:16d'une personne
20:16de 10 tonnes de CO2
20:18à 2 tonnes de CO2
20:19en 2050
20:19ça peut être
20:20moyennement aspirant
20:21évidemment
20:21l'avantage qu'on a
20:23avec l'immobilier
20:24et notamment
20:25l'immobilier de bureau
20:26c'est qu'on peut proposer
20:27des bâtiments
20:28qui ont une très forte
20:29valeur écologique
20:30mais qui sont
20:31plus agréables à vivre
20:32qui sont
20:34plus désirables
20:35pour les utilisateurs
20:35qui riment d'ailleurs
20:36avec des économies d'énergie
20:38avec des économies
20:39de consommation
20:39et qui de temps en temps
20:40sont même moins chères
20:41à exploiter
20:41et donc je pense que
20:43ça veut dire
20:43que vous les concevez
20:44d'abord
20:45en tenant compte
20:46de cette attente
20:47ou de cette expérience
20:48utilisateur
20:49c'est absolument fondamental
20:50avant même
20:51même si
20:52vous êtes une entreprise
20:53qui fait de l'immobilier
20:54avec bas carbone
20:54mais avant même
20:55de vous dire
20:55comment on va faire
20:56baisser le bilan carbone
20:57du site
20:58ce sont nos deux jambes
20:59la première
21:00c'est l'ultra bas carbone
21:02la deuxième
21:02c'est en effet
21:03avoir un produit
21:04qui correspond
21:04à 100%
21:05aux attentes
21:06des utilisateurs
21:07et notamment
21:08des nouvelles générations
21:09et là
21:10l'avantage qu'on a
21:11la chance qu'on a
21:12c'est qu'on est sur
21:12un marché quand même
21:13qui est caractérisé
21:14par son obsolescence
21:15vous avez près de
21:1675% des immeubles
21:18qui n'ont absolument
21:19aucun label environnemental
21:21vous avez des immeubles
21:22qui historiquement
21:22ont été conçus
21:23et réalisés
21:24uniquement comme des objets
21:25techniques financiers
21:26ou comme des lieux
21:27de production
21:27le bureau c'est plus ça
21:29le bureau
21:29c'est plus un lieu
21:30de production uniquement
21:32c'est un lieu de communication
21:33un lieu d'échange
21:34il ne peut plus
21:35être vu uniquement
21:36comme un objet financier
21:38ou technique
21:38mais pour l'entreprise
21:39il devient un manifeste
21:40lorsque GRDF
21:41vient nous voir
21:42pour y faire son chef
21:42c'est exactement
21:43ce dont on parlait
21:44et donc si vous arrivez
21:46à proposer
21:46le produit qui répond
21:48à ses attentes profondes
21:49des utilisateurs
21:50en effet
21:50là vous avez des immeubles
21:52qui sortent du lot
21:53et donc
21:54ça continue de répondre
21:55à la question
21:56sur le retour de bâton
21:57sur le backlash
21:58il y a encore des entreprises
21:59qui font ces choix-là
22:01et qui en font un manifeste
22:02exactement
22:03il y a encore des entreprises
22:04qui font ces choix-là
22:04il y a de plus en plus
22:05d'entreprises
22:06qui font ces choix-là
22:07le marché le montre
22:08c'est vrai aujourd'hui
22:09parce que là
22:10les projets dont on parle
22:11ils ont été initiés
22:11il y a longtemps
22:12peut-être
22:13oui mais les prises à bail
22:14dont on parle
22:14on parle des 12 derniers mois
22:15d'accord
22:16donc on voit bien
22:17que certes
22:18c'est un marché
22:20au temps long
22:22et d'ailleurs
22:23c'est ce qui explique aussi
22:24pourquoi est-ce qu'il y a
22:25cette crise
22:26de l'immobilier
22:26c'est-à-dire que
22:27le parc a mis
22:29et mettra énormément de temps
22:30à s'adapter
22:32aux évolutions
22:32des usages
22:33et aux évolutions
22:34des attentes
22:35des utilisateurs
22:35donc certains de ces projets
22:37ont été en effet amorcés
22:38il y a quelques années
22:39mais les prises à bail
22:40sont récentes
22:41les discussions qu'on a
22:42sont récentes
22:43et on voit que
22:43encore une fois
22:44c'est une lame de fond
22:46qu'on ne voit pas
22:47s'estomper
22:47lorsqu'on n'a pas
22:48que un produit écologique
22:49mais qu'on a un produit
22:50à la fois écologique
22:51et désirable
22:53la désirabilité
22:53c'est majeur
22:54là vous prêchez
22:55un convaincu
22:56je reste sur cet arborétum
22:58à Nanterre-la-Défense
22:59vous avez dit
22:59il y a comme un parc
23:01à l'intérieur
23:02donc une dimension
23:05biodiversité
23:06sur l'eau
23:06je veux bien savoir
23:08parce que ça fait partie
23:09aussi des enjeux
23:11et du bilan
23:13d'un bâtiment
23:14comment vous l'avez intégré
23:15ce défi ?
23:16on a en effet
23:17un parc de 6 hectares
23:18on a un canal
23:19qui traverse
23:20la totalité de ce parc
23:21avec un bassin
23:22qui nous permet
23:23de gérer
23:24la totalité
23:24des eaux de pluie
23:25et puis l'arrosage
23:26de ce parc
23:27donc il y a en effet
23:27une gestion de l'eau
23:28qui est quasi autonome
23:29à l'échelle du campus
23:32en effet
23:32on a des attentes
23:34particulières
23:34en matière de biodiversité
23:36on a un grand potager
23:37qui permet de produire
23:39près de 3000 kg
23:40de fruits et légumes
23:40tous les ans
23:41qui sont d'ailleurs
23:42réutilisés dans le restaurant
23:43qui est juste à côté
23:44donc on a en effet
23:45cette attention
23:46à la fois
23:46à la gestion de l'eau
23:47à la fois
23:48aux enjeux de biodiversité
23:50mais
23:51quand même
23:52on priorise
23:54les sujets
23:55sur lesquels
23:55on apporte
23:57beaucoup d'attention
23:57c'est dans un premier temps
23:58véritablement
23:59le carbone
24:00l'énergie
24:00puis la biodiversité
24:02et la gestion des ressources
24:03c'est vraiment
24:04dans cette logique là
24:05qu'on développe
24:06la totalité de nos projets
24:08et donc
24:09parce que le levier
24:09le premier c'est efficace
24:10c'est d'abord
24:11ce que vous disiez
24:12c'est d'abord
24:12la construction
24:13et le carbone
24:14parce que
24:15un des sujets
24:16quand même aujourd'hui
24:17je pense
24:18de l'écologie
24:19c'est la dilution
24:22des indicateurs
24:23et la dilution
24:24des responsabilités
24:25et on le constate
24:26lorsque de temps en temps
24:27on met dans un grand fourre-tout
24:28et dans certaines certifications
24:30sur le même plan
24:32des sujets
24:32de biodiversité
24:33des sujets
24:34de réchauffement climatique
24:35des sujets
24:36de
24:38accès à des locaux vélos
24:40des sujets
24:40de nichoirs à insectes
24:41et des sujets
24:42de couleur
24:43de la moquette
24:44dans le vol
24:45ces sujets
24:46ils ne sont pas tous
24:46à mettre sur le même plan
24:47et donc
24:48nous notre conviction
24:49quand même
24:49c'est qu'il y a un problème
24:51qui est plus important
24:52que les autres
24:52c'est un problème
24:53de réchauffement climatique
24:54ce problème
24:55de réchauffement climatique
24:56c'est un problème
24:56d'émission
24:57de CO2
24:57et c'est là-dessus
24:58qu'il faut concentrer
25:00le gros
25:01de son effort
25:02le deuxième gros problème
25:04c'est en effet
25:04les enjeux de biodiversité
25:06et c'est pour ça
25:06que sur la totalité
25:07de nos opérations
25:08on a énormément
25:09d'espaces extérieurs
25:10on a énormément
25:11d'espaces végétalisés
25:12on travaille même
25:13à développer en ce moment
25:13des brevets
25:14qui vont nous permettre
25:15de réaliser des espaces
25:17végétalisés
25:17sur des structures bois
25:18donc c'est bien
25:19que ces sujets
25:20sont en cœur
25:21du développement
25:21de notre activité
25:22je pense qu'on est
25:22un des seuls promoteurs
25:23maître d'ouvrage délégué
25:25sur le marché aujourd'hui
25:25à avoir son propre département
25:27de R&D
25:28qui développe
25:29ce type de techno
25:29merci beaucoup
25:30Marc Lavon
25:31et à bientôt
25:32sur Bsmart4Change
25:34on passe tout de suite
25:35à notre rubrique
25:36consacrée
25:36aux startups
25:38éco-responsables
25:40et socialement responsables
25:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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