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  • il y a 6 minutes
Mercredi 11 mars 2026, retrouvez Marc Lafont (Président, WO2), Antonia Burchard-Levine (Chargée de reforestation et de l’impact, Ecosia), Anne-France Piteau (directrice engagement et relations publiques, Kedge Business School), Pierre-André Foix (co-fondateur, ExoFair) et Kaelig Sadaune (fondateur et PDG, Brawo) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Marc Laffont, le président de WO2 qui sera l'invité du grand entretien tout
00:22à l'heure, 26 minutes pour parler de bâtiments bas carbone,
00:26des immeubles en bois les plus emblématiques et de la crise du secteur de l'immobilier.
00:30Mais d'abord je reçois Antonia Burchard, Lévin chargée de reforestation et de l'impact chez Ecosia, moteur de recherche,
00:37qui met ses bénéfices au service de l'action climatique.
00:40Dans notre débat, on dévoilera les résultats du baromètre Bravo des offres d'emploi à impact 2025,
00:46elle représente aujourd'hui près de 15% du marché du travail et résiste mieux au repli.
00:51Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, je vous présenterai Exofer et ces exosquelettes qui limitent la pénibilité des
00:59activités professionnelles et domestiques.
01:02Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de ce Smart Impact, c'est Antonia Burchard-Lévin, bonjour.
01:15Bonjour.
01:15Bienvenue, vous êtes chargée de reforestation et de l'impact chez Ecosia.
01:18Ecosia, c'est un moteur de recherche qui met ses bénéfices au service de l'action climatique créé en 2009.
01:25Je veux bien que vous nous présentiez Ecosia en quelques mots.
01:29Ecosia, c'est un moteur de recherche.
01:31Donc ça fonctionne comme tous les autres moteurs de recherche qu'on a plus l'habitude d'utiliser.
01:36Avec la différence qu'Ecosia utilise tous les bénéfices envers l'action climatique.
01:41Et la plupart de ça pour la plantation d'arbres.
01:45Donc c'est assez simple en fait, on télécharge Ecosia, on fait des recherches en ligne.
01:50Avec les annonces publicitaires, Ecosia génère un bénéfice et ce bénéfice va envers l'action climatique.
01:56Et on sait quand on utilise Ecosia combien d'arbres on est en train de planter en quelque sorte ?
02:02C'est ça.
02:03C'est une sorte de compteur, ça existe ça ?
02:06Toutes les recherches vont envers, générer des bénéfices qui vont envers la plantation d'arbres.
02:12Ça dépend un peu dans quel marché on est, il y a beaucoup de différents détails qui vont dans ça.
02:17Mais oui, toutes les recherches vont envers la plantation d'arbres.
02:19D'accord.
02:20C'est quoi le modèle économique ?
02:21Il y a quand même de la publicité, c'est ça pour bien comprendre ?
02:24C'est ça.
02:24Donc c'est simplement des annonces publicitaires.
02:26Donc quand on fait des recherches en ligne, il y a des annonces publicitaires affichées.
02:32Ce n'est pas obligé de cliquer pour générer des bénéfices parce que c'est aussi les impressions qui comptent.
02:37Mais voilà, donc en cherchant, on s'assure qu'on peut contribuer envers l'action climatique.
02:43La France, je crois que c'est le deuxième marché derrière.
02:46C'est une entreprise allemande, c'est ça Ecosia ?
02:47Ecosia, c'est une entreprise allemande basée à Berlin, fondée en 2009.
02:52Mais voilà, la France, ça représente le deuxième marché le plus important pour nous.
02:56Est-ce qu'on a une...
02:57Ça veut dire que nous, Français, on a une sensibilité pour les alternatives aux géants des moteurs de recherche ?
03:06Google, pour ne pas le nommer.
03:08Exactement.
03:09Oui.
03:10Ecosia, en fait, c'est le moteur de recherche le plus important en Europe.
03:15Donc c'est le premier le plus grand.
03:19Et...
03:19Après Google ?
03:21Bon, mais européen, je veux dire.
03:23Le premier européen, d'accord.
03:24Européen.
03:24Donc, moteur de recherche fondé et basé en Europe, Ecosia, c'est le plus important, c'est le plus grand.
03:31Et voilà, c'est vrai que, comparé à Google, c'est vraiment David contre Goliath.
03:36Bien sûr.
03:37Donc, en partie du marché, Ecosia, c'est quand même minuscule.
03:40Mais même en ayant moins de 1% du marché, on a déjà plus présenté, presque, on va arriver en
03:48avril à 250 millions d'arbres.
03:50Donc, c'est quand même...
03:51250 millions d'arbres.
03:53On va rentrer dans ce détail parce que c'est vraiment votre job, ça.
03:58Comment vous choisissez les essences, les plantations, les sites dans lesquels vous décidez d'investir finalement ces bénéfices ?
04:07Ecosia s'associe toujours avec des organisations locales pour planter les arbres.
04:11Donc, ce n'est pas moi qui plante les arbres, ce n'est pas les employés d'Ecosia.
04:14On s'associe avec des organisations locales parce que c'est vraiment eux qui ont la connaissance locale des essences
04:20qu'il faut planter.
04:21Mais aussi de s'associer avec les communautés pour vraiment les engager, pour qu'ils fassent partie du projet.
04:27Ça, c'est la partie la plus importante.
04:29Par exemple, en France, on a un projet où on a planté des arbres près de Marseille.
04:33Oui, à Saucé-les-Pins, c'est ça ?
04:34C'est ça, à Saucé-les-Pins et deux autres sites aussi près de Marseille.
04:38Et vraiment, à Marseille, c'est les feux de forêt qui mettent en danger les forêts méditerranéennes.
04:46Donc, on s'est associé avec l'association Replanter notre forêt provençale.
04:52Et c'est vraiment avec eux qu'on a discuté, OK, c'est quoi les essences d'arbres qu'on
04:55va planter ?
04:56C'est des essences locales, des essences autochtones méditerranéennes qui sont résistantes au feu.
05:02Donc, ce n'est pas seulement l'idée de faire que la forêt soit plus résistante au feu,
05:08mais c'est aussi de faire un peu de conscience locale de quelle espèce il faut planter,
05:12et comment prendre soin de nos forêts pour qu'elles résistent et qu'elles soient vraiment en santé.
05:16Comment vous les choisissez ?
05:17Par exemple, là, ce sont les associations locales qui viennent vers vous, qui vous contactent, qui vous demandent de l
05:23'aide ?
05:24C'est vous qui vous dites, tiens, il y a peut-être quelque chose à faire du côté de Marseille
05:27?
05:27Chez Ecosia, nous plantons des essences d'arbres autochtones.
05:34Donc, ça, c'est principalement des arbres autochtones.
05:36Bien sûr, dans certains cas, on laisse un petit pourcentage où c'est des plantes exotiques.
05:41quand il y a des enjeux économiques.
05:43Mais dans le contexte du projet en France, c'est vraiment des essences autochtones.
05:48Et c'est le partenaire local qui nous a fait, qui nous a dit, qui nous donne l'avis de
05:53ce qu'il faut planter.
05:55Et c'est eux qui vous ont contactés ?
05:56Dans ce cas, c'est nous qui les avons cherchés, parce qu'on voulait vraiment un projet dans cette région.
06:01Et on les a contactés et on a commencé le partenariat.
06:04Vous avez été sensibilisé par les incendies, les feux de forêt, l'été, en vous disant, là, il faut qu
06:09'on fasse quelque chose.
06:10Sinon, vos projets, ils sont un peu partout sur la planète ?
06:13On va voyager, là, avec vous.
06:16Donc, en ce moment, on est présents dans presque 40 pays.
06:20Donc, voilà, il y a deux semaines, j'étais en voyage sur le terrain au Burundi.
06:26Normalement, on visite un projet après la première année.
06:29C'était un tout nouveau projet.
06:31Donc, juste après la saison de plantation, qui correspond à la saison des pluies,
06:35on va sur le terrain pour connaître le partenaire et voir comment ils ont planté les arbres et comment ça
06:40se passe sur le terrain.
06:42Donc, au Burundi, c'est un projet formidable avec l'organisation 3C, où ils plantent des arbres pour prévenir l
06:49'érosion.
06:50Donc, c'est avec des communautés riveraines.
06:53C'est impactant de le voir.
06:55Quand j'étais là, tu vois vraiment des morceaux de terre qui sont en train de tomber dans la rivière.
06:59Et ça a un impact sur leur terre agricole et leur terrain.
07:03Donc, en plantant des arbres, ça aide à retenir les sols.
07:06Et c'est ça, le projet que j'étais là.
07:08Ce qui est passionnant, c'est que, c'est vraiment ce que vous avez expliqué,
07:11c'est-à-dire qu'on va continuer de voyager, vous allez nous en raconter d'autres,
07:15mais à chaque projet, sa spécificité.
07:17C'est-à-dire qu'il y a vraiment un enjeu environnemental identifié à chaque fois, d'une certaine façon.
07:22C'est ça.
07:23Donc, c'est une autre raison pour laquelle on se fie sur nos partenaires locaux.
07:26Parce que c'est vraiment eux qui comprennent les enjeux environnementaux ainsi que sociaux.
07:31Et ils savent exactement qu'est-ce qu'il faut faire, quels arbres planter,
07:35et comment les planter, et comment engager les communautés pour que les arbres survivent plusieurs années.
07:40Alors, on peut prendre un autre exemple.
07:41On est allé au Burundi, on était dans la région de Marseille.
07:44Où est-ce que vous nous emmenez ?
07:46Je passe beaucoup de temps à Ouganda.
07:48Donc, toutes les années, je passe quelques mois là, parce que nous avons plus de 10 projets.
07:52Donc, vraiment pour voyager, aller sur le terrain, les distances sont assez longues.
07:57Donc, je passe quand même beaucoup de temps sur le terrain.
08:00Et l'Ouganda, ça me tient au cœur, parce que j'ai beaucoup passé de temps là.
08:04Il y a deux projets en particulier.
08:07Et c'est des projets qui visent à restaurer les habitats des animaux.
08:11Donc, la perte de forêt, ça a un impact sur les sociétés, sur les vies humaines, bien sûr.
08:17Mais ça a aussi sur l'impact des habitats des animaux.
08:22On a un projet au nord de l'Ouganda,
08:25où on travaille avec le Jane Goodall Institute, peut-être un nom assez reconnu.
08:29Et une équipe formidable sur le terrain.
08:32Et on travaille avec les communautés pour planter des arbres,
08:35pour connecter les fragments de forêt,
08:37pour que les chimpanzés puissent avoir plus d'habitat et passer d'un fragment à l'autre.
08:43On a un autre projet aussi.
08:45Maintenant, on va voyager au sud de l'Ouganda.
08:48On est sur la frontière avec le Rwanda.
08:50Et on a un projet sur la forêt impénétrable Buindi,
08:54où il y a une des dernières populations de gorilles de montagne.
08:57Et on a un projet avec les communautés qui sont aux alentours des forêts,
09:03pour protéger cet habitat des gorilles de montagne.
09:09Donc là, c'est sur de l'habitat.
09:11Vous l'avez dit d'ailleurs, impact sur les animaux et sur les humains.
09:16C'est-à-dire que je veux bien essayer de comprendre ce que vos projets de reforestation
09:20créent, en termes même économiques, pour les habitants de ces régions.
09:26Souvent, quand on entend parler de réforestation, on parle d'un problème technique.
09:32On parle d'un problème, OK, il faut des scientifiques, il faut de la technologie,
09:35il faut tout ça pour réforester, pour planter des arbres.
09:39Par notre expérience, de déjà plus de dix ans chez Ecosia,
09:44on voit vraiment que ce n'est pas un problème technique,
09:46sinon qu'un problème plus social, un problème économique.
09:49Donc, nous, on travaille avec, voilà, c'est plusieurs enjeux,
09:53parce qu'on travaille avec les communautés.
09:55La plupart du temps, quand on parle de réforestation, on est dans une zone rurale,
10:00et la plupart de ces terrains, c'est des terrains privés.
10:03C'est des gens qui, c'est leur terre.
10:05Donc, bien sûr, c'est une idée assez romantique de dire, OK, on va planter beaucoup d'arbres,
10:10on va faire une forêt, parce que c'est ce qu'il y a de plus important,
10:13mais il faut vraiment penser que ça, c'est des terrains de personnes.
10:16Ils ont besoin que cette terre soit quand même productive pour planter des aliments
10:21et pour vraiment faire leur économie.
10:23Donc, vraiment, nous, on essaie vraiment de travailler avec ces communautés
10:26pour comprendre, premièrement, pourquoi ils ont coupé les arbres.
10:30C'est ça qu'il faut comprendre.
10:31Pourquoi ces arbres ont été coupés?
10:33Une fois qu'on comprend cette problématique,
10:35on peut implémenter un projet qui va vraiment durer longtemps,
10:39parce que ce n'est pas seulement pour protéger l'environnement
10:43ou pour lutter contre le changement climatique,
10:45mais vraiment pour améliorer la vie des gens qui sont là.
10:48Dernière question, j'ai vu qu'Ecosy avait déposé chez un notaire à Berlin
10:53la somme d'un million d'euros pour contribuer à la création d'un prix Nobel du climat, c'est
11:00ça?
11:00C'est ça, oui.
11:01Alors, vous en êtes où de ce projet?
11:03Donc, je ne suis pas chargée de ce projet, donc je n'ai pas trop de détails.
11:08C'est chargée de la reforestation, mais quand même, l'idée de créer un Nobel du climat,
11:12ça vous semble important?
11:13Oui, bien sûr, je pense que c'est une idée formidable.
11:16Et il y a des prix Nobel pour l'économie, il y a des prix Nobel pour beaucoup de sujets,
11:21mais pas pour le climat, et c'est un des sujets les plus importants de notre époque,
11:27donc je pense que c'est très important.
11:29C'est une très belle idée, bravo à Ecosia d'avoir lancé cette initiative.
11:34Merci beaucoup, Antonia Burchard-Lévin, d'être venue nous présenter quelques-uns de ces projets de reforestation.
11:42Grâce à Ecosia, je vous dis à bientôt sur Be Smart for Change.
11:44C'est l'heure de notre débat, tout de suite, on va détailler le baromètre des offres d'emploi à
11:50impact.
11:57C'est le débat de ce Smart Impact, je vous prends tout de suite mes invités.
12:01Kaelic Sadone, bonjour.
12:02Bonjour Thomas-Huy.
12:02Bienvenue, vous êtes le fondateur, le patron de Bravo, et avec nous Anne-France Piteau en duplex.
12:08Bonjour, bienvenue à vous, vous êtes la directrice engagement et relations publiques de la Kedge Business School.
12:14Allez, rapidement, on va dévoiler les résultats du baromètre 2025 des offres d'emploi à impact.
12:19On a le rendez-vous à peu près tous les ans, donc on est ravi maintenant que vous veniez nous
12:23les détailler.
12:25Mais en quelques mots, vous nous présentez Bravo ?
12:27Très simplement, Bravo, donc nous sommes un camion de recrutement spécialisé sur les nouveaux métiers
12:31et on accompagne les entreprises dans des secteurs en grande transformation,
12:35que ce soit les énergies, l'industrie, le bâtiment, des secteurs qui ont besoin de se réinventer,
12:41notamment sous l'aune de la transformation durable.
12:44Oui, effectivement.
12:45La Kedge Business School, Anne-France Piteau, en quelques mots là aussi.
12:50En quelques mots, Kedge, école de management, école d'excellence, 16 000 étudiants,
12:56Marseille, Bordeaux, Paris et Toulon, et une école engagée de longue date en matière de transition écologique et sociale.
13:03Donc vous l'attendez ce baromètre des emplois à impact chaque année, j'imagine ?
13:07On n'attend que lui, en effet.
13:09Pourquoi vous l'avez fait ? Pourquoi vous l'avez créé ?
13:11On l'a créé il y a trois ans, donc c'est la troisième édition,
13:14parce qu'en fait, nous, on avait de plus en plus de clients qui nous amenaient à recruter pour eux,
13:20justement,
13:20sur ces métiers à impact, et on se disait, ok, mais ce serait bien qu'on ait une lecture un
13:24peu fine
13:24de ce que ça recouvre en termes de marché, donc on a cherché.
13:27Il y a des études qui sont très prospectives.
13:30en 2050, la transformation des emplois, des métiers,
13:33il y a des études qui sont un peu petites en termes de périmètre,
13:36les métiers vers le pôle emploi, etc., mais il n'y avait pas quelque chose
13:38qui englobe les métiers indirects, et des grands secteurs,
13:43donc des grandes tendances comme les énergies renouvelables,
13:45comme le bâtiment durable, comme la mobilité durable,
13:47comme l'agriculture durable, donc on a fait notre sauce,
13:50on a fait notre baromètre, voilà.
13:51Et donc, nous aussi, on l'attend, puisqu'on vous invite chaque année,
13:54avec ce résultat principal, qui est le nombre d'offres d'emplois à impact
13:59en 2025, 1 450 000, ça représente 14% de l'ensemble du marché,
14:04mais elles sont en baisse.
14:06Elles sont en baisse de 5%, ce qui n'est pas une excellente nouvelle,
14:10mais malgré tout, le marché, lui, global est à moins 10 de l'emploi,
14:15donc ça veut dire que, quand même, les offres d'emploi en 2025 à impact
14:19ont fait preuve de résilience dans un marché économique tendu, voilà.
14:25Et je pense que ça montre, et c'est aussi nos clients
14:28qui nous le disent, aujourd'hui, les entreprises recrutent moins
14:31pour montrer que pour avoir une vraie ambition économique
14:35de ROI derrière, quoi.
14:37Et c'est ce que je dis, c'est qu'on passe dans une phase de maturité
14:40et on passe dans une phase d'exécution.
14:42Il y a eu un phénomène avec de forts investissements
14:45qui ont fait que, voilà, c'était un peu facile de se dire
14:48« je recrute massivement ».
14:49Là, aujourd'hui, on est revenu à une rationalisation, d'ailleurs,
14:52mais finalement, tant mieux, ça prouve que l'emploi à impact
14:55est rentré finalement, que l'impact est un pan entier de l'économie
14:59parce que, du coup, avec ses forces et ses faiblesses.
15:02Anne-France Pitot, comment vous intégrez ces enjeux
15:04de transformation, transition environnementale, sociale, sociétale
15:09dans vos programmes ?
15:10C'est dans l'ADN de l'école, en fait ?
15:14C'est dans l'ADN de l'école, très clairement,
15:16qu'Edge, on a une association, donc à but non lucratif,
15:19reconnue d'intérêt général, et ça fait près de 20 ans
15:22qu'on a créé une direction RSE.
15:24Donc, très clairement, les enjeux sociaux, environnementaux
15:27et de gouvernance, on les intègre de longue date
15:29dans notre mode de fonctionnement et, bien évidemment,
15:33dans notre cœur de métier, qui est la formation
15:35des générations futures.
15:37Et avant peut-être de vous dire comment on le fait,
15:39juste préciser que, bien sûr, pour notre école,
15:41c'est une question de valeur, c'est une question de conviction,
15:43mais c'est aussi une question d'employabilité de nos étudiants.
15:48Quand on sort de cage, on a un taux d'employabilité
15:50à 97% à 6 mois, et aujourd'hui, former nos étudiants
15:53sur tous ces enjeux, leur donner la bonne matrice de décision
15:56pour que demain, quand ils seront aux commandes,
15:59ils prennent des décisions à l'aune de critères
16:01économiques et financiers, bien sûr, mais aussi environnementaux,
16:04sociaux et de gouvernance, c'est répondre aux attentes
16:07du marché du travail.
16:09Et on le voit, chaque année, on a une enquête d'insertion
16:11auprès de nos jeunes diplômés, et il y a près de là
16:13la moitié d'entre eux qui, aujourd'hui, ont une dimension
16:17environnementale et sociale, ou sociale, pardon, dans leur travail.
16:20– Et je vais vous poser la même question à tous les deux.
16:21Je commence avec vous, Anne-France Piteau,
16:24sur ce backlash écologique, ce retour de bâton
16:27qui est à la fois réel et peut-être un peu
16:31surévalué, réel, parce que c'est l'effet des élections aux États-Unis,
16:35des élections européennes qui ont donné le Parlement actuel,
16:40mais avec des décisions réelles dans la foulée,
16:44mais peut-être un peu surévaluées.
16:46Est-ce que c'est votre avis aussi, Anne-France Piteau ?
16:49– Tout à fait. Je pense que ce backlash, il est surévalué.
16:52Alors effectivement, quand on voit toutes les décisions qui sont prises,
16:55ce n'est pas forcément une bonne nouvelle, mais en même temps,
16:57comme on le disait jusqu'avant, ce secteur est en train de passer
17:00à un nouveau stade de maturité.
17:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'est plus sur la petite cerise
17:05sur le gâteau avec ces sujets-là, mais on est vraiment sur quelque chose
17:08qui est intégré globalement dans l'ensemble des emplois,
17:12notamment parce qu'il y a aussi une question de risque,
17:15de raréfaction des ressources et de limites planétaires
17:17qui s'imposent à toutes et à tous.
17:19– Je vous pose la même question qu'Aixadone,
17:22en y intégrant les secteurs peut-être qui recrutent le plus
17:27et est-ce qu'il y en a qui ont mis un coup de frein quand même
17:31dans ce contexte ?
17:32– À peu près tous, malheureusement,
17:36parce que l'impact a été fortement porté par les subventions.
17:40La politique, en fait, qui dicte où est-ce qu'on met l'argent,
17:44les VNR typiquement, et donc les temps sont un peu plus durs
17:49économiquement pour notre pays,
17:50et donc du coup, les subventions se coupent un peu,
17:52et donc du coup, comme je disais tout à l'heure,
17:54les entreprises font preuve d'une vraie logique de ROI
17:58quand elles vont recruter.
17:59On ne recrute plus pour afficher de la croissance,
18:02pour aller chercher des nouveaux marchés,
18:04on recrute pour aller chercher de la rentabilité.
18:06Et donc, de facto, voilà, on rentre dans une logique de réel.
18:10Et pour compléter ça,
18:12et c'est ce que démontre aussi notre baromètre,
18:14c'est que, mine de rien,
18:16la masse du volume d'emplois à impact
18:18est plutôt sur des métiers techniques, terrains,
18:21partout en France.
18:22Si on prend les VNR, typiquement,
18:24il y a besoin de techniciens, d'électriciens.
18:27Si on prend le bâtiment durable,
18:28il y a besoin de profils en CVC.
18:30Donc ça, ce ne sont pas des métiers
18:32école de management,
18:33mais c'est des métiers vraiment très, très opérationnels.
18:35Et une grosse partie du volume d'emplois à impact
18:38se situe sur ces profils-là.
18:40Est-ce qu'il y a des filières
18:41qui recrutent plus que les autres en ce moment
18:43sur les métiers à impact ?
18:45Le NR reste, de facto, le pilier.
18:48Par contre, on observe
18:51des nouvelles filières qui émergent.
18:53La green tech, notamment,
18:55qui sont des sujets
18:56qu'on n'observait pas forcément avant.
18:59Tout ce qui est à la biodiversité,
19:00la préservation du vivant, également,
19:02qui sont des signaux faibles,
19:04mais qui commencent à monter
19:05en termes d'emplois dans l'ensemble.
19:09Anne-France Piteau,
19:10quel type d'entreprise ou d'organisation, d'ailleurs,
19:14sont les plus demandeuses
19:17de métiers à impact, aujourd'hui ?
19:19Aujourd'hui, honnêtement,
19:21tous les secteurs d'activité,
19:22que vous fassiez de la supply chain
19:25pour sécuriser votre chaîne d'approvisionnement,
19:26que vous fassiez des achats
19:27ou même du conseil,
19:29aujourd'hui, ce qui est attendu
19:30de la part de ces entreprises
19:32chez les jeunes diplômés,
19:33c'est vraiment une vision à 360
19:34et une capacité à transformer
19:36les business models.
19:39Et ça veut dire que vous,
19:40vous intégrez quoi ?
19:41Des spécialisations ?
19:43Des certifications, peut-être même aussi ?
19:46Alors, on travaille à deux niveaux.
19:48On travaille avec cette idée
19:48qu'en fait, aujourd'hui,
19:49tous les jeunes, tous les étudiants
19:51doivent être formés sur ces sujets.
19:53Et on a un socle commun
19:54qui leur est dispensé au sein de l'école,
19:57avec vraiment cette idée
19:59qu'il faut leur transmettre
20:00les ordres de grandeur
20:01pour qu'ils comprennent bien.
20:02On a notamment une journée climat.
20:03On a également la passation
20:04d'un test sur le développement durable
20:06qui est le SULI-TEST
20:07par l'ensemble de nos étudiants.
20:09Donc, on a vraiment ce socle
20:10qui répond à la formation
20:12de tous nos étudiants.
20:13Et on a également
20:14des parcours spécialisés à impact.
20:16Dans notre programme de grande école,
20:18par exemple,
20:18c'est 150 heures
20:19qui sont dédiées
20:20dès la première année
20:21à ces sujets,
20:22avec notamment un cours
20:23de macroéconomie écologique
20:25qui a été primé d'ailleurs
20:26par le Financial Times.
20:28Donc, c'est dire l'innovation aussi
20:29qu'on apporte
20:30en matière pédagogique.
20:32Et au-delà de ce socle
20:33vraiment sur les programmes généralistes,
20:35on développe également
20:36des masters spécialisés
20:38sur ces sujets.
20:39On en a un depuis 2016
20:41sur la finance durable
20:42qui est extrêmement reconnu
20:44avec des étudiants
20:45qui viennent du monde entier.
20:46Et on en a également un
20:47qui est sur la
20:48Business Transformation
20:49for Sustainability
20:50et qui, lui,
20:51utilise plus
20:51à former des généralistes
20:53de la transformation
20:54qui ont les bons outils,
20:56les bons réflexes,
20:57mais également une capacité
20:58à conduire le changement
20:59dans leurs entreprises.
21:01Qu'aïe que ça donne
21:02ces emplois à impact ?
21:04Ils sont le plus souvent
21:06en CDI,
21:06plus en CDI que les autres,
21:08moins en CDU ?
21:08C'est pareil, finalement ?
21:09Ils sont en CDI,
21:11principalement.
21:11En fait, finalement,
21:12on retrouve à peu près
21:12la même proportion
21:13que des emplois classiques.
21:14Il y a du CDI,
21:15il y a de l'intérim,
21:16il y a du CDD.
21:17Donc, effectivement,
21:18on retrouve à peu près
21:18la même proportion.
21:19Et alors,
21:20c'est sans doute impossible
21:21de répondre à la question,
21:23mais est-ce qu'il y a
21:23des grandes caractéristiques
21:24en termes de télétravail,
21:26de rémunération ?
21:27On a une partie des offres,
21:3015%,
21:30qui sont en télétravail,
21:33potentiellement.
21:33Donc, ça,
21:33c'est des choses
21:34qu'on n'avait pas analysées
21:34jusqu'à présent,
21:35qu'on commence à analyser,
21:36parce qu'on récupère
21:36de la donnée maintenant
21:37sur les offres d'emploi
21:37qui ont du télétravail ou pas.
21:38Donc, ça,
21:39c'est quand même assez intéressant.
21:41Et puis,
21:43majoritairement,
21:43on est sur des salaires
21:44à 30 000 euros à l'année,
21:47ce qui prouve,
21:48encore une fois,
21:48que la masse du volume,
21:50le volume d'emploi impact,
21:51se situe sur les profils
21:52techniciens,
21:53techniciens qualifiés.
21:54Est-ce qu'il y a
21:55beaucoup d'étudiants
21:56Anne-France Piteau
21:57qui veulent créer
21:58leur entreprise,
21:59notamment en leur donnant
22:01cette dimension
22:04ESG,
22:06by design,
22:06pardon,
22:07de l'anglicisme,
22:07enfin, voilà,
22:08dès la conception
22:09de l'entreprise ?
22:11Tout à fait.
22:11C'est vraiment le cas
22:12et c'est quelque chose
22:13qui est prégnant
22:13chez les nouvelles générations.
22:15Vous le savez peut-être,
22:15mais à Kedge,
22:16ça fait plus de 10 ans
22:17qu'on a des incubateurs
22:19et qu'on accompagne
22:19plus de 300 projets
22:21entrepreneuriaux
22:22tous les ans
22:22et on constate effectivement
22:24que les sujets
22:25environnementaux
22:26et sociaux
22:26sont au cœur
22:27de la moitié
22:28des business models
22:29qui sont développés
22:30aujourd'hui.
22:31Avec ce sujet,
22:32et on revient vraiment
22:33sur toujours
22:34cette adéquation
22:35entre des convictions,
22:36bien évidemment,
22:37mais aussi une question
22:38de durabilité
22:39et de résilience
22:40des business models
22:41et j'insiste vraiment
22:41là-dessus,
22:42aujourd'hui,
22:44travailler sur ces sujets-là,
22:46c'est aussi rationaliser
22:47ses entrants
22:48et in fine,
22:49bien évidemment,
22:50être plus performant.
22:50Est-ce que ça veut dire
22:51aller aussi un peu plus
22:53vers l'économie sociale
22:54et solidaire
22:55que dans les années précédentes ?
22:58Au niveau de l'entrepreneuriat,
23:00vous en connaissez ?
23:00Oui,
23:01dans les projets
23:02de jeunes entrepreneurs
23:03que vous pouvez accompagner ?
23:05Tout à fait,
23:06on accompagne
23:06des différents statuts
23:08en matière de création
23:09depuis l'entreprise
23:11jusqu'à des statuts
23:12qui relèvent
23:13de l'économie sociale
23:13et solidaire
23:14et comme je vous le disais,
23:15pour une association
23:16comme nous le sommes,
23:18c'est également
23:18des aidements
23:18sur lesquels
23:19on a vraiment à cœur
23:20d'accompagner
23:21ce développement
23:22de cette autre économie.
23:24Kali,
23:25que ça donne,
23:25est-ce que l'Île-de-France,
23:27c'est la région
23:28toujours moteur
23:29des emplois en poids
23:30ou pas forcément ?
23:31Alors,
23:31les grands bassins,
23:33les grandes métropoles françaises
23:34sont évidemment motrices
23:35mais ce qui est important
23:37de voir,
23:37c'est qu'il y a surtout
23:40des friches industrielles,
23:41on parle de Dunkerque,
23:42de Fosses-sur-Mer,
23:44nous,
23:44on est basé à Pau,
23:45il y a LAC,
23:46un site pétrolier,
23:48on peut parler des chantiers
23:48de Saint-Nazaire,
23:49en fait,
23:49ces friches industrielles
23:50sont dans une phase
23:51de reconversion totale
23:53justement vers l'industrie verte
23:56et donc finalement,
23:57ce sont des vrais pôles demain
23:58et aujourd'hui déjà
23:59mais qui vont dans l'avenir
24:01continuer à attirer
24:02et à développer
24:03beaucoup,
24:03beaucoup d'emplois.
24:04On parle d'installation
24:05d'usines,
24:06de panneaux solaires,
24:08de recyclage,
24:09de biocarburants
24:10et tout ça,
24:11ça situe sur ces anciennes
24:12friches industrielles
24:13donc il y a des enjeux
24:14énormes pour ces territoires-là,
24:17d'attractivité,
24:18évidemment,
24:18et puis de transversalité
24:21de compétences,
24:22d'anciens modèles
24:23vers des compétences
24:24plus vertes
24:25en tout cas pour accompagner
24:26cette transformation.
24:27Est-ce que vous voyez,
24:28alors c'est trop tôt,
24:29on n'a mangé que deux mois
24:30de 2026,
24:32mais est-ce qu'il y a
24:33un frémissement
24:33ou est-ce qu'au contraire
24:34on est toujours un peu
24:35sur la même tendance ?
24:36Il n'y a pas vraiment
24:37de frémissement pour le moment,
24:38c'est un peu tôt,
24:38les entreprises attendent
24:39de voir dans l'impact,
24:41mais d'ailleurs sur les autres secteurs,
24:42parce qu'on accompagne
24:42aussi d'autres secteurs,
24:43les entreprises attendent
24:44un peu de voir
24:44ce qui va se passer
24:45dans les prochains mois
24:46et les prochaines semaines.
24:48On est un peu
24:48dans une phase d'attentisme
24:49en ce moment.
24:50Et on peut imaginer
24:50que le climat géopolitique mondial
24:52ne favorise pas
24:54la prise de risque.
24:55Merci beaucoup
24:56d'être venu nous présenter
24:57les résultats de ce baromètre.
24:59Merci à tous les deux
25:00encore une fois
25:01et à bientôt
25:02sur Be Smart for Change.
25:03C'est l'heure du grand entretien
25:04de ce Smart Impact.
25:05On va parler
25:06de l'immobilier bas carbone
25:08avec Marc Laffont.
25:09C'est le président
25:09de WO2.
25:15Prêt pour l'impact ?
25:16C'est la question que je pose
25:17chaque jour
25:18à une personnalité
25:19qui compte
25:19dans notre économie.
25:21J'ai le plaisir d'accueillir
25:21Marc Laffont.
25:22Bonjour.
25:23Bonjour.
25:23Bienvenue.
25:23Vous êtes le président
25:24de WO2.
25:26Alors, on est dans le secteur
25:27du bâtiment
25:28de l'immobilier
25:29immobilier bas carbone.
25:30C'est quoi, WO2 ?
25:31Oui.
25:32WO2,
25:33c'est une société
25:34qui développe
25:35et commercialise
25:36des immeubles bas carbone
25:37soit en tant que promoteur
25:38soit en tant que maître
25:39d'ouvrage délégué
25:40pour le compte
25:40de grands investisseurs
25:41institutionnels.
25:42Donc, c'est une société
25:43assez jeune
25:44puisque c'est une société
25:44qui a vu le jour
25:45en 2014
25:47et qui fait aujourd'hui
25:48pour une trentaine de personnes
25:49un volume d'affaires
25:50de l'ordre de 850 millions d'euros
25:52sous gestion
25:53avec une dizaine de projets
25:54à la fois en bureau
25:55et puis plus récemment
25:56en hôtel ou en logement.
25:57Oui, alors, c'est intéressant
25:58parce que nous,
25:59on a regardé le chiffre d'affaires.
26:00Le chiffre d'affaires 2024,
26:01c'est 5,7 millions.
26:02Mais ce qui est important
26:03pour vous,
26:04c'est le volume d'opérations ?
26:05Ce qui est important,
26:06en effet, ce sont nos projets
26:07parce que c'est eux
26:08qui incarnent mieux
26:09le groupe et nos savoir-faire.
26:10Aujourd'hui,
26:11on a des opérations
26:12qui sont assez emblématiques.
26:14Une dizaine d'opérations,
26:16à peu près les deux tiers
26:16en bureau
26:17et puis récemment
26:18l'hôtellerie bas carbone
26:20à la fois dans Paris
26:21et en Ile-de-France
26:22puisque le marché de bureau
26:23est très concentré sur Paris
26:25mais également,
26:26notamment pour l'hôtellerie
26:27ailleurs en France
26:28ou dans d'autres pays européens.
26:30On a un projet au Luxembourg,
26:31on a aussi un projet en Espagne.
26:32On va détailler,
26:34vous allez nous raconter un peu
26:36ce que sont ces projets
26:37mais vous communiquez
26:39sur l'impact environnemental,
26:42vous dites que vous avez évité
26:43plus de 2 millions de tonnes
26:44de CO2.
26:45Comment vous calculez
26:46cet impact ?
26:47Alors,
26:48on mesure
26:51pour chacun de nos projets
26:52ce qu'on appelle
26:53l'empreinte carbone
26:54sur toute l'analyse
26:55du cycle de vie
26:55de l'immeuble.
26:56Donc ça,
26:56ça intègre la construction
26:57de nos opérations
26:58et puis 50 ans
27:00d'exploitation
27:01de nos opérations
27:01et la fin de vie.
27:03Et notre thèse
27:04et notre raison d'être
27:05c'est de réaliser
27:07des bâtiments
27:07bas carbone
27:08donc des bâtiments
27:09qui ont une empreinte carbone
27:09divisée par un facteur
27:102 à 3
27:11par rapport
27:12aux bâtiments traditionnels.
27:14Comment est-ce qu'on fait ça ?
27:15On a des leviers
27:16très importants
27:17sur la phase de construction
27:18puisque près de 2 tiers
27:19de l'empreinte carbone
27:20en fait s'est émis
27:21lors de la phase
27:21de construction des immeubles
27:22parce que les matériaux
27:23sont très émissifs
27:24et également
27:25on utilise des techniques
27:27avec l'énergie renouvelable
27:29notamment
27:29qui nous permettent
27:30de diviser
27:31par un facteur 3 à 4
27:32l'empreinte carbone
27:33de la phase d'exploitation
27:34sur 50 ans.
27:36Et donc c'est comme ça
27:37qu'on réalise
27:37des bâtiments bas carbone
27:39et c'est ces chiffres-là
27:40sur lesquels on communique
27:41lorsqu'on communique
27:42sur un volume de CO2
27:44évité par rapport
27:45à des bâtiments traditionnels.
27:46Alors on est en plein MIPIM
27:47on prend un salon international
27:48pour les professionnels
27:49de l'immobilier
27:50et de l'aménagement urbain
27:51ça se tient à Cannes
27:52jusqu'au 13 mars.
27:53L'immobilier bas carbone
27:54vous nous disiez
27:56l'entreprise à l'église
27:57depuis 2014
27:58vous le voyez
27:59prendre
28:00grignoter de la place
28:01dans un grand salon
28:03comme celui-là ?
28:04Alors
28:06dans un grand salon
28:07comme le MIPIM
28:07en effet on voit
28:08que les projets
28:09qui sont mis en avant
28:09sont très souvent
28:10des projets bas carbone
28:11en fait je pense
28:13que ce qui est important
28:14c'est les attentes
28:15des utilisateurs
28:16et des locataires
28:16ce sont eux
28:17qui mettent en avant
28:18les projets
28:19et ce sont eux
28:19qui décident
28:20de ce que doit être
28:21aujourd'hui
28:23un projet immobilier
28:24ce qu'on constate
28:25chez WO2
28:26c'est que
28:28les immeubles
28:29lorsqu'ils ont
28:30la bonne empreinte
28:30environnementale
28:31le bon positionnement
28:33ils arrivent à se louer
28:34plus cher que le marché
28:35ils arrivent à se louer
28:36plus vite que le marché
28:37ils arrivent finalement
28:38dans un contexte
28:39de crise majeure
28:40puisque je pense
28:40qu'au MIPIM
28:41personne ne vous contredira
28:43c'est une des pires crises
28:44je pense que c'est
28:45la pire crise
28:46des 30 dernières années
28:47en effet
28:47il y avait une crise
28:48majeure au milieu
28:49des années 90
28:50c'est une crise
28:51qui est extrêmement puissante
28:52à la fois
28:54parce qu'il y a
28:55une rarification
28:55des capitaux disponibles
28:57et donc un arrêt
28:58total du marché
28:59de l'investissement
29:00et puis également
29:01parce qu'il y a eu
29:02une obsolescence programmée
29:04une obsolescence accélérée
29:05pardon
29:06de certains immeubles
29:09accélérée à la fois
29:09avec l'essor du télétravail
29:11et la crise du Covid
29:12et également
29:13avec des incertitudes
29:14sur l'avenir
29:15notamment l'impact
29:15de l'intelligence artificielle
29:17sur les organisations
29:19des grandes entreprises
29:20et le besoin en mètre carré
29:21il est aujourd'hui
29:22très incertain
29:22alors cette crise
29:24et là dedans
29:24l'immobilier bas carbone
29:26s'en sort mieux
29:28que les autres
29:29là dedans
29:30je pense que
29:31il ne faut pas voir
29:32cette crise
29:32comme un mur
29:33auquel se heurterait
29:34le marché de l'immobilier
29:35il faut la voir
29:35comme un virage
29:37que doit prendre
29:38le marché de l'immobilier
29:39et notamment
29:40l'immobilier de bureau
29:41en effet
29:42ce qu'on constate
29:43c'est que
29:44malgré
29:47cet état du marché
29:48qui est très compliqué
29:49les immeubles bas carbone
29:51arrivent à mieux se louer
29:52et les immeubles bas carbone
29:53arrivent à surperformer
29:54ce marché
29:55qui est compliqué
29:55nous on apporte
29:57cette démonstration
29:58on a aujourd'hui
29:59finié près de
30:0080 000 m2
30:01de bail commercial
30:02ces 18 derniers mois
30:04avec des grands noms
30:05tels que GRDF
30:06qui est emménagé
30:07dans ses bureaux
30:07il y a un petit peu
30:08moins d'un an
30:08avec AstraZeneca
30:10Panasonic
30:11Otis
30:11à l'Arboretum
30:12avec le siège
30:13de Sanofi
30:13également
30:14et avec une grande
30:15commercialisation
30:16aussi sur une de nos opérations
30:17dans le 18ème arrondissement
30:18ce que montrent
30:21toutes ces signatures
30:22c'est que
30:23il y a des immeubles
30:25en effet
30:26pour lesquels
30:26ça va être très compliqué
30:27d'aller à la commercialisation
30:28parce qu'ils n'ont pas
30:29le bon positionnement
30:30parce qu'ils n'ont pas
30:30la bonne empreinte carbone
30:31mais il y a également
30:32des immeubles
30:33qui arrivent à se louer
30:34qui arrivent à très bien se louer
30:36et que les utilisateurs
30:37veulent occuper
30:38le sujet
30:39c'est d'arriver à cerner
30:40ce marché
30:41qui est véritablement
30:41un marché à deux vitesses
30:42et d'arriver à proposer
30:44des produits
30:44qui ont
30:45la bonne empreinte environnementale
30:46et qui correspondent
30:47aux attentes
30:48des utilisateurs
30:49on rentrera dans le détail
30:51de ces projets
30:52on va parler de GRDF
30:54on va parler de l'Arboretum
30:55à Nanterre
30:56qui est quand même
30:57un des projets
30:58les plus emblématiques
30:59mais alors je veux bien
31:00qu'on essaye de comprendre
31:01parce que
31:03WO2
31:06j'entends
31:06wood
31:07j'entends le bois
31:08il y a forcément du bois
31:09dans vos projets
31:10ou pas forcément ?
31:11alors
31:12notre sujet
31:13c'est le carbone
31:15je vous l'ai dit
31:16l'empreinte carbone
31:17elle se calcule à la fois
31:18sur la phase de construction
31:19et 50 ans d'exploitation
31:20lorsqu'on est sur des immeubles neufs
31:23on s'aperçoit que le bois
31:24est très bon élève
31:24pour faire des bâtiments
31:25ultra bas carbone
31:26pourquoi ?
31:27parce que
31:27le bois est le seul matériau
31:29de construction
31:29qui permet de stocker du carbone
31:31plutôt que d'en émettre
31:32donc l'idée c'est de remplacer
31:33le béton et l'acier
31:34qui sont deux matériaux
31:36extrêmement émissifs
31:37par du bois
31:38et lorsque vous faites ça
31:39vous remplacez un matériau
31:40de grosse oeuvre
31:41qui émet de l'ordre
31:42de 300 kg de CO2
31:43par mètre cube
31:44par un matériau de grosse oeuvre
31:46qui lui stocke
31:47près de 600 kg de CO2
31:48par mètre cube utilisé
31:49donc vous venez inverser
31:50l'empreinte carbone
31:51de votre immeuble
31:52sur cette phase de construction
31:54et donc là
31:55quand on est sur des immeubles neufs
31:56évidemment on aura tendance
31:57à utiliser au maximum le bois
31:59comme principal matériau de grosse oeuvre
32:02mais on fait également
32:03beaucoup de restructuration
32:05et de réhabilitation d'immeubles
32:06et là
32:07évidemment
32:07il faut réutiliser
32:08ce qu'on appelle
32:09le carbone amorti
32:10donc le carbone
32:11qui est d'ores et déjà
32:12intégré dans la structure
32:13des bâtiments
32:13et donc là
32:14l'idée c'est de réemployer
32:16ces matériaux
32:16de les réutiliser sur site
32:18et d'amener au maximum
32:20des matériaux biosourcés
32:21sur ce qu'on vient injecter
32:23comme carbone
32:23dans l'opération
32:24c'est ce qu'on a fait
32:25par exemple
32:25sur le siège de Sanofi
32:26à la Défense
32:27on avait un immeuble
32:28qui faisait près de
32:2840 000 mètres carrés
32:30qui est extrêmement bien situé
32:32sur la gare
32:33de la Défense
32:35donc sur un hub
32:35de transport en commun
32:36qui était vacant
32:37depuis 2016
32:38d'accord
32:39cet immeuble
32:40il avait le mérite d'exister
32:40nous on l'a racheté
32:41on l'a pré-commercialisé
32:43à Sanofi
32:43c'est à dire que Sanofi
32:44est venu pré-enter
32:45cet immeuble
32:46avant même
32:46qu'on démarre les travaux
32:48et cet immeuble
32:49on propose un projet
32:50de rénovation
32:51ultra bas carbone
32:52donc on garde
32:52toute la structure
32:53de cet immeuble
32:54mais on vient apporter
32:55des façades en bois
32:55on vient apporter
32:56énormément de matériaux
32:58biosourcés à l'intérieur de l'immeuble
32:59on vient réduire dramatiquement
33:01ces consommations énergétiques
33:03de telle sorte
33:04à ce qu'aujourd'hui
33:04on propose un produit
33:05qui n'a pas d'équivalent
33:06sur le marché de la Défense
33:07et même
33:08sur ce marché de la Défense
33:09qui de temps en temps
33:10est décrit
33:11comme un marché compliqué
33:12on s'aperçoit
33:13que ce n'est pas le cas
33:14c'est un marché
33:14qui a d'excellents fondamentaux
33:16le sujet
33:16c'est quel produit
33:17on arrive à proposer
33:18et quelle est l'empreinte
33:19environnementale
33:20de ce produit-là
33:20lorsqu'on arrive
33:22à avoir
33:22le bon produit
33:23avec la bonne empreinte
33:24environnementale
33:24l'expérience
33:25sanophile démontre
33:26on a des immeubles
33:28qui en effet
33:28se prélouent
33:29et trouvent
33:29on s'est souvent
33:30rencontrés au CIPCA
33:32au salon de l'immobilier
33:33bas carbone
33:34on parle souvent
33:34de béton bas carbone
33:36c'est quoi
33:37et puis est-ce que
33:37vous en utilisez beaucoup
33:38on en est où
33:39de la maturité du produit
33:40en quelque sorte
33:41je pense qu'il ne faut pas
33:43opposer les matériaux
33:44le béton
33:45nous on en a besoin
33:46sur nos projets
33:46sur nos projets neufs
33:48notamment pour tout ce qui est
33:49infrastructure
33:49pour tout ce qui est
33:51de temps en temps
33:52fondation
33:52pour tout ce qui est
33:53noyau d'ascenseur
33:54et là
33:54on a besoin de ce matériau
33:56qui est le béton
33:57qui est un matériau
33:57extraordinaire
33:58puisque avec un seul matériau
34:00vous réglez des sujets
34:01de sécurité incendie
34:02d'acoustique
34:03de structure
34:03donc on utilise
34:05du béton bas carbone
34:06dans les infrastructures
34:07dans nos noyaux
34:08mais sur toute la partie
34:09superstructure de l'immeuble
34:10là où en fait
34:11on peut utiliser
34:12un autre matériau
34:14qui lui
34:14n'a pas juste
34:15une empreinte carbone
34:16un peu moins mauvaise
34:17mais qui a véritablement
34:18stock du carbone
34:19à l'intérieur de la structure
34:20c'est là où on va utiliser
34:21du bois
34:22de la même manière
34:23sur les façades
34:25on essaye d'utiliser
34:26au maximum
34:26des matériaux biosourcés
34:27pour réduire
34:29la part du verre
34:30et de l'acier
34:31dans nos façades
34:31et pour avoir au maximum
34:33des façades
34:33qui ont une empreinte
34:34environnementale
34:34la plus basse
34:35mais est-ce que
34:35vos projets sont forcément
34:36plus chers
34:37c'est-à-dire
34:37est-ce que le bois
34:38c'est plus cher
34:38que le béton
34:39est-ce que le béton
34:39bas carbone
34:40c'est beaucoup plus cher
34:40que le béton
34:42alors le béton bas carbone
34:43est un petit peu plus cher
34:45que le béton
34:45le bois
34:45quand vous prenez
34:46uniquement le coût
34:47du matériau
34:47c'est-à-dire
34:48si vous achetez
34:48un mètre cube de bois
34:49par rapport à un mètre cube
34:50de béton
34:50en effet
34:50ça va coûter
34:51un peu plus cher
34:51le sujet
34:52c'est l'ordre de grandeur
34:53dont on parle
34:55lorsque vous construisez
34:56un bâtiment
34:57et que vous êtes
34:57sur des coûts de construction
34:58qui sont de l'ordre
34:59de 2500 euros
35:00par mètre carré
35:00sur la superstructure
35:01le surcoût marginal
35:03attaché au matériau
35:04il va être
35:05de l'ordre
35:06de entre 20
35:08et 50 euros
35:09par mètre carré
35:10donc on est déjà
35:11sur un surcoût
35:12qui est marginal
35:13à l'échelle
35:13de l'opération
35:14surtout lorsque
35:15en face de ce surcoût
35:16on met
35:17les avantages
35:18de l'utilisation
35:19de ce matériau
35:19on construit
35:20sans nuisance
35:21et donc on a
35:22une acceptabilité
35:23des projets
35:23qui est bien meilleure
35:24on construit
35:25beaucoup plus vite
35:25il faut peut-être
35:26expliquer pourquoi
35:26on construit
35:27sans nuisance
35:28on construit
35:30sans nuisance
35:31le hors site
35:32c'est ça ?
35:32on construit
35:33sans nuisance
35:33exactement
35:33parce que les chantiers
35:34traditionnels
35:35et c'est d'ailleurs
35:36pour ça qu'ils sont
35:37de moins en moins
35:38acceptés
35:39souvent les gens
35:40en fait
35:40ils ne sont pas
35:40tellement contre les projets
35:41ils sont contre
35:41les deux à trois ans
35:42de chantier
35:43qui les accompagnent
35:44parce qu'un chantier
35:45traditionnel
35:46c'est beaucoup de bruit
35:47beaucoup de poussière
35:48c'est du marteau-piqueur
35:49ensuite lorsqu'on vient
35:50faire des saignées
35:51dans des voiles en béton
35:52en bois
35:54l'idée c'est d'avoir
35:55la totalité
35:56de votre structure
35:57qui est préfabriquée
35:58en usine
35:58de telle sorte
35:59à ce que votre chantier
36:00ne soit derrière
36:00qu'un chantier d'assemblage
36:01d'accord ?
36:02donc un
36:03vous n'avez plus derrière
36:04de travail du matériau
36:05lorsque vous êtes sur site
36:07deux
36:07vous venez limiter
36:08vos flux attachés
36:09aux gros oeuvres
36:10dans un camion toupie
36:11vous mettez entre 6
36:11et 8 mètres cubes
36:12de béton
36:13sur un camion de CLT
36:14vous allez mettre
36:1435 à 45 mètres cubes
36:15de CLT
36:16donc en fait
36:16vous venez de diviser
36:17les flux de gros oeuvres
36:18par un facteur 6 à 8
36:19de manière mathématique
36:20et puis
36:22une fois que le bâtiment est fait
36:23lorsque vous êtes
36:24sur un bâtiment
36:24structure bois
36:25vous avez créé un bâtiment
36:27qui a une inertie thermique
36:28très faible
36:28et ça veut dire
36:29que la contribution marginale
36:30de ce bâtiment
36:31à l'effet d'îlots de chaleur
36:32à l'échelle du quartier
36:32elle est bien plus faible
36:34donc même après
36:34pendant la vie du bâtiment
36:35vous êtes sur un bâtiment
36:37qui a des externalités positives
36:38sur son environnement
36:39très fortes
36:42la semaine dernière
36:43Alexandre Roche
36:44le délégué général
36:45du syndicat des énergies renouvelables
36:46vous posez
36:47on parie du cycle de vie
36:50d'un bâtiment
36:51lui il veut savoir
36:52quelle est la place
36:52des énergies renouvelables
36:54écoutons-le
36:55Bonjour Marc
36:56j'aimerais savoir
36:57quelle est votre vision
36:58du rôle des énergies renouvelables
37:00dans le secteur
37:00des immeubles de bureaux
37:02alors c'est
37:03voilà c'est quoi
37:04c'est des
37:05on vous crée aussi
37:06des immeubles
37:07avec une vocation
37:09à être quoi
37:09un peu autonome en énergie
37:10ça fait partie des projets ça
37:12alors
37:14les énergies renouvelables
37:15occupent en effet
37:16une place centrale
37:17parce que comme je le disais
37:17on a la construction
37:18mais on a derrière
37:1850 ans d'exploitation
37:19c'est ça
37:20il faut être bas carbone
37:20pendant la phase d'exploitation
37:22il faut également sortir
37:24vous voyez du prisme
37:24du kilowattheure
37:26par mètre carré
37:27à tout prix
37:27pour rentrer dans le prisme
37:29du CO2 par mètre carré
37:30vous voyez vous me parlez
37:31de bâtiments
37:31qui consomment très peu
37:33le sujet c'est pas tellement
37:34les consommations
37:34attachées au bâtiment
37:36plutôt que l'empreinte carbone
37:37de ces consommations
37:38sur le cycle de vie
37:39du bâtiment
37:40et là c'est un petit peu
37:41comme ce que je vous disais
37:42pour les matériaux
37:43c'est à dire
37:44de la même manière
37:45en matière d'énergie renouvelable
37:46je pense qu'il faut
37:49pas opposer
37:49les énergies
37:50les unes par rapport aux autres
37:51je vais vous donner deux exemples
37:54chez WO2
37:54on a deux grands projets
37:55sur des assiettes foncières
37:56qui font entre 6 et 8 hectares
37:58un grand projet
37:58à Nanterre la Défense
37:59c'est l'Arborétum
38:00un deuxième dans Paris
38:01sur ces projets
38:02on a des assiettes foncières
38:03qui sont très importantes
38:04on est à proximité de la Seine
38:05donc on a un potentiel
38:06pour faire de la géothermie
38:07qui est extraordinaire
38:09avec cette nappe phréatique
38:11qui est en l'occurrence
38:12la nappe de la craie
38:12qui nous permet
38:13de puiser de l'eau
38:14à 60 mètres
38:15et cette eau
38:16elle est à 14 degrés
38:17toute l'année
38:17donc c'est idéal
38:18c'est à dire que
38:19lorsque vous voulez chauffer l'hiver
38:20vous pouvez tirer la chaleur
38:22de cette nappe phréatique
38:23et lorsque vous voulez
38:23refroidir l'été
38:24de la même manière
38:25vous venez utiliser
38:26cette eau à 14 degrés
38:27pour refroidir vos bâtiments
38:28ça nous permet
38:29de répondre
38:30à 80% des besoins
38:32en chaud ou en froid
38:32de nos immeubles
38:33donc là
38:34la géothermie
38:35est une énergie
38:36qui est très adaptée
38:37à ces projets là
38:38puisque ce sont des projets
38:40encore une fois
38:40à proximité de la Seine
38:41avec des assiettes foncières
38:42qui le permettent
38:43et un potentiel de géothermie
38:44qui le permet
38:45mais sur d'autres opérations
38:46la solution
38:47elle est toute autre
38:47le siège de GRDF
38:49dont on parlait par exemple
38:51repose
38:51en ce qui concerne
38:52les besoins en chaud
38:53sur l'utilisation
38:54du biogaz
38:55donc le biogaz
38:57c'est pas comme le gaz naturel
38:58le gaz naturel
38:58c'est une énergie fossile
38:59qui émet de l'ordre
39:00de 250 grammes
39:02de CO2 par kilowattheure
39:03donc c'est une énergie
39:04extrêmement émissive
39:05et on vient remplacer
39:06cette énergie
39:07pour GRDF
39:08en plus
39:08en plus
39:09évidemment
39:09c'est au derrière
39:10qui le distribue
39:12c'est emblématique
39:12pour eux aussi
39:13oui
39:13on en reparlera
39:14ça montre que pour eux
39:15leur siège social
39:16c'est pas juste une commodité
39:17c'est un démonstrateur
39:18d'une stratégie
39:20qu'ils portent
39:20et donc on est venu remplacer
39:22le gaz naturel
39:22par du biogaz
39:24qui lui
39:24a un poids carbone
39:25qui est divisé par 5
39:26à peu près
39:26par rapport à celui du gaz naturel
39:28et qui nous permet également
39:29d'avoir une exploitation
39:30ultra bas carbone
39:31sur ce siège social
39:32donc on voit que
39:34les solutions
39:34en termes d'énergie renouvelable
39:36sur les immeubles de bureaux
39:37elles sont à étudier
39:38au cas par cas
39:39elles sont extrêmement importantes
39:40pour réduire cette part
39:41du poids carbone
39:43attaché à 50 ans d'exploitation
39:44qui représente quand même
39:45de l'ordre de 30%
39:46du carbone total
39:47de l'analyse
39:48du cycle de vie
39:48de nos immeubles
39:49mais alors cet immeuble là
39:50restons-y
39:52c'est à Saint-Denis
39:53c'est ça ?
39:53le siège de GRDF
39:54c'est en face
39:55du Stade de France
39:55de GRDF
39:58quelles caractéristiques
39:58en dehors de l'énergie
40:02et du biogaz
40:03mais quelles caractéristiques
40:04puisque vous me disiez
40:04c'est la phase de construction
40:05qui est majeure
40:07dans le bilan carbone
40:08d'un bâtiment
40:09donc quel choix
40:10vous avez fait ?
40:11Alors
40:11sur le siège de GRDF
40:13c'était justement
40:14très intéressant
40:14puisqu'on s'est aperçu
40:17qu'il y avait
40:17une très grande complémentarité
40:18entre ce que nous
40:19on portait
40:19c'est-à-dire
40:20un immeuble
40:21en structure bois
40:22avec la totalité
40:24de la superstructure
40:25qui est réalisée
40:26en bois massif
40:26avec également
40:27une partie des façades
40:28qui est en ossature bois
40:29sur cet immeuble
40:29avec beaucoup de matériaux
40:31biosourcés
40:32dans tous les lots
40:33notamment les lots architecturaux
40:34donc un immeuble
40:35ultra bas carbone
40:36sur cette première phase
40:37de construction
40:37beaucoup de réemplois
40:39et du réemploi
40:40soit
40:41in situ
40:42c'est-à-dire des matériaux
40:43qui étaient d'ores et déjà
40:44existants sur site
40:44avant c'était des
40:46des entrepôts
40:46et des hangars
40:47qui appartenaient à Vipi
40:48donc on est venu réutiliser
40:50une partie des matériaux
40:51dans le gros œuvre
40:53de ce site-là
40:54et on est venu également
40:55utiliser des matériaux
40:56qu'on avait sur d'autres chantiers
40:57et qu'on a transporté
40:58sur cette opération-là
40:59pour faire du réemploi
41:00vous voyez
41:01entre les autres
41:01donc vous avez rajouté
41:02de l'économie circulaire
41:03dans l'équation
41:04exactement
41:04donc en fait
41:05le réemploi
41:05il s'analyse à la fois
41:06au sein du site
41:08sur lequel on travaille
41:08mais également
41:09en fonction des autres ressources
41:10qui sont à notre disposition
41:11à l'instant T
41:12et ça
41:12ça nous a permis
41:13d'avoir un immeuble
41:14qui a un poids carbone
41:16qui est divisé par deux
41:17pour GRDF
41:18sur cette phase-là
41:18de construction
41:19et puis derrière
41:21GRDF en effet
41:22nous a demandé
41:23d'étudier avec eux
41:24des solutions
41:24de chauffage au biogaz
41:25donc c'est ce qu'on a fait
41:26et c'est ce qui nous permet
41:28
41:28de diviser par un facteur
41:303 à 4
41:31le poids carbone
41:32attaché à 50 ans d'exploitation
41:33par rapport aux immeubles
41:34qui sont tout autour
41:35à Saint-Denis
41:35donc on voit
41:36que c'est vraiment
41:36sur ces deux jambes-là
41:38à la fois
41:38la réduction de l'empreinte carbone
41:39en construction
41:40et la réduction de l'empreinte carbone
41:41en exploitation
41:42qu'on arrive à proposer
41:43des produits particulièrement innovants
41:44et ce qui est intéressant
41:45c'est qu'on a là maintenant
41:46un an de retour d'expérience
41:47sur l'utilisation
41:48de cet immeuble
41:49et on s'aperçoit
41:50que les simulations
41:51qu'on avait fait
41:52pendant la phase de conception
41:54sont même légèrement au-dessus
41:56de ce qu'on mesure
41:57effectivement
41:58en termes de consommation énergétique
42:00et en termes de poids carbone
42:01donc ils consomment un peu moins
42:02ils arrivent à consommer
42:03encore moins
42:04que ce qu'on avait anticipé
42:05qui était déjà
42:06une réduction
42:06d'un facteur 3 à 4
42:07par rapport aux immeubles concurrents
42:09alors on va
42:10on va faire quelques kilomètres
42:11pour aller jusqu'à Nanterre
42:12avec cette arboretum
42:14à Nanterre la défense
42:15alors c'est un peu
42:17le projet phare
42:18qu'est-ce qu'on peut en dire
42:18de cet arboretum ?
42:19Ouais, Nanterre
42:20c'est une grande opération
42:22de 120 000 m2
42:24elle a été inaugurée
42:24par le président de la République
42:25en 2024
42:26fin 2024
42:27exactement
42:28c'est une opération
42:29qui accueille aujourd'hui
42:32une petite dizaine
42:33de locataires
42:34avec des grands noms
42:35qui ont été annoncés
42:36très récemment
42:37notamment AstraZeneca
42:39donc ça sera le siège France
42:40d'AstraZeneca
42:41ils ont pris les clés
42:42il y a quelques jours
42:43et ils arriveront dans les bureaux
42:45d'ici la fin de l'année
42:45avec d'autres grands noms
42:47comme Panasonic
42:48Otis
42:49comme SpiBatignol Energy
42:50donc des grands locataires
42:51qui arrivent là
42:52au fur et à mesure
42:52de l'année 2026
42:54et qui montrent
42:55la pertinence
42:56du positionnement
42:57de ce projet
42:58parce que même
42:59dans un marché
42:59qui est le marché
43:00du péridéfense
43:00qui est aujourd'hui compliqué
43:01on voit que l'arborétum
43:03surperforme largement
43:03le marché
43:04par exemple
43:05avec quelles caractéristiques ?
43:07alors en termes de produits
43:08dans un premier temps
43:09l'arborétum
43:09c'est ce qu'il y a
43:10le plus abouti
43:11en matière
43:11d'empreintes carbone
43:13et en matière
43:13de qualité d'usage
43:14on a un parc privé
43:15de 6 hectares
43:16on a près de 7000 m2
43:18de terrasses et balcon
43:19on a 7 restaurants
43:20sur le projet
43:21donc vous voyez
43:21on a une qualité de vie
43:22qui aujourd'hui
43:22est inégalée
43:23dans le marché
43:24du péridéfense
43:25mais lorsqu'on regarde
43:26de manière très pragmatique
43:27les chiffres
43:28je prends l'opération
43:29d'arborétum
43:30et celle de Marcadé
43:31à L2
43:32parce que ça représente
43:33nos grosses signatures
43:34sur ces 12 derniers mois
43:35elles représentent
43:362%
43:38du volume disponible
43:39sur l'île de France
43:40c'est très peu
43:40et pourtant
43:41à L2
43:41elle représente
43:42plus de 10%
43:44du marché
43:45et des prises à baille
43:45c'est à dire
43:46qu'avec 2% de l'offre
43:47on fait 10% de la demande
43:48donc on surperforme
43:49la concurrence
43:50par un facteur 5
43:50c'est ce qui montre
43:51qu'aujourd'hui
43:52malgré le fait
43:53que encore une fois
43:54oui on a cette période
43:55de crise
43:55oui c'est facile
43:56pour personne
43:57on a certains immeubles
43:58qui trouvent preneur
43:59et qui arrivent
44:00à se louer plus vite
44:01et plus cher
44:02et c'est les opérations
44:03qu'on essaye de développer
44:04soit en tant que promoteur
44:05soit encore une fois
44:05pour le compte
44:06de grands investisseurs
44:07qui viennent nous solliciter
44:08parce qu'ils veulent
44:08qu'on repositionne
44:10leurs immeubles
44:10ça veut dire
44:10que ces grandes entreprises
44:13c'est des grands groupes
44:14dont vous nous parlez
44:16elles ne sont pas
44:16en plein backlash écologique
44:17si je comprends bien
44:19on en parlait juste avant
44:20j'ai vu
44:22je pense que
44:26le backlash écologique
44:27il existe
44:28on ne va pas le nier
44:28toutefois
44:30un
44:31les bâtiments de bas carbone
44:32et les immeubles de bureaux
44:34qu'on produit
44:34ça correspond
44:35à une attente
44:36des utilisateurs
44:37ça correspond
44:38à une attente
44:38des salariés
44:39et notamment
44:39des jeunes générations
44:40donc je pense que
44:41ce sont des attentes
44:42qui sont là
44:42sur le temps long
44:43et qui sont
44:43très présentes
44:44deux
44:45il y a quand même
44:45un cadre réglementaire
44:46qui a évolué
44:48avec le décret tertiaire
44:49avec l'euro 20
44:50donc c'est bien
44:51qu'on n'est pas uniquement
44:51sur un effet de mode
44:52mais qu'il y a véritablement
44:54une lame de fond
44:54pour réduire son empreinte
44:56environnementale
44:56en matière d'immobilier
44:57mais surtout
44:58je pense
44:59qu'on a une chance
45:01extraordinaire
45:01avec l'immobilier
45:02cette chance
45:03c'est qu'on a un levier
45:06sur un marché
45:06qui représente
45:07près de 30%
45:08de l'empreinte carbone
45:08du territoire
45:09donc c'est énorme
45:11et qu'on a la possibilité
45:12d'avoir des produits
45:13qui à la fois
45:14sont bons pour la planète
45:15mais également
45:16sont désirables
45:17et bons
45:18pour les utilisateurs
45:19c'est à dire que
45:19très souvent
45:20l'écologie peut être
45:21synonyme de privation
45:22je vous explique
45:23que vous allez devoir
45:23moins voyager
45:24que vous allez devoir
45:25peut-être vous nourrir
45:25différemment
45:26on doit passer
45:27d'un poids carbone
45:27d'une personne
45:28de 10 tonnes de CO2
45:29à 2 tonnes de CO2
45:30en 2050
45:31ça peut être
45:31moyennement aspirant
45:32évidemment
45:33l'avantage qu'on a
45:34avec l'immobilier
45:35et notamment
45:37l'immobilier de bureau
45:38c'est qu'on peut proposer
45:39des bâtiments
45:40qui ont une très forte
45:41valeur écologique
45:41mais aussi
45:42qui sont plus agréables
45:43à vivre
45:44qui sont
45:45plus désirables
45:46pour les utilisateurs
45:47qui riment d'ailleurs
45:48avec des économies
45:49d'énergie
45:49avec des économies
45:50de consommation
45:51et qui de temps en temps
45:51sont même
45:52moins chères à exploiter
45:53et donc je pense que
45:54ça veut dire
45:55que vous les concevez
45:56d'abord
45:57en tenant compte
45:58de cette attente
45:59ou de cette expérience
46:00utilisateur
46:00c'est absolument fondamental
46:02avant même
46:03même si
46:03vous êtes une entreprise
46:04qui fait de l'immobilier
46:05avec bas carbone
46:06mais avant même
46:07de vous dire
46:07comment on va faire
46:08baisser le bilan carbone
46:09du site
46:09ce sont nos deux jambes
46:11la première
46:12c'est l'ultra bas carbone
46:13la deuxième
46:14c'est en effet
46:15avoir un produit
46:15qui correspond à 100%
46:17aux attentes
46:18des utilisateurs
46:19et notamment
46:20des nouvelles générations
46:21et là
46:22l'avantage qu'on a
46:23la chance qu'on a
46:23c'est qu'on est sur
46:24un marché quand même
46:24qui est caractérisé
46:26par son obsolescence
46:27vous avez près de 75%
46:29des immeubles
46:29qui n'ont absolument
46:31aucun label environnemental
46:32vous avez des immeubles
46:33qui historiquement
46:34ont été conçus
46:35et réalisés
46:36uniquement comme des objets
46:37techniques financiers
46:38ou comme des lieux
46:38de production
46:39le bureau c'est plus ça
46:40le bureau
46:41c'est plus un lieu
46:42de production uniquement
46:43c'est un lieu de communication
46:44un lieu d'échange
46:45il ne peut plus
46:47être vu uniquement
46:48comme un objet financier
46:49ou technique
46:50mais pour l'entreprise
46:51il devient un manifeste
46:52lorsque GRDF
46:53vient nous voir
46:53pour y faire son chef
46:54c'est exactement
46:55ce dont on parlait
46:56et donc si vous arrivez
46:57à proposer le produit
46:59qui répond à ses attentes profondes
47:00des utilisateurs
47:01en effet
47:02là vous avez des immeubles
47:04qui sortent du lot
47:05et donc
47:06ça continue de répondre
47:07à la question
47:08sur le retour de bâton
47:09sur le backlash
47:09il y a encore des entreprises
47:10qui font ces choix-là
47:13et qui en font un manifeste
47:14exactement
47:14il y a encore des entreprises
47:15qui font ces choix-là
47:16il y a de plus en plus
47:17d'entreprises
47:17qui font ces choix-là
47:18le marché le montre
47:20c'est vrai aujourd'hui
47:21parce que là
47:21les projets dont on parle
47:22ils ont été initiés
47:23il y a longtemps
47:24peut-être
47:25oui mais les prises à bail
47:26dont on parle
47:26on parle des 12 derniers mois
47:27d'accord
47:27donc on voit bien
47:29que certes
47:30c'est un marché
47:32au temps long
47:33et d'ailleurs
47:34c'est ce qui explique aussi
47:35pourquoi est-ce qu'il y a
47:36cette crise
47:37de l'immobilier
47:38c'est-à-dire que
47:39le parc a mis
47:40et mettra énormément de temps
47:42à s'adapter
47:43aux évolutions
47:44des usages
47:45et aux évolutions
47:46des attentes
47:46des utilisateurs
47:47donc certains de ces projets
47:48ont été en effet amorcés
47:50il y a quelques années
47:51mais les prises à bail
47:52sont récentes
47:53les discussions qu'on a
47:53sont récentes
47:54et on voit que
47:55encore une fois
47:56c'est une lame de fond
47:57qu'on ne voit pas s'estomper
47:59lorsqu'on n'a pas
48:00qu'un produit écologique
48:01mais qu'on a un produit
48:02à la fois écologique
48:03et désirable
48:04la désirabilité
48:05c'est majeur
48:06là vous prêchez
48:06un convaincu
48:07je reste sur cet arborétum
48:09à Nanterre-la-Défense
48:11vous avez dit
48:11il y a comme un parc
48:13à l'intérieur
48:14donc une dimension
48:16biodiversité
48:17sur l'eau
48:18je veux bien savoir
48:19parce que ça fait partie
48:21aussi des enjeux
48:22et du bilan
48:24d'un bâtiment
48:26comment vous l'avez intégré
48:27ce défi ?
48:28on a en effet
48:29un parc de 6 hectares
48:30on a un canal
48:30qui traverse
48:31la totalité de ce parc
48:32avec un bassin
48:34qui nous permet
48:35de gérer
48:36la totalité
48:36des eaux de pluie
48:37et puis l'arrosage
48:38de ce parc
48:38donc il y a en effet
48:39une gestion de l'eau
48:40qui est quasi autonome
48:41à l'échelle du campus
48:43en effet
48:44on a
48:45des attentes particulières
48:46en matière de biodiversité
48:47on a un grand potager
48:49qui permet de produire
48:51près de 3000 kilos
48:52de fruits et légumes
48:52tous les ans
48:53qui sont d'ailleurs
48:54réutilisés dans le restaurant
48:55qui est juste à côté
48:56donc on a en effet
48:57cette attention
48:57à la fois
48:58à la gestion de l'eau
48:59à la fois
49:00aux enjeux de biodiversité
49:02mais
49:03quand même
49:03on priorise
49:06les sujets
49:06sur lesquels
49:07on apporte
49:08beaucoup d'attention
49:09c'est dans un premier temps
49:10véritablement
49:11le carbone
49:11l'énergie
49:12puis la biodiversité
49:13et la gestion
49:14des ressources
49:15c'est vraiment
49:16dans cette logique là
49:17qu'on développe
49:17la totalité
49:18de nos projets
49:20parce que le levier
49:21le premier c'est efficace
49:22c'est d'abord
49:22ce que vous disiez
49:23c'est d'abord
49:24la construction
49:25et le carbone
49:26parce que
49:27un des sujets
49:28quand même
49:28aujourd'hui
49:29je pense
49:30de l'écologie
49:31c'est la dilution
49:33des indicateurs
49:34et la dilution
49:36des responsabilités
49:37et on le constate
49:38lorsque de temps en temps
49:39on met dans un grand
49:40fourre-tout
49:40et dans certaines certifications
49:42sur le même plan
49:43des sujets
49:44de biodiversité
49:45des sujets
49:46de réchauffement climatique
49:47des sujets
49:48de
49:50accès à des locaux vélos
49:51des sujets
49:52de nichoirs à insectes
49:53et des sujets
49:54de couleur
49:55de la moquette
49:56dans le moule
49:56ces sujets
49:57ils ne sont pas tous
49:58à mettre
49:59sur le même plan
49:59et donc
50:00nous notre conviction
50:01quand même
50:01c'est qu'il y a un problème
50:03qui est plus important
50:03que les autres
50:04c'est un problème
50:05de réchauffement climatique
50:06ce problème
50:06de réchauffement climatique
50:07c'est un problème
50:08d'émission
50:08de CO2
50:09et c'est là-dessus
50:10qu'il faut concentrer
50:12le gros de son effort
50:14le deuxième gros problème
50:15c'est en effet
50:16les enjeux de biodiversité
50:17et c'est pour ça
50:18que sur la totalité
50:19de nos opérations
50:20on a énormément
50:21d'espaces extérieurs
50:22on a énormément
50:23d'espaces végétalisés
50:24on travaille même
50:24à développer en ce moment
50:25des brevets
50:26qui vont nous permettre
50:27de réaliser des espaces
50:28végétalisés
50:29sur des structures bois
50:30donc c'est bien
50:31que ces sujets
50:32sont en cœur
50:33du développement
50:33de notre activité
50:34je pense qu'on est
50:34un des seuls promoteurs
50:35maître d'ouvrage délégué
50:36sur le marché aujourd'hui
50:37à avoir son propre département
50:39de R&D
50:39qui développe
50:40ce type de techno
50:41Merci beaucoup
50:42Marc Laffont
50:43et à bientôt
50:44sur Be Smart for Change
50:46on passe tout de suite
50:46à notre rubrique
50:47consacrée
50:48aux startups
50:50et co-responsables
50:51et socialement responsables
51:00Smart ID
51:01c'est notre rubrique
51:02consacrée aux startups
51:03et à l'innovation
51:04en étant duplex
51:05avec Pierre-André Foix
51:05le co-fondateur
51:07d'Exofer
51:07bonjour
51:08bienvenue
51:08lauréat
51:09du programme
51:10Impact
51:11NA20 2025
51:12de la French Tech
51:13de Bordeaux
51:14on y reviendra rapidement
51:15mais je veux bien
51:15que vous nous présentiez
51:16Exofer
51:17c'est quoi ?
51:18Alors Exofer
51:19c'est une marque
51:20créée il y a maintenant
51:224 ans
51:24créée par la société
51:25Fox Innovation
51:26que je dirige
51:28et l'idée
51:29c'est de démocratiser
51:30les exosquelettes
51:31pour protéger
51:32le dos
51:33des professionnels
51:35on sait aujourd'hui
51:36que les métiers
51:38sont de plus en plus
51:39pénibles
51:40ils ne vont pas
51:42en s'allégeant
51:44et donc
51:45ça représente
51:45des coups
51:46des douleurs
51:48des maladies
51:48voire des accidents
51:50de travail
51:5020%
51:51des accidents
51:52de travail
51:52sont dus
51:53aux problèmes
51:53physiques
51:54et pour les collectivités
51:56pour la collectivité
51:57ça représente
51:58plusieurs milliards
51:59d'euros
52:01dépensés
52:02ou gâchés
52:03par an
52:03On a vu une photo
52:05pendant que vous parliez
52:06de quel type
52:08d'exosquelettes
52:09on parle ?
52:10Alors on parle
52:11d'exosquelettes
52:12pour les professionnels
52:13pas d'exosquelettes
52:14médicaux
52:15qui sont
52:16beaucoup plus légers
52:18et qui sont
52:18mécaniques
52:19c'est ça
52:21l'intérêt
52:21de ce type
52:22d'exosquelettes
52:23ce sont des exosquelettes
52:25qui n'ont pas
52:25de moteur
52:26pas de batterie
52:27donc beaucoup plus
52:28légers
52:29et beaucoup plus
52:29facilement
52:30beaucoup mieux
52:31acceptés
52:32par les utilisateurs
52:34et les salariés
52:35c'est ça l'enjeu
52:36c'est de rendre
52:38les choses
52:38compatibles
52:39avec les métiers
52:40que l'on exerce
52:41au quotidien
52:42Alors justement
52:43de quel métier
52:44de quel type
52:45de tâches
52:45on parle
52:47lesquels
52:47sont les plus
52:49potentiellement
52:50utilisateurs
52:51de vos exosquelettes
52:52Alors malheureusement
52:54ou heureusement
52:55tout le monde
52:57est impacté
52:58tous les métiers
52:59physiques
52:59ça va aussi bien
53:01concerner
53:02alors on pense
53:03immédiatement
53:03aux artisans
53:04aux professionnels
53:05du BTP
53:06mais c'est également
53:07la logistique
53:08l'industrie
53:09les collectivités
53:11et même
53:12le personnel de santé
53:13dans les maisons de retraite
53:15qui sont soumises
53:17à des situations
53:19extrêmement compliquées
53:21en termes
53:21de manipulation
53:22de personnes
53:24donc c'est un
53:25c'est un marché
53:26qui concerne
53:27pratiquement
53:28tous les métiers physiques
53:29voire les particuliers
53:30qui veulent continuer
53:32à exercer
53:33une activité
53:34Ah oui
53:35on peut aussi
53:36acheter
53:37acheter vos exosquelettes
53:39voilà
53:40si on se prépare
53:41à faire des travaux
53:42un peu importants
53:43chez soi
53:43ou si on aime bien jardiner
53:45ou etc.
53:46ça concerne
53:46les particuliers
53:48Oui oui
53:48tout à fait
53:49on a à peu près
53:5010 à 15%
53:51de nos clients
53:52qui sont des particuliers
53:53des retraités
53:54qui veulent continuer
53:55à jardiner
53:56qui veulent
53:58s'occuper
53:58de leur maison
54:00voilà
54:00donc c'est quelque chose
54:01qu'on a voulu
54:02suffisamment démocratique
54:04pour que ça puisse
54:06intéresser
54:07tout le monde
54:07voilà
54:08Vous avez pu modéliser
54:10ce que ça
54:11alors c'est quoi
54:11c'est une sorte de force
54:12supplémentaire
54:13juste pour bien comprendre
54:14c'est quoi
54:15c'est 10%
54:1520%
54:16comment vous évaluez ça ?
54:18C'est de l'assistance
54:19que l'on mesure
54:21en réduction
54:22du poids
54:23porté
54:24c'est à dire
54:25que si vous avez
54:26une charge
54:27ou un colis
54:29ou une pièce
54:30qui pèse
54:3120 kilos
54:31le ressenti
54:33va être en diminution
54:35de l'ordre
54:36de moins
54:3616 kilos
54:37c'est à dire
54:37que le poids
54:39ressenti
54:40et la pression
54:41sur les parties
54:42délicates
54:43comme les lombaires
54:44ou les clavicules
54:46est réduit
54:47à une expression
54:48de 5 kilos
54:49minimum
54:49donc on allège
54:50en fait
54:50on allège
54:52considérablement
54:52le poids
54:53de la charge
54:55est-ce qu'il faut
54:56apprendre à s'en servir
54:57d'une certaine façon
54:57c'est à dire que
54:59parce que je vous écoute
55:00et je me dis
55:00ah tiens
55:01mais oui ok
55:01mais peut-être
55:02qu'on va faire
55:03des gestes
55:06un peu inconsidérés
55:07parce qu'on a l'impression
55:08que ce qu'on porte
55:08est moins lourd
55:09vous voyez ce que je veux dire
55:10oui oui
55:11il y a l'effet
55:11alors on n'est pas
55:12dans l'effet Robocop
55:13c'est pas
55:14d'ailleurs c'est un peu frustrant
55:16quelques fois
55:16les gens qui le testent
55:18pour la première fois
55:18se disent
55:18ah oui on attendait
55:19quelque chose
55:20comme ce qu'on a vu
55:21au cinéma
55:21mais on n'est pas au cinéma
55:22on est vraiment
55:23dans le monde
55:24du quotidien
55:26et l'idée
55:28c'est que justement
55:30on développe
55:31on dessine
55:32des systèmes
55:33qui soient
55:33le moins encombrant possible
55:35et qui ne perturbent pas
55:38et qui soient
55:39vraiment là
55:39pour prévenir
55:40alléger
55:42accompagner
55:42et n'ont pas donné
55:43des super pouvoirs
55:44donc on n'a pas
55:45cette tendance
55:46on passe de la
55:47de la
55:48on va dire
55:49de la science-fiction
55:50à plutôt
55:51à ce qu'on appelle
55:51la prévention
55:52qui est la base
55:53de
55:55de
55:55de
55:55de
55:56ce qui est
55:57la santé
55:58en général
55:58la santé au travail
55:59mais également
56:00la santé
56:00plus
56:01plus
56:01sur une plus longue durée
56:03merci beaucoup
56:04Pierre-André Foy
56:05je rappelle que vous
56:05faites partie des lauréats
56:07du programme Impact
56:07N-A-Vin
56:08de la French Tech
56:09de Bordeaux
56:10lauréat 2025
56:11bon vent
56:12à Exofer
56:13voilà c'est la fin
56:13de cette émission
56:14je voudrais remercier
56:15Nathalie Croizet
56:16à la coordination éditoriale
56:18Alexis Mathieu
56:18à la production
56:20Fabien Bouknog
56:21le réalisateur
56:21et Alexis
56:22Oustabassidis
56:23l'ingénieur du son
56:25belle journée
56:26à toutes et à tous
56:27à très vite
56:28merci
56:29merci à tous
56:32merci à tous
56:33merci à tous
56:33merci à tous
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