00:00Merci à Malo Stenner qui vous accompagne et avec vos derniers témoignages, un grand merci à tout le service police-justice de CNews qui a couvert pendant ces six jours ce procès.
00:14On est avec Philippe Devilliers. Bonsoir cher Philippe.
00:17Bonsoir à Yann.
00:18On est avec Geoffroy Lejeune. Habituellement, on sourit quand on se retrouve parce que c'est un bonheur de se retrouver.
00:23Mais l'actualité instantanée est une actualité évidemment dramatique.
00:28Vous l'avez compris, justice a été rendue aux yeux de la famille de la petite Lola puisque Dabia Benkired a été condamnée à la prison à perpétuité, une perpétuité incompressible.
00:44C'est la peine la plus lourde du code pénal. C'est la première femme à être condamnée à cette peine trois ans après le drame et ce meurtre barbare.
00:53Je vous propose qu'on commence cette émission par l'émotion de Delphine et Thibault, la maman de Lola et le frère de Lola.
01:00J'aimerais juste dire une phrase de ma famille et surtout de ma mère, qu'on a eu ce qu'on voulait.
01:09On a restauré la mémoire de ma soeur et de sa fille.
01:14On a restauré la vérité.
01:16Et surtout, merci à la justice. On est content de la réponse qu'on a eue.
01:25Même si ça ne nous ramènera pas mal au là, on croyait en la justice et on l'a eue. On l'a eue.
01:33Merci. Merci pour le soutien de tous. Merci.
01:37Et du coup, merci de ne pas insister.
01:52Merci.
01:52Philippe, vous avez l'habitude de vous adresser aux familles de victimes.
02:10Vous nous avez parlé ici de la famille de Philippines, de la veuve d'Eric Comine, le gendarme qui avait été fauché.
02:17Quel est votre message aujourd'hui pour la famille de la petite Lola ?
02:19D'abord le silence, respectueux, pour la douleur immense d'une famille brisée par ce drame.
02:37Ensuite, je voudrais dire mon admiration à cette famille qui a tenu le coup, qui a vu des images horribles pendant quelques jours.
02:49qui s'est montré digne aux yeux de tous les Français.
02:55Quand on est père ou mère de famille, on pense évidemment à cette maman
03:02qui est brisée pour toujours.
03:09Et en même temps, j'ai envie de lui dire
03:13Madame
03:15Vous avez souhaité au début du procès
03:23qu'il n'y ait pas de huis clos.
03:28Vous avez obtenu gain de cause.
03:29Et d'ailleurs, Thibaut a souhaité lui-même
03:36que la vérité soit dite par la tortionnaire
03:42pour la famille et pour la France.
03:49Et donc, vous avez été entendu.
03:52Rien ne pourra jamais soulager votre malheur,
04:00l'abéance dans laquelle vous êtes.
04:02Mais, quand même,
04:05vous devez savoir que c'est tout un peuple,
04:07aujourd'hui, ce soir,
04:08tout un peuple
04:09qui porte votre malheur avec vous.
04:12Et le fait de se sentir français
04:16en cette circonstance,
04:20entouré par toute la France,
04:26ce n'est pas un onguent sur la plaie,
04:28mais quand même,
04:30c'est un léger réconfort.
04:34Toute la France participe de votre malheur.
04:37Toutes les familles de France le ressentent
04:39comme s'ils avaient une lourde là, chez eux.
04:44Et puis, je dirais autre chose.
04:48De plus important encore.
04:51Soyez dans l'espérance.
04:52Pourquoi ?
04:53Parce que le crime laissera une trace
04:59dans l'esprit public
05:00qui portera une leçon.
05:04Et donc, il y a une espérance.
05:10Pourquoi il y a une espérance ?
05:11Parce qu'un jour, peut-être,
05:13du moins on l'espère,
05:14et c'est pour ça qu'on fait cette émission,
05:16notamment,
05:17un jour, peut-être,
05:19il y aura des...
05:20des hommes politiques français
05:22qui empêcheront
05:25qu'il y ait des nouvelles lots là,
05:27qui empêcheront la barbarie importée.
05:29Un jour, il y aura des hommes politiques français
05:33qui tireront les leçons
05:35du drame que vous avez vécu.
05:39Alors, votre immolation ne sera pas inutile.
05:42Elle sera rédemptrice pour le pays tout entier.
05:46Et à ce moment-là, on dira,
05:48il y a eu l'avant Lola
05:49et l'après Lola.
05:50La dignité de la famille
05:53deviendra
05:54une allégorie
05:56de la grandeur retrouvée.
06:00Philippe Devilliers,
06:02lorsque
06:03des drames
06:04comme
06:05la mort de la petite Lola
06:07viennent frapper
06:08la France
06:09et nous bouleversent tous,
06:11on se retrouve
06:12sur ce plateau
06:13et je vous pose
06:14cette question.
06:16Je repense à la famille
06:17évidemment de Philippines,
06:19à Thomas, bien sûr,
06:22à Elias.
06:23Et la question que je vous pose
06:25en ces temps
06:26si dramatiques,
06:28c'est
06:28de quoi ce drame est-il le nom
06:30selon vous, Philippe Devilliers ?
06:33Alors, il y a la justice
06:34que souvent on critique,
06:39mais là,
06:39qui a fait son travail.
06:43La peine espérée
06:44est la peine prononcée.
06:46Peut-être
06:48on y reviendra après.
06:49On y reviendra.
06:52Mais on ne peut rien dire
06:53sur la justice.
06:54La justice a fonctionné.
06:55Petite parenthèse,
06:57c'est la justice populaire.
06:59C'est le jury.
07:00Ce sont des Français.
07:03Des Français lambda.
07:04Jugez.
07:05On leur a méconscience.
07:06Donc, quand le peuple juge
07:09au nom du peuple,
07:13il est juste.
07:17Alors après,
07:18il y a une question
07:18qui se pose.
07:20C'est terrible
07:21qu'on soit obligé
07:22de la poser ce soir,
07:22mais je suis obligé
07:23de la poser.
07:24Qu'est-ce que la France a fait
07:25pour empêcher
07:26que Lola ne meure ?
07:29Qu'est-ce que la France a fait
07:30pour protéger Lola ?
07:32Et quand je dis
07:32qu'est-ce que la France a fait
07:33pour protéger Lola,
07:34je m'adresse aux hommes politiques
07:36en leur disant
07:39que vous avez du sang
07:40sur les vins.
07:44Parce que, en fait,
07:46depuis deux générations,
07:48au moins,
07:51on est dans le protocole
07:53compassionnel
07:53et la déploration.
07:56On a des ministres
07:57qui déplorent.
08:01On a des premiers ministres
08:04et des présidents
08:04qui sont les premiers
08:07à venir pleurer
08:07devant le sinistre,
08:11mais personne ne s'interroge
08:12sur les causes
08:13du sinistre.
08:16Je m'explique.
08:18Parallèlement
08:19au bon fonctionnement
08:21de la justice populaire,
08:23la Cour d'assises,
08:24il faut dénoncer
08:26les faillites,
08:31les questions
08:32qui se posent
08:34et qui pointent
08:36les faillites.
08:37Première question,
08:37première faillite,
08:39c'est celle des OQTF.
08:40si la tortionnaire
08:45criminelle
08:46avait eu affaire
08:54à un État
08:55qui applique
08:56l'obligation
08:57de quitter le territoire,
09:01Lola serait en vie.
09:05Puisque c'est une Algérienne
09:06sous OQTF,
09:08obligation de quitter
09:09le territoire,
09:11elle n'a pas été appliquée.
09:15Mais on peut élargir
09:16le zoom
09:17un instant.
09:20Si le Tchétchène
09:22sous OQTF
09:25qui a assassiné
09:28Samuel Paty
09:28avait été reconduit
09:31à la frontière,
09:33Samuel Paty
09:33serait encore en vie
09:34dans sa classe.
09:36Si
09:36l'Ingouch
09:38sous OQTF
09:40qui a assassiné
09:41Dominique Bernard
09:42avait été reconduit
09:43à la frontière
09:44sans être protégé
09:46par une association
09:47pro-migrant
09:48d'ailleurs,
09:48au passage,
09:50Dominique Bernard
09:51serait encore en vie
09:52et il ferait sa classe.
09:55Si
09:55le Marocain
09:57sous OQTF
09:58criminel
10:00l'assassin
10:01de la Philippines
10:01avait été reconduit
10:03à la frontière,
10:04obligation
10:04de quitter
10:05le territoire,
10:06Philippines
10:06serait encore
10:07avec nous,
10:09etc.
10:10etc.
10:12Songez que
10:13tous ces gens,
10:16tous ces criminels
10:17sont illégalement
10:19sur le territoire
10:19français.
10:21Obligation
10:22de quitter
10:22le territoire.
10:23Est-ce que vous connaissez
10:24la langue française ?
10:25Messieurs les politiques,
10:27la langue française,
10:29quand on dit
10:30obligation,
10:31par exemple,
10:32là,
10:33ils vont lutter
10:33contre la fraude
10:34fiscale,
10:35bon,
10:36et donc,
10:36il n'y aura pas
10:37de cadeaux.
10:39Il y a 90%
10:41des impôts
10:44qui sont collectés.
10:47Donc là,
10:48il n'y a pas
10:48de problème.
10:49Or,
10:49vous savez combien
10:50est la proportion
10:51des OQTF
10:52appliquées ?
10:5310%.
10:54Et pour l'Algérie,
10:564%.
10:56Enfin,
10:57plus maintenant,
10:58d'ailleurs.
11:00Il y a 130 000
11:02OQTF.
11:04C'est-à-dire
11:04qu'il y a 130 000
11:05dangers publics
11:11sur le territoire
11:13français.
11:14et je rappelle
11:17que Louis Dragnel,
11:21Emmanuel Macron
11:22s'adressant
11:23dans un journal
11:25dont vous étiez
11:25le patron,
11:26déjà,
11:28Louis Dragnel
11:29lui dit,
11:30Monsieur le Président,
11:31Emmanuel Macron,
11:32Monsieur le Président,
11:33est-ce que vous
11:34comptez faire quelque chose
11:35pour les OQTF ?
11:36Et il répond,
11:38oui,
11:39100% des OQTF,
11:40dans un an,
11:41seront reconduits
11:42à la frontière.
11:43100%.
11:44Il n'a pas tenu
11:45sa promesse.
11:47Et donc,
11:47en fait,
11:48toutes les obligations
11:49des Français,
11:51elles sont appliquées,
11:52elles sont exécutées
11:53par l'administration
11:54qui est très attentive,
11:56très vétilleuse,
11:58sauf les obligations
12:00de quitter le territoire.
12:01Ça veut dire
12:01qu'en fait,
12:02on a fait la préférence,
12:03on a choisi
12:03la préférence étrangère.
12:06Ça,
12:06c'est la première faillite.
12:09Et cette faillite,
12:09ça veut dire
12:10que les hommes politiques
12:11qui dorment
12:13du sommeil
12:15du juste,
12:16alors qu'il y a
12:17130 000 OQTF
12:18qui tournent en France,
12:20mais comment ils peuvent dormir ?
12:23Et comment les Français
12:23peuvent les laisser dormir ?
12:26Deuxième faillite,
12:30elle est encore pire,
12:31c'est les visas
12:32étudiants.
12:34Il y a 110 000
12:38visas étudiants.
12:40C'est-à-dire qu'en 10 ans,
12:42on a augmenté de 70%
12:44les visas étudiants.
12:48La tortionnaire,
12:51elle est entrée en France
12:55à 16 ans
12:56pour faire un CAP
12:58de restauration.
12:59on ne l'a pas revu.
13:02Ça fait 11 ans
13:03qu'elle est en France
13:04et en fait,
13:06elle n'a jamais été étudiante.
13:09Donc,
13:09elle est rentrée
13:10avec un visa étudiant
13:11et elle n'est pas étudiante.
13:12Il y a 70%
13:14des Algériens
13:15étudiants
13:16qui restent en France
13:18et qui n'ont pas
13:19de diplôme.
13:19Et quand vous pensez
13:23qu'il y a eu récemment
13:26une proclamation
13:28de l'ambassade de France
13:29expliquant,
13:31on a traité ça
13:32il n'y a pas très longtemps,
13:33expliquant qu'il y a
13:35une augmentation
13:37du nombre
13:38d'étudiants algériens
13:39en France,
13:42c'est vraiment
13:42de l'irresponsabilité totale.
13:45Mais je vais plus loin.
13:47L'Union européenne,
13:49ça c'est le nouveau
13:52tabou,
13:53l'Union européenne,
13:53dès qu'on dit
13:54l'Union européenne,
13:54on s'incline.
13:56Comme du temps
13:57de Schumann
13:58et Monet,
14:00les grands prêtres.
14:02L'Union européenne,
14:03vous savez ce qu'elle vient
14:03de faire là.
14:05Elle se moque
14:06de ce que peut penser
14:06la France,
14:07elle vient d'élargir
14:08Erasmus à l'Algérie.
14:11Hier.
14:12On l'a appris hier.
14:15Donc,
14:16c'est criminel
14:16comme attitude.
14:18Ce sont des...
14:19c'est le super état profond.
14:23Puis troisièmement,
14:24alors il y a...
14:25Troisième faillite,
14:26c'est la faillite
14:27médiatique.
14:29Et je voudrais insister
14:29là-dessus.
14:31Parce que j'ai vécu
14:32cette affaire Lola
14:32avec vous,
14:33comme vous,
14:34et nous en première ligne
14:35sur CNews.
14:39Le système médiatique
14:42considère qu'il y a
14:44des faits de société,
14:45des faits divers.
14:46en l'occurrence,
14:48c'était un fait divers,
14:49selon le système médiatique.
14:52Et ceux qui ont eu le malheur
14:53de traiter ce fait divers
14:54comme un fait de société
14:56ont été montrés du doigt
14:58et traités de tous les noms.
15:02Or,
15:02la famille,
15:03elle,
15:04elle a considéré
15:04que c'était un fait de société.
15:08Un fait de société,
15:10quelle est la différence
15:11entre un fait divers
15:12et un fait de société ?
15:12Un fait divers,
15:13c'est le mal absolu.
15:17Un fait de société,
15:19c'est quand
15:19ce sont les murs porteurs
15:20qui lâchent.
15:23Un fait de société,
15:24il y a quelqu'un
15:24qui rentre dans la maison,
15:25qui vole,
15:25qui tue.
15:28C'est indépendant
15:29des murs porteurs.
15:30Un fait de société,
15:31c'est quand
15:31les murs porteurs lâchent
15:32et sont démolis.
15:34Or là,
15:34c'est bien le cas.
15:37Quand une personne
15:38n'a rien à faire
15:39sur le territoire national
15:40et qu'elle s'en prend
15:41à une petite fille,
15:42qu'elle la viole
15:43et qu'elle la tue,
15:45on est devant
15:46un fait de société
15:47puisque la loi française
15:48n'a pas été appliquée.
15:52Ensuite,
15:53le système médiatique
15:55a crié
15:56à la récupération.
15:58La récupération,
15:59ils ont osé faire ça.
16:01C'est-à-dire que
16:01les gens qui soutenaient
16:02la famille,
16:05les gens qui
16:06ont vécu
16:08le drame du papa
16:09qui est mort
16:10de chagrin
16:10à cause
16:15de ce qui est arrivé
16:15à sa fille Lola,
16:17ces gens-là
16:18n'ont pas de cœur.
16:20À la place du cœur,
16:21ils ont
16:22un fantasme idéologique.
16:27Alors,
16:27il y a l'euphémisation,
16:28comme on dit.
16:29Il y a l'inversion
16:30accusatoire.
16:31Pourquoi ?
16:31Parce qu'il faut sauver
16:32le paradis diversitaire.
16:34Mais vous vous souvenez,
16:34Naël,
16:35ce n'était pas pareil
16:36pour Naël.
16:37Qu'est-ce que ça veut dire
16:38en fait ?
16:38Et Charlie Kirk,
16:41la presse a dit,
16:42Charlie Kirk,
16:43la presse française,
16:44il l'a bien cherchée.
16:45En d'autres termes,
16:46il y a deux sortes
16:47de victimes.
16:48Il y a les victimes
16:48du camp du bien
16:49et les victimes
16:50du camp du mal.
16:51Et c'est la presse
16:52qui choisit.
16:54Et moi,
16:55je rends hommage
16:57à CNews
16:58qui était
17:01au premier rang
17:02pour défendre
17:04à la première heure
17:05ce que
17:08Éric Zemmour
17:09avait appelé
17:09un francocide.
17:11On est devant
17:11un francocide.
17:13Vous voulez revenir
17:14sur la justice
17:15également.
17:16Vous l'avez abordé
17:17brièvement.
17:19Je le disais,
17:19c'est une peine
17:21extrêmement lourde,
17:22historique.
17:22C'est la peine
17:22la plus lourde
17:23qui a été prononcée
17:24contre Dabia Benkirède.
17:27Je rappelle
17:27la perpétuité
17:28incompressible
17:29pour la meurtrière.
17:30C'est la première femme
17:31qui est condamnée
17:32à cette peine maximale.
17:35La famille
17:36a salué
17:37cette décision
17:37de justice.
17:40Est-ce que
17:40cette décision
17:41de justice
17:42vous convient,
17:43Philippe Devilliers ?
17:45Alors,
17:47dans le principe,
17:48oui.
17:50Mais en réalité,
17:53je vais
17:53émettre
17:54quelques réticences.
17:59Je vais vous expliquer
18:00pourquoi.
18:01Dans le principe,
18:02oui.
18:04Donc,
18:05c'est peine
18:05à perpétuité
18:07incompressible.
18:10Donc,
18:10ça dit
18:10ce que ça veut dire.
18:12C'est que,
18:12normalement,
18:13c'est une perpétuité
18:14réelle.
18:16Elle ne sortira
18:17pas de prison.
18:19Or,
18:19ce n'est pas vrai.
18:21Parce qu'il y a
18:21un droit européen
18:22qui s'applique
18:23et qui fait que
18:26dans 27 ans,
18:28dans 27 ans,
18:30parce qu'elle a déjà
18:31trois ans
18:32de prison,
18:34donc ça fait
18:35au bout de 30 ans,
18:37il y aura
18:38une triple épreuve
18:39successive,
18:41trois psychiatres
18:43qui devront être
18:43d'accord
18:44pour considérer
18:45qu'elle peut sortir
18:46ou pas.
18:47Ensuite,
18:48il y a
18:48un tribunal
18:49de l'application
18:50des peines
18:50et ensuite
18:50un juge
18:51de l'application
18:51des peines.
18:55Et donc,
18:55il n'y a pas,
18:56en fait,
18:57il y a peu de chances
18:58qu'elle fasse
18:59une perpétuité
19:02réelle.
19:04Alors que la famille,
19:06elle,
19:06elle a la perpétuité
19:07réelle.
19:09Et donc,
19:09je suis convaincu
19:10qu'un jour ou l'autre,
19:10on reposera la question
19:11de la peine de mort.
19:13Parce que quand
19:14Badinter
19:15a choisi
19:17l'abolition
19:17de la peine de mort,
19:18on était dans une société
19:19soi-disant pacifiée.
19:22On allait vers une société
19:23où il y aurait
19:24moins de violence,
19:24disait-on,
19:25etc.,
19:25du temps de Mitterrand,
19:26etc.,
19:27en 81.
19:28Le paradis rose,
19:30oui.
19:30Et on a vu.
19:33Et
19:33il y a une question
19:37clé
19:37qui se pose
19:40à la justice
19:41et aussi
19:43à la défense
19:44d'un pays.
19:45C'est la même question.
19:47C'est la légitime
19:47défense.
19:49Est-ce qu'une société
19:51a droit
19:51à la légitime défense ?
19:53Et la légitime défense,
19:54on appelle ça
19:55au combat,
19:56à la guerre,
19:59le devoir
20:00de mettre
20:01l'ennemi
20:02hors d'état
20:03de nuire.
20:06Et quand
20:06on ne peut pas faire autrement
20:07que d'éliminer
20:08l'ennemi
20:09à la guerre,
20:10on élimine
20:11l'ennemi
20:11pour le mettre
20:12hors d'état
20:13de nuire.
20:14Et la question
20:14qui se pose
20:15aujourd'hui,
20:16en fait,
20:16qui est une vieille question,
20:19vieille comme la justice
20:20et l'humanité,
20:21c'est
20:21est-ce qu'il y a des gens,
20:22est-ce qu'il n'y a pas des gens
20:23qui sont irrécupérables ?
20:27Et est-ce qu'il n'y a pas
20:28une exemplarité
20:29au sommet
20:29de l'échelle des peines ?
20:31Je pose ces questions.
20:33C'est sans doute
20:33trop tôt pour en parler.
20:35Mais ce que je peux dire
20:36aujourd'hui,
20:37c'est que la maman de Lola
20:38et Thibaut
20:38et toute la famille,
20:40eux,
20:40ils sont repartis chez eux.
20:41Ce soir,
20:42ils vont boire leur soupe.
20:43Mais ils ont pris perpète.
20:47Voilà ce qu'on pouvait dire
20:48ce vendredi
20:50sur cette décision
20:52donc judiciaire
20:53après six jours de procès.
20:54Est-ce que vous souhaitiez
20:55dire aux Français
20:56ce vendredi soir ?
20:58Autre actualité judiciaire,
20:59Philippe Devilliers
21:00cette semaine
21:00et depuis mardi,
21:02vous le savez,
21:03l'ancien président
21:03de la République,
21:04Nicolas Sarkozy,
21:05est incarcéré
21:06à la prison de la santé.
21:08Depuis,
21:09des vidéos ont circulé,
21:11il a été menacé,
21:12sa sécurité est en jeu
21:14bien évidemment.
21:15Trois détenus
21:16ont été placés
21:17en garde à vue
21:18de la prison de la santé
21:20pour menace de mort
21:21et je vous propose
21:22c'est une image
21:23qui a évidemment
21:23été relayée
21:26dans le monde entier
21:27puisque plusieurs centaines
21:29voire des milliers
21:29de personnes
21:30se sont réunies
21:31mardi matin
21:31pour accompagner
21:33Nicolas Sarkozy
21:34et le soutenir
21:35dans cette épreuve.
21:37Regardons cette séquence.
21:40Nicolas !
21:40Nicolas !
21:41Nicolas !
21:42Nicolas !
21:45Nicolas !
22:11Geoffroy Lejeune.
22:27Philippe, vous faites partie des rares personnes
22:29qui ont vu Nicolas Sarkozy
22:30après l'annonce de sa condamnation
22:32et avant son incarcération à la prison de la santé.
22:36Peut-être sans vous demander ce qu'il a pu vous dire,
22:38vous, qu'est-ce que vous lui avez dit
22:39quand vous l'avez vu récemment ?
22:41Il a demandé à me voir
22:48parce qu'en fait, on a tissé depuis longtemps
22:52un lien d'amitié, lui et moi.
22:56J'étais touché par ce souhait.
22:59Je suis allé le voir.
23:00Je ne vous dirai pas ce qu'il m'a dit.
23:03En revanche, je vais vous dire ce que je lui ai dit.
23:04Voilà, Nicolas, tu es la troisième victime expiatoire
23:14du coup d'état de la toge.
23:19Le premier, c'était François Fillon.
23:21Le deuxième, c'était Marine Le Pen.
23:24Tu es le troisième.
23:25Et je n'ai pas eu à lui expliquer pourquoi
23:30parce qu'il a compris, mais là, je voudrais expliquer
23:32pourquoi aux téléspectateurs et aux auditeurs d'Europe 1.
23:37En fait, Nicolas Sarkozy restera dans l'histoire
23:41comme l'homme qui a vu et vécu
23:44la fin de la séparation des pouvoirs.
23:50C'est-à-dire que maintenant, on peut dire vraiment
23:51les juges ont pris le pouvoir.
24:01La séparation des pouvoirs, qu'est-ce que ça veut dire ?
24:04Qu'est-ce que ça voulait dire ?
24:05Ça voulait dire, les mots, écoutez bien,
24:09la course des mots.
24:11Il y avait un pouvoir exécutif
24:14il y avait un pouvoir législatif
24:15et une autorité judiciaire.
24:18Et comme disait Montesquieu,
24:20le juge est la bouche de la loi.
24:23C'est-à-dire que l'autorité judiciaire
24:24procédait de l'exécutif et du législatif.
24:29Et là, on est devant une inversion.
24:33On a désormais une autorité exécutive,
24:36une autorité législative et un pouvoir judiciaire.
24:40Et les images de la traversée de Paris
24:43que j'ai suivies attentivement avec l'étoile des motards
24:50qui entouraient, qui encadraient non plus le président de la République,
24:58mais le prisonnier de la République,
24:59non plus le premier magistrat de France,
25:01mais le premier voyou de France.
25:03Quelle inversion !
25:05Eh bien, ces images, en fait, les juges les ont voulues.
25:11De même qu'ils ont voulu que Nicolas Sarkozy soit à côté de Cédric Jubilard,
25:16les narcotrafiquants, les terroristes islamistes
25:19qui criaient pour l'empêcher de dormir.
25:21Ils ont voulu ça.
25:22Pourquoi ? Parce que c'est l'humiliation du politique.
25:27Et en fait, je lui ai dit,
25:31c'est la fin d'un cycle qui aura duré huit siècles,
25:35qui a commencé avec Saint-Louis, Louis IX,
25:38qui revient de la croisade en 1254.
25:401254, il en a marre des justices seigneuriales
25:45qui empiètent sur le pouvoir judiciaire royal
25:48et il décide d'aller sous son chêne à Vincennes
25:51et il crée un pouvoir d'appel à ciel ouvert,
25:57populaire, pour les plaideurs déshérités.
26:02Pouvoir d'appel.
26:03Pas d'exécution provisante, un pouvoir d'appel.
26:05Et de cette manière-là,
26:10il réduit les justices seigneuriales,
26:12c'est-à-dire les justices féodales,
26:13les justices concurrentes.
26:16Et donc il prend le pouvoir sur les juges.
26:18Et ça, ça dure jusqu'au 31 mars 2024.
26:2231 mars 2024, ça ne vous dit rien ?
26:25C'est le procès de Marine Le Pen.
26:27Et là, le procès de Marine Le Pen,
26:29c'est exécution immédiate de la peine.
26:33Donc l'appel n'est plus suspensif pour les hommes politiques.
26:38Et maintenant, c'est la prison par un ancien président de la République.
26:42Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ?
26:44On est entré dans une mécanique qui s'appelle le messianisme judiciaire.
26:48C'est-à-dire que la puissance tribunicienne
26:51a quitté la politique pour aller au prétoire.
26:54Et la puissance tribunicienne du prétoire,
26:59elle consiste en l'abaissement de l'exécutif et du législatif.
27:05Regardez ce qui s'est passé depuis deux ans, trois ans, quatre ans.
27:10Impensable de mon temps, quand j'étais député.
27:12L'abaissement du pouvoir législatif.
27:15Puisque désormais, c'est le pouvoir judiciaire
27:18qui définit ce qu'est le travail d'un assistant parlementaire.
27:23Vous ne vous rendez pas compte, mais c'est inouï.
27:26Et ensuite, abaissement de l'exécutif,
27:28puisque c'est le pouvoir judiciaire
27:30qui fait le casting de la présidentielle.
27:32Et ce n'est sans doute pas fini.
27:34Comme j'ai eu déjà l'occasion de le sous-entendre.
27:37Et ce n'est sans doute pas fini.
27:38Et donc, en réalité, c'est le coup d'État de la toge.
27:44Voilà, c'est la première chose que je lui ai dite.
27:46Et la deuxième chose que je lui ai dite,
27:48j'ai dite, tu sais, dans l'histoire de France,
27:51les Français,
27:54Saint-Thomas parlait de la justice et de l'ordre.
27:58Ils n'aiment pas le désordre, ils n'aiment pas l'injustice.
28:01Ils préfèrent encore le désordre à l'injustice.
28:04Dans toute leur histoire.
28:06Et là, en fait,
28:07tu vas devenir un personnage symbolique.
28:10J'ai dit, voilà, il y a eu le président Ony
28:14et aujourd'hui le justiciable Chéry.
28:17Pourquoi ? Parce que...
28:19Je lui ai cité le duc de Guise en disant
28:22tu seras bientôt comme le duc de Guise
28:25dont Henri III disait
28:28il est plus grand mort que vivant.
28:31Bientôt, tu seras plus grand quand tu vas sortir de prison
28:34que lorsque tu es rentré en prison.
28:37Pourquoi ? Parce qu'en fait,
28:39les Français, dans leur immense majorité,
28:41ceux qui se sont intéressés à ce procès,
28:42ce qui est mon cas,
28:44ils ont vu deux choses.
28:46Premièrement, que l'innocence était bafouée,
28:48puisqu'en réalité, il a été condamné
28:50sur la base d'un faux de Mediapart.
28:55Donc, l'innocence bafouée.
28:56Et deuxièmement, la présomption de l'innocence bafouée.
29:00Puisqu'on n'a pas attendu l'appel,
29:02on l'a mis en prison avant l'appel,
29:03ce qui est inouï dans l'histoire de la justice,
29:05de toute l'humanité.
29:06Et donc, tu vas devenir un personnage symbolique.
29:10Et je me souviens très bien, je lui ai dit,
29:12le comte de Montecristo.
29:14Comte de Montecristo,
29:16livre qu'il a pris avec lui
29:18en détention à la prison de la Santé.
29:21Il a pris le comte de Montecristo.
29:24Christian Petit-Fils, la vie de Jésus.
29:27Philippe de Villiers,
29:28autre sujet à présent,
29:30je voudrais qu'on parle de l'immigration clandestine.
29:32Il est reproché au ministre de l'Intérieur
29:34de ne pas avoir suffisamment été clair cette semaine,
29:37interrogé notamment par Sonia Mabrouk,
29:39qu'il le confrontait aux chiffres donnés
29:42qu'il lui-même avait donnés 48 heures plus tôt.
29:46Laurent Nouniez,
29:47qui d'ailleurs refuse le mot de submersion,
29:49qui préfère le mot défi migratoire,
29:52je vous propose qu'on voit ensemble
29:53cette séquence qui a fait beaucoup réagir
29:55entre Sonia Mabrouk et Laurent Nouniez.
30:00Vous avez déclaré,
30:01en prenant beaucoup de précautions oratoires,
30:02un peu comme ce matin,
30:03qu'il y avait entre 200 et 300 000 clandestins en France.
30:06Est-ce que vous maintenez ce matin cette fourchette ?
30:08Non, j'ai été interrogé dans une émission,
30:11c'était sur une autre chaîne,
30:12où j'ai refusé d'abord de donner les chiffres
30:14parce que je ne voulais pas qu'ils prêtent à débat.
30:16D'abord, ce sont des estimations.
30:18Par définition,
30:19on ne connaît pas le nombre d'étrangers
30:20en situation irrégulière.
30:21Pardonnez-moi,
30:22il suffit d'aller voir du côté de l'AME.
30:24Si, si, monsieur,
30:24il y a un fouet d'indices.
30:25Oui, je vais vous répondre,
30:26il y a plusieurs sources.
30:26Il y a plusieurs sources qu'il y en a une.
30:27Les bénéficiaires de l'AME,
30:28c'est 400 000 déjà l'année dernière,
30:31donc votre fourchette est fausse.
30:32Je vais vous donner,
30:33non, non,
30:33ce n'est pas le chiffre que j'ai donné.
30:35Je vous ai réécouté attentifiquement hier.
30:36J'ai bien précisé à la fin de l'émission
30:38que je ne voulais pas donner chiffres
30:40pour ne pas nourrir de polémiques.
30:41Monsieur Darmanin a parlé en 2021
30:43de 700 000 clandestins.
30:45C'est exactement ça.
30:46Et puis une autre fois,
30:47il a donné une fourchette entre 600 et 900 000.
30:48Mon prédécesseur avait parlé
30:50d'un demi-million, 500 000.
30:51On est loin des 200 000.
30:52Si on travaille de manière sérieuse,
30:54et nous l'avons fait,
30:55moi je connais évidemment le chiffre,
30:56je le connais.
30:57Alors donnez-lui ce matin.
30:58Si on travaille sur l'aide médicale d'État,
31:00et qu'on extrapole,
31:02le nombre, l'estimation d'étrangers
31:04en situation irrégulière dans notre pays,
31:06elle est de 700 000.
31:07Oui, donc disons 470 000
31:09qui sont bénéficiaires de l'AME.
31:11Or, selon la Cour des comptes,
31:12tous les bénéficiaires à tous les éclandessins
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