- il y a 10 mois
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00Comme chaque vendredi, surtout qu'on arrive peu à peu à la fin de la saison, quasiment la dernière.
00:06Bonsoir Elliot, bonsoir Charlotte.
00:11Emmanuel Macron qui doit s'exprimer d'un instant à l'autre, il a choisi son heure.
00:16Bien sûr.
00:18Philippe Devilliers, il a choisi son heure, c'est-à-dire qu'il essaye peut-être de vous brénouacher.
00:25Mais à mon avis, il se doute de quelque chose pour ce soir.
00:30Philippe Devilliers, un peu de sourire, ça ne fait pas de mal, surtout que cette actualité est bien évidemment très lourde.
00:40L'armée israélienne qui a frappé plusieurs centres nucléaires iraniens, émis hors d'État de nuire, des hauts dignitaires, des gardiens de la révolution, ainsi que des chefs d'état-major de l'armée iranienne.
00:51Alors je pourrais vous faire réagir aux déclarations politiques qu'on a pu entendre tout au long de la journée.
00:55Mais vous avez souhaité revenir sur le témoignage bouleversant ce matin ?
01:00De Mona Jafarian, qui est une femme iranienne qui lutte pour le droit des femmes en Iran, qui est exilée depuis 12 ans, qui n'a pas pu remettre un pied en Iran depuis 12 ans,
01:12face à un régime qui a fait basculer l'Iran dans une république islamique.
01:17Donc je vous propose qu'on l'écoute et ensuite vous allez réagir.
01:20L'Iran d'avant, c'est ma mère qui m'a raconté ce qu'était l'Iran d'avant.
01:25C'était un pays où il y avait l'égalité des droits, où les femmes n'étaient pas obligées de porter le voile,
01:32où elles ont eu le droit de vote, elles ont eu le droit à l'avortement, il n'y avait pas la charia.
01:38Vous savez, ma propre mère, elle a participé à un concours de Miss, donc pour vous dire à quel point finalement c'était moderne.
01:44On avait Franck Sinatra qui venait chanter à Téhéran, et du jour au lendemain, cette alliance entre les fédahines, les moudjahidines,
01:53enfin tout ce qui était extrême gauche, léniniste, marxiste de l'époque, s'est alliée aux islamistes et a fait basculer le pays en l'espace de quelques mois dans l'obscurantisme.
02:04Et d'un seul coup, l'âge du mariage pour les petites filles est passé à 9 ans, elles étaient voilées de force à 6 ans, les femmes ont perdu tous les droits qui étaient acquis.
02:13Lorsqu'il y a une actualité internationale brûlante, vous avez souvent cette phrase, et vous l'avez eue cet après-midi, moi je dis tout aux téléspectateurs,
02:21il faut toujours être prudent.
02:23Oui.
02:23Donc quel regard portez-vous sur ce qui s'est passé ces 24 dernières heures dans cette région-là et ces frappes israéliennes sur l'Iran ?
02:31Alors d'abord, il faut bien comprendre que l'Iran était sans doute, est sans doute sur le point d'avoir la bombe atomique.
02:47Ce n'est pas moi qui le dit, ce ne sont pas les diplomates qui le disent, c'est l'agence internationale qui est chargée du contrôle de l'atome,
02:56qui il y a quelques heures, il y a quelques jours, a mis en garde la communauté internationale en disant qu'il est probable que l'Iran est tout près, tout près, tout près,
03:08d'avoir la bombe atomique.
03:13Ça pose un triple problème.
03:19Le premier problème, c'est pour Israël, parce que si l'Iran a la bombe atomique, l'Iran s'en servira.
03:27Et compte tenu du climat de tension entre Israël et l'Iran,
03:31on peut supposer que dès que l'Iran aura la bombe atomique, l'Iran ne tardera pas à s'en servir.
03:40Et là, on a une conflagration généralisée.
03:47Deuxième danger, deuxième problème,
03:51c'est l'ensemble du Moyen-Orient, puisque si l'Iran a la bombe atomique,
03:57l'Arabie Saoudite va vouloir avoir la bombe atomique, je cite au hasard,
04:00mais tous les pays voudront avoir la bombe atomique,
04:03c'est-à-dire que c'est le fameux danger de ce qu'on appelle la prolifération nucléaire,
04:08la nucléarisation de tout le Moyen-Orient.
04:12Ça, c'est le deuxième problème.
04:15Et le troisième problème, il nous concerne, nous,
04:18parce que quand un État islamique a la bombe atomique,
04:23vous avez beau être de l'autre côté de la Méditerranée,
04:26il vaut mieux se préparer à une attaque de la part d'un État qui pratique le djihad
04:37et la charia.
04:40Donc c'est un État dirigé par des terroristes.
04:44Alors si je dis ça, c'est parce que je pense que Netanyahou, Israël,
04:53avaient des éléments qui les ont conduits à prendre la décision.
04:59Et pour ma part, je vais dire franchement les choses,
05:04avec la prudence nécessaire,
05:08c'est plutôt une bonne Noël.
05:12Parce qu'il y a une guerre
05:15qui vaut mieux pratiquer,
05:18c'est la guerre préventive.
05:20Suvis Pachem Parabellum.
05:22Et là, en l'occurrence,
05:25il vaut mieux prévenir que guérir.
05:28Maintenant, pourquoi il faut être prudent ?
05:31Parce qu'on ne sait pas du tout ce qui s'est passé, en fait.
05:34On ne sait pas si les avions,
05:37les 200 avions israéliens,
05:39ont réussi à percuter
05:41l'uranium enrichi
05:44qui se trouve profondément enfoui dans le sol.
05:47et on ne sait pas qu'elle va être la réplique de l'Iran.
05:53Par contre, ce que je voudrais dire,
05:56je voudrais vous dire un mot de Mélenchon
05:59et un mot de Macron.
06:03Sur Mélenchon,
06:06je me souviens d'une conversation en 2005
06:08avec lui,
06:10au moment du référendum sur la Constitution.
06:14Et j'avais publié
06:16les turqueries du grand Mamamouchi,
06:18sur Chirac,
06:19qui voulait faire rentrer la Turquie en Europe.
06:22Et lui, il était violemment hostile
06:24en disant
06:26si on fait rentrer l'islamisme en Europe,
06:29on aura une Europe islamique.
06:30Et il disait ça,
06:31on peut retrouver les images.
06:34Il était déchaîné
06:35sur la question de la laïcité,
06:37comme il disait.
06:39Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
06:41Il s'est passé une chose
06:42épouvantable
06:44pour un homme politique.
06:47C'est que
06:48la gauche, en fait,
06:51elle n'a plus d'électeur.
06:53Et donc, elle est allée chercher dans les banlieues
06:55et elle a fait venir dans les banlieues
06:56des électeurs.
06:58Voilà.
06:58La démocratie, c'est le nombre.
07:01C'est le gros inconvénient.
07:03Quand vous avez compris
07:04que la démocratie, c'est le nombre,
07:06il faut pratiquer la politique du nombre.
07:09Et quand vous n'êtes pas en situation
07:11de pratiquer la politique du nombre,
07:12il faut aller chercher le nombre.
07:15Ailleurs.
07:16C'est ce qu'ils ont fait.
07:17Et en fait, je me disais,
07:19en venant tout à l'heure,
07:19je me disais, en fait,
07:21pour Mélenchon,
07:22la France est devenue
07:23une annexe de la Palestine.
07:24Et donc,
07:28le meeting hier
07:29avec Rima Hassan,
07:31c'était ça.
07:32On était en Palestine.
07:33On était dans un bout de Palestine
07:34en France.
07:36C'est-à-dire qu'en fait,
07:36la France est devenue
07:37un État confédéré.
07:40Il y a un bout de régalien
07:42qui dépend de notre puissance publique
07:45et un autre bout
07:46du Moyen-Orient.
07:48C'est hallucinant ce qui se passe.
07:50Et comment la gauche,
07:52l'ancienne gauche laïque,
07:53la gauche jospin, tout ça, etc.,
07:54comment ils ont pu se rallier à ça ?
07:57Et on en parlera tout à l'heure,
07:59mais les dernières prises
08:01de position de Macron,
08:03ça y est,
08:04il est revenu
08:05dans cette sphère-là.
08:08Alors, puisque je parle de Macron,
08:10moi j'ai vu Barrault,
08:11donc je n'ai pas vu Macron.
08:13Macron fait de la...
08:14Il souffre d'une logorée chronique,
08:16donc il fait des conférences de presse,
08:18il fait des prestations.
08:19On va voir d'ailleurs
08:20qui sera celui
08:22qui aura le plus
08:22des spectateurs demain.
08:24Mais alors,
08:28il est complètement pris à revers,
08:30parce que lui, il a dit
08:31le 18 juin,
08:32on va reconnaître
08:33l'État palestinien.
08:35Donc, il est...
08:36Visiblement,
08:37il n'est pas dans le circuit
08:38des informations confidentielles,
08:41et c'est tragique
08:42pour la France.
08:43Ça veut dire qu'en fait,
08:44c'est un coupeur de citron,
08:46Macron,
08:46à l'échelle internationale.
08:48Je choisis mon image
08:50pour qu'elle soit comprise.
08:51Vous avez sur Jean-Luc Mélenchon,
08:53ce qui est intéressant,
08:55c'est que le Jean-Luc Mélenchon
08:56de 2012,
08:57et il y a une archive
08:58qui circule,
08:59notamment sur les réseaux sociaux,
09:00où Jean-Luc Mélenchon
09:01dit
09:01Israël,
09:03face à lui,
09:05ou elle,
09:06l'Iran,
09:07qui menace
09:09de frapper
09:10Israël en permanence.
09:13Si l'Iran a le nucléaire,
09:15ça devient un danger
09:16pour Israël.
09:17Et ce discours-là
09:18était tenu en 2012
09:20par Jean-Luc Mélenchon.
09:22Et pour revenir
09:22à Emmanuel Macron,
09:24vous savez que normalement,
09:25ce n'est pas encore confirmé,
09:26mais peut-être que ça le sera
09:27dans les prochaines minutes,
09:29il devrait reporter
09:30cette volonté
09:31du 18 juin
09:32de reconnaître
09:33l'État de Palestine
09:34au vu de la situation
09:35donc au Moyen-Orient.
09:37Ce que je vous propose,
09:38Philippe Devilliers,
09:39et vous l'avez dit,
09:40c'est la prudence
09:41est obligatoire
09:42dans ces cas-là
09:43et vous avez tout dit
09:44sur la situation
09:45et il ne serait pas honnête
09:47pour les téléspectateurs
09:48de rester sur un sujet
09:49où tout a été dit
09:50à l'instant T.
09:51S'il y a des nouvelles informations,
09:52évidemment,
09:53comme à chaque fois,
09:54je vous les transmets.
09:55Et puis,
09:56il y a eu des Français
09:57qui se sont mobilisés
09:58aujourd'hui,
09:58vous le savez.
10:00On devait d'ailleurs
10:01commencer cette émission
10:02par ces Français réunis
10:03vendredi
10:04pour rendre hommage
10:05à Mélanie,
10:0631 ans,
10:07poignardée à mort
10:08un élève du collège
10:10Françoise Bolto
10:12à Nogent
10:12en Haute-Marne.
10:14Je voudrais qu'on voit
10:14les images
10:15de la minute de silence.
10:17Il y avait
10:18du monde
10:19cet après-midi.
10:20Regardons
10:20les images
10:21ensemble
10:22si vous le voulez bien
10:23avec cette minute
10:25de silence
10:26et ces Français
10:26qui se sont
10:27rassemblés,
10:28la sidération,
10:29le choc,
10:30la colère aussi
10:30quand on voit
10:32cette action.
10:33Et quand vous voyez
10:34ces images,
10:35si vous étiez là-bas,
10:36Philippe Devilliers,
10:36à la marche silencieuse,
10:38quel serait
10:38le message
10:39que vous adresseriez
10:41à la famille ?
10:43C'est une question
10:44difficile, Elliot.
10:48Je pense que
10:49je les prendrais
10:54dans mes bras
10:54comme un chef
10:58de famille
10:59peut le faire
11:00en embrassant
11:03une famille
11:03en détresse,
11:04dans le deuil,
11:06le désarroi.
11:09C'est un de ces moments
11:10de béance
11:11où le sol
11:12se dérobe
11:13et dans ce moment-là,
11:18toute parole
11:19est inutile,
11:20superfétatoire
11:21et même indédicate.
11:24Dans ce moment-là,
11:27ce qui compte,
11:27c'est la présence
11:28qu'on lit
11:30dans les yeux
11:31parce que c'est
11:36le moment
11:37de l'effondrement.
11:43Seul le silence
11:43est grand,
11:44tout le reste
11:44est faiblesse.
11:45Et en regardant
11:47ces images
11:47et en écoutant
11:49votre question,
11:50je pensais
11:51à quelque chose
11:52qui m'a toujours
11:53remarqué
11:53quand j'étais petit,
11:55c'était
11:55Victor Hugo
11:57quand il perd sa fille,
12:00Léopoldine.
12:02Il a un vers
12:03que je ne comprenais pas
12:04quand j'étais petit,
12:07un vers de colère
12:09qu'il écrit
12:10« Ah, je suis comme un fou
12:12dans le premier moment. »
12:15Et il explique,
12:16en fait,
12:17qu'il n'a pas supporté
12:19cette privation,
12:22cette disparition soudaine.
12:23et puis plus tard,
12:25beaucoup plus tard,
12:27il écrit
12:27cette ode
12:29à Vilquier
12:29fameuse,
12:31il dit
12:32« Je viens à vous Seigneur,
12:33père auquel il faut croire,
12:35je vous porte apaisé
12:35les morceaux de ce cœur
12:37tout plein de votre gloire
12:38que vous avez brisé. »
12:41Et en fait,
12:41je me dis
12:42à la famille,
12:43je le dirais
12:44plus tard,
12:46quand le chagrin
12:47sera un peu apaisé,
12:48Mélanie
12:51n'est pas morte
12:52pour rien.
12:57Elle est un symbole.
13:01Et je reprendrai
13:02ce qu'a très bien dit
13:04sur ce plateau
13:04hier matin,
13:07avec Pascal Praud,
13:09Marie-Estelle Dupont,
13:11la grande psychanalyste.
13:12Elle a dit
13:16« Nous sommes dans une société
13:18détraquée,
13:19nous sommes dans une société
13:19malade. »
13:22Vous voyez bien
13:23que là,
13:23il n'y a pas d'explication.
13:25Donc s'il n'y a pas
13:25d'explication,
13:26c'est qu'il se passe
13:27quelque chose d'autre.
13:29Il n'y a pas de mobile,
13:30il n'y a pas de motif.
13:33C'est quoi ce quelque chose
13:34d'autre ?
13:37C'est qu'en fait,
13:39depuis
13:39mai 68,
13:42mais peut-être
13:43bien avant,
13:46toutes les distinctions,
13:48toutes les frontières
13:49ont sauté.
13:52La frontière entre
13:53le réel
13:59et le virtuel.
14:01Est-ce qu'on tue
14:02réellement ou virtuellement ?
14:04On ne sait plus.
14:05Ça, c'est
14:05le phénomène des écrans.
14:10La frontière,
14:11surtout,
14:11ce que disait
14:12Marie-Estelle Dupont,
14:14entre le bien
14:15et le mal.
14:17À un moment donné,
14:18elle prend un parti pascal
14:19et elle lui dit
14:20« Mais le mal... »
14:22Et tout le monde dit
14:23« Qu'est-ce qui se passe ? »
14:24Oui, le mal rôde.
14:28Le mal existe.
14:30Ensuite,
14:31la frontière
14:31entre les interdits
14:33structurants
14:34et
14:35ce qui est
14:36recommandable.
14:38Il n'y a plus de frontière.
14:40Ensuite,
14:40la frontière entre
14:41les adultes
14:42et les enfants.
14:44Jouir sans entrave,
14:45mai 68.
14:45le prof,
14:48il est tombé
14:49de l'estrade
14:49depuis longtemps.
14:50Le père aussi.
14:53Et
14:53enfin,
14:56ajoutait-elle,
14:59la frontière
14:59entre
15:00la parole,
15:02le langage
15:02et l'algorithme.
15:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:05l'enfant,
15:07quand il décrit
15:07son malaise,
15:09il n'a pas de mots.
15:10Pourquoi ?
15:11Parce qu'il n'a rien appris.
15:13Et c'est frappant
15:14d'ailleurs
15:14de voir
15:15quand il y a un drame
15:16comme ça,
15:17les gens disent
15:18« Ah ben,
15:18on ne sait pas trop
15:19quoi dire ».
15:20Ben oui,
15:20ils ne savent plus
15:20quoi dire
15:21parce qu'ils ne savent plus
15:21mettre des mots
15:22sur les pleurs.
15:25Et donc,
15:26en fait,
15:26on est dans une société
15:27qui est complètement
15:31détraquée.
15:32On va y revenir,
15:33je suppose,
15:34parce qu'il faut aller
15:35au fond des sceaux.
15:36J'entendais tout à l'heure
15:36autour de la table
15:38des gens qui disaient
15:38« On ne sait pas trop ».
15:39Et puis le ministre intérieur
15:40qui a dit
15:40« On ne sait pas trop ».
15:41« On ne sait pas quoi dire ».
15:42Personne ne sait quoi dire.
15:44Sauf Bayrou
15:44qui dit « On va mettre
15:45des portiques ».
15:46Mais attendez,
15:47moi je sais quoi dire.
15:50La France entière,
15:52Philippe de Filier,
15:52a été saisi d'émotion
15:53mardi matin
15:54en apprenant
15:54l'assassinat de Mélanie
15:56qu'on voyait
15:57à l'image,
15:58ce sourire,
15:59lors d'une fouille
16:00à l'entrée de l'école,
16:01Françoise Dolto
16:02dans la Haute-Marne.
16:03Je vous propose
16:03d'écouter
16:04le beau-fils
16:05de Mélanie,
16:06Evan,
16:07qui a pris la parole
16:08cette semaine.
16:08Mélanie,
16:10c'était une femme
16:11merveilleuse,
16:12une femme
16:13pleine d'amour,
16:14pleine de joie,
16:15pleine de compassion.
16:16Elle aidait
16:18tout ce qu'elle pouvait.
16:19C'était vraiment
16:20quelqu'un d'incroyable.
16:20Tous les adjectifs
16:21qu'on peut utiliser
16:22pour qualifier quelqu'un
16:23dans le positif
16:24lui étaient dus.
16:25C'est un acte
16:26absolument innommable.
16:27Même s'il a 14 ans,
16:28je pense qu'au vu
16:29de son acte,
16:30il devrait être jugé
16:31comme un adulte.
16:32Je ne pense pas
16:32qu'on puisse encore
16:33considérer quelqu'un
16:34qui poignarde
16:35quelqu'un d'autre
16:37ou d'encore un enfant.
16:39Ça efface tout
16:40sentiment d'être
16:44candide ou quoi que ce soit.
16:45Il a quand même
16:45emmené un couteau
16:46à l'école.
16:47On ne va pas me faire croire
16:47que ce n'était pas prévu
16:48que ça a été prévu
16:51sur Mélanie ou non.
16:51Ça n'a pas tant d'importance.
16:55Le mal est fait
16:55mais qu'il aurait voulu
16:56s'attaquer à Mélanie
16:57ou à qui ce soit d'autre
16:58ou même à plusieurs personnes
16:59à la suite.
16:59Dans tous les cas,
17:01il avait prévu
17:01de faire du mal aux gens
17:02et je ne pense pas
17:03qu'avec ça,
17:04on puisse encore
17:04le considérer
17:05comme un enfant.
17:07Philippe,
17:08vous disiez que Mélanie
17:08était un symbole.
17:09Quelle signification
17:11vous donnez à ce drame
17:12et surtout,
17:13que faire pour enrayer
17:14cette série noire
17:16qui a déjà commencé
17:17et qui risque de continuer
17:18étant donné la description
17:19de la société
17:20que vous nous faites ?
17:21Alors le symbole,
17:22en fait,
17:23déjà il y a le nom
17:24de l'école.
17:28Françoise Dolto,
17:29c'est-à-dire qu'elle a été
17:31poignardée par un élève
17:33de l'école
17:33qui porte un nom symbolique
17:35Françoise Dolto.
17:36Moi je l'ai bien connu
17:37Françoise Dolto.
17:38c'était une psychanalyste
17:41des enfants,
17:43spécialiste des enfants
17:44qui est devenue
17:48une figure iconique
17:51de l'enfant roi
17:52et un jour
17:55elle m'a raconté
17:56son histoire de...
17:58elle appelait ça
17:59le complexe du Omar.
18:01Alors elle m'explique
18:04voilà,
18:05l'enfant
18:05il est dans sa carapace
18:08et à un moment donné
18:10il faut qu'il sorte
18:11de sa carapace
18:12pour entrer
18:13dans une autre carapace.
18:15Si jamais les parents
18:16maintiennent
18:17la rigidité des repères
18:19à ce moment-là
18:19il va devenir
18:20très agressif
18:21et violent.
18:22En d'autres termes,
18:24elle annonce
18:25et elle préconise
18:26la fin du patriarcat,
18:28la déconstruction
18:29de la pédagogie
18:30du maître,
18:32de l'autorité
18:33et du père.
18:36Vous parlez de symbole,
18:37le voilà le symbole.
18:39Alors allons au fond des choses.
18:42La réponse
18:42du gouvernement
18:44est pathétique.
18:48C'est la mise en scène
18:49de son impuissance.
18:52Déjà je reviens
18:53un instant sur la marche blanche.
18:55La marche blanche,
18:55on connaît depuis 2015
18:57la marche blanche
18:58une marche blanche
19:00c'est une procession
19:01sans boussole.
19:03C'est une procession
19:04sans consolation
19:05transcendantale.
19:07On est dans le silence.
19:09On implore personne
19:11ni rien.
19:13On est là
19:13avec ses larmes
19:14tout seul.
19:16C'est la procession
19:17de la solitude.
19:20Alors,
19:21on dépose des bouquets.
19:22on a la riposte
19:25la riposte
19:27de ce silence.
19:29Tu n'auras pas ma haine.
19:31Voilà.
19:33Alors après,
19:33il y a Bayrou qui arrive
19:34et qui dit
19:35les portiques.
19:37Il y a le ministre intérieur
19:38qui explique
19:39ah oui mais les portiques
19:39la céramique
19:41ça ne marchera pas.
19:42Et puis là,
19:43on découvre que
19:43le meurtrier
19:45il est allé prendre
19:46un couteau
19:47dans sa cuisine.
19:48Donc il va falloir
19:49une interdiction
19:51mettre les scellés
19:51sur toutes les cuisines
19:52de France.
19:53Donc les portiques,
19:57les couteaux,
19:58etc.
19:58Et qu'est-ce qui me frappe
19:59et j'imagine vous aussi
20:01c'est qu'en fait là
20:02les politiciens
20:03qui nous gouvernent
20:06qui en fait
20:08ils se comportent
20:09comme des mécanos
20:10qui mettent une rustine
20:11sur le vélo quoi.
20:14En disant
20:14il faut absolument
20:14qu'on nous voit
20:15mettre une rustine
20:16sinon on va passer
20:17pour des imbéciles.
20:19Bon.
20:19En fait,
20:20ils traitent les effets
20:21toujours les effets
20:21les effets
20:22les effets
20:22mais jamais
20:23c'est la cause.
20:24Et quelle est la cause ?
20:26La cause c'est
20:27la décivilisation.
20:29Qu'est-ce qu'une civilisation ?
20:32Une civilisation
20:33c'est un état social
20:34dans lequel
20:34celui qui arrive au monde
20:36s'aperçoit très vite
20:37que ce qu'il entend
20:40apporter
20:40de précieux
20:43et d'inédit
20:45est infiniment
20:45moins inédit
20:46et moins précieux
20:47que ce qu'il va
20:48bientôt trouver.
20:51Encore faut-il
20:52encore faut-il
20:54que
20:54les éléments
20:56pour comprendre
20:57Anna Arendt
20:58a eu une phrase
20:59remarquable
21:00toute génération nouvelle
21:03est une invasion
21:05barbare
21:06qu'il convient
21:07de civiliser.
21:08Or,
21:09on ne civilise plus.
21:12Les trois cercles
21:13de la civilisation
21:14sont en même temps
21:17les trois cercles
21:18de l'autorité
21:18l'autorité paternelle
21:20l'autorité
21:20magistrale
21:23l'autorité régalienne
21:24c'est-à-dire
21:26trois institutions
21:27ces trois institutions
21:28elles se sont
21:31effondrées
21:32et la classe politique
21:34qui est au gouvernement
21:35là
21:35ce sont
21:37les héritiers
21:38de ceux
21:39qui sont là
21:39depuis 50 ans
21:40par petites touches
21:44ils ajoutent
21:49leur pierre
21:51de décèlement
21:51en s'étonnant
21:53qu'ensuite
21:54les murs porteurs
21:54comme ils disent
21:55en reprenant mon expression
21:56sont en train
21:58de branler.
21:59Alors
22:02l'institution familiale
22:04par exemple
22:04on a fait une société
22:06sans père
22:07on a fait une société
22:09sans mère
22:09on a fait une société
22:11par an 1
22:12par an 2
22:13on a fait une société
22:14sans filiation
22:15il n'y a plus de patriarcat
22:20il n'y a plus de père
22:21on voit le résultat
22:23et donc
22:24première réponse
22:26il faut
22:27refaire une société
22:30il faut refaire
22:32une famille
22:33et il faut arrêter
22:34de donner
22:35un sens polysémique
22:39à la famille
22:40la famille
22:40c'est la famille
22:41hétérosexuelle
22:42avec un papa
22:42et une maman
22:43voilà
22:43et ensuite
22:45il faut
22:46revenir
22:47sur la réforme
22:48de Giscard
22:49je pense
22:49et de Poupidou
22:50il faut
22:51l'autorité paternelle
22:52il faut qu'il y ait
22:53quelqu'un
22:53qui commande
22:55sinon ça ne peut
22:55pas marcher
22:56l'autorité paternelle
22:58qui
22:59recouvre
23:02et qui protège
23:03l'institution du mariage
23:05elle a été inventée
23:06pas pour les parents
23:07pour les enfants
23:08pour protéger les enfants
23:09c'est-à-dire pour protéger
23:10le plus faible
23:10y compris la femme
23:11parce qu'on voit
23:12Madame Vautrin
23:13maintenant
23:14avec les familles
23:15monoparentales
23:16c'est-à-dire qu'en fait
23:16on continue
23:18à essayer de réparer
23:20ce qu'on a détruit
23:21pour le détruire davantage
23:22et on prétend
23:24que ça
23:24ce sont des réformes
23:25voilà
23:25donc la famille
23:26vous noterez
23:30qu'on ne peut plus
23:31prononcer ce mot-là
23:31la famille
23:32ou alors
23:32il faut que ça soit
23:33polysémique
23:34toutes sortes de familles
23:35maintenant
23:36bon
23:37et c'est pas fini
23:37deuxièmement
23:40l'institution scolaire
23:42en fait
23:43on a une école
23:44déculturée
23:45une école décoloniale
23:46une école de la peur
23:47de la honte
23:48et
23:50moi je me souviens
23:53quand j'étais petit
23:55de mon professeur
23:58monsieur Thibault
23:58qui me disait
23:59l'éducation
24:01c'est l'imitation
24:01il disait ça
24:03c'est pas nous
24:04qui disons ça
24:04c'est les romains
24:05c'est-à-dire en fait
24:07l'édification
24:08par l'identification
24:10et donc
24:13ce jeune homme
24:15le meurtrier
24:17et tant de jeunes français
24:19qui sont là depuis longtemps
24:22ou qui viennent d'arriver
24:23si on leur proposait
24:25des petits miroirs d'enfance
24:28et dans les petits miroirs d'enfance
24:30des modèles
24:31un pays qui n'a
24:34un peuple qui n'a plus de légende
24:36et qu'on allait à mourir de froid
24:38disait la tour du pain
24:40et de Gaulle avait une expression
24:42que j'applique à la situation
24:44quand on voit
24:46les victoires
24:47d'Alexandre
24:50on retrouve toujours
24:52dessous
24:53la pensée d'Aristote
24:55c'est génial en fait
24:57en d'autres termes
24:59si on donne à l'enfant
25:00une sédimentation
25:02avec des modèles
25:02d'identification
25:04je sais
25:08ce dont je parle
25:09puisque
25:09je connais un endroit
25:11en France
25:12qui fête ses 48 ans
25:14aujourd'hui
25:15où on fait ça
25:16et les enfants
25:18ils sont ravis
25:19ils partent
25:20avec des étoiles
25:21dans les yeux
25:22voilà
25:23l'identification
25:24troisièmement
25:27l'état
25:27alors sur l'état
25:30l'état
25:33n'est plus capable
25:35d'infliger la sanction
25:37et je pensais
25:40tout à l'heure
25:42en vous écoutant
25:42à
25:43Elias
25:44si
25:46en fait
25:47il n'y avait pas eu
25:48la loi
25:48Belloubet
25:48sur la fameuse
25:50césure
25:51Elias
25:52serait encore en vie
25:53donc l'état
25:54est coupable
25:55de la mort
25:56d'Elias
25:57madame Belloubet
25:59et les gens
26:01qui sont au gouvernement
26:01aujourd'hui
26:02qui étaient là
26:03déjà
26:03deuxième exemple
26:05la fermeté
26:06le manque de fermeté
26:07si
26:09l'assassin
26:10de Philippine
26:11avait
26:12été obligé
26:16d'appliquer
26:18l'obligation
26:19de quitter le territoire
26:20l'obligation
26:21l'OQTF
26:22l'obligation
26:22de quitter le territoire
26:23les mots ont un sens
26:24si la langue française
26:26n'a plus de sens
26:26pour l'état
26:27pour la puissance publique
26:28c'est foutu
26:29c'est fini
26:29on revient sur l'ordonnance
26:31de Villars-Cotteret
26:31et bien
26:33s'il y avait eu
26:35l'obligation
26:35de quitter le territoire
26:36et bien
26:37Philippine serait encore
26:38en vie
26:39mais je vais vous dire
26:41quelque chose
26:42c'est encore plus grave
26:44que tout ça
26:45une société
26:47en fait
26:48elle définit
26:50sans le dire
26:52une préférence
26:53pour la vie
26:54ou une préférence
26:54pour la mort
26:55or notre société
26:59elle suit la pente
27:02d'une préférence
27:03pour la mort
27:04une société
27:08qui abandonne
27:08le serment
27:09d'Hippocrate
27:09elle glisse
27:11dans la barbarie
27:13quand
27:14dans une maternité
27:16on peut
27:19au nom
27:20de notre loi
27:21fondamentale
27:22retirer
27:23une vie
27:24à naître
27:25la vie
27:26devient
27:27relative
27:28contingente
27:29précaire
27:31précaire
27:32quand
27:33dans un hôpital
27:34dans un EHPAD
27:36dans un établissement
27:37spécialisé
27:38pour les
27:38handicapés
27:39demain
27:39avec la loi
27:41du gouvernement
27:42on pourra
27:43retirer
27:45une vie
27:45précaire
27:45ou une vie
27:46finissante
27:47alors la vie
27:49sera
27:49là aussi
27:50relative
27:51contingente
27:53précaire
27:54et quand
27:56la vie
27:57est rendue
27:59relative
28:00précaire
28:01à l'échelle
28:04de la puissance
28:05publique
28:05comment voulez-vous
28:07faire de la vie
28:09un principe
28:09absolu
28:11dans les écoles
28:13dans les rues
28:14dans les quartiers
28:15pour les jeunes
28:17et les moins jeunes
28:17en d'autres termes
28:19les grecs
28:21ont vu leur monde
28:22s'écrouler
28:22lorsqu'ils ont
28:24cessé
28:24de croire
28:26qu'au-dessus
28:26des lois
28:27de la boulet
28:28de l'ecclésia
28:30il y avait
28:30les lois
28:31immémoriales
28:32d'Antigone
28:32nous
28:33on a bazardé
28:34les lois
28:35immémoriales
28:35d'Antigone
28:36et on prétend
28:38défendre la vie
28:38on prétend
28:40dire
28:41aux jeunes enfants
28:42la vie est sacrée
28:43non
28:44la vie n'est pas sacrée
28:46pour les adultes
28:46donc elle ne peut pas
28:47l'être pour les enfants
28:48pensez à ça
28:5048h
28:52Philippe Devilliers
28:52avant le meurtre
28:53de Mélanie
28:54Emmanuel Macron
28:55s'est exprimé
28:55à Nice
28:56à l'occasion
28:57du sommet
28:58sur les océans
29:00et qu'a-t-il dit
29:01il a défini
29:01ce qu'il considère
29:02être comme les vraies
29:04priorités du pays
29:06le climat
29:07et la nature
29:09mais il y a eu
29:09une phrase
29:10qui a choqué
29:11par sa violence
29:12certains
29:13préfèrent
29:14pendant ce temps-là
29:15plutôt que de parler
29:17du climat
29:17brainwacher
29:18alors je traduis
29:20en bon français
29:21c'est opérer
29:22un lavage de cerveau
29:23sur l'invasion
29:25du pays
29:25et les derniers
29:26faits divers
29:27et 48h
29:29avant
29:30cette déclaration
29:31d'Emmanuel Macron
29:32un père de famille
29:33qui avait perdu son fils
29:34au soir de la finale
29:35de Ligue des Champions
29:36un Dax
29:36tué de coups de couteau
29:38dans le thorax
29:39le père de Benoît
29:40a pris la parole
29:41et je vous propose
29:42qu'on écoute
29:43le papa de Benoît
29:43je vous remercie
29:46du fond du coeur
29:47on vous remercie
29:47du fond du coeur
29:48Maëva
29:48et Marina
29:49pour Benoît
29:53notre enfant
29:56notre fils
29:57qui allait avoir
29:5818 ans
29:58aujourd'hui
29:59voilà
30:01aujourd'hui
30:01il allait avoir
30:0218 ans
30:02et se réjouissait
30:03de fêter
30:04ses 18 ans
30:05aujourd'hui
30:05avec ses copains
30:06il a fallu
30:07qu'une racaille
30:08de merde
30:08et de lui enlever
30:10la vie
30:10voilà
30:13je pense que
30:14je vais arrêter là
30:15et encore
30:17une pensée
30:18très forte
30:18pour Benoît
30:19et encore
30:19merci
30:20merci beaucoup
30:20à tous
30:21d'être venus
30:22merci beaucoup
30:23et certains
30:43préfèrent donc
30:44pendant ce temps là
30:45Breno Haché
30:46sur l'invasion
30:46du pays
30:47et les derniers
30:48faits divers
30:48Charlotte Dornelas
30:49quelle est
30:50l'analyse
30:51que vous faites
30:52justement
30:52de cette expression
30:53président
30:53présidentielle
30:53juste après
30:54le drame
30:55de Dax
30:55et de
30:55tant d'autres
30:56avant lui
30:57et surtout
30:57est-ce que c'est pour vous
30:58un nouveau marqueur
30:59dans le quinquennat
31:00d'Emmanuel Macron
31:01une sorte de basculement
31:02politique pour lui
31:03c'est une tâche indélébile
31:05et il faut
31:09bien comprendre
31:11la mécanique
31:11donc il a utilisé
31:16cette expression
31:16révélatrice
31:18avec un
31:20anglicisme
31:20édifiant
31:21en désignant
31:24en désignant
31:24ceux qui
31:24cherchent
31:24à
31:24brainwasher
31:25donc à faire
31:26un lavage
31:27de cerveau
31:27en fait
31:29il veut
31:30nous dire
31:31par là
31:32qu'il parle
31:34global
31:35il parle
31:37globish
31:38il truffe
31:40ces expressions
31:41de mots
31:41appartenant
31:42à la sphère globish
31:43attestant ainsi
31:49qu'il appartient
31:50à ce petit milieu
31:51des quadras
31:52business analyst
31:55il est dans sa bulle
31:58en fait
32:00il est dans sa bulle
32:01sémantique
32:02il est dans son monde
32:06il est dans un autre monde
32:09il est dans un autre monde
32:14que le nôtre
32:15il est dans un monde sans frontières
32:20qui est celui
32:22de Davos
32:23il est
32:25il demeure
32:26il sera jusqu'au bout
32:28le young global leader
32:30un startupper
32:32dit-il
32:32et en fait
32:34il veut faire de la France
32:36une
32:37start-up
32:40une nation start-up
32:42expérimentale
32:45océanique
32:46océanique
32:47à sa manière
32:50il préfère
32:54Manhattan
32:55à Roquemadour
32:58il préfère
33:01ça il me l'a dit
33:02il préfère
33:04Davos
33:05ou Bruxelles
33:08à Vesoul
33:09t'as voulu voir
33:10mon fleur
33:11on a vu Vesoul
33:12t'as voulu
33:13et on a vu ta mère
33:14bon
33:14et lui
33:15il aime
33:17Davos
33:18il aime Bruxelles
33:19beaucoup plus que Vesoul
33:21en fait
33:24il appartient
33:25à une patrie cosmique
33:27des Global Shepers
33:28les façonneurs mondiaux
33:31et
33:33il aspire
33:34à la parousie
33:35d'un océan
33:36sans plastique
33:37c'est son dessin
33:38il l'a dit
33:39à France 2
33:40devant Madame Salamé
33:41avec la mer derrière
33:43il a dit
33:45avec le plus grand sérieux
33:46du monde
33:47les yeux dans les yeux
33:48avec Madame Salamé
33:49je veux un océan
33:50sans plastique
33:51il préfère
33:52un océan
33:52sans plastique
33:53qu'une France
33:56avec des français
33:56de souche
33:57alors je dis
34:01qu'il est dans sa bulle
34:01sémantique
34:02il est aussi
34:02dans sa bulle
34:03sociologique
34:04parce qu'il parle
34:07comme l'hyper classe
34:09mondialisée
34:09elle parle comme ça
34:12c'est-à-dire qu'elle
34:12elle jette
34:14son bilinguisme
34:15méprisant
34:16arrogant
34:17aux Bodins
34:20qui sont dans leur jardin
34:22à soigner
34:23le carreau de poireau
34:24donc quand ils entendent
34:26brainwasher
34:27choc
34:29là il y a la distance
34:31entre les élites
34:32et le peuple
34:33cette hyper
34:34classe mondialisée
34:35qui se moque
34:37des fins de mois
34:38qui s'intéresse
34:39à la fin du monde
34:39elle est climatophile
34:41elle ne veut pas
34:42de frontières
34:43elle veut un marché
34:44planétaire de masse
34:45peut-être qu'il y a
34:46un lien entre les deux
34:47et
34:48ce qu'elle dit de lui
34:51un jour
34:52j'ai un ami
34:53qui est dans la Macronique
34:54qui m'a dit
34:55tu comprends Philippe
34:56tu ne comprends pas
34:56Emmanuel
34:57je dis pourquoi
34:58il est disruptif
34:59c'est le président
35:03qui veut
35:08distrupter
35:09la France
35:09et alors
35:12il s'intéresse
35:13au haut fond
35:14plutôt qu'au bas fond
35:17où
35:18croupissent
35:20les petits blancs
35:21les gouères
35:23comme on dit
35:23et
35:25il veut disrupter
35:27c'est à dire
35:27qu'en fait
35:28il est
35:29il est plus intéressé
35:31par la ressource
35:32halieutique
35:32que par les français
35:35de souche
35:36ce qui lui importe
35:38il l'a dit
35:39je ne sais pas
35:40si vous avez entendu
35:40la phrase
35:41il a dit
35:42demain
35:43on risque
35:45de plus avoir
35:46de requins
35:46et de maquereaux
35:47ce qui pour un prénom
35:50de la république française
35:51est très embêtant
35:52beaucoup plus
35:53que s'il avait dit
35:54demain
35:54il n'y aura peut-être
35:55plus de français
35:55parce qu'on est submergé
35:58mais il ne veut pas
36:00entendre parler de ça
36:00parce qu'il parle
36:01d'invasion
36:01et enfin
36:04il est dans sa bulle
36:07idéologique
36:08et ça c'est le plus
36:10important pour moi
36:11c'est à dire qu'il est
36:13dans une hiérarchie
36:14inversée
36:15il n'a pas été élu
36:16pour sauver
36:18les poissons
36:18et nettoyer
36:19les océans
36:19il a été élu
36:20pour sauver
36:20les français
36:21et nettoyer
36:22les quartiers
36:22donc là
36:23il y a une erreur
36:24de casting
36:25majeur
36:26qu'on n'avait pas vu
36:27il est temps
36:28de s'en répercevoir
36:29et cette hiérarchie inversée
36:31en fait
36:32elle convient parfaitement
36:33à la gauche
36:35en fait la pensée de Macron
36:37sur les océans
36:39c'est la pensée de l'extrême gauche
36:42et il y a ce lien entre
36:44l'anti-France
36:45et la post-France
36:46il pense la même chose
36:47il pense
36:48que le climat
36:49vaut
36:50d'en finir
36:52avec la croissance
36:53donc le pacte vert
36:54ils sont tous d'accord
36:55là-dessus
36:55ensuite
36:56il pense que
36:58la question migratoire
37:00et la question sécuritaire
37:01sont des questions secondaires
37:03voire fantasmatiques
37:04agitées par les populistes
37:05et il ne voit pas
37:08la nappe de sang
37:09qui s'étend
37:09en fait
37:10il pense à l'océan
37:12des larmes de sel
37:12mais il ne pense pas
37:13à l'océan
37:13des larmes de sang
37:14c'est à dire
37:15qu'ils sont hors
37:16de la France
37:17ils sont hors
37:18de France
37:19Macron
37:20avec son histoire
37:21d'océan
37:21il a quitté la France
37:23le constat que vous faites
37:25est extrêmement
37:26rude
37:27lourd
37:28et la question
37:29qu'on peut se poser
37:29en vous écoutant
37:31c'est que reste-t-il
37:32à faire
37:33et comment
37:34beaucoup de français
37:36se posent la question
37:37comment va-t-on
37:38comment allons-nous
37:40tenir encore
37:41pendant deux ans
37:42Elliot
37:44j'aimerais ne pas
37:46avoir à répondre
37:47à cette question
37:48parce que
37:51je ne suis pas venu
37:53faire cette émission
37:54pour vous raconter
37:55des bas l'hiverne
37:56et pour faire le politicien
37:57je suis venu
37:59pour dire la vérité
38:00la vérité
38:03de mon coeur
38:03la vérité
38:04de ce que je ressens
38:05pour la France
38:06par amour de la France
38:07alors
38:10vous m'obligez
38:11à aller au fond des choses
38:14allons-y
38:15le pays
38:18est bloqué
38:20et on sait tous
38:23qu'il est bloqué
38:24pour deux ans
38:24ils le disent tous
38:27d'ailleurs
38:27il ne se passera rien
38:29rien ne bouge
38:32c'est la statue
38:34de Baudelaire
38:35je hais le mouvement
38:36qui déplace
38:37les lignes
38:38là les lignes
38:39sont immobiles
38:39il n'y a pas de mouvement
38:42on est dans les
38:44on est dans les affaires courantes
38:47on est dans les dépenses courantes
38:49on est dans la dette
38:50qui court après l'impôt
38:51on sait seulement
38:54par la ministre
38:56des comptes publics
38:58que
38:59on va être bientôt
39:02la France sous tutelle
39:03sous curatelle
39:04du FMI
39:05de la commission de Bruxelles
39:07et des prêteurs étrangers
39:09c'est-à-dire qu'on sait seulement
39:12qu'à deux ans
39:14de la fin du mandat
39:15on va devenir
39:17un protectorat
39:19une colonie
39:20une colonie
39:22de
39:23de nos créanciers
39:24quel destin
39:26face à cette situation
39:29quelle est la signification
39:33alors aujourd'hui
39:34du mandat
39:35d'Emmanuel Macron
39:37et de ses ministres
39:39quand on les voit
39:43ne rien faire
39:44perorer
39:47qui sombre
39:51dans une politique
39:52compassionnelle
39:53c'est celui qui pleurera le plus
39:54qui a les meilleurs sondages
39:56on s'est dit
39:58mais alors
39:59en fait
39:59l'objectif
40:00de chaque ministre
40:01c'est de
40:02de se maintenir
40:03en équilibre
40:04pour pas tomber
40:05vous me direz
40:07c'est déjà pas mal
40:08mais c'est les barres parallèles ça
40:09salto avant
40:10salto arrière
40:11je me maintiens
40:12et je repousse
40:13le moment de la catastrophe
40:15c'est-à-dire
40:15je m'approche de l'abîme
40:17mais je ne regarde pas
40:18l'abîme
40:19et j'éloigne le moment
40:21où on va y tomber
40:22en d'autres termes
40:24on n'est plus dans la politique
40:26au sens du service sacrificiel
40:27je me sacrifie
40:29pour les français
40:30on est dans
40:32l'hédonisme
40:32et le consumérisme
40:33politique
40:34comme à la grande surface
40:37quant à Emmanuel Macron
40:41qu'a-t-il fait ?
40:45il a fait la morale
40:46aux français
40:47en leur disant
40:48vous pensez de travers
40:49vos priorités
40:52ne sont pas les bonnes
40:53et il a ajouté
40:55moi ma priorité
40:57moi la question centrale
40:58de mon mandat finissant
40:59c'est le climat
41:01alors là
41:06là on peut se dire
41:07il est déconnecté
41:08il n'est plus dans le réel
41:10il n'est plus
41:12dans le même océan
41:13il n'est plus dans les mêmes eaux
41:15c'est-à-dire qu'il
41:19n'entend pas
41:21le cri
41:23d'appel
41:24le cri de détresse
41:25qui monte
41:26de tout le pays
41:28il ne voit pas
41:31le long
41:33cortège
41:34des âmes suppliantes
41:36et qui lui disent
41:37monsieur le président
41:39protégez-nous
41:41monsieur le président
41:44faites en sorte
41:49que la peur
41:49change de camp
41:50monsieur le président
41:52on veut retourner
41:54chez nous
41:54on n'est plus
41:56chez nous
41:56monsieur le président
41:58le pire exil
41:59pour un français
42:01c'est pas
42:02d'être arraché
42:02à son pays
42:03c'est de ne plus
42:04rien y trouver
42:06de ce qu'il y a aimé
42:07monsieur le président
42:08faites quelque chose
42:08pour nous
42:09rendez-nous la France
42:10pas de réponse
42:13silence
42:15la main
42:16en visière
42:17parce qu'il y a des mouettes
42:19qui meurent en mer
42:20ils s'en fout
42:21l'autorité régalienne
42:25a été inventée
42:27il y a fort longtemps
42:28en France
42:29c'est l'état
42:30qui a inventé
42:31la société
42:32c'est l'état
42:32qui a inventé
42:33la France
42:33l'autorité régalienne
42:36a été inventée
42:37pas du tout
42:37pour les féodaux
42:38les puissants
42:40l'autorité régalienne
42:43a été inventée
42:43pour la protection
42:45le secours
42:46le soulagement
42:47de ceux
42:48qui ne sont rien
42:49et qui n'ont rien
42:50pour se défendre
42:51les sans défense
42:52les sans voie
42:53les victimes
42:53du mal
42:55qui rôde
42:56les victimes
42:58des routiers
43:01et des écorcheurs
43:02comme on disait
43:03au temps de Jeanne d'Arc
43:04et d'ailleurs
43:08très tôt
43:09dans notre histoire
43:10l'autorité régalienne
43:13a revêtu
43:15des allures familiales
43:17d'une autorité paternelle
43:19toute abandonnée
43:20au petit peuple
43:23des parias
43:26alors
43:29quand je vois
43:34qu'Emmanuel Macron
43:35insulte
43:37les français
43:38qui souffrent
43:39qu'il appelle
43:42les drames
43:43récents
43:45de faits divers
43:47on a vu
43:48le papa
43:49de Benoît
43:50à Dax
43:50sa réponse
43:51c'est insupportable
43:53c'est monstrueux
43:54et je pense
43:57en cet instant
43:58à la mère
44:00d'Elias
44:00qui s'est exprimée
44:02récemment
44:02je pense aussi
44:03à celle
44:04qu'on a oubliée
44:05mais la femme
44:06du gendarme
44:06Comine
44:07vous me le rappeliez
44:07au téléphone
44:08Harmonie Comine
44:09qui dit
44:10la France a tué
44:12mon mari
44:12évidemment
44:15on pense aux parents
44:16de Philippine
44:16on pense aux parents
44:17de Thomas
44:17etc
44:18etc
44:18et tous ces parents
44:21qui ne pourront
44:23jamais revivre
44:24aujourd'hui
44:26peut-être qu'ils nous écoutent
44:27j'espère que
44:28mon propos est un
44:29boom au coeur
44:30mais
44:32ils ne peuvent pas
44:33ne pas se dire
44:33ce président
44:35ce chef de tribu
44:36ce chef de famille
44:37il
44:39il ne trouve pas
44:40les mots
44:41il ne pense pas
44:42les plaies
44:42il n'essuie pas
44:43les pleurs
44:44alors
44:45s'il n'essuie pas
44:47les pleurs
44:47c'est qu'il n'est plus
44:48à sa place
44:49sa place
44:50c'est celle
44:51du souverain magistrat
44:52c'est celle
44:53du chef de famille
44:54grand consolateur
44:55c'est celle
44:56du dépositaire
44:57du régalien
44:59des tendresses
45:00françaises
45:01dans l'histoire
45:05de France
45:05y compris
45:07l'histoire récente
45:08quand un président
45:10sent
45:10que le pays
45:11lui échappe
45:12et qu'il y a
45:14une distorsion
45:15entre lui
45:15et son peuple
45:16il s'en va
45:17on pense à
45:20Miran
45:20en 1924
45:21on pense à
45:22Cotty
45:23en 1958
45:25et on pense
45:26au général de Gaulle
45:27en 1969
45:28il s'en va
45:31alors moi
45:33je
45:34m'adresse
45:35au président
45:37de la république
45:38en lui disant
45:38ceci
45:39monsieur le président
45:42vous voyez bien
45:45l'état du pays
45:46il n'y a plus
45:51d'obéissance
45:53d'assentiment
45:54vous souffrez
45:57de ce que
45:57on appelait
45:58à Rome
45:59l'audium
46:00plébis
46:00la haine
46:00du peuple
46:01vous n'avez
46:03plus la main
46:03vous ne savez
46:05plus prévenir
46:06vous ne savez
46:06plus
46:06réconforter
46:09apaiser
46:10alors
46:13il faut partir
46:14l'océan
46:18vous attend
46:19en fait
46:22vous n'êtes
46:22plus dans
46:23la fonction
46:23j'ai vu ça
46:25le jour
46:26où vous avez
46:26nommé
46:26votre meilleur
46:27ami
46:28au conseil constitutionnel
46:30et j'ai pensé
46:30à l'empereur
46:31Caligula
46:32qui avait nommé
46:33son cheval
46:34consul
46:34c'est la fin
46:36il faut partir
46:38en fait
46:40en fait
46:40il faut que vous
46:41donniez
46:42à vos rêves
46:44d'altitude
46:47océanique
46:49leur plein essor
46:53pour que votre intelligence
46:55du monde
46:56soit à sa juste place
46:58quand vous êtes arrivé
46:59on vous a confié
47:01la souveraineté nationale
47:03vous avez voulu en faire
47:05une souveraineté
47:05européenne
47:06et maintenant
47:09vous n'avez
47:10plus de pensée
47:12que pour
47:12les océans
47:14vous voulez passer
47:15de la souveraineté
47:16européenne
47:16à la souveraineté
47:17océane
47:18moi j'ai une place
47:19pour vous
47:20monsieur le président
47:21une place à créer
47:23président des océans
47:26Philippe Devilliers
47:32il y a 15 jours
47:34vous avez adressé
47:35une ode affectueuse
47:36à celui
47:37que Mathieu Kastovitz
47:39a appelé par dérision
47:40le français de souche
47:41et cette semaine
47:43pour la première fois
47:43vous vous êtes resté
47:44énigmatique
47:45en me disant
47:45mon apologue
47:47sera une surprise
47:48et vous avez ajouté
47:50un français
47:51peut-on en cacher
47:53un autre
47:54Philippe Devilliers
47:55quel sera l'objet
47:57de cet apologue mystère
47:58alors
48:01c'est vrai
48:03il y a 15 jours
48:04donc j'ai
48:04adressé une ode
48:06aux français
48:07de souche
48:08et puis
48:11je me suis dit
48:12pour des raisons
48:13vous allez comprendre
48:14tout à l'heure
48:14mais il y a
48:16un autre français
48:16auquel il faut
48:18que je m'adresse
48:19ce soir
48:21ce français là
48:23il vient de l'extérieur
48:25ce français là
48:28qui vient de l'extérieur
48:29il a
48:32un regard d'appel
48:33qui attend l'étincelle
48:36pour devenir un français
48:37de désir
48:38le français de désir
48:42c'est celui
48:44qui brûle
48:45d'entrée en ressemblance
48:47avec nous
48:48et qui
48:51côtoyant le français
48:52de souche
48:53à son tour
48:56rêve
48:58de faire souche
48:59il est prêt
49:01à troquer
49:02ses gloires
49:04ses drames
49:05ses larmes
49:06qu'il a emportées
49:07avec lui
49:08contre les nôtres
49:12à la condition
49:14que
49:16nous soyons capables
49:18de lui donner
49:19à aimer
49:19nos lignées
49:21nos prosopopées
49:22nos héros
49:24nos tendresses
49:25et au français de désir
49:29je propose
49:30une devise
49:32qui est une
49:33confidence attachante
49:35d'un français de désir
49:39célèbre
49:40académicien
49:41Romain Garry
49:42et qui disait
49:43je n'ai pas une goutte de sang
49:45qui coule dans mes veines
49:47mais c'est la France
49:49qui coule dans mes veines
49:50hélas
49:54aux français de souche
49:56je suis obligé
49:57de dire ceci
49:58les politiciens
50:00qui vous parlent
50:01ne vous parlent pas
50:02de la France
50:03ils parlent
50:06d'une autre France
50:08qui n'est pas la nôtre
50:10ils parlent
50:15d'une France
50:17des feux éteints
50:19gouvernée par des âmes mortes
50:23une France
50:25qui ne donne pas envie
50:26il faut
50:31aller chercher
50:32la France
50:33dont je parle
50:36la France
50:38des grandeurs cachées
50:41elles affleurent
50:44comme le granit de Breton
50:45mais on ne les voit pas
50:47à l'oeil nu
50:48il faut aller les chercher
50:49et
50:53dans cette France
50:55des grandeurs cachées
50:56il y a la première
50:58en fait
50:58celle des charités fondatrices
51:00la France
51:04est ce pays
51:04où il arrive
51:06que les fleurs
51:07se mettent à éclore
51:09en plein novembre
51:11pourquoi ?
51:14parce que ce fleurissement
51:17tardiche et paradoxal
51:20correspond à une expression
51:22vieille comme la France
51:25l'été de la Saint-Martin
51:27pourquoi ?
51:29à cause d'un soldat
51:31qui s'est arrêté
51:32au bord de la route
51:33qui a rencontré
51:34un homme
51:35nu
51:35affamé
51:36grelottant de froid
51:39et d'un coup d'épée
51:41il a déchiré son manteau
51:42il lui a donné la moitié du manteau
51:43là la France est née
51:46elle est née à sa vocation
51:48la France
51:49est ce pays
51:50qui est née de l'esthétique
51:52de la miséricorde
51:53mais la France
51:56n'est pas née
51:56que de cela
51:57elle est née aussi
51:59d'un autre symbole
52:02elle est née
52:04d'un échange symbolique
52:06de deux offrandes
52:08celle
52:11du mouchoir de la dame
52:12et celle
52:14de la prouesse du chevalier
52:17lorsque
52:19Godefroy de Bouillon
52:21l'avouait de Jérusalem
52:23rencontre à Jérusalem
52:24croise
52:26une princesse
52:28à Razine
52:28il enlève son homme
52:31et il s'incline
52:32la princesse
52:33a un léger mouvement
52:34de recul
52:35ne craignez pas même
52:37et il lui dit
52:39dans le pays
52:41d'où je viens
52:42dans le pays
52:43qui est le mien
52:43il n'est nul prince
52:45et nul paysan
52:46qui ne fasse honneur
52:48aux dames
52:49la France
52:51et ce pays
52:53qui est né
52:54des élégances
52:56qui mettent
52:58la société
52:59en coquetterie
53:01de politesse
53:01et de bons mots
53:02et puis
53:04aux français de désir
53:06je dis ceci
53:08allez plus loin
53:09faites-vous
53:12votre
53:14propre voyageur
53:17votre propre enquêteur
53:19et vous découvrirez
53:20les secrets
53:24de la France
53:24je vous en donne
53:27trois
53:27trois nombres d'or
53:30d'un peuple
53:31et de son génie
53:32le nombre d'or
53:34des cathédrales
53:35quand
53:35ce n'est plus
53:37la pierre
53:37qui tient la lumière
53:38mais la lumière
53:39qui tient la pierre
53:40le nombre d'or
53:41du jardin
53:43à la française
53:43connu dans le monde entier
53:45envié dans le monde entier
53:46quand
53:50l'ordre
53:52devient symétrie
53:53quand la justice
53:55devient perspective
53:56ça c'est la France
53:58et enfin
53:59le nombre d'or
54:00le moins connu
54:01le nombre d'or
54:04de ces milliers
54:05de petits villages
54:06à flanc de coteau
54:06qui faisait dire
54:09au baron Haussmann
54:11regardez
54:13cette merveille
54:15l'harmonie
54:16des lignes
54:17la
54:19la gratuité
54:22des finitions
54:23et l'échelle humaine
54:27et en fait
54:30à chaque fois
54:31que je traverse la France
54:32je me dis
54:32mais il n'y avait pas
54:33d'architecte
54:33on n'avait pas
54:34le corbusier
54:34on n'avait pas
54:35tous ces architectes
54:36qui nous ont détruit
54:37la politique de la ville
54:39on avait des petits artisans
54:41qui avaient le sens du beau
54:43la France
54:44est une école
54:45une école de goût
54:46la France
54:49est celle
54:50qui a su accueillir
54:51Plotin
54:52l'architecte grec
54:53qui disait
54:54l'architecture
54:55c'est ce qui reste
54:55la pierre ôtée
54:56et puis enfin
55:00évidemment
55:01il faut dire
55:03que la France
55:04est
55:04le seul pays
55:05au monde
55:06qui est né
55:06d'un acte littéraire
55:07c'est-à-dire
55:10que le trésor
55:11de l'âme française
55:13c'est la langue commune
55:15qu'est-ce que ça veut dire ?
55:16ça veut dire
55:16qu'en fait
55:16on peut entrer
55:17en France
55:18par la langue
55:19côté cœur
55:23et à ce moment-là
55:25on devient
55:26voisin de bons mots
55:29voisin
55:30de sentiments
55:32voisin de romances
55:33et très vite
55:35on va se mettre
55:36à prononcer
55:37ensemble
55:38les mêmes paroles gourmandes
55:40on goûte ensemble
55:42on vibre ensemble
55:43et la littérature
55:45devient alors
55:46le miroir commun
55:47du chahut de nos âmes
55:49et puis
55:50très vite
55:51le français de désir
55:54se retrouve
55:54cousin germain
55:55avec le cid
55:59avec gavroche
56:01avec le petit prince
56:02et puis
56:05et puis un soir
56:07ayant baigné
56:11dans cette France
56:12des soleils levant
56:15et des soleils couchants
56:17dans cette France
56:18des neiges
56:19et des tropiques
56:20il se peut que
56:23le français de désir
56:25un soir de grâce
56:27se dise
56:29le miracle a opéré en moi
56:33je sens
56:36que je suis un français de désir
56:39Charlotte
56:43Eliott
56:43je dédie
56:45cet apologue
56:50au plus grand français de désir
56:55de notre temps
56:55il est prisonnier
56:59pour avoir trop aimé la France
57:02c'est mon ami
57:06Boilem Sansal
57:09quel émouvant de surprise
57:14je ne savais pas
57:16que vous alliez
57:17rendre hommage
57:17à Boilem Sansal
57:19ce soir
57:19Philippe de Villiers
57:20qui est détenu
57:21dans les geôles
57:22algériennes
57:22depuis le 16 novembre
57:24dernier
57:24c'est vrai que
57:25depuis quelques semaines
57:28plus personne
57:29ne parle de Boilem Sansal
57:30c'est un bien bel hommage
57:32que vous lui rendez
57:32je peux vous dire
57:33que la dernière fois
57:34qu'on s'est vus
57:35c'était à Béziers
57:35on était tous les deux
57:38et à un moment donné
57:39il me dit
57:41les français
57:41n'aiment plus la France
57:42pourquoi vous dites ça
57:44il me dit
57:44parce que s'il l'aimait
57:45il se battrait pour elle
57:46comme moi
57:47je me bats pour elle
57:48et là il s'est mis à pleurer
57:49et on a pleuré tous les deux
57:52merci Philippe de Villiers
57:54merci et pensons évidemment
57:56à Boilem Sansal
57:56et à ses proches
57:57Charlotte Dornelas
57:58merci beaucoup
57:59dans un instant
58:00c'est l'heure des pros
58:01on va revenir
58:02j'ai demandé à Yoann Misaï
58:03d'écouter attentivement
58:05la conférence de presse
58:07d'Emmanuel Macron
58:08qui devait parler très peu
58:10et qui finalement
58:10a commencé son intervention
58:13non pas à 18h40
58:14nos alentours de 19h10
58:16pour la terminer
58:17à 19h45
58:19je suspecte quelque chose
58:21on doit rendre Philippe
58:25il y a une expression
58:27il essaie de vous
58:29brainwacher
58:29non
58:30c'est ce qu'on appelle
58:32la contre-programmation
58:33alors là
58:35je peux vous dire
58:36je savais qu'il allait faire ça
58:39parce que j'ai eu un coup de fil
58:40s'après-midi de l'Elysée
58:42ah
58:42bah écoutez
58:43moi je ne l'ai pas eu
58:44vous avez des contacts
58:44que je n'ai pas avec l'Elysée
58:46et ils m'ont dit
58:46on a marre de vos scores
58:48et on a dit au président
58:51tu vas parler
58:52en pleine émission
58:54de Philippe de Villiers
58:54déjà moi la première question
58:56que je posais
58:56vous savez ce qu'ils se sont dit
58:57ils vont se dégonfler
58:58ils vont
58:59ils vont passer
59:01ils vont laisser la place au président
59:02non mais ce qui est quand même incroyable
59:03c'est qu'on a un président
59:05de la république
59:06française
59:07qui
59:08a parlé plus longtemps
59:10que les chefs d'état
59:12concernés par ce qui se passe
59:14au Moyen-Orient
59:15c'est-à-dire que
59:15Benjamin Netanyahou
59:16que le président iranien
59:18ou même que Donald Trump
59:19il parlait pendant 45 minutes
59:20il a même parlé aussi
59:21de la Palestine
59:22visiblement
59:22bref
59:22on saura tout dans un instant
59:24vous n'avez pas remarqué
59:25Philippe on est très en retard
59:27attendez
59:27dans le milieu du football
59:28oui
59:29moi j'ai remarqué une chose
59:30que disait José Arribas
59:32l'entraîneur du FC Nantes
59:33qu'est-ce qu'il a dit ?
59:35il disait
59:35souvent dans le vestiaire
59:36ce sont les coupeurs de citron
59:38qui parlent le plus longuement
59:39merci beaucoup
59:41Philippe Devilly
59:42merci Charmette Dornelas
59:43dans un instant
59:43c'est l'heure des pro
59:44à tout de suite
59:45c'est l'entraîneur du FC Nantes
59:47c'est l'entraîneur du FC Nantes
59:48c'est l'entraîneur du FC Nantes
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