- il y a 9 mois
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe de Villiers.
00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:06Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffroy.
00:08Geoffroy le jeune est avec nous comme chaque vendredi soir.
00:10Cher Geoffroy, bonsoir.
00:12Bonsoir Elliot, bonsoir Philippe.
00:13Et on a envie de dire enfin, enfin une bonne nouvelle, enfin une note positive.
00:20Votre ami Boilem Sansal, Philippe détenu depuis le 16 novembre 2024 par le régime algérien,
00:26a été libéré cette semaine.
00:27Il est soigné actuellement en Allemagne.
00:30Et puis il a eu cette phrase formidable adressée à Kamel Daoud, son ami, le prix de Goncourt.
00:37Kamel Daoud, franco-algérien, bonjour la France, je reviens, on va gagner.
00:43Vous avez écrit et vous avez coussacré un chapitre dans votre livre Populicide,
00:47Aude aux Français de désir, et vous parlez de Boilem Sansal dans cet ouvrage.
00:53Vous dites, je dédie cette ode au plus grand Français de désir vivant qui aura connu la prison pour avoir trop aimé la France.
01:03Et on attend bien évidemment votre première réaction, cher Philippe de Villiers.
01:09Alors ma première réaction, je dirais que j'ai traversé comme tout un chacun, un moment d'exultation.
01:18Au sens de la phrase de Pascal, joie, joie, pleure de joie, certitude.
01:29Il est vivant, il n'est pas mort.
01:32Il garde sa lumière, comme dit son ami Kamel Daoud.
01:43Et il va bientôt revenir et on va pouvoir le voir, peut-être l'inviter ici.
01:49Ce serait formidable.
01:50Oui.
01:51Et je l'aime beaucoup, nous aimons beaucoup, vous verrez.
01:55Et je vais expliquer pourquoi dans un instant.
02:00Mais auparavant, ce que je voudrais dire, c'est que cette joie est une joie totale,
02:09sans bavure, quand on pense à lui, à sa famille, à ce qu'il a enduré, à ce qui est maintenant derrière lui.
02:16En revanche, j'aurais un petit mot sur la diplomatie française, que vous me pardonnerez.
02:25Pour saluer, c'est assez rare, une victoire allemande.
02:32Dans ma famille, c'est une rareté.
02:37Une victoire allemande.
02:38Il faut saluer le président de l'Allemagne, qui a négocié le retour de Wohlem Sansal.
02:49Ce qu'on n'a pas dit, c'est que, à ma connaissance, il y a eu un marché, en fait.
02:57Oui.
03:00Aller chercher les informations.
03:01À Alger, il y a eu une cérémonie importante, le 11, la veille de la libération.
03:09Une cérémonie importante avec une consignature d'un document d'aide mutuelle.
03:19Il y avait l'ambassadeur de l'Union Européenne, il y avait un responsable algérien de très haut niveau
03:25et un responsable allemand de très haut niveau sur la question des hydrocarbures.
03:31Et moi, je pense que l'Allemagne a dit à Emmanuel Macron
03:37« Bon, tu lâches sur le Mercosur, parce qu'on ne peut pas faire autrement.
03:44Et c'est très important pour nous, les Allemands, parce qu'on veut sauver notre automobile.
03:49Et nous, on règle le problème de Wohlem Sansal.
03:54Wohlem Sansal, qui est français.
03:56Francois-Jardin, mais qui est français.
03:57Donc, sauvé par l'Allemagne.
04:00Soigné par l'Allemagne.
04:02Alors, pour la France, c'est...
04:05Je vous ai entendu, Jean-Fran, parler de « camoufler ».
04:08C'est le mot qui convient.
04:10C'est une humiliation diplomatique.
04:13Songez que la France a derrière elle...
04:15C'est mon ami Dominique Souchet, le grand diplomate, l'ambassadeur, qui m'a dit ça un jour.
04:20Songe, Philippe, que la France a derrière elle 2000 ans de savoir-faire diplomatique.
04:25C'est le pays de Talleyrand, de Vergènes.
04:28Bon.
04:29Et de Barreau.
04:31Bon.
04:31Et là, en fait, on a eu le président de la République, Emmanuel Macron, la bouche en cœur, qui a remercié son ravisseur.
04:44On en est là.
04:45Et à l'Assemblée, c'est passé inaperçu.
04:47Mais pas pour moi, parce que je connais le langage diplomatique et le code pénal.
04:56Monsieur Lecornu s'est levé pour saluer la libération.
05:01Et il a dit merci au président...
05:03Oui, le président Macron a dit merci au président Tebboune pour son humanité.
05:10C'est le syndrome de Stockholm.
05:14On est dans les phares, on se fait écraser, on remercie la voiture.
05:17Et le conducteur.
05:18Bon.
05:20Par contre, Lecornu, il a dit merci au président Tebboune d'avoir eu le geste qui a consisté à gracier Boilem Sansal.
05:30Non, gracier, c'est pas le mot qui convient.
05:31Parce que quand on gracie, dans le code pénal, c'est qu'on garde la faute, mais on efface la peine.
05:39Or là, il n'y a pas de faute.
05:41Nous, à la France, on n'a pas à reconnaître une faute.
05:44Il n'y a pas de culpabilité.
05:45Donc, ce n'est pas le mot qui convient.
05:47Il fallait dire libéré, il fallait dire élargi, tout ça, mais pas gracier.
05:52Alors, en fait, moi, ce que je voudrais dire à tous les Français qui nous regardent,
05:55et dont beaucoup ne connaissent pas Boilem Sansal,
05:58pourquoi ? Pourquoi c'est un grand Français ? Pourquoi c'est un grand homme ?
06:04Et aujourd'hui, il va incarner, et ça, ça va faire peur au pouvoir,
06:10il va incarner la figure archétypale de la résistance, de la dissidence par rapport à l'islamisme conquérant.
06:17Et ça va faire mal, parce qu'on ne va pas le faire taire.
06:21Personne ne le fera taire, je le connais.
06:23Et surtout, avec ce qu'il vient de vivre maintenant, je peux vous dire qu'on va l'entendre.
06:28Alors, je dirais d'abord que c'est un visionnaire.
06:30Jean-François Colossimo, qui est son éditeur de son dernier livre,
06:35a eu un mot juste, il a dit que c'est le Solzhenitsyn algérien.
06:38Très juste.
06:39C'est-à-dire qu'en fait, Solzhenitsyn a dénoncé l'aveuglement des Occidentaux face au communisme,
06:48et Boilem Sansal a dénoncé l'aveuglement des Occidentaux face à l'islamisme.
06:55Il y a un parallèle qui est saisissant.
06:56Il a mis en garde les Français sur l'islamisation des banlieues.
07:04Ce n'est pas moi qui parle, c'est lui.
07:05En disant, attention, vous allez avoir des quartiers de conquête,
07:11et vous allez doucement vers le califat.
07:13Il a connu le fils en Algérie.
07:15Il sait d'où vient l'Algérie, ce qui s'est passé en Algérie.
07:19Ensuite, il nous a mis en garde sur la rente mémorielle.
07:24Je me souviens, on en a parlé.
07:25Ah, la rente mémorielle, ça le rendait fou.
07:28Et sur la mauvaise conscience coloniale.
07:34Mais surtout, ce n'est pas qu'un visionnaire.
07:36Un visionnaire qui voit avant tout le monde les dégâts que vont faire l'islamisme d'un autre pays,
07:43jusqu'au califat, peut-être dans 30 ans.
07:46Il leur a dit, il l'a dit, il le dit à tout le monde.
07:50C'est pour ça que la gauche française se réjouit moins que ceux qui sont des esprits libres.
07:59Mais c'est plus que ça, c'est un écrivain français, francophone,
08:02de grand talent.
08:05J'espère, j'espère que l'Académie française va l'accueillir.
08:08Il faut en faire un membre à part entière tout de suite.
08:12Et, vous voyez, on dit, la langue, c'est le sang de l'âme d'un peuple.
08:17Si c'est vrai, alors, Boulême Sansal, il est plus français que tous les Français.
08:28Et c'est vrai que dans mon livre, j'ai pensé à lui en écrivant une ode aux Français de désir.
08:35Il y a le Français de souche, qui reçoit la France,
08:38sans avoir rien demandé,
08:40encore faut-il qu'il cultive ce souvenir,
08:44et qu'il le transmette.
08:45Et puis, il y a le Français de désir, qui rêve d'entrer en ressemblance,
08:50et qui vient d'ailleurs.
08:52Encore faut-il qu'on lui donne envie de nous ressembler.
08:57Et dans cette ode aux Français de désir,
09:00j'ai dit ceci.
09:04Face aux Français de désir,
09:06nos élites mondialisées ne donnent à voir qu'une France
09:11qui n'est plus la France.
09:13une France
09:15de feux éteints
09:18et d'âmes mortes.
09:20Une France gouvernée par des âmes mortes,
09:23avec des feux éteints.
09:25Une France qui ne donne plus envie.
09:29Et un jour,
09:30Boulême Sansal m'a dit,
09:32moi, Philippe,
09:33j'ai compris que ce qu'il faut
09:35aller chercher,
09:37écoutez bien,
09:38c'est la France des grandeurs cachées.
09:40merci Boulême Sansal
09:45de parler,
09:49de reparler,
09:50de nous parler,
09:52et de parler au monde entier,
09:54comme aucun Français ne sait parler
09:56de la France.
09:57Honneur aux Français de désir.
10:02Vous savez que c'est la deuxième fois,
10:04depuis qu'on fait cette émission,
10:05que vous remerciez l'Allemagne.
10:07Vous ne vous souvenez pas de la première ?
10:10La première fois, c'était quand ils avaient remis
10:14les contrôles aux frontières,
10:17en disant,
10:18enfin, l'Allemagne fait ce que la France ne fait pas.
10:20C'était il y a un an et demi.
10:23Et je m'en suis souvenu.
10:24Ce serait passionnant de recevoir Boulême Sansal.
10:27Et l'invitation sera faite, bien évidemment,
10:30lorsqu'il sera de retour
10:31sur notre beau pays.
10:33Philippe Devilliers,
10:34autre sujet à présent.
10:36Vous le savez,
10:37les téléspectateurs l'ont suivi,
10:39évidemment,
10:40sur CNews.
10:41Nous avons commémoré
10:42le dixième anniversaire
10:43des attentats terroristes islamistes
10:45du 13 novembre 2015.
10:46132 morts
10:48et plus de 400 blessés.
10:49Vous m'avez confié,
10:50Philippe Devilliers,
10:51que vous aviez reçu
10:52une lettre émouvante
10:54d'une mère de famille
10:55qui a perdu,
10:58Philippe,
10:58ses deux filles
10:59au Bataclan.
11:01Expliquez-nous.
11:04Alors, j'ai reçu une lettre
11:05après le Bataclan,
11:06une première lettre
11:07d'une dame
11:09qui s'appelle Sylvie Pétard.
11:12Avec son mari,
11:13ils m'ont écrit,
11:13ils étaient désespérés.
11:15Puis une deuxième lettre,
11:17puis une troisième.
11:18Et là, c'est la dernière lettre.
11:19Voilà, je l'ai retranscrite
11:21pour pouvoir vous la lire.
11:23Je vais vous lire
11:24quelques passages
11:26qui sont particulièrement émouvants.
11:31Cher Philippe Devilliers,
11:33je me permets de vous écrire
11:35à nouveau
11:35pour vous demander une requête.
11:38Dix ans,
11:39dix ans que nos filles
11:40Marion et Anna
11:41sont parties rejoindre Marie.
11:43Elles ont été tuées.
11:46Elles prenaient un café
11:47à une terrasse.
11:50Donc, la soirée du Bataclan.
11:52Marion et Anna
11:53sont parties rejoindre Marie.
11:55Cela fait dix ans
11:56que tous les matins,
11:57dans mes prières,
11:58après mes trois avais Maria,
12:00je prie Marie
12:01de ne pas oublier
12:01sa promesse
12:02de protéger
12:03mes grandes filles d'amour,
12:05de les garder
12:05tout contre elle,
12:07dans son âme
12:07et dans son cœur de maman.
12:09Je n'accepte pas
12:11et je ne veux pas
12:12que nos filles
12:13deviennent un souvenir.
12:15Elles sont bien présentes
12:16parmi nous
12:16et nous aident
12:17chaque jour
12:18que Dieu veut
12:19à vivre.
12:21Pourriez-vous
12:22juste lire
12:23ma lettre
12:24sur le plateau
12:24de CNews
12:25le vendredi 14 novembre
12:27pour que le 13 novembre
12:29ne soit pas déjà oublié
12:30en hommage sincère
12:32pour toutes ces vies
12:33arrêtées brutalement,
12:35innocemment,
12:35volontairement,
12:37gratuitement,
12:38juste pour montrer
12:39que l'on peut vivre
12:40avec l'aide de Dieu
12:41et de Marie
12:41et que c'est la seule
12:43porte de sortie
12:44pour réapprendre à vivre.
12:46Voilà pourquoi
12:47je me permets
12:48de vous écrire
12:49dans votre sensibilité
12:51de père
12:52et non d'homme politique,
12:54non comme
12:54toutes ces marionnettes
12:56qui gesticulent
12:57prennent un air triste
12:58le temps d'une photo
13:00devant les caméras
13:01lors de leur commémoration
13:03du 13 novembre
13:04et en ne pensant
13:06surtout pas aux Français.
13:08Merci de votre engagement
13:09envers tous les Français
13:10avec toute notre affection.
13:13Sylvie Pétard.
13:17Et vous le savez,
13:18hier,
13:20je savais que j'allais lire
13:21cette lettre,
13:21mais je ne savais pas
13:27que j'aurais à dire
13:30ma honte,
13:32ma honte de Français
13:35en lisant les informations.
13:41Est-ce que vous imaginez
13:42cette famille
13:42qui a perdu ses deux filles
13:44comme toutes les familles
13:45qui ont perdu un membre
13:47si cher
13:48lors de cette soirée tragique ?
13:52Imaginez ces familles
13:53qui entendent parler
13:54d'un ordinateur
13:56du grand organisateur
13:59du meurtre collectif
14:01Abdeslam.
14:04Un ordinateur,
14:05une clé USB,
14:08on parle d'un mariage
14:09en prison,
14:11il ne faut pas se gêner,
14:12et pire que ça.
14:15On entend un écolo
14:16qui dit
14:17il y a eu
14:19150 morts,
14:22mais avec la pollution
14:24de l'air,
14:25il y en a 500 000 par an.
14:28Vous imaginez
14:28la goujatrie,
14:31l'abjection.
14:33Et donc,
14:33on est entre l'abjection
14:34et la connivence,
14:36la dimitude,
14:37la dimitude de la justice.
14:40On voit bien que déjà,
14:42on lâche du lest.
14:44Mais pire que ça,
14:46ce qui m'a fait bondir.
14:48Et là,
14:48pour une fois,
14:49je vais rendre hommage
14:50à Charlie Hebdo,
14:52Sourisseau,
14:52qui est un bandien d'ailleurs,
14:54Risse,
14:55qui a très bien dit
14:56cette histoire
14:57de justice réparative.
14:59Voilà que
15:00Abdeslam,
15:01le grand organisateur
15:02du meurtre,
15:03propose maintenant
15:04une justice réparative.
15:05C'est quoi la justice réparative ?
15:06D'ailleurs,
15:07c'est un néologisme américain.
15:10Ça consiste à dire
15:11aux victimes
15:11« Attendez,
15:12venez me voir,
15:13on va parler,
15:14on va parler. »
15:15Oui,
15:15ça s'appelle la Takia.
15:17C'est un piège,
15:17évidemment.
15:18Pourquoi c'est un piège ?
15:20Parce que
15:20ce n'est pas un chauffard
15:21avec des victimes du chauffard.
15:23Là,
15:24on est devant
15:24un terroriste,
15:26un terroriste
15:27qui veut brutaliser
15:27toute la société.
15:28Il y a quelqu'un
15:29qui est très bien parlé,
15:30c'est la directrice générale
15:32des services intérieurs
15:33de renseignement,
15:35Céline Berton.
15:37Et elle a dit
15:38« On a affaire
15:39à quelqu'un
15:40qui veut tuer
15:41la société
15:41toute entière. »
15:43Donc,
15:44cette idée
15:44d'une confrontation
15:47avec les victimes,
15:49en fait,
15:50elle a un seul but,
15:51c'est de faire peser
15:52le poids moral
15:54du refus
15:54sur les victimes.
15:55Donc,
15:56c'est ignoble.
15:57Et qu'on le laisse faire ça,
15:58c'est encore plus ignoble.
16:01Je vous propose
16:01d'écouter
16:02Emmanuel Macron
16:02qui a réagi
16:03sur la menace
16:04terroriste islamiste.
16:05Écoutez.
16:07À tout moment,
16:08le terrorisme islamiste
16:09projeté peut renaître
16:11au Moyen-Orient,
16:12en Asie centrale,
16:13dans la corne
16:13de l'Afrique
16:14ou ailleurs.
16:15Et la vigilance
16:16est permanente
16:17en chacun
16:17de ces lieux.
16:19Et d'autres formes
16:21de terrorisme
16:22émergent
16:22auxquelles
16:23nous ne céderons
16:24rien non plus.
16:27Face à cela,
16:29notre nation
16:30est garante
16:31du combat
16:32perpétuel.
16:33mener
16:35sans jamais
16:36renier
16:36nos valeurs
16:37de justice
16:37et de liberté.
16:41Elle se porte garante
16:42que tout sera fait
16:43pour empêcher
16:43toute nouvelle attaque
16:44et pour punir
16:45de manière implacable
16:47ceux qui s'y risqueraient.
16:49Et dans cette décennie
16:50écoulée,
16:52la nation
16:52s'est fortifiée.
16:54Je vous ferai le jeune.
16:55Alors, Philippe,
16:56on s'en souvient tous
16:57en ce qui nous concerne,
16:57mais vous,
16:58où étiez-vous
16:59le 13 novembre
17:00et que faisiez-vous ?
17:02Ah !
17:04Alors,
17:06le 13 novembre 2015,
17:10j'oscillais
17:12entre deux activités.
17:15Je crois que le matin,
17:16j'ai écrit,
17:18je mettais la dernière main
17:19un scénario
17:20pour le Puy du Fou
17:20qui s'appelait
17:21Le Dernier Panache
17:22sur Charette.
17:24Rien ne se perd
17:25jamais, monsieur.
17:26Et l'après-midi,
17:30j'étais en train
17:30d'entreprendre
17:31l'écriture
17:32d'un livre
17:35qui est sorti
17:37en début 2016
17:38et qui s'appelait
17:39Les cloches
17:40sonneront-elles
17:41encore demain ?
17:44Pourquoi j'ai choisi
17:44ce titre ?
17:46Parce que j'avais été
17:47marqué par deux événements
17:48de l'année 2015.
17:50C'était avant
17:51les attentats
17:53du 13 novembre.
17:55Premier événement,
17:56c'est Charlie Hebdo,
17:57l'attentat de Charlie Hebdo
17:58le 7 janvier 2015.
18:01Et là,
18:02j'ai vu,
18:03après l'attentat,
18:05le comportement
18:06de toute la classe dirigeante
18:07et de la société
18:09de connivence,
18:10ce qu'ils appellent
18:11la riposte des bougies.
18:13C'est là
18:13que ça a commencé.
18:15L'accueil de l'autre,
18:16le vivre ensemble,
18:17on est tous frères.
18:19Voilà.
18:19Et donc,
18:20en fait,
18:20c'est le début
18:21de la diminution
18:23capitis
18:23de nos élites
18:24qui ne veulent pas
18:25voir ce qui s'est passé.
18:27En fait,
18:27on traite ça
18:28comme un accident climatique
18:29ou un accident de la route.
18:32Et donc,
18:32je me suis dit,
18:32là,
18:32je prends la plume.
18:33Mais pire,
18:35le jour de Pâques,
18:37je me souviens,
18:38je revenais de son combo.
18:40Et j'entends à la radio,
18:42à Europe 1,
18:44voilà,
18:46le recteur
18:48de la grande mosquée
18:49de Paris,
18:49vient de prendre la parole
18:51aux bourjets
18:51devant 50 000 croyants
18:53et il a déclaré
18:54« Nous avons 2200 mosquées,
18:58il faut doubler
18:58le nombre des mosquées
18:59dans les deux ans
19:00qui viennent. »
19:02Et en fait,
19:02là,
19:03je me dis,
19:04en associant les deux événements,
19:07« Allez,
19:08il faut que je reprenne la plume
19:09et que je porte la plume
19:10dans la plaie
19:11parce que je sens bien
19:13que le bedo va être remplacé
19:16par le muetzin
19:17et que bientôt,
19:17on ne pourra plus sonner
19:18les cloches
19:19et que l'islamisme
19:23et que l'islamisme
19:24est en train d'avancer
19:25à la mesure
19:26de notre démission
19:27et de nos craintes.
19:32Et le titre,
19:33j'ai appelé Lisboël,
19:34mon éditrice,
19:35qui m'a dit,
19:36c'est un titre formidable.
19:37« Les cloches
19:38sonneront-elles
19:39encore demain ? »
19:41Et en fait,
19:41j'ai repensé à ça,
19:42c'est drôle,
19:43hier,
19:44parce que
19:44les cloches
19:45ont sonné hier,
19:46dans toute la France
19:47et à Notre-Dame de Paris.
19:49Et ça,
19:50ça m'a profondément touché
19:51parce que ça veut dire
19:53qu'il reste
19:55de nos racines,
19:56de notre culture,
19:57de notre civilisation,
19:59quelque chose
19:59qui est
20:00le plus beau de symbole.
20:02Les cloches
20:03touchent
20:05au paysage intime.
20:07de chaque Français.
20:09Comment,
20:10Philippe de Villiers,
20:11expliquez-vous
20:11l'engrenage
20:12fatal
20:13qui a conduit
20:15au 13 novembre
20:162015
20:17et notamment
20:19ce 13 novembre,
20:20les terrasses,
20:20bien sûr,
20:21le Stade de France
20:21ou encore
20:22le Bataclan ?
20:25Vous avez raison
20:25de parler
20:26d'un engrenage.
20:30Et là,
20:31ce que je vais dire
20:32va secouer.
20:37c'est un sujet
20:40que je connais bien.
20:44Je vais dire
20:44des choses
20:45désagréables
20:45pour la classe
20:49dirigeante.
20:51Ils ont menti.
20:53Certains par action,
20:54d'autres par omission.
20:56Allons-y.
20:57Engrenage.
20:58Un engrenage,
20:59c'est-à-dire
20:59il y a des crans.
21:00On va passer
21:03du premier cran
21:04au quatrième cran
21:05ensemble,
21:05si vous voulez bien.
21:06Premier cran
21:07de l'engrenage.
21:11Le 22 septembre 2014,
21:14le ministre des Attentats,
21:15c'est ainsi qu'on l'appelle,
21:18Al-Adnani,
21:21depuis la Syrie,
21:22depuis l'Irak,
21:24depuis le Moyen-Orient,
21:26publie
21:27un avis
21:29un avis
21:31de décès
21:32pour l'Occident,
21:33c'est-à-dire
21:34un message
21:35pour
21:37tuer les Européens
21:38et spécialement,
21:39je cite,
21:41les méchants
21:42et impurs
21:42français
21:43qu'on appelle
21:45là-bas
21:45les croisés,
21:46s'ils savaient
21:46ce que les croisés
21:48sont devenus.
21:49Les croisés.
21:51Et donc,
21:51il appelle
21:51à tuer les croisés.
21:53Bon.
21:53nous,
21:55on entend ça.
21:56Nous,
21:56le gouvernement français,
21:58les parlementaires,
21:59la classe politique
22:00entend ça.
22:01Donc,
22:01on est prévenus.
22:04Et
22:04ce ne sont pas
22:06des rigolos de Karmes,
22:08les djihadistes.
22:10Premier cran.
22:11Deuxième cran,
22:1231 août
22:132015,
22:17là,
22:18en fait,
22:20c'est
22:20Angela Merkel
22:22qui
22:24annonce
22:26à tout le peuple allemand
22:27Wir schaffen das.
22:31Nous y arriverons.
22:32Qu'est-ce que ça veut dire
22:33nous y arriverons ?
22:34Ça veut dire
22:34nous accueillons
22:35des milliers
22:36et des milliers
22:37et des milliers
22:37de réfugiés.
22:40Nous les accueillons
22:41en Allemagne.
22:43Petite parenthèse,
22:44à la demande
22:45du patronat allemand
22:46qui pratique la traite
22:47du travail.
22:53Et
22:53par exemple,
22:55à Munich,
22:56à la gare de Munich,
22:56vont arriver
22:5720 000 réfugiés.
23:01Retenez bien
23:01ce que je dis
23:02parce que
23:02les crans,
23:03après,
23:04les crans
23:06vont se succéder
23:07dans l'harmonie.
23:09Hélas.
23:10Troisième cran.
23:13Le troisième cran,
23:13c'est le déni.
23:16Le ministre de l'Intérieur
23:18de l'époque,
23:18M. Cazeneuve,
23:21le président de la République,
23:22François Hollande,
23:25explique
23:25au micro de Jean-Pierre Elkabach
23:29le 13 septembre 2015.
23:32Vous pouvez retrouver
23:33les archives.
23:36Jean-Pierre Elkabach,
23:36qui est un journaliste
23:37particulièrement compétent
23:40et incisif,
23:41pose une question naïve.
23:42il dit,
23:43mais tous ces réfugiés
23:45qui sont arrivés,
23:46tous ces migrants
23:47qui sont arrivés
23:48par la Méditerranée
23:49depuis la Grèce,
23:52vous êtes sûr
23:53qu'il n'y a pas
23:53parmi eux
23:55des terroristes
23:56qui sont glissés
23:57dans les rangs ?
23:59Et la réponse
24:00du Cazeneuve,
24:01le 13 septembre 2015,
24:03c'est grave
24:04ce que je vais dire.
24:05Il dit,
24:07oui,
24:07ça serait possible,
24:08mais je ne crois pas
24:09pour l'instant.
24:13Je ne crois pas
24:14pour l'instant.
24:17Ça pourrait être
24:18plus net,
24:19mais en tout cas,
24:19non.
24:20La réponse,
24:21c'est non.
24:22Donc,
24:22c'est le déni.
24:24Pendant ce temps-là,
24:25le directeur général
24:26d'Europol,
24:27lui,
24:27dit,
24:28il y a 3000 terroristes
24:29potentiels
24:30qui se sont glissés
24:30dans les rangs
24:31des migrants,
24:32et la directrice générale
24:34d'Eurojust
24:35explique
24:35la même chose,
24:37qu'en fait,
24:38il y a des terroristes
24:39qui se sont glissés
24:40depuis la Grèce.
24:42Ils sont arrivés
24:42en embarcation
24:43avec les migrants,
24:45voilà,
24:45en fabriquant
24:46des faux passeports
24:47qu'on a retrouvés ensuite.
24:50Et enfin,
24:50quatrième cran,
24:51ce sont les attentats,
24:53et là,
24:54c'est la faillite
24:54de Schengen.
24:56Le journal Le Monde
24:57vient de lever
24:59un coin du voile
25:00il y a deux jours
25:00en disant
25:01les défaillances
25:02de Schengen.
25:03Ah ah,
25:04ça y est,
25:04on y arrive.
25:05Alors c'est quoi
25:07les défaillances
25:08de Schengen ?
25:10Eh bien,
25:12il y a les convois,
25:15les frontières,
25:16les convois.
25:18Donc maintenant,
25:18on sait
25:19qu'en fait,
25:20les terroristes
25:21ont profité
25:22des convois
25:23de Mme Merkel,
25:24Mme Mütter-Courage,
25:25comme on disait à l'époque,
25:26la Mamamushi,
25:27comme disent les Turcs,
25:28avec qui elle a négocié
25:296 milliards d'euros
25:30pour protéger
25:31la frontière,
25:32vu que l'Europe
25:33n'est pas capable
25:33de protéger elle-même
25:34sa frontière
25:35avec son propre argent.
25:37Et donc,
25:37la Mütter-Courage
25:38a fait rentrer
25:39les réfugiés,
25:41et donc,
25:42ils sont rentrés
25:42par la Grèce,
25:43on sait tout ça,
25:44ils ont fabriqué
25:45des faux passeports,
25:46Schengen,
25:47voilà,
25:47et puis,
25:48ils sont remontés
25:49par l'Allemagne,
25:50puis la Hongrie,
25:51et puis,
25:52ils sont arrivés
25:53évidemment à Molenbeek.
25:55Je me souviens
25:55de la phrase de Zemmour,
25:57un jour,
25:57qui dit,
25:58c'est par AK
25:58qu'il faut bombarder
25:59ces Molenbeek,
26:00parce que c'est là
26:00que ça se passe,
26:01c'est là
26:01qu'il y a la plaque tournante.
26:03Donc,
26:04voilà pour les convois.
26:08Manuel Valls,
26:08Premier ministre,
26:11sur France 2,
26:15le 15 novembre 2015,
26:18avoue,
26:19oui,
26:20les terroristes
26:21ont profité
26:23du passage
26:24des migrants
26:25pour se glisser
26:25parmi les rangs
26:26des migrants.
26:27vous vous rendez compte.
26:32Alors,
26:32la frontière,
26:33Schengen,
26:35vous savez
26:35comment les terroristes
26:36au cours du procès
26:37ont appelé Schengen
26:38un jeu de piste.
26:40Vous entendez ?
26:42Un jeu de piste.
26:44C'est-à-dire qu'en fait,
26:45ils sont arrivés
26:46par la Grèce,
26:47notamment,
26:48pour arriver
26:49jusqu'à Molenbeek.
26:50Et ensuite,
26:51vous prenez
26:52le commando
26:52de Bataclan,
26:54vous prenez
26:54le commando
26:55du Stade de France,
26:56vous prenez
26:56le commando
26:57des terrasses,
26:58c'est un va-et-vient
26:59impermanent
26:59des jours
27:00et des nuits
27:00entre la Belgique
27:01et la France.
27:03Depuis Molenbeek
27:04jusqu'en France.
27:05Et vous savez
27:05combien il y a
27:06de points de passage
27:07non gardés
27:07entre la Belgique
27:09et la France ?
27:101500.
27:11Donc,
27:12en réalité,
27:13la classe dirigeante
27:15qui a fait Schengen,
27:16qui a maintenu Schengen,
27:17qui a défendu Schengen
27:18et qui aujourd'hui
27:19encore est arc-bouté
27:21sur Schengen,
27:22elle a du sang
27:23sur les mains.
27:24Ces gens-là,
27:24je les ai vus hier.
27:26Enrandouignon,
27:27ils n'avaient pas
27:28la figure
27:29parce que je suis sûr
27:30qu'au fond d'eux-mêmes,
27:31et j'espère que mon mot
27:32va leur parvenir,
27:34ils ne sont pas nets.
27:35La classe dirigeante
27:37a du sang
27:38sur les mains.
27:40Geoffroy Lejeun.
27:41Philippe,
27:41on est dix ans après
27:43ce qui restera
27:43sans doute
27:44le choc traumatique
27:45le plus épouvantable
27:47de notre époque.
27:47Est-ce que vous pensez
27:48que dix ans après,
27:50les leçons ont été tirées ?
27:53Non.
27:55Il y avait un papier
27:56ce matin remarquable
27:57de Nicolas Pouvromonti,
28:00le directeur général
28:02de l'Observatoire
28:03de l'immigration
28:03et de la démographie,
28:05qui dit très bien
28:06les choses.
28:08Et il vous répond.
28:09On n'a pas tenu compte
28:14des leçons.
28:15Mais surtout,
28:17tout a empiré en fait.
28:19J'énumère.
28:22D'abord,
28:22il y a la question démographique.
28:24Ce que dit très bien
28:25Nicolas Pouvromonti,
28:26c'est qu'en réalité,
28:28depuis dix ans,
28:31la pente démographique
28:32s'aggrave.
28:34C'est-à-dire que,
28:35soyons concrets,
28:37il y a de plus en plus
28:38de migrants
28:39qui viennent
28:40de plus en plus nombreux
28:41de pays
28:42de plus en plus musulmans.
28:45Sept migrants sur dix
28:46viennent de pays
28:48à majorité musulmane.
28:49Deuxièmement,
28:50l'indice de fécondité
28:51différentiel.
28:53Ça va du simple
28:55au double.
28:57Entre les femmes
28:58qui sont nées en Afrique
28:59et les femmes
28:59qui sont nées en France,
29:00c'est 2,7
29:02l'indice de fécondité
29:04contre 1,5.
29:06Il suffit de prolonger
29:07la courbe
29:07pendant quelques années.
29:09Et on voit
29:09ce qui va se passer.
29:11Troisièmement,
29:12le nombre de femmes
29:14qui portent
29:15le voile islamique
29:15a doublé
29:16en dix ans.
29:21Quatrièmement,
29:23le nombre
29:26de titulaires
29:27du droit d'asile
29:28ou de refusés
29:29du droit d'asile
29:30a triplé
29:31en dix ans.
29:32Et par exemple,
29:34je vous donne un exemple
29:35que je vous invite
29:37à méditer.
29:38En 2007,
29:39il y avait
29:392000 Afghans
29:41en France.
29:43Qu'est-ce qu'ils faisaient
29:44leur dire ?
29:45Aujourd'hui,
29:45combien il y en a ?
29:46100 000.
29:48Et enfin,
29:49il y a eu
29:49un million
29:50de nationalités
29:53accordées,
29:55naturalisations,
29:56accordées
29:56à des étrangers.
29:58Quand on sait
29:58que Abdel Slam
29:59est un Français
30:01juridiquement,
30:04on aurait dû
30:06quand même
30:06faire attention
30:07à la manière
30:08d'accorder
30:08la nationalité.
30:11Ça,
30:11ça aurait été
30:12une leçon.
30:12Elle n'a pas été
30:13entendue.
30:14Deuxièmement,
30:16la menace.
30:17La menace,
30:18elle a changé.
30:20À la menace exogène,
30:21c'est ajouté
30:23la menace endogène.
30:24La menace exogène,
30:25elle existe encore.
30:26L'État islamique
30:27au Coruscant,
30:29le Gaza,
30:31l'Afrique.
30:33Regardez ce qui se passe
30:33en ce moment en Afrique.
30:35On ne peut pas dire
30:35que la menace exogène
30:36n'existe plus.
30:38Mais à cette menace,
30:40c'est ajouté
30:40la menace endogène,
30:42c'est-à-dire
30:42la menace domestique.
30:44Avec trois phénomènes.
30:46Premier phénomène,
30:47l'ubérisation,
30:48l'ubérisation
30:49du terrorisme.
30:50Qu'est-ce que c'est
30:50l'ubérisation du terrorisme ?
30:52C'est le petit entrepreneur
30:54en terrorisme.
30:55à son compte.
30:58Le djihad individuel.
31:00Ce que
31:01Gilles Kepel appelle
31:04le TikTok
31:05djihadiste.
31:08C'est-à-dire,
31:09on ne peut pas le contrôler.
31:10On est passé
31:11du djihad collectif
31:12au djihad individuel.
31:13Donc,
31:16c'est ce qu'ils appellent
31:17les spécialistes
31:18l'ubérisation du terrorisme.
31:20Deuxièmement,
31:20le rajeunissement.
31:22Les six derniers
31:23les six derniers
31:25terroristes repérés
31:26détectaient
31:28la moyenne d'âge
31:30c'est entre 17 et 21 ans.
31:31On trouve parfois
31:32des terroristes
31:33de 13 ans.
31:34Et enfin,
31:35et surtout,
31:35c'est ça le plus grave,
31:37c'est qu'il y a
31:37une connexion
31:38avec les réseaux sociaux
31:39qui fait que
31:41la conversion
31:41formation
31:42est ultra rapide.
31:43On l'a vu
31:44avec l'affaire
31:44Doléron.
31:47Où là,
31:48on a un Français
31:49qui tout à coup
31:52se convertit
31:53grâce aux réseaux sociaux
31:54et qui décide
31:55de prendre sa voiture
31:56Bélier
31:57pour aller tuer
31:58la petite Émar.
31:59Qui d'ailleurs,
31:59petite parenthèse,
32:00va mieux.
32:00J'ai eu un message
32:01à sa maman ce matin
32:02et elle dit
32:03c'est une miraculée,
32:04c'est une combattante,
32:06une guerrière,
32:06elle va mieux.
32:07Donc,
32:08j'ai eu Nathalie
32:08Valin
32:09et Emma va mieux.
32:11Donc,
32:11ça m'a fait plaisir,
32:12il y a des bonnes nouvelles
32:12quand même.
32:13Mais,
32:13l'affaire Doléron
32:15ou le parquet national
32:18anti-terroriste
32:20n'a pas voulu
32:20prendre position,
32:21c'est typique
32:22de ce nouveau terroriste
32:23qui est indétectable.
32:25Alors,
32:25je dis tout de suite
32:25une chose
32:26que j'aurais dû
32:26dire tout de suite,
32:28les policiers,
32:29les forces de l'ordre,
32:30les services
32:30de renseignement,
32:31c'est le meilleur
32:32pays du monde.
32:33C'est exceptionnel
32:35ce qu'on a
32:35en France.
32:37Et moi,
32:37je vois les lettres
32:38que je reçois.
32:38c'est extraordinaire,
32:40ce sont des gens
32:40extraordinaires.
32:41Petite parenthèse,
32:42il a fallu 10 ans
32:43pour leur donner
32:43la Légion d'honneur.
32:45Voilà.
32:46Alors,
32:47la menace,
32:47elle a changé.
32:50Mais ça va plus loin.
32:52Il y a l'infiltration
32:53subventionnée.
32:56Promenez-vous
32:56à Bruxelles.
32:59Je parlais récemment
33:00avec Florence Bergeau-Black Air,
33:02il connaît bien
33:02ses sujets,
33:03et qui m'a dit,
33:04en fait,
33:05il y a 0 centime
33:06pour travailler
33:06sur les frères musulmans,
33:07pour faire des études
33:08à l'université
33:09sur les frères musulmans.
33:11Par contre,
33:12l'Union européenne
33:13finance
33:14tout un tas
33:14de mouvements.
33:16J'ai regardé
33:17les chiffres.
33:18Intégration,
33:19immigration,
33:20asile,
33:21entre 2021
33:22et 2027,
33:2410 milliards
33:25de prévus.
33:27Et vous vous souvenez
33:28de l'affaire
33:29du voile,
33:30la promotion du voile
33:31par le Conseil
33:32de l'Europe.
33:33Donc,
33:34en fait,
33:34l'Union européenne,
33:35je pèse mes mots,
33:36finance
33:37l'islamisation
33:38de l'Europe
33:38au nom
33:40de la diversité,
33:42au nom
33:43du paradis
33:43diversitaire
33:44et du caractère
33:46interchangeable
33:47des populations
33:48souhaitées
33:48par la République
33:50des commissaires,
33:51qui désormais
33:52est souveraine
33:53et s'est vu
33:55transférer
33:55notre souveraineté.
33:57Enfin,
33:58et puis surtout,
33:59il y a un parti
34:00maintenant
34:00qui n'y avait pas
34:02il y a dix ans.
34:04Il y a le parti
34:05sarrasin,
34:07il y a le parti
34:07de l'étranger,
34:08il y a le parti
34:09des collabos,
34:11il y a le parti
34:11LFI,
34:14des insoumis,
34:15parce que eux,
34:16c'est leur fonds
34:17de commerce.
34:19Et,
34:20il y a dix ans,
34:23on ne parlait pas
34:23de la rue arabe.
34:26C'est depuis Mélenchon,
34:27depuis Gaza,
34:28depuis qu'il y a
34:29des islamo-gauchistes
34:31qu'on parle
34:32de la rue arabe.
34:33Et la rue arabe
34:35fait peur à l'État,
34:36fait peur au pouvoir,
34:37fait peur à Macron.
34:40Ensuite,
34:41Mélenchon promène
34:43ses humeurs,
34:48ses projections imaginaires
34:50dans l'air du temps,
34:55entre deux options
34:56qu'il a présentes à l'esprit.
34:58Première option,
35:02la créolisation des urnes,
35:04c'est-à-dire qu'on va chercher
35:05les quartiers,
35:08vous voyez ce que je veux dire,
35:10et puis,
35:12on les fait voter,
35:14et finalement,
35:14comme le nombre
35:16est le plus important,
35:17c'est le nombre
35:17qui commande
35:18en démocratie,
35:19il suffit de patienter
35:20pour avoir le nombre.
35:22Et deuxièmement,
35:23la créolisation de la rue,
35:25des barricades,
35:26c'est-à-dire l'apocalypse insurrectionnelle.
35:29Ça, c'est ce qui est prévu
35:29pour l'après-2027,
35:31je vous l'annonce.
35:33Ils pensent qu'ils n'y arriveront pas
35:35en 2027,
35:36mais que derrière 2027,
35:38il y aura l'apocalypse insurrectionnelle.
35:40Parce qu'ils pensent
35:41que c'est la droite
35:42qui arrivera au pouvoir.
35:44Et je vous rappelle
35:45juste un souvenir
35:46pour terminer ma réponse,
35:48qui a été oubliée,
35:50c'est qu'il y a eu
35:51une proposition de loi,
35:53Eliott,
35:53vous en souvenez forcément,
35:54une proposition de loi
35:56déposée par les Insoumis
35:57à l'Assemblée
35:58pour abolir
36:00le délit
36:02d'apologie du terrorisme.
36:07Et donc,
36:07cette proposition de loi
36:08n'a pas été votée,
36:09mais c'est tout un programme.
36:11Donc, en fait,
36:11vous voyez bien
36:12que la situation
36:13a empiré.
36:14Et moi,
36:14ce que j'attendais
36:15du président de la République,
36:16plutôt que de faire
36:17de la poésie larmoyante,
36:25pour ne rien dire,
36:26finalement,
36:28ce que j'attendais de lui,
36:29c'est de dire
36:30la vérité aux Français,
36:32c'est-à-dire,
36:32voilà ce qui s'est passé,
36:34voilà les fautes
36:34qui ont été commises
36:35par la classe dirigeante,
36:38et voilà
36:39ce qu'on devrait faire
36:41et ce qu'on n'a pas fait
36:42depuis dix ans.
36:43Justement,
36:44Philippe Devilliers,
36:45selon vous,
36:45que voudrait-il faire ?
36:47Alors,
36:47ce qu'il faudrait faire,
36:48c'est
36:49d'abord,
36:53arrêter les flux.
36:54Pour arrêter les flux,
36:55il faut rétablir
36:56les frontières.
36:59Rétablir les frontières.
37:00Sortir de Schengen.
37:02Deuxièmement,
37:02couper les pompes aspirantes.
37:03Parce que tant qu'il y a
37:04la ME, etc.,
37:05qu'on peut venir
37:07se faire recoller une oreille.
37:08En France,
37:09il n'y a pas de raison
37:09de se gêner.
37:11Donc,
37:12il y a tout cet aspect-là
37:13pour rétablir
37:15les frontières nationales
37:16au sens fort du terme.
37:18Couper les pompes aspirantes
37:19et refoulantes.
37:22Deuxièmement,
37:24imposer notre art de vivre
37:26en France.
37:26Et Saint-Augustin,
37:27quand il est arrivé à Rome,
37:28raconte que,
37:30il dit,
37:31quand je suis arrivé à Rome,
37:32ce qui m'a frappé,
37:33c'est qu'à Rome,
37:34on vit comme les Romains.
37:35Moi, je dirais,
37:36en France,
37:36on vit comme les Français.
37:38On impose l'art de vivre
37:39à la française.
37:40Qu'est-ce que ça veut dire ?
37:41Ça veut dire qu'en France,
37:42on serre la main des femmes.
37:45On ne les frappe pas,
37:46on ne les oblige pas
37:47à porter le voile.
37:48En France,
37:48on ne pratique pas
37:49la polygamie.
37:50En France,
37:50on ne porte pas
37:51des tenues du 7e siècle,
37:52la tenue du prophète.
37:54En France,
37:55on n'égorge pas
37:56les animaux
37:56sans les étourdir.
37:57En France,
37:58on ne mange pas
37:59halal à la cantine.
38:01En France,
38:02on a des clochers,
38:03pas des minarets.
38:04En France,
38:05on a des bedaux,
38:06pas des moedzines.
38:07En France,
38:07on a le droit,
38:09la liberté
38:09de changer de religion
38:10sans se faire massacrer.
38:13Et puis enfin,
38:15il faut franciser,
38:15refranciser.
38:17C'est tout l'objet
38:17de mon livre,
38:18la dernière partie
38:19de mon livre.
38:19Si on ne refrancise pas
38:21la France,
38:22nous sommes perdus.
38:23Qu'est-ce que ça veut dire
38:23« refranciser »
38:25ça veut dire
38:27remettre dans le cœur
38:28de chaque petit français
38:29le récit fondateur.
38:32Et c'est là,
38:33à la force,
38:33je reviens à Boilem Sansal.
38:34Boilem Sansal,
38:35il est algérien.
38:38Et il me dit tout le temps
38:41« J'aime Duquéclin,
38:43j'aime Laroche-Jacquelin,
38:46j'aime Charette,
38:47j'aime Bayard,
38:49j'aime Versailles,
38:50j'aime Louis XIV,
38:51etc. »
38:53C'est-à-dire qu'en fait,
38:54notre récit fondateur,
38:56personne n'y résiste
38:57dans l'histoire du monde.
38:59Quiconque arrive en France
39:02devient amoureux de la France.
39:04Regardez Léonard de Vinci,
39:06vous vous rendez compte ?
39:07Il est à Florence,
39:08il n'a besoin de rien,
39:10il prend la Joconde
39:11et un mulet,
39:14il traverse les Alpes
39:15et il arrive au Clos-Lucé d'Amboise.
39:17Pourquoi ?
39:18Parce que pour lui,
39:19la France est le plus beau,
39:21le plus grand pays du monde.
39:23Et donc,
39:24quiconque arrive en France
39:25succombe à l'amour de la France.
39:28À condition
39:29qu'on propose cet amour de la France.
39:32Alors, il y a des Français de souche
39:33qui ne savent plus rien de la France
39:34et qui la vomissent
39:36et qui se sont mis à la détester.
39:38c'est la faute de l'école.
39:41Aucune transmission.
39:42Et puis, il y a des Français de désir
39:43qui sont privés de la France
39:45qui l'aimeraient la France
39:47s'ils la connaissaient
39:48et qui seraient prêts
39:49à troquer nos drames,
39:51nos larmes,
39:51nos joies,
39:53nos émotions
39:54contre les leurs
39:55à la condition
39:56qu'on leur présente
39:57la France
39:58sous un jour
39:59enviable
40:00et désirable.
40:01Voilà ce qu'on pouvait dire
40:05et ce que vous souhaitiez dire,
40:07Philippe Devilliers,
40:08sur les commémorations
40:10du 13 novembre 2015,
40:12dix ans
40:12après ces attentats terroristes
40:14islamistes
40:15qui ont fait plus de 130 morts
40:17et plus de 400 blessés
40:19et y ont une pensée,
40:20évidemment,
40:20pour les familles
40:21ce vendredi soir.
40:22Autre sujet à présent,
40:24Philippe Devilliers,
40:25la nouvelle ministre des Armées,
40:26Catherine Vautrin,
40:28était l'invité de CNews
40:29et d'Europe 1 ce mardi.
40:30elle monte au front
40:32sur les menaces
40:33qui pèsent,
40:34selon elle,
40:34contre la France
40:35et notamment,
40:36elle parlait des conflits
40:37de haute intensité.
40:39Je vous propose d'écouter
40:40Catherine Vautrin.
40:42Nous sommes dans une situation
40:43internationale
40:44très tendue
40:45et comme le dit très bien
40:47le président de la République,
40:49pour être respecté,
40:50il faut être craint.
40:51Pour être craint,
40:52il faut être...
40:53De tous les pays, n'est-ce pas ?
40:54Et pour être craint,
40:55il faut être crédible.
40:56Russie comme Algérie.
40:57Complètement.
40:57Et pour être crédible,
40:59vous devez avoir
41:00une armée équipée,
41:01une armée entraînée
41:02et ça, c'est le sens
41:03de ce que je fais
41:04avec, bien évidemment,
41:06le chef d'état-major des armées
41:07et l'ensemble des équipes.
41:09Pendant pratiquement
41:10une petite dizaine d'années,
41:11nous avons assisté
41:13à un moment
41:14où nous avons vécu
41:15avec les dividendes
41:16de la paix.
41:16L'Europe s'est désarmée.
41:18Alors qu'ailleurs
41:19dans le monde,
41:20on s'armait.
41:21Si l'Europe doit assurer
41:22sa sécurité,
41:23évidemment,
41:24la France veut,
41:25elle ne doit pas,
41:26elle veut assurer
41:27sa sécurité,
41:27elle doit donc
41:28se préparer
41:29à toute menace.
41:30Je vous ferai le jeûne.
41:32La ministre des armées
41:33cite et traduit
41:35la pensée
41:35du chef d'état-major des armées
41:37ou d'Emmanuel Macron,
41:38elle en parle.
41:39Comment, Philippe,
41:40analysez-vous
41:41ces déclarations
41:41martiales qui préparent
41:43les esprits
41:43à la guerre,
41:44à un conflit
41:45de haute intensité ?
41:47Alors en fait,
41:48il faut retenir
41:49ce qu'elle a dit
41:49Madame Vautrin,
41:50totalement incompétente.
41:55Elle est nouvelle.
41:56Elle restera dans l'histoire
41:58comme la dame
41:58de l'euthanasie,
41:59mais là,
41:59elle va euthanasier
42:00l'armée.
42:01Elle n'a aucune compétence,
42:03elle ne connaît rien.
42:04Alors elle prononce
42:05des mots
42:06qu'elle a apprises
42:06et que Macron
42:07lui a dit de dire.
42:08Elle leur a dit
42:09conflit de haute intensité.
42:10Ça, ça sonne bien.
42:12Conflit de haute intensité.
42:14C'est comme
42:14le chef d'état-major
42:16des armées,
42:17Mandon,
42:17il s'appelle,
42:19c'est un aviateur
42:19qui plane.
42:20Bon,
42:21et lui aussi,
42:22il répète
42:22les éléments de langage
42:24comme on dit.
42:25Et donc,
42:26en fait,
42:26c'est Macron
42:27qui commande.
42:28Bon,
42:29il y a deux personnes
42:30en Europe
42:31qui veulent la guerre.
42:32Je réponds à votre question
42:33en allant au fond.
42:36C'est Macron
42:36et Van der Leyen.
42:37Alors pourquoi ?
42:38Pour des raisons différentes.
42:40Mais ça se rejoint.
42:42Macron veut la guerre.
42:44Pourquoi il veut la guerre ?
42:45Pour deux raisons.
42:46La première,
42:47c'est que c'est un dérivatif.
42:50Pourquoi c'est un dérivatif ?
42:52C'est parce que
42:52il vaut mieux regarder
42:54le Donbass
42:54que la Seine-Saint-Denis.
42:56Je m'explique.
42:59En fait,
43:01il y a
43:02une menace à l'Est
43:04qu'on présente
43:05comme imminente
43:06Poutine
43:08alors qu'il y a
43:10une menace
43:11existentielle
43:12qui vient du Sud
43:13qui est la menace
43:13démographique.
43:15L'immigration invasive.
43:17Mais comme on ne veut pas
43:18inquiéter les Français
43:19et traiter le sujet
43:21de l'immigration invasive,
43:23qu'on ne veut pas
43:24parler du problème
43:25de la Seine-Saint-Denis,
43:27alors on brandit
43:29la menace
43:29à l'Est.
43:30Il n'y a
43:33aucune chance
43:35que
43:38Poutine
43:38nous assaille.
43:40Poutine,
43:41il a assez à faire
43:42avec l'Ukraine
43:43et pour l'avoir rencontré
43:45il y a quelques années,
43:48je me souviens
43:48de ce qu'il m'avait dit.
43:49Moi,
43:50je veux une seule chose,
43:51c'est avoir des bonnes relations
43:52avec l'Europe
43:52à une condition,
43:54c'est que vous ne mettiez pas
43:54l'OTAN dans les pattes.
43:56C'est-à-dire que vous ne mettez pas
43:57l'OTAN à mes portes.
43:58Ça peut se comprendre.
43:59Il ne veut pas
44:00d'une puissance nucléaire
44:01à sa porte.
44:04Je ne suis pas en train
44:04de défendre
44:05Vladimir Poutine,
44:06même si je pense
44:06que c'est un grand homme d'État
44:08qui défend son pays.
44:11Ce que d'ailleurs
44:12Trump comprend parfaitement.
44:14Mais en tout cas,
44:14nous,
44:15on a des nains.
44:17Donc en fait,
44:18dérivatif,
44:19ah ah,
44:19Poutine,
44:20la guerre avec Poutine.
44:21Comme ça,
44:21tout le monde a peur.
44:22Bon.
44:23Et deuxièmement,
44:24ça va plus loin,
44:25c'est pour
44:27la guerre,
44:33c'est pour mobiliser
44:34les énergies,
44:35les cœurs
44:36et les peurs.
44:38Dans l'histoire des hommes,
44:41un chef de tribu
44:43fait la guerre
44:45pour rassembler autour de lui
44:47la tribu.
44:49Et au passage,
44:50désigner ceux qui ne sont pas
44:51partants pour faire la guerre.
44:53C'est-à-dire ceux qui
44:54n'affirment pas
44:55le patriotisme ukrainien.
44:57C'est-à-dire des Français
44:58qui disent
44:59moi je suis patriote français,
45:00je ne suis pas patriote ukrainien.
45:02Ouh là !
45:03Il n'est pas dans la ligne.
45:06Moi je suis pour la souveraineté française,
45:07je ne suis pas pour la souveraineté ukrainienne,
45:09ce n'est pas mon problème.
45:10Ah bon,
45:10il n'est pas dans la ligne.
45:12Moi je suis pour l'identité française,
45:13je ne suis pas pour l'identité ukrainienne,
45:15ce n'est pas mon problème.
45:16Ce n'est pas en Europe.
45:17Et ce n'est pas chez moi.
45:18Moi je suis français,
45:19je ne suis pas ukrainien,
45:20même si j'aime bien l'Ukraine.
45:23Alors,
45:24en fait,
45:27ils sont en train de nous faire peur.
45:30Vous savez,
45:30Napoléon III,
45:31il a fait ça.
45:32Napoléon III,
45:33quand il a vu qu'il était foutu,
45:34il a fait la guerre à l'Allemagne.
45:36La Dépêche d'Aim,
45:37souvenez-vous.
45:39C'est-à-dire qu'un homme d'État
45:40qui panique
45:41parce qu'il est lâché par son peuple,
45:43pour rattraper son peuple,
45:44il fait la guerre.
45:45Et maintenant,
45:47Van der Leyen.
45:48Van der Leyen,
45:49elle,
45:49c'est différent.
45:51Elle a besoin de fédéraliser l'Europe.
45:52Elle veut fédéraliser l'Europe
45:54pour faire un État européen.
45:55Et pour fédéraliser
45:56et faire l'unité,
45:59il faut faire la guerre.
46:00C'est une stratégie
46:01bismarckienne.
46:02Bismarck a fait ça
46:03en faisant une guerre
46:05contre l'Autriche
46:05pour regrouper
46:06les États
46:07de l'Allemagne du Nord,
46:08le Zollverein,
46:10Sadova,
46:111866,
46:12et ensuite,
46:131870,
46:15deuxième guerre
46:16pour rassembler
46:16les États du Sud
46:17et faire l'unité allemande.
46:18La guerre
46:19chez les Allemands,
46:21c'est un moyen
46:21historique
46:23de rassembler
46:24les peuples.
46:25Il y avait 350 États
46:26après les traités
46:27de Westphalie
46:27et après,
46:28il y a eu l'unité allemande.
46:29Donc,
46:30dans l'esprit
46:30de Van der Leyen
46:31qui est allemande,
46:32qui est une vraie allemande
46:33et qui défend les intérêts
46:34de l'Allemagne,
46:35il faut faire une Europe unie.
46:38Pour faire une Europe unie,
46:39il faut la guerre.
46:41Philippe De Villiers,
46:41je voudrais qu'on revienne
46:42à présent sur un livre.
46:44Chaque semaine,
46:45vous nous parlez quasiment
46:46chaque semaine
46:46d'un ouvrage
46:47que vous avez lu
46:48et celui-là
46:49n'est pas n'importe lequel
46:50puisque c'est quelqu'un
46:51que vous citez régulièrement
46:53et qui n'est pas inconnu
46:54du public de CNews.
46:56Mathieu Bocoté,
46:57les deux Occidents.
47:00Pourquoi souhaitiez-vous
47:01rapidement parler
47:02de cet ouvrage, Philippe ?
47:04Pour deux raisons.
47:04La première,
47:05c'est que Mathieu Bocoté
47:07est un de mes inspirateurs.
47:09C'est le seul sociologue
47:11que je comprenne.
47:14C'est un esprit brillantissime
47:15et donc je veux lui rendre hommage.
47:18Un hommage amical
47:19et chaleureux.
47:20Et en même temps,
47:21le livre qu'il a fait,
47:22il est fondamental.
47:24Il est remarquable.
47:25Pourquoi ?
47:25Parce qu'il dit,
47:28voilà,
47:29il y avait un Occident
47:30en 1789
47:31après la chute du mur
47:32de Berlin
47:32qui a cru à l'unification
47:34du monde,
47:35l'unification morale,
47:36l'unification juridique,
47:37l'unification politique,
47:38l'effacement du politique,
47:40etc.
47:40au profit de l'économie.
47:42Et puis,
47:43il y a eu des grumeaux
47:44dans la purée.
47:46Premier grumeau,
47:482005,
47:49en France,
47:49le référendum,
47:51le peuple a dit non.
47:53Donc on dit,
47:53ah, le peuple devient populiste.
47:56La classe dirigeante
47:57se met à haïr le peuple.
47:59Puis après,
47:59il y a eu le Brexit.
48:00Puis après,
48:01il y a eu Trump.
48:02Et il décrit,
48:03je vais très vite,
48:04mais il faut lire ce livre,
48:05il est extraordinaire.
48:07En fait,
48:07il décrit
48:08la situation nouvelle
48:10où en fait,
48:10il y a deux Occidents,
48:11comme il y a eu deux Allemagnes.
48:12il y a un Occident
48:14qui cherche à sortir
48:15du paradis diversitaire
48:16et un autre
48:17qui est plongé dedans.
48:18Devinez lequel ?
48:19Devinez lesquels ?
48:20Voilà.
48:21Il faut lire ce livre.
48:22Je ferai le jeune.
48:24C'est le moment
48:24tant espéré
48:26de l'apologue.
48:27Et aujourd'hui,
48:28Philippe,
48:28vous voulez rendre hommage
48:29au Croix de Bois.
48:29d'abord,
48:35c'est l'anniversaire
48:36de mon père.
48:37Oh !
48:38Oui.
48:40Ça suit ?
48:4114 novembre
48:421913.
48:45Et
48:45il nous reste
48:46quelques minutes là ?
48:47Vous avez le temps, oui.
48:48Oui.
48:50Et en fait,
48:50mon père
48:50nous a toujours raconté
48:52à chaque 11 novembre,
48:54il nous racontait
48:55la même histoire
48:55poignante.
48:58C'est que
48:59le 11 novembre 1918,
49:01sa maman
49:02l'a pris dans ses bras,
49:03elle a serré fort
49:03et elle dit
49:04« Pourquoi tu pleures, maman ? »
49:05Elle dit
49:05« Parce que ton papa
49:06ne reviendra pas. »
49:07En entendant les cloches
49:08qui sonnaient
49:09après le clairon
49:11du caporal Cellier.
49:15Et ça,
49:15ça nous a beaucoup marqué.
49:18Et en fait,
49:19quand j'étais enfant,
49:21chaque année,
49:22on se retrouvait
49:23devant le monument
49:24aux morts
49:24du village,
49:26Boulogne,
49:27avec tous les noms.
49:29sur les quatre côtés
49:30du monument.
49:32Et l'un d'entre nous
49:33était choisi,
49:34un enfant,
49:35pour égrener
49:36dans la litalie
49:36du souvenir
49:37les noms
49:40des
49:42morts pour la France
49:44de la guerre 14-18.
49:47Morts pour la France.
49:48Et nous répétions
49:49après chaque nom
49:50un tel
49:50mort pour la France,
49:52un tel
49:52mort pour la France.
49:53et il y avait
49:56encore des rescapés
49:58qui parfois
50:00titubaient,
50:01balbutiaient.
50:03Il y avait encore
50:04des gueules cassées
50:05de Verdun,
50:08de Duomont,
50:09de la tranchée
50:10des baïonnettes.
50:11Et parmi eux,
50:12il y en a un
50:12que j'affectionnais
50:14et qui m'aimait bien,
50:16qui m'appelait toujours
50:17« Petit, petit,
50:18viens là, petit ».
50:19Et il me dit
50:20« Petit,
50:21j'y étais.
50:23Petit, j'y étais. »
50:24Il s'appelait Isidore.
50:27Et alors,
50:29il voyait que
50:30je ne saisissais pas
50:32la portée
50:33de cette expression
50:33que je trouvais banale.
50:36« J'y étais,
50:36t'étais où ? »
50:39Il dit « j'y étais ».
50:40Il répétait « j'y étais ».
50:42Et voyant que
50:43je ne comprenais pas,
50:44il me dit
50:44« Tu ne peux pas
50:45comprendre, petit. »
50:46Parce que vous,
50:47les enfants,
50:48pour vous,
50:49aujourd'hui,
50:50c'est le paradis.
50:51Moi, j'ai connu l'enfer.
50:53Et il a ajouté
50:54un mot qui m'a marqué,
50:55qui m'a bouleversé
50:56et qui m'a mis
50:57sur la voie.
51:00Il a dit
51:01« En se retournant,
51:03il avait
51:04la misère du monde
51:05dans les yeux.
51:08Tu vois, petit,
51:10la mémoire,
51:11c'est pour les yeux.
51:14La mémoire,
51:15c'est pour les yeux.
51:16c'est terrible
51:17cette phrase.
51:19Et là,
51:21ça m'a ouvert la voie
51:22parce que j'ai compris
51:23que, en fait,
51:23j'allais vivre
51:24dans un monde
51:25complètement nouveau
51:26où on allait pratiquer
51:27ce qu'on pratique
51:29tous les jours.
51:31L'amnésie
51:32des grandeurs
51:33et l'hypermnésie
51:34des lâchetés.
51:35Et voilà,
51:39le 11 novembre,
51:40on s'éloigne
51:41107 ans
51:42et avec lui,
51:44le souvenir,
51:45le souvenir
51:46des poilus,
51:48le souvenir
51:48des héros,
51:49le souvenir
51:49des
51:50Saint-Sériens
51:52du serment
51:54de 14.
51:55Ils étaient là
51:56une quinzaine
51:56dans une chambre
51:57et dans la pénombre
51:58avant de partir
52:00au combat.
52:03Et tout à coup,
52:05l'un d'entre eux
52:06a dit
52:07aux 14 autres
52:08on va prononcer
52:12un serment.
52:14Et ils ont prononcé
52:15le serment suivant
52:16« Demain,
52:19nous montrons
52:20à l'assaut
52:20avec
52:22nos cassoars
52:25et
52:26en gants blancs. »
52:30Ils ont été
52:30décimés,
52:35foudroyés,
52:38mais glorieux.
52:41Il y a une phrase
52:41de Madame de Stal
52:42à laquelle je pense
52:45en cet instant
52:45« La gloire
52:47et le deuil
52:48éclatants
52:48du bonheur. »
52:51C'est si vrai.
52:53Et en cet instant
52:54je pense aussi
52:55à l'adresse
52:57magnifique
52:58de Roland d'Orgelès
53:01à ses compagnons
53:02de combat
53:02qu'il appelait
53:03les Croix de Bois.
53:05et il leur dit
53:08« Écoutez bien,
53:09c'est mouvant. »
53:10Il leur dit ceci
53:11« Vous étiez si jeunes,
53:14vous étiez si
53:14confiants,
53:17vous étiez si forts. »
53:20La joie
53:21qui était en vous
53:22dominait
53:23les pires épreuves.
53:26Vous n'auriez
53:26jamais dû mourir.
53:28dans la boue
53:31des relèves
53:33sous le poids
53:36écrasant
53:37le labeur
53:38écrasant
53:39des corvées
53:40et même
53:41devant la mort
53:41je ne vous ai
53:44jamais entendu
53:45je ne vous ai
53:47jamais vu pleurer
53:48je vous ai
53:50toujours vu sourire
53:51je vous ai
53:52toujours vu rire
53:53et en ce moment
53:56moi je pense
53:57dit-il
54:00à ces boyaux
54:03que nous avons creusés
54:05à ces croix
54:06de bois
54:07que nous avons plantés
54:08les unes
54:08après les autres
54:09et il ajoute
54:11c'était le bon temps
54:13c'était le bon temps
54:16malgré tout
54:18parce qu'il nous voyait
54:20vivants
54:20on a bien ri
54:23au repos
54:24entre deux marches
54:27accablantes
54:28on a ri
54:29mes camarades
54:30on a ri
54:32pour une soupe chaude
54:33on a ri
54:34pour un gourbi
54:35solide
54:35on a ri
54:36pour une nuit
54:38de répit
54:39on a ri
54:40pour un brin
54:42de chanson
54:42un copain
54:45qui disparaît
54:47s'est si vite
54:49oublié
54:49et on riait
54:51quand même
54:52mais avec le temps
54:54leurs souvenirs
54:56nous manquent
54:57leurs souvenirs
54:58est creusé
55:02plus profondément
55:03comme
55:03un acide
55:05qui mord
55:06et
55:07au moment
55:08de ma vie
55:09dit-il
55:10et conclut-il
55:11au moment
55:14de la dernière étape
55:16il me vient
55:17un sentiment
55:18de remords
55:19pour avoir
55:20osé rire
55:21de vos peines
55:22comme si
55:23j'avais
55:24taillé
55:26un pipeau
55:28dans le bois
55:30de vos croix
55:31et croix
55:34de bois
55:34roland
55:36d'orgelès
55:36honneur
55:38à nos ancêtres
55:40à nos grands-pères
55:41nos arrières-grands-pères
55:42honneur
55:43aux poilus
55:44qu'elles le sont
55:47ils ont tout donné
55:49offert leur poitrine
55:51pour la France
55:53Merci Philippe de Villiers
55:57pour ce vibrant
55:58hommage
55:58et merci encore une fois
55:59pour ce vendredi
56:01qui va marquer
56:01tant de Français
56:03qui nous regardent
56:04et je voulais les saluer
56:05ils sont de plus en plus nombreux
56:06le vendredi soir
56:08sur ces news
56:08et très nombreux également
56:10sur Europe 1
56:12le samedi matin
56:13de 10h à 11h
56:14Merci Philippe de Villiers
56:15Merci Elliot
56:16Merci Geoffroy
56:16Merci Geoffroy
56:17Dans un instant
56:18c'est l'heure des pros
56:19et la semaine prochaine
56:21nous parlerons
56:22et j'ai une pensée
56:23pour les agriculteurs
56:24vous vouliez absolument
56:25qu'on en parle
56:25cette semaine
56:26nous en parlerons
56:27en longueur
56:28des agriculteurs
56:29et j'ai déjà ma question
56:30est-ce qu'on est en train
56:31de faire vivre
56:32un populicide
56:33au monde agricole français
56:34vous avez intérêt
56:36à travailler le dossier
56:37et à répondre la semaine prochaine
56:38Je n'ai pas besoin
56:39de travailler
56:39Moi je connais
56:40la réponse
56:41Allez merci Philippe
56:43L'info se poursuit
56:44sur ces news bien sûr
56:45et dans un instant
56:46c'est l'heure des pros
56:47à tout de suite
Commentaires
1