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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Mais elle trouve la force de remercier. Merci, merci à tous pour le soutien.
00:05Il s'en lasse malgré la foule. Le silence qui suit est lourd, profond, impuissant certes.
00:11Et puis ici, malgré la barbarie, aussi l'humanité.
00:15Les avocats des partis civils et de la défense se rejoignent.
00:18Ils s'étonnent, se réjouissent qu'une telle sérénité des débats ait pu avoir lieu malgré l'horreur des crimes.
00:25Jusqu'ici, jamais la peine de perpétuité incompressible n'avait été prononcée à l'encontre d'une femme, Dabi Abbé,
00:33qui dispose désormais de 10 jours, si elle souhaite faire appel.
00:37Voilà pour les détails de Marie-Victoire Diodonné.
00:39Béatrice Brugère est avec nous.
00:40Chère Béatrice, bonsoir.
00:42Vous êtes secrétaire générale du syndicat Unité des magistrats.
00:44Sabina Berlin-Boudier, journaliste au service police-justice de CNews.
00:48Je salue le quaductueur des tutorialistes Patrick Roger, Julien Drey, Sébastien Ligné et Jules Thorez.
00:55Bonsoir à tous les quatre.
00:57Une justice a été rendue, vous l'avez entendu, trois ans après le meurtre barbare de la petite Lola.
01:03La cour d'assises de Paris condamne Dabi Abbé Benkirède à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible,
01:09soit la peine la plus lourde du code pénal.
01:12Je vous propose qu'on revienne sur cette séquence absolument bouleversante d'une grande dignité
01:19de Delphine, la maman de la petite Lola, ainsi que de Thibaut, son frère,
01:24qui vont prendre la parole pour remercier la justice au sortir de ces six jours de procès
01:29et donc de cette décision.
01:32La première femme, je le disais, qui a été condamnée à cette peine maximale.
01:35J'aimerais juste dire une phrase de ma famille et surtout de ma mère,
01:41qu'on a eu ce qu'on voulait.
01:43On a restauré la mémoire de ma soeur et de sa fille.
01:47On a restauré la vérité et surtout, merci à la justice.
01:56On est contents de la réponse qu'on a eue.
01:59Même si ça ne nous ramènera pas mal au là,
02:03on croyait en la justice et on l'a eue.
02:06On l'a eue.
02:07Merci.
02:09Merci pour le soutien de tous.
02:11Merci.
02:11Merci.
02:17Je me tourne vers vous, Béatrice Brugel.
02:41Je rappelle que vous êtes secrétaire générale du syndicat Unité Magistrat.
02:44Souvent, et les Français diraient à juste titre,
02:48on se pose de nombreuses questions sur la justice.
02:51Or, ce soir, et je crois que ce sont les mots des avocats,
02:55ils ont dit que la justice rendue peut être belle malgré le drame.
03:01Est-ce qu'on est face à une décision qui est aujourd'hui historique ?
03:05Est-ce que justice, selon vous, a été rendue ?
03:08Oui.
03:09D'abord, c'est beaucoup d'émotions.
03:11Moi, je suis très touchée par cette affaire particulièrement.
03:14En plus, moi, j'ai commencé aux Assises et je connais l'intensité de ce genre.
03:19Alors, ce dossier est absolument très singulier.
03:22D'ailleurs, la peine l'est aussi.
03:24Mais c'est très difficile pour les familles.
03:27Ça dure longtemps.
03:28C'est une justice de qualité.
03:30On entend, on prend du temps, ce qui est rare.
03:33Et on peut dire que c'est une peine exemplaire dans le bon sens du terme.
03:37C'est-à-dire une justice vraiment qui a été rendue.
03:40Et ça fait plaisir de voir, même si on ne peut pas réparer ce qui s'est passé, c'est irréparable.
03:46Le fait que la justice soit passée et reconnue comme telle, surtout, c'est une grande satisfaction pour tous les acteurs de la justice.
03:55C'est une grande satisfaction pour la société.
03:57Je le dis d'autant plus que, et sur ces plateaux, ça arrive souvent, nous ne sommes pas beaucoup épargnés en ce moment.
04:04La justice est souvent au banc des accusés.
04:06Et c'est aussi une autre façon de montrer qu'il y a aussi des magistrats qui sont là et qui donnent le maximum de ce qu'ils peuvent.
04:15Alors là, il y avait aussi des jurés.
04:17C'est ça, c'est aussi la justice est rendue au nom du peuple français.
04:22Mais là, c'est rendu aussi avec des jurés populaires, avec des Français.
04:28Exactement.
04:28Et contrairement à ce que l'on croit, souvent, les jurés sont moins sévères que les magistrats professionnels.
04:34On croit que c'est l'inverse et en fait, ce n'est pas tout à fait juste.
04:37Mais pour revenir sur ce dossier, c'est un dossier très particulier parce que la peine qui a été prononcée, c'est la peine la plus haute de tout notre système judiciaire.
04:50Mais on y vient, Béatrice Vaugère, parce que l'autre question, et après on reviendra sur la décision de justice, sur le contexte, évidemment.
04:58Tous les Français qui nous regardent aujourd'hui se disent peine de perpétuité incompressible.
05:02Est-ce que ça veut dire que Dabia Bé, une baine qui arrête, pardonnez-moi, la meurtrière de la petite Lola, va mourir en prison ?
05:10Non, ça ne veut pas dire ça.
05:11Et c'est là où il y a peut-être un problème.
05:14Mais l'idée n'est pas de polémiquer, etc.
05:16Je ne sais pas si c'est un problème.
05:17La peine maximale aujourd'hui dans le code pénal français, c'est une peine de prison à perpétuité incompressible.
05:26C'est-à-dire que dans 27 ans, elle pourrait faire une demande de remise en liberté, c'est ça ?
05:33Oui. Alors en fait, dans exactement 27 ans, en fait c'est 30 ans, mais comme vous avez déjà anticipé sur la détention provisoire, c'est ça, ça fait 27 ans.
05:42Mais normalement, c'est 30 en effet.
05:44C'est-à-dire que pendant 30 ans, on sait qu'il n'y aura pas de remise de peine, il n'y aura pas de possibilité de libération, il n'y aura rien de tout ça.
05:51C'est ce qu'on appelle incompressible.
05:53Cette peine, elle a été prononcée à peine une dizaine de fois.
05:56Et on sait que la dernière fois, c'était pour des gens comme Abdesalam ou des gens vraiment fournirés, par exemple.
06:02Et c'est prévu pour, j'allais dire, le maximum d'horreur de ce que l'on peut faire.
06:08C'est-à-dire s'attaquer avec viol, barbarie, meurture, mineur.
06:13Et là, c'est le cas, moins de 15 ans, etc.
06:15Donc en fait, on ne la prononce quasiment jamais, cette peine.
06:18C'est la 11e fois.
06:19Exactement.
06:20Depuis 1994.
06:20Depuis 1994, parce que c'était 1994.
06:23Donc c'est quasiment jamais.
06:24J'entends.
06:25Ça veut dire qu'au bout de 30 ans, elle ne va pas nécessairement sortir.
06:29Ce n'est pas ce que j'ai dit.
06:29Non, non, mais moi j'explique.
06:30Elle peut faire une demande de remise.
06:32Elle peut éventuellement.
06:33Mais là aussi, sur les cas qu'on connaît, en fait, ce n'est pas du tout une automatisée loin sans faux.
06:41On va réévaluer sa dangerosité.
06:43On va réévaluer, si vous voulez, son parcours.
06:46Mais ce qui est sûr, c'est qu'elle va rester 30 ans.
06:48J'entends complètement.
06:50Et l'idée n'est pas de polémiquer, mais l'idée de tout comprendre.
06:53Parce que vous avez des Français aujourd'hui qui ont été bouleversés, qui ont accompagné ces trois dernières années comme ils le pouvaient.
06:59Évidemment, la famille de la petite Lola.
07:03Et la question peut se poser.
07:04D'ailleurs, on a fait un sondage.
07:06Êtes-vous pour ou contre la condamnation à perpétuité réelle pour les meurtriers d'enfants ?
07:11Et vous avez 88% des Français qui y sont favorables.
07:13La perpétuité réelle, pas la perpétuité incompressible.
07:17Mais en fait, elle peut être réelle.
07:19C'est ce que j'essaye de dire.
07:21C'est-à-dire qu'elle peut être réelle.
07:22Mais elle peut ne pas l'être.
07:23Pardonnez-moi, Bréatrice.
07:25Elle peut ne pas l'être.
07:25Oui, mais elle peut l'être aussi.
07:27Bien sûr.
07:28C'est ça.
07:28Bien sûr.
07:29Mais attends.
07:29Parce que je dis simplement, Dabia Benkirède, la meurtrière de la petite Lola, elle a 27 ans.
07:35Donc, à moins de 60 ans, elle pourrait, je ne sais pas dire qu'elle va le faire,
07:39faire une demande de remise en liberté.
07:41Et elle pourrait, ça ne veut pas dire où ça va se passer, être remise en liberté.
07:45Tout à fait.
07:45On ne sait pas ce qui peut se passer.
07:46En tout cas, c'est le...
07:47En tout cas, c'est...
07:47En tout cas, c'est...
07:47En tout cas, c'est ce que j'ai dit.
07:49Un, c'est jamais arrivé.
07:50Et deux, c'est le système actuel.
07:52Dans 30 ans, il sera peut-être d'ailleurs différent, on n'en sait rien.
07:55Sabrina Berlin-Bouillet, vous êtes journaliste au service police-justice de CNews.
07:59On sait combien, on l'a vu à travers vos témoignages, vos récits.
08:06Toutes les équipes du service police-justice étaient mobilisées tout au long de la semaine.
08:10Ça a été une séquence absolument bouleversante, aussi pour les professionnels qui étaient sur le terrain
08:17pour couvrir ce procès historique, puisque c'est une décision de justice historique.
08:23Peut-on revenir sur les raisons pour lesquelles elle a été condamnée à la peine maximale aujourd'hui ?
08:28Elle a été condamnée pour tous les chefs d'accusation qui lui étaient reprochés,
08:32c'est-à-dire le viol, la torture et le meurtre de la petite Lola.
08:36Et en effet, c'était un procès différent des autres, pour plusieurs raisons.
08:40Déjà pour l'horreur qui a été commise, parce que c'est vraiment une horreur.
08:44Et on l'a vue, on l'a vue dans cette salle, puisque des images ont été diffusées,
08:49des photos de l'enquête, où on voit l'appartement où elle a été tuée et violée,
08:54où on voit les couteaux qui ont servi à la blesser,
08:56où on voit l'intérieur de cette malle, avec le corps de cette petite fille,
09:00qui est nue, qui est attachée, qui est en sang, qui est scotché,
09:03le visage entièrement scotché.
09:04On a vu tout ça avec des gros plans.
09:06Il y avait une ambiance très pesante, très lourde,
09:08parce qu'il y a aussi cette accusée qui est tout près de nous.
09:10C'est important de le dire, c'est l'une des plus petites salles qui a été utilisée.
09:14Et ça veut dire aussi pour nous que le huis clos a été levé.
09:18On accède, nous, journalistes, publics et les partis civils, la famille,
09:23est tout proche de l'accusé.
09:25Il y a une proximité qui se fait dans cette salle, qui est différente des autres.
09:29On ne peut pas être insensible, on ne peut être que bouleversé dans cette salle d'audience.
09:33Et l'aboutissement, en quelque sorte, de ce procès,
09:38c'est la prise de parole de la mère et de la sœur,
09:42de la mère et du fils, pardonnez-moi, de Delphine et de Thibault.
09:45Et on avait cette dignité, ce courage absolu.
09:49Est-ce que vous, vous l'avez ressenti également, vous qui avez couvert ce procès-là ?
09:54Ils étaient courageux du début à la fin.
09:55Ils sont arrivés le premier jour d'audience et le dernier,
09:58aujourd'hui, avec un t-shirt blanc, avec l'image, le dessin de Lola.
10:02Pour faire bloc, on les voyait, toutes ces partis civils portaient ce t-shirt blanc
10:06qui contrastait tellement avec l'accusé et la noirceur de ce personnage, vraiment.
10:12Elle a été très digne, elle est restée tout le temps avec le frère même
10:16pour voir les photos les plus ignobles.
10:20Elle est restée.
10:21Elle a craqué à certains moments où elle est sortie pleurer,
10:23mais elle a tenu à faire front, à faire face à cette situation.
10:27Vraiment, elle a été exemplaire, d'un courage exemplaire.
10:30Je vous propose d'écouter l'avocate, l'une des avocates de la maman de la petite Lola
10:36qui a réagi au sortir du procès.
10:38C'est une décision juste, en fait.
10:41C'est une décision de raison, d'humanité, de vérité et de mémoire.
10:48Voilà.
10:48On a restauré la mémoire de cette jeune fille,
10:51on a restauré une vérité éclatée
10:54et on a mis des mots pour essayer de continuer à penser
10:58parce que tout avait été troué.
11:03Elle est belle, cette justice, parce qu'elle ne rend pas
11:08et elle ne prétend pas à rendre ce qu'elle ne peut pas rendre.
11:10Mais elle va permettre d'avancer, et pour la société,
11:15et pour les partis civils, et même pour elle.
11:20Et je vous propose qu'on écoute l'avocat de la défense
11:24de la meurtrière condamnée, je le disais donc,
11:26à la prison à perpétuité, perpétuité, incompressible.
11:30Si l'objet de votre interrogation actuellement
11:32est de savoir ce que la défense pense de cette décision,
11:35eh bien, elle est évidemment sans surprise.
11:38Les motivations de la cour d'assises sont tout à fait claires.
11:43Il a été retenu la gravité tout à fait exceptionnelle des faits
11:46pour justifier une telle condamnation
11:49qui apparaît aux yeux de la défense en l'état sans surprise.
11:54Ce dont nous sommes en quelque sorte satisfaits,
11:57c'est que l'audience judiciaire a pu se tenir sereinement.
12:01Et à ce titre, nous souhaitons rendre hommage
12:04à la dignité de la famille de Lola,
12:06dont celle-ci a su faire preuve à l'occasion de ces débats
12:09qui ont été terribles pour elle.
12:11On vient de vivre une semaine absolument terrible,
12:14je le disais, Alexandre, Béatrice Brugère.
12:17En revanche, on voit également à quel point
12:20il y a un décalage entre la sérénité,
12:22la dignité, le professionnalisme
12:26de toutes les personnes qui étaient présentes dans cette salle
12:28et ce climat qu'il pouvait y avoir à l'extérieur de la salle,
12:36évidemment parce que le meurtre de la petite Lola a bouleversé les Français
12:41et parce qu'à travers ce meurtre, il y a des questions politiques
12:44et nous y reviendrons peut-être après.
12:46Comment vous voyez ce décalage-là ?
12:49Moi, je n'ai pas d'analyse particulière sur ce décalage,
12:54si vous voulez.
12:54Ce que je trouve, c'est rassurant.
12:56Qui est rassurant ? Attention, ce n'est pas négatif.
12:59Moi, je trouve rassurant que ce procès se soit tenu
13:03et j'ai écouté avec beaucoup d'attention ce que dit l'avocat
13:05avec sérénité alors que ce crime est quand même juste insupportable.
13:09En vrai, là, on ne va pas revenir dessus,
13:11mais c'est un crime qui laisse aussi peut-être un goût d'insatisfaction
13:22parce que vous avez quand même une personne qui n'a pas été déclarée
13:25et tant mieux irresponsable, tant mieux pour la tenue du procès,
13:29mais dont finalement, on n'a pas justement compris totalement le mobile.
13:34Il reste quand même une part d'ombre sur un procès qui est assez singulier,
13:38qui a été avec un contexte très ritualisé, très particulier,
13:43on ne va pas rentrer dedans,
13:45mais qui laisse encore une part d'incertitude sur la vérité totale.
13:52Donc, je ne sais pas, par rapport à ce que vous voulez dire,
13:55peut-être que vous voulez faire...
13:57Non, mais je constate que la justice peut être rendue de manière extrêmement ferme.
14:03La justice, en sortant d'un procès, il peut y avoir finalement
14:06que ce soit la défense comme les avocats de la famille ou les partis civils,
14:11un consensus,
14:13que lorsqu'il y a des dossiers qui sont traités avec un juré populaire
14:17et en même temps des professionnels et des magistrats,
14:21il peut y avoir ce consensus également.
14:24Et je le disais bien que souvent, on peut avoir la sensation d'une justice laxiste sur d'autres sujets,
14:32d'une justice à géométrie variable sur d'autres sujets,
14:35mais que là, elle ne souffre d'aucune contestation.
14:38Vous voyez ce que je dirais ?
14:39Tant mieux d'ailleurs, Sabrina.
14:40Elle l'avait demandé à la maman de Lola hier.
14:44Elle s'était présentée devant les jurés qui étaient face à elle
14:48et elle leur a dit « Donnez-moi la perpétuité pour elle ».
14:51C'est important, c'est important pour la mémoire de sa fille,
14:55pour qu'il y ait quelque chose qui soit marqué dans cette affaire.
14:58Et les premiers mots qu'elle a eus quand elle a entendu le prononcer du verdict,
15:02elle est tombée en pleurs dans les bras de Thibaut, le frère de Lola.
15:05Elle a dit « On l'a eue, on l'a eue, la perpétuité ».
15:08Et c'est ça que ça voulait dire, on l'a eue.
15:09Et d'ailleurs, Thibaut, le frère de la perpétuité Lola,
15:13avait pris la parole très rapidement en fin de semaine dernière,
15:19au premier jour du procès, si je ne m'ai dit,
15:21en disant « On espère, on veut la vérité, rien que la vérité,
15:24pour nous, la famille, mais aussi pour la France. »
15:27Parce qu'ils étaient bien conscients que c'était un drame qui avait bouleversé le pays.
15:32Il s'adressait à Dabia Benkiret quand il dit ça.
15:35Et finalement, on s'aperçoit que non.
15:37Il n'y a pas eu de vérité.
15:39Il y a eu beaucoup de mensonges,
15:40puisque l'enjeu principal de ce procès, c'était le mobile,
15:44de comprendre pourquoi Lola,
15:46pourquoi ce jour-là, elle a décidé de s'en prendre à elle,
15:48de la violer, de la torturer, de la tuer.
15:51Et ça, on n'a eu aucune réponse de la part de Dabia Benkiret.
15:54Plusieurs mensonges qui ont été toutes...
15:57Enfin, tous les mensonges ont été dévoilés,
15:59avec les expertises, avec les psychiatres, avec les enquêteurs.
16:02Donc, là-dessus, on n'a aucune réponse.
16:03Voilà ce qu'on pouvait dire sur l'aspect très concret du procès
16:07et sur la décision de justice.
16:09Je le répète, une décision historique.
16:10Revenons maintenant sur cette question,
16:12puisque les Français, eux, aspirent à aussi une justice extrêmement ferme.
16:17Et il y a eu quelques réactions.
16:18Êtes-vous pour ou contre la condamnation à perpétuité réelle pour les meurtriers d'enfants ?
16:2288% des Français répondent oui.
16:26Et 5% répondent non.
16:28Et ce qui est intéressant, c'est que vous voyez que ça fait consensus,
16:32quels que soient les partis politiques.
16:35Puisque que ce soit à gauche comme à droite,
16:37vous avez plus de 8 Français sur 10 qui demandent
16:39à ce qu'il y ait cette alternative à la peine de mort,
16:44c'est-à-dire qu'une personne qui commet l'irréparable
16:48finisse ces jours en prison.
16:51Julien Drey ?
16:52Quoi ?
16:53Sur la peine, parce que sur la question judiciaire,
16:57on a posé toutes les questions finalement aux expertes
17:00qui étaient présentes sur le plateau,
17:02là sur l'aspect politique et sociétal.
17:04L'aspect politique, je veux dire,
17:05quand on a entendu le déroulé du procès,
17:10on a affaire à cette part maudite de l'être humain.
17:13D'ailleurs, c'est pour ça qu'on n'arrive pas à voir la vérité,
17:15parce que c'est une part maudite qui est quasiment insaisissable.
17:18On est tombé sur un monstre qui en plus a assumé sa monstruosité,
17:23aucun mot de repentir ou d'excuse, etc.
17:26Elle s'est excusée au procès, oui, le premier jour.
17:29Enfin voilà, toujours est-il que voilà.
17:31Uniquement au procès.
17:31Je ne vois pas comment elle pouvait passer au travers d'une peine aussi décisive.
17:38Aussi lourde.
17:39On regarde de ce qui s'est passé.
17:41Là, ce n'est pas un problème politique.
17:43C'est un problème de quand vous êtes face à un monstre,
17:44et comme tous les Français qui sont aussi pour que...
17:48Je veux dire, quand il s'agit de s'emprunter à les petits-enfants,
17:51les violer et les tuer, je veux dire, il n'y a rien.
17:53Mais on est face à un monstre, répétuellement,
17:56qui dans 27 ans ne va pas, mais peut, demander une remise en liberté.
18:00Pardonnez-moi.
18:01Non, mais ce n'est pas comme ça que ça se passe, si vous me permettez.
18:03Ça a été précisé par...
18:04Non, elle vous a très bien expliqué.
18:07Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
18:08On fait ça parce qu'il faut gérer les gens après en prison.
18:12Donc pendant 30 ans, elle va être...
18:14Elle va faire 30 ans.
18:15Après, on verra, la société verra ce qu'il en est.
18:19Il n'y a aucune automaticité.
18:20Et le fait qu'il y a incompressibilité
18:22plaisera énormément dans la décision des magistrats.
18:25Ce qui fait que c'est quasiment à peu près certain
18:28qu'elle ira jusqu'au bout de sa vie en prison.
18:31Voilà.
18:32Tour de table politique, puisqu'il y a des réactions quand même.
18:35Je vois que des réactions politiques.
18:37Claire Géronimi, vous savez, Claire est une femme
18:39qui a été violée par un individu
18:41qui était sous le coup d'une OQTF,
18:43qui a été condamnée pour ses faits.
18:44Je crois qu'il avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle.
18:49Qui dit pour Lola, pour son père, Johan,
18:51pour sa mère, Delphine, pour son frère Thibault, pour ses proches.
18:54Elle dit un verdict qui vient clore un procès éprouvant,
18:58marqué par des témoignages bouleversants
18:59et la dignité de la famille de Lola.
19:01Justice a été rendue.
19:02Rien ne réparera jamais l'horreur.
19:05Rien ne rendra à la famille la lumière de cet enfant.
19:07Mais ce verdict est un pas vers la reconnaissance et la vérité.
19:11Marion Maréchal a publié un message également.
19:15Petite Lola, comme mère, comme française,
19:17j'ai lu avec autant de terreur que de tristesse les récits du procès du diable
19:21qui t'a ôté la vie.
19:23Aucune peine ne rendra jamais justice ton innocence, ta jeunesse,
19:26ton sourire, ta joie de vivre n'ont pas de prix.
19:29Tu resteras jamais le visage de l'enfance brisé par la barbarie importée,
19:33trahie par un État qui refuse de nous protéger.
19:37Marine Le Pen a également réagi.
19:39Le martyr de la petite Lola avait bourgversé toute la France.
19:42A l'émotion s'était agrégée la légitime colère des Français
19:44apprenant que son bourreau, une ressortissante algérienne visée par une OQTF,
19:48n'aurait jamais dû se maintenir sur le territoire.
19:53François Ruffin, qui est l'un des seuls hommes de gauche
19:56à avoir réagi aujourd'hui, à affirmer que justice est passée pour Lola et pour sa famille.
20:05Et je constate d'ailleurs que l'AFP s'est permis de faire une dépêche
20:08pour expliquer que l'extrême droite saluait la peine qui était infligée.
20:13Patrick Roger.
20:15Votre sondage met bien en lumière aussi que la barbarie n'a pas d'excuses,
20:21surtout quand elle touche des enfants.
20:23Comme le disait Julien tout à l'heure, c'est vrai que c'est la pardon,
20:27à travers ce procès aussi, c'est la pardon de notre humanité qui ressort
20:30quand on lit tous ces récits assez terribles.
20:34Et malheureusement, c'est vrai qu'on a une toute petite frustration sur ce que vous disiez,
20:40c'est-à-dire qu'on ne connaît pas encore, on le connaît évidemment,
20:43elle s'est excusée, etc. On le sait, mais sur tous les motifs,
20:47il manque encore des réponses.
20:49Alors évidemment, ce n'est pas ce qui va rendre Lola,
20:52parce qu'aujourd'hui, quand on voit la mère, le frère avec ses larmes,
20:56on pense tous évidemment à soi-même, sa famille, son entourage,
21:00en se disant qu'on est terriblement touchés.
21:01Mais c'est vrai qu'il y a cette petite frustration quand même, en fait, bien sûr, autour de ça.
21:07Parce que c'est la part monstrueuse de cette personne qui a refusé justement d'expliquer son geste.
21:15Peut-être que c'est elle-même, parce que les psychiatres ont dit en effet que oui,
21:20elle n'est pas malade, mais elle a des traits très forts de psychopathie.
21:25Et il est possible qu'elle ne sache pas exactement les raisons qui l'ont poussé à commettre ce geste.
21:29Béatrice Brugère.
21:30Oui, mais il y a quand même dans ce dossier quelque chose, vous l'avez dit, de monstrueux,
21:34je dirais presque de diabolique.
21:36C'est-à-dire qu'il y a quand même toute une mise en scène, un rituel, elle boit du sang.
21:41Ça peut être prouvé, ça.
21:42Il y a des choses qui sont restées dans l'ombre et qui sont toujours, c'est ce que vous dites,
21:48il y a une part qui nous échappe dans ce dossier et qui fait la singularité du dossier quand même.
21:53Puisqu'en fait, c'est ce que je disais, à la fois elle est responsable,
21:56donc on n'a pas à faire une folle qui fait quelque chose d'horrible,
21:59dans le sens qu'elle est irresponsable.
22:02Et à la fois, il n'y a pas de mobile très clair,
22:06ce qui laisse une part encore de sombre dans ce dossier.
22:10Mais ce qui compte aujourd'hui, je crois que c'est surtout que la mère, toute la famille,
22:18n'est pas en plus la peine de se dire qu'en plus la justice ne leur a pas rendu cette justice.
22:24Et ça, je crois que c'était déjà très important.
22:26Bien sûr que le reste ne sera jamais réparé.
22:30Mais si en plus on avait ajouté à cette horreur, j'allais dire,
22:34la faiblesse d'une justice qui n'aurait été pas à la hauteur, ça aurait été terrible.
22:37Et on peut se réjouir.
22:39Alors là où je vous entends ce que vous dites, elle ne l'est peut-être pas toujours.
22:43Peut-être que d'ailleurs ce dossier fera évoluer les choses.
22:46Il faut peut-être l'espérer, une réflexion.
22:48Parce qu'en fait, on dit toujours que c'est la première fois que c'est le plus difficile.
22:52C'est la première fois qu'une femme...
22:54J'allais dire, il y a un précédent.
22:57Alors j'espère qu'il n'y aura pas d'autres affaires aussi horribles qui feront qu'il y en ait d'autres.
23:01Mais malheureusement, la vie étant ce qu'elle est, on a quand même aux assises souvent aussi d'autres actes extrêmement graves.
23:09Et je pense que c'est important aussi que la justice puisse utiliser son arsenal.
23:14Parce qu'il y a deux choses.
23:15On a un arsenal répressif en France.
23:17On a un arsenal répressif.
23:19Et souvent, il n'est pas utilisé comme tel.
23:21Là, il a été utilisé.
23:23Réjouissons-nous parce que c'était légitime.
23:25Jules, ce n'est pas seulement une affaire de justice.
23:27Évidemment, c'est extrêmement difficile d'anticiper la monstruosité.
23:32C'est difficile d'empêcher la monstruosité.
23:34Moi, ce que je sais, c'est que dans cette affaire, il y a des choses qui auraient pu être évitées.
23:38Si notre politique migratoire était contrôlée en France,
23:42la petite Lola serait encore en vie.
23:45puisqu'on sait que le sujet principal, au-delà de cette question de la monstruosité
23:49et de la question de la justice, c'est qu'elle avait une OQTF qui n'a pas été respectée.
23:53Donc ça, c'est la première des choses.
23:55Et on parlait d'évolution.
23:56Est-ce que cette affaire va nous faire évoluer ?
23:57Moi, je n'ai pas le sentiment que le débat politique ait évolué depuis trois ans.
24:02Que s'est-il passé ?
24:03Il y a eu une loi extra-faire ferme sur l'immigration qui a été adoptée depuis,
24:07censurée, 36 articles, par le Conseil constitutionnel.
24:10Il y a eu une loi qui voulait allonger le délai de rétention
24:12dans les centres de rétention administratifs de 90 à 210 jours,
24:15censurés par le Conseil constitutionnel.
24:17Donc moi, j'aimerais qu'on pose la question,
24:19qu'est-ce qu'on fait pour éviter qu'il y ait de prochaines Lolas ?
24:22Je ne vous rappelle pas ce qui s'est passé avec Philippine,
24:24je ne vous rappelle pas ce qui s'est passé avec l'attentat de Mulhouse,
24:27là aussi un Algérien sous OQTF.
24:30Donc à un moment donné, il va falloir poser ce débat politique
24:32pour savoir comment on fait pour éviter qu'il n'y ait d'autres Lolas.
24:36Je suis d'accord pour dire qu'il y a une responsabilité politique sur l'OQTF,
24:41mais des monstres, ce n'est pas que des OQTF.
24:42C'est exactement ce que tu as dit au début.
24:43Non, non, d'accord, mais je préfère le préciser.
24:46Permanence, je sais, je le rappelle, il y a un problème politique qui est posé,
24:49mais la pauvre petite Lola, elle aurait pu malheureusement aussi tomber sur un monstre.
24:53Bien sûr, bien sûr.
24:53Ce que je disais sur le fait qu'on ne peut pas empêcher l'OQTF.
24:55On ne pourra pas empêcher totalement le fait qu'il y ait dans nos sociétés,
24:59et je dirais encore plus maintenant, des monstres qui sont capables,
25:02des pires crimes qu'on puisse imaginer.
25:04D'accord.
25:04On revient dans un instant.
25:05Pour la suite, je remercie Sabrina Berlin-Bouillet qui, à travers vous, saluait aussi le professionnalisme,
25:12la rigueur du service police-justice qui, tout au long de la semaine, a couvert un procès
25:17qui vous a évidemment tous bouleversé.
25:20Et parfois, on n'a pas conscience aussi de ce que vous pouvez voir couvrir sur un terrain.
25:29Et c'est vrai que...
25:30Oui, Julien ?
25:31Non, parce que comme on a eu le débat sur les 30 ans, c'est aussi ça la force d'une société.
25:37Je m'excuse, ça va peut-être paraître...
25:40C'est qu'elle se donne la possibilité, à un moment donné, de la rédemption.
25:43C'est ça aussi, les 30 ans.
25:45C'est qu'à un moment donné, la question...
25:47À la rédemption, excusez-moi, mais...
25:48Là, vous lancez un débat, pardonnez-moi, juste avant la...
25:50Non, mais elle se donne, je dis, elle se donne la possibilité, à un moment donné, c'est ça.
25:56Elle se donne, ça ne veut pas dire qu'il y aura, ça ne veut pas dire qu'on peut parier dessus,
26:00mais elle se donne cette possibilité.
26:02Et l'avis de la famille, à ce moment-là, madame la magistrate le confirmera,
26:06sera énormément vérifiée par les magistrats.
26:10C'est votre avis, je ne sais pas s'il sera partagé par la...
26:14Non, mais attendez, la loi...
26:15Pardonnez, je vous dis...
26:16Vous avez le droit d'avoir cet avis-là.
26:18Je ne sais pas s'il est partagé, un, par la famille, deux, par les millions de Français.
26:23Mais attendez, je ne vous ai pas dit qu'elle va...
26:24J'ai compris.
26:25Je vous donne des principes...
26:26J'ai compris, mais je ne sais pas si ces principes de fonctionnement de la société
26:29sur la question de la rédemption pour la meurtrière de Lola
26:33est un principe qui vale.
26:35Moi, je pense que...
26:36Mais les principes, c'est des principes.
26:40J'ai compris.
26:41Ils apprécient en fonction des situations.
26:42J'ai compris.
26:43J'ai dit simplement que la force, c'est même une force de notre société, voilà,
26:47de se dire, à un moment donné, on peut peut-être même les pires monstres.
26:51On se posera cette question-là.
26:53Il y aura un réexamen, voilà.
26:56C'est tout, c'est tout.
26:57Ça ne veut pas dire qu'il va être...
26:58Ah ben, bien sûr, parce que je...
27:01Les magistrats qui sont là pour être témoigné, ils confirmeront ce que je vous dis.
27:04On se posera cette question-là et l'avis de la famille va être décisif.
27:07Bien sûr, et je pense que si les principes, parmi tous les principes,
27:10il y a aussi la possibilité de mettre hors d'état de nuire les plus grands criminels
27:14et de mettre les victimes au centre de la décision.
27:17Et c'est pour ça qu'on a fait cette peine à perpétuité et l'humanité que nous représentons.
27:23Parce que c'est pour ça que...
27:24On a lancé un débat juste avant la publicité.
27:25Non, ce n'est pas un débat, c'est les principes.
27:27Écoutez, c'est un principe qui mérite quelques questions.
27:29C'est des principes, mais je vous préfère les rappeler.
27:32La publicité.
27:33On revient dans un instant.
27:35Un grand merci, Sabrina.
27:35Restez avec nous, chère Béatrice, puisqu'on parlera justement d'une autre décision de justice
27:40qui peut se reprendre sur le parquet de Bobigny.
27:42On parlera de Gérald Darmanin dans un instant qui souhaite moderniser
27:47l'École nationale de la magistrature.
27:5220h30 sur CNews, l'information avec Margot Siffer.
27:55Bonsoir Margot.
27:59Bonsoir Elliot, bonsoir à tous.
28:01Réunion ce vendredi à Londres de la coalition dite des volontaires.
28:05Objectif pour le Premier ministre britannique,
28:07accroître les livraisons d'armes de longue portée à l'Ukraine.
28:11Emmanuel Macron qui co-préside cette réunion annonce l'envoi
28:14dans les prochains jours de missiles anti-aériens.
28:18Nouvelle frappe de Washington cette nuit contre un bateau de narcotrafiquants
28:22dans les Caraïbes.
28:23L'embarcation appartenait à un gang vénézuélien classé
28:26comme organisation terroriste par les Etats-Unis.
28:29Six individus qui étaient à bord ont été tués.
28:33Et puis, un tableau de Picasso disparu début octobre
28:36alors qu'il devait être transféré entre Madrid et Grenade.
28:39finalement retrouvé.
28:40La police espagnole suggère que l'oeuvre pourrait simplement
28:43n'avoir jamais été chargée dans le camion de transport.
28:48Problème au Louvre et que ça peut se passer également pour un...
28:51C'est pas vous, Margot, qui l'avez ?
28:52C'est pas, j'ai rien fait.
28:53Écoutez, vous êtes sûr.
28:54En revanche, vous rendez les bijoux s'il vous plaît
28:56parce que le Louvre, ça commence à faire quand même
28:58beaucoup de bruit dans le monde entier.
29:00Cher Margot, s'y faire un peu de sourire, ça fait du bien.
29:03Et on va poursuivre sur les questions de justice.
29:05Vous êtes toujours avec nous, Béatrice Brugère,
29:06et ça m'intéresse d'avoir votre avis.
29:08Je rappelle que vous êtes secrétaire général du syndicat Unité Magistrat
29:11et il s'avère que le garde des Sceaux, Gérald Darmanin,
29:15est en train de mettre les mains dans un endroit
29:18où normalement on dit « n'y touchez pas, vous n'êtes pas le bienvenu ».
29:22On parle de l'école nationale de la magistrature
29:25et il veut diversifier l'origine sociale des élèves.
29:28Écoutez le ministre de la Justice.
29:31Toutes les grandes écoles et les grandes écoles du service public
29:34connaissent cette difficulté de ce biais sociologique.
29:38Voilà, à peu près un tiers d'étudiants qui viennent de Paris
29:41ou de sa très proche banlieue,
29:42donc pas très représentatifs de la province.
29:44En tant que provinciale, ça me concerne.
29:48Également le fait que 40% d'entre eux sont issus
29:51de classes sociales aisées, ou très aisées intellectuellement en tout cas,
29:55qu'il faut diversifier davantage.
29:57Et donc je pense que c'est un travail très important.
29:59Des gens issus de l'immigration,
30:02des personnes qui sont enfants d'ouvriers,
30:03des personnes qui en effet peut-être ont une censure aussi
30:05de passer des concours.
30:06La République doit ressembler,
30:09ses serviteurs doivent ressembler à la population
30:11et quand on juge au nom du peuple français,
30:13je pense que c'est important.
30:14Donc il y a sans doute des choses à faire,
30:16on va y réfléchir calmement.
30:17Mais moi je suis très attaché au concours républicain.
30:20Je n'imagine pas à un seul instant des mesures de discrimination positive,
30:22je n'y suis absolument pas favorable.
30:24Bon, la méritocratie, on l'a bien compris Béatrice Brugère,
30:28le biais sociologique est important,
30:31la diversité sociologique est importante,
30:33le biais idéologique, on en parle aussi ?
30:35Pour l'instant c'est trop tôt pour en parler.
30:38Oui, moi j'aime bien la dernière phrase de mon ministre
30:42qui est très attachée au concours,
30:45donc à la méritocratie,
30:47et qui n'est pas pour faire de la discrimination positive.
30:49Et je dis, ouf, tant mieux.
30:52Nous, on a vraiment poussé très fort
30:55pour que justement on garde cette idée de concours,
30:58pour éviter, vous savez,
30:59il y avait plein de possibilités d'entrer dans la magistrature,
31:02donc on est en train d'unifier un petit peu les modes d'entrée.
31:06Et la méritocratie par le concours,
31:08c'est toujours très intéressant,
31:09parce que ça permet justement à tout le monde d'y arriver.
31:12Mais ça ne permet pas tellement finalement d'y arriver,
31:15puisque ce que dit aussi notre ministre,
31:17et il a raison, c'est qu'au fil du temps,
31:21en fait la sociologie des magistrats,
31:24ce qui n'était pas le cas il y a quelques années,
31:26a tendu vers une forme d'uniformisation,
31:30un peu plus bourgeoise, parisienne,
31:34école privée, prépa privée, etc.
31:36Moi j'ai pas d'un...
31:37L'école de l'entre-soi.
31:38Oui.
31:39Pardonnez-moi de le dire, je résume rapidement évidemment.
31:42J'ai pas de jugement moral à porter là-dessus, c'est factuel.
31:44Avant, il y avait beaucoup plus d'enfants d'ouvriers
31:47ou des classes populaires
31:48qui veuillent redonner une chance
31:51et qui veuillent développer par les prépas talents
31:54et qu'on puisse ouvrir davantage.
31:56Pourquoi pas ?
31:57Je trouve ça plutôt intéressant.
31:58Tant qu'on ne tombe pas dans la discrimination positive,
32:01des quotas...
32:01Ça a été rappelé par le ministre de la Justice.
32:03Exactement.
32:04Et tant qu'on garde un concours,
32:05il y a encore un sens, c'est-à-dire un bon niveau.
32:09Et ça, peut-être qu'il y aurait des choses à dire.
32:10Après, en fait, ce qui est intéressant,
32:13c'est qu'on est dans un contexte politique
32:14où le débat était plutôt
32:16faut-il garder le modèle de l'école
32:19ou faut-il changer de modèle ?
32:20En fait, c'était surtout ça, ce contexte.
32:22Et lui, il arrive au milieu.
32:24C'est-à-dire qu'il dit
32:24je vais faire une mission de préfiguration.
32:26Donc, une mission de préfiguration
32:28avec une personnalité extérieure
32:30qui ne sera pas magistrat.
32:31On ne sait pas trop ce qui va être préfiguré.
32:34Mais en tout cas, ce qui est annoncé
32:35n'est pas de l'ordre de la suppression.
32:37Non, on a bien compris.
32:38Mais rien que le fait de dire
32:39qu'il faut un peu plus de diversité
32:41au sein de l'école nationale de la magistrature,
32:43on sent qu'il marche sur des oeufs,
32:46le ministre de la Justice.
32:47Et il n'a pas parlé des professeurs.
32:49Et il n'a pas parlé des professeurs.
32:49Parce que le jour où il parle des professeurs
32:50et des ceux qui enseignent la magistrature
32:53à l'école nationale de la magistrature,
32:54on va rigoler.
32:54Quand on va mettre les mains dans le combouis
32:59et qu'on va parler de la surreprésentation
33:00du syndicat de la magistrature
33:01au sein des enseignants
33:02de l'école nationale de la magistrature,
33:04on va bien se marrer
33:04et on va voir les résultats.
33:05Affaire à suivre.
33:06Il nous reste une quinzaine de minutes.
33:07On a trop peu de sujets.
33:09Mais en revanche,
33:09c'est un sujet qui est essentiel.
33:11Le parquet de Bobigny a annoncé vendredi
33:13avoir fait appel du jugement prononcé.
33:15Puisqu'on parle de la justice,
33:16on a parlé d'une justice exemplaire
33:18pour l'affaire de la petite Lola.
33:20Là, c'est un scandale.
33:22C'est comme ça que c'est perçu par les Français.
33:25Prononcés contre deux frères jumeaux
33:26de 19 ans dans l'affaire de l'abattage
33:27d'un arbre en mémoire d'Ilan Halimi
33:29en contestant le fait que le tribunal
33:31n'ait pas reconnu le caractère antisémite
33:33de leur acte.
33:34Le tribunal correctionnel de Bobigny
33:35avait déclaré coupable
33:36ces deux jeunes Tunisiens
33:37sans domicile fixe,
33:38uniquement de destruction
33:40de biens d'autrui aggravés.
33:43Ils étaient condamnés
33:44pour avoir coupé un arbre,
33:46mais pas pour antisémitisme.
33:47Et là, je me tourne vers vous,
33:49Julien Drey.
33:50Alors, je suis fasciné
33:50par la dépêche de l'ARFP.
33:52Vous allez me dire que je fais une fixette.
33:53Cette absence de reconnaissance
33:55d'un motif antisémite
33:59avait provoqué de vives réactions
34:01au sein de la communauté juive.
34:02Ben non, pardonnez-moi,
34:03c'est pas qu'au sein
34:04de la communauté juive.
34:07Julien Drey, en revanche,
34:08cet appel est de bonne alloi,
34:09je pense que c'est ce que voulaient
34:11les Français, bien évidemment,
34:12qui n'ont pas compris
34:13comment on ne pouvait pas
34:14ne pas retenir ce caractère antisémite.
34:18Il fallait quoi de plus
34:20pour le retenir ?
34:21Ça, il faut demander aux magistrats.
34:23Moi, je ne suis pas capable
34:23de répondre à leur place.
34:24Je pense que ce jugement
34:25est stupéfiant,
34:27pour être honnête.
34:28La décision, elle est stupéfiante.
34:30Et moi, le problème pour moi,
34:31ce n'est pas que ces jeunes-là
34:32aillent en prison.
34:33Le problème, c'est que
34:34ça serve d'exemple à d'autres.
34:36Et j'aurais préféré,
34:37vous voyez,
34:38qu'on les oblige
34:39à aller replanter des arbres
34:40pendant des mois et des mois.
34:42Voilà.
34:42Que ça serve...
34:43Parce que là,
34:45ils vont rentrer en prison.
34:46Vous savez quoi ?
34:47J'ai peur que dans un certain nombre
34:48de coursives,
34:48ils deviennent des vedettes.
34:49Ils soient applaudis.
34:50Patrick Roger.
34:51Oui, non, mais ce que dit Julien
34:53est exact.
34:54C'est-à-dire que, voilà,
34:56ils vont quelque part
34:57être finalement mis
34:58sur un piédestal
34:59alors qu'ils auraient dû être
35:00contaminés beaucoup plus fermement.
35:01Et d'ailleurs,
35:02et pour faire quand même
35:03le lien avec ce que vous disiez
35:04précédemment,
35:06c'est vrai que ça pose
35:06en fait un certain nombre
35:07de questions.
35:08Non pas peut-être
35:09sur l'entrée à l'école nationale
35:10de la magistrature,
35:11mais après dans le déroulement
35:12en fait des carrières.
35:13C'est peut-être à ce moment-là
35:14qu'il faudrait intervenir
35:15auprès de la magistrature.
35:17Tiens, on va demander
35:18à la magistrate.
35:19Non, mais comme dans
35:20beaucoup de secteurs,
35:20est-ce qu'il y a des réexamens
35:22de façon régulière ?
35:23Parce qu'on rend la justice
35:25au nom de la justice
35:27et pas au nom de la politique
35:28ou d'une idéologie en fait politique.
35:30Et c'est ça le point essentiel.
35:32Quelle que soit en fait
35:33l'origine,
35:34quand on rentre en fait
35:35qu'on soit agriculteur,
35:36fils d'ouvrier.
35:37Bien sûr.
35:38Bien sûr.
35:38Et on a passé toute la première partie
35:40de l'émission
35:41à saluer justement
35:42le bon déroulement
35:43de la justice
35:44dans le procès
35:45de la meurtrière
35:47de la petite Lola.
35:48Là, on constate
35:49que dans d'autres cas,
35:51on a des décisions
35:52qui sont incompréhensibles
35:54aux yeux des Français.
35:55Alors, on ne connaît pas
35:56tous les éléments à chaque fois.
35:57Pardonnez-moi,
35:58vous coupez un arbre
35:58avec la stèche,
35:59et que vous m'expliquez
36:01avec des pastèques
36:02que vous mangez de la pastèque
36:03parce que vous aimez la pastèque.
36:04Il faut arrêter
36:05de prendre les gens
36:05pour des imbéciles.
36:06Vous êtes condamné
36:06à une loi de prison.
36:07Ils n'ont trouvé qu'un arbre.
36:08Une loi de prison,
36:09si c'est juste pour couper un arbre,
36:10ça va bien vous faire comprendre
36:11qu'il y a eu un problème.
36:13Si c'était qu'un arbre,
36:13il n'y aurait pas eu
36:14une loi de prison.
36:14Le calme et l'équilibre
36:15avec la prise de prison.
36:16Non, pas du tout.
36:17Vous touchez du doigt
36:17les deux versants de la justice.
36:20La sanction est aussi importante
36:22que la vérité
36:22ou la vérité est plus importante
36:23que la sanction.
36:25C'est ça que je voudrais dire.
36:26C'est-à-dire que tout à l'heure,
36:27on a beaucoup parlé
36:27de la sanction
36:28et là, je voudrais parler
36:29de la vérité des faits.
36:30La justice, c'est les deux,
36:32en vrai.
36:33S'il y a une sanction
36:34sans la vérité des faits,
36:35on voit que la frustration
36:36est la même.
36:37Moi, je me réjouis
36:38et j'espère que ça durera
36:39le plus longtemps possible
36:40que l'on garde des appels
36:42et des recours
36:43parce qu'en fait,
36:45ça montre quoi ?
36:45L'appel, ça montre
36:46qu'une juridiction
36:47peut se tromper
36:48et on intègre ça
36:50puisqu'on a un droit d'appel.
36:51Et je me réjouis
36:52que le parquet
36:53ait fait appel
36:54si la vérité
36:55n'a pas été respectée
36:56et que la Cour d'appel
36:57la fasse respecter.
36:58Je ne connais pas le dossier
37:00mais de ce que j'en vois,
37:00évidemment,
37:01les apparences sont plutôt
37:02pour dire que le parquet
37:04a eu raison
37:05et je ne dis pas ça
37:06parce que je suis parquetière
37:07de faire appel.
37:09Vous ne prêchez pas
37:10pour votre paroisse.
37:11Mais c'est intéressant
37:12parce que, vous voyez,
37:13finalement,
37:14la vérité,
37:15la sanction
37:16aurait été à moindre,
37:17finalement,
37:17aurait été moins choquante
37:18peut-être que dans l'autre sens.
37:20Donc, il y a ces deux versants
37:22qui sont aussi importants
37:26et sur la question
37:27et s'il y a de l'idéologie
37:29parce que c'est ça
37:30votre question,
37:31s'il y a de l'idéologie
37:31dans la première instance,
37:33n'y répondez pas.
37:35Ça peut arriver.
37:36Ça s'appelle
37:36la justice humaine
37:37et ça s'appelle
37:38une mauvaise justice
37:39et il faut la combattre.
37:40Et il faut réfléchir
37:41aujourd'hui, je crois,
37:42puisque c'est de là-dessus
37:43qu'on discute souvent,
37:45comment justement
37:46mettre en place
37:47des garanties.
37:51Alors, l'appel en est un
37:52mais il n'y a pas que ça.
37:54Il n'y a pas que ça.
37:54Il y a d'autres solutions.
37:56Vous l'avez dit aussi
37:58sur la formation,
37:59sur le magistrat.
38:01Un grand merci
38:01Béatrice Brugère d'être venu.
38:03Si j'étais magistrat,
38:04je prendrais ma carte au syndicat.
38:05Vous êtes secrétaire général
38:07du syndicat,
38:07unité magistrat.
38:08On va passer à l'actualité politique
38:10et comme les juges
38:10ne font pas de politique,
38:12je vais vous saluer
38:13et vous remercier.
38:14Seulement moi.
38:15Évidemment.
38:17Plus de Béatrice Brugère
38:19peut-être dans la magistrature
38:21ne fait pas mal.
38:22Que passe-t-il
38:24à l'Assemblée nationale ?
38:26Que passe-t-il, messieurs ?
38:28De quoi ?
38:28De la taxe.
38:29Il y a des grands rapports
38:30souviétiques, Elion.
38:32C'est vrai ?
38:33On se fait zucmaniser
38:34en ce moment
38:34à l'Assemblée nationale ?
38:35Tout le monde va payer.
38:36Je ne comprends pas.
38:38Vous allez payer aussi ?
38:39Évidemment,
38:40comme tous les Français.
38:41À part si j'ai un compte en Suisse.
38:42Sébastien Lecornu,
38:44écoutez-le.
38:45C'est très intéressant.
38:46Il dit
38:47que j'avais parlé de rupture
38:48et il nous promet
38:49justement une rupture.
38:51Rupture et Tula.
38:54Nous devons travailler différemment
38:56et je remercie
38:57les rapporteurs généraux
38:58et rapporteurs
38:59pour leur rôle décisif.
39:01J'avais parlé de rupture,
39:02nous y sommes.
39:04Mesdames et messieurs les députés,
39:06ce projet de budget
39:06n'est qu'un projet.
39:08Ce sont nos travaux
39:09qui lui donneront
39:10son sens final
39:10et à la fin,
39:12il devra protéger
39:13l'essentiel,
39:14c'est-à-dire
39:15l'indépendance de la France
39:16pour que nos concitoyens
39:17puissent vivre mieux.
39:19Je vous remercie.
39:19Est-ce que vous pouvez
39:21nous expliquer
39:21ce qui est en train
39:22de se passer en ce moment ?
39:24Soit disant,
39:25la taxe Zuckman,
39:25c'était à Fouera
39:26et on est en train
39:27de nous faire
39:27une taxe Zuckman-Biss ?
39:29Le Parti Socialiste
39:30est en train à nouveau
39:31d'enclencher un bras de fer
39:32avec le gouvernement
39:33en disant finalement
39:34les comptes ne sont pas bons,
39:35la suspension
39:36de la réforme des retraites,
39:36ce n'est pas suffisant pour nous,
39:38il nous manque encore
39:39des gages
39:41donnés à la gauche.
39:42Et donc,
39:42ils ont trouvé une solution,
39:44apparemment,
39:44on n'est pas encore fixé,
39:46mais ce serait donc
39:46cette taxe Zuckman,
39:47version allégée,
39:49donc on enlèverait
39:50les biens professionnels
39:52sur les professionnels innovants,
39:54c'est ce qu'ils appellent,
39:55donc les grandes start-up,
39:56etc.,
39:56les grandes licornes françaises,
39:58et les biens familiaux,
39:59donc toutes les grandes entreprises
40:00qui sont majoritairement
40:01possédées par des familles.
40:04Donc c'est une taxe Zuckman-Biss,
40:05c'est toujours 3%
40:06sur toutes les grandes fortunes françaises,
40:09ça va rapporter
40:09quelques milliards
40:10et ça va complètement détruire
40:12la compétitivité.
40:14Mais les LR n'accepteront jamais,
40:17Horizon n'acceptera jamais.
40:18Alors je vois que par contre,
40:20ça c'est terminé.
40:21Non mais attendez,
40:21je vois qu'il y a des réunions secrètes,
40:23visiblement le vendredi,
40:24entre Gabriel Attal,
40:25M. Boris Vallaud
40:26et Mme Chatelain,
40:28Mme Chatelain qui est ?
40:29Écologiste.
40:30Écologiste.
40:30Ah bah écoutez,
40:31c'est la réunion des gauches.
40:32C'est le retour aux premiers amours,
40:33Olivier.
40:33Bah bien sûr.
40:34Et les républicains n'ont pas été conviés.
40:35Mais attendez,
40:36mais pourtant,
40:37c'est 50 nuances de gauche
40:38avec les républicains.
40:39Non mais les filles
40:40qui l'a fait remarquer ce matin.
40:41Non mais blague à part,
40:42blague à part,
40:43c'est vrai qu'on se demande
40:43jusqu'où va aller ce budget.
40:46On a déjà une copie budgétaire
40:47qui objectivement fait preuve
40:49d'une fantaisie budgétaire
40:50et d'une inventivité fiscale
40:52qui dépasse l'entendement.
40:55La question c'est
40:56où est-ce que ce budget
40:58va aller en socialisme ?
41:00C'est-à-dire que là,
41:01on a des milliards de taxes,
41:02des milliards d'impôts déguisés.
41:04On est déjà le pays
41:05le plus prélevé de l'OCDE
41:07et de tous les pays occidentaux.
41:09Donc à un moment donné,
41:10c'est vrai qu'on se demande
41:10quand est-ce que ça va finir
41:11et finalement,
41:12on se demande si l'argument
41:14de la stabilité
41:14qui nous est donné
41:15depuis des mois
41:16ne va pas coûter plus cher
41:17que l'instabilité
41:18et je mets des guillemets.
41:19Et puis honnêtement,
41:20si la droite valide
41:21un but clé à 20 milliards,
41:22il faut...
41:23Vous organisez des réunions secrètes,
41:24vous ?
41:25Je ne sais rien.
41:26Mais attendez 30 secondes.
41:28Oui, vous avez oublié.
41:29Il y a deux débats différents.
41:32Je m'excuse.
41:33On peut expliquer,
41:34et moi je pense que la France,
41:35il y a un système fiscal
41:37qui est complètement obsolète,
41:39qu'il y a trop de taxes,
41:40etc.
41:40Ça, c'est un premier débat.
41:42Il y en a un autre
41:42que vous ne pouvez pas esquiver.
41:44C'est que vous ne pouvez pas justifier
41:45le fait qu'il y ait des fortunes
41:47gigantesques
41:47qui se soient faites
41:48ces dernières années
41:49et qui passent au travers
41:50de toute fiscalité.
41:52Ce n'est pas vrai.
41:53Toute fiscalité.
41:54Ah bon ?
41:54Apple, il paye des impôts ?
41:56Oui.
41:56Oui, enfin...
41:57Apple, voilà.
41:58D'accord.
41:58Mais c'est Apple.
41:59Voilà.
41:59C'est tout le problème.
42:00C'est tout le problème, en fait.
42:04Si notre dépense publique
42:06ne fait qu'augmenter,
42:07la richesse n'augmente pas.
42:08Je suis d'accord avec vous.
42:08C'est au détriment, en fait, de ça.
42:10Donc, c'est Apple, justement,
42:11et tous les autres
42:11qui vont réussir
42:13à s'en tirer aujourd'hui
42:14et nous, on va s'écrouler.
42:15Donc, la question qui est quand même posée,
42:18c'est qu'aujourd'hui,
42:18dans ce système dans lequel on est,
42:20vous avez des fortunes gigantesques.
42:22D'ailleurs, je vous rappelle
42:23que Bill Gates et d'autres
42:25avaient fait un appel en disant
42:26nous, nous pensons
42:27qu'il faudrait trouver un système
42:29où nous pouvons alors
42:30les redistribuer par les fondations, etc.
42:32Cette question-là,
42:32elle est quand même posée.
42:33Alors, vous pouvez dire
42:34ah, les socialistes,
42:35c'est dégueulasse,
42:36ils ne font que les impôts.
42:37Mais il n'y a quand même plus.
42:38Vous ne trouvez pas
42:38les écarts qui sont créés
42:40avec ces magas ?
42:42Non, mais là,
42:42ça va toucher les entreprises étrangères.
42:44Ça va toucher les entreprises françaises.
42:45Non, parce que déjà,
42:46on a été exclu.
42:47Ah oui, on ne va pas toucher.
42:49Ben donc, attendez.
42:51Apple, si,
42:51parce qu'en France,
42:52ils sont aussi amenés
42:54à payer sur des impôts.
42:56Ben voilà, justement,
42:57ils font de l'optimisation fiscale
42:58et ils transfèrent les bénéfices.
42:59Au passage,
43:00on pourrait parler aussi du Qatar
43:02qui ne paye pas d'impôts
43:03parce qu'il a une loi spécifique
43:06qui fait que tous ces bénéfices
43:07réalisent en France.
43:08Les Français qui vendent tout ça.
43:0920 milliards d'impôts supplémentaires,
43:12la copie le corne.
43:12D'accord, mais donc,
43:13c'est pour ça que je vous dis.
43:14Vous permettez ?
43:15Parce que là,
43:15je vois vous emballer,
43:16je vous connais les uns les autres,
43:17je vois vous emballer en avance
43:19la charge socialiste
43:21parce que ça faisait longtemps
43:21que vous ne l'avez plus fait.
43:22Non, non, non.
43:23Et vous aviez perdu l'habitude.
43:26Donc là,
43:27vous retrouvez des bonnes habitudes.
43:28La question qui est posée,
43:30elle est quand même sérieuse.
43:31Non, mais la question qui est posée,
43:32elle est avant tout politique
43:33parce que les socialistes
43:34ont l'impression
43:34de se faire rouler dans la farine
43:36sur les retraites,
43:37globalement.
43:37Et donc,
43:38ils poussent,
43:39non mais un petit peu
43:39parce que sur les trois mois,
43:41donc ils poussent les curseurs
43:42parce qu'ils se disent
43:43on peut avoir le vent derrière
43:44pour réussir effectivement.
43:45Mais il y a quand même
43:46une question démocratique.
43:48Est-ce que c'est normal
43:48qu'un parti qui a fait
43:49moins de 2%
43:50à la dernière élection présidentielle
43:51se permette de faire
43:53un bras de fer gigantesque
43:54à réclamer des mesures
43:55dans tous les sens ?
43:56La suspension de la réforme
43:57des retraites,
43:58ce n'est pas assez
43:58pour les socialistes.
43:59Il en faut toujours plus.
44:00Et après la taxe Zuckman,
44:01ce sera quoi ?
44:02Parce qu'en fait,
44:02c'est ça.
44:03C'est un cercle vicieux.
44:05Leur électorat a envie
44:06qu'on s'en su.
44:07Donc il faut une raison de censure.
44:09Pour reprendre votre formule,
44:10ils peuvent tous se permettre
44:13un gouvernement qui n'a jamais
44:14été aussi faible.
44:15Mais on ne va pas passer
44:153 heures dans les taxes.
44:17Il y a un débat démocratique.
44:18Il y a encore des sujets.
44:19Attention,
44:20parce que ce que vous êtes
44:20en train de dire
44:21est assez compliqué.
44:22Donc à l'Assemblée nationale,
44:24si vous êtes une petite force,
44:25vous devez vous taire ?
44:26Non, je dis que
44:27l'Assemblée nationale,
44:29c'est que tout le monde vote
44:29et pas simplement
44:30des réunions secrètes
44:31en disant
44:32je te préviens,
44:33il n'y aura pas de budget
44:34si tu ne me donnes pas ce que je veux.
44:35Des réunions secrètes
44:35à l'Assemblée nationale,
44:36je vais vous faire une confidence.
44:37Il y en a plein à la buvette.
44:38Il y en a plein à la buvette.
44:40Des échanges,
44:41des discussions,
44:41etc.
44:42Voilà, c'est normal.
44:43Mais vous avez...
44:43Moi, je vais vous dire...
44:44C'est des petites forces...
44:46J'ai l'impression
44:46que vous découvrez...
44:47C'est des petites forces
44:48face à un gouvernement
44:50et c'était M. Lecornu
44:51qui l'avait dit
44:51qui n'a jamais été aussi faible
44:53de la Vème République.
44:54Donc des petites forces
44:55peuvent tordre le bras
44:57à un gouvernement.
44:58C'est pas un régime
44:59qu'on n'a quasiment jamais vu.
45:01Il nous reste 4 minutes,
45:02s'il vous plaît.
45:03Et je pense qu'il y a des sujets
45:04aussi qui rendent dingues
45:06les Français.
45:07Et parfois, il y a débat.
45:09Le permis de conduire.
45:10La fin du permis de conduire
45:13a vie.
45:13Après des premières discussions
45:14en mars dernier,
45:15les représentants d'États membres
45:16auprès de l'Union européenne
45:18et des eurodéputés
45:19ont été adoptés
45:20mercredi 24 septembre.
45:21Plusieurs accords
45:21sur la révision
45:22du permis de conduire.
45:23Mais l'élément clé,
45:25c'est surtout
45:25qu'il pourrait y avoir
45:27soit 10 ans,
45:28soit 15 ans,
45:30une visite médicale
45:31pour finalement
45:33garder son permis.
45:37C'est la fin du permis à vie.
45:38Oui, c'est ça.
45:39Ou une auto-évaluation.
45:40Vous avez vu qu'on n'a pas...
45:41Ça ne veut rien dire,
45:42l'auto-évaluation.
45:42Non, mais bien sûr.
45:43C'est juste...
45:44Je veux dire quoi,
45:45l'auto-évaluation ?
45:46Non, mais bien sûr.
45:47C'est ridicule.
45:48Attendez, je fais...
45:49Là, je vois bien.
45:50Attendez.
45:51Là, je vois...
45:52Bon, garde mon permis.
45:53Non, mais on en plaisante.
45:54Mais en même temps,
45:55c'est pour ça.
45:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
45:57certains se posent la question
45:58en France de se dire
45:58« Nous, on ne va pas adopter
46:00directement cette directive,
46:02mais on fera peut-être
46:03de l'auto-évaluation. »
46:03Mais je suis d'accord avec vous.
46:05Ça n'a aucun sens.
46:06La directive européenne n'a aucun sens.
46:08Comme souvent,
46:09David Lissnard
46:10dit tout haut
46:10ce que pensent
46:11les Français tout bas.
46:12L'Union européenne
46:13devient une machine
46:15centralisatrice
46:16à produire des normes
46:17sur des sujets
46:18qui ne concernent en rien.
46:20C'est une trahison
46:21de son projet original,
46:23fondée sur le principe
46:24de subsidiarité,
46:25ici piétinée.
46:26Ce sont des coûts
46:27et des démarches
46:28en plus,
46:29compliquées,
46:29chronophages,
46:30coûteuses,
46:31pénibles pour les citoyens,
46:33Jules Thores.
46:34Si vous êtes 30 secondes,
46:37si vous êtes un père de famille,
46:39que vous avez un accident
46:40avec votre enfant
46:41qui est victime
46:42et qu'on voit
46:43que cette personne-là,
46:45avec le temps,
46:46si elle avait passé
46:47un examen,
46:47elle n'aurait pas
46:48le permis de conduire,
46:49vous seriez plutôt content
46:50que tous les 15 ans
46:51on fasse...
46:51Là, pour le coup,
46:52je pense que c'est plutôt
46:52un enjeu de souveraineté.
46:54L'idée ne me paraît pas
46:54complètement stupide.
46:57Je pense même
46:58que moi,
46:58j'ai été par exemple
46:59confronté
47:00à un potentiel accident
47:01il y a quelque temps
47:02par rapport à quelqu'un
47:03qui objectivement
47:04n'avait pu avoir
47:04son permis de conduire
47:06parce qu'il était
47:07dans un état
47:07extrêmement gâteux.
47:08Pardonnez-moi.
47:09Le problème,
47:10c'est que ça vient
47:10de l'Union Européenne
47:11et l'Union Européenne
47:11n'a certainement pas
47:12à régir cela.
47:14Regardez les accidents
47:14de la route,
47:15les seniors sont
47:16sous-représentés
47:17dans les accidents.
47:17L'accident de la route,
47:19c'est quoi ?
47:19C'est l'alcoolisme,
47:21c'est la drogue.
47:21Non mais d'accord,
47:23mais c'est la sous-représentation
47:24des seniors.
47:26Et que Bruxelles
47:27s'occupe
47:27de retrouver dans son dictionnaire
47:29le mot frontière
47:30qui s'occupe
47:31de régler
47:32la question
47:33du trafic d'êtres humains,
47:34les questions de drogue
47:35avant d'aller,
47:36pardonnez-moi l'expression,
47:37mais aller consacrer
47:38emmerder les Français
47:39alors que c'est à Bruxelles
47:40que ça se passe.
47:40Ils sortent de leur bureau
47:42pour voir ce qui est la réalité.
47:43Je m'excuse,
47:43ça pose une vraie question.
47:45Le problème,
47:46c'est pas emmerder les Français
47:47que se poser la question
47:48de savoir
47:49s'il n'y a pas
47:50un membre ou un autre.
47:51Non mais vous êtes extraordinaire
47:52je suis d'accord avec vous
47:53mais vous ne me laissez pas parler.
47:54Je suis totalement d'accord avec vous.
47:55Je n'ai rien dit moi,
47:56c'est parce que lui,
47:57il partait.
47:57Non mais Julien,
47:57est-ce que c'est le grand jeu
47:58de vous ?
47:59Est-ce que ça doit être génial ?
48:00Est-ce que véritablement
48:02cela doit venir de l'Europe ?
48:03Non mais c'est une recommandation,
48:04ce n'est pas une obligation.
48:05C'est une recommandation.
48:06Pour une fois,
48:07une recommandation qui est positive.
48:08Non, non, non,
48:08ce sera plus qu'une recommandation.
48:10Olivier de Caranfleck,
48:11est-ce que vous avez vos 12 points,
48:12vous avez 40 secondes
48:13et on n'a pas le droit
48:14de déborder visiblement ?
48:15Vous savez bien évidemment
48:16sur l'affaire Lola,
48:18c'était le seul verdict possible
48:19pour ne jamais oublier Lola.
48:21On va voir si c'est un électrochoc
48:22finalement,
48:23si ça va être un tournant,
48:24nous l'espérons tous.
48:26On parlera budget également
48:27puisqu'on a entendu les mots
48:28rupture cet après-midi
48:29à l'Assemblée nationale,
48:30révolution parlementaire.
48:32Mais à la fin des fins,
48:32visiblement,
48:33c'est vous,
48:34chers amis téléspectateurs,
48:35qui allez payer.
48:36Voilà.
48:36Eh bien écoutez,
48:38à dans quelques secondes
48:39avec Olivier de Caranfleck.
48:41Merci à tous les quatre
48:42d'avoir participé
48:44à cette émission.
48:45Merci à toutes les équipes
48:45en régie.
48:46Et ce que je les remercie,
48:47moi bien sûr,
48:48Arnaud Carat à la réalisation,
48:49Juliette à la vision,
48:50où sont Jean-François Coulevard,
48:51Benjamin Aneau,
48:52Axel Jeanne et Loïs Tertré
48:54ont préparé cette émission.
48:55Toutes les émissions
48:56sont à revoir sur cnews.fr
48:57dans un instant 100% politique.
48:59Et à demain.
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