- il y a 4 mois
Au programme ce soir, Macron et la tentation de la censure. Mardi, le président a dévoilé ses plans pour un contrôle accru sur les réseaux sociaux dans la perspective de la prochaine présidentielle… Nicolas Dupont-Aignan reviendra sur cette initiative dans ce journal.
La Paix au Moyen-Orient est décidément fragile. Le cessez-le-feu entre la Palestine et Israël est violé ici et là et les chiffres des victimes repartent à la hausse. Une affaire qui pourrait finir en camouflet pour Donald Trump.
Et puis nous évoquerons l’Irlande où l’élection présidentielle s’est déroulée sans enthousiasme, dans un pays de plus en plus affecté par la crise migratoire et sécuritaire.
La Paix au Moyen-Orient est décidément fragile. Le cessez-le-feu entre la Palestine et Israël est violé ici et là et les chiffres des victimes repartent à la hausse. Une affaire qui pourrait finir en camouflet pour Donald Trump.
Et puis nous évoquerons l’Irlande où l’élection présidentielle s’est déroulée sans enthousiasme, dans un pays de plus en plus affecté par la crise migratoire et sécuritaire.
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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:19Au programme ce soir, Emmanuel Macron et la tentation de la censure.
00:22Mardi, le Président a dévoilé ses plans pour un contrôle accru sur les réseaux sociaux.
00:27Dans la perspective de la prochaine présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan reviendra sur cette initiative dans le journal.
00:35La paix au Moyen-Orient est décidément fragile.
00:38Le cessez-le-feu entre la Palestine et Israël est violé ici et là.
00:41Et les chiffres des victimes repartent à la hausse.
00:43Une affaire qui pourrait finir en camouflet pour Donald Trump.
00:47Et puis nous évoquerons pour terminer l'Irlande où l'élection présidentielle s'est déroulée sans grand enthousiasme.
00:52Dans un pays de plus en plus affecté par la crise migratoire et sécuritaire.
00:57Brans le bas de combat présidentielle contre la liberté d'expression.
01:04Mardi, Emmanuel Macron a réuni des experts pour préparer le terrain de la censure sur les réseaux sociaux.
01:10Déjà pourtant de plus en plus fliqués.
01:12Le point tout de suite.
01:13J'ai besoin de vous.
01:15Mardi, devant quelques 200 experts du numérique, Emmanuel Macron a rhabillé sa volonté de censure et de contrôle des réseaux sociaux.
01:23Sous des oripeaux de lutte contre le harcèlement des plus jeunes.
01:26Et évidemment, les ingérences étrangères.
01:29Pour Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France.
01:32Nous assistons à une nouvelle opération de manipulation du chef de l'État.
01:36Il organise la censure sous le faux prétexte de protéger la jeunesse.
01:42Bien sûr qu'il faut lutter contre les déviants sur les réseaux sociaux.
01:45Mais il y a tout ce qu'il faut pour ça.
01:47Il faut simplement une action de l'État vigoureuse.
01:50Il y a tous les moyens juridiques.
01:51Il n'y a pas besoin d'une surveillance de masse.
01:53Il y a toutes les mesures pour s'attaquer à travers les IP.
01:56C'est-à-dire qu'on peut repérer s'il y a des propos pédophiles, s'il y a des actes de narcotrafiquants.
02:02Il y a tout ce qu'il faut.
02:03En fait, c'est toujours la même histoire.
02:05Il désigne un bouc émissaire pour pouvoir mettre au pas les réseaux sociaux qui sont un espace de liberté, de parole, d'expression pour les Français.
02:16Une traque des derniers espaces de liberté qui ne tombe pas par hasard, en effet, se tenait en même temps que la conférence
02:22le procès pour cyberharcèlement de Brigitte Macron, après que des internautes ont expliqué que la première dame était né homme.
02:30Des rumeurs très toxiques pour l'épouse du président, selon sa propre fille, Tiffany Osierre, témoin au procès.
02:37Cette dernière a notamment expliqué au juge qu'elle avait constaté que la santé de sa mère s'était dégradée avec cette affaire,
02:43dont l'ampleur est désormais internationale depuis les plaintes déposées par le couple présidentiel contre la journaliste Candace Owens.
02:50Une victimisation visant sans doute à attrister dans les chaumières face à la détresse d'une personne âgée.
02:56Toutefois, si l'agenda n'est sans doute pas anodin, il plaiderait en réalité contre le président français
03:02puisque les prévenus de cette affaire ont été identifiés et traduits devant la justice sans problème.
03:07Preuve que tous les outils sont déjà nombreux et disponibles pour que les plaignants puissent saisir la justice s'ils le jugent utile.
03:13Problème, la question de l'indépendance de la justice, elle, reste entière.
03:17C'est très clair. Il a une justice aux ordres, il a des médias qui lui sont favorables
03:22et il ne supporte pas que sur les réseaux sociaux il y ait des paroles différentes.
03:28Il ne supporte pas son impopularité et donc il veut mettre tout le monde au pas.
03:33Il veut transformer l'Europe et la France en une sorte de dictature, c'est clair.
03:37Une dictature que les français commencent à identifier en effet, en plus d'une impopularité inédite du président.
03:44La dernière étude Odoxa vient de révéler que 69% des sondés estiment qu'Emmanuel Macron n'est pas attaché aux valeurs démocratiques.
03:52Et dans ce nouveau combat de censeurs, le président pourra sans doute compter sur un allié de poids avec l'entité européenne.
03:59En effet, de nombreuses dispositions récentes vont déjà dans le sens des objectifs d'Emmanuel Macron.
04:04Mais le DSA a été voté, il s'applique, il y a l'instrument pour contrôler les réseaux sociaux.
04:10Et pire, il y avait une proposition européenne d'un tchat contrôle qui permettait de rendre public
04:16toutes les conversations privées des messageries qui a été heureusement bloquée par l'Allemagne mais que soutenait la France.
04:22Ça a été très précis dans la parole d'Emmanuel Macron et notamment dans la déclaration AFP.
04:26Il parle bien dans le cadre de la prochaine présidentielle.
04:29Donc ce qu'ils veulent nous faire, c'est un coup d'État à la Roumanie.
04:33Ils ont déjà empêché une candidate par la justice.
04:36Maintenant, ils veulent, bien évidemment, tronquer les élections, l'élection présidentielle
04:42et nous refaire ce qu'ils ont fait en Roumanie.
04:44Mais cela ne passera pas pour la France car je sais que les Français sont attachés à la liberté
04:48et il va falloir se mobiliser.
04:55Un cessez-le-feu qui n'en est pas vraiment un.
04:58Ainsi, l'intensité des combats a largement baissé à Gaza.
05:00Les deux parties n'en ont pas fini au risque de fragiliser la paix américaine imposée par Donald Trump.
05:06Le point avec Olivier Frère Jacques.
05:08La paix de Trump, c'est ainsi qu'a été baptisé le cessez-le-feu du 10 octobre à Gaza
05:13en référence à l'implication du président américain dans ses négociations.
05:18Conclu sous l'égide des Etats-Unis, cet accord visait à mettre fin à deux ans de guerre dévastatrice
05:24entre Israël et la Palestine avec pour objectif des libérations d'otages et de prisonniers de guerre
05:29ainsi que des restitutions de corps de détenus.
05:32Cependant, les violations répétées des deux côtés ont rapidement érodé la trêve,
05:37culminant dans une série de frappes israéliennes meurtrières dans la nuit du 28 au 29 octobre 2025
05:42avec un bilan qui serait de plus de 100 victimes, dont une cinquantaine d'enfants.
05:46Dès le 19 octobre, des violences avaient déjà fragilisé l'accord avec des tirs attribués au Hamas
05:52tuant deux soldats israéliens suivis de bombardements israéliens.
05:55Le Hamas avait alors démenti toute implication accusant Israël de chercher des prétextes pour reprendre les hostilités.
06:03Mardi, une nouvelle escalade a eu lieu lorsque le Hamas aurait attaqué des soldats israéliens à Rafa,
06:08selon le premier ministre Benjamin Netanyahou.
06:10En réponse, il a ordonné des frappes immédiates et puissantes visant des dizaines de cibles terroristes selon l'armée israélienne.
06:17Ces attaques ont causé un lourd bilan, au moins 100 morts, dont une cinquantaine d'enfants,
06:22selon la défense civile palestinienne qui dénonce une violation claire et flagrante de la trêve.
06:28Le Hamas, de son côté, a nié toute attaque à Rafa et réaffirmé son engagement envers le cessez-le-feu
06:34tout en accusant Israël de 125 violations depuis le 10 octobre,
06:37ayant entraîné 94 morts civils et plus de 344 blessés.
06:42Un point de tension majeur concerne la restitution des corps d'otages.
06:46Mardi, le Hamas a reporté la remise d'une dépouille prévue à 20h,
06:51invoquant les violations israéliennes.
06:54La veille, Israël avait accusé le Hamas d'avoir mis en scène la restitution des restes d'un otage,
06:59dont une partie du corps avait déjà été récupérée en 2023,
07:02provoquant la colère des familles et des autorités.
07:05Malgré ces tensions, l'administration Trump minimise la gravité des incidents.
07:10Le président américain a déclaré que les frappes israéliennes étaient une réponse légitime à l'attaque d'un soldat,
07:15sans compromettre la trêve.
07:17En dépit de son ton d'apparence toujours très tranché,
07:20le président américain semble ici tributaire de son homologue israélien
07:23dans un exercice de pouvoir dans lequel il n'apparaît pas en position de force
07:27en dépit de la supériorité totale de la puissance américaine sur le petit état hébreu.
07:32Son vice-président, J.D. Vance, a aussi relativisé les faits en qualifiant ses frappes d'escarmouche
07:37et affirmé que la paix tiendrait.
07:39Pourtant, sur le terrain, la situation reste critique.
07:42Les hôpitaux gazaouis saturés et dépourvus de moyens peinent à soigner les blessés,
07:47tandis que les familles palestiniennes endurent le supplice d'identifier des corps rendus sans information par Israël.
07:52Ces violations mutuelles, combinées à des accusations réciproques,
07:56menacent de faire voler en éclats un cessez-le-feu déjà précaire, loin de la paix promise.
08:02Au-delà de la situation de ces dernières heures dramatiques, avec des dizaines de morts,
08:07c'est le fond du problème qui demeure inchangé, en dépit des annonces en fanfare du président américain.
08:12En effet, les deux parties qui se font face, Netanyahou et le Hamas,
08:17n'ont pas intérêt à une fin totale d'un conflit
08:19qui permet à l'un comme l'autre de survivre.
08:23Le Hamas n'a aucune assurance de survivre, même électoralement,
08:26s'il pouvait se présenter sous son nom ou même sous une autre étiquette,
08:29quand le Premier ministre israélien tient sa coalition grâce à la guerre
08:33et son gouvernement ne tiendrait probablement pas en temps de paix,
08:36d'autant que ses alliés les plus radicaux réclament toujours plus de colonisation de terre arabe.
08:41Dès lors, les deux camps ont beau jeu de se rejeter la responsabilité,
08:45mais à la fin, leur rapport de force risque de tourner en faveur d'Israël,
08:49qui peut toujours compter sur le soutien indéfectible de Washington,
08:53sur l'impuissance des États voisins, sans même évoquer l'insignifiance des États européens.
08:58Changement de tête en Irlande.
09:04La candidate de gauche, Catherine Connolly, a été élue présidente de la République
09:08avec un score fort faible dans un pays miné par une pauvreté et une délinquance grandissante.
09:14Honneau de Bourleuf.
09:15Une victoire dans un pays qui n'y croit plus.
09:17Vendredi, Catherine Connolly, femme politique indépendante de gauche,
09:20a été élue présidente de la République d'Irlande avec 63% des voix.
09:24Je considère comme un honneur absolu le vote qui m'a été accordé
09:28et je vous représenterai au niveau national et international au mieux de mes capacités,
09:33de la manière la plus professionnelle et humaine possible.
09:37Une élection qui reste avant tout symbolique,
09:39le président de la République d'Irlande ayant d'abord un rôle protocolaire.
09:42L'essentiel du pouvoir exécutif est assuré par le Premier ministre,
09:46Michael Martin, du parti de centre droit, Fianna Fein.
09:48Yann Valery, journaliste spécialiste du monde anglo-saxon,
09:51nous dresse le portrait de la nouvelle présidente irlandaise Catherine Connolly.
09:54Il faut savoir que Catherine Connolly, c'est une figure connue de la gauche pro-palestinienne irlandaise.
10:01Quand je dis pro-palestinienne, c'est parce que c'est vraiment un des marqueurs de son engagement.
10:06C'est son droit.
10:06De toute façon, en Irlande, en République d'Irlande, il y a un vrai biais sur cette question.
10:11Les Irlandais se sont toujours intéressés à la question palestinienne,
10:17du fait aussi de leur lutte contre l'empire colonial britannique à l'époque, sans doute.
10:21Mais ils se sont toujours identifiés aux Palestiniens,
10:24bien que la plupart des gens en Irlande ou leur parler de la Palestine,
10:27je pense qu'ils sont même incapables de la mettre sur une carte.
10:29Mais c'est encore autre chose.
10:30Donc Mme Connolly incarne ce militantisme.
10:33Elle défend aussi l'Irlande réunie, il faut le dire.
10:36Donc la réunification entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande,
10:40qui est une revendication historique du Sinn Féin et de toute une branche politique de l'Irlande.
10:46C'est une critique ouverte de l'OTAN.
10:48Et aussi, c'est quelqu'un qui incarne une gauche militante.
10:51Ça pourrait être une amie en France de Sandrine Rousseau ou de Mme Aubry,
10:57si on parle de Manon Aubry.
10:59Elle incarne cette gauche sociétale un peu extrême,
11:03à la frontière entre la France insoumise et Europe Écologie Les Verts, on va dire.
11:07Et voilà, donc c'est un profil qui divise clairement en Irlande tout ce qu'il ne fédère.
11:12Est-ce que ça prédit quelque chose pour les années à venir,
11:15où il y aura bien évidemment d'autres élections, qu'elles soient locales, législatives, je ne sais pas.
11:19Une victoire qui n'a pas mobilisé les Irlandais.
11:21Sur 3,6 millions d'électeurs, à peine la moitié a voté.
11:24Et parmi eux, près de 214 000 bulletins ont été reconnus comme des bulletins nuls, un record.
11:30Certains portaient des slogans comme « Plus de démocratie » ou « Stop à l'Union européenne ».
11:35In fine, Catherine Connolly a été élue avec 876 000 voix,
11:38de quoi voir le signe d'une classe politique désavouée par les Irlandais,
11:42de plus en plus nombreux à descendre dans la rue.
11:44Depuis 2023, les manifestations sont nombreuses face au chaos migratoire.
11:47Dublin a été le théâtre d'impressionnantes émeutes après l'agression aux couteaux d'enfants
11:51par un individu présenté sur les réseaux sociaux comme étant un Algérien naturalisé irlandais.
11:55Des centaines de manifestants portant des pancartes « Irish Lives Matter »
11:59ont exprimé leur colère dans les rues.
12:04Fin octobre, quelques jours avant l'élection présidentielle,
12:06de nouvelles manifestations ont eu lieu à Dublin devant un hôtel hébergeant des clandestins demandeurs d'asile.
12:11L'élément déclencheur était l'agression sexuelle d'une enfant de 10 ans ayant pour suspect un clandestin roumain.
12:17C'était dans ce contexte d'opposition à une vague migratoire, assortie d'une hausse de la délinquance,
12:22que le champion de MMA, Conor McGregor, avait annoncé sa candidature à l'élection présidentielle
12:26avant de se retirer faute de parrainage.
12:28Les conditions pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle
12:32avaient été renforcées sévèrement en Irlande.
12:36Il fallait un peu plus de parrainage parce que certains candidats dits « anti-système »,
12:41je pense à l'athlète de MMA, Conor McGregor, avaient voulu se présenter eux aussi
12:46et pouvaient susciter un certain nombre de voix.
12:49Je ne dis pas que Conor McGregor aurait gagné l'élection présidentielle, loin de là.
12:54Quoi qu'en pensent beaucoup de gens qui parfois sont mal informés,
12:58l'Irlande n'est pas non plus en train de basculer totalement dans un grand mouvement identitaire,
13:03majoritaire, anti-immigration.
13:05Il faut avoir mesure gardée là-dessus.
13:07Mais par contre, il a quand même été empêché de se présenter
13:11suite à des arrangements avec la constitution irlandaise en matière d'élection présidentielle.
13:18Vous avez de plus en plus des partis contestataires et ou identitaires,
13:24notamment anti-immigration, qui vont en parallèle avec les mouvements de contestation
13:28contre les centres d'accueil pour migrants et contre la crise du logement en général,
13:33parce que l'Irlande est dans une crise du logement terrifiante.
13:37Même, j'invite vos téléspectateurs à essayer de faire une recherche pour chercher des hôtels
13:42dans le Connemara, dans le Querry ou même dans la région de Dublin actuellement,
13:46ils n'en trouveront pas ou à des prix fous,
13:48parce que la plupart des hôtels sont réquisitionnés pour accueillir des demandeurs d'asile.
13:52Une crise du logement et une crise migratoire qui ne font pas bon ménage
13:56provoquent une contestation grandissante jusqu'à faire redouter l'explosion dans les années à venir.
14:00Les gens sont beaucoup locataires et de moins en moins propriétaires.
14:04Et bien sûr, vous avez aussi eu ces conséquences des vagues migratoires de ces dernières années,
14:09avec une augmentation de la délinquance, des villes qui jusqu'ici étaient acceptables,
14:13qui deviennent de moins en moins sûres.
14:15Il y a des quartiers de Dublin où c'est vraiment franchement craignos,
14:19alors que ça n'était pas avant.
14:20Même à l'ouest de l'Irlande, du côté de Killarney, de ces zones-là,
14:26qui étaient des zones touristiques, prisées des touristes,
14:28il y a des coins qui commencent à devenir un petit peu craignos aussi.
14:31Et puis surtout, il y a une misère économique et sociale importante.
14:34Vous avez des pubs qui sont quand même l'emblème de l'Irlande,
14:38d'une certaine façon, qui ferment les uns après les autres.
14:40Vous avez des petits villages qui étaient très vivants,
14:43qui accueillaient beaucoup de touristes,
14:44qui vivaient du tourisme, qui sont en train de crever.
14:47Je connais très bien, par exemple, la ville de Kenmar, à côté de Killarney.
14:50Il faut voir le nombre de commerces fermés.
14:51Vous faites des tours dans des grandes villes comme Cork, comme Limerick, comme Dublin,
14:56et vous voyez une misère qui s'empare.
14:58Et une population immigrée qui est de plus en plus présente,
15:01de plus en plus visible.
15:02Et ça énerve une partie des Irlandais.
15:05Mais c'est quelque chose de significatif dans un pays qui, jusqu'ici,
15:08était plutôt considéré comme une république un peu molle,
15:12un peu douce, un peu sans bruit,
15:15qui avançait sans grand fracas.
15:17Et en fait, là, on se rend compte que la République d'Irlande
15:20est en train de voir naître en son sein
15:22tout un mouvement contestataire.
15:24Je vous dis, ça doit peser, à mon avis, 15% de la population
15:27qui en a sacrément ras-le-bol.
15:28Et passons à présent à l'actualité, en bref, en France.
15:35Mieux vaut tard que jamais.
15:39Les voleurs aiment la culture.
15:41Selon des informations dévoilées mardi par RTL,
15:43une note du service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique
15:47sur la criminalité organisée
15:49a constaté une accélération de la menace criminelle
15:52qui pèse sur les biens culturels en France.
15:55Selon le service, les voleurs s'intéresseraient
15:57à la valeur des œuvres d'art,
15:59mais aussi au prix des matières premières,
16:01suivant l'évolution du cours de l'or.
16:02Un phénomène au cœur de l'actualité avec le cambriolage du Louvre,
16:06mais aussi les très nombreux vols au cours des derniers mois.
16:09Musée d'histoire naturelle,
16:11musée Adrien Dubouchet à Limoges, etc.
16:14Concurrence pour Dati et fracture dans le parti macroniste.
16:17Pour les municipales à Paris,
16:19le parti Renaissance a choisi de soutenir le candidat horizon
16:22Pierre-Yves Bournazel contre l'ALR Rachida Dati.
16:25Alors qu'une victoire de la droite et du centre
16:28pour mettre fin au socialisme municipal
16:30semble à portée de main,
16:31le parti dirigé par Gabriel Attal
16:33semble faire un choix idéologique,
16:35sinon communautaire,
16:36au détriment du pragmatisme électoral.
16:39Au-delà de la manœuvre,
16:40c'est un coup risqué
16:41puisque plusieurs membres du parti macroniste
16:44soutiennent déjà publiquement Rachida Dati,
16:46à l'image de Sylvain Maillard,
16:47le patron du parti à Paris,
16:49ou encore le ministre Benjamin Haddad.
16:51En face, Dati se trouve dans une situation ubuesque
16:54dont son parti a le secret.
16:56En effet, elle est suspendue des Républicains
16:58car au gouvernement,
16:59mais toujours investie par LR.
17:01Bournazel transfuge des Républicains
17:03et rallié au parti d'Edouard Philippe
17:05se rêve en Bertrand Delanoé de droite,
17:07mais peine à décoller dans les sondages.
17:09Moins connue et guerre charismatique,
17:11il aura fort à faire pour se démarquer
17:13des candidats de gauche socialiste
17:15Emmanuel Grégoire et écologiste David Béliard,
17:18alors que sont également dans la course.
17:19La compagne de Jean-Luc Mélenchon,
17:21Sophia Chikirou pour LFI,
17:23le RN Thierry Mariani
17:24et peut-être même Sarah Knafo pour Reconquête.
17:28Mais il sera celui des Français.
17:31Il est, je crois, le récit
17:33d'un véritable voyage dans les profondeurs du pays,
17:37un voyage que j'ai mené à travers la France.
17:39Mardi soir, le président du Rassemblement National,
17:42Jordan Bardella, a présenté son deuxième livre
17:44intitulé « Ce que veulent les Français ».
17:47Il s'est offert pour l'occasion le Théâtre Marigny
17:49au cœur de Paris.
17:50La grande salle de mille places était presque complète.
17:53Ce théâtre du 8e arrondissement
17:54n'a probablement pas été choisi au hasard.
17:57C'est là que se produit l'ancien ministre de la Justice,
17:59Éric Dupond-Moretti.
18:01Le lieu est aussi situé à quelques mètres de l'Elysée.
18:04Fin du découvert bancaire automatique en 2026.
18:07À partir du 20 novembre 2026,
18:10les découvertes bancaires et facilités de caisse
18:12seront soumises aux règles strictes du crédit
18:14à la consommation selon la Banque de France.
18:16Les clients devront recevoir des informations claires
18:19sur les coûts et les conditions de remboursement.
18:21Les banques évalueront la solvabilité des emprunteurs,
18:24rendant l'accès aux découvertes plus difficiles,
18:26surtout pour les foyers modestes.
18:28Pour un découvert de 400 euros,
18:30un salaire net élevé sera requis,
18:32excluant potentiellement un quart des salariés,
18:34gagnant moins de 2750 euros net.
18:37Cette réforme vise à protéger les consommateurs
18:39contre les dérives,
18:40mais pourrait limiter l'accès aux découvertes
18:42qui perdra son caractère automatique.
18:44Les découvertes existants avant 2026
18:46ne seront pas affectées.
18:52Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
18:57Les Néerlandais votent ce 29 octobre
19:01pour réélire leur Parlement
19:02après l'effondrement en juin 2025
19:04de la coalition incluant le PVV de Geert Wilders,
19:08formé sept mois plus tôt
19:09sous le Premier ministre technocrate Dick Schoof.
19:12Un gouvernement qui a implosé Wilders
19:14n'ayant rien voulu céder
19:16sur ses mesures anti-migratoires,
19:18facilitant les expulsions
19:19ou réduisant la durée des titres de séjour.
19:2211 millions d'électeurs doivent donc choisir
19:24parmi 27 partis pour 150 sièges,
19:27à la proportionnelle sans seuil,
19:28pour la troisième fois en cinq ans.
19:30Les sondages sont serrés.
19:32Le D66 centriste est en tête à 15,4%,
19:36talonné par les Verts à 15%
19:37et le PVV à 14,8%
19:39devant les chrétiens démocrates à 12,7%
19:41et les libéraux du VVD à 10,9%.
19:44Le PVV est aussi concurrencé
19:46par d'autres partis nationalistes.
19:48Le Forum pour la démocratie
19:49est réponse juste.
19:51La campagne a été dominée
19:52par la crise du logement,
19:53l'insécurité et l'immigration de masse.
19:55Ce scrutin va tester la vitalité populiste en Europe
19:58après succès et échecs variables en Italie,
20:00Pologne, Roumanie et République tchèque.
20:03Attaque mortelle au couteau en Angleterre.
20:05Lundi, à Huxbridge, banlieue de Londres,
20:07un homme et son fils de 14 ans
20:08ont été agressés à coups de couteau.
20:10Un passant qui leur est venu en aide a été tué.
20:12Le père a été hospitalisé
20:13pour blessures graves et irréversibles.
20:15Son fils a été blessé légèrement.
20:17L'agresseur a été arrêté le lendemain.
20:19Un afghan âgé de 22 ans
20:20qui était entré clandestinement en Grande-Bretagne
20:23avant de demander l'asile qui lui a été accordé.
20:25Les autorités britanniques se sont empressées
20:27de préciser qu'il n'était pas logé
20:28dans un hôtel réquisitionné pour les clandestins.
20:31Un sujet qui suscite de plus en plus de colère
20:33en Angleterre comme en Irlande.
20:35Xi Jinping à la table des maîtres du monde.
20:37Jeudi, le président chinois rencontrera
20:39son homologue américain en Corée du Sud
20:41avec une posture offensive.
20:44Fort des leçons de son premier mandat
20:45où des concessions chinoises
20:46n'avaient pas stabilisé les relations sino-américaines,
20:49il opte pour la fermeté.
20:50Pékin a répondu aux menaces
20:52de droits de douane de Trump
20:53par des restrictions sur les terres rares,
20:55cruciales pour les technologies
20:56et une suspension des importations de soja américain.
21:00Ces leviers ont forcé des négociations ardues,
21:02aboutissant à un compromis fragile.
21:04Xi mise aussi sur le dossier de Taïwan,
21:06espérant infléchir la position américaine.
21:09Cette approche,
21:10mêlant pression économique et dialogue stratégique,
21:12vise à asseoir la Chine
21:13comme un adversaire redoutable,
21:15tout en évitant l'escalade.
21:17Ils doivent quitter le pays.
21:18L'ambassade des Etats-Unis au Mali
21:20a lancé mardi un appel urgent à ses ressortissants.
21:23Les enjoignants a quitté immédiatement le pays
21:25par les vols commerciaux.
21:26Cette alerte fait suite à des semaines
21:28de blocus djihadistes sur le carburant
21:30qui paralysent les approvisionnements
21:32et fait craindre le pire.
21:33La pénurie de carburant a en effet provoqué
21:35la fermeture des écoles
21:36et des stations-services à Bamako
21:38et des affrontements persistants
21:40entre l'armée malienne
21:40et des groupes djihadistes
21:41se rapprochent dangereusement de la capitale.
21:44Selon le communiqué officiel,
21:46la situation sécuritaire devient
21:47totalement imprévisible.
21:49La diplomatie américaine souligne
21:50que l'assistance consulaire
21:52pourrait devenir limitée
21:53en cas d'escalade.
21:54Pour l'heure, aucun vol militaire
21:56n'est prévu pour évacuer
21:57les civils américains.
21:58Et voilà, nous arrivons déjà
22:04à la fin de cette édition.
22:05Ce soir, à partir de 21h,
22:06un nouveau numéro de Bistro Liberté.
22:09Éric Morillo reçoit l'avocat Juan Branco,
22:11le journaliste André Bercoff
22:13et ses chroniqueurs
22:14pour un débat sur le déclin
22:16de l'état de droit en France
22:17avec Emmanuel Macron.
22:19Juan Branco, on va tout de suite
22:20entrer dans le vif du sujet.
22:22Est-ce que j'ai encore le droit
22:23de vous appeler maître ?
22:24Vous pouvez.
22:24J'ai été suspendu à quelques jours
22:26du procès où je devais défendre
22:28trois des prévenus
22:29contre Brigitte Macron.
22:30Enfin, que Brigitte Macron
22:31a intenté contre des citoyens français.
22:32Elle a fait arrêter
22:33dix citoyens français.
22:34Pour c'est un harcèlement, c'est ça ?
22:35Oui, pour avoir Riedel
22:37et d'autres bilvésés.
22:39Et elle a fait arrêter, en fait,
22:41sur instruction d'une procureure.
22:42Enfin, elle a donné instruction
22:43à un procureur.
22:45Je vais même être plus précis.
22:46Le directeur de cabinet de l'Élysée
22:47a donné instruction à une procureure
22:49qui, depuis, a été promue
22:50de s'assurer de monter
22:52un procès spectacle.
22:53On choisirait à peu près
22:53dix citoyens français,
22:55plus ou moins au hasard.
22:57On en faucherait un en passant.
22:59Et vous êtes celui qui est
23:00l'avocat de José Sagan, c'est ça ?
23:02José Sagan et de plusieurs autres.
23:03En réalité, j'avais été désigné
23:04par cinq d'entre eux au départ,
23:06sur les dix,
23:06ce qui est quand même incroyable
23:07parce qu'ils l'ont vraiment fait
23:07pour une grande partie au hasard.
23:08Mais je pense que j'ai été
23:10assez identifié
23:11comme déjà ayant remporté
23:12des victoires judiciaires
23:14contre le couple Macron
23:15à plusieurs reprises
23:16et contre les hiérarques
23:19de notre régime.
23:19Également au programme
23:22Passé-présent,
23:23Guillaume Fiquet reçoit
23:24Antoine Delacoste
23:25pour évoquer l'enjeu
23:26géopolitique iranien
23:28des Perses au Mola.
23:30Demain, dès jeudi,
23:31vous pourrez découvrir
23:32un Zoom avec Romain Dominati.
23:34Il est cofondateur
23:35du Parti milléiste français
23:36et il fait la promotion
23:37d'un libéralisme
23:38inspiré du président argentin.
23:41C'est à présent la fin
23:42de cette édition.
23:43Merci à tous
23:44pour votre fidélité.
23:45Demain, rendez-vous
23:46avec Olivier Frère Jacques.
23:47En attendant, portez-vous bien.
23:49Bonsoir.
23:49– Sous-titrage ST' 501
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