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  • il y a 24 minutes
Mercredi 24 juin 2026, retrouvez Bertrand Lecourt (Responsable des stratégies d'investissement thématique, JO Hambro), Benjamin de Lacvivier (Gérant actions, Amplegest), David Kalfon (CEO, Sanso Longchamp AM) et Claire Dissaux (Responsable de la recherche macroéconomique, Groupe Axa) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box et vous nous retrouvez chaque
00:17soir dans la foulée en rattrapage,
00:19soit en replay vidéo sur notre site bsmart.fr, soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d
00:24'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, le sujet de la volatilité grandissante du thème de l'intelligence artificielle.
00:33Nous sommes au lendemain d'une séance de secousse un peu appuyée autour des grandes valeurs technologiques mondiales de l
00:41'Asie,
00:41en allant évidemment jusqu'aux Etats-Unis, en passant également par les quelques grandes valeurs tech européennes.
00:47On en a peut-être moins qu'ailleurs, mais il y en a quand même.
00:49Bref, nous reviendrons sur l'analyse de cette séance de secousse autour du thème de l'IA.
00:55Qu'est-ce que cela nous dit de la maturité du cycle d'investissement boursier, notamment autour de l'IA
01:01?
01:01Est-on encore dans un enthousiasme mesuré, approprié, qui correspond à la situation réelle des choses ?
01:08Ou est-on déjà parti dans une forme d'exubérance irrationnelle ?
01:11Pour saluer Alan Greenspan qui nous a quittés cette semaine, c'est la question que nous poserons à nos invités
01:16de Planète Marché dans un instant,
01:18alors que le monde de la finance et de l'investissement attend ce soir les résultats de Micron,
01:25qui seront vécus un peu comme les résultats de Nvidia à une certaine époque.
01:29Aujourd'hui, Micron est la fusée du moment quand Nvidia et les autres Max 7 sont devenus des entreprises peut
01:35-être un peu plus normales du point de vue de la performance boursière.
01:39Micron ce soir avec des attentes évidemment faramineuses, un titre Micron qui dans les secousses d'hier a quand même
01:45pas mal baissé,
01:46une baisse de 15% quand même sur une seule séance pour Micron.
01:49Ça peut effectivement s'expliquer avant la publication ce soir de ces résultats.
01:56Et puis dans les chutes du jour, dans un secteur complètement différent en Europe, mais qui est un secteur clé,
02:02central pour la souveraineté européenne,
02:04on retiendra la chute de 20% du titre Rheinmetall aujourd'hui, après que Berlin a décidé de passer une
02:12importante commande navale à un autre groupe allemand que Rheinmetall.
02:17Ça n'était pas anticipé par les marchés.
02:19Pauline Grattel vous raconte tout ça dans un instant.
02:22Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché.
02:24Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, c'est le bon moment pour se focaliser sur
02:28la thématique de l'eau.
02:30Une thématique ancienne en bourse qui a peut-être été un peu trop sous-estimée aussi ces dernières années.
02:36Nous en parlons avec un spécialiste de la gestion thématique et de ce thème de l'eau et des déchets.
02:41C'est Bertrand Lecour, gérant chez Géo Ambro qui sera avec nous en plateau dans le dernier quart d'heure
02:46de Smart Bourse.
02:57Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
03:02Grattel.
03:02Bonsoir Pauline.
03:03C'est un retour au calme, un calme peut-être en surface pour les marchés aujourd'hui.
03:07Oui, en Europe pour commencer le stocks 600 et l'euro stocks 50 évoluent sans tendance marquée.
03:13Et en France, le CAC 40 stagnait ce matin avant de repartir en hausse modérée dans l'après-midi pour
03:18évoluer autour de 8400 points.
03:21L'indice parisien est soutenu par les valeurs du luxe qui sont en hausse ainsi que Danone et Air Liquide
03:27qui progressent d'environ 2%.
03:28Côté américain, les indices tentent de se stabiliser après les secousses d'hier.
03:33Rappelons que le Nasdaq Composite a chuté de plus de 2% et que l'indice des semi-conducteurs a
03:38abandonné près de 8%.
03:40Les yeux des investisseurs sont désormais tournés vers Micron qui publiera ce soir.
03:44Oui, Micron qui est un peu le nouvel Nvidia ou le Nvidia du moment avec évidemment des attentes à la
03:51hauteur des espérances boursières récentes.
03:54Oui, les investisseurs attendent des chiffres stratosphériques portés par le boom de l'IA.
03:59Mais le vrai sujet est ailleurs. La production de 2026 de puces est déjà entièrement sold out.
04:04Du côté des revenus, le chiffre d'affaires est attendu à près de 36 milliards de dollars.
04:08Le titre a ouvert en léger repli après une chute de 15% hier.
04:12Rappelons tout de même la progression de Micron.
04:15Sur un an, le titre s'envole de plus de 700%.
04:18Et sur les trois derniers mois, il gagne près de 200%.
04:21Dans un climat boursier hyper nerveux sur les semi-conducteurs,
04:24une bonne publication pourrait ne pas suffire à rassurer les marchés.
04:29Réponse ce soir donc.
04:30Je le disais en titre, effectivement, le secteur de la défense est à la une aujourd'hui.
04:35Et surtout à la traîne sur le plan boursier, ça se confirme encore à travers cette séance en Europe.
04:39Oui, Rheinmetall plonge de 20% et signe la pire baisse du Stoxx 600.
04:44Le gouvernement Merz vient d'annuler l'achat de 6 frégates,
04:46un contrat de 10 milliards de dollars qui devait être le plus grand projet de l'histoire de la marine
04:52allemande.
04:52Berlin change de cap et commande à la place 8 frégates plus petites auprès de TKMS,
04:57dont le titre s'envole de 12%.
04:59Dans le sillage de Rheinmetall en France, Dassault Aviation et Thalès cèdent 2% environ.
05:05Et puis parmi les publications arbitraires aujourd'hui, celle de FedEx hier soir,
05:08avec un titre FedEx qui a ouvert en repli de 1% à Wall Street.
05:11Oui, malgré un chiffre d'affaires supérieur aux attentes à 25 milliards de dollars
05:15et une prévision de hausse de plus de 10% en 2026,
05:18le marché sanctionne la baisse de sa marge dans la livraison.
05:21FedEx souffre de la hausse des coûts, mais surtout des taxes douanières de Donald Trump
05:26et de la fin des exonérations sur les petits colis chinois qui plombent les flux de Temu et Chine, entre
05:32autres.
05:33Enfin, Tech2, l'éditeur de GTA 6, vient de fixer le prix du jeu à 79,99 dollars.
05:40La date de sortie est maintenue au 19 novembre.
05:43L'éditeur lancera les précommandes dès demain et attend des records historiques.
05:46Un mot des grands marchés macro et des équilibres qu'on peut observer sur les marchés obligataires,
05:51par exemple aujourd'hui, Pauline.
05:52Le rendement américain à 10 ans cède plus de 5 points de base au cours de la séance
05:55pour évoluer entre 4,40 et 4,45%.
05:58Les rendements à 20 et 30 ans se traitent sous 4,90%.
06:02En Europe, le rendement allemand à 10 ans cède environ 5 points de base pour repasser sous 2,90%.
06:09Globalement, ce mouvement de détente d'environ 5 points de base est observé un petit peu partout en Europe,
06:13en France, en Espagne, au Portugal, en Italie, au Royaume-Uni, etc.
06:17Du côté des changes, il faut noter que le sourire du dollar se poursuit et s'accentue
06:21même avec une nouvelle séance de hausse aujourd'hui pour le dollar contre toute devise.
06:24Oui, depuis la réunion de la Fed et la communication de Kevin Warch la semaine dernière,
06:28l'indice dollar progresse de quasiment 2%.
06:30L'euro au dollar retombe ainsi autour de 1,13.
06:34Cette flambée du dollar fait une autre victime, les matières premières.
06:37L'or cède 4% et l'argent plonge carrément de 6%, entraînant aussi le cuivre et l'aluminium dans
06:44le rouge.
06:45Dans le sillage de ce repli des cours, les valeurs minières sont en repli.
06:48Newmont, par exemple, cède 3%.
06:51Enfin, un mot du pétrole qui est au plus bas depuis la guerre au Moyen-Orient
06:54avec un baril de Brent légèrement supérieur à 70 dollars.
06:57Quels sont les événements qui animeront la séance de demain, prévue à l'agenda en tout cas, Pauline ?
07:02Demain, les investisseurs arbitreront donc les résultats de Micron publiés ce soir après la clôture des marchés.
07:07On attend aussi la croissance américaine en troisième lecture pour le premier trimestre
07:12ainsi que les indices PCE et corps PCE du mois de mai côté européen.
07:16La deuxième estimation du PIB espagnol du premier trimestre est également attendue.
07:20Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel avec nous
07:24et pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
07:37Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:40Nous accueillons ce soir Claire Dissot, responsable de la recherche macro du groupe AXA.
07:44Bonsoir et bienvenue Claire.
07:45Bonsoir Gérard.
07:46Merci d'être avec nous.
07:47Merci à Benjamin Delacvivier également d'être là ce soir, gérant actions chez Amplegest.
07:51Bonsoir Benjamin.
07:51Bonsoir Gérard.
07:52Et David Calfon nous accompagne également, le président de Sandso Longchamp, Asset Management.
07:56Bonsoir David.
07:56Bonsoir Gérard.
07:57Je suis ravi de vous retrouver un mot effectivement de ce thème de l'IA, bien sûr.
08:03Partant de la séance de secousses qu'on a connue hier, le SOX perd 8%, l'indice des semi-conducteurs,
08:09les indices lourdement chargés en IA comme le COSPI en Corée du Sud a perdu 10%.
08:16Donc évidemment c'est des secousses un peu appuyées qui viennent après des parcours spectaculaires.
08:23Je ne le nie pas, mais je trouve que c'est toujours intéressant de s'arrêter sur ces petits moments
08:26de secousses
08:27et peut-être d'en tirer quelques enseignements sur la maturité de ce cycle d'investissement dans l'IA.
08:34David.
08:35Tout à fait.
08:36Alors effectivement, comme vous le disiez, une baisse de 8 ou 10% sur des segments qui ont énormément monté,
08:41ce n'est pas forcément un signal de rupture de ce thème.
08:45Mais c'est quand même un rappel, un rappel que le prix payé compte.
08:50Quand les valorisations intègrent vraiment des trajectoires parfaites,
08:55le moindre doute, la moindre secousse peut provoquer des mouvements extrêmement violents.
09:01Alors ça ne veut pas dire qu'on est à la fin du thème de l'IA.
09:05On est probablement dans une zone un petit peu plus mature,
09:10où il faut se poser des questions d'où se trouve la valeur et à quel prix, avec quelle visibilité,
09:18etc.
09:18Et on voit que ça bouge.
09:22Le thème se déplace.
09:23Exactement.
09:24À un moment donné, il n'y avait que Nvidia, c'était le GPU qui comptait.
09:28Après, c'était Micron, il n'y a que les mémoires qui comptent, etc.
09:31Et demain ?
09:34Une fois qu'on a épuisé les GPU, la mémoire flash et le reste...
09:39On peut parler des services de collectivité qui fournissent l'électricité pour les data centers.
09:43On peut remarquer la performance exceptionnelle de Caterpillar, 70% de year-to-day, de hausse.
09:49Pourquoi ?
09:49Tout simplement parce qu'ils fournissent des groupes électrogènes qui sont là au cas où il n'y a plus
09:53d'électricité dans les data centers.
09:55C'est quand même merveilleux.
09:55Ce n'est même pas 15% de leur business, mais le titre est sur ça.
10:01Juste un point sur ça, il faut également faire attention à la concentration des investisseurs sur ce thème.
10:09On parle beaucoup de la Corée, mais la Corée, le marché, c'est trois titres finalement.
10:15C'est Samsung, SKINX.
10:17C'est vraiment des sujets...
10:18L'Asie, il y a un peu plus que trois titres en Asie, mais on peut ajouter TSMC à Taïwan,
10:23Samsung et SKINX.
10:24On a là peut-être, je ne sais pas, plus de la moitié de la performance d'un indice asiatique
10:29aujourd'hui, par exemple.
10:30Et ce qu'il faut voir, c'est que non seulement il y a des flux, les flux de la
10:34gestion passive qui se concentrent sur ces gros poids de l'indice,
10:39mais l'innovation étant ce qu'elle est dans nos métiers, il y a maintenant les ETF leveraged.
10:45Donc c'est des ETF qui vont offrir deux fois, trois fois la performance d'un indice ou d'un
10:51groupe de valeur ou d'un secteur.
10:52Et on a remarqué que sur la Corée du Sud, il y a eu un afflux massif de capitaux sur
11:00ce type d'ETF.
11:02Ce qui veut dire que dès qu'il y a le moindre mouvement, le leverage de ces ETF fait qu
11:07'on se retrouve avec des mouvements très significatifs.
11:10Est-ce qu'on est encore dans un marché de fondamentaux ou est-ce qu'on est dans une autre
11:15dimension, celle du comportement,
11:18de la dimension comportementale de l'investissement ?
11:22Et quand on fait le travail de gérant d'actifs professionnel, David, est-ce que les fondamentaux comptent encore
11:29ou est-ce que la partie comportementale de l'analyse devient aujourd'hui prépondérante pour positionner les portefeuilles ?
11:36Alors il ne faut pas ignorer la partie comportementale parce qu'encore une fois, comme le disait quelqu'un qui
11:43n'est plus là,
11:43les marchés peuvent rester irrationnés beaucoup plus longtemps que vous ne pouvez rester solvables.
11:50Mais en revanche, je crois qu'il ne faut pas arrêter de faire notre travail.
11:54De regarder les fondamentaux.
11:55De regarder les fondamentaux.
11:57Et ça, c'est véritablement la grande leçon à tirer.
12:00Il faut se méfier de tout ce qui semble évident.
12:03Et ça, c'est l'expérience qui le prouve.
12:05Mais quand on a fait quelques années sur les marchés financiers, quand on a vu les leçons d'humilité les
12:11unes après les autres,
12:12qu'on prend chaque jour en regardant les marchés financiers, il ne faut pas oublier ce point.
12:17Il faut faire le travail parce qu'à un moment donné, la réalité vous rattrape.
12:22Et c'est vrai à peu près pour tous ces thèmes qui paraissent évidents.
12:26Est-ce qu'on est encore dans une dimension fondamentale ?
12:28Quand vous regardez le thème de l'IA, les prix, les valorisations de marché autour de l'IA,
12:32est-ce que c'est encore raccord avec les fondamentaux ?
12:35Les fondamentaux, ça peut être évidemment le chiffre d'affaires réalisé aujourd'hui,
12:40celui qui sera réalisé demain.
12:41Ça peut être les montants de capex investis aujourd'hui et les projections qu'on peut en faire demain.
12:45C'est ça que j'appelle les fondamentaux, Benjamin.
12:47Où est-ce qu'on a déjà des indicateurs de déconnexion des prix, des valorisations par rapport à l'aspect
12:54fondamental ?
12:57Sur le secteur des semi-conducteurs, en un an, les multiples ont fait près x2.
13:01Les attentes, elles ont fait x2.
13:03Donc on voit que...
13:05Ça colle quoi ?
13:06Oui, ça colle.
13:06Non, parce que les multiples ont fait x2, les attentes ont fait x2.
13:09S'il y a déception au niveau des attentes, il peut y avoir une grosse déception au niveau des...
13:13Enfin, il peut y avoir un gros dérating.
13:15Donc on est allé un petit peu loin.
13:17Tout à l'heure, on parlait de...
13:19Il y avait les GPU, maintenant la mémoire, et maintenant il y a la photonique.
13:22Exemple de la photonique comme Soitec.
13:24Comme BAC du silicium sur l'isolant.
13:25Voilà, une entreprise qui absolument ne marche pas très bien.
13:28On parle de 15% du chiffre d'affaires, avec quelque chose qui va peut-être arriver en 2029-2030.
13:32On sait que ça va arriver, mais on ne sait pas quand.
13:34Donc c'est quand même un petit peu l'auto.
13:35Mais on paye tout de suite quoi.
13:36Et on paye tout de suite, c'est x8.
13:38C'est x8 en bourse depuis le début de l'année.
13:39Il y a aussi pas mal de retail qui arrivent, comme sur les marchés émergents.
13:43On le voit aussi sur les small caps en France et en Europe.
13:46Et maintenant, il y a des questions sur la molétisation des CAPEX qui vont être faites par les hyperscalers.
13:52Je rappelle, on attend entre 5 000 milliards et 6 000 milliards de CAPEX d'ici 2030 par les hyperscalers.
13:58Donc si on fait un calcul un peu rapide, ces CAPEX-là,
14:01si on dit qu'on maintient les niveaux de roadshed hyperscalers à peu près de 20%,
14:04il faut qu'on ait un chiffre d'affaires neuf de 3 à 4 milliards.
14:081 000 milliards ?
14:083 à 4 000 milliards, pardon.
14:09Oui, oui, c'est ça.
14:10J'avais 3 000 milliards en tête.
14:12Donc le retour sur les capitaux employés.
14:14Si on maintient le niveau des retours sur les capitaux employés actuels,
14:17il faut plus de 3 000 milliards de chiffre d'affaires pour rentabiliser ces investisseurs.
14:20Exactement.
14:21Et donc on est 8 000 milliards d'habitants sur la planète,
14:244 milliards qui travaillent à peu près,
14:26et 1 milliard de cols blancs.
14:27Donc s'il y a 1 milliard de cols blancs qui doivent utiliser l'IA,
14:30c'est 3 à 4 000 euros par col blanc pour devenir rentable sur les hyperscalers.
14:35Sachant qu'on est peut-être en train de commencer l'affaire par une guerre des prix.
14:38C'est-à-dire qu'avant d'avoir peut-être le vrai prix de ce que coûtera l'IA pour
14:42le consommateur final,
14:43les acteurs vont sans doute se battre pour les parts de marché,
14:45et peut-être qu'on passe d'abord par une phase de guerre des prix.
14:48On a OpenAI et Anthropik qui disent que le prix du token ne serait pas encore le vrai prix du
14:52token,
14:53pour essayer de gagner des clients.
14:54Et pourtant avec ce prix du token qui n'est pas encore le bon,
14:56on a des clients qui commencent déjà à copier le budget,
14:59en disant, à l'imiter, parce qu'à l'époque du génératif c'était ok,
15:03à l'époque de l'agent antique, ça devient hors de prix.
15:06En fait on dit que pour faire une tâche qui est 2 fois plus compliquée,
15:08ce n'est pas 2 fois plus de token, c'est peut-être 4 fois plus, 10 fois plus,
15:12et donc il y a toute une remise en question qui est faite.
15:14Plein de boîtes, Uber je crois, on adore l'IA, mais là c'est plus possible les gars, il faut
15:18arrêter.
15:19Ce n'est pas rentable, ça ne remplace pas un employé, parce que c'est trop cher.
15:25Donc ça nous dit quoi du thème, et surtout de la manière dont on gère le risque du thème dans
15:30les portefeuilles aujourd'hui ?
15:31On se pose la question tous les jours de ce qui pourrait faire dérailler le narratif,
15:35on en est là déjà Benjamin ?
15:37Oui, parce qu'il y a pas mal de risques possibles,
15:39il y a déjà le risque qu'il y ait un nouveau modèle qui soit plus performant,
15:43qui utilise moins de GPU, comme c'est le cas de certains modèles en Asie.
15:50Et après c'est compliqué dans un portefeuille de se désensibiliser à l'IA,
15:55parce qu'en fait on se rend compte que l'IA ce n'est plus un secteur,
15:57c'est une transversale, surtout sur quasiment tous les secteurs.
15:59J'ai même vu certains qui commencent à imaginer que l'IA soit une classe d'actifs.
16:03Alors là on va encore à un stade au-dessus, mais comme vous dites, l'IA touche tout,
16:07ça va être Caterpillar, Valeo l'autre jour, qui nous dit qu'ils vont faire un refroidisseur pour des data
16:13centers.
16:14Pareil, je ne sais même pas si c'est une fraction de pourcentage de leur chiffre d'affaires,
16:18le marché met 20% de hausse tout de suite dessus.
16:20Et généralement, c'était le cas avec le management de Soitex, c'est le cas avec le management de Valeo,
16:24ils calment derrière un peu les ardeurs en disant attention, mais le marché n'écoute pas et ça continue de
16:29monter.
16:31Ça c'est une phase d'enthousiasme, la question est-ce qu'on est encore dans le rationnel
16:35ou est-ce qu'on a déjà débordé effectivement de l'aspect rationnel.
16:37L'avantage de l'IA, clair, c'est que c'est aussi un sujet macro.
16:40On peut le traiter sous toutes les coutures désormais, l'aspect boursier bien sûr,
16:44mais évidemment c'est un sujet macro puisqu'on sait d'ores et déjà qu'une bonne partie,
16:49pour ne pas dire la moitié ou plus de la croissance américaine,
16:51est générée peut-être par cet investissement et ces investissements massifs dans l'IA,
16:55que derrière ça on a la création d'effets de richesse gigantesques
17:00pour les actionnaires des sociétés d'IA, les salariés des sociétés d'IA.
17:06Et l'autre point macro qu'on peut aborder avec vous, Claire, c'est aussi la dimension prix.
17:10C'est-à-dire que depuis 20 ou 30 ans, on est habitué à la baisse des prix des composants
17:15informatiques.
17:16Je crois qu'il y a des lois pour expliquer effectivement ce phénomène,
17:20sauf que depuis quelques temps, c'est l'inverse qui se produit.
17:22Les prix des composants informatiques se repartent violemment à la hausse
17:26et se retrouvent dans les indices de prix, Claire.
17:28Exactement. Alors c'est un impact essentiel sur la croissance américaine.
17:32Il est un peu moins spectaculaire sur la macro que sur la micro.
17:35Donc c'est à peu près un tiers de la croissance en 2025.
17:38Et sans doute l'essentiel de la croissance au premier trimestre.
17:41Parce que c'est plus compliqué en comptabilité nationale.
17:43C'est-à-dire que ce qu'on décrit comme dynamique de croissance, ça tient grâce aux importations.
17:47C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'y a pas eu de tarif sur les semi-conducteurs.
17:50C'est parce que c'est un maillon essentiel de la chaîne pour l'intelligence artificielle.
17:55Donc si on enlève les importations de l'investissement, parce que ça c'est une contribution négative,
17:59à l'investissement, le chiffre est un peu moins spectaculaire.
18:02Néanmoins, c'est l'investissement dans l'IA qui sauve la croissance américaine,
18:06alors que le consommateur vacille à cause de la baisse du pouvoir d'achat.
18:10Et vous avez raison de souligner que si on prend les effets indirects de l'IA,
18:13ça sous-tend évidemment la consommation grâce à cet effet de richesse.
18:17Et les ménages, à l'heure actuelle, ont à peu près, en termes de richesse,
18:218 fois leur revenu disponible.
18:22Donc quand on nous regarde la consommation, et quand on cherche à prévoir la consommation,
18:26il ne faut pas seulement regarder les perspectives de revenus,
18:29qui se sont dégradées en termes réels.
18:31Donc si je regarde par exemple le marché de l'emploi,
18:33les salaires réels diminuent maintenant, étant donné la hausse de l'inflation.
18:38Si je regarde le revenu disponible, les perspectives pour le deuxième semestre
18:41sont bien moins bonnes, parce qu'on n'a plus l'effet des baisses de taxes,
18:45et que les salaires sont en ralentissement.
18:47Le salaire réel devient négatif.
18:49Le salaire nominal, étant donné que le salaire réel devient négatif,
18:53ou en tout cas proche de zéro.
18:54Et les taux d'épargne ont été quand même bien abaissés.
18:56Et du coup, c'est l'effet richesse qui soutient la consommation.
18:59Donc c'est une consommation tirée par les ménages les plus riches,
19:01qui sont ceux qui détiennent le plus d'actions.
19:04Et effectivement, le taux d'épargne a baissé.
19:07C'est-à-dire que les ménages ont voté avec leur confiance pour l'économie américaine.
19:11Et finalement, ils ont tiré sur leur épargne,
19:14donc tout ce qu'ils ont reçu en termes de baisse de taxes,
19:16ils l'ont plutôt dépensé qu'épargner.
19:18Donc le risque pour le second semestre,
19:19c'est qu'ils commencent à reconstituer un peu d'épargne,
19:22pas seulement à consommer,
19:23parce que cette épargne a un niveau assez bas en pourcentage du revenu.
19:26Et quand vous dites risque,
19:28ça veut dire quand même que cette partie des ménages
19:30qui va vouloir reconstituer de l'épargne,
19:33ça va se traduire,
19:35ça peut se traduire par une baisse de la consommation,
19:37un ralentissement de la croissance de la consommation aux Etats-Unis,
19:40qui est toujours beaucoup plus élevée
19:42que la trajectoire qu'on aurait dû avoir
19:44depuis le Covid, pour dire les choses.
19:46Oui, alors cette consommation s'est affaissée,
19:48elle est en dessous de la tendance de long terme.
19:51On est revenu en dessous de la tendance de long terme ?
19:53Oui, il y a à peu près 1,6% en ralentissement de l'épargne.
19:55Et donc nous, on s'attend à ce qu'elle soit aussi aux alentours de 1,5 à 8.
19:58Il faut dire que pour l'instant,
19:59je suis surprise par les résultats préliminaires
20:01qu'on a sur la consommation de l'eau.
20:03Si on regarde les ventes de détail,
20:04donc c'est une petite partie seulement les biens,
20:07et même ajustés en termes réels,
20:08c'est encore assez fort sur le dernier mois,
20:10c'est 0,5 en 3 mois glissant en termes réels.
20:13Or, bien sûr, dépenses d'essence.
20:16Donc le consommateur tient,
20:17mais il est très différencié entre ménages
20:19qui bénéficient de cet effet richesse
20:21et les autres qui ont une perte de pouvoir d'achat.
20:23Est-ce que ce ralentissement,
20:25qu'on peut anticiper de la consommation,
20:27est-ce que ça suffit à refroidir un peu le système américain ?
20:31Est-ce que ça peut permettre à la Fed
20:33de rester suffisamment confortable
20:35dans une position de statu quo ?
20:38Ou est-ce qu'il y a ce phénomène
20:39d'inflation tirée par l'IA
20:41qui va devenir un phénomène majeur,
20:44quel que soit le degré de consommation
20:46qu'on observe aux Etats-Unis ?
20:47C'est la deuxième partie de notre question.
20:49Effectivement, je voudrais lutter contre cette idée
20:51que l'économie est en surchauffe,
20:52parce qu'on a des secteurs qui performent très bien.
20:56Malgré tout, la croissance est en fait
20:57juste en dessous du potentiel de l'économie américaine,
21:00qui est sans doute aux alentours de 1,8 à 2 %.
21:02Donc on n'a pas une situation de surchauffe actuellement.
21:04On a un boom de l'IA et de l'investissement
21:08dans ces nouvelles technologies.
21:09Et en termes d'inflation, ce qui est intéressant de voir,
21:12c'est que la hausse des puces est fantastique.
21:15Elle est exponentielle, multipliée par 4 pour les drames.
21:18Pour des puces, ça a plus de valeur ajoutée.
21:20C'est aussi très, très fort.
21:22Par contre, lorsqu'on regarde dans le panier de consommation,
21:24évidemment, l'impact ne va pas être le même,
21:26en particulier pour les prix à la consommation.
21:28Donc même si on imagine que tous les téléphones
21:31et tous les ordinateurs vont voir leur prix monter
21:34de 15 à 30 %,
21:36l'impact sera mesuré.
21:38Peut-être 0,2 point plus d'inflation.
21:40Et de même, les softwares,
21:41on a bien vu une hausse très forte,
21:43mais on l'a vu plus dans des indices de prix à la production
21:47que dans l'indice de CPI,
21:49qui a un impact, mais ce n'est pas le plus gros impact.
21:51Donc, ça veut dire que par rapport à ce phénomène,
21:55la réserve fédérale américaine
21:57peut garder la tête froide quand même, Claire ?
21:59Pour moi, il y a un clair biais à la hausse,
22:02pour défendre la cible d'inflation.
22:05Mais il n'y a pas forcément urgence.
22:07Et surtout, il faut attendre de voir
22:09si la situation dans le détroit d'Hormuz
22:11est bien résolue,
22:13c'est-à-dire s'il y a un passage des navires,
22:15pour éviter les tensions,
22:16non seulement sur le pétrole,
22:18mais aussi sur tout ce qui est produit,
22:20qui serve au processus de production.
22:21Sur les produits dérivés, du pétrole ou autre.
22:23Mais tant qu'on n'a pas un marché du travail qui se tend,
22:25pour moi, il n'y a pas forcément d'urgence,
22:27parce que les effets de second tour peuvent être gérés.
22:30Et on le voit dans les salaires.
22:31Les salaires ralentissent.
22:32Et les anticipations d'inflation sont bien ancrées.
22:35Donc, il y a...
22:35Il y a une forme d'équilibre, quand même.
22:37Voilà, le mandat actuel reste en place.
22:39Il reste dans le communiqué de la FED,
22:42même si le focus est plus sur l'inflation.
22:44Je pense qu'ils peuvent se donner en moins quelques semaines,
22:46et voir fin juillet,
22:48comment réévaluer la situation,
22:50au vu des évolutions.
22:51Oui, au prochain meeting.
22:52Oui, oui.
22:53Le marché n'attend rien sur la...
22:54Non, mais même septembre.
22:55C'est septembre, septembre et décembre,
22:57ou peut-être une patience,
22:58parce que la FED peut finalement considérer
23:01que ce sont tous ces chocs que vous avez décrits,
23:02des chocs d'offres négatifs.
23:05Normalement, la FED ne réagit pas,
23:07parce qu'ils sont temporaires par nature.
23:08Et pour l'instant,
23:09la contamination est assez mesurée.
23:11Donc, l'inflation est persistante,
23:13mais elle n'est pas forcément complètement large.
23:15Elle est moins large qu'en 2022, par exemple.
23:17Bon, ce sera à suivre, évidemment.
23:19Est-ce que les grandes valeurs tech, d'ailleurs,
23:20peuvent être rattrapées aussi par ces questions d'inflation,
23:23et donc ces questions de taux ?
23:24Parce que les taux courts,
23:26les taux longs restent à des niveaux élevés,
23:28les taux courts ont quand même passablement remonté
23:30depuis les derniers discours de Banque Centrale,
23:32les hausses de taux de certaines,
23:34on pense bien sûr à la BCE, David.
23:37Sachant que ces entreprises,
23:38ce sont quand même aussi léveragées.
23:40Elles ont pris de la dette.
23:42Elles émettent de plus en plus de dettes,
23:44et ce n'est pas des petits montants, évidemment.
23:46C'est au-delà du jumbo,
23:48puisque c'est des montants en dizaines de milliards
23:50qui se lèvent sur les marchés de la dette.
23:53Donc, il y a quand même un lien
23:53qui est en train de se créer entre les deux, là.
23:55Tout à fait.
23:56Alors, juste un point là-dessus,
23:57qui est aussi assez révélateur,
23:59puisqu'on a eu deux émissions
24:01il n'y a pas si longtemps que ça.
24:02On a eu l'émission de Nvidia
24:05et l'émission de SpaceX.
24:06Donc, vous avez Nvidia,
24:09qui quand même gagne de l'argent,
24:11on va dire ça poliment,
24:13qui a des cash-flow,
24:15qui est très bénéficiaire, etc.
24:17Rating, triple B+.
24:18Vous avez SpaceX,
24:20qui a un narratif qui est celui qu'on connaît,
24:23qui ne gagne pas un centime,
24:25qui perd énormément d'argent,
24:27qui va en dépenser encore plus dans les médias.
24:30Rating, triple B+.
24:33Bon.
24:34Nvidia s'est coté depuis une vingtaine d'années.
24:37Pour dire, il y a quand même un peu de track record,
24:39d'historique, de chiffres, etc.
24:42Et donc, typiquement,
24:44est-ce que c'est le marqueur d'une bulle ou pas ?
24:47Je ne sais pas.
24:47En tous les cas,
24:48ça doit être cité à la méfiance.
24:50Et véritablement,
24:51l'investisseur doit faire la différence
24:54entre ces deux obligations,
24:56deux sociétés américaines.
24:57On peut dire,
24:59bon, alors,
24:59ce ne sont pas tout à fait les mêmes secteurs,
25:00mais c'est quand même,
25:01voilà,
25:01on va appeler ça tech.
25:03Et on se retrouve avec des choses.
25:06Il faut absolument faire la différence de ça.
25:08Et là encore,
25:09je suis désolé,
25:10mais si on vient,
25:12je voudrais quand même dire un mot,
25:13de la gestion passive,
25:14et surtout de la gestion passive
25:16sur les obligataires,
25:17donc je rappelle qu'ils construisent les indices
25:19en finalement vous demandant
25:22de prêter de l'argent aux sociétés
25:23qui sont le plus endettées.
25:24Oui, c'est ça.
25:25Plus vous êtes endetté,
25:25plus vous avez un gros poids dans l'indice.
25:27C'est très différent de la construction
25:28des indices d'action.
25:29Là, c'est la valorisation,
25:30la market cap qui compte, etc.
25:33Là, c'est plus vous êtes le vrai jet,
25:35plus vous avez de dettes,
25:35plus vous avez du poids dans l'indice.
25:37Exactement.
25:37Et l'ETF,
25:38typiquement,
25:39entre ces deux obligations
25:40qui ont à peu près la même taille,
25:42je pense,
25:43ne vont pas faire de différence.
25:45Alors qu'il y a une différence
25:48patente à faire.
25:49C'est juste du bon sens.
25:51Même question,
25:52mais comment on gère ce risque
25:53qu'il y a aujourd'hui
25:54qui est à la fois dans le marché actions,
25:56aussi du côté du crédit ?
25:59Difficile, j'imagine,
26:00d'être complètement décorrélé
26:02de ce thème de l'IA.
26:04Vous évoquiez Caterpillar,
26:05on a parlé de Valeo.
26:06Tout ce que touche l'IA,
26:07l'IA le transforme en or aujourd'hui.
26:09Donc, voilà.
26:10Est-ce qu'on trouve quand même,
26:11c'est quoi de la bonne diversification
26:13à ce stade ?
26:14Et est-ce qu'on trouve même
26:15des hedges
26:16ou des secteurs boursiers
26:18qui permettent de se décorréler
26:20au maximum du thème de l'IA ?
26:21Est-ce que ça existe encore ?
26:22Déjà, c'est une vraie question.
26:25Parce qu'aux États-Unis,
26:28c'est à peu près 40% du marché,
26:29la tech en général.
26:32Vous avez maintenant
26:33une grande nouveauté,
26:34c'est que quand vous regardez
26:35les indices émergents,
26:37là encore,
26:38on retombe sur le chiffre
26:39de 37% de techno.
26:41Je rappelle qu'à une époque,
26:42les marchés émergents,
26:43on les a achetés
26:43pour jouer les matières premières.
26:44Les deux plus gros marchés émergents,
26:46c'est Corée du Sud et Taïwan,
26:47si je ne dis pas de bêtises.
26:48C'est exactement ça.
26:49Qui ont d'émergents que le nom,
26:50pour dire les choses aussi
26:52de manière un peu directe.
26:53Tout à fait.
26:53Tout à fait.
26:54Même si MSIA a décidé
26:55de les garder dans cette catégorie-là.
26:55Oui, oui, oui.
26:56Il y a un moment,
26:58ils seront peut-être considérés
26:59comme différents d'émergents,
27:00mais ce n'est pas le cas aujourd'hui.
27:01Ensuite, il y a une zone,
27:02alors si on parlait en géographie,
27:04donc on voit la prépondérance
27:05de la tech aux US,
27:06prépondérance de la tech aux émergents.
27:09Finalement, en Europe,
27:10il n'y en a que 10%.
27:13Donc c'est ça,
27:14la thèse d'investissement de l'Europe,
27:16c'est ça aujourd'hui.
27:16Dire, il n'y a pas dire.
27:18Pas que,
27:19mais je le dis par là
27:20que c'est un facteur de diversification
27:23qui est important
27:25et qu'il ne faut pas oublier.
27:27Et encore une fois,
27:28c'est la diversification qui est clé,
27:30parce que le risque,
27:32j'en plaisantais avec un de mes collègues,
27:34le risque,
27:35ce n'est pas d'avoir d'IA en portefeuille,
27:36c'est d'en avoir partout
27:38sans s'en rendre compte.
27:40Donc c'est vraiment...
27:41C'est ce qu'on appelle le risk management,
27:42la gestion du risque.
27:44Exactement.
27:45Et ça,
27:46ce n'est certainement pas
27:47en achetant des indices
27:48les yeux fermés
27:49qu'on va y arriver.
27:51Le thème d'investissement européen,
27:53qu'est-ce qui peut vous intéresser
27:54effectivement dans le cas
27:55d'investissement des actions européennes
27:56aujourd'hui, Benjamin ?
27:58Et plus spécifiquement,
28:00est-ce qu'on pourra dire
28:00un mot du secteur de la défense ?
28:02C'est Rheinmetall aujourd'hui,
28:03alors qu'il est victime
28:04de la volatilité
28:05de la commande publique allemande,
28:07mais c'est vrai que
28:08c'est un titre
28:09comme l'ensemble du secteur,
28:11qui est un des secteurs
28:12les plus en retard peut-être
28:13sur cette première partie de 2026,
28:15après 2-3 ans
28:16de performances spectaculaires.
28:17Mais il y a quand même
28:18un coup d'arrêt
28:19du thème boursier
28:20de la défense,
28:21et je cherche les explications.
28:26Le secteur de la défense
28:27fait partie du trade
28:28un peu Europe,
28:29c'est la souveraineté européenne,
28:30qui est le trade
28:31depuis que Trump a commencé
28:33à mettre des tarifs en place
28:34en 2025.
28:35Et ce qui s'est passé
28:36sur la défense,
28:37c'est qu'on a eu
28:38un énorme rating
28:39l'année dernière,
28:40en 2025,
28:41avec les budgets de la défense
28:42qui sont passés
28:43de 2% du budget
28:44à 2,5, 3,
28:46puis 3,5
28:47du budget par pays.
28:49En plus de ça,
28:50il y avait la volonté
28:50d'augmenter la part
28:51de marché des acteurs européens,
28:53et en plus de ça,
28:54d'augmenter la part du budget
28:55qui est allouée
28:55à la dépense d'équipement
28:56plutôt qu'à d'autres
28:57dépenses militaires.
28:58Donc il y avait un marché
28:58à la salle qui faisait
28:59grosso modo 2,4
29:00sur la défense européenne.
29:02Il y a quand même
29:02eu un gros rating
29:03parce qu'il y a eu
29:04des flux un peu forcés,
29:07notamment avec les ETF.
29:08Il y a aussi tous les fonds
29:09qui étaient EG
29:09qui ne pouvaient pas faire
29:10de la défense,
29:10qui ont fait sauter un peu
29:13l'anti-défense
29:13et qui se sont mis
29:14à faire de la défense.
29:15Et maintenant,
29:16depuis en gros mi-2025,
29:18quand on a commencé
29:19à avoir des rumeurs
29:20de paix entre Poutine,
29:21enfin en Russie
29:23et en Ukraine,
29:24ça a stagné,
29:25beaucoup de volatilité,
29:25et là,
29:26depuis le début des 2026,
29:27ça baisse fortement.
29:29Pourquoi ?
29:30Il y a plusieurs raisons
29:31potentielles.
29:31Il y a la hausse des taux.
29:33C'est quand même
29:33les États qui...
29:35Oui, oui,
29:35qui financent
29:36la commande publique.
29:37Fortement endettée,
29:38hausse des taux,
29:38instabilité politique
29:39dans pas mal de pays
29:40en Europe,
29:41en Angleterre,
29:42Chambre des ministres,
29:43en Allemagne,
29:43elle a monté de l'AFD.
29:45En France,
29:46c'est compliqué aussi.
29:46Il y a Ursula von der Leyen
29:47qui a rappelé
29:48qu'elle serait très stricte
29:49sur les règles
29:50de déficit budgétaire.
29:52Donc,
29:52on sait qu'on veut dépenser
29:53de la défense,
29:54dans la défense,
29:54mais on sait qu'on n'a pas
29:55non plus l'argent pour le faire.
29:57Il y a eu ça.
29:58Il y a eu le retrait
29:58des hedge funds
29:59quand les taux étaient trop hauts,
30:01quand les multiples étaient trop hauts.
30:03Et après,
30:03il y a eu aussi...
30:05Parce qu'au début,
30:05c'était que les acteurs
30:06de la défense européenne.
30:07Cette année,
30:07il y a Trump qui avait dit
30:08qu'il allait augmenter
30:09le budget de la défense américaine.
30:10Donc,
30:10c'est les boîtes américaines
30:11qu'on a profité.
30:12Peut-être avec Vase Communicant
30:13en Europe.
30:14Et pareil aussi
30:14sur les acteurs asiatiques
30:15qui ont pas mal monté ensuite.
30:18Et après,
30:18plus spécifiquement
30:19sur RealMetal,
30:20ça envoie un très mauvais signal
30:21à tout le secteur
30:22parce qu'en fait,
30:23on se dit
30:24qu'un gouvernement
30:24peut changer d'avis
30:25sur un contrat
30:27qui a été signé
30:28avec RealMetal,
30:28même si c'est pour le donner
30:29à un concurrent.
30:30Donc,
30:30c'est une modification
30:31de la dépense.
30:32Il n'y a pas une baisse
30:37et la réaction
30:38du cours de bourse
30:39elle dit ça
30:40parce que le contrat
30:41est à partir de 2031
30:42donc l'impact
30:43il n'est pas aussi important
30:44que je crois que c'était
30:44moins 20%
30:47parce qu'en fait,
30:48c'est perte de confiance
30:48et tout le secteur empathie,
30:49tous les autres équipementiers
30:50de la défense empathie,
30:52même Reink
30:52qui est un équipementier
30:54allemand
30:54qui travaille
30:55avec RealMetal
30:56mais qui travaille aussi
30:56avec TKMS
30:57qui récupère le contrat
30:58qui dit que lui en fait,
30:59soit c'est pareil,
31:00soit c'est même
31:00un petit peu mieux pour lui
31:01parce qu'il va faire
31:01un peu plus de business
31:02avec TKMS
31:03sur cette modification.
31:03c'est moins 5 aujourd'hui
31:04ou moins 7 je ne sais pas
31:05à l'heure actuelle.
31:07Non non mais effectivement
31:08oui c'est pas une petite affaire
31:09quand même
31:10ce revirement,
31:11ce changement de cap
31:12de Berlin
31:13pour une commande publique
31:14qui est essentiel
31:15en plus le plus gros
31:16contrat naval
31:16de l'histoire allemande
31:18qui n'a peut-être pas
31:19une grosse histoire
31:19enfin récente en tout cas
31:21en matière de financement
31:22de la dépense militaire
31:23mais quand même
31:24c'était 10 milliards de contrats
31:26effectivement.
31:26C'est le plus gros contrat naval
31:27depuis la seconde guerre mondiale.
31:28Oui voilà c'est ça.
31:29Oui oui j'entends bien.
31:31Sur l'Europe
31:32qu'est-ce qu'on peut dire
31:33du phénomène de réouverture
31:35anticipée d'Hormuz
31:36j'entendais tout à l'heure
31:37tout ça reste à valider
31:38évidemment Claire
31:40mais c'est vrai
31:41que l'hypothèse
31:42est quand même
31:42peut-être un peu plus solide
31:43aujourd'hui
31:44on voit quand même
31:45que le trafic arrive
31:45à prendre le chemin
31:47de la normalisation
31:48et que surtout
31:48les prix n'attendent pas
31:49que le trafic soit normalisé.
31:50Les cours du pétrole
31:51à quelques dollars près
31:52sont revenus quasiment
31:53assez proches
31:54des niveaux qui prévalaient
31:55avant le déclenchement
31:56du conflit.
31:57On a beaucoup entendu
31:59et expliqué
31:59que du fait
32:01de sa dépendance énergétique
32:02l'Europe avait été
32:03une des zones économiques
32:04les plus affectées
32:05par cette crise énergétique
32:07ce choc d'offres
32:09est-ce qu'à l'inverse
32:11c'est une zone
32:11qui peut profiter
32:13quand même
32:13de cette réouverture
32:14et quelle est
32:16l'évaluation
32:17des dommages économiques
32:18entre ce qui a été perdu
32:19et ce qui pourra être
32:20peut-être rattrapé
32:21un peu devant nous ?
32:23Sans ambiguïté
32:24c'est une très bonne nouvelle
32:24pour l'économie européenne
32:26ce qui s'est passé
32:27c'est que le choc d'inflation
32:28réduit le pouvoir d'achat
32:29donc la croissance
32:30pèse aussi sur les marges
32:31des entreprises
32:32donc là on va baisser
32:33un peu nos prévisions
32:34d'inflation
32:34on sera aux alentours
32:35de 3 pour cette année
32:36et ce qu'on regarde aussi
32:38c'est l'impact
32:39par rapport au chemin
32:41de la BCE
32:41et là on n'a pas
32:43vraiment de changement
32:43on attend toujours
32:44une hausse
32:45des théos
32:45parce que même
32:47si nous sommes
32:47plus proches
32:48du scénario bénin
32:50c'est-à-dire
32:50le plus optimiste
32:51présenté par Christine Lagarde
32:52on est exactement
32:53entre ce scénario bénin
32:55le meilleur
32:56et le scénario central
32:57et malgré tout
32:58quand elle présente
32:59les perspectives
33:00tous les scénarios
33:01méritent des hausses de taux
33:01ils méritent une hausse de taux
33:03il est basé sur
33:03en fait le pricing du marché
33:05à ce moment-là
33:06qui voyait 3 hausses de taux
33:07et ce qu'on peut noter
33:08c'est que la BCE
33:09a été très au quiche
33:10donc elle a montré
33:12que les anticipations
33:14ses prévisions d'inflation
33:15allaient être très soutenues
33:16au-delà de 2
33:17sur l'inflation sous-jacente
33:18donc ça va justifier
33:20une hausse de taux
33:20ça me semble un peu optimiste
33:22en termes de croissance
33:23et surtout de progression
33:24des salaires
33:25parce que le marché du travail
33:26a commencé à souffrir
33:27donc quand on parle de dommages
33:28on a déjà des dommages collatéraux
33:30donc sur ce marché du travail
33:31ou sur le crédit
33:33accordé aux entreprises
33:34et donc
33:35pourtant la BCE
33:36ne nous dit pas
33:36que ce sont des hausses
33:37de taux assurantielles
33:38elle s'est battue
33:38contre ce wording
33:39Christine Lagarde
33:40elle dit
33:40comme vous l'avez rappelé
33:42non ce sont des hausses de taux
33:44rendues nécessaires
33:45par la situation
33:46et par un choc de prix
33:47qui se diffuse
33:47oui alors
33:49la dénomination
33:50en fait
33:51importe peu
33:52c'est simplement
33:53pour essayer de dire
33:54qu'elles ne sont pas
33:54forcément réversibles
33:56nous on pense
33:57qu'elles seront renversées
33:57en 2007
33:58quand même
33:58d'accord
33:59le point important
34:00c'est que ces hausses de taux
34:01sont effectivement justifiées
34:03par les effets indirects
34:04du pétrole
34:04qui se sont transmis
34:06au prix des transports
34:08par exemple
34:08etc
34:08par contre on ne voit pas
34:10beaucoup d'effets de second tour
34:11donc c'est un peu trop tôt
34:12pour juger
34:13mais notre vision
34:14sur le marché du travail
34:15nous laisse penser
34:16qu'il n'y aura pas beaucoup
34:16d'effets de second tour
34:17et ce qu'on a vu
34:18sur les prix des services
34:19on l'explique
34:20plutôt que par une contamination
34:22de l'indice
34:23par l'effet indirect
34:25sur les prix des vacances
34:27et donc c'est vraiment
34:28très limité
34:29oui oui j'entends
34:30mais c'est une inflation
34:32qui est au-delà de la cible
34:33donc la BCE
34:34qui n'a qu'une cible unique
34:35oui oui
34:36et nous ne sommes pas encore
34:38en territoire restrictif
34:39non plus
34:39donc ça n'est pas
34:40ça n'est pas non plus
34:41une erreur
34:42de politique économique
34:44le taux neutre
34:45ça peut jusqu'à 2,50
34:46en zone euro
34:47quand on écoute
34:48certains banques
34:49mais on est assez vigilant
34:50mais ça veut dire
34:52qu'on ne reprend pas
34:52les anticipations macro
34:54qu'on avait en début de l'année
34:54pour la zone euro
34:55non on a baissé
34:56voilà on a baissé
34:57donc on n'est pas encore
34:59même si on revenait
35:00au prix du pétrole
35:01de février
35:02il y a ce dégât
35:03qui a été fait
35:03on est à peu près
35:04à 0,3%
35:06pour nous
35:07cette année
35:07en zone euro
35:08donc il y a l'effet de l'Irlande
35:09qui perturbe
35:10il faut apprendre à lire
35:12la croissance économique européenne
35:13sans l'Irlande
35:14exactement
35:14on est sans doute
35:15aux alentours de zéro
35:16au deuxième trimestre
35:17étant donné
35:18les données déjà publiées
35:19et on peut avoir
35:20un petit rattrapage
35:21au second semestre
35:23mais ça sera assez modeste
35:25puisque vous commentiez
35:26effectivement
35:27les guidances apportées
35:28par la banque centrale européenne
35:29aujourd'hui
35:30et je me réfère
35:31évidemment
35:32au premier discours
35:33à la première communication
35:34de Kevin Walsh
35:35la semaine dernière
35:36est-ce qu'il faut en finir
35:37avec la forward guidance
35:38est-ce que c'est le bon moment
35:39de se dire
35:40on arrête
35:41de un peu trop
35:42guider les marchés
35:43quitte d'ailleurs
35:44à ce que nos décisions
35:46soient soumises
35:46aux anticipations de marché
35:47ce qui renverse
35:49quand même complètement
35:50la chaîne logique
35:51entre le travail
35:52d'une banque centrale
35:53et le travail
35:54du marché
35:54ce qui a un peu dit
35:55Kevin Walsh
35:56la semaine dernière
35:58jusqu'où est-ce qu'il peut
35:59mettre fin
36:00à la forward guidance
36:01puisqu'il encourage
36:02quand même
36:02ses confrères et consoeurs
36:03au sein du FOMC
36:04à continuer
36:05de donner
36:05leurs orientations
36:06et est-ce que
36:07par mimétisme
36:08ou par suivisme
36:09est-ce que ça peut
36:10irriguer
36:11d'autres banques centrales
36:12dans le monde
36:12et les amener
36:14à modifier aussi
36:15leurs éléments
36:15de communication ?
36:16Alors c'est une évolution
36:18Walsh souhaite
36:19communiquer moins
36:20il ne veut pas
36:21contrôler le narratif
36:22sur l'économie américaine
36:24pour autant
36:25ça n'est pas forcément
36:25un progrès
36:26c'est-à-dire que ça veut dire
36:26moins de transparence
36:27plus de volatilité
36:28sur les taux
36:29ou sur les marchés
36:30et je vois deux raisons
36:31pour lesquelles
36:32on pourrait être dubitatif
36:33sur l'utilité
36:34du guidage
36:34des anticipations
36:35donc la première
36:36c'est qu'il vaut mieux
36:36que les marchés
36:37réagissent aux données
36:38parce que ça donne
36:39un signal
36:39à la banque centrale
36:40et ce que le mécanisme
36:43précédent l'empêchait
36:44c'est pas dit
36:46et deuxièmement
36:46le deuxième avantage
36:48ce serait de supprimer
36:48cet effet circulaire
36:49qui obligerait
36:50la banque centrale
36:51à délivrer
36:51ce qui est dans
36:52les anticipations
36:52et on note
36:53que les marchés
36:54priceaient déjà
36:55des taux
36:56beaucoup plus élevés
36:57que le dot médian
36:58le point médian
36:59des anticipations
37:00du comité
37:01donc il n'y avait
37:01pas de pression
37:02pour que la Fed
37:03ne puisse pas délivrer
37:05ce qu'elle juge nécessaire
37:06donc voilà
37:07moins de transparence
37:08pour moi
37:08et de toute façon
37:09nous avons un guidage
37:10des anticipations
37:11parce que les discours
37:12des membres du comité
37:13vont continuer
37:14et c'est ce qu'on va regarder
37:14oui mais alors
37:15on va se focaliser
37:16de plus en plus
37:17sur des discours
37:18ce qui est normal
37:18il ne représente qu'une voix
37:20peut-être que c'est ça
37:22aussi la conclusion
37:23intéressant à suivre
37:25encore une fois
37:26au moment où
37:26Alain Greenspan nous guide
37:27il avait plein de formules
37:28c'était l'homme des punchlines
37:30Alain Greenspan bien sûr
37:31mais l'une d'entre elles
37:32était de dire
37:32je ne crois pas
37:34au ciblage
37:34de l'inflation
37:35en tant que banquier central
37:37ça supposerait
37:38que nous soyons
37:39capables
37:40de prévoir l'inflation
37:41et aucun de vous
37:42aucune de vous ici
37:43n'a sans doute
37:43cette capacité
37:44et ne l'aura sans doute
37:45jamais
37:45voilà c'était pour résumer
37:47Alain Greenspan
37:48à l'époque
37:49et l'ambiance des années 90
37:50en matière de politique monétaire
37:52mais c'est un peu
37:53un changement de monde
37:54parce que
37:55on sort quand même
37:56d'un monde
37:56où les banques centrales
37:58ont réduit
37:58la volatilité des marchés
38:00ah mais bien sûr
38:01supprimer la vol des marchés
38:03jusqu'à un certain moment
38:04et donc là effectivement
38:06en termes d'allocation
38:07du capital
38:07d'avoir des marchés
38:08qui réagissent
38:09non pas au discours
38:09colombien
38:10mais aux données
38:10très bien
38:12mais que les banques centrales
38:14soient plus
38:14data dependent
38:15très bien
38:16mais ça veut dire
38:17que les primes de risque
38:18doivent remonter
38:19plus la volatilité
38:20etc
38:21une pression supplémentaire
38:22sur les primes de terme
38:23des marchés obligataires
38:26bon c'est important
38:27ou pas
38:27le changement de tête
38:28à la Fed
38:29Benjamin
38:30vous regardez ça
38:30d'un peu loin
38:31mais vous avez le droit
38:32vous avez le droit
38:33non pour la small cap européenne
38:35on regarde ça de loin
38:36peut-être un impact
38:37sur le dollar
38:38l'euro dollar
38:39mais à part ça
38:40bon qu'est-ce qu'on peut dire
38:41des small cap européennes
38:42parce que le Russell 2000
38:43se tient bien
38:44je suis désolé
38:44je pars du marché américain
38:46mais est-ce qu'on retrouve
38:47aussi un peu
38:48d'intérêt
38:49de flux
38:50sur cet univers
38:51de small cap en Europe
38:52ouais
38:52il se tient pas trop mal aussi
38:53la catégorie small cap européenne
38:56depuis le début de l'année
38:57c'est quasi en ligne
38:57avec le stock 600
38:58qui fait plus 7
38:58et le MSCI
39:00small cap Europe
39:00fait plus 6
39:01on n'est pas très loin
39:02l'année dernière
39:03c'était pas pareil
39:03un petit peu de performance
39:05quand même
39:05sur les small cap
39:06mais on a l'impression
39:08qu'il y a un regain d'intérêt
39:09il y a eu pas mal d'initiatives
39:10pour essayer de redynamiser
39:12la classe d'actifs
39:12il y a eu l'initiative
39:13CDC croissance
39:14sélection PME
39:15qui a investi
39:15500 millions d'euros
39:17dans différents fonds
39:19de la place
39:19bien sûr
39:21et on va avoir
39:22une nouvelle initiative
39:24Tibi
39:24Tibi 3
39:25et puis il y aura un volet
39:26pour les small cap
39:27aussi
39:28française européenne
39:29donc ça apporte
39:30un petit peu de liquidité
39:31ça apporte de la collecte
39:32mais il va falloir
39:34en faire un petit peu plus
39:34il faut que les épargnants
39:36européens
39:37investissent
39:37et pas que
39:38via des ETF
39:40et enfin après
39:41on connaît les chiffres
39:41mais il y a 10 000 milliards
39:42d'épargnes
39:43qui sont des concourants
39:44en Europe
39:45il y a juste 1%
39:46de chiffre qui irait
39:47sur la classe d'actifs
39:49small et mid cap
39:49ça serait très fort
39:51mais la catégorie
39:53profite du thème
39:54de la souveraineté
39:55ça ça fait un an
39:56que ça dure
39:56c'est un thème
39:57qui s'adapte bien
39:58à l'univers
39:59small et mid cap
40:00oui
40:01parce que c'est un univers
40:01qui est très industriel
40:02enfin plus industriel
40:03que les large cap
40:05et donc ils profitent de ça
40:06et c'est un peu croisé
40:08aussi avec les investissements
40:08dans l'IA
40:09avec toute la révolution
40:10industrielle autour de l'IA
40:11avec l'énergie
40:12la construction
40:13d'infrastructures
40:14donc on a
40:15des belles histoires
40:16et on remarque aussi
40:17surtout qu'il y a
40:17moins de différence
40:19de performance
40:21en fonction de la taille
40:21c'est plutôt en fonction
40:22de la thématique
40:23donc en fait
40:23tout ce qui est semi-conducteur
40:24que ce soit du ASML
40:25du ASMI
40:26ou du petit Bézy
40:27ou du petit Extron
40:28ça performe très très bien
40:29dans l'électrification
40:30que ce soit du Schneider
40:31ou du Pfisterer
40:32qui est une small cap allemande
40:32ça marche très bien aussi
40:35voilà
40:35il y a moins cette différence
40:37entre small et large
40:38Claire
40:39je promis qu'on dirait
40:40un mot du Japon
40:40il nous reste quelques minutes
40:41mais je voulais qu'on dise
40:42un mot du dollar
40:43avant
40:44vous êtes une spécialiste d'échange
40:45Claire
40:46qu'est-ce qui explique
40:47ce sourire continu du dollar
40:48que le dollar
40:49ait retrouvé
40:50un peu de stature refuge
40:52pendant la crise
40:53du Golfe
40:54c'est ok
40:55le dollar a monté
40:57de manière concomitante
40:58avec les cours du pétrole
40:59pendant cette crise du Golfe
41:01que le pétrole
41:02a baissé 30-40%
41:04pourquoi est-ce qu'on voit
41:05le dollar continuer de monter ?
41:06on est dans la partie
41:07du sourire du dollar
41:08où peut-être
41:09on a un exceptionnalisme américain
41:12qui revient
41:13le dollar performe très bien
41:14s'il y a un risque
41:15de récession globale
41:16ou si au contraire
41:18les Etats-Unis
41:19surperforment
41:20donc tout ce qu'on a dit
41:21sur la fin de l'exceptionnalisme américain
41:22parce qu'on en a parlé
41:23pendant des mois
41:24ici en plateau
41:25en fait c'est le va-et-vient
41:27quoi
41:28il se en va
41:29mais pas complètement
41:30exactement
41:30en tout cas
41:31dans les chiffres
41:32il n'est pas forcément soutenable
41:34si la bulle
41:35hier éclate
41:36mais dans les chiffres actuels
41:37la croissance américaine
41:38est évidemment
41:39très résistante
41:39depuis la crise du Golfe
41:41alors évidemment
41:42parce que les exportateurs
41:43et c'est un pays exportateur
41:44de pétrole
41:45mais lorsqu'on regarde
41:46les surprises économiques
41:47auxquelles donc réagit le marché
41:49pas simplement le chiffre
41:50les surprises
41:51par rapport au consensus
41:52ont toujours été
41:52en faveur des Etats-Unis
41:54par rapport à la zone euro
41:55par rapport au Royaume-Uni
41:56par rapport au Japon
41:57Scott Bessette nous dit
41:58qu'on va revenir à 3%
42:003% de croissance
42:01aux Etats-Unis
42:01en fin d'année
42:02c'est possible
42:02Scott Bessette nous
42:04ça c'est complètement
42:04d'accord
42:05ça c'est le narratif politique
42:07ok très bien
42:08simplement
42:08ce qui est important
42:09c'est que c'est à la fois
42:10la performance cyclique
42:11et le différentiel de taux
42:13et le dollar
42:14est encore bon marché
42:15face à ces deux facteurs
42:16c'est à dire qu'on a toujours
42:17une partie prime de risque
42:19sur le dollar
42:19qui vient bien sûr
42:20de la politique chaotique
42:22de Trump sur les tarifs
42:23des menaces sur l'indépendance
42:24de la banque centrale
42:25qui sont maintenant
42:26un peu oubliées
42:27même s'il reste encore
42:28le procès de Lisa Cook
42:30par exemple
42:30à résoudre
42:31et donc en fait
42:32on a bien ce gap
42:33cet écart entre le dollar
42:35et ces facteurs
42:37de court terme
42:37qui sont les différentiels
42:38de taux de croissance
42:40et cet écart
42:41peut se réduire encore
42:42dans l'environnement actuel
42:43où la Fed a un biais aussi
42:45sur l'État
42:45est-ce que ça va à nouveau
42:46cristalliser les tensions
42:47entre les États-Unis
42:48et le reste du monde ?
42:49ça nous amène peut-être
42:50à parler du Japon
42:51voilà
42:52au Japon
42:52Scott Bessen va
42:53tous les six mois au Japon
42:54c'est un pays
42:56majeur
42:57stratégique
42:57pour les États-Unis
42:58avec une dimension change
43:00qui est à chaque fois
43:01traitée
43:02sur la table
43:03oui
43:03alors là ce qu'on peut dire
43:04c'est que le Japon
43:05on ne peut pas blâmer
43:05les États-Unis
43:06pour la faiblesse du yen
43:07parce que
43:08ils font tout pour l'entretenir
43:09tout pour l'entretenir
43:10donc la faiblesse du yen
43:11c'est parce que
43:12la banque centrale
43:12est en retard
43:13parce qu'on sait
43:14qu'il y a une boucle
43:15prix salaire
43:15qui s'est enclenchée
43:16c'est ce qui a été recherché
43:17depuis les années
43:19d'Abenomics
43:20et malgré tout
43:21la banque centrale
43:22doit demander l'autorisation
43:23en quelque sorte
43:23au gouvernement
43:24et donc elle reste en retard
43:25et le deuxième facteur
43:27c'est qu'en ne baissant pas
43:28les taux
43:28en ne montant pas les taux
43:30pardon
43:30en ne luttant pas
43:31contre les anticipations
43:32d'inflation
43:32on a laissé cette dérive
43:34des taux longs
43:35qui fait que
43:36la soutenabilité
43:37de la dette
43:38n'est pas forcément acquise
43:39donc on a maintenant
43:40des taux nominaux
43:41sur le 10 ans
43:42qui sont bien au-delà
43:43de la croissance
43:43du PIB nominal
43:44qu'on peut projeter
43:45donc non seulement
43:46on a un ratio élevé
43:47mais ce qui pouvait être
43:48plus ou moins géré
43:49sur le moyen terme
43:51est beaucoup moins soutenable
43:52et en plus
43:53on a un gouvernement
43:54très interventionniste
43:55qui veut subventionner
43:56dépenser en termes
43:58d'investissement
43:58donc on a
43:59cette crise budgétaire
44:00larvée
44:01qui est encouragée
44:02en fait
44:03par l'attentisme
44:03de la banque centrale
44:04qui n'a pas géré
44:05les anticipations
44:06mais vous dites
44:06que c'est un chemin de crête
44:07qui sera de plus en plus
44:08difficile à suivre
44:08pour le gouvernement
44:09de Sonalité Créchi
44:10oui parce que l'intervention
44:11ne peut être crédible
44:12l'intervention sur le marché
44:13des chambres
44:13ne peut être crédible
44:14que si les fondamentaux
44:14vont dans le même sens
44:15pour l'instant
44:16maintenant on a
44:17ce facteur qu'on rajoute
44:18qui est la hausse des taux
44:19aux Etats-Unis
44:19donc qui va rendre
44:21la politique encore plus
44:22soit l'opage
44:23en fait plus
44:24voilà
44:24ou soit le gouvernement
44:25revient
44:25ou soit le gouvernement
44:26mais il faut que quelque chose
44:28bouge dans l'équilibre
44:29ah ouais j'entends
44:31il y a un petit mot
44:31à dire sur le Japon
44:32je sais que c'est un marché
44:33que vous connaissez
44:34historiquement bien
44:35oui oui
44:35c'est un marché tech aussi
44:37on aime beaucoup
44:38c'est un marché
44:39qu'on aime beaucoup
44:39parce qu'il est très liquide
44:41il est très profond également
44:42il y a une richesse
44:43de valeur
44:44dans chaque secteur
44:45il y a un nombre
44:46de sociétés cotées
44:46qui est quand même incroyable
44:48et puis il y a un tissu
44:51de sociétés
44:52d'entrepreneurs
44:53qui est extrêmement riche
44:56et qui montre
44:57et qui bénéficie vraiment
44:58de toutes les restructurations
44:59qu'il y a eu
45:00dans ce pays
45:01une vraie renaissance
45:02du marché japonais
45:03en plus il y a quelques années
45:04il n'y a aucun doute là-dessus
45:05enfin oui c'est ça
45:07suffisait d'être pas sûr
45:08et d'y croire
45:09merci beaucoup à vous trois
45:10d'avoir été des invités
45:11de Planète Marché ce soir
45:12David Calfon
45:12Sanso Longchamp
45:13AM
45:14Claire Disso
45:15AXA
45:15et Benjamin Delac-Vivier
45:16en plégèse
45:28le dernier quart d'heure
45:29de Smartbourg
45:29chaque soir
45:30c'est le quart d'heure
45:30thématique
45:31et nous parlons
45:31d'ailleurs justement
45:32de gestion thématique
45:33ce soir à travers
45:34le thème de l'eau
45:35de l'eau et des déchets
45:37même pour être complet
45:38et reprendre la terminologie
45:39de cette stratégie
45:40qu'on retrouve
45:40dans la gamme Regnan
45:42de Geo Embro
45:43et nous sommes avec
45:45le gérant
45:46de Geo Embro
45:46qui est avec nous
45:47à Paris aujourd'hui
45:48Bertrand Lecour
45:49bonsoir Bertrand
45:49bonsoir
45:50merci beaucoup d'être avec nous
45:51vous êtes spécialiste
45:52de la gestion thématique
45:53parlons du thème de l'eau
45:54un thème qui n'a peut-être
45:55jamais été
45:56autant d'actualité
45:57qu'aujourd'hui
45:58je dis juste en préambule
46:00que c'est parmi
46:01les grandes thématiques
46:02de marché
46:03les méga trends
46:04que les investisseurs
46:05exploitent
46:06c'est peut-être
46:07un des thèmes
46:07les plus anciens
46:09en tout cas
46:09c'est un thème historique
46:11de la gestion thématique
46:12qui a peut-être
46:13d'ailleurs été un peu
46:14sous-estimé
46:15pendant un temps
46:16en tout cas
46:16le problème de l'eau
46:17a souvent été associé
46:19je vais le dire comme ça
46:20aux pays en développement
46:21aux pays pauvres
46:22aux pays en voie
46:23de développement
46:23et on est peut-être
46:24en train de prendre conscience
46:25qu'il y a un vrai
46:27risque haut également
46:28dans nos économies
46:30et dans nos systèmes
46:31économiques développés
46:32Bertrand
46:33oui effectivement
46:34c'est une thématique
46:35qui est au cœur
46:37de la civilisation
46:38ça existe depuis 12 000 ans
46:40plus économiquement
46:41je pense que ça a été
46:42vraiment développé
46:43dans la gestion d'actifs
46:44il y a 25-26 ans
46:46il y avait au début
46:47peut-être une partie télécom
46:48qui se mettait
46:49mais l'eau
46:49commençait à rentrer
46:50plus dans l'esprit
46:51comme quoi c'était
46:51un peu cœur
46:52et c'était un peu
46:53lié aussi à l'époque
46:54aux introductions en bourse
46:55des champions français
46:56on avait la Société Générale des Eaux
46:58la Lyonnaise
46:58qui on oublie
47:00on a quand même
47:00parmi les meilleurs en France
47:02dans cette histoire-là
47:04dans les années 90
47:05ces grands champions
47:06qui étaient créés
47:06il y a 150 ans
47:07commençaient à gagner
47:08les contrats
47:09et à exporter
47:09l'expertise
47:10dans le monde entier
47:11dans les pays européens
47:12et aussi dans certains pays émergents
47:14après il y a eu toute une dynamique
47:15de dette
47:16de restructuration
47:17de dynamique
47:18sur les biens d'équipement
47:20mais c'est vrai
47:20que c'est hyper clé
47:21et dans les pays émergents
47:23importants
47:24alors quelquefois
47:24on dit que l'eau
47:25c'est un commodity
47:27comme du pétrole
47:28etc.
47:28mais c'est pas le cas
47:29vraiment
47:29c'est pas pareil
47:30c'est pas une ressource
47:31comme les autres
47:32c'est une ressource clé
47:33mais pas dans la question
47:35offre-demande
47:36et rareté
47:37il y a énormément d'eau
47:38sur terre
47:38il y a de l'eau partout
47:40de l'eau pure
47:41proche
47:42nettoyée
47:42à disposition
47:43c'est ça que l'on paie
47:44donc quand on veut payer
47:46pour le prix de l'eau
47:47c'est le transport
47:49et le nettoyage de l'eau
47:50et dans le cycle inverse
47:52comme pour les déchets
47:53on transporte
47:53on nettoie les déchets
47:54donc c'est pas un commodity pur
47:56si vous l'avez
47:57de l'eau
47:58mais de l'eau propre
47:59chez vous
48:00c'est ce qu'on paie
48:01et c'est ça qui est difficile
48:02c'est ça ce qui est rare
48:02c'est de la ressource qualifiée
48:04raffinée
48:04d'une certaine manière
48:06quels sont les grands drivers
48:07du thème
48:08aujourd'hui
48:09dans un moment
48:10où le marché boursier
48:12est focalisé
48:13sur
48:14alors
48:14le grand cycle
48:16d'investissement
48:17de l'IA
48:17mais le thème de l'eau
48:19aussi est un cycle
48:20d'investissement
48:21perpétuel presque
48:22exactement
48:22c'est un investissement
48:24perpétuel
48:25quand on regarde
48:25même auprès
48:26des mers
48:27et des villes
48:27les plus grandes problématiques
48:29ce lot
48:30les déchets
48:30et le transport
48:30quand on regarde
48:32en fait les 5 facteurs
48:33de croissance
48:33du thème
48:34depuis
48:34qu'on est devenu
48:36sédentaire
48:36du chasseur-cueilleur
48:38c'est toujours
48:39l'urbanisation
48:40donc la concentration
48:40des gens au même endroit
48:41ce qui met une pression
48:42mais quand on est concentré
48:43à ce l'endroit
48:44on utilise l'eau
48:44pour l'agriculture
48:45on devient riche
48:46après on a une intensité
48:47en eau
48:48qu'on doit utiliser
48:49et puis les déchets
48:50qui en découlent des biens
48:51après l'infrastructure
48:52qui est toujours
48:53en 4 étapes
48:54d'abord l'eau potable
48:56après l'eau usée
48:57après on gérer
48:58les déchets
48:58pour les mettre ailleurs
48:59et après on va revaloriser
49:00les déchets
49:01et après on a la régulation
49:02qui fait que ce soit bien fait
49:03pour pas que ce soit
49:03un système monopolisé
49:05et en fait
49:06la rareté des ressources
49:07c'est toujours ça
49:08donc cette dynamique là
49:08est perpétuelle
49:09et c'est vrai
49:10quand on regarde
49:10l'investissement
49:11c'est pas comme
49:12l'investissement
49:13dans l'énergie
49:14dans la clean tech
49:15où c'est des boom busts
49:16d'un Québec
49:17il y a des vrais cycles
49:18il peut y avoir des cycles
49:19mais c'est lié
49:20au développement des villes
49:21mais c'est beaucoup plus linéaire
49:23quand même
49:23lissé
49:24d'ailleurs il y a un rapport
49:25que j'ai regardé
49:26plus proche aux Etats-Unis
49:27depuis 1956
49:29donc après 70 ans
49:30la croissance
49:31de l'investissement
49:32dans l'eau
49:32s'est complètement stabilisée
49:33après 15% par an
49:34très très stable
49:3515% d'investissement par an
49:36c'est les dépenses
49:38de CAPEX quoi
49:39CAPEX et OPEX
49:40et OPEX
49:41et pourquoi c'est important
49:42parce qu'au début
49:43quand on va créer une ville
49:44on va d'abord investir
49:45dans le système de traitement
49:46etc.
49:46qui est un peu plus lourd
49:47et après c'est surtout
49:48les réparations
49:49qui prennent le biais
49:52donc aujourd'hui
49:53c'est à peu près
49:53deux tiers
49:54de coûts de réparation
49:55et un tiers
49:56des coûts d'investissement
49:56mais c'est partout
49:57dans le monde
49:57à un moment où
49:59remplacer le réseau
50:00c'est de plus en plus cher
50:02plus on attend
50:03plus ça devient cher
50:03oui c'est pour ça
50:04qu'on a ralenti
50:05depuis la crise financière
50:06en phase de rattrapage
50:07mais depuis
50:08l'inflation
50:09la crise financière
50:10de la crise de la Covid
50:11l'inflation repart
50:12les biens d'éthique
50:12sont plus chers
50:13et c'est pour ça
50:14que vos factures
50:14avec la régulation
50:15vont augmenter
50:16de plus de 50%
50:17là aussi il y a une inflation
50:17effectivement
50:18qui se matérialise
50:19partout dans le monde
50:20dans les prix
50:22dans quelle mesure
50:23puisque c'est ce qu'on disait
50:24un peu dans l'émission précédente
50:25tout ce qui est touché
50:26par l'IA
50:27même de loin
50:28est transformé en or
50:30on a une boîte comme Caterpillar
50:31qui se met à faire
50:32des compresseurs
50:33des refroidisseurs
50:34c'est pas du tout
50:34leur coeur de métier
50:35mais ça y est
50:36le stock prend 50-70%
50:37depuis le début de l'année
50:38parce qu'on en fait
50:39presque une valeur IA
50:40je grossis un peu le trait
50:41mais pour montrer quand même
50:42la force de ce thème de l'IA
50:45est-ce qu'il va
50:46jusqu'au thème de l'eau
50:47est-ce que
50:48le cycle de capex
50:50monstrueux
50:50de ces quelques années
50:51autour de l'IA
50:53est-ce que ça
50:55influence
50:55est-ce que ça impacte
50:56également
50:56le secteur de l'eau
50:58et des déchets
50:58c'est là où on est assez différent
50:59c'est-à-dire qu'il y a
51:00beaucoup d'investissements majeurs
51:01mais c'est très lissé dans le temps
51:03quand on fait des investissements
51:04ça peut être 50 ans
51:05100 ans
51:05donc on a une vue
51:07très très longue
51:07et après c'est vraiment
51:08de la réparation
51:09etc
51:10et très très fragmentée
51:11partout dans le monde
51:12donc on n'aura pas
51:13ce boom-bust de capex
51:14parce qu'on a une phase
51:15comme dans l'IA
51:15qui va faire croissance-croissance
51:18on est en fait
51:19en train de chercher
51:20la croissance
51:22des EPS
51:23le plus vite possible
51:24il y aura une phase
51:24de décroissance
51:25quand le pic-apex
51:26sera passé
51:26dans l'eau et les déchets
51:27ce n'est pas le cas
51:28donc aujourd'hui
51:29quand on regarde
51:29les fondamentaux
51:30sont très stables
51:30on a une croissance
51:31des résultats
51:32ils sont 10, 12, 13%
51:34très peu de dettes
51:35en 2027
51:36la dette nette
51:37sur l'EBIDA du secteur
51:38va tomber à zéro
51:38parce que c'est 90%
51:40des biens d'équipement
51:41et que 10% d'utilities
51:42donc on a une capacité
51:43à garder en fait
51:44une croissance sereine
51:46avec un petit peu
51:47peut-être de liquidité
51:48mais à 2, 3%
51:48mais pas du tout
51:50de ce qu'on voit
51:50dans les autres thèmes
51:51mais il n'y aura pas
51:52ce phénomène
51:52d'envoler
51:53et de rechute derrière
51:54pour le thème de l'eau
51:56pourquoi ?
51:57parce que ce n'est pas
51:58forcément un prix
51:59ce n'est pas comme
51:59le prix du pétrole
52:00ce n'est pas comme
52:01le prix des macrochips
52:02il y a des centaines
52:04de milliers de prix
52:04partout dans le monde
52:05l'année dernière
52:06les prix des 350 villes
52:08dans le monde
52:08l'augmentation
52:09c'est 6,5%
52:10en moyenne
52:11mais une dispersion énorme
52:12une dispersion énorme
52:13mais tout le monde
52:14va payer
52:15et il y a des tarifs sociaux
52:16et comme pour les déchets
52:17donc on a en fait
52:18un lissage
52:19avec plein de sources
52:20de croissance
52:20pas un seul
52:21qui nous permet
52:22d'avoir cette capacité
52:23de visibilité
52:24c'est pour ça que le thème
52:25est assez intéressant
52:26cette année
52:26c'est que les marchés
52:27ont vendu l'économie réelle
52:29on a vraiment vendu
52:30sur l'industriel
52:30partout
52:31pas que l'eau
52:31mais tous industriels
52:32pour acheter
52:33la croissance
52:34et on n'est pas loin
52:36comme aujourd'hui
52:37à se dire
52:38mais qu'est-ce qui va passer
52:39ex-croissance
52:40et bien tout cet argent
52:42va revenir dans l'économie réelle
52:43on va dépenser
52:44les voitures
52:44les voisins
52:45etc
52:45l'industrielle
52:46les repensées industrielles
52:47qui reviennent
52:48c'est la première fois
52:49cette année
52:49qu'on voit
52:49la production industrielle
52:52janvier, février, mars, avril
52:53qui rebondit fortement
52:54qui sont complètement liés
52:55aussi avec la dynamique
52:56plus d'eau
52:57plus de déchets
52:58et donc on va revenir
52:59sur peut-être
53:00des zones industrielles
53:01qui nous donnent
53:01une bonne visibilité
53:02la croissance
53:03du cash
53:04pas de gadgets
53:06et maintenant
53:07qui sont à des décotes
53:07à 20 à 30%
53:09surtout pour la partie
53:10équipement industriel
53:11par rapport au marché
53:13est-ce qu'il y a une
53:14vous dites
53:15c'est intéressant
53:16il n'y a pas un prix de l'eau
53:18ça veut dire
53:19que c'est des marchés
53:20forcément très fragmentés
53:21encore
53:21par exemple en Europe
53:22sur le terrain européen
53:23on va avoir des politiques
53:25de l'eau très différentes
53:26d'un pays à l'autre
53:27des régulations
53:28et des régulations de prix
53:30j'entends
53:31c'est la clé
53:31pour l'investissement
53:32dans ce secteur
53:33qui vont être très différentes
53:34d'un pays à l'autre
53:36Bertrand
53:37et donc il faut s'accommoder
53:38de ça
53:38exactement
53:38sur la réseau
53:40quand on a un opérateur
53:41qui est peut-être
53:4210% de l'histoire
53:43c'est les gens
53:43qui vont investir
53:45chaque pays
53:45sa règle de jeu
53:46est un peu différente
53:47en Angleterre
53:48c'est des entreprises
53:49régulées sur 5 ans
53:50ils ont un retour garanti
53:51et c'est eux
53:52de faire mieux
53:53et de garder l'excès
53:54parce qu'il faut
53:55que le retour
53:55soit au-dessus du capital
53:56du coût du capital
53:57pour avoir une durabilité
53:59en France
54:00c'est le système des régies
54:01il y a des appels d'offres
54:02qui sont de plus en plus
54:03compétitifs
54:04les problèmes des années 90
54:05sont terminés
54:06et après c'est une patre
54:07en fait
54:08le cahier des charges
54:10aux Etats-Unis
54:11c'est régulé
54:12sur le coût de l'action
54:13donc c'est
54:1310, 12, 13% garantis
54:15donc si les taux
54:16d'intérêt augmentent
54:16si les taxes augmentent
54:18ça passe dans la facture d'eau
54:19tout est garanti
54:20c'est pour ça
54:21qu'on a
54:21tout un petit peu
54:22la même règle du jeu
54:23un retour au-dessus
54:24d'un coût du capital
54:25et à vous de jouer
54:26ça crée une concurrence
54:28entre les marchés
54:29est-ce qu'il y a des marchés
54:30qui sont plus profitables
54:31que d'autres
54:31pour les acteurs
54:32de l'eau
54:33du coup
54:34c'est très intéressant
54:36c'est que
54:36dans l'eau
54:37les déchets
54:37vous n'avez pas
54:38un univers
54:39où il y a des méga-câles
54:40comme un Amazon de l'eau
54:41ou un Google des déchets
54:42donc c'est très local
54:43donc la compétition
54:44ne va pas s'opérer
54:45les gens vont faire
54:46leurs travaux
54:46à 50 km à la ronde
54:47pareil pour les déchets
54:48on ne peut pas
54:48les renforcer plus loin
54:49donc en fait
54:50c'est une collection
54:51de petits monopoles
54:52avec un grand
54:52pricing power
54:53une très belle visibilité
54:54la compétition
54:55pas vraiment
54:57mais après
54:57c'est les équipementiers
54:58locaux
54:58qui vont donner
54:59les pompes
54:59les valves
55:00et puis il y a des équipements
55:00qui vont peut-être
55:01être eux en compétition
55:02donc c'est intéressant
55:04qu'on a ce besoin
55:05clé
55:06lié aux villes
55:07plutôt que aux parties nationales
55:09l'eau devient aussi
55:10une source
55:10de tensions
55:11de frictions
55:12de conflits
55:13à travers le monde
55:15Bertrand
55:15alors un exemple
55:17qu'on m'a cité
55:18Coca-Cola
55:19une usine d'embouteillage
55:20par exemple
55:21à Grigny
55:21dans l'Essonne
55:22qui a besoin d'eau
55:23l'eau est utilisée
55:24dans la production
55:24de toutes les industries
55:26de tous les secteurs
55:27on n'en a pas forcément
55:28conscience
55:29bon
55:30le maire de Grigny
55:30a décidé que
55:31non
55:31l'eau de la commune
55:32serait réservée
55:33désormais
55:34à d'autres usages
55:34à l'usage
55:36des habitants
55:37de la collectivité
55:38et que non
55:39l'usine Coca-Cola
55:39de Grigny
55:40ne pourrait plus
55:41accéder au réseau d'eau
55:42comme au Boire
55:42et ces exemples-là
55:43ils se multiplient
55:45ça se retrouve
55:46dans le thème
55:47de quelle manière ?
55:48ça se retrouve
55:48dans le thème
55:49peut-être à plusieurs niveaux
55:51on le voit en France
55:52parce qu'il y a
55:52un problème d'équilibre
55:54naturel
55:54de la remplissage
55:56des nappes phréatiques
55:58etc
55:58et puis la communauté
55:59c'est pas là
55:59et puis les France
56:00à quelque fois
56:00les entreprises vont rentrer en force
56:02hier à Londres
56:03dans nos bureaux
56:04on avait un événement
56:05sur la partie d'engagement
56:06comment on s'engage
56:07dans la partie
56:09résistance du système
56:10de l'eau
56:11par exemple
56:11on voit qu'au Chili
56:1225% de la production
56:13du cuivre
56:14est fait au Chili
56:15il y a des mines de cuivre
56:16il y en a une particulièrement
56:17qui est basée
56:18dans une montagne
56:19à 4 km de hauteur
56:20et qui va maintenant avoir
56:21une usine de dessalement
56:22de l'eau
56:23à 200 km
56:24donc il faut pomper de l'eau
56:25pour la faire remonter
56:26parce qu'on a besoin
56:27et parce que c'est
56:29le cuivre
56:30pour l'électrification
56:31mais le problème
56:32ça s'est complètement arrêté
56:33par les régulateurs locaux
56:35parce que la communauté locale
56:36dit on ne veut pas de ça
56:37et parce que
56:38quand on fait
56:39du dessalinisation
56:40il y a de l'eau salée
56:41brine
56:41il faut traiter
56:42donc il y en a des solutions
56:43on veut au lien
56:43avoir des solutions
56:45mais ça devient plus important
56:46il faut prendre
56:46toute la communauté
56:47entre elles
56:48donc oui
56:48il peut y avoir des blocages
56:49dans l'industrie
56:50partout
56:51et même dans
56:54les serveurs
56:55c'est des nouveaux risques ça
56:56c'est des nouveaux risques
56:57il faut un cooling system
56:58qui soit continu
56:59une eau en circulation
57:00et beaucoup d'énergie
57:01donc dans l'IA
57:0370% des problèmes
57:04liés à l'eau
57:05c'est sur l'énergie
57:06parce que dans les énergies
57:07il y a trois réseaux d'eau
57:08donc l'eau est absolument partout
57:11bon
57:11il nous reste 30 secondes
57:12de conclusion
57:13pour revenir à l'aspect boursier
57:14c'est un thème
57:15est-ce que les planètes
57:16sont alignées effectivement
57:17pour que ce thème
57:19trouve un intérêt particulier
57:20chez les investisseurs
57:22chez de nouveaux investisseurs
57:23je ne parle pas de ceux
57:24qui connaissent le thème
57:25ou qui y sont investis
57:25déjà depuis longtemps
57:26alors là
57:26la partie diversification
57:28prend toute sa foi
57:29parce que cette année
57:30on a été complètement oublié
57:32alors que les résultats
57:33sont excellents
57:34la visibilité est très bonne
57:35l'investissement au meilleur
57:36les indicateurs clés
57:37comme la production industrielle
57:38partout au monde remontent
57:39l'année prochaine
57:40peut-être la construction
57:42résidentielle
57:43et non résidentielle
57:44donc les parties volume
57:45plus les prix
57:46avec l'inflation remontent
57:47et ces entreprises
57:48ont été complètement dérêtées
57:49donc les valeurs ont baissé
57:50et les perspectives
57:51se sont améliorées
57:52voilà
57:52les earnings montent
57:53donc c'est le moment
57:55je pense avec la rotation
57:56si la rotation continue
57:58sur la tech
57:59c'est le moment
57:59merci beaucoup Bertrand
58:00merci d'être venu
58:01parler de ce thème passionnant
58:03qui est le sujet
58:04de l'eau
58:05que vous connaissez
58:05sur le bout des doigts
58:06Bertrand Lecour
58:07gérant chez Joe Ambro
58:08qui est avec nous
58:09l'invité de ce quart d'heure
58:10thématique de SmartBourse
58:11ce soir
58:11merci d'avoir regardé cette vidéo
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