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  • il y a 2 jours
Jeudi 26 mars 2026, retrouvez Michaël Herskovich (responsable du vote et de l'engagement, BNPP AM), Etienne Gorgeon (Responsable de l’activité obligataire, Sanso Longchamp AM), Alain Pitous (Senior Advisor, AI for Alpha) et Julien-Pierre Nouen (Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:17vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, quasiment un mois de crise iranienne et de guerre dans le Golfe
00:31et des tensions qui perdurent largement, voire qui s'accroissent encore un peu plus aujourd'hui
00:37sur les grands marchés de matières premières, le pétrole bien sûr, avec un baril de Brent qui revient au-delà
00:43des 100 dollars,
00:45sur les marchés obligataires bien sûr, qui sont encore sous pression aujourd'hui,
00:50avec des taux qui se retendent assez nettement, à plus de 3% pour le 10 ans allemand par exemple,
00:57et autour de 4,40 pour le 10 ans américain.
01:00Et puis les marchés actions qui ont plutôt bien tenu jusqu'à présent,
01:05qui continuent d'afficher une certaine résilience mais qui sont quand même orientés à la baisse aujourd'hui.
01:10Alexis Mathieu sera avec nous en début d'émission pour vous apporter toutes les infos clés du jour
01:14sur les marchés avec évidemment beaucoup de questions, quel sera le comportement des entreprises
01:20pour gérer ce choc inflationniste, quand bien même ne serait-il que temporaire,
01:26quelle sera la fonction de réaction et le comportement des banques centrales
01:29à travers ce nouveau choc de prix avec la mémoire du dernier choc inflationniste de 2022-2023,
01:36beaucoup de prises de parole déjà du côté de la Banque Centrale Européenne,
01:39et puis déjà des décisions si je puis dire du côté de la Banque Centrale Norvégienne,
01:44la Norgers Bank, qui ouvre peut-être la voie à d'autres.
01:47Si elle a maintenu ses taux directeurs à 4% aujourd'hui avec un statu quo inanime,
01:53la Norgers Bank a complètement modifié sa feuille de route,
01:55elle signalait jusqu'à présent trois baisses de taux possibles d'ici fin 2028.
02:01La Norgers Bank désormais communique explicitement sur une très probable hausse de taux
02:07lors des prochains meetings.
02:09Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:11comme chaque soir le quart d'heure thématique,
02:12nous évoquerons ce soir le sujet de la démocratie actionnariale
02:16et de l'engagement à l'occasion de la saison des assemblées générales
02:20qui va démarrer d'ici quelques semaines à peine.
02:23Et c'est le responsable de l'engagement et des votes de BNP Paribas,
02:26Asset Management, qui sera avec nous en plateau dans ce dernier quart d'heure.
02:29Rendez-vous à 17h45 avec Mickaël Herskowich.
02:44Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:47nous vous apportons les infos clés du jour sur les marchés.
02:49C'est Alexis Mathieu qui nous accompagne ce soir.
02:51Bonsoir Alexis.
02:52Bonsoir.
02:53Je le disais en introduction, les tensions persistent aujourd'hui sur les marchés globaux.
02:57Malgré l'espoir de premières négociations entre les Etats-Unis et l'Iran,
03:01les investisseurs s'interrogent sur la réalité des discussions
03:05et restent sceptiques quant à la fin rapide du conflit.
03:09Donald Trump continue de mettre la pression
03:12et appelle Téhéran à devenir sérieux avant qu'il ne soit trop tard.
03:16Le président américain réaffirme par ailleurs
03:18un calendrier de 4 à 6 semaines pour mener à bien la guerre d'Iran.
03:22C'est bien sûr l'indicateur de stress et de tension géopolitique
03:26depuis le début de cette crise dans le golfe, les cours du pétrole.
03:29Quels sont les équilibres qu'on peut observer aujourd'hui sur ces marchés pétroliers, Alexis ?
03:35Après avoir chuté d'environ 2%, hier, les cours se retendent aujourd'hui
03:40avec un baril de Brent qui franchit à nouveau le seuil de 100 dollars.
03:44On notera toujours un écart marqué entre le Brent et le WTI
03:48de plus de 15 dollars aujourd'hui encore.
03:50Et puis les métaux eux restent sous pression, les métaux précieux notamment.
03:55L'or et l'argent continuent de chuter aujourd'hui, Alexis.
03:58L'once d'or est en baisse aujourd'hui de plus de 2% sous les 4 500 dollars.
04:03Pour l'argent, la baisse est encore plus marquée de l'ordre de 5%.
04:08Pour autant, certains analystes estiment que les métros précieux
04:11conservent du potentiel.
04:13UBS, par exemple, affirme que le contexte macroéconomique
04:16reste favorable aux actifs réels
04:18et devrait faire grimper les prix malgré les récentes turbulences du marché.
04:22Venons-en au marché actions.
04:24Quelles sont les grandes tendances observées aujourd'hui
04:27sur les grands indices boursiers mondiaux ?
04:29Alors que les espoirs d'un cessez-le-feu imminent s'amenuisent en Asie,
04:35l'indice Nikkei japonais a reculé de 0,3%,
04:38le Hang Seng de Hong Kong de 1,9%
04:41et l'indice Cospice sud-coréen de plus de 3%.
04:45Le CAC 40 est l'huile en baisse de près de 0,5%
04:49et aux Etats-Unis, les indices ouvrent en baisse jusqu'à 1% pour le Nasdaq
04:54avec une volatilité qui remonte à près de 0,27% pour le VIX.
04:58Un mot des entreprises à Paris.
05:01Le titre Edenred est chahuté aujourd'hui
05:03alors que sa filiale italienne est visée par une enquête.
05:06À Paris, le titre d'Edenred chute de plus de 6,5%.
05:09L'entreprise a confirmé jeudi avoir été informée
05:13de l'ouverture d'une enquête sur sa filiale Edenred Italia
05:17pour abus de position dominante.
05:20L'autorité de la concurrence italienne estime
05:23que le groupe de tickets restaurants a mis en place une stratégie
05:26pour récupérer des coûts injustifiés sur les grandes chaînes de distribution.
05:31Un mot de la macroéconomie avec un agenda relativement léger en ce moment.
05:35Les investisseurs ont quand même pris connaissance de la deuxième estimation de la croissance espagnole.
05:40En seconde lecture, la croissance espagnole a été confirmée à plus de 0,8% au quatrième trimestre.
05:47Par ailleurs, du côté de la Banque Centrale Européenne,
05:50les discussions sont déjà bien engagées
05:53en vue de la prochaine réunion de politique monétaire qui aura lieu le 30 avril.
05:57Le président de la Bundesbank estime qu'une hausse de taux fait partie des options.
06:02Sur les marchés obligataires, les tensions restent importantes
06:05avec un taux à 10 ans français à 3,75%
06:08et un taux à 10 ans allemand supérieur à 3%.
06:12Au-delà du conflit et de la géopolitique,
06:14qu'est-ce qui est prévu à l'agenda demain pour les investisseurs, Alexis ?
06:17Une séance calme pour demain.
06:19On attend les résultats des ventes au détail britanniques
06:22ainsi que la première estimation d'inflation en Espagne pour le mois de mars.
06:27Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
06:29nous vous apportons les infos clés du jour sur les marchés
06:32avec Alexis Mathieu qui nous accompagnait ce soir.
06:45Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:49Alain Pitous nous accompagne, senior advisor chez AI4Alpha.
06:52Bonsoir Alain.
06:53Bonsoir.
06:53A vos côtés, Julien Pierre Nouand, directeur des études économiques
06:56et de la gestion diversifiée de Lazare, frère gestion.
06:58Bonsoir Julien Pierre.
06:59Bonsoir.
07:00Et Étienne Gorjouin est également en notre compagnie,
07:02le responsable de l'activité obligataire de Sanso Longchamp Asset Management.
07:05Bonsoir Étienne.
07:06Bonsoir à vous.
07:06Quelles sont les réflexions qui vous animent à ce stade, Étienne ?
07:09On va boucler quasiment une quatrième semaine de conflits
07:13et de crises iraniennes et de conflits dans le golfe
07:17avec un marché qui a quand même envie d'acheter des perspectives un peu plus positives.
07:24Je trouve que la séance de lundi a été intéressante de ce point de vue-là
07:27avec la perspective de pourparler, de début de discussion,
07:32même si elle semble encore difficile aujourd'hui entre les États-Unis et l'Iran.
07:36Mais c'est vrai qu'on a vu quand même après trois semaines de pression et de tension
07:40que la moindre perspective un peu plus positive pouvait faire réagir quand même les investisseurs.
07:45Oui. Il y a plein de choses dans votre question, Grégoire.
07:49Je vais commencer peut-être par le fait que, pour l'instant,
07:51de ce que moi je comprends de ce que font les marchés,
07:54que ce soit sur les taux ou sur le marché actions,
07:56et si je regarde en particulier les États-Unis,
07:59je trouve que la réaction des marchés est assez incroyablement en ligne
08:03avec les précédents mouvements de marché liés à des chocs énergétiques.
08:09Ça vaut ce que ça vaut, mais ça peut donner quelques guides
08:13pour se positionner ou avoir une vague guidée
08:15de juste la façon dont ça s'est passé précédemment.
08:18Mais historiquement, on est plutôt à des drodantes de moins 8 sur le S&P
08:21après trois semaines, qui est plutôt en général le point bas.
08:24Là, on en a quatre semaines.
08:25Et on retrouve à peu près nos niveaux au bout d'un mois et demi, deux mois.
08:29Ça, c'est à peu près ce qui nous guide.
08:30Ce qu'on sait également, c'est que pour que ça se morphe
08:32en quelque chose de très compliqué, il faut trois choses.
08:35Il faut un prix du baril au-dessus de 50% sur une période prolongée.
08:40Donc là, on a la hausse du baril largement au-dessus des 50%,
08:42mais pour l'instant, ça ne fait que quatre semaines, comme vous l'avez dit.
08:46Il faut une économie qui est plutôt un peu faiblarde.
08:49Ce n'est pas le cas aux États-Unis, c'est un peu le cas en Europe,
08:52comme dans les années 90.
08:53Donc pour l'instant, on ne peut pas vraiment dire qu'on a ça non plus.
08:55Et le troisième facteur, il faut des banques centrales
08:57qui augmentent les taux de manière extrêmement marquée.
09:00Ce n'est pas le cas, même si on comprend que ça pourrait l'être.
09:03Donc en fait, potentiellement, ça peut très mal se passer.
09:10Il y a un facteur temps.
09:11Le facteur temps, il est extrêmement compliqué à évaluer.
09:13Je pense que c'est vraiment la clé.
09:14La fin de cette crise, c'est quand le Détroit se réouvre et que le Détroit rebasse.
09:18On a bien fait la distinction désormais
09:20entre les opérations militaires, les bombardements américains
09:23et la question presque séparée, j'ai envie de dire, du Détroit d'Hormuz
09:27et de la praticabilité du Détroit.
09:29Donc ça, c'est le point clé.
09:30C'est dès qu'on réouvre, en fait, a priori, les marchés repartent et c'est fini.
09:35Ce qu'on a à peu près en tête, après, il y a eu pas mal d'interventions sur ce
09:39sujet,
09:40c'est le nombre de mois qui passent avec cette hausse du baril.
09:44Les estimations, les modélisations nous disent,
09:46après trois mois, ça commence à devenir compliqué.
09:48Il va falloir commencer à vraiment intégrer le fait que l'économie va se dégrader,
09:56que l'inflation va commencer à repartir.
09:57Donc ça, c'est ce qu'on comprend, c'est à peu près ce qu'on voit.
10:00Ce qu'on sait pas, c'est ce qui se passe vraiment dans la tête du président américain
10:03et encore moins ce qui se passe dans la tête des différentes branches iraniennes.
10:07J'ai compris, moi, par exemple, cette nuit,
10:09que, en fait, ceux qui parlent aux Pakistanais ont peur de se faire tuer par...
10:14Enfin, il y a une mini-guire civile à l'intérieur des gardiens de la Révolution,
10:17c'est extrêmement compliqué.
10:19Cette variable-là est impossible à suivre.
10:21Ce qu'on comprend également, c'est que Trump a donné un signal,
10:23il veut que ça s'arrête.
10:24Moi, c'est comme ça que je le comprends.
10:25Il réaffirme le calendrier de 4 à 6 semaines, là,
10:28sur sa dernière prise de parole, il y a quelques heures.
10:30Et en même temps, il fait du Trump, c'est-à-dire qu'il veut que ça s'arrête,
10:32puisqu'il donne des...
10:34Il l'a clairement dit.
10:35Il envoie quand même J.D. Vance et son acolyte pour entamer les négociations.
10:43À côté de ça, il envoie quand même une armada pour potentiellement envahir une partie de l'Iran,
10:49que ce soit le détroit d'Hormuz ou l'île de Kharig.
10:51Donc, tout ça rend les choses un peu compliquées.
10:53Moi, mon instinct, c'est qu'on peut choisir la sortie de route.
10:58Si on choisit la sortie de route, c'est donc une queue de distribution.
11:00C'est un événement extrêmement rare.
11:02Si ça se produit...
11:03Et moi, j'ai du mal à y croire, parce que simplement, ça ferait beaucoup trop mal à nos économies.
11:10À tout le monde, et y compris aux États-Unis.
11:11Et surtout aux États-Unis, quand on voit Bessent,
11:13qui a fortement encouragé la réserve fédérale à faire un QI sur la partie courte de la courbe,
11:18au mois de décembre, qui a commencé au mois de janvier,
11:20avec 40 milliards de rachats, simplement,
11:22parce qu'il y avait une volatilité un peu trop forte sur les taux courts,
11:24parce que tellement de leviers pour racheter les trésurises,
11:27que je me dis, mon Dieu, qu'est-ce qui se passe si cette crise se perdure
11:30en termes sous de l'habilité de la dette ?
11:32J'entends qu'il y ait une limite et qu'il y ait un seuil de douleur,
11:35comme à chaque fois, c'est une chose.
11:37Est-ce qu'on est dans une situation où Trump peut t'accoter aussi facilement
11:43que lors du Groenland ou lors de Liberation Day ?
11:46Il n'est pas seul engagé dans cette affaire.
11:49Autant sur les tarifs, c'est on-off.
11:51Il décide, il fait ce qu'il veut, il veut les mettre, il les met,
11:54il veut les retirer, il les retire, il veut une pause de 90 jours.
11:57Il est l'unique décideur. Dans cette affaire, et notamment vis-à-vis d'Hormuz,
12:01c'est un peu plus compliqué.
12:02Je crois qu'ils sont en train de réaliser, peut-être que nous aussi,
12:04mais ce n'est pas encore très clair, que vous utilisez le verbe intéressant,
12:08c'est t'accoter. Est-ce qu'il est capable de se retourner ?
12:11Je l'ai lu tout à l'heure pour tout le dire, et je rends hommage à Renaud Cavalier d
12:14'OBHF.
12:14Je lis toujours avec beaucoup d'attention ce qu'il écrit,
12:17et c'est lui qui l'utilise dans son dernier petit papier sur les États-Unis.
12:21Et donc, lui, je pense que Trump a clairement envie de t'accoter.
12:24C'est simplement, effectivement, est-ce qu'en face, il y a quelqu'un pour l'aider à ta côté
12:29?
12:29C'est-à-dire du côté de la question.
12:31Et là, on est en train de comprendre que ce n'est pas si clair que ça.
12:34On peut imaginer un schéma où on aurait une forme de cesser le feu,
12:38même marketing, si je puis dire,
12:40et une complication économique toujours en place,
12:43avec un détroit d'Hormuz qui resterait difficilement praticable,
12:46en tout cas sous des standards de sécurité qui pourraient convenir.
12:50Difficile de voir vraiment, mais il y a une logique, en tout cas ça,
12:53qu'il y ait des étapes.
12:54Et donc là, je souscrirais pas mal à votre remarque qu'il y ait des étapes.
13:00Et même du côté iranien, on peut imaginer que même eux en ont marre,
13:03même s'ils ne sont pas à se tirer dessus entre eux,
13:06probablement qu'il y a un moment où ils voudront aussi que ça se calme.
13:09On peut espérer.
13:10Oui, ça reste la perspective.
13:12Et comme vous le disiez, on est encore,
13:14alors ça paraît un peu bizarre de le dire comme ça,
13:16mais du point de vue des marchés, on est encore en terrain connu
13:19au regard des paybooks historiques liés à ce genre de crise et de conflits.
13:2450 points de base de hausse de taux,
13:25entre 5 et 10% de baisse sur le marché de l'action,
13:27on ne price rien de grave là.
13:30Julien Pierre, l'analyse que vous faites de la situation chez leurs frères gestion,
13:34et puis la question qui suit un peu le descriptif et l'analyse d'Étienne,
13:38c'est jusqu'où ce choc est-il encore réversible,
13:41après 4 semaines ou 4 à 6 semaines,
13:43si on s'en tient au calendrier officiellement projeté par l'administration américaine,
13:48parmi les conséquences immédiates possibles,
13:51est-ce qu'il y a déjà des conséquences de moyen long terme
13:53et des séquelles qui vont perdurer
13:56quand bien même le conflit pourrait s'arrêter dans les prochains jours ?
14:01Des séquelles, je pense qu'il y en aura à très long terme,
14:03alors qu'il n'y aura pas forcément des conséquences de marché,
14:05mais je pense qu'un certain nombre de pays vont se poser des questions
14:09sur leur relation avec les États-Unis,
14:11les pays du Golfe, les pays asiatiques,
14:13qui ont vu leurs arsenaux être aussi un peu attaqués
14:17par les besoins de munitions de ce conflit.
14:20À plus court terme, pour nous, l'élément important à avoir en tête,
14:24c'est qu'on avait un point de départ assez idéal
14:26avec un marché de l'énergie qui était caractérisé par une offre surabondante.
14:31Si on reprend les prévisions de l'Agence internationale de l'énergie de janvier,
14:35on allait tourner à 3-4 millions de barils le jour d'excédent sur l'année.
14:41Donc on voyait la courbe des stocks qui remontait de manière verticale.
14:44Donc ça veut dire qu'on avait un peu un coussin pour absorber un premier choc.
14:48Maintenant, ça va vite.
14:50Lorsqu'on regarde la baisse de production,
14:53on va tirer très rapidement sur ces stocks.
14:57Et nous, on a fait des petits travaux d'estimation.
15:01Et on pense qu'un mois, deux mois, ça passe.
15:05Effectivement, au-delà, trois mois, c'est plus compliqué.
15:07Vous avez d'autres travaux qui sont faits de simulation sur l'impact sur l'économie.
15:12Et effectivement, un des trois d'hormous bloqués pendant un trimestre,
15:17c'est une croissance mondiale à zéro.
15:20Une croissance mondiale à zéro, c'est très très rare.
15:23Ça va vite.
15:23Ça va vite.
15:25On avait 3% en tête, ou le grosso modo, c'était le consensus.
15:29On passe de 3 à zéro en un trimestre.
15:31Ce qui est intéressant de voir, c'est que dans l'autre sens,
15:35ça va aussi très vite sur les modélisations.
15:37C'est-à-dire que dès qu'on a un retour à la normale,
15:40on a une réaccélération de la croissance,
15:41c'est un effet rattrapage très marqué.
15:44Ça, c'est si on n'a pas de non-linéarité qui soit mise en place entre-temps.
15:49Et ça pose toute la question, effectivement,
15:51de la capacité d'absorption des différentes économies.
15:56L'économie américaine est-elle aussi forte que ce qu'on envisageait ?
16:00C'est vrai qu'il y avait des évolutions plutôt favorables au début de l'année.
16:03Mais pour nous, ça reste une économie qui est caractérisée par ce terme de croissance en cas,
16:09avec des zones très vigoureuses, tout ce qui est lié à l'investissement,
16:13data center, intelligence artificielle, etc.
16:16La consommation des plus riches, mais la consommation des plus riches
16:18qui est aussi liée à ce qui se passe sur les marchés.
16:20Bien sûr.
16:21Et donc à l'IA.
16:22Et donc à l'IA et au niveau des marchés en général.
16:27Et après, de l'autre côté, on a quand même des ménages américains
16:31qui, pour certains, commencent à tirer la langue.
16:33Lorsqu'on regarde les données de confiance quotidienne,
16:37c'est une vraie cassure.
16:39Le galon à plus de 4 dollars en moyenne,
16:42ce n'est pas une bonne nouvelle.
16:44Et donc, voilà, dans un contexte où, je rappelle,
16:47les créations d'emplois étaient quand même très faibles.
16:49Est-ce que ça va être la goutte d'eau qui va faire déborder le vase ?
16:54Évidemment, ça va dépendre de la durée,
16:56mais c'est des scénarios qu'il faut quand même garder dans l'horizon.
17:00Est-ce qu'on est plutôt dans le camp de l'idée de la résilience ?
17:03Et c'est vrai que, peut-être que depuis 2020, notamment,
17:06et la succession de crises, on a peut-être sous-estimé à chaque fois
17:09notre capacité à être résilient, du point de vue économique,
17:13du point de vue des entreprises.
17:15Ou est-ce qu'il y a quand même, dans ce choc,
17:18des conséquences qui ne seront pas facilement réversibles ?
17:22Alors, moi, si je fais un petit peu de...
17:24Si je regarde un peu comment on est rentré dans cette crise,
17:28on était rentré d'une manière assez originale, je vais dire.
17:31C'est-à-dire qu'en fait, souvent, moi, je regarde les stress,
17:34c'est des trucs qu'on regarde souvent avec AI4Alpha.
17:39Normalement, la séquence, quand on se dégrade,
17:41ça commence par le crédit, et puis, en bout de parcours,
17:44ça atteint les actions qui sont souvent un peu décalées
17:46par rapport à ce stress.
17:47Et en fait, cette fois-ci, c'était un peu l'inverse.
17:49C'est-à-dire qu'on est arrivé au mois de mars, grosso modo,
17:54en février, on va dire, avec des actions qui étaient déjà un peu stressées,
17:57parce qu'il y avait pas mal d'accidents,
17:58si on regarde ce qui s'est passé sur certains titres,
18:00des accidents sur de grosses valeurs, parfois,
18:01qui reculaient de 20, 15, 20% en bourse.
18:03Et on avait les Magnificent Seven qui sont quand même sous pression depuis un moment,
18:08toute l'IA qui était sous pression avec les histoires de disruption, etc.
18:11Et on avait des marchés de taux qui étaient, je vais pas dire euphoriques,
18:14mais avec un stress particulièrement bas,
18:16avec des spreads de crédit extrêmement serrés,
18:20le dollar sous pression,
18:21avec un euro et d'autres devises par rapport au dollar qui étaient bien orientés.
18:26Et on arrivait comme ça dans cette période de tensions liées à la guerre.
18:32Et là, les choses se sont extrêmement rapidement inversées.
18:35C'est-à-dire qu'en fait, on a basculé sur le dollar,
18:38on a basculé sur les anticipations de taux,
18:40on a basculé sur les spreads de crédit.
18:41Alors après, il y a autre chose qui est arrivée en ligne de compte,
18:43mais enfin, c'est arrivé à ce moment-là.
18:46Et on a également basculé sur les Goviz,
18:48qui ont montré un stress extrêmement important, très rapidement.
18:52Donc, par rapport à votre question,
18:54moi, mon sujet aujourd'hui, c'est,
18:55on est arrivé, donc, moi, sur les portefeuilles que je suis,
18:58on est extrêmement risk-off, avec un maximum de 10% en action,
19:03avec très, très peu de risques embarqués.
19:04Le seul risque qu'on a, et c'est une erreur,
19:06c'était être encore un peu resté sur les taux longs Goviz,
19:09parce qu'il fallait bien faire quelque chose.
19:10Donc, on a fait ça et on a souffert là-dessus.
19:12Mais comme c'est la seule chose sur laquelle on a souffert,
19:14ce n'est pas très grave.
19:16Alors, ma question maintenant, c'est,
19:18et ça rejoint ce que vous disiez,
19:19c'est comment on sort de là ?
19:21Comment on repart ?
19:21Voilà, comment on repart ?
19:22Et puis, qu'est-ce qu'on va faire pour repartir ?
19:24Donc là, après, moi, dans ce cas-là,
19:26c'est une fois que j'ai regardé le stress,
19:27je regarde les tendances.
19:28Et les tendances, elles sont catastrophiques.
19:29C'est-à-dire qu'en fait,
19:30toutes les tendances sur toutes les classes d'actifs,
19:32il n'y a pas un truc qui résiste à la période actuelle.
19:35Contre qui général ?
19:36Et en fait,
19:38les deux seules choses qui sont un peu,
19:40qui commencent à émerger un tout petit peu,
19:42c'est le VIX.
19:43Oui.
19:44Acheter de la vol ?
19:45Ce n'est pas forcément l'idée du siècle.
19:47Un, ce n'est pas à être entre toutes les mains,
19:49et une fois qu'on a fait ça,
19:50on n'a pas fait grand-chose.
19:51Voilà, mais enfin bon, c'est déjà ça.
19:53Oui, mais c'est quand même intéressant de voir
19:55que c'est le seul truc qui est en train de passer
19:56d'extrêmement négatif.
19:57Là où il y a un signal, quoi.
19:58Et puis, les matières premières agricoles.
20:00Donc, on ne fait pas un portefeuille avec ça, quand même.
20:02Mais c'est quand même aussi un signe
20:04qui n'est pas terrible par rapport à l'ambiance générale.
20:06Donc, aujourd'hui,
20:09moi, j'ai tendance à poser le stylo.
20:11J'écoute tous mes petits camarades
20:13qui parlent de la sortie de crise.
20:15On parle du détroit d'Hormuz.
20:17Il va falloir sortir du détroit d'Hormuz,
20:19les bateaux qui sont bloqués,
20:20où les gens ont plus d'eau,
20:21et que ça commence à être une situation humanitaire
20:23terrible pour ceux qui sont là-bas.
20:25Mais il n'y a aucun bateau qui rentre.
20:26Et ce n'est pas demain la veille
20:27que vous avez un bateau qui va rentrer là-bas.
20:29C'est-à-dire qu'il y en a qui sortent,
20:30mais il n'y en a aucun qui rentre.
20:32Donc, tout ça,
20:33ça va mettre quand même un peu de temps à se résorber.
20:35On ne va pas revenir à un niveau de fluidité.
20:37Je parle juste de l'aspect Hormuz,
20:39du trafic, de l'artère que c'est
20:41pour le trafic parité mondial et notamment pétrolier.
20:44Il n'y aura pas de retour à la fluidité antérieure.
20:46Non, mais ce que je disais tout à l'heure,
20:46c'est que le jour où ça ouvre de manière à peu près correcte,
20:49le marché va dire c'est bon.
20:51Et puis ça mettra du temps et ce n'est pas très grave.
20:53D'accord.
20:54Il y aura des trucs sur l'urée,
20:57il y aura des problèmes sur le polyéthylène,
20:58des trucs comme ça.
20:59Mais c'est du degré 2 par rapport aux problématiques du pétrole
21:03et des dérivés directs du pétrole,
21:05le gaz, etc., qui sont un peu bloqués là-bas.
21:09Donc, ça, c'est la photo en sortie de crise.
21:12Par exemple, si ce week-end,
21:13ils se mettent d'accord,
21:14alors je vois bien, comme vous disiez tout à l'heure,
21:16un espèce de truc un peu marketing,
21:18un truc où on se dit,
21:19on va se donner un mois,
21:21on va faire un cessez-le-feu,
21:22on arrête de tuer des gens,
21:23puis vous arrêtez de bombarder,
21:25et puis tout le monde sera content.
21:27Mais il va y avoir un rallye de soulagement,
21:30un peu comme on a eu lundi.
21:30Oui, c'est ça.
21:31Mais je pense qu'aujourd'hui,
21:32les investisseurs se sont investis dans cet état d'esprit-là,
21:35donc le rallye ne va pas être réservé.
21:37Et puis après, il va se reposer les autres problèmes.
21:39Et les autres problèmes,
21:40c'est l'inflation qui ne va pas s'arrêter tout de suite,
21:43la dette qui reste au niveau où elle est,
21:45et cette problématique de crédit,
21:46alors on a échangé...
21:48Crédit privé ?
21:49Voilà, le crédit privé.
21:50Ça devient votre maroche, là.
21:51Ben oui, ben oui, ben oui.
21:53On a les obsessions qu'on...
21:54Exactement, voilà.
21:55J'en ai d'autres.
21:55Qu'on mérite.
21:56On en a parlé avant la séance,
21:57mais j'en parlais pas ici.
21:59Mais c'est un sujet que je regarde beaucoup,
22:01parce que comme souvent les crises viennent de par là,
22:03je regarde souvent ce qui se passe sur le high-heat.
22:04Puis je n'avais pas vu cette histoire de crédit privé,
22:06et je l'ai vu en septembre dernier,
22:08avec les histoires qu'il y avait eues,
22:09avec les premiers cartons qu'il y avait pu avoir.
22:13Et puis je me disais,
22:14ouais, bon, ça va rester contenu,
22:16parce que c'est vraiment dans les fonds,
22:18c'est les investisseurs qui vont perdre,
22:19et puis ils se débrouillent, quoi.
22:20Mais en fait, quand on regarde,
22:21il y a plusieurs choses,
22:22c'est qu'il y a...
22:23Les banques ont prêté de l'argent à ces brageants,
22:25il y a du levier à tous les niveaux,
22:27et il y a un levier...
22:28On a échangé aussi là-dessus,
22:29on a un levier...
22:31Enfin, il y a trois niveaux de levier.
22:32Il y a les fonds qui ont 100 d'actifs
22:35et investissent en 80.
22:36Il y a les banques qui mettent du levier là-dedans.
22:38Et puis il y a aussi les entreprises elles-mêmes
22:40qui ont du levier sur leur EBITDA.
22:43Et c'est des boîtes qui se sont faits quand même
22:46largement disruptées par l'IA.
22:49Et qui sont...
22:50Quand elles sont dans un portefeuille de crédit privé,
22:53j'y arrive,
22:54elles sont également dans les portefeuilles de private equity.
22:56Et là, on commence à toucher des actifs
22:58qui sont quand même beaucoup plus importants.
22:59Et à la limite, moi je dirais que ce n'est pas tellement
23:01les montants en jeu.
23:02J'ai vu l'autre jour,
23:03il y avait un fonds qui avait baissé,
23:04c'était incroyable,
23:05il avait baissé,
23:05c'était la première fois qu'il baissait,
23:07puis je regarde la baisse,
23:080,68.
23:09Bon, ça va,
23:09on va dire que ça va.
23:11Mais le sujet, il n'est pas là.
23:12Le sujet, il est le manque de confiance.
23:14Et ça, c'est terrible
23:15parce qu'on se retrouve avec des problèmes
23:17qu'on a tous connus en 2011,
23:19crise de la zone euro.
23:20Le problème, il n'était pas tellement
23:21au niveau de la dette.
23:22Et même chose sur le niveau des stocks primes.
23:25Il y a beaucoup de stocks primes
23:25qui ont été remboursés.
23:26Donc il y a quand même l'idée
23:26que cette accumulation de chocs
23:29plus cette situation géopolitique,
23:31il y a quand même une fragilisation structurelle
23:33un peu des marchés.
23:35Basiquement, pour revenir sur les marchés,
23:37pour repasser vraiment RISCON,
23:38pour revenir sur les actions,
23:40revenir sur long crédit, long taux, etc.,
23:43aller chercher des produits longs
23:45et produits actifs risqués,
23:46refaire de l'argent, de l'or, etc.
23:50Là, aujourd'hui,
23:51ça ne paraît pas être tout de suite.
23:53Et là, il va falloir, je pense,
23:55au moins 6 à 8 semaines
23:58avec de bonnes nouvelles
23:59pour qu'on renclenche
24:00quelque chose de positif.
24:01Donc, même si ça passe vendredi,
24:05on est parti pour deux mois de cirque
24:06avec des entreprises
24:07qui vont commencer à communiquer
24:09dès avril.
24:09Et puis, ils vont arriver, bien sûr.
24:12Qui vont peut-être tenir
24:12des propos pas terribles.
24:13Et on a vu ce qui s'est passé
24:14quand on tient des propos pas terribles.
24:16Et puis, toute la partie inflation
24:17qui va falloir gérer.
24:18Parce que c'est dans les chiffres
24:19d'avril, mai, juin,
24:20qu'on va voir l'inflation.
24:21Le gros changement aussi, je trouve,
24:23c'est qu'on a fait deux ans
24:25en anticipant des baisses de taux.
24:27Et puis, maintenant,
24:27en trois semaines, ça s'est retourné.
24:28C'était le point.
24:30Renversement majeur quand même
24:31des anticipations
24:33concernant les stratégies
24:34de Banque Centrale.
24:36Etienne, la question étant,
24:38comment les entreprises
24:39vont se comporter pour gérer,
24:40alors, peut-être quelques mois
24:42d'inflation supplémentaire
24:44dans le meilleur des cas ?
24:45Déjà, est-ce qu'il y a un risque
24:46de diffusion quand même
24:48de ce choc de prix énergétique
24:51au reste de l'économie,
24:53ce qu'on appellerait l'inflation ?
24:56Comment les entreprises
24:57peuvent gérer
24:58ce nouveau choc d'inflation
25:00après celui de 2022 ?
25:02Et surtout,
25:03qu'est-ce qu'on attend
25:04des banques centrales
25:05dans ce contexte ?
25:06Vous le notiez,
25:07on en discutait juste avant,
25:08mais les taux se tendent.
25:11C'est bien la partie réelle
25:13des taux qui monte
25:14dans cette crise.
25:15Pour l'instant,
25:16ce n'est pas l'inflation,
25:17en tout cas aux Etats-Unis,
25:18c'est moins vrai en Europe,
25:19mais aux Etats-Unis,
25:21c'est d'ailleurs assez incroyable,
25:22vous regardez le 5 ans
25:24dans 5 ans
25:24ou le 10 ans
25:26sur les points morts,
25:27en fait,
25:28les taux réels,
25:28c'est les taux réels
25:29qui remontent,
25:29ce n'est pas l'inflation
25:30qui, on n'anticipe pas
25:30une inflation à la hausse.
25:31Donc, le marché anticipe
25:33qu'il y ait une résolution
25:34relativement rapide
25:37et pas une diffusion
25:38de l'inflation.
25:38Nous, ce qu'on voit,
25:39nous, chez Sans Solonchon,
25:40on finance les boîtes
25:41en Europe.
25:41On les finance soit
25:42par de la dette
25:43de type haut rendement
25:45ou crossover,
25:46soit au travers
25:47de fonds actions.
25:49Il y a un truc qui est sûr,
25:50c'est qu'il y a des secteurs,
25:50ça a déjà commencé.
25:52Vous voyez,
25:52des secteurs qui étaient
25:53un peu à la peine,
25:54comme le secteur
25:55de la chimie de base,
25:57et eux,
25:57tout de suite,
25:58ils augmentent les prix
25:58et tout de suite,
25:59ça va mieux.
26:00Il y avait certaines boîtes
26:01qui étaient vraiment
26:02en difficulté,
26:03tout de suite,
26:03ça va mieux.
26:04Vous regardez le prix du sucre,
26:05ça y est,
26:05c'est reparti.
26:06Une boîte comme Théreos
26:06qui avait un peu souffert
26:08quand même
26:08de la baisse continue
26:09des prix du sucre,
26:11ça y est,
26:11ça repart.
26:12Et ça repart
26:13parce qu'ils vont
26:14augmenter leur prix
26:14et il n'y a aucune raison
26:16qu'ils ne le fassent pas.
26:17Après,
26:18la question,
26:19c'est est-ce que ça se diffuse
26:21tellement largement
26:22qu'on rentre
26:24dans la boucle
26:25prix-salaire ?
26:25Il faut voir qu'en Europe,
26:27particulièrement en Europe,
26:27ce n'est pas une croissance fantastique
26:29à la base,
26:30qui a été révisée
26:32pas mal à la baisse
26:33du fait de ce qui se passe.
26:34Oui,
26:35depuis le conflit.
26:35Des salaires qui ne sont pas
26:36franchement non plus
26:37ultra-vibrants,
26:39ce qui fait que,
26:40oui,
26:40il y a un risque,
26:41mais pour moi,
26:41il n'est pas tout de suite.
26:42Et encore une fois,
26:43c'est toujours cette variable,
26:44c'est quand est-ce que
26:44réouvre ce D3
26:45et quand est-ce que
26:46la pression se finit.
26:48Je pense que pour l'instant,
26:49les banques centrales,
26:50et c'est un des points
26:51que je trouve assez intéressant,
26:53c'est que les banques centrales
26:54aboient
26:56pour un risque
26:57qui n'est pas encore
26:59réellement matérialisé.
26:59C'est la stratégie actuelle.
27:00Mais qui va se matérialiser.
27:01Ils se montraient très vocales
27:03pour essayer d'éviter
27:04d'avoir à en faire trop
27:05s'il fallait agir.
27:06parce qu'ils savent très bien
27:07que le dernier coup,
27:08ce que moi j'appelle
27:08à la trichée,
27:09juillet 2008,
27:11ça a fait mal
27:12à la fois pour la réputation
27:13et ça a fait mal
27:14à l'économie.
27:16Et qu'il y a quand même...
27:16En fait, il y a eu 2008
27:17et 2011.
27:18Exactement.
27:19Et 2011 aussi.
27:20Pardon, 2011,
27:21j'ai eu raison,
27:21avril, 2011, avril.
27:23Et donc tout ça,
27:24c'est quand même un stigmate.
27:25Moi, j'observe quand même
27:26que du côté allemand,
27:29enfin,
27:30du côté allemand,
27:31ça ne bouge pas tellement,
27:32les lignes.
27:33Je pense qu'il y a un moment,
27:33il faudrait qu'il y ait un débat
27:36un double mandat à...
27:37Enfin, la Réserve fédérale
27:38a beaucoup plus de marge de manœuvre.
27:39On ne peut pas regarder...
27:39Moi, je pense que c'est fini le temps
27:41où on peut regarder que l'inflation...
27:42Impossible d'avoir un débat comme ça
27:43dans une crise
27:44potentiellement inflationniste.
27:45Parce que là, demain,
27:46la BCE augmente les taux,
27:48on est dans une croissance
27:48relativement faible,
27:49le choc pétrolier,
27:50c'est une taxe.
27:52On va faire vite une réflexion.
27:53Alors, OK,
27:54on va casser l'inflation,
27:56probablement,
27:56on va sûrement casser l'inflation,
27:57mais qu'est-ce qu'on va laisser
27:58comme dégâts derrière ?
28:00C'est terrible.
28:02Avec, en plus, quand même
28:04deux chocs assez rapprochés,
28:06alors, d'ampleur totalement différente.
28:08Il suffit de regarder
28:08les prix du gaz, de l'électricité,
28:09on n'est pas du tout
28:10dans la même amplitude que 2022.
28:12Mais il y a quand même
28:12toujours aussi cette mémoire
28:13de l'inflation.
28:14C'est-à-dire que 2022,
28:15un choc pour une génération
28:17qui n'a jamais connu de l'inflation,
28:18là, 2026,
28:20c'est un petit choc en plus
28:23pour toute une génération
28:24qui a été traumatisée
28:25par le choc de 22-23.
28:27C'est vrai que c'est le problème,
28:28la fragmentation sociale,
28:30c'est le sujet.
28:30L'inflation, ça crée
28:31une fragmentation terrible,
28:33comme on l'a vu
28:34à différents moments de l'histoire,
28:36mais sauf que le chômage aussi.
28:39Donc, c'est la complexité
28:41de la situation dans laquelle on est.
28:42Moi, j'aimerais bien voir
28:43un peu plus de flexibilité
28:46dans la communication
28:48de la Banque Centrale Européenne,
28:49peut-être augmenter les taux,
28:50mais alors rouvrir le bilan
28:52de manière un peu plus forte,
28:55faciliter la diffusion du crédit.
28:56Je ne sais pas,
28:56il y a probablement
28:57des choses intelligentes à faire,
28:58mais si c'est pour augmenter les taux
29:00et voir le chômage remonter à 10%,
29:01mon Dieu !
29:02Oui.
29:03Bon, comment vous comprenez
29:04ce pricing de marché ?
29:05Alors, je rappelle,
29:06la Norgia's Bank,
29:07là, c'est quand même
29:07un gros pivot.
29:08Il signalait trois baisses de taux
29:10sur les 12-24 prochains mois.
29:12Là, maintenant,
29:12il y aura très probablement
29:14une hausse de taux
29:14lors des prochains meetings.
29:18Et du côté de la BCE,
29:19on voit bien que la discussion
29:20est déjà très largement engagée,
29:22avec une possibilité,
29:23pourquoi pas,
29:24d'être en taveril.
29:25c'est ce qui est en tout cas
29:26signalé par certains membres,
29:27Julien Pierre.
29:28Oui, je pense que
29:29les banques centrales
29:30sont encore un peu traumatisées
29:32par 2022,
29:34surtout par le fait
29:34d'avoir dit
29:35« Non, ne vous inquiétez pas,
29:37c'est un choc transitoire,
29:38tout va bien se passer. »
29:41Ils ne veulent pas être repris
29:42dans la même situation.
29:45Pour autant...
29:46Traumatisés par quoi,
29:47concrètement ?
29:47Par le fait d'avoir été critiqué
29:49pour être parti trop en retard,
29:53avoir été un peu derrière la courbe ?
29:56Voilà, d'avoir été derrière la courbe,
29:58d'avoir dit « Ne vous inquiétez pas,
29:59c'est une inflation transitoire,
30:01tout cela va se résorber. »
30:02La réalité, c'est qu'à l'époque,
30:03on avait la variable clé
30:07pour le marché,
30:08pour l'inflation,
30:09ça reste les salaires.
30:11Et à l'époque,
30:11on avait des salaires
30:12qui étaient en train d'accélérer.
30:13Le problème haut
30:14de la croissance des salaires
30:15dans la zone euro,
30:16c'est 2023.
30:19Donc, les banques...
30:20Et aujourd'hui,
30:21on est pour le coup
30:21dans une situation très différente.
30:23Les salaires sont en train
30:23de décélérer en Europe.
30:25On a, lorsqu'on regarde
30:26les ratios d'offres
30:27par demandeur d'emploi,
30:28on est plutôt toujours
30:29orienté à la baisse.
30:31Donc, pour nous, la situation...
30:32Et par ailleurs,
30:33il y avait toute cette surépargne,
30:35particulièrement aux États-Unis,
30:36mais sans doute un peu ailleurs aussi,
30:39accumulée pendant le Covid,
30:39qui faisait que les gens
30:41ont pu absorber
30:42ces augmentations de prix.
30:45Et aujourd'hui,
30:47ce n'est pas forcément le cas.
30:48Et comme le disait Étienne,
30:50c'est une taxe sur la croissance.
30:52Un choc d'offres,
30:53ce n'est pas bon pour la croissance.
30:54Donc, la réponse théorique
30:58du manuel d'économie,
30:59c'est qu'on regarde au travers.
31:01Maintenant, il y a eu effectivement
31:03cet épisode 2022
31:05où ils ne veulent pas être repris.
31:08Ils se disent qu'il faut surtout
31:09s'assurer que les anticipations
31:12ne bougent pas.
31:13Donc, je pense qu'effectivement,
31:15ils parlent un peu dur maintenant,
31:17avec l'espoir que, d'abord,
31:19la situation se calme d'ici quelques mois.
31:21– Le 30 avril, ce n'est pas non plus demain.
31:22– Le 30 avril, ce n'est pas demain.
31:24Le 30 avril, on n'a pas forcément
31:26des prévisions éco-revues.
31:28On peut se dire,
31:29oui, il faut peut-être encore
31:30se donner un peu le temps.
31:31Donc, rendez-vous en juin.
31:33Et en juin, on est revenu
31:34sur un baril qui se normalise,
31:38un gaz qui se normalise.
31:39Et on se dit, effectivement,
31:40c'est transitoire.
31:42On va regarder au travers.
31:44Voilà.
31:44Donc, sans doute,
31:47la raison de ce discours dur,
31:49mais peut-être en discours dur
31:50pour ne pas avoir à agir.
31:52– Dans quelle mesure
31:53il faut distinguer la situation
31:55du côté de la BCE et de la Fed ?
31:57C'est vrai que la BCE,
31:58le débat sur le prochain mouvement
32:00était quand même déjà ouvert
32:01avant le conflit.
32:04Et dès la fin 2025,
32:05une Isabelle Schnabel était capable
32:07de dire que le prochain mouvement
32:08serait un mouvement à la hausse,
32:09entretenant ce débat-là.
32:11Du côté de la Fed,
32:12le débat, c'était,
32:14est-ce qu'on va avoir
32:15des jumbo cuts
32:16à coups de 50 points de base
32:17comme le plaid de Donald Trump
32:20qui place ses pions à la Fed ?
32:22Ou est-ce qu'on a une Fed
32:23qui ira tranquillement
32:24vers la neutralisation
32:25de sa politique monétaire ?
32:26Mais le sens du voyage
32:27était quand même assez consensuel.
32:29Est-ce qu'on peut toujours imaginer
32:31une Fed qui puisse baisser,
32:34rebaisser un peu
32:35ses taux directeurs
32:37encore à terme ?
32:38– En réalité,
32:39quand on regardait
32:40ce qui se passait sur l'inflation,
32:41on peut se demander
32:42pourquoi aux États-Unis,
32:42on attendait des baisses de taux.
32:43– La réalité de l'inflation
32:46aux États-Unis,
32:47c'est que l'inflation core,
32:48qui est la cible,
32:49le déflateur core
32:50de la consommation,
32:51s'est stabilisée
32:52autour de 3%,
32:53un petit peu en dessous,
32:56depuis maintenant
32:56plus d'un an.
32:57Et que donc,
32:59la Fed n'avait sans doute
33:00pas fait ce qui était nécessaire.
33:01Et donc,
33:02avant même,
33:02les droits de douane.
33:03Donc la Fed n'avait peut-être
33:04pas fait tout ce qu'il fallait
33:05pour s'assurer
33:06d'un retour
33:06de l'inflation
33:09à la cible.
33:10Donc,
33:11le sujet
33:13– Donc il y avait
33:14un bruit politique
33:15qui venait sans doute
33:15parasiter un peu
33:17et la Fed
33:18et les anticipations
33:19de marché.
33:20– Voilà.
33:20Et en fait,
33:21tout le monde se disait
33:22Trump va nommer
33:24un nouveau président
33:24qui va faire ce que Trump
33:25attend,
33:26c'est-à-dire des baisses
33:27de taux.
33:27Et la réalité,
33:29c'est que la situation
33:29va sans doute être
33:30un peu plus compliquée
33:31parce que,
33:32même si Kevin Warsh
33:33est bientôt nommé,
33:35on sait que
33:36Jerome Powell
33:36va a priori
33:38rester gouverneur
33:38jusqu'à ce que
33:40la procédure
33:41du département
33:41de la justice
33:42s'éteigne.
33:43Donc,
33:43on aura un président
33:45et un président honoraire
33:46ou je ne sais pas quoi
33:47qui sera…
33:48– Ben non,
33:49il sera encore gouverneur.
33:50Il restera gouverneur.
33:51– Il sera encore gouverneur.
33:52– Mais ce que je veux dire,
33:53c'est qu'il ne sera pas
33:53simple gouverneur.
33:54– Ah ben non,
33:55il sera, oui.
33:56– Il aura beaucoup de poids
34:02et sans doute
34:03avec des pressions
34:04de l'administration
34:05américaine
34:06qui vont se faire croissantes
34:07parce qu'on voit,
34:08voilà,
34:09on a ce choc négatif,
34:10on voudrait peut-être
34:11le compenser
34:12par des choses
34:12plus positives.
34:13– Bon,
34:14ces histoires
34:15de potentiel hausse de taux,
34:16c'est une vraie épée
34:17de Damoclès
34:18au-dessus de nous ?
34:19– C'est clair, oui.
34:20Et effectivement,
34:21moi je rejoins
34:22ce qui a été dit,
34:22c'est-à-dire qu'en fait,
34:23déjà on a commencé
34:24par changer d'anticipation,
34:26ce qui est quand même…
34:27– Dépriser des baisses
34:28de taux,
34:28ce n'est pas facile,
34:29je veux dire,
34:30ça demande de la réflexion
34:31quand même.
34:31– Alors,
34:31ça a eu…
34:33et maintenant,
34:34on a le discours
34:34des banques centrales
34:35qui quand même
34:35est nettement moins positif,
34:37puis on a
34:37Norges Bank
34:38qui a quand même parlé,
34:39l'Australie qui a monté,
34:40donc c'est les Japonais
34:42qui vont finir
34:42par faire quelque chose,
34:43on ne sait pas trop quand,
34:44on ne sait pas trop quoi,
34:44mais enfin,
34:45s'il va se passer
34:45quelque chose
34:45de ce côté-là.
34:47Et en fait,
34:48la conséquence
34:48que ça a eue,
34:49tout ça,
34:49c'est l'un des leveraging,
34:50c'est-à-dire qu'en fait,
34:52tous les segments bouillants
34:54du marché
34:55ont pris un gros seau dos
34:56quand même.
34:57On a commencé
34:57par le Bitcoin,
34:58toutes les cryptos
34:59qui étaient quand même
35:00leveragées,
35:01c'est le temps
35:01du leverage quand même,
35:03et là,
35:03ça s'est quand même
35:04fait bien cisaillé.
35:06Après,
35:06on a fait d'un seul coup
35:08hors argent
35:08dans la même séance,
35:10et puis,
35:12après,
35:12avec des effets,
35:13je ne sais pas,
35:14en ce moment,
35:14je ne comprends pas
35:15le rationnel,
35:15mais il y en a un,
35:16paraît-il,
35:17c'est qu'ils se mettent
35:18short hors argent
35:19pour acheter du pétrole.
35:22Apparemment,
35:22c'est le game en place.
35:24C'est le momentum, quoi.
35:25Oui, oui, c'est ça.
35:27Comme quoi,
35:28le leverage,
35:28je ne sais pas
35:28s'il est tout à fait terminé,
35:29mais en tout cas,
35:30il s'est bien dégonflé quand même,
35:31et on a tout un tas
35:32de valeurs,
35:33toutes les valeurs
35:33un peu chaudes
35:34qui se sont faites
35:35quand même bien massacrer.
35:37Et alors,
35:37c'est purgé ou pas ?
35:38Non,
35:40on a purgé
35:40les gros excès,
35:42et on est revenu
35:43sur une situation
35:44qui me paraît
35:44quand même plus raisonnable
35:45sur plein de points de vue,
35:48mais si vous regardez,
35:49beaucoup de mouvements
35:49de marché aujourd'hui
35:50sont liés
35:51à des mouvements optionnels,
35:52c'est-à-dire qu'en fait,
35:53si vous regardez la séance,
35:54je crois que c'était
35:54la séance de vendredi dernier
35:55où il y avait
35:56les séances de 4 sorcières,
35:57on a fait un volume
36:00colossal
36:00et ça a été comme ça
36:03dans le monde entier.
36:04Donc,
36:04on a ce phénomène
36:06et puis,
36:07par rapport à ce que font
36:08les investisseurs,
36:08c'est un peu un aparté,
36:09mais ils sont très longs
36:10d'options,
36:11c'est-à-dire qu'en fait,
36:12chaque mouvement de baisse
36:14est directement
36:17compensé
36:17par ces ventes de poutres
36:18qui permettent
36:19de limiter un peu
36:21cette baisse.
36:22Donc,
36:23voilà,
36:24on a purgé,
36:25on a purgé les excès,
36:26mais après,
36:27on revient à la question
36:27que je posais tout à l'heure,
36:28c'est,
36:29pour revenir risk-on,
36:30il va falloir épuiser,
36:31écluser toutes ces anticipations,
36:33qu'on commence à calmer le jeu,
36:34qu'on y voit plus clair
36:35sur l'inflation,
36:36qu'on y voit plus clair
36:37sur les taux
36:37et sur les courbes des taux
36:38et le point que,
36:40soulevé Etienne aussi tout à l'heure,
36:41c'est,
36:41on pourrait peut-être monter les taux
36:42ou faire quelque chose
36:43sur les taux
36:44très très marginalement,
36:45mais laisser un peu
36:46le bilan filer.
36:47Mais est-ce que c'est
36:48ce qu'on veut faire ?
36:49Aujourd'hui,
36:49non.
36:50Aujourd'hui,
36:50les bilans,
36:51ils ont plutôt tendance
36:52à se resserrer
36:52depuis quelques mois,
36:53donc...
36:55Oui,
36:56à la BCE,
36:57toujours.
36:57Voilà,
36:57et puis il y a un autre point
36:58aussi qui est important,
36:59je trouve,
37:00dans la période actuelle,
37:00c'est que ce qui résout
37:02les crises,
37:02c'est la coordination
37:03des banques centrales.
37:04Et ça,
37:06c'est quand même un phénomène,
37:07ils se réunissent un dimanche,
37:08ils font un call
37:08et puis on envoie
37:09des milliards de swaps
37:10et puis ça règle
37:11le problème de tensions
37:12qu'il y a.
37:14Là,
37:14je ne suis pas persuadé
37:15que dans l'ambiance
37:16géopolitique actuelle,
37:17tout le monde soit
37:17de bonne compagnie,
37:20avec la Fed,
37:21en les laissant,
37:22vous avez mis le cirque,
37:24régler d'abord
37:24le problème chez vous
37:25et puis on en reparle
37:25chez vous.
37:25Les banques centrales
37:26deviennent un bras armé monétaire
37:27dans un monde
37:28beaucoup plus conflictuel.
37:29Et puis l'indépendance
37:30des banques centrales,
37:31c'est un autre sujet.
37:32C'est intéressant
37:32le point effectivement d'Alain,
37:34est-ce qu'il y a des parties
37:35du marché qui vous semblent
37:36quand même bien nettoyées,
37:38si je puis dire,
37:39Étienne ?
37:39Alors octobre,
37:40c'est crack du bitcoin,
37:42ensuite on a quand même
37:43les Max 7
37:44qui commencent à lâcher,
37:46les points hauts
37:48sont en octobre.
37:49Les quantiques,
37:50que tous ces trucs...
37:51Oui, oui,
37:51tous les thèmes
37:54surchauffés à blanc,
37:55fin janvier,
37:56c'est le crack des précieux
37:57là sur une séance
37:59et puis,
38:01qu'est-ce que j'oublie d'autre ?
38:02Et puis les business
38:03development companies,
38:04tout ce qui est lié
38:05au private crédit,
38:06toute la partie cotée,
38:07j'ai envie de dire,
38:08des véhicules de crédit privé
38:09qui se font là aussi
38:10bien tartés.
38:11Est-ce qu'il y a des parties
38:12du marché qui sont quand même
38:13bien nettoyées
38:13et qui permettent
38:15de révéler une forme
38:15d'asymétrie
38:17quand bien même
38:17on ne connaît pas
38:18la durée du conflit
38:19et la réouverture d'hormouz ?
38:20Mon sentiment,
38:21c'est que les endroits
38:22où ça a un peu nettoyé,
38:23c'est les endroits
38:23où ça a commencé
38:24à nettoyer.
38:26Instinctivement,
38:26c'est là où il y avait
38:27le plus de leviers au départ,
38:28donc tout ce qui est
38:28effectivement bitcoin,
38:29même si ce n'est pas
38:30un marché qui me fascine
38:30par nature,
38:32mais la partie,
38:33je pense qu'il y a...
38:33Quand moi je vois Microsoft
38:34à moins 25,
38:35moins 30,
38:36ça commence à me chatouiller
38:37un petit peu,
38:37je dois avouer quand même.
38:38Et là,
38:39je pense que ça a quand même
38:39pas mal nettoyé.
38:42Et là,
38:42ce qui est en train
38:43de nettoyer,
38:44donc les BDC sur le crédit
38:46et puis le secteur
38:48des matériaux
38:48et même l'armée,
38:50le secteur de l'armée
38:51qui baisse,
38:51la défense qui baisse.
38:52Depuis le début du conflit.
38:53Ça,
38:53je ne suis pas totalement sûr,
38:55c'est parce qu'il y a eu
38:56beaucoup d'enthousiasme
38:56sur ce secteur-là,
38:57donc il est possible
38:58que ça dure
39:00un peu plus longtemps.
39:01Après,
39:01je pense que le facteur
39:02qui va signer
39:03la fin de partie,
39:04encore une fois,
39:04c'est ce fameux détroit
39:05qui s'libère,
39:07parce que je pense
39:08que la tendance
39:09fait que tous ces actifs-là,
39:12tout le levier
39:13va continuer
39:14à se déboucler
39:14gentiment mais sûrement,
39:16appuyer plus sur l'endroit
39:17où il y avait le plus
39:18de valorisation
39:20parce qu'encore une fois,
39:21moi,
39:21j'ai été fasciné
39:22par le niveau de levier
39:23qu'il y avait
39:23dans le système américain.
39:24Quand vous ouvrez un compte
39:25chez un broker américain,
39:26vous n'avez pas besoin
39:27de mettre du cash,
39:27vous empruntez
39:29et vous achetez des actions
39:30et que là,
39:31tout le monde
39:32se coupe des positions
39:33et on voit
39:33qu'effectivement,
39:34ça commence
39:35de manière très fébrile
39:37à atteindre
39:37la partie crédit.
39:38Et pourquoi je trouve
39:39ça intéressant,
39:40la partie crédit,
39:40c'est que la partie crédit
39:42donne des coupons,
39:44évidemment,
39:44qui permettent
39:45de rembourser l'emprunt.
39:47Les actions,
39:48l'or,
39:48c'est normal
39:49que ça coupe en premier
39:50puisqu'il faut
39:50que ça continue de monter
39:53pour pouvoir assumer
39:54ce levier.
39:55Mais quand ça commence
39:56à taper le crédit,
39:56c'est qu'il y a des choses
39:57qui se passent.
39:58Et peut-être pour faire
39:58une transition vers Alain
40:00où moi aussi,
40:00j'ai une passion démesurée
40:01pour les crises systémiques
40:05et si je pouvais
40:06en spotter
40:07dans le monde des marchés
40:08pour ceux qui raccrocheraient
40:09à un moment où on se parle.
40:10Ça pourrait finir
40:11ma carrière en beauté.
40:13Malheureusement,
40:14je ne suis pas sûr
40:14qu'on en soit dans une
40:15mais ce que je trouve intéressant,
40:16il y a quand même
40:16des choses intéressantes,
40:17c'est qu'effectivement,
40:18est-ce que la dette privée
40:20est systémique ?
40:21Je ne suis pas sûr.
40:24Même s'il y a
40:24un levier de dingue,
40:26c'est que 100%
40:28des prêts bancaires
40:29aux Etats-Unis
40:30en 2025
40:30ont financé
40:31le shadow banking.
40:32la moitié du shadow banking,
40:33c'est du PE,
40:34la dette privée,
40:35c'est du levier
40:36sur du levier
40:36dans du levier,
40:37c'est des boîtes
40:38leveragées
40:38dans des fonds
40:39qui ont du levier
40:40sur une classe d'actifs
40:41qui a du levier.
40:42Et c'est vrai
40:43que ça a quand même
40:43pas mal de signaux
40:44un peu à la Supra,
40:46mais je ne pense pas
40:46que ce soit le sujet.
40:47Mais quand vous dites
40:47rien de systémique,
40:48c'est lié à la taille
40:49de ce marché ?
40:50Non, je ne pense pas
40:51que ce soit systémique.
40:51Ou c'est en intégrant
40:54les effets potentiels
40:55de spirale,
40:56de diffusion, etc.
40:58Une boîte qui peut plus
40:58se financer en crédit privé,
41:00soit elle peut plus
41:01se refinancer
41:01et donc c'est la faillite,
41:02soit elle va tenter
41:04d'aller sur les marchés
41:04de capitaux
41:05et donc c'est de l'offre
41:06en plus sur des marchés
41:07de capitaux à yield
41:08qu'il faut aussi absorber.
41:09Ça peut aussi créer des...
41:11Qu'est-ce qui ressemble
41:11à du subprime ?
41:12Ce qui ressemble
41:12à du subprime,
41:13c'est la time leverage.
41:14Pour l'instant,
41:14la taille est plus faible
41:16mais si on intègre le levier,
41:17je pense qu'on ne doit pas
41:17être très très loin.
41:20Ce qui ressemble
41:21à du subprime,
41:22c'est le fait que vous avez
41:22des agences de rating
41:23dont personne n'a jamais
41:24entendu parler
41:24qui notent ces fameux BDC
41:27pour que des life,
41:28des assurances,
41:30des assureurs-vie
41:30aux Etats-Unis,
41:31donc les fameux life
41:32puissent les acheter
41:33et mettre beaucoup moins
41:34de fonds propres.
41:35Donc tout ça,
41:35ce n'est pas très sain,
41:36sauf que c'est su
41:37et qu'à la fin,
41:38c'est quand même du levier
41:39sur de l'économie.
41:40Je suis moins gêné
41:42par le fait que c'est
41:42du levier sur de l'économie
41:44et que ce n'est pas les banques
41:45qui à mon avis
41:45détiennent le risque
41:46sauf si je me trompe
41:47mais c'est que du wall sale
41:49pour ce que j'ai pu comprendre.
41:50Le wall sale,
41:51c'est très court,
41:51c'est collatéralisé.
41:52Il y a des banques
41:53qui vont planter
41:53mais ce n'est pas là
41:54où le risque,
41:55pour moi le risque
41:55il est chez les assureurs.
41:56Donc moi j'ai mis les alertes
41:57sur l'assureur
41:58et pour l'instant,
41:59si vous regardez bien,
42:00le crédit donne des signaux
42:01au passage intéressants,
42:02ce n'est pas que les sorties.
42:03Si vous regardez
42:04le marché du leverage loan
42:06aux Etats-Unis,
42:06c'est en perv-nec
42:07depuis deux ans.
42:08Ça fait zéro sur trois ans.
42:10Ça fait des perv-necs
42:11régulièrement tout le temps.
42:12Donc on sent
42:13que ça commence à purger.
42:14C'est dans le FT
42:14deux fois par jour,
42:15sur le plateau partout.
42:17Le fait qu'on en parle,
42:18ça c'est sûr
42:18que c'est plutôt rassurant
42:19entre guillemets.
42:20Voilà, c'est ça.
42:20Donc moi je pense
42:21que c'est plutôt à la...
42:22Ça peut se dégonfler.
42:23Il y a l'option,
42:24l'idée que ça puisse
42:25se dégonfler,
42:26même si ça fera mal
42:26aux porteurs,
42:27mais que ça puisse se dégonfler
42:28sans créer de crise systémique,
42:30ça reste pour vous...
42:31Je pense que ça va faire mal.
42:31Ça va faire mal
42:31à certains endroits.
42:32Pour moi, c'est plus du 2000
42:33où les assureurs ont pris cher
42:34parce qu'il y avait
42:35des défauts assez incroyables.
42:37C'est plutôt là,
42:37à mon avis,
42:38que ça va se jouer.
42:39La question, c'est
42:40est-ce que ça peut dégénérer
42:41en credit crunch ?
42:42C'est ça le sujet.
42:43Parce que je pense
42:44que tout le monde est pareil.
42:45Moi, je les connais
42:46tous ces loustics.
42:49Et à un moment donné,
42:50ils ont peur,
42:50ils arrêtent tout.
42:53Et puis dans une période
42:54de tension,
42:55encore une fois,
42:55on revient à la période
42:56de crise, machin,
42:57la guerre, etc.
42:58Ça ne vous incite pas
42:59à y aller à Carnet Ouvert
43:00à financer des petites boîtes
43:02qui sont peut-être
43:03en train de se faire disrupter
43:04par l'IA
43:04ou par je ne sais quoi,
43:06qui ont des problèmes
43:06d'énergie
43:06ou qui ont des problèmes
43:07de business model.
43:08Donc c'est surtout ça le sujet.
43:10Ce n'est pas un problème
43:10de montant,
43:11c'est un problème de...
43:12Ça va altérer la confiance
43:13et la confiance dans ce genre
43:15de business,
43:16c'est légèrement clé.
43:17On revient quand même
43:18à tous les sujets
43:19dont on parlait
43:19avant le déclenchement
43:20de la crise iranienne.
43:22Julien Pierre,
43:23c'est quoi le niveau
43:23de vigilance là effectivement
43:24vis-à-vis de le private credit,
43:27la partie logicielle, etc.
43:30Sur le logiciel,
43:31évidemment,
43:31ça s'est un peu calmé
43:32avec la guerre
43:32et même certains
43:33y ont vu peut-être
43:34des opportunités.
43:35Est-ce qu'on a déjà révisé,
43:36est-ce que le marché
43:37a révisé son jugement
43:38ou est-ce qu'il faut s'attendre
43:39à ce que ces mouvements
43:40puissent repartir
43:41à un moment ou à un autre ?
43:43Ces mouvements,
43:44selon nous,
43:45peuvent repartir
43:46donc il faut rester vigilant.
43:48Pourquoi ?
43:48Parce que...
43:48Alors, voilà,
43:49est-ce que tous les softwares
43:51vont être remplacés
43:52par de l'IA ?
43:54Pas forcément.
43:54Par contre,
43:55c'est vrai que c'était
43:55des business models
43:56qui étaient adorés
43:57des fonds de private equity
43:58parce que vous avez vendu
44:01votre software
44:02à votre client
44:02et vous lui augmentez
44:03les prix de 10%
44:04chaque année,
44:05il ne dira rien.
44:06Et cette capacité
44:08à générer de la croissance
44:10des résultats
44:10à volume constant,
44:13elle est peut-être
44:13mise en question.
44:14Donc, voilà.
44:16C'est le modèle économique.
44:17Ça sera peut-être
44:17plus un sujet
44:18pour les investisseurs
44:19en equity
44:19sur ces sociétés
44:20que pour les gens
44:21qui ont prêté.
44:24Néanmoins, voilà,
44:24on sait toujours
44:25avec ces histoires
44:26qu'il faut rester
44:26assez vigilant.
44:30Après, c'est vrai
44:31que de l'autre côté,
44:31on voit que les méga caps
44:32de la tech
44:33ont quand même bien corrigé
44:34alors que les croissances
44:35de résultats sont encore là
44:36et que donc on revient
44:38sur des valeurs relatives
44:39au reste du marché
44:40plus raisonnable.
44:43Il faut juste...
44:44Et ça peut être
44:45une bonne porte d'entrée
44:46pour revenir un peu,
44:47remettre un peu de risque
44:48dans les portefeuilles ?
44:51Si l'étroit d'Hormuz
44:51est réouvert.
44:53Il faut voir
44:53comment ça va réagir
44:54avec tous les produits
44:55qui sont lancés
44:57qui permettent de shorter
44:58le crédit privé,
44:59les Mag7,
45:00les crédits...
45:01Les indices de crédit privé
45:03avec des VF quotidiennes,
45:05c'est ça ?
45:05Les CS de Mag7 aussi,
45:06ils ont fait ça.
45:07Bon.
45:08Oui, Etienne, rapidement.
45:09Moi, j'avais peut-être
45:10juste envie de dire une chose.
45:11Il y a deux, trois mois,
45:12je me disais
45:12qu'est-ce que je vais faire
45:13pour mes clients
45:14qu'est-ce que je peux leur offrir
45:15comme rendement ?
45:16Là, je commence à avoir
45:17du rendement.
45:18On retrouve des points d'entrée.
45:19Il y a toujours
45:20ce risque de sortie de piste,
45:21effectivement,
45:22mais le rendement,
45:24on peut faire
45:24de l'investment grade
45:25à deux ans,
45:26à 4,5, 5.
45:27Modulant un tel risque
45:28qu'il faut quand même intégrer,
45:29il y a des portes d'entrée
45:30peut-être.
45:31Mais c'est vrai
45:31que sur le risque de taux
45:32qui est important,
45:33y compris pour l'IG,
45:35vous avez le scénario
45:36de la normalisation,
45:37les pressions inflationnistes
45:38qui diminuent,
45:39les taux se résorbent.
45:40Vous avez le scénario noir,
45:41vous avez quand même
45:42un effet de taux
45:42qui devrait aider
45:44pour la performance
45:45sur la période d'avenir.
45:47Merci beaucoup, messieurs.
45:48Merci d'avoir été
45:48avec nous dans Planète Marché
45:50ce soir.
45:50Julien Piernouan,
45:51Lazare Frères Gestion,
45:52Étienne Gorjon,
45:53Sandro Solonchamp,
45:54Asset Management,
45:54Alain Piteux,
45:55et I4Alf.
46:07Le dernier quart d'heure
46:08de SmartBourse,
46:09chaque soir,
46:09c'est le quart d'heure
46:09thématique.
46:10Le thème ce soir,
46:11c'est celui de la démocratie
46:12actionnariale
46:13et de l'engagement
46:14actionnarial
46:15à l'occasion de la saison
46:16des Assemblées Générales
46:17qui va démarrer
46:19d'ici quelques semaines
46:20et nous accueillons
46:21en plateau
46:21Mickaël Herskovitch,
46:23le responsable du vote
46:24et de l'engagement
46:24chez BNP Paribas Asset Management.
46:26Bonsoir Mickaël.
46:27Bonsoir.
46:28Ravi de vous retrouver
46:29pour parler de ces
46:30fameuses Assemblées Générales.
46:31Vous allez nous décrypter
46:33un peu les enjeux
46:34de cette saison 2026
46:35mais je le rappelle,
46:37BNP Paribas Asset Management
46:40vient d'absorber
46:41d'ailleurs en début d'année
46:42les équipes d'AXAIM.
46:45L'Union fait la force
46:46comme on dit Mickaël.
46:48Du point de vue
46:48du responsable des votes
46:49et de l'engagement,
46:50qu'est-ce que ce rassemblement
46:51des forces change
46:54dans la relation
46:55et l'engagement
46:56que vous avez
46:56avec les entreprises
46:57et les émetteurs
46:58comme on les appelle ?
46:59Bien sûr,
46:59merci pour la question.
47:00C'est vrai que c'est génial
47:02pour moi
47:03pour cette production-là
47:05d'avoir ce rapprochement
47:06parce que derrière
47:07on sait que sur les sujets
47:08de vote et engagement
47:10ce qui est important
47:11c'est d'être
47:11un actionnaire important
47:13d'une entreprise.
47:14On peut avoir
47:15de l'influence
47:15quand on détient
47:18un certain nombre
47:19de votes,
47:19un certain poids
47:20dans l'actionnariat
47:21d'une entreprise.
47:22Souvent,
47:23ce que font
47:23les entreprises d'ailleurs
47:24c'est qu'elles prennent
47:25leur liste d'actionnariat,
47:26elles regardent,
47:27elles s'arrêtent
47:27au dixième,
47:29au vingtième
47:29et elles vont parler
47:31avec ces investisseurs-là.
47:32Donc mécaniquement,
47:34la fusion
47:34nous apporte
47:35une taille critique
47:37plus importante.
47:38On devient top 3
47:40asset manager
47:40au niveau européen,
47:421,6 trillion d'assets
47:43d'actifs sous gestion.
47:48et donc plus souvent
47:49on sera dans le top actionnariat
47:52et on le voit déjà,
47:53plus souvent
47:53on est contacté
47:54par les entreprises
47:55et bien sûr
47:56un pouvoir d'influence
47:57plus forte
47:57à travers le vote
47:59en assemblée générale,
48:00à travers l'engagement.
48:01Ce qu'on va dire
48:02aura plus de poids
48:03parce qu'on a plus de poids
48:04dans le capital
48:05des entreprises naturelles.
48:06C'est assez mécanique.
48:07Ça veut dire aussi
48:08plus de participation
48:09dans plus d'entreprises,
48:11ça veut dire plus
48:12de fer au feu
48:14si je puis dire,
48:15Mickaël ?
48:15Oui, il y a quand même
48:16plus de travail
48:17donc plus de travail aussi
48:18quand même,
48:19plus de personnes,
48:19plus de travail
48:20mais oui, on va passer
48:22alors pour donner un chiffre
48:24notre périmètre BNP-PAM
48:25de l'année dernière
48:26BNP-PAP Asset Management
48:27sur 2025
48:28c'était un tout petit peu
48:29plus de 2000 assemblées générales
48:30dans l'année.
48:32Sur le périmètre prévisible
48:35de 2026
48:36en incluant AXAIM
48:38on parle d'un périmètre
48:39de 6000 assemblées générales.
48:40C'est dingue !
48:41C'est dingue !
48:41Donc fois 3
48:42Ce chiffre est incroyable je trouve.
48:44x3 en prévision.
48:46Vous êtes amené à voter
48:47à 6000 assemblées générales
48:49d'entreprises
48:49à travers le monde
48:50sur une année.
48:51Oui et on va avoir
48:52deux tiers des assemblées générales
48:54sur les deux, trois prochains mois
48:55donc un printemps bien chargé.
48:57C'est intéressant.
48:58Donc plus de poids
48:59et donc aussi
49:01ça a expliqué pour nous
49:03d'essayer d'avancer vite
49:05et aussi de pouvoir
49:07parler d'une voix
49:08dès 2026.
49:09Oui, se mettre là
49:10en ordre de bataille
49:11pour cette année.
49:12Exactement, parce qu'on sait
49:13que sinon
49:13si on rate le printemps
49:15on rate toute une année
49:16quasiment pour nous
49:18donc on a déjà rapproché
49:19en fait
49:20la fusion s'est opérée
49:21comme vous l'avez dit
49:22en janvier
49:24intégration juridique
49:25en janvier
49:26et en janvier
49:27on a publié
49:27une politique de vote
49:28commune.
49:29Bien sûr.
49:29Donc depuis deux mois
49:30on engage
49:32de manière agrégée
49:34et on vote
49:35aux assemblées générales
49:36avec les positions agrégées
49:37et donc on ne rate pas
49:38cette saison
49:40et on a une influence.
49:42Sachant que
49:43le moment
49:44de l'assemblée générale
49:45c'est la concrétisation
49:46d'un travail
49:47qui a déjà été fait
49:48en amont
49:49qui se fait sans doute
49:49même en ce moment
49:50ou au cours
49:51de ces semaines
49:53Mickaël.
49:54Exactement
49:54pour un acteur comme nous
49:55l'engagement
49:56il est durant toute l'année
49:57et souvent d'ailleurs
49:59le vote
49:59il est avant
50:01l'assemblée générale
50:02il est à distance
50:02on ne se déplace pas
50:03à 6000 assemblées générales
50:05on vote
50:06via des plateformes
50:07à distance
50:07et en effet
50:08l'engagement
50:08et l'analyse
50:09s'opère en amont
50:12toute l'année
50:12et avant
50:14les assemblées générales
50:15en effet.
50:15Bon, quels sont
50:16les sujets
50:17alors on ne pourra pas
50:18tous les décrire
50:19mais les sujets
50:19qui vous paraissent
50:20les plus importants
50:21et qui vont se retrouver
50:22en haut de l'agenda
50:24de ces assemblées générales
50:252026 ?
50:26Alors on a
50:26des sujets récurrents
50:28en assemblée générale
50:29ça fait plusieurs années
50:30qu'on en parle
50:31les sujets notamment
50:32de rémunération
50:33des dirigeants
50:34on en parle beaucoup
50:36c'est des sujets récurrents
50:37parce qu'à chaque assemblée générale
50:38on vote sur une politique
50:40sur une rémunération
50:41un rapport de rémunération
50:42et on sait que ça fait partie
50:43des résolutions
50:44qui sont les plus contestées
50:45ça ne veut pas dire
50:46nécessairement qu'elles sont rejetées
50:47mais il y a une contestation
50:49assez forte
50:49donc
50:50pas de nouveauté
50:51mais de la continuité
50:52on sait que ces sujets
50:53ils sont au cœur
50:55des assemblées générales
50:56au cœur des engagements
50:57et ils le seront encore
50:58cette année
50:59donc ça
50:59pas de surprise
51:01l'autre sujet
51:02qu'on voit
51:02parmi tous les sujets
51:03qu'il y a
51:04notamment
51:05c'est les sujets
51:06bien sûr liés à la gouvernance
51:07et la succession
51:09des dirigeants
51:09on a pu
51:10on a pu voir
51:12pareil
51:12c'est pas un nouveau sujet
51:14mais
51:14on l'a bien vu
51:16que sur la dernière année
51:17au sein de la France
51:18si on prend
51:19les principaux indices
51:19on a eu
51:21une vague importante
51:23de succession
51:24il y a un moment particulier
51:24en termes de succession
51:25il y a eu
51:26beaucoup de départs
51:27il y a eu des départs
51:28qui étaient prévisibles
51:28d'autres
51:29un petit peu moins
51:31mais donc
51:31le plan de succession
51:32c'est vraiment
51:34quand on parle aux sociétés
51:35quand on engage
51:36sur les sujets de gouvernance
51:37on sait que c'est
51:38l'une des
51:39si ce n'est la décision
51:40la plus importante
51:41pour un conseil à prendre
51:43choisir le bon dirigeant
51:44préparer la succession
51:46l'activer au bon moment
51:48on ne peut pas se rater
51:48sur une décision comme ça
51:49en tout cas
51:49si on se rate
51:50il faut vite corriger le tir
51:52et donc
51:53c'est vraiment un point
51:54extrêmement important
51:55pour nous
51:55dans la manière
51:56dont on va
51:57on va dialoguer
51:59on sait que ça a un impact
52:00notable aussi
52:01sur nos investissements
52:02sur l'impact financier
52:04d'une direction
52:05sur la stratégie
52:07qui va en suivre
52:08et donc ça fait partie
52:09pour nous
52:10de dialogues
52:11et on a bien vu
52:12que c'est un
52:14des travaux
52:15qui sont attendus
52:15par le conseil
52:16que l'AMF
52:17a fait un rapport
52:18en fin d'année
52:19a travaillé au sein
52:20de l'AFG
52:20il y a d'autres instances
52:21qui travaillent sur ce sujet
52:23qui est un sujet
52:24clé pour les entreprises
52:26de gouvernance
52:27et de stratégie
52:28et vous dites
52:28de ce point de vue là
52:29il y a encore
52:30des choses
52:31qu'on peut améliorer
52:32alors on reste assez générique
52:33évidemment
52:34mais
52:36est-ce que ce sont
52:37des plans de succession
52:37qui sont effectivement
52:39réfléchis
52:40en amont
52:41à l'avance
52:42ou est-ce qu'il y a toujours
52:42un peu un caractère
52:43d'urgence
52:44à un moment
52:45y compris
52:45quand c'est une succession
52:47qui peut être planifiée
52:48ne serait-ce que
52:48pour des questions d'âge
52:49par exemple
52:50il faut
52:51normalement
52:51il faut sur un plan
52:52de succession
52:52les deux aspects
52:53c'est-à-dire qu'il faut
52:54l'aspect
52:54qu'est-ce qui se passe
52:55s'il y a une urgence
52:56et qu'on doit
52:56demain remplacer le dirigeant
52:58et donc normalement
53:00les sociétés
53:00donc c'est intéressant
53:01de discuter
53:02et c'est important
53:03de discuter pour nous
53:03de comprendre
53:04qu'est-ce qui est prévu
53:06si demain
53:07il faut prendre
53:07une décision urgente
53:09et bien sûr
53:09après il y a
53:10toute la discussion
53:11de préparation
53:13de la succession
53:13hors cas urgence
53:15qui peut être
53:16un horizon de temps
53:17plus ou moins long
53:17selon chaque entreprise
53:18selon chaque cycle
53:19et là ça emmène
53:20beaucoup de discussions
53:21extrêmement intéressantes
53:22comment le conseil
53:23s'assure aussi
53:24de bien connaître
53:26souvent c'est des successions
53:27qui sont préparées
53:28en interne
53:29notamment
53:29de bien connaître
53:31le comité exécutif
53:32les successeurs potentiels
53:33donc c'est des choses
53:35qui se préparent
53:36qui bien sûr
53:36doivent être mises à jour
53:37tous les ans
53:38évoluent
53:40et donc qui sont
53:41extrêmement nécessaires
53:42à discuter
53:42avec toutes les entreprises
53:43en fait
53:44même quand on n'est pas
53:45dans un cycle prévisible
53:46il faut le prévoir
53:47c'est une réflexion
53:48qui est toujours intéressante
53:49à nourrir
53:49interne ou externe
53:50il y a un choix
53:52meilleur que l'autre
53:53ou pas pour désigner
53:53un successeur
53:54ou on peut trouver
53:55des aspects intéressants
53:56dans les deux dimensions
53:57les deux sont bons
53:59et en général
54:00ce qui est plutôt prévu
54:01et dans les bonnes pratiques
54:02c'est de regarder les deux
54:03c'est-à-dire que c'est-à-dire que c'est souvent
54:05développer un pool de candidats
54:07en interne
54:07pour avoir
54:08normalement
54:09des pools de candidats
54:10qui vont venir
54:11de l'interne
54:12et souvent
54:12quand c'est des successions
54:13bien préparées
54:15qui s'opèrent
54:16sur plusieurs années
54:16c'est souvent
54:18un profil interne
54:19qui vient
54:20mais bien sûr
54:21après il faut regarder
54:22ce qu'il y a dans le marché
54:22et des fois
54:23les profils externes
54:23apportent beaucoup de choses
54:24ça dépend aussi
54:26quand on est dans une situation
54:27crise
54:27ou prévisible
54:29souvent quand il y a
54:30une crise
54:31ou quand il y a un problème
54:32très important
54:33dans l'entreprise
54:34qu'il faut corriger
54:35on est plutôt sur des profils
54:36souvent externes
54:37qui sont choisis
54:37quand il y a une entreprise
54:39où la stratégie
54:39et le business model
54:41se passent bien
54:42c'est plus souvent l'interne
54:43Vous parlez de crise
54:44alors on aime raconter
54:47le monde
54:48à travers l'idée
54:49de la polycrise
54:50ou de la permacrise
54:51aujourd'hui
54:52est-ce que c'est vrai ?
54:54On n'ouvrira pas ce débat
54:56avec vous
54:57Mickaël
54:57mais c'est vrai
54:58qu'on peut constater
54:59que depuis la crise
55:00pandémique
55:00Covid-2020
55:02une succession
55:03de chocs
55:05d'intensités différentes
55:07mais avec une fréquence
55:09quand même
55:09assez frénétique
55:11si je puis dire
55:13la dernière crise en date
55:14étant la crise
55:15dans le Golfe
55:15bien sûr
55:18comment ce sujet-là
55:19cette question
55:20de la résilience
55:21alors les Etats
55:21parlent de souveraineté
55:22d'autonomie stratégique
55:24la question de la résilience
55:25elle est permanente
55:26dans les entreprises
55:27mais on sent quand même
55:28que ce sont des dimensions
55:29qui deviennent stratégiques
55:31on a changé de monde
55:32on n'est plus dans la fluidité
55:34des échanges
55:34dans l'efficience
55:35de la mondialisation
55:37de l'optimisation
55:38partout
55:39et tout le temps
55:40on sent qu'on a changé de monde
55:41de ce point de vue-là
55:42les entreprises
55:43évidemment
55:44se saisissent aussi
55:45de ces enjeux
55:45est-ce que ça se reflète
55:47là aussi
55:47dans le travail
55:48d'engagement
55:49que vous faites
55:50avec ces entreprises
55:51est-ce que ces sujets
55:52se retrouvent aussi
55:53à un moment
55:54dans les AG ?
55:54elle se retrouve
55:55sur les AG
55:57et sur les engagements
55:57elle se retrouve
55:58parce qu'en effet
55:59dès qu'on touche
55:59à des sujets
56:00qui ont un impact
56:02fort sur la stratégie
56:03de l'entreprise
56:04sur les résultats
56:05de l'entreprise
56:05c'est au cœur
56:06des attentes
56:07des investisseurs
56:08ça va être au cœur
56:09des questions
56:09qu'on peut avoir
56:10dans les assemblées générales
56:11les premières questions
56:13c'est la stratégie
56:14et les résultats
56:15donc nécessairement
56:17ces questions sont là
56:19la question des
56:20la gestion notamment
56:21des risques
56:22est beaucoup là
56:24parce qu'en effet
56:24les risques sont
56:25de plus en plus présents
56:26on a notamment
56:27la baseline
56:28qui est toujours
56:29de plus en plus haute
56:30de ces risques
56:31sur le long terme
56:32même quand on regarde
56:33des horizons
56:34de 50-60 ans
56:35on voit qu'il y a
56:36de plus en plus
56:37une fréquence de risques
56:38plus importante
56:39ça demande
56:40un travail
56:41qui a été
56:42qui est très important
56:43notamment
56:43par le comité
56:44si on revient
56:45sur les sujets
56:45de gouvernance
56:46par le comité des risques
56:48le comité des risques
56:49c'est quelque chose
56:50qui existe
56:50depuis une vingtaine d'années
56:52au début
56:53qui a souvent été
56:53d'ailleurs
56:54et qui l'est encore
56:55beaucoup associé
56:56au comité d'audit
56:57on a un comité d'audit
56:58et de risque
56:59on a quand même
57:00un certain nombre
57:00d'entreprises
57:00de plus en plus
57:01qui se rendent compte
57:02de l'enjeu
57:03et qui le séparent
57:04et qui créent
57:05un comité de risque
57:06dédié
57:06ou qui consacrent
57:07de plus en plus de temps
57:08et c'est vraiment
57:10l'instance de gouvernance
57:11comment on la traite
57:12et comment on s'assure
57:13qu'on va
57:15cartographier les risques
57:16anticiper
57:17comprendre
57:17les conséquences
57:18que ces risques
57:20peuvent avoir
57:20sur la stratégie
57:21de l'entreprise
57:22quels sont les points
57:24pour les adresser
57:25et donc tout ce travail
57:27en termes de gouvernance
57:28bien sûr
57:28il y a des équipes internes
57:29il y a la direction
57:29mais pour le conseil
57:31d'administration
57:31c'est vraiment
57:32le comité des risques
57:34qui va être clé
57:35sur tous ces sujets
57:36quand on parle
57:37de ces comités
57:38comité des risques
57:39en l'occurrence
57:39il y a toujours
57:40la question des moyens
57:41qui sont offerts
57:43à ces comités
57:43pour travailler
57:44pour éclairer
57:45les décisions
57:46du conseil
57:47oui
57:47ce sont des comités
57:49des risques
57:49qui ont des moyens
57:50aujourd'hui
57:50d'éclairer les décisions
57:51alors ils pourraient
57:52ça peut partir
57:53ils ont des moyens
57:54notamment internes
57:56parce que bien sûr
57:56il y a des équipes internes
57:57à chaque entreprise
57:58sur ces sujets là
57:59qui sont clés
58:00les moyens externes
58:01commencent à se développer
58:02on est plutôt
58:03on n'est pas
58:04historiquement en gouvernance
58:06en France
58:06en tout cas
58:06sur des marchés anglais
58:07c'est un peu différent
58:08sur l'idée
58:09qu'on a un conseil
58:10qui a des moyens indépendants
58:11et qui fait appel
58:12à des consultants externes
58:13alors ça commence
58:15à se développer
58:15souvent ça passe
58:16quand même
58:16par l'entreprise
58:17par le secrétaire
58:18de conseil
58:18mais en effet
58:19faire appel
58:20à des études externes
58:21regarder
58:22pour un conseil
58:23d'administration
58:23aussi
58:25ces enjeux là
58:26par le prisme
58:27autre que uniquement
58:28les personnes
58:29de l'entreprise
58:30c'est quelque chose
58:30qui se développe
58:31qui commence à être prôné
58:33et qui à mon avis
58:34va prendre de plus en plus
58:35d'ampleur
58:35et surtout
58:36on le voit bien
58:37sur les enjeux
58:38de risque
58:39de l'intelligence artificielle
58:40risque et opportunité
58:41bien sûr
58:42les enjeux
58:43de développement durable
58:44environnementaux
58:45sociaux
58:46les risques géopolitiques
58:48etc
58:48il y a beaucoup
58:50à faire pour les conseils
58:51mais je pense
58:52je trouve
58:53remettre vraiment
58:53ces enjeux là
58:54et ce rôle
58:55de ce conseil
58:56un peu au centre
58:57des enjeux
58:58de gouvernance
58:59et d'engagement
59:00pour les investisseurs
59:01et ce besoin d'expertise
59:02effectivement
59:02pour cartographier
59:04ces risques aujourd'hui
59:05merci beaucoup
59:05Michael
59:06Michael Erskowicz
59:07responsable du vote
59:07et de l'engagement
59:08chez BNP Paribas
59:09Asset Management
59:10et bonne saison
59:11d'Assemblée Générale
59:12qui vont commencer
59:13d'ici quelques jours
59:15aux quelques semaines
59:15merci
59:16Sous-titrage Société Radio-Canada
59:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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