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  • il y a 8 minutes
Mercredi 18 février 2026, retrouvez Thierry Le Clercq (Président – Fondateur, Alphajet Fair Investors), Julien Tisserand (Gérant Multi Asset & Overlay, Edmond de Rothschild AM), Marie Fournier (Directrice Générale France, Lupus Alpha) et David Kalfon (CEO, Sanso Longchamp AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:14Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, le grand remplacement à la Banque Centrale Européenne
00:31est peut-être lancé avec cette information du Financial Times ce matin
00:35qui nous indique que Christine Lagarde n'ira pas au bout de son mandat de 8 ans
00:41qui doit prendre fin théoriquement en octobre 2027.
00:45La présidente actuelle de la Banque Centrale Européenne serait prête à quitter
00:48plus tôt que prévu ses fonctions avant l'élection présidentielle française
00:52pour éviter justement que le processus de renouvellement se retrouve confronté
00:58à la situation politique sensible peut-être qui entourera ses élections présidentielles françaises en 2027.
01:06Est-ce qu'on rentre d'ailleurs dans un grand bargain ?
01:09Au-delà du remplacement de la présidente Christine Lagarde,
01:12deux autres membres importants du directoire voient leur mandat expirer au cours de l'année 2027.
01:19Philippe Lein, le chef économiste irlandais et Isabelle Schnabel,
01:23membre du directoire allemande de la Banque Centrale Européenne.
01:26Ce serait l'occasion peut-être pour les chancelleries européennes
01:29de procéder à un grand renouvellement d'un coup de ces trois postes clés au sein de la Banque Centrale
01:34Européenne.
01:35L'information évidemment soulève beaucoup de commentaires
01:38mais qui ne sont que des spéculations à ce stade
01:41et le marché lui garde la tête froide sur cette histoire.
01:44Nous l'évoquerons bien sûr avec nos invités de Planète Marché dans un instant
01:47et puis nous en viendrons aux enjeux de marché
01:50avec toujours ce thème de l'IA qui se disperse
01:53ou qui s'est grandement dispersé au cours des dernières semaines
01:57étant déjà dans un marché d'opportunité de ce point de vue-là
02:00et puis face à la dispersion du thème de l'IA,
02:02cette rotation qui s'est mise en place
02:05favorisant d'ailleurs des profils d'entreprises plutôt cycliques.
02:09Quand on regarde les secteurs leaders en Europe depuis le début de l'année,
02:13on retrouve le secteur énergétique, le secteur des ressources de base,
02:16la chimie également qui repart
02:18ou encore le secteur du pétrole et du gaz.
02:22Quelles sont les chances de voir cette rotation s'amplifier
02:26et devenir peut-être une tendance de 2026 ?
02:29Question là aussi que nous poserons à nos invités de Planète Marché dans un instant
02:32avec toujours la séquence micro qui nous anime
02:35et Pauline Grattel vous en dira un peu plus sur les résultats de Carrefour notamment
02:38et le plan stratégique proposé à horizon 2030
02:42qui est accueilli assez froidement, on va le dire ainsi,
02:45par les investisseurs et le marché aujourd'hui,
02:47le titre Carrefour étant lanterne rouge du CAC 40.
02:51Enfin, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:52notre quart d'heure thématique,
02:54nous nous focaliserons sur le plan d'investissement et de dépense allemand
02:59où on étend du volet défense, du volet infrastructure.
03:03Comment s'exposer à cette thématique ?
03:05Nous évoquerons ce sujet avec les équipes de Lupus Alpha
03:08et la directrice générale France de Lupus Alpha,
03:11maison allemande de gestion,
03:13Marie Fournier qui sera notre invitée dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:27Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:29Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:32Bonsoir Pauline.
03:33Christine Lagarde pourrait donc quitter plus vite que prévu la Banque Centrale Européenne
03:38avant l'élection présidentielle française.
03:40Oui, elle pourrait ne pas finir son mandat de 8 ans afin de laisser participer Emmanuel Macron
03:45au choix de son successeur selon le FT qui s'appuie sur une seule source anonyme.
03:51Une telle décision serait inhabituelle car les mandats à la tête de la BCE
03:54sont historiquement menés jusqu'à leur terme
03:56afin de garantir la stabilité et la continuité de la politique monétaire.
04:01Si elle partait, Christine Lagarde serait la première présidente de la BCE
04:04à ne pas aller au terme de son mandat.
04:06Voilà, pas de commentaire spécifique, en tout cas direct de Christine Lagarde,
04:10un simple communiqué de la BCE indiquant que la décision,
04:14cette décision n'avait pas encore été prise par Christine Lagarde elle-même.
04:17Est-ce que cette info a eu des répercussions de marché sur les indices actions par exemple, Pauline ?
04:23Non, pas vraiment. L'Europe est dans le vert.
04:25L'Eurostox 50 a inscrit un nouveau record.
04:27En France, le CAC 40 évolue au-delà de 8400 points portés par Thalès
04:32dont le titre progresse de plus de 5%.
04:34En revanche, Carrefour cède jusqu'à 7% après la publication de ses résultats.
04:39Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en hausse avec un Nasdaq
04:42qui gagne plus de 1% par exemple avant la publication ce soir des minutes de la Fed.
04:47Que dire de Carrefour et des raisons de la déception des annonces de Carrefour pour les investisseurs ?
04:53La déception, c'est avec sa publication et avec la présentation de son plan stratégique 2030.
04:59Alexandre Bompard, le PDG, souhaite recentrer le groupe sur ses marchés clés,
05:03à savoir la France, l'Espagne et le Brésil.
05:06Carrefour annonce aussi la poursuite de son plan d'économie avec un objectif de 1 milliard d'euros par an.
05:12Sur les résultats, ils sont jugés décevants par les investisseurs.
05:15Le secteur tech est évidemment toujours sous l'œil des investisseurs.
05:20Quels sont les annonces ou les développements que l'on peut retenir aujourd'hui au sein de ce secteur, Pauline
05:26?
05:26Nvidia a conclu un accord pluriannuel avec Meta pour le fournir en puce d'IA
05:31et le fournir aussi en processeurs concurrents de ceux d'AMD et d'Intel.
05:35Nvidia est en hausse de 1,5%.
05:37AMD et Intel sont dans le rouge.
05:39Microsoft, de son côté, est en petite hausse après l'annonce d'investissement de 50 milliards de dollars d'ici
05:452030
05:45pour étendre l'IA au pays du Sud.
05:48Et puis quelques chiffres macro étaient à l'agenda aujourd'hui,
05:51et notamment la production industrielle américaine.
05:53Elle progresse de 0,7% sur un mois en janvier.
05:56C'est supérieur aux attentes.
05:58Dans le reste de la Macron, on a pris connaissance de l'inflation britannique de janvier
06:01qui est tout à fait conforme aux attentes.
06:03Elle progresse de 3% sur un an et recule de 0,5% sur un mois.
06:08En version cœur, elle recule de 0,6% sur un mois et progresse de 3,1% sur un
06:14an.
06:14Enfin, en France, l'inflation en seconde lecture de janvier est confirmée en hausse de 0,4% sur un
06:20an.
06:21Oui, sur un an.
06:21On parle bien d'un glissement sur un an pour l'inflation française à 0,4%, la plus basse de
06:26la zone euro aujourd'hui.
06:28Quels sont les équilibres sur les grands marchés macro, à commencer par les marchés obligataires ?
06:32Le rendement américain à 10 ans remonte un petit peu autour de 4,10%.
06:36Le rendement allemand de même échéance est stable, autour de 2,75%.
06:41Sur le marché d'échange, le dollar est en légère hausse face à un panier de grandes devises et l
06:45'euro dollar se traite sous 1,1850.
06:48L'or repasse les 5 000 dollars l'once et l'argent progresse de plus de 5%.
06:52Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline, j'ai oublié de vous demander quel sera le
06:58programme de demain sur les marchés.
07:00Les investisseurs attendent demain les résultats de Walmart qui seront scrutés avec attention côté macro.
07:06Les principaux rendez-vous de demain sont attendus aux Etats-Unis avec la balance commerciale du mois de décembre et
07:11l'indicateur avancé du conference board du mois de décembre aussi.
07:14Walmart qui se paye plus cher que certaines valeurs tech aujourd'hui, c'est peut-être d'ailleurs une composante
07:19technologique qui est valorisée aujourd'hui dans un groupe comme Walmart à 35 fois les bénéfices je crois.
07:25Donc publication évidemment très attendue et qui sera très surveillée demain.
07:27Pauline Grattel avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:403 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:44Thierry Leclerc est avec nous, président et fondateur d'Alpha Jetfair Investors.
07:47Bonsoir Thierry.
07:48Bonsoir Grégoire.
07:49David Calfon nous accompagne, le président de Sanso Longchamp Asset Management.
07:52Bonsoir David.
07:53Bonsoir Grégoire.
07:54Et ravi de retrouver Julien Tisseron également autour de ce plateau, de cette table gérant multi-assets et overlay chez
07:59Edmond Rothschild Asset Management.
08:00Bonsoir Julien.
08:01Bonsoir Grégoire.
08:01Un mot effectivement, alors on entre peut-être dans une grande phase de négociation d'ailleurs pour renouveler un certain
08:07nombre de postes clés au sein de la Banque Centrale Européenne.
08:10Un calendrier qui s'accélère avec un point sensible autour de l'élection présidentielle française en début d'année prochaine
08:19bien sûr Julien.
08:21La politique monétaire c'est aussi un people business, ce sont des personnes, des hommes et des femmes qui forment
08:27les décisions de politique monétaire.
08:30Donc le carnet du jour est important de ce point de vue là.
08:33Quels sont les enjeux du renouvellement du poste de président occupé aujourd'hui par Christine Lagarde, mais peut-être d
08:39'autres postes importants au sein du directoire.
08:42Je le rappelais, le poste de Philippe Lein, le mandat de Philippe Lein comme chef économiste arrive à échéance en
08:47mai 2027 et le mandat d'Isabelle Stalmel, l'allemande, membre du directoire, arrive à expiration en décembre 2027.
08:55Quels sont les enjeux du renouvellement de ces postes Julien ?
08:58Alors tout à fait Grégoire, peut-être au niveau de l'indépendance de la banque centrale, on peut parler aussi
09:03d'influence des gouvernements sur la banque centrale.
09:06C'est vrai qu'on ne s'attend pas à ce que le changement qui va s'opérer probablement dans
09:10les deux prochaines années soit si majeur en Europe comparé à d'autres banques centrales comme aux US ou au
09:15Japon.
09:15où on a aussi des discussions de renouvellement et peut-être plus d'influence de la part du gouvernement de
09:20Takehi, en Europe ça ne semble pas être la direction qu'on veut prendre.
09:25Dans les noms qui sont évoqués pour remplacer Christine Lagarde, on a deux personnes, Klasnot qui est le banquier central
09:32néerlandais et De Koss qui est espagnol.
09:37Ce sont deux membres...
09:38Qui a été gouverneur de la banque d'Espagne et qui est aujourd'hui le gouverneur de la banque internationale
09:42des règlements.
09:43Exactement.
09:43La banque des règlements internationaux.
09:44Tout à fait, tout à fait.
09:46Donc ça c'est les deux favoris pour l'instant qui ont plutôt un profil balancé, assez neutre.
09:51Klasnot était historiquement plutôt un faucon et puis il s'est converti en étant...
09:55Il a moindri son discours en tout cas sur l'inflation.
09:58Et ensuite bien sûr on a aussi les personnalités allemandes de la BCE.
10:04Donc on a Nagel qui est à la tête de la Bundesbank et Mme Schnabel.
10:10Alors pour Mme Schnabel juridiquement ça peut être la même situation que Benoît Hacker.
10:14Où ça peut être compliqué au niveau juridique de pouvoir briguer ce poste de président.
10:21C'est un mandat d'ident au directoire non renouvelable.
10:23Exactement.
10:24Il peut y avoir peut-être des moyens de contournement qui peuvent se trouver, soit des démissions peut-être à
10:32voir.
10:33C'est peut-être pas le plus probable mais sinon les Allemands veulent vraiment, nous c'est notre impression, à
10:38voir ce poste-là.
10:40Ils seront beaucoup moins volontaires ou volontaristes pour le laisser passer.
10:47Et il y aura une volonté d'essayer d'avoir quelqu'un plutôt du camp du nord de l'Europe
10:51cette fois-ci.
10:53Alors qu'avec Christine Lagarde c'était plutôt un chemin de tout.
10:58La chouette comme elle se présentait, ni Faucon, ni Colomb, je suis une chouette, je suis une autre quoi d
11:04'une certaine manière.
11:05Vous dites, les chancelleries européennes vont quand même se retenir, parce que ces moments-là sont des moments clés,
11:11justement pour impulser ou peut-être mettre une composante politique, justement, dans les futures décisions de politique monétaire.
11:24Sous réserve d'indépendance, moi je veux bien qu'on mette une Isabelle Schnabel, pourquoi pas présidente de la Banque
11:28Centrale Européenne.
11:29Mais ça pourrait être vu par certains observateurs comme une politisation aussi, d'une certaine manière, de la Banque Centrale
11:35Européenne.
11:36Je prends le parallèle avec les Etats-Unis où le président Trump veut vraiment une politique monétaire beaucoup plus accommodante.
11:41Là, on n'entend aucune chancellerie qui souhaite une politique monétaire plus accommodante, à part la France.
11:46Parce que l'inflation en France est très basse, qu'on est en consolidation fiscale comparée à d'autres pays.
11:52Et donc c'est vrai que cette politique monétaire en ce moment donné par la BCE nous convient moins.
11:56Mais pour les autres pays, il n'y a pas de discussion d'avoir plus de flexibilité sur la gestion
12:02du bilan,
12:03de reprendre des programmes de quantitative easing par exemple, ou en tout cas d'arrêter le quantitative tightening.
12:10Ce n'est pas des discussions qui sont du tout en cours au niveau des chancelleries européennes, de ce qu
12:15'on voit.
12:15Est-ce qu'il y aura un intérêt, et à ce stade personne n'en sait rien,
12:18est-ce qu'il y aura un intérêt, je le disais, aller au-delà du seul renouvellement du poste de
12:23présidente Christine Lagarde,
12:25en anticipant, en frontrenant aussi les fins de mandat de Philippe Lein et celui d'Isabelle Schnabel ?
12:32Trois postes clés à renouveler, ça peut permettre aussi une négociation peut-être plus simple au sein des équilibres européens.
12:40C'est très probablement ce qui se passera.
12:42Ça va être de nouveau effectivement un accord quand même assez large,
12:46mais de ce que je mentionnais, les Allemands ont l'air très convaincus et volontaristes sur le fait de récupérer
12:53un siège plus important en tout cas à la tête de la BCE.
12:57David ?
12:58Déjà, on peut faire remarquer que les Allemands n'ont jamais eu la direction de la BCE depuis la création
13:05de la BCE.
13:05Beaucoup d'Allemands ont d'ailleurs démissionné du directeur de la Banque Centrale Européenne,
13:10Stabin Schlaugger, Jürgen Stark, enfin voilà, les Allemands démissionnaires ont été assez nombreux.
13:16Exactement, donc on peut se dire effectivement, ça peut être un cas de dire, bon, maintenant il est temps quand
13:20même d'avoir...
13:21Tout à fait.
13:21Mais bon, on peut comprendre pourquoi ils le veulent.
13:24C'est vrai, moi je remarque également que tout le monde se tient quand même assez bien dans ce process,
13:30c'est-à-dire que voilà, il n'y a pas...
13:32Le risque de politisation, à mon avis, est un peu plus éloigné que ce qu'on en a vu.
13:37Je devrais remarquer également qu'en termes de timing, pour Christine Lagarde,
13:42partir maintenant, c'est pas mal.
13:44C'est pas mal.
13:44Alors pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'elle a quand même eu un mandat qui a été marqué par la
13:50crise du Covid,
13:51la guerre en Ukraine, elle a dû gérer une inflation qui a quand même été tapée des 11%,
13:59elle a dû gérer également les effets d'une normalisation des taux d'intérêt qui sont passés de moins 0
14:04,5 à plus 4,
14:06on est maintenant, elle a normalisé les taux, on est en période de normalisation des taux à 2%,
14:11j'ai envie de dire, c'est parfait, c'est parfait, c'est un moment où elle...
14:16Il y aura toujours des critiques.
14:17Oui, mais elle sort avec ses 5 étoiles, elle a fait le job.
14:20L'inflation à 2%, la croissance à 1% au potentiel, finalement l'atterrissage n'est pas si incontrôlé que
14:27ça.
14:27Elle sort avec un bilan, elle a fait ses preuves, elle a gagné ses galons,
14:32donc j'ai envie de dire, pour elle, elle a fait tout ce qu'elle devait faire,
14:38voilà, tout ce...
14:39Elle a rempli sa fonction, donc elle l'a rempli très bien, avec succès.
14:44Donc, qu'elle se dise, bon, ben finalement, maintenant, s'il faut partir, le trac récord est là,
14:49et elle pourra abriguer toutes les autres fonctions qu'elle voudra,
14:52et elle aura ce trac récord avec elle.
14:53Donc, voilà, moi c'est juste que ce que je voulais faire remarquer, c'était pas mal.
14:57Bon, effectivement, après, ça pose la question de savoir, est-ce qu'il faut des mandats de 8 ans à
15:01ce moment-là ?
15:01Je crois que même, non, mais c'est elle-même qui le raconte dans une interview récente à Bloomberg,
15:06Christine Lagarde, quand Emmanuel Macron lui offre le poste, ou lui propose le poste,
15:11elle dit, pas de problème, j'accomplirai ma mission pendant 5 ans.
15:14Et Emmanuel Macron lui dit, non, c'est 8 ans, Christine.
15:17Et elle-même s'étonnait, elle revient sur cette petite anecdote,
15:21elle était étonnée qu'un poste à la tête d'une institution aussi emblématique et stratégique et critique pour l
15:29'Europe,
15:30que les mandats soient aussi, non, c'est vrai que c'est rare de voir des mandats de 8 ans,
15:34quelles que soient les organisations publiques ou parapubliques, ou même privées d'ailleurs, qu'on puisse connaître.
15:40Thierry, qu'est-ce que ça vous inspire ?
15:42Alors, on est peut-être un peu loin des résultats d'entreprise, en l'occurrence, ça c'est sûr,
15:46mais quand même des sujets de marché dans un contexte, encore une fois,
15:50où il y a une guerre d'attractivité du capital, une potentielle guerre monétaire en développement également,
15:57et on voit beaucoup de banques centrales puissantes à travers le monde
16:01qui n'hésitent pas à se rapprocher un peu plus du politique,
16:07peut-être parfois pour de bonnes raisons,
16:10parfois pour des raisons qui pourront peut-être être moins productives à l'avenir.
16:15Moi, j'avais quand même l'impression que c'était un peu un îlot de stabilité dans le contexte actuel,
16:20et c'est vrai que ça serait dommage que justement, on vienne mettre des turbulences,
16:26enfin, ou de la volatilité par rapport à cette stabilité qu'offrait l'Europe.
16:30Voilà, donc j'ai pas beaucoup plus de lecture que ça.
16:32Mais d'ailleurs, le marché n'a pas pris ça, enfin, ça n'a pas créé de turbulences, justement.
16:36Non, non, non, ça ne crée pas de turbulences, mais bon, enfin, voilà, comme on vient de le dire,
16:43quoi qu'on en pense, qu'elle soit française ou pas, ce n'est pas la question,
16:45mais Christine Lagarde a fait le job, elle a quand même, bon, voilà,
16:50elle avait ses détracteurs, mais elle avait aussi quand même des soutiens nombreux.
16:56Donc, pour moi, c'est un peu dommage.
16:59Bon, après...
17:00Est-ce que vous êtes en voie d'une banque centrale plus politique ?
17:02C'est un peu la question en ce moment.
17:03Dans le monde actuel, est-ce qu'on a envie de voir des banques centrales un peu plus politiques ?
17:09Pour le coup...
17:10En soutien de la croissance, en soutien des défis qui nous attendent en matière d'investissement ?
17:16Je ne sais pas, c'est normal que chacun ait son avis,
17:19et comme vous l'avez souligné, la France, on aurait plutôt besoin d'une baisse des taux, quand même, actuellement,
17:25et on pourrait se le permettre.
17:27S'il y avait une Banque de France qui pilotait les taux, je pense qu'on baisserait les taux.
17:31Donc, c'est normal que le président de la République française envoie des messages en disant
17:36« Bon, écoutez, nous, on plaide pour ça. »
17:39Donc, est-ce que c'est vraiment du grand politique, que tout d'un coup, les banques centrales sont aux
17:44mains ?
17:44Moi, je pense que chacun envoie ses messages tranquillement.
17:47Comme vous l'avez souligné, Christine Lagarde, le job, il lui a été apporté quand même, de ce que j
17:52'ai compris.
17:53Ah, bien sûr.
17:53Voilà, donc, c'était...
17:56Chacun joue ses cartes au moment, et là, c'est vrai que la lecture qu'on peut avoir,
18:00c'est quand même qu'il y a...
18:02Enfin, on sent qu'il y a quand même, ce que vous avez dit en introduction,
18:05il y a une grande préparation à ce qui nous attend l'année prochaine en France.
18:09Alors, ça, c'est le point, oui, effectivement.
18:11Ça, c'est le point politique de cette séquence.
18:13Voilà, si on en arrive à demander à Christine Lagarde de partir,
18:17alors que, bon, oui, pour éviter que ça soit conflicté avec l'élection,
18:22moi, je trouve que là, on va quand même peut-être un peu loin,
18:24que, bon, Emmanuel Macron place ses petits copains à droite, à gauche,
18:29bon, ça s'est vu, chacun en pense qu'il en veut.
18:32Bon, voilà, mais là, je trouve que ça va quand même très loin,
18:35dans cette tension qu'on attend tous, mais je ne pensais pas que ça irait...
18:39Ah, ça pourra créer du ressentiment, ça, je n'ai pas de doute.
18:42Je ne pensais pas que ça irait aussi loin, c'est ça que je voulais dire.
18:45C'est peut-être aussi la première fois que les sondages donnent autant de probabilités de succès
18:51à des partis qui sont très, très eurosceptiques.
18:54Oui, oui, oui.
18:55Donc, voilà, c'est peut-être aussi ce qui fait le côté un peu inédit.
18:59Même s'il y a eu un peu d'accommodation dans le discours, effectivement, du RN,
19:02puisqu'on parle de ça, n'oublions pas, effectivement, qu'à un moment,
19:05ils ont été, oui, purement eurosceptiques, voire plus que ça,
19:10et que, même au niveau européen, je pense que ça a encore un peu marqué les esprits.
19:15Et je ne suis pas sûr que nos partenaires européens aient forcément envie de retrouver, je ne sais pas,
19:21en tout cas, c'est un parti avec lequel il faudra compter peut-être,
19:25à un certain moment, dans les négociations européennes également.
19:29Et si on peut, comment dire, aller un peu plus vite pour éviter ces moments de négociations
19:35qui pourront être difficiles, peut-être que c'est un choix européen aussi.
19:39Si je reviens juste au réglage de politique monétaire, Julien,
19:43où il n'y a aucune raison à ce stade, quel que soit le calendrier de renouvellement du directoire,
19:49aucune raison à ce stade que la Banque Centrale Européenne modifie son réglage de politique monétaire.
19:53Non, parce qu'on a toujours le plan fiscal allemand qui est en train d'être déployé.
19:59On commence à voir certains effets.
20:01On voit les commandes industrielles, notamment domestiques, qui commencent à monter.
20:05On voit que ça commence à se déployer dans l'économie.
20:07Et la BCE est assez claire, elle veut voir les effets de ce plan.
20:11Beaucoup d'économies européennes sont en croissance.
20:14Ça se passe assez bien.
20:15Il y a la France forcément toujours en retrait.
20:16Mais ce n'est pas suffisant pour baisser les taux actuellement.
20:20Et donc, il faut un choc, soit endogène, soit exogène,
20:23pour vraiment entraîner une baisse des taux cette année.
20:27Et ou une inflation qui est très en dessous de 2%.
20:31Et on ne s'attend pas à ce qu'elle soit bien en dessous de 2%.
20:34L'inflation de tête, oui, devrait être légèrement en dessous cette année.
20:36Mais l'inflation cœur est attendue à rester un peu au-dessus de 2% toute l'année,
20:40notamment à cause de services qui sont très robustes.
20:44Néanmoins, l'inflation d'un salarial continue à se modérer, etc.
20:47Donc, on pourrait raisonnablement attendre peut-être une baisse de taux pour l'année prochaine.
20:51Mais pour cette année, ça semble impossible, en tout cas, dans le contexte actuel.
20:55Une pause ferme et durable.
20:57Voilà, exactement.
20:58Depuis juin 25, je dis.
20:59Et donc, ce qui embête la BCE, finalement, c'est l'euro.
21:02Et on a des interventions verbales répétées pour,
21:06dès qu'on est un euro-dollar au-dessus, approchant un 20, allant au-delà,
21:10où c'est vrai qu'ils sont embêtés.
21:12Mais le marché pourra essayer d'anticiper, potentiellement, un mouvement ou une baisse de taux,
21:17peut-être en réponse à un euro trop fort.
21:20Mais ça ne semble pas suffisant, même ça, pour provoquer une baisse de taux cette année.
21:25Bon, cette amélioration cyclique, là, on la voit dans les marchés ?
21:28On va parler de la tech et de l'IA, effectivement, qui suscitent un peu plus de défiance.
21:32Disons que le thème IA est devenu un thème risqué, ou en tout cas qui comporte une part de risque,
21:37ce qui n'était pas le cas, peut-être, dans la séquence précédente.
21:40Mais face à ça, il y a l'idée quand même d'un cycle qui s'améliore fondamentalement.
21:45Oui, alors ça, encore une fois, les chiffres commencent à le montrer,
21:49les entreprises commencent à le dire également, donc ça, c'est bon signe.
21:52Mais si on revient à ce que vous disiez sur l'IA,
21:56on se faisait la remarque pas plus tard que cet après-midi.
22:01Dans les saisons de résultats précédentes, si on regarde les Magnificent Seven,
22:07plus elles annonçaient de CapEx, plus c'était merveilleux et le cours de bourse montait.
22:14Et là, on a quand même eu la première saison de résultats où plus les chiffres de CapEx étaient élevés,
22:18plus le titre se faisait sanctionner.
22:20Donc ça, c'est la première observation où il y a quand même une espèce de retour à la réalité,
22:25en se disant « tous ces investissements, c'est bien, mais est-ce qu'un jour, on en verra les
22:30bénéfices ? »
22:31Ça, c'est le premier.
22:32Il y a un tiers des investisseurs, là, sondage Bofa, qui est sorti, le Fund Manager Survey.
22:36Tous les investisseurs, pendant des années, n'ont cessé de dire que les entreprises n'investissaient pas assez.
22:41Pour la première fois de l'histoire, il y a 30% d'investisseurs
22:45qui estiment que peut-être que là, certaines entreprises sont en train de surinvestir.
22:50Et l'autre sujet là-dessus, puisqu'effectivement,
22:53on a vu que le re-rating sur certains secteurs, notamment le secteur des softwares, avait été monstrueux.
22:59Et on est tous un petit peu dans l'angoisse en se disant « quel va être le prochain secteur
23:04? »
23:05Et je pense que l'indicateur qu'il faut regarder, ultime, c'est les banques.
23:10Parce que quand on regarde le montant de la production de crédit,
23:16ça a été essentiellement un montant de production de crédit qui a été dans le shadow banking.
23:21Le shadow banking, c'est le private equity.
23:24Le private equity, c'était essentiellement du software.
23:28Et donc, à un moment donné, on risque de voir l'effet retour et l'effet ultime,
23:35qui est de dire « bon, finalement, qui a prêté l'argent ? »
23:38qui part en fumée comme ça et qui n'a pas de retour sur investissement.
23:42Ce sont les banques.
23:43Donc, moi, c'est l'indicateur que je regarde en particulier.
23:47J'ai envie de dire que tant que les banques tiennent bien,
23:53je me dis que ça a l'air de rester assez contenu.
23:56Parce que les cours des boîtes de private equity cotés,
23:59certains grands noms sont cotés, là aussi, ça suit un peu le trend des softwares.
24:03Et donc, si on remonte, le trend d'après, c'est de remonter aux banques.
24:07Et là, ça pourrait être un peu plus embêtant.
24:09Donc, c'est la ligne de démarcation qui ferait pour vous
24:12que le risque deviendrait un risque global de marché un peu plus systémique.
24:15Oui, ça commencerait à nous embêter.
24:16Exactement.
24:17Et si on en revient au côté cyclique du marché,
24:21il y a un autre point qui est intéressant,
24:23c'est quand on regarde le Russell 2000,
24:25donc l'indice des petites capitalisations américaines,
24:30on a quand même, au quatrième trimestre 2025,
24:3469% de croissance des bénéfices.
24:37Je ne sais pas si on réalise un peu ce que veut dire ce chiffre.
24:40Et c'est une surprise positive.
24:42On en attendait, je crois, 63 ou 64.
24:45Et on en a 69.
24:47Mais ce sont des chiffres quand même qui montrent
24:49qu'il y a quand même un certain réveil.
24:50Il y a vraiment une étincelle industrielle, cyclique.
24:54En tous les cas, on ne peut pas ne pas se poser la question de plus facile.
24:56Ce sont des chiffres qui interrogent, qui veulent dire quelque chose.
25:02On a peut-être, en ce moment, le réveil des small caps américaines
25:07qu'on a attendu.
25:09Ça fait un an qu'on en parle.
25:10Et on n'avait rien eu en 2025.
25:12Et c'est peut-être maintenant,
25:14tiré par ces chiffres de bénéfices qui sont assez spectaculaires,
25:18c'est peut-être le début de quelque chose.
25:20Mais en tous les cas, ça veut bien dire qu'effectivement,
25:23outre le côté IT, IA, etc.,
25:28il se passe d'autres choses dans le marché.
25:30Et ça, c'est plutôt réconfortant et intéressant.
25:32C'est rassurant.
25:33D'accord avec cette vue de marché, Thierry.
25:37Effectivement, est-ce que 2026, c'est une année
25:39où il faut être exposé au cycle,
25:41à l'amélioration du cycle économique ?
25:43Oui, clairement.
25:45Sans forcément prendre trop de risques.
25:47Par exemple, on voit que les dépenses des hyperscalers
25:52ont augmenté significativement.
25:54C'est ce qui vient d'être dit.
25:56Et donc, simplement, s'exposer aux sociétés
26:01qui fournissent les équipements.
26:03Tout simplement.
26:04Les pelles et les pioches.
26:05Voilà, les pelles et les pioches.
26:06Donc ça, ça reste un thème valable.
26:08Non, mais parce qu'on pensait qu'on allait dériver
26:09de ce thème des pelles et les pioches
26:12vers, justement, les diffuseurs,
26:15donc les boîtes de logiciels.
26:16Et puis ensuite, les boîtes qui allaient utiliser l'IA,
26:19gagner en productivité, gagner en business.
26:21Pour l'instant, on reste quand même dans la chaîne de valeur
26:23sur ceux qui fabriquent et ceux qui fournissent
26:26les pelles et les pioches.
26:28Oui.
26:29Pour nous, oui, assez simplement.
26:31La tendance, elle est très bonne,
26:33que ce soit en Europe ou aux États-Unis.
26:36En Europe, on a des petites histoires de devises
26:38sur les boîtes suédoises, par exemple,
26:40qui sont des très gros producteurs de machines,
26:43de machines-outils,
26:43qui interviennent dans toute la chaîne de valeur
26:48des data centers.
26:50Bon, ils ont un petit effet sur la couronne suédoise.
26:53Mais bon, quand on lise de tout ça,
26:55ça reste très bon.
26:56Enfin, on vient d'avoir quand même une croissance
26:58des résultats d'un peu moins de 40%
27:00sur les deux dernières années
27:01pour les boîtes industrielles en Europe.
27:03Donc, je veux dire, il y a du vent dans les voiles.
27:06Et si on se pose des questions
27:11auxquelles on n'a pas forcément les réponses,
27:13d'ailleurs, nous, pour l'anecdote,
27:15on a regardé sur plusieurs moteurs,
27:21enfin, pas des moteurs, des tchats GPT, etc.
27:24Oui, d'accord.
27:25Pour voir, on leur a posé la question,
27:27on a fait un prompt en disant,
27:28au fait, quels sont les retours sur les investissements
27:31qui sont actuellement faits par les hyperscalers ?
27:34Bon, parce qu'à la rigueur, on se dit,
27:35ils ont des infos,
27:36enfin, c'est pas qu'ils ont des infos qu'on n'a pas,
27:38mais ils ont la capacité à les...
27:40A gréger des infos, oui.
27:41Et donc, on a regardé sur plusieurs
27:43et ils disent très candidement,
27:46on n'a pas la réponse.
27:47On dit, on constate que les dépenses
27:49augmentent significativement,
27:51on a mis des estimations sur les ROI
27:53ou les Roche,
27:55enfin, voilà vraiment les indicateurs clés
27:57que nous, on suit dans la finance.
27:59Parce que c'est trop tôt.
28:00C'est trop tôt, oui.
28:01Enfin bon, donc, le sujet actuellement,
28:05c'est quels sont les retours sur ces investissements.
28:07Après, on peut...
28:09Il y a quand même deux points de nuance.
28:10C'est qu'un, c'est des boîtes quand même
28:12qui sont très bien installées,
28:15je pense très bien dirigées.
28:18Voilà, il ne faut pas les sous-estimer quand même,
28:20les management,
28:21je pense qu'ils savent ce qu'ils font.
28:22Donc, il ne faut pas, évidemment...
28:25On n'est pas au casino,
28:26on ne paye pas aveuglément
28:27et on va voir ce qui va se passer.
28:29Non, mais on fait au ligne sur les cash flows, quoi.
28:31On met tous les cash flows sur la table quand même, là.
28:33Ah bah eux, oui.
28:34Bah oui, clairement, oui, oui.
28:35Mais bon, ça fait 20 ou 30 ans qu'ils font ça
28:37et pour le moment,
28:37ils ont quand même bien réussi
28:38à tirer leur épingle du jeu.
28:40Et puis surtout, ils sont dans des...
28:41Nous, on a regardé aussi,
28:43ça c'est hyper intéressant,
28:45le free cash flow.
28:47Donc, quand on regarde
28:47les résultats opérationnels, etc.,
28:50les variations du BFR,
28:52tout ce qui est non-cash,
28:54donc ça donne un de mes tricks, ok.
28:56On enlève les CAPEX,
28:58et donc c'est le free cash flow.
29:00Le free cash flow,
29:01il va rester positif
29:01pour tous les hyperscalers en 2026.
29:04D'accord.
29:04Donc, oui,
29:05elles font de la gestion saine
29:07en allant taper le marché obligataire
29:10pour...
29:11Bah voilà,
29:11parce que c'est normal,
29:12mais elles ont les moyens
29:14de dépenser cet argent-là
29:15parce qu'elles sont
29:16en position tellement dominatrice,
29:18elles sont assises sur des tas d'or
29:20que...
29:21Bon, bah voilà,
29:21il y a une histoire
29:22de changement de statut,
29:24Thierry.
29:25C'est plus le même statut.
29:27Ah oui, ah oui.
29:28C'est des boîtes
29:29qui mettaient tous les cash flows
29:30en retour aux actionnaires,
29:32qui accumulaient les cash flows,
29:33qui rachetaient leurs actions,
29:34qui versaient...
29:35Là, les cash flows
29:36sont mis à disposition
29:37de l'investissement,
29:39même s'il en reste un peu,
29:40vous dites,
29:41à la fin de l'histoire.
29:43Mais c'est plus le même statut.
29:44J'irais plus loin même,
29:45c'est que c'était des boîtes
29:47qui avaient très peu d'actifs,
29:49et donc là,
29:49elles sont en train d'en mettre,
29:50mais massivement,
29:51puisqu'on a calculé
29:52un peu plus de 620 milliards
29:54de dollars cette année,
29:56en 2026,
29:57pour un groupe
29:58de neuf sociétés.
30:00Donc oui, c'est massif.
30:02Donc ça, effectivement,
30:03ça change le profil financier,
30:06parce que maintenant,
30:07on va attendre des retours
30:08sur ces actifs
30:10qui sortent de terre.
30:12Donc ça, c'est...
30:12Vous avez tout...
30:13Alors qu'avant,
30:14il y avait peu d'actifs.
30:15Donc en fait,
30:16il y avait des returns
30:17dont je parlais tout à l'heure,
30:18qui étaient quasiment
30:21le ROI,
30:22donc le Return on Equity
30:23d'Apple,
30:24d'Apple, par exemple.
30:25Alors ce n'est pas tout à fait
30:26incomparable,
30:26mais quand même,
30:27il est monté à 200%.
30:29Et c'est des boîtes
30:30qui sont souvent
30:31autour de...
30:31Entre 60,
30:3270,
30:3380%.
30:34Donc là,
30:36elles mettent de...
30:37Enfin des...
30:38Donc du...
30:39Elles sortent de terre
30:40des capacités
30:42pour faire tourner l'IA.
30:44Et donc,
30:45on a une question
30:46qui n'est pas...
30:47À laquelle on n'a pas
30:48la réponse aujourd'hui.
30:48Quels sont les returns
30:49sur ces...
30:50Voilà.
30:50Moi, je dis attention
30:51quand même.
30:53C'était que tout le monde...
30:55Il y a six mois,
30:56tout le monde disait
30:57c'est magnifique.
30:58Maintenant,
30:58tout le monde dit
30:59ils sont nuls,
31:01ils dépensent trop.
31:02Boum !
31:02Et ça s'est sanctionné
31:04de 11%.
31:04Bon,
31:06voilà.
31:07Il faut raison garder
31:08à la fois
31:09quand ça s'emballait,
31:10parce qu'il y a peut-être
31:10eu un peu d'emballement
31:11quand même à un moment.
31:12Et là,
31:13aujourd'hui,
31:14où on a des niveaux
31:15de valorisation,
31:16je finirai là-dessus,
31:17on était à 31 fois,
31:19enfin un peu plus
31:20de 32 fois même
31:20les résultats attendus,
31:22enfin vraiment
31:23le ratio classique,
31:23le PER.
31:24Fin octobre,
31:25dans la tech,
31:26aujourd'hui,
31:27on est à 24 fois.
31:27Donc on a perdu
31:28quand même 7 tours,
31:29un peu plus de 7 tours,
31:307 tours et demi
31:32en quelques mois.
31:33Donc bon,
31:33voilà,
31:33la valo,
31:34elle n'est pas non plus...
31:35Donc,
31:36pour répondre à votre question,
31:37et très longue réponse,
31:38pardon,
31:38mais pour répondre
31:39à votre question,
31:40non,
31:40je ne changerai pas tout.
31:41Il y a des façons
31:42de s'exposer
31:42qui restent pour nous
31:43complètement d'actualité
31:44et on les suit
31:45vraiment comme le lait
31:46sur le feu,
31:47ça reste impeccable.
31:48Donc pour nous,
31:49ce dont je parlais
31:49tout à l'heure,
31:50les machines,
31:51tout ce qui est
31:51la thématique électrification,
31:53il y a des paniers...
31:55Donc on continue
31:55d'accompagner des CAPEX.
31:56Power up Europe,
31:57tout ça,
31:58ça reste...
31:58En plus,
31:59il y a l'infrastructure
32:00allemande qui vient se...
32:00Donc tout ça,
32:01ça reste très bon.
32:03Sur les hyperscalers
32:04qui ont fait,
32:05qui ont donné le là
32:06au marché,
32:07on comprend que c'est un peu...
32:09Et il y a une question
32:10existentielle
32:10à laquelle on n'a pas
32:11la réponse,
32:12mais elles ne font pas
32:12n'importe quoi.
32:13Elles ont une crédibilité
32:14pour le faire.
32:15Voilà,
32:16donc c'était à peu près ça
32:17ce que je voulais dire.
32:17Julien,
32:18aussi violente soit-elle,
32:19est-ce que cette logique
32:20de marché est saine ?
32:21C'est-à-dire,
32:21le marché,
32:22par anticipation,
32:25réapplique des multiples
32:27plus bas
32:27sur un certain nombre
32:28de secteurs.
32:29Alors ça peut être
32:29très spectaculaire
32:30comme les softwares,
32:31ça peut se faire
32:31de manière un peu plus
32:33ordonnée,
32:33on va dire,
32:34pour des hyperscalers
32:36comme ceux
32:36qu'on connaît aujourd'hui,
32:37les Amazon,
32:38Google,
32:39Microsoft,
32:40bien sûr.
32:41Est-ce que c'est une logique
32:42qui permet quand même
32:42au marché de s'assainir
32:44d'une certaine manière ?
32:45Pour nous,
32:45oui.
32:45On serait assez content
32:46d'avoir une espèce
32:47de consolidation à plat
32:48pendant des mois
32:49où justement,
32:50on améliore en sous-jacent,
32:51il y a de la rotation
32:52et finalement,
32:53on n'a pas de crash
32:54ou de baisse de marché
32:55trop significative.
32:57C'est sûr qu'il y a
32:58beaucoup d'interrogations.
32:59Il y a 6 mois ou 12 mois
33:00pour en revenir au sujet
33:01de l'intelligence artificielle,
33:03on voyait tout le monde
33:03était gagnant.
33:04Aujourd'hui,
33:05il y a énormément
33:05de différenciations.
33:06On commence et on ne sait pas
33:07qui va gagner la bataille.
33:08Au final,
33:09on n'est pas encore
33:10en mesure de dire
33:11telle solution va dominer.
33:13On ne sait pas encore
33:13mais ça va venir.
33:15Et donc,
33:16il y a cette épée de Damoclès
33:17au-dessus de la tête
33:18des investisseurs.
33:19Donc,
33:20cette différenciation.
33:21On regarde aussi
33:21forcément les CAPEX.
33:23Nous,
33:23ce qui nous inquièterait beaucoup,
33:24c'est finalement
33:24les annonces de baisse de CAPEX.
33:26Ah oui.
33:26Par finalement...
33:29Qu'on révise en baisse
33:30les programmes d'investissement.
33:31Et ça,
33:31ça serait peut-être
33:32un signal assez négatif
33:33pour le marché.
33:34L'autre chose
33:35qu'on regarde
33:35ou qu'on suit,
33:36c'est les rachats d'actions
33:38qui ont beaucoup porté
33:39le marché
33:40ces dernières années.
33:41Si on commence
33:41à avoir moins de rachats
33:42d'actions
33:44de la part de ces entreprises-là,
33:45ça pourrait...
33:46Mécaniquement,
33:46il y en aura moins,
33:46j'imagine.
33:46Voilà,
33:47il y en aura moins,
33:47normalement,
33:48mécaniquement.
33:49Donc ça aussi,
33:50comment ça va impacter
33:51le marché ?
33:52Et après,
33:52on en parlait tout à l'heure,
33:54on comprend
33:55mais on s'étonne un peu
33:57effectivement
33:57sur l'impact
33:59que ça va avoir.
34:00Donc,
34:00les softwares sont ciblés,
34:02secteur après secteur.
34:03Il y a la logistique,
34:05il y a eu
34:05des effets dominos,
34:07des histoires
34:07qui sortent sur les marchés
34:08ou qui peuvent impacter
34:10ce secteur.
34:10Et c'est vrai que pour l'instant,
34:11les banques sont très immunes.
34:13Leur business model
34:13semble tenir.
34:15Et c'est vrai que
34:15l'autre chose
34:16qu'on regarde beaucoup,
34:16c'est les banques,
34:17comme ça a été évoqué.
34:18Et si on commence
34:19à avoir peut-être
34:22des banques
34:23qui commencent
34:23à être attaquées
34:24ou une défiance...
34:25Sur la partie obligataire,
34:26des tensions,
34:26des stress...
34:27C'est ça,
34:27mais même le modèle bancaire
34:29avec l'IA,
34:30comment ça va s'intégrer ?
34:31Ça pourrait,
34:32étant donné la valorisation
34:34maintenant des banques,
34:34la remontée,
34:35les banques ont quand même
34:36été un très gros pari
34:40des marchés
34:40et des investisseurs
34:41ces deux dernières années.
34:42Ça pêche, je crois,
34:4415 ou 16 %
34:45maintenant
34:45des valorisations
34:47de l'ensemble
34:48des actions européennes.
34:49Et donc,
34:49ça pourrait être
34:50peut-être quelque chose
34:50de plus important
34:51et plus impactant.
34:52Donc, c'est vraiment
34:52les trois choses
34:53qu'on regarde et qu'on suit.
34:53On va avoir un débat
34:54sur les banques
34:55sont-elles victimes
34:56ou gagnantes de l'IA ?
34:57Moi, jusqu'à présent,
34:58j'entends que c'est plutôt
34:59ou un secteur immune
35:00ou un secteur
35:01qui peut profiter de l'IA.
35:03Beaucoup de gens,
35:04beaucoup de process
35:05à automatiser.
35:07Et elles ont déjà
35:08résisté à la vague
35:08des fintechs.
35:09Je veux dire,
35:10elles peuvent aussi
35:11intégrer des nouveaux outils
35:12technologiques
35:12pour développer leur business.
35:14Et puis finalement,
35:15des softwares,
35:15on s'est rendu compte
35:16bah non,
35:18c'est attaqué
35:18à raison ou pas.
35:19Et c'est très difficile
35:20de se faire une opinion
35:22formelle
35:22jusqu'où on peut aller
35:24dans ce process-là.
35:25Mais ça serait en tout cas
35:26un point d'intiquitude.
35:27Donc, c'est vraiment
35:27les trois points.
35:28La baisse des capex,
35:29éventuellement.
35:30Le secteur bancaire,
35:31comment va-t-il se comporter.
35:33les montants de rachat
35:34d'actions ?
35:35C'est vraiment
35:36trois choses
35:36sur lesquelles on...
35:37Trois piliers de marché
35:38effectivement à surveiller.
35:40Pour savoir
35:40si cette tendance,
35:42enfin,
35:43ce thème de l'IA
35:44et de la baisse de valeurs
35:45du marché tech
35:47peut continuer ou pas.
35:48C'est une grosse interrogation.
35:49Mais pour l'instant,
35:50c'est très sain,
35:50la rotation.
35:51En fait,
35:52on est...
35:53Il n'y a pas
35:53d'inquiétude macro
35:54en soi.
35:55On l'a évoqué.
35:56On a presque
35:57en reprise de cycle.
35:58En industriel,
36:00on voit aux Etats-Unis,
36:01on voit en Allemagne
36:02très bonne commande.
36:03On a parlé
36:04de la production industrielle
36:05qui continue à monter
36:05aux Etats-Unis.
36:07Des petites entreprises
36:08qui commencent
36:09à reprendre
36:11de l'allure,
36:12que ce soit
36:12Small Cap européenne
36:13ou Small Cap US.
36:15Donc, c'est vrai que...
36:16Mais il y a quand même
36:16une frontière poreuse
36:18entre cette histoire
36:19de capex
36:19et la croissance,
36:20notamment aux Etats-Unis.
36:22Et donc,
36:22le risque pour
36:24l'économie américaine,
36:25c'est aussi un risque
36:25de marché.
36:26sur cette entreprise,
36:27si le marché
36:28commence à leur mettre
36:29la pression
36:29et qu'elles en viennent
36:30par voie de conséquence
36:31à abaisser
36:32certains programmes
36:32de capex,
36:33ça peut toucher
36:34quand même aussi
36:34la croissance américaine
36:35à l'arrivée.
36:36C'est entre 0,5
36:36et 1% de PIB américain
36:38maintenant.
36:38Donc, ça devient
36:38effectivement un phénomène
36:39quand même assez macro
36:40aux Etats-Unis.
36:41C'est sûr.
36:43On identifie effectivement
36:45des secteurs immunes
36:46ou gagnants de l'IA
36:47aujourd'hui.
36:47Parce qu'on parle
36:48beaucoup des perdants,
36:49mais est-ce qu'on a envie
36:50de voir d'autres choses ?
36:52Alors, je ne sais pas,
36:52les banques,
36:53la santé,
36:53on a beaucoup parlé
36:54de la santé aussi
36:55à un moment.
36:57Ou comment, en tout cas,
36:58on gère ce risque
36:59qu'il y a,
37:00qui est un risque nouveau
37:01dans le marché.
37:02Je comprends qu'il faut
37:03rester exposé
37:04au thème de cette révolution
37:06qui va nous accompagner
37:08pendant des années.
37:09Mais comme c'est
37:10un thème plus risqué,
37:11on cherche aussi
37:12à gérer ce risque.
37:13Oui, alors,
37:15nous, en fait,
37:16on essaye finalement
37:17de le...
37:18Alors, dans les portefeuilles,
37:19puisque c'est quand même
37:20ce que l'Oxelon fait
37:21au jour le jour,
37:22on essaye
37:24de gérer ça
37:26avec le thème
37:28de la diversification,
37:29tout simplement.
37:30Donc, c'est une thématique
37:31qu'on développe
37:32depuis maintenant,
37:33début 2025,
37:35qui, finalement,
37:36peut se traduire
37:37en termes
37:37d'allocation d'actifs
37:39en disant tout simplement
37:40on réduit la part
37:42des États-Unis
37:43dans nos portefeuilles
37:43et on augmente
37:45la part du Japon
37:46et des émergents.
37:47Juste une petite anecdote,
37:49je faisais le point
37:50avec notre gérant
37:51multi-assets
37:52cet après-midi
37:53que vous connaissez bien,
37:55Cyriac Gaillant.
37:55Bien sûr,
37:56on le salue.
37:56Et il me disait
37:57en ce moment,
37:59j'ai autant
38:00dans mon portefeuille
38:01diversifié,
38:01j'ai autant
38:02d'États-Unis
38:03que de marchés émergents
38:05en equity.
38:05Ça n'a pas dû y arriver
38:06souvent,
38:07c'est dans les années.
38:08C'est rare,
38:08exactement.
38:09Et donc ça,
38:10c'est intéressant.
38:11Et pour nous,
38:12c'est une manière
38:12de nous prémunir
38:13plutôt que d'essayer
38:14de deviner
38:15quel va être
38:16le prochain secteur
38:17parce que c'est quand même
38:18très très compliqué
38:19et on se fait
38:19tout le temps surprendre.
38:21Donc voilà,
38:22on fait un peu preuve
38:22d'humilité
38:23en disant
38:24qu'il y a une manière
38:25de se protéger,
38:26c'est de regarder
38:27finalement des thématiques
38:28qui vont bénéficier
38:30d'autres forces
38:31qui sont à l'heure
38:31comme la dédollarisation.
38:33On sait que la baisse
38:34du dollar bénéficie
38:35aux émergents.
38:36Donc on a remis
38:39des émergents
38:39dans les portefeuilles
38:40alors que ça faisait
38:40longtemps qu'on n'en avait
38:41pas eu.
38:42Et là,
38:43en ce moment,
38:43on est même à l'intérieur
38:44des émergents
38:45en train de se dire
38:46tiens bon,
38:46finalement,
38:47l'Amérique latine
38:48s'est pas mal exposée
38:49aux ressources naturelles.
38:50Donc il y a peut-être
38:51quelque chose à faire
38:52dans cette zone-là.
38:53On redécouvre effectivement
38:54toute cette zone émergente.
38:57Exactement.
38:58Et sans parler du Japon.
38:59Et Japon.
38:59Donc il faut rester
39:00constructif sur le Japon.
39:01Toujours, toujours, toujours.
39:02Oui, oui, oui.
39:03D'autant plus
39:04avec la victoire
39:04de Sanae Takahashi,
39:06le contrôle qu'elle a
39:07sur la Chambre.
39:08Oui, oui.
39:09C'est vraiment
39:09une démonstration de force
39:10qu'elle a faite.
39:11Elle est extrêmement
39:12pro-business,
39:14pro-économie,
39:15pro-relance économique.
39:18Et donc il y avait eu
39:19déjà une première vague
39:20qui était très structurelle
39:22de tout ce qui touche
39:23à la gouvernance d'entreprise.
39:25De manière anecdotique,
39:27je rappelle à tout le monde
39:28que la gouvernance d'entreprise
39:29est devenue un sujet
39:30le jour où
39:30l'État est devenu
39:32le premier actionnaire
39:33de la Bourse de Tokyo.
39:34De la moitié de la Bourse
39:35de Tokyo, oui, c'est ça.
39:36À force de racheter
39:36au travers du fonds de pension
39:37de la Poste,
39:38du fonds de pension
39:39du gouvernement
39:40et de la BOG
39:41qui rachète des ETF actions.
39:42On a regardé la gouvernance,
39:43on a regardé la location,
39:45au bout d'un moment,
39:46etc.
39:46Et on a vu que tout n'était
39:47pas parfait.
39:48Exactement.
39:49Donc ça, il y avait déjà
39:50cette première vague
39:51qui a soutenu la performance
39:53du Japon de ces dernières années.
39:55Et là, je pense que Takahichi,
39:57c'est une nouvelle impulsion.
39:59D'accord.
40:00D'ailleurs, le marché
40:01ne s'y trompe pas
40:01puisque le marché japonais
40:03depuis le début de l'année
40:04est quand même en hausse
40:04de 14%.
40:06Et n'oublions pas
40:07cette option toujours
40:09assez délirante
40:10sur le Yen
40:11qui est à des niveaux
40:12qui étaient
40:13une faiblesse record.
40:15D'accord.
40:15Donc on n'a plus besoin
40:16de se couvrir même
40:17pour acheter
40:17les actions japonaises
40:18aujourd'hui ?
40:19Et nous, on ne se couvre plus.
40:20D'accord.
40:20Voilà.
40:20Nous, sur ce niveau-là,
40:21on trouve qu'il y a une asymétrie
40:23et qu'au contraire...
40:24Et là encore,
40:25l'autre avantage
40:26de jouer le Yen,
40:27c'est que c'est aussi
40:28une devise risk-off.
40:30Donc en cas d'événement
40:32de volatilité,
40:34généralement,
40:34le Yen se renforce.
40:36Pour moi,
40:36le vrai marqueur
40:37d'une reflation réussie,
40:38c'est de voir la devise monter
40:39et les actions monter.
40:40C'est un schéma
40:41qu'on peut imaginer au Japon.
40:43On peut l'imaginer,
40:43tout à fait.
40:43D'accord.
40:44Parce que très souvent,
40:44ça a été un jeu
40:46de base communiquant
40:46ces dernières années.
40:47Et là,
40:48on pense que cette corrélation
40:50pourrait être positive.
40:51Exactement.
40:52Comment on gère
40:53les portefeuilles
40:54là aujourd'hui ?
40:54Après tout ce qu'on a raconté,
40:56ce risque qu'il y a
40:57qui est présent désormais
40:58dans le marché
40:58alors qu'il ne l'était pas auparavant,
41:01qu'est-ce que ça implique ?
41:03Et cette histoire
41:04de diversification,
41:05comment vous la traitez
41:07chez vous,
41:08chez Alpha Jet Fair Investors ?
41:10Alors nous,
41:11la diversification,
41:12comme on dit toujours,
41:13c'est le seul free lunch
41:14que la finance offre.
41:16Donc il ne faut pas
41:18s'en priver.
41:19C'est plutôt sympa.
41:21Donc on essaie toujours
41:22d'avoir des portefeuilles
41:23très diversifiés.
41:24Par définition,
41:2524 heures sur 24,
41:277 jours sur 7,
41:27c'est le cas.
41:29Donc là,
41:30nous,
41:30rien de nouveau sous le soleil.
41:31Je ne dis pas
41:32qu'on voit tout parfaitement.
41:34Ce n'est pas ça
41:34ce que je dis.
41:34Non, mais c'est une discipline,
41:35vous dites.
41:35C'est une discipline.
41:37Donc ça se traduit concrètement.
41:40Je pense qu'on a
41:41significativement
41:41plus de lignes
41:42en portefeuille
41:42que ce que font
41:43nos confrères.
41:45Donc voilà,
41:45c'est ça.
41:45C'est la diversification
41:47et on a des univers
41:48d'investissement
41:49qui sont très larges
41:49qui nous permettent
41:51d'aller chercher
41:52des dossiers
41:52à droite à gauche
41:53qui sont,
41:54plus on descend
41:55en taille de capi,
41:56plus c'est spécifique.
41:57Et justement,
41:58c'est sur des niches.
41:59C'est entre eux.
42:00Voilà, c'est exactement ça.
42:01Pour mémoire,
42:02quand même,
42:02la corrélation
42:04des small caps
42:05est deux fois plus faible
42:06que pour les grandes capitalisations.
42:09Donc là,
42:10si on veut de la diversification,
42:11il faut descendre.
42:12Il y a plus de passifs
42:13et d'indiciels
42:13dans les grands caps
42:15qu'il y en a
42:16sur les small
42:16et les micro caps.
42:17Ça peut expliquer
42:19effectivement.
42:19Vous avez tout à fait raison.
42:20C'est exactement le cas.
42:22Donc là,
42:22pour le coup,
42:23nous,
42:23on ne change pas grand-chose.
42:25Après,
42:26juste deux points
42:27pour compléter
42:29ce qui a été dit
42:29sur l'IA.
42:31Premièrement,
42:32quand on regarde,
42:33il y a un point
42:34quand même
42:34qui est important
42:35à avoir en tête,
42:36c'est que la croissance américaine,
42:38qui va être annoncée
42:40après-demain,
42:43elle est attendue
42:44à 2,5.
42:44Ça va être très bon.
42:46On va certainement
42:47avoir le droit
42:47à quelques petits tweets
42:49de notre ami
42:51président américain.
42:52Mais bref,
42:53ce que je veux dire,
42:53c'est que
42:55il y a de la croissance
42:56aux Etats-Unis.
42:57Par contre,
42:57là,
42:58on a une vraie décorrélation
42:59avec le marché de l'emploi.
43:01Donc,
43:02on peut se dire
43:03oui,
43:03mais finalement,
43:04ils se triturent un peu la tête
43:05sur les CAPEX,
43:07tout ça,
43:07c'est des histoires de marché.
43:09Non,
43:10non,
43:10il y a une implication
43:11entre le 1er janvier 2025.
43:14Donc,
43:15le taux de chômage
43:17des cols blancs
43:19a augmenté.
43:20Et donc,
43:21que ce soit
43:21les commerciaux,
43:24les personnes...
43:24C'est un boom
43:24sans emploi.
43:25Le management
43:26alors que
43:27tout ce qui est secteur
43:28primaire,
43:29secondaire,
43:29l'agriculture,
43:32la production,
43:33le taux de chômage,
43:34le nombre d'emplois
43:35a significativement
43:36augmenté.
43:37Donc,
43:37on a quand même
43:38aujourd'hui
43:39des traces
43:40dans l'économie
43:41concrète.
43:42Et donc,
43:42là,
43:42ça commence vraiment
43:43à inquiéter les économistes.
43:44Et deuxième point,
43:45très rapide,
43:47sur les confcoles
43:48du premier trimestre
43:49en Europe,
43:50la thématique
43:51qui a été mentionnée
43:52en moyenne trois fois,
43:54c'était une fois
43:55l'année dernière.
43:56Et pourquoi
43:56c'est intéressant ?
43:57C'est parce que
43:58on arrive aussi
43:59maintenant
43:59avec l'IA
44:00justement
44:00à savoir
44:01la tonalité
44:03des mentions
44:04justement.
44:05Et donc,
44:06en fait,
44:06les management
44:06sont très
44:08enthousiastes
44:09en disant
44:09ça va amener
44:10des gains de productivité,
44:11de la croissance.
44:12Et par contre,
44:13quand on leur demande
44:14à court terme
44:17comment ça va être déployé,
44:19là,
44:19c'est plutôt
44:20éco-gramm-blad.
44:21On arrive à mesurer ça,
44:23donc c'est significativement
44:24plus mentionné,
44:25mais par contre,
44:26on voit quand même
44:26qu'il y a un peu de malaise
44:27chez certains managers.
44:28On n'aura pas le temps
44:29de percer le mystère
44:30du boom économique américain
44:32sans création d'emplois,
44:33Julien,
44:33mais un mot
44:35des lignes stratégiques
44:37qui guident
44:37le déploiement
44:38des investissements
44:39chez vous,
44:39chez DRAM,
44:40dans cette configuration
44:41de marché.
44:42On est de façon similaire,
44:45positif,
44:46surpondéré
44:46sur les actions,
44:47plutôt à chercher
44:48de la diversification
44:51cyclique
44:51et aussi
44:52sur les émergents.
44:53Le Japon,
44:54on est plus positif,
44:55effectivement,
44:56toujours le thème
44:57du dollar plus faible.
44:59On pense en revanche
45:00que le dollar
45:01ne va pas tant
45:02s'affaiblir
45:02contre l'euro,
45:03on le voit plutôt
45:04dans un 15,
45:05un 21 maintenant,
45:06mais plutôt
45:06contre les devises asiatiques
45:07où on verrait
45:08des reprises
45:09des devises asiatiques.
45:10La première vague
45:10ça a été contre l'euro
45:11notamment l'an dernier,
45:13moins contre les devises asiatiques
45:15et là,
45:15la deuxième jambe
45:16pourrait être facile.
45:16Il pourrait y avoir
45:17un peu plus d'appréciation
45:18des devises asiatiques,
45:19toujours assez douce,
45:20mais donc on évoque aussi
45:22effectivement
45:22de détenir des actions
45:24japonaises
45:24non couvertes,
45:25effectivement,
45:26pour avoir ce double effet
45:27qui pourrait être intéressant.
45:29Sur l'obligataire,
45:30on reste investi
45:32sur le crédit,
45:33on ne voit pas
45:34effectivement
45:34au niveau macro
45:35et même micro
45:37d'inquiétude
45:38à avoir particulière,
45:39même si les rendements
45:40sont assez serrés.
45:42et on reste
45:44légèrement surpondérés
45:45en sensibilité,
45:47notamment avec une préférence
45:47sur les Etats-Unis
45:49pour ses capacités
45:52aussi de risk-off,
45:53de mieux marcher
45:54en baisse de taux
45:54si on avait
45:56plus d'inquiétude
45:57sur les marchés actions
45:58et plutôt sur les parties
45:59courtes de courbe.
46:01Deux, cinq ans,
46:02c'est vraiment la préférence
46:03pour le moment.
46:03C'est la zone
46:04la plus confortable
46:05des courbes de taux
46:06aujourd'hui.
46:06C'est toujours ce thème
46:07de désinflation
46:08qui est très lent
46:08mais qui est toujours
46:09valide.
46:10Ah mais qui est en progrès,
46:11on l'a vu encore
46:11avec la dernière
46:12marque d'inflation
46:13aux Etats-Unis.
46:14Merci beaucoup messieurs,
46:15merci d'avoir été
46:16les invités
46:16de Planète Marché
46:17ce soir.
46:17Julien Tisséran,
46:18Edmond Rothschild
46:19Asset Management,
46:20David Calfon,
46:21Sande Solonchamp
46:21Asset Management
46:22et Thierry Leclerc,
46:24Alpha Jet,
46:24Fair Investors.
46:35Le dernier quart d'heure
46:36de Smartbourg chaque soir,
46:37c'est le quart d'heure
46:38thématique.
46:38Le thème ce soir,
46:39c'est celui de la relance
46:40allemande.
46:41Oui, nous continuons
46:42de suivre le déploiement
46:43de ces efforts d'investissement
46:44et de relance en Allemagne
46:46à travers deux volets,
46:47la défense et les infrastructures.
46:48Nous faisons un point d'étape
46:49avec Marie Fournier,
46:50directrice générale France
46:51de Lupus Alpha,
46:52société de gestion allemande.
46:54Je le précise,
46:54Marie, bonsoir.
46:56Bonsoir.
46:56Merci beaucoup d'être avec nous.
46:57On s'était vu il y a quelques mois
46:58au démarrage effectivement
47:00de cette histoire allemande
47:02qui a pris naissance
47:05avec Friedrich Schmerz
47:06en mars 2025,
47:08précisément l'annonce
47:09du déverrouillage
47:10du frein à l'endettement
47:11en Allemagne
47:12qui a été évidemment
47:13un moment clé historique.
47:15Où est-ce qu'on en est
47:15aujourd'hui ?
47:16Et si on regarde peut-être
47:17avant tout le volet défense,
47:20où est-ce qu'on en est
47:20du déploiement ?
47:21Est-ce qu'on est en ligne
47:22avec les attentes ?
47:24Si je puis m'exprimer ainsi,
47:25Marie.
47:26Oui, tout à fait.
47:27Alors, sur le volet défense,
47:28on est totalement en ligne
47:30avec les attentes.
47:31D'accord ?
47:32Le plan consiste à déployer
47:34un peu plus de 500 milliards
47:36en addition du budget de défense
47:39de 3,5% du PIB allemand
47:42jusqu'en 2029.
47:45On est sur un rythme aujourd'hui
47:47de 86 milliards en 2025.
47:50et l'idée de continuer ce rythme
47:52avec une croissance
47:53d'environ 20% par an
47:54jusqu'en 2029.
47:55Et de ce point de vue-là,
47:57les délais sont plutôt bien respectés.
48:01L'argent clairement circule
48:04dans l'écosystème.
48:07Tout à fait.
48:08Je dirais que cet argent
48:10a plutôt tendance à apporter
48:12beaucoup de visibilité au secteur.
48:15Oui, on parle de 2029
48:17comme la date de fin
48:20de ce déploiement,
48:21mais je pense qu'en fait,
48:22le monde et cette nouvelle
48:23ordre mondiale
48:24qui se met en place
48:25et la volonté de l'Allemagne
48:27de prendre un vrai leadership
48:29en Europe
48:31pour naviguer
48:32dans ce nouveau monde
48:33fait que probablement
48:35ces investissements
48:35continueront même
48:36au-delà de 2029.
48:37C'est pour ça qu'aujourd'hui...
48:38On est déjà en train de penser
48:39à la fin du programme
48:40qui vient à peine de commencer.
48:42Effectivement,
48:42c'est une question importante.
48:43C'est une question importante,
48:44mais c'est surtout pour dire
48:46que quand vous voyez aujourd'hui
48:47des boîtes
48:48du secteur de la défense
48:50comme Rheinmetall,
48:51on a 45 fois les bénéfices
48:53en 2026,
48:55comme Ensold,
48:57qui est une société aussi
48:58d'armement
48:59qui travaille
49:00au secteur de la défense,
49:01là, on est carrément
49:02à 43 fois les bénéfices.
49:03Donc, on est sur des valos
49:03qui sont extrêmement élevés.
49:05Maintenant,
49:06je mets toujours en perspective
49:07ces valos élevés
49:08avec le fait qu'on a
49:10cette visibilité
49:11qui est probablement
49:11une visibilité
49:12qui ira au-delà
49:13de la décennie.
49:14On parle de site industriel.
49:15C'est important.
49:16Sur des tendances
49:16de très long terme.
49:18Vous avez cité Rheinmetall.
49:19Je crois que maintenant
49:19tout le monde connaît Rheinmetall.
49:22Effectivement,
49:22à un moment,
49:22je disais,
49:23c'est notre NVIDIA,
49:24c'était la comparaison boursière
49:25parce qu'il y a un parcours
49:26boursier tellement spectaculaire.
49:28Moi, je veux comprendre
49:29le rôle opérationnel
49:31de Rheinmetall
49:31justement dans ce plan
49:33de développement
49:34et de réarmement
49:35de l'Allemagne,
49:35pour dire les choses,
49:37Marie.
49:37Ça devient un groupe pivot
49:39dans le déploiement
49:41de ce volet défense.
49:42C'est une très bonne remarque.
49:44Rheinmetall,
49:45en fait,
49:45le gouvernement allemand
49:47souffre un peu
49:48des mêmes problèmes
49:49que nous en France,
49:51c'est-à-dire trop de bureaucratie,
49:52une lenteur administrative
49:54qui bloque
49:55tous les projets,
49:56toutes les dépenses,
49:57qui bloque
49:58tous les grands cycles
49:59de mise en place
50:00industrielle
50:00et innovation.
50:02Et en même temps,
50:03on a un gouvernement
50:04qui est prêt à mettre
50:05son passif,
50:06son bilan sur la table
50:08pour investir.
50:09Et donc,
50:10ils ont externalisé
50:13l'implémentation
50:14de ces dépenses.
50:15Et Rheinmetall
50:15devient vraiment
50:18un peu comme
50:19une plateforme
50:19d'intégration.
50:20Désolé pour le terme,
50:22mais c'est le bras armé
50:23du gouvernement allemand
50:24dans cette affaire
50:25de réarmement.
50:27Il avait quand même
50:28été annoncé
50:2836 milliards d'euros
50:29de dépenses
50:30dans le spatial.
50:31Alors,
50:31on a appris en décembre
50:32que Rheinmetall
50:32allait faire du spatial.
50:33C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
50:35on voit qu'il y a
50:36des déploiements massifs
50:37qui se font d'argent
50:37avec des volontés
50:38vraiment d'aller
50:39gagner en technologie
50:41et en savoir-faire
50:42sur beaucoup de segments.
50:43Et on voit que,
50:44clairement,
50:45Rheinmetall va être
50:46l'incubateur,
50:47si on peut le dire
50:48comme ça,
50:48de ses dépenses militaires
50:50et de ses avancées
50:50technologiques.
50:51C'est pas juste un enjeu
50:52de produire des munitions
50:54et des chars.
50:54Pardonnez-moi là aussi
50:55pour le raccourci
50:57un peu rapide.
50:58Il y a une vraie
50:59composante technologique
51:00dans ses efforts
51:01de défense.
51:02Rheinmetall se paye,
51:03vous le disiez,
51:03plus de 40 fois,
51:04mais parce que
51:05c'est en train
51:05de devenir
51:05une entreprise technologique.
51:07Tout à fait.
51:07Rheinmetall sort du scope
51:08de l'entreprise traditionnelle.
51:10Ça devient vraiment
51:11une plateforme d'intégration.
51:12Et en parallèle,
51:13c'est quand même
51:14à surveiller
51:14parce que Rheinmetall,
51:16alors pas sur tous les segments,
51:17mais a des concurrents
51:19et en fait,
51:19ça crée une distorsion
51:20de concurrence
51:20qui est très forte.
51:21J'ai vu que les voix
51:24se faisaient entendre
51:25en Allemagne
51:26pour certains dénoncer
51:29l'idée que Rheinmetall
51:30captait tout
51:31et que le reste
51:32de l'écosystème,
51:32des start-up notamment,
51:34en profitait peut-être
51:35beaucoup moins
51:35que ce qu'elles pouvaient espérer.
51:36Tout à fait.
51:37Et je pense que
51:38cette situation,
51:39elle peut tenir,
51:40elle peut s'installer
51:42dans le temps
51:42à partir du moment,
51:43je pense,
51:43où tout le monde
51:44est capable de gagner
51:46avec cette intégration,
51:47c'est-à-dire
51:47de continuer à bénéficier,
51:49d'avoir des perspectives,
51:50je crois,
51:51c'est assez Rheinmetall
51:52de ne pas être trop...
51:53Oui, oui,
51:54donc ils ont une vraie responsabilité
51:55aujourd'hui,
51:56Rheinmetall,
51:57que l'ensemble de l'écosystème
51:58puisse en profiter.
52:00Qu'est-ce qui vous intéresse ?
52:01On va parler
52:01du volet infrastructure.
52:03On a compris
52:03cette histoire
52:04de visibilité
52:05et même visibilité
52:06au-delà
52:06du sujet
52:09du conflit ukrainien,
52:11du conflit russo-ukrainien,
52:12j'imagine,
52:13quand vous parlez
52:14de visibilité
52:14sur le réarmement
52:16et les dépenses
52:16de défense
52:17de l'Allemagne.
52:19Que le conflit
52:20se gèle demain
52:21ou s'arrête,
52:22souhaitons-le,
52:24ça ne remettrait pas
52:25en cause
52:25ces efforts
52:26et cette feuille de route.
52:27Pas du tout
52:28et ce serait même
52:28une très bonne nouvelle
52:29pour les Européens
52:31et pour les Allemands.
52:33Un conflit
52:33aux portes de l'Europe,
52:34c'est toujours
52:35beaucoup de stress
52:36pour les consommateurs.
52:37On voit que le sentiment
52:37du consommateur
52:38aujourd'hui
52:38est très négatif
52:39en Allemagne
52:40avec des niveaux d'épargne
52:42extrêmement élevés
52:43historiquement.
52:44En France,
52:45c'est pareil.
52:46On peut lier ça
52:47à des problèmes
52:48plus politiques
52:48mais on est dans
52:49la même situation.
52:51Donc clairement,
52:51la fin,
52:52ou en tout cas,
52:52un cessez-le-feu
52:53qui semble solide
52:55pourrait être
52:56un vrai signal
52:57positif
52:57pour la consommation.
52:59Et si ça vient
53:00en même temps
53:00d'un redémarrage
53:01de la croissance,
53:02donc des premiers
53:03effets de ce plan
53:03qui sont là
53:04pour relancer
53:05la croissance allemande,
53:07on peut avoir
53:07des signes très positifs
53:08sur des secteurs
53:09comme la consommation
53:10par exemple.
53:10Qui a toujours été
53:11structurellement
53:12un peu faible
53:13en Allemagne
53:13si je puis le dire.
53:15Ainsi,
53:17une histoire,
53:17au-delà de Red Metal,
53:18une histoire qui vous intéresse
53:19chez Lupus Alpha
53:20dans la Défense,
53:21rapidement,
53:21et puis on parle
53:21des infrastructures
53:22après.
53:23Tout à fait.
53:24Moi, une histoire
53:24que j'adore,
53:25c'est la boîte
53:26Alschem.
53:27C'est une boîte
53:28de chimie.
53:29Habituellement,
53:29on n'aime pas trop
53:30le secteur de la chimie.
53:31Vous le savez,
53:31en ce moment,
53:33il y a des surcapacités
53:34chinoises
53:34qui sont déversées
53:35sans aucune honte
53:37sur le marché européen.
53:40Et d'ailleurs,
53:40l'Union Européenne,
53:41j'espère,
53:42travaille à quelque chose
53:43pour protéger
53:44nos industries
53:44On l'a vu sur la chimie,
53:45on l'a vu sur la chimie.
53:46Exactement.
53:48Alschem,
53:49c'est une boîte de chimie
53:50qui ne travaille pas
53:51à partir de dérivés chimiques
53:52du pétrole,
53:52mais à partir
53:53du nitrate,
53:54de dérivés chimiques
53:55du nitrate.
53:56Ils ont une grosse activité
53:58Alschem
53:58qui produit du nitrate
54:00pour l'industrie
54:01agroalimentaire.
54:02Donc ça,
54:02c'est la base
54:03de leur activité.
54:04Mais ils ont une plus
54:05petite activité
54:06qui est en très forte croissance
54:07qui produit
54:07de la nitroguanidine
54:09qui est un composant chimique
54:11nécessaire
54:12dans la fabrication
54:13des poudres
54:13pour tout ce qui est obus,
54:15enfin tout ce qui est
54:17munitions à propulsion.
54:20C'est une petite small cap,
54:22c'est 1,5 milliard de capi,
54:2324 fois les bénéfices,
54:25maintenant des perspectives
54:26de croissance hallucinantes.
54:27Pourquoi ?
54:28Parce que les Etats-Unis
54:29aujourd'hui,
54:30deux producteurs
54:31de nitroguanidine dans le monde,
54:32la Chine
54:33et les Allemands
54:34avec Alschem.
54:35Et les Etats-Unis
54:36aujourd'hui cherchent
54:36à sécuriser
54:37leurs approvisionnements
54:38de nitroguanidine
54:39hors Asie,
54:40en Occident.
54:41Et donc,
54:42il y a des partenariats
54:43qui ont été créés
54:43avec les Américains.
54:44Alschem double ses capacités
54:46sur le sol européen
54:47en 2026
54:48et double ses capacités
54:50sur le sol américain
54:51en 2028.
54:52Donc,
54:52des perspectives
54:53de croissance excellentes.
54:55Alors,
54:56c'est les histoires
54:57qu'on ne peut pas acheter
54:57si facilement.
54:58Il y a peu de flottants
54:59disponibles.
55:00C'est un titre
55:00qui est, je pense,
55:02assez recherché aujourd'hui.
55:03Mais très belle performance
55:04l'année dernière.
55:05On est à plus de 120 %
55:06l'année dernière.
55:06Pour une valorisation
55:07qui reste encore raisonnable
55:08et au regard des perspectives.
55:10Un mot du volet infrastructure,
55:13Marie,
55:14pour expliquer déjà
55:15la complexité peut-être
55:17du déploiement
55:18justement
55:18des enveloppes
55:19prévues
55:20pour la relance
55:22des infrastructures
55:22en Allemagne.
55:23On n'est pas sur la même
55:24vitesse de déploiement
55:25que ce qu'on observe
55:25sur la défense.
55:26Non.
55:27L'Allemagne est un pays
55:28qui a sous-investi
55:30massivement
55:30dans son appareil public
55:33pendant des années.
55:34On sort de 20 années
55:35de sous-investissement
55:36avec des infrastructures
55:38extrêmement vieillissantes.
55:39Il y a un vrai besoin
55:41de modernisation
55:42à tous les étages.
55:45On a annoncé
55:47l'année dernière
55:47un plan
55:48de 500 milliards
55:49pour justement
55:51aller déployer
55:52et moderniser
55:53l'infrastructure allemande
55:54que ce soit
55:54sur la partie énergétique,
55:56sur la partie voie ferrée.
55:58Ils ont des gros sujets
55:59sur cette partie-là
55:59et sur tout ce qui est
56:00bâtiment public,
56:01une modernisation globale.
56:03Alors c'était un volet
56:04qui est très attendu.
56:05Pourquoi ?
56:05Parce que l'infrastructure
56:06c'est un cinquième.
56:08L'infrastructure
56:08c'est une valeur
56:09small mid-cap.
56:10Dans l'univers small mid-cap.
56:11Donc c'est tout petit.
56:12Par contre le rayonnement
56:13de l'infrastructure
56:13via les sous-traitants
56:14et les fournisseurs,
56:16là ça va rayonner
56:17sur un cinquième
56:18de la cote
56:18des petites et moyennes
56:19valeurs allemandes.
56:19C'est énorme l'impact.
56:21Et donc du coup,
56:22l'argent est très attendu.
56:24L'impact est très attendu.
56:25Et malheureusement,
56:27vous ne déployez pas
56:28en infrastructure
56:28comme vous pouvez déployer
56:29dans la défense.
56:30On ne passe pas
56:31des commandes comme ça.
56:32Pourquoi ?
56:32Parce que vous devez passer
56:33par la case appel d'offres,
56:35la case sélection de projets
56:36et donc toute cette bureaucratie.
56:37On revient au red tape.
56:39À la bureaucratie...
56:40La bureaucratie...
56:40On n'est pas seul.
56:41C'est bien en France
56:42en tout cas par rapport à ça.
56:44La bureaucratie a beaucoup
56:45empêché ce déploiement
56:46et aujourd'hui,
56:47on est dans un scénario
56:48où on voit l'argent arriver.
56:51Donc on sent
56:52que l'argent commence
56:53à ruisseler.
56:53On a eu plus de 6%.
56:54C'est un nom
56:55de dépenser 126 milliards.
56:56Donc c'est les 40 milliards
56:57qu'on n'a pas dépensés
56:58l'année dernière.
56:58Puis c'est 85 milliards
57:00qui étaient prévus.
57:01On a déjà dépensé 6%.
57:03On estime, nous,
57:04que 35% seront dépensés
57:06au premier semestre.
57:07Normal.
57:08Toujours un peu
57:08cette lenteur,
57:08cette mise en route.
57:09Mais par contre,
57:10on devrait voir
57:11une forte accélération
57:12de ces dépenses
57:13pour le deuxième semestre.
57:14et donc beaucoup de conséquences
57:16économiques
57:16pour le deuxième semestre.
57:18C'est ça.
57:18Avec un impact macro
57:20assez global.
57:22Vous évoquez aussi
57:23la possibilité
57:24de la fin du conflit
57:25qui pourrait ramener
57:26du moral de consommation,
57:28etc.
57:28Tout ça,
57:28c'est important
57:29pour la dynamique
57:30de croissance
57:30en Allemagne.
57:32Il nous reste 45 secondes.
57:33C'est quoi une manière
57:34ou une valeur
57:35qui permet de s'exposer
57:37à ce thème
57:37des infrastructures
57:38pour vous en Allemagne ?
57:40Alors nous,
57:40on adore Orubis
57:41qui est une société
57:43qui est le plus gros
57:44opérateur de cuivre
57:46en Europe.
57:48Et alors,
57:48ils ont une activité
57:50extraordinaire.
57:50C'est que jusqu'à présent,
57:52le cuivre
57:53n'était pas recyclé.
57:54Les déchets de cuivre
57:55sont envoyés à la Chine.
57:56La Chine les rachète
57:57et les États-Unis
57:59envoient des tonnes
58:01de déchets de cuivre
58:02aux États-Unis.
58:04Orubis a une solution
58:04de retraitement du cuivre.
58:06Et donc aujourd'hui,
58:07ils sont en train,
58:08ils ont des capacités
58:08massives aux US.
58:09Les US ont interdit
58:10toute exportation
58:11du cuivre aujourd'hui
58:12vers la Chine.
58:13C'est Orubis
58:13qui traite ça aux US.
58:14Les capacités de croissance
58:15énormes.
58:16On est sur une société
58:17pour les chiffres
58:187 milliards de capi.
58:19On se foit les bénéfices
58:23spécialistes sur un segment
58:25extrêmement recherché.
58:26Je pense que c'est
58:26une belle conviction.
58:28Retraitement des métaux,
58:30oui, ça c'est sûr
58:30que c'est un sujet
58:31stratégique, critique
58:32aujourd'hui.
58:33Merci beaucoup Marie.
58:33Marie Fournier,
58:34directrice générale France
58:35de l'Oupus Alpha,
58:36invitée de ce dernier
58:37quart d'heure
58:37de Smart Bourse ce soir.
58:38Sous-titrage Société Radio-Canada
58:42Sous-titrage Société Radio-Canada
58:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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