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  • il y a 35 minutes
Mercredi 15 avril 2026, retrouvez François Rimeu (Stratégiste senior, Crédit Mutuel AM), Nicolas Forest (Directeur des investissements, Candriam), Ariane Hayate (Gérant actions européennes, Edmond de Rothschild Asset Management) et Marilou Goueffon (Gérante, Clartan Associés) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:09Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:14Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr, soit en podcast sur l'ensemble de
00:22vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition, ce soir, les marchés qui sont entrés dans une phase d'attente avant de voir
00:30les prochains développements sur le front diplomatique,
00:34sans doute, entre les Etats-Unis et l'Iran, avec Donald Trump qui remet la barre assez haute, puisque le
00:39président américain évoque un conflit qui est très proche d'être terminé,
00:44désormais, avec la perspective d'une nouvelle série de négociations, peut-être dans les prochaines heures ou les prochains jours,
00:51de manière un peu plus réaliste.
00:52On peut imaginer que les discussions vont reprendre, bien sûr, après l'échec de la semaine dernière à Islamabad,
00:58et que ces discussions pourraient au moins permettre d'étendre la période de cessez-le-feu qui doit prendre fin
01:04la semaine prochaine, le 21 avril.
01:07Voilà où nous en sommes. Les marchés sont donc dans l'expectative, avec des cours du pétrole qui se stabilisent,
01:12des taux également qui se stabilisent,
01:14et des marchés actions qui ont bien rebondi depuis une dizaine de jours, ramenant le MSCI World sur les niveaux
01:21qui prévalaient avant le déclenchement du conflit en Iran,
01:25et même plus encore pour certains indices américains. Le S&P 500 n'est plus qu'à 1% ou
01:30moins, peut-être, de son record historique.
01:33Voilà pour la situation des marchés globaux. Parallèlement à cela, les entreprises continuent et vont continuer largement de publier leurs
01:40chiffres d'activité et ou leurs résultats pour le premier trimestre.
01:45Nous nous focaliserons dans cette émission sur le secteur du luxe, après la série de publications LVMH, Kering, Hermès,
01:51et des sanctions toujours de la part du marché pour un secteur qui a quand même bien directé ces derniers
01:57mois et ces derniers trimestres.
01:59Et puis, face au luxe, nous avons le cas de la tech et de la tech dure, si je puis
02:04dire, avec les chiffres de ASML qui relèvent encore ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice.
02:10Le spécialiste mondial des équipements de lithographie pour l'industrie des semi-conducteurs ne voit absolument pas la demande faiblir
02:18dans les prochains trimestres.
02:20Le titre ASML est un peu sous pression. Il a battu ou en tout cas rejoint un nouveau record historique
02:26quasiment au cours de cette séance avant de céder quelques pourcents.
02:30Là aussi, Pauline Grattel vous apportera plus de détails sur ses publications dans un instant.
02:34Discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché.
02:36Et puis, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous parlerons justement dans ce contexte un peu trouble
02:42sur la question énergétique.
02:44Nous parlerons d'un cas d'investissement européen passionnant, celui d'Iberdrola, un pied dans la production d'énergie, un
02:52pied dans les infrastructures de réseau.
02:54Ce qui fait d'Iberdrola évidemment un acteur clé, un acteur stratégique pour le déploiement de l'autonomie énergétique de
03:01l'Europe.
03:02Nous parlerons de ce cas d'investissement dans le dernier quart d'heure avec les équipes de Clartan associées.
03:06Vous pourrez voir ou revoir le détail de ce cas et de cette analyse avec Marie-Lou Goueffon à partir
03:12de 17h45 en direct dans Smart Bourse.
03:26Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos
03:30clés du jour sur les marchés.
03:31Bonsoir Pauline.
03:32Bonsoir.
03:32Le secteur du luxe donc plombe le CAC 40 aujourd'hui.
03:34Oui, l'indice parisien recule d'un peu plus de 0,5%, repassant légèrement sous les 8300 points.
03:40Il est tiré vers le bas par Kering et Hermès en net repli après la publication de leur chiffre d
03:46'affaires.
03:47On y revient dans un instant.
03:48Un mot d'abord sur la tendance globale en Europe.
03:51Les indices évoluent sans véritable direction, plutôt en repli en fin de séance.
03:56Aux Etats-Unis, les marchés ont ouvert hésitant dans l'attente d'éventuels développements diplomatiques entre Washington et Téhéran.
04:03Le sentiment de marché a toutefois été légèrement soutenu par les déclarations de Donald Trump au New York Post, évoquant
04:09la possibilité de négociations dans les deux prochains jours.
04:12Du côté du pétrole, depuis le blocus américain du détroit d'Hormuz, on voit les cours qui reculent avec une
04:19journée plutôt de stabilisation, on va le dire ainsi, Pauline.
04:22Oui, on a d'abord observé un léger rebond du prix du baril de Brent en début de séance, avant
04:26un repli modéré par la suite.
04:28Il reste toutefois proche de 95 dollars.
04:31De son côté, le WTI américain se tasse autour de 90 dollars.
04:35Sur les marchés obligataires, le rendement américain à 10 ans évolue aux alentours de 4,25%, tandis que son équivalent
04:42allemand se situe autour de 3,05%.
04:45Enfin, sur le marché des échanges, le dollar se stabilise avec un euro-dollar toujours proche de 1,18%.
04:52Et puis une mise à jour importante sur le secteur du luxe, avec les points d'activité de grands groupes
04:58français et donc mondiaux dans ce secteur, à commencer par Hermès.
05:02Oui, au premier trimestre, les ventes d'Hermès reculent de plus de 1% en données publiées à environ 4
05:07milliards d'euros, un niveau inférieur aux attentes.
05:10En revanche, à taux de change constant, le chiffre d'affaires progresse de plus de 5%.
05:14Ces écarts mettent en évidence l'impact significatif des effets de change auxquels s'ajoutent les conséquences de la guerre
05:21au Moyen-Orient.
05:22Le directeur financier du groupe évoque notamment une chute des ventes pouvant atteindre 30% dans les magasins restés ouverts
05:30dans la région.
05:30Le titre recule donc nettement avec une baisse de 10%.
05:33Il y a toujours une prime de valorisation pour Hermès, même si du point de vue des prix, le cours
05:37d'Hermès a baissé de 25% depuis un an et sous-performe même son secteur aujourd'hui,
05:43où sous-performe un titre comme LVMH sur la période.
05:46Une sanction lourde également pour Kering, qui est malheureusement plus habitué, j'allais dire, à ce genre de dérapage.
05:53Oui, le titre chute lui aussi d'environ 10% en séance après la publication de son chiffre d'affaires.
05:58Déjà fragilisé ces derniers mois, le groupe fait face à une défiance marquée des investisseurs.
06:04Ses ventes reculent de 6% sur la période.
06:06Kering reste pénalisé par Gucci, qui représente près de la moitié de ses revenus et qui continue de sous-performer
06:12avec un recul de ses ventes de 8%,
06:15marquant son 11e trimestre consécutif de baisse.
06:18Et puis ailleurs en Europe, les investisseurs ont été particulièrement attentifs aux résultats publiés, aux chiffres publiés par la première
06:24capitalisation boursière du continent.
06:26Oui, ASML fait état de résultats trimestriels records.
06:29Le bénéfice net bondit de 15% au premier trimestre et relève également ses perspectives de chiffre d'affaires annuel.
06:36Malgré tout, le titre s'est de 4%, après être revenu sur un niveau quasi record au cours de la
06:41séance.
06:42Aux Etats-Unis, on a regardé les résultats de Johnson & Johnson.
06:45Les ventes progressent de près de 10%, mais le bénéfice net plonge de plus de 50%.
06:51Résultats mitigés et donc sanctionnés. Le titre ouvre en repli de 1% à Wall Street.
06:56Et puis on commence à avoir une vue assez globale du secteur bancaire aux Etats-Unis avec les dernières publications
07:01du jour.
07:02Bank of America fait état d'un bénéfice net en hausse de plus de 15% au premier trimestre et
07:06d'un produit net bancaire qui progresse de 7% à 30 milliards de dollars.
07:11Le PDG déclare rester attentif à l'évolution des risques, mais observe une activité saine.
07:16Le titre est en hausse de 3% à l'ouverture.
07:19Enfin, Morgan Stanley fait état d'un trimestre record.
07:22Le bénéfice est supérieur aux attentes portées par les activités de trading, notamment.
07:26Le chiffre d'affaires de 20 milliards de dollars surpasse également le consensus.
07:30Le titre bondit de 5%.
07:32Quels sont les événements programmés à l'agenda demain pour les investisseurs sur les marchés, Pauline ?
07:36Les investisseurs attendent la seconde estimation de l'inflation de la zone euro pour le mois de mars.
07:41Côté micro, on regardera les comptes de TSMC et PepsiCo.
07:45Et il faudra attendre après la clôture pour connaître les résultats de Netflix.
07:49Tendance, mon ami.
07:50Chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du
07:54jour sur les marchés.
08:063 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:09Ariane Hayat est à nos côtés ce soir, gérante d'action européenne chez Edmond Rothschild Asset Management.
08:14Bonsoir Ariane.
08:15Bonsoir Ariane.
08:15Nicolas Forrest nous accompagne également, le directeur des investissements de Candryam.
08:19Bonsoir Nicolas.
08:20Bonsoir Grégoire.
08:20Et François Rimeux est également de la partie stratégiste senior chez Crédit Mutuel Asset Management.
08:26Bonsoir et bienvenue François.
08:27Bonsoir.
08:28Merci à vous trois d'être avec nous.
08:30Parlons des entreprises, évidemment avec en toile de fond le conflit qui n'est toujours pas réglé.
08:35Les conséquences ou les impacts à attendre de ce conflit dans les perspectives de résultats bénéficiaires des entreprises.
08:43Mais commençons par déjà le terrain en ce moment et notamment le cas du luxe.
08:48Ariane, ça fait partie de vos domaines d'expertise personnel chez Edmond Rothschild Asset Management.
08:54Qu'est-ce qu'on peut dire des dynamiques ou de l'absence de dynamique de ce secteur aujourd'hui,
08:58à travers notamment les cas de LVMH, Hermès, Kering ?
09:02Et sur le plan boursier, quel est le statut du luxe aujourd'hui ?
09:06Clairement, trois publications françaises très décevantes.
09:10On attendait un petit peu mieux de la part de ces trois acteurs.
09:15Il faut savoir qu'en fait, on a eu un point bas l'année dernière, à peu près au deuxième
09:18trimestre 2025, sur les croissances, voire décroissances.
09:23Pour rappel, LVMH, ce serait partie mode et maroquinerie, faisait moins 9%.
09:27Au deuxième trimestre 2025.
09:29Exactement.
09:30Donc, on est sur de la dérivée seconde meilleure, trimestre après trimestre, mais ça ne suffit pas.
09:37Et clairement, ça ne suffit pas aux investisseurs qui, en fait, pour l'année 2025, attendent plutôt un secteur du
09:43luxe en croissance de 5%.
09:45Aujourd'hui, LVMH nous donne du plus 1%.
09:48Hermès, qui nous a habitués à faire de la croissance double digit, à savoir au-delà de 10%, nous donne
09:54aujourd'hui du plus 5% à plus 6%.
09:57Et Kering, effectivement, va un petit peu mieux dans le négatif, mais clairement, une publication de Gucci à moins 8%,
10:05ce n'est pas rassurant pour les investisseurs.
10:08Comment on fait le tri entre, alors, peut-être des phénomènes conjoncturels, c'est vrai qu'il n'y a
10:14pas que des vents porteurs, j'allais dire, pour la consommation discrétionnaire aujourd'hui,
10:18et des changements plus lourds, plus profonds, plus structurels, à la fois chez ces groupes et à la fois dans
10:24l'attitude de consommation aussi, peut-être.
10:26Oui, bien sûr. Je pense qu'on a eu tendance à oublier ces derniers temps que le luxe était un
10:32secteur cyclique.
10:33On a surfé sur la vague de la Chine pendant de nombreuses années.
10:39Qui masquait un peu ce côté cyclique des groupes de luxe.
10:44Et tout à fait. Et aujourd'hui, on se rend compte qu'on n'a plus de méga tendance qui
10:47drive le secteur.
10:49Donc finalement, qu'est-ce qui se passe ? C'est un petit peu comme dans tous les secteurs, il
10:51va falloir faire du stock picking et du choix.
10:54Au sport, actuellement, les bonnes tendances, quand on regarde en sous-segment du luxe, le premier segment, c'est la
11:03joaillerie.
11:04Que ce soit chez un Richemont qui, sur les derniers trimestres, nous a sorti de la croissance au-delà des
11:1010%.
11:10Que ce soit aussi sur les groupes français, type LVMH, Hermès ou Kering, qui nous sort aussi des croissances à
11:18deux chiffres.
11:19Kering Jewelry nous sort du plus 22%.
11:22Donc effectivement, de ce point de vue-là, c'est un segment qui se porte bien.
11:25C'est aussi vu comme une valeur refuge dans l'environnement actuel.
11:29Donc ça, c'est un des segments qui se porte bien.
11:32Le deuxième élément à regarder dans le secteur du luxe, c'est vraiment l'implication du côté fashion, renouveau.
11:39Et donc, il y a une vraie polarisation en termes de marques au sein des secteurs.
11:45Aujourd'hui, par exemple, la fin de semaine dernière, on avait un acteur italien qui s'appelle Brunello Cuccinelli,
11:51qui a quand même sorti du 14% de croissance et du 20% sur sa partie retail.
11:56Donc, on voit qu'il y a quand même certains groupes qui arrivent.
11:59Ce qu'on entend aussi actuellement, c'est qu'un groupe comme Chanel est en train de prendre de la
12:04part de marché.
12:04Il y a du renouveau, du renouveau en termes de designer.
12:08J'ai vu qu'il y avait un enthousiasme fort sur les sacs Chanel par rapport aux sacs Hermès,
12:12alors qu'ils restent iconiques, indétrônables là-dessus, il n'y a pas de doute.
12:17Mais je voyais que la prime, parce qu'on paye une prime quand on achète un sac Hermès sur le
12:21marché secondaire, de la revente,
12:23je voyais quand même que la prime qui a pu atteindre deux fois et demie à un moment le prix
12:27en retail,
12:28ça c'était au pic de 2022, est retombée quand même à moins de deux fois le prix qu'on
12:34paye en magasin,
12:34un sac neuf, Birkin par exemple, chez Hermès.
12:39Et paraît-il que la concurrence de Chanel, visiblement, suscite beaucoup d'enthousiasme dans ce segment-là.
12:43En fait, comme ce n'est plus un marché qui croît de manière structurelle, il y a des jeux de
12:48prise de part de marché.
12:50Et c'est vrai que le jeu des nouveaux designers, il y a une valse des designers incroyable l'année
12:53dernière,
12:54va être un vrai ballon d'essai pour ces différents groupes.
13:00Et par exemple, côté LVMH, il y a énormément d'attentes du côté de Dior,
13:05avec le nouveau designer Anderson qui est arrivé et qui va mettre plus de collections en boutique.
13:11C'est toujours un pari, ça reste de ce point de vue-là quand même un people business,
13:15avec toutes les fragilités aussi que ça peut impliquer.
13:18Si le designer se rate sur une première collection, ça peut se retrouver là aussi dans les cours de bourse.
13:25Et c'est un petit peu ce qu'on voit d'ailleurs avec Gucci.
13:28Oui, où le truc n'a pas pris quoi.
13:31Pas encore.
13:32Pas encore.
13:33Il y a un Capital Market Day, c'est ça ?
13:35Demain.
13:35Demain.
13:35Demain, le marché a été rassuré dans un premier temps par l'arrivée de M. Dimeo.
13:40En revanche, sur les nouvelles collections de M. Debna, le nouveau designer de Gucci,
13:46le ballon d'essai n'est pas encore transformé.
13:49Sur le plan boursier, c'est quoi le statut de ces groupes-là ?
13:51Alors ça a été un secteur chéri quand même par les investisseurs,
13:55surdétenus évidemment par la plupart des investisseurs particuliers ou professionnels pendant de nombreuses années.
14:01C'est beaucoup moins le cas.
14:03Ça n'est plus le cas aujourd'hui.
14:04C'est quoi le statut boursier de ces groupes aujourd'hui s'il n'y a plus de croissance ?
14:08Ça se paye encore trop cher par rapport à cette croissance délivrée ?
14:13On est capable de regarder à travers en se disant qu'il y a quand même un nouveau cycle qui
14:16peut reprendre ?
14:18Oui, c'est vrai que le statut a évidemment changé sur les dernières années.
14:22On le voit encore aujourd'hui avec les multiples de valorisation qui ont clairement baissé.
14:27Et on le voit même sur un actif, un acteur comme Hermès, qui jusque-là a été le best in
14:32class de son secteur.
14:34Donc aujourd'hui, on se paye un peu moins de 30 fois.
14:36On était allé jusqu'à 40, voire même 70 fois dans les années 2001.
14:40Donc voilà, on voit que tout a une fin.
14:43Par contre, sur le statut de ces sociétés-là, ne pas perdre de tête,
14:48ce sont malgré tout des sociétés de qualité qui dégagent de fortes marges.
14:53Les Hermès, on est au-delà de 40%.
14:56On est quand même sur des niveaux de marge très élevés.
15:01Des générations de free cash flow également très importantes.
15:04Et du coup, des niveaux très orsies, que ce soit pour Hermès ou d'autres,
15:08qui permettent de faire des choses que ce soit en dividende ou éventuellement faire des acquisitions plus tard.
15:14Je reviens à votre point sur les différentes dynamiques compliquées, modes et maroquineries.
15:20Joaillerie, il y a quelque chose d'assez défensif, avec une dynamique de croissance qui est plutôt préservée.
15:25Je ne sais pas si c'est un serpent de mer, mais je sais que la question se pose de
15:28temps en temps.
15:29Est-ce que ça peut inciter un groupe comme LVMH à chercher à extraire cette valeur à un moment ?
15:35Alors, ils ont acheté Tiffany pour l'intégrer au groupe parmi leur portefeuille de marques.
15:41Alors, est-ce que les analystes, est-ce que le marché peut pousser à un moment un groupe comme LVMH
15:45à peut-être dissocier certaines activités qui pourraient être mieux valorisées
15:50que l'ensemble du groupe ne l'est aujourd'hui par le marché ?
15:54C'est une question qui revient effectivement régulièrement sur ce qu'ils peuvent faire.
16:01Est-ce qu'ils peuvent aller générer plus de valeur en externalisant certains segments ?
16:05À ce stade, eux n'en parlent pas du tout. Il y a eu quelques petits mouvements.
16:09Ils ont vendu la partie DFS, donc sur le travel retail.
16:15Distribution spécialisée, c'est ça ?
16:16Exactement, chinois. Donc, on voit des petits mouvements, mais à ce stade, eux n'en parlent pas du tout.
16:23C'est peut-être l'enjeu d'une nouvelle génération à la tête de LVMH.
16:28C'est aussi la seconde question qui revient le plus.
16:30Les deux étant peut-être liés. Qu'est-ce que ça vous inspire comme commentaire ?
16:35Alors, c'est le secteur du luxe, effectivement, mais plus globalement, l'enjeu, c'est cette saison de publication de
16:39résultats.
16:40Dans le contexte géopolitique qu'on connaît, on pourra y revenir, François.
16:43Mais est-ce que c'est une saison déjà à fort enjeu ou est-ce que non ?
16:48C'est plutôt les prochaines saisons qui vont être à fort enjeu.
16:51C'est sans doute plutôt les prochaines saisons.
16:53La saison en cours, elle risque d'être bonne.
16:55Quand on regarde les chiffres de consommation en mars, finalement, mis à part en Asie, où ça a été un
16:59peu touché,
16:59mais le reste tient très bien.
17:00Ça tient aux États-Unis, ça tient en Europe.
17:02On va avoir un impact qui va être très limité sur le mois de mars.
17:04Donc, finalement, la saison des résultats du Q1, elle va être bonne.
17:08Et quand on regarde les attentes, elles sont toujours assez bien orientées.
17:10Donc, il n'y a pas vraiment de sujet là-dessus.
17:12Et ça risque de marcher un peu comme d'habitude.
17:14C'est-à-dire que la saison des résultats, c'est un support pour le marché.
17:16Parce qu'on publie au-dessus des attentes aux États-Unis.
17:19On connaît le jeu mécanique de surprendre à la hausse sur le marché.
17:22Donc, ça risque d'être globalement quand même assez bien accueilli parce que c'est toujours une bonne nouvelle.
17:26Mais la focale, ce n'est pas ça. La focale, c'est les guidance qui vont être données.
17:30Ou non données d'ailleurs, parce que je pense qu'ils vont prendre énormément de pincettes
17:33pour donner des chiffres précis sur leur forecast.
17:35Donc, on n'en saura sans doute pas beaucoup plus à la fin.
17:37On va attendre de voir. C'est ce qu'ils vont nous dire.
17:39On va attendre de voir la durée du conflit, l'impact, etc.
17:42Ce que nous disent les banques centrales de la même façon.
17:44Bref, tout le monde dit la même chose.
17:45Personne ne sait.
17:46Donc, au final, on risque d'avoir une saison qui va être de bonnes factures,
17:49États-Unis comme Europe.
17:51Et ça risque d'être plutôt quand même un support au marché,
17:54même si ça ne va pas du tout lever les incertitudes sur les guidance expostes.
17:59Support au marché, dans le cas européen, c'est un support et un soutien
18:03qu'on attend depuis plusieurs années.
18:04C'est-à-dire que ça fait au moins trois ans consécutifs.
18:07Ce n'est pas drôle.
18:08Non, mais ça fait trois ans consécutifs qu'on part chaque année avec un peu d'optimisme.
18:12C'est la nature des intervenants de marché, des analyses, des gérants actions,
18:16d'essayer de viser la croissance pour arriver à zéro.
18:21Donc, toute la performance du marché européen depuis trois ans se fait sur une logique d'expansion de multiples.
18:26Et on partait au début de cette année 2026 en se disant que cette fois, c'était la bonne.
18:31Il y allait y avoir aussi cet accompagnement de la croissance bénéficiaire
18:34pour permettre une performance à nouveau des marchés européens.
18:38Alors oui, bien sûr, on a vécu trois ans sans croissance de earnings.
18:41On sait pourquoi.
18:42La hausse des prix d'énergie, le conflit, la hausse de l'euro derrière, etc.
18:44Donc, il y a des raisons qui expliquent le pourquoi.
18:46A priori, en 2026, on était parti pour avoir enfin une saison de normalisation
18:52et des croissances de bénéfices autour de 10% en fonction des indices en Europe.
18:56Ce qui était enfin une bonne nouvelle.
18:57Et ce qui pouvait justifier l'expansion des multiples qu'on connaissait
19:02et l'espèce de regain d'attrait d'activité de la zone européenne pour les investisseurs internationaux.
19:08Voilà, là, on subit potentiellement un coup d'arrêt, mais peut-être que potentiellement.
19:14Je ne suis pas sûr qu'il fallait voir forcément toujours le verre à moitié vide,
19:17qu'il fallait tout le temps être pessimiste.
19:19Ce n'est pas forcément la fin du monde au coin de la rue.
19:21Non, il y a des raisons.
19:22On peut en parler de manière en détail, mais il y a des raisons pour lesquelles
19:25on peut espérer que cette crise en zone euro ne soit pas une crise systémique
19:31comparable à 2022.
19:32La hausse des prix du gaz n'a rien à voir avec 2022.
19:35Le nucléaire n'a rien à voir avec 2022.
19:36Le TTF est revenu d'ailleurs sur les niveaux d'avant le déclenchement du conflit.
19:39Vous pouvez même se dire, je regardais ça avant de ce matin pour tout à fait une autre raison,
19:43mais par rapport au 15 janvier 2025, donc il y a un peu plus d'un an,
19:47les prix du pétrole en zone euro sont flat, quasi flat.
19:51Les prix du gaz sont 11 à 12% inférieurs.
19:54Est-ce qu'on était dans une période de récession au début d'année 2025 ?
19:57Non.
19:58Est-ce qu'on va aller en récession demain ?
19:59Non plus.
20:01Évidemment, si on n'a pas de problème de pénurie, il est là l'enjeu.
20:04Et si le marché a raison dans ses prévisions et de dire que cette crise va avoir un terme
20:10et on va réouvrir le Détroit de manière plus ou moins complète, à horizon visible,
20:14et on n'aura pas de problème d'approvisionnement en Europe en tout cas,
20:18c'est à peu près ce que nous raconte le marché aujourd'hui.
20:21Si on est dans ce cas-là, ce n'est pas un drame pour la croissance européenne
20:24et ce ne sera pas un drame non plus pour l'inflation
20:27et donc ce ne sera pas un drame non plus pour la Banque Centrale Européenne.
20:31Et donc on pourrait avoir le scénario qu'on est ce qu'on est en début d'année,
20:34peut-être un peu moins bon, évidemment.
20:35Oui, je comprends.
20:36Mais peut-être pas non plus le zéro.
20:38On peut retrouver quand même ce chemin-là encore.
20:40En tout cas, on peut avoir encore un certain opportunisme
20:42si jamais on est dans le scénario d'écrire.
20:44Évidemment, si on est en pénurie dans un mois et demi,
20:46et ce n'est pas la même chose.
20:47On en reparlera.
20:50Le cas européen, dans quelle mesure il est intact du cas d'investissement ?
20:55Je parle bien sûr, Nicolas.
20:57Et est-ce qu'effectivement, cette idée de résilience,
21:01qui accompagne les marchés, les investisseurs depuis des années maintenant,
21:04face à la succession de crises, à une fréquence toujours plus rapide,
21:08l'accumulation, l'empilement des chocs,
21:11c'est vrai qu'on a toujours tendance à voir les risques,
21:13quand même en premier effet.
21:16Et on s'aperçoit en deuxième tour que souvent,
21:19tous les risques ne se matérialisent pas
21:20et que les agents économiques arrivent à offrir une bonne résilience.
21:24On est encore dans cette idée-là.
21:27Alors, regardons du point où nous sommes.
21:30Puisque, bon, vous êtes un peu plus constructif,
21:33mais on est revenu à un niveau où les indices boursiers
21:36sont quand même quasiment proches de leur top.
21:38Oui.
21:40Donc la question, c'est est-ce que ça peut aller plus haut sur base de maintenant ?
21:43Tout le monde pense que la crise politique, géopolitique, est derrière nous.
21:50Alors, par rapport à votre question sur le plan européen,
21:54quelques éléments pour lier aussi à votre réponse détaillée.
21:59Où investir en Europe ?
22:03Ou dans quel secteur je devrais investir en Europe ?
22:06On n'a pas vraiment envie d'investir dans le luxe.
22:10Il y a peut-être d'autres choses à faire.
22:11Il y a peut-être d'autres choses à faire.
22:12Alors, j'ai compris que Grégoire est devenu l'expert des 5e mois.
22:16Mais, voilà, je me renseigne.
22:17Sur le luxe, vous avez très bien exposé,
22:21c'est un secteur qui était très porteur pour la bourse européenne,
22:24qu'il est moins aujourd'hui.
22:26Alors, on regarde d'autres secteurs.
22:27Le secteur automobile, dévasté, très attractif.
22:31Mais honnêtement, beaucoup de raisons nous laissent assez prudents.
22:38et font qu'on n'a pas envie d'investir dans le secteur automobile.
22:41Et je peux y grainer comme ça certains secteurs.
22:42Je ne dis pas qu'on n'a pas de convictions.
22:44Il y a des convictions.
22:45Les utilities en font partie.
22:47Mais quelque part, aujourd'hui,
22:49il est vrai que les secteurs sur lesquels on a envie d'être positifs,
22:53pour nous, aujourd'hui, c'est d'abord le secteur de la technologie.
22:57Et s'il y a un point qui me semble important dans les résultats à venir,
23:01c'est les résultats des valeurs technologiques,
23:05tant software que hardware,
23:07puisque là, c'est une logique et des inquiétudes
23:09qui sont indépendantes du conflit
23:11et qui ont été soulevées au début de l'année.
23:13Totalement.
23:14Mais donc, si je regarde de l'Europe,
23:16et bien si je regarde en Europe,
23:17c'est vrai que, quand je regarde les secteurs,
23:19il y a le secteur bancaire.
23:21Et à part le secteur bancaire et le secteur...
23:23Ça reste un secteur intéressant, effectivement, le secteur bancaire,
23:27qui est un peu corrigé, quand même, pendant le...
23:29Qui est un peu corrigé, mais pas énormément,
23:30mais il est vrai que la question pourrait se poser
23:32si on a un peu de hausse de taux,
23:35une coupe qui se repentifie,
23:36des marges qui se refont,
23:37c'est peut-être un secteur intéressant.
23:39Mais par rapport au cas d'investissement européen,
23:42la question que je me pose déjà,
23:43d'un point de vue bottom-up et sectoriel,
23:45c'est y a-t-il de nombreux secteurs
23:47sur lesquels j'ai envie d'être positif ?
23:48Oui, j'entends.
23:48Et il me semble qu'il y a peu de secteurs
23:51sur lesquels on a envie de crier
23:53et d'être super positif,
23:54donc d'un point de vue bottom-up.
23:55C'est vrai, sectoriel,
23:57les secteurs du luxe,
23:58les secteurs de l'automobile,
24:00beaucoup de ce secteur-là
24:01ne sont pas aujourd'hui des secteurs
24:03sur lesquels on a envie d'investir.
24:05Du côté top-down maintenant,
24:07il me semble que cela reste une zone
24:11quand même, je dirais, fragile.
24:16Aujourd'hui, la zone euro
24:19est quand même la seule zone monétaire
24:21où potentiellement la Banque Centrale Européenne
24:22se pose la question de monter les taux
24:24avec la Bank of England.
24:27Donc ça peut-être être positif
24:28pour le secteur bancaire,
24:29mais pour d'autres actions,
24:32ça sera peut-être un peu plus compliqué.
24:34secteur assurantiel
24:35ou le secteur de l'immobilier.
24:38Donc, on est dans une situation
24:39où l'inflation,
24:40même si ce n'est pas comparable,
24:41bien sûr, en 2022,
24:42il y a quand même une inflation
24:43qui est durablement au-dessus des 2,5.
24:45C'est donc un environnement
24:46où la Banque Centrale monte les taux.
24:47Donc, voilà.
24:51Honnêtement...
24:51Donc, le schéma de début d'année
24:53ou le scénario de début d'année
24:54qu'on avait pour l'Europe,
24:55il s'est quand même...
24:57Passablement dérégler, vous dites alors.
24:58Alors, moi, je dis, en effet,
25:00je suis en désaccord
25:00avec un peu ce qui était dit.
25:01C'est-à-dire que moi,
25:02je ne trouve pas que ce soit super positif.
25:04Je trouve que d'un point de vue
25:07environnement macroéconomique,
25:08monétaire et budgétaire,
25:10l'environnement n'est pas très rassurant.
25:12Puisque potentiellement,
25:13du resserrement monétaire,
25:14peu d'assouplissement budgétaire,
25:16un plan allemand
25:16qui tarde à se matérialiser,
25:19des secteurs qui ne sont pas,
25:21pour moi,
25:21qui ne sont pas super attractifs,
25:23peut-il y avoir un rebond ?
25:24Peut-être.
25:25Mais quand je regarde aussi
25:26les niveaux de valorisation,
25:27corrigez-moi si je me trompe,
25:29mais je regarde depuis le début de l'année,
25:31l'Europe fait encore mieux
25:32que les Etats-Unis.
25:33En local.
25:35Oui, oui, oui.
25:37Alors moi, aujourd'hui,
25:37la crise a remis un peu
25:38les compteurs à zéro quand même.
25:40Oui, mais quand même.
25:41Et donc, moi, aujourd'hui,
25:42si le conflit venait à être résolu,
25:47sur quelle zone je préférerais
25:48retourner en priorité,
25:50ce sont les Etats-Unis
25:51et les pays émergents.
25:52qui, pour moi,
25:54sont des niveaux plus attractifs,
25:56portés par des convictions
25:57de long terme,
25:59notamment la conviction
26:00long terme liée à la technologie,
26:01qui, pour moi,
26:02reste une conviction
26:03que nous avons sur le long terme,
26:05qui est portée
26:05par la révolution
26:06de l'intelligence artificielle,
26:07qui continue à être
26:09extrêmement soutenue
26:10par des résultats de qualité.
26:12Je pense aussi
26:12des résultats qui vont venir,
26:13qui vont être intéressants,
26:15des guidance
26:15qui sont intéressants.
26:16et cette dynamique
26:17de long terme technologie,
26:18pour moi,
26:18elle est plutôt supportive
26:19pour des pays
26:20comme les Etats-Unis,
26:22pour des pays
26:22comme Taïwan,
26:23pour des pays
26:24comme les pays émergents.
26:26Donc, tout le thème
26:27reprise cyclique européenne,
26:29souveraineté,
26:30infrastructure,
26:31c'est bien,
26:31mais ça ne vaut pas
26:33le thème de la tech
26:34à travers les Etats-Unis
26:36et l'Asie.
26:36Investir sur l'autonomie européenne,
26:37oui,
26:38mais est-ce que moi,
26:39je suis du camp
26:40de dire
26:40l'Europe va...
26:41On est dans un environnement
26:42où moi,
26:43j'ai envie de racheter l'Europe.
26:44La réponse pour moi est non.
26:45Vous dites la même chose, François,
26:46ou c'est deux versions
26:47quand même un peu différentes ?
26:48Je ne suis pas en désaccord
26:49avec ce qui vient de dire
26:50sur la tech américaine.
26:51Ce n'était pas le sujet.
26:52Non, non,
26:52ce n'était pas la question.
26:53C'était pas !
26:54Non, non, mais je sais.
26:55Ce n'était pas la question au départ.
26:57Donc, je ne suis pas en désaccord
26:58avec la tech américaine.
26:59Il y a eu un re-rating
27:00qui a été très violent
27:01sur la tech américaine,
27:02spécialement sur les softwares.
27:03Donc, on a des niveaux de valo
27:05qui étaient sans doute
27:07déraisonnables
27:07à un certain point
27:08de l'année 2025.
27:10Ça ne l'est plus maintenant.
27:11On voit quand même
27:11que le désaveu
27:12versus le software
27:13et donc cette problématique
27:14liée à l'IA
27:16n'est toujours pas réglée
27:17dans le marché.
27:17Il y a encore une crise
27:18de confiance sur ce paramètre-là.
27:20De l'autre côté,
27:20on a un parti hardware
27:21qui cartonne complètement.
27:23Donc, il faut bien choisir
27:24son sous-segment
27:25dans la tech américaine,
27:26mais globalement,
27:27sur la tech américaine,
27:28je ne suis pas en désaccord
27:28avec ça du tout.
27:29Et je ne dis pas
27:29que les Etats-Unis
27:30et que les marchés américains
27:31vont baisser.
27:33Ce n'était pas en opposition
27:34par rapport à l'Europe.
27:35Est-ce qu'on est
27:37dans une crise européenne
27:39et est-ce que les indices européens
27:41sont à risque aujourd'hui
27:43si on se projette
27:44à horizon fin d'année ?
27:46Après, je lutte souvent
27:48contre l'European bashing
27:49ou le French bashing.
27:50Ah bah tous,
27:51on en est là,
27:51bien sûr, François.
27:53Parce que je pense
27:54que structurellement,
27:55la zone n'est plus
27:56dans le même état
27:56qu'elle l'était en 2022.
28:00et que la zone
28:01ne se porte pas si mal que ça.
28:02Un autre exemple,
28:03c'est qu'on a
28:05une épargne excellentaire
28:06au sein de la zone euro
28:07qui est très importante.
28:09On dit toujours
28:10que les Etats-Unis consomment
28:11et l'Europe consomme
28:12beaucoup moins.
28:13quand je compare les derniers chiffres,
28:15on est à 4% à peu près
28:16de consommation totale,
28:18donc prix plus volume
28:19aux Etats-Unis.
28:20On est exactement
28:21la même chose
28:22en zone euro.
28:23En France,
28:24on est à 4% uniquement
28:25en volume.
28:26On est quasiment
28:26à 6%,
28:27tout compris.
28:29Le tourisme se porte
28:30extrêmement bien,
28:31le nucléaire marche très bien.
28:32Il y a plein de raisons
28:33qui font qu'on n'est pas
28:36dans un scénario du pire
28:38forcément en Europe.
28:39Je ne dis pas
28:39qu'on va faire mieux
28:40qu'aux Etats-Unis,
28:40je ne dis pas
28:41que le marché européen
28:41c'est le meilleur marché
28:42pour les années.
28:42Non, mais c'est un peu
28:43quand même l'idée
28:44qu'on avait en début d'année
28:46encore, François.
28:47On partait avec l'idée
28:48Europe over US,
28:50la tech US
28:51suscitait un peu plus
28:52de défiance,
28:53de méfiance, etc.
28:53On ne va pas changer
28:54de monde du jour au lendemain,
28:55on ne va pas avoir
28:55une zone européenne.
28:56Donc on revient dans quelque chose
28:56dans une hiérarchie
28:57un peu plus naturelle.
28:58On ne va pas avoir
28:58des returns en écoutant
28:59en Europe qui vont être
29:005 points au-dessus
29:00des Etats-Unis,
29:01ça ne va pas arriver demain.
29:02Maintenant,
29:02si la question c'est
29:03est-ce que les marchés européens
29:04vont être sans doute
29:06potentiellement plus élevés
29:07en fin d'année que maintenant,
29:08je pense que la probabilité
29:09est supérieure à 50%
29:10pour ce scénario-là.
29:11Très clair, très clair.
29:13Ariane, si je reviens
29:13sur les résultats,
29:14alors on parlait de la tech,
29:15là je veux bien
29:15le carton de la tech,
29:17comment ça se traduit
29:18dans les chiffres d'un ASML ?
29:20Faut-il le rappeler
29:21qui est quand même
29:22une de nos pépites
29:23technologiques européennes
29:25avec une position
29:26quasi monopolistique
29:27sur ces machines
29:28de lithographie
29:29pour le secteur
29:30des semi-conducteurs ?
29:32Écoutez,
29:32ça se passe toujours
29:33très bien pour
29:34effectivement
29:34toute la sphère tech
29:36et la sphère semi-conducteur
29:37en particulier
29:38pour ces équipementiers.
29:39ASML,
29:41j'oublie encore
29:41des excellents chiffres
29:43et puis,
29:44comme on l'a vu ce matin,
29:45relève une nouvelle fois
29:46ces guidance,
29:47on passe de 11-12
29:48à 15% de croissance
29:50sur l'année,
29:50ce qui est quand même
29:51très encourageant
29:52et qui montre
29:52qu'ils ont une excellente visibilité.
29:54Il faut voir d'ailleurs
29:55en tête
29:55que cette augmentation
29:57de guidance,
29:59elle se fait
30:01avec une dose
30:02de prudence
30:03sur ce qu'ils vont pouvoir
30:04faire avec la Chine.
30:05Oui, c'est ça.
30:05Comme Nvidia
30:06ou d'autres acteurs
30:07du secteur,
30:08il y a des contraintes
30:09sur le marché chinois
30:10pour ne pas dire plus
30:12qui leur empêchent
30:13d'avoir une visibilité
30:14sur ce qu'ils vont
30:14être capables
30:15de vendre ou pas
30:15là-bas sur place.
30:16Donc clairement,
30:17toute la sphère
30:18de CAPEX,
30:20d'investissement
30:20lié à l'intelligence
30:22artificielle continue.
30:24On voit que
30:25mois après mois,
30:26les attentes
30:27sont relevées.
30:27On discutait encore
30:28avec des experts
30:29la semaine dernière
30:30qui nous disaient
30:31que la croissance
30:33des CAPEX-IA
30:34devait être
30:34de 35%
30:35en début d'année
30:36et puis là,
30:36on pourrait peut-être
30:37être sur du x2.
30:38Donc voilà,
30:39ça ne s'arrête pas
30:41et clairement,
30:42ASML est un gagnant
30:44de ce mouvement.
30:45Après,
30:45on a la question
30:46de la valorisation
30:47évidemment
30:48et surtout
30:49quand on le met
30:50au regard
30:50de la sphère software,
30:52la sphère des logiciels,
30:55mais clairement,
30:57la visibilité
30:58qu'ils ont
30:59et le chemin
31:00à moyen-long terme
31:02est plutôt ascendant.
31:03Je reprends votre point
31:04sur le luxe
31:05et l'idée qu'à un moment
31:06on a pensé
31:07que le secteur
31:08était devenu acyclique
31:09tellement la demande chinoise
31:10ou tellement on avait
31:11un foyer de demande
31:12important en Chine
31:13et dans les émergents
31:14en l'occurrence.
31:15Il y a un peu ce parallèle
31:16avec ces boîtes
31:17de semi-conducteurs.
31:19On sait tous
31:19que historiquement
31:20ce sont des boîtes cycliques
31:21voire très cycliques.
31:22Ça peut être
31:23des mini-cycles
31:23très très rapides
31:24en fonction de votre positionnement
31:26des industries
31:28auxquelles vous répondez
31:29etc.
31:30Et c'est vrai
31:31que là,
31:31on a l'impression
31:31qu'il y a une demande
31:32infinie
31:33éternelle.
31:34Christophe Boucher,
31:34le patron d'ASML,
31:35le dit,
31:35on ne voit pas
31:36horizon humain
31:37visible
31:38d'affaiblissement
31:39de la demande
31:40et donc
31:40il y a toujours
31:41un problème d'offre
31:42là devant nous.
31:44Il faut garder en tête
31:45que ça reste
31:45à un moment
31:46des industries cycliques
31:47et qu'il y aura
31:48un moment cycliques
31:49aussi pour ces acteurs-là.
31:51Évidemment,
31:51c'est le secteur
31:53cyclique par exemple,
31:55le secteur
31:55le plus cyclique
31:56de la cote
31:57je dirais.
31:58Évidemment,
31:59aujourd'hui,
31:59on a des méga-tendances
32:02tirées par l'IA
32:03mais on peut avoir
32:04des forces de rappel
32:05sur toute la sphère IA,
32:06alors pas forcément
32:06sur l'ASML,
32:07on peut souvent avoir
32:09ce qu'on appelle
32:09du double ordering
32:11pour justement
32:12pouvoir
32:14sécuriser son stock,
32:15son flux.
32:15Exactement,
32:16ça, à un moment donné,
32:17ça peut se retourner.
32:18Quand on annule
32:19les deuxièmes commandes.
32:20Exactement,
32:20on l'a vu dans le cycle
32:20précédent
32:21et donc on n'est pas
32:22complètement à l'abri
32:23de ça à un moment donné.
32:24Donc aujourd'hui,
32:25je trouve que le mouvement
32:27qu'on a sur l'ASML
32:28qui baisse un petit peu
32:30est plutôt logique
32:32au contenu du...
32:33Je sais,
32:34le titre a intervenu
32:35sur les niveaux records.
32:36Exactement.
32:37On part de records.
32:38Et de ce point de vue-là,
32:39quand on regardait aujourd'hui
32:41l'ASML,
32:42se paye le double
32:43d'un SAP.
32:44Donc c'est vrai.
32:45Dans les logiciels.
32:46Dans les logiciels.
32:47Bon.
32:49Effectivement,
32:50ça montre bien le...
32:51Juste où on peut aller,
32:51à mon avis,
32:52ça peut respirer
32:53un petit peu
32:53à court terme.
32:54Oui, oui.
32:55Bonne question,
32:55effectivement, Nicolas.
32:56L'écart entre la partie
32:58semi-conducteur et software
32:59qui doit être un écart
33:01maximal,
33:02quasiment historique.
33:03Le SOX aux Etats-Unis
33:04est au plus haut,
33:05le software,
33:06l'indice des softwares
33:07doit être au plus bas
33:09pour grossir les choses.
33:10À un moment,
33:11il y a une force de rappel
33:12quand même ?
33:12C'est ce que je disais
33:13pour moi dans les résultats
33:14qui sont à venir.
33:15Ce sont les résultats
33:16que je vais scruter
33:17et que nous allons scruter
33:17avec le plus d'attention.
33:19C'est vraiment
33:20les résultats
33:21du secteur de la tech,
33:22notamment SAP,
33:23les softwares
33:24par rapport au hardware.
33:26On connaît la situation actuelle.
33:27Donc la question...
33:28Mais c'est un trimestre,
33:29une publication peut changer
33:30la perception de...
33:30Parce que
33:32le marché a eu l'air
33:33d'être assez définitif
33:35quand même dans...
33:35Non, non, non.
33:36Ce n'est pas une publication
33:36qui changera,
33:37mais l'évolution
33:39sur SAP,
33:40notamment...
33:41Il y a tout ce qui est
33:42sur le cloud
33:43qui va être regardé
33:43avec attention
33:45au niveau de la croissance
33:46là-dessus.
33:47Il nous semble quand même
33:48que ce sont des sociétés
33:49qui peuvent pas...
33:50Qui sont...
33:51Qui ont beaucoup souffert
33:52d'un point de vue performance.
33:53Mais on ne peut pas remplacer
33:54un système développé
33:57comme ça
33:58dans une entreprise,
33:59dans des grandes entreprises
33:59qu'il faut 2-3 ans
34:01pour implémenter
34:01un type de système
34:02par juste un outil.
34:04Ça, c'est pas vrai.
34:06Donc, à un moment donné,
34:07il y aura sans doute
34:08une force de rappel.
34:09Mais pour l'instant,
34:10nous, on est relativement
34:11assez prudents
34:13sur le secteur
34:14des software
34:14et on est très positifs
34:15effectivement
34:16sur le reste
34:17de la technologie.
34:18Mais c'est surtout
34:19au niveau de ces entreprises,
34:21on ne pense pas
34:21qu'on aura une réponse
34:22à toutes les questions,
34:23mais il nous semble quand même
34:24que ça va apporter
34:25un petit peu
34:27d'informations
34:28par rapport à ces niveaux
34:30de valorisation
34:30qui sont extrêmes.
34:32Qui sont quand même extrêmes.
34:33Et puis, il y a aussi
34:35les questions-là.
34:36Il y a eu
34:37le nouveau modèle
34:39anthropique
34:39qui, visiblement,
34:41a amené à une réunion,
34:42je crois,
34:43avec l'SNP.
34:44Et donc, il y a aussi
34:45un enjeu...
34:45Genre la question
34:46de la cybersécurité.
34:47Voilà, mais ça,
34:47c'est un sous-secteur
34:48qui est aussi important
34:48dans le secteur
34:49de la technologie
34:50aux États-Unis,
34:51qui est assez absent,
34:52je crois, en Europe,
34:53mais qui est assez présent
34:54aux États-Unis.
34:55Donc ça, c'est un secteur
34:56qui peut...
34:56On peut se poser
34:57ce qu'il va en bénéficier
34:58ou pas en...
34:58Mais il va en bénéficier,
35:00selon nous.
35:00Donc, même si c'est
35:02l'AI disrupteur,
35:03mais en même temps,
35:04ça va nécessiter
35:05davantage de sécurité.
35:07Donc, les thématiques
35:07comme la cybersécurité,
35:09les thématiques, évidemment,
35:10sur les hardware,
35:13hyperscaler,
35:13tout ça,
35:14vont rester très, très,
35:16je pense,
35:17positifs,
35:17supportifs
35:18pour le secteur de la tech.
35:19Et c'est vrai
35:20que c'est un environnement
35:20qui nous rend plus confortables
35:21sur les actions américaines.
35:23AI winners et AI losers,
35:25c'est une conversation
35:26qui va encore structurer
35:27cette année 2026,
35:29François ?
35:29C'est obligé,
35:30ce sont quand même
35:30des gros poids.
35:31Les indices,
35:32c'est majeur.
35:33Mais avec une perception
35:34qui peut évoluer,
35:36je voyais encore
35:36une publiciste
35:37qui publie,
35:38je veux dire,
35:38tout est au-dessus du secteur.
35:40Non, ce n'est pas le sujet.
35:40Ils font mieux que...
35:41Ben oui.
35:41Non, ce n'est pas le sujet.
35:43Ils investissent un milliard
35:44dans l'IA,
35:44c'est la boîte la plus digitale
35:46du secteur.
35:47Le marché n'en veut pas.
35:48Mais c'est assez rare
35:49comme comportement
35:51qu'on vit depuis plusieurs mois.
35:52Ça a commencé
35:53même en fin d'année dernière.
35:54Oui, à l'automne.
35:55Mais c'est assez rare
35:57de voir des révisions
35:57de earnings à la hausse
35:59sans arrêt
35:59et re-rating constant
36:01du marché.
36:03Et je ne pense pas
36:04que ce soit une saison
36:04de résultats en plus
36:05qui va foncièrement changer
36:06la façon dont le marché
36:08anticipe ses business models
36:09à horizon moyen-long terme.
36:11Et tant qu'il y aura
36:12ce doute-là
36:14sur la capacité
36:15de ses business models
36:16à résister à l'IA,
36:18aux disruptions
36:19qui vont venir,
36:20je suis d'accord.
36:21Il y a certains business models
36:21qui vont s'en sortir
36:22beaucoup mieux d'autre.
36:23La cybersécurité,
36:24sans doute.
36:25Il y a des sous-seignements
36:26qui devraient bien s'en sortir.
36:27Mais le marché doute là-dessus.
36:28Et donc,
36:29qu'est-ce qui va faire
36:30que le doute va être levé
36:31à un moment donné ?
36:34Aucune idée.
36:34Une preuve ?
36:35Une preuve de quelque chose ?
36:36Que les logiciels
36:37peuvent intégrer de l'IA
36:38et que c'est une bonne manière
36:39de procéder
36:40pour déployer l'IA
36:41dans les entreprises ?
36:41Mais ça ne sert à rien
36:42de se battre en fait.
36:43Je pense que ça ne sert
36:43à rien de se battre.
36:44Le marché n'en veut pas.
36:46Le marché n'y croit pas.
36:47Je ne pense pas
36:48qu'une saison de résultats
36:49va changer ça.
36:51Le marché est complètement
36:53orienté sur le hardware.
36:55Tant qu'on n'aura pas
36:56épuisé ce côté-là,
36:57vous dites ?
36:57Il n'y a pas de raison
36:58que ça change à court terme.
37:01Maintenant,
37:02le marché peut se switcher
37:03mais il faut qu'il se passe
37:04quelque chose.
37:04Il faut qu'il y ait un événement
37:05qui remette en cause
37:08cette espèce de disruption potentielle
37:10de toutes les boîtes de software.
37:11On avait cru à un moment
37:12que les commentaires
37:13du patron d'NVIDIA
37:14disant que le marché
37:14se trompait complètement
37:16parce qu'il pourrait être
37:16ce genre de catalyse
37:17qui fasse que...
37:18Pas du tout.
37:20Je crois que c'est en tropique.
37:21Ils embauchent des ingénieurs software
37:23donc je me dis
37:23que même eux...
37:25C'est moins cher.
37:26C'est moins cher.
37:28Mais même eux,
37:29ils croient qu'il y a quand même
37:29un avenir dans ce genre de métier
37:31j'imagine.
37:32Si on se projette à...
37:34Tout dépend si on a un horizon
37:36à 1, 2, 3, 4, 3
37:37ou si on a un horizon
37:38à 3 ans.
37:39À 5 ans.
37:40Ce qui devrait être
37:41l'horizon classique
37:42quand on fait ce genre de métier.
37:43Est-ce que Microsoft
37:45qui est la boîte de software
37:46par excellence
37:47qui a le plus gros poids
37:47de l'indice
37:48à horizon 5 ans
37:49est-ce que ce sera plus haut
37:50vu le niveau de valo ?
37:51Je pense qu'on va tous
37:52être d'accord pour dire
37:52que oui, ça va être plus haut.
37:55En revanche,
37:55est-ce qu'à horizon 3 mois
37:56il faut jouer la thématique
37:57du software
37:58en vue de la dynamique
37:59du momentum du marché ?
37:59Ce n'est pas clair.
38:02Tout dépend de...
38:03Plus d'incertitude
38:04à court terme
38:05que finalement à long terme
38:06de ce point de vue-là.
38:06Tout dépend des acteurs.
38:07Microsoft,
38:07on est assez tranquille.
38:09En fait,
38:10je pense que ça dépend
38:11réellement des acteurs
38:14d'où la valeur
38:15du stock picking.
38:16Et moi,
38:16ça me fait clairement penser
38:17à une valeur française,
38:19téléperformance.
38:19je ne vais pas la citer.
38:20Bien sûr.
38:21Où pendant des années
38:22on s'est dit
38:23effectivement
38:25ils ont toujours
38:26de la croissance
38:26et encore aujourd'hui
38:27ils génèrent de la croissance
38:28de la croissance
38:29plus faible qu'avant.
38:31Mais le multiple
38:33de valorisation
38:33aujourd'hui
38:34il a moins de 4 fois
38:35les bénéfices.
38:36Incroyable.
38:36Donc j'espère
38:38qu'on n'aura pas
38:39ce sujet-là
38:40sur les softwares
38:40mais effectivement
38:41c'est un sujet
38:43de flux aussi.
38:44Et une boîte
38:44qui explique très bien.
38:45Alors il y a eu
38:46d'autres sujets
38:46chez téléperformance
38:47mais si on fait abstraction
38:48effectivement
38:49des affaires réputationnelles
38:51si je puis dire
38:51oui non mais c'est
38:52une partie importante.
38:54Mais c'est une boîte
38:55qui explique
38:55mais nous
38:55des évolutions
38:57ou des révolutions
38:58technologiques
38:59on les a toutes vues.
39:00On s'en est toutes
39:01on s'est servi
39:03de toutes ces révolutions
39:04pour développer
39:05notre business
39:05s'adapter.
39:06On est capable
39:07d'appréhender
39:09un nouveau virage
39:11technologique.
39:12mais le marché
39:12semble pas les croire
39:13encore aujourd'hui.
39:14Sur l'aspect
39:15plus global
39:16des résultats
39:16là pour refaire
39:17le point
39:17sur l'Europe
39:18j'imagine
39:19le secteur
39:19oil et gaz
39:20ça n'a pas de problème
39:21on peut réviser
39:21à la hausse
39:22sans attendre.
39:23Pour le reste
39:24on en est où
39:25effectivement
39:25des attentes bénéficiaires
39:27et quels sont
39:28les secteurs
39:29sur lesquels
39:29il y a le plus
39:29d'attentes aujourd'hui ?
39:30Est-ce qu'il y a déjà
39:31des révisions à la baisse
39:32qui pourraient être
39:33des signaux faibles
39:34Ariane
39:35ou est-ce qu'on est encore
39:35dans une position
39:36un peu de pause
39:37de ce point de vue-là ?
39:39Effectivement
39:40pour l'instant
39:40on attend
39:4113% de croissance
39:43bénéficiaire
39:43sur l'Europe
39:44pour 2026
39:46ça a été plutôt
39:47même révisé
39:48à la hausse
39:48jusque-là
39:49ce qu'on disait
39:50aussi tout à l'heure
39:52pour le premier trimestre
39:53on attend 3%
39:55je ne sais pas
39:56si on aura
39:56la réponse
39:57sur les premiers trimestres
39:59parce qu'on n'aura pas
39:59encore de guidance
40:00qui sera donné
40:01dès le premier trimestre
40:02ils seront peut-être
40:03plutôt donnés
40:03au deuxième trimestre
40:04d'autant plus
40:05qu'on est vraiment
40:05en ce moment
40:06en plein cœur
40:08de la guerre
40:09donc les impacts
40:09on ne les verra pas
40:10du tout
40:10au premier trimestre
40:11en termes de secteur
40:14évidemment
40:14Oil & Gas
40:15va être revu
40:16et déjà revu
40:17à la hausse
40:18ce n'est pas compliqué
40:19d'implémenter
40:19dans son modèle
40:22le prix du pétrole
40:24les utilities
40:25aussi
40:25devraient en bénéficier
40:27toute la sphère commodité
40:28finalement
40:30en bénéficie
40:31clairement
40:31après
40:32l'impact
40:33l'autre secteur
40:35qu'il faudra regarder
40:35et nous
40:36on en a quelques-unes
40:37dans les sociétés françaises
40:38c'est en fait
40:38toute la sphère
40:38électrification
40:39qui en fait
40:41bénéficie
40:41de ce souffle
40:42IA
40:42alors que ce soit
40:43avec des sociétés
40:44comme Le Grand
40:45Schneider
40:46qui ont quand même
40:47des chiffres d'affaires
40:48significatifs
40:49dans la thématique
40:50pour moi
40:50ça continue
40:51à aller dans le bon sens
40:52et puis
40:53on peut aller jusqu'au
40:54cabli aussi
40:54comme Nexans
40:55ou Prisman
40:55bien sûr
40:56Le Grand
40:56c'était 0% d'activité
40:58dans les data centers
40:59il y a peut-être
41:00une demi-douzaine d'années
41:02à peine
41:02c'est plus de 20%
41:03du chiffre d'affaires
41:04aujourd'hui
41:04c'est quand même des boîtes
41:05qui ont capté
41:05là aussi
41:05une partie de la valeur
41:06il nous reste 5 minutes
41:07je me tourne vers vous
41:08Nicolas et François
41:09les banques centrales
41:10donc ça y est
41:11ça revient
41:11dans 15 jours
41:12BCE
41:12Banque d'Angleterre
41:13Réserve fédérale américaine
41:15oui
41:16est-ce qu'on peut imaginer
41:18si on se focalise
41:19à nouveau
41:19sur le scénario
41:20de début d'année
41:20pour 2026
41:21est-ce qu'il y a encore
41:22une possibilité
41:23que la Fed
41:24baisse ses taux
41:24que le prochain mouvement
41:25de la Fed
41:25soit une baisse de taux
41:26et est-ce que la Fed
41:27peut
41:27est-ce que la BCE
41:29peut nous épargner
41:30une double peine
41:32c'est-à-dire un choc énergétique
41:33couplé à un choc monétaire
41:34alors
41:36discussion de banque centrale
41:37elle a été intéressante
41:38je vais donner mon point de vue
41:39mais je pense qu'il y a
41:40un point encore plus intéressant
41:41c'est les taux longs
41:41sur les banques centrales
41:43allez-y sur les taux longs
41:45pour moi
41:46le plus important
41:47sont les taux longs
41:48pourquoi
41:49parce que si vous regardez
41:51le bilan
41:51d'un mois et demi de guerre
41:54on revient quasiment
41:55au top partout
41:57si quelqu'un était parti
41:58deux mois en vacances
41:59il revient après
41:59deux mois en vacances
42:00on le voit pas sur un graphique
42:01c'est pas si
42:02c'est pas si clair
42:03il y a
42:04vraiment
42:05un point matériel
42:06qui a changé
42:07ce sont les taux longs
42:09les taux longs
42:1030 ans allemands
42:10au plus haut niveau
42:11depuis 2011
42:12le taux long
42:1330 ans
42:14anglais
42:16qui est proche
42:17des 5%
42:18bah
42:19oui
42:20le 10 ans
42:20anglais
42:2110 ans
42:22voilà
42:24ce sont des niveaux
42:25de taux
42:26qui sont préoccupants
42:28qui sont préoccupants
42:29et donc
42:31le fait
42:32qu'on ait quand même
42:32des taux longs
42:33qui dérapent
42:34alors il y a des raisons
42:35on sait qu'il y a eu
42:36d'abord un aplatissement
42:37maintenant ça se repentifie
42:38mais le niveau général
42:39de taux
42:39c'est plutôt un niveau
42:40normalement pour acheter
42:41c'est une opportunité
42:42pour l'investisseur
42:44et ça peut se jouer
42:45parce que c'est vrai
42:45qu'aujourd'hui
42:46en niveau de rendement
42:47on a un environnement
42:49ce n'est pas arrivé
42:50depuis longtemps
42:50pour un allocateur d'actifs
42:51où le rendement
42:52à attendre
42:53d'une obligation allemande
42:54est quand même
42:55super attractif
42:56par rapport à ce qu'est
42:57une obligation du crédit
42:58ou même du equity
42:59regardez juste le prix
43:00de l'obligation 100 ans
43:03autrichienne
43:04qui est à 29
43:05qui est à 29
43:07donc ça paraît
43:08super attractif
43:09mais au-delà du fait
43:10que ça peut être
43:11une opportunité
43:12peut-être pour revenir
43:12sur la duration
43:13c'est quand même
43:14un signal à suivre
43:14notamment pour les banques centrales
43:16et pour les investisseurs
43:17et pour les états
43:17et vous dites
43:18c'est pas soutenable
43:18c'est pas des niveaux soutenables
43:19dans le temps
43:20sans que ça ait des conséquences
43:21ça commence à être problématique
43:23ça commence à être problématique
43:26quand on a des niveaux généraux
43:28quand on a des déficits
43:29qui peuvent être à 4-5%
43:32et quand on a des élections
43:33qui vont venir
43:35élections
43:35alors cette année
43:36c'est calme
43:37mais il y a quand même
43:37au Royaume-Uni
43:38des élections
43:40locales
43:41avec potentiellement
43:42des discussions
43:43sur le chancelier
43:44pour savoir
43:44s'il sera maintenu ou pas
43:46et puis après
43:46l'année prochaine
43:47on sait que c'est une année
43:48super importante
43:49d'élections en Europe
43:50tant évidemment
43:52sur France
43:53en France
43:54et donc
43:56de ce point de vue là
43:57le niveau général de taux
43:58est problématique
43:59donc avec ce niveau général
44:01de taux long
44:02la Banque Centrale Européenne
44:03a la place quand même
44:04pour faire une ou deux hausses
44:05Christine Lagarde a dit hier
44:06qu'elle n'avait pas prise
44:07sa décision
44:08que la décision n'était pas prise
44:09moi il me semble
44:10qu'elle ne va pas monter
44:11au mois d'avril
44:11ce qui aurait du sens
44:12c'est de venir en juin
44:13avec les révisions de projections
44:15elle peut faire une ou deux hausses
44:17le marché
44:19tiendra
44:19moi ce que je surveillerais
44:21avec attention
44:21c'est le niveau général
44:23des taux longs
44:24François
44:25les taux longs
44:26ça s'achète là ?
44:28ça dépend qui on est ?
44:30non
44:32si vous êtes un assureur
44:34bah oui
44:35ouais mais bon
44:35on est passé dans un monde
44:40géopolitiquement instable
44:41et inflationniste
44:42depuis quelques années
44:43on est plus dans le monde
44:46structurellement
44:47des inflationnistes
44:48qu'on a connus
44:48jusqu'au Covid
44:51et on est en plus
44:52dans un monde
44:52de domination budgétaire
44:53et fiscale
44:54très fort
44:54c'est-à-dire qu'on rejette
44:56toute probabilité de récession
44:57dans l'ensemble des pays développés
44:58et dès qu'on a une problématique
44:59on fait l'échec
45:01ce qu'on fait encore
45:01cette fois-ci
45:02on est en train de subventionner
45:03les prix à la pompe
45:04dans tous les pays européens
45:05et même la France
45:06qui ne voulait pas le faire
45:06parce qu'on n'a pas la place
45:09budgétaire pour le faire
45:10mais finalement
45:10on aurait bien qu'on va peut-être
45:11être sans doute les derniers
45:12à craquer
45:12mais on va craquer aussi
45:13en Asie ils ne font pas du tout ça
45:14en Asie ils font l'inverse
45:15c'est la demande qui est réduite
45:17chez nous on subventionne la demande
45:19tant qu'on est toujours
45:20dans ce paradigme-là
45:21de risque inflationniste important
45:23parce que tensions géopolitiques
45:25parce que tensions
45:26sur les matières premières
45:26parce que domination budgétaire
45:29importante
45:29il n'y a pas vraiment de raison
45:31que les taux lents baissent
45:32et donc dans ce contexte-là
45:34est-ce qu'on est très acheteurs
45:35de taux lents ?
45:35Est-ce que ça peut revenir un peu
45:36après la hausse qu'on a connue ?
45:38Sans doute un peu
45:38est-ce que la banque centrale européenne
45:41peut monter un peu moins
45:41les taux que ce qui est passé aujourd'hui ?
45:43Oui
45:43Est-ce qu'en revanche
45:44le monde obligataire
45:45a énormément d'attraits
45:46je parle du monde obligataire public
45:48énormément d'attraits
45:49à moyen long terme ?
45:50Pas énormément
45:51pas énormément
45:52On fait le rendement quoi
45:53au mieux
45:53Voilà
45:54mais la sphère privée
45:55est beaucoup mieux gérée
45:57est beaucoup mieux gérée
45:58est-ce que je préfère avoir
45:59si c'est le risque
46:00à yield
46:00avec 3% de défaut
46:02ou est-ce que je préfère
46:03acheter une obligation
46:04à 30 ans allemand ?
46:04Non je préfère acheter
46:05une obligation à yield
46:07à 5 ans
46:07j'ai plus de visibilité
46:08je suis moins endetté
46:09et ma probate défaut
46:10elle n'est pas forcément
46:11beaucoup plus forte
46:11Bon
46:12ce n'est qu'une confirmation
46:13de plus
46:13que le risque a quand même
46:14évolué
46:15et changé de camp
46:15et que l'actif sans risque
46:17tel qu'on le définissait
46:18il y a encore quelques années
46:19n'est plus forcément
46:20l'actif souverain
46:21Merci à vous trois
46:22Merci d'avoir été les invités
46:23de Pénètre Marché ce soir
46:24Ariane Hayat
46:25Edmond de Rothschild
46:26Asset Management
46:27Nicolas Forrest
46:27Candriam
46:28et François Rimeux
46:29Crédit Mutuel
46:30Asset Management
46:42Le dernier quart d'heure de Smart Bourse
46:43c'est le quart d'heure thématique
46:44dans le contexte actuel
46:46je vous propose de voir
46:47ou revoir l'interview
46:48de ces derniers jours
46:49qui était dédiée
46:51au cas d'investissement
46:52Iberdrola
46:53dans le contexte énergétique
46:54qu'on connaît bien sûr
46:55un acteur espagnol
46:56européen
46:5750% d'activité
46:59dans la production d'énergie
47:00notamment renouvelable
47:0150% dans l'infrastructure
47:03de réseau
47:03ça fait évidemment
47:04d'Iberdrola
47:05un acteur stratégique
47:06pour l'indépendance énergétique
47:08de l'Europe
47:08nous en parlions
47:09avec Marie-Lou Goeffon
47:09gérante financière
47:11chez Clartan Associé
47:16Alors effectivement
47:18l'énergie
47:19c'est un thème d'actualité
47:22Iberdrola
47:22c'est le leader espagnol
47:24de l'énergie
47:24mais c'est aussi
47:25l'un des plus grands
47:26groupes électriques mondiaux
47:28ils affichent une capitalisation
47:29boursière de 130 milliards d'euros
47:31et c'est une entreprise
47:32internationale
47:33présente dans des marchés
47:35comme l'Espagne
47:36le Royaume-Uni
47:37les Etats-Unis
47:37et le Brésil
47:38alors l'entreprise
47:40est née en 1992
47:41de la fusion
47:42entre deux compagnies
47:44hydroélectriques espagnoles
47:45qui avaient elles-mêmes
47:47été fondées au début du siècle
47:48donc c'est ainsi
47:49que Iberdrola
47:50a acquis une expertise historique
47:52dans la production
47:53d'électricité
47:54mais c'est vraiment
47:55par son choix
47:56de pionnier
47:57de la transition énergétique
48:00que Iberdrola
48:01a réussi à faire la différence
48:02puisqu'en fait
48:03dès le début
48:04des années 2000
48:05le groupe
48:06s'est dirigé
48:07vers les énergies renouvelables
48:09avant que ce ne soit
48:10une tendance généralisée
48:11et ça lui a conféré
48:12un avantage concurrentiel
48:14de telle sorte
48:15qu'aujourd'hui
48:16Iberdrola
48:16c'est 45 000 collaborateurs
48:18et 46 milliards d'euros
48:21de revenus
48:22On parlait tout à l'heure
48:23dans la partie précédente
48:24de l'émission
48:25de l'énergie
48:26et des besoins
48:27d'investissement
48:27en énergie
48:28un groupe comme Iberdrola
48:29c'est un groupe
48:30qui déploie des CAPEX
48:32records aujourd'hui
48:33Absolument
48:34C'est pour ça que
48:35Iberdrola
48:36ce n'est pas simplement
48:37un producteur
48:38d'électricité traditionnelle
48:39c'est un acteur stratégique
48:41de l'infrastructure
48:42énergétique mondiale
48:43Le groupe mène
48:45des investissements
48:45records
48:46qui sont notamment
48:47dirigés vers les réseaux
48:48et les réseaux
48:49constituent l'épine dorsale
48:51de l'infrastructure énergétique
48:53Comment s'équilibrent
48:54les grands métiers
48:55du groupe
48:56Iberdrola
48:56Marie-Lou ?
48:58Alors il y a
48:58deux métiers
48:59qui se complètent
49:00La première moitié
49:01des revenus
49:02c'est le transport
49:03et la distribution
49:05d'électricité
49:06ce sont en fait
49:06les réseaux électriques
49:08régulés
49:08c'est le cœur du modèle
49:09en quelque sorte
49:10ce sont les autoroutes
49:11de l'électricité
49:12qui acheminent l'énergie
49:14depuis les centrales
49:15jusqu'aux consommateurs
49:16par exemple
49:18aux Etats-Unis
49:19dans le Nord-Est
49:20ils ont avant-grid
49:21qui opère des réseaux
49:22dans des états
49:23très peuplés
49:24comme New York
49:25Alors la base
49:26d'actifs régulés
49:27c'est 51 milliards d'euros
49:28donc c'est tout à fait
49:29considérable
49:30et c'est ce qui assure
49:31la visibilité
49:32des revenus
49:32et l'autre moitié
49:34de l'activité
49:34en fait
49:35c'est la production
49:36et la commercialisation
49:38d'énergie
49:38et Iberdrola
49:40produit de l'électricité
49:41principalement
49:42avec des sources
49:43renouvelables
49:44il y a l'éolien
49:46le solaire
49:47beaucoup d'hydraulique
49:48aussi
49:48parce qu'ils ont
49:49des barrages
49:49donc par exemple
49:50ils ont en mer du Nord
49:52des parcs éoliens
49:53offshore
49:54en Espagne
49:55ils ont des centrales
49:57solaires d'envergure
49:58comme Nognes
49:58des balboas
49:59c'est l'une des plus
50:00grandes d'Europe
50:00donc ce qui nous attire
50:02chez Clartan Associé
50:03c'est cet équilibre
50:05entre les réseaux régulés
50:06et la production
50:07et aujourd'hui
50:08la production
50:09d'Iberdrola
50:09est 90% décarbonée
50:13quelles sont les grandes tendances
50:15de long terme
50:16qui portent
50:17l'activité d'Iberdrola
50:19mais l'activité du secteur
50:20en général
50:21et qui caractérisent
50:22aussi cette industrie
50:23de production
50:25et de réseau
50:26également
50:27Marie-Lou
50:28alors c'est une industrie
50:29qui est vraiment intéressante
50:31de notre point de vue
50:32d'abord parce qu'elle répond
50:33à un besoin essentiel
50:35et aussi parce que
50:36désormais
50:37la demande
50:38est en croissance structurelle
50:39notamment avec
50:41les besoins
50:42de l'intelligence artificielle
50:43en termes de digitalisation
50:45de data centers
50:46en fait
50:47tous ces nouveaux écosystèmes
50:48sont très gourmands
50:49en électricité
50:50il y a aussi
50:52l'électrification
50:52des transports
50:53la décarbonation
50:55de nos industries
50:56même les pompes à chaleur
50:58en fait
50:58contribuent
50:59à ce mouvement
51:00donc on a
51:02de nouveaux usages
51:02qui augmentent
51:03la consommation
51:04d'électricité
51:05à un moment
51:06où les états
51:07doivent investir
51:08dans les réseaux
51:08parce que les installations
51:09sont souvent insuffisantes
51:11et elles sont vétustes
51:13en moyenne
51:14elles ont plus de 50 ans
51:15donc
51:17c'est un métier
51:18qui ne consiste pas seulement
51:19à préparer l'avenir
51:20il faut déjà répondre
51:21aux enjeux
51:22du présent
51:23avec aussi
51:24cette visibilité
51:26qu'apporte cette industrie
51:27là je parle aussi
51:28à l'investisseur
51:28à la gérante
51:29d'actifs
51:30Marie-Lou
51:31on a
51:32vu long terme
51:34sur la récurrence
51:35des revenus
51:35d'un groupe
51:36comme Iberdrola
51:37par exemple
51:37oui
51:38alors c'est une caractéristique
51:40de l'industrie
51:40qui nous intéresse
51:41énormément
51:42en fait
51:43on a beaucoup
51:44de visibilité
51:45qui est offerte
51:45par les actifs régulés
51:47déjà parce que
51:48les tarifs
51:49sont fixés
51:49par les régulateurs
51:50nous avons
51:51la commission
51:52de régulation
51:53de l'énergie
51:53mais il y a
51:54également
51:55des équivalents
51:56aux Etats-Unis
51:56c'est la FERC
51:57qui est l'équivalent
51:59fédéral de régulation
52:00l'autre point
52:01c'est que les tarifs
52:02sont souvent indexés
52:03sur l'inflation
52:04donc ça préserve
52:05la valeur des actifs
52:07et puis
52:08la rentabilité
52:09des capitaux propres
52:10elle est garantie
52:11elle est contractualisée
52:13en fait
52:13c'est la base d'actifs
52:14qui sert d'assiette
52:15pour la rémunération
52:17et puis les contrats
52:18sont à long terme
52:19donc ça
52:19ça sécurise les revenus
52:21j'ajouterais aussi
52:22que c'est un métier
52:23qui a beaucoup
52:23de barrières à l'entrée
52:25ces actifs
52:26nécessitent
52:27des investissements
52:28importants
52:29on l'a vu
52:29pour être construits
52:30des décennies
52:31aussi
52:32il y a une expertise
52:34technique
52:34qui est difficile
52:35à répliquer
52:35et puis
52:36les relations
52:37avec les régulateurs
52:38se construisent
52:39dans la durée
52:40donc finalement
52:41c'est une industrie
52:42qui présente
52:42des caractéristiques
52:43défensives
52:44et qui a aussi
52:46un potentiel
52:47de croissance
52:47qu'est-ce qui distingue
52:49spécifiquement
52:49Iberdrola
52:50puisque c'est votre choix
52:51chez Clartan Associé
52:53dans cet univers
52:54dans cette industrie
52:54qu'est-ce qui distingue
52:55Iberdrola
52:56par rapport à ses concurrents
52:57alors nous avons
52:58spécifiquement choisi
52:59Iberdrola
53:00dans notre fonds
53:01Clartan Valeur
53:02parce que l'entreprise
53:03affiche
53:04une certaine
53:06qualité opérationnelle
53:07déjà
53:08elle affiche
53:08l'une des meilleures
53:09rentabilités
53:10de son secteur
53:11l'un des bilans
53:12les plus sérieux
53:13aussi
53:13et c'est
53:15vraiment fondamental
53:16dans l'industrie
53:17parce que ça
53:17permet cette planification
53:19des investissements
53:20et une allocation
53:21efficace du capital
53:22également
53:23nous constatons
53:25aussi que l'entreprise
53:26a un certain
53:26savoir-faire
53:27dans la gestion
53:28des opérations
53:29par exemple
53:30ils savent optimiser
53:32le prix de vente
53:33de l'électricité
53:34en gérant
53:35activement
53:36les barrages
53:36et le stockage
53:37alors si je peux
53:39donner un exemple
53:40pour souligner
53:42les défis du secteur
53:43et aussi les qualités
53:44d'Iberdrola
53:45on se rappelle
53:46qu'il y a
53:46exactement un an
53:48l'Espagne
53:49et le Portugal
53:49ont connu
53:50un blackout historique
53:51qui a quand même
53:52duré dix heures
53:53qui a été causé
53:54en fait par
53:55des incidents techniques
53:56et puis des
53:57surtentions en cascade
53:58de telle sorte
53:59que toute la péninsule
54:00ibérique
54:01s'est trouvée
54:02plongée dans le noir
54:03et les infrastructures
54:04paralysées
54:05alors cette crise
54:06elle a montré
54:08à nouveau
54:08l'importance
54:10d'avoir des infrastructures
54:11modernes
54:12et robustes
54:12cet enjeu
54:13de fiabilité
54:14et d'endurance
54:15du système électrique
54:16et elle a également
54:17renforcé
54:18la position
54:19d'Iberdrola
54:19car le groupe
54:20s'est montré
54:21très réactif
54:22dans sa communication
54:23dans sa coopération
54:24avec les enquêtes
54:25techniques
54:25donc ça a montré
54:27la valeur
54:28de son expertise
54:28ils sont sortis
54:30grandis
54:31c'est difficile à dire
54:31mais ils sont sortis
54:32grandis quand même
54:33de cette crise
54:33qui a frappé
54:34la péninsule ibérique
54:35en effet
54:35et puis c'est une crise
54:36qui n'est pas isolée
54:38par exemple
54:39aux Etats-Unis
54:39les interconnexions
54:41entre Etats
54:41sont très limitées
54:42donc ça fragilise
54:43beaucoup le réseau
54:44et au Texas
54:45en février 2021
54:46il y a aussi eu
54:47un blackout
54:48avec une très grande
54:49vague de froid
54:50comment est-ce qu'on n'a pas
54:51parlé de chiffres
54:52comment est-ce que tout ça
54:53se traduit en chiffres
54:54c'est quoi les quelques métriques clés
54:56qui vous paraissent pertinentes
54:57quand on regarde
54:58Iberdrola
54:59là aujourd'hui
55:01si on doit résumer
55:03en un chiffre
55:04cette histoire
55:05depuis 25 ans
55:07Iberdrola
55:08a multiplié
55:09par plus de 10
55:10sa capitalisation boursière
55:13plus récemment
55:14à l'automne
55:15le groupe a présenté
55:17au marché
55:17sa vision
55:18pour 2031
55:19avec des objectifs
55:20très ambitieux
55:21à deux chiffres
55:22de croissance
55:23de son résultat net
55:24sur les deux prochaines années
55:25et puis
55:26c'est un groupe
55:27qui est très prudent
55:28dans sa communication financière
55:30qui a l'habitude
55:30de dépasser ses objectifs
55:32donc de notre point de vue
55:34c'est un gage de confiance
55:35dans l'exécution du plan
55:36et la capacité
55:38de créer de la valeur
55:39qu'est-ce que ça apporte
55:40dans un portefeuille
55:41et plus précisément
55:42qu'est-ce que
55:42Iberdrola
55:43représente aujourd'hui
55:44dans un fonds
55:45comme
55:45Clartan Valeur
55:46un fonds flagship
55:47pour la société
55:48Clartan
55:49associée
55:50vous disiez
55:51effectivement
55:51market cap
55:52fois 10
55:53en 25 ans
55:54et puis un profil
55:56défensif
55:56d'entreprises défensives
55:58avec potentiel
55:59de croissance
56:01alors
56:01on a une position
56:02importante
56:03dans notre fonds
56:04Clartan Valeur
56:05dans Iberdrola
56:05c'est une position
56:06de 3%
56:07nous l'avons initiée
56:09ça le met dans le top 10
56:10par exemple
56:10oui tout à fait
56:11ça fait partie
56:12des entreprises
56:13qui comptent
56:14dans le fonds
56:15on a initié
56:16cette position
56:17à l'automne 2024
56:18et en fait
56:19depuis lors
56:20la performance
56:21cumulée
56:21du cours
56:22est de l'ordre
56:23de 40%
56:25aujourd'hui
56:26on envisage
56:26toujours Iberdrola
56:27comme une conviction
56:28de long terme
56:29parce que ça rentre
56:30vraiment dans l'épure
56:31de Clartan Valeur
56:33on l'a vu
56:33on a une certaine
56:34profondeur
56:35de gouvernance
56:36de management
56:36on a beaucoup
56:37de visibilité
56:38on a également
56:39un niveau
56:42de pricing
56:42qui reste raisonnable
56:43de notre point de vue
56:44avec du rendement
56:45donc beaucoup
56:46de qualité
56:47dans ce dossier
56:48et en synthèse
56:49c'est un dossier
56:50d'investissement
56:51qui nous permet
56:51de jouer en défense
56:52dans cet environnement
56:54énergétique
56:55particulièrement complexe
56:56tout en ayant
56:57des perspectives
56:58de croissance
56:59l'énergie au coeur
57:00plus que jamais
57:01au coeur des enjeux
57:02si je puis dire
57:03et effectivement
57:03la dernière crise
57:04en date
57:05dans le golfe
57:06nous le rappelle
57:07encore cruellement
57:08vue d'Europe
57:09merci beaucoup
57:09Marie-Lou
57:10Marie-Lou Guaiffon
57:11gérante financière
57:12chez Clartan Associé
57:13qui était avec nous
57:14l'invité de ce dernier
57:14quart d'heure
57:15pour décrypter ce cas
57:16d'investissement
57:17Iberdrola
57:17une interview
57:18comme les autres
57:19que vous retrouvez
57:19bien sûr en replay
57:20sur bismart.fr
57:21ou en podcast
57:22sur l'ensemble
57:23de vos plateformes
57:23d'écoute préférées
57:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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