- il y a 11 heures
Jeudi 19 février 2026, retrouvez Nicolas Sopel (Stratégiste en chef, Banque Privée Quintet), Jean-Philippe Richaud (Directeur général adjoint et directeur des équipes d'investissement, SWEN CP), Olivier Robert (Responsable de l'équipe Fixed Income, CPR AM) et François Rimeu (Stratégiste senior, Crédit Mutuel AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Spartebourg, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:14Vous le savez, tous les soirs, votre rendez-vous quotidien avec les marchés du lundi au vendredi de 17h à
00:1918h.
00:20Avec nos experts, on va tout décrypter sur ce qui se passe sur les marchés, macroéconomie, microéconomie,
00:26les valeurs, mais également quelles allocations, que faire pour ce début d'année.
00:31Bref, tout ce qu'il faut savoir pour vous aider à prendre les bonnes décisions pour votre poste de feuille
00:36et votre patrimoine.
00:37Alors au sommaire de cette édition, on va s'intéresser justement à la fin de l'inflation.
00:41Comment vont réagir les banques centrales ? C'est la question qu'on va poser dans quelques instants à nos
00:46experts.
00:46On parlera également bien évidemment de l'IA, peur sur les hyperscalers qui dépensent des tombereaux de milliards.
00:52On verra si ça passe ou si ça casse.
00:55Et puis enfin, dans le dernier quart d'heure, on verra comment on peut diversifier avec les infrastructures.
01:00Voici pour le sommaire Smart Bourse. C'est parti !
01:13On démarre tout de suite ce Smart Bourse avec tout ce qu'il faut savoir sur la planète marché.
01:18Avec vous, Pauline Gretel, bonsoir.
01:20Bonsoir.
01:20Focus France pour commencer. Le CAC 40 qui retombe sous les 8400 points.
01:25Oui, l'indice parisien est pénalisé par les résultats d'Airbus, poids lourd du CAC 40 qui décroche de 7
01:31% au cours de la séance.
01:33Je reviendrai juste après en détail sur ces résultats.
01:36Juste avant, hier, le CAC 40 était en mode double record avec un record en séance et un record en
01:41clôture à 8 438 points.
01:44Aujourd'hui, l'indice parisien se replie de près de 1% au cours de la séance.
01:49Ailleurs en Europe, la tendance est rouge aussi pour les autres grands indices.
01:53Et aux Etats-Unis, les indices ont ouvert en léger repli.
01:56Avant de passer au résultat, on s'intéresse au marché obligatoire, Pauline.
01:59Oui, le rendement américain à 10 ans s'établit aujourd'hui autour de 4,10%.
02:03En Europe, le rendement allemand de même échéance est toujours très stable, autour de 2,75%.
02:09Et puis, un mot des métaux précieux aussi.
02:12Pour rappel, hier, l'or et l'argent rebondissaient.
02:15Là, ils évoluent autour de l'équilibre avec une once d'or sur le seuil de 5 000 dollars.
02:19Enfin, un mot du bitcoin qui poursuit son repli et cède encore 2% au cours de la séance, autour
02:25de 65 000 dollars.
02:27On avait ça le temps pour les crypto-monnaies.
02:29Aux US, Walmart est à la une.
02:31Les résultats sont conformes aux attentes pour le quatrième trimestre de son exercice décalé 2026.
02:36Un trimestre soutenu par le bon de ses ventes sur Internet notamment.
02:39de 24%.
02:41Et cet essor, il est dû à l'intelligence artificielle.
02:44Le chiffre d'affaires progresse de plus de 5% sur la période à 190 milliards de dollars.
02:50Sur l'année, le chiffre d'affaires s'établit à plus de 710 milliards.
02:54Enfin, Walmart a récemment rejoint le club fermé des entreprises valorisées à plus de 1 000 milliards de dollars.
03:01Le titre est en hausse de 2,5% à l'ouverture.
03:04Quatorzième valeur qui a atteint le trion de dollars.
03:07En France, on revient sur Airbus.
03:09Oui, Airbus chute donc après ses résultats.
03:12Dans le détail, Airbus est pénalisé par des problèmes de livraison de ses moteurs par Pratt & Whitney.
03:18Le groupe est contraint d'abaisser ses perspectives de production.
03:20Concernant les objectifs de livraison pour 2026, ils sont records mais inférieurs aux attentes.
03:27Par exemple, Airbus vise une production d'A320neo, son avion le plus vendu, de 70 à 75 appareils par mois
03:35d'ici fin 2027.
03:36Actuellement, le rythme de production est de 60.
03:39Dans les autres gadins du jour, on a Renault qui cède 5%.
03:43Oui, dans un environnement qualifié de compliqué, Renault est à nouveau contraint d'abaisser ses prévisions de marge opérationnelle pour
03:492026,
03:50l'anticipant désormais à 5,5%.
03:52En 2025, l'an dernier, donc, la marge opérationnelle s'est établie à 6,3% après un record l
03:59'année d'avant à 7,6%.
04:02Dans le sillage de Renault, Stellantis cède 3%.
04:05Une baisse également sur Euronext.
04:07Oui, les investisseurs sanctionnent les dépenses opérationnelles supérieures aux attentes.
04:12Ils ne prêtent pas attention aux résultats meilleurs que prévus de l'opérateur boursier au quatrième trimestre.
04:18Enfin, la plus forte baisse du jour est attribuée à Eramet, or CAC 40 qui plonge de 20% après
04:25la publication de résultats annuels inférieurs aux attentes.
04:29Bon, on va passer aux désormais avec Orange.
04:31Oui, le titre Orange caracole en tête du CAC 40 en hausse de plus de 7% après la publication
04:37de ses résultats de 2025 et d'un nouveau plan stratégique.
04:41L'objectif de cash flow organique à horizon 2028 est jugé solide, tout comme l'objectif d'excédent brut d
04:47'exploitation.
04:48Alors, vous nous avez parlé d'Eramet à moins 20%, on a un titre à plus de 10%.
04:51Oui, or CAC 40, c'est donc Air France-KLM qui s'envole de 10% au cours de la
04:57séance.
04:57La compagnie aérienne française fait état de résultats supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre.
05:03De plus, malgré les tensions géopolitiques, Air France affiche un certain optimisme pour ses liaisons transatlantiques.
05:09Et on termine avec l'agenda de demain.
05:11Le rendez-vous de demain à ne pas manquer, ce sera la publication de la première estimation de la croissance
05:17américaine pour le quatrième trimestre.
05:19Toujours aux Etats-Unis, on attend également la publication de l'indice PCE et CORE-PCE pour le mois de
05:25décembre.
05:26Au-delà de ça, les PMI préliminaires de la zone euro et des Etats-Unis pour février sont attendus.
05:31Du côté des résultats, on attend ceux de Air Liquide, Danone ou encore Warner Bros.
05:36Merci Pauline, c'était très complet.
05:38Allez, tout de suite, on passe à nos experts.
05:50Tous les soirs, on décrypte ce qui se passe sur la planète finance avec nos experts, les experts du jour
05:55en plateau.
05:56On est ravis d'accueillir Olivier Robert. Olivier, bonsoir.
05:58Bonsoir Fabrice.
05:59Vous êtes responsable de l'équipe Fixed Income chez CPRAM.
06:02Petit nouveau dans l'émission. Bienvenue à vous.
06:04Merci.
06:05À vos côtés, Nicolas Sopel. Bonsoir Nicolas.
06:07Bonsoir Fabrice.
06:08Vous êtes stratégiste en chef de Quintet Private Bank, la banque privée, Quintet, voilà, en bon français.
06:14Et puis François Rimeux, bonsoir François.
06:16Bonsoir Fabrice.
06:16Stratégiste senior chez Crédit Mutuel Asset Management. Bienvenue à vous.
06:21Messieurs, juste avant d'attaquer l'inflation, peut-être la flamme de l'inflation,
06:25juste une réaction à ce qu'on vient d'entendre, par exemple ces résultats qui paraissent toujours étonnants.
06:30Enfin, étonnants dans le sens où on a des swings avec des moins 10%, moins 20%, plus 10%.
06:37François, pour vous, vous dites retour à la normale, volatilité ?
06:40Je ne sais pas s'il y a un retour à la normale, mais disons qu'il y a eu
06:43un peu de nervosité sur les marchés
06:44qui sont structurellement très peu volatiles depuis maintenant assez longtemps,
06:47dans une période où il y a quand même beaucoup de rotation sectorielle, avec des doutes sur l'IA,
06:51et donc un peu de crainte sur la viabilité de certains profits.
06:56Ce n'est pas forcément complètement malsain pour les marchés d'avoir un peu de vol et un peu de
07:01rotation.
07:01D'accord.
07:02Oui, c'est un peu nerveux, mais est-ce que c'est anormal ? Je ne dirais pas ça.
07:04Ces décrochages, ce ne sont pas des small caps, ce sont des grosses valeurs quand même.
07:09On a vu la semaine dernière Dassault Systèmes, on voit des swings assez importants.
07:14Nicolas, comment vous analysez ça ?
07:16Je pense qu'il faut prendre ces résultats dans un contexte un peu plus global, dans le contexte de l
07:21'année.
07:21Comme François le disait, on peut s'attendre à de la volatilité sur le résultat de X ou Y entreprises,
07:30mais au final, les perspectives de croissance restent plutôt solides à travers le monde,
07:37des US à la Chine, notamment en passant pour le Japon.
07:42Il y a cette rotation sectorielle et des attentes qui sont parfois des investisseurs trop gourmands
07:53et qui sanctionnent certains titres.
07:56On le voit actuellement avec l'IA, c'est vraiment un peu le thème du moment,
08:02un peu plus d'analyse micro et sectorielle pour le moment.
08:04Mais il faut rester dans cette tendance, on le pense,
08:08dans cette tendance structurelle plutôt favorable à la croissance pour 2026.
08:12On va en parler justement de l'IA dans un instant.
08:14Juste dernière question pour vous, Olivier, qui est spécialiste des taux, des taux crédits.
08:19Justement, est-ce qu'il y a un impact quand une valeur dévisse comme ça,
08:22ça le note, est dégradée ? Il y a un impact sur les taux également ?
08:26Oui, oui. Alors, ça dépend.
08:29Quand ça atteint uniquement le résultat, il y a peu d'impact.
08:34En revanche, on a des écartements de spread assez réguliers.
08:38On l'a vu sur Stellantis il y a quelques semaines.
08:41On l'a vu également sur Renault.
08:44On a des écartements de spread, mais qui n'ont rien à voir évidemment avec les variations de la valorisation.
08:50C'est plus les perspectives, en fait, la nouvelle société.
08:52Voilà, c'est plus vu. On regarde plus le crédit que la valorisation en tant que telle.
08:56En temps réel.
08:58Très bien. Messieurs, on démarre avec une inflation qui a fortement ralenti en 2025
09:03après des hausses de 0,9% en 2024.
09:06Voilà, on a 0,9% en 2025.
09:07On avait 4,9% en 2023.
09:095,2% en 2022, on s'en souvient.
09:12Aujourd'hui, on voit que ça baisse quand même assez fort.
09:14Alors, peut-être par effet de comparaison.
09:17On sait également que les matières premières ont beaucoup baissé.
09:20Est-ce que ça veut dire que ce coup de frein, il pourrait avoir des impacts, notamment sur la politique
09:25de la Banque Centrale Européenne ?
09:27Alors, un grand non.
09:30Pour le moment, on est quasiment exactement sur les fixings de l'inflation,
09:32c'est-à-dire sur ce qu'anticipaient les marchés il y a encore de ça, deux ou trois mois.
09:36On a moins l'inflation en 2026 versus 2025, mais c'est prévu, ce sont des effets de base.
09:40C'est principalement lié à l'énergie.
09:41Quand on regarde l'inflation encore, en zone euro, on est toujours au-delà de deux.
09:44On va rester probablement au-dessus d'eux jusqu'au deuxième semestre.
09:48Et donc, vu les perspectives de croissance plutôt solides en zone euro,
09:53il y a, de notre point de vue, assez peu de raisons pour que la Banque Centrale bouge une oreille,
09:56vu le contexte.
09:57On peut imaginer potentiellement qu'elle bouge au S2 si l'inflation encore passe en dessous
10:02et que la croissance faiblit un peu, mais à un instant T, elle n'a aucune raison de bouger.
10:06Nicolas, votre point de vue ?
10:09Point de vue partagé.
10:11En plus, il faut prendre en compte, c'est vrai, la force de l'euro,
10:16qui joue d'autant plus sur ce qu'on importe, notamment l'énergie.
10:21Donc, pour le moment, il n'y a pas de...
10:23Voilà, quand on regarde l'inflation des services, elle reste au-dessus, dans les derniers chiffres,
10:28elle reste au-dessus de 3%.
10:30La croissance des salaires, en fonction des pays dans lesquels se trouvent,
10:34reste aussi plutôt en moyenne à 3%.
10:38Donc voilà, les effets de base sur l'énergie peuvent se dissiper très rapidement.
10:43Les attentes, c'est une inflation qui reste autour de 2% sur la zone euro.
10:48La Banque Centrale continue de communiquer qu'elle est dans cette zone confortable
10:51où la croissance se tient et l'inflation est à 2% et qu'elle est tout à fait...
10:56Donc, mission accomplie pour Mme Lagarde, atterrissage en douceur ?
11:00Mission accomplie et la balance des risques plutôt équilibrée.
11:04Pas de raison de bouger pour cette année, non.
11:06Oui, et qu'est-ce qui pourrait amener la BCE à modifier son réglage ?
11:10Alors, l'avantage d'une inflation qui passerait sous la barre des 2%,
11:16c'est que ça donnerait une marge de manœuvre supplémentaire en cas de problème à la BCE.
11:21Qu'est-ce qui pourrait arriver ?
11:23Une baisse des prix de l'énergie, par exemple, en cas de, espérons-le,
11:28d'arrêt de la guerre en Ukraine, par exemple, un des facteurs.
11:32Ou on parlait de la devise lors du dernier comité,
11:36puisque lors du dernier comité, on avait l'eurodol à 1,20.
11:40Et donc, ça a fait parler un peu, en l'occurrence, dans les questions post-meeting.
11:44Et donc, 1,20, ça reste encore convenable.
11:48Si ça passait au-delà de 1,25, la BCE, avec une inflation sous la cible,
11:53aurait une marge de manœuvre pour agir et pour faire baisser la devise.
11:58Bon, très bien. Donc, statu quo, du côté de la BCE, pour vous et pour toute l'année ?
12:03Oui ?
12:04Toute l'année, c'est quasiment priorité par le marché.
12:07Et Mme Lagarde le dit bien, il faut que l'inflation se stabilise sous les 2%,
12:12qui dit stabilisation pendant une période donnée.
12:16Et donc, oui, pour l'année, je pense qu'on est bon.
12:19En tout cas, il ne passe rien d'exogène.
12:22D'une banque centrale à l'autre, on passe à la Fed,
12:24où là aussi, on attend par contre des baisses.
12:27Alors, est-ce qu'il y en aura autant que prévu ?
12:29Nicolas ?
12:31Quand on regarde les chiffres de l'inflation aux États-Unis,
12:34c'est déjà un petit peu différent.
12:36C'est vrai, il y a l'inflation des biens qui a refait surface avec les tarifs.
12:42Quand on regarde, parce que la Fed a un double mandat,
12:44donc on va regarder le marché de l'emploi qui a montré des signes de faiblesse en 2025,
12:52mais qui se reprend depuis quelques mois.
12:55Et les chiffres de janvier qui étaient plutôt encourageants.
12:57On se dit que pour le nouveau potentiel gouverneur de la Fed,
13:03il va falloir avoir de sérieux arguments pour convaincre son comité
13:06de vouloir baisser les taux une ou deux fois,
13:11ce que le marché de foi, comme le marché l'anticipe,
13:13ou de manière si agressive que ce que souhaite Donald Trump.
13:17Donc, il faut vraiment que les chiffres d'inflation et de l'emploi
13:20aillent dans sa direction pour que la Fed puisse baisser les taux.
13:25Parce que Kevin Warch, s'il est nommé, s'il est confirmé par le Sénat,
13:29il va quand même falloir gagner, il va être en période d'essai pendant quelques temps,
13:33il va falloir gagner la crédibilité des marchés.
13:35S'il arrive qu'il baisse tout de suite les taux, alors...
13:37S'il est aux ordres finalement de Donald Trump, ça ferait un peu...
13:40Voilà, donc la dominance fiscale, voilà, c'est le risque,
13:43c'est le risque, je pense que c'est un risque qu'on pourrait voir sur les treasuries,
13:46qu'on pourrait voir sur le dollar.
13:48Il va falloir avoir de sérieux arguments pour Kevin Warch,
13:52pour baisser les taux.
13:55tant que l'inflation reste au-dessus de sa cible,
13:59que le marché de l'emploi se tient.
14:00Oui, alors c'est ce qui est prévu,
14:02Donald Trump devrait nommer donc Kevin Warch.
14:05Il avait parlé, le président des Etats-Unis,
14:07de jumbo cuts, de méga coupes,
14:09dans les taux. Vous y croyez, François Rimeux ?
14:11Pas vraiment. Le marché price de baisse de taux, c'est à peu près la même chose que ce qu
14:16'il pressait
14:17avant qu'on soit sûr que ce soit Kevin Warch qui soit le successeur,
14:21ce n'est même pas encore certain, puisqu'il n'a pas encore été confirmé par le Sénat d'ailleurs.
14:25Donc pour le moment, Kevin Warch ne change pas grand-chose à l'histoire des marchés,
14:27et pour le moment, finalement, on est sur un scénario
14:31qui serait celui d'une FED assez orthodoxe, entre guillemets, assez normale.
14:35Les jumbo cuts dont parle Trump, ce n'est pas de deux baisses de taux,
14:37c'est d'en faire trois, quatre, cinq,
14:39et d'aller vers un taux dont a parlé Stéphane Mayeron, par exemple,
14:42autour de, je ne sais rien, de 50, autour,
14:44donc beaucoup plus bas que ce qui est pricey actuellement.
14:46Donc tant qu'on est dans le scénario de ce que les marchés anticipent,
14:49bon, pour les marchés, c'est un peu, entre guillemets, une bonne histoire.
14:52C'est une FED qui reste globalement indépendante,
14:56et il faut rappeler que la FED, c'est douze gouverneurs qui battent,
14:58ce n'est pas un seul qui décide,
14:59donc il y aura de toute façon des contre-pouvoirs,
15:01et de toute façon, en tout cas, sur ce qu'on voit dernièrement,
15:07on a eu des signes d'indépendance plutôt renforcés de la FED,
15:10que ce soit sur ce qu'a dit de la Cour suprême sur l'Isaacouc,
15:12que ce soit sur la nomination des banquiers régionaux,
15:14en avance, avant que Trump puisse venir mettre son nez dedans.
15:18Donc on est plutôt dans un scénario, pour le moment, assez normal pour la FED,
15:24mais c'est assez incertain, parce que Warch est finalement assez difficile à lire pour les marchés.
15:29Il a peu communiqué dernièrement, et il a eu une posture en 2008
15:32qui était plutôt celle de quelqu'un de peu accommodant,
15:35opposé aux politiques du quantitative easing, opposé à la politique de taux zéro,
15:38donc il n'est pas évident à lire.
15:40On verra ça. Du côté de CPRM, on a des anticipations pour la FED ?
15:45Non, comme le marché, mais c'est vrai que ça a été mis en exergue hier dans les minutes.
15:51Il y a quand même le risque d'inflation qui n'est pas nul.
15:54Donc l'inflation, on a cru qu'elle montrait avec les tarifs de Trump.
16:01Finalement, tout se passe assez bien, mais on a quand même une inflation qui résiste
16:04et qui est loin de sa cible.
16:07On dit que justement, ces tarifs ont été finalement absorbés par le consommateur américain.
16:11Est-ce qu'on a des signes tangibles ?
16:15En tout cas, oui, c'est ce qu'on dit, c'est qu'en gros,
16:17trois quarts de la hausse des prix a été absorbée par le consommateur américain.
16:22Après, en signe tangible, on doit avoir une partie dans l'inflation,
16:25mais je n'ai pas les chiffres.
16:27Oui, ça ne se voit pas beaucoup pour l'instant.
16:28La FED de New York a sorti un papier hier ou avant-hier dessus,
16:30où elle revient sur justement qui paye les tarifs, exactement,
16:33et elle arrive à la même conclusion que toutes les études précédentes,
16:35c'est 90% le couple consommateur et entreprise américaine
16:39et entre 5 et 10% les exportateurs.
16:41Et à l'intérieur de ces 90%,
16:43donc payé par les États-Unis,
16:45c'est principalement effectivement le consommateur,
16:47mais c'est uniquement sur les biens.
16:49Et donc sur les services, c'est beaucoup plus difficile finalement à calculer.
16:52Et il y a plus de capacité de fixation des prix dans les services,
16:56et plus de pricing power que sur les biens,
16:58où finalement les entreprises sont obligées de renier un peu sur les marges.
17:00Donc il y a une inflation aux États-Unis sur les biens,
17:04mais sur le reste, pour le moment, on est plutôt surpris de manière positive,
17:08mais il faut se rappeler qu'on est aussi post-shutdown,
17:11que c'est compliqué à lire,
17:12qu'on a eu des calculs au mois d'octobre qui n'ont pas eu lieu.
17:16Et donc il y a quand même des doutes sur
17:18est-ce que ces chiffres sont plus ou moins bien calculés,
17:21et on pourrait être un peu surpris potentiellement dans deux ou trois mois
17:24par les prochains chiffres.
17:25– Longtemps on critiquait les chiffres de la Chine,
17:27aujourd'hui c'est les chiffres des États-Unis qui sont révisés,
17:28mais pas dans des petites proportions,
17:30quand on voit que c'est un million sur les chiffres des jobs,
17:33c'est vrai que c'est assez étonnant.
17:35Et puis au-delà de ça, c'est vrai qu'il y a cette problématique du pouvoir d'achat
17:39qu'on a tous dans nos économies occidentales,
17:41ça pourrait peser sur le débat des midtermes,
17:43si c'est le consommateur effectivement américain qui paye la facture in fine.
17:47Nicolas ?
17:47– Clairement oui, ce que souhaite Donald Trump,
17:50c'est d'avoir une inflation qui ralentit en allant dans les midtermes.
17:54Alors c'est vrai qu'au moment où il a introduit les tarifs,
17:57beaucoup se sont essayés au jeu des prévisions,
18:01de voir comment ces tarifs vont aller répercuter dans l'inflation,
18:08mais on s'était dit, c'est vrai qu'avec les effets de base,
18:11d'ici un an, en allant vers les midtermes,
18:13une fois l'impact des tarifs qui est peut-être modéré,
18:15en tout cas dans les chiffres pour le moment,
18:17l'effet des tarifs qui est plutôt en mode one-off devrait s'y dissiper.
18:21Donc peut-être que Trump aura cette carte à jouer,
18:24mais je pense qu'il y a plein de dynamiques qui jouent actuellement
18:28aux États-Unis sur les midtermes.
18:32On vit dans un monde qui est vraiment fragmenté,
18:34mais le monde américain, le monde politique américain,
18:37est également très fragmenté.
18:39On commence à voir aussi des articles qui ressortent dans les grands journaux
18:44sur le risque que fait courir l'IA pour les populations
18:48qui sont proches des data centers, etc.
18:51Donc il y a plein d'enjeux, il y a plein d'enjeux,
18:54la géopolitique, la relation que Trump a avec ses alliés historiques,
18:58peut-être un petit peu moins perceptible pour l'électeur américain,
19:02mais clairement il y a plein d'enjeux pour ces midtermes.
19:07Alors justement, parmi les éléments qui nous interrogent,
19:10je ne sais pas si vous avez vu cette vidéo du Nouvel An chinois,
19:13la parade entre les robots et les enfants.
19:16Vous l'avez vu, c'est assez étonnant.
19:17On n'a pas les images, mais on essaiera de les mettre peut-être
19:20sur notre site ou sur le site LinkedIn.
19:22Effectivement, qu'est-ce qu'on voit ?
19:23On voit des robots humanoïdes qui sont en train de danser.
19:27Alors ils dansent, mais en même temps, c'est un petit peu inquiétant
19:30parce qu'ils ont une fluidité absolument extraordinaire.
19:32Ils ont des bâtons, ils ont des nunchakus.
19:35Ils font une parade qui est assez artistique.
19:37On peut se dire, demain, ce sera peut-être les robots,
19:41les guerriers du futur.
19:43Une démonstration de force, on a l'impression,
19:45et en tout cas, une démonstration aussi de la technologie.
19:47En tout cas, c'est moi, c'est ce qui m'a frappé en voyant ces images.
19:49Je ne sais pas si vous partagez ce sentiment.
19:52Qu'est-ce que ça vous inspire, François Rémeux ?
19:53Que la Chine est le principal concurrent technologique des États-Unis,
19:57mais ce n'est pas nouveau.
19:58On l'a vu sur les drones, ils sont capables de faire des choses
20:00qu'on ne peut pas ailleurs.
20:01On l'a vu même sur le côté écosystème technologique.
20:04Après les États-Unis, c'est finalement en Chine
20:06qu'on a un écosystème réel qui se crée
20:08avec des sociétés compétitrices réelles pour les Américains.
20:12C'est une confirmation de l'émergence de la Chine
20:16qui est passée d'un très grand pays capable de produire
20:20des biens de qualité basse, après qualité moyenne,
20:23et aujourd'hui, des biens à forte valeur ajoutée.
20:26Qui concurrence d'ailleurs nos technologies.
20:29Absolument, mais c'est le cas sur quasiment tous les domaines maintenant.
20:34Réaction, justement, vous avez vu la vidéo peut-être sur ces robots humanoïdes,
20:38c'est une démonstration de force quand même.
20:40Oui.
20:41Si c'est vrai, encore une fois, parce que maintenant,
20:43on sait qu'on peut tout se faire aussi avec les images,
20:45donc il faut faire attention un petit peu.
20:46Cette vidéo semble réelle, et je l'ai vue,
20:51il y a une autre vidéo qui est sortie,
20:52qui comparait 2025 avec 2026,
20:56et la différence est flagrante.
20:57C'est-à-dire qu'en un an, les progrès réalisés par la Chine
21:02dans la robotique humanoïde,
21:04c'est assez spectaculaire.
21:06Donc oui, c'est une démonstration de force.
21:08Il semblerait aussi, comme ces derniers jours,
21:11une vidéo soit sortie par l'armée chinoise,
21:16donc par la People Liberation Army,
21:19pour le coup générée par l'intelligence artificielle,
21:22mais qui met en scène ces robots humanoïdes
21:25qui serviraient d'entraînement pour les soldats de demain.
21:32Donc effectivement, une vraie démonstration de force,
21:36des capacités de la Chine en termes de technologie,
21:38d'intelligence artificielle, de robotique,
21:41pas forcément à des fins de conquérir le monde,
21:44mais vraiment de réasseoir sa dominance.
21:46À un moment où les États-Unis se retirent
21:49de la scène géopolitique mondiale,
21:51la Chine se rend compte qu'elle a certainement ce rôle à prendre
21:54et il faut le faire en montrant un petit peu les muscles que l'on a,
22:01mais sans une volonté guerrière.
22:03Alors ça fait le lien avec notre page IA,
22:05un peu comme tous les soirs,
22:06parce que c'est difficile de passer à côté,
22:08notamment au niveau des montants,
22:09au niveau de ces hyperscalers.
22:10Alors je m'attresse à vous,
22:11même si vous êtes plus du côté taux,
22:14bien évidemment, avec les crédits,
22:14parce qu'on voit que ces sociétés quand même
22:16lèvent des montants astronomiques.
22:18Je pense aux méga-empreintes,
22:20le bond de 100 ans de Google,
22:22qui empruntent finalement comme un État aujourd'hui.
22:25Oui, c'est des montants astronomiques.
22:28Effectivement, au début,
22:30c'était plus financé par les actions.
22:33Et là, depuis l'année dernière,
22:34on voit vraiment de plus en plus
22:35de ce genre d'acteurs venir et lever de la dette.
22:40On l'a vu l'année dernière,
22:42ça représente, sur le marché euro,
22:45ça représente 20%,
22:46tout ce qui est, on appelle ça des reversion keys,
22:49c'est-à-dire les émetteurs américains
22:50qui viennent émettre en euro.
22:52Donc juste pour la partie euro,
22:53c'est 20% de,
22:54alors il y a les IA et d'autres émetteurs,
22:57mais en tout cas,
22:57c'est 20% des émissions en euro.
22:59Donc c'est énorme,
23:00et ça devrait être entre 20 et 25% cette année.
23:03Et donc, pour revenir sur le cas de Google,
23:05effectivement,
23:06qui a émis 20 milliards dernièrement
23:08en différentes devises,
23:09en France-Suisse,
23:10en Sterling et en dollars.
23:12Largement sous-souscrits, en plus.
23:1410 fois sous-souscrits,
23:15et avec l'émission à laquelle vous faites référence,
23:22c'est le 100 ans.
23:23Donc c'est vrai que,
23:24qu'est-ce que ça veut dire 100 ans
23:26pour un émetteur privé ?
23:28On ne sait pas trop.
23:29Enfin, en tout cas,
23:31pour pricer le crédit
23:32d'un émetteur privé sur 100 ans,
23:34c'est assez compliqué.
23:35D'autant plus,
23:36on a des dettes perpétuelles,
23:37un bancaire,
23:38les hybrides,
23:39les choses comme ça,
23:40mais il y a des clauses de sortie
23:41au bout de 2 ans, 5 ans, 10 ans.
23:43Là, c'est un format senior,
23:46enfin classique, quoi,
23:48sur 100 ans.
23:49Donc on récupère son argent en 2126 ?
23:51Pardon ?
23:52On récupérera son argent en 2126,
23:53si tu vois bien,
23:54si Google est encore là ?
23:55Ce n'est pas moi qui vous le dirais.
23:56Mais non, non,
23:57mais on a vu des États le faire.
23:59L'Autriche, typiquement,
24:01émet du 100 ans,
24:01mais elle est pré-placée,
24:03son émission.
24:04Il y a des ALM ou autres
24:06qui ont besoin de ces maturités
24:08pour s'adosser.
24:09Donc là, j'imagine
24:10qu'il y a une partie
24:11de cette émission
24:12qui a été aussi pré-placée.
24:15Sinon, franchement,
24:16aller sur du 100 ans,
24:18c'est vrai que c'est un peu exceptionnel.
24:22Ces hyperscalers
24:22qui sèment un petit peu le doute,
24:24c'est vrai,
24:25sur le fond d'accélération
24:26de leur CAPEX,
24:27c'est vrai qu'ils sont passés
24:29historiquement d'asset light,
24:30maintenant,
24:31ils ont de plus en plus
24:32d'assets,
24:33d'assets heavy.
24:34Comment vous voyez,
24:35on a titré peur
24:36sur les hyperscalers,
24:37cette concentration,
24:38on en parle beaucoup,
24:38on sent qu'il y a
24:39un petit peu de défiance
24:40depuis novembre,
24:42depuis tout ce qui se passe,
24:43depuis les nouveaux modèles.
24:44François-Rémeuc,
24:45quelle est votre vision
24:45sur ce qui se passe sur l'IA ?
24:49On a une défiance
24:50qui est très claire
24:50sur tous les logiciels.
24:52Le software se fait matraquer
24:54depuis le début de l'année,
24:55même si ça avait commencé avant,
24:56mais on a un gros repricing
24:57là-dessus,
24:58parce qu'on pense
24:59que c'est vraiment
25:00le sous-secteur
25:01qui va être disrupté
25:01par les IA,
25:02un certain nombre de boîtes
25:04finalement vont disparaître
25:05ou pseudo-disparaître
25:06parce que les logiciels
25:07vont être internalisés,
25:08ce que permettra l'IA.
25:10Est-ce que c'est vrai ou pas ?
25:11On verra.
25:12En tout cas,
25:13la réaction est très sévère
25:14sur les softwares
25:15qui ont perdu à peu près
25:1625% depuis le début de l'année.
25:18Mais il faut aussi
25:19prendre un peu de recul
25:20et c'est-à-dire que
25:21c'est un sous-secteur
25:22qui était très cher auparavant,
25:23donc s'appuyait sur
25:25les estimations bénéficiaires
25:26qui étaient très optimistes
25:27et donc dès qu'on revoit
25:28un peu le scénario,
25:29quand on a des valos
25:30qui sont à 35-40 fois
25:31les earnings,
25:32forcément,
25:33il y a peu de place
25:33au doute ou à la déception.
25:35Et c'est ça finalement
25:36qui fait mal à ces boîtes-là,
25:37c'est qu'on ne sait pas,
25:38on met l'incertitude
25:39et donc on met une prime de risque
25:40et on va arrêter
25:41de payer aussi cher
25:42ces boîtes-là.
25:43Mais quand on regarde
25:44d'autres parties
25:44de l'IA ou de la tech,
25:46les semis,
25:46le hardware,
25:47il y a zéro problème en fait,
25:48ça se passe très bien.
25:49Donc il faut vraiment
25:50différencier les sous-parties
25:52entre guillemets de ça.
25:53Après,
25:53pour revenir sur les montants
25:54investis des hyperscalers,
25:56donc les 600 milliards,
25:57les top 4,
25:58après,
25:59si on rajoute au RAC,
26:00ça fait 700.
26:02C'était beaucoup l'an dernier
26:03et là,
26:03c'est à plus de 60%.
26:05Oui,
26:05alors il y a une partie
26:06hausse des prix
26:07qu'il faut prendre en compte
26:09puisque quand on regarde,
26:10par exemple,
26:10il y a 3 ou 4 points,
26:11on estimait que c'était
26:12500 milliards
26:13qui allaient être prévus,
26:13finalement c'est 600
26:14et finalement c'est beaucoup
26:15une hausse de prix,
26:16hausse des prix des plus,
26:18hausse du prix de la mémoire,
26:19hausse du prix du cuivre,
26:20etc.
26:20Il y a une quantité
26:21de hausse de prix
26:22qui explique une partie
26:23de cette hausse.
26:24Mais oui,
26:24elles sont lancées
26:25dans une course à l'armement
26:27et donc la question c'est
26:28est-ce qu'on aura
26:29un rendement
26:29sur investissement suffisant ?
26:31Et là aujourd'hui,
26:31c'est la grande question
26:32et personne n'a la réponse
26:33à ça.
26:35Personne,
26:35personne ne sait.
26:37Après,
26:37est-ce qu'elles peuvent
26:37se le permettre ?
26:38Oui,
26:38les profits sont gigantesques.
26:40Alors oui,
26:40les fricaches fausses
26:41sont moins forts
26:42mais ça n'empêche
26:43que ces boîtes-là
26:43sont toujours
26:44très très rentables
26:46et avec un risque de crédit
26:47pour revenir à l'émission
26:48de Google
26:48qui est extrêmement faible.
26:49Google,
26:50c'est double A+,
26:51il ne se passe rien.
26:52Même Oracle,
26:53c'est encore
26:54un investment grade.
26:56Et pourtant,
26:56c'est sans doute
26:57entre guillemets
26:58celui qui est flagué
26:59comme étant
26:59le plus
27:02sujet à caution
27:03dans ce groupe
27:04des gros hyperscalers.
27:06Même question pour Nicolas,
27:07qu'est-ce que ça dit
27:08cette correction
27:08du thème IA
27:09depuis ces quelques mois ?
27:10C'est un price discovery
27:13ou c'est une crise
27:13plus profonde ?
27:14Moi,
27:15je le vois
27:15sous deux angles.
27:17C'est vrai
27:17qu'il y a eu
27:18une période d'euphorie
27:19où tout ce qui était
27:20labellisé IA
27:21était la valeur,
27:24était une valeur
27:24de l'avenir.
27:25Je regarde peu la télé
27:26mais quand vous regardez
27:27la télévision,
27:28vous voyez les pubs
27:29toutes et
27:31on vous commercialise
27:32tout avec l'IA,
27:33c'est comme si vous
27:33pouviez changer
27:34votre pare-brise
27:35avec de l'IA.
27:36Il y avait vraiment
27:37cette euphorie.
27:39On arrive un peu
27:40à un reality check
27:40où les progrès
27:44qui sont justement
27:45liés à l'IA,
27:46notamment l'IA
27:47argentique,
27:50font remettre
27:51un petit peu en cause
27:52et qu'on ne peut plus
27:53être dans cette euphorie.
27:54Il va falloir maintenant,
27:55on ne peut pas continuer
27:57à être dans cette structure.
27:58alors je ne veux pas rentrer
28:00dans une théorie
28:01un peu complotiste
28:03mais on était dans une structure
28:04un peu pyramidale
28:05sur le vœu.
28:07Il faut maintenant
28:07le retour sur investissement.
28:09Donc il va falloir délivrer,
28:12il va falloir,
28:13les émissions,
28:14les émissions de dette montrent
28:16qu'il va falloir avoir
28:17que les entreprises...
28:20sur investissement
28:20comme disait François.
28:21Oui, voilà.
28:23Donc ça veut dire
28:23que les entreprises...
28:24On est passé dans un monde
28:27logiciel, software
28:27où il y avait
28:28de fortes marges,
28:29de faibles coûts
28:30où maintenant
28:31on est plutôt
28:31dans le AI utility,
28:33c'est-à-dire que vous avez
28:33des data centers,
28:34il faut payer l'électricité.
28:37C'est très consommateur.
28:40Donc voilà,
28:41il y a toute cette partie
28:42que le marché
28:43est en train de repricer.
28:45Effectivement,
28:45comme François l'a dit,
28:46il y a d'autres secteurs
28:46qui se portent bien
28:47et en fait,
28:48qu'est-ce qui est sous-jacent
28:49à tout ça ?
28:49C'est les semi-conducteurs,
28:51c'est le hardware
28:51et on le voit d'ailleurs
28:52avec les entreprises
28:55notamment asiatiques,
28:56sud-coréennes
28:57qui se portent très bien.
28:58Le monde a besoin
28:59de hardware
29:00et donc ça,
29:01ce qui veut dire
29:02que cette tendance
29:03reste structurelle.
29:04Il y a juste un repricing.
29:06Les bénéfices sont encore bons
29:07mais c'est plutôt
29:08sur les marges
29:12du futur
29:13que le marché s'interroge
29:15sur les futurs gagnants,
29:17sur les futurs perdants.
29:18Il y aura une consolidation,
29:19elle est en train de se faire.
29:20On ne les couvre
29:21mais rien d'alarmant,
29:22la tendance structurelle
29:23est toujours là.
29:24Et pour l'instant,
29:25le cash est abondant
29:27et ça souscrit allègrement.
29:30Tiens, justement,
29:30messieurs,
29:31on passe à notre page
29:32allocation d'actifs.
29:33Que faire justement
29:34dans ce monde
29:35surmonté ?
29:36On voit qu'il y a eu
29:36beaucoup de rotation
29:38sur les télécommunications,
29:39sur les utilities,
29:40sur l'énergie,
29:41on en parlait à l'instant,
29:42sur les matériaux de base
29:44qui profitent pleinement
29:45de ce cycle.
29:46On a l'impression,
29:47c'est vrai qu'on revient
29:48après avoir parlé
29:49beaucoup du cloud
29:50et de l'IA
29:51sur des choses
29:51très très tangibles.
29:52Vous le remarquez également
29:53chez CPRME ?
29:54Oui,
29:55alors en termes
29:56d'allocations,
29:58je travaille,
29:59comme je le disais,
29:59sur le fixed income.
30:01Donc c'est vrai
30:02qu'on a vu
30:03toutes ces variations
30:05énormes sur les actions
30:05qui ont été
30:06beaucoup plus modérées.
30:07Alors sur l'IG,
30:08sur l'investment grade,
30:10c'est-à-dire le crédit
30:10de bonne qualité
30:11quasi inexistante
30:12et sur l'AIL,
30:14donc les obligations
30:15à haut rendement,
30:16quelques secteurs
30:17ont un peu plus souffert
30:17mais on parle
30:18de 15 BP.
30:20D'ailleurs,
30:21à l'heure actuelle,
30:21on est revenu
30:22au niveau
30:23des plus bas
30:24quasiment.
30:26Et ça s'explique
30:27par le fait
30:27que dans l'investment grade,
30:29il y a
30:30les émetteurs
30:31dont on cite tout à l'heure,
30:32mais les gros émetteurs
30:33de très bonne qualité,
30:34mais il n'y a pas du tout
30:34les softwares
30:36dont on parlait précédemment
30:37qui sont plutôt
30:39financés
30:39par la dette privée,
30:41des loans
30:41et plutôt aux US.
30:43Donc c'est plutôt
30:43un problème,
30:44je dirais,
30:47des US.
30:48Et donc on a vu
30:48très peu de contagions
30:50nous sur le marché européen
30:53et donc on reste
30:55très positif.
30:56Il y a eu des impacts
30:57sur le marché européen,
30:58on a eu des SAP,
30:59des Dassault Systèmes,
31:00est-ce qu'ils ont été dégradés
31:01sur l'ordre de crédit
31:01également ou non ?
31:02Non, non, non.
31:03Il y a eu un élargissement
31:05des softwares
31:06très très modéré.
31:11Bonne nouvelle
31:11parce que souvent
31:12c'est vrai que le crédit
31:13c'est vraiment
31:13un marqueur de défiance.
31:15Souvent on regarde
31:16beaucoup les actions
31:17mais en fait
31:18les grandes crises
31:18elles partent souvent
31:19de l'assèchement du crédit.
31:21Mais la chose un peu
31:22qui diffère par rapport
31:23aux années précédentes
31:24c'est le cash.
31:25Comme vous le disiez,
31:26il y a énormément de cash.
31:27On le voit dans les surscriptions
31:29que ce soit dans le crédit,
31:30dans les GOV,
31:30dans les SSI.
31:32Tout est sursouscrit.
31:34Alors on appelle ça
31:35le beat to cover
31:36c'est-à-dire le ratio
31:39de demandes
31:40par rapport à l'offre
31:41qui a été très élevé.
31:43Il est un peu moins
31:43ces derniers temps
31:44mais il reste quand même
31:46historiquement élevé.
31:46Il y a un indice
31:47de frilosité
31:48quand ça baisse ?
31:50On a ce beat to cover.
31:51qui indique ce ratio-là
31:53et même pour des émetteurs
31:55où actuellement
31:55on voit que c'est des émetteurs
31:56qui émettent
31:57sous le marché secondaire.
31:58Donc la prime est négative
31:59et malgré ça
32:00on a des beat to cover
32:02importants.
32:03Donc il y a vraiment
32:04une réelle demande
32:05pour le crédit
32:06en général
32:08pour l'investment
32:09en particulier.
32:11On reste positif là-dessus.
32:15Allocation d'actifs,
32:16qu'est-ce qu'on fait
32:17François ?
32:18Qu'est-ce qu'on recommande
32:19chez Crédit Mutuel ?
32:19Croissance nominale
32:21qui est plutôt forte,
32:22un risque inflationniste
32:23qui est, on va dire,
32:24maîtrisé,
32:25même s'il n'est pas
32:25complètement clair partout
32:26il est maîtrisé,
32:27des politiques budgétaires
32:28qui sont extrêmement
32:29accommodantes
32:30aux Etats-Unis
32:31mais aussi en Allemagne,
32:32bientôt au Japon,
32:33etc.
32:34Tout ça pousse
32:35à la prise de risque.
32:37Positif croissance nominale
32:38c'est positive earnings,
32:39positive earnings
32:39c'est positif pour les actions.
32:41Donc positif action,
32:42surtout dans un monde
32:42où l'esprit de crédit
32:43n'est quand même
32:44pas très large,
32:45globalement on ne peut
32:45pas dire ça.
32:46Donc positif action
32:48et dans le contexte
32:49dans lequel on est,
32:50a priori,
32:51les zones préférées
32:52sont les émergents
32:52parce que l'Asie du Sud-Est
32:55est en train d'accélérer
32:56de manière graduelle,
32:58la TAM aussi,
33:00qu'on sort d'une période
33:01négative sur le dollar
33:02qui est toujours
33:02un peu sous pression.
33:04Tout ça est positif
33:04pour les émergents
33:05qui ont été sous-investis
33:07chroniquement
33:07pendant des années.
33:09et en deuxième l'Europe
33:11ou la zone euro plutôt
33:13parce qu'elle aussi
33:15jouit d'enfin
33:16un renouveau
33:16avec une croissance bénéficiaire
33:18qui devrait atteindre
33:19on l'espère
33:19les 10% en 2026
33:21mais pour le moment
33:21ça tient.
33:22Après trois années
33:23on a fait zéro
33:24et là aussi
33:26les allocataires
33:27sont très très faiblement
33:28investis en actions euro.
33:30On avait des meetings
33:32avec des banques
33:33d'investissement américaines
33:34et qui nous disaient
33:36que pour la première fois
33:37depuis peut-être 3 ou 4 ans
33:38les Américains eux-mêmes
33:40investissaient ailleurs
33:41qu'aux Etats-Unis
33:42parce qu'ils trouvaient ça
33:43trop cher
33:43parce que le thème de l'IA
33:45était moins clair
33:45et parce que finalement
33:46on voyait une croissance
33:47bénéficiaire ailleurs
33:48et que ça les intéressait plus.
33:51Le Japon
33:51autour en grâce du Japon
33:53Le Japon
33:53le problème
33:54c'est que
33:54en fait le Japon
33:55c'est booming
33:56pendant 12 mois
33:57tous les 6-7 ans
33:59et donc
34:00soit il faut prendre
34:01le train en marche
34:01Il ne faut pas rater la fenêtre
34:03Une fois que
34:03le train est lancé
34:05c'est compliqué
34:06On a déjà vu
34:07une très forte baisse du Yen
34:08c'est souvent ça
34:09et c'est beaucoup ça
34:10là aussi
34:11qui explique la surperformance
34:12des actions japonaises
34:13Est-ce qu'aujourd'hui
34:14le Yen peut continuer
34:15de fortement baisser
34:16quand on regarde
34:17le spread de taux réel
34:18entre
34:19Japon-Euro
34:20ou Japon-US
34:21qui est le principal
34:22facteur explicatif
34:23des devises
34:24pas l'impression
34:24qu'il y ait beaucoup
34:25de place
34:25pour que le Yen
34:26baisse
34:26donc pas beaucoup
34:27de place
34:27pour que le Japon
34:28surperforme encore
34:29donc un peu prudent
34:30sur le Japon
34:30Très bien
34:31donc je résume
34:32cap sur les émergents
34:34sur les U.S. un peu chers
34:35Zone euro
34:36réveil de l'Europe
34:38Nicolas
34:39qu'est-ce qu'on fait
34:40chez Quintet ?
34:41Écoutez
34:41nos perspectives
34:42elles reposent
34:42sur 4 piliers
34:43essentiels
34:44pour 2026
34:45c'est une réduction
34:46des tensions commerciales
34:47un soutien fiscal
34:48à travers
34:49le monde
34:50des politiques
34:52monétaires
34:52même si on est
34:53en fin de cycle
34:53ils sont plutôt
34:54vers garder les taux
34:55là où ils sont
34:56ou les baisser
34:57on en a parlé
34:58avec la Fed
34:59et toujours ce cycle
35:00d'investissement
35:01dans l'IA
35:02si on voit
35:03les investissements
35:04pour 2026
35:06des Big Five
35:07aux Etats-Unis
35:08c'est un nouveau
35:09plan fiscal
35:09c'est plus de 2%
35:11du PIB américain
35:12donc c'est un contexte
35:14positif
35:14croissance
35:15avec des taux
35:17d'intérêt
35:17qui devraient
35:18baisser
35:19ou rester
35:19là où ils sont
35:20donc de ce point
35:22de vue là
35:23une surpondération
35:24des actions
35:24par rapport
35:25aux obligations
35:25maintenant
35:26on vit toujours
35:27dans ce monde
35:28multipolaire
35:28fragmenté
35:29donc il faut quand même
35:30avoir un petit peu
35:32de diversification
35:33vous avez parlé
35:34des émergents
35:34ça c'est une de nos
35:35convictions fortes
35:36on est rentré
35:38en surpondération
35:39des émergents
35:40assez tôt
35:40en 2025
35:41quand j'ai vu
35:41que la Chine
35:42faisait ce revirement
35:44un petit peu
35:44de politique
35:47voilà
35:48ces piliers
35:49sont là
35:49les émergents
35:50sont toujours
35:52une conviction
35:52à mesure que
35:54Donald Trump
35:54pousse le reste
35:55du monde
35:55à aimer
35:56le reste
35:56du monde
35:57voilà
35:58les émergents
35:59restent
36:00continuent
36:01à être
36:01notre surpondération
36:02la plus importante
36:04mais la croissance
36:05est toujours positive
36:06aux Etats-Unis
36:07c'est toujours délicat
36:09de sous-pondérer
36:10on va dire
36:10les actions
36:11américaines
36:12maintenant
36:12on peut se diversifier
36:13au sein de cette
36:14classe d'actifs
36:15c'est à dire que
36:16au lieu d'essayer
36:17de deviner
36:17quel secteur
36:18va surperformer
36:19d'un mois à l'autre
36:19nous étions rentrés
36:22avec le fameux
36:23S&P Equal Weight
36:24à pondération égale
36:26qui avait sous-performé
36:27certes en 2025
36:28mais qui se porte
36:28très bien actuellement
36:29ça veut dire
36:30que les 493 valeurs
36:32hors Max7
36:33et cette magnifique
36:34sont en train
36:35de rattraper
36:36voilà
36:36sinon il y a une distorsion
36:38c'est tellement énorme
36:39exactement
36:40donc on voit vraiment
36:41le rallye
36:42un peu s'étendre
36:44les secteurs
36:44qui nourrissent aussi
36:45l'IA
36:46commencent à en bénéficier
36:47il y a aussi
36:47le soutien fiscal
36:49de la part de Donald Trump
36:50qui rentre en compte
36:52donc on peut
36:53rester avec les actions
36:55américaines
36:56mais diversifier
36:57avec du Equal Weight
36:57et aussi en se couvrant
36:58par rapport aux risques
36:59de change
37:00on peut aussi
37:01continuer à aimer
37:01la zone euro
37:02pour les plans de dépense
37:03donc voilà
37:04en tout cas
37:05grosso modo
37:05sur la partie action
37:07ça revient beaucoup
37:08sur ce plateau
37:09et sur d'autres
37:09évidemment
37:10cap sur les émergents
37:11on nous dit cap sur les émergents
37:12sur les actions
37:12mais également sur les obligations
37:13qu'en pensez-vous ?
37:15oui les émergents
37:16bénéficient effectivement
37:17de la faiblesse du dollar
37:18actuellement
37:19et ça se comporte
37:21très bien
37:21sur les
37:21alors moi dans mes portefeuilles
37:23j'en mets pas
37:24j'en ai pas
37:25mais effectivement
37:26c'est une classe d'actifs
37:27qui est
37:27où c'est l'Europe ?
37:28oui essentiellement
37:30enfin on peut avoir
37:31des émetteurs hors Europe
37:32mais essentiellement
37:33en euros
37:33et quand on a la devise
37:35on couvre la devise
37:35donc on suit
37:37on suit évidemment
37:38le bloc Japon
37:40le bloc US
37:41qui d'ailleurs
37:41le bloc Japon
37:42c'est celui
37:42qui a fait le plus
37:43par de lui
37:44en termes de taux
37:44dernièrement
37:45puisque en 2025
37:47les taux en Europe
37:48ont légèrement monté
37:50ceux aux US
37:51ont légèrement baissé
37:52et les taux japonais
37:53ont explosé
37:54à la hausse
37:54avec la hausse
37:55de l'inflation
37:55et d'ailleurs
37:57c'est la seule
37:57enfin une des seules
37:58banques centrales
37:59à avoir
38:00des anticipations
38:01de taux
38:01à la hausse
38:02pour l'année à venir
38:03vous avez pas habitué
38:04à ça
38:05non
38:05on sort de deux
38:07ou trois décennies
38:07de calme plat
38:08là ça se réveille
38:09est-ce que
38:10toujours dans les obligations
38:11il y a des secteurs
38:12que vous regardez en particulier
38:13en Europe
38:14oui on aime bien
38:15les bancaires
38:16on aime bien
38:17alors surtout en Europe
38:18puisque la réglementation
38:19fait que
38:20les bancaires
38:22sont très sécurisés
38:23maintenant
38:24avec des
38:25et puis l'avantage
38:26des bancaires
38:26c'est qu'il y a
38:26différentes séniorités
38:28pour les titres
38:28donc on prend
38:29les titres
38:30les plus subordonnés
38:31et donc
38:32ils font un très très bon
38:32début d'année d'ailleurs
38:33et après on a des secteurs
38:35dans la construction
38:36essentiellement
38:37puisque l'Allemagne
38:38mais l'ensemble
38:40des pays européens
38:41ont fait des plans
38:42de relance
38:43en termes
38:43dans l'infrastructure
38:44et dans la défense
38:45évidemment
38:45donc tous ces secteurs-là
38:47sont
38:49plutôt bien
38:50on va dessus
38:51bancaires et constructions
38:53côté actions
38:54monsieur
38:54François Rimeux
38:55on parle beaucoup
38:56de défense
38:57de pharma
38:57du retour des utilities
38:58on l'a vu avec
39:00Orange
39:01tiens aujourd'hui
39:01qui prend 400%
39:03on a l'impression
39:04que là c'est le réveil
39:05de la vieille économie
39:06un peu comme
39:07après la bulle internet
39:09il y a un petit peu de tout
39:11la thématique bancaire
39:12elle est probablement
39:14toujours valable
39:14même si les valeurs
39:15sont évidemment
39:15moins intéressantes
39:16qu'il y a 3 ans
39:17ou 4 ans
39:17mais quand on regarde
39:18ça sur 20 ans
39:19c'est pas très cher
39:20en fait les banques
39:20en zone euro
39:22et pour les raisons
39:23un peu opposées
39:24c'est à dire
39:24comme on dérèglemente
39:26un tout petit peu
39:26quand même
39:27le secteur bancaire
39:27beaucoup plus aux US
39:28mais un petit peu
39:29en zone euro
39:30on sent bien
39:30quand c'est un peu
39:31en train de changer
39:31de philosophie
39:33c'est plutôt bon
39:33pour le secteur bancaire
39:34avec des pentes
39:34qui se restent globalement
39:35plutôt pentues
39:36donc les bancaires
39:38ça reste toujours intéressant
39:39le côté industriel
39:40aéronautique
39:41défense évidemment
39:42on est sur quelque chose
39:43de thématique
39:44qui ne va pas durer
39:442 ou 3 mois
39:45ça va durer des années
39:47les besoins d'investissement
39:48et donc
39:50on va rester
39:51on va rester positif
39:53là-dessus
39:54le côté utilities
39:55intéressant aussi
39:56parce que
39:57besoin d'électrification
39:58tout ce qui est lié
39:59au thème de l'IAS
40:00en fait partie
40:01réellement
40:02du cyclone
40:03et de la volatilité
40:05ça on aime bien
40:06aussi
40:08et pharma
40:10oui et non
40:11il y a un peu de tout
40:11dedans
40:11c'est pas un énorme plaie
40:13mais on est
40:13moins négatif
40:14que là où on était
40:15précédemment
40:16il y a des choses
40:16qu'on commence à bien aimer
40:17mais il y a un secteur
40:18en particulier
40:18que vous regardez
40:20sur la pharma
40:21non c'est vraiment
40:22plus du stock spécifique
40:23dessus
40:24donc il n'y a pas
40:24de gros calls
40:25dessus aujourd'hui
40:26Nicolas
40:27chez Quintet
40:28sur les secteurs
40:29est-ce qu'il y en a
40:29qui vous semblent
40:30intéressants
40:30dont ceux qu'on a cités
40:31les défenses
40:32pharma
40:32utilities
40:33construction
40:36Défense
40:36voilà pour moi
40:38tout ce qui va être
40:39tout ce qui va être
40:39central aussi
40:41autour de l'IA
40:42donc voilà
40:43mais encore une fois
40:44on est plutôt
40:46dans une
40:47dans une
40:49dans une planification
40:50plutôt que d'essayer
40:51vraiment de
40:52de prévoir
40:53quel secteur
40:54va surperformer
40:55d'un mois à l'autre
40:56donc c'est pour ça
40:57qu'on entretient
40:58un peu ce
41:00ce S&P
41:01à pondération égale
41:02mais c'est vrai
41:02que l'exposition
41:03entre les Etats-Unis
41:04qui est très concentrée
41:05en tech
41:06ça reste dans tous les cas
41:07un secteur
41:09c'est un proxy tech
41:10quand même
41:10quand on achète
41:10les Etats-Unis
41:11c'est un proxy tech
41:12exactement
41:13maintenant les émergents
41:14avec la Chine aussi
41:15d'une certaine façon
41:16et cette allocation
41:17en Europe
41:18ça nous permet
41:19d'aller sur
41:20sur les financières
41:21par exemple
41:22et sur
41:22et sur la défense
41:24voilà
41:26je fais vraiment
41:27attention à cette
41:29rotation sectorielle
41:29parce que
41:30d'un mois à l'autre
41:30voilà
41:31les valorisations
41:32aussi changent
41:33est-ce que
41:33quand vous voyez
41:34que Consumer Staples
41:35aux Etats-Unis
41:37est le deuxième
41:37meilleur secteur
41:38sur ce début d'année
41:40ça paraît un petit peu
41:42un petit peu
41:42surprenant
41:43dans le
41:44après on sait
41:45dans les consumers
41:46je ne sais pas si on met
41:46Walmart
41:46puisque maintenant
41:47ils se définissent
41:47comme une technologie
41:48je crois que ça va intégrer
41:49le Nasdaq d'ailleurs
41:49donc ça brouille aussi
41:51un peu les pistes
41:52avec son
41:52je ne sais pas
41:53un quart de son chiffre d'affaires
41:54qui est fait sur Internet
41:55il serait en train
41:55de concurrence Amazon
41:57Carrefour pourrait
41:57s'en inspirer par exemple
42:00c'est vrai que c'est assez étonnant
42:01alors est-ce qu'il faut
42:03est-ce que cette rotation
42:04elle est durable finalement
42:05ou est-ce qu'on va revenir
42:06sur ce qu'on connaît
42:07et chacun
42:09ce n'est pas évident
42:10vous êtes plus sur les allocations
42:11aujourd'hui en disant
42:12voilà plus actions
42:13qu'obligations
42:15voilà
42:15actifs risqués
42:16on l'a vu dans vos analyses
42:18les uns et les autres
42:18c'est plus
42:19on a l'impression que
42:20voilà tout roule
42:21en tout cas c'est bien balisé
42:22côté obligation
42:23le cash est là
42:24le cash est là
42:25et c'est vrai que
42:25les secteurs sont quand même très
42:27c'est assez homogène
42:28en termes
42:29l'année dernière par exemple
42:29on avait
42:30on a eu quasiment
42:31bon à part de races acceptions près
42:33mais on a eu tous les secteurs
42:34qui ont fait à peu près
42:35la même performance
42:35c'est assez homogène
42:37il y a beaucoup moins
42:37de disparités
42:39comme celle que l'on voit
42:39actuellement sur les actions
42:41aux US
42:41c'est vrai que c'est
42:43c'est vrai que bon
42:44en gros on continue à diversifier
42:46c'est le maître mot
42:46on a l'impression toujours
42:48ouais mais après
42:49de toute façon
42:49le juge de paix
42:50ce seront les bénéfices
42:51on parlait du secteur de software
42:52tout à l'heure
42:52mais pour le moment
42:53on voit aucune inflexion
42:54les trajectoires bénéficiaires
42:55elles restent très bonnes
42:56les prévisions 2026-2027
42:58c'est plutôt en hausse
42:59par rapport au début d'année
43:00donc in fine
43:01c'est ça qui sera
43:02le juge de paix
43:03de là où iront les marchés
43:04c'est eux ce que font les bénéfices
43:06et donc
43:07c'est ça qu'on va mettre à jour
43:08tous les trois mois
43:08c'est est-ce que vraiment
43:10tout le monde suit le plan
43:11est-ce qu'on a des bonnes
43:11ou des mauvaises surprises
43:14mais oui
43:14aujourd'hui
43:15ça reste plutôt
43:16très bien orienté
43:17globalement
43:17bon ça veut dire
43:18qu'on est plutôt optimiste
43:21pour les portefeuilles
43:23même si
43:23on le disait
43:24en début d'émission
43:26effectivement
43:26on a des fois des surprises
43:27valeur par valeur
43:28c'est vrai que globalement
43:29on rappelle aussi
43:30qu'on est quand même
43:31sur une performance
43:32du CAC 40
43:33on est pratiquement
43:34au plus haut
43:348400 points
43:35c'est plutôt de bonne augure
43:37voilà
43:37dividendes réinvestis
43:38c'est encore mieux
43:39sans doute
43:40et ça va peut-être durer
43:42et bien messieurs
43:43un grand merci
43:43pour cette édition
43:45de Smart Bourse
43:46Olivier Robert
43:47merci
43:48je rappelle que vous êtes
43:48responsable de l'équipe
43:49ThinkSync Top
43:50chez CPRM
43:51bravo pour ce baptême du feu
43:52avec nous ce soir
43:53merci Fabrice
43:54François Rimeux
43:55merci
43:55stratégiste senior
43:56chez Crédit Mutuel
43:57Asset Management
43:57merci Fabrice
43:58et Nicolas Sopel
43:59stratégiste en chef
44:00chez Quintet Private Bank
44:02merci Nicolas
44:03voilà
44:04cette édition
44:05n'est pas terminée
44:06puisque dans un instant
44:07on va s'intéresser
44:07à un secteur
44:08qui intéresse aussi
44:09beaucoup les investisseurs
44:10ce sont les infrastructures
44:11à tout de suite
44:23dans ce dernier quart d'heure
44:24de Smart Bourse
44:25on s'intéresse
44:26aux infrastructures
44:27avec un spécialiste
44:29notre invité
44:29c'est Jean-Philippe
44:30bonsoir Jean-Philippe
44:31bonsoir Fabrice
44:31vous êtes directeur
44:32des investissements
44:33de Swen Capital Partners
44:34voilà vous investissez
44:36justement
44:38vous allez tout nous dire
44:39sur cette classe d'actifs
44:40des infrastructures
44:41alors qui peut sembler
44:43relativement récente
44:44en tout cas on en parle
44:44dans le grand public
44:45on va dire
44:46depuis quelques mois
44:47quelques années
44:48et pourtant
44:49c'est très connu
44:50des investisseurs
44:50institutionnels notamment
44:51c'est vrai
44:52alors c'est une classe d'actifs
44:53qui malgré tout
44:54reste assez jeune
44:54parce qu'en réalité
44:56les infrastructures
44:57on connait ça depuis
44:57des dizaines d'années
44:58mais c'était essentiellement
44:59l'État qui couvrait
45:00les besoins d'investissement
45:01et puis
45:02il y a une vingtaine d'années
45:04on a assisté à l'émergence
45:05des premiers fonds
45:06dédiés aux infrastructures
45:07mais les allocations
45:08on va dire formelles
45:09dans les portefeuilles
45:09des institutionnels
45:10c'est à une quinzaine d'années
45:11donc c'est assez récent
45:12malgré tout
45:13pour une classe d'actifs
45:14quand on parle de finances
45:1515 ans c'est très peu
45:16oui
45:17pourquoi on a cet engouement
45:19soudain
45:19parce que c'est vrai
45:20qu'a priori
45:21on se dit
45:21les infrastructures
45:22sont des énormes projets
45:23ça coûte très cher
45:24ça va être très très long
45:25on va peut-être pas
45:26revoir son argent
45:27avant des années
45:28et pourtant
45:29il y a de plus en plus
45:31d'engouement
45:31il y a plusieurs aspects
45:33le premier en effet
45:35c'est les besoins
45:37de financement
45:38qui sont colossaux
45:39le G20 parle
45:40de 100 000 milliards
45:41d'investissements
45:42nécessaires à l'horizon 2040
45:43alors il y a des enjeux
45:44il y a la technologie
45:45notamment l'IA
45:46mais aussi la transition
45:48énergétique
45:48l'adaptation au changement climatique
45:49donc ça
45:50ce sont des facteurs
45:52on va dire
45:52qui portent un peu
45:53l'engouement
45:53la classe d'actifs elle-même
45:55elle s'est faite une place
45:56dans les portefeuilles
45:57des institutionnels
45:57parce qu'elle a des caractéristiques
45:59très spéciales
46:00notamment sur la préservation
46:02du capital
46:02donc une protection
46:03à l'inflation
46:04qui a notamment été
46:06validée dans les années récentes
46:07et puis une capacité
46:09c'est vrai
46:09à se projeter sur le long terme
46:10et donc à donner
46:11de la visibilité
46:12aux investisseurs
46:12sur un rendement
46:13à très long terme
46:14et ça c'est des facteurs
46:15qui sont extrêmement importants
46:17pour les institutionnels
46:18et puis le dernier élément
46:19c'est qu'on est
46:20dans les infrastructures
46:22dans un domaine
46:23qui est essentiel
46:24à la vie quotidienne
46:25de tous les jours
46:26les transports
46:26la communication
46:27l'eau
46:28la santé
46:28tout ça en fait
46:30on va dire
46:31un élément essentiel
46:32de l'adaptation des sociétés
46:33alors au changement climatique
46:34mais à l'évolution technologique
46:36d'une manière générale
46:36et donc une classe d'actifs
46:38absolument intéressante
46:39qui se situe au coeur
46:40des préoccupations
46:41de tout un chacun
46:41la question d'actu
46:42là on parle de plus en plus
46:43d'intelligence artificielle
46:44tous les soirs pratiquement
46:45sur ce plateau
46:46avec ces hyperscalers
46:47ils ont besoin
46:47d'énormément d'énergie
46:48et de data center
46:50est-ce que ça fait partie
46:50des infrastructures
46:51ça fait partie
46:52des infrastructures
46:53alors on regarde ça
46:54avec attention
46:54parce que naturellement
46:56il y a différents modèles
46:58dans le financement
46:59des data centers
47:01nous ce qu'on aime bien
47:02c'est
47:03ce qui fait la thèse
47:04d'infrastructures
47:05en général
47:05c'est ce qu'il y a
47:07on va dire
47:08en appui
47:09de ces investissements
47:09dans les data centers
47:10des contrats
47:11à long terme
47:11qui donnent justement
47:12ces caractéristiques
47:14financières
47:14de prévisibilité
47:15des cash flows
47:16et puis
47:17un point qui est essentiel
47:18pour Soen
47:19c'est les aspects
47:20de durabilité
47:21parce que quand on investit
47:21dans les data centers
47:22c'est extrêmement gourmand
47:23en énergie
47:24et donc on a fait
47:26un investissement
47:27notamment dans
47:27Data4 en France
47:29qui a cette particularité
47:31d'être particulièrement
47:32attentive
47:32à justement
47:34ces enjeux
47:34de consommation énergétique
47:37je le disais
47:38cette classe d'actifs
47:39on peut parler
47:40de classe d'actifs
47:41sur les infrastructures
47:42elle vient de s'ouvrir
47:42au grand public
47:43en tout cas
47:44on la découvre
47:44de plus en plus
47:46elle tente
47:47mais pourtant
47:47c'est assez long
47:48pourquoi c'est si long
47:49pourquoi finalement
47:50on ne peut pas
47:51avoir des UC
47:52dans les contrats
47:53d'assurance vie
47:54quelque chose
47:54d'assez simple
47:55et démocratisé
47:56alors il y a eu
47:57tout d'abord
47:58on va dire
47:59le développement
48:00de la classe d'actifs
48:01au sein des portefeuilles
48:02institutionnels
48:02ça a été
48:04assez aisé
48:04j'ai envie de dire
48:05de faire
48:05une première étape
48:08de diversification
48:09auprès
48:10de la gestion privée
48:12donc on va dire
48:13des patrimoines
48:14un peu établis
48:15dans la mesure
48:15où bon
48:16il faut faire le lien
48:17avec le conseiller
48:18en gestion de patrimoine
48:19mais globalement
48:19c'est quelque chose
48:20qui est faisable
48:20quand on va
48:21vers le mass market
48:22donc vers le particulier
48:23à travers des unités de compte
48:24là il faut intégrer
48:25une troisième dimension
48:26qui est la dimension
48:27de l'assureur
48:27et donc c'est un triptyque
48:29qui n'est pas forcément
48:29facile à mettre en place
48:31et puis bon
48:32il y a des considérations
48:33techniques aussi
48:34quand on s'adresse
48:35aux particuliers
48:35l'AMF est beaucoup
48:37plus regardant
48:37sur les exigences
48:39de sécurisation
48:40de l'investissement
48:41de commercialisation
48:42et donc tout ça
48:43génère une complexité
48:45quand même
48:45qui peut être adressée
48:47mais qui a pris du temps
48:47et puis ensuite
48:49il faut que ça vienne
48:50dans les recommandations
48:52que peuvent faire
48:52les conseillers
48:53auprès de leurs clients
48:54que ce soit les conseillers
48:55en gestion de patrimoine
48:55ou les assureurs
48:56et là aussi
48:57ça prend un petit peu de temps
48:58le private equity
48:59c'est mieux connu
49:00il y a le crédit aussi
49:02qui a fait sa place
49:04on a beaucoup entendu parler
49:05des produits structurés aussi
49:06qui sont un peu
49:07la vache à lait
49:07des conseillers
49:08en gestion de patrimoine
49:09parce que ça génère
49:10des commissions
49:11très intéressantes pour eux
49:12et puis
49:13il y a une liquidité
49:14assez rapide
49:15l'infrastructure
49:16c'est vrai que c'est
49:16un petit peu
49:17le dernier
49:18émaillon de la chaîne
49:19qui arrive
49:21pour autant
49:21nous on est convaincus
49:22que ça fait beaucoup de sens
49:23dans une allocation
49:24dans un patrimoine
49:26de particulier
49:26parce qu'encore une fois
49:28on touche des biens
49:29et services
49:29qui sont essentiels
49:30et non seulement
49:31ils sont essentiels
49:32à la vie de tous les jours
49:32mais en plus
49:33ils sont essentiels
49:33aux enjeux de transition
49:35et d'adaptation
49:36au changement climatique
49:36donc ça va venir
49:37mais c'est vrai
49:38que c'est un petit peu lent
49:39et un petit peu complexe
49:40de rentrer sur ces classes d'actifs
49:41alors chez Swen Capital Partners
49:43vous êtes spécialiste
49:43justement de cette thématique
49:45qu'est-ce que vous proposez
49:46exactement ?
49:48alors chez Swen
49:48ça fait une quinzaine d'années
49:49donc on investit
49:50pour le compte des institutionnels
49:51sur la classe d'actifs
49:52donc on est en train
49:53d'investir
49:55lever le cinquième
49:56enfin la cinquième génération
49:57de fonds
49:58on a également lancé
49:59une thématique spécifique
50:01sur les énergies renouvelables
50:03et on a depuis
50:05quelques années
50:06initié des fonds
50:07dédiés à la gestion privée
50:09donc on a
50:09deux fonds
50:10on est en train d'investir
50:11le deuxième fonds
50:13avec des tickets d'entrée
50:15qui sont autour
50:15de 125 000 euros
50:16donc on est quand même
50:17sur des patrimoines
50:17un peu aisés
50:18et depuis l'année dernière
50:19on propose donc
50:20des unités de compte
50:21donc les fameuses
50:22unités de compte
50:22dont vous parliez
50:24dernier élément
50:25de la chaîne
50:25en effet
50:26dont on attend
50:27on espère
50:28que ça va bien se passer
50:30et que ça va avoir
50:31un intérêt tout particulier
50:33pour les investisseurs
50:34mais c'est encore
50:35un petit peu tôt
50:35pour vraiment juger
50:36du succès
50:37de cette opération
50:38alors le fonds s'appelle
50:38Swen Select Infrastructure
50:40tout à fait
50:41quelles sont les caractéristiques
50:43justement de ce fonds ?
50:44alors c'est un fonds
50:45déjà qu'on a voulu
50:46très proche des caractéristiques
50:48des fonds institutionnels
50:49est-ce qu'on va trouver
50:50par exemple
50:50on trouve les mêmes actifs
50:52ça c'était pour nous
50:53c'était vraiment
50:53un enjeu très fort
50:54c'était d'éviter
50:56de faire du sur-mesure
50:57pour du particulier
50:58qui nous ramenait
50:58à faire des petits tickets
50:59ou à prendre des risques
51:00un peu spécifiques
51:01on a vraiment souhaité
51:02dupliquer la qualité
51:03de notre gestion institutionnelle
51:05pour ces programmes
51:06de particuliers
51:07et puis donc c'est un fonds
51:09en revanche
51:10dans sa structuration
51:11qui est un peu différente
51:11on est sur un fonds evergreen
51:12donc à une durée de vie
51:13très longue
51:15avec des conditions de liquidité
51:17qui ne sont pas tout à fait
51:17les mêmes
51:18un fonds classique institutionnel
51:19vous appelez les fonds
51:20au fur et à mesure
51:20des investissements
51:21et vous rendez l'argent
51:22au fur et à mesure
51:23que vous faites des sorties
51:24des sessions
51:25dans un fonds
51:26de type UC
51:27exactement
51:27dans un fonds de type UC
51:29vous gardez l'argent
51:31dans le fonds
51:32et vous le faites tourner
51:32vous appelez tout l'argent
51:33au départ
51:34et puis vous distribuez
51:36ou pas
51:36ça dépend des
51:37en tout cas
51:38il faut assurer
51:38une certaine liquidité
51:39et il y a une certaine liquidité
51:41qui est assurée
51:41par le fonds lui-même
51:42donc là on propose
51:44nous on s'est mis
51:44au meilleur standard
51:45donc une liquidité
51:46et une valorisation hebdomadaire
51:47donc on propose en effet
51:50plutôt une assez grande souplesse
51:51pour le porteur
51:52sachant que
51:53il y a quand même
51:54une durée de blocage
51:55de 5 ans
51:55et puis un horizon
51:57recommandé de 8 ans
51:58on investit
51:59sur les infrastructures
52:00c'est pas pour
52:00on va dire
52:01spiler
52:01j'ai envie de dire
52:02d'une semaine sur l'autre
52:03la classe d'actifs
52:04tiens justement
52:04est-ce que vous pouvez nous donner
52:06des exemples
52:06d'infrastructures
52:07dans lesquelles
52:09vous investissez
52:10alors sans révéler
52:11de secret évidemment
52:12non mais il n'y a pas de secret
52:13alors ce fonds
52:13Swan Select
52:14il vise une centaine
52:15d'actifs
52:16directement ou indirectement
52:17on a déjà réalisé
52:19une trentaine d'investissements
52:20donc le programme
52:20il a été bien lancé
52:22il fait une cinquantaine
52:23de millions d'euros
52:24aujourd'hui
52:24avec notamment
52:26abeilles et massifs
52:27qui en sont les sponsors
52:28et donc dans les investissements
52:30qu'on a pu faire
52:30on a fait des investissements
52:31en France notamment
52:33donc on a investi
52:34dans AQM
52:35par exemple
52:35de la logistique ferroviaire
52:37sur les wagons
52:38que vous voyez
52:38qui font des marchandises
52:39on a investi
52:40dans Data 4
52:42on a investi
52:43dans les transports
52:44digitales
52:45donc voilà
52:46exactement
52:47l'énergie renouvelable
52:48on a investi
52:49dans l'énergie team
52:49également en France
52:50un opérateur
52:51d'énergie renouvelable
52:52en Finlande
52:53on a investi
52:53dans de la fibre
52:54qui est déployée
52:55dans des zones
52:56plutôt rurales
52:58en Norvège
52:59on a investi
53:00dans des réseaux de chaleur
53:01également
53:02et on a même
53:02aussi aux Etats-Unis
53:03puisqu'il y a un actif
53:04dans le recyclage
53:05de déchets non dangereux
53:06aux Etats-Unis
53:07donc voilà
53:08on déploie
53:09tout notre savoir-faire
53:11c'est des tickets
53:11alors au global
53:13Swen on fait des tickets
53:14on va dire
53:14de 15 à 30 millions d'euros
53:16en direct
53:16et puis le fonds
53:17il prend une partie de ça
53:18donc on est des tickets
53:19de 2 à 5
53:20sur ce fonds
53:22très bien
53:22vous nous avez parlé
53:23justement de cet élément
53:24de durabilité
53:25comment vous le prenez en compte
53:26aujourd'hui ?
53:27à travers ces investissements
53:29ils sont sélectionnés ?
53:30tout à fait
53:30c'est un enjeu
53:31alors c'est vrai que Swen
53:32c'est un acteur
53:33qui se veut un peu
53:34le champion de la durabilité
53:36alors c'est un peu prétentieux
53:37de dire ça
53:37la réalité c'est qu'on est
53:38société à mission
53:39qui a choisi
53:40de mettre l'investissement
53:41au service de la nature
53:42donc dans tous nos investissements
53:44on a cette considération
53:46on a fait ce filtre
53:46assez fort
53:47sur les impacts
53:48en matière de durabilité
53:50de l'ensemble
53:51de nos investissements
53:52on s'appuie
53:53sur déjà
53:54des expertises internes
53:55on a une dizaine de personnes
53:56qui vont creuser
53:57les sujets en profondeur
53:58quand on investit
53:59sur de la fibre
53:59en Finlande
54:00en effet
54:01on regarde
54:01que le réseau
54:03il adresse bien
54:03des populations rurales
54:05on adresse bien
54:06un mode de construction
54:08très spécifique
54:08on fait la même chose
54:09sur les réseaux de chaleur
54:10on s'est attaché
54:12à mesurer
54:13l'impact
54:14que pourrait avoir
54:15le changement climatique
54:16sur le réseau lui-même
54:18parce que c'est des réseaux enterrés
54:18donc le changement climatique
54:20peut avoir des effets
54:20sur les sols
54:21donc on a fait
54:22des études très spécifiques
54:24on a un actif
54:25en Espagne
54:26dans le biogaz
54:28on mesure là aussi
54:29les effets du changement climatique
54:31avec notamment
54:32des tests de résistance
54:35et d'adaptation
54:36de l'actif
54:37à des fortes chaleurs
54:38et à une baisse
54:39de la production
54:39enfin voilà
54:40on mène tout un tas
54:40de tests là-dessus
54:42et puis naturellement
54:45on fait en sorte
54:46de sélectionner
54:47les meilleurs actifs
54:48dans ces domaines-là
54:49et donc on exclut
54:50c'est vrai
54:51les risques
54:52ou les actifs
54:52qui nous paraissent
54:53les plus risqués
54:53à l'aune du changement climatique
54:54donc naturellement
54:55tout ce qui est charbon
54:56pétrole, gaz
54:57tout ça
54:57c'est totalement exclu
55:00de chez nous
55:01Jean-Philippe Richaud
55:02on s'intéresse bien sûr
55:02aux performances
55:03c'est ce qui intéresse
55:04aussi les investisseurs
55:05aux futurs investisseurs
55:06quelles sont justement
55:07les performances attendues
55:08on sait que pour les investisseurs
55:09institutionnels
55:10on parle de rendement
55:11à deux chiffres
55:1110-12%
55:12qu'en est-il pour le particulier
55:14à quoi il peut s'attendre ?
55:15Alors pour le particulier
55:16on a tablé nous
55:18dans le prospectus
55:19une performance nette
55:21investisseur supérieur à 6%
55:22on espère faire mieux
55:25il y a plusieurs raisons
55:27au décalage
55:28entre la performance
55:28qu'on affiche
55:29pour les fonds institutionnels
55:30pourquoi c'était le cas ?
55:31Alors déjà
55:31les fonds sont appelés
55:32en une fois
55:33là où les fonds
55:34des institutionnels
55:35sont appelés au fur et à mesure
55:36des investissements
55:36donc ça c'est un impact
55:37sur le TRI
55:37le TRI c'est vraiment
55:39le taux de rendement
55:40mesuré
55:41composé des flux
55:42donc plus vous appelez
55:44les flux progressivement
55:45et plus vous avez
55:46un rendement
55:46parce qu'il y a une part
55:47de liquidité
55:47finalement d'en investie
55:48et puis il y a une part
55:49de liquidité également
55:50qui est appelée
55:52dès le départ
55:52donc dans l'ensemble
55:54des capitaux
55:54qui sont appelés au départ
55:55il y a une partie
55:56des capitaux
55:57qui n'est pas investie
55:57tout de suite
55:58et donc il y a investi
55:59sur des postes de liquidité
56:00très sécurisés
56:01là aussi c'est la réglementation
56:02qui l'impose
56:03et donc là-dessus
56:04on a un rendement
56:04qui est un peu amoindri
56:05on a des frais
56:06qui sont un peu supérieurs
56:07mais je demandais
56:09juste avant de venir
56:09au gérant de ce fonds
56:11on est sur des frais
56:12de 2%
56:13sur les frais de gestion
56:14et 3,24%
56:15sur le taux moyen
56:18on va dire
56:18le taux de frais
56:19annuel moyen
56:19donc on n'est pas non plus
56:21sur des frais
56:21qui sont très élevés
56:22sur ce type d'actifs
56:24en tout cas sur
56:24les classes d'actifs non cotées
56:26mais malgré tout
56:27oui si on compose
56:28le fait que le capital
56:29est la pleine d'une fois
56:30le fait qu'il y ait
56:30une poste de liquidité
56:31le fait qu'on ait des frais
56:32qui sont un peu supérieurs
56:34on a un rendement
56:34qui est nécessairement
56:35un peu plus faible
56:36que ce qu'on a sur le long côté
56:37et bien voilà
56:37après les produits structurés
56:39après la dette privée
56:40après le private equity
56:41il faut penser
56:42à ces fonds d'infrastructure
56:43je pense que ça va se développer
56:44en tout cas chez Swan
56:45ils en ont un
56:45Swan Select Infrastructure
56:48merci Jean-Philippe
56:49Jean-Philippe Richaud
56:50je rappelle que vous êtes
56:50directeur général adjoint
56:53et directeur des équipes
56:53d'investissement
56:54de Swan Capital Partners
56:55merci de cet éclairage
56:57merci vous
56:58cette édition de Smart Bourse
57:00touche à sa fin
57:01merci de nous avoir suivis
57:02demain vous retrouverez bien sûr
57:04Grégoire Favé
57:05irremplaçable
57:06quant à moi je vous dis
57:07à très bientôt
57:07pour une prochaine émission
57:09très bonne soirée à tous
57:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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