- il y a 2 jours
Jeudi 5 février 2026, retrouvez Bastien Drut (Responsable des études et de la stratégie, CPR AM), David Belloc (Gérant-Stratégiste, Mirova), Nadia Gharbi (Économiste, Pictet Wealth Management) et Nicolas Goetzmann (Responsable de la stratégie Macroéconomique, Financière de la Cité) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Générique
00:00...
00:01Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box.
00:16Vous nous retrouvez dans la foulée, en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:21soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, la Banque Centrale Européenne, sans surprise,
00:28qui maintient un statu quo en matière de réglage de sa politique monétaire, un statu quo à l'unanimité.
00:35Christine Lagarde s'est longuement exprimée sur la balance des risques autour de l'inflation notamment.
00:41Il y a des risques à la hausse, des risques à la baisse, mais au final, c'est un statu quo qui semble quand même solide.
00:48La barre est relativement haute pour envisager que la Banque Centrale Européenne sorte de ce statu quo
00:55avec une baisse de taux, en l'occurrence de moins en moins de prévisionnistes estiment que la BCE pourra baisser ses taux au cours de cette année 2026.
01:05Et certains imaginent déjà ou sont confirmés dans leur idée que le prochain mouvement pour la Banque Centrale Européenne
01:11sera plutôt probablement un mouvement à la hausse.
01:16On notera quand même que Christine Lagarde, si elle répète que la BCE est toujours dans une position confortable, en bonne place,
01:23il semble quand même que le degré de confort soit un peu moins évident aujourd'hui,
01:28notamment à la faveur d'une remontée de l'euro contre le dollar qu'on observe depuis des mois maintenant,
01:34mais de l'euro également face à un certain nombre de grandes devises qui sont celles de nos partenaires commerciaux.
01:40Le débrief à suivre de cette réunion de la Banque Centrale Européenne du côté de la Banque d'Angleterre,
01:45beaucoup moins d'unanimité, il faut le reconnaître, avec 4 membres sur 9 au sein du Conseil de politique monétaire britannique
01:51qui ont demandé une baisse de taux aujourd'hui.
01:54Néanmoins, le statu quo a été maintenu avec 5 votes en faveur du statu quo à la Banque d'Angleterre.
02:01Voilà donc pour les sujets de politique monétaire.
02:03Nous reviendrons également sur l'arrivée prochaine et probable de Kevin Walsh à la tête de la Réserve fédérale américaine.
02:08Et puis du côté des marchés, les publications d'entreprises se succèdent.
02:12Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant sur les grandes entreprises qui ont publié au cours des dernières heures.
02:19On notera la réaction de marché favorable à la publication de BNP Paribas.
02:23Le cours de bourse de BNP Paribas a atteint des records au cours de cette séance.
02:27Et puis l'autre question qui anime les marchés en ce moment, c'est de savoir jusqu'où ira le crash du secteur des logiciels.
02:35Un secteur aux Etats-Unis qui perd encore 3% aujourd'hui.
02:39Après des séances particulièrement compliquées depuis le début de la semaine, la tendance n'est pas nouvelle.
02:44Le secteur des logiciels a énormément d'irréité depuis un an maintenant face à la concurrence de l'IA et des agents IA qui vont prendre possession des entreprises.
02:55Bien sûr, ça c'est la perspective, la trajectoire.
02:59Mais ce crash s'est nettement accéléré depuis 48 heures maintenant avec la sortie de nouvelles fonctionnalités, notamment chez Cloud4Work, le modèle d'IA d'entropique.
03:10Et le bain de sang n'est pas terminé à ce stade.
03:14Nous reviendrons donc sur tous ces sujets avec nos invités de Planète Marché.
03:17Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous reviendrons à nouveau sur la réunion de la Banque Centrale Européenne et les enjeux macro pour la zone euro cette année avec les équipes de Pictet Wealth Management.
03:27Tendance mon ami, chaque soir d'ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:43Bonsoir Pauline.
03:44Les investisseurs étaient attentifs aujourd'hui à deux décisions de politique monétaire.
03:50Oui, comme prévu et sans effet notable sur les marchés, la Banque Centrale Européenne a laissé ses taux d'intérêt inchangés à l'unanimité.
03:58Maintenant, le taux de dépôt à 2%.
04:00Plutôt dans la journée, la Banque d'Angleterre a également opté pour le statu quo, mais avec un vote beaucoup plus partagé que prévu.
04:07Quatre membres sur neuf votants en faveur d'une baisse des taux dès ce meeting.
04:11Qu'en est-il des équilibres observés sur les marchés obligataires, notamment après ces décisions ?
04:15En Europe, pour commencer, le rendement allemand à 10 ans est parfaitement stable, autour de 2,85%.
04:21Au Royaume-Uni, le rendement à deux ans a baissé jusqu'à 9 points de base après la décision de la Banque d'Angleterre, avec aussi une baisse du sterlin.
04:29Aux Etats-Unis, le rendement à 10 ans se détend de 5 points de base pour évoluer autour de 4,20%.
04:34Sur le marché des changes, l'euro-dollar est parfaitement stable aujourd'hui, autour de 1,18%.
04:39Sous surveillance également, évidemment, le marché des métaux précieux, avec toujours des mouvements importants sur l'or et l'argent.
04:46Oui, il reste encore aujourd'hui extrêmement volatile après une demi-séance de rebond.
04:51Hier, l'or et l'argent se sont à nouveau retournés à la baisse.
04:54Aujourd'hui, l'or cède à nouveau 2% et l'argent, lui, plonge de 10%.
04:59Autre actif qui continue de s'enfoncer, c'est le bitcoin, moins de 10% aujourd'hui, ce qui le fait repasser sous la barre de 70 000 dollars.
05:07En seulement 5 jours, le bitcoin plonge de 20% et de 45% depuis son sommet du mois d'octobre.
05:13Qu'en est-il par ailleurs sur les marchés actions avec les grands indices actions mondiaux, Pauline ?
05:18Aux Etats-Unis, les grands indices sont ouverts en repli de plus de 1% pour le Nasdaq, par exemple, après les résultats d'Alphabet, Qualcomm et Arm.
05:25Hier, on y revient, les marchés sont aussi plombés par une statistique sur l'emploi privé.
05:30Plus de 108 000 postes ont été supprimés en janvier, un record depuis 2009.
05:35En Europe, les indices sont dans le rouge dans le sillage des Etats-Unis.
05:39Le stock 600 cède plus de 1%.
05:41En France, le CAC 40 cède du terrain pour évoluer autour de 8 200 points, lestés par le secteur automobile mais soutenus par BNP Paribas.
05:49BNP Paribas qui brille effectivement après sa publication.
05:51Oui, la première banque française fait état de résultats records pour l'année 2025 avec plus de 12 milliards d'euros de bénéfices en hausse de plus de 4,5% par rapport à 2024.
06:02Le produit net bancaire, l'équivalent du chiffre d'affaires, progresse du même ordre pour s'établir à plus de 50 milliards d'euros.
06:09Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net bondit de 30% sur un an.
06:13Le titre est en hausse de 3% au meilleur de la séance.
06:16Et puis un secteur qui plombe en revanche, l'Europe aujourd'hui, c'est le secteur automobile, Pauline.
06:20Oui, c'est dans le sillage de Volvo Cars qui signe le flop du jour et qui s'effondre de 30% du jamais vu.
06:27Le constructeur suédois fait état de résultats sous les attentes à cause d'une faible demande.
06:31Renault, Stellantis, Volkswagen et BMW reculent de 1 à 3%.
06:36Qu'en est-il par ailleurs aux Etats-Unis avec les résultats des valeurs technologiques qui se poursuivent ?
06:41Commençons donc par les résultats d'Alphabet.
06:44La maison mère de Google surpasse les attentes des analystes avec une forte croissance du cloud qui bondit notamment de 50%.
06:51Parmi les autres chiffres impressionnants, notons les plans de dépenses dans l'IA allant jusqu'à 185 milliards de dollars en 2026.
06:58C'est environ le double des dépenses de 2025.
07:02Ces dépenses inquiètent toutefois les investisseurs.
07:04Le titre cède 3%.
07:05Les groupes Qualcomm ou encore Arm Holdings ont publié également hier soir leurs résultats après la clôture de Wall Street.
07:11Oui, Qualcomm est plombée par sa prévision de chiffre d'affaires du deuxième trimestre inférieur aux attentes.
07:17L'entreprise anticipant une pénurie d'approvisionnement de puces mémoire.
07:21Le titre dévise de 10% dans les premiers échanges.
07:24Malgré des revenus historiques, les ventes de licences d'armes loupent de peu le consensus.
07:29Malgré tout, les prévisions pour le quatrième trimestre sont au-delà des attentes.
07:33Le titre gagne 2%.
07:34Quel sera le programme à l'agenda demain des marchés, Pauline ?
07:37Demain, les investisseurs arbitreront les résultats d'Amazon publiés ce soir après la clôture.
07:42On regardera aussi demain les résultats de Toyota et Philippe Maurice.
07:46Le rapport sur l'emploi ne sera pas publié à cause du mini-shutdown aux Etats-Unis de 3 jours.
07:52Il est reporté à mercredi prochain.
07:54Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
08:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:13Bastien Drouet est avec nous, le responsable des études et de la stratégie de CPR Asset Management.
08:18Bonsoir Bastien.
08:18Bonsoir.
08:19Nicolas Götzmann à nos côtés également, le responsable de la stratégie macro de la financière de la cité.
08:23Bonsoir Nicolas.
08:24Bonsoir.
08:24Et David Bellocq qui nous accompagne également, gérant et stratégiste chez Mirova.
08:28Bonsoir David.
08:29Bonsoir.
08:29Merci messieurs d'être là.
08:31Le traditionnel débrief de la réunion de la Banque Centrale Européenne qui pourrait nous occuper un peu moins longtemps d'ailleurs que la conférence de presse de Christine Lagarde.
08:38On n'apprend pas grand chose de nouveau, David, le statu quo est unanime et la pose de la Banque Centrale Européenne semble encore assez ferme, malgré les incertitudes et malgré une discussion assez ouverte, j'ai trouvé, sur la question du taux de change par exemple.
08:57Alors c'est vrai que la zone d'intervention, aussi bien à la baisse qu'à la hausse, est quand même assez élevée, donc on s'attendait à ce qui est statu quo, de ce point de vue-là, il n'y a pas de surprise.
09:07La Garde et la BCE devaient nécessairement prendre en compte l'appréciation de l'euro assez forte, même si, on en reparlera peut-être tout à l'heure, mais la nomination Kevin Warsh a peut-être capé un peu cette baisse du dollar contre euro.
09:23Plutôt dollar positif.
09:24Plutôt dollar positif, en tout cas plus de crédibilité, peut-être moins de risque, enfin c'est même sûr d'indépendance de la Fed, et donc c'est un facteur qui, je pense, a pu rassurer de ce point de vue la Banque Centrale.
09:38D'un point de vue inflation, c'est vrai que les derniers chiffres d'inflation étaient quand même plutôt inférieures à tentes et faibles, on a même eu 0,3 en France sur une année glissante.
09:46Seule l'Allemagne, finalement, accélère un peu, et je pense que c'est assez cohérent par rapport à son plan de relance.
09:52Et c'est surtout que, ce qui est étonnant quand même, c'est que le Wedge Tracker de la BCE nous prévoit une accélération de l'inflation des services en 2026,
10:02ce qu'on ne semble pas observer selon les données alternatives, Indeed et autres.
10:07Donc de ce point de vue, en mars, la BCE va projeter ses perspectives de croissance et d'inflation, peut-être tirant un update à cette occasion,
10:17et qu'elle se laisse le temps, en ce début d'année, en maintenant ce statu quo.
10:22Après, en quelques mots, on a quand même un plan allemand, un plan allemand qui, dans un premier temps, je pense, ne devrait pas générer d'inflation,
10:29parce que c'est un pays qui est en dessous de ses capacités de production,
10:32mais qui, s'il y a un effet d'entraînement vis-à-vis du secteur privé, se concrétise,
10:37et qu'on peut retrouver quelques goulots d'entranglement par rapport à du staff qualifié en...
10:45pourrait générer, finalement, une inflation, et surtout une croissance assez décente pour 2027,
10:51ce qui pourrait justifier une poursuite du statu quo.
10:55Bon, mais ça reste une hypothèse à ce stade.
10:58Ce n'est pas une vision ou une conviction forte encore qu'on peut avoir à ce stade.
11:03Alors, c'est une conviction, enfin, on est en attente d'une exécution du plan.
11:09Donc, bien évidemment, c'est plus une conviction qu'une constatation.
11:12On en est en début, même si on commence à avoir des indices de nouvelles commandes,
11:16une production industrielle...
11:17Ah, ben, on est en régime, quand même !
11:18Pour autant, c'est vrai que les derniers stades de crédit, en fait, BCE, étaient plutôt négatifs,
11:26et donc, finalement, les risques baissiers sur l'activité sont quand même encore présents,
11:31ce qui justifie, finalement, cet attentisme à ce stade.
11:36Nous, dans un premier temps, on pensait que la BCE avait de la place pour baisser ses taux
11:41et accompagner la relance en Europe, ainsi que le rebond du marché du crédit, de la construction.
11:48On était assez étonnés du discours de Schnabel extrêmement ferme,
11:51comme quoi le prochain mouvement serait une hausse,
11:54et c'est vrai qu'à ce stade, on reste assez consensuels,
11:59en jouant, finalement, un statu quo qui, pour l'instant, est difficile de...
12:05Il n'y a pas d'évidence ou de signe que la BCE, telle que constituée aujourd'hui,
12:09puisse, effectivement, sortir rapidement de ce statu quo.
12:13Bastien, vos commentaires sur la décision, la conférence de presse.
12:18Christine Lagarde répète que la BCE est en bonne place,
12:21mais quand même, le degré de confort n'est peut-être pas tout à fait le même.
12:26Déjà, il ne s'est pas passé grand-chose, je suis complètement d'accord.
12:30Après, il y a eu la tentative de minimiser les arguments d'une baisse de taux.
12:36Il y avait deux arguments.
12:38Il y a le fait que, la semaine dernière, l'euro-dollar s'est approché des 1,20.
12:42D'ailleurs, il y avait le gouverneur autrichien, je crois,
12:46qui s'est exprimé à ce sujet-là pour dire que, si ça continuait,
12:49il faudrait, sans doute, envisager une baisse de taux.
12:52Donc, il y avait ça.
12:53Finalement, ça n'a pas suffi.
12:54Et ensuite, le fait que l'inflation sous-jacente soit bien en dessous
12:57des prévisions de la BCE pour le premier trimestre.
13:00Donc, la prévision de la BCE, c'est en moyenne 2,4% sur le premier trimestre.
13:06Et là, on est à 2,2% sur l'inflation sous-jacente sur le mois de janvier.
13:10Les prévisions de décembre, c'est ça ?
13:11Oui, c'est les prévisions qui avaient été faites en décembre.
13:13Oui, bien sûr.
13:14Elle a préféré se révéler aux prévisions de septembre,
13:16qui étaient sous la maîtrise du staff de la BCE,
13:20plutôt que celles de décembre,
13:21qui sont faites avec des inputs nationaux.
13:25Du coup, ça corrompt pour exactement ce que je dis,
13:27qu'ils essaient d'évacuer à peu près tous les arguments pour une baisse de taux.
13:31Ce qui est étonnant, sur le taux de change,
13:36c'est qu'effectivement, l'euro-dollar s'est approché des 1,20 la semaine dernière,
13:39c'est reparti à 1,18 pour différentes raisons.
13:42Il peut y avoir la nomination de Kevin Warsh en particulier.
13:46Mais on se demande pourquoi la BCE, finalement, n'a pas été attentive au trade-weighted euro.
13:50Parce que ce qui est important pour la BCE,
13:53ce n'est pas l'euro-dollar.
13:54Les États-Unis, c'est un partenaire commercial important,
13:56mais ce n'est pas toutes les relations commerciales de la zone euro.
13:59Ce qu'il faut regarder, vraiment, c'est l'évolution de l'euro par rapport à un panier.
14:03Et lui, il est très élevé depuis un peu moins d'un an.
14:06Ça date du Liberation Day.
14:07Il a progressé le trade-weighted euro, comme vous dites.
14:09Donc, l'euro, le taux de change effectif pondéré de l'euro
14:12par rapport aux devises de nos partenaires commerciaux.
14:15Il s'est apprécié d'environ 5% depuis le mois de mars 2025.
14:20Oui, alors après, ça c'est la mesure de marché.
14:23On peut regarder aussi le taux de change réel effectif.
14:25Il y a différentes façons de le regarder.
14:27Mais en tout cas, il y avait déjà eu un choc très fort positif sur l'euro
14:30qu'il n'aura jamais posé problème, en réalité.
14:34Et ça, c'est quelque chose qui est assez perturbant.
14:37Donc, je pense que je serais moins incisif que Nicolas sur la BCE.
14:42Vous préhomptez le propos de Nicolas Gossmann.
14:45Oui, je me souviens de la discussion qu'on a eue la dernière fois.
14:48C'est vrai que vous étiez ensemble il n'y a pas très longtemps.
14:50Et donc, je pense qu'ils n'ont pas du tout de velléité de s'orienter vers une baisse de taux prochainement.
14:58Même si, nous, on pense qu'il y a le biais.
15:01S'il devait y avoir un mouvement cette année, ça serait une baisse de taux.
15:04Donc, il suffirait pas forcément grand-chose.
15:06On a une inflation totale qui est à 1,7.
15:08On commence à être un petit peu en dessous de la cible.
15:11Comme ils sont très attentifs finalement, contrairement à ce qu'elle a dit,
15:13ils sont quand même très attentifs aux derniers chiffres.
15:16Oui, parce que pour le coup, on a l'impression que c'est toujours meeting by meeting,
15:20data dependent, etc.
15:22Mais c'est vrai qu'il y a une forme d'asymétrie.
15:23Là, on est capable de regarder à travers le trou d'air de l'inflation
15:28sans rester focalisé sur un point de données.
15:32Comme ils se sont passés à travers une tendance beaucoup plus longue,
15:35celle de l'appréciation de l'euro par rapport en trade-weighted depuis 9 mois, on va dire.
15:39Ils se sont passés complètement à travers.
15:40Et ça, c'était pas un point, c'était vraiment une tendance et un gros choc.
15:44Et ils ne se sont pas vraiment souciés de ça.
15:46Comment vous expliquez cette réticence du Conseil des gouverneurs
15:50à se montrer peut-être plus allant, plus ouvert sur l'idée d'une baisse de taux ?
15:56On ne parle pas d'un cycle de baisse de taux, Nicolas.
15:59On parle peut-être d'un ajustement final des taux directeurs de la Banque centrale européenne.
16:05Qu'est-ce qui explique cette réticence, selon vous ?
16:07Je pense que le narratif d'Isabelle Schnabel est quand même très bien installé.
16:13Elle dit en gros que l'Europe est à son plein potentiel aujourd'hui.
16:17On est peut-être même un petit peu au-dessus.
16:19Et donc, c'est ce qui signifie l'expression qu'ils utilisent, c'est-à-dire « we are in a good place ».
16:24Alors, très bien. La conséquence de cela, c'est effectivement que, comme vous l'avez rappelé,
16:30l'euro, quand il est comparé à un panier de 40 partenaires commerciaux les plus importants de l'euro,
16:36a atteint la semaine dernière son plus haut historique.
16:39Et donc, l'Europe arrive au milieu d'une séquence qui est une guerre commerciale mondiale,
16:45sans doute la plus importante qu'on ait connue de notre vivant aujourd'hui.
16:48Et on vient au milieu de cette guerre avec l'euro à son plus haut niveau historique,
16:53ce qui n'est pas forcément la meilleure solution, évidemment.
16:55Et donc, qui pénalise un peu tout le monde.
16:57On voit qu'on a commencé à avoir des dégâts, notamment, je pense que principalement la France
17:00est vraiment touchée avec cette inflation très faible en France,
17:03avec de l'emploi qui est en baisse quasiment depuis deux ans également.
17:07Et on voit les données d'investissement et tout ça qui sont quand même très faibles.
17:11C'est également le cas en Allemagne.
17:13Et ce qui m'inquiète le plus pour la suite, c'est de voir effectivement,
17:15on a le plan allemand qui va être mis en place.
17:19Et que si on considère aujourd'hui qu'Isabelle Schnabel considère
17:21qu'on est déjà aujourd'hui au plan potentiel,
17:24si l'Allemagne pousse, ça veut dire qu'on a une demande qui est un peu au-dessus du potentiel.
17:28Ce qui veut dire que, logiquement, la BCE devrait réagir à ça.
17:31Et je pense que c'est pour ça qu'elle avait dit, il y a un mois, enfin il y a deux mois,
17:35qu'il faudrait peut-être relever les taux, c'est-à-dire de compenser ce qui est fait en Allemagne.
17:38Et l'effet de compensation, c'est que du coup, si vous avez une relance publique en Allemagne,
17:42il va falloir compenser quelque part.
17:43La compensation, elle se fera sur le secteur privé.
17:46On pense que la France est un bon candidat pour pouvoir absorber le choc.
17:50Mais du coup, on arrive à une situation où avant, on avait le NGU qui poussait l'Espagne,
17:54la Grèce, le Portugal, l'Italie notamment aussi.
17:57Et on a eu, par effet de compensation, le secteur privé en Allemagne et en France,
18:01qui en a largement souffert.
18:02Et quand on regarde les données, je crois que je l'avais déjà dit l'année dernière fois,
18:04c'est que si je prends le secteur privé consommation plus investissement,
18:07France-Allemagne agrégée, depuis 2019, on est à zéro,
18:11contre 18% aux États-Unis par exemple.
18:12Et donc, le secteur privé agit comme une espèce d'absorbeur en dernier ressort
18:17de ce qui se passe en Europe.
18:19Sauf que maintenant, on a en gros une stagnation totale depuis 2019 dans ces secteurs-là,
18:24ce qui est juste tout à fait invraisemblable.
18:26Le secteur privé ne profite pas de ces commandes publiques, de ces dépenses publiques et de cet investissement public ?
18:33Il est censé donner une impulsion et amorcer quand même quelque chose ?
18:36Encore une fois, s'il en profite, du coup, si on augmente la demande du côté allemand aujourd'hui,
18:41on va compenser et la compensation se fera sur le secteur privé qui ne sera pas effectivement à toucher.
18:46Mais il faudra compenser d'une façon ou d'une autre.
18:49Et en fait, c'est ce qui se passe depuis 2019.
18:50Enfin, c'est une vieille habitude de la zone euro et c'est aussi pour ça qu'on stagne depuis aussi longtemps.
18:55Et en fait, on voit que les logiciels n'ont pas évolué alors que le monde a profondément changé.
18:58Je pense que les impératifs qui existent aujourd'hui aux États-Unis, en Chine, au Japon sont très différents.
19:03Tout le monde essaie de se battre maintenant pour avoir de l'investissement au maximum.
19:06Si je regarde les données d'investissement en France sur un an, en nominal, on est augmenté de 3,9 milliards.
19:14Donc, sur tout le secteur privé, c'est-à-dire les entreprises non financières, 3,9 milliards d'augmentation sur un an.
19:18Encore une fois, si je regarde les données, par exemple, de Google qui a été annoncée hier, 385 milliards.
19:22En gros, Google a annoncé hier 40 fois ce qui a été investi en France l'année dernière.
19:28Oui, mais il y a quand même le plan allemand.
19:29Je veux bien qu'on ne regarde que la France, mais là, l'idée, c'est quand même de regarder les choses.
19:33Très différente. Et encore une fois, si vous n'accompagnez pas le mouvement qui est mis en place par l'Allemagne
19:37et que vous faites un effet de compensation par une politique monétaire plus stricte, en fait, l'effet macro, il sera zéro à la fin.
19:43Bon, donc, bon, effectivement, de votre point de vue, il y a une erreur de politique monétaire, mais cette erreur, elle va durer, Nicolas ?
19:51On regarde la composition et la manière dont réagit la BCE aujourd'hui.
19:56Qu'est-ce qui pourrait la faire sortir de ça ? Est-ce que le point de fragilité, effectivement, c'est la devise ?
20:00Je pense que la semaine prochaine, on va avoir une réunion des gouvernements qui vont commencer à parler,
20:04soit au format Conseil européen, qui vont parler de la compétitivité.
20:08Merde, ça a déjà...
20:08On leur envoie une checklist, d'ailleurs.
20:11Ce qui est d'ailleurs invraisemblable, mais encore une fois, bon, bref.
20:15Oui, on parlait d'indépendance de la Banque centrale, ce genre de choses.
20:18Du coup, ça va dans les deux sens.
20:19Mais Frédéric Schmer, ça va critiquer aussi le niveau de l'euro la semaine dernière.
20:24Emmanuel Macron l'a fait au mois de décembre.
20:25Je crois qu'Emmanuel Macron va encore le faire la semaine prochaine.
20:28Donc, il y a une espèce de volonté politique de dire, maintenant, ça suffit.
20:31Je pense, par contre, que pour la devise, c'est moins une question de taux qu'une question de réduction de la taille du bilan.
20:35Et que là, il va falloir à un moment agir de ce côté-là.
20:39On voit que les États-Unis commencent à augmenter leur bilan depuis le mois de décembre.
20:42et nous, on continue à avoir une réduction de taille du bilan qui est à son niveau maximum,
20:47qui n'a à peu près aucun sens.
20:48Et quand on constate que cette divergence entre États-Unis et Europe a commencé en mars dernier,
20:53au moment, justement, bon, il y a eu le Liberation Day, d'accord,
20:56mais c'est également le moment où l'euro a commencé à s'apprécier assez massivement contre le dollar.
20:59Et je ne pense pas que ce soit un hasard.
21:01C'est vrai que la question du bilan, je crois qu'il n'y a eu aucune question.
21:05C'est à peine...
21:07Enfin, c'est un sujet qui n'est absolument plus évoqué, là, aujourd'hui.
21:09Oui, alors que la politique a été changée au Royaume-Uni.
21:12La politique a été changée aux États-Unis.
21:14Bon, par contre, au Japon, c'est accéléré, mais avec une taille de bilan qui est quatre fois supérieure à ce qu'on a chez nous.
21:18Et donc, on voit que ça change partout, sauf chez nous, on n'en parle même pas.
21:22Bon, sur le taux de change, oui, c'est des conséquences de marché, quand même, ce constitutif tightening.
21:27On voit que l'année dernière, par exemple, en 2025, on a eu les taux américains, les taux longs qui ont baissé,
21:33les taux européens qui ont monté.
21:35Et finalement, sur les 20 dernières années, c'est arrivé que deux fois de voir les taux européens qui montaient et les taux américains qui baissaient.
21:41Et ça, c'est quand même en grande partie parce que la Fed, elle a ralenti son QT,
21:46alors que la BCE, elle a été à plein régime de QT à partir de l'année dernière.
21:50C'est ce que vous disiez aussi, David.
21:52C'est vrai que les conditions financières ne sont pas si favorables que ça aujourd'hui en Europe.
21:57Vous citiez le Bank Lending Service, c'est ça ?
22:01La distribution de crédits en zone euro.
22:03Oui, il y a eu une amélioration, je crois, à l'automne, mais ça se dégrade à nouveau, en fait.
22:10En fait, il y a effectivement, il semble prendre, il y a eu beaucoup de déclarations qui n'ont pas toujours été suivies des faits,
22:16mais le sujet de la souveraineté européenne au sérieux, notamment avec l'épisode du Groenland,
22:21On veut produire localement, donc toutes les filières sont concernées.
22:27On a un plan allemand qui devrait quand même entraîner à travers sa commande publique,
22:33surtout si on consomme et on produit localement à la fois au niveau infrastructure, défense, numérique, santé.
22:39Donc, toutes sortes de décisions politiques sont prises, avec finalement une zone qui reste peu endettée par rapport à l'échelle mondiale.
22:49Et un excédent d'épargne évident.
22:54Donc là aussi, il y a peut-être quelque chose à faire pour rapatrier un peu cette épargne et financer nos transitions, en fait.
23:00Transitions militaires, numériques.
23:02C'est l'union des marchés de capitaux qu'on appelle l'union des épargnes d'investissement.
23:05Tout est documenté, écrit, et puis même avant Draghi.
23:10On peut remonter aux cinq présidents.
23:11Enfin, je veux dire, j'ai l'impression que c'est une longue série de rapports.
23:14Tout à fait.
23:15Alors après, là, c'est vrai qu'à très court terme, on a le plan, donc les fonds de souverains néerlandais,
23:20qui effectivement appuient un peu parce qu'ils sont surreprésentés en taux allemands.
23:24On a aussi, alors même si, moi je reste assez confiant par rapport à l'endettement du Japon,
23:29compte tenu du fait qu'il y a à peu près 100% d'aide sur pipe qui est détenue par les domestiques
23:36et qu'ils ont une croissance nominale à 4%, ils empruntent à moins de 1%.
23:39Donc je pense qu'ils savent ce qu'ils font.
23:41Ils ont par contre, d'ici quelques années, un vrai challenge par rapport à leur démographie.
23:47Mais là, à très court terme, il y a une fenêtre de tir pour emprunter, essayer de rehausser leur pourcentage de croissance.
23:52N'empêche que ça fait plus de croissance, des taux plus intéressants, donc là aussi un rapatriement.
23:56Donc il y a toutes sortes de domestiques.
23:59Et donc finalement, c'est un peu une guerre des dettes.
24:03Et dans ce cadre-là, c'est vrai qu'on n'a pas un scénario où les taux allemands ont vocation à baisser.
24:08Ils ont même, de notre point de vue, plutôt vocation à continuer à monter.
24:12Donc voilà.
24:14Après, dans le même temps, on a effectivement l'esprit d'Italie-Espagne qui s'est énormément resserré.
24:18La France qui, finalement, continue sa situation politique, emprunte à un taux correct.
24:23Je pense que c'est avant tout une volonté politique, plus que des niveaux de taux qui manquent en Europe pour avancer.
24:31La balle se renvoie toujours d'un camp à l'autre.
24:34Macron ou d'autres essayent de faire passer un message à la BCE qui, elle-même, renvoie la balle en disant
24:40« Il y a une checklist qui vous attend, mesdames, messieurs les dirigeants, on n'a qu'à cocher les cases. »
24:46Votre point sur Warch et le dollar, ça nous amène à parler, effectivement, de ce que pourrait être la fête sous Kevin Warch.
24:53Que veut Kevin Warch aujourd'hui en 2026 par rapport à toute la littérature qu'on peut avoir aussi autour de Kevin Warch,
25:00ses discours publics, ses décisions, enfin oui, ses décisions et les décisions qu'il a pu assumer ou prendre en tant que gouverneur à l'époque, entre 2006 et 2011.
25:12Donc il est plutôt positif dollar, il est plutôt haussier dollar.
25:14Cette nomination est finalement plutôt haussière dollar.
25:16En fait, la hausse des taux, la dépression de dollars, le sel américain, qui a commencé avec le Groenland et qui a continué en janvier, devait cesser.
25:27On commençait à avoir une prime de risque institutionnel avec une pontification forte.
25:30Et donc finalement, Kevin Warch a permis, je pense, du fait de son parcours à Trump de casser ce trade de perte d'indépendance de la Fed, de perte de crédibilité de la Fed.
25:44Malgré le fait qu'un Donald Trump, il y a encore une semaine ou dix jours, nous dit qu'il est très à l'aise avec le niveau du dollar et qui a permis de faire beaucoup.
25:52D'accord, il y a le disque au façade, mais la réalité, c'est qu'il y avait un risque de perdre le contrôle sur ce sel américain, ce debasement trade,
26:00et que ça pouvait devenir à un moment une spirale difficile à stopper.
26:05Le problème, c'est que c'est difficile d'imaginer une baisse du dollar avec une baisse des taux.
26:08En général, les deux vont pair, et donc c'est le sel américain, y compris les treasuries.
26:12Donc autant le dollar, si on en croit Miran, et toute la théorie...
26:15On a la hausse des taux et la baisse des taux.
26:17Ça permettait de ne pas trier l'outil de production, etc., sur le territoire.
26:20Donc ça peut avoir du sens d'un point de vue politique Trump.
26:22Par contre, la hausse des taux, clairement pas.
26:24Il y a cette histoire d'affordability, de mid-terms, il ne peut absolument pas se permettre d'avoir ces taux qui montent.
26:30Et donc, en cela, je pense que la nomination de Kevin Walsh a permis de stopper le mouvement.
26:36Après, c'est un proche de la famille Trump, c'est un proche de Bessent, tout, tout...
26:40Donc ils vont pouvoir se coordonner...
26:42C'est le genre d'un ami d'enfance de Donald Trump, pour dire la chose clairement,
26:44et pas d'une petite famille, qui est la famille héritière des taux.
26:47Donc ça, c'est sur l'image.
26:48Après, je pense que la personne sur laquelle, bon, j'ai aucun recul, mais il semble flexible,
26:53et je pense qu'il ajustera tout simplement meeting par meeting sur les données économiques.
26:57J'ai du mal à croire qu'ils subissent...
27:00De toute façon, ce n'est pas dans l'intérêt de la FED, ni dans l'intérêt, d'ailleurs, de caper les taux,
27:05de perdre cette crédibilité.
27:08Voilà.
27:09– Non, mais très bien, Stanley Drucken-Millard, qui est un grand mentor de Kevin Walsh,
27:16dit de lui qu'il n'est ni Faucon ni Colomb.
27:18– Très, très, très rapidement, il mise tout sur les gains de productivité,
27:22et donc s'il applique la règle de Taylor, on ne devrait pas baisser les taux, c'est sa théorie,
27:26mais avec les gains de productivité, on devrait avoir une inflation baissière,
27:29et donc on baissera les taux naturellement, tout en réduisant le bilan.
27:32C'est le meilleur des mondes, espérons que ça se passe comme ça pour la fête des États-Unis,
27:36mais à suivre.
27:38– Bon, il aura du pain sur la planche, qu'est-ce que...
27:40Il y a une forme de continuité, c'est un grand changement, Kevin Walsh...
27:45Bon, il s'est exprimé, il n'y a pas très longtemps, en fin d'année dernière,
27:48dans le Wall Street Journal, il a donné aussi quelques interviews,
27:51enfin, non mais, bah oui, mais si, il a pris la parole, quand même, avant d'être nommé.
27:56Qu'est-ce que vous en avez retenu, Nicolas, et qu'est-ce que ça peut donner
27:58le jour où il devient le président de la Réserve fédérale américaine ?
28:02– Alors déjà, il ne l'est pas encore.
28:03– Non.
28:04– Il va falloir passer le Sénat, il ne s'est pas encore gagné,
28:07donc il y a toujours un sénateur qui bloque pour le moment.
28:08J'imagine que la pression qui existe sur ce sénateur doit être assez sympathique à vivre.
28:12– Et alors il demande la fin de la procédure contre Jérôme Powell et la fête.
28:18– Oui, en tout cas, que ce sujet-là soit résolu avant qu'il puisse donner son vote
28:21de validation d'un quelconque nominé.
28:23– C'est ça, donc on va dire, prenons l'hypothèse favorable pour lui, en tout cas,
28:29et qu'il arrive à la Fed, même au sein de la Fed, il n'aura pas une influence
28:32qui va être très importante, à mon avis.
28:35D'une part, parce qu'il les a quand même critiqués de façon assez lourde
28:38et pas forcément très maligne par le passé.
28:42D'autre part, parce que je ne pense pas qu'il est,
28:44contrairement par exemple à Stéphane Miran,
28:45qui, je pense, avait quand même une vision assez construite sur les arguments
28:49qui permettaient justement de baisser les taux.
28:51Je pense que c'est beaucoup plus fragile chez Kevin Walsh.
28:52Donc peut-être qu'il peut s'appuyer sur Miran, mais sauf que Miran,
28:54si Walsh rentre, Miran sort.
28:56Ça va être plus compliqué.
28:58Et dans ce cadre-là, le seul qui a un argumentaire sérieux
29:00pour pouvoir baisser les taux, c'est Christopher Waller.
29:02Et là, il y a une vision qui est quand même relativement différente.
29:04Parce que Walsh veut baisser les taux courts,
29:06mais il aimerait bien baisser le bilan en même temps.
29:07Donc un effet de compensation.
29:09D'ailleurs, c'est assez amusant, parce que c'est ce que fait la BCE aujourd'hui.
29:11Et en fait, je me dis, c'est quand même triste.
29:13Ça fait 15 ans que j'appelle de mes voeux d'avoir quelqu'un
29:15qui ressemble à quelqu'un de la Fed au sein de la BCE.
29:17Et là, boum, pas de bol.
29:18Un profil BCE qui arrive au sein de la Fed, c'est terrible.
29:22Mais bon, voilà, voilà où on en est.
29:25Donc lui, il croit, enfin il croit.
29:27En tout cas, il vend l'histoire du boom de productivité, effectivement.
29:30Oui, et honnêtement, c'est possible.
29:33Pour l'instant, on ne l'a pas encore dans les données, c'est possible.
29:35C'est possible que ça arrive,
29:36et on peut même l'espérer que ça arrive.
29:39Et effectivement, dans ce cadre-là, la productivité mangerait l'inflation,
29:43ce qui permettrait de pouvoir baisser les taux et d'accompagner justement ce boom-là.
29:45Mais c'est à vérifier, à confirmer encore.
29:47Oui, on a des indices.
29:49On a des indices, pour l'instant, c'est pas ça.
29:50En plus, c'est ça qui était assez curieux.
29:53Hier soir, on a eu un discours de Lisa Cook qui est quand même sous pression de Trump et tout ça,
29:56et qui a donné un discours qui va plutôt dans ce sens-là,
29:58en disant, en fait, oui, on commence à avoir justement ce lien de productivité
30:01qui commence à démarrer aux États-Unis.
30:03Ça peut être intéressant ensuite,
30:04mais on n'a pas encore suffisamment de données pour pouvoir l'accompagner.
30:05Donc, on verra.
30:07Ensuite, sur les projets de Warch de baisser le bilan,
30:09je lui dis bonne chance,
30:11parce que quand on regarde les données aujourd'hui aux États-Unis,
30:14on a le paiement des intérêts de la dette aujourd'hui.
30:17Aux États-Unis, pour 2025, on va tomber à 3,2% du PIB,
30:20c'est-à-dire le record depuis 1991,
30:21c'est-à-dire le record le plus haut qu'on ait jamais atteint.
30:24Et ce qui est un peu amusant, c'est qu'on parle de l'indépendance de la Fed aujourd'hui
30:27en se disant, est-ce que Trump va laisser l'indépendance de la Fed ?
30:29Mais je pense qu'il y a au-delà de Trump,
30:31c'est Volcker quand il monte les taux en 1979,
30:33on a une dette qui est à 30% de PIB,
30:35aujourd'hui on est à 100-100% en fonction des mesures.
30:38Et Volcker aujourd'hui est impossible.
30:40Enfin, si on fait Volcker, on explose tout.
30:42On explose tout.
30:42Oui, bien sûr.
30:43Donc ça n'a pas de sens.
30:43Et donc, oui, il y a un problème aux États-Unis,
30:46le problème, il est fiscal,
30:48et que s'ils veulent s'en sortir,
30:49il n'y a pas grand-chose à faire d'autre
30:51que de pousser le nominal de 4,
30:53ce qui est anticipé pour le moment,
30:54d'arriver à 5,
30:56et d'accepter soit avec, on croise les doigts,
30:58un point de plus de productivité,
30:59donc un point de plus de croissance,
31:00soit si on a un peu moins de chances,
31:01d'avoir un pourcentage d'inflation en plus.
31:03Mais à un moment, c'est arithmétique.
31:05Soit on fait ça, soit on envoie le pays dans le mur.
31:07Donc sur le bilan, de toute façon,
31:09encore une fois, on l'a beaucoup rappelé,
31:10c'est un président, un vote,
31:13ni plus ni moins.
31:14Et sur le bilan, aussi,
31:15c'est un consensus à former au sein du FOMC.
31:17En tant que président de la Fed Futur et du FOMC,
31:20il n'a pas la main seule
31:21pour décider ce réglage-là.
31:24Bastien, vos commentaires, effectivement.
31:27Et au final,
31:30est-ce qu'il sera un président
31:31qui va quand même baisser les taux ?
31:33Parce que, de toute façon,
31:35l'économie américaine permet
31:36d'envisager encore des baisses de taux devant nous.
31:39Il y a plein de choses à dire sur lui, sur Warch.
31:42Vous citiez,
31:44quand il s'est exprimé dans le Wall Street Journal,
31:47pour moi, c'était vraiment un exercice
31:48de flagornerie extrême
31:51pour dire que toutes les politiques de Trump
31:53étaient géniales,
31:54les meilleures du monde, etc.
31:56C'est même assez surprenant à lire.
32:00Ensuite, sur la politique de bilan,
32:03effectivement,
32:05ça sera, je pense, très compliqué
32:07de rebaisser le bilan.
32:10Tout simplement parce qu'il y a eu une raison
32:12pour laquelle la Fed a arrêté
32:13de baisser son bilan le 1er décembre
32:16et qu'il est reparti sur du QE technique
32:18le 11 décembre.
32:18C'est-à-dire, dix jours après,
32:19tout simplement parce qu'il y avait des pressions
32:21sur les taux monétaires
32:22qui étaient importantes.
32:25Revenir au quantitative tightening,
32:26ça va reproduire les mêmes effets.
32:28Tout simplement.
32:28Ça reproduirait les mêmes effets
32:30et en fait, ça ne marcherait pas.
32:32Après, lui, il voudrait revenir au monde
32:34d'avant la grande crise financière.
32:35Mais ça va me paraître possible.
32:37C'est juste impossible.
32:39Et il y a des gens
32:40qui théorisent très bien, finalement,
32:42comment devrait être la composition,
32:45la taille du bilan à long terme.
32:46C'est Christopher Waller, exactement.
32:49Et lui, il ne s'est jamais prononcé
32:50pour avoir des réserves des banques commerciales
32:52qui convergeraient vers zéro.
32:54Il n'a jamais dit ça.
32:55Il a tout simplement dit,
32:56et je pense que c'est la version
32:57qui est très consensuelle
32:58au sein de la Fed,
32:59qu'il faut changer la duration.
33:01C'est jouer sur la duration.
33:04Au lieu d'avoir des titres de maturité longues
33:06et des MBS surtout.
33:07Ça, c'est vraiment ce que Waller n'aime pas,
33:09c'est d'avoir des titres hypothécaires
33:10au sein du bilan de la Fed.
33:12D'ailleurs, Waller et Warch n'aiment pas ça non plus.
33:14Oui, effectivement, ça, c'est en train de sortir
33:16progressivement.
33:16Modifier la composition.
33:18C'est en train de sortir progressivement.
33:19C'est des choses qui peuvent se faire
33:21seulement sur le long terme
33:21parce qu'ils ont une position, la Fed,
33:24sur le marché des titres hypothécaires
33:25qui est extrêmement forte.
33:27Je n'ai pas regardé la place de la Fed,
33:30mais je pense qu'on doit être
33:31aux alentours de 20 ou 30 % du marché.
33:33L'ordre de grandeur,
33:34c'est peut-être à peu près ça.
33:35Et donc, la Fed ne peut pas sortir
33:36du jour au lendemain, tout simplement.
33:38Donc, cette idée-là,
33:39elle est complètement à remettre à la poubelle.
33:41Après, effectivement,
33:44j'ai le même commentaire que les autres.
33:46C'est qu'en fait, il est tout seul
33:49au sein du FOMC.
33:50Il a été très virulent avec les autres.
33:52Donc, pour bâtir un consensus,
33:54franchement, il va falloir se lever tôt.
33:55Mais le consensus, ça va être de baisser
33:57deux fois les taux en cours d'année 2020.
34:00Après, il remplacerait,
34:03on ne sait pas si Powell restera
34:05après le 15 mai de cette année,
34:08mais il remplacerait quand même
34:08l'un des membres les plus doviges.
34:10C'est ça qui est paradoxal, quoi.
34:11Enfin, il remplacerait l'un des membres
34:12les plus doviges du FOMC,
34:14qui est Jérôme Powell.
34:15Alors, ce n'est peut-être pas le plus dovige.
34:17Il y avait Miran, effectivement,
34:18mais je pense qu'il n'y avait pas
34:19beaucoup d'autres qui étaient
34:19plus doviges que lui.
34:21Donc, il y a quand même
34:22quelque chose de paradoxal.
34:22Donc, de là à dire que ça va changer
34:24vraiment quelque chose,
34:25je ne pense pas que ça ne va pas
34:26changer grand-chose en réalité,
34:28à part qu'il y aura quelqu'un
34:32qui apparaîtra sans doute
34:34comme moins dépendant que Powell,
34:36parce que je pense que c'est un profil
34:39qui est très politique.
34:40Et ce que je disais tout à l'heure,
34:41là, ce que je mentionnais
34:42avec le sourire de l'article
34:45dans le Wall Street Journal,
34:46là, on voit vraiment
34:47qu'il essaye de satisfaire Trump.
34:51Évidemment, il était en campagne lui-même,
34:53mais il essaie de satisfaire Trump.
34:54Donc, il va essayer de baisser les taux
34:57autant que possible.
34:58Il n'est pas tout seul.
35:00Et on voit que c'est quand même
35:00vraiment un animal politique.
35:03Et on peut réinterpréter
35:04les propos au quiche qu'il avait
35:06en 2009, en 2010, en 2011,
35:08tout simplement parce que c'était
35:09Obama qui était président,
35:10c'était un démocrate.
35:11C'est la grande question.
35:12Et en fait,
35:13et ça peut paraître
35:14complètement caricatural,
35:15mais quand on regarde
35:16quelqu'un comme Michel Bouman,
35:18qui était ultra au quiche
35:20pendant Biden,
35:20et dès que Trump arrive,
35:21il est ultra dovish,
35:23on se dit, oui, vraiment,
35:24c'est possible.
35:24Il y a des gouverneurs
35:25qui sont très politisés,
35:28très politiques.
35:28et je pense que Warch
35:30en fait partie.
35:31Et ça a des implications
35:33sur la courbe des taux américaines,
35:35sur le dollar ?
35:36L'idée, c'est que ça pentifie
35:39un peu la courbe
35:39parce que si, effectivement,
35:41il arrive, peut-être avec l'aide
35:43de Waller, à aller plus loin
35:44dans le désinvestissement
35:46en termes de duration
35:47sur les titres du trésor,
35:49peut-être accélérer ce mouvement-là,
35:51oui, là, ça peut avoir
35:52un impact de pentification
35:54de la courbe.
35:55Mais ce n'est pas quelque chose
35:56qui est très fort
35:57parce que l'hypothèse
35:58qu'il y arrive,
35:58elle n'est pas non plus
35:59très très forte rapidement.
36:00Là où il peut avoir
36:01beaucoup plus la main,
36:03David, il plaide
36:04pour un régime change
36:06à la Fed.
36:07Alors, il parle du staff.
36:09Il y aura sans doute,
36:10j'imagine,
36:11beaucoup de changements
36:11au sein du staff.
36:12Que font les économistes
36:13à la Fed ?
36:14Pourquoi est-ce qu'il travaille
36:15avec des modèles pétés,
36:16tout pétés ?
36:17Pour reprendre un peu
36:18simplement son message.
36:20Il peut avoir la main
36:22aussi sur la stratégie
36:23de communication.
36:23Visiblement, il trouve
36:24que ça parle un peu trop
36:25et que peut-être revenir
36:26à une communication
36:27plus mesurée,
36:29ça peut être une bonne chose.
36:31Il peut agir sur le plan
36:32de la régulation
36:34ou de la dérégulation également.
36:35Là, en tant que président,
36:36il peut avoir les mains
36:37beaucoup plus libres
36:38qu'en tant que président
36:39du FOMC.
36:39Oui, alors effectivement,
36:42c'est un fervent défenseur
36:43de la déréglementation.
36:46Alors, on pourra reparler
36:48après des débuts de politique
36:50de déréglementation Trump
36:52et des conséquences
36:53qu'on commence déjà à voir
36:54sur les marchés.
36:54Oui, mais allons-y.
36:55Si, si, si.
36:56Non, mais juste pour finir,
36:57en fait, si effectivement,
36:59on part du constat
37:00que cette explosion
37:01du bilan de la Fed
37:02a généré finalement
37:05de l'inflation,
37:06notamment via des actifs financiers,
37:08et donc à renforcer
37:09les inégalités et...
37:13Lui, il parle de
37:13monetary dominance.
37:14Il réfute l'idée
37:15de fiscal dominance
37:16où c'est les budgets
37:18qui s'imposent effectivement
37:19aux politiques monétaires.
37:21Lui, il estime
37:22que c'est la politique monétaire
37:23qui a rendu les États
37:24laxistes, dépensiers
37:26et une mauvaise allocation
37:27du capital, etc.
37:28Voilà, et accro aux baisses de taux.
37:31Oui.
37:32Donc, effectivement,
37:33mais ils sont sur un chemin
37:36de crête, en fait,
37:37les Américains,
37:37parce qu'ils ont une dette
37:38de 38 000 milliards,
37:40ils ont une charge
37:40d'intérêt de la dette
37:41de 3 à 4 %.
37:43Ils ont, effectivement,
37:45ils se lancent
37:45à corse et à cri
37:46dans l'investissement
37:47artificiel qui pèse
37:48la moitié du PIB
37:50l'année dernière,
37:51qui doit générer
37:521 % de gain de productivité,
37:54sinon les investissements
37:56ne seront pas rentables,
37:57et rapidement en plus,
37:58puisqu'il y a un décalage
37:59entre le moment
38:00où on investit
38:01et le moment
38:01où ça devient rentable,
38:02et un consommateur
38:03qui est complètement polarisé
38:05et complètement dépendant
38:06des effets richesses
38:06qui repose également
38:08sur ces investissements
38:09hier.
38:10Donc, dans ce contexte-là,
38:11changer complètement
38:12la doctrine
38:12de la Fed,
38:14je pense qu'il va être
38:15très attentif
38:17au marché,
38:17très attentif au marché.
38:19Il ne peut absolument
38:20pas se permettre
38:20de le frasser
38:22de ce point de vue-là,
38:23et sur la partie longue
38:24de la courbe,
38:25je pense qu'il y a
38:25peu de place
38:26pour réduire le bien
38:27de la Fed.
38:27Et sur la dérégulation,
38:29alors ?
38:29Non, mais sur la dérégulation,
38:30c'est-à-dire que là,
38:31effectivement,
38:32dans les événements
38:32récents sur les softwares,
38:35et je disais
38:36que les BDC,
38:37Business Development Company,
38:40qui...
38:40Il faut l'expliquer,
38:41il faut l'expliquer à nouveau.
38:42Ce sont des véhicules cotés
38:43qui donnent accès
38:44au marché de crédit privé.
38:46Voilà.
38:46C'est des SPAC,
38:47des sortes de SPAC,
38:48quelque part.
38:48Pour le crédit privé.
38:49Pour le crédit privé.
38:50Donc, il se l'euvrage,
38:52en plus.
38:53Ensuite,
38:54ils investissent
38:55dans le crédit privé,
38:56qui ensuite investissent
38:57dans des boîtes de software,
38:58mais pas que,
38:59l'incidence artificielle,
39:00sur lequel les convenants
39:01sont très douteux.
39:02C'est-à-dire que c'est des EBITDA
39:04qui couvrent à peine
39:05les intérêts de la dette.
39:07Donc, c'est vraiment...
39:09Et tout ça,
39:09ça passe sans problème.
39:11Bon, on voit que...
39:12C'est 20-30% d'exposition,
39:14parfois,
39:14au secteur des softwares
39:15pour ces véhicules BDC,
39:17comme vous dites.
39:17Voilà.
39:18Donc,
39:19pour l'instant,
39:21ça reste spécifique,
39:23canalisé.
39:24Il y a énormément d'outils
39:25pour pouvoir éteindre l'incendie,
39:26s'il y a un incendie.
39:28Mais on voit qu'effectivement,
39:29la déréglementation à tout va
39:31a quand même une limite.
39:34Disons que ça crée du risque.
39:35Enfin,
39:35ça met du risque
39:36dans certaines parties du marché.
39:38Et des risques,
39:39surtout quand il s'agit
39:39du crédit privé,
39:41qui ne sont pas forcément
39:42correctement appréhendés
39:42par les investisseurs.
39:44Et c'est le risque majeur
39:45aujourd'hui, là ?
39:46Pour les marchés ?
39:47Non, mais d'une manière générale,
39:48c'est vrai que ces investissements
39:49IA qui se font
39:51assez récemment
39:52via de la dette,
39:55comme tout créancier
39:57nécessite une rentabilité rapide,
40:00des cash flows récurrents.
40:02Et donc,
40:02par définition,
40:03il y a un décalage
40:03entre les besoins d'investissement
40:05et la modélisation
40:06de ces investissements.
40:07Donc, déjà,
40:08on a ce décalage.
40:09Après,
40:09il y a un taux d'acceptation.
40:11On voit, là,
40:12à travers les dernières
40:13avancées d'Entropie,
40:14que quand on trouve
40:15une application
40:17avec des workflows
40:18intégraux,
40:19intégrales,
40:19qui peuvent imaginer
40:21une rentabilité,
40:21ça pose un problème
40:22puisque ça détruit
40:23des secteurs,
40:24ça détruit de l'emploi
40:25et ça peut avoir
40:27des conséquences macro
40:28dont on ne maîtrise pas
40:28complètement l'issue.
40:30Donc, en fait,
40:31on est dans une situation
40:31où, effectivement,
40:33l'IA peut nous réserver
40:34des bonnes et des mauvaises surprises.
40:36C'est à la fois
40:36une solution évidente
40:38pour nos transitions
40:39mais c'est un risque systémique
40:40et il va falloir gérer ça.
40:41On est dans un moment
40:42purement chumpeterien,
40:43là, Bastien.
40:44C'est vrai que de voir
40:45ce secteur des softwares
40:47dont le crash
40:49s'accélère encore
40:50parce qu'encore une fois,
40:51c'est ce qu'on rappelle,
40:51ça fait un an
40:52que ça directe
40:53et c'est des baisses
40:53de 30-40%
40:54pour des boîtes globales,
40:56mondiales.
40:56Alors, en Europe,
40:57c'est SAP
40:57ou Capgemini, etc.
40:59Mais on a plein
41:00de grosses boîtes
41:00aux Etats-Unis
41:01et là, depuis deux jours,
41:03c'est...
41:04Je veux dire,
41:04est-ce que c'est...
41:05Il y a une peur de panique
41:06ou est-ce qu'il y a
41:07une vraie conviction
41:08du marché
41:08de se dire
41:09que non,
41:09ces boîtes-là,
41:10peut-être qu'à 5 ans...
41:11Entre les deux.
41:12Elle n'existe plus.
41:13Forcément,
41:13un petit peu entre les deux.
41:14En revanche,
41:15nous, ce qu'on se dit,
41:16c'est que pour les sociétés
41:18de software,
41:18le mouvement,
41:19il commence à devenir extrême.
41:20Quand on regarde
41:21les valorisations
41:23des sociétés,
41:24je ne vais pas citer
41:25de nom,
41:25mais on a maintenant
41:27des PE
41:28qui se retrouvent
41:28à 8, 9, 10.
41:30On retrouve des PE
41:31qui sont quand même
41:31vraiment très faibles.
41:33Alors, partant du niveau...
41:35C'est ça qui est
41:36aussi le directif.
41:37C'est-à-dire qu'à un moment,
41:38ces boîtes de logiciels
41:39de software
41:40se sont payées
41:40des dizaines de fois
41:41le chiffre d'affaires.
41:42Bien sûr, bien sûr.
41:43Mais là,
41:44ce qu'on se dit,
41:45c'est que le mouvement
41:45commence à devenir
41:46trop fort,
41:48pas forcément justifié,
41:50parce que...
41:52On revient à la déclaration
41:54de Jensen-Yung hier
41:55sur le fait
41:56qu'il y avait
41:56quelque chose d'illogique
41:57dans ce mouvement
41:59de marché.
42:01Que c'est aussi
42:01des sociétés
42:02qui vont diffuser l'IA.
42:03C'est le message
42:04qui fait passer
42:04l'IA.
42:05C'est des outils.
42:06Et ces outils-là,
42:07ils vont intégrer l'IA
42:08et c'est ce qui va diffuser
42:09l'IA dans les entreprises.
42:11Alors,
42:11on n'est pas encore
42:13complètement francs
42:14sur le fait
42:15de revenir
42:16clairement
42:17sur ces segments
42:18de marché,
42:18mais ça fait partie
42:19des questions
42:20qu'on se pose
42:20parce que le mouvement,
42:22on trouve qu'il est
42:23beaucoup trop violent.
42:24Après,
42:26ce qu'on peut voir
42:27et ce qui peut faire
42:28le lien avec la discussion
42:29précédente qu'on avait,
42:30c'est qu'on voit
42:32que sur le marché
42:33du travail,
42:33de plus en plus,
42:34cet impact de l'IA.
42:35Donc,
42:36quand on regarde
42:37les secteurs
42:37les plus exposés
42:39à l'IA
42:39aux Etats-Unis,
42:40parce qu'ailleurs,
42:41c'est difficile
42:41d'avoir des statistiques
42:42très précises
42:43et très fréquentes,
42:44etc.,
42:45on voit que
42:46sur ces secteurs
42:47les plus exposés
42:48à l'IA,
42:48il y a eu un pic
42:49vers le fin d'année 2022,
42:51à un moment
42:51où il y a
42:52Tchad GTPT,
42:533 et demi,
42:54qui est sorti.
42:55Et là,
42:55il y a une tendance,
42:57une légère tendance baissière,
42:58mais elle continue
42:59cette tendance-là
43:01et je pense
43:02que ça explique
43:02quand même
43:03une partie
43:04de la fragilisation
43:05du marché du travail
43:05américain.
43:08Ce qu'on peut voir,
43:09c'est que
43:09sur le secteur privé américain,
43:11quand on enlève la santé,
43:12parce que la santé,
43:13ça explique vraiment
43:14énormément
43:15des créations d'emplois,
43:16ça fait deux ans
43:17que le secteur privé
43:17hors santé,
43:18c'est quand même
43:1880% du secteur privé,
43:21détruit des emplois.
43:23Donc,
43:23c'est pareil,
43:24les destructions,
43:25elles ne sont pas
43:26très violentes,
43:27mais il y a vraiment
43:27une tendance
43:28qui est négative,
43:29qui s'est mise en place.
43:30Il y a une érosion
43:30graduelle,
43:31durable en tout cas.
43:33Et c'est quelque chose
43:34qui alimentera finalement,
43:36qui fera que la Fed
43:37baissera ses taux
43:38cette année.
43:40En tout cas,
43:41c'est ce qu'on pense.
43:43Après,
43:43pour terminer,
43:44revenir sur le thème
43:45de l'IA,
43:46les chiffres annoncés
43:48hier par Alphabet
43:49sont vraiment gigantesques.
43:52Des dépenses
43:53d'investissement de capital,
43:54alors je n'ai plus
43:55le chiffre,
43:55185 jusqu'à 185
43:59l'année prochaine.
44:01Cette année ?
44:02Oui, pardon.
44:03On est en 2020,
44:03si c'est vrai.
44:04Pardon,
44:04excusez-moi.
44:05L'année prochaine,
44:06ce sera peut-être plus rapport.
44:08Donc,
44:08j'y reviens.
44:10C'est quelque chose
44:11qui compagnonise
44:14de plein de façons différentes.
44:16Ça montre que pour nous,
44:18ça renforce notre conviction
44:19dans le secteur des semis.
44:20on voit qu'il y aura
44:21vraiment de la demande
44:22de semis
44:22qui va durer
44:25sur l'année 2020.
44:26C'est une offre
44:26d'ailleurs qui empêche
44:28d'aller très vite.
44:29Nvidia est obligé
44:30de reporter sa puce
44:31pour les gamers.
44:33Manque de mémoire.
44:34C'est-à-dire qu'on atteint
44:35les limites de l'offre,
44:36de la capacité
44:36pour suivre le trend
44:39de ces investissements.
44:40Il y a de ça.
44:41Et puis aussi,
44:43quand on réfléchit,
44:44qu'est-ce que ça veut dire
44:44185 milliards de dollars ?
44:46Alors, Nicolas en parlait,
44:47comparer l'investissement
44:48des entreprises en France,
44:49du secteur privé en France,
44:52et 185 milliards de dollars,
44:54ça fait,
44:55on va dire,
44:560,6-0,7% du PIB américain.
44:58Et là,
44:58on voit qu'il y a vraiment,
44:59pour une seule société,
45:01on voit qu'il y a vraiment
45:02le micro qui est en train
45:03d'avoir des conséquences macro
45:05qui sont très importantes.
45:05Et ça se retrouve
45:06dans ce que nous disait
45:08Jérôme Powell
45:08la semaine dernière,
45:09dans sa conférence de presse,
45:10il y avait cette confiance
45:11dans la croissance
45:12parce qu'il y avait
45:12ces investissements.
45:13C'est vrai,
45:13je m'arrête là.
45:14La croissance a été plus confiant
45:15chez Powell
45:16la semaine dernière,
45:18comme vous dites,
45:18par rapport à un discours
45:19de décembre
45:19qui était encore un peu
45:20attentif,
45:21on va dire,
45:21à l'emploi.
45:22Bon,
45:23l'IA est déjà...
45:24D'ailleurs,
45:25la croissance change
45:27complètement de nature
45:28avec cette dimension
45:29d'investissement
45:29aux Etats-Unis,
45:30notamment.
45:31Je pense que c'est
45:31dans le monde entier.
45:33En fait,
45:33on a vraiment une situation
45:35maintenant où,
45:36en fait,
45:36quand on regarde,
45:37on ouvre les yeux
45:38après le Covid,
45:39on constate
45:40le ralentissement chinois
45:41qui est quand même
45:42assez massif.
45:43Donc,
45:43en fait,
45:43sur les 20 dernières années,
45:44on avait eu une croissance
45:45très forte de la Chine
45:45qui avait tiré
45:46à peu près tout le monde
45:47quand on regarde
45:48les pays développés.
45:50Ensuite,
45:50on avait la démographie
45:51qui restait à peu près
45:52acceptable encore
45:52jusqu'à la fin des années,
45:54jusqu'à 2019.
45:55Là,
45:56on a vraiment une accélération.
45:57On a plusieurs pays
45:57dans le rouge.
45:58On a la Chine dans le rouge.
45:58On a le Japon dans le rouge.
45:59On a les Etats-Unis
46:00aujourd'hui qui sont aussi
46:01un peu compliqués.
46:02En Europe,
46:03ça se complique également
46:03et de façon assez violente.
46:05On constate également
46:06que l'immigration
46:06devient politiquement toxique.
46:08Du coup,
46:09on a plus relais de croissance
46:09ici aussi.
46:11Et donc,
46:11en fait,
46:12on a enlevé,
46:13on a éteint tout.
46:14Qu'est-ce qu'il reste ?
46:14Il reste que la productivité
46:16et l'investissement.
46:17Et donc,
46:18dans ce monde-là,
46:18si vous êtes
46:20à la tête d'un Etat,
46:21vous essayez
46:21d'activer tous les leviers
46:23pour pouvoir y arriver.
46:25On voit qu'effectivement
46:25que les 7 magnifiques
46:26deviennent le bras armé
46:28de l'Etat américain
46:29pour pouvoir investir
46:29dans une IA
46:30qui leur permet
46:31de sortir justement
46:32d'un monde sans croissance.
46:33Alors,
46:34on peut être positif
46:36sur le sujet
46:36en se disant
46:37que ça va peut-être marcher.
46:38Quand on regarde
46:39les données japonaises,
46:39c'est assez impressionnant
46:40parce que vous regardez
46:41l'investissement en software
46:42est plus important
46:43en contribution de la croissance
46:44depuis 2019
46:45que la consommation.
46:46Ce qui est quand même...
46:47Enfin,
46:47et donc,
46:47c'est...
46:47Oui.
46:48C'est le Japon, moi.
46:49Oui,
46:49mais je veux dire
46:50que c'est le premier driver
46:51de la croissance au Japon également.
46:52En Chine,
46:53c'est important également.
46:54Et donc,
46:54on voit que tout le monde
46:55met ses oeufs dans le même panier.
46:56Tout le monde met tout ça
46:57sur le rouge,
46:58sauf un élève.
47:03et qui, en fait,
47:05considère que le seul moyen
47:06pour elle de faire de la croissance
47:07est de faire des nouveaux deals.
47:08Donc,
47:08on va faire le Mercosur,
47:09on va faire le deal avec l'Inde
47:10en s'imaginant que ça va suffire
47:11à pouvoir compenser cela.
47:13Et on a donc les autres zones
47:15de la planète
47:15qui, elles,
47:16mettent tout sur la productivité
47:17et l'IA.
47:18Bon.
47:18Réunion européenne,
47:19c'est le 12 février,
47:20c'est ça,
47:20sur la compétitivité ?
47:21Oui.
47:21OK.
47:22Semaine prochaine.
47:23Merci beaucoup, messieurs.
47:24Merci d'avoir été invités
47:24de Planète Marché.
47:25Ce soir avec nous,
47:26Nicolas Gotsman,
47:27la financière de la cité,
47:33Le dernier quart d'heure de SmartBourse,
47:43chaque soir,
47:44c'est le quart d'heure thématique.
47:45Le thème ce soir,
47:46c'est celui notamment
47:47de la réunion
47:48de la Banque Centrale Européenne
47:50en ce 5 février.
47:52C'est Nadia Garbi
47:53qui est avec nous à distance
47:54depuis Genève,
47:55économiste senior
47:56chez PICT Wealth Management
47:57pour en parler avec nous.
47:58Bonsoir, Nadia.
47:59Merci beaucoup
47:59de nous rejoindre.
48:02Au commentaire
48:02sur cette réunion
48:04de la BCE
48:04avec un statu quo
48:06qui semble très ferme
48:07et unanime
48:08à l'issue de cette réunion
48:10de la Banque Centrale Européenne
48:12quand bien même
48:12on a pu trouver
48:14une Christine Lagarde
48:15qui s'est étendue
48:16assez longuement
48:17sur les risques
48:18à la hausse
48:19et à la baisse
48:19autour de l'inflation
48:21en zone euro
48:22et une discussion
48:22un peu plus prolongée
48:24que d'habitude,
48:25j'allais dire,
48:25sur la question
48:26du taux de change également.
48:28Oui, alors c'est vrai
48:29que c'était un peu
48:30le focus du jour.
48:31Au fond,
48:32qu'est-ce que la BCE
48:34pense sur les mouvements
48:36récents du taux de change ?
48:38C'est vrai qu'en termes
48:38de décision,
48:39il n'y avait pas vraiment
48:40de surprise.
48:41Tout le monde s'attendait
48:41à ce que la BCE
48:43maintienne ses taux inchangés.
48:45Après, en ce qui concerne
48:46le taux de change,
48:47comme à son habitude,
48:49Christine Lagarde
48:50a mentionné
48:51que la BCE
48:52ne se fixe pas
48:54à un niveau précis
48:55de taux de change,
48:56mais regarde plutôt
48:57l'impact
48:57des développements
48:59du taux de change
49:00sur ses perspectives
49:02d'inflation
49:03et de croissance.
49:05Mais elle a également
49:06mentionné
49:06que l'appréciation
49:07qu'on voit
49:09depuis,
49:09qu'on observe
49:10depuis le mois de mars,
49:11l'appréciation contre
49:12le dollar
49:13est inclue
49:14dans les perspectives
49:16d'inflation
49:18du mois de décembre.
49:20Donc,
49:20en quelque sorte,
49:20elle a minimisé
49:22un peu
49:22les développements
49:23récents
49:24sur l'euro.
49:25J'ai l'impression
49:27que tous,
49:28ou en tout cas
49:28beaucoup de prévisionnistes,
49:30DCB Watchers
49:31ont capitulé
49:32sur l'idée
49:32qu'il y aurait
49:33un mouvement
49:34à la baisse
49:34supplémentaire
49:36de la part
49:36de la Banque Centrale
49:37Européenne
49:37au cours de cette
49:38année 2026,
49:39Nadia.
49:40Oui,
49:40alors je dirais
49:41que le seuil
49:42pour de nouvelles baisses
49:44est quand même
49:44très élevé.
49:45C'est vrai qu'on a eu
49:46les chiffres d'inflation
49:47pour le mois de janvier
49:49avec l'inflation
49:51COR qui est
49:52à 2,2%,
49:54donc en deçà
49:55pour l'instant
49:55des projections
49:58de la BCE
49:59qui le fixent
50:00à 2,4%
50:02en moyenne,
50:03donc ça met
50:04quand même
50:04une pression
50:05à la baisse
50:06sur les projections
50:07du mois de mars,
50:09mais je dirais
50:09qu'il faudrait
50:10vraiment
50:10une déviation
50:12très forte
50:13de l'inflation,
50:15une déviation
50:15bien sûr
50:15en dessous
50:16de l'objectif
50:16pour vraiment voir
50:17la BCE
50:18changer de cap
50:20ou une forte
50:22surprise
50:22à la baisse
50:23sur la croissance
50:24qui n'est pour l'instant
50:25pas le cas.
50:26Sur l'inflation,
50:27encore une fois,
50:27est-ce que le risque
50:28peut venir
50:29du taux de change ?
50:30Alors évidemment
50:31très difficile
50:32à prévoir,
50:32d'autant qu'on a
50:33une transition
50:34à la tête
50:34de la Réserve
50:35fédérale américaine
50:35qui pourrait peut-être
50:36limiter en partie
50:38en tout cas
50:38la baisse du dollar,
50:40donc c'est un jeu
50:41d'équilibre un peu compliqué,
50:42mais une appréciation
50:43supplémentaire
50:44de l'euro,
50:45pas seulement face
50:46au dollar,
50:46de l'euro,
50:47du taux de change
50:48effectif réel,
50:49de l'euro également,
50:50Nadia,
50:51ça peut se transmettre
50:52assez vite
50:53dans une inflation
50:54qui continuerait
50:56d'être sous la cible
50:57et d'être sous
50:58les prévisions même
50:59de la Banque Centrale Européenne ?
51:02Oui,
51:02alors c'est une bonne question
51:03et c'est vrai,
51:04vous avez raison
51:05de le mentionner,
51:06la BCE au fond
51:07ne regarde pas
51:07que le cross euro-doll,
51:09elle va regarder
51:10le taux de change
51:11effectif,
51:12le taux de change
51:13effectif,
51:14et là,
51:14ce qu'on observe
51:15dans les modèles
51:16qu'elle a publiés
51:16récemment
51:17et notamment
51:17dans un récent
51:19discours de Laine,
51:20elle a un certain
51:22nombre d'élasticité
51:23où elle mentionne
51:23que 10%
51:24d'appréciation
51:25du taux de change
51:27effectif
51:28implique
51:29une baisse
51:30de 0,6
51:31points de pourcentage
51:35sur l'inflation.
51:35Oui,
51:35c'est ça.
51:3610% de hausse
51:38de l'euro
51:39effectif,
51:41c'est
51:410,6 points,
51:4460 points de base
51:44de moins
51:45sur l'inflation.
51:46Donc,
51:47voilà,
51:47exactement,
51:48c'est assez important
51:49mais on n'est pas
51:49encore là.
51:50Pour l'instant,
51:51si on regarde
51:52les différentes métriques
51:54de taux de change
51:55effectif,
51:56on a eu
51:57une appréciation
51:57de l'euro
51:58depuis décembre
52:00mais de l'ordre
52:01de 1%,
52:01ce qui est pour l'instant
52:02très minime
52:03en termes d'impact
52:04sur les perspectives
52:06d'inflation.
52:07Mais effectivement,
52:08ça pourrait conduire
52:09la BCE
52:10à revoir
52:11ses projections
52:12à la baisse
52:13d'inflation.
52:15Après,
52:15il faut se souvenir aussi,
52:17la BCE
52:17mise beaucoup
52:18sur le stimulus
52:20allemand,
52:21sur l'impact
52:22croissant
52:23et aussi
52:24inflation.
52:25Donc,
52:25il faudrait vraiment
52:26une surprise,
52:27enfin,
52:27il faudrait vraiment
52:28une forte révision
52:30à la baisse
52:30pour les voir bouger.
52:31Bon,
52:31on a compris
52:32que la barre
52:32était haute,
52:33voire très haute
52:34pour baisser les taux
52:35du côté de la BCE.
52:37Le sujet du bilan,
52:39semble-t-il,
52:39a complètement disparu
52:41de la conversation,
52:42en tout cas,
52:43de la conversation publique
52:44qui est livrée encore
52:46par Christiane.
52:47je ne crois pas
52:47qu'il y ait eu
52:47une seule question
52:48sur le bilan
52:49aujourd'hui
52:49pendant cette conférence
52:51de presse,
52:52alors qu'on a vu
52:53d'autres banques centrales,
52:54la Banque d'Angleterre,
52:56mais bien sûr
52:56la Réserve fédérale
52:57américaine,
52:58commencer à modifier
52:59leur politique
53:00de bilan.
53:02Est-ce que ça,
53:02c'est un sujet
53:03ou une discussion
53:04qui est quand même
53:05possible aujourd'hui
53:06ou demain plutôt
53:07au sein de la Banque
53:09centrale européenne,
53:10Nadia ?
53:10Non,
53:11je pense que
53:12ce n'est vraiment
53:12pas une discussion
53:13qui est à l'ordre
53:14du jour en 2026,
53:15alors peut-être
53:162027,
53:17mais pour le moment,
53:18c'est vraiment
53:19les taux qui restent
53:21l'objectif principal.
53:23C'est vrai qu'on a
53:24d'autres discussions
53:24aux États-Unis
53:26et en Angleterre,
53:27mais en tout cas,
53:28en ce qui concerne
53:28la zone euro,
53:29effectivement,
53:29ce n'est vraiment
53:30pas à l'ordre du jour.
53:31Bon,
53:31la bonne nouvelle
53:33dans tout ça,
53:33effectivement,
53:34et vous l'avez dit,
53:35c'est qu'il y a quand même
53:36visiblement une visibilité
53:38et une confiance
53:39dans le scénario
53:41de l'activité économique
53:42en zone euro,
53:44alors un niveau d'activité
53:45qui n'est jamais
53:46très délirant,
53:47mais qui est à la hauteur
53:48du potentiel peut-être
53:49de la zone euro.
53:50On a une forme
53:51de confiance
53:52et de visibilité
53:53de ce point de vue-là,
53:54Nadia ?
53:55Oui, tout à fait,
53:56et c'est vrai que
53:57les chiffres vont
53:58dans le sens
53:59du scénario
54:00de la BCE,
54:02la croissance
54:03qui a été relativement
54:05forte
54:05au dernier trimestre
54:07de l'année dernière.
54:09On a aussi
54:10un certain nombre
54:10d'enquêtes
54:11qui pointent
54:12vers un bon début,
54:14je dirais,
54:15d'année
54:16pour la zone euro
54:17avec une croissance
54:18aussi autour
54:18de 0,3%
54:20au premier trimestre.
54:22De plus en plus
54:23de chiffres
54:24sur le stimulus
54:25allemand
54:26qui se diffusent
54:27dans l'économie.
54:28On a eu des commandes
54:28ce matin.
54:30Donc voilà,
54:30on a un certain
54:30nombre d'éléments
54:31qui poussent
54:32un peu
54:33à être confiants
54:34sur les perspectives
54:36de la zone euro
54:37et un point important
54:38aussi,
54:39c'est qu'on a
54:39plus aussi
54:41de signes
54:41sur notamment
54:42la résilience
54:43de la demande
54:44domestique.
54:45Vous savez
54:45qu'il y a tout
54:46ce narratif
54:46de rotation
54:47entre
54:48la demande externe
54:50vers une économie
54:52plus orientée
54:53vers la demande
54:53domestique
54:54et si on regarde
54:55le détail
54:55du PIB
54:58dans certains pays
54:59plus encore
55:00des indicateurs
55:03haute fréquence
55:03on a de plus en plus
55:05de signes
55:05de résilience
55:06voire de force
55:07de la demande
55:08domestique
55:08donc ça c'est
55:09plutôt positif.
55:09Vous parliez
55:10des commandes
55:11les commandes
55:12industrielles
55:13allemandes
55:13sont de plus en plus
55:14tirées effectivement
55:15par une demande
55:16purement domestique
55:17aujourd'hui.
55:18Un dernier mot
55:19de l'arrivée possible
55:21et voire très probable
55:22de Kevin Walsh
55:22comme futur président
55:23de la réserve fédérale
55:24américaine
55:25modulo le test
55:26du Sénat
55:27bien sûr
55:28Nadia
55:29comment est-ce que
55:30vous accueillez
55:31cette décision
55:32et qu'elle
55:33alors compliqué
55:34de savoir
55:36ce qu'il aura
55:36à nous dire
55:37quand il sera
55:37chairman
55:38bien sûr
55:39mais il s'est déjà
55:39exprimé
55:40il n'y a pas si longtemps
55:41que ça
55:41et puis il a un parcours
55:42qui a été suivi
55:44déjà par les observateurs
55:45de la vie
55:47de la réserve fédérale
55:48américaine
55:48quels enseignements
55:50vous en tirez
55:51à ce stade
55:51chez PICT
55:52Wealth Management
55:52de cette nomination
55:53Nadia ?
55:55Oui alors c'est vrai
55:56qu'il est considéré
55:57comme hoc
55:58au fond
55:58par la plupart
56:00des faits
56:01des faits
56:02des faits
56:02watchers
56:02maintenant
56:03il appuie aussi
56:04également
56:04cette volonté
56:06de baisser les taux
56:07au fond
56:08de tous les candidats
56:09de Trump
56:10avait ce point commun
56:11de vouloir
56:12baisser les taux
56:14je pense qu'il va
56:14vraiment donner
56:15la priorité
56:15sur le marché
56:17de l'emploi
56:17plutôt que sur
56:18la dynamique
56:19des prix
56:20donc nous en tout cas
56:21ce qu'on voit
56:21c'est deux baisses
56:22de taux
56:23de la réserve fédérale
56:24cette année
56:25une en juin
56:26mais que vous voyez
56:26déjà auparavant
56:27Nadia
56:28parce que je veux dire
56:29c'est pas la nomination
56:29de Walsh
56:30qui vous fait
56:31c'est ça
56:32on les a repoussées
56:33par contre
56:34c'est vrai qu'on les voyait
56:34plutôt en mars
56:35et en juin
56:36là avec Kevin Walsh
56:38on les voit en juin
56:39et en septembre
56:40alors il n'y a pas
56:41que Kevin Walsh
56:42il y a aussi
56:42les données
56:43on a quand même
56:44des données
56:45qui ont été
56:45relativement
56:46fortes aux Etats-Unis
56:48notamment des données
56:49de croissance
56:50des données d'emploi
56:51bon là qui ont un peu
56:52déçu cet après-midi
56:53mais je veux dire globalement
56:54on n'était pas dans une situation
56:55qui pousse
56:57à une baisse de taux
56:58déjà au mois de mars
56:59donc là on les a repoussées
57:01au mois de juin
57:01mais l'incertitude majeure
57:03je dirais
57:04avec la nomination
57:05de Kevin Walsh
57:06c'est vraiment
57:07tout ce qui concerne
57:07le bilan
57:08de la Fed
57:11et de ce côté là
57:12on n'attend pas vraiment
57:13d'annonce
57:13c'est plutôt un sujet
57:15pour 2027
57:16mais voilà
57:17la plus grosse incertitude
57:18selon nous
57:19ça reste
57:19le bilan
57:20de la Fed
57:21il veut un bilan
57:23très réduit
57:24il veut une narrow Fed
57:25et un bilan réduit
57:27sachant que
57:28sur certains aspects
57:29il peut décider
57:30de certaines choses
57:31tout seul
57:32sur le réglage
57:33de la politique monétaire
57:34et le réglage
57:35de la politique de bilan
57:36il a face à lui
57:3711 autres banques
57:39et centraux
57:39qui ont chacun
57:40une voix
57:42et un vote
57:42comme lui-même
57:44en tant que président
57:45de la Fed
57:45et président du FOMC
57:46merci beaucoup Nadia
57:47merci pour cet éclairage macro
57:49après les décisions
57:50de politique monétaire
57:51de la Banque Centrale Européenne
57:52notamment aujourd'hui
57:53Nadia Garbi
57:54économiste senior
57:55chez PICT
57:55Wealth Management
57:56était l'invité
57:57de ce dernier quart d'heure
57:57de Smart Bourse
57:58Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires