- il y a 12 heures
Lundi 23 février 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Xavier Chapard (Stratégiste, LBP-AM), Alexandre Baradez (chef analyste, IG) et Andrew Etherington (Responsable de la gestion diversifiée, AXA IM chez BNP Paribas Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage,
00:19c'est-à-dire en replay sur bsmart.fr
00:21ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir,
00:26nouvel épisode des marchés face à l'incertitude tarifaire.
00:30Une incertitude tarifaire qui est remontée d'un grand vendredi
00:34à la suite de la décision de la Cour suprême américaine
00:37qui a donc invalidé une grande partie des tarifs,
00:40notamment réciproques, mis en place par Donald Trump et son administration.
00:46La Maison-Blanche a bien sûr réagi en remettant une nouvelle couche de tarifs globaux
00:51sur la base de dispositions légales différentes.
00:54Mais ces tarifs pourraient n'avoir qu'un temps.
00:56Et donc le niveau d'incertitude commerciale est sans doute remonté d'un cran au cours du week-end,
01:04même si dans ce jeu tarifaire, il y a évidemment certains gagnants
01:08et d'autres un peu moins gagnants.
01:11Nous y reviendrons largement avec nos invités de Planète Marché dans un instant,
01:14sachant que la réaction de marché pour l'instant est assez mesurée.
01:18Le marché prend le temps d'observer la situation et d'observer les réactions des partenaires commerciaux américains
01:25également dans cette guerre tarifaire.
01:28Les entreprises toujours à l'honneur tout au long de la semaine.
01:31On a encore quasiment une dizaine de sociétés du CAC 40 qui publieront leurs résultats cette semaine.
01:36Et puis bien sûr la plus grande entreprise du monde, Nvidia, attendu mercredi soir après la clôture du marché.
01:43Ce qui sera évidemment intéressant de regarder, c'est la réaction de marché au résultat d'Nvidia
01:48dont ils n'imaginent qu'ils seront forcément bons vu l'augmentation continue des CAPEX
01:53qui ont été annoncés au cours des dernières semaines et des derniers mois,
01:57notamment par les hyperscalers.
01:58Tout ça devrait évidemment garnir et continuer de garnir le carnet de commande de Nvidia.
02:03La question étant, comment est-ce que le marché appréciera cette publication ?
02:06Réponse donc mercredi soir après la clôture.
02:09Et puis nous reviendrons sur ces sujets dans notre quart d'heure thématique.
02:12Chaque lundi, c'est le quart d'heure américain, vous le savez.
02:16Et Donald Trump effectivement un peu dans l'impasse après la décision de la Cour suprême.
02:21La stratégie de Donald Trump paye-t-elle encore sur le plan économique et sur le plan électoral ?
02:27C'est la question que nous nous poserons.
02:29Et Pierre-Yves Dugas sera avec nous évidemment comme chaque lundi en visio
02:32pour ce quart d'heure américain de Smart Bourse.
02:45Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:47les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
02:50Bonsoir Pauline.
02:50Bonsoir.
02:51Et Donald Trump donc contraint et forcé de ressortir son costume de tarifman.
02:55Oui, les indices commencent donc une semaine sous le signe de la prudence.
02:59Pour rappel, les investisseurs avaient salué vendredi la décision de la Cour suprême américaine d'invalider
03:05les tarifs de Donald Trump imposés en avril dernier.
03:08Mais le président américain a du mal à digérer cette décision.
03:12Résultat, la Maison-Blanche, sur la base d'un autre dispositif légal,
03:16a annoncé une surtaxe mondiale de 10% sur les importations
03:19avant de la remonter à 15% au cours du week-end et pour une durée de 150 jours.
03:24Bon, et donc le niveau d'incertitude remonte,
03:26même si l'administration américaine se veut rassurante.
03:30Le représentant au commerce américain, par exemple, Jameson Greer,
03:32laisse entendre que les accords en cours qui ont été signés avec de grands partenaires commerciaux
03:37ne seront pas remis en cause.
03:39Oui, il cherche à rassurer les partenaires commerciaux des Etats-Unis.
03:42Dans le même temps, la commission du commerce du Parlement européen se réunit en urgence.
03:48Son président indique que c'est le chaos total et que plus personne n'y comprend rien.
03:52Le Parlement européen devait initialement approuver l'entrée en vigueur de l'accord à 15%
03:57entre l'Union européenne et les Etats-Unis demain
04:00et a finalement décidé d'en suspendre l'application.
04:03Dans ce contexte, vous le disiez, Pauline, les indices actions évoluent de manière prudente.
04:07Oui, ils évoluent en ordre dispersé.
04:09En Europe, le Stoxx 600 est en léger repli.
04:11L'Eurostox 50 arrive tout de même à atteindre un plus haut en séance.
04:15En France, le CAC 40, bien qu'à l'équilibre, s'offre également un nouveau record en séance à plus
04:20de 8530 points.
04:21Le secteur du luxe est en vedette.
04:23Kering gagne 4% et LVMH plus de 2%.
04:27Aux Etats-Unis, les indices, après avoir ouvert sans tendance marquée, ont pris le chemin de la baisse.
04:32Et l'indice VIX se maintient au-delà du niveau de 20.
04:35Et puis dans le secteur de la santé, le match de l'obésité se poursuit.
04:39Et aujourd'hui, le titre Ella et Lily fait figure de gagnant sur le marché américain.
04:43Oui, le titre progresse de 3,5%.
04:45Son concurrent Novo Nordisk a annoncé que son nouveau médicament contre l'obésité
04:50entraîne 20% de réduction de poids contre 23% pour celui d'Ely Lily.
04:55Novo Nordisk s'effondre encore de 15%.
04:57Aujourd'hui, en un an, le titre plonge de 60%.
05:01Enfin, côté restauration rapide, à l'opposé du secteur de la santé donc,
05:06Domino's Pizza fait état d'un chiffre d'affaires supérieur aux attentes au quatrième trimestre.
05:10Le titre progresse de 5%.
05:11Le secteur de l'IA, bien sûr, reste un point de vigilance pour les investisseurs
05:16alors que le secteur des logiciels poursuit sa baisse.
05:19Une baisse du secteur aux Etats-Unis de l'ordre de 4,5% en ce début de séance à
05:23Wall Street.
05:24Oui, selon les médias américains, OpenAI vise 600 milliards de dollars de dépenses informatiques en tout.
05:29D'ici 2030, la société de Sam Altman prépare toujours une potentielle introduction en bourse
05:35qui pourrait la valoriser à plus de 1000 milliards de dollars.
05:38Côté macro, les investisseurs ont pris connaissance de l'indice IFO en Allemagne.
05:43Oui, cet indice qui mesure le climat des affaires en évaluant notamment les conditions actuelles d'activité des entreprises en
05:49Allemagne.
05:50Il est au plus haut depuis le mois d'août à 88,6.
05:53C'est également supérieur aux attentes.
05:55Un mot des marchés obligataires et des grands marchés macro, Pauline.
05:58Côté américain, le rendement à 10 ans se détend légèrement entre 4 et 4,05% sur le marché d
06:04'échange.
06:05Le dollar est en légère baisse, ramenant l'euro-dollar autour de 1,18.
06:08Or, l'argent évolue en hausse de plus de 6% pour l'argent qui se traite autour de 85
06:14dollars.
06:15Et l'once d'or dépasse les 5200 dollars.
06:17Et puis Bitcoin n'y arrive pas, le cours du Bitcoin est encore en repli de 3% aujourd'hui.
06:22Oui, et un mot dans ce contexte des ETF Bitcoin Spot américains.
06:26Pour la première fois en un an, ces ETF signent leur cinquième semaine consécutive de décollecte avec près de 4
06:33milliards de dollars de sortie.
06:35Le Bitcoin est repassé sous les 65 000 dollars cette nuit, portant son repli à 50% depuis son record
06:40d'octobre.
06:41Quels seront les temps forts attendus demain sur les marchés, Pauline ?
06:44Les résultats de Home Depot seront à l'honneur demain en France.
06:47On attend également les comptes de Eden Red et Forvia.
06:50Forvia qui cède d'ailleurs 6% aujourd'hui, pénalisée par des perspectives décevantes pour sa filiale allemande.
06:56Et il faudra encore patienter quelques jours pour connaître les résultats de Nvidia.
07:00Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:02Les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
07:15Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:19Alexandre Baradez est avec nous, chef analyste chez IG.
07:21Bonsoir Alexandre.
07:22Andro Etterrington nous accompagne également, le responsable de la gestion diversifiée d'AXAIM chez BNP Paribas Asset Management.
07:29Bonsoir Andro.
07:31Et Xavier Chappard est également à nos côtés, stratégiste chez LBPM.
07:34Bonsoir Xavier.
07:35Bonsoir Grégoire.
07:36Qu'est-ce que cette décision change ou ne change pas ?
07:38Quels sont les bons aspects peut-être sur le plan économique, sur le plan financier de la décision rendue vendredi
07:45par la Cour suprême américaine ?
07:47Quels sont les aspects potentiellement peut-être plus négatifs ?
07:50Alors la première réponse c'est que ça ne change pas grand-chose.
07:53C'est vraiment des impacts de second ordre.
07:55Le premier ordre c'est que Trump avait remonté les droits de douane de 2,5 à 13%, quelque chose
08:00comme ça.
08:01Et après la décision de la Cour de justice, plus les nouveaux tarifs annoncés, on est à 12%, donc un
08:07tout petit peu en dessous.
08:08Mais le gros choc de tarifs c'était l'année dernière et là on est sur des petites variations.
08:14Alors quand même à court terme ça augmente l'incertitude.
08:16L'incertitude pour chaque pays, notamment ceux qui avaient négocié des deals.
08:22L'administration américaine a l'air de vouloir que ces deals tiennent.
08:26Exactement.
08:27Et a priori ils vont tenir au moins pour l'asile.
08:29La vraie question c'est plus en Europe, parce que le perdant c'est le Royaume-Uni qui avait négocié
08:35des conditions assez favorables sur les métaux et tout ça.
08:39Et l'Australie aussi qui avait négocié des bons accords.
08:42Pour l'Asie le truc c'est que c'est qu'une partie des tarifs qui est retirée et tous
08:48ceux qui sont notamment sur l'automobile et les métaux restent en place.
08:52Parce que c'était d'autres sections pour appliquer ces tarifs et donc eux ont intérêt a priori à maintenir
08:58ces deals.
08:59L'Europe est un peu entre les deux et c'est pour ça qu'il y a beaucoup d'incertitudes
09:03sur ce que va faire l'Europe.
09:05Voilà.
09:05Et puis le problème c'est que les nouveaux tarifs qu'applique Trump pour remplacer les anciens durent 150 jours
09:09au maximum.
09:10Donc ça veut dire que fin juillet il va falloir voir comment il arrive à remplacer ces tarifs par des
09:16nouveaux tarifs.
09:17Donc voilà, ça, ça crée de l'incertitude.
09:20Il y a aussi l'incertitude sur le remboursement des tarifs qui ont été collectés via les...
09:26De l'ordre de 200 milliards, 175, 200 milliards, 175 milliards.
09:32Et ça va être décidé au cas par cas par des cours aux Etats-Unis.
09:36Des cours secondaires.
09:37L'accord suprême a renvoyé ces décisions à des cours subalternes si je puis dire.
09:43Exactement.
09:43Donc ça veut dire qu'il va y avoir plein de procès et tout ça et ça va prendre plus
09:46d'un an pour savoir.
09:48Après, pourquoi je dis que c'est quand même du second ordre ?
09:49C'est que ces remboursements au maximum, ça fait 0,5 points de PIB en une fois.
09:54Donc c'est important, mais c'est pas fondamental.
09:58La baisse des droits de douane par rapport à ce qu'il y avait avant, c'est 0,15 points
10:01de PIB de recettes fiscales.
10:03Donc c'est pas négligeable, mais c'est quand même assez secondaire.
10:08C'est pour ça que les taux de Sûr ne réagissent pas.
10:11Et puis surtout pour moi, le plus important, c'est le long terme.
10:13En fait, ça réduit l'incertitude de cette décision de la Cour suprême.
10:18Parce que ça veut dire que Trump n'a plus la flexibilité pour menacer d'augmenter, de baisser les tarifs
10:23à chaque fois.
10:23Parce que toutes les autres lois qu'il peut utiliser pour mettre des tarifs, il faut une enquête et justifier
10:29pourquoi on le fait.
10:30C'est plus encadré, notamment par le Congrès.
10:32Exactement.
10:32Et donc ça veut dire que, par exemple, quand il avait menacé l'Europe de 25% de droits de
10:36douane en lien avec le Groenland, ça c'est plus possible en fait.
10:38Donc c'est pas le vrai tarifman qui revient là.
10:40C'est le tarifman de chez Wish, comme disent les jeunes.
10:43C'est ça, c'est pas le même costume tout à fait.
10:46Il peut faire beaucoup quand même.
10:48Toute la guerre commerciale qu'il avait faite avec la Chine, c'était sans utiliser les tarifs qui étaient interdits.
10:52Donc il peut faire beaucoup de choses.
10:54Mais c'est quand même beaucoup moins d'incertitudes liées à ça.
10:57Et puis ça montre surtout qu'il y a encore des contre-pouvoirs aux Etats-Unis.
11:00Et on va attendre la décision sur Cook pour la Fed.
11:05Mais ça aussi, à priori, ils vont aller contre Trump.
11:08Et donc ça montrera que, quand même, c'est pas que Trump qui peut choisir où vont les Etats-Unis
11:14à long terme.
11:14Et donc ça, c'est quand même rassurant pour les équilibres mondiaux.
11:17Je reviens sur l'argent collecté, 175 milliards.
11:19Alors on sait que dans la tête de Trump, ces 175 milliards, ils ont déjà été utilisés plusieurs fois.
11:24Néanmoins, c'est quand même de l'argent réel qui a été collecté par les services de l'administration.
11:29Vous dites que cette masse est minime par rapport à l'équation budgétaire américaine.
11:36Il n'y a pas de risque de crise des paiements.
11:38Non.
11:39On s'est dit à un moment, mince, les 175 milliards qui devaient servir à se désendetter,
11:44à refinancer des chèques pour les Américains, voire à tout autre chose,
11:49aider les farmers, aider je ne sais quelle autre industrie.
11:53Et puis, on se dit, mince, il va y avoir quand même un trou à combler de ce point de
11:56vue-là.
11:56Et donc, c'est du déficit en plus.
11:59Alors, les tarifs qui ne sont pas légaux, là, donc les 175 milliards qui ont été collectés là-dessus,
12:03si on les perd, comme je disais, c'est 0,5 point de PIB de déficit en plus pendant un
12:07an.
12:07Ce n'est pas un point de déficit.
12:09Non.
12:09Et puis, c'est surtout qu'une fois.
12:11C'est ce qui a été collecté.
12:12Après, si Trump ne pouvait pas remplacer par des nouveaux tarifs, là, ça ferait un trou budgétaire.
12:16D'accord.
12:17De l'ordre de 0,75 points par an tous les ans.
12:20Donc, on arrive quasiment à un point, là, effectivement.
12:22Et tout le temps, surtout, dans le temps.
12:24Et c'est ça qui est important pour les finances publiques.
12:27Là, avec ce qu'il arrive à remplacer, comme je disais, ça fait un trou de 0,15 points de
12:30PIB par an.
12:32Bon.
12:33Par contre, ça peut le limiter sur les cadeaux qu'il peut faire avant les mid-term.
12:37Un petit peu.
12:38Bon, Andro, une fois qu'on a essayé d'expliquer tout ça, merci, Xavier, pour la clarté de vos explications.
12:45C'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
12:48Court terme, c'est une incertitude, c'est sûr.
12:51Je crois que le comportement de l'Europe, tout de suite, c'est-à-dire qu'il n'a plus
12:55le même, ils n'ont plus le même menace.
12:57Donc, on peut renégocier.
12:58Peut-être, ça peut être une bonne nouvelle pour l'Europe.
13:00se comporter de manière un peu plus unanime face à un président qui a l'air affaibli et qui a
13:08peut-être moins de moyens pour remonter sa côte qui est en Berne, actuellement.
13:13Il y a une fenêtre pour l'Europe, là, pour essayer peut-être d'améliorer sa relation commerciale avec les
13:19États-Unis.
13:19Je ne sais pas si c'est pour améliorer, mais affirmer.
13:22Affirmer.
13:22Je crois que c'est ça ce qui nous a manqué les deux épices précédents.
13:27On est la première fois en Écosse et puis après, c'est manque de fermeté.
13:32Donc, dans un contexte où la croissance en Europe reprend de manière positive.
13:37Donc, il y a des...
13:40Je crois qu'on préfère regarder ce côté de l'histoire que c'est ce qui se passe aux États
13:45-Unis.
13:46Cette incertitude n'est jamais porteur pour les actifs.
13:50J'entends surtout sur la dette, c'est que 75 centimes par an.
13:55Mais c'est tous les ans dans une situation où la dette est quand même un peu plus douteuse que
14:02peut-être il y a deux, trois décennies, je dirais.
14:07Et ça, pour nous, c'est quelque chose de très important.
14:09C'est dans nos modèles, à voir à quel niveau il y a un bascule par la remontée des taux
14:16qui peut impacter les actifs risqués.
14:18Parce qu'à la fin, c'est ça qui nous intéresse le plus pour nos croissances dans nos stratégies.
14:24Et on n'est pas si loin que ça.
14:27Donc, est-ce que l'ensemble de la...
14:30S'il n'y a plus des tarifs ou ils sont moins, est-ce que les importateurs, ils vont renvoyer
14:35ces changements de prix aux consommateurs ?
14:38Est-ce qu'ils vont garder ?
14:39Est-ce que ça, c'est quelque chose ?
14:40Parce qu'au fond, l'inflation aux États-Unis, le supercors, il est croissant.
14:46Les tarifs ont quelque chose à voir là-dedans ?
14:48Pas tout, mais la baisse des voitures d'occasion, c'est limité dans le temps quand même.
14:54Donc, je crois qu'il y a d'autres problèmes fondamentaux et qu'il faut en être conscient de ça.
15:01Mais vous dites, dans le contexte actuel et dans l'environnement actuel, alors qu'on voit des flux revenir vers
15:08l'Europe,
15:09cette décision doit permettre de confirmer, de valider l'idée que l'Europe peut retrouver de l'intérêt pour des
15:16flux globaux.
15:17Oui, leur structure, la croissance, ça compte l'Europe d'une manière qu'on est dénigré souvent par d'autres
15:24partenaires.
15:27Oui, adversaires, partenaires, très bien.
15:29Peut-être maintenant adversaires, mais il y a une réelle histoire à raconter.
15:34On ne voit qu'une phase de l'histoire souvent sur l'Europe.
15:37Exactement, on est très fort à nous dénigrer tout seul.
15:40Du point de vue de la gouvernance américaine, c'est un point important de savoir que la Cour suprême,
15:46même si une bonne partie des juges ont été nommés par Trump, est capable de prendre ce genre de décision.
15:52Je crois qu'il y a deux, trois juges d'ailleurs qui se sont faits sévèrement allumés par Donald Trump.
15:56Oui, qui sont déshabités du State of the Union, à peu près.
15:59Et puis, c'est une honte pour eux et leur famille.
16:04Et leur famille.
16:05C'est quand même des mots et des propos vis-à-vis d'un juge de la Cour suprême qui
16:09ne sont pas loin d'être des menaces, pour dire les choses.
16:12D'avoir ce genre de décision...
16:14Ça, c'est rien de nouveau.
16:15C'est rien de nouveau.
16:16Une façon de communiquer et de convaincre des gens de s'allier à ce que le Président a envie de
16:22faire.
16:22Non, mais on pensait qu'il avait mis sous coupe réglée toutes les institutions, avec des systèmes de nomination, de
16:28brutalisation, etc.
16:30Il y a encore quand même une résistance, entre guillemets.
16:32Peut-être, je crois que c'est important que le Cour suprême, qui sont quand même des avocats, ils peuvent
16:38avoir l'interprétation d'une certaine manière.
16:41Ce qui est encore plus important, ça va être la décision sur les accoucs.
16:46Parce que l'indépendance de la Fed...
16:48On rappelle juste l'enjeu.
16:50Est-ce qu'un Président peut licencier un membre du directoire de la Réserve fédérale américaine, sans cause réelle et
17:00sérieuse, et de manière assez unilatérale ?
17:03Parce que ce que nous avons vu depuis cet hiver, c'est que côté indépendance, la Fed, l'indépendance des
17:09états d'esprit, ça se réaffirme aussi.
17:13Pas parce que Walsh, il est nommé, mais parce qu'ils font leur travail d'une manière objective.
17:19Et objectivement, les niveaux aujourd'hui des taux et ce qui est attendu cette année, est un problème légèrement excessif.
17:27Je sais qu'il y avait des chiffres un peu plus faibles dans la Ritter Sales, dans le CPI, mais
17:31est-ce que ces chiffres sont vraiment crédibles, vu la période qu'on vient de passer ?
17:36On verra ça dans les 3-4 mois à venir, par la suite.
17:45Alexandre, sur cette décision, et la réaction de marché, ou la non-réaction de marché, d'ailleurs, je ne sais
17:51pas comment vous le regardez.
17:52Déjà, effectivement, la réaction de marché, ou l'absence de réaction, il y a quand même, dans le timing des
17:56choses, on a quand même eu, et vendredi, je pense qu'on était tous très focalisés sur la partie macro.
18:00Et comme on est habitué à nos portes d'essai de la Cour suprême, on savait que ça pouvait terminer
18:03le 20, je crois, le 24 ou 25, il y a plusieurs dates comme ça, suivantes.
18:07Et je pense, c'était mon cas, en tout cas, j'étais totalement focalisé sur la macro. Donc, 14h30, les
18:11chiffres arrivent, l'inflation, le PIB, croissance moins forte qu'attendu, et inflation plus forte qu'attendu.
18:16Donc, effectivement, la réaction initiale sur les futurs, ça a d'abord été de baisser un petit peu.
18:19Et sur les taux, ce qui est intéressant, c'est que ça s'est un peu edgé, c'est-à
18:22-dire que le sentiment d'inflation qui aurait pu tirer les taux à la hausse a été compensé par un
18:26PIB moins fort qu'attendu.
18:27Et ce que vous disiez, il y a eu aussi, auparavant, des précédents sur, depuis 2-3 semaines, des stats
18:31quand même moins bonnes.
18:31Vente au détail, décembre, en plus, c'était avant l'épisode climatique, les questions de vente de logement existant, très
18:36largement en dessous, avec un vrai décrochage, là aussi, qui n'est pas dû à l'événement climatique.
18:40Comment de bien durable ? Alors, certains y voient un aspect positif sur une partie, d'autres un peu moins
18:44sur la partie globale.
18:46La production industrielle était un peu meilleure, je crois, s'il n'y a pas de bêtises.
18:48Oui, mais l'après-midi, on a eu à moins 0,7 sur les commandes industrielles, ça ne me trompe
18:51pas.
18:51Donc, on voit que le paysage, même l'indice de surprises économiques américains, on voit depuis quelques jours, il redessait
18:55un petit peu.
18:56Donc, les taux, effectivement, ne se sont pas retendus sur l'aspect inflation.
18:59Et on a l'impression que le marché regarde, effectivement, à nouveau, un petit peu la macro.
19:03Mais la décision de la Cour suprême, ça crée un sentiment positif dans la foulée, donc les marchés sont tendus.
19:07Record sur le CAC 40, enfin, les marchés.
19:09Les marchés actions sont repartis, les marchés européens, les secteurs un peu sensibles, forcément, sont repartis à la hausse, et
19:14record en Europe.
19:17Le sentiment que ça me donne quand même, ce tableau-là, c'est qu'effectivement, Trump donnait l'impression à
19:21toutes les cartes,
19:22et qu'en quelques jours, c'est vraiment mon sentiment, il est en train de perdre à peu près tout.
19:28Ce qu'il dit, ce n'est pas juste, la Cour suprême, c'est qu'ils sont sous influence étrangère.
19:33C'est-à-dire que là, on rentre à nouveau dans une sphère un peu complotiste.
19:36Alors, effectivement, ça parle d'une partie, probablement, de son électorat, mais on laisse entendre que ce n'est pas
19:40une décision qui est rationnelle.
19:43La question de remettre tout de suite, le jour même, le soir même, faire une conférence, en gros, ne pas
19:47se laisser démonter par la décision,
19:48puis le lendemain, se renchérer avec 15%, c'est assez surprenant, parce que dans les sondages, en plus, on pourrait
19:54dire que, dans les sondages en vue des mi-termes...
19:56On le verra avec qui arrive, mais ça paye un peu moins.
19:58Voilà, il y a une des deux chambres qui est largement perdue à l'avance, on en croit les sites
20:02de Paris prédictifs,
20:02et sur la deuxième chambre, quand c'est le Sénat, où vous étiez un peu à l'avance, on voit
20:05que l'avance est en train de décroître très largement au profit des démocrates.
20:08Donc, tout ce qu'il fait, ces dernières semaines, ce n'est pas payant, d'un point de vue politique,
20:11en tout cas, qu'il se met à dos...
20:13Alors, effectivement, c'est des gens objectifs rationnels, donc ils vont, eux, rester dans leur ligne,
20:17mais il peut se mettre à dos, effectivement, une partie des institutions, et dans son propre camp, la question va
20:21se poser.
20:21Souvenez-vous ce qu'il disait avant, il disait, si la Cour suprême retoque les tarifs, je serai destitué.
20:26C'est le message qu'il laissait entendre avant.
20:28Est-ce que c'est un message juste pour faire peur, ou est-ce qu'il y a un petit
20:30fond de vérité là-derrière ?
20:32Parce qu'à taper...
20:32En tout cas, il y aura des procédures, potentiellement des procédures, et qui peuvent s'enchaîner, durer, etc.
20:38Et la question, vous l'avez dit, j'ai mis son gris pour l'instant, effectivement,
20:40casse en sens du poil les partenaires commerciaux, parce qu'il y a conscience qu'il y a en train
20:43de se passer un truc,
20:44l'Europe a bien saisi qu'il y a une petite faiblesse, donc petit communiqué ce week-end pour dire
20:48qu'on gèle le processus de ratification.
20:54Et du coup, ce qui est très important, c'est d'être l'avis de Scott Bessent, parce qu'on
20:57ne l'a pas trop entendu sur cette séquence-là.
20:59On l'a vu sur le Groenland, il s'était montré très dans le sens de Trump, en gros, les
21:04Européens et litoriens, ça va être en défaveur.
21:06Là, qu'est-ce qu'il va dire ? Est-ce qu'il va aller dans le sens de Trump,
21:09ou est-ce qu'il va essayer de se détacher un peu ?
21:11Ça va être important, ça, je pense, comme séquence.
21:13Que va dire Scott Bessent par rapport à tout ça ?
21:14Le premier truc qu'il a dit, c'est que les 175 milliards, les Américains n'allaient pas les voir.
21:18Déjà ça, ça semble assez clair.
21:21Mais c'est quand même un vrai sujet, parce que les ventes au détail, les derniers chiffres qu'on a
21:26eus, ne rendent pas bon.
21:27C'était vraiment très, très largement sous consensus.
21:29Donc est-ce qu'effectivement, c'est parce qu'il y a des plus dépenses en novembre et moins en
21:31décembre, il y a un petit effet de...
21:34Mais le paysage global macro me paraît moins bon, et qu'est-ce qui fait que finalement la Fed pourrait
21:39prendre ses bases de taux à un moment donné ?
21:40Je pense qu'il est sorti un peu du scope, c'est de se dire, c'est pas la macro,
21:43vu que tout le monde nous dit qu'elle va être bonne cette année.
21:45Est-ce que l'aspect macro, c'est pas ce qui va pousser dans les quelques mois qui arrivent ?
21:49Peut-être la Fed a, je ne dis pas accéléré, mais a aligné les baisses de taux plus que des
21:53questions liées à une réelle amélioration de l'inflation.
21:56Est-ce que ce n'est pas la macro et l'emploi qui vont pousser la Fed finalement ?
21:59Et les probabilités pour juin, elles sont à 50% pour l'instant, ce n'est pas encore plus des
22:0380% de proie pour juin.
22:04Donc là, il y a un souci quand même, on ne voit pas de baisse de taux immédiate, on ne
22:07voit pas de baisse de taux avant la fin du mandat de Powell.
22:09Et la macro, on commence à la regarder à nouveau avec un oeil un petit peu, je ne dis pas
22:13méfiant, mais quelques interrogations sur la dynamique macro.
22:15On verra, il y a les tax refunds qui arrivent, je crois, à la fin de la période fiscale aux
22:18Etats-Unis.
22:19Peut-être que les chèques seront un peu plus élevés que l'an dernier pour ceux qui recevront une compensation
22:25de l'ARS.
22:26Et la toile de fonds macro, enfin pour moi, elle n'est pas encore très mauvaise.
22:30On a eu un ralentissement de la croissance qui était plus large.
22:33On ne va pas parler de l'emploi, mais il y a eu ces chiffres d'emploi qui peut-être...
22:35En janvier, alors ils étaient exagérés.
22:36Qui sont un point de données, mais peut-être qu'ils marquent aussi une inflexion dans le marché du travail
22:40américain qui peut avoir passé un point bas.
22:42C'est surtout le taux de chômage qui est revenu à 4,3%.
22:45Je rappelle que la Fed, elle estime que le taux d'équilibre normal, c'est 4,2.
22:49Donc on est encore, en gros, proche du plein emploi.
22:52On a une inflation à 3%, et qui stagne à 3%, et qui risque de finir l'année à 2
22:58,8 ou quelque chose comme ça, si on prend la mesure que préfère la Fed.
23:02Et on a une croissance qui, pour l'instant, tient aux alentours de 2,5.
23:06C'est pas mal.
23:08Il n'y a rien d'apocalyptique dans cette picture économique.
23:13Donc sur les baisses de taux de la Fed, moi je reste assez prudent.
23:16Vous comprenez que le marché soit partagé encore sur l'idée de, ne serait-ce que du timing, est-ce
23:21que le mois de juin sera déjà une décision, ce sera évidemment la première décision de la Fed sous présidence
23:26de Kevin Walsh, si tout se déroule comme prévu.
23:28C'est pour ça, nous dans le scénario central, on met une baisse de taux cet été, mais elle est
23:32principalement politique, elle n'est pas économique.
23:34Et donc la consommation peut tenir ?
23:36Pour l'instant, elle tient, c'est vrai que les retail sales étaient particulièrement mauvaises, mais si on regarde la
23:41consommation totale, notamment de services, elle tient très bien.
23:43Et ce qu'on voit, c'est un shift des biens vers les services, ce qui est assez logique, vu
23:47que le prix des biens est plus élevé.
23:49Donc pour l'instant, moi je regarde de près la consommation des services des ménages qui reste très solide.
23:55Il faut absolument que l'emploi se reprenne, parce que le taux d'épargne est déjà très bas.
23:59Les ménages ont déjà lissé la consommation l'année dernière, donc il faut que l'emploi se reprenne pour que
24:03les revenus salariaux se reprennent.
24:05Ce qu'on disait du dernier rapport, c'est qu'il y avait peut-être un peu moins de destruction
24:09dans les parties cycliques de l'économie, un peu moins de destruction d'emplois.
24:13Des parties qui détruisaient beaucoup d'emplois arrêtent d'en détruire et peut-être qu'on se dit demain vont
24:18commencer à recréer de l'emploi dans les parties cycliques, encore une fois, de l'économie.
24:22Exactement, dans la construction et dans les parties temporaires, l'emploi temporaire, tout ça.
24:28Donc pour l'instant, c'est ce qu'a dit Powell, c'est qu'il y a quand même des
24:31signes de stabilisation du marché de l'emploi.
24:33C'est vrai qu'il y a toujours un risque, un cyclic à regarder, mais pour l'instant, nous, on
24:38reste assez constructif avec notamment la relance budgétaire qui arrive maintenant.
24:43Quelle évaluation vous faites là, chez vous, Andrew, de l'État, de l'économie américaine ?
24:50Est-ce qu'il y a un peu moins de tarifs vu comme une taxe sur la consommation ?
24:54Est-ce que d'ailleurs, ça peut soulager un peu aussi l'économie américaine à un certain point ?
24:59Je crois que l'économie américaine se porte très bien.
25:02Je crois que ce qu'on utilise plutôt en avancée, c'est l'enquête des petits moyens d'entreprise, NFIB.
25:09C'est excellent.
25:11Franchement, je crois que le période compliqué était derrière nous.
25:15Ce qui va être compliqué pour le nouveau Walsh, au Fed, c'est de trouver un consensus avec des gens
25:23qui sont dans l'ensemble.
25:25Ce qu'on a entendu ces derniers jours, The Daily, The Bar et d'autres, même Waller aujourd'hui, qui
25:31est plutôt dovish.
25:33Mais il s'est mis en garde que peut-être on en a fait déjà assez.
25:37Parce que l'inflation ne baisse pas comme c'est censé le faire.
25:41Et comme le PC, encore à 3%.
25:44Beaucoup estimaient dans les dernières minutes qu'il fallait se garder toutes les options ouvertes.
25:48Et se dire qu'on pouvait aussi bien baisser que monter les taux si nécessaire.
25:53Je crois que le danger pour nous, pour les actifs risqués, c'est qu'il y a une réévaluation de
25:59la capacité de la Fed,
26:00ou la volonté de la Fed de baisser les taux cet été, et qu'il y a une réaction négative
26:05là-dessus,
26:06avant qu'on repart sur les bases qui sont les fondamentaux, qui sont très solides.
26:12Donc il n'y a pas vraiment besoin de baisser les taux aux Etats-Unis actuellement.
26:16Encore moins qu'il y a 4 mois, quand on avait parlé de taux de chômage, quand on avait parlé
26:20de marché de travail.
26:21C'est une vraie discussion, c'est un vrai débat.
26:24La lecture de l'économie américaine n'est sans doute pas évident, Alexandre.
26:29Mais la barre à ce stade est quand même relativement élevée pour que le marché modifie profondément
26:34ses anticipations de baisse de taux, j'ai l'impression.
26:36Oui, c'est vrai que les taux, on a quand même eu un mouvement sur les trois dernières semaines.
26:41Le 10 ans est passé, il était proche de 4 ans après un mois, il est revenu vers les 4%.
26:45Et ça s'est fait au fur et à mesure, il y a quand même le CPI il y a
26:47quelques jours,
26:47donc une autre mesure de l'inflation qui avait donné un petit coup de pouce au taux.
26:50Mais nouvelle marche à la baisse pour la mesure.
26:53Mais la partie PCE étant la plus importante pour la Fed, on voit bien qu'effectivement ça rebâte un peu
26:57les cartes.
26:57Et dans cette séquence qu'on a dit tout à l'heure, de détente des taux longs américains, enfin petite
27:01détente,
27:02il y a quand même eu les publications macro qui ont un petit peu joué.
27:05Quand les publications étaient un peu en dessous, on a vu régulièrement, tout disant,
27:07grappiller à la baisse, 3, 4, 5 points de base sur les publis.
27:11Donc c'est vrai qu'il y a quand même ce sentiment un peu de...
27:14Le patron de Walmart, d'ailleurs, il a un petit peu décrit le nouveau patron de Walmart,
27:16il dit, il a décrit en quelque sorte, il n'a pas dit l'économie en cas, mais il a
27:19décrit l'économie en cas.
27:20Il dit en gros, on a nos clients, des clients plutôt aisés,
27:23qui continuent bien dépensés chez nous, pas de soucis.
27:24Et il dit, une partie des clientèles, il ne décrivait pas vraiment la partie pauvre de la population,
27:28plutôt la classe moyenne.
27:29Il disait qu'il n'avait pas de relais à la hausse en termes de croissance.
27:33Donc c'est vrai que c'est les résultats qu'on va voir cette semaine sur d'autres...
27:36On a vu des Pepsi arrêter de monter les prix et même commencer à les baisser.
27:39Les stratégies prix over volume, elles sont en train de se renverser désormais.
27:44Et en plus, Pepsi dit pourquoi ?
27:45Il dit qu'on a reçu des demandes de la part des consommateurs.
27:47Ici, il y a les consommateurs, ce n'est pas une stratégie interne,
27:49c'est les consommateurs qui nous ont dit que c'est trop cher.
27:51Donc il faut qu'on baisse...
27:51Ce n'est pas beau le marché, ça fonctionne.
27:54Ça fonctionne, mais c'est un peu ce qui finisera effectivement sur cette économie en cas.
27:59Et après, tout à l'heure, vous me posez la question des réactions de marché.
28:02C'est vrai que sur la partie action, on a quand même un marché qui est en téflon
28:05depuis l'épisode des tarifs l'année dernière.
28:09Il y a eu le creux mars-avril et après c'était en rallye non-stop.
28:12Et on a quand même maintenant une séquence...
28:13Alors la grosse question qu'on se pose, c'est est-ce que c'est de la distribution ?
28:16C'est-à-dire les phases classiques, on monte beaucoup,
28:18on distribue pendant quelques mois, correction et on repart.
28:21Où est-ce qu'on accumule et on repart ?
28:24Et ça change évidemment la donne.
28:26Si c'est la distribution, d'abord ça va corriger,
28:28peut-être capituler un peu et après repartir.
28:31Est-ce qu'on n'a pas, dans un moment où Nvidia a publié
28:35Trump, la Cour suprême,
28:36il y a un petit emballement des choses quand même.
28:37Et le VIX à 20, effectivement, je ne trouve pas encore trop cher.
28:40Il était moins cher il y a quelques semaines,
28:42mais à 20 vols,
28:43ce n'est pas extrêmement cher comme couverture.
28:46Donc, est-ce qu'il n'y a pas...
28:47Ce n'est pas sûr que le niveau de vigilance soit bien ajusté
28:49par rapport aux risques permanents qui existent,
28:52mais par rapport au niveau de risque qu'il faut intégrer aujourd'hui.
28:56Oui, il y a ça.
28:56Et puis donc, encore une fois, les marchés,
28:57après une question de flux aussi,
28:59on voit très bien qu'il y a des structures un peu plus lourdes
29:00qu'aux Etats-Unis,
29:01le SP55 également qui semble distribué,
29:02le Nasdaq est plus faible avec des questions liées au Max 7 et au CapEx.
29:06Donc, et on sait aussi que le retail américain
29:09est très investi sur les marchés actions
29:10et en plus avec des effets de levier.
29:11On voit que les effets de levier ont progressé.
29:13Donc, cette caractéristique des effets de levier,
29:15moi, c'est ça qui me gêne un peu plus, entre guillemets,
29:17ce dernier mois,
29:17c'est qu'on sait que le retail a tous les dips,
29:19buy the dip en permanence et avec du levier.
29:21Et quand on a vu récemment sur les cryptos,
29:23sur les most credit threads,
29:25l'or, l'argent ou autre,
29:26quand il y a beaucoup d'effets de levier,
29:28quand ça se détend...
29:29C'est un liquide, il suffit d'effort.
29:30Je ne dis pas qu'il ne faut pas pricer à 20%,
29:31mais je pense qu'on serait à l'aise
29:32par rapport au top des corrections de 10-15%
29:36pour retrouver des bases de valo,
29:3720 fois les bénéfices,
29:38vous rentrez un peu en dessous,
29:39ce serait quand même plus sain.
29:40Correction du thème crypto,
29:42correction du thème precious metals
29:45en fin de mois de janvier,
29:47correction du thème de l'IA
29:48qui se fait tranquillement.
29:50Enfin, le thème crypto
29:51corrige un peu plus violemment, bien sûr,
29:53mais la correction du thème IA,
29:55c'est depuis le mois d'octobre,
29:57maintenant, Andrew.
29:58Ça traîne, oui.
29:59Ça traîne.
30:00Alors, est-ce que ces phénomènes qui traînent,
30:02comme vous dites,
30:02est-ce que ça assainit le marché
30:05ou est-ce que ça le fragilise ?
30:10Vous avez trois ans.
30:13D'abord, je vais dire qu'avant cette saison des résultats,
30:17on avait de nouveau augmenté l'exposition
30:20sur l'ensemble de Magnificent Seven,
30:24Nasdaq, ça n'a pas marché.
30:26Donc, c'est fatigant.
30:29Ça veut dire que vous anticipez,
30:31parce que les résultats ont été bons.
30:33En fait, exactement.
30:33Et vous anticipez le fait
30:35que le marché allait payer encore
30:37les bons résultats de ces entreprises ?
30:38Ils n'avaient pas bougé depuis le mois d'octobre.
30:40Donc, il était temps.
30:42Mais non, mais pas encore.
30:45Mais pour nous,
30:47notre point clé
30:49dans notre diversification,
30:50c'est d'aller chercher
30:51sur l'élargissement
30:53de la croissance
30:56par d'autres secteurs
30:57et ne pas avoir
30:58la même concentration.
30:59Ça, ça reste valable.
31:00Parce que le thème IA,
31:02comme quand je dis qu'il a corrigé,
31:04les perspectives restent les mêmes.
31:05Les prix ont baissé.
31:06Donc, c'est la valorisation
31:07du thème IA qui a baissé.
31:09Est-ce qu'à un moment,
31:10ça va être...
31:10La valorisation
31:11qui on ne savait pas plus
31:13à la hausse
31:13que là,
31:14c'est pour l'instant.
31:15Donc, c'est le momentum
31:16comme tu as dit tout à l'heure.
31:18C'est le momentum.
31:19Tout le monde a été parti
31:20sur le même balle.
31:22On a parlé
31:23du prix de l'argent.
31:25Il y a six mois,
31:26on en a parlé.
31:27Jamais de la vie.
31:28Crypto, je sais que tu aimes bien
31:30en parler et moi non.
31:31Non, j'en parle
31:32quand il faut en parler.
31:34Ça n'a aucune importance
31:36pour nous.
31:37D'accord.
31:37À part le fait
31:38que peut-être le retail
31:39qui se prend mal
31:40sur les positions de levier
31:42et qui ont été obligés
31:44de vendre justement
31:45leur position sur le tech
31:46qui était leur position
31:49la mieux performante
31:50pour payer les dégâts.
31:51Mais ça reste
31:51des dommages locaux.
31:53Locaux, oui.
31:54Je crois que c'est...
31:55Oui, ce n'est pas institutionnel.
31:57C'est quelque chose
31:58à la marge.
31:59Ça prend plus de temps
32:00à se réabsorber,
32:02mais j'en suis sûr
32:03que ça va faire.
32:03Et donc, l'idée
32:04de la diversification
32:05en dehors du thème de l'IA,
32:07elle reste...
32:07Je ne dis pas
32:07que ce soit abandonné,
32:08mais on reste toujours
32:10dans cette logique-là.
32:11Ce n'est pas que les États-Unis
32:12qui sont en train
32:12de claquer...
32:13Comment on dit ?
32:14600 milliards.
32:15Oui, claquer du fric.
32:16On a ça en Allemagne,
32:18on a ça au Japon.
32:20Et donc,
32:21on est allé chercher
32:22au Japon,
32:23on est allé chercher
32:24même le FTSE,
32:26matériaux et autres banques.
32:28Minières, mining, bien sûr.
32:30En Europe,
32:31on est toujours
32:32focus sur les positions
32:33sur les banques.
32:34Si ça, ça ne monte pas,
32:36je crois qu'il y a
32:36un peu de luxe,
32:38mais bon.
32:38Les stagrins,
32:39ce n'est pas mon truc.
32:40Et ça, c'est des secteurs,
32:41les banques par exemple,
32:42c'est des secteurs
32:43qui sont immunisés
32:45contre le risque
32:46de disruption IA,
32:47voire qui pourraient
32:48profiter de l'IA
32:50ou en tout cas,
32:51le marché ne les a pas
32:52encore alignés
32:53dans leur viseur ?
32:54On avait déjà dit
32:55que nous,
32:56d'ici trois ans,
32:57on n'a plus de job.
32:58Oui, oui, oui.
33:00Je confirme.
33:00Et les banques
33:01auraient déjà dû disparaître
33:02depuis longtemps ?
33:02Mais je ne suis pas sûr.
33:03Non, je crois que
33:04pour les banques européennes,
33:06elles ont très bien marché
33:08l'année dernière.
33:08Pourtant, la composante
33:09est à risque
33:10de savoir si le secteur
33:12est à risque ou pas ?
33:13Non, je crois qu'on est plus
33:13encore sur la vraie économie.
33:14D'accord, ok.
33:14L'ensemble de ce qui se passe
33:16en Europe actuellement
33:17est porteur.
33:17Tant qu'elles portent
33:18pour les affaires,
33:20la finance,
33:20moi je suis...
33:21C'est le cycle quoi,
33:22c'est la reprise du cycle ?
33:23Enfin.
33:24Enfin.
33:25Et donc,
33:25oui, en Allemagne,
33:26ça fait 3-4 ans
33:27qu'on attendait
33:27une reprise du cycle.
33:29Exactement.
33:30Mais c'est plus sain,
33:31oui, vous avez raison.
33:31Alors, c'est plus sain.
33:32Si je prends la tech
33:34et les Magnificent Seven
33:35aux Etats-Unis,
33:35on est passé d'un PE
33:36de 30 à 25
33:38depuis octobre
33:39parce que les résultats
33:40sont bons
33:40et les prix baissent.
33:42Mais est-ce que c'est pas là
33:42qu'on a envie de revenir,
33:43justement ?
33:44Je me dis,
33:44à 25 de PE,
33:45on retrouve le TMI
33:46avec des perspectives intactes
33:48et 5 points de PE moins cher.
33:51Tout à fait.
33:51C'est moins crowded,
33:53mais alors après,
33:54nous, on est aussi
33:55sur de la diversification
33:56parce qu'il y a bien
33:57un rattrapage.
33:57C'est pas exclusif.
33:58Donc, en fait,
33:59on est neutre
34:00entre les Etats-Unis
34:00et l'Europe.
34:01Surpondéré globalement,
34:02là-dessus,
34:03avec une surpondération
34:04sur les émergents
34:04toujours en rattrapage.
34:06Sur le Japon,
34:07nous, on est un peu
34:08plus prudent
34:08à cause du change.
34:11Mais, voilà,
34:12pour moi,
34:13en octobre,
34:14on était plus prudent
34:15sur les Etats-Unis.
34:16Là, maintenant,
34:17ça vaut...
34:17Enfin, je trouve que
34:19ça redevient dangereux
34:20de ne pas être exposé
34:21à la tech américaine
34:22vu les niveaux de valo.
34:23On retrouve un peu
34:24de confort vis-à-vis
34:25de ce thème-là.
34:25Et c'est compliqué
34:26de dire qu'on est en bulle
34:27quand on a une valo
34:28qui s'est ajustée
34:29à la baisse
34:30graduellement,
34:31sans crash.
34:31Voilà, c'est plutôt ça.
34:33Qu'est-ce qu'on peut dire
34:34des risques de marché,
34:35néanmoins,
34:36derrière ce thème de l'IA
34:37qui n'est plus
34:38un long fleuve tranquille,
34:39on l'a vu avec la correction
34:41du segment des logiciels,
34:42et derrière le segment
34:43des logiciels,
34:44c'est toute la sphère
34:45de financement
34:45et de financement privé,
34:47notamment,
34:47qui devient regardé
34:49par le marché.
34:50Donc, on a
34:52le nom de Blue Hole
34:53qui devient,
34:55j'allais dire,
34:55l'emblème des difficultés
34:57que certains fournisseurs
34:59de crédits privés
35:00peuvent rencontrer
35:02vis-à-vis de ce thème
35:03de l'IA.
35:04Blue Hole,
35:04ce n'est pas un nom nouveau,
35:05ça fait des mois
35:06qu'on voit circuler
35:06ce nom Blue Hole,
35:08ils ont été très gourmands,
35:09ils se sont très exposés
35:10au secteur de l'IA
35:12et des softwares,
35:13et là,
35:13ils sont obligés
35:14de liquider
35:15quasiment 1,5 milliard
35:16d'actifs,
35:17de loans,
35:18en l'occurrence,
35:19pour rembourser des clients
35:21qui veulent sortir
35:21de leur stratégie,
35:23et on apprend
35:24que ce milliard et demi
35:25d'actifs,
35:26ils l'ont revendu
35:26à trois fonds de pension
35:28et à leurs assureurs
35:30partenaires.
35:31Donc, on voit bien
35:32le chemin du risque
35:33d'une certaine manière.
35:34Alors, Blue Hole,
35:35pour moi,
35:35c'est quelque chose
35:36d'assez spécial
35:37dans le sens
35:37où c'est vendu au retail,
35:39en fait,
35:39et le fait d'avoir vendu
35:40au retail,
35:41mais c'est vrai
35:41que c'est ce qu'on pousse
35:42sur pas mal.
35:42Donc, c'est des fonds cotés,
35:43Business Development Companies,
35:44c'est des fonds cotés
35:46qui permettent au retail
35:47d'accéder
35:48à un univers
35:49de crédit privé.
35:50Au crédit privé.
35:51Le problème étant
35:52que jusque-là,
35:53le crédit privé,
35:53on disait,
35:54il n'y a pas de mismatch,
35:55il n'y a pas d'écart
35:56entre l'actif et le passif
35:57parce que c'était
35:58des investisseurs institutionnels
35:59qui s'engagaient à 10 ans
36:00pour des prêts
36:01qui sont à 10 ans.
36:02Et là, le retail,
36:02il veut sortir.
36:03Le problème étant
36:03que le retail,
36:04c'est plus liquide
36:05et donc,
36:05on recrée du risque
36:06de liquidité.
36:09Cela dit,
36:10ce n'est pas le problème
36:10d'actifs pour l'instant.
36:11C'est-à-dire que ce n'est pas
36:12parce qu'il y a eu
36:13une vague de défauts
36:14à l'actif des crédits.
36:15Et ils ont très bien vendu
36:16leurs actifs d'ailleurs.
36:17Quasiment à 100% du perle.
36:19Donc voilà,
36:20c'est plus un problème
36:20de régulation,
36:21j'ai envie de dire,
36:22que pour l'instant,
36:24macro.
36:24Après, c'est vrai,
36:25on le sait depuis un bout de temps
36:26qu'il y a du risque
36:27dans le crédit privé américain.
36:29Et c'est là où je veux bien
36:30séparer les Etats-Unis
36:32de l'Europe.
36:32Enfin, aux Etats-Unis,
36:33c'est beaucoup plus gros.
36:34C'est très exposé
36:37aux logiciels
36:37et aussi à l'énergie
36:40qui permet de fournir ça.
36:42Donc, voilà,
36:43sur les BDC,
36:44les fameuses entreprises
36:47cotées
36:47qui investissent
36:48dans ces loans,
36:49il y a en gros
36:50un tiers exposé à la tech
36:52dans les engagements
36:53de ces entreprises.
36:55Tout ça.
36:55Ce n'est pas du tout le cas
36:57si je regarde
36:58le crédit à yield,
36:59par exemple,
37:00ou le coté.
37:01C'est entre les deux
37:02si je regarde
37:02les leverage loans.
37:03Donc, c'est là
37:04où il va falloir...
37:05Voilà.
37:06Il y a des poches spécifiques
37:07qui sont très exposées
37:09à ce thème-là
37:09et notamment aux Etats-Unis.
37:11Exactement.
37:14Encore une fois,
37:15encore une fois,
37:15quand on vend des actifs
37:17qui sont illiquides
37:18à des gens
37:19qui demandent une liquidité
37:20à un moment ou à un autre,
37:21ça explose.
37:23La question, c'est
37:23est-ce qu'ils sont
37:24très nombreux dans ce cas-là ?
37:25Est-ce que ce qui se passe
37:26chez Bluehole,
37:27c'est local ?
37:29Là aussi,
37:30c'est un risque spécifique
37:31autour de Bluehole
37:32ou est-ce que
37:33des transactions
37:35comme celle de Bluehole,
37:36est-ce qu'on va les voir
37:36se multiplier
37:37dans les prochaines semaines
37:38et les prochains mois ?
37:39Il y a un risque
37:39dans la durée
37:40de toute structure
37:41où il y a un déséquilibre
37:43entre la liquidité
37:45que le client
37:47a été vendu
37:49et la liquidité
37:50sous-jacente.
37:51Il n'y a pas
37:52un gros problème
37:52des actifs
37:54pour l'instant.
37:55Ils ont vendu
37:5630% à 97%
37:57de paires.
37:59On ne sait pas
37:59ce qu'il y a dans le reste.
38:00J'ai vu que l'activiste
38:01Boris Wiesler,
38:02il a dit
38:02« Moi, je suis porteur-acheteur
38:04mais à des côtes
38:05de 20 à 30%. »
38:06Il y a probablement
38:06un peu d'histoire là-dedans.
38:07Mais c'est vrai
38:08que sur le crédit
38:10qui est solide
38:12dans l'ensemble
38:13des marchés
38:14aux Etats-Unis
38:15mais surtout en Europe,
38:17il y a le problème
38:19de l'offre
38:21qui arrive
38:22des boîtes tech
38:23qui ne sont pas
38:25sensibles
38:26au prix
38:26qu'ils ont des tarifs
38:27à faire.
38:30Je sais que
38:31c'est minable
38:32à faire
38:32mais la dernière crise
38:33qu'on a eue
38:34sur les souverains,
38:35c'était l'Autriche
38:36à 100 ans.
38:36Là, on a Google
38:37à 100 ans.
38:38Ce sont pas les...
38:39C'est les moments
38:40d'excès peut-être.
38:42Pour Google,
38:42c'est très bien
38:43mais ceux qui ont acheté
38:44le 100 ans de Google,
38:46on verra dans 5, 10 ans.
38:47Surtout si les 10 ans
38:47américains
38:48pour aller toucher 5%
38:49avant que ça touche
38:513,50.
38:52Ça, c'est sûr.
38:53Mais ce sont
38:54des drapeaux
38:57qui rappellent à l'ordre
38:58que c'est juste
38:59une bonne gestion
38:59de risque.
39:00S'il n'y a pas
39:01et s'il n'y a
39:01qu'un petit peu
39:02de portage à prendre,
39:04on réduit
39:05un peu nos positions.
39:06On attend voir.
39:07Ce n'est pas un marché
39:08sur lequel on est...
39:11On reste positif.
39:12On porte
39:13et on prend le portage.
39:14Mais on ne cherche pas
39:15à envoyer
39:17de plus.
39:18Mais le marché privé,
39:20les marchés privés crédits,
39:22majoritairement
39:23en investment grade,
39:24ce n'est pas un problème
39:25pour l'instant.
39:25Il va y avoir
39:26toujours des petits failles.
39:27D'accord.
39:27Mais c'est l'équité...
39:29Le marché de quasiment
39:292 trillions de dollars,
39:30le private credit.
39:31C'est devenu
39:33un très gros marché
39:34quand même
39:34en quelques années à peine.
39:36Ça a existé à peine
39:36il y a 10 ans,
39:37aux Etats-Unis beaucoup.
39:38Ça s'est quand même
39:38beaucoup développé
39:39ces dernières années.
39:41Bon, difficile toujours
39:42de mesurer l'ampleur
39:43des risques sous-jacents
39:44dans les marchés,
39:45surtout quand on est
39:46dans des marchés privés,
39:47Alexandre.
39:49Ça peut être
39:50un potentiel canarie
39:51dans la mine,
39:52ça rappelle à la vigilance,
39:53ça montre qu'il y a du risque
39:54quand même dans le marché.
39:55Ce qu'il faut regarder
39:56c'est la fréquence d'occurrence.
39:57C'est-à-dire qu'il y a quelques mois,
39:58c'était effectivement
39:58dans le secteur crédit,
40:00tout ce qui est auto-supraque.
40:00Donc c'était les tricolor holdings,
40:02etc.
40:03Pas de nouveaux accidents.
40:04Là, effectivement,
40:05ce qu'on va regarder,
40:06c'est si dans le mois prochain
40:07il y a encore un...
40:08Là, effectivement,
40:08la question se posera aujourd'hui.
40:09Effectivement,
40:10ces événements sont plutôt isolés,
40:12un peu distincts aussi.
40:13Après, on sait,
40:13mais c'est pareil,
40:14ça n'a pas de valeur
40:14d'alerte ou autre.
40:15Les banques centrales,
40:16depuis des années,
40:16disent qu'on est quand même
40:17vigilant à la partie crédit privée.
40:18La BCE aussi, d'ailleurs,
40:19côté européen aussi,
40:20on le dit.
40:20Christian Lagarde le dit régulièrement,
40:22la partie crédit privée...
40:22Le régime de liquidité
40:24offert par les banques centrales
40:25est très différent,
40:25par exemple,
40:26de ce qu'on avait en 2007,
40:27pour dire les choses.
40:28On voit beaucoup de parallèles.
40:29En 2007,
40:29il y a des fonds gelés aussi,
40:30à un moment, etc.
40:32Mais le régime de liquidité
40:33était très différent.
40:34C'est sûr qu'il est sorti
40:34d'un régime de taux très très faible
40:36et c'est ce qui provoque aussi
40:37des changements assez structurels
40:38du côté Japon.
40:39C'est-à-dire que cette politique
40:40de taux zéro,
40:41voire taux négatif
40:41pendant des années,
40:42plus d'une décennie,
40:44provoque des changements.
40:45Donc c'est vrai que je suis d'accord
40:45que sur le côté Japon aussi,
40:46on regarde un peu...
40:47On était pourtant très long
40:48sur le Japon pendant pas mal de temps.
40:49Là, c'est vrai que le niveau des taux,
40:52les questions d'acceptabilité
40:54par le marché,
40:54du programme de croissance
40:55qui a été proposé ou autre,
40:57si le 10 ans commence à passer
40:58au-delà de 2,50,
40:59ça peut commencer quand même
41:00à poser des questions au marché.
41:02Est-ce qu'à un moment donné...
41:03C'est peut-être pas fini,
41:04cette histoire des taux japonais.
41:05Jusqu'à 2,50,
41:07c'est acceptable
41:07si l'inflation est entre 2 et 2,50,
41:09si les salaires progressent bien,
41:10si la croissance est là.
41:10C'était même sain
41:11d'avoir un taux de 10 ans à 2,50.
41:13Si on voulait aller à 3%,
41:14que l'inflation reflue un petit peu
41:16et que c'est plus perçu
41:17comme de l'aversion au risque
41:18de la part du marché,
41:19la crise de la dette en 11 euros,
41:21c'était extrêmement extrême.
41:22Mais les taux montés,
41:23quand on n'avait plus confiance
41:24sur la dette,
41:24il y a un niveau où c'est...
41:25J'ai l'impression que les élections
41:26ont quand même ramené un peu de calme.
41:28Le résultat des élections
41:29pour Sanayi Takashi
41:30a ramené un peu de calme.
41:31Moi, c'est pas au niveau
41:32du marché action, en fait.
41:34Le parlant entre marché action
41:35au niveau des taux,
41:36c'est que le Nikkei,
41:37rappelons que lorsque Trump
41:38avait annoncé les tarifs,
41:39donc il y a moins d'un an de ça,
41:41on était tombé à 30 000 points
41:42quasiment sur le Nikkei
41:43et on est quasiment à 60 000.
41:44Donc il a,
41:44depuis un creux, certes,
41:45mais il a doublé
41:46en moins de 12 mois.
41:47Donc si certains estiment
41:49que c'est le moment
41:49de consolider un petit peu...
41:51Encore une fois,
41:52on peut faire un range de 20%,
41:53c'est pas la fin du monde,
41:54mais quasiment 100% de haut
41:56si on a un petit peu
41:57de consolidation,
41:58c'est pas malsain
41:58de le voir à ce moment-là.
42:01Ouais.
42:01Bon, petit tour de table.
42:02Qu'est-ce qui guide
42:03la logique d'investissement
42:05chez LBPM aujourd'hui ?
42:07Xavier, on l'a déjà
42:08un peu évoqué,
42:09mais on reste constructif,
42:11pro-risque,
42:11et où est-ce qu'on trouve
42:12un risk-reward
42:13le plus confortable possible ?
42:14Dans quel type de marché,
42:15de géographie ?
42:16Alors on reste pro-risque
42:18tout en sachant
42:19qu'on est prêt à réduire
42:20notamment à l'approche de l'été,
42:21mais pour l'instant,
42:22à court terme,
42:22avec la dynamique macro
42:24qui reste quand même porteuse,
42:25on l'a vu avec les PMI
42:26quand même,
42:27notamment en Europe,
42:28en Asie,
42:29ça s'améliore.
42:30Donc ça porte eux
42:31et les banques centrales
42:32qui sont plutôt
42:33à même de baisser les taux
42:34s'il y avait un problème.
42:36C'est plutôt porteur
42:37pour les actifs.
42:38Alors évidemment,
42:38tout est très cher.
42:40Donc pour l'instant,
42:41on est plus sur du portage.
42:42On préfère le risque action
42:43au risque crédit
42:45parce qu'il y a plus de upside
42:48avec des risques
42:49à court terme
42:49encore un peu limités.
42:52Grosse diversification géographique
42:53comme je disais.
42:54On va pas parler des émergents,
42:55mais oui,
42:56ça reste une zone de diversification.
42:57Ça reste bien.
42:57On est revenu sur la Chine
42:59là où il y avait une période
43:00où c'était devenu très cher.
43:02Là, ça a plutôt
43:02sous-performé
43:03depuis le début de l'année.
43:04Donc on est assez à l'aise
43:06avec ça.
43:08Voilà,
43:08toujours un peu prudent
43:09sur la duration
43:10à court terme,
43:11sur les taux longs
43:12qui ont plutôt
43:13pas mal rebaissé.
43:14Pour nous,
43:15c'est un peu exagéré.
43:16c'est pas...
43:17Voilà,
43:18on s'attend pas
43:18Le disant américain
43:19sur 4%,
43:20ce serait presque
43:22une anomalie.
43:22On a plutôt une cible
43:23à 4,25,
43:244,30.
43:25Donc on est un peu
43:26dans le bas du range.
43:28Mais pour l'instant,
43:30on se laisse porter.
43:30Oui,
43:31on se laisse porter
43:31en étant vigilant.
43:33Le plus gros risque,
43:34c'est l'inflation US
43:35et la Fed
43:36qui changerait
43:38un petit peu
43:38de discours
43:40plus fortement
43:40vers des hausses de d'eau.
43:41Tout le monde est d'accord
43:42sur le fait
43:42qu'effectivement
43:43l'inflation va
43:44dans le bon sens
43:45et beaucoup de débats
43:46sur combien de temps
43:47est-ce qu'on mettra
43:48pour voir l'inflation
43:49revenir à 2% aux Etats-Unis.
43:50Mais tout le monde
43:51est assez d'accord
43:52sur le sens du voyage
43:52quand même aujourd'hui.
43:53Il ne faudrait pas
43:55que l'inflation
43:57commence à repartir
43:59plus au nord
44:00qu'au sud.
44:02Je ne suis pas d'accord.
44:05D'accord avec quoi ?
44:06C'est vrai que l'inflation
44:08sur les headlines
44:09sur CPI
44:10il a baissé
44:11mais il y a des sous-jacents
44:14qui sont encore positifs.
44:15Oui, mais c'est ça.
44:16C'est ça.
44:17Le risque
44:17c'est qu'effectivement
44:18le marché
44:19se réinquiète
44:20de l'inflation.
44:21Mais oui,
44:21je crois que ce serait
44:23un risque court terme
44:24et douloureux
44:25et la correction
44:26que peut-être
44:29Alexandre attend.
44:30Peut-être pas 15%,
44:31je n'aimerais pas
44:31parce que ça peut
44:32mettre plus de doutes
44:33mais on reste
44:36orienté
44:36pour le risque
44:37pour la croissance
44:39avec de l'inflation
44:40modérée
44:42et modérée
44:44mais positive.
44:45Donc,
44:45une tendance
44:46un peu aussi
44:47sur les taux nominaux
44:48donc pas trop
44:49de raisons
44:50d'augmenter
44:51les expositions
44:52sur le crédit
44:53et chercher
44:55les diversifications
44:56sur les actifs
44:58en émerging
44:59en Japon
45:01mais
45:02en Meiji.
45:03Ah, couvert du change
45:04au Japon ?
45:04Oui.
45:05Ah ouais, d'accord.
45:05Et puis aussi
45:06en Grande-Bretagne.
45:07On est dans une période
45:08de normalisation
45:09sur les taux.
45:10Ça fait deux ans
45:12que ça dure.
45:12Je crois qu'il a encore
45:13pas mal de faire.
45:15Les taux réels,
45:17les primes de risque
45:18qui sont encore
45:20vraiment contenues
45:22et il peut monter
45:23par rapport
45:24à la croissance
45:24qu'on a
45:24d'une manière
45:26qui ferait pas mal
45:27dans le moyen terme
45:28mais une petite période
45:30passagère
45:30où on peut avoir
45:31un peu de réaction.
45:33Bon, Nvidia
45:33mercredi soir
45:34ce sera toujours
45:34un moment important
45:35j'imagine, Alexandre.
45:36Oui, c'est intéressant
45:36parce que
45:37je comprends
45:38ça tout à l'heure
45:39il y a quand même
45:39un peu de loose loose
45:40en ce moment
45:40c'est-à-dire que
45:41la partie semi
45:42baisse quand même
45:42un petit peu
45:43la partie donc
45:44le thème IA baisse
45:45les 7 magnifiques
45:46en gros sont plus baissiers
45:47que de certains autres secteurs
45:48les disruptables potentiels
45:50baissent aussi beaucoup
45:51donc est-ce qu'à un moment donné
45:52si Nvidia peut être le message
45:53effectivement
45:54la question c'est
45:55comment le marché
45:55va l'interpréter
45:56parce que les résultats
45:56j'ai après
45:57vont être très très bons
45:57mais les CapEx
45:58ont fait peur
45:59pour Nvidia
46:00ça a de très bons résultats
46:01mais qui a un grain de sable
46:02je pense ça peut faire
46:03du 10-20%
46:04très vite de variation
46:05et dans ce cas-là
46:06on n'aurait pas des SAP
46:06qui remontent
46:07enfin vous voyez
46:08des mass communiquants
46:09qui sont en place
46:10short Nvidia
46:11puis long logiciel
46:12ou autre
46:12ça c'est peut-être
46:12des thèmes qui peuvent arriver
46:13on est encore dans une phase
46:14de découverte
46:15des prix
46:16liés à l'intelligence artificielle
46:17et aux conséquences de l'IA
46:18merci beaucoup messieurs
46:19d'avoir été les invités
46:20de Planète Marché ce soir
46:21Alexandre Bardez
46:22IG
46:22André Thurrington
46:24responsable de la gestion
46:25diversifiée d'AXAIM
46:26chez BNP Paribas
46:27Asset Management
46:28et Xavier Chapard
46:29LBPM
46:34Le dernier quart d'heure
46:35de SmartWall
46:36chaque soir
46:36c'est le quart d'heure
46:37thématique
46:37et chaque lundi
46:38c'est le quart d'heure
46:39américain
46:40pour faire un point
46:40sur les derniers développements
46:42de la vie politique
46:43économique
46:44et financière américaine
46:46au lendemain d'un week-end
46:47où tout le monde
46:48a regardé de près
46:49plus ou moins
46:50la décision
46:51de la Cour suprême américaine
46:52Pierre-Yves Dugas
46:53est avec nous évidemment
46:54en visio
46:55à distance
46:56notre correspondant
46:57américain
46:57bonsoir
46:58Pierre-Yves
46:59qui perd
46:59qui gagne
47:00c'est un peu
47:00le jeu
47:01de ce lundi
47:03qui sert
47:04cette décision
47:05de la Cour suprême
47:06et à qui
47:08ne profite-t-elle pas ?
47:11Alors
47:11juste un petit peu
47:12en arrière
47:13vous vous souvenez
47:14I'm on the record
47:16si la Cour suprême
47:18n'invalide pas
47:20une grande partie
47:21des droits de douane
47:22imposée unilatéralement
47:24par Donald Trump
47:25je mangerai mon chapeau
47:26ben bravo
47:28je ne le mange pas
47:32ben non
47:32c'est bien le principe
47:34qui arrive
47:37je suis surpris
47:39en revanche
47:40que
47:40trois
47:41des neuf juges
47:43de la Cour suprême
47:44se soient prononcés
47:47en faveur
47:48d'une forme
47:50de validation
47:50de cette interprétation
47:53de la loi
47:55il n'y a pas
47:56beaucoup de gagnants
47:57dans cette affaire
47:58évidemment
47:58il y a un grand perdant
48:00c'est Donald Trump
48:00qui perd la main
48:02qui perd la main
48:03en particulier
48:03parce qu'il s'apprête
48:04à prendre l'avion
48:05pour aller en Chine
48:06voir son homologue chinois
48:07et non seulement
48:08les chinois
48:09sont gagnants
48:10parce que
48:10leur droit de douane
48:11moyen
48:11baisse
48:13sensiblement
48:13mais aussi
48:16le président
48:17Xi Jinping
48:18se rend compte
48:19que maintenant
48:19Donald Trump
48:20ne peut pas
48:21lui imposer
48:22lundi
48:22des droits de douane
48:23à 50%
48:24mardi
48:25il est baissé
48:26à 30%
48:27mercredi
48:28il est remonté
48:28à 45%
48:29Donald Trump
48:30a perdu la main
48:31d'une manière générale
48:32il ne peut plus faire
48:33ce qu'il veut
48:34il peut encore
48:35augmenter les droits de douane
48:36mais face à la Chine
48:37face à l'Inde
48:38et face au Brésil
48:39ce sont les pays
48:39qui à court terme
48:41sont gagnants
48:41mais ils ne vont pas
48:42être gagnants
48:43très longtemps
48:44en tout cas
48:45en ce qui concerne
48:46la Chine
48:46si l'on en croit
48:47ces initiatives
48:48multiples et variées
48:50visant à utiliser
48:51d'autres lois américaines
48:54qui elles sont
48:54constitutionnellement
48:56solides
48:57et qui vont permettre
48:58d'augmenter à nouveau
48:59les droits de douane
49:00sur certains secteurs
49:03tous ces chiffres
49:05qu'il va falloir
49:06retenir
49:06les 232
49:08les 301
49:09les 122
49:10tout ça
49:11va déboucher
49:12en ce qui concerne
49:13le 122
49:14tout de suite
49:14sur 15%
49:15de plus
49:15pour tout le monde
49:16mais en ce qui concerne
49:17les 300 et 232
49:19soit pour certains pays
49:20soit pour certains secteurs
49:22des droits de douane
49:23vont remonter
49:23et finalement
49:24la Cour suprême
49:25crée une situation
49:26où on n'en comprend plus rien
49:29cette semi-stabilité
49:31à laquelle on avait envie
49:32de croire
49:32en particulier
49:34depuis la conclusion
49:35de deal
49:35entre guillemets
49:36qui n'avait d'ailleurs
49:37aucune valeur juridique
49:39au cours de l'été
49:40finalement
49:40on ne sait plus
49:41où on va maintenant
49:42c'est une mauvaise chose
49:44aussi
49:45pour l'investissement
49:47pour l'embauche
49:49les chaînes d'approvisionnement
49:50vont être troublées
49:51et on ne voit pas très bien
49:54qui véritablement
49:55sort gagnant
49:56dans cette affaire
49:57même si
49:59la présidente mexicaine
50:03qui procède
50:04à un crackdown
50:05massif
50:06sur les cartels
50:07au cours des derniers jours
50:08certainement
50:09voit sa cote
50:10remonter
50:10auprès de Donald Trump
50:12à un moment
50:13où elle est débarrassée
50:14de ces surtaxes
50:16qui frappaient le Mexique
50:17le Canada
50:17et la Chine
50:18sur le fentanyl
50:19par exemple
50:20est-ce que ça aurait pu être
50:21comment dire
50:22une belle voie de sortie
50:24pour Donald Trump
50:25s'il n'avait pas décidé
50:28de renchérir
50:29tout de suite
50:29avec des tarifs globaux
50:31de 10
50:31puis de 15%
50:32au cours du week-end
50:34est-ce que la Cour suprême
50:35finalement
50:35ne lui offrait pas
50:36une voie de sortie
50:38d'une impasse
50:39dans laquelle
50:39il commençait
50:40à s'enfermer
50:41avec un soutien populaire
50:43de moins en moins fort
50:44sur cette politique tarifaire
50:47et on le rappelle
50:48c'est une taxation
50:50aux frontières
50:51mais qui est une taxe
50:52avant tout
50:53pour le consommateur américain
50:54ou pour les entreprises
50:55importatrices américaines
50:57bref
50:57il est quand même
50:58un peu dans une impasse
50:59sur le plan économique
51:00sur le plan électoral
51:01aujourd'hui
51:02Donald Trump
51:04exactement
51:04Donald Trump
51:05sans faire
51:06dans une politique
51:07protectionniste
51:07qui pour le moment
51:09ne marche pas
51:10d'abord
51:11elle a
51:13empêché
51:13la désinflation
51:15ou la poursuite
51:16de la désinflation
51:17on a un taux d'inflation
51:18aux Etats-Unis
51:19qui reste beaucoup
51:20trop près de 3%
51:21et
51:21les droits de douane
51:24y sont pour quelque chose
51:26ce ne sont pas
51:27les seuls responsables
51:27mais ils y sont
51:28pour quelque chose
51:29vous venez de le dire
51:30les consommateurs
51:31les moins riches
51:32sont ceux qui
51:32en proportion
51:33souffrent le plus
51:34des augmentations
51:35de droits de douane
51:36notamment sur
51:37certains produits alimentaires
51:38en dépit des corrections
51:39qui ont été faites
51:40sur le café
51:41la banane
51:41et j'en passe
51:42et les meilleures
51:43au mois de décembre
51:47son électorat
51:48de base
51:49ne lui demande pas
51:51de protectionnisme
51:52les industriels américains
51:54dans l'ensemble
51:54ne lui demandent pas
51:56à quelques exceptions près
51:57ne lui demandent pas
51:58de protectionnisme
51:59ce qu'on lui demande
52:00c'est de faire baisser
52:01les prix
52:01et il s'enferme
52:03dans une politique
52:03qui pour le moment
52:04ne lui rapporte pas
52:05économiquement
52:06n'a pas relancé
52:07l'emploi dans l'industrie
52:08puisqu'on le voit
52:10depuis un an
52:11l'emploi industriel américain
52:12continue de baisser
52:14qui ne lui rapporte pas
52:16d'un point de vue électoral
52:16qui ne lui rapporte pas
52:18en termes d'inflation
52:19et il continue
52:21d'insister
52:22et de faire
52:23de la seconde
52:24chère protectionniste
52:25ce que finalement
52:26personne ne lui a demandé
52:28même dans les rangs
52:29les plus protectionnistes
52:30traditionnels
52:31aux Etats-Unis
52:32même la gauche
52:33du parti démocrate
52:34maintenant se trouve
52:35être libre-échangiste
52:36c'est tout de même
52:37un comble
52:38ils sont plus
52:39réganiens
52:39que Ronald Reagan
52:41bon
52:43donc
52:43quelle peut être
52:45la stratégie
52:46de Trump
52:47dans ce contexte
52:48Pierre-Yves
52:49qu'est-ce qu'il faut
52:50attendre de sa part
52:51à ce stade
52:52alors
52:54d'abord
52:54il va traîner les pieds
52:56pour rembourser
52:56les quelques 160 milliards
52:58de dollars
52:58de taxes
52:59indues
53:01voilà des taxes
53:02qui représentent
53:03une confiscation
53:04nous avons déjà
53:05trois sénateurs
53:06démocrates
53:06aujourd'hui
53:08qui introduisent
53:10un projet de loi
53:11si les élections
53:13de mi-mandat
53:13ne se passent pas bien
53:14pour les républicains
53:15il va falloir
53:16que le trésor américain
53:19prévoit une procédure
53:20plutôt que de renvoyer
53:22les choses
53:22en première instance
53:23devant les tribunaux
53:25pour que
53:26des entreprises
53:27qui ont payé
53:28des droits de douane
53:30qu'elles ne devaient pas payer
53:32enfin puissent
53:34se voir rembourser
53:35dans ce projet de loi
53:36c'est intéressant
53:37ça devient un cheval
53:38de bataille
53:38pour les élections
53:39du côté des démocrates
53:41ils souhaitent
53:42que l'on donne
53:44la priorité
53:44aux petites entreprises
53:46celles qui n'ont pas
53:46les moyens
53:47de se payer
53:47de gros avocats
53:49pour obtenir
53:50des services
53:50des douanes
53:51le remboursement
53:53des taxes
53:53qu'elles ont perçues
53:55cette affaire
53:56est devenue
53:56maintenant
53:57non seulement
53:58une humiliation
53:59pour Donald Trump
54:00en termes juridiques
54:02mais aussi
54:03un argument
54:05de campagne
54:06pour les démocrates
54:07je signale au passage
54:09que
54:09insulter
54:10comme le président Trump
54:12l'a fait
54:12depuis deux jours
54:13et encore ce matin
54:14la Cour suprême
54:15parce qu'elle a rendu
54:16une décision
54:17qui n'est pas conforme
54:18à ses objectifs
54:18ne va pas faciliter
54:20les choses
54:21parce que la Cour suprême
54:22a d'autres sujets
54:24importants
54:24sur lesquels
54:25elle va devoir trancher
54:25dans les prochaines semaines
54:26notamment en matière
54:28d'immigration
54:28en matière de nationalité
54:30en matière de prérogatives
54:32particulières
54:32du président
54:34et
54:35insulter
54:36John Roberts
54:37dire qu'il est
54:39la proie
54:40des lobbies étrangers
54:42c'est peut-être
54:43pas la meilleure idée
54:43insulter
54:45et même
54:46j'allais dire
54:47accabler
54:47jusqu'à leur famille
54:48je l'ai entendu dire
54:50sur ces juges conservateurs
54:51qui n'ont pas
54:52voté
54:52dans le bon sens
54:54selon lui
54:55c'est une décision
54:56qui les déshonore
54:58eux ainsi
54:59que leur famille
55:01oui
55:02c'est vraiment gratuit
55:03c'est gratuit
55:04vous savez demain
55:05c'est le discours
55:06sur l'état de l'union
55:08les membres
55:09de la Cour suprême
55:09seront devant lui
55:10il va devoir
55:11passer devant
55:12avant de monter
55:13à la tribune
55:13va-t-il leur serrer la main
55:14c'est le moment
55:15que j'attends le plus
55:15demain
55:16demain discours
55:17sur l'état de l'union
55:18bah dis donc
55:18je ne l'avais pas du tout
55:19à l'agenda
55:20celui-là
55:20effectivement
55:21bon c'est toujours
55:22un moment important
55:22quand même
55:23de la vie politique
55:24et démocratique
55:25américaine
55:26à suivre donc
55:27à l'agenda
55:28de demain
55:28en plus du reste
55:29que ce discours
55:29sur l'état de l'union
55:30qui sera prononcé
55:31par Donald Trump
55:32merci beaucoup
55:32Pierre-Yves
55:33Pierre-Yves Dugas
55:34notre correspondant américain
55:35chaque lundi avec nous
55:36dans ce dernier quart d'heure
55:37de Smart Bourse
55:38le quart d'heure américain
55:39que vous retrouvez
55:40comme le reste
55:40de nos émissions
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