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  • il y a 10 heures
Jeudi 9 avril 2026, retrouvez Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France), Alexandre Drabowicz (Directeur des investissements, Indosuez Wealth Management) et Régis Bégué (Associé, coresponsable de la sratégie Memnon European, Zadig Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:03Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Régis Béguet est avec nous ce soir, associé et gérant chez Zadig Asset Management.
00:18Bonsoir Régis.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Laurent Martin nous accompagne également, notre investisseur institutionnel préféré,
00:23trésorier à la direction administrative et financière de CIBTP France.
00:27Bonsoir Laurent.
00:27Bonsoir Grégoire.
00:28Et Alexandre Rabovit, c'est également à nos côtés, ravi de vous retrouver ce soir Alexandre.
00:32Bonsoir.
00:32Bonsoir Grégoire.
00:33Vous êtes le directeur des investissements d'Indo Suez Wealth Management, jour 2 de Cessez-le-feu.
00:39Alexandre, avec cette séance de soulagement épique qu'on a vécu hier sur les marchés.
00:45Quels sont les risques les plus extrêmes qu'on a pu écarter avec ce Cessez-le-feu ?
00:50La perspective de négociation et ces deux semaines de trêve actées, dirons-nous,
00:55entre Washington et Téhéran, quels sont les risques qui perdurent ?
01:00Et du point de vue du marché, la question peut être celle-ci.
01:03Est-ce que les points bas qu'on a vus marqués à la fin du mois de mars sont des
01:07planchers relativement solides ?
01:09Toutes choses égales par ailleurs.
01:11Oui, je pense. Je pense que le risque principal qu'on a écarté, c'est le risque à remarquer.
01:15Et donc, quelque part, puisque hier soir, on aurait pu avoir encore un volte-phase de Trump.
01:19Maintenant, pour la petite histoire, le parallèle, on est à pratiquement un an de l'anniversaire du volte-phase d
01:24'avril 2025 sur les droits de douane.
01:27C'est un nouveau taco, comme on dit. Il est certain aujourd'hui que je ne sais pas si les
01:34marchés ont trouvé leur point bas, mais ils ont quand même eu une certaine résilience.
01:38Et on voit bien qu'au premier signe d'accalmie, les marchés ont quand même envie de monter et de
01:46reprendre.
01:47Donc, il y a certainement beaucoup de couvertures qui se sont débouclées hier.
01:52Maintenant, on arrive plutôt dans une phase que je dirais, voilà, c'est une instabilité dans la stabilisation.
01:58On va avoir ça, à mon avis, encore pendant deux semaines. Je pense que Trump va encore faire pas mal
02:02de sorties de route, c'est certain.
02:04Maintenant, si on se projette au-delà de cet événement de risque, il est certain qu'on va avoir des
02:10prix du pétrole qui vont être durablement plus élevés.
02:13Mais nous-mêmes, chez Indos Suez, on a révisé notre prix du pétrole, l'aide d'équilibre.
02:17On pense qu'on va rester à 100 dollars sur Q2. Peut-être qu'on va arriver à 85 d
02:21'ici la fin de l'année.
02:22Et puis finalement, 2020, ça sera plutôt du 80. Donc, c'est quand même 20 dollars pratiquement de plus que
02:28ce qu'on avait avant.
02:29Donc, il y aura des cicatrices. Je pense que vous allez en parler tout à l'heure.
02:33En tout cas, pour les marchés financiers, c'est plutôt déjà rassurant. Cette pause, elle est bienvenue.
02:38Maintenant, restons vigilants. Mais globalement, on sent quand même que le marché a envie de payer.
02:43Sur les risques qu'on a pu évacuer, Régis, et vous suivez les marchés de l'énergie et du pétrole
02:50de près depuis longtemps,
02:52est-ce qu'on évacue des risques extrêmes là aussi sur l'approvisionnement en pétrole ?
02:57On se disait que quelques semaines de plus, ce n'était pas juste une question de prix.
03:01Ça devenait une question de quantité, de volume, d'approvisionnement.
03:04Est-ce qu'on commence à se rassurer un peu de ce point de vue-là ?
03:08Alors, ça dépend un petit peu pour qui.
03:09Parce qu'il faut rappeler que les États-Unis sont tout à fait autonomes en pétrole et encore plus en
03:15gaz.
03:16Même s'ils ont du mal à raffiner leur propre pétrole.
03:18Les raffiniers américains ne sont pas dimensionnés pour raffiner le brut léger américain.
03:22Il s'est passé d'ailleurs une chose remarquable de ce point de vue-là, et c'est assez intéressant,
03:28c'est que le WTI est passé au-dessus du Brent, ce qui est en réalité assez logique.
03:36Parce que le WTI étant moins cher à raffiner que le Brent, le WTI aurait toujours dû être plus cher
03:41que le Brent.
03:42Mais il se trouve que depuis 20 ans, on est dans une situation qui s'était inversée,
03:46avec un WTI qui était en dessous du Brent, pour les raisons que vous évoquez,
03:50les capacités de raffinage aux États-Unis, et aussi la capacité à sortir du hub de Cushing,
03:57qui rendait ce pétrole difficilement distribuable sur le continent américain.
04:02Mais cependant, voilà...
04:04Dans un moment de tension, effectivement, on est prêt à accélérer du baril américain.
04:08Voilà, exactement.
04:09On est prêt à accélérer un petit peu les choses, probablement sur le plan du raffinage,
04:14et puis aussi sur l'usage du gaz en interne aux États-Unis,
04:17qui est très très très abondant, et très au-dessus de la demande de gaz aux États-Unis.
04:22Donc, sur les États-Unis, très franchement, le risque physique était limité.
04:26Sur l'Asie, il est un peu limité aussi, d'abord parce qu'il laissait passer les bateaux pour l
04:31'Asie dans l'étro d'Hormuz,
04:32ensuite parce qu'il y a l'accès au pétrole russe,
04:36et une fois de plus, ceux qui étaient quand même un petit peu,
04:39et qui sont toujours à risque, c'est quand même l'Europe.
04:42L'Europe, non seulement à cause, effectivement, du pétrole dans l'entro d'Hormuz,
04:47mais surtout à cause du gaz,
04:49parce qu'il ne faut pas oublier que l'Europe est très très dépendante du gaz américain,
04:53d'une part, et d'autre part, du gaz du Qatar,
04:58depuis que les pipelines ont été fermés côté russe.
05:02Donc, on est très dépendant du Qatar,
05:04il y a eu beaucoup d'infrastructures qui ont été endommagées dans les exportations de LNG au Qatar,
05:10et donc ce problème n'est pas tout à fait évacué.
05:14On est monté là, dans cette phase, qu'à 50 euros par mégawatt-heure sur le TTF en Europe, sur
05:21le gaz,
05:22donc on n'est pas du tout dans les excès qu'on avait connus à l'été 2022.
05:26On était allé quoi ? 3 à 4 fois plus haut ?
05:27300 !
05:29On était monté de 30 à 300.
05:31Cependant, c'était un pic,
05:33c'était vraiment un peu exceptionnel,
05:35et ensuite, ça s'est revenu à 30 euros dans l'année qui a suivi.
05:40Cependant, même 50, c'est un niveau qui est très très difficile à supporter pour les Européens.
05:46Bien sûr, vous et moi, on ne l'a pas encore vu dans les prix,
05:48on ne l'a pas encore vu non plus dans les prix de l'électricité.
05:49Ce qui fait le prix de l'électricité en Europe, il faut le rappeler,
05:52c'est la production marginale,
05:54donc ce n'est pas du tout le nucléaire, ni le renouvelable,
05:57ni même le charbon.
05:58C'est le gaz qui fait le prix de toute l'électricité en Europe.
06:03Et donc, un gaz qui multiplie par deux,
06:05c'est potentiellement une électricité qui prend 50%,
06:08et donc c'est compliqué.
06:10Ça reste quand même un petit peu difficile,
06:12côté européen, dans la situation actuelle.
06:16Et après, géopolitiquement, je n'en sais pas plus que vous,
06:20je ne sais pas comment la situation va évoluer.
06:22et je pense qu'on n'a quand même pas tout à fait évacué
06:25l'intégralité du risque, pour répondre à votre question,
06:28ni côté approvisionnement pétrole,
06:30et encore moins côté gaz.
06:31Et puis avec un sujet bien distinct,
06:33qui est celui d'Hormuz,
06:35et de comment, quel sort d'Hormuz demain,
06:38entre une coentreprise américano-iranienne,
06:41ou un droit de péage permanent.
06:42C'est-à-dire qu'indépendamment d'Hormuz,
06:44si on referme Hormuz et qu'on repart,
06:47disons, d'une guerre ouverte entre les Etats-Unis et l'Iran,
06:50c'est-à-dire que l'Iran va continuer à taper sur les pays du Golfe,
06:53et les pays du Golfe sont ceux qui nous fournissent en gaz,
06:57en LNG, encore une fois.
06:58Et donc, nous, indirectement, on a cette menace.
07:01Ça nous amène au sujet qu'évoquait Alexandre,
07:03mais je me tourne vers vous, Laurent,
07:05pour entamer ce tour de table sur les séquelles,
07:07les cicatrices,
07:09en partant de l'idée que même si les choses se développent correctement,
07:13deux semaines de cesser le feu,
07:14et des négociations qui finissent par aboutir
07:16dans un temps relativement court,
07:18qu'est-ce qui reste de cette crise ?
07:20dans les chiffres macro, devant nous,
07:22et pour combien de temps ?
07:23On va le savoir relativement vite,
07:27pour l'instant,
07:29l'art de la prévision est difficile,
07:31surtout lorsqu'elle concerne le futur.
07:36On en avait parlé la dernière fois,
07:38l'économie mondiale,
07:39elle peut vivre avec un pétrole à 100 dollars,
07:41110 dollars, 120 dollars,
07:43il n'y a pas de gros problème.
07:44Le problème, c'était le choc,
07:47on passe de 60 à 120 dollars en un mois et demi, quasiment,
07:52et donc, avant de pouvoir vivre avec un pétrole à 120 dollars,
07:56il y a un temps d'adaptation.
07:57Donc, je pense que le risque que l'on a évacué,
07:59le risque principal,
08:00c'est une récession, tout simplement.
08:02C'est une récession en Europe,
08:04parce que l'Europe est très dépendante du prix du gaz,
08:06c'est aussi une récession probablement,
08:09alors peut-être pas aux Etats-Unis,
08:11quoique, comme vous le disiez tout à l'heure,
08:12les ménages américains commencent à taper
08:15assez fort dans leur épargne pour consommer.
08:19On a vu les chiffres de la consommation,
08:21dans les chiffres du PIB qui sont sortis,
08:23qui sont relativement faibles, finalement.
08:26Donc, je pense que ça,
08:29c'est un des scénarios qui a été évité à court terme.
08:33Une des cicatrices que je vois,
08:34c'est probablement quelques petits points,
08:38dizaines de points, pardon,
08:40de croissance en moins,
08:41dizaines de points d'inflation en plus,
08:43tout au long de l'année.
08:45Il y a des cicatrices qu'on va voir plus tard.
08:48Je pense en particulier,
08:50je regardais ce matin,
08:51le PIB de la région,
08:52Arabie Saoudite, Koweït, etc.,
08:54c'est à peu près 5 000 milliards de dollars.
08:57Ils ont eu des pertes de revenus
08:59quand même assez conséquentes
09:00depuis 40 jours maintenant,
09:02et ça va encore continuer pendant quelques jours.
09:05Parce que même si le prix du pétrole a augmenté,
09:06si vous ne pouvez pas le vendre et pas l'exporter,
09:10ça veut dire que,
09:10et ils ont quand même des plans,
09:12ils ont quand même des plans sociaux, locaux,
09:15qui sont extrêmement généreux.
09:16Donc, des budgets qui vont se dégrader très fortement,
09:19il va falloir compenser ça.
09:21Donc, il y a deux manières.
09:23Alors, il y a le long terme,
09:24et ça, c'est essayer de maintenir des prix du pétrole
09:26assez élevés,
09:27je suis assez d'accord,
09:28pendant relativement longtemps.
09:30Surtout que les pays du G7 vont devoir reconstituer
09:34leurs réserves stratégiques.
09:36Et puis, à court terme...
09:37Donc, on va approvisionner le marché,
09:38mais on ne va pas inonder le marché non plus.
09:40On ne va pas inonder le marché.
09:41On ne va pas inonder le marché,
09:42donc je pense qu'ils vont essayer,
09:43chercher à avoir un pétrole un peu plus haut
09:46que ce qu'on avait en début d'année.
09:48Et puis, à court terme,
09:49si vous avez des problèmes de flux,
09:51vous devez trouver des flux.
09:53Et il y a deux flux que vous pouvez trouver.
09:55C'est d'abord annuler une partie
09:57des promesses d'investissement
09:59que vous aviez faites aux Etats-Unis.
10:01Dans le deal de l'année dernière,
10:03Trump a annoncé des centaines de milliers de milliards...
10:07Je ne sais plus où on en est.
10:08C'était sa première visite officielle, je crois.
10:11C'est ça, dans le Golfe et à Riyad, notamment.
10:14Mais les pays du Golfe ont promis
10:16des centaines de milliards d'investissements.
10:18Donc ça, ça va probablement être un petit peu
10:23diminué,
10:24parce qu'ils ont aussi des besoins de reconstruction.
10:27Et puis, le deuxième flux positif
10:31que vous pouvez trouver,
10:32c'est de vendre une partie de vos actifs.
10:35Et c'est essentiellement des petits bonnes américains.
10:37Des bonnes...
10:38Il y a aussi un petit peu d'Europe.
10:39Avec l'aspect politique que ça peut revêtir.
10:43Ils vont le faire discrètement.
10:44Oui.
10:46Via les îles Caïmans, ça ne se voit pas.
10:49Donc, ça veut dire aussi une inflation un peu plus élevée.
10:52Ça veut dire aussi des taux longs un peu plus élevés
10:54à cause de tout ça pour un petit peu plus longtemps.
10:57D'ailleurs, vous remarquerez que les taux dix ans américains
11:00hier ne sont pas tant détendus que ça.
11:01Non.
11:02Par rapport aux taux européens qui étaient beaucoup plus montés.
11:04Mais le dix ans américain, ce n'est pas tant détendu que ça.
11:07Donc, je pense que certains...
11:09Et ça se retend déjà un peu aujourd'hui.
11:10Et ça se retend déjà un petit peu.
11:12Alors voilà.
11:12Ce n'est pas des risques extrêmes.
11:14Mais c'est des nouvelles conditions de marché, à mon avis, qu'on va avoir.
11:19Et puis, les cicatrices sur les résultats des entreprises.
11:21Alors, je ne suis pas...
11:22Je dis à chaque fois, je ne suis pas un spécialiste des actions.
11:25Ben ça, on va voir.
11:26On va le découvrir.
11:28Est-ce que ce sera dans le premier trimestre ?
11:29Est-ce que ce sera plutôt au deuxième trimestre ?
11:32J'ai lu au moins deux notes où les analystes...
11:37Chers analystes...
11:38Disaient qu'on ne modifie pas nos prévisions de résultats pour l'instant.
11:42On attend les guidances des entreprises pour le deuxième trimestre.
11:46Alors là où ils ont révisé déjà très vite, c'est quand même le secteur oil and gas.
11:48Là, ils n'ont pas eu de problème avec un paramètre clé qui est celui des prix du pétrole.
11:52Ils ont très vite révisé à l'eau.
11:53Mais pour le reste, effectivement, ils sont sans doute un peu plus...
11:56Donc, je pense qu'il y aura des cicatrices aussi ou là,
11:58et qu'on doit découvrir petit à petit, mais rien de dramatique.
12:01Pas de rupture non plus avec le scénario global, enfin la marge.
12:05On reste dans des écarts-types normaux par rapport à ce qu'on pouvait anticiper en début d'année.
12:10Probablement.
12:10Sur les cicatrices, Alexandre.
12:12Cicatrices macro qu'on peut imaginer pour nos économies.
12:17Et puis, quelle réponse est-ce que ça appelle ou non de la part des banques centrales ?
12:23Puisque ça reste un sujet quand même du point de vue du marché.
12:25Le marché n'a pas totalement effacé l'idée qu'il faudrait qu'il y ait une réponse de politique
12:29monétaire
12:30à ce choc, quand bien même il aurait été temporaire en termes de durée de conflit, j'entends.
12:36C'est vrai.
12:37Je pense que le boulot des patrons des banques centrales aujourd'hui,
12:40c'est certainement le plus compliqué au monde aujourd'hui,
12:43parce qu'ils vont être quand même tiraillés dans les deux sens.
12:46Mais là, il y a peut-être des distinctions à faire entre les États-Unis et la Banque centrale européenne.
12:52C'est vrai que la Banque centrale européenne, elle a ce mandat d'inflation.
12:55Donc, elle a toutes les raisons du monde, finalement, de devoir remonter les taux.
12:58Nous-mêmes, on a même révisé notre inflation, mais en beaucoup plus que vous évoquez.
13:03On est plutôt aujourd'hui à se dire que l'inflation, on était supposé être largement,
13:07enfin, un tout petit peu en dessous de la cible cette année.
13:09On avait 1,8 avant, là, on a révisé à 3.
13:13Et puis, surtout, on aura encore le second effet qu'évoquait Régis tout à l'heure des prix du gaz
13:19naturel pour 2027.
13:21Donc, autant, nous, on pense qu'il y a toujours des forces déflationnistes aux États-Unis.
13:27Donc, on va revenir à 2,2 % l'année prochaine.
13:30On va faire peut-être un prix à 4 cette année, mais on redescendra derrière,
13:33notamment parce que la pression du marché de l'emploi est beaucoup plus basse,
13:37les loyers se détendent, mais en Europe...
13:39Et il y a une croissance des gains de productivité aux États-Unis.
13:42On n'a pas la même ampleur de gains de productivité en Europe aujourd'hui.
13:46Nous, on garde un PIB américain en 2026 à 2,4 %, ce qui est très bon.
13:50Par contre, en Europe, finalement, le choc d'aujourd'hui annule tout le stimulus de l'Allemagne de l'année
13:56dernière.
13:57On voyait beaucoup d'acquis de croissance en 2026, un gain de croissance en 2027.
14:02Là, aujourd'hui, le choc pétrolier, c'est finalement les 1 000 milliards que l'Allemagne était supposée injecter
14:07et rajouter en PIB en Europe, c'est totalement annulé.
14:10Donc, un boulot qui va être très compliqué pour la Banque Centrale Européenne.
14:14Donc, la question pour nous, est-ce qu'elle devrait monter les taux ?
14:19La réponse est non.
14:20Est-ce qu'elle peut monter les taux ?
14:22La réponse est oui.
14:23Je pense que, vous savez, moi, on a connu le trauma de tricher en juillet 2028 pour la remontée des
14:30taux à 2008.
14:312008, bien sûr.
14:32Et je rappelle, 2011, deux hausses de taux en 2011, juillet et septembre également.
14:37Je rappelle, dans des conditions différentes.
14:392008 était magnifique.
14:402008 était magnifique.
14:412011, il faut en s'en dire aussi, mais 2008 était effectivement comme étant peut-être l'erreur historique.
14:47Mais d'un autre côté, je vous partage, en fait, on a fait un papier très récemment, on prend référence
14:52à ce que Mervyn King a fait dans un speech en 2005.
14:55Oui, ancien patron de la Banque Centrale Britannique.
14:56Voilà, la fameuse fin de Maradona, en ce match, en fait, Angleterre-Argentine en 1986, en quart de finale,
15:04où au deuxième but, Maradona, il ne fait que finter pour aller finalement en ligne droite.
15:09Et le parallèle de Mervyn King avait dit, finalement, si le marché anticipe déjà des hausses d'auto, il fait,
15:17j'ai des conditions financières qui se resserrent,
15:19et fait finalement mon boulot, ça me fait gagner quelques mois, et moi, Banque Centrale, finalement, j'ai peut-être
15:25pas besoin de remonter ces taux d'intérêt.
15:28J'ai juste à feindre.
15:30Voilà, c'est ça.
15:31Exactement.
15:32Juste à prétendre.
15:33Le marché table prend quand même sur deux à trois hausses de taux, ce qui est quand même phénoménal.
15:37Maintenant, si la Banque Centrale Européenne venait effectivement à remonter les taux de deux ou trois fois,
15:43honnêtement, ça sera une catastrophe pour l'économie européenne, à un moment où il faut emprunter pour investir,
15:49il va falloir certainement investir encore plus.
15:52Il y a déjà aujourd'hui cette tentation, je pense, de pas mal de gouvernements, et notamment allemands,
15:56de détourner une partie des investissements qu'ils avaient orientés vers la structure, pour faire du social.
16:02Et ça, ça ne fait pas de croissance.
16:04Point intéressant, et c'était une de vos consoeurs, en tout cas, je la cite,
16:07l'économiste Europe de Bank of America, Evelyn Herrmann, qui est avec nous cette semaine en plateau, que vous connaissez
16:12bien.
16:14Elle dit, si nous envisageons effectivement que la BCE puisse monter une, deux fois ses taux,
16:21je crois que c'est deux fois leur scénario central cette année, alors il faut discuter de ce qui va
16:26se passer en 2027,
16:27parce que l'économie européenne ne sera pas la même en 2027, et il faudra que la BCE soit capable
16:32de baisser,
16:32de rebaisser très rapidement ses taux en 2027.
16:35Beauf qu'ils mettent deux hausses de taux en 2026, mais ils en mettent plusieurs baisses de taux d'affilée
16:40en 2027,
16:41pour arriver peut-être à un taux de dépôt à 1,50 fin 2027.
16:45Ça, j'ai un peu du mal à l'imaginer.
16:47Cette flexibilité-là, elle n'est pas dans la nature de la banque centrale européenne.
16:50Faire ses allers-retours, franchement, je ne vois pas l'intérêt pour l'économie.
16:53Maintenant, on aura aussi un changement de gouvernance à la BCE,
16:56donc ça, aujourd'hui, compliqué de savoir comment ça va se piloter.
17:00Pour les États-Unis, par contre, alors là, évidemment, on va avoir un nouveau gouverneur qui va arriver.
17:05On les voit mal.
17:06Je pense que le scénario d'une remontée de taux aux États-Unis est totalement écarté.
17:10Nous, on table encore, même malgré tout, sur une baisse.
17:12En tout cas, la Fed l'a plus ou moins confirmée encore à ce stade.
17:15Il y a encore un monde possible où la Fed baisse ses taux.
17:18Et elle l'a fait depuis 60 mois.
17:20La Fed est au-dessus de sa cible.
17:22Et malgré tout, elle a réussi à piloter et à faire baisser encore les taux.
17:26Elle a un double mandat.
17:28Elle peut tout à fait vous dire, moi, je regarde les attentes de marché d'inflation.
17:31Elle reste stable.
17:32J'ai un problème sur mon emploi et la création de l'emploi.
17:35Ma priorité, c'est l'économie.
17:36Je suis capable de me dire, de toute façon, après ce pic en 2027, ça retombe plus ou moins à
17:40ma cible.
17:41Je peux baisser les taux.
17:42Mais des baisses de taux d'ajustement, c'est ça.
17:44Elle ne s'est pas engagée non plus dans un cycle profond de baisses de taux.
17:48Le simple vête d'avoir une perspective de baisse, c'est plutôt rassurant pour le marché en général.
17:52Régis, sur l'aspect banque centrale, si vous avez des commentaires.
17:55Puis je veux bien qu'on en revienne aussi à la vague de résultats qui va arriver.
17:58Et qu'est-ce qu'on va découvrir, ou non d'ailleurs, dans ces publications d'entreprise ?
18:02Alors juste, en deux mots, sur les taux d'abord.
18:04Moi, je serais personnellement très, très surpris que la Banque Centrale Européenne monte ses taux.
18:11Même si, effectivement, c'est ce que le marché anticipe actuellement.
18:14Un obus ne tombant jamais deux fois dans le même trou.
18:17Je serais très surpris qu'on recommette l'erreur historique de juillet 2008.
18:22À un moment où nous nous trouvons pas du tout à l'aube d'une période d'inflation,
18:27mais simplement d'une augmentation des prix de l'énergie.
18:29Ce qui n'est pas du tout, en tant que tel, inflationniste.
18:31C'est plutôt récessionniste.
18:33C'est comme ça que les histoires inflationnistes débarrent.
18:35Non, l'inflation, c'est l'inflation des salaires.
18:36Tu as essayé de faire le défenseur de la Banque Centrale Européenne,
18:38à qui on a beaucoup reproché en 2022 de ne pas avoir assez vite et assez fort.
18:42La situation n'a aucun rapport avec celle de 2022.
18:44Est-ce que l'inflation ne se diffuse pas plus vite aujourd'hui dans nos économies ?
18:48Non, parce qu'en 2022, on l'a oublié, parce que c'est déjà loin,
18:50mais on était en sortie de Covid. On avait un monde inondé de liquidités.
18:54Une demande qui surgissait post-Covid.
18:58Des difficultés d'approvisionnement qui étaient liées au Covid,
19:01qui n'avaient aucun rapport avec les prix de l'énergie,
19:03non plus liées avec les prix tout court.
19:05Donc vous aviez des pénuries, des pénuries alimentaires,
19:07des pénuries de semi-conducteurs.
19:09Je ne crois pas que la BCE nous dise le risque de 30% d'inflation.
19:11Et vous aviez beaucoup de liquidités.
19:13Et donc vous aviez une inflation des prix, une boucle inflation prix-salaire.
19:17La BCE craint que la mémoire de l'inflation fasse qu'un choc de prix
19:20même temporaire sur l'énergie, qui est quand même au cœur de notre modèle aujourd'hui,
19:25se diffuse beaucoup plus vite.
19:27On n'a aucune chance de rentrer dans une augmentation de salaire aujourd'hui.
19:29Aucune.
19:30Vous avez l'IA qui arrive comme une énorme pression sur l'emploi.
19:36Le sujet, c'est de demander des augmentations.
19:37Il n'y a pas de liquidités du Covid.
19:40Les sujets, ce n'est pas du tout de demander des augmentations,
19:43c'est d'essayer de sauver son job.
19:46Les taux de chômage sont encore remarquablement bas.
19:48Le taux de chômage reste bas.
19:50Mais vous avez une pression énorme qui vient de l'IA.
19:55Pour passer à la micro, toutes les entreprises en parlent.
19:58Très peu d'entreprises se disent menacées par l'IA.
20:02La plupart des entreprises, ou la totalité des entreprises,
20:07vous parlent de l'IA comme étant un gain de productivité potentiel.
20:11Qu'il s'agisse de la banque, qu'il s'agisse de la publicité,
20:15qu'il s'agisse de l'automobile.
20:18Aucune dire à l'inverse aujourd'hui, Régis.
20:20Mais je reviens sur mon histoire d'inflation.
20:21Qu'est-ce que vont nous dire les entreprises de leur capacité à transmettre,
20:24justement, les hausses de coûts qu'elles sont en train de se prendre
20:29dans les prix finaux ?
20:31Des boîtes de chimie, des dos chemicals ou autres,
20:33ont déjà commencé à transmettre ces hausses de coûts
20:36au prix de leurs clients suivants, entre guillemets ?
20:39Ça commence !
20:40Les mécanismes de transmission sont toujours là.
20:42En Europe, aucune.
20:43C'est ce que font les entreprises, ce qu'ont fait les entreprises.
20:46Il y a plus price of power.
20:47En 2022, la chimie est dans une situation qui est extrêmement difficile en Europe.
20:51Ils ont déjà fermé énormément de capacités.
20:53Ce qui s'est passé en 2022, c'est qu'ils ont arrêté de produire en Allemagne
20:57à cause des prix du gaz.
20:58C'est tout ce qui s'est passé.
20:59Et je pense qu'on est exactement dans la même situation de ce point de vue-là.
21:04Comme j'ai dit, très différent d'autres points de vue.
21:06Mais en 2022, il n'y a aucune entreprise dans la chimie
21:10qui est capable de transmettre les hausses de prix de l'énergie sur les clients.
21:15Et bon, de toute façon, à un moment donné,
21:17ça se transmettra par un pincement de marge.
21:18Parce que vous n'avez pas une demande,
21:20vous n'avez pas une consommation qui explose face à ça.
21:22Donc, on n'a pas de capacité de transmettre votre augmentation de coût dans l'économie.
21:29Pour l'instant, on en est à 15 jours.
21:32Ça fait 15 jours que les prix ont augmenté.
21:34Donc, je veux dire, ça ne se verra pas encore sur les premiers trimestres.
21:38Il faut voir si on tient.
21:39Bon, comme on l'a dit, 100 dollars sur le pétrole,
21:43ça reste supportable, surtout avec un dollar à 1,16.
21:45Le dollar avait quand même perdu 10% par rapport à l'année dernière.
21:48100 dollars sur le pétrole, ça reste assez supportable.
21:50C'est un peu plus compliqué sur le plan du gaz.
21:52Et puis, les coûts de l'énergie, aujourd'hui, c'est 3% des coûts, globalement.
21:56Et si ça vient pincer un peu les marges ?
21:58Parce qu'avec le rebond d'hier, finalement, le stock 600,
22:00il perd, je ne sais pas, 5% à peine depuis le 28 février.
22:05Il est plate depuis le début de l'année.
22:06On est à 0% depuis le début de l'année.
22:08Si ce n'est pas dans les prix que ça se retrouve,
22:10ça va se retrouver dans les marges.
22:12Est-ce que le marché actions l'a pris en compte un peu, beaucoup, pas du tout ?
22:17Très peu, parce que c'est petit.
22:19D'accord.
22:19C'est petit, à part des secteurs très spécifiques, oui.
22:22À part des secteurs, encore une fois, très spécifiques, comme la chimie,
22:25mais qui étaient déjà à un niveau désastreux avant cette crise,
22:30et qui n'a pas spécialement accusé le coût, d'ailleurs,
22:34parce qu'en fait, elle avait très largement sous-performé,
22:37déjà depuis bien avant la crise.
22:39De toute façon, il y a, en fait, le marché,
22:42il y a quand même un peu une illusion sur le niveau du marché,
22:44parce que le marché est effectivement tout près de ses plus hauts,
22:47à quelques pouillèmes près,
22:48mais vous avez quand même plus de la moitié de la cote
22:51qui a eu des performances absolument désastreuses
22:53depuis 4 ou 5 ans,
22:55dans les biens de consommation,
22:56dans les secteurs dits défensifs,
22:58qui se sont avérés, pas du tout défensifs précisément,
23:01à cause de Trump, à cause du dollar,
23:03à cause maintenant de la crise énergétique, etc.
23:05Donc, oui, le marché est déjà pricé,
23:07plein de choses négatives.
23:08Ça, c'est l'impact des prix de l'énergie.
23:12Tant qu'on est à ces niveaux,
23:15ce n'est pas très, très difficile à transmettre dans les marges.
23:20Si, effectivement, on reste à 50 euros plus sur le gaz européen,
23:25si le pétrole va à 150 dollars,
23:28bon, là, on est dans autre chose,
23:29mais qui est plus récessionniste qu'inflationniste, de toute façon.
23:32Sur l'histoire de l'inflation des taux
23:34et de la Banque Centrale Européenne,
23:35Laurent, comment vous comprenez ?
23:36C'est vrai que le pricing,
23:37je crois qu'on a dû enlever peut-être une baisse de taux pleine.
23:39À un moment, le marché était allé à 3,
23:41et peut-être même un peu plus.
23:42Mais le marché considère toujours
23:44que la Banque Centrale Européenne
23:46devra répondre avec deux hausses de taux.
23:49Oui, c'est son mandat.
23:50C'est des débats que j'ai très souvent avec les gérants,
23:54c'est lui, non, mais je ne crois pas que...
23:55Non, c'est son mandat.
23:57Donc, elle le fera.
23:59Elle remontera ses taux.
24:01D'accord.
24:01C'est son mandat de lutter contre l'inflation,
24:03pas de remonter les taux.
24:04C'est son mandat de lutter contre l'inflation,
24:06mais le seul instrument qu'elle a,
24:08c'est de remonter les taux.
24:09Et donc, je pense, oui, qu'elle le fera.
24:11Elle le fera en...
24:13Mais de manière préventive, alors ?
24:15Pour prévenir un risque de diffusion, d'ancrage...
24:19Assurance risque.
24:19D'accord, oui, c'est ça.
24:20En termes d'assurance.
24:21Gestion de risque, alors.
24:22En termes d'assurance.
24:22Elle ne veut surtout pas que le marché se dise,
24:24finalement, la BCE, elle a abandonné...
24:27Elle lâche tout ?
24:28Elle lâche.
24:29Donc, je pense qu'ils le feront.
24:31Et ils ne le feront pas une fois,
24:33parce qu'ils ne sont pas des habitués.
24:36Non, c'est pas dans leur ADN...
24:38Parce que d'eux, ça paraît plus sérieux.
24:41Parce que c'est pas...
24:41Oui.
24:42Oui, ben oui, non, mais...
24:43C'est pas dans leur ADN de faire du fine tuning.
24:46Donc, faire une fois,
24:48et après une fois, on annoncer une deuxième,
24:50en disant, et on pensera qu'on sera en bonne...
24:52C'est pour montrer qu'on est une vraie condition.
24:53On sera en bonne position.
24:54Et peut-être que là, je ne suis pas d'accord.
24:56C'est-à-dire d'avoir...
24:58L'économie, bon, elle va un petit peu s'affaiblir.
25:02Malheureusement.
25:03Néanmoins, il y a quand même du sous-jacent
25:04qui fait que je pense qu'on va un petit peu rebondir.
25:08C'est de la dépense publique.
25:10Le sous-jacent, c'est de la dépense publique.
25:11Oui.
25:12Un peu de l'accommodation.
25:13Ça fait de la croissance.
25:14Oui, oui.
25:14Ça fait de la croissance.
25:16Et donc, avec une communication,
25:18ils pourraient remonter.
25:19Je pense qu'ils vont remonter une fois de 0,25 en juin,
25:21une fois de 0,25 en juillet.
25:23Et en disant, à 2,50, on sera en bonne position
25:26pour pouvoir réagir si l'inflation rebaise,
25:30si les pressions inflationnistes rebaissent fortement,
25:32de rebaisser.
25:33Et ou, si l'économie s'affaiblique beaucoup plus que prévu.
25:38Mais plus elle les monte aujourd'hui,
25:40plus elle sera peut-être dans un schéma
25:43qui lui permettra de les baisser en 2027.
25:45Ce n'est pas impossible.
25:46Alors, j'ai une stratégie en tête
25:48pour la gestion de mon portefeuille.
25:50Ça a un peu surpris mon patron.
25:52C'est-à-dire, le jour où la BCE remonte,
25:54fait sa première hausse des taux de 0,25,
25:56j'achète du 30 ans français.
25:57Oui, c'est ça.
25:58Il faut jouer la baisse des taux, quoi.
25:59Il faut jouer la baisse des taux.
26:00La duration et la baisse des taux.
26:01Tout à fait.
26:02Alors, là où je suis totalement d'accord avec Alexandre,
26:05c'est un job extrêmement difficile,
26:08banquier central aujourd'hui.
26:08Vous voyez, ça l'est depuis longtemps.
26:11C'est très difficile.
26:12Mais oui, non, c'est leur mandat.
26:13Il n'y a que des quoi prendre.
26:14Il n'y a que des quoi prendre.
26:14C'est leur mandat.
26:15Bon.
26:16Et ils n'ont pas...
26:17Alors, sauf s'ils changent dramatiquement de vision,
26:21ça fait 25 ans que la BCE arrive,
26:24je ne les ai jamais entendus dire
26:25« We will look through » comme la Fed peut le faire.
26:28La Fed.
26:29Elle ne le fait pas.
26:30Ce n'est pas son mandat.
26:31Oui, mais c'est sous la pression allemande.
26:33Les Allemands, ils ont un petit peu changé ces derniers temps.
26:36Bah oui, même si ils font de la dépense publique.
26:37Mais ce n'est pas leur mandat.
26:39Du déficit.
26:40C'est vrai que contrairement à la Fed,
26:41il y a cette agilité, cette flexibilité,
26:43l'usage du verbe, le pilotage des anticipations.
26:46Je reprends l'histoire de Maradona.
26:47Moi, j'ai peur que quand on soit en mode « strong vigilance »,
26:50comme disait Trichet à l'époque,
26:53à un moment, on passe des paroles aux actes.
26:54C'est quand même aussi un peu dans l'ADN de la BCE.
26:57Bref, on verra ce qui se passe de ce point de vue-là.
27:00Quand on réfléchit là aussi, Alexandre,
27:02aux conséquences,
27:02qui vont au-delà des hausses de taux potentielles
27:05de la BCE.
27:06Mais cette crise qui vient s'ajouter aux autres,
27:10j'ai envie de dire,
27:10comme on réfléchit aux conséquences structurelles,
27:14de long terme,
27:15qui sont importantes pour l'investisseur
27:17qui a des horizons de temps parfois assez longs.
27:21Moi, aujourd'hui,
27:23un peu l'obsession que j'ai en ce moment,
27:24c'est la thématique de l'autonomie stratégique.
27:27On en a beaucoup parlé avant.
27:29L'autonomie stratégique,
27:30elle se décline d'abord avec cette course
27:32de l'intelligence artificielle.
27:34Là, on voit que la Chine est en train,
27:37je pense, de la gagner.
27:38Et ça sera l'un des grands gagnants,
27:40de toute façon, de cette crise.
27:42Nous restons, par exemple,
27:43très positifs sur les actions émergentes.
27:45Alors, il y a la distinction dans le monde émergent.
27:47Il y a l'Inde qui va un petit peu mad.
27:49Et puis, comme l'Indonésie et la Thaïlande,
27:51qui sont un peu plus dépendants.
27:52Mais la Chine,
27:52elle a six mois de réserve sur le pétrole.
27:55Le consommateur chinois,
27:56de toute façon,
27:56est haut dans l'électrique.
27:57Donc, le prix du pétrole à la station,
28:00ce n'est pas comme le Français
28:02qui va aujourd'hui à payer le diesel à 2,30.
28:04Donc, il est relativement bien,
28:06je dirais, protégé.
28:08Maintenant, il y a la stratégie,
28:10l'autonomie stratégique autour de la défense,
28:13qui est toujours un terme d'actualité.
28:15Et combien même on a un cessez-le-feu
28:17ou une paix,
28:18de toute façon,
28:19ça veut dire plus de défense
28:20qu'au moins de défense.
28:20Donc, ça, c'est un thème de fond.
28:21Mais surtout, le dernier thème
28:23qui va être, je pense,
28:23qui est nouveau aussi dans l'histoire aujourd'hui,
28:25c'est l'accès aux ressources naturelles.
28:27Que ça soit refaire des réserves de pétrole,
28:30accès au pétrole.
28:31Donc, tous les pays
28:32qui ont des vulnérabilités
28:33au niveau des matières premières,
28:35que ça soit l'énergie au sens pétrole,
28:38le gaz naturel,
28:39que ça soit au niveau des minerais,
28:41au niveau des métaux de base,
28:42au niveau de l'or également,
28:43tout ça, ça fait partie,
28:44pour moi, du même thème.
28:46C'est quelque chose
28:47qui n'est pas conjoncturel,
28:49qui va devenir structurel.
28:50Donc, c'est plus 30 jours
28:51ou 60 jours
28:52ou 90 jours de stock qu'on veut,
28:53c'est demain, c'est 120 potentiellement
28:55ou plus, quoi.
28:56C'est accéder...
28:57Beaucoup de pays
28:58ne pourront jamais être indépendants,
29:00évidemment,
29:01mais ce de réduire
29:02cette dépendance,
29:03d'être beaucoup plus prévenant.
29:05L'Europe a une opportunité,
29:06d'ailleurs, de ce point de vue-là.
29:07D'ailleurs, il y a un article
29:08très, très bon
29:08d'un membre
29:09de la Banque Centrale Européenne,
29:10justement, sur le sujet
29:11de remonter taux
29:12à un moment
29:13où l'Europe va devoir investir
29:15de manière massive
29:16dans le renouvelable.
29:17Parce qu'aujourd'hui,
29:18ce n'est pas que faire du renouvelable
29:19pour faire baisser la température,
29:21c'est faire du renouvelable
29:22parce que ça va nous coûter
29:22tellement cher
29:23par les énergies fossiles
29:25que maintenant,
29:26on est capable
29:26de quantifier ce coût
29:27et de mettre en face
29:29l'investissement
29:29qu'on pourrait mettre.
29:31Donc, oui,
29:31j'entends le débat
29:33sur la Banque Centrale,
29:33mais quand on y réfléchit bien,
29:35ce n'est pas à ce moment-là
29:36qu'il va falloir investir
29:37de manière massive
29:38pour réduire notre dépendance
29:41aux énergies fossiles
29:42qu'il faut remonter les taux.
29:44Et j'ajoute au-delà du renouvelable
29:45la question des réseaux.
29:46On est un an après
29:47le blackout total
29:48qui avait frappé
29:49la péninsule ibérique
29:50pendant, je crois,
29:51une dizaine d'heures.
29:53L'investissement dans les réseaux
29:54va de pair aussi
29:55avec le développement
29:56des capacités de renouvelable.
29:58Et de point de vue là,
29:59j'imagine qu'un petit boost
30:01de CAPEX supplémentaire
30:02ne serait pas trop quoi.
30:03Il y aura le boost du CAPEX
30:04effectivement en Europe.
30:05Je pense qu'on va avoir
30:06aussi un boost d'investissement,
30:08notamment au Moyen-Orient.
30:09Parce que quand on y réfléchit bien,
30:10on a le monde entier
30:11qui est en otage
30:13sur un passage de 21 kilomètres.
30:15Ça fait des décennies
30:16que ça dure.
30:17Je pense que tous les pays
30:18du Golfe aujourd'hui
30:19sont en train de réfléchir.
30:20Il faut que j'enlève ce problème.
30:23Il va falloir investir
30:24pour que je puisse exporter
30:26mon gaz naturel
30:27ou mon pétrole
30:28de façon différente.
30:29L'Arabie saoudite
30:30a réussi à détourner
30:31trois quarts de sa production
30:32de pétrole
30:32de l'Est à l'Ouest
30:33en passant par le Kinelle.
30:34Avec le pipeline.
30:35Voilà.
30:35En mer Rouge.
30:37Donc,
30:37c'est encore limité.
30:39Les capacités ne sont pas là.
30:40Mais il est certain
30:41qu'il va y avoir des plans
30:42d'investissement massif
30:43dans la région
30:44pour revoir en fait
30:45et refluidifier
30:47finalement ces exportations.
30:49Sur les conséquences
30:51un peu structurelles
30:52de cette crise
30:52et des précédentes
30:53qui sont des guides
30:55pour l'investisseur,
30:56qu'est-ce qui vous anime
30:57en matière de réflexion là,
30:58Régis ?
30:58Sur ce qui a été dit
31:00sur la...
31:01Moi, j'ai une petite méfiance
31:02quand même dans le marché
31:03sur la partie défense
31:05et utilities
31:07qui sont deux secteurs
31:08qui sont aujourd'hui
31:09au plus haut
31:10et ça fait,
31:11pour la défense,
31:12ça fait quatre ans maintenant
31:13qu'il y a une très forte
31:14surperformance
31:15puisque ça a commencé
31:16avec la guerre en Ukraine.
31:18Je pense qu'il y a
31:19beaucoup de choses
31:19qui sont dans les cours
31:21et il y a beaucoup de risques
31:23qui n'y sont pas.
31:23On a vu d'ailleurs
31:24le secteur de la défense
31:25plutôt corrigé
31:27au fur et à mesure
31:28du conflit.
31:29Le secteur de la défense
31:30a corrigé.
31:31Bon, ça c'est des phénomènes
31:32de plus flu.
31:32Je pense qu'il y a eu
31:33des débouclements
31:34de positions
31:35puisqu'il n'y avait pas
31:36spécialement de raisons
31:39fondamentales à cela.
31:40Mais c'est vrai
31:41que c'est un secteur
31:42qui a beaucoup bénéficié
31:44d'un effet de mode
31:45quand même,
31:45en partie
31:46et aussi
31:47d'un effet de marge.
31:49Les marges ont beaucoup
31:50augmenté,
31:51ont quasiment doublé
31:52pour beaucoup d'entreprises
31:53dans le secteur
31:54sur fond
31:56de guerre en Ukraine
31:57et de dépenses publiques.
32:00Il faut quand même rappeler
32:01qu'il y a beaucoup
32:02d'États européens
32:02qui ne sont pas.
32:03Alors évidemment,
32:03la France au premier rang
32:05desquels
32:06mais ils ne sont pas du tout
32:07dans la capacité
32:08de tenir leurs promesses
32:09en matière de dépenses publiques
32:11concernant la défense.
32:12Donc la France,
32:13bien entendu.
32:13Le Royaume-Uni,
32:15bien entendu.
32:16L'Espagne ne veut pas.
32:17Elle pourrait,
32:18je fais dans ce public,
32:19si on est un peu
32:20en meilleur état
32:21mais elle ne veut pas.
32:22Donc on a l'Allemagne
32:23d'un côté
32:23mais dans ce plan
32:24des 500 milliards allemands,
32:25il y a beaucoup
32:26d'infrastructures,
32:27il y a beaucoup de choses.
32:28Donc je crois
32:29qu'il y a quelque chose
32:31qui est un peu sous-estimé
32:32du côté du marché
32:33à la fois sur le plan
32:35de capacité des gouvernements
32:36à passer des ordres
32:37et à la fois sur le plan
32:38de la capacité
32:39des entreprises
32:40à montrer des marges
32:41très élevées
32:42face à quelque chose
32:43qui est entièrement financé
32:44par la dépense publique
32:45et donc par l'impôt.
32:47Ça c'est la première chose.
32:48La deuxième chose
32:48sur les utilities,
32:49également il y a eu
32:50beaucoup de fantasmes
32:50autour de l'IA.
32:53Alors c'est vrai
32:54qu'il y a des besoins
32:55en capacité
32:56d'interconnexion
32:57notamment
32:58et des besoins aussi
32:59de production.
33:02Mais comme on l'a dit,
33:03la production,
33:03elle reste,
33:04elle restera,
33:06le prix de la production
33:07restera
33:08et driveée par le gaz
33:09même si on ajoute
33:10beaucoup de renouvelables
33:11et même d'autant plus
33:13qu'on ajoutera
33:13beaucoup de renouvelables
33:14parce que le gaz
33:15est toujours la variable
33:16d'ajustement
33:16par rapport aux renouvelables.
33:18Donc plus il y a de renouvelables
33:19et plus le prix marginal
33:21est fonction du gaz.
33:22Il faut quand même
33:23avoir bien ça en tête
33:24et sur ces prix,
33:26il faut se souvenir
33:27qu'il y a eu,
33:29moi le marché me rappelle
33:30quand même un petit peu
33:31son comportement
33:332007-2008 justement
33:34où il y avait
33:35beaucoup d'enthousiasme
33:38sur la capacité
33:39du secteur
33:39à investir
33:40et à retrouver
33:41des retours
33:43sur investissement
33:44très rapidement
33:45et finalement
33:46quand les sources
33:49de finances
33:49sont tendues
33:50en 2008
33:50ça a été
33:50particulièrement sanglant
33:52particulièrement
33:53pour le secteur
33:53des utilities
33:54qui était réputé
33:55être à l'époque
33:56extrêmement défensif.
33:58Et donc moi
33:58je pense qu'il y a
33:59maintien à se méfier
34:01dans ce domaine
34:03et réciproquement
34:03toute la partie
34:06exportatrice
34:06du marché
34:07au sens large
34:08toute la partie
34:10business internationale
34:10qui est quand même
34:11la partie la plus créative
34:12du marché
34:12là où il y a vraiment
34:13de l'innovation
34:15du commerce
34:16etc.
34:17Donc ça va
34:17bon l'agroalimentaire
34:19c'est pas très innovant
34:20mais enfin
34:20la tech
34:23les softwares
34:24aussi
34:24tout ça a été
34:26très très fortement
34:27pénalisé
34:27à la fois
34:28par les tarifs
34:30et l'ombre des tarifs
34:31qui demeurent
34:31et puis l'IA
34:34aussi
34:34qui est venu
34:35perturber
34:36beaucoup de business
34:36models
34:37en tout cas
34:37la perception
34:38du marché
34:39de ces business
34:39models
34:41Laurent
34:42ça m'intéresse
34:43de savoir
34:44comment
34:44c'est ce qui vous
34:45caractérise
34:45généralement
34:46dans ces plateaux
34:48c'est que vous êtes
34:48un investisseur
34:49institutionnel
34:50on reçoit beaucoup
34:51de sociétés
34:52de gestion
34:53d'actifs
34:53vous vous avez
34:54un rôle un peu
34:55différent
34:55j'allais dire
34:55dans le marché
34:57presque
34:57et vous avez
34:58un équilibre
34:58passif actif
34:59à tenir
34:59vous avez
35:00des horizons
35:00de temps
35:01parfois
35:01très lointains
35:04comment on
35:05navigue
35:05dans des
35:07moments troublés
35:08comme celui-là
35:08et surtout
35:09dans un monde
35:10où les crises
35:10sont de plus en plus
35:11fréquentes
35:11s'accumulent
35:12s'empilent
35:13etc
35:13oui
35:15alors mon horizon
35:16de placement
35:16n'est pas lointain
35:17on va dire
35:18mon horizon
35:18de placement
35:18il est sur
35:19ma poche obligataire
35:21qui représente
35:21à peu près
35:2260%
35:22du portefeuille
35:24ça va être
35:24entre 2 et 4 ans
35:25je peux être à 2
35:27je peux être à 4
35:27ça commence à être
35:28un petit peu agressif
35:29comme disait Alexandre
35:31le métier de banquier
35:32central
35:33est difficile
35:34le métier de gérant
35:35en ce moment
35:35c'est pas simple
35:37non plus
35:39ce sont des situations
35:40compliquées
35:41pour un gestionnaire
35:43d'actifs
35:43parce que
35:44ce ne sont pas
35:45des dégradations
35:47des améliorations
35:47de prix de marché
35:48continu
35:50on est toujours
35:51donc la guerre
35:53se déclenche
35:53un samedi matin
35:54on arrive le lundi
35:55le mardi
35:56les actifs
35:57ont déjà perdu
35:58pas mal
35:58on se pose la question
35:59est-ce que c'est trop tard
36:01pour aller léger le risque
36:02est-ce qu'il faut
36:03déjà renforcer
36:04est-ce qu'il faut
36:06c'est complexe
36:07alors moi
36:08j'ai commencé
36:09cette crise
36:09heureusement
36:10avec une sensibilité
36:12auto
36:12et crédit
36:13relativement faible
36:14parce que je trouvais
36:15que les actifs
36:16étaient un petit peu chers
36:16chers partout
36:17et que la courbe
36:18était trop plate
36:18pour vraiment
36:19rallonger
36:20le portefeuille
36:23et donc
36:24ce qu'on fait
36:25c'est qu'on réévalue
36:26en permanence
36:28est-ce que notre
36:29positionnement
36:30stratégique
36:31aujourd'hui
36:32correspond à la situation
36:34telle qu'on pense
36:34qu'elle va se développer
36:35si on pense
36:36que
36:37la macro
36:38va vraiment
36:39souffrir
36:39vraiment s'effondrer
36:40que les taux de défaut
36:41vont monter
36:41que l'inflation
36:42va monter
36:42à ce moment-là
36:43on va couvrir
36:44le portefeuille
36:45on prend des décisions
36:45même si l'actif
36:46a déjà perdu
36:472, 3, 4%
36:48en se disant
36:48ça peut vraiment
36:49être tourné
36:50à la catastrophe
36:52à l'inverse
36:53on va chercher
36:54les opportunités
36:55la semaine dernière
36:56j'ai regardé
36:57des fonds crédit
36:58high yield
36:59WB
37:002031
37:002032
37:02on était sur des rendements
37:04de 6,20
37:046,30
37:05embarqués
37:06donc ça commence
37:07à se regarder
37:08à nouveau
37:08à se regarder
37:09parce que dans un scénario
37:10où on avait
37:11un règlement
37:12de la crise
37:15rapide
37:16rapide
37:17mais en tout cas
37:17pas d'armagallon
37:19etc
37:20oui
37:21ça valait
37:22le coup
37:24et puis
37:25Trump fait un tweet
37:26et puis
37:27les 6,30
37:28ils se transforment
37:29en 4,90
37:29en une journée
37:315,90
37:32pardon
37:32à l'inverse
37:35vous ne pouviez pas
37:36être certain
37:37la semaine dernière
37:37lundi
37:38pour ça que j'ai écouté
37:39la conférence
37:39de Trump
37:41à moitié
37:43vous ne pouviez pas
37:44exclure
37:45qu'à un moment
37:45le scénario
37:46du pire arrive
37:47et là
37:47que vous ayez
37:48une dislocation
37:49de marché
37:51donc
37:51c'est à dire
37:52quand on en est
37:52à démentir
37:53qu'on ne va pas
37:54utiliser l'arme nucléaire
37:55c'est qu'effectivement
37:56la tension
37:57est assez forte
37:58tout à fait
37:59autre élément
38:01compliqué
38:01alors au-delà
38:02du débat
38:02est-ce qu'ils vont remonter
38:03les taux
38:03est-ce qu'ils ne vont pas
38:04remonter les taux
38:04c'est pas très intéressant
38:05enfin si c'est intéressant
38:07pour le débat
38:08c'est que
38:08c'est très différent
38:09par exemple
38:10pendant la crise
38:11que la crise du Covid
38:13la crise du Covid
38:14moi j'avais
38:15pas hésité
38:16à renforcer
38:17mes actifs risqués
38:19obligataires
38:20accès obligataire
38:20long
38:21action
38:21crédit
38:22parce qu'il y avait
38:22une réponse
38:23au mois de mars
38:23parce qu'il y avait
38:24une réponse
38:24à attendre
38:24il y avait
38:25bien sûr
38:26le politique budgétaire
38:28etc
38:28et donc on lit beaucoup
38:30on réfléchit
38:31et on est toujours prêt
38:32à adapter le portefeuille
38:34après sur un portefeuille
38:35de 600 millions
38:36on va trop écouter
38:36Trump tous les jours
38:37un portefeuille de 600 millions
38:39ça ne se bouge pas
38:39comme ça non plus
38:40donc on essaye
38:41de trouver des petites astuces
38:42pour couvrir
38:43il nous reste 30 secondes
38:44Alexandre
38:45sur la logique
38:46de pilotage
38:47des investissements
38:47dans ce moment là
38:49il y a déjà des opportunités
38:50pour vous ?
38:51oui
38:51on a un petit peu
38:54écrité sur les actions
38:55émergentes
38:55sur le crédit
38:56il y a toujours le sujet
38:57crédit
38:58les répercussions
38:58du marché privé
38:59sur le crédit listé
39:01donc un peu
39:02en mode
39:02risk management
39:03petite moyenne cap
39:05européenne
39:05vous avez compris
39:06qu'on est assez
39:07prudents sur l'Europe
39:08aujourd'hui
39:09même si je ne pense pas
39:10que la BCE
39:11va remonter les taux
39:11si elle le fait
39:12et ce n'est pas impossible
39:13ce sera une double peine
39:14ce n'est pas bon
39:15pour les small cap
39:16par contre l'opportunité
39:18aujourd'hui
39:18c'est plutôt toujours
39:19de se protéger
39:20sur le dollar
39:20et de prendre de l'or
39:21parce que l'or
39:22a bien dévissé
39:23et c'est plutôt
39:24une belle opportunité
39:24pour nous
39:25notamment les aurifères
39:26les mini-aurifères
39:27très rapides
39:27on a déjà débordé
39:29moi je pense que
39:31alors le dollar
39:34ça dépend quand même
39:35pas mal de la BCE
39:39les actions
39:40sont dans un niveau
39:41moyen
39:42qui n'est pas
39:43excessif
39:44donc si
39:45les marchés
39:46de l'énergie
39:46peu ou prou
39:47se normalisent
39:48on devrait repartir
39:49sur une vague haussière
39:51merci à vous trois
39:51merci messieurs
39:52Régis Béguet
39:53Zadig AM
39:53Alexandre Drabovitz
39:55Indos US Wealth Management
39:56et Laurent Martin
39:57CIBTP France
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