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Mercredi 17 juin 2026, retrouvez Alexis Bossard (Gérant actions internationales, Edmond de Rothschild AM), Patrick Pansier (Head of Data Digital Innovation, LBPAM), Luc-Sorel Om (Président de Investance Partners, LBP AM) et Gilles Guibout (Responsable des actions européennes, AXA IM chez BNP Paribas Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous retrouvez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en version vidéo, en replay sur Bismarck.fr,
00:22soit en version audio, en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, une émission exclusivement consacrée au marché actions
00:32avec deux gérants, deux spécialistes actions qui seront avec nous en plateau dans un instant.
00:38Et cette question, dans quelle mesure l'hypothèse d'une réouverture d'Hormuz,
00:43qui n'a jamais été aussi probable qu'aujourd'hui, dans quelle mesure cette réouverture d'Hormuz
00:49ouvre de nouvelles perspectives ou non pour les marchés actions ?
00:53Faut-il revenir au playbook d'avant-guerre qui prévalait avant le 27 février dernier ?
00:58Ou est-ce qu'entre-temps, le monde a changé et les tendances devant nous pourraient être différentes ?
01:05Nous parlerons bien sûr de l'IA avec cette question.
01:08Y a-t-il de la vie au-delà de l'IA dans les marchés boursiers ?
01:12Deux gérants actions avec nous.
01:13Donc pour discuter de ces sujets dans un instant,
01:17nous laisserons un peu de côté peut-être le thème des banques centrales,
01:20qui est quand même le grand thème du moment, depuis la réunion de la BCE la semaine dernière.
01:23On a une vingtaine de banques centrales qui rendent des décisions tout au long de la semaine,
01:27à commencer par la nouvelle réserve fédérale américaine,
01:30en tout cas la Fed présidée désormais par Kevin Walsh,
01:34qui préside en ce moment son premier FOMC,
01:37dont les résultats seront connus ce soir.
01:40On n'attend pas de surprise, a priori, c'est un statu quo qui devrait l'emporter,
01:45mais la première communication, le premier exercice de Q&A de Kevin Walsh face aux journalistes
01:51sera particulièrement scruté.
01:54L'homme a l'intention d'imposer un changement de régime au sein de la réserve fédérale américaine,
01:59avec sans doute des modifications importantes à attendre sur le fonctionnement,
02:04les opérations au sein de la Fed et la communication également des banquiers centraux américains.
02:10On verra ce que Kevin Walsh dévoile ou non ce soir au marché,
02:14et ce sera évidemment un point d'attention important pour les investisseurs.
02:18Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:20nous évoquerons les enjeux autour de l'innovation à travers la French Tech
02:25et la cinquième édition des Trophées de l'Innovation.
02:28Cette édition se tiendra en novembre prochain,
02:31mais la saison 5 a d'ores et déjà commencé avec la possibilité,
02:36pour vous, créateurs d'entreprises innovantes,
02:38de déposer vos dossiers pour cette cinquième édition des Trophées de l'Innovation
02:43portée par LBP AM.
02:45Et nous serons avec deux participants et deux organisateurs de ces trophées
02:50dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse à partir de 17h45.
03:04Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:06Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:09Bonsoir Pauline, les indices européens notamment évoluent sans grande tendance marquée aujourd'hui.
03:14Oui, le stocks 600 et l'euro stocks 50 sont en légère hausse au cours de la séance.
03:19En France, le CAC 40 est tout à fait stable et se maintient autour de 8 450 points aujourd'hui,
03:25soutenu par Legrand, qui progresse de plus de 5%.
03:28Les indices américains ont ouvert en petite hausse dans l'attente de la décision monétaire
03:32de la réserve fédérale américaine.
03:34Ce soir, la toute première présidée par Kevin Warch.
03:37Sauf grosse surprise, la Fed devrait maintenir ses taux inchangés.
03:41Kevin Warch est connu pour critiquer la com de la Fed.
03:44Il se pourrait qu'il refuse de participer aux graphiques de projection des taux.
03:49Si tel est le cas, ce serait une première en 14 ans.
03:52Un mot des tendances qu'on a pu observer sur les marchés asiatiques,
03:55sur les marchés actions asiatiques notamment ce matin, Pauline.
03:58Au Japon, pour commencer, le Nikkei a gagné près de 1% en clôture ce matin
04:02et a surtout dépassé les 70 000 points en séance pour inscrire un nouveau record.
04:07Côté chinois, le CSI 300 a gagné 1%, tandis que le Hang Seng en a perdu 1.
04:11Enfin, le COSPI a clôturé en hausse de 1,5%.
04:14Du côté des marchés obligataires, les taux longs japonais se détendent légèrement
04:18avec un 10 ans autour de 2,60%.
04:21Quels sont les équilibres qu'on observe d'ailleurs sur les autres grands marchés obligataires aujourd'hui, Pauline ?
04:25Aux Etats-Unis, le rendement américain à 10 ans reste stable aujourd'hui
04:28et évolue entre 4,40 et 4,45%.
04:31Les rendements à 20 et 30 ans se situent autour de 4,90%.
04:36Ils ont cédé environ 10 points de base depuis l'annonce de la paix au Moyen-Orient
04:40en début de semaine. En Europe, le rendement allemand à 10 ans est également stable autour de 2,90%.
04:46Enfin, sur le marché des échanges, le dollar est tout à fait stable.
04:49L'euro-dollar également autour de 1,16%.
04:52Les investisseurs ont pris connaissance de différents indicateurs macro aujourd'hui,
04:56à commencer ce matin par le dernier rapport sur l'inflation au Royaume-Uni.
05:00Pour le mois de mai, l'inflation britannique progresse moins que prévu sur un mois à plus 0,2%
05:05après une hausse de 0,7% en avril.
05:09Sur un an, elle est stable en hausse de 2,8%.
05:12C'est sous les attentes.
05:13En version cœur, l'inflation progresse de 2,6% sur un an.
05:17C'est un petit peu moins que prévu.
05:18Le rendement britannique à 10 ans se détend de 5 points de base.
05:22Le FTSE est à l'équilibre.
05:23Du côté de la zone euro, l'inflation cœur du mois de mai a été révisée en hausse à 2
05:27,6%.
05:29Enfin, côté américain, on a regardé les ventes au détail du mois de mai.
05:32Elles ressortent en hausse de 0,9% sur un mois et de 0,8% en version cœur.
05:37Et puis la bataille des levées de fonds et des capitaux pour l'IA se poursuit.
05:42Et aujourd'hui, c'est le chinois DeepSik qui vient de boucler une nouvelle levée de fonds
05:45de quasiment 7,5 milliards de dollars.
05:48Oui, et cette opération propulse sa valorisation à 50 milliards de dollars,
05:52faisant d'elle l'entreprise d'IA la mieux capitalisée en Chine.
05:56Face aux innovations économiques de DeepSik, Microsoft étudierait son intégration
06:01dans son outil Copilot pour offrir une alternative moins chère à OpenAI.
06:06Et puis toujours une série d'annonces dans le secteur des semi-conducteurs.
06:09Parmi les annonces du jour, on retiendra celles d'Intel avec un titre qui progresse de 3% à l
06:14'ouverture de Wall Street.
06:15Oui, le géant américain profite d'une demande robuste pour ses processeurs.
06:18Cette hausse fait suite à une annonce majeure hier soir.
06:21Intel vient de lancer la phase de production d'essai pour sa nouvelle génération de puces,
06:26le procédé de gravure ultra-avancée baptisé 18A.
06:31Enfin, on garde un oeil sur SpaceX qui progresse encore de 6% dans les premiers échanges,
06:35ce qui fait que l'action a dépassé les 210 dollars.
06:38Quel sera le programme demain à l'agenda des investisseurs sur les marchés, Pauline ?
06:41Les investisseurs attendent demain la décision monétaire de la Banque d'Angleterre ainsi que celle de la Banque Nationale Suisse.
06:46Et on suivra aussi l'indicateur avancé du Conférence Board américain pour le mois de mai.
06:51Pauline Grattel avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse pour vous apporter les infos clés du jour sur
06:56les marchés.
07:07Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché et de la planète des marchés
07:12actions.
07:13Notamment, Gilles Guibou est à nos côtés le responsable des actions européennes d'AXAIM chez BNP Paribas Asset Management.
07:18Bonsoir et bienvenue Gilles.
07:19Bonsoir Régoire.
07:20Et Alexis Bossard nous accompagne également, gérant Action Internationale chez Edmond Rothschild Asset Management.
07:25Bonsoir Alexis.
07:26Bonsoir Grégoire.
07:26Ravi de vous retrouver messieurs, la question qui prévaut en ce moment.
07:30Gilles, si on se place dans cette hypothèse de plus en plus probable quand même d'une suspension du conflit
07:36dans le Golfe
07:36qui permettra cette réouverture d'Hormuz tant attendue et promise de nombreuses fois par Donald Trump.
07:43Toujours évidemment un petit doute jusqu'à la signature de ce protocole d'accord attendu vendredi en Suisse.
07:50Néanmoins, le marché anticipe depuis plusieurs semaines maintenant et de plus en plus avec les dernières annonces,
07:58le marché n'a cessé d'anticiper quand même que ce conflit trouverait une issue et que le détroit d
08:03'Hormuz allait rouvrir.
08:05Si on se place dans cette hypothèse, quel est le monde qu'on découvre ou qu'on redécouvre du point
08:11de vue des marchés actions une fois que ce détroit est rouvert ?
08:14Alors, en fait on avait créé une sorte d'asymétrie avec un risque qui était que le détroit ne rouvre
08:22pas.
08:24Parce que quand on regarde d'un point de vue de la macro, en réalité on avait mis une vraie
08:28hypothèque sur la croissance en Europe,
08:32mais plus généralement sur la croissance mondiale.
08:35Donc la levée de cette hypothèque effectivement fait qu'on aura peut-être moins de révision à la baisse à
08:42venir des perspectives de croissance et des perspectives de résultats des entreprises.
08:46Parce que dans le cadre d'un conflit qui était quand même relativement court, on a duré trois mois,
08:51on avait un certain nombre d'entreprises qui avaient été en mesure, par des stratégies de couverture,
08:57de ne pas subir ou de ne pas prendre plein pot, plein fouet, les effets de la hausse des prix
09:03du pétrole ou d'autres matières premières.
09:06La prolongation dans le temps de la fermeture du Détroit aurait remis à mal ses couvertures.
09:12Ses couvertures, elles seraient arrivées à terme et en fait elles seraient retrouvées dans une situation où finalement elles auraient
09:17dû répercuter.
09:18Donc en réalité, les marchés avaient parié, dans le cas présent justement, qu'on arriverait à un terme,
09:26parce que tout le monde avait à y gagner, ou plutôt tout le monde avait à perdre à ce que
09:29ça continue.
09:30Donc on signait un accord, fût-ce-t-il mauvais ?
09:34Ou fût-ce-t-il en tout cas pas suffisamment satisfaisant ?
09:38Mais en tout cas, ce qu'on voit, c'est que ça permettait d'enlever le seuil de douleur qui
09:45commençait vraiment à arriver.
09:48À approcher, oui, avec des stocks, des réserves stratégiques qui ont été consommées grandement
09:53et dont on arrivait au bout d'ici quelques semaines, quelques mois en fonction des estimations.
09:58Qu'est-ce que ça implique du côté des marchés d'action ?
10:02Et la question étant, est-ce qu'on revient au playbook ou aux tendances sur les marchés d'action qui
10:06prévalaient avant le déclenchement de la guerre ?
10:08À savoir plutôt une bonne performance du reste du monde par rapport aux actions américaines.
10:14Et notamment, quand on parle des actions américaines, on parle des grandes actions technologiques avant tout.
10:20Il faut se souvenir, janvier-février, même la fin 2025, a été une période propice à la surperformance des actions
10:27européennes, des actions asiatiques également.
10:30Est-ce qu'on peut imaginer des effets de rattrapage à l'anima de ce point de vue-là ?
10:33On peut imaginer des effets de rattrapage sur l'Europe parce qu'une raison très concrète, c'est que les
10:40entreprises européennes sont les plus ouvertes sur le monde.
10:42Pour l'indice européen, c'est environ 60% du chiffre d'affaires qui est fait hors d'Europe.
10:46Donc, ça fait de l'Europe le marché le plus cyclique.
10:50Et donc, si on améliore les perspectives macro, potentiellement, le plus grand bénéficiaire, c'est l'Europe.
10:55Maintenant, est-ce que pour autant, on va se détourner des États-Unis ?
11:00Peut-être pas encore parce que ce qui a soutenu les États-Unis, c'est avant tout la révision, la
11:07poursuite des révisions à la hausse des dépenses d'investissement
11:11par les grands hyperscalers qui ont, à leur tour, soutenu toutes les dépenses, tout l'écosystème.
11:17Tous ceux qui participent à la création de ces infrastructures.
11:20Et force est de constater que quand on regarde la performance des indices américains,
11:25alors, si on enlève ce qu'a monté, forcément, ce qui reste, bon, monté,
11:28mais quand on retraite l'indice américain de toute la sphère intelligence artificielle et énergie,
11:37parce qu'on a eu les prix du pétrole, en réalité, on se retrouve avec le reste du marché
11:42qui a une performance similaire à ce que fait l'Europe, une fois qu'on a enlevé l'IA.
11:46Donc, on est à peu près à 2 ou 3 % d'euros.
11:48Donc, ça tend à valider cette idée que ce qui fait la performance d'une zone en particulier,
11:55ce n'est pas nécessairement la zone, c'est plus sa structure de marché.
11:59Et si on va par là, la composition des indices européens,
12:02c'est un problème de composition d'indices et donc de tissu économique,
12:05plus qu'un problème de performance des entreprises européennes.
12:07Mais comme sur les trois dernières années, tout le monde saluait la très forte performance de la bourse italienne,
12:13la bourse italienne a fait très bien.
12:15En réalité, c'est simplement parce que 48 % de l'indice italien est composé de banques.
12:19Donc, en fait, on saluait la performance des banques,
12:21qui avait été le meilleur secteur sur les cinq dernières années.
12:24Et si on pousse le trait, aujourd'hui, le secteur, la zone la plus exposée à cette thématique AI,
12:34c'est la Corée, c'est le meilleur indice.
12:37Donc, la performance de la bourse américaine,
12:42est-ce que c'est le reflet de la santé et de l'économie américaine,
12:44ou simplement du fait que c'est le poids du thème du moment ?
12:50Et l'importance de l'EI, effectivement, pour les États-Unis.
12:53Qu'est-ce que ça change dans une vision globale, action internationale ?
12:57J'entends, Alexis, la perspective de réouverture d'Hormuz
13:00par rapport aux dommages qui ont pu être subis par certains secteurs,
13:05certains segments de marché, certaines bourses, certaines zones économiques.
13:09Est-ce qu'il y a des effets de rééquilibrage, de rattrapage qu'on peut anticiper quand même
13:13avec la levée de cette hypothèque qui laissera des traces, j'imagine,
13:18mais qui permet quand même de rouvrir un peu l'horizon ?
13:21Alors, clairement, l'année de 2026, c'est une année où il y a beaucoup d'actualités.
13:25Ça bouge partout, que ce soit en géopolitique, que ce soit pour les banques centrales,
13:29ou pour la thématique de l'IA, mais c'est vrai que la thématique de l'IA
13:33par rapport aux réouvertures du détroit d'Hormuz, c'est un rouleau compresseur.
13:37C'est-à-dire qu'on l'a vu par rapport à la performance des indices européens
13:40suite à l'annonce ce week-end des probables accords qu'on aurait sur un cessez-le-feu.
13:46La performance est à peu près flat depuis ce week-end.
13:49Pour autant, ça reflète des contrastes assez saisissants.
13:52On a effectivement les secteurs de l'énergie qui, eux, sont en baisse.
13:55À l'inverse, les secteurs cycliques liés à cette réouverture du détroit d'Hormuz,
13:59sont repartis en hausse, je pense aux banques domestiques, d'une part,
14:02et le luxe, d'autre part, sont des secteurs qui ont tiré leur épingle du jeu.
14:05Après, si on prend ça dans sa globalité, l'Europe est vraiment une poche de diversification
14:10dans l'ensemble du monde.
14:12Aujourd'hui, l'IA est vraiment le rouleau compresseur
14:14qui alimente vraiment tout le narratif, les flux et les performances.
14:18On parlait des performances du COSPI tout à l'heure.
14:20Si on prend juste les US, si vous enlevez les 20 meilleures performances
14:25sur la S&P 500, aujourd'hui, on a une performance
14:28qui est 95% tirée par ces 20 sociétés.
14:31À l'inverse, 495, aujourd'hui, sont sur une performance quasi stable.
14:36Donc ça, c'est un élément, et c'est un élément à prendre en compte.
14:39Donc effectivement, on peut se réchauffer,
14:41on peut être content de cet accord, à la fois sur le plan personnel,
14:44en tant que citoyen, également en tant qu'investisseur,
14:46puisque sur la partie européenne,
14:48on pourrait effectivement espérer des légères révisions d'EPS à la hausse,
14:52ou en tout cas, les effets négatifs qu'on aura au Q2
14:54seront logiquement, on l'espère, effacés sur l'ensemble de l'année.
14:57Mais ça ne va pas reléguer le thème de l'IA au second plan.
14:59Ça ne va pas abattre le thème de l'IA.
15:01Cette situation de réouverture d'Hormuz ne va pas changer
15:04ce point central qui est ce rouleau compresseur thématique
15:08qui est devenu l'IA aujourd'hui, multisectoriel, multigéographie, etc.
15:14C'est vrai que le narratif de l'IA,
15:16tant qu'on aura des annonces d'investissement
15:20par les hyperscalers et autres qui seront revues à la hausse,
15:23on aura effectivement un appétit qui va être confirmé
15:27sur cette tendance, sur ce marché adressable qui grossit,
15:30ces perspectives de croissance et ces révisions d'EPS
15:32qui tirent ces stocks à la hausse.
15:35Pour autant, par rapport à cette argumentation-là,
15:39il y a un peu comme un effet vaste communiquant.
15:41On l'avait vu, c'était fin du mois de mai,
15:43sur quelques séances, quand on a commencé à supposer
15:46qu'on arrivait peut-être sur un plateau,
15:48sur la partie capex-IA,
15:49de facto, on a eu une réversion par rapport à des secteurs
15:52comme, je pense, ce qu'on appelle généralement
15:54les AI losers, qui s'est inversé.
15:56Et ça nous a montré que la diversification
15:58que la poche européenne peut représenter serait intéressante.
16:01Ça veut dire que l'IA est un thème dynamique, mouvant.
16:04C'est un thème qui s'élargit aujourd'hui, c'est ça.
16:07Partant des investissements générés par les hyperscalers,
16:10on voit quand même que la performance boursière
16:13se trouve désormais ailleurs.
16:14C'est ça, Alexis ?
16:16Il y a ça, et surtout de l'Europe, contrairement à l'Asie
16:18et contrairement aux US,
16:20le biais IA y est bien moindre.
16:23C'est soit Taïwan, la Corée ou encore les US.
16:26Aujourd'hui, c'est ce qu'on disait sur la performance,
16:28mais même sur la composition des indices.
16:29On a une surreprésentation, une hyperconcentration
16:32dont on a déjà parlé plein de fois
16:33depuis maintenant déjà plusieurs mois,
16:35qui finalement rend le biais trop important.
16:38Et quand on cherche un peu de diversification
16:39par rapport à ces thématiques de l'IA,
16:41l'Europe, effectivement, peut cocher cette pièce.
16:43Et si on veut schématiser, en réalité,
16:46dans le thème de l'IA, c'est la croissance du futur.
16:49L'Europe, c'est la croissance présente.
16:52Puisque, en réalité, on fait des investissements,
16:55les hyperscalers font des investissements aujourd'hui
16:58avec des rentabilités encore inconnues,
17:01mais qu'on espère importantes dans le futur.
17:04Mais la réalité, c'est que ces investissements,
17:05ça se traduit par des dépenses d'équipement.
17:09Et les premiers fournisseurs,
17:11ou ce qu'on trouve en Europe,
17:13c'est essentiellement des fournisseurs de palais de pioche
17:15pour cette IA.
17:16Et donc, on va retrouver toutes les sociétés
17:18qui sont liées à l'électrification
17:19ou des équipementiers semi-conducteurs.
17:21Donc, quelque part, l'autre trade
17:22qu'on pourrait, la façon de représenter...
17:25Donc, c'est un Legrand aujourd'hui,
17:26c'est ASML, bien sûr, équipementier de semi-conducteurs,
17:29c'est Legrand, c'est Schneider, etc.
17:30C'est nos champions de l'IA aujourd'hui.
17:32Mais c'est la croissance future versus la croissance présente.
17:34Parce qu'en réalité, cet argent qui est levé sur les marchés
17:37au travers de ces levées de fonds très importantes,
17:41en réalité, il va s'investir.
17:42Donc, c'est des profits immédiats ou à venir,
17:46de manière assez proche,
17:47pour toutes ces entreprises européennes,
17:48alors qu'on peut trouver aussi ailleurs.
17:50Mais c'est vrai que l'Europe est plus présente
17:53sur cette thématique des pelles et des pioches de l'IA,
17:56plutôt que sur ces sociétés avec des business models,
18:00on va dire, encore à inventer.
18:02On va parler du segment des logiciels que vous avez cité, Alexis,
18:06mais un mot sur la capacité à rentabiliser
18:09et à monétiser, comme on dit, ces investissements
18:13qui vont franchir assez vite la barre du trillion de dollars annuel.
18:17En tout cas, c'est quand même les projections qu'on a
18:19et qu'on est dans les projections faites par les analystes.
18:23On voit une convergence des cash flows des hyperscalers
18:26proche de zéro, peut-être l'année prochaine,
18:29avant un redécollage en 2028.
18:31Et une génération, justement, d'un nouveau cash flow
18:34à partir de 2028 et des anticipations assez ambitieuses
18:38de ce point de vue-là.
18:39Avant de voir la rentabilisation de ces investissements,
18:42on va passer par une phase de guerre des prix dans l'IA.
18:45C'est ce qui se dessine, Alexis.
18:47Et là, je parle de la bataille entre des modèles,
18:50des sociétés comme OpenAI et Anthropik,
18:53qui sont en pointe aujourd'hui sur les modèles.
18:57On voit qu'il y a une gestion du prix qui peut être différente
19:02aujourd'hui d'une société à l'autre.
19:04Effectivement, la thématique des prix va être importante.
19:07Mais c'est vrai que c'est un monde qui bouge très vite,
19:10très fort, et on le voit pour les stocks.
19:12Par exemple, si on prend un peu de recul sur l'IA,
19:15dans son ensemble, quand on en parle,
19:16effectivement, que c'est la thématique qui tire la performance,
19:19ça fait appel à finalement une multitude de sous-secteurs
19:22ou de valeurs qui, effectivement, dans le temps,
19:24n'ont pas eu la même performance.
19:25Si on se remet un an en arrière,
19:26on associe généralement l'IA à NVIDIA.
19:30Au GPU ?
19:30Au GPU, exactement.
19:32Donc NVIDIA.
19:33Les pénuries de GPU, les pénuries de puces.
19:35On a parlé aussi, effectivement, des problèmes associés
19:38à la disponibilité de l'énergie.
19:40Et puis, dans un second temps, on a commencé à parler
19:41des autres goulots d'étranglement.
19:43Et finalement, les investisseurs,
19:44quand on regarde, c'est assez fou,
19:46mais on va de goulots d'étranglement en goulots d'étranglement.
19:48On chasse les goulots d'étranglement.
19:49Un peu comme des modes, exactement.
19:50On les chasse.
19:51On est passé par les mémoires, les semi-caps,
19:54les mémoires SKNX, Samsung.
19:57Puis récemment, on a plutôt parlé des connecteurs...
20:00Photonics.
20:01Exactement, tout ce qui est lié au photonique.
20:02On a eu des...
20:04Pour ceux qui ont joué au Snake sur leur téléphone...
20:07Ah bah bien sûr, oui, sur le 3310 de Nokia.
20:09Ah oui, bien sûr.
20:10On va parler de Soitec aussi.
20:11Et c'est vraiment très récent.
20:12Donc Nokia spécialise...
20:13Nokia a fait un retour boursier spectaculaire
20:16sur la base de cette technologie,
20:17enfin de ces technologies liées à la photonique.
20:2110% du chiffre d'affaires.
20:22Mais vous supposez, on en parlait juste avant,
20:24sur ce marché futur,
20:25où on va petit à petit basculer d'une architecture
20:28qui sera beaucoup plus basée sur l'optique et les lasers,
20:30et non plus sur le cuivre.
20:32Et donc pour Nokia, c'est 10% aujourd'hui,
20:34mais ça peut être 20, 30, 40% peut-être demain.
20:36Exactement, c'est ça l'argument.
20:36Et on va acheter cette croissance beaucoup plus chère
20:38que la valorisation passée.
20:41Pour autant, ce qu'on peut se poser,
20:43et c'est là après toujours la question
20:44du retour sur investissement de ces capex,
20:47c'est effectivement,
20:48ces investissements vont devoir être dépensés
20:51et vont être utilisés,
20:52mais qui va payer à la fin ?
20:53Et la question se pose aujourd'hui,
20:54surtout c'est le dilemme chez OpenAI.
20:56Donc on a...
20:57Eux qui sont face au client final.
20:59Exactement, on a un narratif qui est assez fort,
21:02qui s'auto-entretient avec l'IPO de SpaceX,
21:04on a Anthropik qui va arriver,
21:06on a également OpenAI.
21:07Plus récemment, ce qui s'est passé,
21:08c'est qu'on a effectivement un passage de relais
21:12un peu entre Tchad GPT,
21:13donc OpenAI versus Anthropik.
21:15Anthropik aujourd'hui génère plus de chiffres d'affaires
21:17qu'OpenAI,
21:18et la question se pose pour OpenAI,
21:20en vue de son introduction en bourse,
21:22de peut-être baisser ses prix
21:23pour regagner des parts de marché.
21:25Le problème, c'est...
21:26Auprès des entreprises notamment,
21:27c'est ça le marché cœur aujourd'hui ?
21:29Le premier marché cible, c'est celui-là ?
21:31Effectivement, si on synthétise souvent,
21:33on assume Claude et Anthropik
21:34plutôt au monde de l'entreprise,
21:35en particulier au coding,
21:36qui est le premier secteur de développement de l'IA,
21:38et à l'inverse,
21:40Tchad GPT, OpenAI,
21:41plus pour vous et moi,
21:43typiquement dans nos usages quotidiens.
21:45Et la question du prix
21:46par rapport aux pertes qu'ils font
21:48est un vrai dilemme,
21:49puisque si vous baissez les prix,
21:50vous allez creuser vos pertes.
21:51Et en perspective d'une introduction en bourse,
21:53il y a peut-être un moment ou un autre,
21:55ça va peut-être coincer
21:56sur la question de la rentabilité
21:57et des retours sur investissement
21:59que l'on peut avoir
22:00auprès de ces acteurs dans les modèles.
22:01Ça ne veut pas dire
22:02que ceux qui sont dans la chaîne de valeur,
22:04on va parler des semi-cap,
22:05des acteurs électriques,
22:07on va parler des mémoires ou autres,
22:08vont se retrouver à avoir, eux,
22:10une situation plus compliquée,
22:11mais ça pourrait quand même
22:12enclencher un narratif négatif.
22:15Et ce narratif négatif,
22:16compte tenu d'une surpondération
22:18et des flux qui sont massivement
22:21exposés à cette thématique-là,
22:22c'était là où on peut être constructif
22:24sur d'autres secteurs,
22:25sur l'Europe,
22:26mais pas que,
22:26on peut parler des autres sous-secteurs
22:27comme les AI losers,
22:29qui pourraient en bénéficier
22:30puisqu'il y aura un effet
22:30de rebalancement
22:31de vastes communicants.
22:33Oui, oui.
22:33Bon, comment on reste exposé
22:34à ce thème de l'IA
22:36sans prendre le risque
22:37de se brûler les ailes ?
22:39Les ailes, parce qu'on voit bien
22:40que c'est un thème inflammable,
22:41le sujet de la bulle
22:42est discuté en permanence,
22:43donc on peut en parler,
22:44bien sûr, Gilles,
22:45mais la question pour un professionnel
22:47de la gestion d'actifs,
22:48c'est comment on reste dans le thème
22:51en calibrant un risk-reward
22:54acceptable au regard
22:55des contraintes
22:56qui vous sont fixées,
22:57notamment ?
22:58Je pense qu'on reste toujours marqué
22:59par ces premières années professionnelles,
23:01sauf que j'ai commencé en 97-98
23:04sur le marché d'action.
23:04Tout allait bien à l'époque.
23:06Tout allait bien,
23:07et quelque part,
23:08je retrouve quelques similitudes.
23:09Et la leçon que je tirais de ça,
23:11c'est qu'à l'époque,
23:12mon responsable disait
23:13tout ça c'est trop cher,
23:13il ne faut pas en avoir.
23:15Et la réalité,
23:16c'est qu'en fait,
23:17dans beaucoup de sociétés de gestion,
23:18c'était le cas.
23:20Et la réalité,
23:22pardon Gilles,
23:23Greenspan,
23:24décembre 96,
23:25prononce
23:27l'idée d'exubérance irrationnelle
23:29des marchés.
23:31C'est la seule fois de sa carrière
23:32qu'il en a parlé,
23:32c'était en décembre 96.
23:34Et la réalité,
23:34c'est que
23:35ceux qui sont sortis du marché
23:37à ce moment-là,
23:38en réalité,
23:38ont été
23:404 ans,
23:41mais même 2 ans.
23:42Et la réalité,
23:43c'est qu'on a quand même
23:45des comptes à rendre
23:45vis-à-vis des indices
23:46qu'on aime ça ou pas,
23:48et que 2 ans,
23:49c'est trop long.
23:50Donc,
23:53la leçon que moi,
23:53j'ai retenue de ça,
23:54c'est de dire,
23:55oui,
23:55on peut être conscient
23:58des exagérations,
23:59des risques à venir,
24:00parce qu'effectivement,
24:01on voit bien
24:01qu'à un moment donné,
24:02les investissements
24:03ne monteront pas jusqu'au ciel.
24:04Néanmoins,
24:05on a quand même des profits
24:06sur ces sociétés
24:07qui vendent les pêles
24:08et les pioches
24:08qui aujourd'hui sont réelles.
24:10Et donc,
24:11pour l'instant,
24:12ça...
24:12Et donc,
24:12c'est quelque chose de solide,
24:14différent de 2000,
24:15de ce point de vue-là.
24:16Et derrière,
24:17de toute façon,
24:18le thème de l'électrification,
24:19il restera,
24:19parce que ce n'est pas uniquement
24:22de l'EI.
24:22Ce n'est pas que l'IA.
24:23Il y a une question
24:23d'indépendance,
24:25pour l'Europe notamment,
24:26très importante.
24:27De changement
24:28de mode de production.
24:29Donc,
24:29on pourra avoir une correction
24:30à un moment donné.
24:31La question,
24:31c'est que vouloir sortir trop tôt,
24:33quelque part,
24:33ça peut coûter.
24:34Donc,
24:34c'est de dire,
24:35on accompagne la hausse,
24:36on prend régulièrement
24:38des profits,
24:40et on va se diversifier
24:43sur des choses
24:44qui nous semblent
24:44offrir des rendements
24:45risques plus raisonnables.
24:47Et on cherche
24:48à se décorréler
24:49le plus possible
24:50du thème de l'IA ?
24:52Qu'est-ce qu'on cherche
24:52en termes de réinvestissement,
24:54justement ?
24:54Possiblement.
24:55Alors,
24:55aujourd'hui,
24:56c'est assez simple
24:56puisqu'en fait,
24:57il y a une telle vague
24:58qu'on voit bien
24:59les secteurs
25:00qui sont complètement délaissés.
25:01Alors,
25:01le secteur,
25:02on va dire,
25:02le plus évident,
25:03même s'il est mal aimé
25:03aujourd'hui,
25:04le secteur de l'alimentation.
25:06Alors,
25:06dans l'alimentation,
25:07là encore,
25:07il faut faire
25:09de la sélection de titres,
25:10tout n'est pas bon à prendre.
25:11Il y a d'autres thématiques
25:12au sein du secteur
25:13de l'alimentation
25:13qui peuvent être en place
25:15avec la thématique
25:17du GLP1.
25:17Oui,
25:18oui.
25:18Mais néanmoins...
25:19Nouveaux modes de consommation,
25:20etc.
25:21Néanmoins,
25:21ce qu'on voit,
25:22c'est qu'on a un certain
25:23nombre d'acteurs
25:23dans ce secteur
25:24qui aujourd'hui
25:24se valorisent
25:25sur des niveaux
25:26qui sont proches
25:28de leur moyen et long terme,
25:29voire inférieurs,
25:29et avec des niveaux
25:31de croissance
25:32qui ne sont pas
25:33sensiblement différents
25:35des taux de croissance
25:36du secteur sur longue période.
25:37C'est-à-dire que,
25:38de toute façon,
25:38c'est un secteur
25:38qui croit à...
25:39Quand ça croit bien,
25:40ça croit à 3 ou 5 %.
25:42Oui,
25:42c'est ça.
25:42Un peu plus
25:43que la croissance mondiale.
25:44Voilà.
25:44Et donc,
25:45si on est sur ces acteurs-là,
25:47quelque part,
25:47on sait qu'on est
25:48sur un secteur
25:50qui est plutôt délaissé
25:51avec,
25:51on va dire,
25:52une pomme
25:53qui ne trompera
25:53pas très loin du pays.
25:56on sait à peu près
25:56ce qu'on a
25:57et donc,
25:58les déceptions,
25:59s'il y en a,
25:59elles ne seront pas énormes.
26:00Donc,
26:00on sait ce qu'on a.
26:01Le secteur des utilities,
26:03on a un certain nombre
26:03d'acteurs de services régulés
26:05avec des croissances
26:06qui sont,
26:07pour le coup,
26:08supérieures
26:08à la moyenne historique
26:09parce qu'aujourd'hui,
26:10on a ces besoins
26:10d'investissement
26:11qui sont importants
26:13et on a des valorisations
26:14qui sont proches
26:15des moyennes historiques,
26:17à peine supérieures
26:17alors qu'on a des taux
26:18de croissance supérieurs.
26:20On a une régulation
26:21qui leur...
26:21Donc là,
26:21il y a peut-être
26:21un changement de profil
26:22pour ces boîtes-là,
26:23vous dites.
26:23Elles ont un petit peu
26:24plus de croissance
26:25et pourtant,
26:26elles continuent
26:26à payer les dividendes.
26:27Il faut être clair,
26:29il faut être très attentif
26:30à la régulation
26:31à laquelle elles sont soumises
26:33puisque les régulateurs
26:34ne vous protègent pas tous
26:35de l'inflation,
26:36ne vous protègent pas tous
26:37de la hausse des taux
26:38mais là encore,
26:40c'est le travail du gérant
26:41d'identifier les meilleurs régulateurs.
26:43C'est vrai qu'aujourd'hui,
26:43en Europe,
26:44les deux meilleurs régulateurs,
26:45c'est très clairement
26:46le régulateur anglais
26:47et le régulateur italien
26:49qu'à l'inverse,
26:49qu'est-ce que ça veut dire
26:51les meilleurs régulateurs ?
26:51Parce que les formules
26:53de rémunération
26:55d'investissement,
26:56elles intègrent l'inflation
26:57et la hausse des taux.
26:58D'accord.
26:59C'est parfaitement indexé
27:00à ce qui se passe.
27:00Donc c'est indexé
27:01à ce qui se passe.
27:03Alors que quand vous êtes
27:05sur les autres pays européens,
27:06ce n'est pas toujours...
27:07Comprends.
27:07Soit vous n'avez pas l'inflation,
27:08soit vous n'avez pas les taux.
27:10Donc voilà.
27:11Alors après,
27:11il ne faut pas être sûr
27:12qu'on puisse avoir
27:12des augmentations de capital
27:13parce qu'il y a des investissements
27:14mais tant qu'on a une régulation
27:15qui est favorable,
27:16c'est très bien.
27:16Et ensuite,
27:17il y a tout le travail à faire
27:18sur les AI losers
27:20parce qu'effectivement,
27:21on a eu des compressions
27:24de valorisation
27:25qui sont vraiment extrêmes.
27:26Donc les médias,
27:27les logiciels,
27:28les logiciels,
27:29les services informatiques
27:30avec des valorisations
27:31qui sont parfois à un chiffre.
27:33Et oui,
27:34on va utiliser l'AI
27:35mais on aura quand même
27:36besoin de personnel
27:38pour implémenter cet AI.
27:39Tout ne va pas disparaître.
27:40Quand vous avez
27:41un logiciel d'entreprise
27:42qui est transversal,
27:44avant de changer
27:45votre logiciel d'entreprise,
27:47vous allez y penser à deux fois
27:48et les taux de croissance,
27:50quand on voit
27:51ces sociétés-là,
27:53elles ont un niveau
27:54de récurrence
27:54de leur chiffre d'affaires
27:55qui est monstrueux.
27:56On est à l'ordre de 80%.
27:59Et les entreprises
28:00ne vont pas abandonner
28:01ces acteurs-là.
28:02On peut se poser des questions
28:03sur leur modèle de pricing
28:05mais néanmoins,
28:06on a aujourd'hui
28:07des valorisations
28:08qui sont,
28:09j'ai certains noms en tête,
28:12où on est à la moitié
28:13de leur valorisation
28:13de long terme.
28:14Oui, c'est value, quoi.
28:15Donc, on est tombé value.
28:16Ce qui fait que
28:16dans un grand environnement
28:17où, en plus,
28:18les taux sont un peu remontés,
28:19avoir de la value,
28:20c'est pas grave.
28:20Alors, on payait plusieurs fois
28:21le chiffre d'affaires
28:21sur ces boîtes-là.
28:23Au sommet de l'enthousiasme
28:24pour le logiciel,
28:25on payait plusieurs fois
28:26le chiffre d'affaires.
28:27Donc, on partait peut-être
28:28de niveau de valo aussi
28:29un peu strict.
28:30Mais aujourd'hui,
28:30on se retrouve à payer
28:30des 12 fois,
28:32là où on payait
28:33plutôt des 25 fois.
28:34Bon, sur les AI losers,
28:35c'est un thème,
28:37de stock picking aujourd'hui,
28:39Alexis ?
28:40Comment on fait la distinction
28:41entre une victime de l'IA
28:44qui va s'en remettre
28:45et même qui va peut-être
28:46retourner la situation
28:49d'avec une victime de l'IA
28:50qui restera peut-être
28:51victime de l'IA ?
28:52Parce qu'il y en aura,
28:53j'imagine.
28:54Je suis complètement d'accord
28:55avec Gilles.
28:56On a un biais quand même
28:57en Europe
28:58d'être un peu plus discipliné
28:59ou peut-être notre prudence
29:00par rapport à l'IA.
29:01Mais c'est assez marrant
29:02d'avoir ce contraste
29:03entre l'appétit
29:04assez effréné
29:05sur le momentum IA
29:06aux Etats-Unis
29:07versus peut-être en Europe
29:08où on est plus
29:09à regarder les chiffres
29:10et où les 100 fois
29:11le chiffre d'affaires
29:11d'un SpaceX
29:12effectivement pose question.
29:15Pour ce qui est
29:15des losers IA,
29:17il y a eu plusieurs éléments
29:18comme ça
29:18qui étaient assez...
29:19Il y en a deux
29:20qui sont positifs.
29:21Le premier,
29:22c'était le sous-segment
29:23de la cybersécurité.
29:25Si on prend
29:26les Palo Alto
29:27ou même un acteur français
29:28comme Wallix,
29:30quand on a eu
29:30les premières annonces
29:31du modèle Mythos,
29:33on a eu le secteur
29:34qui effectivement
29:34a tout de suite
29:35il a pris un pain,
29:36il a directé
29:36comme l'ensemble
29:38du secteur software
29:39avec l'idée
29:40qu'on allait avoir
29:41des alternatives
29:41qui seraient codées,
29:43modelées
29:43par ces modèles.
29:45Dans un second temps,
29:47on s'est rendu compte
29:48qu'avec le projet Glasswing
29:49qu'on allait collaborer
29:50Mythos
29:51avec les éditeurs
29:52de logiciels
29:52pour détecter leurs failles,
29:55mettre les patches
29:56adéquats
29:57et après continuer
29:58à proposer les solutions
29:59et la maintenance
29:59associée pour leurs clients.
30:01Et de facto,
30:02on a vu tout ce segment
30:03de la cybersécurité
30:04qui est revenu
30:05sur ses plus hauts,
30:05même sur des plus hauts
30:06d'avant même
30:08publication
30:08du modèle Mythos.
30:10Donc on a déjà
30:11sur la partie cyber
30:12des éléments
30:12que je trouve encourageants.
30:14Le marché a changé
30:15de perception
30:15et de vue
30:16sur les perspectives,
30:17le statut a changé.
30:18Et quand le statut change,
30:20on parle d'un statut
30:20qui change sur un mois,
30:21deux mois
30:22et le swing,
30:23il est vraiment violent.
30:24Le deuxième,
30:25c'est aussi dans les usages.
30:26On parlait tout à l'heure
30:27de ChatGPT,
30:28on était plutôt
30:29sur un usage
30:30de requêtes
30:30un peu comme
30:31un Google Search
30:32mais amélioré.
30:33Aujourd'hui,
30:33on parle beaucoup
30:34de l'agent TKI
30:34et donc un agent
30:35qui de lui-même
30:36travaille,
30:38génère des requêtes
30:39et génère des volumes
30:40de data.
30:40Et pour ça,
30:41c'était les propos
30:42de Satya Nadella
30:43d'une part
30:43mais aussi de M. Wang
30:45sur le fait
30:46que ces agents-là,
30:47ils vont questionner
30:49vos logiciels,
30:50votre Bloomberg,
30:51votre Faxet,
30:52votre SimCorp
30:52pour pouvoir
30:54avoir du contexte,
30:55avoir finalement
30:56une data
30:57qui soit beaucoup
30:58plus pertinente
30:58pour pouvoir offrir
30:59des réponses
31:00à la requête
31:01que vous lui donnez.
31:02Et pour ça,
31:03il est obligé
31:04d'utiliser les logiciels
31:04dont je viens de vous parler.
31:05Il y a des protocoles
31:06qui vont cerner ça
31:07le contexte
31:08et gérer la data
31:09pour qu'elle soit utilisée
31:10à bon escient.
31:10Mais pour autant,
31:11et on l'a vu aussi
31:12pour les bourses
31:13LSEG,
31:15London Stock Exchange,
31:16également son statut,
31:17on commence à se questionner
31:18sur le changement
31:19de perception qu'on a
31:20puisque l'agent TKI
31:22serait finalement
31:23non pas
31:24quelque chose
31:25qui pourrait disrupter
31:26les logiciels
31:26mais serait même
31:27créateur
31:27de plus d'activités,
31:29de plus de volume,
31:30de plus de croissance.
31:30Donc là,
31:31on parle de ceux
31:31qui maîtrisent la donnée,
31:33qui ont la donnée
31:35à disposition.
31:36Ou même les logiciels
31:37dont on parlait juste avant,
31:38un logiciel verticalisé,
31:40je pense à un Américain
31:40comme Viva
31:41ou qui est transverse
31:42à toute une entreprise,
31:44il y a vraiment
31:45généralement des données critiques,
31:46un usage qui est critique
31:47et vous ne pouvez pas
31:48du jour au lendemain,
31:48même en termes de maintenance
31:50et de coûts associés
31:51à la maintenance
31:51de ce logiciel
31:52qui serait fait sur mesure,
31:54quelque chose
31:55qui paraît finalement
31:56non pertinent
31:57pour la plupart
31:57des grands groupes.
31:58Et ça,
31:59c'est une bonne source
32:00d'équilibre
32:00dans un portefeuille,
32:02pour le thème IA,
32:03avec la partie
32:05infrastructure,
32:06pelle et pioche,
32:06etc.,
32:07qu'on ne peut pas
32:07totalement délaisser,
32:08mais d'aller se replonger
32:10effectivement
32:10dans cette partie
32:12technologique aussi
32:13des logiciels,
32:15ça apporte un équilibre
32:16et une diversification
32:17aussi dans une stratégie.
32:18Si on est discipliné
32:19vraiment par rapport
32:20aux valorisations,
32:20typiquement,
32:21nous c'est ce qu'on a fait,
32:22peut-être qu'on le fait
32:22trop tôt,
32:23mais quand on voit parfois,
32:24on parlait de Nokia
32:25ou d'autres acteurs
32:26qui sont vraiment revenus
32:27sur des niveaux
32:27de valorisation
32:27qui sont bien trop élevés
32:29pour nous,
32:29on parle de 45 fois,
32:3150 fois,
32:31etc.,
32:32avec des hypothèses
32:33de croissance
32:33qui sont déjà
32:34elles-mêmes
32:35tirées vers l'euro.
32:35Ambitieuses,
32:36ouais.
32:37Toute inflexion
32:38sur les capex
32:39pourrait nous amener
32:40à se réintéresser,
32:41c'est ce qu'on disait,
32:41les valorisations
32:42dans le software
32:43qui sont tombées
32:43à 12 ou 13 fois
32:44le PE,
32:45alors que la croissance,
32:46si on parle juste
32:46de croissance d'IPS,
32:48les hypothèses pour l'instant
32:49n'ont pas été revues
32:49en baisse.
32:50Autant les IPS
32:51ont été revues
32:52fortement en baisse
32:52pour les semi-conducteurs
32:53et une grande partie
32:54de la performance
32:55de ce secteur,
32:56elle est méritée,
32:57et pour autant,
32:57pour les softwares,
32:58il n'y a pour l'instant
32:59pas eu de dégradation
33:00des IPS.
33:01Les résultats du terrain
33:02ont montré des croissances
33:03encore à la hauteur
33:05des années précédentes,
33:06pour dire les choses.
33:07Et si je prolonge même,
33:08il y a un acteur
33:09comme dans les IT Services,
33:10c'est assez rigolo,
33:11Capgemini,
33:11pour ne pas le citer,
33:13français,
33:13c'est une large cap,
33:14c'est marrant,
33:15on a l'impression
33:19que vous avez
33:19des small cap IT Services
33:21qui vont parfois
33:22se payer 20,
33:2330, 40% plus cher,
33:24alors même
33:25qu'elles sont moins liquides
33:26et parfois même
33:27que la performance
33:28de la croissance
33:29serait moins de futur
33:30et qu'on a un acteur
33:31comme Capgemini
33:32qui paraît incontournable
33:33et qui lui-même,
33:34par rapport à beaucoup
33:35de grands groupes complexes,
33:36va vraiment être plutôt
33:37un apporteur de solutions
33:38à la mise en place
33:39de tous ces agents IA
33:40au sein des structures
33:42dont on fait partie
33:43et qui pour nous,
33:44en tout cas,
33:44on pense qu'à 8 fois le PE,
33:46clairement...
33:46Qu'est-ce qui manque ?
33:48Présente une opportunité,
33:49je finis votre phrase,
33:50Alexis,
33:50Capgemini.
33:51Qu'est-ce qui fait
33:52que le marché
33:53traite encore Capgemini ainsi
33:55et qu'est-ce qui peut faire
33:56demain
33:57que le marché,
33:58justement,
33:58switch et re-rate
34:00ou ramène un peu
34:01une valorisation supérieure
34:02sur un titre comme Capgemini ?
34:03Nous, on pense qu'il y a
34:04le temps, d'une part,
34:05il y aura après les flux.
34:07Effectivement,
34:07les marchés sont
34:08vraiment tirés par les flux
34:09et aujourd'hui,
34:10jouent négativement
34:11sur cette patte,
34:12on va dire,
34:12facile, short,
34:13sur ce qui est AI loser,
34:14donc software,
34:15IT Services.
34:16Mais un acteur
34:17comme Capgemini,
34:18ce qui était intéressant,
34:18c'est que même
34:19par rapport à la macro
34:20et la réouverture
34:22des trois dormous
34:22sera un élément favorable
34:24pour un acteur
34:24qui reste malgré tout
34:25simple.
34:26C'est justement
34:26de voir cette accélération
34:28de cette croissance
34:29de revenus
34:29que l'on voit déjà
34:30dans ces chiffres
34:30depuis maintenant
34:31trois trimestres de suite
34:31et on pense que
34:32à travers le temps
34:34et ce sera pas...
34:35Donc un quatrième trimestre,
34:36un cinquième,
34:36un sixième, etc.
34:37où cette accélération
34:38à la fois de la partie
34:40revenus
34:40et également
34:40l'amélioration des marges
34:41va prouver que
34:42alors même qu'on pense
34:43à l'acteur
34:43et de la pression
34:44sur les prix,
34:45un acteur qui est aujourd'hui
34:46en train de nous dire
34:47qu'il va augmenter ses prix
34:47de 3 à 4%
34:49et qui est normalement
34:49disrupté par l'IA,
34:50j'ai du mal à comprendre
34:51comment il est en mesure
34:52de passer ses hausses de prix.
34:53C'est dingue.
34:54Le montant,
34:55la quantité de preuves
34:57et d'évidence
34:58qu'il va falloir fournir
35:00de la part d'un...
35:01Non mais quand même,
35:02de la part d'un acteur
35:03comme Capgemini
35:04pour démontrer au marché
35:06sa capacité à profiter
35:07de l'IA,
35:08comme vous dites,
35:09c'est plusieurs trimestres
35:10consécutifs
35:10d'amélioration,
35:11d'accélération
35:12qu'il va falloir générer.
35:14A côté de ça,
35:14c'était quoi l'autre jour ?
35:16Je ne veux pas dire de bêtises,
35:17je crois que c'était Valeo
35:18dans les équipements automobiles.
35:19On a construit
35:20un refroidisseur
35:20pour Data Center.
35:22Je ne sais même pas
35:22si c'est 0,1%
35:24de leur chiffre d'affaires.
35:25Le stock prend 20%
35:26sur l'annonce.
35:27C'est-à-dire que le marché
35:28a à la fois la capacité
35:29à mettre un 20%
35:31sur quelque chose
35:32qui ne pèse rien aujourd'hui
35:33dans l'activité de Valeo
35:34est capable de punir
35:36longtemps
35:37une boîte
35:38comme Capgemini
35:38qui arrive à démontrer
35:39trimestre après trimestre
35:40quand même
35:40que pour l'instant
35:41les chiffres sont encore
35:42au rendez-vous.
35:42Après,
35:44un catalyseur
35:45qui fait que le marché
35:46pourrait tourner,
35:47c'est,
35:48et ce n'est pas le scénario
35:49aujourd'hui,
35:50mais si on devait avoir
35:51une poursuite
35:53ou une continuation
35:54de la hausse des taux,
35:55parce qu'en réalité
35:57ça viendrait favoriser
35:58les values
35:59au détriment de la croissance,
36:01soit des titres dits grosses,
36:02et à ce moment-là
36:03on privilégie
36:04les cash flows
36:05présents
36:06au détriment
36:06des cash flows futurs
36:07et on pourrait avoir
36:08ce rebalancement.
36:09Les taux n'ont pas
36:10beaucoup baissé
36:11depuis le compressant
36:13la réouverture d'Hambouz.
36:14C'est quelque chose
36:15qu'on a bien senti
36:16en Europe
36:17où l'an dernier
36:18on a eu des taux
36:18qui ont continué
36:19à plutôt remonter.
36:21Ça ne s'est pas vu
36:22aux Etats-Unis.
36:23Mais si effectivement
36:24on devait avoir
36:25à un moment donné
36:26des taux qui se tendent
36:27pour une raison
36:28ou pour une autre,
36:29ça pourrait être
36:30un déclencheur
36:31pour opérer cette bascule
36:32pour revenir vers
36:33les titres d'e-value.
36:34Bon, un mot aussi
36:36peut-être
36:37du débranchage
36:40des modèles d'Enthropic.
36:41Qu'est-ce que ça vous inspire
36:44comme réflexion
36:45en tant qu'investisseur,
36:46gérant d'actifs
36:47par rapport
36:48à l'évolution
36:49et comment dire
36:51à la capacité
36:54à un moment
36:55peut-être
36:56de voir des Etats
36:58prendre un peu
36:59le lead aussi
37:00sur la gestion
37:01de ces modèles ?
37:02Je pense qu'on revient
37:03sur un thème
37:04qui pour le coup
37:05est important en Europe
37:07mais qui est celui
37:07pour lequel on a eu
37:08un certain nombre de fonds
37:09qui se sont lancés.
37:09On en avait lancé
37:10un dernier
37:10qui était un beau succès
37:11qui est celui
37:12de la souveraineté.
37:14Si effectivement
37:15on s'aperçoit
37:16que demain
37:17vous emplantez
37:19une solution
37:19basée sur Anthropique
37:20et que vous pouvez
37:21être débranché
37:21du jour au lendemain,
37:22ça pose des questions.
37:23Et donc ça rappelle
37:24l'importance
37:24d'avoir un certain
37:25niveau d'autonomie.
37:27De ce point de vue-là
37:29l'Europe est très en retard.
37:32En étant géoraction
37:32on est forcément optimiste
37:35et on se dit
37:35qu'il y a quand même
37:36une prise de conscience
37:38qui est en train
37:38de se faire
37:39et que de ce point de vue-là
37:40l'Europe
37:41aujourd'hui
37:41traite avec une décote
37:42à juste titre
37:43parce qu'il y a
37:44un risque politique.
37:45Mais cette prise
37:46de conscience
37:46d'un besoin de souveraineté
37:48en réalité...
37:48Ah ça la prise de conscience
37:49oui on en parle oui.
37:51Il y a une prise de conscience
37:52il manque les actes.
37:52Oui oui oui.
37:53Il manque les actes.
37:53On est d'accord.
37:54Mais néanmoins
37:56il y a quand même
37:56des choses qui se font
37:57c'est lent
37:58c'est au rythme européen.
37:59Et c'est quoi la bonne stratégie
38:00parce que
38:01est-ce qu'on est autonome
38:03stratégiquement
38:03en mettant tout
38:04sur un modèle
38:05et en faisant le pari
38:06que Mistral AI
38:07servira
38:08ou répondra
38:10aux besoins
38:11des entreprises européennes
38:13essentiellement
38:14suffisamment en tout cas
38:15pour être compétitif
38:17concurrentiel
38:17etc.
38:18Ou est-ce que
38:18c'est une stratégie
38:19risquée aussi
38:20de se retrouver
38:21d'une dépendance
38:21à l'autre
38:22d'une certaine manière.
38:23C'est-à-dire qu'on doit
38:24pas être lié
38:25à un modèle
38:25et que l'intelligence
38:26elle se trouve pas
38:27dans le modèle
38:27elle se trouve
38:28dans la façon
38:29dont on exploite
38:29le modèle.
38:30Et que du coup
38:32encore une fois
38:34l'intelligence
38:34le modèle
38:35n'est intelligent
38:36que des données
38:36qu'on lui fournit.
38:39Et c'est là
38:40où aujourd'hui
38:40quand on fait
38:41cette analyse
38:41sur les softwares
38:42en réalité
38:44et on a un certain
38:45nombre de sociétés
38:45notamment
38:46je pense à une société
38:47dans la communication
38:47ce qui fait la différence
38:49c'est la capacité
38:50à maîtriser la donnée.
38:51Si vous avez la donnée
38:53vous avez l'intelligence
38:54et ensuite
38:55vous avez un modèle
38:56qui est peut-être
38:56un peu moins bon
38:57un peu moins optimisé
38:57mais néanmoins
38:58c'est ce qui fait
38:58l'intelligence.
38:59La question de la souveraineté
39:00elle se décline
39:02à travers toutes les dimensions
39:05possibles et imaginales
39:06mais à travers
39:07la dimension numérique
39:08notamment
39:08Alexis ?
39:10La souveraineté numérique
39:11c'est le forum Vivatech
39:15en ce moment
39:15à Paris
39:16donc on ne peut pas
39:17se réjouir
39:18de tout ce qui est mis
39:19en place
39:19en termes de volonté
39:21sur le fait
39:22justement de créer
39:23des solutions
39:24de souveraineté numérique
39:25européenne
39:26clairement
39:27ce week-end
39:28ce qui s'est passé
39:29nous renforce
39:30dans cette conviction-là
39:31moi
39:32effectivement
39:32en tant que gérant d'actifs
39:33on est souvent
39:34plutôt à avoir
39:35le verre à moitié plein
39:36qu'à moitié vide
39:37et on commence
39:38à entendre
39:39une musique
39:40quand même de plus en plus forte
39:41sur le passage aux actes
39:43le passage aux actes
39:44donc c'est un thème investissable
39:45c'est plus juste
39:47une fable politique
39:48il y a suffisamment
39:49d'évidences
39:49de preuves
39:50de choses solides
39:53pour qu'un gérant d'actifs
39:54qui lui gère un risque
39:55aussi
39:55puisse investir
39:57réellement
39:58et s'engager
39:58dans ce genre d'investissement
39:59sur les applications données
40:00et les plus critiques
40:01c'est la défense
40:02la santé
40:03tout ce qui est l'ordre
40:04du domaine public
40:05c'est là où effectivement
40:06on a à développer
40:07des solutions alternatives
40:09des solutions souveraines
40:10pour les usages
40:11grand public
40:12ou parfois industriel
40:13tout dépend
40:13le côté critique
40:15de la donnée
40:15ou des éléments
40:16que vous allez partager
40:17sur le cloud
40:18ou sur des infrastructures
40:21numériques
40:21néanmoins
40:22l'exemple du Danemark
40:24au moment du
40:26souci avec le Groenland
40:27et les Etats-Unis
40:28a décidé quand même
40:29de basculer
40:29toute son infrastructure cloud
40:30en Linux
40:31donc en open source
40:32plutôt que de rester sur Azure
40:34donc c'est les points critiques
40:35qui doivent être souverains
40:36c'est ça ?
40:36Exactement
40:37et ça c'est une initiative
40:38qui a été prise par le Danemark
40:39mais elle est suivie
40:40je pense aussi
40:41on parlait tout à l'heure
40:41dans les télécoms
40:43le fait de retirer
40:44les Huawei ou ZTE
40:45du marché européen
40:46les antennes relais
40:48il y a quand même
40:48des éléments
40:49et ça date
40:50et en termes de régulation
40:52le DMA et le DSA
40:53c'est un élément de souveraineté
40:55c'est-à-dire
40:56qu'est-ce qu'on fait
40:56de nos données
40:57et dans l'idée
40:58que les évidences
41:00qu'il y a aussi
41:00derrière le narratif
41:02des actes
41:03donc je crois
41:03que c'est Berlin
41:04les services à Berlin
41:06ont sorti palentir
41:07des fournisseurs
41:08de solutions
41:09donc la boîte américaine
41:10et la DGSI
41:11hier
41:12en faisant le choix
41:12de Chapvision
41:13qui est une entreprise
41:15européenne
41:16de ce point de vue-là
41:17pas facile
41:18j'imagine
41:18de se priver des services
41:19d'une entreprise
41:20comme palentir
41:21au regard des années
41:22de succès
41:23qu'elle a déjà
41:24derrière elle
41:24en travaillant
41:25sur des sujets
41:26avec des services
41:27de renseignement
41:27un peu partout
41:28dans le monde
41:29mais il y a quand même
41:30cette étape
41:30se fait au fur et à mesure
41:32merci beaucoup messieurs
41:33on va continuer
41:34de nous parler
41:34d'innovation
41:35de souveraineté
41:35dans un instant
41:36avec les invités
41:37des trophées
41:38de l'innovation
41:39de LBPM
41:40Alexis Bossard
41:41est à nos côtés
41:42gérant action internationale
41:43chez Edmond Rotty
41:44l'asset management
41:45et Gilles Guibou
41:46le responsable
41:46des actions européennes
41:47d'AXAIM
41:48chez BNP Paribas AM
42:00le dernier quart d'heure
42:01de Smartbourg
42:02chaque soir
42:02c'est le quart d'heure
42:03thématique
42:03le thème ce soir
42:04c'est celui
42:05de l'innovation
42:06l'innovation
42:06qui est à l'honneur
42:08à l'occasion
42:08du coup d'envoi
42:09de la saison 5
42:10des trophées
42:11de l'innovation
42:12portés
42:12toutes ces dernières années
42:14par les équipes
42:14d'LBPM
42:16bien sûr
42:16et d'Investance Partners
42:18nous accueillons
42:19un représentant
42:20de LBPM
42:20Patrick Pensier
42:21bonsoir Patrick
42:22responsable
42:23data digital
42:24innovation
42:25de LBPM
42:26et le président
42:27d'Investance Partners
42:29Luc Sorel Homme
42:30qui est également
42:30à nos côtés
42:31bonsoir et bienvenue
42:32Luc Sorel
42:33oui on parle d'innovation
42:34alors je disais
42:34le coup d'envoi
42:35Pierre Ernst
42:36le secrétaire général
42:36président du jury
42:37est venu il y a quelques jours
42:38pour donner officiellement
42:40entre guillemets
42:40le coup d'envoi
42:41je rappelle que
42:42vous êtes créateur
42:43créatrice d'entreprises
42:45jeunes et innovantes
42:46n'hésitez pas à postuler
42:48pour cette 5ème édition
42:50des trophées
42:50de l'innovation
42:52l'idée c'est d'appartenir
42:53à la French Tech
42:54au sens large
42:55aujourd'hui
42:56et donc
42:57il y a toute une phase
42:58de filtrage
42:59des dossiers
43:00et ensuite
43:00les dossiers filtrés
43:01seront présentés
43:02au jury
43:03à la fin de l'été
43:04je crois que la période
43:05de souscription
43:06est ouverte jusqu'à fin août
43:07voilà pour les choses
43:09lbpam.com
43:10pour être dirigé au mieux
43:12vers la plateforme
43:13qui permet
43:14la sélection
43:15de ces dossiers
43:16et c'est d'ailleurs
43:17peut-être le premier point
43:18Luc Sorel
43:18il faut le dire
43:19Investance
43:20est partenaire historique
43:21fondateur
43:22partenaire opérationnel
43:23même j'ai envie de dire
43:24de ces trophées
43:24de l'innovation
43:26parmi les nouveautés
43:27de cette 5ème édition
43:28c'est justement
43:29l'idée de plateformisation
43:30j'aimerais bien
43:32que vous nous expliquiez
43:33ce que ça veut dire
43:33justement
43:34sur la manière
43:35d'opérer ces trophées
43:36alors en effet
43:37il y a des surprises
43:38et puis il y a une nouveauté
43:38donc la notion
43:39de plateformisation
43:40alors comme vous le savez
43:41Régoire
43:42les trophées
43:42ils reposent sur
43:433 éléments clés
43:44le premier
43:45c'est la capacité
43:46à on-boarder
43:47des candidats
43:48le deuxième
43:49c'est notre méthode
43:50de scoring
43:50c'est présenter
43:51une liste
43:53de finalistes
43:53au jury
43:54et puis bien sûr
43:55le troisième élément
43:56c'est le jury lui-même
43:57la qualité du jury
43:58alors si on illustre ça
43:59par une plateforme
44:00ça veut dire quoi
44:01le premier point
44:02c'est d'être en capacité
44:04de massifier
44:05les candidats
44:06et donc de les entraîner
44:08dans la plateforme
44:09alors un exemple
44:10simple
44:10pour faciliter
44:11leur on-boarding
44:13je suis chef d'entreprise
44:15d'une French Tech
44:17je veux participer
44:18je vais renseigner
44:19mon code sirène
44:20automatiquement
44:21on va créer
44:21la fiche d'identité
44:24je vais remplir
44:24cette fiche d'identité
44:27par une plateforme
44:28qui va aller chercher
44:29l'information
44:29sur le site web
44:30de la start-up
44:31et qui va déjà
44:32renseigner le pitch
44:33ça c'est un exemple
44:35donc on facilite
44:36complètement
44:37le scoring
44:38quant à lui
44:38le fiabiliser
44:39ça veut dire quoi
44:40ça veut dire
44:40si je donne un autre exemple
44:43je déclare
44:44en tant que chef d'entreprise
44:44des éléments
44:45de manière déclarative
44:47et puis j'ai des éléments
44:47plus financiers
44:48qui sont standards
44:49je peux charger
44:50mes liasses fiscales
44:51la plateforme va aller chercher
44:52dans les liasses fiscales
44:53et va faire quelques contrôles
44:55je peux aller
44:56sur un des clusters
44:57de scoring
44:58d'évaluation
44:58qui consiste à
44:59scorer la notoriété
45:01de la start-up
45:01je peux aller aussi
45:03chercher
45:03des informations
45:04pour savoir
45:05si la start-up
45:06elle a créé
45:06la French Tech
45:07elle a créé
45:08des papiers de recherche
45:10de la R&D
45:12etc
45:12je peux même aller chercher
45:13de l'actualité
45:14je peux aller sur
45:15les réseaux sociaux
45:17mais ça veut dire
45:18Luc Serret
45:18vous êtes en train
45:19de créer un outil
45:20alors qu'il sert
45:21les trophées
45:22cette cinquième saison
45:23des trophées
45:24mais c'est un outil
45:25qui va permettre
45:27d'aller au-delà même
45:28du seul événement
45:30et de la seule organisation
45:31de cet événement
45:32Luc Serret
45:33alors oui
45:34ça c'est
45:34alors là on va aller
45:35un petit peu
45:36plus loin
45:37c'est la vision prospective
45:38c'est la vision
45:39qu'on a échangé
45:40avec Patrick
45:40en effet
45:40c'est comment
45:41parce que toute la problématique
45:42c'est l'écosystème
45:43donc c'est
45:44l'entrepreneur
45:46c'est l'investisseur
45:47c'est le banquier
45:48et donc la plateforme
45:50va accompagner
45:51cet écosystème
45:51vous savez
45:52c'est Nicolas Dufour
45:53qui disait
45:5570-70
45:55c'est 70 heures
45:57de travail par semaine
45:58et c'est 70 ans
46:00la retraite
46:00je vais dire
46:01c'est 24 sur 7
46:02c'est 24 mois
46:03pour une start-up
46:04pour trouver son marché
46:05et c'est 7 jours sur 7
46:06avec les investisseurs
46:07c'est pas l'émission
46:08d'Anne Saint-Claire
46:08mais c'est 7 jours sur 7
46:09avec les investisseurs
46:10bien sûr
46:10voilà
46:11donc en effet
46:12il y aura une continuité
46:13dans l'accompagnement
46:14d'un écosystème
46:15et puis c'est permettre
46:16et Patrick va sûrement en parler
46:19un suivi
46:20bien sûr
46:22qu'est-ce que ça apporte
46:23concrètement
46:24cet outil industriel
46:25il faut le dire
46:25que vous avez monté
46:26pour cette 5ème saison
46:28Patrick
46:29effectivement
46:29c'est une idée
46:30qu'on avait partagée
46:31avec Lixorel
46:32et on y pensait depuis longtemps
46:33donc là il a eu
46:33l'opportunité de la lancer
46:35déjà pour les candidats
46:37c'est d'avoir
46:37quelque chose de professionnel
46:39un suivi de la candidature
46:40donc ça c'est quand même
46:42très important
46:42pour un trophée
46:43comme le nôtre
46:44qui commence à être connu
46:45deuxième chose
46:46c'est pour le jury
46:47parce qu'on a un jury
46:47quand même de qualité
46:48c'est de pouvoir avoir
46:50donc la note
46:51effectivement
46:51parce qu'on a une note
46:52qualitative sur les dossiers
46:54d'avoir quelque chose
46:55vraiment de très homogène
46:57de très qualitatif
46:58sur tous les dossiers
46:58donc c'est d'avoir vraiment
46:59quelque chose de très
47:01très industrialisé
47:03qui permet de prendre
47:03des décisions
47:04et de bien
47:05d'avoir le bon fit
47:07sur les start-up
47:08qui candidatent
47:09et le dernier sujet aussi
47:10c'est l'analyse
47:11un peu de tendance
47:12et avec une plateforme
47:13on va pouvoir avoir
47:14des tendances
47:15quels sont les secteurs
47:16quel sont le type
47:18de candidature
47:18qu'on va avoir
47:19et ça nous donne
47:20des insights
47:20sur ce qui se passe
47:21finalement sur l'écosystème
47:23de start-up
47:23c'est un outil
47:24qui va au-delà encore
47:25de la seule partie
47:27événementielle
47:27j'ai envie de dire
47:28du sujet
47:28et on se dit
47:29que c'est un observatoire
47:29finalement opérationnel
47:31de l'innovation
47:32ça va devenir
47:32parce qu'on va charger
47:33aussi les années précédentes
47:35on va essayer
47:36d'enrichir cette plateforme
47:37et donc ça sera vraiment
47:38un cockpit de l'innovation
47:40Où est-ce qu'on en est
47:41dans cette phase de démarrage
47:42Luxorel ?
47:42Les instructions sont ouvertes
47:43depuis le mois de mai
47:44c'est ça jusqu'à fin août
47:45je le rappelle
47:46qu'est-ce que vous observez
47:47des premières dynamiques ?
47:48Un mois après le coup de sifflet
47:50on a déjà à peu près
47:51entre 120 et 130 start-up
47:54qui ont presque finalisé
47:56leur dossier
47:56il y en a déjà
47:57cinq ans de finaliser
47:58donc on est déjà
48:00un peu en avance
48:01par rapport aux années précédentes
48:02donc on voit l'effet
48:03d'onboarding facilité
48:05et puis on va accélérer
48:06parce que l'objectif
48:07c'est un objectif massifié
48:09plus on a de candidats
48:09plus on a les chances
48:10de trouver des pépites
48:11et plus on a les chances
48:12de couvrir tous les secteurs
48:13de la French Tech
48:13qu'on souhaite couvrir
48:14Bien sûr
48:15c'est quoi les quelques filtres
48:17à l'entrée
48:17qui permettent quand même
48:18de faire déjà
48:19une présélection aujourd'hui
48:21alors Luxorel, Patrick
48:22je ne sais pas
48:23qui veut répondre à cette question
48:24Tu me complètes
48:26ils sont pour eux
48:27On se complète toujours
48:28Vous êtes deux pour ça
48:30Donc c'est cinq ans d'existence
48:32déjà pour les startups
48:33donc ça c'est quelque chose
48:34qui a changé un petit peu
48:36par contre
48:37au niveau du chiffre d'affaires
48:38on reste entre 500 000
48:40et 5 millions de chiffre d'affaires
48:42sur les levées de fonds
48:43on est sur
48:44Alors c'est moins de cinq ans d'existence
48:46C'est moins de cinq ans d'existence
48:46Oui c'est ça
48:47Exactement
48:48Oui
48:49Exactement
48:50Et donc en levée de fonds
48:52on est entre 500 000
48:53et 10 millions d'euros
48:54D'accord
48:55Et par contre
48:56on reste sur quelque chose
48:57d'assez national
48:58donc plutôt
48:59on va dire
49:00un siège social en France
49:01et une R&D aussi en France
49:03Mais ça permet
49:03de viser quand même large
49:04j'imagine
49:05ces quelques critères
49:06aujourd'hui
49:07Oui tout à fait
49:08parce qu'en termes
49:09de lancement de candidature
49:10on touche plus de 1000
49:12aujourd'hui
49:12de 1000 startups
49:13dans les premiers
49:15dans le lancement
49:16en fait qu'on a fait
49:16et donc
49:17on va l'enrichir
49:18avec nos partenaires également
49:20nos partenaires
49:21qui justement
49:23naviguent
49:23dans la
49:24dans la start-up
49:25et la French Tech
49:27que je peux peut-être citer
49:28Ben en fait
49:29oui parce que
49:29on le voit d'ailleurs
49:31avec le travail
49:32que fait Luxorel
49:33et Investants
49:33les partenaires sont clés
49:35quand même
49:35dans la réussite du projet
49:37Patrick
49:37Oui exactement
49:38alors Luxorel
49:40fait un grand travail
49:40avec Investants Partners
49:41Travaille colossal
49:42Colossal
49:44Et on le complète
49:45avec
49:45alors trois
49:46je vais citer
49:47trois partenaires
49:49qui
49:50on va dire
49:51agissent
49:52beaucoup
49:52sur la partie sourcing
49:54donc en premier
49:55on a OVH
49:56qui est notre partenaire
49:57historique aussi
49:57c'est vrai
49:59Octave Clabat
50:00fait partie du jury
50:00depuis le démarrage
50:02et eux
50:02ils vont nous apporter
50:03on va dire
50:04quelque chose de
50:05un sourcing très tech
50:06parce qu'avec
50:07le start-up programme
50:08qu'ils ont monté
50:09ils ont un vivier
50:10de start-up
50:11très important
50:12et donc ils apportent
50:13cet élément là
50:15après nous avons
50:16Finance Innovation
50:16qui est notre partenaire
50:18historique aussi
50:18et qui eux
50:19animent un réseau
50:21de fintech
50:22de red tech
50:23d'assure tech
50:24donc pareil
50:25vont nous sourcer
50:27énormément sur le sujet
50:28et le dernier
50:29c'est Deloitte
50:30alors Deloitte
50:31la société de consulting
50:32on la connait très bien
50:33mais nous avons la chance
50:35d'avoir une personne
50:36de Deloitte
50:37qui est investie
50:38dans la start-up
50:40et qui nous source
50:41parce qu'il fait
50:42énormément de veille
50:43pour ses clients
50:43et donc il nous source
50:44énormément aussi
50:45sur les fintech
50:47les start-up
50:48qu'est-ce que vous pouvez
50:49nous dire
50:49Luc Sorel
50:50de la qualité des dossiers
50:52de l'évolution
50:53de la qualité des dossiers
50:54que vous avez pu constater
50:55alors à travers
50:55les éditions précédentes
50:56mais à travers
50:57le démarrage
50:58de cette cinquième saison
50:59aussi
50:59alors je pense
51:00qu'on a de la chance
51:01d'avoir des dossiers
51:02de meilleure qualité
51:03puisqu'on a un effet
51:04d'entraînement
51:05puisqu'on est quand même
51:06à la cinquième édition
51:07et puis
51:08on a la chance
51:09d'avoir un écosystème
51:10français
51:10de la French Tech
51:11qui est hyper résilient
51:12finalement
51:13même s'il y a des défaillances
51:14mais la vie d'un entrepreneur
51:15c'est de connaître
51:16des défaillances
51:16et c'est à travers
51:17les défaillances
51:18qu'on apprend
51:18un entrepreneur
51:19il faut qu'il ait échoué
51:21pour réussir aujourd'hui
51:23donc on a cette chance là
51:24et puis
51:25on a aussi
51:26un système
51:26qui a été entraîné
51:28par tout l'engouement
51:29et tout le support
51:30que fait la BPI
51:32et d'autres acteurs
51:33sur cette thématique là
51:34et il faut qu'on continue
51:35parce que
51:35c'est un combat de tous les jours
51:36vous savez
51:36les entrepreneurs
51:37ils ont un temps long
51:38un temps court
51:38le temps long
51:4024 mois
51:40pour trouver son marché
51:41et c'est pas quand tout va bien
51:42qu'on attend le plus de soutien
51:44c'est quand les temps
51:45sont un peu plus troubles
51:46que ces soutiens là
51:48doivent non seulement
51:49rester besoin
51:49ils ont besoin d'aide
51:50ils ont besoin d'être
51:51accompagnés
51:51c'est pour ça
51:52l'importance de l'écosystème
51:53est clé
51:54parce qu'un entrepreneur
51:56a besoin d'être
51:56accompagné aujourd'hui
51:57où sont les nouvelles frontières
51:58technologiques là
51:59qu'est-ce que vous attendez
52:00justement de cette saison 5
52:01est-ce qu'il y a
52:03des nouvelles temps
52:04alors bon
52:04l'IA partout
52:05l'an dernier
52:06on a parlé du quantique
52:08on avait fait
52:09les medtech
52:09les biotech
52:10la santé
52:11les fintech
52:12bien sûr
52:12puisque c'était
52:13l'ADN originel
52:15même pardon
52:16des trophées
52:17de l'innovation
52:18ou est-ce que vous attendez
52:19des nouveaux sujets
52:20en matière de frontières
52:21technologiques là
52:22Patrick ?
52:23Oui
52:23en fait
52:24on attend
52:24on attend des dossiers
52:27principalement
52:28sur trois grands sujets
52:29on s'attend
52:31sur la partie
52:33infrastructure de marché
52:34alors ça
52:34c'est quelque chose
52:35qui commence à pousser
52:36depuis l'année dernière
52:37donc ça
52:38on l'a avec
52:39infrastructure de marché
52:40financier
52:41par exemple
52:41oui alors
52:43c'est vrai que moi
52:43je suis société de gestion
52:44oui oui
52:44voilà exactement
52:46mais oui
52:47infrastructure de marché
52:48donc la tokenisation
52:49des assets
52:50les fonds
52:51les instruments financiers
52:52l'utilisation de la blockchain
52:54la transparence
52:55l'immédiateté aussi
52:56de l'investissement
52:57pour s'adapter
52:58aux nouveaux usages
52:59donc ça c'est quelque chose
53:00on est en train de changer
53:01toute la plomberie
53:02des siècles précédents
53:04pour dire les choses
53:04exactement
53:04et ça c'est poussé
53:07par les marchés
53:09donc il y a beaucoup de
53:10on va dire
53:11il y a beaucoup de fintech
53:12qui aussi maîtrisent
53:14les technos sous-jacentes
53:15on va parler
53:16alors l'année dernière
53:16on a eu
53:17des fintechs
53:18qui ont candidaté
53:19sur les crypto-monnaies
53:20et les crypto-monnaies
53:21effectivement
53:22s'appuient sur toute
53:22cette infrastructure-là
53:23à moindre échelle
53:24et effectivement
53:25on s'attend à avoir
53:26ce genre de camp
53:27donc changement d'architecture
53:28des marchés financiers
53:29les deux autres points
53:30alors la deuxième
53:30je ne vais pas être original
53:32mais ça va être
53:32effectivement l'IA
53:33mais je dirais
53:34une IA
53:35alors effectivement
53:36on parle beaucoup
53:36de l'agentique
53:37donc l'agentique
53:38c'est la capacité
53:38vraiment d'agir
53:39dans les processus
53:40dans l'entreprise
53:41là on s'attend
53:42à des sociétés
53:43à des start-up
53:44qui vont disrupter
53:45des morceaux
53:46de l'entreprise
53:47avec justement
53:48ce type de technologie
53:49pour complètement changer
53:51la manière de travailler
53:52et ça c'est vrai
53:53que c'est quelque chose
53:54je pense qu'il y a de la place
53:55nous on attend aussi
53:56parce qu'on voit
53:57que l'utilisation de l'IA
53:58dans l'entreprise
53:59aujourd'hui est très individuelle
54:00on met en place
54:01des chats d'entreprise
54:02etc.
54:02vous êtes votre premier laboratoire
54:05vous chez Investance
54:06et vous chez LBPM
54:07on montre ce genre de choses
54:08on moniteur l'utilisation
54:10on voit que l'utilisation explose
54:11mais sans
54:12on va dire
54:14opérationnaliser tout ça
54:15c'est vraiment
54:15ça reste individuel
54:16dans le travail
54:17vraiment de chaque personne
54:18et ça il faut trouver
54:19le moyen
54:19d'opérationnaliser tout ça
54:21de rendre vraiment
54:22le processus
54:23augmenté avec l'IA
54:24il y a un passage
54:24quand même
54:24à l'étape supérieure
54:26là qui est attendu alors
54:26ça on attend des sociétés
54:28qui ont proposé
54:28ce genre de choses
54:29le troisième point
54:30et le troisième point
54:30rapidement
54:31donc c'est l'IA
54:32j'allais dire physique
54:33alors ça on en parle beaucoup
54:34on en parlait aussi
54:35l'année dernière du sujet
54:37donc c'est l'IA
54:37ce sera le thème de cette année
54:38ce sera le thème de cette année
54:40c'est l'IA finalement
54:40qui va s'associer
54:42à la robotique
54:43ou à l'humanoïde
54:44pour finalement
54:45trouver de nouveaux usages
54:46alors là
54:46c'est vrai que
54:47je ne dirais pas
54:47on s'attend
54:48c'est plutôt
54:48on espère
54:49avoir des startups
54:50qui candidatent
54:51sur cette thématique là
54:52parce que le ticket d'entrée
54:53est quand même
54:53assez important
54:54je ne sais pas
54:54si Yann Lequin
54:55a déposé un dossier
54:56peut-être que Yann Lequin
54:57a déjà déposé un dossier
54:58surprise
55:02un peu plus
55:02que 500 000 aujourd'hui
55:05non mais
55:05pour dire que
55:06c'est le discours qui tient
55:07Yann Lequin
55:08notre patron de l'IA
55:10aujourd'hui en France
55:12la vraie révolution
55:13ce sera dans l'IA physique
55:15et chez les robots
55:16et ça ça va être une révolution
55:18l'aspect souveraineté
55:20reste une dimension
55:21il me reste malheureusement
55:22une minute trente
55:23pour en parler
55:24mais c'est
55:25c'est un trophée
55:27un événement dédié
55:28à la French Tech
55:29donc ça embarque forcément
55:30l'idée de souveraineté luxorienne
55:32oui alors déjà
55:32c'est assez strict
55:33parce que même
55:34une French Tech
55:35qui appartient à un groupe
55:37qui serait minoritaire
55:38mais étranger
55:39on est vraiment assez strict
55:41sur ce genre là
55:42et puis en effet
55:43il faut savoir défendre
55:45les valeurs
55:45et les pépites nationales
55:47ça c'est certain
55:48et puis les entrepreneurs
55:49aujourd'hui
55:50quand on parle de souveraineté
55:51moi je pense
55:52alors on a parlé des données
55:53etc
55:53on parle beaucoup d'RGPD
55:55on parle des modèles IA
55:56etc
55:56mais moi je pense tout le temps
55:58aux entrepreneurs
55:59et à la façon
56:00dont ils vont pouvoir
56:01être résilients
56:02pour garantir une certaine souveraineté
56:03et même dans la transmission
56:04de leur entreprise
56:05aujourd'hui
56:05pour un entrepreneur plus âgé
56:07c'est important
56:08que l'entreprise reste
56:09au sein d'un territoire
56:10national français
56:11l'innovation souveraine
56:13qui devient un enjeu stratégique
56:14effectivement
56:15pour la France
56:16et plus largement
56:16pour l'Europe
56:17un mot là-dessus
56:18Patrick
56:18il nous reste 30 secondes
56:19un petit mot
56:20moi je dirais
56:20qu'il faut garder le choix
56:21donc il ne faut pas
56:22s'interdire d'utiliser
56:23ces technos là
56:25mais il faut garder le choix
56:26et il faut bien maîtriser
56:28aussi la chaîne de valeur
56:29on le voit sur les humanoïdes
56:30ça sera compliqué
56:32de maîtriser
56:32toute la chaîne de valeur
56:33que les moteurs
56:34non mais il y a des points critiques
56:35il y a des points critiques
56:36qui nécessitent effectivement
56:37une dimension souveraine
56:39quand des points moins critiques
56:40peuvent effectivement
56:41peut-être s'en passer
56:41les trophées de l'innovation
56:42ont peut-être accompagné
56:43certaines boîtes
56:43sur cette souveraineté européenne
56:46donc si on peut favoriser ça
56:47notre modestement
56:48on va dire
56:49on sera très heureux
56:50j'allais dire
56:51de moins en moins modestement
56:52parce que c'est un événement
56:53qui prend de l'ampleur
56:54année après année
56:55j'en suis évidemment
56:56le premier témoin
56:57saison 5
56:58des trophées de l'innovation
56:59portés par les LBPM
57:01avec évidemment
57:02le soutien plus que précieux
57:04des équipes d'Investance Partners
57:05merci beaucoup messieurs
57:06d'avoir été avec nous
57:07ce soir
57:08Patrick Pensier
57:08LBPM
57:09et Luc Sorel
57:10Homme Investance Partners
57:11étaient nos deux invités
57:13de ce dernier quart d'heure
57:14de Smart Bourse
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