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Jeudi 28 mai 2026, retrouvez Fabien Bossy (Chef économiste France, Société générale CIB), Nathalie Benatia (Macroéconomiste, BNP Paribas Asset Management) et Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Nathalie Benatia est à nos côtés, macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management, bonsoir et
00:17bienvenue Nathalie. Mabrouk Chetouane nous accompagne, le responsable de la stratégie
00:22de marché de Natix ICM, bonsoir Mabrouk, merci d'être là et merci à Fabien Bossy de nous
00:27accompagner également, bonsoir Fabien, vous êtes chef économiste France chez Société Générale
00:32CIB, 3 économistes autour de la table et donc une émission forcément très macro, je voulais
00:37vous entendre ou vous amener à discuter du thème de la résilience de nos économies face
00:42à cette série de chocs d'offres qui n'en finit plus, dernier choc d'offres en date est bien
00:47sûr
00:47en cours avec la crise du Golfe mais c'est vrai que certains théorisent l'idée d'une permacrise
00:52depuis le Covid, des crises, des chocs d'offres qui s'accumulent, qui se superposent, voire
00:58de polycrise, l'état de crise permanent et c'est vrai que depuis 6 ans on a l'impression
01:02d'une succession accélérée de chocs d'offres et de crises et donc je voulais savoir notamment
01:07peut-être en commençant par vous Fabien, comment une économie comme la France peut résister
01:12encore à un choc d'offres supplémentaires comme celui du Golfe aujourd'hui ? Quel est
01:16le degré de résilience de notre économie française ? Alors tout d'abord on peut noter
01:20que la bonne nouvelle dans cette succession de chocs d'offres est qu'on parle de moins
01:25en moins de chocs de demande. Après une décennie passée avec un taux de chômage relativement
01:29élevé dans beaucoup d'économies de pays développés après la crise financière, on est passé
01:34dans une succession de chocs d'offres qui pointent quand même à en réalité une demande
01:37sous-jacente résiliente et c'est du côté de l'appareil de production qu'on a des limites
01:41parce qu'on touche les limites. Donc une petite bonne nouvelle au milieu de cet enchaînement
01:47de crises qui ne peut que stresser les investisseurs. Mais quant à la France, ça fait plusieurs
01:53années qu'on est dans une phase de croissance assez faible, donc on est quand même plutôt
01:58à la traîne de la zone euro. La bonne nouvelle là aussi c'est que la France historiquement
02:02est relativement à une économie relativement moins volatile que la moyenne. La bonne nouvelle
02:07c'est que, alors la mauvaise nouvelle commençons par là, c'est que dans les phases d'expansion
02:11on en profite un peu moins que les autres, mais dans les phases de grande faiblesse, on
02:17faiblit moins que les autres. Et arrive ce choc pétrolier dans un contexte que je dis
02:23assez faible et un contexte fiscal un peu compliqué pour les entreprises, donc peut-être
02:27un peu plus d'inquiétude du côté de la France. Et c'est vrai que les derniers points,
02:31notamment les dernières enquêtes de sentiments, ont été assez décevantes.
02:36Comment, c'est toujours un sujet là d'ailleurs il faut peut-être refaire un peu de pédagogie
02:42sur ces enquêtes de sentiments, les distinguer peut-être. Il y a les fameuses enquêtes
02:46PMI réalisées auprès des directeurs d'achat, il y a les enquêtes de l'INSEE également
02:52auprès des ménages, auprès des entreprises, des enquêtes de la Commission européenne.
02:56Et c'est vrai que cette résilience depuis quelques années, elle se caractérise par
03:00le fait que les données dures sont toujours un peu meilleures que ce que suggère le
03:06niveau de ces enquêtes. Les dernières étant les enquêtes PMI la semaine dernière, qui
03:11normalement marquent des niveaux cohérents avec une contraction potentiellement importante
03:17ou globale de l'économie française. Il faut quand même peut-être repréciser le degré
03:24de relâchement qu'il y a entre ces enquêtes aujourd'hui et les données réelles qu'on
03:28observe après coup.
03:29Tout à fait. Alors il y a plusieurs, on va dire, il y a quatre grandes enquêtes à suivre.
03:35Il y en a trois qui portent sur les entreprises. Il y a les PMI qui sont une enquête faite
03:39par une entreprise anglo-saxonne et qui a un panel relativement étroit. Elle est relativement
03:45bien suivie par les décideurs de politique internationale, les membres de la SPCE notamment,
03:51parce qu'elles ont l'avantage d'avoir un panel de portée sur plusieurs pays, d'être
03:55facilement comparables entre les pays. Bon, par contre, elles ont un panel assez étroit
03:59et pour le cas de la France, elles ont un lien plus lâche avec l'activité que les
04:03autres enquêtes. Les deux grandes autres enquêtes auprès des entreprises, ce sont celles
04:07de la Banque de France et de l'INSEE, chacune menant l'enquête dans son coin, avec un panel
04:12beaucoup plus large et une précision, un lien plus étroit avec l'activité, une meilleure
04:17précision. C'est vrai qu'on a eu la semaine dernière des PMI qui ont fortement chuté
04:23et en dessous des 45 points, sachant que 50, c'est normalement la ligne de démarcation
04:28entre l'expansion et la contraction. Bon, cela dit, on était tombé à des niveaux aussi
04:33très bas en 2023, sans pourtant d'avoir une activité en contraction. On avait même
04:37une croissance encore assez robuste à l'époque. On a eu les chiffres de l'INSEE aussi la
04:42semaine dernière auprès des entreprises qui étaient aussi un peu décevants. Mais
04:47là, il y avait des évolutions un peu étonnantes parce que d'un côté, on aurait pu penser
04:52que les secteurs qui devraient être les plus touchés, les plus directement, ce sont
04:56par exemple les industries en lien direct avec l'industrie pétrochimique. On a entendu
05:00parler de ces deux usines qui auraient baissé leur rythme de production dans le secteur
05:05des plastiques notamment. Et pourtant, lorsqu'on voit le sous-indice de confiance dans le secteur
05:11plastique, production non minérale, il est en hausse et il est au-dessus de la moyenne.
05:15Donc, c'est assez étonnant de voir ça. Et en revanche, ce qu'on voit, c'est une faiblesse
05:18plus marquée dans les services avec notamment, alors là, je cite directement, la confiance
05:25dans l'hébergement-restauration s'effondre en mai. Alors, est-ce que les Français sont
05:29devenus beaucoup plus prudents ? Alors, il y a une quatrième enquête à suivre, c'est
05:32celle de l'INSEE auprès des ménages, la confiance des ménages qui, effectivement,
05:36est très faible, qui a encore baissé au mois de mai. Donc, ça montre des ménages
05:41très prudents en France. Après, la question, c'est est-ce qu'ils le sont vraiment ou est-ce
05:44que c'est avant tout du ressentiment ? Et là, pour le coup, pour l'instant, on n'a
05:49pas de signaux très précis d'une réalité de cette baisse des dépenses. Le tout dernier
05:53qu'on a eu, c'est les ventes au détail publiées par la Banque de France pour le mois d
05:57'avril,
05:58qui sont repris par l'INSEE dans sa publication des dépenses des ménages demain. Et ça montrait
06:03des ventes au détail toujours relativement robustes, enfin, pas fortes, mais on va dire
06:08stables.
06:09Est-ce qu'on a des signaux faibles ou précurseurs d'une désépargne des ménages français ? On
06:17a beaucoup, on s'est beaucoup focalisé depuis la période Covid sur la surépargne accumulée
06:24très spécifique à la France. D'ailleurs, je crois que d'autres économies, on est revenu
06:28à des taux d'épargne beaucoup plus en ligne avec les normes historiques. Mais en France,
06:32on garde quand même quelques points supérieurs par rapport à l'historique. Je dis n'importe
06:37quoi, mais enfin non, ce n'est pas n'importe quoi, mais de voir le livret A qui décollecte
06:42là depuis 3-4 mois, est-ce que ça peut être effectivement un premier signal d'une désépargne
06:47des ménages français ? Et si oui, est-ce que c'est un soutien attendu quand même à la
06:51consommation ? Est-ce que ça rejoint cette idée-là ?
06:53Effectivement, le taux d'épargne des Français est resté très élevé comparé aux moyens
06:57historiques ces derniers trimestres, ces dernières années. A priori, c'est quand même un coussin
07:02qui permet d'absorber un choc de prix et notamment ce choc sur les prix de licence. Et il y
07:09a tout
07:09lieu de penser que vu le niveau d'épargne très élevé, un choc de prix est quand même
07:13moins inquiétant qu'en temps habituel. Si on observe bien une baisse du taux d'épargne,
07:18alors ce sera une bonne nouvelle pour les dépenses des ménages parce que ça voudrait dire
07:22qu'on absorbe cette hausse de prix via une baisse de l'épargne. Après, le voir en temps
07:26réel, ça reste compliqué. Et c'est vrai que les intentions d'épargne dans les enquêtes
07:32de l'INSEE auprès des ménages restent relativement élevées. Peut-être que les ménages
07:36désépargnent un peu pour absorber le choc de prix, mais en tout cas, leurs intentions
07:39à long terme d'épargne restent très élevées.
07:42Qu'on a un sujet de croissance et de croissance potentielle en France et plus largement en Europe,
07:47il n'y a pas de doute là-dessus, mais l'idée de la résilience, elle reste quand même valable.
07:53C'est probablement quand même l'idée qui doit guider la réflexion macroéconomique
07:57quand on travaille sur la France aujourd'hui encore, Fabien ?
08:00Pour l'instant, c'est vrai que c'est difficile de voir une vraie cassure du cycle
08:04après ce choc sur les prêts du pétrole. On a des signaux d'inquiétude,
08:10mais le prix du pétrole n'a pas non plus triplé. Dans les modèles économiques,
08:19on reste sur des chocs, je n'ai pas envie de dire insignifiants, mais limités
08:23de l'ordre de quelques dixièmes de points de PIB. Ça va se voir, ça peut se voir sur un
08:29ou deux trimestres,
08:30mais ce n'est pas de nature à vraiment casser le cycle. En France, on était sur un rythme
08:34de croissance faible et positif. On va probablement rester là-dedans.
08:37On avait une croissance de 0% au T1. Ce ne serait pas inconcevable qu'on reste proche de 0,
08:44peut-être légèrement positif au T2 et au T3. Mais pour l'instant, on n'a pas de signaux
08:49vraiment d'un passage en territoire négatif.
08:52Nathalie, réflexion sur cette idée de résilience ? Partant de l'exemple français
08:56qu'on a un peu creusé avec Fabien, mais qu'on peut élargir à nos économies européennes
09:01et à l'économie américaine, même s'il ressort son différence. Cette résilience,
09:06on l'observe un peu partout quand même.
09:08Oui, nous, on partage l'idée que ce choc ne devrait pas casser le cycle,
09:12et en particulier la reprise cyclique qu'on attendait pour la zone euro dans son ensemble.
09:16Donc qui est reporté, mais pas enterré.
09:18Exactement, qui est reporté. Pour dire la vérité, on a été déçus par la croissance
09:24du premier trimestre, que ce soit en France ou dans la zone euro.
09:27On est aussi préoccupé par la baisse des enquêtes PMI qui ont été évoquées.
09:34Effectivement, c'est dommage, les marchés financiers ont tendance à mettre l'accent
09:38et toute leur énergie à suivre ces enquêtes qui sont vraisemblablement,
09:44vous avez évoqué la taille des échantillons, et peut-être que la méthodologie est sans doute
09:47moins robuste que les enquêtes menées par l'INSEE.
09:52Néanmoins, tout le monde les regarde. Et il faut quand même dire quelque chose
09:57à propos de ces enquêtes PMI et d'autres. C'est que ça montre, je ne sais pas si c
10:00'est de la résilience,
10:01mais c'est peut-être aussi de l'adaptabilité des entreprises.
10:04Ce qu'on avait constaté l'année dernière finalement, en réponse, enfin avant même
10:10Liberation Day et les annonces, c'est que beaucoup d'entreprises avaient anticipé
10:13leurs exportations pour les exportateurs et leurs importations.
10:18Et là, on a un phénomène un petit peu comparable qui soutient d'ailleurs
10:22les indices, je ne vais pas dire l'activité manufacturière, les indices du secteur manufacturier,
10:26qui est qu'un certain nombre d'entreprises manifestement anticipent leurs achats
10:33pour ne pas se retrouver confrontés à une hausse plus forte des prix
10:37et également à des difficultés d'approvisionnement.
10:40Ça doit être une des caractéristiques quand même de ce concept de résilience.
10:46sécuriser, anticiper ces approvisionnements dans un monde plus frictionnel,
10:51de tensions permanentes, de conflits, etc.
10:53C'est peut-être un comportement qui explique effectivement...
10:56Oui, c'est un comportement et vous évoquiez tout à l'heure la succession de crises.
10:59On peut penser à la mère des crises récentes, c'est-à-dire le Covid.
11:02Là aussi, les modèles économiques qui avaient tourné avaient prédit des dégâts
11:08beaucoup plus conséquents sur les économies.
11:09On aurait dû avoir une récession en Allemagne, peut-être de l'ampleur de ce qu'on avait
11:14pu voir au moment de la grande crise financière.
11:17C'était en début d'année 2020, enfin au moment des premiers confinements,
11:21c'était quand même un peu ce vers quoi les modèles pointaient, pour dire les choses.
11:26Les modèles ne pouvaient plus tourner.
11:29Voilà, pour dire que trois années de croissance nulle en Allemagne,
11:31par rapport à ce que les modèles indiquaient ou ce qu'on pouvait anticiper sur la base des enquêtes...
11:38Alors il faut faire attention, parce que les modèles ont eu une utilité,
11:41c'est-à-dire d'alerter les décideurs politiques,
11:43ce qui fait qu'il fallait faire quelque chose, quoi qu'il en coûte.
11:47Totalement.
11:49La résilience, est-ce qu'on change de paradigme économique là ?
11:52Est-ce que nos économies, et pour quelles raisons,
11:54sont capables d'encaisser ces chocs d'offres successifs,
11:58sans craquer complètement, sans rupture ?
12:00Il y a aussi un point qui est important,
12:02c'est qu'on n'a pas les mêmes institutions, par ailleurs également monétaires.
12:05C'est-à-dire qu'en gros, avant on avait des banques centrales beaucoup plus dogmatiques,
12:08elles sont beaucoup plus réactives,
12:09et finalement, aujourd'hui, on n'a pas une banque centrale, notamment européenne,
12:12on verra ce qu'elle dira à la mi-juin,
12:14mais qui s'est précipitée, entre guillemets,
12:17ou qui se précipitera peut-être pour remonter les taux d'intérêt directeurs.
12:19Donc en fait, on essaie de gérer le cycle,
12:21à se dire finalement, bon ben, s'il y a besoin finalement de l'appuyer,
12:25alors on le soutiendra, on ne montrera pas les taux,
12:27parce que le choc est temporaire,
12:28et ne rajoutons pas finalement une couche de contraction, en quelque sorte,
12:35sur un univers qui est déjà contracté.
12:36Je voudrais revenir sur la partie de demande, notamment,
12:39qui, à mon sens, alors certes, on a une succession de chocs d'offres
12:42qui polluent finalement la trajectoire économique,
12:45qui polluent finalement le pilotage du cycle,
12:47mais on a une demande qui est structurellement très faible,
12:49et on reprend même une enquête de la Commission européenne
12:51sur les facteurs limitant, effectivement, le cycle.
12:54On voit bien que la demande, de nouveau, s'affaiblit de manière chronique.
12:57Ça concerne le secteur manufacturier et le secteur des services.
13:00On a un vrai souci, finalement, de la demande,
13:02qui rejaillit quelque part sur un autre paramètre
13:04qui est extrêmement important, qui est celui de l'investissement.
13:06Vous évoquez le potentiel, le potentiel de croissance est faible.
13:10L'acquis de croissance pour la France, je crois,
13:11qui est à autour de 0,5%, me semble-t-il,
13:14et globalement, le consensus est à 0,9% de croissance cette année.
13:17En gros, on serait au potentiel.
13:18Hypothèse, quand même, somme toute, me semble-t-il,
13:21beaucoup trop optimiste.
13:23En gros, si on arrive...
13:24Ah oui, d'accord.
13:25Pour moi, c'est optimiste.
13:26En gros, si on arrive à bloquer déjà 0,5% cette année,
13:30ou 0,6%, on sera bien.
13:31Donc, je pense pour la France.
13:33L'Allemagne, ils ont déjà annoncé, finalement,
13:35que le 0,3% qu'on avait observé au premier trimestre,
13:38quelque part, finalement, il y avait très peu de chances
13:40pour qu'on puisse l'avoir au Q2, au Q3.
13:42Donc, ça va être la partie la plus difficile à négocier.
13:452026, c'est encore, entre guillemets,
13:46malheureusement, un millésime qui va être difficile pour l'Europe.
13:49Et vous évoquez, par ailleurs, les États-Unis.
13:50Où est-ce qu'on en est, finalement ?
13:51Là, il y a de la résilience.
13:52Là, effectivement, on peut parler de résilience.
13:54C'est une équipe qui est solide, qui est assez diversifiée.
13:56Certes, effectivement, qui s'appuie sur des...
13:58On va dire...
13:59Alors, tout le monde parle de la croissance en cas, etc.
14:00Comme si c'était une nouveauté, ça ne l'est pas.
14:02Non, c'est juste le plus fort qu'avant.
14:10Ce qui pose des problèmes, par ailleurs,
14:11mais une demande externe qui est adressée à la Chine,
14:13qui est juste absolument stellaire.
14:14Regardez, effectivement, le solde commercial chinois
14:17n'a jamais été aussi fort, effectivement,
14:18vis-à-vis du reste du monde.
14:19Donc, on a, finalement, aujourd'hui,
14:20des économies qui cherchent, finalement,
14:23différentes pattes sur lesquelles, effectivement, s'appuyer.
14:25Les États-Unis, c'est l'investissement.
14:26La Chine, c'est le commerce extérieur.
14:28L'Europe, finalement, on cherche.
14:29Et donc, c'est pour ça que, fondamentalement,
14:30je suis beaucoup plus partagé sur la question
14:32de la résilience européenne.
14:33Alors, oui, on a un peu de politique publique,
14:35on a un peu de politique budgétaire expansionniste
14:37pour les pays qui ont encore les moyens de le faire.
14:39L'Espagne, effectivement, c'est un peu l'exception.
14:42Ça avance plutôt bien, 0,6% de croissance au premier trimestre.
14:45Et on va tutoyer encore les 2% pour cette année
14:47en rythme annualisé.
14:48Mais globalement, c'est tout.
14:49Ça s'arrête là.
14:50Et donc, fondamentalement,
14:51la fragmentation de l'Europe sur la partie croissance
14:55constitue, pour moi, une zone de fragilité,
14:56on va dire, un peu structurelle.
14:57Et c'est pour ça que la résilience, globalement,
15:00si elle ne transite pas par une décision politique
15:02ou des décisions à l'échelle de l'Europe,
15:04on va, effectivement, continuer...
15:06Ah, ça se travaille.
15:07Oui, oui, ça se travaille, ça se renforce,
15:09ça se construit, ça se bâtit.
15:10Non, non, mais...
15:11C'est ce qu'en hitte, ça se décrète.
15:12C'est-à-dire qu'en gros, aux États-Unis,
15:13ils ont décrété, effectivement,
15:14qu'ils allaient prendre une trajectoire,
15:15la Chine, une autre trajectoire.
15:17En Europe, manifestement, on n'avance pas trop
15:19sur la capacité à protéger nos économies.
15:22Pas trop, j'ai dit.
15:23Oui, oui, oui, j'entends.
15:24Souvent, le rapport l'État et le rapport Draghi,
15:27la quantité, effectivement, de mesures implémentées,
15:29on avance, effectivement,
15:30mais ça ne va pas assez vite au regard
15:32de la multiplication des crises que l'on observe.
15:35Sur le plan énergétique,
15:36c'est l'ordre de grandeur que j'ai en tête,
15:38mais depuis la crise ukrainienne,
15:39on a quand même mis en place
15:44une capacité d'énergie,
15:46de production d'énergie renouvelable décarbonée
15:48en 3-4 ans,
15:50équivalente à ce qu'on avait fait,
15:51ce qu'on avait mis 10 ans à faire auparavant.
15:54Il y a quand même des bougées.
15:57Bien sûr, mais encore une fois,
15:58nécessité faisant loi,
15:59la crise énergétique ukrainienne
16:01est sans doute infiniment pire
16:04que celle que l'on traverse,
16:05puisque je rappelle qu'il y a une notion
16:06quand même fondamentalement différente.
16:08En 2022, on était rationné.
16:10En gros, non seulement,
16:12on pouvait disposer d'une quantité de monnaie.
16:15On a mis des usines à l'arrêt.
16:17On n'avait plus d'énergie, en fait.
16:18Et donc là, l'énergie est encore disponible,
16:20on la paie plus cher.
16:21Ce n'est pas du tout le même choc.
16:22Et in fine, effectivement,
16:24cette crise, encore une fois,
16:25où tout le monde se souvient des cours du gaz
16:28qui avaient littéralement explosé,
16:30ont de toutes les manières incité,
16:32voire même forcé les Européens
16:34à se mettre finalement en ordre de marche
16:36pour pouvoir répondre à cette urgence.
16:38Et c'est toujours comme ça que ça marche en Europe.
16:39On voit bien que c'est toujours face à des crises
16:42que l'on avance.
16:43Et c'est pour ça que je dis que la résilience,
16:45effectivement, je reprends votre...
16:46Ça se construit.
16:46Ça se travaille et ça se construit.
16:48On ne la travaille pas assez.
16:48Qu'est-ce que ça implique du point de vue
16:50des politiques monétaires,
16:52des banques centrales,
16:53d'une banque centrale comme la Banque Centrale Européenne ?
16:55Vous le disiez tout à l'heure, Fabien,
16:56on n'a plus de choc de demande.
16:58Les problèmes viennent toujours de l'offre
17:00et on est toujours surpris
17:01par les problèmes d'offres
17:02qu'on rencontre ces dernières années.
17:06En tout cas, ça prend souvent un peu
17:07les agents économiques de cours.
17:09Pour une banque centrale,
17:11comme la BCE,
17:12avec le formatage et la feuille de route,
17:15la mission qui lui a été fixée,
17:17qu'est-ce que ça implique
17:18en termes de réaction de politique monétaire ?
17:20De manière générale.
17:21Et puis, on en viendra au cas particulier,
17:23peut-être, du moment.
17:24Alors, c'est vrai qu'on a mentionné
17:26le faible niveau de la croissance européenne.
17:29C'est vrai que là,
17:30il faut faire la part des choses
17:31entre le constat cyclique
17:33et le constat structurel.
17:34C'est vrai que nous,
17:35on est d'avis dans notre équipe
17:38que la croissance potentielle de l'Europe,
17:40malheureusement,
17:41elle est assez faible.
17:41et c'est vrai que 0,5-0,9% de croissance,
17:46on n'est pas loin du niveau du potentiel.
17:49Et ça, c'est important
17:50parce que la politique monétaire,
17:52elle, doit principalement réagir
17:53aux évolutions cycliques.
17:55Et on entend de temps en temps
17:57des appels à une politique monétaire
17:59un peu plus accommodante
18:01pour essayer de soutenir
18:02ce niveau de croissance européenne
18:03qui ne fait pas le figure
18:04comparé aux Américains.
18:06Malheureusement,
18:07si le potentiel est bas,
18:09baisser les taux
18:10pour essayer de le soutenir,
18:11ça ne fera que créer de l'inflation.
18:12Et l'inflation en ce moment
18:14en zone euro,
18:15malheureusement,
18:15elle est au-dessus de sa cible.
18:18Alors certes,
18:19il y a l'effet du pétrole,
18:19mais même,
18:20ça l'a fait plusieurs années
18:21que l'inflation sous-jacent,
18:22c'est au-dessus de sa cible.
18:23Et si on regarde
18:24sur très longue période,
18:25la Banque centrale
18:26a plutôt bien rempli son mandat.
18:29Il n'y a pas vraiment
18:29de surprise de ce côté-là.
18:31Donc si on veut améliorer
18:32la croissance européenne,
18:33malheureusement,
18:33ce n'est pas trop du côté
18:34de la BCE qu'il faut aller chercher.
18:35Il faut faire des réformes structurelles.
18:37Il faut soutenir
18:37la croissance de la productivité.
18:39C'est le rapport l'État,
18:39le rapport Draghi,
18:40effectivement.
18:41Peut-être d'autres mesures.
18:43Alors là,
18:43on va commencer
18:44à aller un peu trop loin
18:45pour ce débat-là.
18:46Mais du point de vue
18:47de la BCE,
18:48malheureusement,
18:48elle ne peut pas réagir
18:49à cette faiblesse
18:50un peu structurelle
18:50de la croissance.
18:52Elle, il faut qu'elle réagisse
18:53au cycle.
18:53Et en ce moment,
18:54ce qu'on a,
18:54c'est effectivement
18:55un choc d'offres,
18:56un choc qui est plus inflationniste
18:57que récessionniste.
18:59Et ça pointe
19:00à une demande
19:01pour des taux plus élevés.
19:03Alors, dans quelle mesure ?
19:04Eh bien, ça dépendra
19:05de l'ampleur,
19:06de la durée du choc.
19:07Pour l'instant,
19:09le marché anticipe
19:11très largement
19:11une première hausse
19:12à la réunion de juin.
19:13Et bon,
19:14les derniers commentaires
19:15des membres de la BCE
19:17peut-être quand même
19:17pointent largement
19:18en ce sens.
19:20La hausse de taux de juin,
19:22elle va être accompagnée
19:23de quel type de discours,
19:24selon vous, Fabien ?
19:26Il y a toujours le choix.
19:27On peut avoir un discours
19:28toujours très agressif
19:30pour signaler
19:30que la hausse de taux
19:31ne sera peut-être pas isolée,
19:33qu'il y a une vraie probabilité
19:33que ce ne soit pas
19:34une hausse de taux isolée.
19:35Ou au contraire,
19:36avoir un discours
19:38un peu plus nuancé
19:40pour signaler
19:42qu'après une hausse de taux,
19:44il n'y a pas forcément
19:45de série à suivre derrière.
19:47Alors, je pense qu'effectivement,
19:49la BCE,
19:50comme tous les investisseurs,
19:51est malheureusement
19:51à la merci
19:52des articles d'Axios.
19:56Donc, malheureusement,
19:57elle va devoir rester
19:59très prudente
20:00parce que si on est parti
20:01pour un choc
20:02qui va durer plusieurs mois,
20:03ce n'est pas du tout
20:03la même histoire
20:04que si le D3 se rouvre
20:05très rapidement
20:06dans les semaines,
20:07voire les jours à venir.
20:09Donc, elle va rester
20:09très prudente
20:10dans son message,
20:11mais en disant clairement
20:13que tout est possible
20:15et il n'y a pas de raison
20:17d'avoir un billet
20:18dans un sens
20:19ou dans l'autre.
20:20Bon, Nathalie,
20:21pourquoi la BCE
20:21a toujours tort ?
20:22Quoi qu'elle fasse ?
20:23Mais non, mais quoi qu'elle fasse,
20:25quoi qu'elle fasse,
20:26on lui dira
20:27que ce n'était pas
20:28ce qu'il fallait faire.
20:28Enfin, on entend
20:29cette petite musique
20:30fréquemment,
20:31c'est ce que je veux dire.
20:32Oui, sans doute
20:33trop fréquemment
20:33parce que ça vient
20:34d'être souligné.
20:35La BCE a finalement
20:36fait plutôt
20:37un bon travail
20:38dans ce qui est
20:39son objectif.
20:40C'est bien de le dire.
20:41Ce qui est intéressant
20:43à propos de la réunion
20:44de juin,
20:45c'est que
20:47la semaine dernière,
20:48Isabelle Schnabel,
20:49non,
20:50Christine Lagarde
20:50la semaine dernière
20:51et en début de semaine
20:52Isabelle Schnabel
20:53ont dit toutes les deux
20:54que même si ça s'arrange
20:55dans le golfe,
20:56on va monter en juin.
20:56Oui, celle de juin
20:57elle est décryptante.
20:58En décryptant.
20:59C'est quand même
21:00assez étonnant
21:01de leur part.
21:02Après,
21:03la BCE,
21:04elle ne se précipite pas
21:05pour monter les taux
21:07mais Philippe Lein
21:08a fait un discours
21:09il y a une quinzaine
21:10de jours
21:10et il y avait un schéma
21:12dans son discours
21:12alors un schéma
21:13d'économiste
21:15pour expliquer finalement
21:17et très très bien
21:18donc un choc
21:19sur le prix de l'énergie
21:20ça a des effets directs
21:22sur l'inflation totale
21:23ça a des effets indirects
21:25sur le prix des transports
21:26par exemple
21:27sur le coût
21:27des matières plastiques
21:28mais ces effets indirects
21:30ne doivent pas être confondus
21:32avec les effets
21:32de second tour
21:33et c'est bien
21:34dans la deuxième partie
21:35du schéma
21:35que la BCE
21:36ne veut pas basculer
21:38et donc les effets
21:38de second tour
21:39ce sont les salaires
21:40et les anticipations
21:41inflationnistes
21:42donc dans la fonction
21:43de réaction de la BCE
21:44une hausse du cœur
21:44inflationniste
21:45ne suffit pas
21:46à dire que les effets
21:47de boucle
21:48de second tour
21:48se sont mis en place
21:49absolument
21:50et pour le moment
21:51si on regarde
21:52ce que suit la BCE
21:53en matière
21:54d'évolution des salaires
21:56qui ne sont pas
21:56des indicateurs parfaits
21:59ce qui ressort
22:01de ces divers éléments
22:02ces diverses enquêtes
22:03auprès d'entreprise
22:03sont plutôt rassurants
22:05du point de vue
22:05de la BCE
22:06mais elle veut
22:06si j'ose dire
22:08enfoncer
22:08le clou
22:09on ne va pas
22:10laisser dériver
22:10l'inflation
22:10et ce rapport
22:12de force
22:12sur le marché
22:13du travail
22:14effectivement
22:14il s'est quand même
22:15un peu rééquilibré
22:17c'est ce qui permet
22:18d'anticiper
22:21pour certains économistes
22:22qu'il n'y aura pas
22:22de boucle prix salaire
22:24ou de risque
22:25d'enclenchement
22:26de boucle prix salaire
22:27cette fois-ci
22:28contrairement
22:28aux épisodes précédents
22:29rééquilibré
22:30sur la zone euro
22:31le taux de chômage
22:32reste bas
22:33effectivement
22:34dans certains pays
22:34il est en train
22:35un petit peu
22:35de remonter
22:36donc oui
22:37il y a probablement
22:37un marché du travail
22:38qui est moins tendu
22:40que lors du précédent
22:41choc d'offres
22:42qui avait accentué
22:44ces effets
22:45et qui a ressemblé
22:46malgré tout
22:47à des effets
22:48de second tour
22:49donc c'est quelque chose
22:50que la BCE
22:51va continuer à surveiller
22:53après elle est
22:55comme tout le monde
22:56confrontée au marché
22:57aux anticipations
22:58de marché
23:00et là aussi
23:01il y a
23:02les banques centrales
23:03de mon enfance
23:04s'échignaient
23:05à surprendre le marché
23:07les banques centrales
23:09modernes
23:09depuis Greenspan
23:10à peu près
23:11ont exactement
23:12le contraire
23:13par ajouter
23:14de l'incertitude
23:14à l'incertitude
23:15et alors qu'on reste bien
23:16indépendante
23:17du pouvoir politique
23:18malgré tous les efforts
23:19qui peuvent être faits
23:20mais peut-être
23:21un petit peu moins
23:23indépendante
23:23des marchés
23:24oui alors
23:25intéressant de parler
23:26du sujet de l'indépendance
23:27parce qu'on voit
23:28régulièrement la BCE
23:29qui ne se prive pas
23:30de délivrer un certain
23:32nombre de messages
23:32aussi aux décideurs
23:34budgétaires
23:35en l'occurrence
23:35en leur disant
23:36attention
23:36si la réponse budgétaire
23:38est trop forte
23:39alors Covid
23:40crise ukrainienne
23:42on a vu des réponses
23:43budgétaires quand même
23:43très très importantes
23:44et donc le discours
23:45revient tout de suite
23:46à travers une nouvelle crise
23:47un choc d'offres
23:48comme celui de l'Iran
23:49et du Golfe
23:50attention
23:50si la réponse budgétaire
23:52est trop forte
23:53moi banque centrale européenne
23:54je serais obligé
23:55d'être d'autant plus
23:56vigilante
23:57et d'autant plus
23:58restrictive
23:59qu'est-ce qu'on peut dire
24:00de la réponse budgétaire
24:01des états à ce stade
24:02je comprends que c'est quand même
24:03une fraction
24:04ou une portion infime
24:05de ce qu'on a pu voir
24:07en 2022
24:07et en 2020
24:09et si tel est le cas
24:10est-ce que ça veut dire
24:11que la BCE
24:12pourrait se montrer
24:13finalement
24:13beaucoup plus souple
24:16en délivrant
24:16moins de hausses de taux
24:17que ce que le marché
24:18anticipe
24:19aujourd'hui
24:20Mabrouk
24:21le sujet de la politique budgétaire
24:23la dominance fiscale
24:24etc
24:24il est essentiel
24:25puisque si on avait
24:26effectivement une réponse
24:27du même acabit
24:28en quelque sorte
24:29que 2022
24:30ne prenons que ce sujet
24:32puisque Covid
24:32c'est là encore
24:33une situation
24:33tout à fait exceptionnelle
24:35on a bien vu
24:36que cette réponse budgétaire
24:37alimentait une inflation
24:38qui était déjà
24:39entre guillemets
24:40en augmentation
24:40et on comprend par ailleurs
24:42que l'inflation
24:42je suis désolé de le dire
24:43pour les monétaristes
24:44effectivement encore perdus
24:45qui sont perdus
24:46finalement dans ce cause
24:47l'inflation n'est pas
24:48d'origine monétaire
24:49elle est d'origine budgétaire
24:50pour le voyer au monde
24:51c'est comme ça
24:51l'empirique le prouve
24:52quasiment quotidiennement
24:54vous faites de la relance budgétaire
24:55vous avez de l'inflation
24:56vous faites de la relance monétaire
24:57il n'y a pas d'inflation
24:57on l'a vu effectivement
24:58les kiwis
24:59tout ce que vous voulez
24:59n'ont pas déclenché
25:01une inflation
25:02entre guillemets
25:03hors de contrôle
25:03en revanche
25:04les politiques de relance budgétaire
25:05ou de soutien budgétaire
25:06à l'économie
25:06ça effectivement
25:07ça peut le provoquer
25:08et donc
25:08la banque centrale
25:09dans ce contexte là
25:10a tout à fait légitime
25:11pour dire
25:12si jamais vous allez trop loin
25:13dans le soutien à l'économie
25:15nous allons devoir intervenir
25:16pour justement
25:17calmer le cycle
25:18le but d'une banque centrale
25:20c'est pas de tuer un cycle
25:20c'est de le lisser
25:21effectivement
25:21donc quand ça monte trop fort
25:22on le ramène effectivement
25:24vers quelque chose
25:25qui ressemble à
25:26c'est normal que la BCE
25:27ait cette discussion
25:28et cette conversation
25:29ouverte
25:30avec les gens
25:32c'est dans son mandat
25:33c'est la stabilité des prix
25:34donc c'est dans son mandat
25:35en revanche
25:35la situation actuelle
25:37pour moi
25:37appelle à un peu plus
25:38de
25:38entre guillemets
25:39de circonspection
25:40puisque
25:40on a quelque part
25:42pour le meeting de juin
25:43finalement
25:44allez peut-être un point
25:45ou deux d'inflation
25:46on va avoir effectivement
25:46quelque chose
25:47qui va se manifester
25:48et encore
25:49pas grand chose
25:49sur le sous-jacent
25:50alors fonder une décision
25:51de politique monétaire
25:52sur des observations
25:52entre guillemets
25:53sur un point
25:53qui ne constitue pas une tendance
25:54pour moi ça me paraît
25:55quand même un petit peu délirant
25:57Madame Schnabel
25:57effectivement
25:58qui continue finalement
25:59avec ses sorties
26:00on va dire
26:01on est coutumier
26:01donc elle fait partie
26:02effectivement
26:03c'est la reine des faucons
26:04en quelque sorte
26:04c'est son rôle
26:05oui
26:05ah oui mais bon
26:06Demingos est plus mesuré
26:07Madame Lagarde est plus mesuré
26:08également
26:09donc ils sont plusieurs
26:10et Monsieur Lein aussi
26:11est plus mesuré dans ses propos
26:12donc je pense qu'effectivement
26:13la BCE a le temps
26:14ça ne sert à rien
26:15finalement d'aller se précipiter
26:16à la remonter des taux
26:17finalement pour dire
26:18on va combattre une inflation
26:19qui possiblement
26:20finalement ne se manifestera pas
26:21notamment sur la partie sous-jacente
26:23et c'est là le plus important
26:24puisque le headline
26:25la partie inflation totale
26:26on ne peut pas faire grand chose
26:27effectivement
26:28on subit les prix d'énergie
26:29la partie sous-jacente
26:30finalement
26:30si le cycle ralentit beaucoup trop
26:32ben finalement
26:33cette inflation va peut-être
26:34elle ne pas
26:35ne pas se manifester
26:36et c'est ça en fait le sujet
26:37toute la question est de savoir
26:38rajouter une couche de restrictions
26:39sur une économie
26:40qui est déjà contrainte
26:41par la partie énergétique
26:43le pouvoir d'achat des ménages
26:45effectivement est contraint
26:46lui aussi
26:46et donc cette demande est contrainte
26:48on va voir effectivement
26:49de quelle manière
26:49cette inflation sous-jacente réagit
26:50nous on est vraiment
26:51pour l'idée
26:52qu'il y a le temps
26:53il n'y a pas besoin de réagir
26:55et finalement
26:55faire une hausse de taux
26:56maintenant
26:57pour se dire
26:58ben on arrête
26:59ça aurait servi strictement à rien
27:01donc deux hausses de taux
27:02je ne vois pas
27:02ce que ça changera
27:04ça envoie un message
27:05ça envoie un signal
27:06et sans ce signal
27:08peut-être que les choses
27:09les choses dérapent
27:10le marché a fait le travail
27:11finalement
27:12a déjà contraint
27:13les conditions financières
27:15on voit bien que
27:16les taux d'intérêt
27:16finalement sur la partie courte
27:17et sur la partie longue
27:18de la courbe
27:19sont déjà progressés
27:20finalement de 5.0
27:20c'est bien de garder le contrôle
27:21du travail que le marché
27:22peut faire aussi
27:23dans ce genre de situation
27:24la banque centrale
27:25entre guillemets
27:26elle continue avec
27:27simplement le discours
27:28ça suffit
27:29aujourd'hui on est
27:30dans une posture
27:31où le stance
27:32de politique monétaire
27:33suffit largement
27:34alors c'est vrai que
27:34cette vision est hors consensus
27:36complètement
27:36puisque bon
27:37effectivement
27:37madame Schnabel
27:38a bien précisé
27:39que la hausse était imminente
27:40alors imminente
27:41on entend ce qu'on veut
27:42dans imminente
27:42mais bon du coup
27:43effectivement janvier
27:44ou juillet
27:45qu'est-ce que ça change
27:45pas grand chose
27:46fondamentalement
27:47mais ça envoie un signal
27:47au marché que
27:49pardon juin ou janvier
27:51juillet
27:51juillet septembre
27:52c'est la chaleur
27:54on est tout cela
27:55donc du coup voilà
27:56donc nous on se dit
27:57fondamentalement
27:57encore une fois
27:58il n'y a pas de raison
27:58de se préciser
27:59si la BCE a les arguments
28:01et que le conseil
28:02en est d'accord
28:03pour monter les taux
28:04en juin
28:04peut-être une seconde fois
28:06en septembre
28:06je ne sais pas d'ailleurs
28:07ce que vous signalez
28:08dans les scénarios
28:09de Société Générale CIB
28:10que vous avez sur le sujet
28:11Fabien
28:11est-ce qu'on a une BCE
28:13qui est capable aussi
28:14de rebaisser assez vite
28:15les taux
28:16s'il le faut
28:17de 50 points de base
28:18en 2027
28:19au moment où
28:20il faudrait peut-être le faire
28:21alors notre scénario
28:23c'est effectivement
28:24une première hausse en juin
28:25et une deuxième en septembre
28:26effectivement
28:27comme on l'a dit
28:28alors ce n'est pas
28:29que ça ne sert à rien
28:29mais de hausse
28:30ce n'est pas un cycle
28:31de hausse de taux
28:32on ne parle pas
28:33de revenir
28:34au point haut
28:35de 2023
28:36là il s'agit pour nous
28:37de revenir
28:39d'aller en haut
28:40de la zone
28:42la fourchette du taux neutre
28:43voilà
28:43il s'agit plus
28:44comme vous l'avez dit
28:45d'envoyer un message
28:46on n'est pas encore
28:47dans l'idée
28:48qu'il faut vraiment
28:50restreindre la politique monétaire
28:52qu'il faut peser
28:53sur l'activité
28:54pour comprimer
28:55les entreprises
28:56donc à 250 de taux directeurs
28:57on ne pourra pas affirmer
28:59qu'on est en zone
29:00de restrictions monétaires
29:01il y aura un débat
29:02il y aura débat
29:03il y en a qui
29:04le désirent
29:04c'est là où les problèmes
29:06commencent
29:06j'ai envie de dire
29:07c'est ça le problème
29:07c'est que ça a été
29:08parfaitement souligné par Fabien
29:10on a un potentiel
29:10qui est faible
29:11on a un cycle
29:12qui est faible
29:13et on va rajouter
29:13une restriction
29:14même si on est sur
29:15la fourchette haute
29:15du taux neutre
29:16sur un truc
29:17qui est déjà faible
29:19c'est ce qu'on appelle
29:19un contre son camp
29:20après les erreurs
29:21de politique monétaire
29:22on est coutumé en Europe
29:23je dis
29:23elle a toujours tort
29:24de toute façon
29:25elle monte les taux
29:26elle a tort
29:26elle ne les monte pas
29:27peut-être qu'elle aura tort
29:28dans un endroit
29:30peut-être qu'elle aura tort
29:31donc c'est même pas
29:32elle aura tort
29:32le cycle est faible
29:33en France
29:34et en Allemagne
29:35mais on a l'autre moitié
29:37de la zone euro
29:37qui se porte bien
29:38l'Italie c'est pas génial
29:39le problème c'est que l'Italie
29:41son potentiel de croissance
29:42vu sa situation démographique
29:44est encore plus faible
29:45que le nôtre
29:45mais en relatif
29:46ils ont un taux de chômage
29:47qui est historiquement bas
29:49c'est difficile de dire
29:50que l'Italie a en ce moment
29:51un problème de demandes insuffisantes
29:56donc la banque centrale
29:57elle doit
29:57voilà
29:57malheureusement
29:58nous on a tendance
29:59à se focaliser
30:00sur la France et l'Allemagne
30:01parce que c'est les deux grands pays
30:02il faut éliminer ces biais là
30:03mais au total
30:04la zone euro
30:04bon voilà
30:05encore une fois
30:06on a un faible potentiel
30:07et on regarde ce faible potentiel
30:09la situation est loin
30:10d'être si mauvaise que ça
30:11on a un taux de chômage
30:12historiquement bas
30:12en zone euro
30:13c'est difficile de dire
30:15qu'il faut absolument relancer
30:16relancer la demande
30:17et si la BCE
30:18donc on parle d'ajustement
30:19pas de cycle de resserrement
30:21si la BCE est capable
30:21de mener cet ajustement
30:24dans un sens
30:24est-ce qu'elle est capable
30:25de le refaire
30:26dans l'autre sens
30:27si nécessaire
30:28en 2027
30:29est-ce qu'il y a une symétrie
30:30par rapport à
30:31elle devrait
30:32elle devrait bien entendu
30:33oui d'accord
30:33mais effectivement
30:34c'est ce qu'on fait
30:35sur Madame Schnabel
30:37tout dépendra
30:38de l'évolution
30:38comme ils le disent
30:39c'est réunion par réunion
30:41alors l'inflation
30:43l'inflation totale
30:44devrait baisser
30:45si les prêts du pétrole
30:46se normalisent
30:47comme tout le monde l'espère
30:48mais on regardera
30:50l'inflation sous-jacente
30:51ça fait des années
30:52qu'elle est au-dessus de 2%
30:53si elle a du mal
30:55à descendre
30:55en dessous de 2%
30:56ça sera compliqué
30:57de justifier des baisses de taux
30:58Nathalie
30:59si vous voulez rester sur la BCE
31:00mais sinon je voulais bien
31:01qu'on disait un mot de
31:02deux secondes
31:03Kevin
31:04allez-y Nathalie
31:05mais bien sûr
31:06parce qu'il nous reste six minutes
31:07avant de passer à Kevin
31:10le dilemme de la BCE
31:11est finalement rencontré
31:12par beaucoup de banques centrales
31:14et pas seulement
31:14dans les économies développées
31:15on constate qu'en Asie émergente
31:17par exemple
31:18les banques centrales
31:19typiquement les banques centrales
31:20des pays émergents
31:21normalement on regarde
31:22à travers
31:22comme on traduit
31:24mal de l'anglais
31:25un choc d'offres
31:27comme on l'a dit
31:28relativement
31:29relativement limité
31:30ce n'est pas le cas
31:31on a déjà la banque des Philippines
31:32qui a remonté ses taux d'intérêt
31:34la banque d'Indonésie
31:35si je ne me trompe pas
31:36aujourd'hui la banque de Corée
31:37a passé son tour
31:38en disant qu'elle allait le faire
31:39donc oui les marchés
31:41font leur travail
31:41mais les taux réels existent aussi
31:43avec une inflation qui monte
31:45le taux réel
31:46le taux réel baisse
31:47donc ce n'est pas
31:48totalement aberrant
31:49pour les banques centrales
31:50de réagir
31:52alors Kevin
31:53et Kevin
31:53alors qu'est-ce qu'on
31:55non mais
31:55l'entrée en matière
31:57j'imagine
31:57c'est ce que je dis
31:58par rapport à la stratégie
32:01qu'il avait peut-être en tête
32:02en fin d'année dernière
32:03effectivement
32:04la feuille de route
32:05est un peu
32:06un peu
32:06un peu bousculée
32:11convaincre
32:11ses collègues
32:12qu'il ne faut pas monter les taux
32:14ce sera déjà une victoire
32:15pour Kevin Warch
32:16à l'occasion du prochain meeting
32:18et des suivants
32:19j'entends
32:19parce qu'il n'y a pas
32:20de hausse de taux de la fête
32:21il n'y a pas de conversation
32:23sur une hausse de taux de la fête
32:24pour le mois de juin
32:25dès le mois de juin
32:25en tout cas
32:26normalement non
32:26mais ce qui est le plus frappant
32:29c'est que Christopher Waller
32:31qui était au sein du comité
32:33partisan de baisser les taux
32:34parce qu'il s'inquiétait
32:35de l'emploi
32:36à l'époque où il était candidat
32:38à la succession de Jérôme Powell
32:39oui mais ces discours
32:41avaient du sens
32:42en tout cas
32:42il y a une cohérence économique
32:44on est d'accord
32:45dans les prises de propos
32:47les prises de paroles
32:48de Christopher Waller
32:50il a donc manifestement changé d'avis
32:51je crois qu'il doit s'exprimer demain
32:52donc on verra
32:53s'il continue
32:53dans cette tendance
32:56ou s'il corrige ses propos
32:57mais
32:58si bien que ça fait
33:00un allié
33:00entre guillemets
33:01de moins
33:01pour M. Warch
33:03au sein du comité
33:05donc comité très divisé
33:06et Powell reste
33:07voilà Powell reste
33:09Maïran est parti
33:10comme prévu
33:11si j'ose dire
33:11donc la situation
33:12c'est pas l'équilibre
33:14compliqué
33:15le petit nouveau
33:16va avoir du mal
33:17à se faire des amis
33:18tout de suite
33:20mais ça va être
33:20évidemment
33:21son premier discours
33:22sera très suivi
33:23on sait
33:24ça a été rappelé
33:25que les premiers mois
33:27d'une présidence
33:28c'est toujours compliqué
33:29pour parler au marché
33:30pour que le marché
33:31comprenne
33:32donc on va voir
33:33ce que va nous réserver
33:35donc son premier discours
33:36d'ailleurs
33:37comme pour la BCE
33:39on aura droit
33:40au nouveau jeu
33:41de prévision
33:41à cette occasion
33:43là aussi
33:44beaucoup d'informations
33:45et sans doute
33:46pas mal d'agitation
33:48du côté des marchés
33:49obligataires
33:50bon
33:50même s'il a quand même
33:51l'expérience
33:52de la chose monétaire
33:54il a déjà eu
33:55un passé de gouverneur
33:572006-2011
33:58je crois
33:59pendant la crise
34:00il a conseillé
34:01des institutions centrales
34:02il a quand même
34:03écrit des papiers
34:04enfin voilà
34:04il n'est pas novice
34:05en matière
34:06y compris
34:07de communication
34:08mais il va falloir
34:09trouver le ton
34:09s'adapter
34:10et le marché
34:11va devoir
34:11c'est pas un exercice
34:12facile
34:12de s'adresser
34:13au marché
34:13et encore une fois
34:14la priorité
34:15pour le moment
34:16c'est d'encadrer
34:17un peu
34:17les anticipations
34:18de marché
34:19c'est ça
34:19le principal enjeu
34:21et bien sûr
34:23parvenir
34:23et c'est là aussi
34:24finalement un point
34:25très important
34:25pour la BCE
34:26à tirer un consensus
34:27finalement
34:27de ce FOMC
34:29qui est aujourd'hui
34:31beaucoup plus divisé
34:32qu'il ne l'a été
34:32au cours de ces dernières années
34:34donc ça va être là
34:35finalement
34:35le travail
34:36que va devoir accomplir
34:37le nouveau gouverneur
34:38de la réserve fédérale
34:39monsieur Kevin Warch
34:40trouver le consensus
34:42savoir parler au marché
34:43encadrer les anticipations
34:44dans un monde
34:45où tout est
34:46de plus en plus volatile
34:47et puis en plus
34:48la volatilité déclenchée
34:49par celui qui l'a nommé
34:50donc ça c'est encore
34:51un autre débat
34:52mais clairement
34:53il arrive dans une situation
34:54qui est vraiment compliquée
34:55une inflation
34:56un coût de la vie
34:57toutes ces thématiques là
34:58finalement aux Etats-Unis
34:58qui sont toujours
35:00finalement sur le devant
35:00de la Seine
35:01qui justifierait
35:02des hausses de taux
35:02de la Fed
35:02qui en tout cas
35:04le cycle économique américain
35:05est légèrement au-dessus
35:07de son potentiel
35:08d'une part
35:09en tout cas
35:09ce qu'on attend
35:10de la croissance cyclique
35:11américaine pour cette année
35:11et globalement
35:12quand on est finalement
35:13dans cette situation
35:14avec des pressions inflationnistes
35:16et surtout une transmission
35:17en fait
35:17de cette inflation
35:19totale
35:19vers l'inflation sous-jacente
35:20qui est beaucoup plus élevée
35:21finalement aux Etats-Unis
35:22beaucoup plus rapide
35:23effectivement
35:23il y a peut-être
35:24finalement l'idée
35:25d'avoir une approche
35:26un peu plus préventive
35:27aux Etats-Unis
35:27encore plus justifiée
35:29qu'elle ne l'est en Europe
35:29on a l'impression
35:30que le marché anticipe
35:31alors c'est vrai
35:32le marché anticipe
35:32moins de hausses de taux
35:33de la Fed
35:34que de hausses de taux
35:34de la Banque Centrale Européenne
35:35mais il faut se souvenir
35:36qu'en début d'année
35:37alors que le débat
35:38côté BCE
35:39était déjà ouvert
35:40sur le prochain mouvement
35:41sera-t-il une hausse
35:42ou encore une dernière baisse
35:44du côté de la Fed
35:45on attendait
35:46enfin le marché attendait
35:47ouais
35:47et une fin de normalisation
35:49du réglage de politique monétaire
35:50avec deux baisses
35:52possibles encore
35:53deux baisses possibles
35:53donc on a effacé ces deux baisses
35:55pour commencer à inscrire
35:58une hausse quasiment pleine
35:59maintenant
36:00dans les prochains trimestres
36:01ouais
36:01en 2027
36:02mais il faut bien regarder
36:03c'est quand vous décomposez
36:04en fait la trajectoire
36:05des taux d'intérêt réels
36:06qui remontent aux Etats-Unis
36:07et ça c'est hyper important
36:08pourquoi elle remonte
36:09parce que le cycle en fait
36:10n'est pas en train de s'affaisser
36:11comme en Europe
36:12et c'est ça en fait
36:13la grande différence
36:14entre l'Europe et les Etats-Unis
36:15vous parliez effectivement
36:16Nathalie à juste titre
36:16des projections de la BCE
36:18qui vont être publiées
36:19au mois de juin
36:20lors du comité de politique monétaire
36:21la BCE va devoir justifier
36:23a priori
36:24de remonter les taux
36:25dans un contexte
36:25où on revoit la croissance en baisse
36:27bon là aussi franchement
36:29bonjour les exercices d'équilibriste
36:30ça va être compliqué
36:31donc c'est pour ça que je dis
36:32il y a le temps
36:33sa mission c'est l'inflation
36:35désolé
36:35dans ce cas-là
36:36non mais désolé
36:37je prends
36:37dans ce cas-là
36:38je ne vais pas publier
36:39des projections de croissance
36:39non mais je veux dire
36:40en gros
36:41c'est compliqué finalement
36:42de défendre ce point de vue
36:43me semble-t-il
36:46la situation américaine
36:48justifierait
36:49des hausses de taux
36:49de la réserve fédérale américaine
36:51aujourd'hui
36:51qu'est-ce que vous en dites
36:52chez Société Générale CIB
36:53Fabien ?
36:54Alors nous on ne voit pas
36:56de hausse de taux
36:57mais c'est vrai
36:57qu'on voit une économie américaine
36:59comme tout le monde
36:59assez résiliente
37:00et on parle beaucoup
37:01de choc d'offres
37:02on peut aussi parler
37:03d'un choc de demande
37:04sur l'IA
37:04venant de l'IA
37:05avec des dépenses d'investissement
37:06dans le secteur
37:07en très forte hausse
37:09donc c'est vrai
37:10que la balance est compliquée
37:12pour le nouveau patron de la Fed
37:14on l'attend peut-être
37:15autant au tournant
37:16sur ses décisions
37:17que sur sa manière de procéder
37:18vous avez dit
37:19qu'il y aurait des nouvelles
37:19prévisions économiques
37:20et bien Kevin Warch
37:21n'est pas fan
37:22de ses prévisions
37:23donc combien de temps
37:24va-t-il les conserver
37:26il a la main
37:26sur ce genre de décisions
37:28qui sont du domaine
37:31de la communication
37:32de la réserve fédérale américaine
37:34là il peut décider
37:35en tant que président
37:36de la Fed
37:36certaines choses
37:37alors le processus
37:39de décision en lui-même
37:40j'avoue que je ne suis pas
37:41très au fait de savoir
37:42mais par contre
37:42j'ai tendance à penser
37:43que ses collègues
37:44lui laisseraient quand même
37:45un peu la main
37:45sur ces questions
37:46qui sont un peu plus
37:47de l'ordre d'organisationnel
37:50que monétaire
37:51bon
37:51et puis on parle
37:52de quels sont
37:53les bons indicateurs
37:54d'inflation à suivre
37:55à mettre en avant
37:56etc
37:56il y a toute une batterie
37:58d'indicateurs d'inflation
37:59mais c'est vrai que
37:59le corps PCE
38:00qui a été publié aujourd'hui
38:01est historiquement
38:02l'indice qui est privilégié
38:03par la réserve fédérale américaine
38:04même si elle ne se prive pas
38:06j'imagine de regarder
38:07l'ensemble des indicateurs
38:09des projections médianes
38:10le fameux dot plot
38:11qui est apparemment détesté
38:13par Kevin Warch
38:13mais qui n'a pas toujours existé
38:14dans l'histoire de la Fed
38:15il a été mis en place
38:16oui oui
38:17donc apparemment
38:18s'il y a une première victime
38:20ce serait celle-ci
38:21une projection
38:22d'activité
38:23mais les critiques
38:24ont été récurrentes
38:25vis-à-vis de ce dot
38:26y compris en interne
38:27à la Fed
38:27quand Janet Yellen
38:28rappelait en permanence
38:29que ce n'était pas
38:29une projection
38:30que ce n'était pas une
38:31il ne fallait pas le prendre
38:32oui c'est ça
38:33comme une guidance
38:34c'est pas une guidance
38:36merci à vous trois
38:37d'avoir été invités
38:37de Planète Marché
38:38ce soir spécial macro
38:39avec Nathalie Benathia
38:40macroéconomiste
38:41chez BNP Paris-Bahem
38:42Fabien Bossy
38:43chef économiste France
38:44de Société Générale CIB
38:45et Mabrouk Chetouane
38:46le responsable
38:46de la stratégie de marché
38:47de NatixiCM
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