- il y a 2 jours
Vendredi 3 juillet 2026, retrouvez Gilles Etcheberrigaray (Cofondateur, président et directeur des investissements, Elkano Asset management), Pierre Bismuth (Directeur Général et Responsable des Gestions, Myria AM) et Véronique Riches-Flores (Présidente, RF Research) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:09Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter
00:12les mouvements de la planète marché. Véronique
00:13Richefleurès est à nos côtés, économiste
00:16indépendante et présidente de RF Research.
00:18Vous êtes également cofondatrice de Calais 360.
00:20Bonsoir Véronique.
00:21Bonsoir Gré. Bienvenue, merci d'être avec nous.
00:23Merci à Pierre Bismuth d'être avec nous également ce soir.
00:26Directeur général et responsable des gestions
00:27de Myria Asset Management. Bonsoir Pierre.
00:30Bonsoir Grégoire. Et Gilles Etchéberi-Garay
00:31est également en notre compagnie, le président
00:33et directeur des investissements d'Elcano Asset
00:35Management. Bonsoir Gilles. Bonsoir Grégoire.
00:38Véronique, je reprends votre
00:40traditionnelle humeur du vendredi
00:42consacrée à
00:43l'été européen des marchés
00:46boursiers. Il y a
00:47quand même un point d'interrogation, si je ne dis pas de bêtises.
00:50Ah je me suis dit. Vous avez hésité à le mettre.
00:52J'ai enlevé, j'ai enlevé.
00:54Est-ce que c'est quand même
00:56à l'aune de l'analyse
00:57que vous avez formulée il y a déjà quelques semaines
00:59il y a quand même un certain nombre d'arguments
01:02qui peuvent plaider pour
01:03un été boursier ensoleillé
01:06j'allais dire en Europe.
01:07Qu'est-ce qui vous amène à cette conclusion
01:09à cette analyse Véronique ?
01:11Alors, pas les performances
01:14économiques. Ça
01:15paraît en tout cas pour l'instant assez évident.
01:19Il y a d'abord
01:19une partie internationale et vous l'avez
01:21mentionné en introduction ce qui se passe sur le marché
01:23américain qui est assez déplaisant pour les
01:25investisseurs avec cette concentration
01:30sur la tech, sur l'IA, ces mouvements intempestifs, la rotation extrême
01:35des différents secteurs, y compris à l'intérieur de la tech, en fonction du
01:39semi-conducteur, etc.
01:42Et on sent quand même
01:43là un mouvement qui arrive
01:45dans la gadoue. On ne sait pas trop
01:47comment ça va se terminer, mais
01:49qui est plutôt source de risque et en tout cas
01:51d'un confort des investisseurs que d'autre chose.
01:54Avec une réserve fédérale américaine
01:56qui,
01:57je serais venue il y a trois jours ou il y a cinq jours
02:00où je vous aurais dit, s'apprête à remonter
02:01les taux d'intérêt. Bon, après
02:04le rapport sur l'emploi
02:05est en train, et Sintra est quand même en train de chercher le moindre indice
02:09pour rétro-pédaler,
02:11ce qu'on peut dire,
02:13j'ai l'impression, c'est que
02:15je ne sais pas ce qu'il fera,
02:16in fine, mais
02:18si la Fed rétro-pédale et ne remonte pas
02:21ses taux directeurs,
02:23in fine, la partie longue de la courbe des taux
02:25va à nouveau probablement revenir
02:27sous d'intenses tension. Et donc
02:28voilà, ce n'est pas bon
02:31dans un sens comme dans l'autre, avec
02:33des investisseurs qui cherchent un petit peu
02:35la sécurité. La sécurité,
02:37la diversité, ils sont tous
02:39et on est tous obligés d'être
02:40exposés à la technologie aujourd'hui,
02:42mais voilà, on cherche
02:45également à se diversifier.
02:47Le monde émergent a été
02:48offert de très belles opportunités,
02:50avec l'histoire des matières premières d'un côté
02:52et la tech de l'autre. Là, il y a la partie
02:55tech qui n'est pas tout à fait indépendante
02:57des matières premières non plus,
02:58enfin voilà, ce n'est pas très bon,
03:01ce n'est pas très engageant. Et l'Europe,
03:02puis le dollar remonte pour les émergents aussi.
03:05Bien sûr, et avec une Fed
03:07qui remonte ses taux,
03:08peut-être, normalement, bref,
03:10ce n'est pas très bon.
03:12Et d'ailleurs, c'est intéressant la réaction
03:14des marchés à la conférence de presse
03:17de Powell, poste...
03:19Non.
03:19C'est Kevin.
03:20Kevin Walsh.
03:21Kevin Walsh.
03:22Oui, on a encore le droit de se tromper un peu.
03:24Poste FNC.
03:25La marque.
03:27Et c'est cet aplatissement de la courbe des taux
03:29qui a toujours, tout de suite, envoyé un signal
03:32au marché des matières premières.
03:34Voilà.
03:35Et puis, ça s'est défait après.
03:37Alors, revenons sur l'Europe.
03:39Pourquoi l'Europe ?
03:40D'abord, parce qu'on a peut-être
03:42un certain retard en termes de performance.
03:45Voilà.
03:45Donc, on part à ce qui s'est passé
03:47depuis un an à peu près.
03:48C'est quand même très lourd.
03:52Deuxièmement, l'histoire américaine
03:54et l'histoire de la technologie,
03:55de l'IA, etc.,
03:56elle est en train de produire des effets spectaculaires.
03:59On le sait, en matière de productivité.
04:00En tout cas, elle en a produit.
04:02Est-ce que c'est une histoire
04:04qui s'arrête aux frontières de l'Europe,
04:05des portes de l'Europe ?
04:06Non.
04:07On n'a jamais vu de grands cycles de productivité
04:09comme celui qui semble en train
04:11de se profiler aux Etats-Unis,
04:12s'arrêter aux portes d'un sous-continent
04:15ou d'un pays.
04:16Et surtout, quand on parle de l'IA,
04:18on n'a pas de champion de l'IA,
04:19bien évidemment.
04:20On n'a pas de champion dans les semis.
04:22Donc, à ce niveau-là,
04:23ce n'est pas très porteur,
04:25bien évidemment.
04:26Mais d'abord, on a des players
04:28qui deviendront peut-être des surprises.
04:30À terme, on verra bien.
04:31Mais l'IA est en train d'infiltrer
04:33nos secteurs, la vie économique
04:35dans tous ses aspects.
04:36On a des entreprises qui vont être capables
04:37d'utiliser l'IA.
04:38Et bien évidemment.
04:39Oui.
04:40Et on a des pays qui investissent aussi
04:42dans les nouvelles technologies
04:45dont la France fait partie,
04:48bien plus que l'Allemagne ou l'Italie d'ailleurs.
04:51Et finalement, on commence à voir
04:53des retombées en termes de productivité.
04:55Alors, l'INSEE nous a bien aidés
04:57en révisant les comptes nationaux en français.
04:59Ce qui fait qu'on part d'une base
05:00quand même un peu plus sympathique.
05:01Mais même depuis quatre trimestres,
05:04vous voyez, en France,
05:05sans glissement annuel,
05:05si on ne prend que le secteur privé,
05:07on enlève tout ce qui est public, etc.
05:09On est sur des gains de productivité de 1,8%.
05:12C'est deux fois la croissance du PIB.
05:14Et ça, on ne le voit pas.
05:15Alors après, il nous manque la lecture sectorielle.
05:18C'est un peu trop tôt pour avoir les détails.
05:21Mais moi, j'ai quand même regardé
05:22les comptes annuels par secteur.
05:25Et on est stupéfaits.
05:27C'est-à-dire qu'on a des gains de productivité
05:29très massifs, d'ailleurs.
05:31Alors, pas forcément là où on les attend.
05:33Mais dans le transport terrestre,
05:34là, on comprend mieux.
05:35Oui, logistique, bien sûr.
05:38Mais dans beaucoup de secteurs,
05:39et quand je dis très substantiel,
05:41c'est-à-dire que dans beaucoup de secteurs,
05:42on est entre 2 et 6%.
05:45En moyenne, en taux de croissance annuel moyen
05:47depuis deux ans.
05:48Donc, ça réveille l'esprit.
05:50On se dit, tiens, il se passe des choses.
05:52Et on le voit tous les jours
05:53qu'il se passe des choses.
05:54Sauf qu'on n'a pas les moyens
05:56d'investiguer et d'être précis.
06:00De la même manière,
06:01on a des entreprises
06:02qui publient des résultats
06:03ou des analystes
06:05qui s'attendent à certains résultats
06:06qui sont bien orientés,
06:08qui se réorientent d'ailleurs en Europe.
06:10Globalement, plutôt à la hausse.
06:12Et on n'ose pas y aller.
06:13Pourtant, moi, je crois
06:15qu'on a des investisseurs
06:16qui cherchent la sécurité,
06:17la diversité,
06:18qui auront certainement des surprises.
06:20Puis, on a eu tellement
06:21de mauvaises nouvelles
06:22qu'à un moment donné,
06:23peut-être que le fût va se tarir.
06:26Et donc, voilà.
06:27Toutes ces raisonnements
06:27avec des valorisations
06:28qui sont quand même
06:29un peu plus alléchantes,
06:30on va dire, qu'ailleurs,
06:32me laissent penser
06:33que ce qu'on a vu
06:34ces derniers jours
06:35et pas là...
06:36Enfin, nous, on l'attendait.
06:37C'était un peu notre...
06:39Pas Paris, mais la conclusion...
06:41Oui, c'est fait quelques semaines,
06:41qu'on peut constater, effectivement...
06:42À laquelle on est arrivés.
06:44Et on y croit.
06:45Il y a une fenêtre de tir.
06:46Il y a une fenêtre de tir.
06:47Et avec une BCE
06:48qui, par ailleurs,
06:49est moins une menace.
06:50Les effets de la guerre
06:52en Iran
06:52qui, finalement,
06:54ont l'air d'être surpassés.
06:56Une inflation,
06:58des consommateurs
06:58qui reprennent
06:59de l'appétit
07:00pour la consommation.
07:02Voilà.
07:02Ce n'est pas l'histoire du siècle.
07:04Non.
07:04Mais ce n'est clairement pas
07:06une histoire
07:07qui nous incite
07:09à jouer
07:09les indicateurs macroéconomiques.
07:11Mais, voilà,
07:12qui pourrait surprendre.
07:13L'avantage,
07:14c'est qu'avec l'Europe,
07:15les attentes sont généralement
07:17tellement basses,
07:19habituellement,
07:19que la moindre amélioration
07:21à la marge
07:22peut générer, effectivement,
07:24des effets de rattrapage boursier
07:26importants.
07:26Exactement.
07:27Et je pense qu'on a
07:29potentiellement également
07:30des secteurs et des valeurs
07:32qui nous protègent,
07:33éventuellement,
07:33contre des aléas américains.
07:36Alors, il ne faut pas
07:36que l'aléa soit trop méchant,
07:38mais ça peut servir
07:39de protection.
07:40Bon, l'Europe,
07:41comme bonne source
07:42de diversification,
07:43comme peut-être
07:45un positionnement
07:46au moins tactique,
07:47intéressant pour l'été.
07:48Est-ce que vous souscrivez
07:49à ces idées,
07:50Pierre,
07:50chez Myria AM ?
07:51Alors, complètement.
07:52Et on a souscrit
07:53depuis même 2025.
07:56Ben oui.
07:56Et donc,
07:57on a été...
07:58Mais le début de l'année 26,
07:59il faut s'en souvenir,
08:00avait été très bon
08:01pour l'Europe.
08:02Très bon.
08:02Depuis octobre dernier,
08:04on avait quand même
08:04les Max 7
08:05qui commençaient à baisser,
08:06pour dire les choses.
08:07Et l'Europe prenait déjà
08:09un relais de ce point de vue-là.
08:10Exactement.
08:11Tout a changé au 27 février
08:12avec le conflit.
08:13Voilà.
08:13Comme j'ai coutume de le dire
08:14sur ce plateau,
08:15c'est vrai que
08:16la réaction de l'Europe
08:18face à la guerre
08:21en Iran
08:21m'a surpris.
08:23Et d'ailleurs,
08:23je ne l'ai pas comprise,
08:24comme d'habitude,
08:26puisque je ne voyais pas
08:26pourquoi on souffrait
08:28à ce point-là.
08:28avec des secteurs bancaires
08:31qui se sont littéralement
08:32effondrés en mars.
08:34On a eu un dévissage
08:35en règle des banques
08:36de moins 20%.
08:38Et donc,
08:39moi,
08:39j'ai tendance à penser
08:41que quand on ne comprend pas
08:42ce qui se passe
08:42et que ça va mieux,
08:44il valait mieux ne rien faire.
08:46Et donc,
08:46c'est exactement ce que j'ai fait.
08:47C'est-à-dire,
08:47je n'ai rien fait.
08:48Et donc,
08:49j'ai profité du rebond.
08:50Et c'est vrai que là,
08:50je comprends mieux
08:51la dynamique sur les banques
08:53en Europe
08:54et plus globalement
08:55sur le marché
08:56parce qu'on a quand même
08:57dévissé complètement.
08:58Il était normal
08:59que quand ça se résorbe,
09:02qu'on aille mieux
09:03que les Etats-Unis.
09:04Donc,
09:04ça,
09:04c'est bien ce qui s'est passé
09:05en juin.
09:05C'est plutôt pas mal.
09:06On a eu vraiment
09:07beaucoup,
09:08beaucoup de chance
09:08sur la remontée
09:10du quart de point
09:11de la BCE
09:12que le marché
09:13ait été au diapason
09:15ou que la BCE
09:16ait été au diapason
09:17du marché
09:17parce que,
09:18très honnêtement,
09:19j'ai fait les comptes.
09:21On était à moins 4
09:22sur le pétrole
09:24au 11 juin
09:25et moins 24
09:26au 30 juin.
09:28Donc,
09:28je pense que
09:30le tir de la BCE
09:31n'était pas forcément
09:34très mérité.
09:36Si on avait...
09:37Je pense que la BCE
09:38pourrait avoir
09:39un petit côté croissance
09:40en plus de l'inflation.
09:42Mais en tout cas,
09:42c'était tellement...
09:43C'est pas elle qui décide
09:43de son mandat, Pierre.
09:44Mais c'était tellement
09:47anticipé par le marché
09:48que la remontée
09:50n'a fait rien du tout.
09:51C'était vraiment super.
09:52Donc,
09:53c'est vrai qu'on entre
09:54en juillet
09:55dans un monde
09:56assez boucle d'or
09:58sur les marchés européens
10:00et encore plus
10:01par rapport
10:02à des indices
10:03qui sont très fortement
10:04et très lourdement,
10:05je dirais même,
10:06pondérés par la tech
10:07où il faut vraiment
10:09avoir le nez sacrément creux
10:11pour savoir
10:12si c'est les Max 7
10:13qui vont monter
10:13ou si c'est les semi-conducteurs
10:15voire les toutes petites boîtes.
10:17Le problème,
10:17c'est que ça tourne.
10:18Alors,
10:19avant,
10:19ça tournait
10:19sur des périodes
10:20de plusieurs semaines,
10:21plusieurs mois.
10:21Là, ça peut tourner
10:22d'un jour à l'autre.
10:23Oui, mais ça tourne.
10:24Mais en fait,
10:25il y a une grosse corrélation.
10:26C'est-à-dire que plus
10:26les capitalisations
10:27des très grosses
10:29deviennent énormes,
10:30plus forcément
10:31il y a un boulevard
10:32pour les plus petites capitalisations.
10:34Et c'est un peu comme
10:35l'intelligence artificielle.
10:36c'est-à-dire que tout le monde
10:37n'utilise pas
10:38l'intelligence artificielle.
10:39Mais avec ce boom
10:41de l'intelligence artificielle,
10:43même ceux qui n'utilisent pas
10:44l'intelligence artificielle
10:45sont obligés
10:46d'avoir des phases
10:47d'automatisation
10:48qui ne sont pas
10:49de l'intelligence artificielle,
10:50mais en tout cas
10:50des phases d'automatisation.
10:52Et je pense que
10:52les gains de productivité
10:53dont on vient de parler,
10:54Véronique,
10:55il y a une sorte
10:55de cercle vertueux
10:57qui se met en place.
10:59C'est l'ambiance.
11:00Exactement.
11:00Une ambiance,
11:01une atmosphère
11:03tournée vers la productivité.
11:04On appelle ça IA,
11:05mais il y a d'autres moyens
11:06d'être productifs.
11:08Il n'y a pas que l'usage de l'IA.
11:09Bien sûr.
11:10Et moi, ça fait trois ans
11:10que je me demande
11:11comment intégrer l'IA
11:12dans la gestion d'actifs
11:14chez Myriacet Management.
11:16Et en fait,
11:16j'ai enfin trouvé,
11:18alors pas comment l'intégrer
11:21pratiquement,
11:21mais on a eu
11:22toute une batterie de jeunes
11:25qui nous ont vraiment
11:25ouvert l'esprit
11:26pour savoir
11:27où étaient les gains
11:28de productivité
11:29assez immédiats
11:29dans nos métiers.
11:30Et on a enfin trouvé ça.
11:32Donc, je pense que
11:33l'ambiance fait
11:35qu'on est tous poussés
11:36à aller vers des gains
11:37de productivité.
11:38Et c'est vrai
11:39que même si on n'a pas
11:41de champions européens,
11:44nous, les professionnels
11:45de la finance,
11:45en tout cas,
11:46on ne peut pas rester
11:46à la ramasse.
11:47Et je pense que
11:49c'est une ambiance
11:50assez saine
11:51et un cercle vertueux
11:52qui règne sur les marchés.
11:53Ça pose des questions
11:54de souveraineté,
11:55effectivement.
11:56Quand on voit
11:56qu'on est capable
11:57de couper des modèles,
11:58de les interdire,
12:00de les réserver
12:01à certains
12:01plutôt qu'à d'autres,
12:03etc.,
12:03à un moment,
12:04peut-être que cette question
12:05deviendra un sujet
12:06de souveraineté.
12:07Il y a un sujet
12:07de souveraineté numérique,
12:09évidemment,
12:10en Europe.
12:11Sur le cas européen,
12:12où est-ce que vous situez,
12:14Gilles,
12:14chez Alcano Asset Management ?
12:16Je dirais que tout ce qu'il dit là,
12:18moi, ça me rappelle,
12:18ça fait un moment,
12:20je veux dire,
12:20l'Europe,
12:20généralement,
12:21surperforme dans les fins de cycle.
12:23Et donc,
12:23pour moi,
12:24on est dans le cas de figure exact.
12:28Et voilà.
12:28Et que je dirais,
12:30oui,
12:31l'Europe va marcher
12:32tant qu'il ne se passe rien
12:33aux Etats-Unis.
12:34Et que la question
12:35qu'on se pose vraiment,
12:36c'est quand est-ce que ça va arriver
12:38aux Etats-Unis ?
12:39C'est plutôt décembre 96
12:41ou c'est plutôt 99,
12:45début d'année 99,
12:47fin d'année 99 ?
12:48Où est-ce qu'on est là ?
12:49Si c'est ça, la question.
12:50C'est le discours
12:50de Scott McNally de Johnson
12:52qu'on paye dix fois les ventes,
12:54qu'on peut espérer gagner de l'argent.
12:55Le fameux discours de 2000.
12:58Donc voilà.
12:59C'est quoi le fameux discours de 2000 ?
13:01Il a fait un discours
13:01de son microsystème
13:03qui était une des valeurs internet.
13:04Oui, bien sûr.
13:04Il a dit,
13:05je ne comprends pas,
13:05le président a dit,
13:06je ne comprends pas
13:06qu'on puisse payer dix fois les ventes
13:07dans la société.
13:08De ma boîte ?
13:09Oui, parce que je ne sais pas
13:10comment on va gagner de l'argent,
13:10comment les gens vont gagner de l'argent avec.
13:12Et aujourd'hui,
13:12des dix fois des ventes,
13:13on en a...
13:13Ah bah oui,
13:14c'est une monnaie commune.
13:15Voilà.
13:15Et je dirais qu'aujourd'hui,
13:17si on regarde le SP500,
13:18vous avez les profits des...
13:20Aujourd'hui,
13:21on n'est plus sur une bulle de l'IA,
13:22on est sur une bulle des data centers.
13:24Data centers qui touchent Caterpillar,
13:26qui touchent Schneider,
13:27qui...
13:27Voilà.
13:28Donc des gens qui alimentent
13:29la construction de data centers.
13:31Donc les profits des uns
13:33sont les amortissements des autres.
13:35Donc ça veut dire que,
13:35déjà mécaniquement,
13:37c'est que 10% des dépenses d'un côté
13:39et 100% des profits de l'autre.
13:41Voilà.
13:42Donc on attend...
13:43Donc l'Europe est favorable
13:45parce que les gens sentent bien
13:46qu'il y a un problème.
13:47On voit les oscillations américaines
13:48entre le software d'un côté
13:50et le...
13:51Parce que les gens disent
13:52que là, il y a un problème.
13:54Le rôle du retail est important aussi.
13:55Et donc c'est sûr que l'Europe
13:57apparaît dans ce cas...
13:59Qu'est-ce qu'il y a à jouer d'intéressant
14:00en Europe ?
14:01Pourquoi on a envie
14:02d'être investi en Europe ?
14:03Pour quel type de secteur ?
14:04Sur l'Europe, on est sur la chimie
14:06et sur le UK.
14:08Donc le cycle alors ?
14:09Et zéro techno.
14:10C'est ça.
14:10C'est vraiment la reprise cyclique.
14:13Et à l'abri,
14:14ça pète sur la techno
14:16parce qu'on sent que
14:17ces oscillations de moins 8,
14:18on n'est pas dans un marché sain.
14:20Et donc on pense que nous,
14:21d'ici la fin de l'année,
14:22on va avoir une remise
14:23à zéro des compteurs.
14:25Donc voilà.
14:26Ah oui, vous avez une vision
14:27assez court terme
14:28du risque
14:31de correction majeure
14:33autour du thème de l'IA,
14:34pour le dire.
14:35On voit l'IA ou le data center,
14:36oui, parce qu'on voit
14:37que les hyperscaleurs
14:38sont punis maintenant
14:39à chaque fois qu'ils construisent.
14:40Le problème,
14:41c'est que vous avez des gens
14:42qui gagnent beaucoup d'argent
14:42quand les gens qui investissent
14:44sont punis.
14:45Et ça, pour moi,
14:46c'est quelque chose
14:47qui ne va pas pouvoir durer
14:48très longtemps.
14:49Une news qui n'est pas passée
14:50inaperçue cette semaine,
14:51on l'a commenté hier en plateau,
14:53c'est alors toujours
14:53une information de presse
14:54à ce stade,
14:55mais Meta,
14:55qui est prêt à lancer
14:56une division de cloud services,
15:00comme Azure chez Microsoft,
15:02comme Google Cloud
15:03chez Google,
15:04comme AWS chez Amazon,
15:06l'info Bloomberg,
15:07c'est que Meta lance
15:09cette activité-là
15:10pour monétiser
15:11ce qui est perçu
15:12comme étant déjà
15:13une capacité excessive,
15:14un excess compute,
15:16une puissance de calcul
15:17inutilisée par Meta aujourd'hui.
15:19Voilà,
15:19et dans un marché
15:20qui a des capacités,
15:21pour le moment récentes,
15:22mais qui sont des capacités
15:24probablement excellentaires,
15:25avec une activité IA
15:26qui est subventionnée
15:27très très lourdement,
15:28et d'ailleurs,
15:29c'est ce qui est intéressant
15:30dans SpaceX,
15:31je ne sais pas si parler,
15:31c'est qu'on voit
15:32SpaceX et trois activités,
15:33c'est l'Internet
15:36qui gagne de l'argent,
15:38les fusées,
15:38bon,
15:39voilà,
15:40et Grock,
15:41enfin l'IA qui crame,
15:42enfin qu'un incinérateur
15:43à argent,
15:44à cash,
15:45à cash,
15:46et je veux dire,
15:47ça ne va pas durer
15:47très longtemps,
15:48et pour moi,
15:49je veux dire,
15:50le moment de vérité
15:50allait arriver
15:51entre SpaceX
15:52et alors OpenAI
15:53à repousser de six mois,
15:55parce que les comptes
15:55sont tellement non présentables
15:57qu'ils ne veulent pas
15:58le faire maintenant,
15:59il y a un vendement anthropique.
16:01Mais point trop d'en faut,
16:01vous dites,
16:02on est déjà là,
16:03le marché est peut-être
16:04déjà là au bord
16:04de l'indigestion.
16:06Parce que quand on écoute
16:07encore les perspectives
16:07de demande,
16:08notamment chez,
16:09alors ceux qui sont au cœur
16:11de la turbine aujourd'hui,
16:13toute la partie mémoire,
16:14on est passé des GPU
16:15à la mémoire aujourd'hui
16:17des Samsung,
16:18quand vous écoutez à nouveau
16:19ces dirigeants d'entreprise,
16:20ils vous disent,
16:21mais on ne voit pas
16:21de baisse de la demande
16:22avant peut-être 12,
16:2424 mois.
16:24C'est comme Cisco,
16:25ne voyait pas de baisse
16:26de la demande en 2000,
16:27parce qu'ils finançaient
16:29l'achat de leur routeur
16:30de façon,
16:31et puis un jour,
16:32aujourd'hui,
16:33si on regarde
16:33les financements,
16:34on est passé des cash flow
16:35des hyperscaleurs
16:38à la dette
16:39et maintenant
16:39à l'augmentation de capital.
16:40Ça veut dire
16:41qu'on est en train
16:42d'épuiser
16:44tous les financements
16:45et là,
16:45on est à 700 milliards de dollars
16:46et un trillion de dollars
16:48à l'année prochaine.
16:49Honnêtement,
16:49je ne sais pas où
16:50ils vont les trouver,
16:50les trillions de dollars.
16:51Ça veut dire que derrière...
16:53Sur des fonds monétaires,
16:54il y a encore pas mal de cash
16:55aujourd'hui,
16:56j'imagine.
16:57En tout cas,
16:57la dette privée
16:58commence à être fermée
17:00et là,
17:00on est à l'augmentation de capital.
17:0180 milliards de Google,
17:0375 milliards de SpaceX,
17:05normalement tropique,
17:06c'est aussi...
17:07Et OpenAI,
17:08c'est la première fois
17:10depuis 2005
17:11où la technologie
17:12ne retire pas des actions
17:14mais on émet.
17:15Et même plus globalement,
17:16on a un marché
17:17ou une offre nette d'actions
17:18qui est supérieure
17:19au retrait
17:20ou au rachat d'actions aujourd'hui.
17:22Les marchés obligataires
17:22sont saturés
17:23et voilà.
17:25Donc effectivement,
17:26l'Europe non techno,
17:30les banques,
17:30je comprends,
17:31enfin moi,
17:31je suis moins d'accord
17:32sur les banques
17:32parce que pour moi,
17:33les banques,
17:33il y a des très beaux,
17:34elles venaient de très bas
17:35mais maintenant,
17:36on les voit,
17:36elles sont attaquées
17:36quand même
17:37sur leur modèle
17:37par toute la fintech
17:39et j'ai du mal
17:40à réconcilier
17:41les valorisations
17:42aujourd'hui
17:43avec...
17:43C'est des quasi-monopoles,
17:45c'est des oligopoles
17:46aujourd'hui.
17:46On a connu l'époque
17:47où les fintechs
17:48devaient renverser
17:49et détruire
17:50toutes les banques.
17:51On l'a vu,
17:51la bulle des fintechs aussi...
17:53Oui,
17:53mais il y a Révolut
17:54qui arrivent
17:54qui est quand même
17:56efficace.
17:56Je veux dire,
17:57pour moi,
17:57c'est un modèle
17:58qui...
17:58Les banques
17:58ne vont pas disparaître,
17:59attention à ce que je dis pas,
18:00mais c'est très clair.
18:02Mais on est quand même
18:03sur des pressions
18:03à la marge,
18:04à mon avis,
18:04qui vont être
18:04de plus en plus importantes
18:05sur les gens,
18:07on voit sur tout ce qui est
18:09facturation,
18:09on voit les gens
18:10en Pénilaine en France
18:11ou autres qui arrivent.
18:12Non, mais je pense que moi...
18:12Non, mais il y a des parties
18:13des modèles bancaires
18:14qui sont attaqués, oui.
18:15Voilà,
18:15et donc,
18:16pour moi,
18:17c'est des oligopoles
18:18qui sont revenus
18:19parce qu'ils sont devenus
18:20oligopoles,
18:20voilà,
18:21dans la période creuse
18:22et maintenant,
18:24ils sont peut-être
18:25sous pression
18:26dans les équivettes.
18:27Mais en tout cas,
18:27je veux dire,
18:28l'Europe,
18:28oui,
18:28à court terme,
18:29en attendant de voir
18:30où tout ça nous mène
18:32sur la tech,
18:33vraiment...
18:33Et on a compris
18:34que pour vous,
18:35effectivement,
18:35l'horizon,
18:35ce n'était pas un horizon
18:36de 2-3 ans encore.
18:37Enfin,
18:37le moment de vérité,
18:38le moment de rendez-vous,
18:39pour vous,
18:40il est plutôt dans quelques mois
18:41que dans quelques années.
18:43ce sera un moment...
18:44Est-ce qu'on tient jusqu'à là ?
18:45Ce sera le pic.
18:47Ça pourra être le pic.
18:48Je veux dire,
18:48il y a un dicton boursier.
18:50Ce qui marque
18:51le pic des marchés actions,
18:53ce n'est pas la cloche,
18:54ce sont les introductions
18:55en bourse.
18:56C'est un discours...
18:57Voilà.
18:59Véronique,
18:59l'IA,
19:00c'est aussi dans la macro,
19:01bien sûr.
19:02Alors,
19:02vous parlez de ces gains
19:03de productivité
19:03qu'on a du mal
19:04encore avoir en Europe,
19:05mais qui existent,
19:06en tout cas,
19:06dans les chiffres macroéconomiques.
19:08La question de l'IA,
19:10bien sûr,
19:10c'est aussi celle de l'emploi,
19:12bien sûr,
19:12à travers les gains
19:13de productivité.
19:14Est-ce qu'on a des effets
19:16déjà de cette diffusion
19:17de l'IA
19:18sur nos marchés du travail ?
19:20Alors,
19:20le dernier rapport détaillé
19:21qu'on a eu,
19:22c'est celui du marché
19:23du travail américain,
19:24en l'occurrence,
19:25Véronique.
19:26Est-ce qu'on voit
19:26ces effets de la diffusion
19:27de l'IA
19:28ou est-ce que c'est encore
19:29trop tôt pour être définitif ?
19:33C'est très difficile.
19:34Ça reste une zone
19:35d'incertitude,
19:36d'ombre,
19:37d'incompréhension
19:38ou de questionnement
19:39assez importante.
19:40On a,
19:41semble-t-il,
19:41vu des effets de l'IA
19:42il y a quelques mois
19:43aux Etats-Unis,
19:44quand notamment
19:45les services professionnels,
19:47vous vous souvenez ?
19:48On commençait à baisser,
19:49à détruire des emplois.
19:50Voilà,
19:50à détruire des emplois.
19:52Par rapport à la tendance,
19:53on voyait en plus clairement
19:552022,
19:55fin 2022,
19:56introduction de chat GPT
19:58et le truc part
19:59complètement en vrille.
20:01Là,
20:02c'est moins agressif,
20:03le secteur détruit
20:04moins d'emplois
20:04mais il est encore,
20:06je ne sais plus combien,
20:07je crois que c'est 28%
20:08inférieur à ce qu'il aurait dû être.
20:11à la tendance naturelle.
20:12Voilà, en suivant
20:12sa tendance antérieure.
20:13Donc,
20:14il y a sans doute des effets.
20:16À côté de ça,
20:17il y a des besoins
20:18d'emplois spécialisés
20:22qui sont importants.
20:24Il y a tout le pan de l'activité
20:26quand on parle CapEx
20:28ou Data Center.
20:29Ça ne génère pas des emplois
20:30durables
20:31mais ça fait des emplois
20:32dans la construction.
20:33C'est quand même
20:34quelques mois qu'on voit
20:35et quand on dit construction,
20:37il y a le transport,
20:38etc.
20:38Il y a toute une chaîne
20:39logistique
20:40qui fait que
20:42tout ceci est probablement
20:44temporaire
20:44mais entretient encore
20:47le marché de l'emploi.
20:49Revenons quand même
20:50sur ces chiffres d'hier
20:51aux Etats-Unis
20:52parce que
20:52moi, je ne sais pas
20:53ce qu'on peut dire
20:53de ces chiffres.
20:55Pourquoi ?
20:55Difficile de qualifier ce rapport
20:56à part dire qu'il est bizarre
20:58ou ambigu ?
20:58Il y a quand même
20:59de sacrés bizarreries.
21:00C'est-à-dire
21:01un secteur
21:03des loisirs
21:04et de la restauration
21:05qui détruit
21:05je crois que c'est 61 000
21:07emplois
21:08sur un mois.
21:08C'est-à-dire
21:09la plus forte baisse
21:10depuis 2009,
21:11avril 2009.
21:14En pleine côte du monde.
21:15À part Covid.
21:16En pleine côte du monde,
21:17festivité,
21:18c'est quand même
21:19a priori
21:19également.
21:20Donc ça,
21:21c'est très étrange
21:22et finalement
21:23si on rajoutait,
21:23on enlevait
21:24cette baisse
21:25juste à zéro
21:26parce que c'est quand même
21:27un secteur
21:27normalement
21:27qui créait de l'emploi,
21:28on reviendrait
21:29à des chiffres
21:29de création totaux
21:31qui correspondaient
21:32aux attentes
21:33ou au mois passé.
21:35Deuxième bizarrerie,
21:36une chute.
21:37Bon,
21:38moi j'ai des graphiques
21:39comme tout le monde
21:40qu'on met à jour
21:40et la chute
21:42du taux de participation
21:43des 25-39 ans
21:44je crois.
21:45Bon,
21:46boum,
21:46ça sort du graphique.
21:47Sur le prime age,
21:48c'est peut-être plus large,
21:5025-54,
21:51mais même,
21:51c'est une baisse.
21:5225-39.
21:5225-35 ou 39.
21:54j'ai vu
21:556-10ème de baisse
21:56de la force de travail.
21:59Est-ce que c'est crédible ?
22:01Enfin,
22:01moi,
22:02je ne crois pas
22:02à l'instant.
22:03on veut bien imaginer
22:05des conditions
22:05qui changent
22:08le comportement
22:09des jeunes
22:09par rapport
22:10à la vie active
22:11ou autre.
22:11Mais là,
22:12ça fait quand même
22:13deux chiffres,
22:14deux données
22:14extrêmement troublantes.
22:16Donc,
22:17voilà,
22:18moi je n'en tire pas
22:18de conclusion.
22:19A priori,
22:20beaucoup d'économistes
22:20sur les marchés,
22:21bien évidemment,
22:22sont accueillés
22:24avec satisfaction.
22:25Les anticipations
22:26de hausses et taux
22:27de la Fed,
22:27elles ont été décalées
22:28au mois de décembre.
22:30Ça nous ramène
22:31à cette question
22:31qui est quand même
22:32extrêmement compliquée.
22:33Moi,
22:33je pense que la Fed
22:34doit remonter
22:36ses taux d'intérêt
22:36si elle veut notamment
22:38pouvoir reprendre
22:39le contrôle
22:39sur la partie longue
22:40de la courbe des taux.
22:41Je croyais que Kevin Warsh
22:43a été suffisamment,
22:44parce qu'il est quand même
22:46extrêmement convaincant
22:47comme président de la Fed.
22:49Ce n'est pas du Jérôme Powell
22:52pour le coup.
22:52Ce n'est pas de la tambouille.
22:54Non.
22:55Il a un discours.
22:56Il est à l'aise
22:57à ce poste,
22:58visiblement.
22:59Et ça fait du bien.
23:00Voilà,
23:01je ne suis pas fan
23:03des hyper orthodoxes,
23:05mais là,
23:05pour le coup,
23:06on était partis
23:06et on s'y était habitués
23:08en réalité.
23:08On n'était même plus critiques.
23:10Mais là,
23:11tout d'un coup,
23:11on se reprend quelque chose
23:12qui tire la route,
23:13qui est solide et tout.
23:14Alors,
23:15bon,
23:15entre après,
23:16il y a la pression politique,
23:17il y a les marchés,
23:18il y a donc,
23:18il est en train de rétroperdaler.
23:21Je pense qu'il devrait être
23:22suffisamment convaincant,
23:23suffisamment fort
23:24pour faire valoir
23:25à Donald Trump
23:26et à l'administration
23:28qu'une hausse
23:29des taux directeurs.
23:31Là,
23:31il ferait
23:31trois hausses de taux,
23:3375 BP,
23:34c'est rien,
23:35tant si que de hausses.
23:36Peut-être 100,
23:36c'est rien.
23:37Et il caprait
23:38la partie longue
23:39de la courbe des taux,
23:40ce qu'on a très bien vu
23:41d'ailleurs après le FOMC.
23:42Et ça me paraît essentiel.
23:44Donc,
23:45oui,
23:45même si le Trésor
23:46se finance à 85%
23:48sur les très courts termes.
23:50Donc,
23:51je reste encore
23:52et prudemment,
23:54j'avais dit
23:54ne jugeons pas
23:55à partir d'un seul FOMC,
23:56même si j'avais fait
23:57tout mon papier
23:58en ayant
23:59des conclusions
24:00très fortes.
24:02Voilà,
24:02je pense qu'il faut
24:03qu'on apprenne
24:04à le connaître aussi,
24:05il faut qu'on voit
24:06un petit peu.
24:06Oui,
24:06et puis ce n'est pas
24:07un point de données
24:07sur l'emploi
24:08qui va décider
24:10tout de suite
24:11de la suite.
24:11Ça écarte l'hypothèse
24:13du hausse des taux
24:14en juillet,
24:14point barre.
24:15Il n'y a pas d'urgence
24:16à monter les taux,
24:16mais le prochain mouvement
24:19risque encore
24:19d'être à l'OSBAR.
24:20Parlons de la Fed
24:21et de Kevin Warch.
24:22Comment vous accueillez
24:25le bonhomme,
24:26Pierre ?
24:26Et sa volonté
24:28de...
24:28Alors,
24:29à la fois,
24:29quand même,
24:29il insiste beaucoup
24:30sur l'idée
24:31qu'on va délivrer
24:32sur la stabilité
24:33des prix,
24:33alors que ça fait
24:34cinq ans
24:34que la Fed
24:35est en dehors
24:36de sa cible
24:37sur cette partie
24:38du mandat.
24:39Moi,
24:40je trouve,
24:41enfin,
24:41je redis ce que j'ai dit
24:42sur la BCE,
24:43je pense que
24:44sur la Fed,
24:45je les trouve
24:45quand même
24:46beaucoup plus pragmatiques
24:47et même s'il est
24:49taux d'inflation
24:50sortent effectivement
24:52au-dessus de quatre.
24:54Cet aspect
24:56pétrole
24:58doit être quand même
25:00factorisé
25:00dans le futur.
25:01Et je trouve
25:01que l'attentisme...
25:16avant même
25:16la crise du Golfe,
25:17l'inflation américaine,
25:18elle était quand même
25:19plus que collante
25:20et dans les services,
25:22notamment,
25:23ça commençait déjà
25:24à tourner
25:24et Jérôme Powell
25:26commençait déjà
25:26à alerter.
25:28Mais est-ce qu'on a
25:29véritablement
25:30un problème
25:31sur l'économie américaine ?
25:32Moi,
25:32c'est un peu ça
25:32que je regarde.
25:34On a effectivement...
25:35En fait,
25:36on a tous
25:36des normes en tête.
25:38C'est 2% en Europe,
25:392,5% aux Etats-Unis.
25:41Ça fait cinq ans
25:42depuis le Covid,
25:43en gros,
25:43que ça sort allègrement
25:44des cibles.
25:46Et pourtant,
25:48on a quand même
25:50une économie américaine
25:51qui est ultra résiliente.
25:52Alors,
25:53malgré des taux
25:53qui sont quand même
25:54relativement hauts,
25:55mais c'est vrai
25:55qu'on est en taux réel
25:57plutôt négatif
25:58et c'est plutôt bien
25:59pour une économie
26:00aussi lévergée
26:01que les Etats-Unis.
26:02Nous,
26:02on est très orthodoxes
26:05et franchement,
26:06on a finalement
26:09un vent de face
26:10pas trop fort
26:11avec la remontée
26:12des taux d'intérêt.
26:13C'est quand même
26:13assez miraculeux
26:14que le marché
26:16soit à ce point-là
26:16au diapason
26:18de ce qui peut se passer
26:19sur les actions
26:22des banquiers centraux.
26:24Moi,
26:25franchement,
26:26pour l'équilibre général
26:28des marchés financiers,
26:29j'avoue que
26:33les anticipations
26:34sont plutôt pas mal.
26:36j'entends trois hausses
26:39de taux non prévues
26:41par le marché,
26:41je pense que c'est
26:42quand même extrêmement raide,
26:43d'autant que la partie
26:44longue de la courbe
26:45pour le moment,
26:46elle oscille fort,
26:48mais elle oscille
26:49bien moins
26:49qu'il y a six mois.
26:52Depuis que Kévin Noir
26:53a repris la parole
26:54et que la Fed
26:57a donné...
26:57On est 440, 460
26:59et ça oscille
27:00quand même beaucoup moins.
27:01On va dire que
27:01la volatilité
27:02des taux d'intérêt
27:03est quand même
27:03plutôt en baisse
27:05qu'au plus fort
27:06de la crise iranienne
27:07et je trouve
27:09que ce pragmatisme
27:10est plutôt
27:11assez favorable
27:12à...
27:13Non, mais il ne se précipite pas !
27:14Après, sur les crises financières,
27:16très honnêtement,
27:16les crises des marchés,
27:18on en a plein
27:18et on voit...
27:20Mais on en a plein !
27:21Je veux dire,
27:21avec Liberation Day,
27:23Et on voit
27:23que la résolution
27:25des crises
27:25est de toute façon
27:27beaucoup plus courte
27:28qu'avant
27:28parce qu'on a
27:30des banquiers centraux
27:31qui n'ont aucun intérêt
27:34à laisser partir
27:35les marchés à volo.
27:37Donc, moi,
27:38j'entends
27:39ce que vous avez dit
27:39sur les...
27:40Je ne vois pas
27:41ce que la Fed
27:41a fait à Liberation Day.
27:43La crise,
27:44elle se résout
27:44parce que Donald Trump
27:45fait son boulot
27:47et que Donald Trump
27:48recule.
27:49Oui,
27:49elle se résout.
27:50La croissance
27:50et l'utilité
27:51est quand même
27:52extrêmement soutenue
27:53et qu'on aura
27:54des niveaux
27:54de taux d'intérêt
27:55qui sont très inférieurs
27:57à la croissance
27:57nominale du PIB.
27:59Moi,
27:59j'entends
28:00ce que vous dites.
28:01Maintenant,
28:02je pense que
28:02du point de vue
28:05d'un banquier central,
28:09et Kevin Walsh
28:10a terminé
28:10la conférence de presse.
28:11Je ne sais pas
28:11si vous l'avez regardée.
28:12La dernière phrase
28:13qu'il a dite
28:13avant de couper court
28:15aux questions,
28:15de quitter.
28:17En gros,
28:18je ne me souviens plus,
28:18mais c'était
28:19nous aurons
28:20des gains de productivité.
28:21Ils croient fermement
28:22à l'effet positif
28:24de l'IA
28:24sur la productivité.
28:25Même s'ils ne s'engagent pas
28:26sur un timing.
28:26Quand un banquier central
28:28dit ça,
28:29ça veut dire,
28:30donc,
28:30entendez,
28:30le R étoile,
28:32ce taux d'équilibre
28:33des taux réels neutres,
28:35va monter.
28:37C'est dans la...
28:38Et si je ne fais pas
28:40mon job
28:41parce que
28:43je vais être complaisant
28:44avec les marchés,
28:46parce que blablabla,
28:46et que finalement,
28:47tout le monde préfère
28:48la stabilité financière,
28:49bien évidemment.
28:50à terme,
28:52j'entretiens
28:53un mouvement
28:54de mauvaise allocation
28:55du capital.
28:56Et ça,
28:56on le paye toujours.
28:58Moi,
28:58j'ai cru qu'ils nous disaient
28:59je ne serais pas responsable
29:00de ça.
29:01Non,
29:01mais c'est très intéressant.
29:02En fait,
29:03ancrer les anticipations
29:04est un préalable.
29:05Et ça,
29:05c'est un préalable
29:06depuis très longtemps maintenant.
29:07En fait,
29:08il faut que le marché
29:10entende le discours
29:11et réagisse à ce discours
29:12avant les actions.
29:14Et ça,
29:14je pense que c'est
29:14vraiment clé.
29:15On ne peut pas
29:16surprendre le marché
29:17s'il n'est pas du tout
29:20prêt à ça.
29:21Et donc,
29:21c'est très bien
29:22dans ce sens-là.
29:23Moi,
29:23ça me va très bien.
29:24C'est exactement
29:24ce qui s'est passé
29:25en Europe.
29:26Si on ancre
29:27les anticipations
29:28du marché
29:28et qu'il n'y a surtout
29:29aucune surprise,
29:30c'est comme ça
29:31qu'on va arriver
29:32finalement à...
29:33C'est exactement
29:34ce qu'il n'a plus envie
29:34de faire,
29:35Kevin Walsh.
29:35Il n'a plus du tout
29:36envie de guider les marchés,
29:38de les laisser deviner
29:39ce que la Fed
29:40va penser
29:41de tel chiffre.
29:42En tout cas,
29:42si le R-Star
29:44doit monter,
29:45le marché
29:46va forcément l'entendre.
29:47Mais c'est là
29:48où le discours
29:49de Kevin Walsh
29:49est un peu ambigu.
29:51Je m'entends
29:52l'interprétation
29:52qu'on en fait.
29:53C'est-à-dire que,
29:53oui,
29:54il est le chantre
29:55du choc de productivité
29:57généré par l'IA,
29:58mais on a compris
30:00que c'était grâce à ça
30:01qu'il allait pouvoir
30:02baisser les taux.
30:04Vous êtes en train
30:05de nous dire
30:06que la croissance
30:07potentielle
30:07des États-Unis
30:08va s'élever
30:09grâce à ça
30:09et que non,
30:11c'est pas baisser les taux
30:12qu'il va falloir.
30:12Pour être neutre,
30:13pour être neutre,
30:14il faudra sans doute
30:14mettre les taux
30:15à un niveau
30:15un peu plus élevé
30:16qu'historiquement.
30:18Oui, mais c'est là
30:19où il y a une ambiguïté.
30:20On l'a présenté
30:21comme l'homme
30:22qui allait baisser les taux
30:23sous la pression de Trump
30:24et que l'argument
30:25de la productivité
30:25allait lui permettre
30:26de baisser les taux.
30:27Bon.
30:27Oui, clairement,
30:28je ne suis pas sûr
30:30que la productivité
30:30soit si forte que ça,
30:31mais il y a des études
30:33qui sont dans tous les sens
30:34sur le sujet.
30:37Kevin Walsh
30:39ne peut pas monter les taux.
30:41Il ne peut pas.
30:41Poétiquement,
30:42il ne peut pas.
30:42Il sait qu'il va se faire
30:44dézinguer dans la journée
30:44par Trump
30:45s'il monte les taux.
30:45Oui, mais ça,
30:46d'accord, mais...
30:47Il a été mis là
30:48par Bessette.
30:49Si les taux à 10 ans
30:50montent à 5%,
30:51qu'est-ce qu'il vaut mieux ?
30:52Est-ce qu'il vaut mieux
30:53mettre un 25-50 points de base
30:54sur les taux courts ?
30:55Trump ne le comprend pas.
30:56Si vous avez vu
30:57le cessez-le-feu
30:58avec l'Iran
30:59et les concessions aux Etats-Unis,
31:00ça a été...
31:00Il voulait signer
31:01le cessez-le-feu
31:02avant le FOMC
31:03pour faire baisser
31:03le prix du pétrole.
31:04Il n'a obsédé pas.
31:05Et d'ailleurs,
31:05on voit bien
31:05ce qu'il en est signé à Versailles,
31:07Oil Down,
31:15qu'il y ait un deal
31:16sur Hormuz
31:17avant le FOMC
31:18s'il ne voulait pas être
31:19plus agressif que ça.
31:21Il est un peu coincé
31:22dans sa vision
31:23qui serait de diminuer
31:24la quantité de monnaie
31:25et de ça.
31:25Et le fait qu'à la Maison-Blanche,
31:28on veut un marché
31:29au plus haut pour novembre.
31:30Donc, pas de surprises.
31:33Et la vision,
31:35c'est si le pétrole baisse,
31:36l'inflation baisse,
31:36et tout baisse.
31:37Et les taux devraient être à zéro.
31:39On aurait les taux à zéro
31:40parce qu'on est sur
31:41un promoteur immobilier
31:42qui, plus les taux sont bas,
31:44plus ça investit.
31:45Oui, mais les taux longs,
31:46encore une fois.
31:47Mais l'histoire des taux longs,
31:48les mortgages,
31:49c'est les taux longs.
31:49Oui, mais Bessin
31:50n'y arrive pas à expliquer ça.
31:52Je veux dire, c'est...
31:54Oui, oui, j'entends.
31:55Pour moi, c'est ça.
31:56Et les Américains
31:57ont fait d'énormes conversations
31:59géopolitiques
31:59pendant le week-end,
32:01avant,
32:01pour le détroit d'Hormuz,
32:02parce qu'ils voulaient un deal.
32:04D'accord.
32:04Avant, ils voulaient
32:05commencer à faire baisser le pétrole.
32:06Alors, la BCE,
32:07elle ne disait pas la même chose.
32:08Elle s'est fait un peu surprendre.
32:09Donc, il espère encore
32:10ne pas avoir à monter les taux.
32:12Pour moi, oui.
32:12Il est jeune,
32:13Kevin Oarchin,
32:14quand même,
32:14pour prendre ce risque.
32:15Enfin, voilà.
32:17Il est surlivre à Trump,
32:18c'est ça que vous voulez dire,
32:20Véronique ?
32:20Il est jeune.
32:22Il est complètement
32:22dans l'orbite de Trump.
32:24En plus,
32:24c'est l'héritier,
32:25c'est l'odeur,
32:25donc la santé,
32:26le marché intéresse
32:27de sa femme.
32:28Il est marié
32:29à l'héritier.
32:30Voilà,
32:30il est milliardaire.
32:31Donc, voilà,
32:32c'est des gens
32:34pour qui la stabilité
32:35des marchés
32:36est plus importante
32:37que la légitimité
32:39macroéconomique
32:40est potentielle
32:41d'avoir...
32:42Ce n'est pas des Paul Volcker.
32:44Moi, j'ai entendu Trump
32:45dire après la conf
32:46du FOMC,
32:47oui, bon,
32:47s'il veut monter les taux,
32:48il fera ce qu'il veut
32:49ou je ne sais pas quoi.
32:49Enfin, en disant,
32:50je ne vais pas...
32:52Trump, il est capable aussi
32:53de changer,
32:53de mettre de l'eau
32:54dans son vin
32:54très très vite aussi.
32:56La seule chose, oui,
32:57mais il ne faut pas que...
32:58Et là, je rejoins,
32:59il ne faut pas se prendre
32:59les marchés
32:59parce que si les marchés
33:00baissent là-dessus...
33:01Les marchés,
33:02les prices,
33:02pour l'instant,
33:02mourent à la hausse.
33:05Ils n'y croient qu'à moitié.
33:07Ils n'y croient qu'à moitié.
33:08On verra à la rentrée.
33:09Ils n'y croient qu'à moitié.
33:10Bon, il y a des problèmes
33:11statistiques énormes aujourd'hui.
33:13Il y a des problèmes
33:14statistiques énormes
33:15aux Etats-Unis
33:15sur l'inflation,
33:16sur l'inflation,
33:17sur ce qu'on a vu hier
33:17tout à l'heure
33:18sur le schimage.
33:18Depuis le Doge,
33:19depuis ce qui est passé
33:20et qui a un peu massacré
33:22l'appareil statistique américain,
33:23on a vraiment
33:24des grattages de tête
33:26pas systématiques
33:27mais quand même
33:28on a des chiffres
33:28qui sortent
33:29qu'on ne comprend pas.
33:31L'appareil statistique américain
33:32a été quand même
33:33violemment attaqué
33:35lors du Doge.
33:35Ça va dans le sens
33:36de qu'il y a une marche.
33:37Il faut changer d'indicateur,
33:38il faut regarder autre chose,
33:40il va falloir travailler
33:40le sujet, etc.
33:42Mais pour moi,
33:42il est quand même coincé
33:43par le fait
33:43que son mission
33:44c'est de maintenir
33:45les marchés au plus haut.
33:46Et c'est la seule chose
33:47que regarde Trump.
33:48Mais encore une fois,
33:50maintenir les marchés
33:50au plus haut
33:51si on laisse partir
33:52les taux longs
33:53dans le décor,
33:54je ne vois pas
33:54comment c'est possible.
33:56Oui, mais tout ça
33:57ça va être de plus en plus dur.
33:59Parce qu'aujourd'hui,
34:00la bonne santé américaine
34:01est la conjonction d'Ochoa.
34:02C'est 6% de déficit
34:03financé par l'Ouest
34:04en du monde
34:04à travers l'IASAS.
34:06Et un boom
34:07des data centers
34:08qui fait qu'aujourd'hui
34:09la construction d'un data center
34:10est supérieure
34:11à la construction immobilière
34:12et résidentielle.
34:13Et voilà.
34:13Et donc ce qui fait
34:14que c'est quand même
34:15une conjoncture
34:16qui est difficile à gérer
34:16pour la Fed.
34:19Véronique, vos commentaires.
34:20Est-ce que le salut
34:20de Kevin Walsh
34:21peut venir quand même
34:21du consommateur ?
34:22C'est-à-dire que
34:24soit les marchés
34:25baisseraient fortement
34:26et Kevin Walsh
34:27aurait sans doute
34:28une opportunité
34:28de baisser les taux.
34:29Ça, c'est une possibilité.
34:31Soit il y a aussi
34:32un consommateur
34:34qui s'épuise.
34:35Alors le marché du travail
34:36est-ce qu'il est ?
34:36On ne sait pas trop
34:37mais ça ne semble pas
34:39un travail qui est en train
34:40de s'effondrer non plus.
34:42Et pour autant,
34:43on a de l'inflation
34:44dans les services
34:45notamment
34:46qui reste très collante.
34:47Il y a le phénomène
34:48IA qui vient se rajouter
34:49également.
34:50Est-ce que tout ça
34:51peut mettre à mal
34:52quand même
34:52la consommation américaine
34:53qui pourrait donner
34:54un argument à Kevin Walsh
34:56pour ne rien faire
34:56à minima
34:57voire peut-être
34:58pour venir en soutien
35:00de la partie croissance
35:01à un moment ?
35:02Je ne sais pas.
35:04Vous l'écoutez dans vos commentaires
35:05mais c'est ma question.
35:07Ce qu'on observe
35:08c'est quand même
35:08il y a une translation
35:10de la courbe
35:11de Philips
35:12qui est quand même
35:14magistrale aux Etats-Unis.
35:15C'est quand même...
35:16Donc on a...
35:17Le rapport entre
35:18la tension du marché du travail
35:19et l'inflation
35:20par les salaires.
35:21Alors moi
35:21je ne regarde pas forcément
35:23le taux de chômage
35:23et le taux de salaire
35:24mais plutôt
35:24les taux de création
35:26d'emploi
35:26vers le taux de salaire
35:28et on est quand même
35:30sur la fin de l'année dernière
35:31vous avez une croissance
35:32zéro de l'emploi
35:34et des salaires
35:34qui ne descendent pas
35:35en dessous de 3,5%
35:36dont la croissance
35:37ne descend pas
35:37en dessous de 3,5%.
35:38Et aujourd'hui
35:39on est plutôt
35:40un peu mieux
35:41en termes de dynamique
35:42d'emploi
35:43et voilà
35:45a priori
35:46ça va aller très vite
35:49si on a à nouveau
35:50un petit peu
35:51quelque chose de substantiel
35:52en matière
35:52de hausse des salaires
35:54et c'est aussi pour ça
35:55qu'à un moment donné
35:57je vois mal
35:58avec une réforme fiscale
36:01et des crédits d'impôt
36:02qui sont en train
36:03d'être versés là
36:03qui soutiennent
36:05fort heureusement
36:06le consommateur d'ailleurs
36:07et des effets richesses
36:08délirants
36:08des effets richesses
36:09absolument délirants
36:11un marché immobilier
36:13qui se tient
36:14enfin
36:15qui est sans doute
36:16complètement figé
36:17mais qui de fait
36:19n'est pas
36:19une source de risque
36:21non plus
36:22donc moi
36:24j'ai plutôt l'impression
36:25que c'est du côté
36:26peut-être industriel
36:27et des CAPEX
36:28qu'on pourrait avoir
36:29là quelque chose
36:30qui tourne assez rapidement
36:32en eau de boudin
36:34et ça a été quand même
36:35une partie extrêmement
36:36importante
36:36une moindre accélération
36:37des CAPEX
36:38voire à un moment possible
36:39un recul des CAPEX
36:40et là vous dites
36:41effectivement
36:41la machine peut refroidir
36:43assez vite
36:43exactement
36:44mais de là
36:46à envoyer
36:48un message rapide
36:49à la Fed
36:51il faut baisser les taux
36:52là je ne vois pas
36:54pour l'instant
36:54je ne vois pas
36:55en tout cas
36:55pas avant l'an prochain
36:56Gilles
36:57voir 10%
36:58de la consommation américaine
36:5910% des Américains
37:00font 50%
37:01de la consommation
37:01oui
37:01c'est la partie la plus riche
37:03dont l'effet de richesse
37:04boursière
37:04est juste gigantesque
37:07donc
37:08une baisse sérieuse
37:10je ne parle pas
37:10de ce qui s'est passé
37:11en un mois
37:12Libération Day & Co
37:13une baisse sérieuse
37:14c'est une attaque sérieuse
37:15sur la consommation américaine
37:16je veux dire
37:17donc pour moi
37:19Kevin Warsh
37:20n'a pas envie
37:20de monter les taux
37:21maintenant
37:21parce qu'il ne veut pas
37:22Trump
37:22essayer de les maintenir
37:23par contre
37:24la moindre chute significative
37:27durable
37:27des boursiers
37:28là on a des descentes
37:30de plusieurs points
37:32extrêmement rapides
37:33pour essayer de relancer
37:33la machine
37:34essayer de relancer
37:35l'immobilier
37:35qui lui est en panne
37:37mais
37:38l'emploi immobilier
37:39n'est pas en panne
37:40parce que
37:40les ouvriers
37:41qui ne construisent pas
37:41les maisons
37:42construisent des data center
37:43mais l'immobilier
37:44lui est en panne
37:45donc voilà
37:45bon
37:46c'est quoi dans ce contexte
37:47il me reste 5 minutes
37:48une allocation d'actifs
37:49résiliente
37:50aujourd'hui
37:51Pierre
37:52nous on aime
37:54beaucoup le risque
37:56et on aime
37:57beaucoup
37:57le risque action
37:58le risque action
37:59donc plutôt tilté
38:01sur l'Europe
38:04on a eu
38:05plein de
38:05plein de phénomènes
38:07de crise
38:07alors on parle
38:08des actions
38:08mais on a quand même
38:09un krach obligataire
38:11en 2022
38:11on a eu
38:13l'heure
38:13qui est montée
38:14à 5006
38:15sans aucune raison
38:16qui est descendu
38:17enfin en tout cas
38:18moi je ne l'ai pas compris
38:18à l'époque
38:19moins de 4000
38:19voilà
38:19on a eu le bitcoin
38:21qui a été divisé par deux
38:22en fait on en a plein
38:22des crises
38:23et cet effet richesse
38:26finalement il tourne
38:26et tout le monde
38:27est focalisé sur l'IA
38:28mais en fait
38:29franchement
38:29en octobre
38:30l'IA c'était fini
38:31maintenant c'est
38:33de nouveau une bulle
38:34et en revanche
38:35on a eu
38:36parallèlement à cela
38:37plein d'explosions
38:39sur différents marchés
38:41donc nous c'est vrai
38:42qu'on aime beaucoup
38:43le risque
38:43et le risque
38:43on comprend
38:44donc le risque
38:45on comprend
38:46ce sont effectivement
38:46les actions
38:47et ce sont
38:48les obligations
38:49et les obligations
38:50les plus risquées
38:52d'entreprise
38:53d'entreprise bien sûr
38:54voire même émergente
38:56parce qu'en fait
38:56dans cet environnement
38:57de croissance ultra molle
38:59mais pas de récession
39:00c'est vraiment
39:00on va dire
39:02un endroit idéal
39:04pour prendre du risque
39:05obligataire
39:06finalement à haut rendement
39:08parce qu'on voit pas du tout
39:11de problématiques
39:12en tout cas en Europe
39:13sur les emprunts
39:15à haut rendement
39:16les plus risqués
39:18on trouve que vraiment
39:19les métriques de valorisation
39:20sont nettes
39:21alors oui les spreads sont bas
39:22mais bon
39:22on a vu pendant des années
39:24que les spreads
39:24pouvaient rester très bas
39:25et les taux de rendement
39:26sont plutôt supérateurs
39:27et donc c'est plus la logique
39:28de portage qui vous guide
39:29dans ce milieu du crédit
39:30absolument
39:31et une duration très faible
39:32parce que c'est vrai
39:33qu'on aime pas
39:33les emprunts d'Etat
39:35il y a de la vol encore
39:36sur les taux
39:37et bien malin
39:37qui saura dire
39:39où ça s'arrêtera
39:41voilà exactement
39:42donc dans ce cadre là
39:44c'est vrai qu'on a
39:45on a des indices
39:46qui sont
39:46on est comme d'habitude
39:48au minimum neutre
39:49voire surpondéré
39:50sur le risque action
39:51et plutôt absente
39:53des stratégies
39:56les plus
39:56considérées
39:57les plus
39:57les plus défensives
39:59mais qui en fait
40:00ont été
40:01violemment
40:03prise à revers
40:05absolument
40:06Gilles
40:07une allocation
40:07qui vous inspire
40:09pour l'été
40:09pour l'été
40:11nous on est
40:12pratiquement minimum
40:12action
40:13avec un long short
40:14anti-stox
40:15ah oui
40:16short coré
40:17ah oui
40:18on a un peu
40:19voilà
40:20avec de la chimie
40:21c'est plus une réflexion
40:22c'est déjà implémenté
40:23dans la stratégie
40:24dans le portefeuille
40:25il faut gérer
40:26stop
40:26parce que ça part
40:27dans tous les sens
40:27c'est pas des stratégies
40:30à laquelle on part
40:31en vacances
40:31et on revient en août
40:32on suit ça quasiment
40:34à la journée
40:34et même à la soirée
40:35mais bien gérer
40:36ça paye
40:37on arrive à faire
40:40gagner de l'argent
40:41avec ce genre
40:41stratégie aujourd'hui
40:42on est satisfait
40:43de nos performances
40:43jusqu'au début de l'année
40:44depuis début d'année
40:45donc des obligations
40:46long terme européen
40:48on a profité
40:49d'Orbousse
40:49pour acheter du BTP
40:50du Gilt
40:51on a profité
40:52de la crise
40:53avec de la duration
40:54alors
40:54la duration
40:54si ça explose
40:56c'est là dessus
40:57qu'il fera aller
40:57les gens
40:58tout le monde est sous-investi
40:59sur la duration
40:59tout le monde trouve ça
41:00trop volatile
41:01si jamais il y a un problème
41:02les gens
41:03on n'aura pas
41:04ça marchera
41:04on n'aura pas
41:05ces 30 ans
41:05parce qu'on dit
41:06que ça marche plus
41:06quand même
41:08moi ça rémunère
41:09les 4%
41:10ça marche pas
41:10nous ça nous va
41:12devise émergente
41:13peso réel brésilien
41:14peso mexicain
41:16voilà
41:17d'accord
41:17donc vous ne tablez pas
41:19sur une poursuite
41:19du raffermissement
41:20du dollar
41:21aujourd'hui
41:21non
41:22là on a
41:22le sourire du dollar
41:24on a acheté
41:24du yen avant-hier
41:28le dollar
41:29c'est venu un peu trop lourd
41:31la seule politique
41:32sur laquelle tout le monde
41:33est d'accord aux Etats-Unis
41:34qui permet de sortir
41:35les Etats-Unis
41:36de ce qu'ils sont
41:38c'est
41:39il faut faire baisser le dollar
41:39je pense que c'est
41:40le seul consensus
41:41de droite à gauche
41:43de tout le monde
41:44faire baisser le dollar
41:45alors c'est pas
41:46la bulle
41:47il y a
41:47l'empêche
41:48parce que les gens
41:49vont tous investir
41:49sur Nvidia
41:51ça
41:52mais derrière
41:52si ça
41:53ça y a un problème
41:53on verra le dollar
41:54à mon avis
41:56c'est toujours la même question
41:57pour quelle raison
41:58on arrive à faire baisser
41:59le dollar
41:59et puis est-ce qu'on maîtrise
42:01est-ce qu'on contrôle
42:01la baisse de sa devise
42:03une fois qu'on a commencé
42:04à la mettre en oeuvre
42:05la baisse de réserve
42:06mais en tout cas
42:07là elle est
42:08je veux dire
42:08elle est vulnérable
42:09enfin le dollar est vulnérable
42:10et en plus
42:10il y a une volonté politique
42:11de faire baisser le dollar
42:12Véronique donc
42:13pour revenir au début
42:14de l'édition
42:14l'Europe au coeur
42:15de la stratégie estivale
42:17l'Europe au coeur
42:19oui
42:20allez je pousse le bouchon
42:22j'ose le dire
42:22je m'interroge même sur
42:24dans cet environnement
42:25est-ce que c'est pas
42:27la France
42:28parce qu'on dit l'Europe
42:29et bien souvent
42:30on pense l'Allemagne
42:31quand on dit l'Europe
42:34l'Allemagne ne me séduit pas
42:36l'histoire qu'on vit je pense
42:38elle est quand même
42:38très influencée
42:39par l'histoire sur la technologie
42:41gain de productivité
42:42etc
42:42et c'est pas l'histoire allemande
42:43l'histoire allemande
42:44c'est chez nous
42:45trop industrielle
42:46et c'est chez nous
42:47alors on peut pas le dire
42:49trop fort
42:49parce que
42:50parce que nous
42:50on a de la dette publique
42:51on a des spread
42:53de taux
42:54qui inquiète
42:54etc
42:55enfin
42:56bon à court terme
42:57moi je le jouerai bien
42:58et puis
42:59et puis l'autre question
43:00moi je pense qu'il y a
43:01un équilibre
43:02à trouver aux Etats-Unis
43:04que Kevin Noir
43:05peut remonter
43:05enfin la Fed
43:06peut remonter
43:07de deux ou trois
43:08à deux ou trois reprises
43:09ses taux
43:10de manière graduelle
43:11si c'est communiqué
43:11comme c'était anticipé
43:13par les marchés
43:13ça cape la hausse
43:14de la technologie
43:16on peut perdre
43:1610-15%
43:17sur la technologie
43:18sans que ça crée
43:20des effets richesses
43:21monumentales
43:22monumentaux
43:22et trop négatifs
43:23et ça
43:24ça permet quand même
43:26enfin moi
43:26je trouve que ça lui permettrait
43:29d'aborder l'avenir
43:30et la suite
43:31de manière beaucoup plus sereine
43:33quelque chose de plus
43:34exactement
43:34et du coup
43:36le dollar un peu à la hausse
43:37et un peu moins d'émergents
43:40que ce qu'on a eu
43:41il y a quelque temps
43:42merci à vous trois
43:43au bout du téléphone
43:44avec Trump
43:44avec un moins 15% marché
43:46de voix
43:47ouais enfin si ça évite
43:48un moins 40%
43:49oui mais Trump
43:50il n'est pas capable
43:50c'est très différent
43:51bon
43:52à suivre en tout cas
43:54merci beaucoup à vous trois
43:55Véronique Riche-Flores
43:56Gilles Etchéberi-Garaï
43:57et Pierre Bichmut
43:58étaient les invités
43:58de Planète Marché ce soir
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