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Mardi 9 juin 2026, retrouvez Bertrand Rocher (Co-head fixed income, Mirova), Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) et Aymeric Diday (Directeur de la gestion, Pergam) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché nous sommes
00:13ravis d'accueillir ce soir bertrand rocher bonsoir bertrand bonsoir bienvenue dans l'émission vous
00:18êtes co-responsable du fixed income chez mirova hervé gouletker nous accompagne bonsoir et
00:23bienvenue également hervé bonsoir grégoire senior economic advisor d'accuracy et emmerick
00:28du dé est également notre compagnie le directeur de la gestion de pergam bonsoir à vous emmerick
00:32bonsoir merci d'être d'être là un mot quand même sur alors cette séquence de micro secousse autour
00:38du thème de la tech et de l'intelligence artificielle l'idée étant pas de remettre en cause cette
00:43cette thématique mais de s'interroger sur le moment du cycle dans lequel on se trouve emmerick pour
00:52constater quand même un peu plus de volatilité ces dernières séances sur le sujet de l'ia sur le
00:57sujet de la tech on l'a vu en asie en corée du sud on l'a vu sur le
01:01nasdaq sur les indices japonais
01:03également avec des mouvements d'ampleur à la baisse suivi d'un rebond puissant à la hausse qu'est ce
01:10que ça
01:10nous dit de l'état d'esprit du moment est ce qu'il ya un peu plus de fébrilité autour
01:14d'un thème qui
01:15n'est plus un thème à sens unique peut-être aujourd'hui tout à fait en fait il ya beaucoup
01:19de
01:19mouvements parce qu'on arrive à un moment donné dans cette thématique là où on va commencer à rechercher
01:23les la vraie valeur des choses c'est à dire évaluer si on peut donner une croissance à l'infini
01:30à des
01:30chiffres et et si ces sociétés le méritent et là aujourd'hui on arrive à un moment où les
01:36valorisations sont à des niveaux extrêmement élevés donc toute nouvelle qui impacte l'économie
01:41se ressent sur la valorisation de ces entreprises donc ça sent un petit peu quand même pas la fin d
01:47'un
01:47cycle mais au moins le moment où tout le monde commence à se poser les vraies questions on n'est
01:52plus sur le
01:52momentum uniquement le momentum on regarde comme les portefeuilles là là on commence à regarder le
01:58potentiel à venir de ces sociétés là parce que le gros de la hausse l'effet momentum ça y est
02:03il
02:04commence à être bien visible il a eu lieu on va passer dans la phase de digestion qui va commencer
02:09aussi à segmenter un tout petit peu les différents les différents sous secteurs avec l'IA les fournisseurs
02:17de l'IA l'infrastructure énergétique liée à l'IA et donc à commencer à faire un petit peu son
02:22marché
02:23pour dire ben cela ils ont des carnets de commandes et pour le coup ça va vraiment avoir lieu cela
02:29il y a de
02:29la surcommande parce que certains certaines sociétés surcommandent pour s'assurer d'être dans les
02:36carnets de commandes et donc c'est les commandes qui potentiellement pourraient disparaître demain
02:41sont hypothétiques on connaît bien les phénomènes depuis des années notamment dans l'aviation donc
02:46donc dans l'aéronautique donc donc c'est pour ça que le marché commence à se poser des questions
02:50et souvent ça c'est des signes où ben voilà il ya quand même un plan un point haut de
02:54marché ça veut
02:57pas dire que le cycle ne va pas se poursuivre parce que l'histoire de l'intelligence artificielle
03:01elle va pas s'arrêter ici très très clairement on le voit il va y avoir les ipo qui arrivent
03:05donc donc
03:06donc il ya vraiment des relais de croissance important sur cette thématique là c'est un thème qui a vocation
03:10à
03:11s'élargir vous dites désormais mais il va plus y avoir uniquement que les grands acteurs
03:15qui ont financé pour le moment ces opérations là et c'était les seuls à pouvoir le faire parce que
03:20c'est
03:21les seuls qui avaient la liquidité pour le faire donc c'était les très bonnes personnes qui ont fait les
03:25bons les bons investissements maintenant on va commencer à se poser les questions de la rentabilité et donc quand
03:31on regarde la rentabilité ben là les questions sont plus aussi claires et aussi nettes qu'avant et c'est
03:35pour
03:35ça que toute incidence qui a sur l'économie impacte aujourd'hui ces sociétés là parce que pour le
03:42moment ce sont des activités qui sont pas forcément rentables et avec de la dette donc donc là aujourd'hui
03:48se pose la question de qui sont les gagnants de demain et les autres on parlera des taux évidemment
03:52dans cette émission avec le sujet des politiques monétaires mais c'est vrai que dans la phase de rebond
03:57de la tech qu'on a connu depuis les points bas de fin mars créé générée par la crise d
04:03'Ormouz on a l'impression
04:05d'un thème qui a été complètement insensible à l'évolution des des rendements et des taux
04:09obligataires par exemple on pouvait commenter les deux histoires à part on avait l'impression que
04:15c'était deux mondes qui s'ignorait totalement mais totalement parce que le marché est passé dans un
04:19dans un mode totalement momentum hausse ya ça a été que ça pendant un mois et demi deux mois là
04:25on va
04:25remettre un peu de rationalité économique exactement et on voit les valorisations le mouvement qu'on a eu vendredi est
04:31assez symptomatique de ces moments là où un chiffre économique potentiellement va générer des hausses de
04:37taux plus de manière plus visible et donc on cherche à voir ce qui a vraiment monté très fort et
04:43on impacte
04:44immédiatement dans les dans les cours de bourse pas si anodin que ça donc on a beaucoup souvent écrit que
04:49l'introduction de space x qui arrive dans quelques jours sera peut-être un point haut de marché qu'il
04:55fallait
04:55faire attention sur ces moments là parce qu'il ya aussi des portefeuilles ont fait des liquidités
05:00pour certains investisseurs américains qui veulent participer à ces ipo donc là aussi attention à
05:06pas être dans des effets techniques qui permettent de faire baisser un petit peu les marchés donc c'est
05:12pour ça qu'un peu de prudence à court terme même si on a des petits rebonds aujourd'hui un
05:15peu de
05:15prudence quand même pendant quelques quelques semaines c'est peut-être pas mal pour le moment le temps
05:20de digérer notamment l'introduction en bourse de space x effectivement qui sera un vrai test pour l'appétit des
05:25des investisseurs comment vous regardez l'évolution du du thème de l'ia sur le plan boursier j'entends
05:32hervé est ce qu'on est ce qu'il faut réfléchir forcément à l'idée d'un pic boursier à
05:38un certain
05:39stade est ce que c'est le moment d'y réfléchir est ce que c'est beaucoup trop tôt ce
05:42que l'accumulation
05:43des levées de capital peut générer une forme d'indigestion qui marquerait un paroxysme en termes
05:49d'enthousiasme j'entends alors macroéconomiquement l'ia on voit bien ce que ça apporte aux acteurs de
05:58l'ia on n'est plus confus sur ce que ça apporte au reste de l'économie dire que les
06:04progrès de l'ia vont
06:07ils rester dans le secteur vont-ils être diffusés et si on veut qu'il ya un progrès macroéconomique il
06:13faut qu'il y ait de la diffusion alors le paradoxe très très instantané c'est que quand on prend
06:18les
06:19derniers trimestres on avait l'impression de gains de productivité meilleur et il y avait un parallèle
06:25avec les deux chocs technologiques précédents l'informatique internet et on disait ben ça y est
06:32c'est parti mais quand on voit plus récemment depuis le début de l'année les chiffres de l'emploi
06:37l'emploi se redresse dans un contexte où personne ne revoit à la hausse la croissance
06:43économique et là ça ferait dire tiens la productivité va se mettre à ralentir donc
06:47en fait je pense que macroéconomiquement ça reste très confus on sait pas très bien ce
06:53que ça va impliquer l'histoire qu'on lit l'espèce d'autonomie de l'intelligence
06:57artificielle par rapport à tout ce qui a autour c'est une histoire un peu étonnante
07:02mais c'est une histoire et c'est là où SpaceX vient renforcer le caractère de l'histoire
07:07en fait si on cherche une référence historique il faut regarder 1960 la nouvelle frontière de john
07:18kennedy c'est le terme qu'il emploie lorsqu'il accepte la candidature des démocrates à la
07:24présidence qu'il gagnera mais mais en fait alors elle est un peu multi multi thème comme aujourd'hui
07:32parce que il parle d'économie c'est la conquête spatiale il parle de diplomatie la lutte contre la
07:41Russie il parle de social c'est en fait comment faire que les inégalités raciales baissent dans
07:48le pays donc il ya des parallèles avec aujourd'hui mais il ya quand même une grosse différence en fait
07:53si on raisonne en termes de subsidiarité avec l'intelligence artificielle j'utilise le thème à bon escient
08:00parce qu'il a été employé par le pape léon 14 dans son encyclique sur l'ia et en fait
08:06à l'époque en fait la subsidiarité c'était tout ce qui va être fait est enclenché par l'état
08:13sous la
08:13houlette de l'état alors qu'on voit bien que aujourd'hui avec monsieur musc et c'était pointé
08:18par le pape tout en haut de la subsidiarité il ya les monstres de la tech les acteurs de
08:27l'intelligence artificielle donc à ce titre là il ya une histoire alors cette histoire on la retrouve
08:32les 100 millions de personnes sur mars les inter à watts de data center dans l'espace donc tout ça
08:40ça fait
08:41rêver mais les gens n'ont peut-être pas bien compris aux états unis les petits épargnants que en fait
08:47la
08:47la régulation la gouvernance de tout ça était quand même vachement différente de celle d'il ya 85 ans
08:55maintenant 36 ans maintenant c'est une vieille histoire mais mais en fait ça c'est l'histoire alors
09:02après qu'on entre plus dans les détails et mes collègues sont sans doute plus forts que moi sur le
09:07sujet la gouvernance de l'empire musc c'est quand même un peu compliqué avec des achats croisés ce qui
09:15fait qu'on comprend pas et on arrive à l'économie de l'empire musc bon les résultats je laisse
09:20de
09:21côté tesla les résultats sont quand même pas très bons et donc on se met à payer extrêmement cher
09:26et donc voilà est ce qu'on accepte de payer aussi cher c'est 100 fois je crois les profits
09:32chiffre d'affaires
09:34sur les profits on serait alors à infiniment vraisemblablement
09:40voilà voilà profitables mais l'ensemble ne l'est pas voilà et alors et et toute l'histoire c'est
09:45que
09:45quand ce que je trouve intéressant c'est que musc qui n'a peur de rien dit mon marché potentiel
09:51est
09:51de près de 30 mille milliards de dollars là dedans il y en a 2000 c'est l'espace et
09:57les satellites et il
09:58ya le reste 28 mille ou à peu près c'est l'intelligence artificielle donc en fait il ya un
10:04immense pari et ça
10:06nous ramène à la première question le le modèle économique pérenne de tout ça pour le moment c'est
10:11pas c'est pas extrêmement clair mais ça va être une opération majeure vendredi
10:17emmerick on en parle à chaque jour et jusqu'à vendredi et sans doute et sans doute au delà mais
10:23on a rarement vu une opération de cette taille de cette ampleur avec des caractéristiques tellement
10:29liées à une personne une personnalité celle d'Elon Musk oui et non parce que quand on se rappelle les
10:35introductions en bourse de google ou de facebook avec zuckerberg c'est vrai c'était déjà des
10:40des phénomènes à chaque fois ça a été des événements incroyables où on se disait on va
10:46pas voir de papier c'est des entreprises pas forcément rentables celle de facebook pour
10:50ceux qui s'en souviennent oui c'était incroyable parce que ça avait été un crash
10:52industriel quand même majeur l'introduction en bourse de facebook après le parcours de
10:56bourse a été ce qu'il a été bien sûr sur l'introduction en bourse je crois que ça
11:00avait été quand même une opération assez désastreuse c'est compliqué autre époque aussi
11:04mais encore une fois c'est à chaque fois des événements assez marquants assez marqués
11:09on voit souvent les problématiques techniques parce que on est aussi avec des problématiques
11:15où il va y avoir énormément de particuliers qui vont être qui vont intervenir au même
11:18moment est-ce que les infrastructures techniques vont marcher on a vu que les dernières très
11:22très grandes introductions en bourse il y avait eu pas mal de problèmes sur des heures
11:26à côté bien sûr et quand ça cote ça cote ça de manière saccadée les ordres n'arrivent pas tous
11:30au
11:30même moment donc ça pose beaucoup de questions techniques mais au delà de ça ce qui va être
11:35très intéressant c'est de voir quels vont être les la réalité des chiffres c'est à dire est ce
11:39que le est
11:40ce qu'on va côté 15% au dessus 20% au dessus souvent encore plus sur la première cotation
11:43en dessous c'est
11:44pas possible est ce qu'on va côté 20% en dessous bien sûr que c'est totalement possible mais
11:49logiquement
11:50logiquement logiquement on peut pas vendre vu l'investissement qui est mis dans cette opération j'espère quand même qu
11:55'ils vont s'assurer que ça baisse pas trop si ça baisse
11:57normalement non mais mais encore une fois il y a beaucoup d'incertitudes et le modèle fait que
12:04aujourd'hui c'est vraiment des entreprises sont pas du tout rentables et qui sont extrêmement chères donc donc aujourd
12:08'hui prendre le choix
12:10d'aller acheter à l'ouverture sans regarder le prix ça semble être de la croyance ou du pas du
12:18pari parce que parce que le mot est pas le bon mais un choix pur de dire je veux avoir
12:24participé
12:25particulier fasse ce choix c'est une chose qu'un professionnel de la gestion le fasse c'en est une
12:30autre je dis pas que des professionnels vont pas le faire bien sûr bien sûr qu'ils vont le faire
12:34ils vont la convaincre je crois qu'il y a déjà 10 milliards de souscriptions en provenance des institutionnels
12:37tout est histoire de proportion évidemment mais mais mais encore une fois ça va être dans un portefeuille un animal
12:45particulier
12:46SpaceX exactement et c'est pour ça que c'est toute une histoire de proportion on peut à la limite
12:50se dire on va en acheter un tout petit peu à l'ouverture pour en avoir une toute petite partie
12:53d'un portefeuille
12:54et se dire pour participer à l'histoire
12:57parce que c'est une histoire parce qu'il y a quand même un fondamental incroyable derrière cette introduction en
13:02bourse il faut pas le nier
13:03Starlink c'est un progrès technologique incroyable
13:06c'est rentable
13:08l'histoire des data centers je pense qu'il est capable de le faire il nous a quand même fait
13:13atterrir des fusées
13:14réatterrir des lanceurs à deux endroits de la planète à quelques secondes d'intervalle personne pensait qu'il y arriverait
13:18il y est arrivé
13:19dit que c'est pas si cher et pas si compliqué
13:20si on roule pour certains en électrique aujourd'hui il a été quand même un moteur de toute cette évolution
13:27il est quand même capable d'avoir fait des choses incroyables donc on peut lui donner quand même un peu
13:31de crédit
13:32après évidemment la personne pose beaucoup de questions peut être très clivante on peut ne pas partager certains de ses
13:38en termes de gouvernance ça peut être un sujet
13:40bien sûr
13:40qui applique des critères ESG il y a beaucoup qu'il faut se poser
13:44exactement donc c'est pour ça que chaque gérant peut avoir des choix c'est différent et marqué par rapport
13:49à ça
13:49mais mais pour ma part moi je sais qu'on va attendre quand même
13:52ouais on va quand même être un tout petit peu sérieux sur sur ces sujets là
13:56quand bien même on est assez assez favorable à financer le progrès l'innovation et la croissance
14:06il y aura toute façon un effet rareté parce que je crois qu'il y a quelques pourcents de flottants
14:10seulement qui vont être
14:11munis à disposition
14:14et il y aura ensuite
14:16tous les insiders enfin ceux qui sont investisseurs de la première heure de SpaceX qui auront des fenêtres de tir
14:21pour vendre donc la
14:23la pression vendeuse est encore à venir devant nous avec des périodes de lock-up etc
14:28donc c'est ça qu'il va falloir guetter quand même aussi
14:30il va y avoir beaucoup de vendeurs derrière sur l'animation du titre
14:32tout à fait
14:33comment ça résonne chez vous Bertrand
14:35encore une fois vous venez du monde obligataire
14:39mais on en discutait avec des gérants et des gérantes obligataires cette semaine
14:43aujourd'hui le phénomène macro
14:44il y a
14:46intéresse tout le monde et un gérant obligataire il regarde aussi les résultats de Nvidia
14:49les résultats peut-être l'introduction en bourse de SpaceX j'en sais rien
14:53mais en tout cas ça fait partie
14:54on peut pas être complètement déconnecté de cet univers
14:56même quand on est sur le bilan
14:58oui au début c'était une histoire equity on était bien tranquille on vous écoutait et puis ça tout allait
15:02bien
15:03et puis les choses vont changer parce qu'il y a trois impacts indirects qu'on peut mesurer
15:09le premier c'est l'effet richesse c'est à dire qu'il y a une partie des ménages américains
15:13qui sont
15:14très risqués et très investis et très investis en IA et dans les sept magnifiques
15:20si la machine commence à se gripper en termes de valo elle peut aller assez bas
15:24si jamais tout un tas de narratifs se déconstruisent ce sur quoi je n'ai pas d'idée
15:27là l'effet richesse il va ployer
15:29or pour le moment une partie de la résistance incroyable de l'économie américaine
15:34elle provient de ces ménages qui ont la chance de pouvoir avoir des portefeuilles equity très renforcées
15:39ça c'est le premier effet
15:41la limite c'est un effet macro
15:43le deuxième effet il est plus direct c'est que ces gens là
15:46Nvidia, Alphabet, etc.
15:49ils commencent à venir sur les marchés obligataires
15:50ils émettent beaucoup
15:51ils ont plein de devises
15:54en France-Suisse, en Sterlin
15:56à long terme il y a eu une 100 ans
15:58il y a une 2064
15:59il y en a plein d'autres
16:00et ils distordent nos univers un petit peu
16:02par la masse
16:03et en plus par donc la duration
16:05tout ça avec des notations
16:07vous dites qu'ils sont très endettés
16:08c'est vrai en absolu c'est des niveaux de dette importants
16:10mais bon ça reste des niveaux de
16:13de notation très très très favorables
16:14Google est en dette nette négative
16:16je crois aujourd'hui
16:18oui c'est ça, on n'est pas très inquiet
16:20mais en plus ça vient distordre nos courbes
16:22sans rajouter énormément de spread
16:24par dessus les taux actuels
16:26et puis enfin le dernier effet
16:28c'est peut-être le plus intéressant
16:29pour nous tous là autour de cette table
16:31c'est les effets d'accompagnement
16:32l'IA elle est gourmande en énergie
16:34ça sert à rien de le rappeler
16:37mais ça veut dire qu'il va falloir
16:38plugger tout un tas d'infrastructures
16:41économiques pour servir ces IA
16:42c'est peut-être ça d'ailleurs la limite
16:44le troisième point il va peut-être rejoindre le premier
16:45parce que nous selon nous le potentiel de l'IA il est incroyable
16:49mais il n'a peut-être pas les moyens de son potentiel
16:51c'est la production énergétique
16:52Google vous venez de mentionner
16:53investit sur la fusion nucléaire
16:56on ne sait pas s'ils vont y arriver
16:57mais c'est un indice du problème
17:00qu'ils ont à réussir à fournir leur centrale
17:03il y aura une limite physique
17:04exactement
17:05qui va à un moment s'imposer à ces capex
17:08c'est ce qu'il y a derrière ces capex
17:09la construction de l'intestinateur, de l'infrastructure etc
17:11le token marginal, son coût d'énergie marginal
17:14ça va devenir un problème qui est déjà envisagé par les
17:18par les
17:19les alphabètes et consorts
17:21mais on verra comment ça va se passer
17:22parce que ça veut dire que ça peut caper un petit peu l'histoire
17:25qui est belle pour le moment
17:26et là on rentre peut-être dans un cycle
17:28un peu vicieux
17:29c'est pas notre scénario mais c'est ça qu'on surveille
17:31c'est un risque effectivement à surveiller aujourd'hui
17:34je reviens sur l'émission de dettes obligataires
17:37de la part des grands hyperscalers américains
17:39ça veut dire qu'aujourd'hui dans un portefeuille
17:42diversifié, on est doublement, on se retrouve doublement exposé
17:45au thème de l'IA à travers la partie action
17:47mais aussi à travers la partie crédit et la partie obligataire
17:50ça commence, on est obligé en faisant le choix
17:52soit d'investir dessus soit de pas y aller
17:53dans tous les cas on prend un pari pour les fonds benchmarkés
17:56bien entendu, on commence à prendre un petit pari
17:58donc l'histoire n'est plus seulement equity
18:01est-ce que l'IA devient, c'est une question qui est posée
18:03par un de vos confrères Hervé, je vous la pose
18:05est-ce que l'IA devient une classe d'actifs ?
18:08alors il faut peut-être définir ce que c'est une classe d'actifs
18:10mais dans le sens où on y réfléchit
18:13presque comme une brique d'allocation
18:15dans une allocation globale
18:17est-ce qu'on va en venir là
18:18ou est-ce que ça reste un thème
18:20aussi puissant, aussi large soit-il
18:22ça ne reste qu'un thème
18:24pour que ça soit une classe d'actifs
18:27il faudrait qu'il y ait un peu
18:28des fondamentaux propres
18:31des mécanismes de dynamique
18:35de la classe d'actifs
18:36qui lui sont propres
18:38j'ai l'impression que l'IA
18:40si on raisonne comme ça
18:42c'est moins une classe d'actifs
18:44qu'un multiplicateur
18:46de classes d'actifs
18:48c'est-à-dire qu'il y a un côté action
18:50et il faut qu'on booste
18:51les référents que l'on a
18:53donc on booste les multiples
18:55on booste les perspectives
18:57de profit que l'on attend
18:59en termes de financement
19:01et dans ce cas-là
19:02de spread de taux
19:03alors on peut dire
19:04les bilans sont parfois très solides
19:07ce sont les vieux de la tech
19:09moins solides
19:10ce sont les jeunes de la tech
19:13et donc on va accumuler de la dette
19:15et d'ailleurs si on accumule de l'action
19:17si on fait des IPO
19:18ça veut bien dire
19:19qu'on essaie de diversifier
19:21les modes de financement
19:23pour que ça ne soit pas trop
19:24du côté de la dette
19:25et donc en fait
19:26je pense que c'est plutôt
19:27des références
19:28qui vont être différentes
19:30c'est-à-dire
19:30comme dans les actions
19:32on peut dire
19:33qu'il y a du fonds de portefeuille
19:34il y a du plus risqué
19:36on mettra de l'intelligence artificielle
19:38comme un sous-groupe
19:39et pareil du côté taux
19:42donc je ne dirais pas
19:43que c'est une classe d'actifs
19:44ou alors
19:44vous découpez tout
19:45mais dans ce cas-là
19:46il faut accepter
19:47que dans une classe d'actifs
19:48vous regardez le bilan
19:50dans son entièreté
19:52et vous dites
19:53en fonction des caractéristiques
19:55du haut du passif
19:56du bas du passif
19:57je mets comme ceci
19:58du côté de l'actif
19:59il se passe ceci
20:00on pourrait recomposer
20:01des portefeuilles comme ça
20:04mes souvenirs
20:04d'investissement
20:06me font dire
20:07que moi
20:07je n'ai jamais vu ça
20:08mais peut-être
20:09qu'on le verra un jour
20:10non mais comme vous dites
20:12c'est vrai qu'on a l'impression
20:13que c'est un thème
20:15qui est décorrélé
20:16des marchés obligataires
20:17des marchés de taux
20:18et d'où cette question
20:19mais on n'en est pas encore
20:20à penser l'IA
20:21comme une classe d'actifs
20:24indépendante
20:25des autres
20:25non ça reste quand même
20:26un sous-secteur
20:27et pour le moment
20:28c'est un sous-secteur
20:29de la tech
20:29mais qui a l'avantage
20:31de toucher pas mal
20:32d'autres secteurs
20:33parce qu'en effet
20:34le côté énergétique
20:35est important
20:36donc il impacte vraiment
20:37le côté énergétique
20:38et il va impacter
20:40quand même
20:40beaucoup le secteur
20:41il va surtout impacter
20:43aussi bien la finance
20:44donc les banques
20:45et assureurs
20:46que le secteur de la santé
20:47qui va potentiellement
20:49aller beaucoup plus vite
20:50dans son innovation
20:51donc c'est vraiment
20:52un secteur
20:53un sous-secteur
20:54qui va prendre de l'ampleur
20:55et qui va prendre de l'ampleur
20:56aussi dans les allocations
20:57d'actifs
20:58après c'est un secteur aussi
20:59qui va continuer
21:00d'innover
21:01parce qu'on le disait
21:01et vous le disiez très bien
21:03il va y avoir
21:03des vrais sujets d'énergie
21:05mais on voit
21:06que potentiellement
21:07il y a aussi
21:08des solutions
21:09Alphabet investit aussi
21:10énormément
21:11dans la compression
21:12des données
21:12donc il dit
21:13qu'on compresse
21:14les données beaucoup plus
21:15il dit qu'il y a
21:16beaucoup moins besoin
21:16de data center
21:17si on met des data center
21:18dans l'espace
21:19il y a beaucoup plus
21:20d'énergie solaire
21:20et beaucoup moins
21:21de problèmes de refroidissement
21:22donc il y a
21:24à travers la photonique
21:25le secteur des puces
21:27des mémoires
21:27on voit que le marché
21:29chasse
21:29toutes les solutions
21:30qui peuvent permettre
21:31de faire baisser
21:32le coût de l'IA
21:33de faire baisser
21:34son intensité énergétique
21:35etc
21:36le marché est focalisé
21:38sur cette idée là
21:38et c'est l'innovation
21:39l'innovation est à la base
21:40de toute croissance
21:41pérenne et rentable
21:42dans longtemps
21:42bon venons-en
21:43on l'encadre
21:46on l'encadre
21:47venons-en à l'autre
21:49sujet fort de la semaine
21:50et je me tourne
21:50à nouveau vers vous
21:51Bertrand
21:52c'est le sujet
21:52le retour des banques centrales
21:54comme on le dit
21:54toutes les six semaines
21:55à peu près
21:56avec une hausse
21:57de 25 points de base
21:58qui va être délivrée
21:59ce jeudi
21:59par la banque centrale
22:00européenne
22:01c'est la première
22:02depuis septembre
22:032023
22:05dans un contexte
22:06où le choc de prix
22:08est devant nous
22:09lié notamment
22:11au blocage
22:12dans Mouz
22:12et c'est un choc de prix
22:13qui semble se diffuser
22:15il n'en reste pas moins
22:16que ça n'est qu'un choc de prix
22:18à ce stade
22:20qu'est-ce qu'on peut dire
22:21la manière
22:22dont la BCE
22:23y répond
22:23avec cette hausse de taux
22:25et qu'elle va être
22:25la communication
22:26selon vous
22:26qui peut entourer
22:27ou qui pourra entourer
22:28cette hausse de taux
22:29je ne sais pas
22:30comment Christine Lagarde
22:31va communiquer
22:31sur ces 25 points de base
22:33qui n'ont pas restombé
22:35sous le sens
22:36vu la situation
22:37la question bien sûr
22:38c'est le narratif
22:38pour la suite
22:39alors la BCE
22:40elle a été
22:42je vais la féliciter
22:43maligne dans sa communication
22:44en liant un petit peu
22:45le sort des hausses de taux
22:46au destin
22:47de ce qui se passe
22:48dans le détroit d'Hormuz
22:50lier son destin
22:51à la possibilité
22:52que le blocage
22:53demeure longtemps
22:55c'est une certaine façon
22:56s'ouvrir la voie
22:57à ne pas monter les taux
22:58si jamais le conflit
22:59se résolvait assez vite
23:01donc ils vont monter
23:02après-demain
23:03et puis après
23:03ils auront le temps
23:04pour eux
23:05ils ont acheté du temps
23:06on pense qu'une deuxième hausse
23:08et à la place
23:10on va réviser à la hausse
23:11sans doute
23:11les projections d'inflation
23:13et à la baisse
23:13sans doute
23:14les projections de croissance
23:15mais c'est bien la révision
23:16à la hausse
23:16des projections d'inflation
23:17qui devrait guider
23:19un mouvement suivant
23:20éventuel de la baissée
23:21et la peur de renouveler
23:22ou de renouer
23:23avec la petite erreur
23:25de l'automne 2021
23:27on avait écrit chez Mirova
23:28un article
23:29disant que
23:29je crois que c'était
23:31en août 2021
23:32disant que les banques centrales
23:33allaient dire
23:33que l'inflation serait transitoire
23:35mais qu'ils seraient obligés
23:36de monter les taux
23:37même si ça leur déplaisait
23:38parce qu'il y avait
23:39des signaux stagflationnistes
23:40qui apparaissaient
23:41un petit peu
23:42selon la définition
23:43d'une stagflation
23:43telle qu'on l'a vu
23:44au Royaume-Uni
23:45à la fin des années 60
23:46ils ont voulu ignorer ça
23:48ça les a pris
23:49un peu de revers
23:50ils ont eu un effet rattrapage
23:51qui a été correct
23:52cette fois ils veulent éviter ça
23:53donc les 25 centimes
23:55servent en partie à ça
23:56une deuxième hausse
23:56peut-être à ça aussi
23:57parce qu'en plus du pétrole
23:59du gaz
23:59ou de l'aluminium
24:00le détroit d'Ormouz
24:02il va conditionner
24:03évidemment
24:03on en a entendu parler partout
24:04les récoltes
24:05pour le moment
24:06nos agriculteurs européens
24:09ils ont semé
24:09ils vont récolter
24:10il n'y a pas de problème
24:12même s'ils ont acheté
24:13un peu moins d'engrais
24:13si une saison de plus
24:15ça durait
24:15imaginons que
24:16le détroit d'Ormouz
24:17soit bloqué
24:18à les 6 mois de plus
24:19là ce serait
24:20la productivité agricole
24:21qui serait vraiment touchée
24:23et là
24:23l'inflation
24:24elle ira
24:25ce serait une autre affaire
24:27avec des conséquences politiques
24:28que je vous épargne
24:29qu'on connaît tous
24:30donc voilà
24:31pour nous la BCE
24:32elle a une hausse
24:33après-demain
24:34on a tous compris
24:35une deuxième sans doute
24:36dans l'année 2026
24:37une troisième
24:39attention quand même
24:40à ne pas attacher
24:40un nouveau boulet
24:41au pied de l'économie européenne
24:42qui n'a pas besoin de ça
24:43une des clés de lecture
24:44Hervé
24:45dira ce qu'il en pense
24:46c'est quand même
24:46la production industrielle allemande
24:48le chiffre de mai
24:49n'était pas si mauvais
24:50mais enfin
24:50l'automobile continue
24:51de patiner
24:53il faut quand même
24:54que la BCE fasse attention
24:55à ces sujets-là
24:55plus qu'à sa communication
24:57en un sens
24:57une voire deux hausses de taux
24:59qu'est-ce que ça nous coûte
25:00qu'est-ce que ça peut
25:02peser sur les marchés globaux
25:05au sens large
25:06européens en particulier
25:08et qu'est-ce que ça coûte
25:09à l'économie
25:09est-ce que ça reste marginal
25:11ou est-ce que c'est
25:12comme vous le dites
25:13déjà un boulet
25:15supplémentaire
25:16au pied d'une économie européenne
25:17qui a toujours du mal
25:18à réaccélérer quand même
25:20non mais je dirais
25:21que c'est plutôt sain
25:22quand même
25:22pour les marchés
25:23ils ont déjà intégré
25:25la nouvelle
25:25pour l'économie
25:27je pense même
25:28que ça a un effet
25:29de renforcement
25:30tout relatif
25:31mais de renforcement
25:32quand même
25:32de l'euro
25:32à une période
25:33où il faut acheter
25:34du pétrole
25:34donc c'est pas forcément
25:36une mauvaise chose
25:36effectivement
25:37si vous enchaînez
25:38six hausses de taux
25:38très rapprochées
25:39ce serait
25:40je vous raconterai
25:40un autre discours
25:41pour le moment
25:42c'est franchement neutre
25:44sur l'économie
25:45de notre point de vue
25:46la BCE peut se permettre ça
25:48la troisième hausse
25:49oui
25:50ce serait la
25:51oui c'est ça
25:51la goutte d'eau éventuelle
25:53est-ce qu'on peut imaginer
25:55que la BCE
25:56soit assez symétrique
25:57dans sa fonction de réaction
25:59c'est-à-dire
25:59la capacité de délivrer
26:01une à deux hausses
26:01assurantielles
26:02au bon moment
26:03pas trop en retard
26:04mais la capacité aussi
26:06à les enlever
26:08dès que le moment
26:10le permettra
26:11on se pose pas encore
26:12cette question
26:13c'est une façon
26:13de répondre à votre question
26:15sur la trajectoire
26:16qu'on pourra voir
26:17quand est-ce qu'on va
26:18les rebaisser
26:19par exemple
26:20pour moi
26:21ils vont pas le faire
26:21tout de suite
26:22quand bien même
26:23il y aura une fenêtre
26:23d'opportunité
26:24qui s'ouvrirait
26:25pourquoi
26:26parce que
26:27ce que j'ai dit tout à l'heure
26:28sur le troisième trimestre
26:292021
26:30ça les a marqués
26:32ils se donneront
26:33un peu de temps
26:34avant de procéder
26:34à une nouvelle
26:35éventuelle baisse
26:36une recalibration
26:37une recalibration
26:37en sens inverse
26:38oui et puis qui plus est
26:39quand on compare
26:39à nos amis états-uniens
26:42ou à nos amis britanniques
26:43les hausses de taux
26:44elles n'ont pas été
26:45si spectaculaires
26:46comparées à ce que
26:47d'autres ont fait
26:47voir le Japon
26:48Hervé
26:49bon sujet de discussion
26:51infinie
26:51évidemment
26:52mais quel est le prix
26:54de cette hausse de taux
26:56attendue
26:56de la part de la BCE
26:57ce jeudi
26:58en fait
26:59le geste
26:59est quand même pas
27:00si facile
27:01que ça à faire
27:02parce que
27:03le premier point
27:04c'est l'incertitude
27:06alors c'est l'incertitude
27:07qui dure
27:08et en fait
27:10aujourd'hui
27:11on a un conflit
27:13moyen-oriental
27:14plus long
27:15que ce que
27:16à peu près
27:16tout le monde
27:17avait prévu
27:18et quand
27:19les bornes sont dépassées
27:20on ne sait pas bien
27:21où est la limite
27:22et donc
27:23je pense qu'à ce titre là
27:25la BCE
27:26est fondée
27:27à se dire
27:28puisque les bornes
27:29sont dépassées
27:29il faut que j'y aille
27:31mais voilà
27:32elle y va
27:33avec regret
27:34parce que ça se passe pas
27:35entraînant des pieds
27:36ça se passe pas
27:37comme attendu
27:38ça c'est le premier point
27:39le deuxième point
27:40c'est qu'il faut
27:41qu'elle monte
27:42cette eau
27:42face à un choc d'offres
27:44et on sait bien
27:45que la politique monétaire
27:47n'est pas la mieux adaptée
27:49à un choc d'offres
27:50donc elle va le faire
27:52sans doute
27:52mais là encore
27:53c'est pas terrible
27:54avec réticence
27:55en fait
27:56l'argument le plus fort
27:57c'est celui
27:57qu'a proposé Bertrand
27:59c'est à dire que bon
28:00il y a un passé
28:02qui a ressemblé
28:03à une petite faute de car
28:06pour parler
28:07un faux départ
28:07un mauvais départ
28:08comme le ski
28:08c'est gentil
28:10voilà
28:10mais en fait
28:11donc ils vont le faire
28:12parce que
28:14bis repetita
28:15non placent
28:16quoi
28:16ils veulent pas recommencer
28:18mais je pense que
28:19ils le font avec réticence
28:21et donc
28:22la hausse
28:23ils vont la faire
28:24ça oui
28:25quelle porte
28:27ça ouvre
28:27ils montrent simplement
28:29qui sont réactifs
28:30que lutter contre
28:32les anticipations
28:33inflationnistes
28:34même dans un contexte
28:35de faible
28:36très faible
28:37croissance économique
28:38ça ne leur fait pas peur
28:39donc ils s'achètent
28:40des crédits comme ça
28:41et puis après
28:42ils vont bien voir
28:43ce qui se passe
28:44parce que
28:44comme tout le monde
28:45on a aucune idée
28:46de ce qui va se passer
28:48donc une communication
28:48qui va rester ouverte
28:50à mon avis
28:51enfin
28:51elle sera ouverte
28:53et ça va pas être
28:55un discours
28:56de durcissement
28:57de la politique monétaire
28:59ça va être un
29:00on prend une assurance
29:02vous voyez qu'on n'a pas peur
29:03de le faire
29:04mais je pense pas
29:05que ça ira au-delà
29:06et que les hausses de taux derrière
29:09ben en fait
29:10je pense qu'ils ont pas envie
29:11de conforter le marché
29:13dans cette direction
29:14je dirais plutôt
29:15c'est un dove haïque
29:19c'est quelque chose comme ça
29:20un point Bertrand
29:22qui a été discuté
29:23mis sur la table
29:24par certains membres
29:25de la banque centrale européenne
29:27ceux en faveur
29:29des hausses de taux
29:30c'est de dire
29:31aussi sous forme
29:32d'avertissement
29:33j'allais dire
29:34aux dirigeants
29:35et au gouvernement
29:36de la zone euro
29:37attention
29:38parce que
29:39la réponse budgétaire
29:41et fiscale
29:41a été très forte
29:43ces dernières années
29:43c'est aussi
29:44ce qui a sans doute
29:45participé
29:46à l'entretien
29:48de l'inflation
29:49ou du risque inflationniste
29:51en zone euro
29:52attention
29:53si vous vous mettez
29:54à accommoder
29:55à nouveau
29:55ce choc de prix
29:59avec une ampleur
30:00un peu trop importante
30:01nous
30:02on sera obligé
30:03d'en faire
30:04peut-être
30:04de faire peut-être
30:05cette troisième
30:05hausse de taux
30:07l'équilibre
30:08du policy mix
30:09cela paraît quand même
30:10plus confortable
30:10pour la banque centrale européenne
30:12le niveau d'accommodation
30:13budgétaire
30:14semble quand même
30:15moins délirant
30:17moins démesuré
30:18mais ça a des limites
30:19je rejoindrai un peu
30:21Hervé
30:22aller faire
30:23de la bonne vieille discipline
30:25budgétaire
30:26par le message
30:27envoyé par la banque centrale
30:29c'est l'état d'esprit
30:31dans lequel certains
30:31des membres
30:32de la banque centrale sont
30:34mais c'est difficile
30:35à faire admettre
30:36en année électorale
30:37en France
30:38alors on sait tous
30:39les chiffres
30:39de dettes sur PIB
30:40de la France
30:41de la Belgique
30:41de l'Italie
30:42il ne faut pas l'oublier
30:44mais dans l'ensemble
30:46les budgets actuels
30:47pourvu que les trajectoires
30:49restent celles
30:50qui avaient été promises
30:51en France
30:52on a quelques mal
30:52à les piloter
30:53ça devrait être
30:54dans l'ordre du acceptable
30:55pour une BCE
30:56à peu près sereine
30:58faire une troisième hausse
31:00dans un contexte
31:01un petit peu dur
31:02pour envoyer un message
31:03aux politiques
31:04avant l'élection
31:05présidentielle française
31:06alors que la France
31:07émet cette année
31:07310 milliards de dettes
31:08que l'Allemagne
31:10c'est autour de 500 milliards
31:11que le
31:11bon j'allais dire
31:12le trésor britannique
31:13mais il n'est pas dans la BCE
31:14bien entendu
31:14mais enfin
31:15c'est un effet de supplé
31:16dont il faut parler
31:17c'est 300 milliards
31:18de sterling
31:20c'est quand même
31:20là pour le coup
31:21on touche à des limites politiques
31:22la BCE a des marges
31:24pour envoyer ses signaux
31:25sans qu'ils deviennent
31:26publics
31:26et aussi frontaux
31:28donc voilà
31:29Emric
31:29qu'est-ce que ça change
31:30ou qu'est-ce que ça ne changera pas
31:32cette hausse de taux
31:33de la BCE
31:33peu de choses
31:34aujourd'hui 0,25
31:35c'est pas grand chose
31:36donc peu d'impact sur les marchés
31:37donc ça c'est plutôt
31:39plutôt assez agréable
31:41ce qu'on espère surtout
31:42c'est que
31:43c'est que
31:44s'il y a fin de conflit
31:44et que l'inflation baisse
31:46ils seront
31:47ils arriveront à s'adapter
31:48c'est ça le plus important
31:50quelque part
31:51parce que la BCE
31:52a souvent été
31:53assez mauvaise
31:54à ce jeu-là
31:55au jeu de financement
31:56de la croissance
31:57là où les Etats-Unis
31:58ils ont été
31:58100 fois meilleurs
31:59et l'Europe a toujours voulu
32:02plutôt jouer
32:03sur les sujets
32:05de déficit
32:06et de dette
32:07là où les Etats-Unis
32:09ont toujours été
32:09orientés sur la croissance
32:11et quand on regarde
32:12aujourd'hui
32:12le PIB global américain
32:14par rapport au PIB global
32:15européen
32:16on voit les écarts
32:18qu'il y a eu
32:18en 15 ans
32:19ou en 20 ans
32:19avec deux types
32:20de politiques monétaires
32:21qui ont été opposées
32:22l'une et l'autre
32:24donc c'est vrai
32:25qu'on a envie
32:26d'avoir une BCE
32:27un peu meilleure
32:28qui élève un petit peu
32:30son niveau de jeu
32:30parce qu'aujourd'hui
32:31ils sont encore faibles
32:33ils sont beaucoup trop faibles
32:34aujourd'hui
32:34dans leur communication
32:35dans leur capacité
32:37à s'adapter
32:38rapidement
32:39efficacement
32:40y compris dans le discours
32:40à prendre
32:41des vrais paris
32:42parce que
32:44souvent
32:44il faut oser
32:45et là où les Américains
32:46je pense
32:47étaient quand même
32:47bien meilleurs
32:48alors depuis
32:50quelques trimestres
32:51on a un petit peu
32:52de signe d'amélioration
32:53de la part de la Banque Centrale
32:54qui a été un petit peu meilleure
32:56là
32:56dans sa réactivité
32:59donc
32:59on a été plutôt contents
33:00de voir enfin
33:01une Banque Centrale Européenne
33:02moins à contre-temps
33:04moins à contre-temps
33:05et totalement
33:06voire
33:06très très en retard
33:08donc là pour le coup
33:09on a eu
33:09plutôt de proactivité
33:11là où la Fed
33:11était un peu
33:12engluée
33:13ces derniers temps
33:14on était plutôt contents
33:16de voir ça
33:16donc on espère
33:17que ça va continuer
33:17et qu'ils vont continuer
33:19à améliorer
33:19leur niveau
33:20de technicité
33:21comment se pose
33:22l'équation
33:22pour la réserve
33:23fédérale américaine
33:25et notamment
33:25la Fed
33:26de Kevin Warsh
33:27qu'on va découvrir
33:28alors on le connaît déjà
33:29mais on va le découvrir
33:30en tant que président
33:30de la Fed
33:31à partir de la semaine prochaine
33:32Bertrand
33:33en quoi l'équation américaine
33:35monétaire
33:36est différente
33:36de l'équation européenne
33:38elle est différente
33:39en bien des points
33:40bon l'inflation
33:41la trajectoire
33:42peut ressembler
33:43un petit peu
33:44elle est un petit peu au-dessus
33:45mais les gains de productivité
33:46c'est pas les mêmes
33:47le marché de l'emploi
33:47c'est pas les mêmes
33:49le lien à l'IA
33:50c'est pas le même
33:52non plus
33:53et puis
33:53on a un tout nouveau
33:55gouverneur
33:56un chairman
33:58qui à mon avis
33:59va surprendre positivement
34:00on a beaucoup attendu
34:01que ce soit
34:02la marionnette de Trump
34:03je crois pas
34:03que ce soit le cas
34:04vu sa biographie
34:07vu ce qu'il a fait
34:07dans le passé
34:09ses capacités
34:10à se mettre
34:10en frontal
34:11face à ses chefs
34:13on pense qu'on a
34:14quelqu'un là
34:14d'assez indépendant
34:15et c'est peut-être
34:16une bonne nouvelle
34:17pour la Fed aussi
34:18il travaille à ça
34:19depuis des années
34:20il est passé à la Fed
34:21comme gouverneur
34:222006-2011
34:22depuis j'imagine
34:24que le projet
34:25d'y revenir
34:25et d'être un jour président
34:26ne l'a pas quitté
34:27en tout cas
34:28il travaille
34:29à cet objectif
34:30depuis des années
34:31c'est pas pour saper
34:33toute cette crédibilité
34:34comme ça
34:35en une ou deux réunions
34:36alors je connais pas
34:37ses ambitions personnelles
34:38c'est vrai
34:38mais je crois qu'on a compris
34:40en lisant quand même
34:40que ça faisait partie
34:42de ses ambitions
34:43quand même
34:43déjà dans les précédentes
34:45nominations
34:45ou tours de nomination
34:46et puis il a un parcours
34:47assez atypique
34:48parce qu'il a travaillé
34:48en banque d'affaires
34:49chez Morgan
34:49et puis aussi
34:51un parcours académique
34:52le mix des deux
34:53à mon avis
34:53il a envie
34:53c'est de la psychologie
34:54de bas étage
34:55mais vous me le pardonnerai
34:56j'espère
34:56il a envie de montrer
34:57qu'il sait faire
34:58quelque chose
34:59d'assez novateur
34:59et de pragmatique
35:02donc on va voir
35:03moi je pense
35:04encore
35:05j'insiste
35:05parce que c'est le gros message
35:06qui va peut-être pas
35:07être la marionnette
35:08faite là
35:09pour baisser les taux
35:10sur commande
35:11que monsieur Trump
35:12peut-être a cru espérer
35:13il y a quelques mois
35:14et donc la fête
35:14sous Walsh
35:15va peut-être
35:17monter les taux
35:18là aussi
35:19moi je pense
35:20qu'il y a la place
35:20aussi là aussi
35:21pour monter les taux
35:22je serais curieux
35:22d'entendre mes camarades
35:23et leur propre opinion
35:24sur le sujet
35:25sachant qu'on n'est jamais
35:26vraiment retourné
35:27au taux neutre
35:28enfin en tout cas
35:28ils appellent la fourchette haute
35:30de l'estimation de taux neutre
35:32donc on n'est pas revenu
35:33à une vraie neutralité
35:34de la politique monétaire
35:35aux Etats-Unis
35:36ça se débat
35:38il envoie des signaux contradictoires
35:39parce que d'un côté
35:40il réaffirme
35:41la target des 2%
35:43il s'y tient
35:44et en même temps
35:44il dit que l'économie
35:46ne se comporte plus
35:46comme dans les années 2010
35:47et que peut-être
35:48le taux neutre
35:49ne se calcule plus
35:49de la même façon
35:50donc il y a à boire
35:51et à manger
35:52là j'avoue
35:53que je n'ai pas compris
35:54exactement
35:54où il voulait en venir
35:55sinon que sans doute
35:56il veut se dégager
35:58des marges de manœuvre
35:58dans le futur
35:59mais touché
36:00à la target des 2%
36:03on en entend parler
36:04à chaque président
36:06de la Fed
36:06des Râles Réserves
36:07et à chaque fois
36:08les 2% restent
36:09et les présidents
36:10de la Fed passent
36:10ils restent comme objectif
36:12ça fait 5 ans
36:12qu'on n'a pas vu 2%
36:14sur l'inflation américaine
36:14au moins 5 ans
36:16aujourd'hui
36:16Hervé il nous reste
36:17quelques secondes
36:18sur Kevin Warch
36:19le marché aura forcément
36:21envie de se confronter
36:22à Kevin Warch
36:23comme nouveau
36:23chair de la Fed
36:25je pense que
36:25si on était dans
36:26un diagnostic
36:27conjoncturel classique
36:28la question
36:29ça serait
36:29enlever le biais baissier
36:31de la communication
36:33de la banque centrale
36:34après sur un plan
36:35plus politique
36:36politique personnelle
36:37pour Kevin Warch
36:38il faut qu'il trouve
36:40sa place
36:41entre l'exécutif
36:42d'une part
36:43et le comité
36:44de politique monétaire
36:45de l'autre
36:47aujourd'hui
36:48il est plutôt
36:49du côté
36:49de l'exécutif
36:50il faut qu'il
36:52trouve sa place
36:53gagne la confiance
36:54du comité
36:54de politique monétaire
36:56donc aujourd'hui
36:57il ne faut pas
36:58qu'il plante un couteau
36:59dans le dos
36:59du président Trump
37:00mais il faut qu'il le trahisse
37:02en partie
37:03pour pouvoir actionner
37:05le comité de politique
37:07monétaire
37:08c'est ça
37:08l'enjeu
37:09mais sans perdre
37:10complètement la confiance
37:11de Trump
37:12donc il faudra
37:13qu'il soit habile
37:14mais la question
37:16est moins économique
37:17que politique
37:18aujourd'hui
37:18j'ai dit dans le bestiaire
37:19des banques centrales
37:20alors on sort un peu
37:21des oiseaux
37:22les faucons
37:23les colombes
37:24la chouette
37:25la garde
37:25il faudra qu'il soit
37:26anguille
37:26on a un peu ça
37:27au départ
37:28mais le bestiaire
37:30des banquiers centraux
37:31s'élargit encore un peu plus
37:33avec l'arrivée de Kevin Warch
37:34merci à vous trois
37:35messieurs
37:35d'avoir été les invités
37:36de la Nette Marché
37:36ce soir
37:37Hervé Gouletker
37:38Accuracy
37:38Bertrand Rocher
37:39Mirova
37:40Emery Didet
37:40Pergam
37:41étaient nos invités
37:42Mirova
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