Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Lundi 8 juin 2026, retrouvez Valentine Ainouz (Responsable Stratégie Fixed Income, Amundi Investment Institute), Laurent Deydier (Directeur Général Délégué, Hottinguer Banque Privée) et Alexandre Baradez (Chef analyste, IG) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Valentine Enouz est avec nous responsable de la stratégie Fixed Income chez Amundi
00:16Investment Institute. Bonsoir Valentine. Alexandre Baradez nous accompagne également
00:21chef analyste chez IG. Bonsoir Alexandre. Et à nos côtés enfin Laurent Dédier directeur
00:26général délégué en charge des gestions chez Autingre Banque Privée. Bonsoir et bienvenue Laurent.
00:30Bonsoir Yago. Merci d'être là à vous trois Laurent. Les enseignements de cette séquence
00:35de volatilité, de secousse, de fébrilité autour de la tech. Une séquence qui est d'ailleurs
00:41peut-être en train de se refermer qui aura été brève de ce point de vue là puisque je le
00:45disais
00:45le SOX, l'indice des semi-conducteurs à Wall Street est en train de rebondir de 7%. Néanmoins on a
00:51encore en tête ce qui s'est passé en fin de semaine dernière à Wall Street ce matin en Asie.
00:55Est-ce que
00:55c'est juste un blip ou est-ce que c'est une secousse qui doit nous rappeler à une forme
01:00de vigilance
01:01vis-à-vis de ce thème de l'IA qui génère beaucoup d'enthousiasme et qui peut être aussi un
01:06thème
01:07peut-être inflammable ? C'est une bonne question et c'est vrai qu'on commence à commenter les
01:12micro-secousses maintenant parce que comme ça a duré 48 heures la semaine dernière et qu'aujourd'hui
01:16c'est entre guillemets en train de se normaliser. On va essayer de tirer quelques conclusions. La première
01:21c'est probablement aussi peut-être une prise de profit slash une respiration. Le parcours depuis les
01:26publications des résultats du premier trimestre de l'ensemble du secteur de la tech a été alimenté
01:31par une dynamique bénéficiaire très au-dessus des anticipations. On parlait tout à l'heure de 28,
01:3627, j'avais autour de 25 en tête mais le marché attendait à peu près la moitié de moins. Donc
01:40il y a eu des
01:40surprises massives dans l'ensemble de la technologie sur les publications bénéficiaires. Et puis on arrive un
01:46petit peu à l'aune d'une période qui est en général pas signal d'une fin de cycle mais
01:51en tout cas
01:51qui parfois a rimé avec une fin de cycle, c'est les IPO. On a SpaceX vendredi, on sait qu
01:56'il y en a deux
01:57très grosses derrière qui sont en train de s'enregistrer, qui vont arriver prochainement aussi
02:01dans les semaines à venir. Et en général quand la liquidité se trouve plus dans les marchés privés,
02:06les gens plus intelligents que certains investisseurs publics commencent à passer la patate chaude
02:11au marché financier. Et donc est-ce qu'on arrive à un moment où la bulle va prendre,
02:16parce que bulle il y a sur certains petits segments, une respiration plus large.
02:21Est-ce qu'on est au sommet ou pas ?
02:22Bah voilà, il va y avoir beaucoup de mécanismes, il y a des gens qui vont faire de la place
02:26parce que
02:26les évolutions des indices vont amener entre guillemets ces sociétés à avoir une pondération
02:31rapidement dans les indices, ce qui veut dire qu'il y a de l'argent actif et passif qui va
02:35s'investir
02:36dans SpaceX. Globalement je regardais, on parle de 30 milliards d'achats potentiels dans les prochaines
02:41semaines par le passif, c'est non négligeable. Donc il va falloir financer, financer en faisant
02:45de la place, en vendant quoi ? Bah globalement les candidats les plus liquides. Donc des NVIDIA
02:50de ce monde sont clairement des candidats à la liquidité. Parce que quand on sait qu'aujourd'hui
02:55les investisseurs sont plutôt assez sur investi-action et très peu pondérés sur la liquidité,
03:00sur le cash, on a du mal à imaginer de nouveaux investissements venir des actifs les plus défensifs,
03:06que ce soit le cash ou les obligations. Et donc c'est dans l'univers equity qu'il va y
03:09avoir
03:09de la rotation ou qu'on va faire de la place. Donc oui bien évidemment on arrive dans cette période
03:14qui en plus est toujours une période de transition, moins de communication des sociétés,
03:19les résultats semestriels qui seront plutôt fin juillet, début août. Donc on est un peu
03:23dans cette période où il y a un calme plat micro. Donc la macro reprend le pouvoir.
03:28Il y a des conférences, il y a des calls. Le marché va trouver une petite occasion de respirer.
03:33L'arrivée et le calendrier de ces méga-IPO, est-ce que ça nous fait réfléchir sur l'idée
03:37d'un pic boursier de l'IA, Laurent ?
03:41Je crois que c'est encore trop tôt pour mesurer la capacité de ce marché à dire
03:46c'est le pic ou pas. Pourquoi ? Parce que tant qu'on a cette vague d'investissement
03:50très forte devant nous en termes de capex des hyperscalers, on a aujourd'hui une incapacité
03:56à traduire la rentabilité future de nos investissements. Et je pense qu'on y verra,
04:02alors ce n'est pas une réponse de normand, un peu plus claire, à un horizon de 12 mois.
04:06Et donc l'année 2027, elle sera assez charnière parce qu'on verra si l'investissement
04:10additionnel génère une marge rentable et supérieure à celle qu'on espérait ou pas.
04:15Entre les deux, je pense qu'il est trop tôt pour imaginer la rentabilité, donc le marché
04:19va continuer à acheter la dynamique d'investissement.
04:22On voit dans les projections des analystes, c'est très lointain, mais c'est à partir de
04:262028, je crois qu'on voit les cash flows des Max 7 recommencer à décoller, d'une
04:31certaine manière, ce qui serait le reflet effectivement de la monétisation des investissements
04:36réalisés entre temps.
04:38Exactement, dans les modèles des analystes, à partir de 2028, la séquence d'investissement
04:42de capex ralentit, donc la dérivée seconde sera moins bonne.
04:46Et ça, le marché va devoir aussi prendre conscience en se disant, si j'ai une dynamique
04:50moins forte, comment je valorise les sociétés ? Mais en même temps, on devrait avoir
04:54une accélération très forte des profits et de la transformation en rentabilité de
04:58ces capex des deux dernières années et qui nous accompagneront encore sur 18 mois.
05:02Et donc, c'est le point, je pense, pivot pour le marché.
05:06Voilà, dire un pronostic, mais autour de la mi-27, le marché verra plus clair sur sa
05:11boussole d'investissement IA.
05:13Moment de rendez-vous pour savoir si on est dans la trajectoire ou si on s'est écarté
05:16effectivement de cette trajectoire qui est pour l'instant signalée par les marchés,
05:21les analystes.
05:22Alexandre, votre lecture quand même de cette séquence de micro-secousses, effectivement,
05:26qui est peut-être en train de se terminer sous nos yeux, avec les propos d'un Jensien
05:30Young ce week-end, au-delà du fait qu'Nvidia a noué un deal pour designer des puces mémoires
05:35avec SKNX, le grand champion, l'un des grands champions sud-coréens, Jensien Young et
05:41d'autres patrons de l'IA, maintenant, nous livrent leurs recommandations boursières.
05:45C'est-à-dire que pour lui, c'est buy the deep, c'est la chance historique pour tous
05:49les investisseurs qui n'étaient pas suffisamment investis dans l'IA de pouvoir en mettre ou
05:53en remettre.
05:55Aujourd'hui, il n'a pas eu tort.
05:56Effectivement, il n'a pas eu tort aujourd'hui.
05:57Mais après, c'est vrai que la perte actuelle ressemble, je trouve, un petit peu à ce
06:02qu'on avait finalement en fin d'année dernière, octobre de la séquence de
06:05octobre-novembre-décembre, et un peu début d'année dernière, c'est-à-dire qu'on
06:07a vu un sommet sur le Nasdaq au octobre-novembre, une phase d'abord un peu latérale, un peu
06:12de distribution, une petite correction, puis la gare en Iran qui avait un peu fait baisser,
06:15avant d'avoir les très bons résultats, effectivement, du premier trimestre qui commença à arriver.
06:19Et on a l'impression qu'on se retrouve à nouveau au même point, c'est-à-dire, bon,
06:22le rallye est parti, très gros rallye, plus de 30% sur le Nasdaq, les semi-conducteurs
06:27qu'on doublait dans l'espace de quelques mois, et donc, avec la séquence des derniers jours,
06:31Alphabet, puis Meta, cette volonté de lever des dizaines de milliards par l'émission
06:34d'actions nouvelles, on se repose la question du modèle financier, du besoin en cash,
06:41donc les CAPEX, effectivement, on les connaît, ils sont absolument stratosphériques, mais
06:43comment on finance ça ? Et c'est vrai que jusqu'à présent, les modèles habituels,
06:46c'était sur le cash et par la dette, un peu d'obligation, ça faisait peur à personne.
06:50Alphabet a lancé le cash-to-de-nouveau, 80-85 milliards, donc c'est quand même des montants
06:54très conséquents, et du coup Meta fait un peu pareil, et puis qui est le prochain ? Parce que pour
07:00l'impression que la question de l'interrogation des investisseurs sur le modèle de financement
07:06est un peu différente, parce qu'il faut aussi rappeler que le vent dans les voiles qu'on
07:10avait en partie pour ces boîtes-là, c'est pas seulement la croissance des bénéfices,
07:13mais de manière très récurrente, il y avait des rachats d'actions, donc on diminuait
07:16régulièrement le flottant, et là on repasse un peu sur autre chose, c'est un peu le modèle
07:20des sociétés aussi, c'est très bien de financer par ce biais-là, mais on passe un peu
07:24sur l'autre versant, c'est-à-dire qu'on ne concentre plus tellement désormais les actions,
07:27on va en émettre de nouvelles, et donc on change un petit peu de modèle, au moment
07:30où sur l'ensemble des marchés américains, le dividend yield aussi, si on prend le
07:34SP500, il se rapproche, je ne dis pas dangereusement, mais il se rapproche sous l'1% en tout cas.
07:40Donc, quel est l'incentif pour un investisseur aujourd'hui, qui aurait par exemple raté ses
07:45rallies, ou qui ne serait pas complètement, à se dire, il faut que j'y aille maintenant
07:47parce que le plus gros est devant moi ? Est-ce que la succession de rallies qu'on a eues
07:51finalement depuis 2022, le thème IA, il a commencé à prendre au sorti d'un peu de la...
07:55Enfin, on sortira, juste après le début de la guerre en Ukraine, ça a commencé en 2022,
07:58et on a eu 2-3 ans vraiment intense, et donc des rallies successifs.
08:02Donc se dire, on a eu un très gros rallye depuis deux mois, est-ce qu'il faut
08:05baisser le dip sur 5-6% de baisse, et attendre les 30-40% restants ?
08:09Moi, il y a juste un élément, et on en a déjà parlé ensemble à la dernière émission,
08:12c'est un élément qui est quand même récurrent, mais qui n'est pas soldé à ce stade.
08:15C'est la participation des actions aux rallies.
08:18Quand vous regardez toute la séquence des rallies, même le rallye Covid et tout ce qui a suivi
08:22derrière, vous avez dans ces rallies successifs, 2021-2022, puis 2024, puis 3-4
08:27rallies, le nombre d'actions qui participent aux rallies, c'est-à-dire qui sont au-dessus
08:30de leur moyenne de 200 jours, grosso modo, diminue.
08:33Donc aujourd'hui, enfin, le dernier rallye s'est fait, le gros rallye, avec à peu près
08:3650% de boîtes au-dessus de leur moyenne de prix de 200 jours.
08:38Le rallye post-Covid, c'était quasiment 100% des boîtes.
08:40Et comment il faut le dire, ça, Alexandre ? Il y a de la place pour que ça s'élargisse
08:43?
08:43Ou au contraire, c'est en train de se fragiliser pour devenir un rallye au pied d'argile ?
08:48Moi, j'y vois une divergence, c'est-à-dire que je vois de rallyes de plus en plus nombreux,
08:51enfin, de plus en plus, beaucoup de rallies, mais avec de moins d'informations qui participent.
08:55Donc le verre à moitié vide, c'est de dire divergence baissière, donc il y a quelques
08:58moteurs qui sont très très allumés et qui sont un peu les mêmes et qui vont commencer
09:02à refroidir, parce qu'on ne peut pas aller faire des 50% tous les deux jours.
09:06Et si le moteur de ceux qui n'étaient pas présents ne se rallume pas à ce moment-là,
09:09c'est là qu'effectivement on peut avoir des 20-25% de correction assez facilement.
09:13Le verre à moitié vide, c'est de dire, bon, finalement, il y a 50% d'actions, grosso modo,
09:15donc on peut participer, à elles de se rallumer maintenant.
09:18Est-ce que c'est possible, quand on voit qu'effectivement il y a des segments manufacturiers
09:20hauts qui repartent un petit peu, est-ce que ça peut se rallumer de ce côté-là ?
09:23Peut-être.
09:24Moi, j'y vois plutôt une divergence baissière, c'est que j'ai quand même l'impression qu'on
09:27est mûr pour avoir quelque chose, et surtout les valorisations aussi, c'est-à-dire
09:30qu'à 21 fois une mille, les bénéfices aujourd'hui anticipés, le marché des attentes
09:36bénéficiaires, qui sont quasiment équivalentes à celles qu'on a eues au premier trimestre.
09:40Mais quelle est la réalité des bénéfices ?
09:42Regardez !
09:42Oui, c'est un trimestre au moins, d'ailleurs, il faut en 12 mois, c'est au moins sur 4
09:45trimestres.
09:46Mais si les bénéfices font mentir les analystes à chaque trimestre, que vaut le PE ?
09:51Mais dans un environnement macro, oui, je suis d'accord, c'est tout à fait juste.
09:55Après la question de l'environnement de taux élevé aussi, c'est-à-dire qu'il y avait
09:58un sujet, moi j'ai l'impression qu'on l'a un peu vite oublié, il s'est un peu
10:01rappelé
10:01de ce dernier jour, c'est qu'il faut bien se rendre compte que dans un environnement
10:03de taux élevé, il y a pour les consommateurs ce que ça représente, c'est-à-dire les moins
10:08fortunés en termes de coût de crédit et coût de crédit mot, ça c'est pour la macro
10:11le bas du cas, mais il y a aussi pour la sphère un peu haute, c'est-à-dire le
10:13crédit
10:13privé.
10:14Et c'est vrai que tant que l'environnement de taux reste aussi élevé, que la Fed n'a
10:17pas de marge de manœuvre pour baisser le coût de l'argent, je ne vois pas comment
10:20la sphère crédit privé, et on a eu à nouveau, ces derniers jours, des annonces sur
10:24des partenaires...
10:25Le bas en suit sur un fonds Evergreen de private equity, et Blackstone aussi, qui a remis
10:30des gates sur une de ces stratégies.
10:32Tant que les taux ne se détendent pas, j'ai l'impression qu'on a une économie américaine
10:35qui est quand même très résiliente, il faut voir les ISM, ça tient bon, mais on sent
10:39qu'il y a de la force liée au CAPEX, la force liée aux 20% d'Américains les plus
10:43riches,
10:43et on a l'impression qu'il y a une part de l'économie qui ne contribue pas à ce
10:47qu'on
10:47voit de l'économie américaine.
10:48Alors c'est l'autre version de l'histoire, l'histoire des taux, bien sûr, Valentin,
10:53c'est vrai que pendant tout le rebond du Nasdaq, là, à point bas, fin mars, c'est ça,
10:56et on reprend 30% quasiment jusqu'à la semaine dernière, Alexandre, on a l'impression que
11:01ce thème de l'IA était complètement insensible aux taux.
11:03Et puis, vendredi, tout s'est un peu entremêlé, c'est-à-dire qu'à la fois, il y a
11:07eu
11:07des prises de profit un peu appuyées sur le thème de l'IA, la publication de Broadcom,
11:12mercredi soir avait un peu déçu, etc., les grandes IPOs arrivent, et tout ça s'est fait
11:16sur fond de nouvelles jambes de correction du marché obligataire, plutôt liées à
11:21l'aspect macro, et notamment à la publication du rapport du travail américain.
11:27Alors ce qui est très amusant, c'est que c'est un sujet qui passionne les investisseurs
11:30actions, la tech, mais c'est aussi un sujet qui passionne les économistes, et moi maintenant
11:36je suis stratégiste tôt, je regarde, je commence à regarder de très très près les résultats
11:42des boîtes de l'IA, les projections de croissance des profits revus à la hausse, les projections
11:47de capex, qu'est-ce que vous pensez du profit de cette boîte pour 2027, pour 2028 ? Donc
11:52maintenant je suis très très intéressée par tout ce qui se passe du côté actions.
11:56Si on regarde la croissance américaine, OT1 reste très correcte, on voit que l'économie
12:00américaine est très peu impactée par le conflit au Moyen-Orient, mais il y a deux grosses
12:04jambes à cette croissance.
12:07C'est un, la conso déménage les plus riches, c'est un effet richesse, c'est le marché
12:10actions, c'est la performance des boîtes sur la tech, et l'autre, c'est ces fameux
12:15investissements des entreprises, des cinq grandes boîtes de la tech, c'est entre 700
12:21et 800 milliards, c'est 2% du PIB, et ces investissements-là, de cinq entreprises,
12:26ça contribue à presque la moitié de la croissance du PIB américain, donc on n'est
12:30même plus en train de parler de quelque chose qui est anecdotique pour la croissance
12:33américaine, on est en train de parler de quelque chose qui est le pilier de la croissance
12:37centrale. Alors moi, ce que je me dis, c'est, bah c'est pas soutenable, je me dis
12:41pareil, les taux, il va falloir faire quelque chose avec les taux pour que ce soit soutenable,
12:45avoir comme ça une conso juste un effet richesse, et les CAPEX juste sur cinq boîtes, pas
12:50forcément quelque chose de soutenable, parce qu'en effet, on voit que les conditions de
12:53financement, pour toute une partie de l'économie américaine, sont aujourd'hui restrictives.
12:58Les taux de défaut sur les cartes de crédit, 8%, c'est en général ce qu'on a quand
13:03on a des taux de chômage élevés, mais c'est les consommations des ménages les moins
13:08élevés, enfin les 20% des ménages les moins riches, ça consomme très peu, donc ça
13:12pèse pas franchement d'un point de vue macro. Les petites entreprises, on voit aussi
13:15que la croissance de l'endettement des petites boîtes reste assez faible. Une petite entreprise
13:19aux Etats-Unis, ça se finance sur les taux courts, et on voit les taux de deux ans réels,
13:25c'est un peu cher aujourd'hui pour ces petites boîtes-là. Et le marché de l'immobilier,
13:28alors là, il est complètement à l'arrêt, complètement à l'arrêt. Les ventes
13:31de biens existants, on est sur les mêmes niveaux que la crise de l'Eman. Donc on a vraiment
13:34une économie aujourd'hui qui est tirée par la tech. La question qu'on se pose, c'est
13:37jusqu'à quel point ça va être soutenable.
13:38Mais là aussi, même question qu'avec la participation à la hausse dans les indices
13:43actions, est-ce que ça laisse justement de la place pour que ce thème du CAPEX se diffuse
13:48à d'autres segments de l'économie ? Je sais pas, le marché est en train de découvrir
13:52une boîte comme Valeo, qui a fait un refroidisseur pour un data center, on se demande si ça va
13:56pas devenir une boîtière. Donc évidemment, le marché force le trait, on grossit les choses.
14:02Mais sur le plan macroéconomique, c'est quand même ce qu'on va guetter.
14:05Alors moi déjà, ces cinq boîtes-là, pour moi, elles vont déjà soutenir la croissance
14:07plus longtemps que ce à quoi on s'y attendait. Moi je m'étais dit, fin 2026, cette histoire
14:11elle est terminée, l'économie américaine va devoir trouver des nouveaux relais.
14:15Là ça tient dans le temps.
14:16Ça va peut-être durer un petit peu plus longtemps parce qu'on a déjà revu à 1000 milliards
14:20pour l'année prochaine, donc ça fait en gros plus 30% sur l'année prochaine.
14:23Donc ça va être encore, ces cinq boîtes-là, ça va être encore un soutien important à la croissance
14:26américaine. Mais après, j'ai quand même cette conviction, même si je la surveille
14:31de très près, que pour moi l'idée, c'est un pari sur l'IA, l'économie américaine
14:35aujourd'hui, c'est d'avoir une expansion de ce cycle de capex au reste de l'économie.
14:40Et puis après on se dit, c'est capex, cet investissement dans l'IA, ça permet de générer
14:44des gains de productivité sur l'ensemble de l'économie américaine.
14:48Et là les gars, le pari, il est gagné, c'est Trump. J'ai fait des déficits à 5-6%,
14:54j'ai soutenu mon économie, c'est 5-6% de déficit.
14:56Donc ça c'est les Trumponomics avec Kevin Walsh à la Fed.
14:59Et Kevin Walsh, donc ce pari, il est gagné.
15:02Donc on peut baisser les taux, soutenir la partie de l'économie qu'on a besoin, etc.
15:08Donc pour moi, quand même, pour avoir la...
15:10Bon déjà cette croissance, ça va rester plus élevée plus longtemps, c'est déjà la première
15:13chose par rapport à ce que je pensais initialement.
15:15Mais après, pour garder cette expansion du cycle de capex, je reste quand même convaincue
15:19qu'on va devoir avoir des taux un peu plus bas.
15:22Voilà, ça reste ma conviction.
15:25À quel horizon ? Oui, non mais j'entends.
15:26Parce que là, l'histoire des taux qui baissent...
15:30C'est pas une histoire, c'est pas une histoire de cette année.
15:31Non mais c'était l'histoire de début d'année quand même.
15:33On partait sur 2-3 baisses de taux de la Fed.
15:37Pourquoi pas marche forcée avec Kevin Walsh qui aurait eu peut-être un peu plus de marge de manœuvre, etc.
15:42Cette histoire-là, elle a disparu.
15:43Au moins, ça reste plutôt une histoire maintenant, fin de l'année prochaine.
15:47Fin de 2027, d'accord.
15:48D'accord, fin de 2027.
15:49Cette année, on va encore avoir l'économie tenue par ces boîtes.
15:52Après, on a une inflation aujourd'hui qui est beaucoup trop élevée.
15:55Mais je pense que fin 2027, si on veut continuer d'avoir une croissance au-dessus du potentiel,
15:59je pense qu'on a besoin de taux courts un peu plus bas.
16:00C'est une histoire qui est décalée dans le temps.
16:02Elle est quand même aujourd'hui décalée dans le temps.
16:04Bon, ces histoires de participation, de diffusion des CAPEX, comment vous regardez ça, Laurent ?
16:09Et je reprends ce que disait Alexandre, effectivement, de voir qu'il y a la moitié de l'indice qui
16:14ne participe pas ou pas suffisamment.
16:15Est-ce que ça veut dire que c'est un potentiel, un réservoir potentiel de hausse pour demain ?
16:21Ou est-ce que c'est le signe de la fragilisation quand même de cette dynamique ?
16:24Je pense que les deux angles d'analyse sont bons, mais on a envie de prendre le pari du verre
16:27à moitié plein.
16:28Donc nous, on pense que la diffusion dans l'économie réelle est en train de se mettre en place.
16:31Et on voit quand même pas mal de signaux.
16:33J'entendais tout à l'heure les messages sur la reprise industrielle.
16:36C'est vrai que ça fait quatre mois que l'ISM américain fait des nouveaux plus hauts, en tout cas
16:40à un très bon niveau.
16:42Qui aurait imaginé dans un environnement avec une incertitude géopolitique massive sur une disruption totale sur le détroit d'Hormuz
16:49et le pétrole ?
16:50Imaginez les indices cycliques américains accélérés.
16:54C'est la même chose sur l'immobilier, mais l'immobilier est un peu repris pour de bonnes raisons.
16:58Mais quand on regarde, il y a des sous-enquêtes, il y en a une qui s'appelle le Doge,
17:01aujourd'hui qui est en très forte accélération.
17:04Donc il y a des permis en hausse de 6%, alors sur des niveaux, comme vous disiez Valentine, très bas,
17:08mais ça monte.
17:08Et quand on regarde la partie data center, elle monte de 45% depuis le début de l'année.
17:12Donc il y a un frémissement aussi de ce côté-là.
17:15Alors bien sûr, je n'oublie pas et je ne vais pas masquer les chiffres un peu décevants de Walmart
17:19il y a une dizaine de jours et ainsi de suite.
17:20Mais on a l'impression qu'il y a quand même beaucoup d'ingrédients qui militent pour un élargissement et
17:25une accélération de l'économie américaine,
17:27une fois encore, dans un contexte de taux élevé, avec une Fed qui est neutre, j'ai envie de dire.
17:33Et c'est déjà plutôt une bonne nouvelle parce qu'on aurait pu avoir un scénario différent.
17:37Les chiffres de l'emploi, la semaine dernière, traduisaient comme une économie qui est assez saine.
17:41Donc nous, on prend le pari qu'il faut continuer un petit peu à investir de manière plus large sur
17:46le marché américain
17:47et réduire la concentration sur la tech.
17:50Donc c'est un biais qu'on a pris depuis la semaine dernière.
17:51Donc ça veut dire des indices écouilles pondérées, par exemple ?
17:54Est-ce qu'on descend aussi à aller chercher des indices Russell qui sont aussi le tissu de petites et
17:59moyennes entreprises américaines ?
18:01Oui, clairement, aujourd'hui, c'est ça.
18:03C'est de renforcer l'exposition à travers un élargissement des indices, le Russell 2000, le S&P 500 et
18:09Qualweighted,
18:10et réduire, entre guillemets, la pondération très forte parce que je pense quand même qu'il peut y avoir un
18:14peu plus de respiration.
18:16Les phénomènes techniques et de liquidité des prochaines semaines, j'ai envie de dire, on ne les maîtrise pas.
18:20Donc quand on ne sait pas trop où, globalement, ces marchés peuvent aller à cause de ce phénomène non maîtrisé,
18:26la prudence est peut-être de rester neutre et puis d'acter une fois que ça a été qualifié.
18:30Est-ce que ça veut dire aussi que d'autres zones géographiques peuvent profiter d'un nouveau momentum ?
18:37Je pense bien sûr à l'Europe.
18:38Alors en Asie, il y a de la tech dans les indices, donc on joue aussi la tech en Corée
18:43du Sud, à Taïwan, bien sûr, au Japon.
18:45En Europe, on a un peu de tech, mais on vient généralement jouer autre chose.
18:50J'aurais envie de vous dire oui pour l'Europe, mais malheureusement, je ne vais pas aller dans votre sens.
18:54Pourquoi ? Parce qu'une fois encore, même si l'expression est facile, on n'est pas les dindons de
19:00la farce,
19:00mais on est quand même un grand perdant aujourd'hui sur le coût de l'énergie.
19:03Même si depuis 2022, l'Europe a très fortement fait évoluer son mix vers plus de renouvelables,
19:10notre indépendance énergétique, elle est loin d'être atteinte aujourd'hui.
19:12Et les investissements qu'on met, puisqu'on est drivé par les CAPEX, on achète les CAPEX aujourd'hui,
19:17on investit quand même dans l'électrification, dans l'autonomie énergétique, etc.
19:22Mais c'est par exemple...
19:23Ça ne se paye pas en bourse, ça ?
19:24Si, ça se paye en bourse et on voit des sociétés ou des segments, les industriels qui bénéficient de ces
19:28CAPEX,
19:29les boîtes de clean tech, donc d'énergie renouvelable en bénéficient.
19:32Et c'est plus intéressant sur l'Europe centrale, c'est-à-dire la France ou du Sud, particulièrement l
19:36'Espagne,
19:37parce qu'on a un mix énergétique de production qui est très faible.
19:40Mais quand vous regardez la situation de l'Italie, de l'Allemagne, des Nordiques ou du UK,
19:44alors il y a quelques exceptions dans les Nordiques comme la Finlande,
19:47aujourd'hui ils ont un coût de l'énergie et de la production électrique qui est encore très élevé,
19:50qui les rend moins compétitifs.
19:52Donc on a un problème de mix énergétique, même si on est en train de résoudre le phénomène.
19:56Ça ne fait que 4 ans que l'Europe s'est réveillée après l'invasion de l'Ukraine par la
20:00Russie
20:00et notre dépendance très forte.
20:02Donc l'Europe ne bénéficie pas de ça.
20:05Moi je vois toujours le même attentisme qui est lié à la politique domestique et géopolitique,
20:09c'est que les taux d'épargne n'ont pas d'évolution particulière.
20:12En France en tout cas, ils se sont normalisés dans d'autres économies.
20:16Oui, mais à des niveaux historiquement élevés.
20:18Donc l'incertitude, il y a une surépargne qu'il faudrait un peu stimuler.
20:23Puis le mouvement d'après, ça va être une bonne discussion pour les prochaines heures pour vous,
20:27c'est que la BCE va aller quand même dans le sens d'une remontée, d'un petit tour de
20:34vie supplémentaire de 0,25.
20:37Et puis voilà, il y a l'incertitude de la prochaine présidence de la BCE qui va nous animer pendant
20:42quelques temps,
20:43avec deux candidats en Espagne et aux Pays-Bas qui sont challenging.
20:47Et je pense qu'il ne faut pas sous-estimer l'espagnol, qui a beaucoup de grandes qualités.
20:51Mais clairement, oui, aujourd'hui, j'ai du mal à y imaginer.
20:54Très honnêtement, notre préconisation, c'est un peu moins d'Europe.
20:57Toujours un peu plus d'émergents en alternative aux Etats-Unis.
21:00Je voulais juste rebondir sur la Fed.
21:03C'est vrai que moi, j'ai dans l'idée que la Fed doit baisser ses taux.
21:05Mais pour moi, il y a deux choses vraiment à suivre sur ce pari qui est beaucoup moins évident que
21:09le pari de la zone euro,
21:10où je vois vraiment la BCE devoir rebaisser ses taux après les avoir montés.
21:13que si on voit une reprise de ce cycle de capex dès maintenant s'élargir sans forcément avoir des baisses
21:19de taux,
21:20ce sera bien moins nécessaire pour la Fed de véritablement baisser ses taux.
21:24Et puis l'autre point, c'est si on commence à revoir des pressions sur les bas salaires,
21:27c'est quelque chose que l'on ne voit pas aujourd'hui, mais on ne voit absolument pas aujourd'hui.
21:30Mais on voit quand même qu'il reste une demande très forte des offres d'emploi,
21:35des créations de postes et surtout sur des bas salaires, hôtellerie, restauration.
21:39Et ça, c'est quand même une des conséquences de la politique migratoire et du vieillissement de la population aux
21:44États-Unis.
21:44Et c'est ça, on commence à avoir des pressions sur les bas salaires.
21:47C'est vrai que ça remet pour moi en cause ma conviction que la Fed, à moyen terme, devra baisser
21:51ses taux.
21:52Il y a ce cycle de capex et ses évolutions de salaire.
21:54On pourrait arriver dans l'histoire américaine avec des taux terminaux plus élevés que ce qu'on imagine aujourd'hui.
21:59Voilà, ça veut dire que l'équilibre, le taux, ce qu'on appelle taux neutre de l'économie américaine,
22:03un taux d'équilibre, il est plus élevé.
22:05Loisirs hôtellerie, restauration, on le disait entre nous.
22:07Laurent, vous le disiez, il faudra suivre les chiffres avec l'évolution de la Coupe du Monde,
22:12lié au marché du travail.
22:13Il y a eu beaucoup d'embauches dans le secteur loisirs, hôtellerie, restauration en amont de la Coupe du Monde.
22:19Est-ce que tous ces emplois seront maintenus à l'issue de l'événement ? Ce n'est pas certain.
22:22Si on regarde l'histoire de 1994, c'est vrai que ce mois-ci, on a eu quatre fois plus
22:25d'embauches que les six mois précédents dans ces segments.
22:29Et en 1994, à partir de juillet, une fois que la Coupe du Monde s'était terminée,
22:33globalement, tout le monde était retourné dans une normalité.
22:35Donc il y a peut-être pendant un petit trimestre une légère pression qu'il faudra, entre guillemets, neutraliser dans
22:39l'analyse de long terme.
22:41Bon, s'il y a des interrogations, effectivement, sur la trajectoire un peu structurelle de la politique monétaire américaine,
22:48en revanche, vous le disiez, Valentine, vous en avez beaucoup moins sur la trajectoire de la politique monétaire en zone
22:54euro,
22:55avec une baissée qui va donc monter ses taux pour les rebaisser ensuite, en 2027 ? C'est ça l
23:01'idée ?
23:02Moi, franchement, autant pour la Fed, je m'interroge, je regarde de près, je m'interroge sur ces chiffres de
23:07l'emploi.
23:08On voit quand même que le taux de chômage de long terme sur les États-Unis remonte.
23:10Donc ce n'est pas non plus un marché de l'emploi qui est très rayon aux US.
23:13Mais franchement, en zone euro, ça me paraît...
23:16C'est un no-brainer ?
23:17Je dirais, en zone euro, pour moi, déjà, on doit parler de hausse de prix et pas d'inflation.
23:21On a une hausse de prix de l'inflation, c'est une hausse des prix généralisée et auto-entretenue.
23:26C'est quand même une différence avec la hausse de prix que l'on voit aujourd'hui.
23:30Ça veut dire que pour moi, il faudrait quand même, aujourd'hui, qu'il y ait un marché de l
23:33'emploi
23:33qui soit un peu plus tendu avec des hausses de salaire.
23:36Et qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ?
23:37Ce n'est pas vraiment le cas.
23:39On a une hausse du chômage en France, mais même en Allemagne, on a des pertes d'emploi sur l
23:44'industrie.
23:44Donc, on n'est plus du tout, par exemple, si on compare...
23:47Le rapport de force sur le marché du travail a changé ?
23:49Il a changé complètement.
23:50Maintenant, on est sur un million de créations d'emplois sur 12 mois en zone euro.
23:53En 2022, on était entre 4 et 5.
23:55Si on regarde les croissances des salaires aussi, on est tourné un peu autour de 5 en 2022.
24:01Maintenant, on est à 2%.
24:02On n'est plus du tout dans la même configuration.
24:05Ça n'enlève rien au fait que la Banque Centrale Européenne est aussi, d'une certaine manière,
24:09la gardienne des anticipations et des taux longs,
24:13même si elle maîtrise les taux courts,
24:15elle est là quand même pour s'assurer que les taux longs permettent à l'économie
24:18de continuer de tourner normalement.
24:20Donc, si elle ne fait pas ce travail...
24:21Elle fait son job.
24:22Elle m'a ancré les anticipations d'inflation.
24:25Bon, j'ai ma petite blague.
24:26Il ne faudrait pas que les anticipations d'inflation dégringolent
24:28parce qu'elle doit aussi les mettre en ancrée à 2%.
24:30Et quand on regarde les niveaux des taux longs, pour moi, en zone euro,
24:34ils sont quand même un sujet.
24:35Ils sont quand même élevés, les niveaux des taux réels,
24:38si on parle pour des pays comme la France et l'Italie,
24:40alors qu'on est vraiment dans un environnement où on dit qu'est-ce qu'on dit ?
24:43Eh bien, il y a un vrai sujet de gain de productivité en zone euro.
24:46Il faut augmenter les investissements.
24:48On doit franchement renforcer notre souveraineté,
24:51le digital, le numérique, etc., l'énergie.
24:53Avec ces niveaux de taux longs, ça me paraît être quand même quelque chose de compliqué.
24:56Après, la BCE, elle a son job, c'est l'inflation.
24:59Elle monte ses taux, elle fait son job.
25:01Les anticipations d'inflation vont rester bien ancrées.
25:05Mais pour moi, il faut quand même garder à l'esprit.
25:07Le marché de l'emploi, ce n'est plus le même que celui qu'il y avait il y a
25:10quelques temps.
25:11Les niveaux de taux ne sont plus les mêmes non plus.
25:14Mais donc, ça veut dire que la BCE ne va pas y aller bille en tête,
25:19malgré des discours un peu durs ici et là.
25:22de Schnabel ou d'autres, je ne dis pas qu'ils y vont en traînant des pieds,
25:26mais ils y vont quand même avec une certaine dose de prudence
25:29pour cette hausse de taux assurancière.
25:32Formidable, les discours.
25:34Ça permet à un coût gratuit, enfin un coût gratuit, non.
25:36Parce que sur les marchés, ça se produit quand même par une révision des anticipations.
25:40Mais ça permet de maintenir ancré les anticipations d'inflation.
25:43Après, le vrai sujet, c'est comme pareil qu'aux États-Unis.
25:46Pour les grandes boîtes, tout va bien parce qu'elles ont accès au marché.
25:49On ne voit pas de sujet. Moi, je vois les entreprises du Haïl.
25:52Il y en a quelques-unes qui souffrent, mais c'est bien identifié.
25:55Absolument pas systémique.
25:56Par contre, on a globalement, et ça, c'est un sujet global,
25:59un sujet avec les petites boîtes où on voit qu'elles font face
26:02à des conditions de financement plus difficiles.
26:05On voit les taux de défauts montés pour les petites entreprises.
26:07Donc pour moi, voilà.
26:08Donc il y a quand même, je dirais, un environnement.
26:11Marché de l'emploi, l'environnement de demande,
26:13l'environnement de taux, l'environnement de financement des entreprises,
26:16l'activité de crédit, qui plaide pour moi pour une, deux hausses de taux pour la forme,
26:21et après de revenir rapidement à 2%.
26:24Ce n'est pas un cycle de hausses de taux qui s'ouvre jeudi à la Banque Centrale Européenne.
26:28D'accord avec ça, Alexandre ?
26:30Ce serait inconséquent de faire trop...
26:31Parce que le marché anticipe, je pense ça aussi, ça prenne le marché européen.
26:34Je n'ai pas regardé le SONAR 24 ans.
26:36C'est bien !
26:36On en aura moins que ce que le marché anticipe.
26:38Oui, mais je pense que c'est pour ça que j'en reparlerai,
26:40j'en reparlerai ce que vous disiez.
26:41C'est vrai qu'on a vraiment trois strates.
26:43Le marché américain, bon, historiquement toujours plus cher,
26:45mais quand on regarde les marchés européens,
26:46le stock 600, il est à 15 fois les bénéfices anticipés.
26:49Si vous regardez sa moyenne sur 10 ans, c'est sa moyenne.
26:51Donc il n'est pas au-dessus, pas en-dessous,
26:53donc on est sur des niveaux de prix auprès de normaux.
26:56Et en dessous de ça, vous avez l'Asie,
26:57c'est-à-dire qu'on parle des émergents,
27:04MSI Emerging, vous savez qu'il y a beaucoup de Chine,
27:06et il y a un grand absent des rallies,
27:08en tout cas sur la tech ces derniers temps,
27:10c'est l'Asie, et ça ne se paie rien du tout.
27:12Et c'est là qu'il faut se poser la question,
27:13soit on considère que la Chine est déjà larguée
27:16dans la course à l'IA, ce qui n'est absolument pas le cas,
27:20donc, soit on sous-paye effectivement ces entreprises,
27:22moi je pense qu'on sous-paye côtement la Chine aujourd'hui.
27:25Ils n'ont pas les fournisseurs de pellets de pioches.
27:27Ils ont les grandes plateformes, ils ont les modèles,
27:30mais une Baba ou un Tencent n'est pas identifié
27:33comme un Escaline X ou un Samsung, à juste titre.
27:35Mais pour autant, les consommateurs de ces IA,
27:38je n'imagine pas une seule seconde
27:40que la Chine d'Oscou va dire aux IA américaines
27:42« Allez-y, asseyez-vous et free lunch ».
27:44Ça va être comme d'habitude,
27:45on va quand même protéger le marché,
27:47on va peut-être finir un peu de puce Nvidia,
27:48aller pour rendre service à Trump
27:50en échange d'autres choses à côté,
27:51mais ça veut dire que c'est comme tout ce qu'on avait avant
27:53sur l'auto ou sur l'autre secteur,
27:55ça va devenir un secteur qui va être puissant à un moment donné,
27:57qui sera consommé par les Chinois et par les entreprises chinoises.
27:59Donc j'ai du mal à considérer que des boîtes
28:01comme Tencent, Alibaba ou d'autres,
28:03se paient en moyenne à moins de 15 fois les bénéfices,
28:06ce qui est codement fou pour de la tech.
28:07Et même pour regarder l'équivalent du Nasdaq chinois,
28:09enfin le Hang Seng Tech,
28:12j'ai regardé le sommet de 2021,
28:13donc qui était le sommet un peu post-Covid,
28:15le Nasdaq c'est x2 depuis,
28:17le Hang Seng Tech c'est moins 50% depuis.
28:20Donc on se dit,
28:21si on n'achète pas la tech chinoise maintenant à ces prix-là,
28:23c'est qu'on ne croit plus à la Chine,
28:24on ne croit plus à leur capacité à copier
28:26ou à développer des modèles.
28:27Donc je trouve qu'il y a des vraies opportunités
28:29en ce moment sur la Chine,
28:30et qui sont freinées peut-être aussi par la question
28:31un peu d'Iran, de coût de l'énergie, etc.
28:33Un peu comme l'Europe,
28:34mais c'est vraiment pas cher.
28:35Et l'Europe je la trouve effectivement attractive
28:37parce que je trouve qu'on a...
28:38Donc c'est une bonne manière,
28:39entre guillemets,
28:40de rester dans la tech
28:41tout en diversifiant son risque.
28:43Oui, parce que je trouve qu'il y a tellement de risques,
28:44déjà après c'est le risque politique,
28:46le risque géopolitique aussi avec l'Iran,
28:48le coût de l'énergie,
28:50un peu la tonie de l'économie chinoise,
28:51mais pour autant il y a des signaux
28:52qui montrent que l'immobilier ça s'améliore,
28:53tout doucement ça s'améliore quand même.
28:56Le gros du choc est passé pour l'immobilier chinois.
28:58Donc j'ai l'impression que ça vaut vraiment pas cher.
29:01L'Europe ça vaut son prix
29:02et on n'est pas à l'abri de bonnes surprises
29:04à savoir que si effectivement il y avait un deal avec l'Iran
29:06d'un seul coup, hop, un vrai deal cette fois-ci.
29:08Le pétrole qui repasse sous les 80 ou 70 dollars.
29:11Tous ces effets dont on parlait,
29:12c'est-à-dire les anticipations de 2-3 hauts de taux de la BCE,
29:14ça va s'évaporer comme...
29:16Oui, oui, on peut détricoter très vite
29:18tout le narratif des derniers mois.
29:20Il faut bien se rappeler que décembre, janvier, février,
29:22on a eu un mois à 2%,
29:24d'autres mois à moins de 1%.
29:26On était à 1,7% sur l'inflation globale.
29:27Donc tout le jump d'inflation qu'on a eu sur 11 euros,
29:29on est à 3% maintenant.
29:31C'est que, uniquement lié, vous avez fait de la guerre en Iran,
29:33il y a une petite réaction sur le sous-jacent de 0,2-0,3,
29:35c'est pas délirant.
29:36Donc pour moi, la bonne surprise, ça peut venir de là.
29:39C'est-à-dire que les marchés européens sont contraints
29:40effectivement parce que la dépense à l'énergie
29:42et le risque de hausse de taux
29:44qui en est surpris c'est par les marchés.
29:46Si ce risque se dégrade un petit peu,
29:47tout de suite, je ne pense plus sur des phénomènes de rotation.
29:49C'est-à-dire que les investisseurs
29:50qui sont roués sur la tech américaine
29:52auront des bons arguments à ce moment-là
29:53pour rebalancer un peu sur l'Europe.
29:55Comme on l'a vu de temps en temps,
29:56d'ailleurs depuis deux ans,
29:56il y a eu quelques épisodes comme ça,
29:57un peu de rebalancement,
29:58où on a de temps en temps
29:59surperformé un peu la partie américaine.
30:01Moi, juste un petit argument,
30:02un dernier argument.
30:02Bien sûr.
30:03Sur la partie américaine,
30:04il y a deux choses que je trouve assez frappantes.
30:06D'un côté, c'est le taux d'épargne
30:07des ménages américains
30:08qui arrivent à des niveaux
30:09qui sont proches de ceux
30:10qu'on avait avant la crise des subprimes.
30:11Ça ne veut pas dire qu'on a la même chose derrière,
30:12mais c'est quand même les repères
30:13qu'on a d'un point de vue historique.
30:14Donc, c'est assez marquant.
30:15Très peu d'épargne côté des Etats-Unis.
30:17Et l'autre stat, je trouve très importante,
30:19et qui contribue complètement
30:20à la consommation des 10-20% des plus riches,
30:23c'est que l'exposition
30:24des patrimoines américains
30:25les plus aisés aux actions,
30:27il est proche des records historiques
30:28à peu de 60%.
30:29C'est le niveau qu'on avait
30:29avant la bulle Internet.
30:31On est à 65%.
30:33C'est-à-dire qu'un trou d'air
30:34sur les actions américaines
30:35de 10-15%,
30:36je pense que tout de suite,
30:37vu l'exposition des Américains
30:38même le plus aisés,
30:39ça peut commencer à se voir.
30:40Donc, je dirais que c'est ça
30:41qui explique la force du rallye.
30:42Et l'autre côté,
30:43on est tellement exposé
30:44que si ça corrige un petit peu,
30:46je pense tout de suite...
30:46Le fait de richesse,
30:47ça marche dans les deux sens.
30:47Je suis d'accord.
30:48Ça se verrait tout de suite
30:49immédiatement sur la consommation.
30:52Une correction sur le marché à action,
30:53je pense que c'est...
30:54Goldman nous dit
30:55que les deux tiers de la consommation,
30:57de ce qui tient dans la consommation,
30:58sont liés aux effets richesses
31:00directement générés
31:01par la hausse des marchés à action.
31:02Et si le taux d'épargne est bas,
31:04c'est bien parce qu'on a
31:04un excellent rendement
31:05sur leurs actifs.
31:07Et si nous,
31:08notre taux d'épargne est aussi élevé,
31:10c'est que le rendement
31:11sur nos actifs
31:11est quand même
31:12beaucoup plus faible.
31:14Comment on diversifie son risque
31:15là aujourd'hui, Laurent ?
31:17Alors, les Etats-Unis,
31:20la tech,
31:20ça reste évidemment
31:21des guides importants,
31:24mais comment on se diversifie ?
31:25Est-ce que d'aller jouer
31:26de la tech chinoise
31:27ou asiatique moins cher,
31:29est-ce que c'est une bonne manière
31:30de se diversifier ?
31:31Et est-ce qu'on peut même regarder
31:33au-delà de l'IA ?
31:33Est-ce qu'il y a de la vie
31:34en dehors de ce seul thème de l'IA
31:36qui bouge,
31:37qui se déplace ?
31:40Alexandre disait un point
31:40qui était un peu
31:41dans la continuité de mon propos.
31:43Je pense que les émergents
31:44et la tech dans les émergents,
31:45c'est intéressant.
31:46Et d'ailleurs,
31:46je pense qu'on va tous avoir
31:47dans nos maisons respectives
31:48et dans nos missions respectives
31:50à un moment,
31:51une discussion
31:51avec les directions financières
31:53parce que quel va être
31:53le coût de l'utilisation
31:54de notre IA
31:55et du coût de notre token
31:56au fur et à mesure
31:57qu'on est tous
31:58entre guillemets
32:00très consommateurs.
32:01Peut-être qu'à un moment,
32:02un autre,
32:03on va nous dire
32:03qu'il y avait une économie
32:05d'un coût
32:06mais on n'avait pas bien vu
32:07la charge de l'en face.
32:09On se calme
32:10ou on ira chercher
32:11des modèles chinois
32:11qui sont quand même
32:12très performants
32:13pour beaucoup moins cher.
32:14Sur certains périmètres,
32:15on pourra y réfléchir.
32:17Nous, on aime bien
32:17les émergents.
32:19Pour jouer les émergents
32:20et c'est quand même
32:21ces méga tendances,
32:22on trouve que les matières premières
32:23qui ont baissé
32:24sont aussi intéressantes
32:26en termes d'actifs
32:26des corrélations,
32:27de protection
32:28que ce soit
32:29les métaux précieux
32:30mais aussi les métaux
32:31de la transition.
32:32On trouve qu'il y a quand même
32:33un thème d'investissement séculaire
32:35qui est assez sexy
32:36et comme c'est quand même
32:37assez volatil
32:38depuis quelques semaines,
32:38quelques mois,
32:39il y a des bons points d'entrée.
32:41Donc, on s'intéresse
32:41à ces sujets-là.
32:44Indépendamment du sort d'Ormousse,
32:45par exemple ?
32:46Complètement.
32:47Parce que globalement,
32:48on voit bien
32:48que c'est très...
32:51la digitalisation,
32:52l'électrification
32:53et l'IA
32:54sont excessivement consommateurs
32:56de matières premières
32:58et donc on a l'impression
32:59qu'il faut continuer
33:00à renforcer les portefeuilles
33:01qui sont quand même
33:02plutôt mondialement
33:03pas très pondérés
33:03sur ces sujets-là.
33:05Et puis, je pense
33:06que je conforterais
33:07certains propos.
33:09Comme on pense
33:10que les banques centrales
33:10ne vont pas non plus
33:11nous faire un coup
33:12d'accordéon,
33:12même si la BCE
33:13a été traumatisée
33:14par son raté de 2022
33:16et d'avoir dit
33:16non, il y a une transition
33:18de l'inflation,
33:18c'est transitoire,
33:19ne vous inquiétez pas.
33:19Puis après,
33:20elle a été behind the curve
33:20et elle a couru après.
33:22On trouve qu'il y a quand même
33:22un portage intéressant
33:23sur pas mal d'actifs
33:24de fixed income.
33:25Il y a de la valeur.
33:26Il y a de la valeur aujourd'hui.
33:27En Europe ?
33:28Oui, oui, en Europe complètement.
33:29On trouve que c'est très intéressant
33:31et donc dans une construction
33:35aujourd'hui, on est plutôt à dire
33:37rajouter un peu d'obligation
33:38et de fixed income
33:40sans passer massivement
33:41surpondérés.
33:42Mais notre call,
33:42c'est un peu plus notre equity,
33:43renforcer des actifs décorrélés
33:45et remonter légèrement
33:46le fixed income.
33:47Ça ne veut pas dire
33:48qu'on veut passer
33:48un été tranquille,
33:49même si on s'y rapproche
33:50doucement.
33:51Mais on a l'impression
33:52qu'il y a une partie du chemin
33:53qui a été faite
33:54sur certains actifs
33:54et donc on rebalance
33:55vers un peu plus de protection.
33:58C'est un équilibre
33:59qui vous parle.
33:59Avec un beau portage,
34:00avec vraiment un très beau portage
34:02en ce moment.
34:02C'est vrai que là,
34:04ces corrections
34:05des marchés obligataires
34:06et sur des parties longues
34:08voire très longues de courbes,
34:09ça recrée des points d'entrée
34:12à sélectionner en tout cas.
34:14Oui, je partage le propos.
34:16Et surtout,
34:17ce n'est plus vraiment
34:17un espace tranquille quand même
34:19le fixed income.
34:21On voit que les parties longues
34:22des courbes aujourd'hui
34:23peuvent être très sensibles.
34:24S'il y a la moindre annonce
34:25de politique budgétaire, etc.
34:27Et donc, ce n'est pas là
34:28où on a envie d'être positionné.
34:29Même si on peut déceler de la valeur
34:31ou est-ce qu'on va prendre
34:32ce risque de volatilité ?
34:33Il y a plus de valeur après.
34:35C'est un équilibre
34:36entre la valeur et la volatilité.
34:38Mais il y a quand même
34:38un changement de régime,
34:39je trouve,
34:40dans l'état d'esprit
34:40des investisseurs aujourd'hui
34:42pour aller se positionner
34:43sur les parties longues
34:44des courbes.
34:44Parce que globalement,
34:45si on regarde aujourd'hui,
34:46pour moi,
34:47la carte des risques aujourd'hui,
34:48est-ce qu'on voit du risque
34:49sur les entreprises ?
34:50Non.
34:50Les entreprises gèrent très,
34:52très bien.
34:52Évidemment,
34:53les entreprises de la tech,
34:54il y a une vague
34:55d'augmentation des CAPEX.
34:56Mais hors ce cas spécifique
34:58de la tech,
34:59globalement,
34:59tous les autres secteurs,
35:01les entreprises,
35:02sont plutôt dans une phase
35:03de désendettement
35:04depuis le Covid.
35:05Où est-ce qu'on a
35:05des niveaux de dette
35:06qui sont élevés
35:07et qui augmentent ?
35:08C'est pour les États.
35:09Et on a aujourd'hui
35:10dans un contexte
35:11où les taux remontent,
35:12sont élevés.
35:13Donc on a vraiment
35:14une vigilance accrue
35:15des investisseurs
35:16face à ce risque.
35:17Donc c'est vrai que ça fait
35:17pour moi plus de vols
35:18sur les parties longues.
35:19Mais là où je vois
35:20vraiment de la valeur,
35:21c'est pour moi
35:21les parties courtes des courbes.
35:23Aujourd'hui,
35:23je pense que le marché
35:25est beaucoup trop optimiste
35:26de penser que la BCE
35:27va monter deux à trois fois
35:28ses taux
35:29et va les laisser
35:29là où ils sont.
35:31Après, même chose
35:32pour la Fed,
35:33même si peut-être
35:34que dans six mois,
35:35je reviendrai
35:35et j'aurai revu ma copie.
35:36C'est possible !
35:38Si le monde change,
35:40on change d'avis.
35:40Il n'y a pas de problème
35:41avec ça, Valentin.
35:42Ça m'interpelle beaucoup.
35:42Je regarde de très près.
35:44Mais pour l'instant,
35:44je resterai...
35:45Mais sur des parties courtes,
35:46c'est des bonnes positions
35:46d'attente en plus
35:47pour les investisseurs.
35:47Je resterai quand même
35:48sur cette conviction
35:49qu'à terme,
35:49moi je vois quand même
35:50des taux de la Fed
35:52un peu plus bas.
35:53Donc voilà,
35:53ça fait de la valeur
35:54sur les parties courtes
35:55et le crédit.
35:56On voit les investisseurs
35:57revenir quand même
35:58massivement sur le crédit.
35:59Il n'y a pas de risque.
36:00Enfin, il n'y a pas de risque.
36:01Il n'y a pas d'overdose
36:02avec le papier de la tech
36:04aussi qui arrive
36:05sur ces marchés-là, non ?
36:06Je reprends mes propos.
36:08Les fondamentaux
36:09des entreprises sont solides.
36:11Oui, évidemment,
36:12ils vont émettre
36:12300 milliards
36:13sur les marchés
36:14de dette dollars, euros.
36:15Ce n'est pas juste
36:15un sujet dollar.
36:16Il vient d'ultimation
36:17de mettre...
36:18Mais on voit quand même
36:19qu'il y a une demande
36:19assez forte de la part
36:20des investisseurs
36:21et il y a des flux
36:22sur la classe d'actifs.
36:23C'est une question de rendement.
36:24Les rendements aujourd'hui
36:24sont attractifs
36:25et ça, ça plaît aux investisseurs.
36:26Une minute, Alexandre.
36:28Quelques idées
36:28un peu tactiques
36:29ou stratégiques ?
36:30Je me dirais sur le propos
36:30sur les comos
36:31et aussi les matières
36:32fondamentales agricoles
36:33qui ne sont pas excessivement chères.
36:34Ça ne connaît quand même
36:34pas le challenge
36:35même avec la question
36:36des engrais,
36:36courmous ou autres.
36:37Je trouve que c'est un segment
36:38qui est un peu particulier
36:39qu'on peut quand même
36:39mettre dans des portefeuilles
36:40mais je suis tout à fait
36:42d'accord avec vous
36:42sur la partie des métaux
36:43industriels et classiques.
36:44Je pense qu'il y a encore
36:44de la marge
36:45sur des transitions longues
36:48et je mettrais dans aussi
36:49les comos agricoles
36:50que je trouve assez peu chers
36:51alors que les comos,
36:51toutes les entreprises
36:52du secteur aussi.
36:53Oui, oui, c'est ça.
36:54Il y a des entreprises
36:54qu'il faut trouver en bourse
36:56corrélées, liées, exposées à ça.
36:58Et après,
36:58de manière un peu spéculative,
36:59c'est vrai que c'est un segment
37:00qui n'attire pas du tout
37:01c'est un des pires parfums
37:01depuis le début de l'année
37:02mais c'est la partie auto
37:04et je dirais deux choses
37:04par rapport à ça.
37:05Qui a envie d'acheter de l'auto
37:06dans le monde ?
37:07Mais si on revient
37:08sur le secteur un peu de Chine,
37:10c'est vrai que si ça se détend
37:11sur la géopolitique,
37:11la baisse d'énergie
37:12fera aussi du bien
37:13au marché chinois.
37:13Ça rebondira en Chine,
37:14ça rebondira un peu sur l'auto
37:16et puis si l'énergie baisse,
37:17c'est un secteur qui est un petit
37:18rattrapage du secteur.
37:20Donc je dirais que
37:20de manière un peu spéculative
37:21sur nos horizons
37:22à peut-être de 6-12 mois
37:23pour un peu d'autos
37:23sur les niveaux actuels,
37:24pourquoi pas ?
37:25Merci beaucoup à vous trois
37:26d'avoir été des invités
37:27de Planète Marché ce soir.
37:28Alexandre Baradez, IG,
37:30Laurent Dédier,
37:31Autingre, Banque Privée
37:32et Valentin Enouz
37:33à Mundi Investment Institute.
Commentaires

Recommandations