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  • il y a 12 heures
Mardi 3 février 2026, retrouvez Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management), Hervé Guez (Directeur de la gestion actions et taux, Mirova) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché, Hervé Gouletker est avec nous, senior economic advisor d'Accuracy.
00:17Bonsoir Hervé. Bonsoir Grégoire. Notre Hervé nous accompagne, Hervé Guest, directeur de gestion de Mirova. Bonsoir Hervé. Bonsoir Grégoire.
00:24Benoît Pelloual est également à nos côtés le directeur des investissements de Natixis Wealth Management. Bonsoir Benoît. Bonsoir Grégoire.
00:29Bienvenue messieurs, merci d'être avec nous. Benoît, vous avez travaillé votre Kevin Walsh, donc supposé succéder évidemment à Jérôme Powell sous réserve de la validation du Sénat.
00:38Mais vu son parcours et son profil académique, le test du Sénat ne sera qu'une formalité semble-t-il. Que veut Kevin Walsh ? Que prône-t-il pour la Fed ?
00:50Et est-ce qu'il faut imaginer une Fed très différente sous présidence d'un Kevin Walsh par rapport à ce qu'on a observé sous présidence de Powell,
00:58mais sous présidence de Janet Yellen ou de Ben Bernanke également précédemment ?
01:02Alors sur la base de ses convictions, oui. Ça peut être assez... Ça peut contraster avec l'exercice habituel de la politique monétaire.
01:08Maintenant, il faut aussi relativiser sa nomination. Le président de la Fed, il a un vote comme tous les autres. Il n'a pas de droit de veto.
01:15Donc il représente la majorité de ce qui est déclaré dans le comité de politique monétaire.
01:21Donc il ne fait pas la politique monétaire tout seul. C'est quand même très important.
01:23Il peut influencer effectivement. Il peut aussi changer la composition à l'avenir, mais il ne décide pas tout seul.
01:29Il est chargé de trouver un consensus.
01:30Il est chargé de trouver un consensus et sur la base de ses propres convictions, ce ne sera pas évident vu l'état actuel de la réserve fédérale américaine.
01:36Donc quand on regarde un peu ses convictus, effectivement, il a une réputation assez haut quiche de son parcours en 2008, alors que tout s'effondrait.
01:44Il était plus préoccupé de l'inflation. Il a quitté le bord des gouverneurs en 2011, notamment sur le fait d'un désaccord dans l'utilisation des outils de politique monétaire non conventionnelle,
01:55le quantitative easing, avec lequel il est fondamentalement en désaccord.
01:58Donc il a cette réputation assez haut quiche, mais qu'il a eu tendance à atténuer. Aujourd'hui, il n'est pas contre une baisse de taux, justement.
02:06L'idée n'étant pas forcément de faire plaisir au président américain, mais c'est surtout motivé par une conviction assez forte,
02:12qui est que grâce à l'intelligence artificielle, la technologie, on aura des gains de productivité.
02:16Et donc l'effet à terme, il est plutôt désinflationniste. Et donc ces pressions inflationnistes actuelles ne sont pas vouées à perdurer.
02:23C'est une conviction qui est même peut-être un peu de l'ordre du Paris encore aujourd'hui.
02:29En tout cas, on n'en va pas les données. Et c'est là où, effectivement, déjà dans l'exercice de la politique monétaire, c'est un peu différent.
02:34C'est-à-dire qu'on s'éloigne du data dependent. Là, on est dans de la conviction.
02:38C'est-à-dire qu'on se...
02:39On a une vision.
02:40Exactement. Il y a une vision qui est portée. Donc ça, en ce sens-là, dans l'exercice de la politique monétaire, c'est très différent.
02:45Ce qui est assez intéressant, là où il y a une conviction beaucoup plus marquée, c'est dans l'utilisation justement de ce qui est le non conventionnel,
02:51notamment le bilan de la Fed, où là, effectivement, c'est une espèce de volonté de retour en arrière.
02:57En fait, la première conviction, c'est qu'il faut réduire le scope d'intervention de la Fed dans l'économie, dans les marchés.
03:05Donc ça, c'est quand même très important comme sujet.
03:10En fait, ils considèrent que la problématique, ce n'est pas la fiscal dominance.
03:13Si les États dépensent beaucoup, c'est simplement parce que la Banque centrale leur permet de dépenser beaucoup.
03:17La Citroën-là, c'est assez juste, puisque quand on regarde l'évolution des dernières décennies,
03:22on a aujourd'hui des politiques fiscales aventureuses, très expansionnistes.
03:26Et avant cela, on a eu justement toutes les politiques de quantitative easing, de financement assez faciles.
03:30Et donc, effectivement, cette conviction, elle est quand même relativement étayée par ce qu'on voit aujourd'hui.
03:34La liquidité permanente a, à un moment, atteint des niveaux qui font qu'il y a des effets pervers qui peuvent se produire.
03:42Et quand on contribue à alimenter un régime de liquidité très abondante, on facilite justement les politiques fiscales et budgétaires.
03:50Et pour lui, c'est l'origine, justement, fondamentale de l'inflation.
03:53Ce n'est pas le fait que l'économie aille bien, les salaires, etc.
03:55C'est que fondamentalement, c'est parce que les États dépensent trop et que c'est à cause de politiques monétaires qui sont trop laxistes.
03:59Le deuxième élément qui est intéressant de ce point de vue-là, et dont on parle beaucoup actuellement, c'est que c'est probablement à l'origine de cette fragmentation de l'économie américaine.
04:08C'est-à-dire que la façon dont on utilise la politique monétaire, c'est-à-dire on resserre les taux, mais par des outils non conventionnels et aussi la communication,
04:15on limite les effets négatifs de ce resserrement, on maintient des conditions de liquidité très abondantes sur les marchés,
04:21on fait qu'on profite aux détenteurs d'actifs.
04:23On a des marchés qui fonctionnent bien, ce sont les détenteurs d'actifs qui bénéficient des faits richesses,
04:28alors que la grande majorité de la population qui détient beaucoup moins d'actifs n'en profite pas.
04:32Et donc on est à l'origine de ce...
04:33Et il le mentionne justement dans un éditorial dans le Wall Street Journal,
04:37il oppose Main Street et Wall Street en expliquant que lui, son boulot c'est de favoriser Main Street et pas Wall Street.
04:43Et là, il est dans la pure ligne d'un Scott Bessent qui est arrivé au Trésor, etc.
04:48Pourquoi Trump fait ce choix-là ?
04:49Donald Trump, qui n'arrête pas de nous dire il y a encore à peine quelques jours,
04:53qu'il est très à l'aise avec le dollar, qu'il est très content de la valeur du dollar,
04:57qui baisse évidemment, on était à parité il y a un an, on était à 1,20 il y a quelques jours,
05:02qu'il est très satisfait de ça, que ça permet de faire beaucoup de business,
05:06qu'il estime que les Etats-Unis devraient avoir les taux les plus bas de la planète.
05:10Pourquoi est-ce qu'il fait ce choix qui semble être celui quand même d'un retour à l'orthodoxie,
05:14au moins sur le papier ?
05:15On verra dans les faits, dans les actes, dans les déclarations publiques de Kevin Walsh au fur et à mesure.
05:19Mais si on se réfère au profil théorique, comme vous dites,
05:24pourquoi est-ce qu'il fait ce choix-là à ce moment-là, Trump ?
05:26En fait, quand on regarde l'ensemble des candidats, je pense qu'il a été privilégié,
05:30c'est justement une espèce de crédibilité par rapport à cette dimension risque de perte d'indépendance de la Fed,
05:36qui est jouée en partie par le marché, même si c'est crédible.
05:38Est-ce que ces Basement Trades prennent vraiment forme et deviennent incontrôlables par son administration ?
05:45À mon sens, c'est véritable, c'est la corde de rappel fondamentale à cette administration,
05:49c'est-à-dire que ce comportement n'est pas compatible avec une administration qui entretient un déficit de 6%,
05:55en plus sur une durée relativement longue.
05:57Quand on regarde les prévisions du Congressionnel Budget Office,
06:00on ne peut pas faire tout et n'importe quoi avec le statut de réserve du dollar.
06:02Et donc, il y a une corde de rappel assez forte,
06:05lorsque les taux longs se tendent, etc.
06:08Généralement, c'est à ce moment-là où il y a les négociations,
06:11où on fait des progrès dans les négociations, etc.
06:13Et je pense qu'effectivement, c'était assez parlant de voir les propos,
06:16plein de désinvoltures de Trump sur la faiblesse du dollar,
06:19qui contrastaient avec justement le propos de Scott Besson dans la demi-heure qui suivait,
06:23où il expliquait que le dollar fort, c'est quand même quelque chose de très important.
06:26Et bien oui, il y a 6% de déficit aux États-Unis aussi,
06:28qu'il faut financer et qui dépendent très largement des financements de l'extérieur.
06:31Donc le risque de perte de crédibilité des actifs américains,
06:35c'est un risque fondamental qui est probablement la limite de l'exercice de cette administration.
06:40Conscient de ce risque de perte de crédibilité,
06:42conscient aussi peut-être du personnage qu'il incarne,
06:44je parle de Donald Trump,
06:45il met un adulte dans la pièce à la tête de la réserve fédérale américaine, Hervé ?
06:52Est-ce un adulte ?
06:54Je ne sais pas.
06:55Il fut le plus jeune gouverneur de la Fed.
06:57Mais aujourd'hui, il est adulte quand même.
06:59C'était il y a longtemps.
07:00Krugman a dit
07:02le nominé est Hauck
07:06lorsque les démocrates sont au pouvoir
07:10et Dove lorsque les républicains sont au pouvoir.
07:14Donc un profil très politique.
07:15Voilà.
07:15Je pense que le profil est très politique.
07:18La sortie du Conseil des gouverneurs en 2011 ou 2012,
07:24c'était quand même assez politique.
07:27Donc moi, ce qui me semble intéressant à retenir,
07:29c'est vrai que, vrai ou faux, il a une vision.
07:33Et en fait, son ambition, c'est de dire
07:35la trajectoire de la politique monétaire doit être calée sur une vision.
07:40Il faudra que la vision soit partagée
07:42et ça implique quand même une question grave.
07:45Après, ce qu'il dit, et ça c'est intéressant,
07:48il dit, fort du positionnement sur la trajectoire,
07:51en fait, la politique monétaire gère le cycle conjoncturel.
07:55Elle ne gère pas tout le reste.
07:57L'ennui, c'est que tout le reste a des impacts sur le cycle conjoncturel.
08:01Et donc, il va se prendre les pieds dans le tapis à un moment quelconque
08:05parce qu'il a quand même été nommé par l'administration Trump.
08:10Et l'administration Trump a une préoccupation de court terme
08:14et il est grand temps d'agir,
08:17c'est que l'économie soit présentable au moment des élections de mi-mandat
08:22et dans la présentation de l'économie,
08:26il n'y a peut-être pas un problème de taux court,
08:28mais il y a un problème de pente de la courbe des taux.
08:31Et donc, il faudra bien que notre ami Warch
08:33se paluche le problème de la pente de la courbe des taux.
08:37Et donc, il peut dire ce qu'il veut sur le bilan de la Fed.
08:40Il n'aura pas autorisation de créer de la pression haussière sur les taux longs.
08:46Alors, Bessen, du côté du Trésor, a peut-être des contrefeux à proposer,
08:51mais il n'empêche que les degrés de liberté sont limités.
08:54Et puis, Warch, qui paraît tout de même être plutôt quelqu'un d'un peu solo,
09:00il va falloir qu'il entraîne tout un comité politique monétaire.
09:05Il y a deux attitudes, comme l'a dit Benoît,
09:07soit c'est quelqu'un qui sait forger des consensus,
09:11mais forger des consensus dans un groupe large,
09:1412, mais en fait 15, c'est pas simple.
09:17Il faut être à l'écoute, il faut avoir l'humilité.
09:21Et ça, Powell le faisait pas mal.
09:23Ou alors, il faut être un dictateur comme Greenspan.
09:25Mais un dictateur comme Greenspan demande
09:28des qualités de diagnostic d'économie et de marché
09:32que très peu de gens ont eues.
09:34Moi, je regarde ça depuis Greenspan.
09:37Et bien, des Greenspan, il y en a eu un en 50 ans,
09:41ou quelque chose comme ça, disons en 40.
09:42Et donc, c'est quelque chose qui va être compliqué.
09:45Donc, la barre est quand même mise très haut.
09:49Pourquoi Trump l'a nommé ?
09:52Je pense qu'il voulait nommer Besant.
09:54Et en fait, Besant lui a dit,
09:56tu peux pas me nommer moi,
09:58mais j'ai un petit camarade qui est pas mal,
09:59et ce petit camarade, c'est Warch.
10:01Donc, c'est plutôt le bon fonctionnement
10:05entre un Besant et Warch
10:06que Trump a privilégié, effectivement,
10:08après cette nomination.
10:08Je pense qu'avec cette nomination.
10:09C'est le bras armé, en toute indépendance,
10:13de Besant.
10:13Pas le bras armé du Trésor,
10:16mais le bras armé de Besant.
10:17Il faut dire que Warch...
10:18Même s'il prône pour une coopération,
10:20une imbrication, une coopération,
10:22une stratégie beaucoup plus imbriquée
10:24entre la Fed et la Réserve fédérale américaine.
10:28Donc, le contexte actuel, elle est nécessaire.
10:30Elle est nécessaire parce que l'état
10:32des finances publiques est ce qu'elle est
10:34et les enjeux de demain sont importants.
10:36Mais il ne faut pas oublier que tous les deux
10:38ont eu une formation intellectuelle
10:43de macro-stratégie par la même personne.
10:46Donc, en fait, ils ont le même père intellectuel.
10:48Et donc, c'était...
10:51Là, je ne peux pas vous aider.
10:54Donc, en fait, il y a des plus grands gérants
11:00de hedge funds américains
11:01qui a survécu à toutes les crises depuis...
11:03Bien sûr, il y a des...
11:04Et Druckenmiller dit de Warch
11:07qu'il n'est ni Faucon ni Collomb.
11:09Parce que là, il n'y a pas une plasticité.
11:12Mais c'est normal, d'ailleurs,
11:14de la part d'un banquier central.
11:15Il faut l'être au bon moment,
11:17l'un ou l'autre.
11:17Je vous fais réagir, Hervé Guès,
11:19mais juste encore une question à Benoît.
11:20Parce qu'autant j'ai compris
11:22qu'une voix, un vote
11:24et que pour convaincre
11:25les 11 autres participants
11:26au vote du FOMC
11:28ou de baisser beaucoup plus les taux
11:30ou de renverser la politique de bilan,
11:32il faudra s'accrocher.
11:33En revanche, là où le président de la Fed,
11:35pas du président du FOMC,
11:36le président de la Fed à la main,
11:38ça peut être déjà sur le staff.
11:41Beaucoup de changements, j'imagine,
11:42à prévoir au sein du staff.
11:43Une forme de revue stratégique
11:45sur ce que font les économistes
11:47au sein de la Réserve fédérale américaine,
11:48et c'est sans doute l'institution dans le monde
11:49qui a le plus d'économistes
11:51qui travaillent pour elle.
11:52Quels sont les modèles ?
11:53Faut-il continuer de travailler
11:54avec ces mêmes modèles, etc.
11:56Sur la stratégie de communication
11:57de la Réserve fédérale américaine ?
11:59Là aussi, c'est des décisions
12:00qui lui reviennent,
12:02sans parler de la partie non-monétaire,
12:05c'est-à-dire tout l'aspect régulation,
12:07ou plutôt dérégulation,
12:08où là aussi,
12:08il peut considérablement influencer l'ingénieur,
12:10j'imagine.
12:11C'est probablement une des raisons
12:12de sa nomination,
12:14c'est qu'effectivement,
12:15sur le volet de politique monétaire,
12:16il ne faut pas non plus faire d'illusions,
12:17même s'il y a des convictions très fortes,
12:19il fait face à un board
12:20avec lequel il doit composer,
12:21forger un consensus,
12:22et ce sera la difficulté.
12:24Mais surtout,
12:24ce volet réforme de l'institution,
12:26là, il a une liberté d'action
12:28qui est assez importante,
12:29et justement,
12:29qui s'intègre dans sa vision,
12:31c'est-à-dire que
12:31cette volonté de réduire
12:33le scope d'intervention
12:34de la Réserve fédérale
12:35dans l'économie,
12:36ça correspond à ça,
12:38pour pendant de réduire
12:39le degré de régulation
12:40sur le secteur bancaire.
12:41C'est-à-dire que
12:41tout son discours,
12:42notamment sur la poursuite
12:43de réduction du bilan,
12:45ça correspond aussi au fait,
12:46il en a bien conscience
12:47que ça risque de peser
12:48sur les réserves des banques,
12:50que les réserves des banques
12:50ont besoin d'être
12:51beaucoup plus importantes
12:52qu'auparavant depuis 2008,
12:54en gros,
12:54depuis le nouveau fonctionnement
12:55du marché monétaire américain,
12:57et que ça,
12:58ça ne peut être éventuellement possible
12:59à l'avenir
13:00que si on permet
13:01de déréguler assez significativement
13:03le secteur bancaire.
13:04Et donc ça,
13:04c'est effectivement
13:05un point sur lequel
13:06il va pouvoir agir
13:07et qui aidera probablement
13:08cette administration
13:09qui vend cette idée
13:10déjà depuis très très longtemps.
13:11Hervé Guest,
13:12vos commentaires,
13:13est-ce que vous êtes prêts
13:14à acheter l'idée
13:15que Kevin Walsh
13:16à la tête de la Fed,
13:17c'est peut-être
13:18des primes de termes
13:19un peu plus contenues
13:20sur les taux américains
13:21et un risque de débasement
13:23un peu moins fort
13:24pour le dollar ?
13:26À court terme,
13:27c'est ce qui s'est passé
13:27puisque ça a été vu
13:29comme une personnalité rassurante.
13:31Après,
13:31je suis tout à fait d'accord
13:31à ce que vient de dire
13:32Hervé Goulet-Cœur.
13:33Il a été nommé
13:34par l'administration Trump
13:36qui a un agenda,
13:37enfin une vision très claire.
13:39Les mécanismes de marché,
13:41de régulation
13:42qui ont été construits
13:43depuis la fin
13:44de la Seconde Guerre mondiale,
13:45c'est fini.
13:46Il faut que le politique
13:47reprenne le pouvoir.
13:48Et donc,
13:49c'est ça
13:50qu'eux,
13:51ils ont en tête.
13:52quel vont être
13:54le degré
13:55de pouvoir
13:56de cette administration
13:57en fonction des élections,
13:58les objectifs
13:59et sa capacité
14:00de résistance
14:01à cette pression phénoménale
14:02qu'a quand même mis
14:03Donald Trump
14:04sur Powell
14:06et qu'il devrait
14:07continuer à mettre.
14:08Alors après,
14:09s'il a un sentiment
14:10que c'est la famille
14:11qui est au pouvoir,
14:13il va se dire
14:13qu'il n'y aura pas besoin
14:14d'être très vocal.
14:15Mais l'agenda,
14:17en tout cas,
14:17de l'administration de Trump,
14:18lui,
14:18il est très clair.
14:19On reprend le pouvoir
14:20sur l'ensemble
14:21des instruments
14:22de politique,
14:23y compris de politique monétaire.
14:25Est-ce que Kevin Warch
14:26sera la bonne personne
14:27pour résister à ça ?
14:29On verra.
14:30Il a été nommé peut-être
14:31par hasard
14:33et il va se retourner.
14:35Il faut être convaincant.
14:36Si on veut baisser les taux,
14:37les mettre au plus bas
14:38comme demande Donald Trump,
14:39encore une fois,
14:40il faut être convaincant
14:41face à 11 autres
14:42banquiers centraux
14:43qui votent également.
14:45Aujourd'hui,
14:45je pense qu'il y avait un...
14:47Je ne sais pas si la...
14:48Je pense que ce sera
14:49plus pragmatique que ça.
14:50Aujourd'hui,
14:50est-ce que l'économie américaine
14:51a besoin de très fortes
14:52baisses des taux
14:53compte tenu ?
14:54Exactement.
14:55Même Trump,
14:56il n'y a pas de l'admettre.
14:57Exactement.
14:57Donc, je ne pense pas
14:58que le sujet,
14:59ce soit est-ce qu'il va baisser
15:00quatre fois les taux
15:01plutôt que deux fois
15:02comme attendu,
15:03une ou deux fois
15:03en fonction de la conjoncture.
15:05La question est de savoir
15:06dans quelle mesure
15:07la politique monétaire
15:08qui mettra en place
15:09sera exactement coordonnée
15:10avec l'administration de Trump
15:12pour servir les objectifs
15:14de l'administration de Trump
15:14qui sont moins d'inflation,
15:17un dollar plus bas,
15:18des marchés
15:20qui se tiennent fortement.
15:22Donc, la politique
15:23anti-quantitative easing,
15:24très bien,
15:24mais moi,
15:25je veux voir
15:25ce que ça veut dire concrètement
15:26parce que s'il faut réduire
15:27massivement le bilan de la Fed
15:29avec des marchés
15:30qui doivent rester très élevés
15:31parce qu'aujourd'hui,
15:32le consommateur américain,
15:34enfin, l'effet de richesse
15:34sur les Américains,
15:36des marchés
15:37est extrêmement fort
15:38et l'administration de Trump
15:40est très regardante
15:41sur le niveau
15:41de valorisation des actions.
15:42Voilà.
15:43Donc, c'est aujourd'hui,
15:44je pense que le sujet
15:45qui est un petit peu
15:46mis sous le tapis,
15:47qui est quel est le niveau
15:47d'indépendance de la Fed
15:49avec une administration
15:50qui veut reprendre le pouvoir,
15:51on verra dans la durée
15:52quelle est la part de résistance
15:55de Kevin Walsh.
15:56Moi, je ne le prononce pas
15:56aujourd'hui.
15:57Mais d'ailleurs,
15:58non, non, mais justement,
15:58c'est très intéressant,
15:59mais effectivement,
16:00je pense que le message
16:00pour les marchés,
16:01c'est que généralement,
16:02ce retour en arrière,
16:03ça ne s'est pas très bien passé.
16:04On a quand même eu
16:04des tentatives de réduction
16:05de la taille du bilan,
16:06ça a été douloureux
16:07et la Fed a dû faire marche arrière,
16:08intervenir d'urgence,
16:09ça ne s'est pas bien passé.
16:11On a vu encore
16:11en fin d'année dernière,
16:12il a fallu mettre fin
16:14à la réduction du bilan
16:16et mettre en place
16:17un nouveau programme
16:18alors de très court terme
16:19de gestion des réserves
16:20comme ils appellent ça aujourd'hui.
16:21Alors attention,
16:21en revanche,
16:22quelque chose qui est
16:22de façon plus pragmatique
16:23sur les marchés,
16:26c'est que dans sa façon
16:27de communiquer,
16:27justement,
16:28on peut peut-être
16:28éventuellement s'attendre
16:29à un discours
16:30qui sera peut-être
16:30un peu moins conventionnel,
16:31un peu moins tendance
16:32à ménager les marchés,
16:34donc potentiellement déjà
16:35un exercice de la politique monétaire
16:36plus basé sur la conviction
16:37que sur les données réelles.
16:39Et deuxièmement,
16:40en termes de communication,
16:41cette idée que la Fed
16:43est toujours là,
16:44présente pour soutenir les marchés
16:45en cas de problème,
16:46etc.,
16:46c'est quelque chose
16:47qui pourrait éventuellement
16:48être un peu mis en sourdine
16:49avec un personnage comme lui.
16:50Donc ça,
16:50c'est quelque chose
16:51qui en termes de réaction
16:52des marchés
16:52peut être quelque chose
16:53à suivre avec attention.
16:54On verra,
16:55je crois qu'il a une vision
16:55quand même de reprendre en main
16:57aussi la stratégie
16:58de communication de la Fed,
16:59alors ça concerne le chairman
17:00qui le sera,
17:01mais ça concerne aussi tout le monde.
17:02Je crois l'avoir entendu dire
17:03dans une interview
17:04il n'y a pas très longtemps
17:05sur les médias américains,
17:08il trouve que la Fed parle trop,
17:09quoi, en gros.
17:10Enfin, je veux dire
17:10que les gens s'expriment trop
17:11et qu'on parle un peu trop
17:13en permanence de politique monétaire.
17:15Oui, alors un mot encore là-dessus
17:16avec vous, Edgar, puis...
17:17Moi, je pense qu'il ne faut pas
17:18regarder les taux courts,
17:19il faut regarder les taux longs.
17:21Et du côté des marchés actions,
17:24c'est sans doute
17:24à quelques mois devant nous
17:26moins important
17:27parce que pour les élections,
17:29c'est plutôt les gens
17:30qui n'ont pas d'actions
17:31qui comptent
17:31que les gens qui ont des actions.
17:33Donc en fait,
17:34les taux longs,
17:35les taux hypothécaires,
17:36c'est ça qui est important
17:37à l'horizon des six mois prochains.
17:41Avec un objectif,
17:42ne pas déposséder non plus
17:44les propriétaires
17:44qui ont acquis des biens immobiliers
17:46et ne pas faire baisser la valeur
17:48de leurs biens immobiliers.
17:48Enfin, tout ça est compliqué, quoi.
17:50Il y a beaucoup de monde
17:50à confronter.
17:51Il y a beaucoup de monde
17:52à satisfaire.
17:53Parlant du marché de l'IA,
17:54si vous le voyez bien,
17:56Hervé, Guèze,
17:57je trouve que la séance du jour
17:58est encore assez emblématique
18:00de ce qu'on observe
18:01sur les marchés
18:02depuis plusieurs mois maintenant,
18:05notamment depuis la deuxième partie
18:06d'année 2025,
18:07un marché très radical
18:08et très polarisé
18:10dans l'idée qu'il a
18:13des gagnants et des perdants
18:14de l'intelligence artificielle.
18:15Alors, je mets de côté
18:16la partie hardware
18:17et les fabricants de modèles,
18:18enfin, qui sont vus
18:19comme des gagnants
18:20encore aujourd'hui
18:20par le marché,
18:21mais là, je veux qu'on parle
18:22de toutes ces boîtes de logiciels.
18:24Alors là, visiblement,
18:24c'est la partie juridique
18:25qui se fait attaquer aujourd'hui
18:26parce qu'Enthropix
18:27sort un nouvel outil IA
18:28pour les équipes juridiques,
18:30mais une boîte comme Relix
18:31au Royaume-Uni,
18:32qui a un département legal,
18:33qui est un gestionnaire
18:34de données historiques,
18:36qui remonte parfois
18:36sur des dizaines d'années,
18:38bon, se fait encore massacrer
18:40aujourd'hui.
18:40Volter's Clover aux Pays-Bas,
18:42et puis c'est Publici chez nous
18:43et Capgemini, SAP,
18:45enfin voilà,
18:46tout cet univers-là
18:46est voué à disparaître.
18:48Je ne sais plus qui disait
18:49les marchés ont toujours raison,
18:51mais ils changent d'avis
18:51tous les jours.
18:53Ça fait quelques mois
18:54qu'ils sont assez monomaniaques,
18:56justement,
18:56assez obsessionnels
18:57sur cette idée-là.
18:58Assez obsessionnels
18:59et donc ça,
18:59ça ne change pas.
19:00Donc, si en tout cas,
19:01il y a un endroit
19:02où les marchés ont raison,
19:03il y aura effectivement
19:03des gagnants et des perdants.
19:05Est-ce que le marché
19:06sait aujourd'hui
19:06quels seront les gagnants
19:07et les perdants ?
19:07J'en doute très fortement.
19:08Par exemple,
19:12alors ce n'est pas coté,
19:13mais les valorisations
19:14que vous avez mentionnées
19:16en introduction.
19:17Donc ça,
19:18c'est dans les gagnants, ça ?
19:19Ça, c'est dans les gagnants.
19:21250 milliards.
19:21Je ne sais pas si vous,
19:22vous avez été impressionné
19:23par Grock.
19:24Est-ce que Grock
19:25sera le gagnant de demain
19:27face à HLGPT,
19:28Anthropique,
19:29Gemini ?
19:30Ce n'est pas gagné.
19:31Et donc,
19:32ça paraît surtout
19:33comme une très bonne opération
19:34patrimoniale d'Elon Max
19:37parce que c'est une valorisation
19:38à 250 milliards
19:39sur pas grand-chose,
19:40sur une levée de fonds
19:41de 20 milliards
19:43sur une entreprise
19:45qui perd aujourd'hui,
19:46qui a besoin,
19:46qui consomme
19:47à environ 1 milliard de cash
19:48par mois.
19:49Par mois.
19:50Par mois.
19:51Qu'il va adosser
19:51à une entreprise
19:52essentiellement grâce
19:54à Starlink
19:54qui génère
19:558 milliards par an.
19:58Donc,
19:58je ne sais pas
19:59qui sont les particuliers
20:00qui sont exposés
20:02via des tokens
20:04ou autres instruments
20:06à la valeur
20:08de SpaceX.
20:11Moi,
20:12je m'allégerais
20:13de SpaceX
20:13si j'étais...
20:15Voilà,
20:15donc c'est une...
20:15Il y a peut-être
20:16un moment de vérité
20:17avec le marché,
20:18d'ailleurs,
20:18dans 3-4 mois.
20:20Aujourd'hui,
20:20la capacité de monétisation
20:21de cette partie-là
20:22qui est essentiellement
20:23dans l'un côté,
20:24elle est questionnable
20:25et les valorisations,
20:26enfin,
20:26clairement,
20:27on est sur...
20:28On est sur quelque chose
20:31où il faut mettre
20:32une hypothèse
20:34à 5 ans
20:35dans laquelle
20:36on a fait
20:36x4 sur les revenus
20:38et on est sortis
20:40de...
20:40On ne peut même pas
20:41dire x quelque chose
20:42puisque c'est des pertes.
20:43Il faut être passé
20:43à une profitabilité.
20:45Inversement,
20:46le marché ne regarde
20:47plus du tout
20:47les résultats.
20:48Le PE à un an
20:50ou à 24 mois...
20:51De palentir.
20:53De palentir
20:54du même côté,
20:55mais des entreprises
20:56de software
20:57ou de logiciels
20:57que vous regardez
20:58en disant
20:59le sujet,
20:59ce n'est pas
21:00quel sera leur multiple
21:01de résultats
21:01dans un an
21:01ou dans deux ans,
21:02c'est que leur modèle
21:03va se faire disrupter
21:04et dans 5 ans,
21:06elles seront par terre.
21:08Il y aura probablement
21:10de ça
21:11sur certains segments
21:12de marché,
21:13mais pas très largement,
21:15pas aussi largement
21:16que c'est dit.
21:18Donc oui,
21:18je pense qu'il y a
21:18de l'exubérance
21:19aujourd'hui sur ça,
21:20mais est-ce que
21:21pour autant,
21:23les marchés
21:23vont changer d'avis
21:24demain ?
21:26Je me garderais bien
21:27de dire ça.
21:27C'est-à-dire qu'on est
21:28vraiment dans une focalisation
21:29sur on ne sait pas encore
21:32et on préfère attendre
21:33de voir que la poussière
21:34retombe un petit peu
21:35sur comment ces acteurs
21:37vont s'intégrer.
21:38Je ne pense pas
21:39qu'il y a un rebond massif,
21:41ce qui va rassurer
21:42les marchés,
21:42autrement dit,
21:43ce n'est pas une publication
21:44de résultats
21:45un peu rassurante.
21:46Publicis,
21:46c'était très bon.
21:47Voilà,
21:48ou un petit miss
21:49de SAP.
21:51Le marché n'a pas envie
21:52de ça aujourd'hui.
21:52C'est ça.
21:53Il questionne
21:55la pérennité
21:56du business model.
21:57qui peut renverser ça ?
21:58Qu'est-ce qu'il va pouvoir...
21:59Vis-à-vis de ça,
21:59dans un marché qui est aujourd'hui
22:00devenu très vitalisé,
22:01notamment un marché américain,
22:04jouer le rebond
22:05et je pense qu'il faut...
22:07Oui, je comprends.
22:08J'attendrai plutôt
22:09l'inversement.
22:10Il y a des segments de marché,
22:12on a parlé de SpaceX,
22:13etc.
22:13on a aussi dans l'IA
22:16des choses assez hallucinantes
22:18de valorisation
22:19sur les robots humanoïdes.
22:21On a l'impression
22:21que les robots humanoïdes
22:23vont débarquer
22:24dans trois ans,
22:25quand on voit le temps
22:26que ça prendra encore
22:27pour développer ça.
22:28Donc je pense que
22:28ce mouvement de balancier
22:29va plutôt revenir comme ça,
22:31c'est-à-dire la déception
22:32sur le marché à raison,
22:36sur le point d'atterrissage
22:37en mode,
22:39il va y avoir
22:39de la disruption.
22:40Mais on va s'adapter
22:41à la trajectoire
22:42et aux horizons.
22:42Il va trop vite,
22:43comme souvent,
22:44c'est-à-dire je pense
22:45qu'il voit juste
22:45sur le fait
22:46qu'il va y avoir
22:46de la disruption,
22:47mais il va trop vite
22:47et donc il va falloir
22:48que cette partie
22:49d'emballement
22:50sur les promoteurs
22:53d'IA,
22:53robots humanoïdes,
22:54logiciels,
22:56en bout de chaîne,
22:58se dégonfle
22:59pour que ça retrouve
23:00un peu d'allant
23:01sur l'économie traditionnelle.
23:02Une fois que toutes
23:03ces boîtes seront cotées,
23:04ce sera plus facile.
23:05La vérité quotidienne des prix
23:07fait que ce sera
23:07peut-être plus facile
23:08de vérifier
23:10le bon point d'équilibre
23:14ou la bonne fair value
23:15pour une Anthropique,
23:17une SpaceX,
23:18pourquoi pas une Open AI
23:19demain en bourse.
23:20Mais bon,
23:21c'est une bonne façon,
23:22en tout cas,
23:22c'est un bon moment
23:23pour eux d'introduire.
23:24Donc Elon Musk,
23:25il paraît qu'il vise
23:25son anniversaire
23:26pour l'introduction
23:27de la nouvelle entité.
23:27Non, l'alignement
23:28de Jupiter et Vénus,
23:29c'est encore plus précis
23:30que ça.
23:32Et pourquoi pas ?
23:34Et pourquoi pas ?
23:36Oui, c'est au mois de juin.
23:37Et pourquoi pas ?
23:39Non, je pense qu'on est
23:40effectivement dans une phase
23:41qui est exagérée,
23:43mais qui peut durer
23:44parce qu'elle est plus basée
23:46sur qu'est-ce qui va se passer
23:48sur les 12-24 mois,
23:50mais sur une conviction
23:51de disruption à 5 ans
23:52et que ce sentiment bouge
23:54va prendre probablement du temps.
23:56On est dans l'idée
23:57que le marché peut parfois
23:59être plus longtemps irrationnel
24:01que vous n'êtes vous-même solvable.
24:02C'est toujours un peu
24:03ce moment compliqué
24:05pour celui qui pense avoir compris
24:07mais qui se bat face aux autres
24:10dans le marché.
24:11Il y avait un petit calcul macro
24:12qui était fait la semaine dernière
24:14par Michel Martinez
24:15de Société Générale.
24:17Je le salue.
24:17Alors, il faudrait écouter l'émission,
24:19mais grosso modo,
24:20l'idée,
24:21même en étant un peu conservateur,
24:22qu'on va atteindre des dépenses
24:24de CAPEX à l'horizon 2030
24:25de l'ordre de 800 milliards d'euros
24:27de dollars par an.
24:30Donc, oui,
24:31pour le financement
24:31des infrastructures IA,
24:32donc des rapports Mankinsey, etc.,
24:34qui s'occupent de faire
24:35ce genre de projections.
24:36Pour rentabiliser cette masse-là
24:38à l'horizon 2030,
24:40il faudrait que la croissance mondiale
24:41s'élève de plus d'un point.
24:44Qu'on passe de 3 à plus de 4%
24:46de croissance mondiale
24:48pour rentabiliser
24:49tous ces investissements.
24:50Donc, ce qui serait quand même
24:52un saut majeur,
24:53et je demandais à Michel Martinez
24:54la dernière fois que la croissance mondiale
24:55avait été supérieure à 4%,
24:56je crois qu'il n'a pas su me répondre.
24:58La croissance mondiale
24:59supérieure à 4%,
25:00oui, ça remonte
25:01à il y a un paquet de temps.
25:02Oui, c'est ça.
25:03Ça remonte à il y a un paquet de temps
25:04sur les 10 ou 15 dernières années.
25:07On ne l'a pas vu.
25:07On n'a pas connu ça.
25:08Si, on a peut-être connu ça en 2021,
25:10mais pour des raisons particulières.
25:12Oui, effectivement.
25:13Le rebond post-Covid.
25:14Non, non, vous avez raison.
25:16La croissance folle
25:17de l'année 2021.
25:19Moi, j'ai trois réflexions
25:21sur le sujet.
25:22La première,
25:23c'est que sur le marché de l'IA,
25:25on focalise beaucoup sur l'offre,
25:27les nouveaux,
25:28les tombereaux
25:29de nouvelles offres qui arrivent,
25:31alors que ça soit du hard,
25:32que ça soit du soft.
25:35Et du côté de la demande,
25:36c'est beaucoup moins clair
25:37parce qu'en fait,
25:38les produits d'intelligence artificielle
25:41pour les juristes,
25:42pour les cabinets de conseil,
25:44etc.,
25:44il y en a déjà depuis un certain temps.
25:46et les avocats,
25:48les conseils,
25:49ça fait longtemps déjà
25:50qu'ils se sont emparés
25:52de ces outils.
25:54Alors, il y a de nouveaux outils
25:55qui apparaissent
25:55et peut-être qu'ils ont mis de l'argent
25:57pas au bon endroit,
25:58c'était pas les beaux outils
25:59qu'il faut en acheter d'autres.
26:01Mais, donc,
26:02qu'il y ait une réaction très forte,
26:04moi, je suis un peu étonné
26:05parce que, en fait,
26:06le processus s'est engagé,
26:08mais il me semble que
26:09lorsque l'on regarde
26:10sur l'appropriation
26:11par les clients d'outils
26:14de la demande,
26:15aujourd'hui,
26:15ça va pas très loin,
26:17c'est hésitant.
26:18Et, en fait,
26:18pour que l'on ait
26:19un vrai succès
26:21et qu'on ait
26:21un potentiel de croissance
26:23qui augmente,
26:24les chiffres cités par Michel,
26:26il faudrait vraiment
26:27qu'on ait un meilleur équilibre
26:29entre l'offre et la demande
26:30et, pour le moment,
26:32ce n'est pas le cas.
26:33Du côté de la macroéconomie,
26:35ce qu'il faut savoir,
26:36c'est que la tech,
26:37aux États-Unis,
26:38ça pèse 4 points de PIB.
26:40Alors,
26:40avant que les 4 points de PIB
26:42nous permettent
26:43de créer
26:43un point de PIB
26:45supplémentaire,
26:46c'est beaucoup
26:48et je pense
26:49qu'on n'en est pas là.
26:50Et puis,
26:50il ne faut pas oublier
26:51la question des financements
26:52parce qu'on parle
26:53de chiffres vertigineux,
26:55mais, en gros,
26:57il faudrait,
26:59pour financer
26:59les investissements,
27:01doubler,
27:01tripler
27:02le free cash flow
27:03des entreprises
27:05de la tech.
27:06On va faire de la dette,
27:08Hervé.
27:08Alors,
27:09ça va être payé
27:11par la dette.
27:11Bien sûr !
27:12Non mais ça,
27:13je suis d'accord
27:14que le modèle
27:15s'apparente à ça,
27:16mais en n'oubliant pas
27:17que l'idée
27:18que tout ça
27:19va se payer
27:20par la dette,
27:21c'est quand même
27:21relativement récent.
27:22Jusqu'à l'été dernier,
27:24on disait,
27:24ces boîtes-là
27:25sont toutes cash rich
27:26et donc,
27:26c'est extrêmement vertueux.
27:28Aujourd'hui,
27:28on est en train de dire,
27:29il faudra tout plein de dettes.
27:30Alors,
27:30pour le moment,
27:31les conditions
27:32d'endettement
27:33des boîtes
27:34de l'IA
27:35sont plutôt mônes.
27:37Mais avec...
27:38Tout le monde veut
27:38de la dette,
27:39Microsoft,
27:39Google...
27:40Mais avec les tambouros
27:41à venir
27:42et l'environnement
27:43macroéconomique
27:44qu'on vient de décrire,
27:45où on a peut-être
27:45des soucis
27:46sur la partie longue
27:47de la courbe,
27:48tout ça ne va pas de soi,
27:49sauf à ce que la rentabilité
27:51soit vraiment là.
27:52On a d'ailleurs franchi
27:54le trillion de dollars
27:55d'émissions obligataires
27:57sur cette année
27:572026,
27:59avec,
27:59je crois,
28:00quelques jours d'avance
28:01par rapport au précédent record
28:03de l'an dernier.
28:04Et juste un mot encore,
28:05pour revenir au software,
28:07je crois que le secteur
28:08des softwares,
28:08c'est une exposition
28:09très importante
28:10de ce qu'on appelle
28:11les business development companies,
28:13Benoît,
28:13les BDC,
28:14je crois que c'est jusqu'à...
28:15Donc,
28:15qui donne accès
28:15au crédit privé,
28:16au marché de crédit privé
28:18pour financer justement
28:19l'IA,
28:20entre autres,
28:21et c'est 20% d'exposition
28:22au secteur des logiciels
28:23pour ces BDC,
28:24par exemple.
28:24Donc,
28:25on voit bien
28:25le risque de marché
28:26qui peut assez vite spiraler
28:27si on a un problème
28:29quelque part.
28:29Et c'est la nouveauté,
28:30effectivement,
28:31Hervé a parfaitement résolu.
28:33On est passé de la phase
28:34un peu de la magie
28:35autour de l'IA,
28:36ça va être génial,
28:37tout le monde va en profiter.
28:38En fait,
28:38on voit que c'est plus compliqué
28:39que ça,
28:40il va y avoir des...
28:41Déjà,
28:41on aimerait bien voir
28:42ces gains de productivité
28:43de façon tangible
28:44se diffuser
28:45de façon beaucoup plus concrète.
28:47Mais effectivement,
28:48c'est la nouveauté
28:48et c'est pour ça
28:49que le statut de la tech
28:51pour les investisseurs
28:53est en train d'évoluer.
28:55Il y a évidemment
28:55cette perception
28:57plus risquée
28:57de la visibilité
28:59sur les profits.
28:59Évidemment,
28:59quand on a un mois
29:00des montagnes de capex,
29:01on sait que ça va être
29:02difficile à rentabiliser.
29:03Mais la nouveauté,
29:04c'est effectivement la dette.
29:05Et je regardais justement
29:06comment se comportaient
29:07les spreads sectoriels
29:08aux Etats-Unis.
29:09Le spread high yield
29:10sur la tech
29:11s'écarte significativement
29:12du spread high yield
29:13classique.
29:13Il lui continue,
29:14justement...
29:15J'imagine qu'un émetteur
29:16comme Oracle
29:16doit tout de suite
29:17peser un peu plus.
29:18Voilà.
29:19Et ça, c'est une nouveauté
29:20et ça ne posait aucun problème.
29:22Jamais on se posait
29:22la question de la dette
29:24pour la tech.
29:26C'était absolument fantastique.
29:28On autofinançait,
29:29même auparavant,
29:30c'était un des grands critères
29:32qualité pour le secteur.
29:34Ce n'est pas la cata,
29:34mais c'est en train
29:35de changer en termes
29:36de perception.
29:37Et on le voit
29:38sur tous les points de vue
29:39de ce secteur,
29:39il y a une perception
29:40qui change.
29:41L'intensité capitalistique
29:41est beaucoup plus importante.
29:44Généralement,
29:44sur les marchés,
29:45une telle intensité capitalistique,
29:46ça ne justifie pas
29:47de multiples aussi élevés
29:48en termes de valeurs.
29:49Donc, il y a une migration,
29:50un changement d'état d'esprit
29:52sur les fondamentaux
29:53du secteur.
29:53Ce n'est pas dramatique,
29:54c'est le sens de l'histoire.
29:55Mais il faut bien
29:56l'avoir en tête,
29:57tout le monde ne va pas
29:57en profiter de la même manière
29:59ou de la même ampleur.
30:00C'est en train de devenir
30:01des utilities,
30:01mais on n'en est pas là
30:02encore quand même.
30:03On parle de choses
30:04très différentes, en fait.
30:05On parle de choses
30:05très différentes,
30:06c'est-à-dire,
30:07il n'y a pas d'inquiétude
30:09et ça, ça reste vrai
30:10sur la partie amont,
30:12la partie construction
30:14des infrastructures,
30:15les puces,
30:16les data centers.
30:19Et là-dessus,
30:19la plupart des entreprises
30:21sont effectivement
30:22et restent en free cash flow.
30:24Donc, on a la rentabilité
30:26de SaaS qui pourra être faite.
30:28Donc, ce qu'on est en train
30:28de découvrir,
30:29c'est que l'IA,
30:30ce n'est pas un secteur,
30:31c'est une chaîne de valeurs.
30:32Et dans cette chaîne de valeurs,
30:34aujourd'hui,
30:34effectivement,
30:36le marché, pour l'instant,
30:37continue d'acheter
30:38à peu près tout,
30:39puisqu'il valorise
30:41correctement
30:43les acteurs
30:44en free cash flow.
30:45Je dis correctement
30:46parce qu'on est sur
30:46des multiples relativement élevés
30:48mais qui n'ont rien à voir
30:49avec des données d'exubérance.
30:51Et donc,
30:51sur ces acteurs-là,
30:53ce qui peut plutôt
30:54prêter à questionnement
30:57à moyen terme,
30:58c'est plutôt
30:58le niveau de marge
30:59et de capacité
31:00à maintenir
31:01le niveau de profitabilité
31:02actuel qu'ils ont.
31:03Mais il n'y a pas sujet
31:04de dette,
31:06de financement,
31:06de rentabilité
31:07et d'investissement
31:07puisqu'ils vendent
31:08des machines
31:08à d'autres
31:09et ils sont en free cash flow.
31:10Donc,
31:11sur ce segment-là,
31:12j'ai envie de dire,
31:13à terme,
31:14c'est plutôt
31:14la trajectoire
31:16effectivement d'investissement
31:16mais qui reste
31:17sur les années à venir
31:18extrêmement fort.
31:18On en parlera
31:19sur la partie souveraineté.
31:20enfin,
31:20tout le monde veut y aller
31:21sur la taxe-tenteur,
31:22le CAPEX,
31:23elle est encore là.
31:24Donc,
31:24sur ce segment-là,
31:26il y a plutôt
31:26un consensus
31:26de se dire,
31:27c'est plutôt
31:27le niveau de marge
31:28qu'il faudra surveiller
31:30mais il n'y a pas
31:31de survalorisation
31:31ni de risque de dette.
31:33Par contre,
31:33la partie sur laquelle
31:34il y a potentiellement
31:35un risque de dette
31:36et de marchés finaux
31:37et qui va gagner
31:39entre les autres,
31:40pour l'instant,
31:40le marché,
31:42essentiellement du non-coté,
31:44l'achète totalement.
31:45Alors que ce soit
31:46des acteurs cotés
31:47ou non-cotés,
31:47mais la grosse partie
31:48est de nos côtés,
31:49c'est-à-dire la valorisation
31:49d'OpenAI
31:50qui pourrait sembler
31:51un peu plus raisonnable
31:52que celle de XAI,
31:53c'est quand même
31:53deux fois celle de XAI,
31:55mais on est sur des niveaux
31:58avec des sociétés
31:59qui ont des besoins
32:00de financement
32:01et donc c'est bien
32:02tout le sujet,
32:03c'est est-ce que
32:03ces tours de table
32:04vont pouvoir être accompagnés
32:05par le private equity,
32:06la dette a pris le dessus
32:08et donc évidemment,
32:10ils recherchent
32:10à lever des fonds
32:11en faisant de l'introduction.
32:11Le petit grain de ça,
32:13c'est des...
32:13On est en train de parler
32:14de deux choses différentes
32:15dans l'IA.
32:15Ma conviction profonde,
32:17c'est que le marché
32:18a raison encore une fois
32:20sur le fait
32:21est-ce que la révolution
32:22de l'IA
32:22est un événement majeur
32:24comme l'aura été
32:24Internet, etc.
32:25Oui.
32:26Est-ce qu'il y aura
32:26de la disruption
32:27dans la façon de travailler ?
32:29Oui.
32:30Est-ce qu'il va y avoir
32:31des business models
32:32qui vont être au tapis ?
32:34Oui.
32:35Je pense que ça va être
32:36une révolution technologique
32:37majeure.
32:39Là où encore une fois,
32:40comme souvent le marché,
32:41son défaut,
32:42c'est quelquefois
32:43qu'il va trop vite.
32:44Donc je pense que
32:45le passage de ça,
32:47l'intégration
32:48dans les outils
32:50de travail quotidien,
32:52etc.,
32:52va prendre quand même
32:53un peu plus de temps
32:54que ce que le marché
32:56semble vouloir valoriser.
32:57Et il y aura
32:58des phases de déception.
32:58Et il y aura
32:59des phases de déception,
33:00mais par contre,
33:01oui, il y a de la distribution.
33:02Donc c'est ça
33:02qui est compliqué,
33:03c'est de dire
33:03qu'aujourd'hui,
33:04est-ce que pour sûr,
33:06ça devient délirant
33:07d'avoir des multiples
33:08à 12, 14 fois
33:10dans certaines entreprises
33:11de services
33:11qui sont installés
33:13sur une rente
33:14qui paraît forte,
33:16probablement pour certaines
33:17qui pourront intégrer l'IA
33:19et continuer à leur servir.
33:21En même temps,
33:22est-ce qu'à pas 5 ans,
33:23mais à 10 ans, 15 ans,
33:24est-ce qu'il ne va pas y avoir
33:25des nouveaux entrants
33:26avec l'IA ?
33:26Ah non, mais c'est des vraies
33:28questions, bien sûr.
33:29Ce phénomène d'incertitude,
33:31quand on parle de l'IA,
33:32je pense qu'il va falloir
33:33apprendre à décomposer
33:34la chaîne de valeur de l'IA
33:35et ne pas parler de l'IA
33:37de façon générale
33:39ou de multiple
33:40de façon générale,
33:41mais parler de chacun
33:42des segments de l'IA.
33:44Et donc face à l'IA,
33:45il y a la souveraineté européenne.
33:47Ah, c'est...
33:48Enfin, face à la tech américaine,
33:49il y a la souveraineté européenne.
33:51Mais qui est aussi logique...
33:52Qui est un bon angle
33:52pour rentrer
33:53dans le sujet
33:56de la souveraineté ?
33:57Alors, comment on aborde
33:58ce sujet de la souveraineté
33:59aujourd'hui ?
33:59Parce que là,
34:00c'est des stratégies
34:01et des fonds,
34:02ils s'en lancent tous les jours,
34:03enfin, au moins toutes les semaines
34:04à Paris.
34:05Oh ben, des fonds de souveraineté,
34:06on en voit quand même pas mal,
34:08Hervé.
34:08C'est quoi le...
34:10Comment on s'expose
34:11à ce thème-là ?
34:12Et est-ce qu'il y a
34:12une vraie réalité
34:13d'autonomie stratégique
34:16à l'arrivée
34:16pour l'Europe, quoi ?
34:18Alors,
34:19est-ce qu'à l'arrivée,
34:20il y aura une autonomie stratégique
34:22pour l'Europe ?
34:23Je me garderais bien
34:24de répondre à cette question.
34:25C'est bien ce pour quoi
34:25on investit, quoi.
34:26Évidemment.
34:27Mais aujourd'hui,
34:29est-ce que l'Europe
34:29est un peu...
34:31Elle est en train
34:33de vivre un virage.
34:34C'est-à-dire,
34:34elle est clairement...
34:36Elle s'est construite
34:37une dépendance
34:38de sourcing
34:39avec la Chine
34:41et d'autres pays émergents.
34:42Et elle a une dépendance
34:43technologique
34:44avec les Américains.
34:46Elle reste la seule zone
34:47qui continue
34:49à essayer de croire
34:50aux règles multilatérales
34:52construites après-guerre.
34:54Et donc,
34:54elle est en train
34:55de découvrir
34:55le retour du politique,
34:57de la puissance,
34:58de la force,
34:58de l'affirmation de soi.
35:01Si l'Europe
35:01doit vivre
35:03un moment,
35:04une inflexion,
35:06c'est maintenant.
35:06Donc,
35:06de ce point de vue-là,
35:07oui,
35:08le thème fait du sens.
35:09CF,
35:10la tribune
35:11de Stéphane Séjourné,
35:12reprise par l'ensemble
35:13des patrons,
35:14etc.
35:14Donc,
35:15si l'Europe
35:15doit se dire
35:16qu'on ne peut plus
35:17continuer
35:18à ce qui était le cas,
35:20c'est-à-dire...
35:20Donc,
35:20il y a un sursaut,
35:21il y a un réveil.
35:22Il y a un réveil.
35:22C'est-à-dire que dans les instances
35:24de Bruxelles,
35:26parler d'autonomie stratégique
35:27européenne
35:27ne faisait pas de sens
35:28il y a encore 4-5 ans.
35:29C'est-à-dire qu'ils considéraient
35:29qu'une grosse partie
35:31d'Europe de l'Est,
35:32mais des Allemands aussi,
35:33considéraient que
35:34notre allié stratégique,
35:35c'était les Américains,
35:36parler d'autonomie européenne
35:37en soi n'avait pas de sens.
35:39Aujourd'hui,
35:40on peut se dire...
35:41Déjà une étape franchie.
35:43Il y a une étape franchie
35:44qui est reposée
35:46sur un allié
35:47qui fait preuve
35:50d'unilatéralisme
35:52très fort,
35:53qui fait un pivot stratégique
35:54vers l'Asie.
35:55Ce n'est plus tellement raisonnable.
35:56Est-ce que c'est un thème
35:57qui peut aller au-delà
35:57de la défense ?
35:58Je vous bouscule un peu,
35:59Hervé,
35:59je suis désolé
36:00parce qu'il n'en a pas
36:00beaucoup de temps.
36:01Sur la défense,
36:02je crois qu'on a tous compris
36:03la logique et vous dites
36:04que c'est le premier socle
36:06de notre indépendance.
36:07Mais est-ce que ça peut aller au-delà ?
36:08Mais si ça ne va pas au-delà,
36:09c'est mort.
36:10Qu'est-ce que c'est
36:12qu'une défense
36:12si la technologie...
36:15Vous n'êtes pas autonome
36:16sur votre technologie.
36:17Si vous dépendez
36:18de toute la technologie américaine
36:20à un moment donné,
36:22vous ne pourrez pas vous dire
36:22non, non,
36:22mais sur la défense,
36:23on est indépendant.
36:24Enfin, c'est le débat
36:25qu'il y a eu avec Starlink
36:26sur les datas,
36:28mais sur toute la technologie
36:29embarquée.
36:30Et sur les outils.
36:32Si le ministère
36:33de la Défense français
36:33travaille avec Palantir,
36:35si...
36:36Donc,
36:37si on doit reconstruire
36:38une autonomie stratégique,
36:39il va...
36:40Effectivement,
36:41le gros enjeu,
36:42c'est de ne pas en faire
36:42qu'un sujet de défense.
36:43Au contraire,
36:44c'est de dire
36:45que c'est d'abord
36:45un sujet technologique,
36:47c'est d'abord
36:47un sujet industriel,
36:49c'est d'abord
36:49un sujet de sécurité alimentaire,
36:52d'approvisionnement
36:53de ressources.
36:54Donc,
36:54est-ce que l'Europe
36:54sera en mesure...
36:57Il va falloir faire
36:58une sacrée révolution
36:58copernicienne
36:59pour que ça puisse prendre.
37:02En tout cas,
37:02on voit
37:03rapport Draghi,
37:05mouvement politique,
37:05on voit bien
37:06qu'aujourd'hui...
37:07Draghi,
37:08il trouve que ça ne va pas
37:09que le sursaut est...
37:11Et trop lent.
37:11Oui,
37:12mais on a au moins...
37:14Avant,
37:15il n'y avait même pas de voix
37:16pour réclamer un sursaut.
37:17Oui.
37:18Hervé Goulesquer.
37:18Une minute,
37:19Hervé Goulesquer.
37:20Oui.
37:20Je suis désolé
37:20parce que je mettrai fait
37:22en le bas ensuite.
37:23Le monde change,
37:24les règles du monde changent
37:26et les nouvelles règles
37:28sont imposées
37:29par ceux qui sont puissants.
37:31Et on voit bien
37:31que c'est tout le jeu
37:32de Trump aujourd'hui.
37:34Donc,
37:35dans ce contexte-là,
37:37s'affirmer en tant que puissance
37:39alors qu'on ne l'est pas,
37:40alors qu'on n'a pas
37:41une capacité
37:42à créer
37:44les nouvelles règles,
37:45c'est quand même
37:45assez compliqué.
37:46Le monde dans lequel on est,
37:48ça ressemble au monde
37:49des XVIIe et XVIIIe siècles.
37:52On se coalise
37:53entre petits moyens
37:54contre un gros
37:55qui nous ennuie.
37:57Et donc,
37:57l'Union européenne,
37:59elle va être bouleversée
38:00par des coûts
38:01des uns des autres
38:02et un devoir
38:04de répondre
38:05à tous ces coûts.
38:06Est-ce qu'elle va réussir
38:07à être assez forte
38:08pour s'embarquer
38:10dans cette aventure ?
38:11C'est quand même
38:12assez compliqué,
38:13sachant qu'une partie
38:13des Européens
38:14sont dans la nostalgie
38:15de l'histoire d'hier
38:16et veulent s'y accrocher.
38:18On s'arrêtera là
38:19pour ce soir
38:20et cette partie européenne
38:22du débat.
38:23Merci à vous trois
38:24d'avoir été invités
38:25de Planète Marché.
38:25Hervé Gouletker,
38:26Accuracy,
38:27Hervé Guèze,
38:28Mirovin
38:28et Benoît Pellois,
38:29Natixis Wealth Management.
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