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Mardi 13 janvier 2026, retrouvez Bertrand Prince (Gérant obligataire, Arkéa AM), Paul Jackson (Responsable mondial de la recherche en allocation d'actifs, Invesco), Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel) et Hervé Goulletquer (Senior Economic Advisor, Accuracy) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box, vous nous retrouvez dans la foulée en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:22ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les chiffres macro que le marché attendait, à savoir le rapport d'inflation aux Etats-Unis pour le mois de décembre
00:34qui s'avère être un soulagement. On avait vu l'inflation revenir sur le niveau des 3% en octobre aux Etats-Unis avec dans la foulée un rapport de novembre
00:47qui avait montré une grande marche à la baisse en matière d'inflation avec la question bien sûr de la fiabilité des données statistiques américaines en général
00:56et en particulier pour cette période de l'année avec le shutdown qui a empêché la collecte de bon nombre de données.
01:04Le rapport d'inflation pour le mois de décembre ne semble pas être une mauvaise surprise.
01:09Beaucoup d'économistes attendaient un rebond de l'inflation après la forte baisse enregistrée au mois de novembre.
01:14Ce rebond n'a pas eu lieu en tout cas dans l'ampleur qu'on pouvait craindre.
01:18Pauline Grattel vous apportera les chiffres précis dans un instant.
01:21Une inflation cœur qui ressort même légèrement inférieure aux attentes.
01:26Soulagement donc du point de vue de l'inflation.
01:28Sur les marchés de matières premières, la frénésie est toujours de mise avec Donald Trump en plus
01:35qui envoie un message très clair aux manifestants iraniens via son réseau social.
01:41Prenez le contrôle des institutions.
01:43L'aide est en voie d'arriver chez vous.
01:47Ce tweet, ce message social de Donald Trump a eu pour effet de faire réagir les cours du pétrole.
01:53Là aussi Pauline Grattel vous apportera un peu plus de précision dans un instant.
01:56Et puis un trade qui bat son plein en ce moment, c'est le trade japonais, le Takahishi Trade
02:02avec une envolée des marchés actions japonais sur fond de baisse du Yen,
02:07sur fond de baisse des marchés obligataires et donc de rendement qui progresse au Japon
02:13avec Sanae Takahishi, première ministre japonaise qui veut encore plus asseoir son pouvoir
02:19et qui envisage selon la presse nippone des élections anticipées assez rapidement dans le calendrier.
02:25Le Japon donc qui a été un bon performeur de 2025 démarre l'année en fanfare.
02:31Voilà pour les quelques sujets dont nous pourrons discuter avec nos invités dans un instant
02:35et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous évoquerons les stratégies obligataires pour 2026
02:40à travers notamment les stratégies de performance absolue
02:44et c'est l'un des gérants obligataires d'Ark et AM, Bertrand Prince, qui sera notre invité en plateau
02:48dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:01Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
03:04et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:06Bonsoir Pauline.
03:07Les indices américains ont ouvert cette séance plutôt en baisse.
03:11Oui, deux grands rendez-vous étaient au programme du jour.
03:14Le premier, la publication de l'inflation américaine et le second, le top départ de la saison des résultats annuels.
03:21On y revient. Dans ce contexte, les indices évoluent sans tendance marquée.
03:25Côté européen, ils sont en ordre dispersés.
03:28Le CAC 40 marque le pas autour de 8300 points pénalisés par Saint-Gobain et Fage et Vinci qui cèdent entre 3,5 et 4%.
03:36Revenons sur la statistique macro du jour, à savoir le rapport sur l'inflation américaine.
03:40L'inflation a été publiée pour décembre et elle progresse de 0,3% sur un mois et de 2,7% sur un an.
03:48C'est parfaitement conforme aux attentes et similaire au mois de novembre.
03:52Dans sa version cœur, hors alimentation et énergie, l'inflation est légèrement inférieure aux attentes,
03:57en hausse de 0,2% sur un mois et de 2,6% sur un an.
04:01Quels sont les mouvements qui ont pu être observés sur les grands marchés macro
04:04et notamment sur les marchés obligataires après cette publication, Pauline ?
04:08Le rendement américain à 10 ans se détend légèrement, restant contenu dans une fourchette entre 4,15 et 4,20%.
04:14Sur le marché des changes, le dollar se stabilise, ramenant l'euro-dollar autour de 1,1650.
04:20L'or et l'argent ont inscrit de nouveaux records avec l'argent qui bondit encore de 5% à près de 90 dollars.
04:27Par ailleurs, le pétrole réagit à la hausse au dernier message de Donald Trump concernant l'Iran.
04:31Le président Trump appelle les manifestants à prendre le contrôle des institutions
04:36et indique avoir annulé une série de rendez-vous avec des officiels iraniens.
04:41Le WTI bondit de 2,5%.
04:43Et puis le Japon fait toujours partie des sujets importants de l'actualité de marché.
04:48Le Japon, où Sanae Takahashi envisage désormais de dissoudre au plus vite la chambre basse du Parlement.
04:52Oui, selon la presse nippone, cela pourrait intervenir dès le 23 janvier dans le but de convoquer des élections anticipées.
05:00Sur les marchés, la réaction est immédiate.
05:02Le Nikkei, qui revient d'un jour férié, bondit de 3% et signe un nouveau record en clôture.
05:08Le top X plus large s'inscrit en hausse de 2,5% à la clôture.
05:11Oui, les indices actions japonais battent des records sur fond de poursuite de l'affaiblissement de la devise notamment.
05:17Oui, et de hausse des rendements obligataires.
05:19C'est l'autre phase du Takahashi Trade.
05:21Le rendement japonais à 10 ans a bondi de 10 points de base pour s'établir au-delà de 2,15%.
05:27Le rendement japonais à 20 ans s'envole également autour de 3,50%.
05:31Enfin, sur la partie très longue, le 40 ans évolue autour de 3,85% en hausse de 15 points de base.
05:37Et puis un dollarienne qui approche à nouveau du niveau des 160,
05:41qui est pour beaucoup un niveau potentiel d'intervention des autorités économiques et monétaires japonaises.
05:48Les résultats d'entreprise, avec le début de la saison de publication aux Etats-Unis et le secteur bancaire,
05:53JP Morgan ouvre en repli de 2% après ses résultats.
05:57Oui, la plus grande banque américaine fait état d'un bénéfice net en recul au quatrième trimestre
06:02à cause d'une charge exceptionnelle liée à l'Apple Card.
06:05Pour l'ensemble de l'année, le bénéfice net s'élève à près de 60 milliards de dollars.
06:10Jamie Dimon salit des solides résultats dans chaque secteur d'activité.
06:14Enfin, on parlait hier de la volonté de Trump de limiter le taux des crédits des détenteurs de cartes.
06:19Le directeur financier de JP Morgan réagit et indique qu'un tel plafonnement serait très néfaste pour les consommateurs.
06:26Et puis dans le secteur aérien, Delta Airlines publiait également ses résultats avant l'ouverture.
06:30Oui, la compagnie aérienne a publié des comptes annuels globalement en deçà des attentes des analystes.
06:35Le bénéfice net ajusté recule de 5% pour l'exercice 2025.
06:40Le revenu opérationnel, en revanche, atteint un niveau record.
06:43Delta Airlines indique par ailleurs que le shutdown a eu un impact d'environ 2 points
06:48sur le chiffre d'affaires du dernier trimestre.
06:50Le titre ouvre en repli de 3%.
06:52Quels sont les rendez-vous programmés à l'agenda demain des marchés, Pauline ?
06:55On attend demain la suite des résultats des banques américaines
06:58avec ceux de Bank of America, Wells Fargo et Citigroup.
07:01Côté Macron, on attend les ventes au détail et la production industrielle américaine pour le mois de novembre.
07:06Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
07:08les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
07:113 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marcher.
07:25Sébastien Lalevé est avec nous, le directeur général de Montpensier-Arbevel.
07:28Bonsoir Sébastien.
07:29Bonsoir.
07:29Bonsoir à Paul Jackson qui est à nos côtés également le responsable de la recherche en allocation d'actifs d'Invesco.
07:35Ravi de vous retrouver Paul.
07:36Bonsoir à Kafferra.
07:37Et Hervé Gouletker nous accompagne également, senior economic advisor d'Accuracy.
07:41Bonsoir Hervé.
07:43Bonsoir Grégoire.
07:44Un mot peut-être du schéma économique pour 2026.
07:47Hervé, je parle notamment des Etats-Unis.
07:49On avait 3% d'inflation en octobre en rythme annuel.
07:53On tombe autour de 2,5%, 2,6% pour l'inflation cœur selon la dernière mesure publiée cet après-midi pour le mois de décembre.
08:01Et un rythme d'activité qui semble toujours robuste, voire très robuste, peut-être autour de 4% au moment où on se parle.
08:09Hervé, ça fait 3 ans qu'on vit dans ce schéma d'une inflation américaine qui baisse par rapport au pic qu'on avait atteint en 2022, bien sûr.
08:19Et d'une activité qui reste particulièrement résiliente, voire au-delà de son potentiel.
08:24Est-ce que c'est encore un schéma valable pour cette année 2026 ?
08:29Il est clair que c'est ce que joue le marché.
08:34A-t-il raison ?
08:35Je pense qu'il y a mille facteurs qui pourront nous surprendre cette année.
08:41Et donc, dans tous les cas, il faut rester agile.
08:44Et il y a peut-être des positions que l'on peut maintenir,
08:48genre par exemple la bonne tenue des matières premières dans l'environnement géopolitique que l'on connaît,
08:53sur l'économie américaine, il faut sans doute faire preuve de plus de prudence.
08:57Mais dans les chiffres que vous donnez, c'est vrai que c'est plutôt une bonne surprise du côté des prix,
09:04pas tellement sur le facial.
09:06C'est-à-dire une inflation entre 2,5 et 3, bon, alors, il y a un peu de volatilité,
09:11mais on est plutôt sur une horizontale, en sachant en plus qu'avec les problèmes de statistiques,
09:17il y a une partie des promotions du Thanksgiving Day qu'on a retrouvées dans les chiffres de décembre.
09:24Donc, sur la partie marchandise où ça accélérait un peu à cause des taxes à l'importation,
09:32bon, là, ça paraît ralentir, mais c'est peut-être aléatoire.
09:36Non, c'est si on fait un pas en arrière du côté de l'inflation,
09:40quand on regarde la formation des coûts unitaires,
09:42donc les salaires moins la productivité, on est sur quelque chose, elle est autour de 1,5%.
09:491,5%, c'est un point en dessous du jalon bas de la tendance actuelle des prix à la consommation.
09:57Et ça, ça soulage.
09:59Ça veut dire qu'il y a de la place pour des bizarreries sur certains marchés,
10:03peut-être les produits alimentaires, peut-être le marché de l'énergie.
10:07Il ne faut pas oublier que l'électricité, c'est plus de plus 6% l'an.
10:11Et puis, ça permet peut-être à la logique de marché au sens large de mal fonctionner dans un certain nombre de secteurs.
10:19Ça peut laisser de la place pour les droits de douane.
10:23Donc, en fait, ça a ou alors de la place pour les profits, les profits unitaires qu'ils montraient.
10:28Donc, ça, c'est plutôt rassurant.
10:30Et si on dit qu'on est dans un régime stabilisé, on dirait qu'il y a surtout de la place pour les profits.
10:36Et là, on voit bien la petite lumière qui s'allume du côté des marchés actions.
10:42Donc, de ce côté-là, ce n'est pas complètement acquis, mais le message est rassurant.
10:46Du côté de la croissance, il y a la productivité.
10:49En fait, on est en train de revenir sur la tendance post-grande crise financière, post-2007-2008, autour de 2% l'an.
11:01Et ça, c'est quand même pas mal. Et ça permet d'absorber une partie du ralentissement de l'emploi.
11:08Il ne faut pas oublier qu'en temps normaux, on fait 200 000 créations d'emplois par mois.
11:13On est plutôt, dans le meilleur des cas, à 50 000.
11:16Oui, voire zéro.
11:17Voire zéro.
11:19Ça dépend quelle moyenne on fait.
11:21Et donc, on n'est pas à 4% de croissance.
11:23On ne peut pas extrapoler 4, mais on peut au moins extrapoler 2, extrapoler un peu plus que 2.
11:29Et au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
11:33Et 2, aux États-Unis, c'est plutôt pas mal.
11:36Donc, je dirais, la macroéconomie, elle console, au moins, à défaut de rassurer.
11:43Après, pour les marchés, ce qui va être très important, c'est ce qui va se passer du côté de la banque centrale, de la politique monétaire.
11:50Et alors, petite parenthèse, on peut s'y attarder, mais la fonction de réaction de la réserve fédérale américaine est déjà polluée pour un bon moment avec ce débat et ces positions autour de l'indépendance de la réserve fédérale américaine.
12:08Quel que soit le candidat de Trump, quelle que soit la nomination et la validation du successeur de Jérôme Powell, il devra quand même montrer un degré d'indépendance vis-à-vis de la politique ?
12:22Ça va perturber la fluidité de la décision de la réserve fédérale américaine pour un certain temps encore ?
12:29Je pense que c'est perturbant à un titre.
12:33Alors, il faut faire un peu d'arithmétique élémentaire.
12:37Au comité de politique monétaire, il y a 7 représentants du board à Washington.
12:44Et puis, il y a les 8 présidents de districts dans le pays, dont 5 sont votants.
12:49Et la stratégie de la Maison-Blanche, tout à fait visible, c'est d'avoir une majorité qui lui est ralliée parmi les membres de Washington, 4 sur 7.
13:01Alors, aujourd'hui, la Maison-Blanche doit se dire, j'en contrôle 3, il faudrait que j'en contrôle 1.
13:08Ils n'ont pas pu virer Mme Cork.
13:10Cook.
13:11Et donc...
13:12L'affaire n'est pas terminée, mais est-ce qu'il y a une solution de remplacement avec le président ?
13:19Donc ça, c'est une dimension.
13:20Et l'autre dimension, dont on parle moins, c'est les présidents de districts.
13:24Ils sont 8.
13:26Sur les 8, à peu près, il y a 5 jeunes et 3 vieux.
13:30Les vieux, ça veut dire qu'en fait, ils pourraient sortir assez vite.
13:34L'ennui, c'est que les vieux sont ce qu'on appelle des colombs.
13:37C'est-à-dire qu'ils sont plutôt pour un réglage monétaire souple.
13:41Et puis, les jeunes, ceux qui sont là pour longtemps, sont plutôt pour un réglage monétaire plus strict.
13:47Et donc, en fait, dans le processus de nomination, ils sont choisis par leur banque de réserve, dans les endroits du pays.
13:54Et après, ils sont confirmés par le board à Washington.
13:58Et ça, c'est en février que ça se passe.
14:00Et donc, dans la démarche de Trump, et c'est pour ça qu'il y a de l'impatience et de la maladresse, voire des initiatives choquantes,
14:08eh bien, il faut avoir une majorité à Washington très vite pour recaler tous les gens qu'on n'aime pas dans les districts.
14:15Et en fait, c'est ce qu'il essaie de faire.
14:17Et ça, c'est très perturbant au niveau de l'indépendance de la Banque centrale.
14:22Après, il ne faut quand même pas être très malin.
14:26Et il faut savoir que, quand on est en situation, on défend tout de même l'institution.
14:31Et en termes de loyauté, il y aura peut-être des conflits.
14:34La loyauté par rapport au président Trump, la loyauté par rapport à l'institution,
14:38et qu'elle synthèse entre les deux, bien malin.
14:41Mais en fait, je trouve que le président a très, très mal joué.
14:44Il aurait dû faire ça avec plus de prudence.
14:47Il a tout mis sur la table, éléphant dans le magasin de porcelaine, comme il est.
14:53On connaît la méthode.
14:54J'ai l'impression, en écoutant un peu les prévisions macro de début d'année,
15:00Paul, que c'est difficile de bâtir un scénario très négatif sur la macroéconomie,
15:07notamment aux Etats-Unis.
15:08On peut toujours, je ne dis pas que c'est impossible.
15:11Mais j'ai l'impression que, même en se creusant la tête,
15:13c'est difficile de se dire qu'on va avoir un crash ou une récession,
15:17pour dire les choses aux Etats-Unis.
15:18Ça fait des années que certains l'attendent.
15:20Et j'ai l'impression qu'il y a une forme de capitulation par rapport à cette idée-là.
15:23Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
15:25Et si le risque n'est pas dans l'économie,
15:27est-ce que les risques principaux pour 2026 sont plus dans les marchés, alors, peut-être ?
15:31Moi, je dirais d'abord que le Président et les Républicains,
15:35ils ont fait le maximum pour enclencher une récession en 2025.
15:39Et même avec ça, ça n'a pas fonctionné.
15:43Ils n'ont pas réussi.
15:44Encore un échec de Trump ?
15:45Oui, ils n'ont pas réussi.
15:48Donc, je doute qu'en 2026, qu'il y en aura.
15:52Je crois que, probablement, il y aura une accélération dans l'économie américaine,
15:58comme dans la plupart des économies ailleurs,
16:02avec la baisse des taux d'intérêt depuis quelques années,
16:05croissance de revenus réels.
16:11Il y a des impulses fiscales dans certains endroits,
16:14pas forcément aux US pour l'instant.
16:17Mais je crois que l'économie mondiale sera en accélération.
16:23Mais je me méfie un peu des chiffres américains,
16:28pas parce que je dirais qu'ils sont de mauvaise qualité,
16:31mais en termes de croissance du PIB.
16:34La croissance de 4%, comme vient de témoigner,
16:39pour moi, ça, c'était un rebond après la faiblesse
16:43dans la première partie de 2025.
16:47Et je crois qu'on a besoin d'attendre pour voir comment les choses se stabilisent.
16:53Et donc, en disant ça, je me méfie aussi un peu
16:57au sujet de croissance de productivité.
17:02Parce que la productivité, c'est très cyclique.
17:06Quand il y a un rebond économique,
17:09forcément, il y aura un rebond de croissance de productivité.
17:13Et si la croissance baisse, il y aura un baisse dans la croissance de la productivité.
17:19Donc, je n'en suis pas persuadé qu'on est à 4%,
17:24un rythme de 4% aux US.
17:27Mais en 2026, par rapport à 2025,
17:31je crois qu'il y aura quand même une accélération.
17:35Et avec ça, pour moi, c'est difficile à imaginer
17:38une bourse américaine
17:42qui irait vraiment mal.
17:44Fortement à la baisse.
17:47Ceci dit, je pense que, encore une fois,
17:49les actions américaines vont sous-performer.
17:52Oui, c'est ça.
17:54Donc, le schéma, le playbook de 2025
17:57reste encore valable du point de vue de l'investissement.
17:59On a plutôt envie de profiter
18:02au maximum de ce qu'on peut,
18:04des opportunités d'investissement
18:05en dehors des Etats-Unis.
18:07Ça ne veut pas dire qu'il faut quitter les Etats-Unis, bien sûr,
18:09mais c'est un nouveau champ, quand même,
18:11pour l'investisseur qui s'est ouvert.
18:13Et je crois à l'intérieur du marché américain.
18:15Les choses sont en train de changer aussi.
18:18Oui, c'est ce que je rappelle là depuis quelques jours.
18:19Quand on regarde le bilan 2025,
18:21les Mag 7 sous-performent
18:23le S&P 500 l'an dernier,
18:25et le S&P 493
18:26se retrouvent à faire une meilleure performance
18:29que les Mag 7, je crois, dans leur ensemble.
18:31Et je crois que parmi les Mag 7,
18:34il y en a quatre
18:35avec une performance moins de 15%.
18:38Oui, c'est ça.
18:40Je crois qu'il y en a deux, à peu près,
18:42qui sont Nvidia et...
18:44qui j'oublie.
18:46Et Google.
18:46Et Google,
18:47qui font mieux.
18:49Et c'est les plus grosses.
18:49Qui font mieux,
18:51Microsoft, Amazon étant un peu en retard.
18:54Mais ça veut dire quand même
18:55que la philosophie de l'investisseur,
18:56c'est de rester pro-risque
18:58pour 2026.
19:00Oui.
19:00Oui, oui.
19:02En fait, pour moi,
19:03ça c'est un des risques.
19:04Il y a un consensus.
19:06Un consensus qui est
19:07assez important
19:09à ce sujet.
19:11Oui.
19:12Bon, vos commentaires
19:13sur ces aspects un peu de perspective,
19:15Sébastien.
19:16Et puis, spécifiquement,
19:17sur l'Europe et les bourses européennes,
19:20qui ont connu un très beau parcours
19:21en 2025,
19:22mais un parcours
19:23qui a été généré
19:24essentiellement,
19:25voire totalement
19:26par de l'expansion
19:27de multiples.
19:28En Europe.
19:28Oui.
19:29Je parle en Europe.
19:29Oui, bien sûr.
19:30Est-ce que, voilà,
19:32est-ce que les moteurs
19:33de performance
19:34qui continueraient
19:35d'alimenter
19:36la progression
19:36des prix
19:37des actions européennes,
19:39est-ce que ces moteurs
19:40peuvent être un peu différents ?
19:41Oui.
19:42Déjà,
19:42je ne suis pas économiste,
19:43mais sur la croissance US,
19:45ce que j'ai compris
19:45de la croissance
19:46entendue en 2026,
19:47c'est qu'elle dépendait
19:48beaucoup de la baisse des taux
19:49et de l'impact fiscal aussi.
19:54Oui, d'accord.
19:55D'ailleurs,
19:56les rumeurs diraient
19:58que Trump remettrait
19:59un chèque
20:00aux électeurs
20:02qui n'ont pas l'intention
20:02de voter pour lui
20:03pour les midterms,
20:05parce que ça paraît
20:05mal embarqué
20:06et qu'ils feraient ça.
20:08Donc,
20:08la console est aussi soutenue
20:09par l'impact fiscal.
20:11Donc, ça,
20:11il ne faut pas l'oublier.
20:13Voilà.
20:13Alors,
20:14sur les marchés,
20:17alors effectivement,
20:18entre les Etats-Unis
20:19et l'Europe,
20:19il s'est passé
20:19deux choses différentes
20:20en 2025.
20:21C'est qu'en 2025,
20:22la croissance US
20:23s'est faite
20:24par croissance
20:25des résultats.
20:27Et si on regarde
20:28ce qu'on attend
20:29pour 2026,
20:30on attend à nouveau,
20:31je crois,
20:31sur le S&P,
20:3212% de croissance
20:32des IPS.
20:36C'est ce qu'ils ont fait.
20:37Ils ont fait 10
20:37l'année dernière.
20:39L'Europe a fait 0
20:40et la croissance
20:42des marchés européens
20:42s'est faite uniquement
20:43par re-rating,
20:44donc par expansion multiple.
20:45Parce que,
20:46le problème qu'on a aujourd'hui,
20:47c'est qu'au niveau
20:47des multiples,
20:48on est à peu près
20:49sur la plupart des marchés
20:50sur des niveaux
20:51historiquement élevés.
20:53Donc, en fait,
20:53on se dit que pour que 2026
20:55se passe bien,
20:56il faut une continuation
20:58du re-rating en Europe,
21:00mais avec des multiples
21:01qui ne sont plus,
21:02si pas chers.
21:04Et aux yeux,
21:04ça est déjà
21:05sur des niveaux très élevés.
21:06Alors,
21:08quand on a dit ça,
21:09le marché directeur,
21:11ça reste les Etats-Unis,
21:12et 50% des EPS
21:13et des résultats en 2025,
21:15c'était les Mac 7.
21:17Et je crois que c'est
21:1740% de la CAPI
21:18et 31% des résultats
21:19consolidés.
21:20Et qu'on attend
21:21à peu près
21:22400 milliards
21:23ou 600 milliards
21:25de CAPEX.
21:25Oui,
21:26ça accélère.
21:26600 milliards de CAPEX,
21:28donc il faut qu'ils l'effacent.
21:30Donc,
21:30sur cette partie-là,
21:31il n'y a pas,
21:32je crois que c'est 400
21:32sur les gros hyperscalers.
21:34Si on utilise Stargate
21:36et OpenAI
21:37et ainsi de suite,
21:38on est encore
21:38dans les 600.
21:40Donc,
21:40ça dépend quand même
21:41beaucoup d'eux encore.
21:43Et là-dessus,
21:44on sait que c'est une révolution,
21:46mais le seul sujet
21:47que j'ai avec ça,
21:49c'est qu'il y a,
21:49j'ai écouté des gens
21:50qui, il y a trois mois,
21:51m'expliquaient
21:51qu'NVIDIA
21:51est un monopole.
21:53Aujourd'hui,
21:53je crois que la part
21:54de marché de Google
21:55et des TPU
21:55sur le marché des chips,
21:58c'est peut-être plus de 20%.
21:59Ça bouge vite.
22:01En fait,
22:02le problème que j'ai
22:03avec tous ces sujets-là,
22:04notamment NVIDIA,
22:05c'est qu'on est sur,
22:06c'est de la techno,
22:07les monopoles n'existent jamais,
22:09la concurrence va toujours
22:10plus vite que ce qu'on imagine.
22:12Moi, mon problème,
22:13ce n'est pas qu'ils fassent
22:14leur capex,
22:15c'est qu'ils n'ont pas déçu
22:16depuis combien de temps ?
22:19Quatre ans ?
22:20Ça fait quatre ans
22:20que c'est que comme ça,
22:21qu'on passe notre temps
22:22révisé en hausse.
22:23C'est beat and raise.
22:23C'est beat and raise constant
22:26et l'histoire de la techno
22:27me dit que ça n'existe pas.
22:30Donc, mon problème,
22:32ce n'est pas que ça s'effondre,
22:32ça ne s'effondrera pas,
22:34mais c'est que ça déçoit.
22:36Le marché volatile,
22:37versatile,
22:39oublie tout le temps
22:40ce qu'il a adoré
22:41et ça décevra.
22:42Je veux dire,
22:42c'est des maths.
22:43Donc, le risque pour moi,
22:45c'est ça.
22:46Donc, diversification
22:47en dehors de la tech
22:49et des US
22:49et en plus,
22:50on a juste un petit sujet
22:51qui s'appelle le dollar
22:52qui va,
22:53une fois encore,
22:54je ne suis pas économiste,
22:55mais le consensus
22:55sur le dollar
22:56n'est pas vraiment haussier.
22:57Et je crois que la plupart
22:58des gens qui étaient investis
22:59sur le marché US
23:00et qui n'avaient pas aidé,
23:02leur perf net,
23:03elle n'était pas terrible,
23:04en fait.
23:05C'est moins de 10% de moins.
23:06Et donc,
23:06ça ne va pas s'arranger
23:08probablement en 2026.
23:09Donc, la diversification
23:11en dehors des US
23:11n'est pas idiote.
23:12Alors après,
23:13au niveau européen,
23:14la bonne nouvelle,
23:15c'est qu'en Europe,
23:15comme vous l'avez dit,
23:17ça n'a pas mal marché,
23:18mais c'est concentré
23:18sur peu de secteurs,
23:20la défense
23:20et la banque
23:23donc, ça veut dire
23:25qu'il y a plein de secteurs
23:25qui n'ont pas tellement marché.
23:27Nous, on pense
23:28qu'il y a notamment
23:29des choses intéressantes
23:30dans les valeurs de qualité,
23:32la qualité,
23:33la belle boîte de qualité
23:34qui a beaucoup directé
23:36depuis trois ans
23:37avec la hausse des taux.
23:38Le marché a été excessif
23:39en sanctionnant
23:40ce qui a fait la fortune
23:42des gestionnaires d'actifs
23:43pendant des années,
23:44Sébastien,
23:45mais c'est vrai
23:45que cette quality growth,
23:47comme on dit,
23:48elle a sous-performé
23:49comme jamais
23:49au cours des derniers mois,
23:51trimestres,
23:51En fait, le vrai sujet,
23:52c'est que pendant très longtemps,
23:53la concentration,
23:55enfin, entre guillemets,
23:56faire son job
23:57de gérant diversifié
23:58était contre-productif
24:00parce qu'il fallait
24:01être super concentré
24:02sur une thématique
24:02hyper fine
24:03avec très peu de noms.
24:06Et c'est pour ça
24:06que les trackers aussi
24:07marchent très bien
24:08parce que seuls les trackers
24:10arrivent véritablement
24:11à répliquer
24:11les indices
24:13dans leur...
24:14vu leur poids.
24:16Il n'y a aucun gérant,
24:17il n'y a aucun fonds
24:18traditionnel
24:18qui peut avoir
24:19le pourcentage
24:21des GAFA
24:22ou bien
24:23même d'ASML
24:24dans ces indices.
24:26Donc voilà,
24:27il faut se diversifier.
24:28Nous, on pense
24:29qu'il y a des secteurs
24:29passionnants
24:30comme par exemple
24:31la santé
24:31qui n'a jamais été,
24:33qui aujourd'hui
24:34est un pic
24:34de décorrélation
24:35entre les perspectives
24:37de croissance
24:38et la valorisation.
24:39ça, on trouve ça
24:40extrêmement intéressant
24:41notamment.
24:43Les small et les mid-cap
24:44reviennent,
24:46elles sont surperformées
24:47notamment un peu
24:48en 2025,
24:49mais elles reviennent
24:50avec une véritable décote
24:52par rapport au large cap
24:53et par rapport
24:54au private equity
24:55alors qu'en perspective
24:56de croissance,
24:57elles sont à nouveau
24:58sur des perspectives
24:59de croissance
24:59supérieures au large cap.
25:01Donc les raisons
25:02pour lesquelles
25:03ça a surperformé
25:03ont disparu.
25:05Elles sont,
25:06pour les small mid-européennes,
25:07ça marche bien aux US,
25:08le Russell 2000
25:09remarche bien.
25:10En Europe,
25:11elles sont,
25:12bien entendu,
25:13plus domestiques.
25:14Donc il y a une façon
25:16de jouer
25:16une espèce
25:17de re-souveraineté
25:19européenne.
25:21Alors,
25:22on verra bien,
25:23c'est un vœu pieux
25:24qui jusqu'à présent
25:25n'existe pas.
25:27Pour l'instant,
25:27c'est un objectif.
25:28C'est un objectif.
25:28En tout cas,
25:29nous,
25:29ce qu'on aime bien,
25:30c'est présenter
25:31tous ces objectifs
25:31de souveraineté.
25:32Par exemple,
25:32les boîtes de défense.
25:34Alors effectivement,
25:34ce qui est intéressant
25:35avec la défense,
25:35c'est que pendant très longtemps,
25:36c'est vraiment des boîtes
25:37que tu n'avais pas envie d'avoir
25:38parce que ce n'était pas
25:39forcément très bien géré,
25:41parce qu'il y avait
25:42une visibilité
25:42qui était compliquée
25:43parce que ce n'était
25:43que des gros carnets
25:45de commandes
25:45mais avec des commandes
25:47entre guillemets
25:48non linéaires,
25:49ce qui fait que tu avais
25:49un gros trimestre
25:50puis un petit trimestre
25:51et dur à prévoir
25:51donc les gens n'aimaient pas ça.
25:54Bon,
25:54c'est évidemment changé.
25:55Et ce qui est intéressant
25:56aujourd'hui,
25:57c'est que le PEG
25:58des boîtes de défense européennes
25:59doit être 1,3.
26:00Donc la valorisation
26:01rapportée à la croissance.
26:02Exactement.
26:03Quand il est 1,3
26:04alors qu'il était
26:05il y a plus de 2,3 aux US
26:07donc en réalité
26:07il y a un vrai différentiel
26:09de valorisation là-dessus
26:10et ce que j'aime juste
26:11que les gens comprennent
26:12par rapport à la valorisation
26:13c'est qu'en fait
26:14les secteurs peuvent
26:15ce qu'on appelle
26:16d'irréter
26:17ou rirréter
26:18donc c'est-à-dire
26:19qu'on accepte
26:19de payer plus cher
26:20et des fois
26:22comme dans le cas
26:23de la défense
26:24aujourd'hui c'est justifié
26:25parce qu'il y a un avant
26:26et un après
26:27pour toutes les raisons
26:28qu'on sait
26:29donc il est cohérent
26:30parce qu'il y a
26:31c'est mon côté prof
26:32qui ressort aussi
26:33c'est que les multiples
26:34doivent être cohérents
26:36avec la croissance
26:37à partir du moment
26:38où la croissance augmente
26:39et la visibilité augmente
26:40il est justifié
26:41de payer un peu plus cher
26:43en multiples
26:43donc quand on dit
26:44oulala la défense
26:45ça a beaucoup monté
26:46certes
26:47mais il y a une partie
26:48de cette hausse
26:49qui est justifiée
26:49par ce new normal
26:50qu'on déplore
26:52mais qui malheureusement
26:53existe
26:53et n'est pas prêt
26:54a priori
26:55de s'arrêter
26:56et par rapport à
26:57les US
26:58je vous incite
26:59à regarder
26:59la vidéo
27:00de Marc Kelly
27:01qui est un sénateur
27:02démocrate
27:04qui a été menacé
27:06de court martial
27:08par Trump
27:08et ses acolytes
27:10et qui a fait
27:11une vidéo
27:12sur comme quoi
27:12il se défendrait
27:13et qui est assez
27:14que je vous incite
27:15à voir
27:15d'une certaine façon
27:17je pense
27:17entre la vidéo
27:19de Powell
27:19et je pense
27:20le corporate américain
27:21et l'Amérique
27:22d'une certaine façon
27:24est en train
27:24un peu de se réveiller
27:25par rapport aux outrances
27:26qu'on a vues
27:28même au sein
27:29du parti républicain
27:30ça grince un peu
27:31quand même
27:31il faut le dire
27:32sur Powell
27:34les républicains
27:36ne sont pas prêts
27:36à valider
27:37n'importe quel successeur
27:38de Jérôme Powell
27:39à n'importe quel prix
27:40il y a cette idée là aussi
27:42y compris dans le camp
27:43économiquement
27:44les solutions faciles
27:46n'existent pas
27:46sinon la France
27:47aurait un PIB
27:48en croissance
27:49de 5% par an
27:50c'est le déficit
27:51qui a 5%
27:52c'est pas la croissance
27:54non mais
27:54ça nous amène
27:55à dire un mot
27:56de cet interventionnisme
27:57débridé
27:57alors
27:58avec le visage
27:59la méthode
28:00d'un Donald Trump
28:01on a l'impression
28:02que c'est l'apanage
28:03des Etats-Unis
28:04mais cet interventionnisme
28:05on le voit partout
28:06y compris dans une certaine mesure
28:08en Europe
28:08aussi
28:09la commande publique
28:10vient nourrir
28:11le secteur de la défense
28:12les groupes de défense
28:13et puis on le voit
28:14désormais aussi
28:15à nouveau
28:16j'ai envie de dire
28:16au Japon
28:17après les trois flèches
28:20de Shinzo Abe
28:21les Abenomics
28:22on a une nouvelle
28:23première ministre
28:24qui semble vouloir
28:25profiter du momentum
28:26politique
28:27pour
28:27je sais pas
28:29renouer toujours plus
28:31avec l'idée
28:32d'une croissance
28:33japonaise
28:34alors
28:35il y a deux
28:36il y a deux points
28:37commençons par
28:38le Japon
28:39c'est le plus conjoncturel
28:40mais il y a
28:41l'interventionnisme
28:42et le changement
28:43d'époque
28:43que l'on vit
28:44et changement
28:45d'époque
28:46et marché boursier
28:47c'est quand même
28:48une vraie question
28:49le Japon
28:51oui
28:51on a l'impression
28:52que la nouvelle
28:53première ministre
28:54veut rejouer
28:56l'expérience
28:58Abe
28:58et donc
28:59les Abenomics
29:00dans un environnement
29:02qui est quand même
29:03assez différent
29:04à un double titre
29:05le premier titre
29:08et bien
29:08c'est les prix
29:09on a quand même
29:10une accélération
29:11des prix au Japon
29:13avec le sentiment
29:14que
29:15comme les salaires
29:16sont en retard
29:17sur les prix
29:17on va enclencher
29:19une espèce de boucle
29:20prix salaire
29:23alors
29:24est-ce que les gains
29:25de productivité
29:25vont suivre
29:26on n'en sait rien
29:28mais bref
29:28l'inflation
29:29c'est une autre histoire
29:31que celle de Abe
29:32et les taux d'intérêt
29:33c'est une autre histoire
29:34Pauline nous rappelait
29:36tout de même
29:36l'évolution
29:37et c'est vrai
29:38que la pente
29:39sur la partie longue
29:40de la courbe
29:41est quand même
29:41assez marquée
29:42c'est la courbe
29:43la plus pentue
29:44du G7
29:44ou du G10
29:45même le Japon
29:46donc à ce titre là
29:47politique monétaire
29:49on n'est plus
29:50dans les abénomics
29:51politique budgétaire
29:53elle veut nous dire
29:54qu'on est dans
29:55les abénomics
29:56mais en fait
29:57on n'y est plus
29:58et on voit bien
29:58que la préoccupation
30:00de tout un chacun
30:01sur les dettes publiques
30:02est une préoccupation
30:03qu'on n'avait pas
30:04il y a 15 ans
30:05et puis troisièmement
30:06il reste la flèche
30:07structurelle
30:08mais qui est la flèche
30:09la plus compliquée
30:10a manié
30:11et aujourd'hui
30:12on voit bien
30:13que dans la flèche
30:14structurelle
30:15elle la manie
30:16avec un populisme
30:17certain
30:18qui n'est sans doute
30:19pas le meilleur moyen
30:20d'améliorer
30:21la situation économique
30:23du pays
30:23sur fond quand même
30:25de lassitude
30:26par rapport
30:27au PLD
30:28au parti libéral
30:29démocratique
30:30sauf deux fois
30:32pendant deux ans
30:33au pouvoir
30:33depuis que les américains
30:35ont remis le pouvoir
30:36aux japonais
30:37donc en fait
30:38la brave dame
30:39elle se dit
30:40dans les sondages
30:41je suis bien placé
30:42j'ai une fenêtre
30:43mais alors
30:44c'est ce que les sondages
30:45lui disent
30:46mais si on voit
30:47l'image plus large
30:49du Japon
30:50et du Japon
30:51dans le monde
30:51aujourd'hui
30:52en n'oubliant pas
30:52que les chinois
30:53font des misères
30:54aux japonais
30:55et que
30:55en termes économiques
30:57ça coince aussi
30:58bref tout ça
30:59je pense que
31:01la bourse
31:02qui s'agite
31:03alors entre la bourse
31:04et le yen
31:04je préfère le message
31:06du yen moi
31:06je trouve que
31:08on nous dit
31:09au Japon
31:10il y a quelque chose
31:11d'hétérodoxe
31:12il y a quelque chose
31:14de populiste
31:15est-ce que l'économie
31:17en tire
31:18ses marrons
31:19c'est peut-être pas sûr
31:20et puis fondamentalement
31:22on voit bien
31:23que
31:23et le message
31:24est dans une large partie
31:26américain
31:26que
31:27la phase néolibérale
31:30qu'on a pu critiquer
31:31en termes sociaux
31:33en termes politiques
31:34mais qui en termes économiques
31:36avait quand même
31:37apporté des fruits
31:38plutôt sucrés
31:39des résultats
31:41un partage
31:42de la richesse
31:43créée
31:44dont la bourse
31:45a profité
31:46on est quand même
31:46en train de passer
31:47à autre chose
31:48et le couple
31:50des dépenses publiques
31:52qu'on revoit toujours
31:53à la hausse
31:54et d'une dette publique
31:55qui elle aussi
31:56on revoit toujours
31:57à la hausse
31:58nous dit quand même
31:59des choses
32:00sur les impôts
32:02sur les prélèvements
32:03et donc là où il y a
32:05des poches
32:06bien garnies
32:07il y aura
32:08des mains
32:09de l'État
32:10dedans
32:10et donc il faut quand même
32:11prendre cela en compte
32:12moi je trouve que
32:13on est face
32:15à des tas d'enjeux
32:16alors Edgar Morin
32:17parlait de polycrise
32:18il y a des crises partout
32:19et puis on a du mal
32:20à comprendre
32:21les interactions
32:21entre toutes les crises
32:23et on a
32:24un monde financier
32:27un monde des marchés
32:28qui marche un peu
32:29comme si c'était hier
32:30mais c'est plus du tout hier
32:32donc on peut extrapoler
32:33à court terme
32:34parce qu'il y a de l'inertie
32:35mais il y a un moment
32:36où il faut se dire
32:37ça marche différemment
32:39et les anticipations
32:40qu'on doit faire
32:40il faut les construire autrement
32:42on sent bien
32:42que le marché
32:43essaie de tâtonner
32:44quand même
32:44pour mettre un prix
32:45sur ces changements
32:46les conséquences
32:47de ces crises
32:48etc
32:49mais c'est pas évident
32:51ça se fait pas non plus
32:52en un claquement de doigts
32:53j'imagine
32:53et juste un point
32:54on voit bien
32:55que l'administration
32:57Trump l'a parfaitement compris
32:58parce qu'elle fait
32:59tout ce qu'elle peut
33:00pour avoir les mains libres
33:02et faire en sorte
33:03que les taux d'intérêt
33:04à long terme
33:05ne montent pas
33:05il y a de l'ingénierie
33:07derrière ça
33:08qui permet effectivement
33:09de contrôler
33:10comme on dit
33:11la courbe des taux
33:12je veux bien
33:12un petit commentaire
33:13sur le Japon
33:14est-ce que c'est
33:14une zone d'investissement
33:15qui vous plaît
33:16pour 2026
33:17Paul ?
33:18dans mes allocations
33:19je suis surpondéré
33:21sur les actions
33:22japonaises
33:24mais je suis d'accord
33:25d'abord
33:26l'économie
33:27les indications
33:29sont
33:29pour moi
33:31ils sont un peu
33:32dans tous les sens
33:33j'ai pas
33:35d'une
33:36vision claire
33:38qui me dit
33:38que oui
33:39l'économie japonaise
33:40l'économie japonaise
33:42vraiment
33:42il y a une accélération
33:46il y a une croissance
33:47forte
33:48je ne le vois pas
33:50donc je dirais
33:51oui
33:51il y a de la croissance
33:53mais c'est
33:53c'est un peu
33:54comme en France
33:55il y a de la croissance
33:56mais c'est pas très
33:57très dynamique
33:58il y a
34:00je suis d'accord
34:01ils ont
34:02ils ont créé
34:03une inflation
34:04qui n'existait pas
34:06depuis des décennies
34:07il faut toujours
34:08être un peu prudent
34:09si on veut créer
34:11de l'inflation
34:12un de ces jours
34:13ça va arriver
34:14c'est arrivé
34:15au Japon
34:16et quand même
34:19la banque du Japon
34:20mène une politique
34:23qui à mon avis
34:25n'est pas assez serrée
34:28il y a les taux
34:31qui restent trop bas
34:32une bilan
34:33qui est énorme
34:36et ils ont besoin
34:36de normaliser
34:37leur politique monétaire
34:39ils le font
34:40ils ont l'ambition
34:41de continuer à le faire
34:42oui
34:42ils le font
34:44mais c'est très
34:45très prudemment
34:46et les taux longs
34:49nous disent
34:50qu'il faut bouger
34:52plus vite
34:52le marché
34:53pourrait accepter
34:54que la banque du Japon
34:55bouge plus vite
34:56que ce qu'elle ne fait
34:57aujourd'hui
34:57peut-être pas
34:58le marché action
34:59mais le marché
35:01obligation
35:01plus ou moins
35:02est en train de crier
35:04on a besoin
35:04d'une banque du Japon
35:06qui resserre plus
35:08sauf la nouvelle
35:11première ministre
35:12elle ne veut pas
35:13que ça se passe
35:14comme ça
35:14elle veut mener
35:16une politique fiscale
35:18qui donne
35:20un boost
35:21à l'économie
35:22et ça
35:22l'ironie
35:24est que ça
35:25c'est une recette
35:26classique
35:26pour une hyène
35:27à la hausse
35:29une politique fiscale
35:32dynamique
35:34et une politique monétaire
35:36en train de resserrer
35:38orthodoxe
35:38oui oui c'est ça
35:39ça doit permettre
35:40aux hyènes
35:41de renverser son mouvement
35:42et de se réapprécier
35:43et les hyènes
35:44aujourd'hui
35:45est hyper faible
35:46hyper faible
35:48en termes
35:48de valorisation
35:49et à mon avis
35:51il y aura
35:51un retournement
35:52un de ces jours
35:53donc c'est intéressant
35:54d'être acheteur de hyènes
35:55quand même
35:55à un certain point
35:57à mon avis
35:57mais je le dis
35:59depuis un, deux ans
36:01j'attends le jour
36:02que ça retourne
36:05vers le haut
36:06mais le jour
36:07que ça arrive
36:08il peut y avoir
36:09un impact
36:10négatif
36:11sur les actions
36:12bien sûr
36:13ça pose aussi
36:14la question
36:15de comment vous voyez
36:16évoluer les marchés
36:17obligataires en 2026
36:18alors il y a
36:18l'exemple japonais
36:19où la pente
36:21continue de se former
36:23est-ce que ça veut dire
36:25quand même
36:25quand vous regardez
36:26les grands marchés
36:27obligataires
36:27développés
36:28notamment
36:28est-ce qu'on retrouve
36:30des points
36:31d'investissement
36:32intéressants
36:33pour aller chercher
36:34de la duration
36:35comme on dit
36:36Paul
36:37à mon avis
36:38c'est difficile
36:39moi je suis
36:40ça reste compliqué
36:41je suis toujours
36:42plus intéressé
36:43par les produits
36:44de durations
36:46courtes
36:46par exemple
36:47CLOs
36:48les bank loans
36:52donc les produits
36:54où il y a quasiment
36:56pas de durations
36:57aux US
36:59par exemple
37:00le taux sur 10 ans
37:02entre 4,15
37:054,15 et 4,20
37:06à mon avis
37:07probablement
37:08ça va monter
37:11vers 4,50
37:12d'accord
37:13et donc je suis pas
37:14hyper intéressé
37:16il y a encore des coûts
37:17à prendre
37:18sur ces parties
37:19longues
37:19et je trouve
37:20que au Royaume-Uni
37:22je crois que
37:23c'est un marché
37:24qui a très bien
37:25performé
37:26depuis quelques mois
37:27peut-être qu'il y a un peu
37:29plus de possibilités
37:30d'encore
37:31une baisse
37:33de taux longue
37:33mais ça sera pas
37:35énorme
37:36et ailleurs
37:36en Europe
37:37je crois qu'il n'y a pas
37:38grand chose
37:38à anticiper
37:40le Royaume-Uni
37:41petite parenthèse
37:41pays que vous connaissez bien
37:42Paul
37:43a retrouvé un peu
37:44de crédibilité fiscale
37:45et budgétaire
37:46après l'épisode
37:47du dernier budget
37:48présenté en fin d'année
37:49par Rachel Reeves
37:51dans le monde actuel
37:52vu les niveaux d'endettement
37:53la crédibilité fiscale
37:54et budgétaire
37:55c'est un actif
37:56important
37:56je crois
37:57à mon avis
37:58la crédibilité
37:58est toujours fragile
38:00au Royaume-Uni
38:03en ce moment
38:03il y a
38:03très peu de crédibilité
38:05pour ce gouvernement
38:07et c'est dommage
38:09parce que
38:10les résultats
38:13des élections
38:13étaient très forts
38:14pour ce gouvernement
38:16ils avaient la possibilité
38:17de faire
38:18de capitaliser
38:19des choses
38:21très positives
38:22et
38:23ils ont fait
38:25des erreurs
38:26à tous les coups
38:27donc la crédibilité
38:29est très
38:30très fragile
38:31mais encore
38:32une fois
38:33en parlant
38:33des politiques
38:35de la situation
38:36politique
38:37au Royaume-Uni
38:38ça peut
38:39nous donner
38:40quelques
38:42je dirais
38:43peut-être
38:45ça doit prévenir
38:46des problèmes
38:47à venir
38:47pour madame
38:48Takayichi
38:48parce qu'il y avait
38:50le cas
38:50de Theresa May
38:51qui a donné
38:53les sondages
38:53elle était
38:54très en avance
38:55et donc
38:56elle a appelé
38:57une élection
38:58et c'était
38:59une catastrophe
39:00et donc
39:01elle avait perdu
39:02sa majorité
39:03donc ça sera
39:04très intéressant
39:05au Japon
39:05le Royaume-Uni
39:06est un
39:07pourvoyeur
39:08infini
39:08de leçons
39:09pour le reste
39:10du monde
39:11à tous égards
39:12et depuis longtemps
39:14il nous reste
39:16quelques minutes
39:16je change
39:17complètement de sujet
39:17avec vous
39:19Sébastien
39:20mais revenons
39:20au sujet
39:21de la santé
39:21vous avez un
39:22fonds santé
39:22vous connaissez
39:24particulièrement bien
39:24le secteur
39:26des biotechs
39:26biotech
39:27est-ce que
39:28Abivax
39:28vaut 15 milliards
39:30aujourd'hui ?
39:32La rectocolite
39:33est hémorragique
39:33il faut se poser
39:35les vraies questions
39:36c'est concret
39:38ça m'inspire
39:39plusieurs pensées
39:40la première
39:41c'était une société
39:42qui était monoproduit
39:43et dont le profil
39:45a changé
39:46extraordinairement
39:47avec des publications
39:48de résultats
39:49qui étaient
39:49trop bonnes
39:51sur un produit
39:52dont il y a
39:52un vrai besoin
39:53et en fait
39:55le changement
39:56de management
39:57a été central
39:58dans le succès
39:59de la société
40:00donc moi
40:00qui suis un stock picker
40:01dirigé par Marc Doguerre
40:02qui est un grand nom
40:04français dans le secteur
40:05de la biotech
40:06déjà moi
40:07ce que j'aime
40:08avec cette histoire là
40:09c'est de me dire
40:09que l'impact
40:11d'un manager
40:12est transformant
40:14pour une société
40:14donc en tant que
40:15stock picker
40:15j'aime ça
40:16donc voilà
40:18à l'heure de l'IA
40:18me dire qu'un homme
40:19ou une femme
40:19peut tout changer
40:20je trouve ça chouette
40:21premier point
40:22donc oui
40:25c'est un marché
40:26qui est énorme
40:27de plusieurs
40:29milliards par an
40:30avec un produit
40:31qui n'est pas encore
40:33approuvé totalement
40:34mais qui a une efficacité
40:36forte
40:37des concurrents
40:38qui sont moins bons
40:39une façon de le prendre
40:41qui est simple
40:42c'est une gélule
40:43donc tout va bien
40:44sur un produit
40:45qui est voué
40:46à faire plusieurs milliards
40:46donc la question
40:47est-ce que ça vaut
40:4815 milliards
40:49moi j'ai regardé
40:50les analyses
40:51c'est entre 12 et 20
40:52c'est ce que disent
40:53les analystes
40:54l'offre
40:55enfin la presse
40:56a fait écho
40:57d'une offre potentielle
40:58des Lilili
40:58à 15 milliards
41:00il y aurait d'autres
41:00gens intéressés
41:01les maths
41:03si le produit
41:06est approuvé
41:06totalement
41:07les maths
41:08le justifient
41:09et c'est le bon moment
41:10alors tout a un prix
41:11évidemment
41:11et rien de tel
41:12que le prix
41:12pour faire varier
41:13les sentiments
41:13mais c'est vrai
41:14que dans la stratégie
41:15d'Abivax
41:15c'est ce qui la caractérise
41:17et qui la différencie
41:18aussi d'un certain
41:19nombre de biotech
41:20c'est-à-dire
41:20ce qui la différencie
41:21c'est que ça a marché
41:22bon
41:25d'accord
41:26et qu'on prête
41:28qu'aux riches
41:28c'est le point de départ
41:30indispensable
41:30il faut que le produit marche
41:31mais ils n'ont jamais voulu
41:32partager les revenus
41:33ils ont toujours eu
41:34comme objectif
41:35ils ont fait y passer
41:35donc la stratégie
41:38à un moment
41:38les a amenés aussi
41:39au bord du précipice
41:39mais les résultats
41:41étaient bons
41:42ils ont enlevé de l'argent
41:42et aujourd'hui
41:43ils sont financiers
41:44jusqu'à fin 2027
41:45donc ils ont le temps d'attendre
41:46mais sans avoir
41:46jamais signé
41:47d'accord de licence
41:48ou de partage
41:49avec d'autres
41:49grandes formats
41:50c'est une
41:51la différence énorme
41:52parce que la France
41:53enfin l'Europe
41:54et surtout la France
41:55a eu un vivier
41:56de biotech
41:57d'extrême qualité
41:58et ce qui les a tués
42:00pour certaines
42:01c'est le cash
42:02c'est-à-dire
42:04le fait qu'elles levaient
42:05infiniment moins
42:05que les concurrents américains
42:07avec un écosystème
42:08beaucoup moins éduqué
42:08et un système
42:09qui passe du CID
42:11et ainsi de suite
42:12beaucoup plus éduqué
42:13aux US
42:13et beaucoup plus large
42:14et qui donne
42:15beaucoup de temps
42:16en fait
42:16c'est ce que
42:17j'ai expliqué
42:18Stéphane Bancel
42:18de Moderna
42:19c'est que ce qu'il a fait
42:19il n'aurait pas pu le faire ici
42:20parce qu'il n'aurait pas eu le temps
42:22et les ressources
42:23pour le faire
42:24pour lever 100 millions
42:25quand on est une biotech française
42:26il faut des efforts
42:27incommensurables
42:28par rapport à ce qu'une biotech
42:29américaine doit fournir
42:30pour lever 100 millions
42:31et dans la biotech
42:33l'argent c'est le temps
42:34elle vous permet d'attendre
42:35elle vous permet de vous tromper
42:36elle vous permet de
42:36fine-tuner les choses
42:37donc voilà
42:38donc là c'est un succès
42:39dans tous les cas
42:40et c'est le moment
42:42pour eux de se vendre
42:43quand vous passez
42:45de 300 millions de capi
42:46à 10 milliards
42:47le moment
42:48après on en a l'optimisation
42:50moi ce que je retiens
42:51en tant qu'observateur
42:52c'est que déjà
42:53ça a boosté tout le secteur
42:55et ça a redonné
42:57un peu vie
42:58à la biotech européenne
43:01et française
43:02à des sociétés merveilleuses
43:03comme Selectis
43:04comme Nanobiotics
43:05comme Médincelle
43:06comme Valbiotis
43:07comme d'autres
43:08donc sur Abivac
43:11je ne sais pas
43:12je ne suis pas dans le secret
43:12des dieux
43:13ce que je sais
43:14c'est que les maths font
43:15que le chiffre de 15 milliards
43:17ne paraît pas incohérent
43:19en tout cas
43:19si ça correspond
43:20au potentiel de vente
43:22du produit
43:22donc oui
43:23c'est quelque chose
43:23qui est possible
43:24et c'est une société française
43:25ça serait la première sortie
43:27par le haut
43:27sur une société
43:28côté française
43:29de ce niveau là
43:29et nous avons besoin
43:32de Totem
43:32c'est à dire
43:33qu'on a besoin
43:34de Totem
43:34qui inspirent
43:36et qui font
43:37qui ensuite
43:37et c'est une bonne nouvelle
43:39pour les Sofinova
43:40pour les Truffles
43:41ça ça redonne goût
43:43à la bourse derrière
43:43pour des boîtes privées
43:45aujourd'hui
43:45qui ne vont plus
43:46ça redonne
43:47déjà ça va donner
43:48beaucoup de fric
43:48à Sofinova
43:49et Truffles
43:50et ainsi de suite
43:51pour réinvestir
43:52pour réinvestir
43:53et en tout cas
43:54pour avoir des TRI
43:56qui seront capables
43:57de relever des fonds
43:58donc pour remettre
43:59de l'argent dans le système
44:00donc ça c'est
44:01une très bonne nouvelle
44:02et donc moi
44:04là dessus je suis ravi
44:05et par rapport
44:07à la bourse
44:08après c'est l'éducation
44:10il faut qu'il y ait
44:10des gérants
44:11des analystes
44:12et puis des investisseurs
44:13qui comprennent
44:14le temps long
44:15et comme je vous disais
44:16moi je pense que
44:16la santé est aujourd'hui
44:17le secteur le plus extraordinaire
44:19dans lequel investir
44:19parce que c'est celui
44:20qui est révolutionné
44:21par la technologie
44:22le plus
44:23et que le marché
44:24l'a pas encore bien
44:25valorisé
44:26bah en fait
44:27il a été très
44:28on revient toujours
44:29à Trump
44:29il a été un peu traumatisé
44:31par ce que disait Trump
44:34sur la pharma
44:34sur le prix des médicaments
44:35c'est la seule fois
44:36qu'il a valorisé la France
44:37en disant qu'au moins
44:38en France
44:39les médicaments
44:39ils les vendent pas cher
44:40donc on va faire pareil
44:41mais qu'en France
44:42on les vend tellement pas cher
44:43qu'il y a plein de médicaments
44:44que nous français
44:45on n'en vend plus
44:46parce que les gens
44:48préfèrent les vendre ailleurs
44:49et au même niveau
44:50c'est un peu le coup de gueule
44:51sur les essais cliniques
44:52la France qui était un pays
44:54où il y avait beaucoup
44:54d'essais cliniques
44:55il y en a beaucoup moins
44:56aujourd'hui
44:56parce que la réglementation
44:57est trop compliquée
44:58donc on ne fait pas tout
45:02non plus
45:02dans ce beau pays
45:03pour progresser
45:05aussi vite qu'on pourrait
45:06On restera sur cette note
45:08merci beaucoup messieurs
45:09merci d'avoir été
45:10les invités de Planète Marché
45:10ce soir
45:11Sébastien Lalevé
45:12Montpensier Arbevel
45:13Hervé Gouletker
45:14Accuracy
45:15et Paul Jackson
45:16Invesco
45:16étaient avec nous en plateau
45:17Le dernier quart d'heure
45:29de Smartbourg
45:30chaque soir
45:30c'est le quart d'heure
45:31thématique
45:31le thème ce soir
45:33c'est celui des marchés obligataires
45:34comment bâtir
45:35une stratégie obligataire
45:36pour 2026
45:37et notamment
45:38une stratégie obligataire
45:40dite de performance absolue
45:41nous en parlons
45:42avec Bertrand Prince
45:43à mes côtés
45:44gérant obligataire
45:45chez Arkea Asset Management
45:46et qui pilote notamment
45:47le fonds optimal income
45:49d'Arkea Asset Management
45:50bonsoir et bienvenue Bertrand
45:51bonsoir
45:52merci beaucoup
45:52d'être avec nous
45:53qu'est-ce qui caractérise
45:55d'ailleurs dans l'univers
45:56obligataire en l'occurrence
45:57ces stratégies
45:58dites de performance absolue
46:00donc des stratégies
46:01flexibles
46:02obligataires
46:03qu'est-ce qui les caractérise
46:04et quel est l'intérêt
46:06de ces stratégies
46:07dans le monde
46:09obligataire actuel
46:10Bertrand
46:10alors ce qui la caractérise
46:12c'est beaucoup de flexibilité
46:13une gestion active
46:14donc on va rechercher
46:15en permanence
46:15le meilleur couple
46:16le rendement risque
46:17que ça soit
46:18sur les piliers de maturité
46:19les secteurs
46:20le type de support
46:21ça peut être
46:21de l'investment grain
46:22du high yield
46:23des convertibles
46:23des subordonnées financières
46:24des souverains
46:25et le gros intérêt
46:27dans le marché actuel
46:28où il y a beaucoup
46:29de volatilité
46:30c'est la gestion des risques
46:31les risques de taux
46:32notamment
46:33qui est très fine
46:33donc on essaye
46:35en permanence
46:35de réduire ce risque
46:36et de profiter
46:37des déformations
46:38des courbes de taux
46:38aussi
46:39et par ailleurs
46:41on fait aussi
46:42des risques
46:42de fonds de portefeuille
46:44on va dire
46:44contre les chocs de marché
46:45il y en a régulièrement
46:46ce qui nous permet
46:47de mitiger le risque
46:48de spread
46:48quand il y a un choc de marché
46:49donc l'intérêt principal
46:51c'est qu'on va faire
46:51beaucoup mieux
46:52qu'une gestion
46:53investment grade
46:54passive
46:55en profitant
46:56de tous ces mouvements
46:57de marché
46:57je comprends
46:59l'intérêt
47:00c'est de participer
47:01à la hausse
47:01mais c'est
47:02essentiellement aussi
47:03d'amortir
47:04les chocs de marché
47:05c'est ça
47:05c'est dans ces phases
47:06de chocs de marché
47:07qu'une stratégie
47:08dite de performance absolue
47:09doit montrer
47:10toute sa substance
47:11c'est là qu'elle se distingue
47:13et tout ça
47:13c'est de la surperformance
47:15à la fin de l'année
47:15quoi qu'on a moins baissé
47:16que les autres
47:17en période de stress
47:18et c'est des stratégies
47:19qui ont regagné
47:21j'imagine en intérêt
47:22comme beaucoup
47:23de stratégies obligataires
47:24avec la remontée
47:26des rendements
47:26la fin d'un grand cycle
47:27désinflationniste
47:28de baisse des taux
47:29c'est au cours
47:30de ces dernières années
47:31que ces stratégies
47:31sont revenues
47:32un peu sur le vent de la scène
47:32surtout depuis deux ans
47:34et plus que le grand cycle
47:35de baisse des taux
47:36c'est la mainmise
47:37des banques centrales
47:37sur le marché obligataire
47:38où ils l'ont complètement
47:39stérilisé au cours
47:40des dix ou quinze dernières années
47:42on peut en monter
47:42on a tué les marchés obligataires
47:44pendant dix ans
47:44et là ils revivent
47:45exactement
47:45et donc ils sont volatiles
47:47ils bougent
47:47il se passe plein de choses
47:49alors c'est pas le cas
47:50sur les spreads
47:51les spreads
47:51c'est de temps en temps
47:52sur un secteur
47:53ou suite à un choc de marché
47:54mais en tout cas
47:55sur les taux
47:55c'est le cas
47:55qu'est-ce que vous retenez
47:56justement de l'année 2025
47:58dans votre univers d'investissement
48:00alors des performances
48:02les performances ont été bonnes
48:03encore je crois
48:04dans l'univers crédit obligataire
48:06je mets de côté le souverain
48:08mais il y avait quand même
48:08matière à faire
48:09de bonnes performances encore
48:10avec quelques chocs
48:12de volatilité
48:13mais qui ont été
48:15très rapidement effacés
48:16Bertrand ?
48:17oui il y a eu
48:17le choc du Liberation Day
48:18on le connait
48:19donc ça a été un choc
48:20assez violent
48:20un stand spread
48:21sur le high yield
48:2220 à 32 spread
48:23sur l'investment grade
48:24mais qui s'est résorbé
48:25en une dizaine de jours
48:26très très rapidement
48:28donc ça fait
48:30depuis on a une tendance
48:32de resserrement
48:33des primes de risque
48:33au crédit
48:34continue
48:35et qui arrivent
48:37sur des niveaux
48:38d'ailleurs
48:38qui sont un peu
48:39un peu légers
48:40notamment sur le high yield
48:41après ça se justifie
48:42tout devient un peu cher
48:44dans les marchés
48:45incomplé dans les marchés
48:46de crédit
48:47mais ça peut se justifier
48:48parce qu'on a
48:49une structure de marché
48:50où les volumes
48:50d'obligations souveraines
48:51ont beaucoup monté
48:52l'investment grade
48:53un petit peu
48:53le high yield est resté stable
48:54donc ça concourt
48:55à la compression
48:56et puis avec
48:57enfin on y viendra
48:58sûrement après
48:59mais le plan de relance allemand
49:00il n'y a pas de récession
49:02horizon deux ans
49:03ou un an et demi
49:04en zone euro
49:04sauf choc externe important
49:06le setup macro
49:08reste favorable
49:09pour ces marchés de crédit
49:11parlons justement
49:12des enjeux
49:122026
49:14de cette année
49:14devant nous encore
49:15Bertrand
49:16en regardant
49:17les grandes économies
49:18alors on va parler
49:19de l'Europe
49:19mais un mot peut-être
49:20des enjeux
49:21du marché américain
49:22des marchés obligataires
49:23américains pour vous
49:24le marché américain
49:24c'est le marché directeur
49:25donc il est important
49:26quand on parle des Etats-Unis
49:27bon en termes de croissance
49:28c'est exceptionnel au S2
49:29enfin c'est très bon au Q3
49:30ça va être bon au Q4
49:31le chômage baisse un peu
49:33alors est-ce que c'est
49:34parce qu'il y a beaucoup
49:35moins de fonctionnaires
49:35dans l'économie
49:36et bon l'avenir le dira
49:37et il y a toute une configuration
49:40qui fait entre la Big Beautiful Bill
49:42où les Etats-Unis
49:43vont tourner à 5,5 de déficit
49:44l'année prochaine
49:45une légère baisse de taux
49:47qui fait un petit stimuli monétaire
49:48une belle config
49:50pour que l'inflation reste
49:51entre 2,5 et 3
49:52en tout cas au premier semestre
49:54et tout ça avec un marché
49:55qui price une Fed
49:55qui revient à son taux neutre
49:57à 3 progressivement
49:58donc le pricing n'est pas déconnant
50:01mais il y a plein de places
50:03pour que ça parte
50:04dans un sens ou dans l'autre
50:05et si d'aventure
50:06l'économie américaine reflate
50:08on a monsieur Trump
50:09qui est en train de mettre
50:09une pression de malade
50:10pour que la Fed continue
50:11malgré tout
50:12pour la Fed continue
50:13à baisser ses taux
50:13donc ça ça fait une configuration
50:15on va toujours avoir
50:16pas mal de volatilité
50:18sur les taux américains
50:18c'est-à-dire le 10 ans américain
50:20peut aller à 4,50
50:21comme il peut aller à 3,75
50:22les deux sont possibles
50:24et donc on n'a pas trop envie
50:25de s'exposer à cette partie longue
50:26de courbe aux Etats-Unis
50:27aujourd'hui ?
50:284,15, 4,20
50:30vu le contexte global
50:33de marché
50:33le risque n'est pas tellement bien
50:34rémunéré encore
50:35et si on se met à la place
50:37des Etats-Unis
50:38bon Trump
50:38il y a la forme
50:39qui est gênante à chaque fois
50:40mais est-ce que ça serait si gênant
50:41quand on tourne à 5 de déficit
50:43d'avoir 2,5 d'inflation
50:44et 2,5 de croissance ?
50:45ça peut être un régime
50:47effectivement tout à fait pertinent
50:48et qui est stable
50:49donc on peut même avoir
50:51une situation où la Fed
50:52avec les institutions
50:53qui fonctionnent
50:54qui n'est pas à la botte de Trump
50:55mais qui revoit son mandat
50:57et qui dit
50:57bon ben entre 2 et 3 d'inflation
50:59ça va un peu comme l'Australie
51:00et c'est pas déconnant
51:02l'Australie cible une fourchette
51:04d'inflation
51:04effectivement parmi les grandes
51:06banques centrales
51:06des marchés développés
51:07petite parenthèse
51:08sur la Fed
51:09alors j'appelle ça
51:11la guerre d'indépendance
51:12de la réserve fédérale américaine
51:13mais comment le marché
51:14réagit par rapport à ça ?
51:15est-ce que le marché
51:16tire
51:17alors je parle pas
51:17forcément des mouvements
51:19intraday
51:20ou quotidiens
51:20mais est-ce que le marché
51:22tire une sonnette d'alarme
51:23en disant
51:24attention
51:24il y a un vrai risque
51:25que la Fed
51:26qu'une Fed aux ordres
51:28ou trop aux ordres
51:29du politique
51:30se traduise par une dérive
51:32de l'inflation
51:32à moyen long terme ?
51:34non pas encore
51:34quand on regarde les anticipations
51:35de la façon de marcher
51:36ça reste entré
51:372,30, 2,35
51:37et même sur la pente
51:42on pourrait imaginer
51:42une pente plus élevée
51:43mais c'est pas le cas
51:45mais après la pente
51:45ça veut dire quoi ?
51:46c'est un sujet important
51:47pour les commentateurs
51:48comme moi par exemple
51:49et que c'est pas un si important
51:53sujet de marché à ce stade ?
51:54c'est un sujet de marché
51:55pour le marché de taux
51:56américain
51:57est-ce que c'est un sujet
51:58pour l'ensemble des marchés ?
52:00pas forcément
52:00c'est-à-dire que dans ce genre
52:01de config
52:02on a une Fed
52:02qui va baisser ses taux
52:03par exemple à 2,5
52:04ou à 2,25
52:04en disant
52:052,5, 3 d'inflation
52:06je m'en fiche
52:06et une courbe américaine
52:08qui se pontifie
52:09et des anticipations
52:11d'inflation de marché
52:11en tout cas
52:12qui remontent
52:12parce que la Fed
52:13a un nouvel objectif
52:14elles ont tendance
52:15à se caler
52:15sur l'objectif
52:16de la Banque Centrale
52:16bien sûr
52:17bon
52:18l'histoire américaine
52:20effectivement encore devant nous
52:22avec cette histoire
52:23de réserve fédérale américaine
52:24qui crante encore
52:26un peu plus
52:26ces derniers jours
52:27les enjeux en Europe
52:29à commencer peut-être
52:31par les enjeux allemands
52:32vous l'avez dit
52:33on a cité parmi les chocs
52:34de marché
52:34Liberation Day
52:35en 2025
52:36mais il y a eu
52:37juste quelques semaines avant
52:38le U-turn allemand
52:40sur la politique
52:41fiscale et budgétaire
52:43annoncé par
52:43Freddy Schmerz
52:44bien sûr
52:45c'était en mars
52:452025
52:46qui a là aussi
52:47créé une surprise
52:48et une secousse de marché
52:49oui mais quand ils ont abandonné
52:50le frein à la dette
52:51c'était une surprise
52:52pour tout le monde
52:52et ça allait assez vite
52:54donc là on a eu un beau
52:55choc de taux
52:5530 à 40 points de base
52:57et sur une semaine
52:58donc ça marque encore plus
52:59les esprits
52:59parce que
53:00la performance
53:01est lamentable
53:02dans ces cas-là
53:03et ce qui est intéressant
53:05sur ce plan allemand
53:06est-ce qu'il va délivrer
53:07est-ce qu'il va y avoir
53:08une belle croissance
53:09on le saura en 2027
53:10quelque part
53:11les anticipations
53:12c'est passer de 0 à 0,6
53:14et à 1,5
53:14mais c'est sur la structure
53:16du marché obligataire
53:17c'est-à-dire que la quantité
53:18de dette allemande
53:18en circulation
53:19c'est à 2 600 milliards
53:20si on enlève
53:21ce que détient la BCE
53:22ce que détiennent
53:23les institutions
53:24enfin les soumises
53:26à solvency
53:27pardon
53:27c'est-à-dire les assureurs
53:28il n'en reste plus que 1 700
53:30et ça ne tient pas compte
53:31du collatéral
53:32dans le secteur bancaire
53:33et les Allemands
53:34vont émettre
53:34800 milliards de dettes
53:35donc tout d'un coup
53:36la dette allemande
53:37qui était rare
53:37devient abondante
53:38et ça ça concourt
53:40à plus de primes de terme
53:41ça concourt aussi
53:43à la compression
53:43qu'on a pu observer
53:44entre les pays
53:45de la zone euro
53:46à l'exception de la France
53:47évidemment
53:48et l'Allemagne
53:49dans ce moment
53:50l'équipe euro
53:51a jamais été aussi soudée
53:52depuis notamment
53:54la crise souveraine
53:55oui depuis la crise souveraine
53:56mais bon
53:56il y a le problème
53:58de la France
53:58qui sous-performe
54:00en termes d'inflation
54:01en termes de croissance
54:01instabilité politique
54:02enfin je pense que
54:03c'est des choses
54:04que vous avez discuté
54:04souvent ici
54:05oui et puis même
54:06les gens qui nous écoutent
54:08et qui habitent en France
54:08sont même peut-être
54:09encore plus au courant
54:11de ces sujets-là
54:12aujourd'hui
54:13et avec une possibilité
54:14de règlement
54:15qui reste
54:15pas évidente
54:16une issue favorable
54:17est pas encore évidente
54:18de ce point de vue-là
54:19voilà
54:19et si on fait le parallèle
54:20à l'Italie
54:21des années 2010
54:22ça finit par un choc de marché
54:24qui oblige l'État
54:25à se reprendre en main
54:26budgétairement
54:27fiscalement
54:27je ne nous le souhaite pas
54:29mais ça nous point au nez
54:31et dans le schéma européen
54:36la Banque Centrale Européenne
54:38peut rester dans une good position
54:40pour longtemps encore
54:42vis-à-vis du stress français
54:45il faut qu'il y ait le choc
54:46après elle est obligée de réagir
54:47un peu comme avec l'Italie
54:48il y a 10 ans
54:49et sinon non
54:52pour l'instant
54:53elle est en bonne position
54:54elle est en bonne position
54:55elle a fait un excellent travail
54:57la Banque Centrale Européenne
54:57elle a bien fixé
54:58les anticipations de taux
54:59c'est stable sur la partie courte
55:02j'entends
55:03pas mal d'investisseurs
55:04vous expliquer effectivement
55:07que la BCE a fait le job
55:08et plutôt pas mal
55:09malgré des critiques récurrentes
55:11qu'on peut entendre
55:12vis-à-vis de notre
55:13Banque Centrale Européenne
55:15la dimension
55:16sans trop s'attarder
55:18mais la dimension géopolitique
55:20c'est une dimension
55:20qui a
55:21des impacts
55:23sur vos marchés
55:25ou pas Bertrand
55:26quand même ?
55:27oui par des voies dérivées
55:28mais par exemple
55:29quand M. Trump
55:31annonce
55:32un tape sur l'Iran
55:33ou dit qu'il va peut-être
55:34intervenir en Iran
55:35il y a le pétrole
55:36qui rebondit
55:36et donc ça peut faire bouger
55:38des anticipations
55:39sur ces marchés obligataires
55:40ça peut faire bouger
55:41les anticipations d'inflation
55:42puis les marchés obligataires
55:43par un pochet
55:44voilà
55:44et
55:44ou si d'aventure
55:47le Groenland
55:48il se passait quoi que ce soit
55:49ça aurait un impact
55:49au-delà des marchés obligataires
55:51quelque part
55:51j'entends
55:52donc oui le fait
55:53qu'il y ait M. Trump
55:54aux Etats-Unis
55:54ça crée de la volatilité en soi
55:56et pour tout le monde
55:57pas juste sur ces marchés obligataires
55:59bon sur le fonds Optimal Income
56:02que vous gérez
56:02chez Arkea Asset Management
56:04là si on se résume
56:05comment est-ce que
56:06vous êtes positionné
56:06effectivement
56:07pour aborder ce début
56:08d'année 2026
56:09après une perte
56:10de plus de 5%
56:11c'est ça pour le fonds
56:12l'an dernier
56:125-20
56:13effectivement
56:13comment on tire parti
56:16de cet environnement
56:16en ce début d'année 2026
56:18là on a des primes de risque
56:20qui sont relativement faibles
56:21donc on ne cherche pas
56:23comment dire
56:23la dimension portage
56:24on la met un petit peu de côté
56:25pour garder de la flexibilité
56:27pour être en capacité
56:27de réagir
56:28si ou quand
56:29il y aura un choc de marché
56:30après on ne sait jamais
56:31donc l'idée
56:33avec la courbe de taux
56:34qui s'est redevenue normale
56:35elle s'est repentifiée
56:36on a les maturités longues
56:37qui rapportent plus que le cours
56:39c'est d'investir
56:40sur du corporate investment grade
56:41sur la zone 5 à 7 ans
56:43là-dessus
56:44on est sur des rendements
56:44de type 3,25
56:453,50
56:46en ce moment
56:46c'est assez confortable
56:48comme l'objectif
56:48c'est SDR plus 3%
56:50avec ça
56:51on part déjà
56:51à SDR plus 1
56:52et pour le reste
56:55après c'est toujours
56:56être positionné
56:56sur la quantification
56:57des courbes de taux
56:58que ce soit en Allemagne
56:59ou aux Etats-Unis
57:00et là ça peut se matérialiser
57:01de deux façons
57:01c'est un moins bien économique
57:03la banque centrale
57:04baisse leur taux court
57:05ou rester dans la situation
57:07actuelle
57:07avec beaucoup de déficit
57:09et il y a toujours
57:10le long
57:11qui en pâtira
57:12j'ai oublié de l'évoquer
57:14tout à l'heure
57:14on a quand même
57:15un petit outsider
57:16dans tout ça
57:16c'est la banque du Japon
57:17oui
57:17on en parlait juste avant
57:18dans l'éficient
57:19et alors
57:20ils sont dit du Japon
57:21mais le Japon
57:22ils sont très lents
57:22à sortir de leur
57:23de leur politique monétaire
57:25et le fait que le taux
57:27de 10 ans japonais
57:27ait dépassé les deux
57:28il entre en compétition directe
57:30avec tous les taux européens
57:31et les institutions japonaises
57:33sont acheteurs
57:34de taux européens
57:35Goviz
57:36mais c'est pas marginal
57:37c'est 4%
57:38par exemple sur la France
57:39et si ajuster de la couverture
57:41ça rapporte à peine plus
57:43alors comme c'est des assureurs
57:45ils vont pas vendre
57:46ils vont juste
57:47ne pas réinvestir
57:48et donc on a un investisseur
57:49de moins encore
57:50un acheteur en moins
57:51sur la dette européenne
57:52et sur la dette européenne
57:52et française
57:53et bon ça c'est
57:55aussi un facteur de quantification
57:56sinon toujours dans l'allocation
57:59j'aime bien
58:01les obligations convertibles
58:02qui sont une case active particulière
58:04mais si on est dans un scénario
58:06la croissance qui tient
58:07l'inflation qui tient
58:08ça va bien se passer
58:10pour elle
58:10en tout cas
58:11pour les actions
58:11comme pour les taux
58:12et après
58:14dans les périodes de calme
58:15de marché
58:15c'est à remettre
58:16des couvertures
58:16de fonds de portefeuille
58:17avec un budget de risque limité
58:18il ne faut pas sacrifier
58:19la performance
58:19mais ce premier
58:21d'un liberation day
58:22oui
58:22bis
58:24en 2026
58:26merci beaucoup à Bertrand
58:27merci d'être venu
58:28évoquer pour nous
58:29ces enjeux
58:29de stratégie obligataire
58:31Bertrand Prince
58:32gérant obligataire
58:33chez Arkea
58:33Asset Management
58:34était l'invité
58:34de ce dernier quart d'heure
58:35de SmartPance
58:36Merci d'avoir regardé cette vidéo
58:37os Fedrand
58:39à l'invité
58:40parrain
58:42le
58:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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