- il y a 3 mois
Jeudi 2 juillet 2026, retrouvez Enguerrand Artaz (Stratégiste et gérant, La Financière de l'Échiquier), Bastien Drut (Responsable des études et de la stratégie, CPR AM) et Abdoullah Sardi (Gérant, Amplegest) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:05Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Bastien Drou est avec nous, le responsable des études et de la stratégie de CPR Asset Management.
00:18Bonsoir Bastien.
00:18Bonsoir.
00:19Anguéran Arthaz est également à nos côtés, gérant et stratégiste à la financière de l'échiquier.
00:23Bonsoir Anguéran.
00:24Bonsoir Grégoire.
00:24Et Abdoula Sardi nous accompagne également ce soir, gérant tech chez Amplégeste.
00:28Bonsoir Abdoula.
00:29Bonsoir Grégoire.
00:30D'habitude les stars ce sont vous messieurs, mais la star aujourd'hui, je dois le dire, grâce à vous
00:35Abdoula, j'ai dans les mains ce qu'on appelle un GPU.
00:41GPU manufacturé par Nvidia, designé par Nvidia, qui est un GPU d'une gamme assez ancienne de Nvidia.
00:49Très ancienne, le Volta.
00:50Le Volta, voilà, c'est même pas un nom que je connaissais d'ailleurs pour dire les choses.
00:54Donc déjà c'est la première fois que je vois un GPU, donc je suis assez content.
00:57Bonsoir, ça pèse quand même son petit poids, on ne peut pas dire que ce soit une micro-puce, c
01:02'est quand même un objet qui a une surface assez importante.
01:06Comment on peut expliquer justement comment fonctionne ce GPU au regard des composants qui le composent justement Abdoula ?
01:15Je vous le donne, regardez si vous pouvez nous faire un peu la description du GPU.
01:19Alors la description d'un GPU, on va dire le nerf de la guerre, on va dire un peu plus
01:24haut, un petit peu plus haut, comme ça.
01:27Le cerveau c'est vraiment ce qui est au milieu, donc ce que conçoit Nvidia c'est vraiment ce qui
01:32est au milieu, c'est ce qu'on appelle le DAI, le cœur même.
01:35Donc Nvidia fait le design, le blueprint, elle envoie à TSMC pour être imprimé.
01:40Puis donc c'est là où toute la réflexion, il peut y avoir des centaines de milliers de petits travailleurs,
01:47de petits cœurs qui font le calcul parallélisé pour faire réfléchir l'IA.
01:53Et la mémoire, donc le Cospi qui a fait plus 70 depuis le début de l'année, c'est sur
01:58les petites mémoires HBM qu'on voit ici.
02:00Je pense que c'était du HBM2 à l'époque, manufacturé par Samsung.
02:05Qui était le leader de l'époque ?
02:07Qui était le leader de l'époque et qui a perdu pas mal de parts de marché parce qu'il
02:10n'a pas su faire la transition technologique.
02:13Et donc l'essentiel de la valeur ajoutée, vraiment elle est au milieu.
02:17Et on a tout ce qui est autour, c'est la gestion électrique, la stabilisation énergétique, donc des capaciteurs.
02:23C'est ce que peut faire par exemple STMicro à Infineon.
02:25On a le Substrat qui est au milieu, qui est ici, donc c'est les japonais.
02:29Et on a aussi une société européenne qui s'appelle AT&S qui le fait.
02:34Donc voilà, mais l'essentiel de la R&D c'est vraiment ici.
02:38C'est bien de voir physiquement la chaîne de valeur de l'IA à travers les composants comme ce vieux
02:44GPU d'NVIDIA.
02:47Mais je sais que même si c'est vieux, la logique se maintient.
02:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui c'est juste que la taille grossit, le nombre de puces évolue.
02:56C'est le même principe, les performances sont simplement X fois supérieures, mais c'est le même principe de fonctionnement.
03:03Alors à côté de ce GPU, vous nous avez apporté un CPU qui là est designé par AMD.
03:10Je ne sais pas si on le voit bien, il est déjà beaucoup plus petit.
03:12Et ça on a pensé un temps que ça ne servirait plus à rien.
03:15En tout cas, le narratif de marché, c'est ce que nous disions, le narratif de marché, il est broker
03:19depuis trois ans.
03:21C'était l'architecture des data centers va évoluer, le CPU est mort.
03:25Le nouveau roi des data centers à du déploiement, c'est le GPU.
03:29Sauf que depuis le début de l'année, on va dire et surtout depuis les deux derniers mois, on comprend
03:33que l'agentique,
03:35la moitié du temps d'un agent, ça sera la structuration et l'orchestration des tokens qui se fait dans
03:41le CPU.
03:42Et donc, il y a un plan d'investissement qui est non négligeable maintenant et un marché adressable du CPU
03:46qu'on n'arrive même pas à estimer.
03:48C'est-à-dire que c'était 60 milliards l'année dernière.
03:50Il y a deux mois, AMD a annoncé 120 milliards et on a rencontré ARM il y a un mois
03:55et 10, 500, 200 milliards.
03:57Donc ça, c'est l'IA agentique.
03:59C'est la nouvelle étape, effectivement, en attendant l'IA physique, la robotique, etc.
04:04Est-ce qu'il y a trop de capacités ?
04:05C'est la question que l'information autour de Meta, qui est une information de presse, rapportée hier par l
04:12'agence Bloomberg,
04:13c'est la question que ça pose.
04:14Meta est en train de réfléchir ou d'imaginer se lancer dans le cloud business services,
04:20les services de cloud, comme le font déjà Azure, bien sûr, AWS, qui sont les leaders du marché, Google Cloud
04:27également.
04:29Comment Meta serait prêt à créer ce business, cette verticale d'activité ?
04:35Notamment parce qu'on comprend entre lignes qu'il y a peut-être de la capacité excellentaire déjà chez Meta
04:40et qu'il faut trouver une solution de monétisation.
04:43Alors, il faut prendre toujours, par rapport à des news comme celles qu'on a eues hier,
04:47il faut toujours prendre un peu de recul et se rebaser sur les fondamentaux.
04:52Je comprends parfaitement la réaction du marché.
04:54Donc Meta a bondi et les semi-conducteurs ont beaucoup baissé.
04:57Sachant que la performance des semi-conducteurs depuis le début de l'année est juste phénoménale,
05:02mais qui se justifie aussi par des fondamentaux qui sont vraiment solides.
05:05Si on regarde, par exemple, les estimations de croissance de SKNX, Micron, des équipementiers,
05:10il y a eu des révisions non négligées.
05:11Par exemple, quand on regarde ANX, Micron, on a multiplié par carte l'operating profit,
05:17donc on comprend pourquoi il y a eu cette performance.
05:20Maintenant, il y a les publications du deuxième trimestre qui arrivent.
05:24Le marché essaie de se stabiliser, de trouver s'il y a encore de l'EPS upside, des révisions bénéficiaires
05:31à la hausse.
05:31Et à ce moment-là, au même moment, on a une news marginale négative qui vient.
05:35Donc il y a des prises de bénéficiaires.
05:37On comprend parfaitement.
05:38Maintenant, quand on prend du recul, Meta a déjà annoncé lors d'un conf call récent
05:44qu'ils avaient comme intention de revendre la capacité.
05:50Parce que l'une des critiques, maintenant, le marché veut voir aussi de la génération de cash flow
05:55et une amélioration des marges.
05:56Ce qu'on voit chez Google, mais pour l'instant, le plan de déploiement et d'investissement de Meta
06:01est vraiment remis en question.
06:02Là où Gemini évolue, Anthropik évolue, ChatGPT évolue,
06:06le lama, il n'existe pas pour l'instant.
06:09Et Zuckerberg le dit très bien, c'est un échec.
06:12Le déploiement, les recrutements qu'il a fait, etc., c'est un échec.
06:16Et l'une des façons de...
06:17Donc en l'absence de modèle IA compétitif,
06:19ils sont obligés de trouver une autre manière de rentabiliser leurs investissements.
06:23C'est plus de 135 milliards estimés, je crois, pour Meta cette année.
06:28Et donc sans doute encore un peu plus l'an prochain si on suit la trajectoire, non ?
06:31Pour faire plaisir au marché.
06:33Et le marché n'arrêtait pas de le mettre face à ses échecs.
06:35Le métaverse était mauvais.
06:37Il nous dit que tu ne fais pas la même chose.
06:38Yann Lequin est parti.
06:40Et au final, on ne voit pas de modèle.
06:42Donc il met un peu de beurre dans le...
06:44Il essaie de créer un peu de rentabilité.
06:47Ça, c'est le premier point.
06:47Le deuxième point, c'est qu'il continue d'acheter des capacités en externe,
06:50chez des neocloud.
06:51Ce qui montre qu'il est peut-être sérieux dans cette démarche
06:53de devenir un hyperscaler.
06:56Dans les cas, on le prend en considération dans les hyperscalers,
06:59mais il a envie aussi de vendre peut-être de la capacité.
07:01Sachant qu'il y a un an et demi, au niveau du marché,
07:03le marché considéré à la revente de l'AMA au sein des entreprises,
07:06c'est-à-dire que ça devienne un modèle en interne,
07:08je pense que c'est encore le cas.
07:09Tant que le modèle n'est pas disponible, il va vendre de la capacité.
07:11Et pour clôturer sur ce point-là,
07:13il y a une étude de Goldman qui est sortie il y a un mois et demi.
07:15On s'attend à ce que la consommation de tokens d'ici 2030,
07:19tirée en grande partie aussi par les agents,
07:2240 quadrillions par mois,
07:25partant de 5 000 milliards.
07:29En fait, il y a une multiplication par 24.
07:32On ne sait même plus ce que ça veut dire.
07:33Non, mais c'est déjà que le trillion qui est devenu l'échelle standard aujourd'hui,
07:38on apprend à manipuler le trillion,
07:40mais là, les quadrillions, ça va devenir compliqué.
07:42Mais je pense que c'est un KPI qui n'aura bientôt plus de sens.
07:45Un indicateur de performance.
07:47Ce n'est pas ça qu'on va regarder.
07:48C'est comme si on regardait au début d'Internet
07:51et on disait qu'on va consommer 2 300 000 milliards de mégaoctets.
07:55Au final, on en parle plus.
07:56On va payer pour un service et on va payer pour l'intelligence
07:59et ça sera ça le long.
08:00Mais il y a de la place dans ce marché pour un nouvel acteur,
08:03un nouvel hyperscaler,
08:05Meta face à Azure, encore une fois, AWS,
08:09Google Cloud, demain, XAI, SpaceX.
08:14Je dirais que oui, tant que le gap entre la demande et l'offre
08:19est encore aussi important, ce qui semble être le cas.
08:21Mais ce qui est sûr et certain, c'est qu'à court terme,
08:24on va dire que ça crée une certaine remise en question des Neo Cloud
08:27qui, eux, dans la création même,
08:31n'étaient que pour faire face aux besoins de pics de demande.
08:34Et donc, on avait Microsoft et compagnie
08:35qui leur donnaient un peu de business model.
08:38Donc, c'est surtout eux qui sont remis en question à court terme.
08:41Bon, comment on regarde ce thème de marché ?
08:43En Guéran, on en parle très régulièrement avec vous.
08:45Vous étiez là il n'y a pas très longtemps encore.
08:48C'est-à-dire que si on regarde les performances du mois de juin,
08:50alors là, les premières séances de juillet
08:52tentent à renverser un petit peu le mouvement
08:56ou les tendances observées en juin.
08:57Mais la tendance de juin, c'était quand même
09:01des Max 7, on en était arrivé au Lag 7.
09:04C'est un moins 10 pour les Max 7 en juin
09:06quand le Sox ou le Cospi ont continué
09:08sur un rythme de course effréné et délirant.
09:13Oui, alors on assiste un peu
09:15à une correction de ces phénomènes-là.
09:17C'est vrai que quand on regarde l'écart Max 7,
09:19alors même si je pense que de plus en plus
09:21en cet acronyme Max 7,
09:22il va falloir l'oublier
09:23parce que les réalités idiosyncratiques
09:25de chaque groupe commencent à tellement diverger
09:27qu'il n'y a plus vraiment,
09:29même si avant il s'agit à différentes,
09:30mais là il n'y a même plus de narratifs vraiment communs.
09:32En tout cas, l'écart entre ce segment de marché
09:35et tout le segment semi-conducteur mémoire
09:37était extrêmement tiré.
09:39Et c'est très bien expliqué avant,
09:41il suffit d'un petit prétexte
09:42qui peut-être six mois avant
09:44n'aurait pas fait grand chose sur le marché
09:46pour qu'on se dise, allez, c'est bien.
09:48En plus, on a tous les brokers de la terre
09:49qui aujourd'hui poussent les investisseurs
09:51à faire des rotations vers les Max 7,
09:53vers l'Europe, vers ce que vous voulez.
09:54Donc, on est dans un moment de marché
09:56où on a besoin de tourner un peu,
09:58on a besoin de prendre un peu des profits.
10:00Donc, je pense que c'est beaucoup lié à ça.
10:02Je ne pense pas du tout
10:03qu'on soit à la fin du rallye des semi-conducteurs.
10:05Clairement, la question de la surcapacité
10:08se posera tôt ou tard.
10:10Je pense qu'on n'y est pas pour une simple raison,
10:12c'est qu'on est juste en train de commencer
10:15à construire des capacités
10:16du côté des producteurs de semi-conducteurs.
10:18Généralement, c'est quand on est en pleine bourre
10:20de création des capacités,
10:21qu'on arrive aux surcapacités.
10:23Ça a été vrai dans à peu près
10:24tous les segments industriels.
10:25Les gens qui suivent notamment les minières, etc.,
10:27savent très bien,
10:28c'est quand on commence à multiplier les annonces,
10:30qu'on arrive vers le haut de marché.
10:32On n'est qu'au début de ça, finalement.
10:34Les montants sont tellement importants.
10:35Le plan Corée du Sud
10:36qui englobe Escanism,
10:38c'est tout de suite quasiment un trillion.
10:40C'est-à-dire que les montants
10:41sont tellement délirants
10:42que ça va vite, quand même.
10:43Ça va très vite,
10:44mais il y a aussi une demande
10:46qui va aussi très vite.
10:48Il y a un moment,
10:48tôt ou tard, la question se posera.
10:50Mais je pense que là,
10:50on est plus dans un moment de marché
10:52où les armes ne montent pas au ciel.
10:54En tout cas, pas de manière linéaire.
10:56Il faut des moments de respiration.
10:57C'est ce qu'on a aujourd'hui.
10:58Je pense qu'on en aura beaucoup d'autres.
11:00Justement, on en parlait la dernière fois.
11:02Je disais, dans les phases vraiment
11:04de ce que je considère
11:05qu'on commence à avoir
11:06petit à petit des signaux
11:08de bulles de marché,
11:08même si on n'est qu'au début,
11:10à mon avis, de ça,
11:12dans ces phases-là,
11:13on a très souvent
11:14des mouvements de correction
11:16intra-sectorielle assez brutaux,
11:18même si on prend juste le Nasdaq
11:19sans regarder à l'intérieur.
11:20Ce que je disais,
11:21en 2000,
11:21sur la fin du run de 2000,
11:24on a 7 ou 8 corrections
11:27de plus de 10% du Nasdaq
11:28en un an.
11:29En fait, tout ça est parfaitement normal.
11:32Mais je pense qu'on n'est pas encore
11:34à la fin du narratif.
11:35Oui, mais le point que vous souleviez
11:36la dernière fois
11:37que vous vous rappelez aujourd'hui,
11:38c'est que voir des corrections de 10%,
11:40ce n'est pas antinomique
11:41avec l'idée d'une bulle.
11:43Ce n'est pas antinomique.
11:44Mais je dirais,
11:44c'est l'inverse.
11:46Le fait qu'on ait des corrections
11:49relativement importantes,
11:50relativement régulières,
11:51et où à chaque fois
11:52on dépasse les plus hauts,
11:53c'est presque quand même
11:54caractéristique
11:55d'un phénomène de bulle
11:56parce que, malgré tout,
11:58le marché fait quand même
11:59des arbitrages,
11:59on se pose des questions.
12:00Même quand on est dans une bulle,
12:01on se pose quand même des questions.
12:03Et là, on n'est qu'au début du sujet.
12:06Donc, on se pose des questions.
12:07Est-ce que ça va remettre en question
12:10l'appétit pour les semi-conducteurs ?
12:11Je ne pense pas.
12:12On a une phase de respiration.
12:13Je pense que ça reviendra
12:15assez rapidement.
12:16On n'est pas encore au début
12:18de l'année 2000
12:19ou à la fin de l'année 99.
12:20Je ne pense pas qu'on soit
12:20au début de l'année 2000.
12:22Peut-être qu'on est au début
12:22de l'année 99.
12:23Oui, d'accord.
12:25Mais on a encore un petit peu de branche.
12:26Mars 2000, le BIC,
12:27je le rappelle,
12:28pour ceux qui suivent
12:29ou qui n'ont pas eu la chance
12:30de suivre cette séquence-là.
12:32Est-ce qu'on reste,
12:33avec le regard peut-être macro
12:34que vous pouvez avoir aussi,
12:36Bastien,
12:37est-ce que les prix,
12:39les valorisations de marché
12:40autour de l'IA
12:41restent quand même en lien
12:43avec une certaine réalité
12:45d'investissement,
12:47de perspective,
12:48de rentabilité,
12:49d'accroissement des chiffres
12:50d'affaires,
12:51des marges ?
12:52Est-ce qu'il y a quand même
12:53encore un degré de corrélation
12:55ou est-ce que le marché
12:56s'est déconnecté
12:57de manière importante,
12:59peut-être sur certaines poches
13:00d'ailleurs
13:00et segments très spécifiques ?
13:02Vous me corrigeriez
13:03si je me trompe,
13:04mais en fait,
13:06quand on regarde
13:07les trois sociétés
13:09qui sont vraiment
13:10les stars de l'année,
13:11c'est-à-dire celles
13:11qui produisent
13:12des plus mémoires,
13:14donc les SKNX,
13:15Samsung et Micron,
13:17on voit que leurs profits
13:19augmentent énormément
13:21et surtout,
13:23quand on les interroge,
13:24nous,
13:25on a des analystes
13:26qui parlent à ces sociétés,
13:27j'imagine que c'est pareil
13:28chez vous,
13:29et ce qu'ils nous disent,
13:32ce qu'ils nous disent
13:32aux sociétés,
13:33c'est que les carnets de commandes
13:34pour les plus mémoires
13:35sont pleins
13:36pour cette année,
13:37pour l'année prochaine,
13:39pour 2028
13:40et presque pour la suite.
13:43Donc,
13:43on a vraiment
13:45une demande,
13:47mais presque
13:47de la visibilité
13:48sur la demande
13:49pour ces sociétés
13:50qui est extrêmement forte
13:53et en fait,
13:54ces sociétés
13:55dont les profits
13:55augmentent beaucoup,
13:56finalement,
13:57quand on regarde
13:57les métriques
13:59traditionnelles
13:59comme les forward PE,
14:00etc.,
14:01elles sont ridicules.
14:03Alors que...
14:03Est-ce qu'il y a dit
14:04que ça se paye sept fois
14:04le PE forward ?
14:05C'est ça, oui.
14:07Oui,
14:08mais il faut faire attention
14:08à une chose,
14:09c'est que généralement,
14:11ça ne se regardait pas en PE,
14:12ça se regardait en price to book,
14:16return on equity,
14:17ce qui me fait rejoindre
14:19mon ami,
14:19qui disait,
14:20donc il faut faire attention,
14:21c'est généralement
14:21quand le marché
14:23oublie les métriques du passé,
14:24on commence à se dire
14:24non,
14:25je veux le regarder en PE,
14:26ça n'est pas...
14:27Nouveau standard.
14:28Néanmoins,
14:29grosse énorme demande.
14:31Mais globalement,
14:32c'est un peu ce que vous disiez
14:34tout à l'heure,
14:34il y a vraiment
14:35des fondamentaux
14:36qui sont très très bons
14:37pour ces acteurs-là.
14:39Après,
14:40on parle quand même
14:40de trois sociétés
14:41qui ont des performances
14:42depuis le début de l'année,
14:44de plus 150 pour la moins bonne,
14:46plus 250,
14:48plus 300%
14:48depuis le début de l'année.
14:50et donc,
14:51il y a une concentration
14:52sur un faible nombre
14:54de valeurs
14:55et ça,
14:55ça entraîne
14:56le COSPI,
14:57évidemment,
14:57mais aussi le MSI émergent
14:58parce que c'est des sociétés
15:00qui ont des poids
15:01qui sont très importantes
15:01pour ces indices.
15:03Et donc,
15:04le fait que ce soit concentré
15:05sur quelques acteurs,
15:07ça entraîne
15:08une volatilité
15:09qui est très forte.
15:10En plus de ça,
15:12la microstructure de marché
15:14fait que
15:15on a vraiment
15:16des phénomènes
15:16d'exagérations locaux,
15:20on dit une exagération
15:21donc locale,
15:22des mouvements locaux,
15:24voilà,
15:25j'ai réussi,
15:26avec notamment
15:27des ETF très lèvredgés
15:30sur un seul nom,
15:32ce qui peut amener
15:33à des prises de profit
15:34qui sont assez abruptes
15:35et en fait,
15:38ce qu'on dit,
15:40globalement,
15:40ce n'est pas vraiment incohérent.
15:42On a des fondamentaux
15:43qui sont vraiment très bons
15:43mais avec des passages locaux
15:46qui sont très volatiles.
15:49On a des journées
15:50à Montréal.
15:50Le Cosby est la plus volatile
15:52du monde.
15:52Exactement.
15:53Il faut voir,
15:54comme vous dit,
15:54ces ETF lèvredgés,
15:55alors la Corée du Sud
15:57en est le laboratoire,
15:58j'ai envie de dire,
15:59ETF lèvredgés
16:00sur des noms spécifiques,
16:02sur des single stocks,
16:03donc Samsung,
16:04SKINX,
16:05il faut regarder
16:05ce que représentent
16:07ces ETF
16:08en termes de volume d'échange
16:10par rapport
16:11au turnover classique
16:12du titre,
16:13du sous-jacent.
16:14Ça n'a plus rien à voir.
16:15On traite beaucoup plus
16:17le ETF que le titre lui-même.
16:19Et du coup,
16:19on arrive à des phénomènes
16:21d'exagération temporaire
16:23sur quelques séances
16:24ou sur quelques semaines
16:25qui amènent des prises de profit
16:27qui sont elles aussi
16:28très très volatiles.
16:29Mais il faut presque
16:30s'y habituer.
16:33Oui, oui,
16:33c'est le nouveau monde.
16:35Mais comme vous dites,
16:37Micron,
16:37j'ai vu qu'en deux trimestres,
16:39Micron indique avoir généré
16:41plus de free cash flow
16:42que sur l'ensemble
16:43de son histoire
16:44en deux trimestres.
16:45Je ne sais même pas
16:46si on peut imaginer
16:48changer de monde.
16:48On ne change pas de monde,
16:49on change d'univers
16:50à ce niveau-là.
16:52Sur la structure de marché,
16:53quand même,
16:54de voir,
16:54alors la finance
16:55n'est jamais à un produit prêt
16:57ou à une ingénierie financière
16:59prêt,
17:00bien sûr.
17:00C'est normal
17:01que tout ça soit accompagné
17:02par, j'imagine,
17:03le design,
17:05la distribution
17:05de nouveaux produits.
17:06mais ça peut quand même
17:07poser un problème,
17:08la structure de marché,
17:10le comportement
17:11des particuliers aussi
17:12vis-à-vis de ce thème
17:13de l'IA,
17:14Abdoula,
17:14est-ce que vous suivez ça
17:15de près
17:16et est-ce que ça fait partie
17:17aussi des critères
17:20que vous regardez
17:21quand vous décidez
17:22d'investir dans une valeur ?
17:23Il y a l'aspect fondamental,
17:24l'aspect comportemental
17:26des marchés
17:27devient très important aussi.
17:29Il le devient
17:30mais il l'a été
17:31depuis pas mal de temps.
17:32Je ne sais pas
17:32si vous vous souvenez
17:33de l'épisode
17:33Wall Street Bet.
17:35Oui, bien sûr.
17:36Les mêmes stocks.
17:37Exactement.
17:37Il y a une partie du retail
17:38qui, quand il choisit
17:40de targueter
17:41ou de mettre du flux
17:43sur certaines valeurs,
17:44elles deviennent
17:45beaucoup plus volatiles,
17:46etc.
17:46Donc c'est GameStop.
17:48La foule des retails
17:49a voulu sauver Micromania,
17:51c'est l'entreprise GameStop
17:52et donc on a sauvé Micromania
17:54grâce aux particuliers.
17:55Mais ce mouvement-là
17:56est toujours actif aujourd'hui,
17:58c'est juste qu'on en parle moins
17:59mais il essaye
18:01de devenir plus fondamental,
18:03de se diriger
18:04vers certaines sociétés.
18:05Donc le Cospi,
18:07on est le reflet extrême
18:10mais avec...
18:11Je comprends que fondamentalement,
18:13une partie du flux du retail
18:15se soit dirigée
18:17vers le Cospi
18:18parce que,
18:19ok, les titres,
18:20clairement,
18:20ils ont fait fois deux
18:21mais en termes de rentabilité,
18:22d'attente,
18:23parce que les fondamentaux,
18:24c'est les attentes
18:25débit
18:26de registre opérationnel
18:28courant
18:28en début d'année
18:30par rapport à aujourd'hui,
18:31je pense qu'ils ont doublé aussi.
18:32et donc le retail
18:33de voulant mettre
18:35une partie,
18:36il y en a qui s'endettent...
18:37Ils sont en bon endroit,
18:38ils ne font pas d'erreur
18:39sur le choix
18:40des sociétés
18:41sur lesquelles ils se positionnent.
18:41Il y en a qui vont s'endetter
18:43pour se l'everager,
18:44on se dit
18:45ok, je m'endette,
18:45je mets ma maison,
18:47je vends ma maison,
18:47je m'endette
18:48et du coup,
18:48je fais faire du foitron.
18:50Et ça augmente
18:51la volatilité
18:52sous-jacente
18:53et implicite
18:53de ces titres-là
18:54de manière significative.
18:56Et donc,
18:56il faut s'y faire.
18:57C'est-à-dire qu'auparavant,
18:58nous, on est sur INX
19:00et à Micron
19:01depuis le lancement du fond,
19:02ça fait 4 ans,
19:03mais c'est vrai
19:04que ces titres-là
19:05sont devenus super volatiles,
19:07mais on s'y fait,
19:08c'est-à-dire qu'une journée
19:08de moins qu'un,
19:09c'est devenu normal.
19:11Comment on gère ça ?
19:12Quand on est un professionnel
19:14de la gestion d'actifs,
19:15le particulier,
19:15j'allais dire,
19:16malheureusement ou heureusement,
19:17il fait ce qu'il veut,
19:18mais un professionnel,
19:19il a des contraintes,
19:20des règles.
19:21Comment on gère ça ?
19:23On fait vraiment à temps.
19:24Alors,
19:25quand on a déjà
19:25la position en portefeuille,
19:26on ne peut pas réellement
19:27le gérer.
19:29Par contre,
19:29il nous arrive aujourd'hui
19:30sur certains titres
19:31qui peuvent subir ce flux,
19:33ce flux,
19:34on va dire,
19:34retail,
19:35où il y a aujourd'hui
19:37de nouveaux brokers,
19:37il y a des forums,
19:38il y a des gens sur Twitter
19:40qui poussent des titres
19:40et qui sont vraiment,
19:41on voit l'impact
19:42sur les sociétés
19:43de manière directe
19:44et spontanée
19:45sur ces titres-là.
19:47Et du coup,
19:47nous,
19:47ce qu'on fait en interne,
19:48c'est qu'on utilise
19:49des produits dérivés vanilles
19:51pour réduire,
19:53pour réduire notre volatilité.
19:55D'accord.
19:55Mais ça ne fait pas,
19:56ce n'est pas le cœur
19:56de notre stratégie,
19:57mais en général,
19:58on le subit.
19:59Comment on se diversifie
20:01quand même
20:01au sein d'un thème
20:03comme celui de la tech ?
20:04Est-ce qu'il y a matière
20:05à se diversifier quand même
20:06ou est-ce que non,
20:07tout nous ramène forcément
20:08à l'IA
20:08avec des degrés
20:09de corrélation très forts ?
20:10Alors,
20:11nous,
20:11on a des corrélations.
20:12Alors,
20:13il y a plusieurs façons
20:14de se diversifier,
20:14en tout cas,
20:15notre philosophie
20:15chez Amplogest,
20:16c'est de,
20:17au sein du software,
20:18c'est limite une corrélation,
20:20c'est l'entité.
20:21C'est l'entité.
20:27Vraiment,
20:28notre stock picking,
20:29la dernière fois,
20:30quand on avait discuté,
20:31on avait dit que pour nous,
20:32la cybersécurité,
20:33le directeur que subit
20:34la cybersécurité,
20:35c'est une hérésie.
20:37Le temps nous a montré
20:39que c'était bien le cas
20:39avec Mythos
20:40qui avance,
20:41qui argumente
20:42que l'IA va remettre
20:44en question
20:44pas mal de failles
20:45et va les montrer
20:46au grand public.
20:47Donc,
20:48la cybersécurité
20:49a réhété entre-temps,
20:49c'est un moyen
20:50de se diversifier.
20:51Le divertissement,
20:54on va l'apprécier
20:55ou pas,
20:55mais généralement,
20:56les jeux vidéo
20:57ont été ciblés
20:59quand on était...
21:00Des perdants de l'IA ?
21:01Oui,
21:02vu comme des perdants de l'IA,
21:03on dirait,
21:03alors que les IP
21:04sont très protégés,
21:05c'est un marché
21:05en croissance séculaire.
21:07Alors,
21:07si on fait du bon stock picking,
21:08on a certaines sociétés,
21:10notamment c'est la japonaise
21:11avec de belles IP,
21:12c'est vraiment totalement
21:13décorrélé,
21:15décorrélé de l'IA.
21:16Les Spotify,
21:17les Netflix,
21:18mais le plus décorrélant
21:20aujourd'hui,
21:20c'est Apple
21:21parce qu'il est aussi vu
21:22comme étant le grand perdant.
21:23Et il n'investit pas.
21:24Il n'investit pas dans l'IA.
21:26Je crois que c'est 10,
21:2614 milliards de CAPEX
21:27liés à l'IA
21:27pour Apple cette année.
21:29Donc évidemment,
21:29c'est un facteur 10
21:30en dessous
21:31de ce qui se pratique ailleurs.
21:33Sur la diversification,
21:34vous avez déjà évoqué,
21:35c'est un bon moment
21:36pour...
21:37Est-ce que c'est un bon moment
21:37pour profiter
21:38de ce regain d'intérêt
21:39visiblement sur l'Europe
21:40en guérant ?
21:41Ça fait un mois,
21:42deux mois
21:43qu'il y a quand même
21:44une petite idée
21:45de surperformance
21:46qui s'installe.
21:47Alors,
21:48tactiquement,
21:48oui,
21:49potentiellement,
21:50parce que,
21:51encore une fois,
21:51je disais tout à l'heure,
21:54juste besoin de tourner
21:54un petit peu,
21:55prendre des profits,
21:56etc.
21:57Donc,
21:57tactiquement,
21:58oui.
21:58Après,
21:58sur l'Europe,
21:59deux choses.
22:00La première,
22:01c'est que,
22:01bon,
22:02l'appétit,
22:03le narratif,
22:03tout ce qu'on veut,
22:04c'est une chose
22:04et à un moment donné,
22:05il faut qu'il y ait
22:05des résultats en face
22:06et avec,
22:08quoi,
22:09péniblement 0,4,
22:100,5 de croissance
22:10en zone euro cette année,
22:13oui,
22:13il y a des segments
22:13dans lesquels il y aura
22:14de la croissance bénéficiaire
22:15mais on n'est quand même
22:16pas sur une dynamique macro
22:18extrêmement favorable.
22:19Donc,
22:21le narratif
22:22de croissance européenne,
22:23à court terme en tout cas,
22:24à moyen terme,
22:24ça changera peut-être,
22:25mais à court terme,
22:26n'est pas non plus
22:27extrêmement sexy.
22:28Donc,
22:28le cas vraiment
22:29d'une rotation fondamentale
22:31vers l'Europe,
22:33il me paraît
22:33assez faible.
22:35En revanche,
22:36ça me paraît
22:37plus intéressant
22:38d'investir sur l'Europe
22:39plutôt au travers
22:41de sous-thématiques.
22:42Typiquement,
22:43les bancaires,
22:43on reste très,
22:44très favorable
22:45aux bancaires européennes
22:46parce que c'est devenu
22:46une histoire de croissance,
22:47parce qu'on a encore
22:49encore pas mal
22:50d'améliorations structurelles
22:52à attendre
22:53dans un certain nombre
22:54de groupes bancaires
22:54parce que la structure
22:56des taux reste encore favorable
22:57parce qu'on aura peut-être,
22:59c'est un vieux serpent de mer,
23:00mais on aura peut-être
23:01un jour
23:01une consolidation,
23:02un transfrontière
23:03du secteur
23:04qui changerait énormément
23:06la donne.
23:06Donc là,
23:06on a une vraie histoire
23:07de fond.
23:08On pourra peut-être
23:09revenir sur la défense aussi.
23:10C'est vrai qu'on se posait
23:11la question,
23:11je crois,
23:12sur le plateau,
23:13ce n'est pas moi
23:13qui l'a posé,
23:13c'était un autre intervenant,
23:14mais est-ce que ce n'est pas
23:15le moment de revenir
23:15sur la défense ?
23:16Bon, on voit que les tensions
23:17des derniers jours
23:18sur l'Ukraine
23:20redonnent un peu
23:21d'allant au secteur,
23:22donc il y a des secteurs
23:22comme ça qui sont intéressants.
23:24Il y a le luxe
23:25qui peut être quelque chose
23:25sur lequel on peut
23:26essayer de revenir,
23:27le luxe ou,
23:28éventuellement,
23:28la santé,
23:29en tout cas,
23:29les exportateurs
23:30d'une manière générale
23:30avec un euro
23:32qui clairement,
23:33ou en tout cas un dollar
23:35pour lequel l'argument baissier
23:37a, à mon avis,
23:38disparu.
23:38Donc on a une situation
23:39de l'euro-dollar
23:40qui se stabilise,
23:41qui a peut-être redonné
23:42un peu d'allant
23:44aux exportateurs
23:45et les exportateurs
23:46sont plus intéressants
23:47à jouer
23:47parce que la croissance
23:49domestique européenne,
23:50la consommation domestique,
23:51à mon avis,
23:51va être faible.
23:52Donc voilà,
23:52on a des sous-segments
23:53dans l'Europe
23:53qui sont intéressants,
23:55à mon avis,
23:56à investir.
23:57Après, l'Europe
23:58en tant que telle,
23:58en tant que véhicule
23:59de long terme,
24:00j'y crois assez modérément,
24:02malheureusement,
24:03pour tout un tas de raisons
24:04qu'on a déjà évoquées.
24:07Mais donc voilà,
24:08il y a une partie
24:09de tactique.
24:10Quand on prend des profits,
24:11on vient un peu sur l'Europe.
24:12On voit aussi
24:13que les défensives européennes
24:14marchent bien
24:14quand on a un petit coup
24:15de stress global
24:16sur le marché.
24:18Mais plutôt,
24:18après,
24:19si on veut être
24:19un peu plus long terme,
24:20jouer plutôt des segments
24:21de marché européens
24:22que vraiment la grosse
24:23l'ensemble du marché.
24:24Oui, j'entends.
24:25Bon, sur cette idée
24:26de diversification,
24:28Bastien,
24:28qui est un peu
24:29un casse-tête quand même,
24:30parce que c'est vrai
24:30que l'IA se diffuse
24:31un peu partout aussi.
24:33sur l'Europe bancaire,
24:37autonomie stratégique européenne,
24:38défense,
24:39c'est des thèmes
24:39auxquels on croit.
24:41La défense,
24:41c'est des points d'entrée.
24:42Effectivement,
24:43le secteur a quand même
24:43un peu calé
24:44depuis quelques mois.
24:45Là,
24:46il y a des raisons de revenir.
24:48C'est ce qu'on pense.
24:49Après,
24:49ce qu'il faut voir,
24:50c'est que les indices
24:51sont de nature
24:51complètement différente.
24:52Ce que j'ai regardé
24:54récemment,
24:55c'est ce qui est prévu
24:56en termes de progression
24:58des bénéfices par action
24:59pour l'année 2026,
25:02pour le Ressource 600,
25:03pour le S&P
25:04et puis pour le MSCI émergent.
25:06Pour le S&P 500,
25:08ce qui est attendu,
25:09c'est à peu près
25:0925,
25:10en gros,
25:1125%
25:12de progression
25:12des bénéfices par action,
25:13dont facilement 13%
25:15ne sont expliqués
25:16que par le secteur IT.
25:18Donc déjà,
25:19on voit que la tech
25:20emporte tout
25:21dans cet indice-là.
25:22Enfin, pas tout,
25:23mais déjà,
25:23c'est très sérieux.
25:25Parce qu'en plus,
25:25on peut rajouter
25:26Communication Services.
25:27Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
25:29On peut faire agrosser un petit peu.
25:30La nomenclature,
25:31effectivement,
25:31quand on parle de l'IA,
25:33c'est bien plus
25:33que la seule nomenclature tech
25:34qui est concernée.
25:36Quand on regarde
25:36le MSCI émergent,
25:38là, ce qui est attendu,
25:39c'est plutôt du plus 45%
25:41en termes de bénéfices par action.
25:43Et là,
25:43on est à plus que 30
25:45des 45 qui sont expliqués
25:46que par le secteur IT.
25:48Donc, c'est absolument énorme.
25:50Donc, on ne peut pas
25:51vraiment faire l'impasse
25:52quand on regarde
25:52ces marchés-là.
25:53Et après,
25:54quand on regarde l'Europe,
25:55alors là,
25:55on est plus sur,
25:56je crois,
25:57plus 14%
25:59de progression
26:00des BPA
26:00et la contribution
26:02de la tech
26:02sur les 14,
26:03c'est à peu près 1.
26:04Donc là,
26:04c'est très,
26:05très diversifiant
26:06par rapport,
26:07je veux dire,
26:08il y a un vrai pouvoir
26:09de décorrélation
26:10en Europe.
26:10En tout cas,
26:11en théorie,
26:12en théorie,
26:12oui.
26:13Après,
26:13c'est vrai que
26:13il n'y a que plus 14%
26:16d'attente de bénéfices
26:17par action.
26:18Donc là,
26:18on est quand même
26:19nettement en dessous
26:19des deux indices
26:20du SNP 500
26:21et du MSCI émergent.
26:24Voilà.
26:24Après,
26:25je suis aussi d'accord
26:26sur le côté tactique
26:26parce que là,
26:27vraiment,
26:28sur,
26:29on va dire,
26:29à peu près un mois,
26:30les actions européennes
26:31surperforment un petit peu
26:32finalement le SNP 500.
26:34Je pense que c'est quand même
26:35pas mal lié finalement
26:37au pétrole.
26:38Le fait que le pétrole baisse,
26:39c'est quand même vraiment
26:40une très,
26:41très bonne nouvelle
26:42pour l'économie européenne.
26:43En tout cas,
26:43elle est beaucoup plus dépendante
26:44finalement à ce sujet-là
26:46que peut-être
26:46d'autres économies.
26:47Et donc,
26:48en tactique,
26:49oui,
26:49là,
26:49on sent qu'il y a
26:50un petit quelque chose
26:51qui apporte un petit
26:52surplus de performance
26:53aux actions européennes
26:54par rapport aux actions
26:55américaines,
26:56je veux dire,
26:56le SNP 500.
26:57Oui,
26:57j'entends.
26:58Après,
26:58le SNP 500,
26:59malgré tout,
27:01on est un peu dans des zones,
27:02on a été dans des zones
27:03sur les dernières semaines
27:05où,
27:05en fait,
27:06l'arrivée de Warch,
27:07la communication de la Fed,
27:09les précédents Job Report,
27:10donc je ne parle pas
27:11de celui qui est sorti
27:11aujourd'hui,
27:12mais les trois précédents,
27:13ont fait qu'il y avait eu
27:14quand même un peu
27:15de fragilisation
27:16de ce momentum
27:17sur la tech
27:18qui a commencé
27:19à regarder un peu les taux
27:20et je me souviens
27:21que le Job Report...
27:22À force de lever de la dette,
27:23à un moment,
27:24oui,
27:25les taux comptent aussi
27:26pour ces boîtes-là,
27:26désormais.
27:27Exactement,
27:28et par exemple,
27:29on va dire
27:30la mauvaise première quinzaine
27:31de juin,
27:33ça suit finalement
27:34le Job Report de mai
27:35qui a été publié
27:36début juin.
27:37Et là,
27:38on voit quand même
27:38que la macro joue quand même,
27:41mais peut-être pas
27:42pour ce qu'on anticipe
27:44d'habitude,
27:45c'est-à-dire la croissance.
27:46Là,
27:46c'est plus la conséquence
27:47sur les taux
27:48et sur la Fed
27:48que ça peut avoir.
27:49On voit d'ailleurs
27:49le S&P Écouille-Pondérée,
27:51lui,
27:51qui surperforme
27:53depuis une paire de mois,
27:54pas beaucoup plus,
27:55mais on voit effectivement
27:56que l'indice
27:57qui gomme
27:57les effets de capitalisation
27:58se comporte mieux
27:59que l'indice
28:00qui retraduit,
28:01retranscrit
28:02les effets de l'économie.
28:02Il y a aussi
28:02la baisse du pétrole
28:03qui finalement
28:05favorise plutôt
28:06l'économie réelle,
28:07l'économie hors tech
28:08par rapport à l'écosystème tech
28:09qui est un peu
28:10dans un autre monde.
28:11Bon,
28:11alors vous parlez
28:12du Job Report,
28:12donc c'est un jeudi
28:13parce que demain
28:14est un jour férié
28:15en anticipation
28:16d'Independence Day
28:17aux Etats-Unis
28:17qui tombe un samedi.
28:19Je parlais de rapports
28:20un peu bizarres
28:20ou de rapports ambigus.
28:2257 000 créations d'emplois
28:23seulement,
28:24si je puis dire,
28:25et on voit quand même
28:25le taux de chômage baisser.
28:26Oui,
28:27alors ce qu'on pourrait dire,
28:28c'est qu'une nouvelle fois,
28:33la crédibilité
28:33du rapport sur l'emploi
28:35du BLS
28:36est quand même très faible.
28:39Si on regarde
28:39ce qui s'est passé aujourd'hui,
28:40vous le disiez,
28:41des créations d'emplois
28:42et puis une baisse
28:43du taux de chômage,
28:43encore que,
28:44des créations d'emplois
28:45à 57 000.
28:46C'est le break-even
28:47on nous dit maintenant.
28:47Si on prend les révisions
28:49des deux mois précédents,
28:49on a en négatif
28:50sur le mois.
28:51C'est-à-dire qu'on a
28:51moins d'emplois en juin
28:53qu'il y en avait
28:54sur le mois de mai.
28:55Donc,
28:55c'est franchement
28:56pas terrible.
28:57Et après,
28:59le Job Report,
29:00c'est deux enquêtes,
29:01une auprès des ménages
29:02et une auprès
29:03des entreprises.
29:04Depuis le début de l'année,
29:06ça nous dit
29:07qu'il y a 500 000 emplois
29:08de plus,
29:10mais le nombre de personnes
29:11qui disent avoir un emploi
29:12a baissé
29:13de 1,7 million.
29:15Ça devrait être pareil,
29:17en théorie.
29:18Il y a un écart
29:18de 2,2 millions
29:20sur les six derniers mois.
29:22Franchement,
29:22ça n'a aucun sens.
29:24Ça ne participe pas
29:25finalement
29:25à la crédibilité
29:26du rapport sur l'emploi.
29:28Et moi,
29:29je suis toujours
29:29un petit peu désemparé
29:30quand je vois ce chiffre
29:31parce qu'il y a tellement
29:32un peu de n'importe quoi dedans.
29:34Et des révisions massives.
29:35Un des chiffres
29:35les plus révisés au monde.
29:37Voilà,
29:37donc c'est toujours
29:38très difficile.
29:39En tout cas,
29:39ça fait les affaires de Kevin.
29:40Alors,
29:41c'est ce que...
29:41Et donc,
29:41Kevin Warch a raison,
29:43Bastien.
29:43De multiples raisons,
29:44en fait.
29:45Ça lui donne raison
29:46parce que...
29:46Il faut travailler différemment.
29:47Finalement,
29:48il faut travailler différemment.
29:49La crédibilité
29:50des chiffres qu'on a,
29:51elle n'est pas très bonne.
29:53Et là,
29:54surtout,
29:55il y avait eu
29:56trois job reports
29:58qui avaient été bons,
29:58qui avaient surpris
29:59les attentes très positivement.
30:01Ça avait amené
30:02les taux un petit peu plus haut.
30:03Il faut se souvenir,
30:03juste,
30:04on s'inquiétait,
30:04octobre dernier,
30:05je crois,
30:05le taux de chômage
30:06montait un peu plus
30:07de 4,5,
30:084,54,
30:084,55.
30:09On commence à dire,
30:10c'est parti,
30:11les 5 arrivent,
30:12etc.
30:12Et donc là,
30:13c'est là qu'on a vu
30:14les discours changés,
30:15etc.
30:16Et effectivement,
30:16ces 3, 4 derniers
30:17job reports
30:18ont permis de redonner
30:19de la confiance
30:20dans le marché du travail américain.
30:21En début d'année
30:22et même juste avant
30:23la guerre en Iran,
30:24les marchés anticipaient
30:25plutôt des baisses
30:26de l'affaire.
30:27Justement parce que
30:27le marché du travail
30:28était plutôt dans
30:28une mauvaise posture
30:29avec des destructions
30:30d'emplois.
30:31Là,
30:32ça a complètement changé
30:33à cause de la remontée
30:35des prix du pétrole,
30:35à cause de la hausse
30:36des prix du pétrole,
30:37bien que,
30:37voilà,
30:38on a fait
30:38le URC.
30:40Et puis,
30:41ce qui a aussi
30:41beaucoup joué
30:42pour les anticipations
30:43de fêtes,
30:43c'est ces 3 job reports
30:45que,
30:45franchement,
30:46je n'arrivais pas
30:46à comprendre.
30:47Tout d'un coup,
30:49le secteur privé
30:50hors secteur de la santé
30:51se mettait à créer
30:52des emplois.
30:52Je ne comprenais pas du tout.
30:53Et puis là,
30:53finalement,
30:53on voit les révisions
30:54des mois précédents.
30:55Et puis,
30:56ce mois-ci,
30:57le secteur privé
30:58hors secteur de la santé
30:59détruit les emplois.
31:01Donc,
31:01on revient sur la dynamique
31:02qui prévalait
31:02avant les 3 mois précédents.
31:04Bon,
31:05donc,
31:05il faudra encore
31:05au moins
31:06quelques autres points
31:07de données devant nous
31:08pour avoir une idée
31:09un peu plus définitive
31:10de ce qui s'y passe
31:11sur ce marché
31:12du travail américain.
31:13Qu'est-ce qu'on peut dire
31:14en complément,
31:15bien sûr,
31:15en guérant ?
31:16Est-ce que ça implique
31:17pour la Fed
31:17de Kevin Walsh,
31:18désormais ?
31:19Pour rester sur la notion
31:21de la crédibilité aussi
31:22de ce rapport,
31:24ce qui fait que le taux
31:25de chômage baisse,
31:26c'est aussi qu'on a
31:27une baisse très forte
31:27du taux de participation
31:28et en particulier
31:29du taux de participation
31:30de ce que j'appellerais
31:313 dixièmes.
31:32c'est-à-dire 25-54 ans
31:34qui, elle,
31:35baisse de 6 dixièmes.
31:366 dixièmes sur un mois,
31:38ce serait la plus forte
31:40baisse sur un mois
31:40hors Covid
31:41depuis janvier 68.
31:42Mais donc,
31:43c'est une anomalie.
31:43Ça ressemble quand même
31:44à une anomalie statistique.
31:46La mauvaise nouvelle,
31:46c'est que sans cette anomalie
31:47statistique,
31:48le taux de chômage
31:49ne serait pas à 4,2,
31:49il serait peut-être
31:50plutôt à 4,4.
31:51Exactement.
31:54En tout cas,
31:54ça va dans le sens
31:55de Kevin Walsh
31:55sur toute la partie.
31:57C'est ce que rappelait
31:59Pauline également
31:59au début
32:00dans l'introduction
32:01de se dire
32:02les données qu'on a
32:03ne sont pas forcément fiables.
32:05Et en tout cas,
32:06il faut soit revoir
32:07ces données,
32:08soit avoir des données
32:08complémentaires.
32:09Donc là,
32:09ça va dans son sens.
32:10Ça va un peu moins
32:11dans l'autre,
32:12je dirais,
32:13axe de la communication
32:14de Kevin Walsh
32:15qui était cette reconcentration
32:16sur l'inflation
32:17qu'il a encore réaffirmé
32:18à Sintra.
32:19Il a dit
32:19s'il y a des gens
32:21qui pensaient
32:21que la Fed
32:22allait se contenter
32:23d'une inflation
32:24au-dessus de 2%,
32:24ils vont être déçus.
32:25Je ne suis pas
32:26dans cette équipe.
32:27Mais là,
32:28du coup,
32:28ça,
32:29ça fait un peu moins
32:29ses affaires
32:30parce que
32:31le mandat emploi
32:32rejaillit un petit peu
32:33alors qu'effectivement,
32:34il était complètement
32:34sorti des radars
32:35grâce aux 3 derniers
32:37Job Report.
32:37Là,
32:38ça amène un peu
32:38de nuance
32:39dans ce narratif
32:39de redémarrage
32:40du marché
32:40de l'emploi américain.
32:42Donc,
32:43ça va être intéressant
32:43d'ailleurs
32:44de voir
32:44à la prochaine
32:45réunion de la Fed
32:46comment on commente là-dessus.
32:48Alors,
32:48c'est vrai qu'il y a
32:48un seul chiffre.
32:49Donc,
32:50on pourra certainement
32:51passer dessus,
32:52surtout qu'on a l'impression
32:55beaucoup plus réduite
32:56qu'avant
32:56avec Kevin Warsh.
32:58Mais en tout cas,
32:58ça remet un petit peu
32:59de nuances
33:00dans ce narratif-là.
33:02Ça fait les affaires
33:03des marchés
33:03pour l'instant.
33:04À voir après,
33:05évidemment,
33:06comment ça se développe
33:06parce qu'il ne faudrait pas
33:07qu'on réinverse
33:08complètement le narratif
33:09sur l'emploi
33:09où là,
33:10ça poserait des...
33:11Qu'est-ce qui maintient
33:12l'inflation à ces niveaux-là
33:13aux Etats-Unis
33:14si ce n'est pas
33:14le marché du travail ?
33:16Alors,
33:16c'est assez compliqué
33:18à dire,
33:18je trouve,
33:18parce qu'en plus,
33:20sur les deux derniers,
33:20enfin,
33:21sur les derniers rapports
33:22d'inflation,
33:22que ce soit le CPI
33:23ou le PCE,
33:24ce qui remontait,
33:26c'était notamment
33:27les services hors logement.
33:29Là où,
33:29à la limite,
33:30si ça avait été
33:30les biens de consommation,
33:32on peut comprendre,
33:33on sait qu'on a
33:33toute la remontée
33:34des biens électroniques,
33:35notamment avec...
33:36Les composants,
33:37l'IA,
33:37l'iPhone, etc.
33:38On avait encore un peu
33:39la queue de commettre
33:39des tarifs, etc.
33:40Donc, on aurait pu
33:41comprendre cette partie-là.
33:42Là, on a les services
33:43qui remontent.
33:43Alors, il y a des choses
33:44un peu temporaires,
33:45les prix des billets d'avion,
33:46des choses comme ça
33:46qui sont toujours assez volatiles.
33:52parce qu'en fait,
33:53en face,
33:53on n'a pas une progression
33:55des salaires,
33:56de l'emploi très forte.
33:57Ceci étant dit,
33:58même si, là encore,
33:59c'est une donnée
34:00énormément révisée,
34:01on a une baisse continue
34:03du taux d'épargne
34:04aux Etats-Unis.
34:05Donc, on a quand même
34:05une surconsommation globale
34:07par rapport à la croissance
34:08des revenus.
34:08Donc, ça peut aussi expliquer
34:09en partie
34:11ce maintien de l'inflation
34:13qui semble déconnecter
34:14un peu de la dynamique
34:15du marché de l'emploi.
34:15Si je le dis grossièrement,
34:17Bastien,
34:18quand on regarde
34:19la progression
34:19du salaire horaire
34:22moyen,
34:23sur un an,
34:24on est à 3,5%.
34:25C'est à peu près
34:25les mêmes équilibres
34:27sur les job reports précédents
34:28avec une inflation globale
34:29à 4%.
34:30C'est-à-dire que ça fait
34:31quelques mois maintenant
34:32que le salaire réel
34:33est négatif
34:35aux Etats-Unis.
34:38Est-ce que le consommateur
34:39peut tenir
34:39face à cette situation
34:40ou est-ce que ça pose
34:42un risque important ?
34:43On parlait de salaire réel,
34:44donc on parle de revenus.
34:45Oui.
34:46L'éléphant dans la pièce
34:47aux Etats-Unis,
34:48ce n'est pas le revenu,
34:48c'est le patrimoine.
34:49Les Américains
34:50n'ont jamais été aussi riches.
34:51Ceux qui sont actionnaires
34:52de boîtes d'IA,
34:53notamment.
34:54Oui, mais pas seulement
34:54parce qu'en fait,
34:56quand on regarde
34:56le patrimoine
34:57par déciles,
34:57etc.,
34:58ou par centiles,
34:59on voit qu'effectivement
35:00pour le centile
35:01le plus riche,
35:02ça a complètement explosé,
35:03ça c'est des milliardaires,
35:04mais quand on va regarder
35:06du 90e centile
35:07au 99e centile,
35:08c'est-à-dire qu'ils sont riches
35:09mais pas milliardaires,
35:11les patrimoines
35:12ont très fortement progressé
35:13et même entre
35:14le 50e centile
35:15et le 90e centile,
35:16ça progresse ?
35:17Il y a eu une progression
35:18de patrimoine
35:18qui est assez forte
35:19parce qu'en fait,
35:19les ménages américains
35:20en général détiennent
35:21quand même beaucoup d'actions,
35:23beaucoup plus qu'en Europe
35:24et finalement,
35:26ils sont très riches.
35:27Il y a les Trump accounts
35:28qui arrivent,
35:28pour ceux qui ne détiendraient
35:29pas encore d'actions,
35:31il y a les Trump accounts
35:32qui arrivent.
35:33Il nous reste moins
35:33de deux minutes,
35:34Abdoulaye,
35:34j'avais quand même
35:34une question,
35:35votre sentiment
35:36sur les dimensions politiques
35:38qu'il y a autour
35:39de l'IA aujourd'hui,
35:40dernier exemple en date,
35:41encore une fois,
35:42a confirmé,
35:42mais c'est le FT
35:43qui nous le rapporte
35:44depuis ce matin.
35:45Sam Altman,
35:47pardon,
35:47d'OpenAI,
35:48est en train
35:49d'avoir des discussions
35:50conceptuelles
35:51avec l'administration Trump
35:52pour permettre
35:53une prise de participation
35:54publique
35:55d'OpenAI
35:55de 5%.
35:58C'est pas,
35:58je veux dire,
35:59c'est pas dans la nature
36:00du capitalisme américain
36:01et de ce genre d'entreprise
36:02assez jeune
36:02et innovante
36:03d'aller chercher
36:04un actionnaire public ?
36:06Alors,
36:07nous,
36:07notre vision
36:08chez Emplegeste,
36:09et je pense qu'on avait
36:09partagé ici
36:10quand on était passé
36:11il y a peut-être
36:12deux ans,
36:12on a écrit dessus,
36:14c'est que l'IA
36:14a toujours été politique
36:15et l'avènement
36:18du chat GPT
36:19c'était à peu près
36:20au même moment
36:20qu'il y avait
36:21le film d'OpenAImer
36:23et c'était pour nous
36:24l'avancée
36:25vers l'AGI
36:27et l'ASI
36:28qui est une super
36:28intelligence consciente
36:30qui dépasse
36:31de tout entendement
36:32l'humain
36:33qui a accès
36:33à toute l'intelligence
36:35créée par l'humanité
36:36qui peut développer
36:37de nouvelles choses,
36:39pour nous,
36:39ça ressemble à la course
36:40vers la fission
36:41de l'atome.
36:42C'est que celui
36:42qui a résolu
36:43l'AGI
36:45ou l'ASI
36:45la branchant
36:47sur un système
36:47de défense
36:48ou lui demandant
36:49de créer
36:49des atomes
36:49ou quoi que ce soit,
36:51c'est échec et mat.
36:53Donc,
36:53elle a toujours eu
36:54cet aspect politique
36:55selon nous,
36:55on le voit encore plus
36:57aujourd'hui
36:57quand le gouvernement
36:58américain décide
36:59d'avoir
37:00une certaine vue
37:02sur les modèles
37:02avant qu'il puisse sortir,
37:04c'est la preuve ultime.
37:05nous,
37:05ce qui nous surprend,
37:06ce qui nous a réellement surpris,
37:08c'est que ça arrive
37:08aussitôt,
37:10mais nous,
37:11on s'y attendait peut-être
37:11de 4 ans.
37:11On a utilisé le kill switch
37:13tout de suite maintenant
37:14pour des modèles frontières
37:15un peu plus avancés
37:17que les autres.
37:18sur le dos,
37:19par exemple,
37:19on a été assez surpris.
37:21Mais ça montre,
37:21en tout cas,
37:22au moins,
37:22c'est dit,
37:23c'est fait.
37:24Maintenant,
37:24il y a eu un précédent.
37:25Chacun doit se battre
37:25pour sa souveraineté.
37:26Merci beaucoup,
37:27messieurs.
37:27On s'arrêtera là
37:28pour ce soir.
37:29Une discussion passionnante
37:30autour de l'IA.
37:31Merci,
37:31Abdoulah Sardi
37:32d'être venu avec ce beau GPU
37:34de Nvidia.
37:35Merci à Bastien Dreux,
37:36Anguayen Arthas
37:37qui est également
37:37les invités
37:38de Planète Marché
37:39ce soir
37:39dans Smart Bourse
37:40sur Bsmart.