- il y a 3 mois
Mardi 23 juin 2026, retrouvez Enguerrand Artaz (Stratégiste et gérant, La Financière de l'Échiquier), Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel), Louis Albert (Directeur de la gestion Actions, Auris Gestion) et Vincent Chailley (Directeur des Investissements, Groupe H2O AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Générique
00:05...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change,
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez dans la foulée chaque soir en replay,
00:19en replay vidéo sur bismarck.fr ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir,
00:27anatomique d'une séance où la tech se retrouve un peu bousculée avec des baisses.
00:32Alors évidemment qu'il faut remettre dans le contexte des hausses gigantesques
00:36qu'on a pu observer sur certaines valeurs de la thématique IA.
00:41Il n'empêche, correction de 10% quand même en une séance pour un indice comme le COSPIC,
00:45l'indice super fort aujourd'hui dans le monde,
00:48dopé par des valeurs comme Samsung ou SK et INX.
00:51Évidemment, ça se remarque.
00:53La tech vacille de l'Asie aux Etats-Unis en passant par les valeurs technologiques européennes
00:59également, un peu moins lourdes que les autres mais qui sont néanmoins présentes.
01:04On y reviendra bien sûr avec nos invités avec toujours ce phénomène d'hyperconcentration
01:08quand même des performances et cette séance de baisse de la tech
01:13qui permet peut-être aussi de redécouvrir d'autres secteurs, d'autres thèmes, d'autres valeurs.
01:18On voit notamment le secteur du logiciel qui arrive à s'en sortir un peu mieux que les autres aujourd
01:23'hui
01:24quand le secteur des semi-conducteurs spécifiquement corrige assez lourdement.
01:28À propos de semi-conducteurs, et c'est peut-être d'ailleurs une des raisons de l'allègement des positions
01:32aujourd'hui,
01:33les investisseurs seront particulièrement attentifs au résultat de Micron ce soir,
01:37après la clôture des marchés américains qui fait partie des titres évidemment
01:41qui se sont envolés au cours des derniers mois pour une capitalisation boursière
01:45qui dépasse désormais allègrement le trilliard de dollars.
01:49Alexis Mathieu vous donne plus de précisions dans un instant sur la séance en cours
01:53et puis nous resterons dans le thème de l'IA dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
01:57avec le directeur des investissements d'âge de zoo Asset Management, Vincent Chayet,
02:01qui sera avec nous pour parler de ce phénomène.
02:02DA inflation, l'inflation liée à l'IA qui pourrait être effectivement une menace
02:09pour les banques centrales, pour les marchés.
02:12C'est la question que nous explorerons dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:26Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:28les infos clés du jour sur les marchés avec Alexis Mathieu qui nous accompagne ce soir.
02:32Bonsoir Alexis.
02:33Bonsoir Grégoire.
02:33Et c'est donc une séance rare puisque c'est une séance de correction pour les grandes valeurs technologiques.
02:38Les entreprises liées à l'intelligence artificielle ont chuté très fortement en Asie ce matin,
02:44particulièrement au Japon et en Corée du Sud.
02:47L'indice Cospi a dévissé de 10%.
02:49Les deux valeurs emblématiques Samsung, S-Kini et S-KiniX terminent à moins de 12%.
02:55Et au Japon, l'indice Nikkei chute de 3,5% après 8 séances de gains.
03:00L'Europe est également touchée.
03:02A Paris, l'action STMicroelectronics plonge de plus de 7% aujourd'hui.
03:07Seatake perd plus de 10%.
03:09Dans le même secteur, aux Pays-Bas, ASML, première capitalisation européenne,
03:13lâche au moins 4,5% comme l'allemand Infineon à Francfort.
03:18Et dans ce contexte, sans surprise, les marchés américains ont ouvert en baisse et notamment le Nasdaq.
03:23L'indice perd plus de 2% à l'ouverture, avec des baisses particulièrement appuyées pour le secteur des semi
03:30-conducteurs.
03:31Intel perd 6%, Micron c'est de 12% et AMD 7.
03:36SpaceX recule de 3%, ramenant le titre à 150$, soit son niveau d'ouverture le jour de la première
03:44cotation du groupe.
03:45Un niveau sur lequel d'ailleurs le titre a pu rebondir, puisqu'on voit le titre SpaceX avec pas mal
03:49de volatilité qui repart de l'avant,
03:52mais qui est effectivement revenu sur ce niveau de 250$.
03:55Que dire par ailleurs Alexis de l'impact du conflit iranien et de cette phase de négociation entre les Iraniens
04:02et les Américains
04:03sur les grands marchés macro et notamment le marché pétrolier ?
04:06Le marché prend acte d'une première série de discussions jugées encourageantes.
04:12Les Etats-Unis ont par ailleurs de nouveau autorisé Téhéran à vendre son pétrole sur le marché pendant cette période
04:18de négociation.
04:19Le pétrole se stabilise aujourd'hui autour de 77$ le baril de Brent.
04:25Il perd 1% après avoir déjà reculé de plus de 3% hier.
04:29Sur le marché des changes par ailleurs, on notera que le dollar continue lui de se renforcer.
04:34La hausse de la devise américaine ramène l'euro-dollar sous 1,14 et maintient le yen à plus de
04:41161.
04:42Du côté des marchés obligataires, les taux américains restent relativement stables à des niveaux élevés, autour de 4,5%
04:48pour le 10 ans.
04:50Du côté des métaux précieux, après le bond d'hier, l'argent rechute de plus de 5% et s
04:55'établit à près de 62$.
04:58L'or est en baisse également de près de 2% et s'établit à près de 4100$ l
05:03'once.
05:03Un mot également des indicateurs macro du jour, des indicateurs de sentiments, les enquêtes de conjoncture PMI réalisées auprès des
05:10directeurs d'achat.
05:11Les PMI composites de la zone d'euro dépassent les attentes en juin, après plusieurs mois marqués par un ralentissement
05:19économique et d'attention inflationniste.
05:21Il s'établit à 49,5% contre 49,1% attendu et contre un précédent à 48,5%.
05:28Précisément, le PMI dans les services est à 48,9% contre 48,6% anticipé.
05:33Et dans le secteur manufacturier, il est à 51,3% contre 51,6% attendu.
05:39Et puis les investisseurs ont pu arbitrer également les résultats de FedEx.
05:43Pour la première fois depuis la session avec Freight, FedEx a publié hier soir ses résultats pour le quatrième trimestre
05:49après la clôture.
05:50L'entreprise dépasse les attendus de Wall Street.
05:53Le titre ouvre en repli d'environ 1% à l'ouverture de Wall Street.
05:57Quels sont les événements attendus demain à l'agenda des investisseurs, Alexis ?
06:01En Allemagne, on prendra connaissance de l'indice IFO du climat des affaires.
06:05L'américain Micron, qui a filé une progression de 300% depuis le début de l'année, publiera ses résultats.
06:11Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
06:14Alexis Mathieu nous accompagne aujourd'hui pour vous apporter des infos clés du jour sur les marchés.
06:293 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marcher.
06:32Sébastien Lalevé est avec nous, le directeur général de Maupensier-Arbeuvel.
06:35Bonsoir Sébastien.
06:36Bonsoir.
06:37Anguéran Arthas nous accompagne également, gérant et stratégiste à la financière d'Échiquier.
06:41Bonsoir Anguéran.
06:42Bonsoir Dégard.
06:42Et Louis Albert est également à nos côtés, le directeur de la gestion action d'Ori Gestion.
06:46Bonsoir et bienvenue Louis.
06:47Bonsoir.
06:48Merci d'être là.
06:49Enthousiasme rationnel ou exubérance aveugle, irrationnelle.
06:54Alors la formule permet de rendre hommage évidemment à Alain Greenspan.
06:56La question se pose au sujet du thème de l'IA.
07:00C'est un peu toujours la même question.
07:01Où est-ce qu'on en est du développement de ce thème ?
07:04Qu'est-ce que peut nous dire une séance comme celle d'aujourd'hui,
07:07avec effectivement quelques secousses, des prises de profit peut-être un peu appuyées ?
07:11Qu'est-ce que ça nous dit de la maturité du thème de l'IA ?
07:14Et de la recherche d'intérêt de la part des investisseurs dans cette thématique de l'IA grandissante ?
07:21Louis.
07:22Les investisseurs sont plus prêts à tout acheter dans l'IA.
07:25Et maintenant ils font des sélections.
07:28Ils veulent trouver les gagnants.
07:29Il y aura des thématiques gagnantes, il y aura des secteurs gagnants.
07:32Il y aura des entreprises gagnantes.
07:34Il y a beaucoup de questions qui se posent quant à l'adoption, la monétisation.
07:38Beaucoup plus de questions que de réponses aujourd'hui.
07:40On sait que ça va être diffusé dans le marché.
07:42Les entreprises vont l'adopter.
07:44Dans quelle mesure ?
07:45C'est très très dur de savoir.
07:49Le marché a...
07:51La thématique a porté les marchés.
07:55Contribuant très nettement à la performance annuelle depuis le début de l'année.
07:58Les valorisations sont plus tendues.
08:00Qui dit valorisation tendue dit plus de volatilité.
08:02Ça arrive quelques jours en plus après...
08:04Moins de droit à l'erreur quoi, c'est ça ?
08:06Plus de stress.
08:07Plus de stress.
08:09Plus de stress quant aux résultats de Macron.
08:12Est-ce qu'ils vont réussir à toper les attentes de croissance colossale attendues ?
08:18Comment sera le discours associé ?
08:20Et ça nous dit quoi de la maturité du thème ?
08:22Est-ce qu'on réfléchit tous les jours à l'idée d'un pic boursier de l'IA ?
08:28Est-ce que ce pic paraît encore très très loin ?
08:31Comment on se positionne par rapport à ça ?
08:33Ce qui est intéressant de voir, c'est que les investisseurs ne lient pas la tech au reste.
08:38Il y a toujours un jeu d'arbitrage entre les deux, un jeu de vase communiquant aujourd'hui.
08:42Ce qui ne marchait pas dans les derniers jours, les dernières semaines, les semis fonctionnent aujourd'hui.
08:47Alors que les semis étaient complètement délaissés des investisseurs.
08:51Et au contraire, les semi-conducteurs qui ont considérablement progressé...
08:59Les semis baissent, c'est ça, on est d'accord.
09:02Donc ce mouvement de va-et-vient, cette mécanique de va-et-vient, elle permet quand même de se dire
09:07que...
09:08Elle montre qu'il y a encore de l'appétit polariste, mais qu'il y a du stress.
09:11Et les investisseurs sentent bien qu'ils ne peuvent pas rester assis sur les semis en attendant des centaines et
09:17centaines de pourcents de performances
09:18et d'empiler les performances comme ça sans qu'il ne se passe rien.
09:21Mais il faut s'attendre à un marché plus volatile dans les prochaines semaines.
09:26Bon, l'enthousiasme est encore approprié ou est-ce qu'il faut être de plus en plus vigilant, voire méfiant,
09:32peut-être, vis-à-vis de ce thème de l'IA ?
09:34On parle sur le plan boursier, bien sûr.
09:36Est-ce qu'il y a une risque de déconnexion boursière par rapport à la réalité des investissements qui restent
09:41évidemment massifs, gigantesques devant nous ?
09:43Alors je pense qu'il y a deux sujets un peu corollaires.
09:46D'une part, il y a la violence de certains mouvements qu'on voit, elle se fait aussi parce que
09:52progressivement, on change de proxy pour jouer ce thème de l'IA.
09:57Pendant longtemps, ça a été les Mag-7.
10:00Depuis l'automne dernier, c'était les semis et puis la mémoire qui est venue à peu près en même
10:05temps.
10:06Alors j'ai vu un analyse qui appelait les Mag-7 les Lag-7 désormais.
10:09Donc depuis l'automne, c'est ça, c'est des Lag-8.
10:12Et peut-être qu'à un moment donné, à force d'avoir trop joué le thème des semis et de
10:17la mémoire, le marché va essayer de trouver un nouveau cheval pour jouer le thème de l'IA.
10:21Peut-être que ça peut être les logiciels.
10:22Moi, je crois assez à cette potentialité-là.
10:26Alors ça ne sera pas tous les logiciels, mais une partie des logiciels.
10:29Notamment dans le contexte où on voit qu'on rentre dans une phase de rationalisation des dépenses IA avec la
10:36facturation au token, etc.
10:39Ça ne veut pas dire qu'on va faire moins d'utilisation de l'IA.
10:42Ça veut dire que peut-être qu'on va devoir l'organiser différemment.
10:44Et peut-être que là-dessus, les boîtes de logiciels peuvent être un layout qui permet de faire cette organisation
10:49-là.
10:49Donc voilà, il y a cette recherche de quel est le prochain véhicule pour jouer le thème de l'IA
10:54qui, pour le coup, est un mécanisme qui me paraît plutôt sain.
10:59C'est-à-dire qu'on avance dans le cycle IA, du coup, on change progressivement de leader.
11:03Alors, ceci étant dit, je trouve quand même qu'il commence à y avoir progressivement de plus en plus de
11:11cases cochées d'un début de bulle boursière.
11:15Ce n'était pas le cas.
11:17Il y a encore, je dirais, 6-9 mois, j'en parlais l'automne dernier.
11:20Je disais, pour moi, il n'y a pas de bulle de marché.
11:22Il y a peut-être une bulle de capex, de financement lié à tout ce qui était levé du côté
11:29du private credit, etc.
11:31Peut-être qu'il y a une bulle là-dedans, mais il n'y a même pas de bulle de
11:33marché.
11:33Là, je trouve qu'on commence à cocher petit à petit des cases.
11:37Je pense que le pic de la bulle est encore assez loin.
11:41Mais on commence à cocher des cases.
11:42Évidemment, les méga-IPO qu'on voit arriver en sont une.
11:47Même la rapidité des flux dans certaines sous-thématiques en sont une également.
11:52On peut prendre l'exemple, il y a un ETF dont le nom du fournisseur m'échappe qui a été
11:57lancé aux Etats-Unis le 2 avril sur la DRAM.
12:00D'ailleurs, il s'appelle le ticker Bloomberg, c'est la DRAM.
12:03La collecte, donc depuis le 2 avril, 25 milliards.
12:08La rapidité des flux, en tout cas la dérivaison de la rapidité des flux, montre par moments des signes d
12:15'exubérance.
12:16Donc il y a une forme un peu maniaque là, notamment chez les investisseurs, notamment chez des particuliers.
12:22Je trouve qu'il y a, ce que c'est qu'on dit, des mouvements de correction comme on est
12:26aujourd'hui, on peut se dire que finalement il n'y a pas ça.
12:28Mais de deux choses.
12:30D'une part, si on reprend la baisse qu'on a eue au début du mois, elle a été rachetée
12:33en trois jours.
12:35Et d'autre part, si on veut faire un parallèle, même s'il est toujours bancal avec la crise de
12:392000,
12:41sur la dernière année du rallye de 2000, le Nasdaq a fait dix fois des corrections de plus de 10%.
12:48Donc ce n'est pas du tout incompatible.
12:51Le fait d'avoir des corrections comme on l'a n'est pas du tout incompatible avec la poursuite d
12:54'une euphorie.
12:56Donc là-dessus, je pense qu'il faut être un peu méfiant.
12:59Avec une vue d'un peu de long terme, je ne pense pas du tout qu'on soit au pic
13:01d'une éventuelle ville.
13:02Je n'avais pas en tête qu'on avait dix corrections de 10% dans l'année précédente, le pic
13:06de la bulle de 2000.
13:07En fait, entre début 99 et mars 2000, on a sept corrections de plus de 10%.
13:12Et quand même, pendant ce temps-là, le Nasdaq fait plus de 160%.
13:14Donc les deux ne sont pas incompatibles en réalité.
13:17Je comprends.
13:18Sébastien, on entre dans une phase un peu plus maniaque quand même, là, autour de l'IA ?
13:22Il fait très chaud et là, on a un peu des dinosaures.
13:26Parce qu'on fait de la gestion fondamentale, on regarde la valorisation, on regarde les boîtes.
13:31Et les retail n'ont absolument rien à faire en réalité.
13:34Donc quand on disait aujourd'hui, les logiciels montent mais les semis baissent, je ne suis pas certain que les
13:41gérants fondamentaux fassent quoi que ce soit.
13:43Par contre, le retail et les paniers et les banques qui tradent essentiellement via des paniers thématiques, c'est ce
13:49qu'ils font.
13:49C'est de l'arbitrage, en fait.
13:50T'es long, loser de l'IA et short, winner de l'IA.
13:53Et puis ça sera l'inverse potentiellement demain.
13:56Mais plus fondamentalement, le sujet qu'on a aujourd'hui, c'est que oui, il y a une forme de...
14:04Déjà, le marché américain, le S&P, hors IA et hors énergie, en réalité, il en baisse.
14:10Depuis 18 mois, quand vous regardez les prévisions des entreprises hors IA, il n'y a pas de croissance.
14:20Il n'y a pas une amélioration des BPA, mais on sait que le moteur de la bourse, en réalité,
14:25c'est l'augmentation des résultats.
14:27Donc depuis 18 mois, sur l'IA, les CAPEXIA, les IPS, on est monté de 55%.
14:31Donc en fait, la hausse qu'on voit depuis 18 mois, elle est alimentée par le fait qu'on a
14:34passé notre temps à augmenter les prévisions et les estimations.
14:40Mais hors, cette thématique-là, il n'y a pas de croissance.
14:44Donc ça veut dire qu'on est une hausse, effectivement, dans un tunnel sur quelques noms.
14:47Donc c'est sans filet, en fait, maintenant.
14:48C'est un peu ma définition.
14:50C'est qu'aujourd'hui, on dit souvent, en bourse, il faut acheter la rumeur et vendre le fait.
14:55En réalité, les semis, il faut se rappeler un truc sur les semis, c'est que c'est un secteur
14:58qui était détesté.
15:00Avec des cycles hyper courts, hyper violents, et globalement, où la plupart des gens, en réalité, ils ne comprennent rien.
15:06Parce que tout le monde s'excite sur Bézy, sur Extron, on vous parle de HBM, moi je suis long
15:11HBM, tu ne sais même pas ce que c'est.
15:12Et de toute façon, tu vois la boîte dix fois, tu n'as pas compris.
15:14Donc je schématise un peu.
15:18Mais en réalité...
15:21C'est un très bon point, les semis, c'est cyclique.
15:23On oublie.
15:25Après, ce qui se passe là, c'est que tu as, et que les semis, c'est la dérivée seconde
15:30des 400 milliards l'année dernière,
15:33ou il y a deux ans, 600 l'année dernière, 800 cette année, 1000 milliards les prochaines de CAPEX, des
15:38hyperscalers.
15:39Donc il faut que cet argent, à un moment, il aille quelque part.
15:42Donc effectivement, le bottleneck qu'on a trouvé, c'était les semis, et puis en plus, il y a eu
15:45la crise en Iran.
15:47Donc voilà, il y a eu tout cet aspect-là.
15:48Et quand vous écoutez le patron de STM, d'Infinéon, il vous explique que ce qu'on voit en ce
15:53moment,
15:53ils ne l'ont jamais vu de leur carrière, et ils n'ont pas 25 ans.
15:57Donc le seul problème, et c'est ce qu'on a, entre guillemets, le symbole absolu, c'est spécifique,
16:04c'est que ce n'est pas parce que ce qui se passe est réel, va impacter nos vies, va
16:09impacter tout ce que vous voulez,
16:11que le prix actuel est le bon.
16:13Parce qu'il y a un truc qui s'appelle le temps en bourse, et le timing, c'est important.
16:19Et donc il faut qu'aujourd'hui, ces sociétés arrivent à délivrer dans un temps que la bourse accepte.
16:27Et le problème du temps, c'est que c'est relatif.
16:29On fait du pas mal d'années, et en bourse, c'est encore plus relatif,
16:32parce qu'on s'en fout jusqu'au jour où on ne s'en fout plus du tout.
16:36Et c'est comme ça que les bulles explosent.
16:40C'est qu'en fait, on a accepté de payer France Télécom, Orange à l'époque, en 2000,
16:45je ne sais pas combien de fois le chiffre d'affaires, parce que c'était la mode.
16:47Et du jour au lendemain, on s'est dit, on ne va plus la valoriser comme ça.
16:51Résultat des courses, c'est monté à 200 en 2000.
16:54Et qu'est-ce qui fait dérailler le narratif, alors ?
16:56Ce qui fait dérailler le narratif, c'est pas les Amazones.
17:03Entre nous, soit dit, Amazon a baissé de 95% à l'exposant de la bulle Internet.
17:09Non, mais ce que je veux dire par là...
17:10Amazon, à l'époque, ce n'était pas le Amazon qu'on connaît aujourd'hui.
17:13Non, ce n'est pas ce que je veux dire.
17:13Ça veut dire que ce n'est pas parce qu'une thématique est extraordinairement puissante,
17:17et que ça va marcher, que les cours de bourse ne vont pas se faire massacrer.
17:21Donc, il faut séparer, dans la thématique qu'il y a, la réalité économique de la réalité boursière.
17:27On l'a vu dans la Défense, entre 2022 et 2025, c'était le darling de la bourse.
17:33Plus du tout en 2026.
17:35Là, on a fait un peu la période de calme.
17:38Peut-être que c'est là maintenant qu'il faut y retourner.
17:40Et là, sur l'IA, il y a eu cette période.
17:41Après, ce qui s'est passé, c'est que depuis 36 mois,
17:44en fait, depuis fin 2022, depuis 2023,
17:47ces sociétés n'ont fait, en réalité, qu'alimenter de façon positive,
17:52les sociétés cotées, les grosses,
17:53avec des prévisions de résultats qui étaient constamment meilleures.
17:56Les gens ont passé leur temps à se tromper sur Nvidia au niveau des prévisions.
18:00Idem sur Alphabet.
18:03Donc, en fait, il n'y a pas d'irrationalité sur ces sociétés-là.
18:07Le seul sujet qu'on peut se poser, par exemple, sur Nvidia,
18:09tu te dis que ça faisait 56% de marge brute.
18:12Aujourd'hui, on est à plus de 70.
18:14Ou sur ce moment-là, on est à 76.
18:15Quand est-ce qu'il revient à 56 ?
18:16Est-ce que c'est cohérent qu'une boîte de semi-conducteurs,
18:19même qui fait des GPU...
18:21Et une fois encore, rappelez-vous, GPU, il y a 5 ans,
18:23tout le monde trouvait que c'était la loose.
18:25Ah bah bien sûr.
18:25Ils n'avaient pas trouvé de cas d'usage.
18:27Voilà, c'était la loose.
18:30Il y a eu le Bitcoin.
18:32Sauf que maintenant, on n'a pas la dernière fois, vous avez le TPU.
18:35Vous avez des architectures qui sont un peu différentes.
18:38Et moi, je laisse la parole.
18:40Le gros sujet qui m'embête, moi, personnellement,
18:42c'est qu'en fait, il n'y a pas de business model encore.
18:45On en a parlé.
18:46La tokenomics, on ne les maîtrise pas.
18:49Parce que quand Uber dit, moi, ça m'amuse.
18:50J'adore l'IA, mais j'ai cramé tout mon budget de token en 4 mois.
18:54Donc, en tropique, c'est super.
18:55Mais je vais arrêter parce que ça me coûte trop cher.
18:58Donc, ça veut dire que tout ce modèle économique, en réalité,
19:02il n'est absolument pas installé.
19:04Et personne ne le connaît.
19:05Donc, faire un business model pour XAI, pour valoriser la valeur de SpaceX,
19:10aujourd'hui, c'est de la flûte.
19:13Dire comment on va rentabiliser Colossus, en réalité, ici, il n'y a personne qui paye.
19:18On ne sait pas combien les gens vont payer.
19:20Donc, c'est en train de changer l'humanité.
19:25Il n'y a aucun doute là-dessus.
19:26Sauf qu'à un moment, il faudra que quelqu'un paye.
19:29Et ça ne sera pas les hyperscalers Advitam Eternem.
19:32Ce ne sera pas le private equity non plus.
19:34Donc, il faut qu'il y ait un modèle qui se mette en place.
19:35Et en plus, on rentre peut-être dans une première phase de guerre des prix.
19:38Peut-être entre les fournisseurs de modèles.
19:40Qui va encore reporter d'autant plus l'horizon de rentabilisation.
19:44La tech, tout est différent, mais c'est toujours pareil.
19:47Il y a 25 ans, on cherchait un modèle à Internet.
19:49On a mis combien de temps à le trouver ?
19:52Un peu de temps.
19:53La guerre des prix, c'est un point intéressant.
19:54Parce que les GAFAM n'ont jamais été en concurrence directe, les uns face aux autres.
20:00Chacun avait son précaré.
20:01Voilà.
20:02Ils se respectaient presque.
20:04Mais là, aujourd'hui, ils vont adresser le même marché, l'entreprise.
20:08Est-ce qu'ils ont pris en compte qu'ils étaient plusieurs acteurs ?
20:11Ou est-ce qu'ils s'attendent comme avant, comme à Amazon, à couvrir plus de 50% de part
20:16d'un marché ?
20:17Et ça, ça va être un vrai sujet pour eux.
20:19Et la guerre des prix, ça peut faire peur en marché ?
20:21Non seulement toute l'organisation de la monétisation, le business model, je pense, n'est pas fait.
20:29Et entièrement à construire.
20:31Dans les entreprises, aujourd'hui, toutes les entreprises utilisent l'IA.
20:35Ça, c'est sûr.
20:36Mais on arrive dans...
20:37Oui.
20:38Individuellement.
20:40Individuellement.
20:41Individuellement.
20:41Et maintenant, chaque entreprise va devoir mesurer la génération de valeur de l'IA sur chaque projet,
20:49tout en l'intégrant à une gouvernance globale.
20:52C'est beaucoup de travail.
20:54On ne connaît pas les résultats.
20:55On ne sait pas si, sur tous les sujets, l'IA est capable de générer vraiment de la valeur.
21:00Et à quel prix ?
21:02Les modèles chinois, c'est entre 10 et 40 fois moins cher.
21:06C'est Microsoft Copilot qui est prêt à ouvrir, effectivement, à s'ouvrir à DeepSeek ou à d'autres modèles
21:11chinois.
21:12Open source.
21:13Oui, open source.
21:14Mais c'est quand même un sujet, parce que ça veut dire que le modèle de Mistral est potentiellement le
21:21bon aussi.
21:22Mais ça veut dire que les milliards qui ont été investis de façon assez consanguine,
21:29quand Microsoft investit dans Open AI en lui vendant du crédit Azure, en fait,
21:34qui repaie derrière.
21:37Pour acheter du NVIDIA.
21:38Pour acheter du NVIDIA, qui lui-même...
21:40NVIDIA a fait son propre modèle, open source.
21:43Donc, tout ça, quand je dis que le financement n'est pas clair et que le business model de tout
21:47cet écosystème n'est pas clair,
21:49il est encore moins, parce que les Chinois étaient nulle part.
21:52On ne parlait que des GAFA.
21:54Là, les Chinois, ils ont une vraie capacité.
21:55Et au plus, ils sont totalement autonomes énergétiquement, les Chinois, contrairement à plein d'acteurs.
22:03Oui.
22:03Et aujourd'hui, si Anthropik est...
22:06On peut pressentir Anthropik comme le futur leader.
22:09Le numéro 2, le numéro 3 peut très bien dire,
22:11en fait, moi, ça va être trois fois ma chair chez moi.
22:13Alors, vous faites quoi ?
22:14Vous vous souvenez du leader d'Internet tout au début ?
22:18Absolument.
22:19Je ne suis pas certain qu'il y ait énormément d'industries qui soient à la fin,
22:26entre guillemets, dominés par son...
22:28Par son leader.
22:30Par le pionnier.
22:31Les pionniers, c'était Alta Vista, c'était Yahoo, c'était Lycos.
22:35Bon, là, ça fait vieux, tout ça.
22:36Mais ce n'est pas eux qui ont gagné.
22:39Et Google n'était nulle part à cette époque-là.
22:42Sur le cycle semi-conducteur, vous dites, alors, super cycle, mais cycle quand même.
22:46Mais il y a toujours...
22:47Oui, il y a toujours un cycle.
22:49On nous a fait croire pendant longtemps que le luxe était...
22:51Non, mais le luxe, c'est un moment.
22:51Non, mais justement, on nous a fait croire que le luxe était...
22:54Acyclic !
22:55Croissance, acyclic, et paf, et LVMH sur un moins 8 de croissance.
23:00Et ce qui est très violent en bourse, c'est que quand on considère des sociétés
23:04comme capables de générer de la croissance tous les ans avec une augmentation des marges,
23:10le jour où ça s'arrête...
23:11C'est le double effet.
23:12C'est le double effet.
23:13Non seulement les chiffres baissent, donc le multiple n'est plus le même,
23:15mais en plus, on n'a plus du tout la volonté de payer le même multiple.
23:19Donc c'est un dérating qui fait très très mal.
23:21Comment on gère ce risque dans les portefeuilles quand on est gérant d'actifs professionnels ?
23:26Diversification, diversification, diversification.
23:28Et Sébastien, vous disiez tout à l'heure que les gérants actifs n'ont pas fait grand-chose
23:32hier ou aujourd'hui.
23:33Mais la réalité, c'est que nous, dans nos portefeuilles, on a un petit peu de semis.
23:39Alors je pense qu'on a bien quand même désexposé les portefeuilles depuis pas mal de temps.
23:43Mais on a remis des pieds aussi dans le logiciel.
23:46Et donc on a quelque chose qui est capable d'être un peu...
23:49On adorait avoir quelque chose de très 4x4.
23:51Oui, tout terrain.
23:52Et qui supporte des changements d'environnement.
23:56Always-er.
23:57C'est ça.
23:57On est SID.
23:58Non mais, donc l'idée est quand même, c'est déjà ce que vous implémentez dans les portefeuilles,
24:02ce que vous mettez en exécution dans les portefeuilles.
24:04Mais on allège un peu la partie semi-conducteur et les profits qu'on a engrangés sur cette partie-là
24:09pour réallouer quand même sur d'autres parties du marché.
24:11On a toujours un allège sur la valo.
24:12Oui.
24:12Et quand la valo devient tendue ou quand elle intègre des croissants des BPA à long terme
24:18qui, selon nous, ne sont pas tenables, quand c'est survalorisé, on est obligé de prendre des profits.
24:22Oui.
24:22Bon.
24:23Comment on gère ce risque qu'il y a effectivement dans les stratégies, dans les portefeuilles, là, aujourd'hui, en
24:27guérant ?
24:28Effectivement.
24:28Bon, ça a déjà été dit, diversification, mais diversification veut aussi dire bien regarder ce sur Conva.
24:34C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on achète des émergents asiatiques, en fait, on achète de la tech.
24:40Si on achète du Japon sans faire trop attention, on achète de la tech.
24:44Donc, en fait, c'est presque au...
24:47Effectivement, alors, il y a soit allé sur les logiciels, encore une fois, je suis assez d'accord avec ça,
24:51je pense que jouer ce qui a été massacré sous le thème de EA Looser, parfois, ça peut être intéressant,
24:58parce que c'est pareil, on va se rendre compte que...
25:01Pareil, on va reparler des vieilles choses, mais si on se rappelle de 2000,
25:04on disait que Carrefour, c'était mort parce que les gens n'iraient plus dans les magasins faire leurs courses.
25:09Alors, il y a le client collecte aujourd'hui, mais ça a mis du temps,
25:13puis les gens vont quand même encore dans les magasins, malgré tout.
25:16Et d'autant plus qu'anti-fichaud, hein.
25:17Voilà, en plus, surtout quand les magasins sont climatisés.
25:22Donc, il y a toujours ceux dont on dit qu'ils vont disparaître dans les deux ans à cause de
25:27la nouvelle technologie.
25:28Bon, souvent, ça prend un peu plus de temps, donc ça, c'est pas intéressant.
25:31Et puis, après, la diversification, c'est d'aller voir ce qui est vraiment complètement en dehors de la thématique
25:38de l'IA.
25:39Des thèmes complètement décorrélés, alors ?
25:41Il y en a quelques-uns, si on peut...
25:44Alors, typiquement, on parlait du luxe, le luxe peut peut-être en être un,
25:47on part de loin, mais on commence à avoir quelques signaux faibles,
25:51que ce soit en termes de flux, en termes de ventes, par exemple, aux US.
25:56On voit qu'on commence à stabiliser les ventes du luxe aux US.
25:59On a peut-être un one-off, un peu, avec la consommation asiatique,
26:04avec tous les employés de Samsung et des Sky Nix,
26:07qui ont pris des primes de 300 000 dollars.
26:09Et puis, voilà, on voit aussi qu'il y a des flux d'investisseurs,
26:13Hedge Funds, qui commencent à repartir un peu.
26:15Donc, là, on est clairement sur des secteurs qui sont complètement décorrélés de la thématique tech.
26:21Il y a, je crois que j'avais déjà abordé sur ce plateau-là la dernière fois,
26:24tout ce qui est lié à la consommation un peu low middle income aux US.
26:30On voit que le marché de l'emploi repart un peu.
26:33On a des revenus du travail qui reviennent.
26:36Quand on regarde les titres de conso aux US en 2025, c'était un bain de sang.
26:40C'est des choses qui ne sont pas forcément liées.
26:42Alors, même si ça peut être indirectement lié,
26:44parce que l'effet richesse des ménages américains vient de la bourse et ça vient de la tech.
26:48Donc, il y a quand même un lien indirect, mais c'est quand même un lien très indirect.
26:51Donc, là, on a des secteurs, pareil, qui sont un peu décorrélés.
26:55Les banques européennes ou japonaises, d'ailleurs, c'est le cas aussi.
26:58Qui se sont mises à sous-performer un petit peu ces derniers temps.
27:01Enfin, en Europe, en tout cas, les financières, depuis le début de l'année, font...
27:04Là, les banques se sont bien reprises récemment, notamment avec les taux.
27:08Mais, voilà, là, on a des secteurs qui, évidemment, tout après se recorrèlent à l'économie globale
27:13ou à la tendance des marchés, etc., bien entendu.
27:17Mais il y a très peu de ramifications de ces secteurs-là vers l'aille.
27:21Contrairement même à d'autres secteurs.
27:22C'est vrai qu'on a tendance à dire, peut-être qu'il faut revenir sur les défensives.
27:25Et puis, j'entends régulièrement, parce que la pharma, ça ne marche plus,
27:29on se dit, on va revenir sur les utilities.
27:32Les utilities sont complètement liées à l'IA aujourd'hui.
27:36C'est un moteur, aujourd'hui, pour ces secteurs-là.
27:38Donc, il y a beaucoup de secteurs, en réalité, qui sont liés.
27:43Les industriels, évidemment, c'est pareil.
27:44Il y a beaucoup de choses qu'on n'identifie pas comme il y a,
27:48mais qui, en réalité, sont très corrélées en termes de facteurs de risque.
27:50Donc, c'est pour ça qu'il faut essayer de chercher ce qui est vraiment décorrélé.
27:53Bien sûr, il faut qu'il y ait un cas sous-jacent.
27:56Typiquement, la pharma, là, oui, c'est décorrélé.
27:58Mais par contre, le cas, pour y retourner, il n'est pas évident à définir.
28:02Donc, il ne faut pas non plus faire des choses contrariantes pour être contrariant.
28:05Mais voilà, essayer de chercher, comme le LUS, comme d'autres choses,
28:07c'est des choses qui n'ont pas de lien direct ou alors très, très, très indirect avec toute la
28:14sphère tech.
28:15C'est une manière de le jouer.
28:16Et puis, après, sur des portefeuilles diversifiés,
28:18d'aller voir aussi du côté de l'obligataire, du côté d'autres actifs,
28:22évidemment, où il y a d'autres choses à faire.
28:25Même si on a aussi de plus en plus d'IA dans des indices crédits,
28:27du fait des émissions de l'obligataire.
28:29Il y a aussi une exposition IA sur cette partie crédit.
28:33Sébastien, je repensais à ce que vous disiez, Louis et vous,
28:35sur la partie logicielle aussi.
28:37Est-ce qu'on peut imaginer à un moment, je ne sais pas,
28:40une NVIDIA, un Anthropik, un OpenAI, signer un deal majeur,
28:44une opération de fusion-acquisition majeure d'un gros éditeur mondial de logiciels ?
28:48Est-ce que ça, ça peut être le sens de l'histoire aussi,
28:50qui permettrait de réconcilier, puisque les patrons de ces boîtes-là,
28:55Anthropik, NVIDIA, OpenAI, ils nous disent,
28:56non, mais les logiciels, on n'est pas en opposition avec les logiciels.
29:00On aura besoin des éditeurs de logiciels pour maximiser,
29:04optimiser la diffusion de l'IA dans les entreprises.
29:06Je crois que le prix, ce qu'on a déjà, c'est qu'ils deviennent société de service.
29:10Donc, et OpenAI et Anthropik sont en train de devenir société de service
29:14pour vendre les applis autour de leur LLM.
29:18Mais dans l'idée d'une accélération, de la croissance externe,
29:20ça peut être un moment pertinent,
29:22et ça peut être le genre d'opération que le marché attend aussi, peut-être,
29:26pour se repositionner plus franchement sur le secteur logiciel ?
29:30Non, j'y crois pas forcément.
29:32En fait, parce que le problème de la tech,
29:35c'est que vous avez ce qu'on appelle le legacy cost,
29:36c'est-à-dire le coût de l'histoire, en fait.
29:38Et le problème, du coup, de l'histoire, c'est qu'il est énorme.
29:41Donc, vous êtes Anthropik, vous rachetez SAP.
29:45Vous vous plombez, quoi.
29:46Non, mais en plus, non.
29:47Mais surtout, en fait, par rapport au logiciel,
29:50la vision qu'on peut avoir, c'est qu'en réalité,
29:52il y a ce que le marché a dit, c'est des losers de l'IA,
29:54et ce que les maths vous disent.
29:56On avait fait le calcul, moi j'avais fait le calcul sur Dassault Systèmes,
30:00donc tu es vraiment catalogué par la bourse
30:02comme le loser de l'IA total.
30:04Et en fait, pour justifier le cours de bourse récent,
30:09on calculait quel était le taux de croissance à l'infini implicite
30:13que donnait un DCF pour justifier.
30:15On était à 1%.
30:18Et en fait, 1%, ce n'est pas une grosse croissance à l'infini,
30:21mais ce n'est pas nul.
30:22Pour une boîte comme Zalando,
30:25le retailer allemand,
30:26elle en était à moins 14%.
30:29Donc le Zalando est catalogué
30:30comme un loser de l'IA, vraiment.
30:33Dassault Systèmes a beaucoup baissé,
30:35son multiple est passé de plus de 40 fois l'EBIDDA,
30:37au pire, à je ne sais pas combien aujourd'hui.
30:40Mais le marché ne dit pas qu'il n'y aura plus de croissance chez Dassault ?
30:42Non, et au plus haut,
30:43à la sortie du Covid,
30:45le G implicite,
30:46le taux de croissance à l'infini implicite,
30:48est un ordre de 5 à 6%.
30:50Donc en réalité, il a d'irrêté,
30:52mais comme il se doit,
30:53parce qu'il y a des gens qui sont capables de faire,
30:57enfin, je ne sais pas exactement la même chose,
30:59mais en tout cas, beaucoup plus vite.
31:00Donc le problème de ce qui se passe en ce moment,
31:03c'est que vous pouvez faire infiniment plus rapidement,
31:07à partir de zéro,
31:09à partir d'une feuille blanche,
31:10ce que des sociétés ont mis des années à construire.
31:13Alors après, dans le cas des SAP,
31:15par exemple, c'est pareil,
31:16on était autour de 1% de croissance à l'infini.
31:18Au plus bas, on était négatif à 2 ou 3%.
31:21Mais le vrai sujet, pour eux, ce n'est pas ça.
31:24De toute façon, c'est le backbone de l'entreprise,
31:26donc ça ne va pas être remplacé par de l'IA demain.
31:29Par contre, ce qui est possible,
31:30ce qui est possible,
31:31c'est que les add-ons qui les enrichissaient,
31:35là, ça sera fait en interne avec des agents.
31:37Donc tu as tout l'agentique qui change tout.
31:39Donc c'est probablement un peu de croissance qui est rogné.
31:41Et c'est ce qui arrive avec les LLM, en fait.
31:43C'est qu'en fait, ces gens-là,
31:44ils prennent des parts de marché au logiciel,
31:48aux boîtes de services.
31:49Est-ce qu'ils prennent tout ?
31:50Certainement pas,
31:51mais ils en ont pris un peu.
31:52Donc fondamentalement,
31:53ça a quand même été, pour ces sociétés-là,
31:56des mauvaises nouvelles.
31:57Et alors, à eux, de se réinventer.
31:59Je ne sais plus c'est quelle société, là,
32:02de l'IA natif,
32:04qui est en train de se réinviter totalement dans la santé.
32:06Ça me reviendra.
32:07Et en fait, moi, je fais beaucoup de start-up.
32:09On voit beaucoup.
32:10Ça pivote.
32:10Ça pivote.
32:11Tout le temps.
32:11Le vrai talent, Nokia est un multi...
32:14Ah, j'allais parler.
32:14J'allais.
32:15Est un multiple pivot.
32:18Un multi-pivoteur.
32:19Alors, il y a des sociétés multi-pivoteurs,
32:22c'est que c'est aussi potentiellement des bons pipoteurs.
32:24Il y en a plein qu'on a connus,
32:26vers nulle part.
32:27Mais non, mais c'est ça qu'on a...
32:29En fait, en tant que gérant,
32:30c'est ce qu'on achète aussi avec un management.
32:32C'est-à-dire une capacité à ce qu'ils prennent les bonnes...
32:34Nokia, qui fait partie de ces quelques stocks en Europe aujourd'hui,
32:37qui tirent la performance des indices.
32:39Quand même, grand retour de Nokia,
32:41mais on peut citer Intel aussi.
32:42Il y a le retour quand même de toute une série d'entreprises
32:45dont on ne savait même plus qu'elles existaient encore.
32:47Ce qui est un bon moyen de gagner de l'argent en bourse aujourd'hui,
32:49c'est de faire comme Trump.
32:51Donc, faites comme Trump, faites comme Nancy Pelosi.
32:53Non, pas du tout.
32:55Faites comme Nancy Pelosi.
32:56Donc, ce que vous faites, c'est que vous regardez leur portefeuille.
32:59Et globalement, ils sont bien informés.
33:03Copier le portefeuille des élus américains.
33:05Oui, ça ne marche pas mal.
33:06Vous savez qu'à l'ICC, ils sont passés au niveau des délits d'initié.
33:11Je crois qu'ils sont passés de 35 à 2.
33:13Donc, c'est plus facile d'en faire.
33:16Il y a des trackers.
33:17Je n'aime pas les trackers.
33:18Mais il y a des trackers qui sont montés sur les portefeuilles de Nantier.
33:23Bien sûr.
33:24Il y a un panier pour tout.
33:25Comme il y a un groupe de travail pour tout à la Fed,
33:27il y a un panier pour tout sur les marchés.
33:29On va dire un mot de la Fed.
33:30Mais je voulais qu'on dise un mot de l'Europe aussi sur le plan boursier.
33:34Louis, est-ce que la réouverture d'Ormouz,
33:39telle que le marché l'anticipe,
33:40avec quand même peut-être un degré de fiabilité un peu plus important aujourd'hui,
33:47est-ce que ça ouvre à nouveau des perspectives pour les marchés européens ?
33:51D'autant que, comme on le disait,
33:52si on enlève la partie tech des marchés américains,
33:55l'Europe et les États-Unis se retrouvent à peu près
33:57dans les mêmes rythmes de progression boursière.
34:00Oui, tout à fait.
34:01On est au niveau pré-crise, en fait.
34:03Oui.
34:04Je pense qu'on est à peu près revenu,
34:07stocksissant, c'est ça, sur les niveaux de fin février.
34:09On a les chefs d'entreprise avec qui on discute régulièrement
34:14qui nous disent que l'impact de la crise Moyen-Orient,
34:15finalement, il n'est pas si important que ça.
34:17Ce qui aurait été inquiétant, c'est pour la publication des résultats,
34:21d'avoir des chefs d'entreprise qui vous disent
34:24qu'on commence à avoir un impact
34:26et ça nous gêne un peu de ne pas avoir de visibilité.
34:28Là, manifestement, on a l'impression que Trump, en tout cas,
34:31fait tout pour que le détroit reste ouvert,
34:34même beaucoup de concessions,
34:36des concessions même très surprenantes dans leur ampleur.
34:40Donc, il y a du potentiel.
34:42Les croissances des BPA attendues sont plus élevées
34:45qu'il y a trois mois, grâce à l'énergie, évidemment.
34:49Mais si on trouvait un peu de potentiel fin février,
34:53on doit pouvoir en trouver un peu aujourd'hui.
34:55Après, il faut faire la sélectivité aussi.
34:57Et c'est quelles idées, quels thèmes qui nous guident
34:59quand on investit en Europe, là, aujourd'hui ?
35:01On a parlé du thème tech-US, c'est un méga trend,
35:06une digitalisation, on en a parlé, on en parle, on en reparlera.
35:09En Europe, il y a une prise de conscience sur la souveraineté
35:11qui est très importante, donc tout ce qui touche à la souveraineté
35:14et pas que la défense.
35:16Et la défense, vous le disiez, c'est peut-être un bon point d'entrée.
35:20D'autant que la défense ne fait plus rien depuis l'été dernier,
35:22voire tout performe.
35:24Ça fait zéro.
35:24Donc, j'espère que la souveraineté ne présume pas la défense,
35:27parce que sinon, c'est déjà joué.
35:28Oui, mais c'est intéressant aussi, parce que finalement,
35:30revenir sur une thématique où on a des croissances de BPA attendues
35:34qui sont extrêmement dynamiques et avec des valorisations
35:37qui sont considérablement, pour le coup, détendues,
35:40honnêtement, aujourd'hui, ça se regarde très sérieusement
35:43et à compléter en diversification action européenne
35:46avec tout ce qui touche à la souveraineté européenne,
35:49l'infrastructure, l'énergie, l'électrification, le renouvelable.
35:55Il y a beaucoup de choses à faire en Europe, quand même.
35:56Qu'est-ce qui fait que le marché, que les perspectives de marché
36:00n'ont pas été autant, aussi abîmées que ce qu'on aurait pu craindre
36:02par la crise d'Hormuz, notamment en Europe ?
36:05C'est toujours cette idée de la résilience,
36:07mais elle s'interroge à chaque crise, d'une certaine manière.
36:11Oui, il y a plusieurs sujets.
36:13D'abord, ne serait-ce que sur le pétrole,
36:16on est dans un monde où l'intensité d'utilisation pétrolière
36:20est quand même moins forte que ce qu'on a connu par le passé.
36:23Et puis, on a des prix du pétrole qui, en réalité,
36:25compte tenu de la crise qu'on a eue, n'ont pas énormément monté.
36:29Pourquoi on n'est pas allé à 150 ou à 200 ?
36:31En fait, il y a la conjonction de plusieurs choses.
36:33Il y a d'abord des...
36:34En fait, on a commencé l'année avec des stocks de pétrole très élevés
36:37au niveau mondial, notamment en Chine.
36:39Donc la Chine, c'est simple,
36:41ils ont tapé un tout petit peu dans les stocks qu'ils avaient,
36:44et ils ont arrêté d'importer.
36:45Déjà, toutes les importations chinoises ont chuté,
36:47je ne sais plus, de 30 ou de 40 %.
36:48Déjà, ça fait quand même...
36:50La Chine a été sans doute un des plus gros amortisseurs
36:53du choc énergétique.
36:54Oui, très clairement, ça et l'utilisation des réserves stratégiques.
36:57Là-dessus, on rajoute un peu de baisse de demande
36:59parce que le choc a fait un petit peu peur, etc.
37:03Puis en plus, on a des zones géographiques.
37:05L'Europe, c'est le cas où la conso n'est pas non plus
37:07en excellente forme.
37:09Donc on rajoute un petit peu de baisse de la demande.
37:11Plus, on a après quelques détails,
37:13l'utilisation quand même de tout ce qui était réserve sur l'eau,
37:15en fait, tout ce qui était au moment du déclenchement du conflit
37:18qui a été bien utilisé.
37:20Alors, ceci étant dit, heureusement quand même
37:21qu'on a ce deal qui arrive aujourd'hui
37:23parce que là, on commençait à arriver à un moment
37:26où on était proche d'un point de bascule.
37:28Avec la saisonnalité qui se rajoutait aussi
37:30parce qu'en fait, le conflit est arrivé quelque part
37:32à une bonne période, dans ce que les brokers de matières premières
37:35appellent la shoulder période, c'est-à-dire entre le pic de demande
37:39hivernale pour le fioul, le chauffage, etc.
37:41et avant le pic de demande estivale pour les transports.
37:44Donc là, on avait quelque part une saisonnalité
37:46qui était favorable.
37:48Là, on commence à arriver sur le moment
37:49où on a la demande estivale,
37:51plus le début de reconstitution des stocks pour l'hiver.
37:53Un mois de plus de fermeture, peut-être qu'on allait
37:57à 150.
37:58C'était peut-être une question de temps.
37:59En tout cas, ça aurait pu être beaucoup plus inquiétant.
38:01Là, finalement, on a des prix du pétrole
38:03qui, à part vraiment sur quelques journées,
38:06ne sont pas montés très hauts compte tenu de l'ampleur
38:08de la disruption en matière d'offres.
38:11Donc ça aussi, je pense qu'il y a eu plus de craintes
38:13finalement que d'impact.
38:14Avec un prix du pétrole à, on va dire, 80-90 dollars,
38:18ce n'est pas idéal, c'est moins bien qu'à 50,
38:21mais l'économie mondiale, elle survit totalement
38:23avec un pétrole à 80-90 dollars.
38:24Il n'y a pas de sujet.
38:25Donc je pense qu'il y a aussi ça qui a beaucoup joué.
38:28Il y avait des acquis, des embarqués de croissance
38:31qui étaient quand même relativement correctes,
38:33même en zone euro.
38:35Le premier trimestre n'était pas folichon,
38:37même quand on enlève la problématique de l'Irlande
38:41qui a pesé sur le chiffre global.
38:43Même sans ça, ce n'était pas fou,
38:45mais on avait quand même un acquis de croissance
38:46qui était à peu près valable.
38:48Donc finalement, tout ça se tient un peu.
38:51Et puis on a au niveau mondial quand même
38:53tout ce cycle, malgré tout, de Québec s'il a,
38:55qui tient la croissance.
38:57Donc moins de casse que prévue quand même
39:00à travers ces...
39:01Moins de casse que prévue,
39:02un petit peu plus quand même, je pense,
39:05de changement du leadership,
39:10du potentiel économique.
39:12Le thème Europe, renouveau de l'Europe
39:14était très valable en début d'année.
39:16Je pense qu'il l'est un tout petit peu moins.
39:18Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des choses
39:19à faire en Europe,
39:20mais je pense que le thème du redémarrage
39:22Macron en Europe a pris au minimum
39:25un petit peu de retard,
39:26surtout avec l'action de la BCE en face.
39:29Mais bon, à part ça,
39:30on n'a pas une économie mondiale
39:32qui est sortie des rails.
39:34Et sauf renouveau de la guerre,
39:36ce qui pourrait arriver,
39:37à mon avis, pas dans les prochaines semaines,
39:39peut-être plutôt après les mid-termes
39:40aux Etats-Unis,
39:41ça serait moins surpris.
39:42Mais pour l'instant,
39:43il n'y a pas de raison
39:44que ça la fasse des rails.
39:45L'Europe en tant que terrain d'investissement,
39:48qu'est-ce que vous trouvez intéressant
39:49en ce moment, à ce stade ?
39:51Est-ce que la réouverture d'Hormuz
39:53quand même permet aussi
39:54de retrouver un peu de visibilité
39:55sur la croissance des économies,
39:58des entreprises,
39:59et donc peut-être se réintéresser
40:00à des thèmes un peu plus cycliques,
40:04en dehors de la seule thématique de l'IA,
40:07aussi vaste soit-elle ?
40:08Non, on parle de souveraineté,
40:10moi je pense que c'est le thème central.
40:12C'est pas une fable,
40:13c'est une réalité investissable.
40:14Ah ben non,
40:15mais au-delà de la défense,
40:17vous avez la souveraineté énergétique,
40:19évidemment.
40:20Nous, par exemple,
40:21on a un fonds climat,
40:22en fait,
40:22Climat & New Energy,
40:23en réalité,
40:24c'est 50%,
40:24c'est lié à le climat,
40:25en fait.
40:27Et les data centers,
40:29entre guillemets,
40:30c'est alimenté par de l'énergie,
40:33et aussi de l'énergie nucléaire,
40:35évidemment,
40:36de l'énergie propre,
40:36et ainsi de suite.
40:37Donc,
40:37en réalité,
40:38la souveraineté énergétique est massive,
40:40la défense est massive,
40:42la santé.
40:43Alors,
40:43la santé,
40:44effectivement,
40:45ça marche pas,
40:47factuellement,
40:47ça marche pas,
40:48donc je répète pour la 55ème fois
40:50que le prix Nobel 2024 de chimie,
40:52c'est Demis Hassabis,
40:53donc patron de l'IA chez Google,
40:55et prix Nobel de chimie,
40:56AlphaFold,
40:57il a sa nouvelle société,
40:58donc je pense qu'on est à l'aube
41:00de découvertes,
41:01de découvertes sur la santé.
41:04Là,
41:04les premiers produits,
41:05full IA,
41:06rentrent chez l'homme cette année,
41:08donc normalement,
41:09ça met 10 ans,
41:10ou 15 ans avant de rentrer chez l'homme,
41:11là,
41:11on est à 2 ans,
41:123 ans,
41:13donc c'est une accélération du temps
41:15qui est fou,
41:16donc je pense que c'est que le début,
41:18pour moi,
41:19vous avez adoré les anti-obésités,
41:21vous allez adorer,
41:22je sais pas quoi,
41:24mais sur quoi...
41:24Et ça viendra de nouvelles sociétés ?
41:26Ça viendra pas des big labos existants ?
41:29Ah bah non,
41:30ah bah non,
41:31mais enfin,
41:32en réalité,
41:32les gros labos...
41:33Les hyperscalers arrivent bien à naviguer,
41:35à chaque nouvelle vague technologique...
41:38Mais la réalité,
41:38il y a combien de...
41:39Microsoft est la seule boîte du monde de l'histoire
41:42qui a réussi d'être leader,
41:44qui a réussi à être leader...
41:44Dans tous les cycles d'innovation technologique ?
41:46Dans deux cycles de suite,
41:47et là,
41:47ils sont leaders dans le troisième aussi.
41:49C'est jamais arrivé.
41:50D'accord.
41:50Donc,
41:51en réalité,
41:51ça n'est jamais arrivé.
41:53Et puis,
41:54les labos pharma,
41:54on les connaît un peu,
41:55Sanofi,
41:56citez-moi des produits sortis de Sanofi.
41:58Vous avez l'exemple de Sanofi ?
41:58Non,
41:59mais...
42:00Ils sortent des produits
42:01et qui ont de la croissance,
42:02etc.
42:02Mais qui souvent les ont achetés,
42:05c'est des biothèques.
42:06Parce que le modèle économique de la pharma,
42:07c'est d'acheter des biothèques.
42:09Et quand les produits...
42:10Donc,
42:11d'ailleurs,
42:11il y a...
42:11Je ne sais plus laquelle avait monté
42:12parce qu'ils ont fait un partenariat,
42:14justement,
42:14avec l'hosté des mises à service.
42:15Donc,
42:16là,
42:16ça va venir un peu de là.
42:18Et puis après,
42:19sur les thèmes qui nous sont chers à tous les trois,
42:22au niveau des micro-small-cap,
42:24vous avez beaucoup de place,
42:27puisque là,
42:27vous avez beaucoup de sociétés
42:28qui ne sont vraiment pas chers du tout.
42:30Donc,
42:31vous êtes dans les 4,
42:335 fois les bits d'A,
42:35des sociétés cash flow positives
42:38qui valent rien.
42:40Et puis,
42:40vous avez...
42:40Un marché un peu déserté,
42:41quand même.
42:43Qui a été clairement déserté.
42:45Moins suivi,
42:47moins...
42:47Ouais,
42:47il y a des fonds de qualité
42:48qui font plus de 30 l'an dernier
42:50et qui sont à plus de 10 années.
42:52Donc,
42:53non,
42:53non,
42:53mais...
42:53Un marché moins suivi,
42:54c'est plus d'opportunités aussi.
42:56C'est plus.
42:56Oui.
42:57C'est plus à voir les gens.
42:57Quand on fait bien son boulot.
42:59Il y a plus d'aspects à exploiter.
42:59Et juste,
43:00pour ceux qui nous écoutent
43:01et qui nous regardent,
43:02qui ont envie de...
43:03Parce que c'est facile maintenant
43:04d'acheter du private equity facilement
43:06pour son PER et son PERCOT
43:07et tout ce que vous voulez.
43:08Il y a juste un truc
43:09que j'aimerais rappeler,
43:10c'est que nous,
43:10on gère des fonds de société cotée
43:13avec des VL quotidiennes liquides.
43:15C'est-à-dire que...
43:16Enfin,
43:16je dis n'importe quoi.
43:17Notre fonds micro-cap,
43:18peut-être qu'on avait au small cap,
43:19on avait peut-être 25% de logiciels
43:22en août de l'année dernière.
43:24Ouais.
43:25Quand il y a besoin de sortir,
43:25c'est plus facile.
43:26Il y en avait peut-être 3 ou 4
43:29en mi-janvier ou mai-février.
43:30Alors,
43:30à tort ou à raison,
43:31peu importe.
43:32Mais le point,
43:33c'est qu'on n'est pas coincé comme ça.
43:35Ça évite de perdre 5 milliards
43:36comme Thomas Bravo.
43:38Non,
43:38mais on est dans un monde
43:39qui change vraiment vite.
43:42donc être capable
43:44de faire de l'allocation
43:46thématique
43:47de façon active.
43:48Alors,
43:48pas trop active,
43:49notre métier,
43:49c'est pas de changer de...
43:50Non,
43:50on est tous très bien et nôles.
43:51Et on est très bien.
43:52Mais on sait être agile
43:53au moment où il faut qu'on soit agile.
43:54Et c'est ça.
43:55Et ça,
43:55c'est ce qu'on peut offrir.
43:59Et ça,
43:59c'est un actif
44:00qui est quand même important
44:01dans un monde un peu incertain.
44:03Merci beaucoup,
44:03messieurs.
44:04Merci d'avoir été les invités
44:05de Planète Marché ce soir.
44:06Sébastien Lalevé,
44:07Montpensier Arbevel,
44:08Louis-Albert,
44:08Auris Gestion
44:09et Anguéran Arthaz,
44:10la financière de l'échiquier.
44:22Le dernier quart d'heure de SmartBourg,
44:23chaque soir,
44:24c'est le quart d'heure thématique.
44:25Le thème ce soir,
44:25c'est à nouveau celui de l'IA.
44:27L'IA comme source
44:29d'une nouvelle inflation,
44:31peut-être,
44:31pour nos économies,
44:33pour les banques centrales,
44:35pour les marchés également.
44:36On va en parler avec Vincent Chayet,
44:37le directeur des investissements
44:38d'âge de zoo Asset Management
44:40à mes côtés en plateau.
44:41Vincent,
44:41bonsoir et bienvenue.
44:42Bonsoir.
44:43Merci beaucoup d'être là.
44:44Oui,
44:44on va parler du thème de l'IA,
44:45mais de manière un peu plus globale,
44:47qu'est-ce que la perspective
44:48de réouverture d'Hormuz,
44:49qui semble être une hypothèse
44:51moins fragile,
44:52plus solide aujourd'hui,
44:53même si on n'est jamais
44:54à un revirement près
44:56dans ce genre de négociations.
44:58Mais le marché achète cette idée.
45:00Est-ce que vous aussi ?
45:01Et qu'est-ce que ça ouvre
45:03ou qu'est-ce que ça réouvre
45:04comme perspective,
45:06notamment en termes
45:06d'équilibre macro ?
45:08Comment est-ce qu'on découvre
45:09ou comment est-ce qu'on redécouvre
45:11le monde à l'issue
45:11de cette crise iranienne, Vincent ?
45:13C'est une bonne nouvelle,
45:14évidemment.
45:15C'est une bonne nouvelle
45:16pour tout le monde,
45:16pour le consommateur
45:17que nous sommes.
45:19Simplement,
45:20c'est quand même,
45:20ça ne sera pas si simple
45:22et rapide
45:22de revenir à la situation
45:23d'avant-crise.
45:24Il ne faut pas se tromper,
45:25l'accord,
45:26c'est quand même encore
45:26un peu compliqué
45:27d'arriver à ces conclusions.
45:28Il y aura beaucoup de réserves
45:30à reconstruire.
45:31Bien sûr.
45:32C'est quand même
45:33entre 700 et 1 000 millions
45:35de barils
45:35qui ont été reprises
45:37dans les réserves
45:38et qu'il va falloir reconstruire
45:39et donc racheter dans le marché.
45:401 000 millions,
45:41ça fait un milliard,
45:42c'est ça ?
45:42Oui.
45:43Un milliard, baril.
45:44Et puis alors,
45:44un baril, c'est gros,
45:45je crois.
45:46Et donc, ça,
45:47il faudra les racheter
45:48dans le marché
45:48et ça va forcément
45:50un peu faire un plancher
45:51sur les prix.
45:51Donc, ça sera difficile
45:52de revenir à la situation initiale.
45:54Et puis, le trafic,
45:54même chose,
45:55le trafic,
45:55c'est assez long,
45:56de réétablir le trafic,
45:57les bateaux,
45:57ça prend du temps
45:58de les transporter.
46:00Et donc, finalement,
46:01la retombée du prix du baril
46:02prendra quand même
46:03un peu de temps.
46:04On a une pression
46:05à la pompe
46:06qui va durer
46:07encore quelques temps.
46:08C'est encore quelques mois.
46:10Encore quelques mois,
46:11même si l'accord
46:11semble assez solide.
46:13Mais on voit quand même,
46:14de ce point de vue-là,
46:15un choc énergétique
46:16qu'on va traverser.
46:18C'est ça l'idée quand même ?
46:19Oui, bien sûr.
46:21Du strict point de vue de l'énergie,
46:22le choc inflationniste,
46:23maintenant,
46:24il va revenir dans l'autre sens.
46:25On va voir les chiffres,
46:26où la contribution
46:27de l'énergie à l'inflation
46:28se calmer un peu,
46:29bien sûr.
46:30Et c'est là
46:30où on en vient à parler
46:32de l'IA.
46:32Si, effectivement,
46:33ce choc énergétique
46:34dans les indices d'inflation
46:35commence à s'effacer,
46:37à disparaître
46:37au cours des prochains mois
46:38et prochains trimestres,
46:40il y a peut-être
46:40un phénomène nouveau
46:41qui, en revanche,
46:43va monter et tendre
46:44encore un peu plus les prix.
46:45Tout ce qui se passe
46:46autour de l'IA.
46:47Avant d'être massivement
46:49déflationniste,
46:50une source de gains
46:51de productivité majeure,
46:52on a d'abord
46:53un phénomène
46:54inflationniste lié à l'IA.
46:55Exactement.
46:56Oui, c'est vrai qu'à terme,
46:57c'est une excellente nouvelle
46:59pour tout le monde.
46:59C'est de la productivité,
47:00c'est de la croissance
47:01sans inflation.
47:02Le jour où cette révolution
47:03se met vraiment en place,
47:04en attendant,
47:05il faut investir,
47:05c'est des investissements
47:06considérables.
47:07Des centaines de milliards,
47:09là, c'est plus des millions,
47:09là, c'est des milliards
47:10des entreprises américaines
47:11qui investissent,
47:12400 l'an dernier,
47:13807 années,
47:141000 l'an prochain.
47:15Donc, ce sont des montants
47:16considérables
47:16qui mettent la pression
47:18sur les prix,
47:18notamment les prix des composants.
47:20Et ça aussi,
47:21ça crée de l'inflation.
47:22On a pris dans l'inflation
47:24le choc des tarifs
47:24l'an dernier,
47:25jusqu'au début de cette année.
47:26Ensuite, ce choc pétrolier.
47:27On a ce choc
47:27sur les composants informatiques
47:29qui vient s'ajouter.
47:31Chacun séparément,
47:32ça passe ensemble.
47:33C'est quand même
47:34un choc assez sévère.
47:35Et puis,
47:36il ne faut pas se tromper,
47:37sur ce choc de l'IA,
47:39c'est déjà plus gros
47:40que le pétrole
47:41dans la contribution
47:42de l'inflation.
47:43Et c'est quand même
47:44un peu là pour rester
47:45à l'inverse du pétrole.
47:45Donc, on va parler
47:46à l'instant.
47:46Parce que ces boîtes,
47:48ces programmes d'investissement
47:49sur plusieurs années,
47:50elles ne vont pas
47:50s'arrêter demain.
47:51Donc, la pression
47:52sur la mémoire,
47:53les stockages,
47:54les semi-conducteurs,
47:54elle va durer.
47:55Quand on fait des x3, x5, x8
47:57sur ces composants-là,
47:59même s'ils ne sont pas
48:00très gros
48:00dans le panier
48:01de la consommation,
48:03ça a quand même,
48:03à la fin,
48:04vu les multiplicateurs,
48:05un impact assez sérieux.
48:06Il faut écouter Tim Cook,
48:07parce qu'à la fin de la journée,
48:08l'iPhone va coûter
48:09peut-être 250 dollars
48:10plus cher.
48:11Exactement.
48:12Donc, on se rend bien compte
48:13sur un objet du quotidien,
48:15on va le dire comme ça,
48:16mis bout à bout,
48:17composant après composant,
48:18on arrive sur un prix
48:19de 1000, 1200 dollars
48:21à 250 dollars de plus.
48:22Exactement.
48:23Et ça, pour les consommateurs
48:25qui sont,
48:25mais en particulier
48:25le consommateur américain,
48:27qui est vraiment
48:28le plus exposé,
48:29ce triple choc d'inflation,
48:32après le prix à la pompe
48:33dont il est déjà
48:33gros consommateur
48:35et qui a pris
48:35les 30-40% de hausse,
48:37là, il prend la hausse
48:38des prix des téléphones,
48:40des iPhones.
48:41C'est très sérieux
48:42pour son pouvoir d'achat.
48:43On a quand même des rythmes.
48:44Mine de rien,
48:45on est sur le mois de mai,
48:46on est à plus de 8%
48:48d'inflation.
48:49Annualisée.
48:49Annualisée.
48:50Alors, évidemment,
48:50c'est sur un mois.
48:51Sur la marque du mois de mai
48:52annualisée,
48:52on est sur un mois de mai.
48:53Il ne faut pas se raconter
48:54d'histoire,
48:54c'est juste un mois.
48:55Mais enfin,
48:55quand on a des salaires
48:57qui augmentent en même temps
48:58de 3-3,5%
49:00et qu'on se dit
49:01que ça pourrait durer
49:02encore quelques mois
49:03avec cette pression,
49:04le baril du pétrole
49:05qui ne redescend pas si vite,
49:06les composants
49:07qu'il faut acheter encore
49:08pendant plusieurs trimestres,
49:10peut-être plusieurs années
49:13sur le consommateur,
49:13elle ne va pas s'arrêter demain.
49:14C'est quand même une pression
49:16qu'on n'a pas vue historiquement
49:18en dehors des récessions.
49:20Donc, c'est un choc assez sérieux
49:21pour le consommateur américain.
49:22On n'en parle plus
49:23du consommateur, Vincent.
49:24Non, mais parce que
49:25tous les regards
49:26sont focalisés sur l'IA,
49:28que l'IA génère peut-être
49:29la moitié de la croissance américaine
49:31aujourd'hui,
49:32que l'IA génère des effets
49:33de richesse monstrueux.
49:35C'est plusieurs milliers
49:37de millionnaires
49:37et multimillionnaires
49:38d'un coup
49:38quand une entreprise
49:39comme SpaceX
49:40s'introduit en bourse.
49:43les salariés de Samsung
49:44ou de SKNX
49:45ne sont pas loin
49:46d'être aussi millionnaires
49:47avec les primes
49:48qui leur ont été versées.
49:49Donc, on ne voit que ça.
49:50On a l'impression
49:51que finalement,
49:52le consommateur américain,
49:53pour lui, tout va bien.
49:54Vous dites,
49:55la situation est quand même
49:56beaucoup plus compliquée,
49:57en tout cas,
49:57mérite un peu plus
49:58de finesse d'analyse
49:59que simplement
50:00ce gros smile.
50:01Oui, tout à l'heure,
50:02vous discutez
50:02de l'exceptionnalisme américain.
50:04Oui, c'est vrai
50:04qu'il ne nous a jamais
50:04vraiment quitté
50:05cet exceptionnalisme,
50:06cette capacité incroyable
50:06des États-Unis
50:07à entraîner
50:08leur propre modèle
50:09dans lequel les marchés
50:10jouent un rôle considérable.
50:11Et tant qu'on a les marchés,
50:12on a la confiance.
50:13Tant qu'on a la confiance,
50:14on consomme plus qu'ailleurs.
50:15C'est ce qu'on voit
50:15depuis le choc de ce printemps
50:18où c'est le seul pays au monde
50:19où le consommateur
50:20a consommé, a consommé,
50:21et même pas autant,
50:22plus qu'avant.
50:24Donc, on voit bien
50:25cette force extraordinaire.
50:26Simplement,
50:27ça devient un peu plus spéculatif.
50:29C'est-à-dire que là,
50:31le consommateur américain,
50:32il est obligé de taper
50:33dans son épargne.
50:34Quand l'inflation
50:35monte plus vite
50:36que ses revenus,
50:36il faut qu'il réduise
50:37son épargne.
50:39Il est obligé de croire
50:41que son patrimoine
50:42va continuer à augmenter
50:44avec les marchés financiers.
50:46Alors, tant que ça fonctionne,
50:47évidemment, pas de problème.
50:48Le calcul est bon.
50:49Il en a beaucoup.
50:50Il est très investi.
50:51Mais évidemment,
50:52ça dépend du fil de la bourse
50:55qui se trouve, de surcroît,
50:56être un fil de plus en plus fin
50:57parce qu'aujourd'hui,
50:58c'est même plus la bourse.
50:59C'est un thème très particulier
51:01de l'intelligence artificielle.
51:02Donc, aux États-Unis,
51:03aujourd'hui,
51:03tout repose un peu là-dessus.
51:05Qu'est-ce que,
51:05du point de vue
51:06de la réserve fédérale américaine,
51:07comment cette situation
51:09peut-elle résonner, Vincent ?
51:11Je rajoute,
51:12du point de vue
51:12de la Fed,
51:14dirigée par son nouveau président,
51:15Kevin Warch,
51:16que le monde des investisseurs
51:18est en train d'apprendre
51:19à connaître.
51:20On le connaissait déjà.
51:21Il a un historique,
51:22Kevin Warch.
51:22Mais on découvre
51:23le Kevin Warch de 2026,
51:25le Kevin Warch,
51:26président de la Fed.
51:27Est-ce que c'est à la Fed,
51:28justement,
51:29de se montrer vigilante ?
51:30Est-ce que c'est le message
51:31qu'il a voulu faire passer
51:32lors de sa première communication ?
51:34Ou est-ce qu'il y a,
51:35dans le marché,
51:37des stabilisateurs automatiques
51:38qui permettent de réguler
51:39ce genre de cycle
51:40d'investissement
51:41historique,
51:42gigantesque ?
51:43Ben oui,
51:43je dirais,
51:44on va voir.
51:44On va voir.
51:45Il a un job pas facile,
51:46là,
51:47parce qu'effectivement,
51:48il y a un dilemme assez sérieux
51:49où il y a une partie importante
51:50de l'économie qui ralentit,
51:51une autre qui,
51:52au contraire,
51:52accélère.
51:53Il est un peu pris
51:53entre les deux.
51:55J'ai envie de dire
51:56que si le marché
51:58et le consommateur
51:59ne font pas le job,
52:00il sera obligé
52:01de le faire lui.
52:02Donc,
52:03soit on a un consommateur américain
52:04qui se dit,
52:05après tout,
52:05j'ai quand même
52:06une grosse pression,
52:07je réduis un peu
52:07ma consommation,
52:08comme ça a été le cas
52:09dans le monde entier,
52:09partout,
52:10avec ce qui se passe
52:11aujourd'hui.
52:13Soit,
52:14à l'américaine,
52:15il ne le fait pas.
52:16Peut-être que le marché
52:17le fera.
52:17Peut-être que ça sera
52:18le marché qui dira,
52:19écoute,
52:19bon,
52:19là,
52:20quand même,
52:20ça devient très cher,
52:22un peu plus risqué.
52:22Il faut que j'attache
52:23une forme de prime de risque,
52:24en gros,
52:24à ce qui se passe.
52:25Mais si on n'a
52:26ni l'un ni l'autre,
52:27à la fin,
52:29la réserve fédérale
52:29sera bien obligée
52:30de faire le boulot
52:31et de monter les taux.
52:32La réponse,
52:33vous l'attendez
52:34à quel horizon de temps,
52:35Vincent ?
52:36Ça se joue quoi ?
52:38Dans les mois qui viennent ?
52:39Ça se joue sur plusieurs trimestres ?
52:40Ça peut se jouer
52:40dans les deux années ?
52:42La réserve fédérale,
52:43elle va se donner
52:43le temps d'observer,
52:44cette inflation dont on parle
52:45qui va être un peu plus,
52:47redescendre peut-être
52:48un peu moins vite,
52:49un peu moins fort
52:51pour revenir au niveau
52:51d'avant-crise.
52:52Ça va prendre un peu plus de temps.
52:53La réserve fédérale
52:54va observer ça,
52:55évidemment.
52:55elle va se donner le temps,
52:57elle ne montra pas
52:57les tours de main.
52:58Mais enfin,
52:58la fenêtre,
52:59c'est que d'ici probablement
53:014-6 mois,
53:03là,
53:04il faudra dresser un diagnostic
53:05parce que là,
53:05on saura
53:07si l'euphorie continue
53:08et que l'économie
53:09risque la surchauffe
53:11ou au contraire,
53:13le consommateur
53:13est un peu rentré
53:14dans le rang,
53:14les marchés se sont calmés
53:16et là,
53:16évidemment,
53:17ils n'auront pas
53:17à intervenir.
53:18Mais de manière paradoxale,
53:20je ne sais pas
53:20si c'est votre sentiment
53:22ou l'analyse que vous faites,
53:23il y a plus
53:25de résilience peut-être
53:26dans l'économie européenne
53:28aujourd'hui,
53:28quand bien même
53:29le rythme de croissance
53:30est très mou,
53:31très médiocre,
53:32que dans une économie
53:33américaine telle qu'elle
53:34est structurée
53:35au moment où on se parle.
53:36Oui,
53:37ça part aussi du fait
53:38que quand on n'a pas
53:39de croissance tellement
53:40au départ,
53:41on part de pas très haut.
53:43On ne peut pas
53:43tomber très bas.
53:44Mais il y a un peu de ça.
53:46C'est vrai qu'en Europe,
53:47on a une réserve
53:47d'épargne considérable
53:48qui permet d'absorber
53:49ce type de choc.
53:51Simplement,
53:51c'est aussi la force
53:52de nos faiblesses,
53:53la faiblesse de nos forces.
53:54C'est-à-dire que ça protège
53:55des chocs,
53:56mais ça veut aussi dire
53:57que l'épargne européenne,
53:58elle est complètement
53:59congelée,
54:00sclérosée en fait.
54:01Elle ne travaille pas.
54:03Donc,
54:03elle nous protège,
54:04mais en même temps,
54:04elle n'apporte pas
54:05de financement de l'économie,
54:06d'investissement.
54:08Donc,
54:08toute l'innovation
54:09et la croissance
54:09qui va avec
54:10que les Américains
54:11savent si bien faire,
54:12c'est-à-dire faire travailler
54:13cette épargne
54:13pour entraîner l'économie.
54:15Voilà,
54:16l'exception américaine,
54:17elle est là.
54:18Aujourd'hui,
54:19elle atteint peut-être
54:20une zone qui commence
54:21à être excessive.
54:23Ils augmentent l'effet de levier
54:25qui est derrière.
54:25C'est en ce sens
54:26que ça devient
54:26un peu plus risqué,
54:28spéculatif.
54:29Mais c'est vrai
54:29que pour l'instant,
54:30ça fonctionne.
54:31Tant que la confiance
54:31est là,
54:32ça tient.
54:33Ce fil de l'IA,
54:35tant qu'il tient,
54:36effectivement,
54:36on peut avoir
54:37une économie américaine
54:37qui entretient
54:39le modèle quelque temps.
54:39Avec un risque quand même
54:41à un moment
54:41que cette partie
54:42la plus fragile
54:43des consommateurs,
54:44parce qu'on a beaucoup
54:45décréé aussi
54:45cette économie en cas.
54:47L'économie américaine
54:47a toujours été en cas,
54:48mais c'est un cas
54:49qui s'est visiblement
54:50encore exacerbé
54:51de manière spectaculaire.
54:54Pour le dire simplement,
54:55la consommation des 1%
54:57à un moment
54:57ne suffira plus peut-être
54:58à tenir le reste
55:00de l'économie
55:01et du marché.
55:02C'est un peu le risque.
55:02Le fil est de plus en plus fin.
55:03Et donc,
55:04effectivement,
55:04ça devient toujours
55:05un petit peu plus risqué
55:06de faire tenir l'économie
55:07sur une partie
55:08qui est de plus en plus spéculative
55:09et de plus en plus petite.
55:11Voilà ce qui se présente
55:12aux Etats-Unis aujourd'hui.
55:13Bon,
55:14à chaque investisseur
55:15d'en apprécier le risque.
55:16Mais enfin,
55:16ce risque,
55:17il augmente.
55:18Oui,
55:18il faut avoir conscience
55:19de ce risque aujourd'hui
55:20quand on investit
55:21sur le marché américain.
55:22Merci beaucoup à Vincent.
55:23Vincent Chayet
55:23qui était avec nous
55:24pour parler de ce phénomène
55:25des highflations,
55:26l'inflation générée
55:28par ce cycle
55:28d'investissement historique
55:30tourné vers
55:31l'intelligence artificielle.
55:33Vincent Chayet,
55:33directeur des investissements
55:34d'Âge de Zoos
55:35Asset Management
55:35avec nous
55:36dans ce dernier quart d'heure
55:37de Smart Bourse
55:38que vous pouvez retrouver
55:39bien sûr
55:39comme toutes nos autres émissions
55:41en replay
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