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  • il y a 2 jours
Jeudi 26 mars 2026, retrouvez Alain Pitous (Senior Advisor, AI for Alpha), Etienne Gorgeon (Responsable de l’activité obligataire, Sanso Longchamp AM) et Julien-Pierre Nouen (Directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:06Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Alain Pitous nous accompagne, senior advisor chez AI4Alpha.
00:17Bonsoir Alain.
00:18Bonsoir.
00:18A vos côtés, Julien Pierre Nouand, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée de Lazare, frère gestion.
00:23Bonsoir Julien Pierre.
00:24Bonsoir.
00:25Etienne Gorjon est également en notre compagnie, le responsable de l'activité obligataire de Sanso Longchamp Asset Management.
00:30Bonsoir Etienne.
00:31Bonsoir et voir.
00:31Quelles sont les réflexions qui vous animent à ce stade Etienne ?
00:34On va boucler quasiment une quatrième semaine de conflits et de crises iraniennes et de conflits dans le golfe
00:42avec un marché qui a quand même envie d'acheter des perspectives un peu plus positives.
00:48Je trouve que la séance de lundi a été intéressante de ce point de vue-là avec la perspective de
00:54pourparler, de début de discussion,
00:57même si elle semble encore difficile aujourd'hui entre les Etats-Unis et l'Iran.
01:01Mais c'est vrai qu'on a vu quand même après trois semaines de pression et de tension que la
01:06moindre perspective un peu plus positive
01:08pouvait faire réagir quand même les investisseurs.
01:10Oui, il y a plein de choses dans votre question, Grégoire.
01:14Je vais commencer peut-être par le fait que, pour l'instant, de ce que moi je comprends de ce
01:18que font les marchés,
01:19que ce soit sur les taux ou sur le marché actions, et si je regarde en particulier les Etats-Unis,
01:24je trouve que la réaction des marchés est assez incroyablement en ligne avec les précédents mouvements de marché liés à
01:31des chocs énergétiques.
01:34Ça vaut ce que ça vaut, mais ça peut donner quelques guides pour se positionner ou avoir une vague guidée
01:40de la façon dont ça s'est passé précédemment.
01:43Mais historiquement, on est plutôt à des drawdowns de moins 8 sur le S&P après trois semaines, qui est
01:47plutôt en général le point bas.
01:49Là, on en a quatre semaines.
01:50Et on retrouve à peu près nos niveaux au bout d'un mois et demi, deux mois.
01:54Ça, c'est à peu près ce qui nous guide.
01:55Ce qu'on sait également, c'est que pour que ça se morphe en quelque chose de très compliqué, il
01:59faut trois choses.
02:00Il faut un prix du baril au-dessus de 50% sur une période prolongée.
02:05Donc là, on a la hausse du baril largement au-dessus des 50%, mais pour l'instant, ça ne fait
02:09que quatre semaines, comme vous l'avez dit.
02:11Il faut une économie qui est plutôt un peu faiblarde.
02:14Ce n'est pas le cas aux Etats-Unis, c'est un peu le cas en Europe, comme dans les
02:17années 90.
02:18Donc pour l'instant, on ne peut pas vraiment dire qu'on a ça non plus.
02:20Et le troisième facteur, il faut des banques centrales qui augmentent les taux de manière extrêmement marquée.
02:25Ce n'est pas le cas, même si on comprend que ça pourrait l'être.
02:28Donc en fait, potentiellement, ça peut très mal se passer.
02:35Il y a un facteur temps.
02:36Le facteur temps, il est extrêmement compliqué à évaluer.
02:38Je pense que c'est vraiment la clé.
02:39La fin de cette crise, c'est quand le Détroit se réouvre et que le Détroit rebasse.
02:42On a bien fait la distinction désormais entre les opérations militaires, les bombardements américains,
02:48et la question presque séparée, j'ai envie de dire, du Détroit d'Hormuz et de la praticabilité du Détroit.
02:53Donc ça, c'est le point clé. C'est dès qu'on réouvre, en fait, a priori, les marchés repartent
02:59et c'est fini.
03:00Ce qu'on a à peu près en tête, après, il y a eu pas mal d'interventions sur ce
03:04sujet,
03:05c'est le nombre de mois qui passent avec cette hausse du baril.
03:09Les estimations, les modélisations nous disent, après trois mois, ça commence à devenir compliqué.
03:13Il va falloir commencer à vraiment intégrer le fait que l'économie va se dégrader, que l'inflation va commencer
03:21à repartir.
03:23Donc ça, c'est ce qu'on comprend, c'est à peu près ce qu'on voit.
03:25Ce qu'on sait pas, c'est ce qui se passe vraiment dans la tête du président américain,
03:28et encore moins ce qui se passe dans la tête des différentes branches iraniennes.
03:32J'ai compris, moi, par exemple, cette nuit, que ceux qui parlent aux Pakistanais ont peur de se faire tuer
03:39par...
03:39Enfin, il y a une mini-guire civile à l'intérieur des gardiens de la Révolution, c'est extrêmement compliqué.
03:44Cette variable-là est impossible à suivre.
03:46Ce qu'on comprend également, c'est que Trump a donné un signal, il veut que ça s'arrête.
03:49Moi, c'est comme ça que je le comprends.
03:50Il réaffirme le calendrier de 4 à 6 semaines, là, sur sa dernière crise des paroles, il y a quelques
03:54heures.
03:55Et en même temps, il fait du Trump, c'est-à-dire qu'il veut que ça s'arrête, puisqu
03:57'il donne des...
03:59Il l'a clairement dit.
04:00Il envoie quand même J.D. Vance et son acolyte pour entamer les négociations.
04:07À côté de ça, il envoie quand même une armada pour potentiellement envahir une partie de l'Iran,
04:14que ce soit le détroit d'Hormuz ou l'île de Karim.
04:16Donc, tout ça rend les choses un peu compliquées.
04:18Moi, mon instinct, c'est qu'on peut choisir la sortie de route.
04:23Si on choisit la sortie de route, c'est donc une queue de distribution.
04:26C'est un événement extrêmement rare.
04:27Si ça se produit...
04:28Et moi, j'ai du mal à y croire, parce que simplement, ça ferait beaucoup trop mal à nos économies.
04:35À tout le monde, et y compris aux États-Unis.
04:36Et surtout aux États-Unis, quand on voit Bessent,
04:38qui a fortement encouragé la réserve fédérale à faire un QI sur la partie courte de la courbe
04:43au mois de décembre, qui a commencé au mois de janvier,
04:45avec 40 milliards de rachats simplement,
04:47parce qu'il y avait une volatilité un peu trop forte sur les taux courts,
04:49parce que tellement de leviers pour acheter les treasuries,
04:52que je me dis, mon Dieu, qu'est-ce qui se passe si cette crise se perdure
04:55en termes de soudainabilité de la dette ?
04:57J'entends qu'il y ait une limite et qu'il y ait un seuil de douleur,
05:00comme à chaque fois, c'est une chose.
05:02Est-ce qu'on est dans une situation où Trump peut t'accoter aussi facilement
05:08que lors du Groenland ou lors de Liberation Day ?
05:11Il n'est pas seul engagé dans cette affaire.
05:14Autant sur les tarifs, c'est on-off.
05:16Il décide, il fait ce qu'il veut, il veut les mettre, il les met,
05:19il veut les retirer, il les retire, il veut une pause de 90 jours.
05:22Il est l'unique décideur.
05:23Dans cette affaire, et notamment vis-à-vis d'Hormuz,
05:26c'est un peu plus compliqué.
05:27Je crois qu'ils sont en train de réaliser, peut-être que nous aussi,
05:29mais ce n'est pas encore très clair, que vous utilisez le verbe intéressant,
05:33c'est t'accoter.
05:34Est-ce qu'il est capable de se retourner ?
05:36Je l'ai lu tout à l'heure pour tout le dire,
05:37et je rends hommage à Renaud Cavalier d'OBHF.
05:39Je lis toujours avec beaucoup d'attention ce qu'il écrit,
05:42et c'est lui qui l'utilise dans son dernier petit papier sur les États-Unis.
05:46Et donc, lui, je pense que Trump a clairement envie de t'accoter.
05:50Et simplement, effectivement, est-ce qu'en face,
05:52il y a quelqu'un pour l'aider à ta côté ?
05:54C'est-à-dire du côté de la question.
05:56Et là, on est en train de comprendre que ce n'est pas si clair que ça.
05:59On peut imaginer un schéma où on aurait une forme de cesser le feu,
06:03même marketing, si je puis dire,
06:05et une complication économique toujours en place,
06:08avec un détroit d'Hormuz qui resterait difficilement praticable,
06:11en tout cas sous des standards de sécurité qui pourraient convenir.
06:15Difficile de voir vraiment, mais il y a une logique, en tout cas ça,
06:18qu'il y ait des étapes.
06:19Et donc là, je souscrirais pas mal à votre remarque qu'il y ait des étapes.
06:24Et même du côté iranien, on peut imaginer que même eux en ont marre.
06:28Même s'ils ne sont pas à se tirer dessus entre eux,
06:30il y a probablement un moment où ils voudront aussi que ça se calme.
06:34On peut espérer.
06:35Oui, ça reste la perspective.
06:37Et comme vous le disiez, on est encore,
06:39ça paraît un peu bizarre de le dire comme ça,
06:41mais du point de vue des marchés,
06:42on est encore en terrain connu au regard des paybooks historiques
06:46liés à ce genre de crise et de conflits.
06:4950 points de base de hausse de taux,
06:50entre 5 et 10% de baisse sur le marché d'action,
06:52on ne price rien de grave là.
06:55Julien Pierre,
06:56l'analyse que vous faites de la situation chez leurs frères gestion,
06:59et puis la question qui suit un peu le descriptif et l'analyse d'Étienne,
07:03c'est jusqu'où ce choc est-il encore réversible
07:06après 4 semaines ou 4 à 6 semaines,
07:08si on s'en tient au calendrier officiellement projeté
07:11par l'administration américaine ?
07:13Parmi les conséquences immédiates possibles,
07:16est-ce qu'il y a déjà des conséquences de moyen long terme
07:18et des séquelles qui vont perdurer
07:21quand bien même le conflit pourrait s'arrêter dans les prochains jours ?
07:26Des séquelles, je pense qu'il y en aura à très long terme,
07:28alors qu'il n'y aura pas forcément des conséquences de marché,
07:30mais je pense qu'un certain nombre de pays
07:33vont se poser des questions sur leur relation avec les États-Unis,
07:36les pays du Golfe, les pays asiatiques,
07:38qui ont vu leurs arsenaux être aussi un peu attaqués
07:42par les besoins de munitions de ce conflit.
07:45À plus court terme pour nous,
07:47l'élément important à avoir en tête,
07:49c'est qu'on avait un point de départ en fait assez idéal
07:51avec un marché de l'énergie qui était caractérisé
07:55par une offre surabondante.
07:56Si on reprend les prévisions de l'Agence internationale de l'énergie de janvier,
08:00on allait tourner à 3-4 millions de barils jour d'excédent sur l'année,
08:06donc on voyait la courbe des stocks qui remontait de manière verticale,
08:09donc ça veut dire qu'on avait un peu un coussin pour absorber un premier choc.
08:14Maintenant, ça va vite.
08:15Lorsqu'on regarde la baisse de production,
08:18on va tirer très rapidement sur ces stocks,
08:22et nous on a fait des petits travaux d'estimation,
08:26et on pense qu'un mois, deux mois, ça passe.
08:30Effectivement, au-delà, trois mois, c'est plus compliqué.
08:33Vous avez d'autres travaux qui sont faits de simulation sur l'impact sur l'économie,
08:37et effectivement, un des trois d'ormous bloqués pendant un trimestre,
08:42c'est une croissance mondiale à zéro.
08:45Une croissance mondiale à zéro, c'est très très rare.
08:48Ça va vite.
08:48Ça va vite.
08:50On avait 3% en tête,
08:51ou le grosso modo, c'était le consensus.
08:54Ça va vite.
08:55On passe de 3 à zéro en un trimestre.
08:56Ce qui est intéressant de voir,
08:58c'est que dans l'autre sens, ça va aussi très vite sur les modélisations.
09:02C'est-à-dire que dès qu'on a un retour à la normale,
09:05on a une réaccélération de la croissance,
09:06un effet rattrapage très marqué.
09:09Ça, c'est si on n'a pas de non-linéarité qui soit mise en place entre-temps,
09:13et ça pose toute la question, effectivement,
09:16de la capacité d'absorption des différentes économies.
09:20L'économie américaine est-elle aussi forte que ce qu'on envisageait ?
09:25C'est vrai qu'il y avait des évolutions plutôt favorables au début de l'année.
09:28Mais pour nous, ça reste une économie qui est caractérisée par ce terme de croissance en cas,
09:34avec des zones très vigoureuses,
09:36tout ce qui est lié à l'investissement, data center, intelligence artificielle, etc.
09:41La consommation des plus riches,
09:42mais la consommation des plus riches qui est aussi liée à ce qui se passe sur les marchés.
09:45Bien sûr.
09:46Et donc à l'IA.
09:49Et donc au niveau des marchés en général.
09:51Et après, de l'autre côté, on a quand même des ménages américains
09:55qui, pour certains, commencent à tirer la langue.
09:58Lorsqu'on regarde les données de confiance quotidienne,
10:02c'est une vraie cassure.
10:04Le galon à plus de 4 dollars en moyenne,
10:07ce n'est pas une bonne nouvelle.
10:09Et donc voilà, dans un contexte où, je rappelle,
10:12les créations d'emplois étaient quand même très faibles.
10:14Est-ce que ça va être la goutte d'eau qui va faire déborder le vase ?
10:19Évidemment, ça va dépendre de la durée,
10:21mais c'est des scénarios qu'il faut quand même garder dans l'horizon.
10:25Est-ce qu'on est plutôt dans le camp de l'idée de la résilience ?
10:28Et c'est vrai que, peut-être que depuis 2020 notamment,
10:31et la succession de crises,
10:32on a peut-être sous-estimé à chaque fois notre capacité à être résilient,
10:37du point de vue économique, du point de vue des entreprises.
10:40Ou est-ce qu'il y a quand même dans ce choc des conséquences
10:44qui ne seront pas facilement réversibles ?
10:47Alors, moi, si je fais un petit peu de...
10:49Si je regarde un peu comment on est rentré dans cette crise,
10:53on était rentré d'une manière assez originale, je vais dire.
10:56C'est-à-dire qu'en fait, souvent, moi je regarde les stress,
10:59c'est des trucs qu'on regarde souvent avec AI4Alpha.
11:04Normalement, la séquence, quand on se dégrade,
11:06ça commence par le crédit,
11:07et puis, en bout de parcours, ça atteint les actions
11:09qui sont souvent un peu décalées par rapport à ce stress.
11:12Et en fait, cette fois-ci, c'était un peu l'inverse.
11:14C'est-à-dire qu'on est arrivé au mois de mars, grosso modo,
11:18enfin, en février, on va dire,
11:20avec des actions qui étaient déjà un peu stressées
11:22parce qu'il y avait pas mal d'accidents,
11:23si on regarde ce qui s'est passé sur certains titres,
11:25des accidents sur de grosses valeurs,
11:26parfois, qui reculaient de 20, 15, 20% en bourse.
11:29Et on avait les Magnificent Seven
11:30qui sont quand même sous pression depuis un moment,
11:33toute l'IA qui était sous pression
11:34avec les histoires de disruption, etc.
11:36Et on avait des marchés de taux
11:37qui étaient, je vais pas dire euphoriques,
11:39mais avec un stress particulièrement bas,
11:41avec des spreads de crédit extrêmement serrés,
11:45le dollar sous pression,
11:46avec un euro et d'autres devises
11:48par rapport au dollar qui étaient bien orientés.
11:51Et on arrivait comme ça
11:51dans cette période de tensions
11:55liées à la guerre.
11:56Et là, les choses se sont extrêmement rapidement inversées.
12:00C'est-à-dire qu'en fait, on a basculé sur le dollar,
12:03on a basculé sur les anticipations de taux,
12:05on a basculé sur les spreads de crédit.
12:06Alors après, il y a autre chose
12:07qui est arrivée en ligne de compte,
12:08mais enfin, c'est arrivé à ce moment-là.
12:11Et on a également basculé sur les Goviz,
12:12qui ont montré un stress extrêmement important,
12:15très rapidement.
12:16Donc, par rapport à votre question,
12:19moi, mon sujet aujourd'hui,
12:20c'est qu'on est arrivé,
12:21donc moi, sur les portefeuilles que je suis,
12:23on est extrêmement risk-off,
12:25avec un maximum de 10% en action,
12:27avec très, très peu de risques embarqués.
12:29Le seul risque qu'on a,
12:30et c'est une erreur,
12:31c'était être encore un peu resté sur les taux longs Goviz,
12:34parce qu'il fallait bien faire quelque chose,
12:35donc on a fait ça.
12:36Et on a souffert là-dessus,
12:37mais comme c'est la seule chose
12:38sur laquelle on a souffert,
12:39ce n'est pas très grave.
12:41Alors ma question maintenant,
12:42c'est, et ça rejoint ce que vous disiez,
12:44c'est comment on sort de là ?
12:46Comment on repart ?
12:46Voilà, comment on repart,
12:47et puis qu'est-ce qu'on va faire pour repartir ?
12:49Donc là, après, moi, dans ce cas-là,
12:51une fois que j'ai regardé le stress,
12:52je regarde les tendances.
12:53Et les tendances, elles sont catastrophiques.
12:54C'est-à-dire qu'en fait,
12:55toutes les tendances sur toutes les classes d'actifs,
12:57il n'y a pas un truc qui résiste à la période actuelle.
13:00Contre-pied générale.
13:01Et en fait,
13:03les deux seules choses qui sont un peu,
13:05qui commencent à émerger un tout petit peu,
13:07c'est le VIX.
13:08Oui.
13:09Acheter de la vol ?
13:10C'est pas forcément l'idée du siècle.
13:12Un, c'est pas être entre toutes les mains,
13:13et puis une fois qu'on a fait ça,
13:14bon, on n'a pas fait grand-chose.
13:16Voilà, mais enfin bon,
13:18c'est déjà ça.
13:18Oui, mais c'est quand même intéressant de voir
13:20que c'est le seul truc qui est en train de passer
13:21d'extrêmement négatif.
13:22Voilà, et puis les matières premières agricoles,
13:25donc on ne fait pas un portefeuille avec ça, quand même.
13:27Mais c'est quand même aussi un signe
13:29qui n'est quand même pas terrible
13:29par rapport à l'ambiance générale.
13:31Donc, aujourd'hui,
13:34moi j'ai tendance à poser le stylo,
13:36j'écoute tous mes petits camarades
13:38qui parlent de la sortie de crise,
13:40on parle du détroit d'Hormuz,
13:42il va falloir sortir du détroit d'Hormuz,
13:44les bateaux qui sont bloqués,
13:45où les gens ont plus d'eau,
13:46et que ça commence à être une situation humanitaire
13:48terrible pour ceux qui sont là-bas,
13:50mais il n'y a aucun bateau qui rentre,
13:51et c'est pas demain la veille
13:52que vous avez un bateau qui va rentrer là-bas.
13:54C'est-à-dire qu'il y en a qui sortent,
13:55mais il n'y en a aucun qui rentre.
13:57Donc, tout ça,
13:58ça va mettre quand même un peu de temps
13:59à se résorber.
14:00On ne va pas revenir à un niveau de fluidité,
14:02je parle juste de l'aspect Hormuz,
14:04du trafic, de l'artère,
14:05que c'est pour le trafic parité mondial
14:07et notamment pétrolier.
14:09Il n'y aura pas de retour
14:10à la fluidité antérieure.
14:11Non, mais ce que je disais tout à l'heure,
14:11c'est que le jour où ça ouvre
14:13de manière à peu près correcte,
14:14le marché va dire c'est bon,
14:15et puis ça mettra du temps,
14:17et ce n'est pas très grave.
14:18Il y aura des trucs sur l'urée,
14:22il y aura des problèmes sur le polyéthylène,
14:23des trucs comme ça,
14:24mais c'est du degré 2
14:26par rapport aux problématiques du pétrole
14:28et des dérivés directs du pétrole,
14:30le gaz, etc.,
14:31qui sont un peu bloqués là-bas.
14:34Donc, ça, c'est la photo en sortie de crise.
14:37Par exemple, si ce week-end,
14:38ils se mettent d'accord,
14:39je vois bien, comme vous disiez tout à l'heure,
14:41un espèce de truc un peu marketing,
14:43un truc où on se dit
14:44on va se donner un mois,
14:46on va faire un cc le feu,
14:46on arrête de tuer des gens,
14:48puis vous arrêtez de bombarder,
14:49et puis tout le monde sera content.
14:52Mais il va y avoir un rallye de soulagement,
14:55un peu comme on a eu lundi.
14:55Oui, c'est ça.
14:56Mais je pense qu'aujourd'hui,
14:57les investisseurs se sont investis
14:59dans cet état d'esprit-là,
15:00donc le rallye ne va pas être réservé.
15:02Et puis après,
15:02il va se reposer les autres problèmes.
15:04Et les autres problèmes,
15:05c'est l'inflation qui ne va pas s'arrêter tout de suite,
15:08la dette qui reste au niveau où elle est,
15:10et cette problématique de crédit,
15:11alors on a échangé...
15:13Crédit privé ?
15:14Voilà, le crédit privé.
15:15Ça devient votre maroche, là.
15:16Bah oui, bah oui, bah oui.
15:17On a les obsessions qu'on...
15:19Exactement, voilà.
15:20J'en ai d'autres.
15:21Qu'on mérite.
15:21On en a parlé avant la séance,
15:22mais j'en parlais pas ici.
15:24Mais c'est un sujet que je regarde beaucoup,
15:26parce que comme souvent les crises viennent de par là,
15:28je regarde souvent ce qui se passe sur le high-heel.
15:29Puis je n'avais pas vu cette histoire de crédit privé,
15:31je l'ai vu en septembre dernier,
15:33avec les histoires qu'il y avait eues,
15:34avec les premiers cartons qu'il y avait pu avoir.
15:38Et puis je me disais,
15:39ouais, bon, ça va rester contenu,
15:41parce que c'est vraiment dans les fonds,
15:43non, c'est les investisseurs qui vont perdre,
15:44et puis ils se débrouillent, quoi.
15:45Mais en fait, quand on regarde,
15:46il y a plusieurs choses,
15:47c'est qu'il y a...
15:48Les banques ont prêté de l'argent à ces braves gens,
15:50il y a du levier à tous les niveaux,
15:52et il y a un levier...
15:53On a échangé aussi là-dessus,
15:54on a un levier...
15:56Enfin, il y a trois niveaux de levier.
15:57Il y a les fonds qui ont 100 d'actifs
16:00et investissent en 80.
16:01Il y a les banques qui mettent du levier là-dedans,
16:03et puis il y a aussi les entreprises elles-mêmes
16:05qui ont du levier sur leur EBITDA.
16:09Et c'est des boîtes qui se sont faits quand même
16:11largement disruptées par l'IA,
16:14et qui sont...
16:15Quand elles sont dans un portefeuille de crédit privé,
16:18j'y arrive,
16:18elles sont également dans les portefeuilles
16:20de private equity.
16:21Et là, on commence à toucher des actifs
16:23qui sont quand même beaucoup plus importants.
16:24Et à la limite, moi, je dirais
16:25que ce n'est pas tellement les montants en jeu.
16:27J'ai vu l'autre jour,
16:28il y avait un fonds qui avait baissé,
16:29c'était incroyable,
16:30il avait baissé...
16:30C'était la première fois qu'il baissait,
16:32puis je regarde la baisse, 0,68.
16:34Bon, ça va.
16:34On va dire que ça va.
16:35Mais le sujet, il n'est pas là.
16:37Le sujet, il est le manque de confiance.
16:38Et ça, c'est terrible,
16:40parce qu'on se retrouve avec des problèmes
16:42qu'on a tous connus en 2011,
16:44crise de la zone euro.
16:45Le problème, il n'était pas tellement
16:46au niveau de la dette.
16:47Et après, même chose sur le niveau
16:48des subprimes.
16:49Il y a beaucoup de subprimes
16:50qui ont été remboursés.
16:51Donc il y a quand même l'idée
16:51que cette accumulation de chocs
16:54plus cette situation géopolitique,
16:56il y a quand même une fragilisation structurelle
16:58un peu des marchés.
16:59Disons que, basiquement,
17:01pour revenir sur les marchés,
17:02pour repasser vraiment RISCON,
17:03pour revenir sur les actions,
17:05revenir sur long crédit,
17:07long taux, etc.,
17:08aller chercher des produits longs
17:10et produits actifs risqués,
17:11refaire de l'argent, de l'or, etc.
17:15Là, aujourd'hui,
17:16ça ne paraît pas être tout de suite.
17:18Et il va falloir, je pense,
17:20au moins 6 à 8 semaines
17:23avec de bonnes nouvelles
17:24pour qu'on renclenche
17:25quelque chose de positif.
17:26Donc, même si ça passe vendredi,
17:30on est parti pour deux mois de cirque
17:31avec des entreprises
17:32qui vont commencer à communiquer
17:34dès avril.
17:34Eh bien, c'est des publics qui vont arriver,
17:35bien sûr.
17:37Qui vont peut-être tenir des propos pas terribles.
17:38Et on a vu ce qui s'est passé
17:39quand on tient des propos pas terribles.
17:41Et puis, toute la partie inflation
17:42qu'il va falloir gérer
17:43parce que c'est dans les chiffres
17:44d'avril, mai, juin
17:45qu'on va avoir l'impression.
17:46Le gros changement aussi, je trouve,
17:47c'est qu'on a fait deux ans
17:50en anticipant des baisses de taux
17:52et puis maintenant,
17:52en trois semaines,
17:53ça s'est retourné.
17:53C'était le point.
17:55Renversement majeur quand même
17:56des anticipations
17:58concernant les stratégies
17:59de Banque Centrale.
18:01Etienne, la question étant
18:03comment les entreprises
18:04vont se comporter pour gérer
18:05alors peut-être quelques mois
18:07d'inflation supplémentaire
18:09dans le meilleur des cas.
18:10Est-ce qu'il y a un risque
18:11de diffusion quand même
18:13de ce choc de prix énergétique
18:16au reste de l'économie,
18:18ce qu'on appellerait l'inflation ?
18:21Comment les entreprises
18:22peuvent gérer
18:23ce nouveau choc d'inflation
18:25après celui de 2022 ?
18:27Et surtout,
18:28qu'est-ce qu'on attend
18:29des banques centrales
18:30dans ce contexte ?
18:31Vous le notiez,
18:32on en discutait juste avant,
18:33mais les taux se tendent.
18:36C'est bien la partie réelle
18:38des taux qui monte
18:39dans cette crise.
18:40Pour l'instant,
18:41ce n'est pas l'inflation,
18:42en tout cas aux Etats-Unis,
18:43c'est moins vrai en Europe,
18:44mais aux Etats-Unis,
18:46c'est d'ailleurs assez incroyable,
18:47vous regardez le 5 ans
18:49dans 5 ans
18:49ou le 10 ans
18:51sur les points morts,
18:52en fait,
18:53les taux réels,
18:53c'est les taux réels
18:54qui remontent,
18:54ce n'est pas l'inflation,
18:55on n'anticipe pas
18:55une inflation à la hausse.
18:56Donc, le marché anticipe
18:58qu'il y ait une résolution
18:59relativement rapide
19:01et pas une diffusion
19:03de l'inflation.
19:03Nous, ce qu'on voit,
19:04nous, chez San Solonchon,
19:05on finance les boîtes
19:06en Europe.
19:06On les finance soit
19:07par de la dette
19:08de type haut rendement
19:09ou crossover,
19:11soit au travers
19:12de fonds actions.
19:14Il y a un truc qui est sûr,
19:15c'est qu'il y a des secteurs,
19:15ça a déjà commencé.
19:17Vous voyez,
19:17des secteurs qui étaient
19:18un peu à la peine,
19:19comme le secteur
19:20de la chimie de base,
19:22et eux,
19:22tout de suite,
19:23ils augmentent les prix
19:23et tout de suite,
19:24ça va mieux.
19:25Il y avait certaines boîtes
19:26qui étaient vraiment
19:27en difficulté,
19:27tout de suite,
19:28ça va mieux.
19:29Vous regardez le prix du sucre,
19:30ça y est,
19:30c'est reparti.
19:31Une boîte comme Théreos
19:31qui avait un peu souffert
19:33quand même
19:33de la baisse continue
19:34des prix du sucre,
19:36ça y est,
19:36ça repart.
19:37Et ça repart
19:38parce qu'ils vont
19:39augmenter leur prix
19:39et il n'y a aucune raison
19:41qu'ils ne le fassent pas.
19:42Après,
19:43la question,
19:44c'est est-ce que ça se diffuse
19:46tellement largement
19:47qu'on rentre
19:49dans la boucle
19:50prix-salaire ?
19:50Il faut voir qu'en Europe,
19:51particulièrement en Europe,
19:52ce n'est pas une croissance
19:53fantastique à la base
19:55qui a été révisée
19:56pas mal à la baisse
19:58du fait de ce qui se passe.
19:59Oui,
20:00depuis le conflit.
20:00Des salaires qui ne sont pas
20:01franchement non plus
20:02ultra-vibrants,
20:04ce qui fait que,
20:05oui,
20:05il y a un risque
20:06mais pour moi,
20:06il n'est pas tout de suite.
20:07Et encore une fois,
20:08c'est toujours cette variable,
20:09c'est quand est-ce que
20:09réouvre ce D3
20:10et quand est-ce que
20:11la pression se finit ?
20:13Je pense que pour l'instant,
20:14les banques centrales,
20:15et c'est un des points
20:16que je trouve assez intéressant,
20:18c'est que les banques centrales
20:19aboient
20:21pour un risque
20:22qui n'est pas encore
20:24réellement matérialisé.
20:24C'est la stratégie actuelle
20:25qui va se matérialiser.
20:26Ils se montraient très vocales
20:28pour essayer d'éviter
20:29d'avoir à en faire trop
20:30s'il fallait agir.
20:31parce qu'ils savent très bien
20:32que le dernier coup,
20:33ce que moi j'appelle
20:33à la trichée,
20:34juillet 2008,
20:36ça a fait mal
20:37à la fois pour la réputation
20:38et ça fait mal à l'économie.
20:41Et qu'il y a quand même...
20:41En fait, il y a eu 2008 et 2011.
20:42Et 2011,
20:43exactement.
20:44Et 2011 aussi.
20:45Pardon, 2011,
20:46j'ai eu raison,
20:46avril, 2011, avril.
20:48Et donc tout ça,
20:49c'est quand même un stigmate.
20:50Moi, j'observe quand même
20:51que du côté allemand,
20:54enfin,
20:55du côté allemand,
20:56ça ne bouge pas tellement,
20:57les lignes.
20:57Je pense qu'il y a un moment,
20:58il faudrait qu'il y ait un débat
20:59qui avance sur un double mandat.
21:02Enfin, la Réserve fédérale
21:03a beaucoup plus de marge de manœuvre.
21:04On ne peut pas regarder...
21:04Moi, je pense que c'est fini le temps
21:06où on peut regarder...
21:07Impossible d'avoir un débat comme ça
21:08dans une crise
21:09potentiellement inflationniste.
21:10Parce que là,
21:11la BCE augmente les taux,
21:13on est dans une croissance
21:13relativement faible.
21:14Le choc pétrolier,
21:15c'est une taxe.
21:16On va faire vite une réflexion.
21:18Alors, OK,
21:19on va casser l'inflation,
21:21probablement,
21:21on va sûrement casser l'inflation,
21:22mais qu'est-ce qu'on va laisser
21:23comme dégâts derrière ?
21:25C'est terrible.
21:27Avec, en plus,
21:28quand même
21:29deux chocs assez rapprochés,
21:31d'ampleur totalement différente.
21:33Il suffit de regarder
21:33les prix du gaz,
21:34de l'électricité,
21:34on n'est pas du tout
21:35dans la même amplitude
21:36que 2022.
21:37Mais il y a quand même
21:37toujours aussi
21:38cette mémoire de l'inflation.
21:39C'est-à-dire que 2022,
21:40un choc pour une génération
21:42qui n'a jamais connu
21:43l'inflation,
21:43là,
21:442026,
21:45c'est un petit choc
21:47en plus
21:48pour toute une génération
21:49qui a été traumatisée
21:50par le choc de 22-23.
21:52C'est vrai que c'est le problème.
21:53La fragmentation sociale,
21:55c'est le sujet.
21:55L'inflation,
21:56ça crée une fragmentation terrible,
21:58comme on l'a vu
21:59à différents moments
22:00de l'histoire,
22:01mais sauf que le chômage aussi.
22:03Donc,
22:04c'est la complexité
22:06de la situation
22:07dans laquelle on est.
22:07Moi,
22:08j'aimerais bien voir
22:08un peu plus de flexibilité
22:11dans la communication
22:13de la Banque Centrale Européenne,
22:14peut-être augmenter les taux,
22:15mais alors,
22:16rouvrir le bilan
22:17de manière un peu plus forte,
22:20faciliter la diffusion du crédit.
22:21Je ne sais pas,
22:21il y a probablement
22:22des choses intelligentes à faire,
22:23mais si c'est pour augmenter les taux
22:24et voir le chômage remonter à 10%,
22:26mon Dieu !
22:27Oui.
22:28Bon,
22:28comment vous comprenez ce pricing de marché ?
22:30Alors,
22:30je rappelle,
22:31la Norgia's Bank,
22:32là,
22:32c'est quand même un gros pivot.
22:33Il signalait trois baisses de taux
22:35sur les 12-24 prochains mois.
22:37Là,
22:37maintenant,
22:37il y aura très probablement
22:39une hausse de taux
22:39lors des prochains meetings.
22:43Et du côté de la BCE,
22:44on voit bien que la discussion
22:45est déjà très largement engagée,
22:47avec une possibilité,
22:48pourquoi pas,
22:49d'être en taveril.
22:50C'est ce qui est en tout cas
22:51signalé par certains membres,
22:52Julien Pierre.
22:53Oui,
22:54je pense que les banques centrales
22:55sont encore un peu traumatisées
22:57par 2022,
22:59surtout par le fait d'avoir dit
23:00non,
23:01ne vous inquiétez pas,
23:02c'est un choc transitoire,
23:03tout va bien se passer.
23:05Et ils ne veulent pas être repris
23:07dans la même situation.
23:10Pour autant...
23:10Traumatisées par quoi,
23:12concrètement ?
23:12Par le fait d'avoir été critiquées
23:14pour être partis trop en retard,
23:18avoir été un peu derrière la courbe,
23:21c'est ça ?
23:21Voilà, d'avoir été derrière la courbe,
23:22d'avoir dit ne vous inquiétez pas,
23:24c'est une inflation transitoire,
23:26tout cela va se résorber.
23:27La réalité, c'est qu'à l'époque,
23:28on avait...
23:30La variable clé pour le marché,
23:33pour l'inflation,
23:34ça reste les salaires.
23:36Et à l'époque,
23:36on avait des salaires
23:37qui étaient en train d'accélérer.
23:38Le problème haut de la croissance
23:39des salaires dans la zone euro,
23:41c'est 2023.
23:43Donc, les banques centrales...
23:45Et aujourd'hui,
23:46on est pour le coup
23:46dans une situation très différente.
23:48Les salaires sont en train
23:48de décélérer en Europe.
23:50On a, lorsqu'on regarde
23:51les ratios d'offres
23:52par demandeur d'emploi,
23:53on est plutôt toujours
23:54orienté à la baisse.
23:56Donc, pour nous,
23:56la situation...
23:57Et par ailleurs,
23:58il y avait toute cette surépargne,
24:00particulièrement aux Etats-Unis,
24:01mais sans doute un peu ailleurs aussi,
24:03accumulée pendant le Covid,
24:05qui faisait que les gens
24:06ont pu absorber
24:07ces augmentations de prix.
24:10Et aujourd'hui,
24:12ce n'est pas forcément le cas.
24:13Et comme le disait Étienne,
24:15c'est une taxe sur la croissance.
24:17Un choc d'offres,
24:18ce n'est pas bon pour la croissance.
24:19Donc, la réponse théorique
24:23du manuel d'économie,
24:24c'est qu'on regarde au travers.
24:26Maintenant, il y a eu effectivement
24:28cet épisode 2022
24:30où ils ne veulent pas être repris.
24:33Ils se disent,
24:33il faut surtout s'assurer
24:35que les anticipations
24:37ne bougent pas.
24:38Donc, je pense qu'effectivement,
24:40ils parlent un peu dur maintenant,
24:42avec l'espoir que d'abord,
24:44la situation se calme
24:45d'ici quelques mois.
24:46Le 30 avril,
24:46ce n'est pas non plus demain.
24:47Le 30 avril,
24:48ce n'est pas demain.
24:49Le 30 avril,
24:51on n'a pas forcément
24:51des prévisions éco-revues.
24:54On peut se dire,
24:54oui, il faut peut-être encore
24:55se donner un peu le temps.
24:56Donc, rendez-vous en juin.
24:58Et en juin,
24:58on est revenu sur un baril
25:01qui se normalise,
25:03un gaz qui se normalise.
25:04Et on se dit,
25:05effectivement,
25:05c'est transitoire.
25:07On va regarder au travers.
25:08Voilà, donc,
25:10sans doute,
25:12la raison de ce discours dur,
25:14mais peut-être un discours dur
25:15pour ne pas avoir à agir.
25:18Dans quelle mesure
25:18il faut distinguer la situation
25:20du côté de la BCE et de la Fed ?
25:22C'est vrai que la BCE,
25:23le débat sur le prochain mouvement
25:25était quand même déjà ouvert
25:26avant le conflit.
25:29Et dès la fin 2025,
25:30une Isabelle Schnabel
25:31était capable de dire
25:32que le prochain mouvement
25:33serait un mouvement à la hausse,
25:34entretenant ce débat-là.
25:36Du côté de la Fed,
25:37le débat, c'était
25:39est-ce qu'on va avoir
25:40des jumbo-cuts
25:41à coups de 50 points de base
25:42comme le plaid de Donald Trump
25:45qui place ses pions à la Fed ?
25:47Ou est-ce qu'on a une Fed
25:48qui ira tranquillement
25:49vers la neutralisation
25:50de sa politique monétaire ?
25:51Mais le sens du voyage
25:52était quand même assez consensuel.
25:54Est-ce qu'on peut toujours imaginer
25:56une Fed qui puisse baisser,
25:59rebaisser un peu
26:00ses taux directeurs
26:02encore à terme, là ?
26:03En réalité,
26:04quand on regardait
26:05ce qui se passait
26:05sur l'inflation,
26:06on peut se demander
26:07pourquoi aux Etats-Unis
26:07on attendait des baisses de taux.
26:09La réalité de l'inflation
26:11aux Etats-Unis,
26:12c'est que l'inflation corps,
26:13qui est la cible,
26:14le déflateur corps
26:15de la consommation,
26:16elle s'est stabilisée
26:17autour de 3%,
26:18un petit peu en dessous,
26:21depuis maintenant
26:21plus d'un an.
26:22Et que donc,
26:24la Fed n'avait sans doute
26:25pas fait ce qui était nécessaire.
26:26Et donc,
26:27avant même,
26:27les droits de douane.
26:28Donc la Fed n'avait peut-être
26:29pas fait tout ce qu'il fallait
26:30pour s'assurer
26:31d'un retour
26:31de l'inflation
26:33à la cible.
26:35Donc,
26:37le sujet...
26:38Donc il y avait un bruit politique
26:40qui venait sans doute
26:40parasiter un peu
26:42et la Fed
26:43et les anticipations
26:44de marché.
26:44Voilà.
26:45Et en fait,
26:46tout le monde se disait
26:47Trump va nommer
26:49un nouveau président
26:49qui va faire ce que Trump attend,
26:51c'est-à-dire des baisses de taux.
26:52Et la réalité,
26:54c'est que la situation
26:54va sans doute être
26:55un peu plus compliquée
26:56parce que,
26:57même si Kevin Warsh
26:58est bientôt nommé,
27:00on sait que Jérôme Powell
27:01va a priori
27:03rester gouverneur
27:03jusqu'à ce que
27:04la procédure
27:06du département
27:06de la justice
27:07s'éteigne.
27:08Donc avec...
27:08On aura un président
27:10et un président honoraire
27:11ou je ne sais pas quoi
27:12qui sera...
27:13Ben non,
27:13il sera encore gouverneur.
27:14Il restera gouverneur
27:16sur son mandat
27:16pour ce qu'en 2020.
27:17Mais ce que je veux dire,
27:17c'est qu'il ne sera pas
27:18simple gouverneur.
27:19Ah ben non,
27:20il sera, oui.
27:21Il aura beaucoup de poids
27:27et sans doute
27:28avec des pressions
27:29de l'administration
27:30américaine
27:31qui vont se faire croissantes
27:32parce qu'on voit,
27:33voilà,
27:34on a ce choc négatif.
27:35On voudrait peut-être
27:36le compenser
27:37par des choses
27:37plus positives.
27:38Bon,
27:39ces histoires
27:40de potentiel hausse de taux,
27:41là,
27:41c'est une vraie épée
27:42de Damoclès
27:43au-dessus de nous,
27:44Alain ?
27:44Oui, c'est clair, oui.
27:46Et effectivement,
27:46moi, je rejoins
27:47ce qui a été dit.
27:47C'est-à-dire qu'en fait,
27:48déjà,
27:48on a commencé
27:49par changer
27:49d'anticipation
27:50ce qui est quand même...
27:52Dépriser des baisses
27:53de taux,
27:53ce n'est pas facile.
27:54C'est ça.
27:54Je veux dire,
27:55ça demande
27:55de la réflexion quand même.
27:56Alors,
27:56ça a eu...
27:58Et maintenant,
27:59on a le discours
27:59des banques centrales
28:00qui quand même
28:00est nettement moins positif.
28:02Puis on a
28:02Nord-Josbon
28:03qui a quand même parlé,
28:04l'Australie qui a monté.
28:05Donc,
28:05c'est les Japonais
28:07qui vont finir
28:07par faire quelque chose.
28:14tout ça,
28:14c'est l'un des leveraging.
28:15C'est-à-dire qu'en fait,
28:17tous les segments
28:18bouillants du marché
28:20ont pris un gros seau d'eau
28:21quand même.
28:22On a commencé
28:22par le Bitcoin
28:23et toutes les cryptos
28:24qui étaient quand même
28:25leveraged.
28:25C'est le temple
28:26du leverage quand même.
28:28Et là,
28:28ça s'est quand même
28:29fait bien cisailler.
28:31Après,
28:31on a fait d'un seul coup
28:33hors argent
28:33dans la même séance.
28:35Et puis,
28:37après,
28:37avec des effets...
28:38Alors,
28:38je ne sais pas en ce moment,
28:39je ne comprends pas le rationnel,
28:40mais il y en a un,
28:41paraît-il,
28:42c'est qu'ils se mettent
28:43short hors,
28:44hors argent
28:44pour acheter du pétrole.
28:45Bon, c'est...
28:47Apparemment,
28:47c'est le game en place...
28:49C'est le momentum, quoi.
28:50Oui, oui, c'est ça.
28:52Bon, comme quoi,
28:53le leverage,
28:53je ne sais pas
28:53s'il est tout à fait terminé.
28:54Mais en tout cas,
28:55il s'est bien dégonflé quand même.
28:56Et on a tout un tas de valeurs,
28:58toutes les valeurs un peu chaudes
28:59qui se sont faites
29:00quand même bien massacrées.
29:02Et alors,
29:02c'est purgé ou pas ?
29:03Non,
29:04enfin,
29:05on a purgé
29:06les gros excès
29:07et on est revenu
29:08sur une situation
29:09qui me paraît quand même
29:10plus raisonnable
29:10sur plein de points de vue.
29:13Mais si vous regardez,
29:14beaucoup de mouvements
29:14de marché aujourd'hui
29:15sont liés
29:16à des mouvements optionnels.
29:17C'est-à-dire qu'en fait,
29:18si vous regardez la séance,
29:19je crois que c'était la séance
29:19de vendredi dernier
29:20où il y avait
29:21les échéances de 4 sorcières,
29:22on a fait un volume
29:25colossal
29:25et juste sur le CAC.
29:27Et ça a été comme ça
29:28dans le monde entier.
29:29Donc,
29:29on a ce phénomène
29:31et puis,
29:32par rapport à ce que font
29:32les investisseurs,
29:33c'est un peu un aparté,
29:34mais ils sont très longs
29:35d'options.
29:36C'est-à-dire qu'en fait,
29:37chaque mouvement de baisse
29:39est directement
29:42compensée
29:42par ces ventes de poutres
29:43qui permettent
29:44de limiter un peu
29:46cette baisse.
29:47Donc,
29:48voilà,
29:49on a purgé
29:50les excès,
29:51mais après,
29:51on revient à la question
29:52que je posais tout à l'heure,
29:53c'est,
29:54pour revenir risk-on,
29:55il va falloir épuiser,
29:56écluser
29:57toutes ces anticipations,
29:58qu'on commence
29:59à calmer le jeu,
29:59qu'on y voit plus clair
30:00sur l'inflation,
30:01qu'on y voit plus clair
30:02sur les taux
30:02et sur les courbes des taux.
30:04Et le point
30:04que soulevait Etienne
30:05aussi tout à l'heure,
30:06c'est qu'on pourrait
30:06peut-être monter les taux
30:07ou faire quelque chose
30:08sur les taux très très marginalement,
30:10mais laisser un peu
30:11le bilan filer.
30:12Mais est-ce que c'est
30:13ce qu'on veut faire ?
30:14Aujourd'hui,
30:14non.
30:15Aujourd'hui,
30:15les bilans,
30:16ils ont plutôt tendance
30:17à se resserrer
30:17depuis quelques mois.
30:20Oui,
30:21à la paix,
30:22toujours.
30:22Et puis,
30:23il y a un autre point
30:23aussi qui est important,
30:24je trouve,
30:24dans la période actuelle,
30:25c'est que ce qui résout
30:27les crises,
30:27c'est la coordination
30:28des banques centrales.
30:29Et ça,
30:31c'est quand même
30:31un phénomène.
30:32Ils se réunissent un dimanche,
30:33ils font un call
30:33et puis on envoie
30:34des milliards de swaps
30:35et puis ça règle
30:36le problème de tension
30:37qu'il y a.
30:39Là,
30:39je ne suis pas persuadé
30:40que dans l'ambiance
30:41géopolitique actuelle,
30:42tout le monde
30:42soit de bonne compagnie
30:45avec la Fed
30:46en les laissant,
30:47vous avez mis le cirque,
30:48régler d'abord
30:49le problème chez vous
30:50et puis on en reparle
30:50chez vous.
30:50Les banques centrales
30:51deviennent un bras armé monétaire
30:52dans un monde
30:53beaucoup plus confituel.
30:54Et puis l'indépendance
30:55des banques centrales,
30:56c'est un autre sujet.
30:57C'est intéressant
30:57le point effectivement d'Alain,
30:59est-ce qu'il y a des parties
31:00du marché
31:00qui vous semblent
31:01quand même bien nettoyées
31:03si je puis dire,
31:04Étienne ?
31:04Alors octobre,
31:05c'est le krach du bitcoin.
31:07Ensuite,
31:07on a quand même
31:08les Max 7
31:09qui commencent à lâcher.
31:11Les points hauts
31:12sont en octobre.
31:14Les quantiques,
31:15tous ces trucs.
31:16Oui,
31:16tous les thèmes
31:18surchauffés à blanc.
31:20Fin janvier,
31:21c'est le krach des précieux
31:22là sur une séance.
31:24Et puis,
31:26qu'est-ce que j'oublie d'autre ?
31:27Et puis les business development companies,
31:29tout ce qui est lié
31:30au private trading,
31:31toute la partie cotée,
31:32j'ai envie de dire
31:33des véhicules de crédit privé
31:34qui se font là aussi
31:35bien tartés.
31:36Est-ce qu'il y a des parties
31:37du marché
31:37qui sont quand même
31:38bien nettoyées
31:38et qui permettent
31:40de révéler une forme
31:40d'asymétrie
31:42quand bien même
31:42on ne connaît pas
31:43la durée du conflit
31:44et la réouverture d'Hormuz ?
31:45Mon sentiment,
31:46c'est que les endroits
31:47où ça a un peu nettoyé,
31:47c'est les endroits
31:48où ça a commencé
31:49à nettoyer.
31:51Instinctivement,
31:51c'est là où il y avait
31:52le plus de leviers au départ,
31:53donc tout ce qui est
31:53effectivement bitcoin,
31:54même si ce n'est pas
31:55un marché qui me fascine
31:55par nature,
31:56mais la partie,
31:58je pense qu'il y a,
31:58enfin quand moi je vois
31:59Microsoft à moins 25,
32:00moins 30,
32:01ça commence à me chatouiller
32:01un petit peu,
32:02je dois avouer quand même,
32:03et là je pense que ça a
32:04quand même pas mal nettoyé
32:07et là ce qui est en train
32:08de nettoyer,
32:09donc les BDC sur le crédit
32:11et puis le secteur
32:13des matériaux
32:13et même l'armée,
32:15le secteur de l'armée
32:16qui baisse,
32:16la défense qui baisse,
32:18ça je ne suis pas
32:19totalement sûr,
32:20c'est parce qu'il y a eu
32:21beaucoup d'enthousiasme
32:21sur ce secteur-là,
32:22donc il est possible
32:23que ça dure
32:25un peu plus longtemps.
32:26Après je pense que
32:27le facteur qui va signer
32:28la fin de partie,
32:29encore une fois,
32:29c'est ce fameux détroit
32:30s'il se libère
32:32parce que je pense
32:33que la tendance fait
32:34que tous ces actifs-là
32:36vont continuer,
32:37tout le levier
32:38va continuer à se déboucler
32:39gentiment mais sûrement,
32:41appuyer plus sur l'endroit
32:42où il y avait le plus
32:43de valorisation
32:45parce qu'encore une fois,
32:46moi j'ai été fasciné
32:47par le niveau de levier
32:47qu'il y avait dans le système
32:48américain,
32:49quand vous ouvrez un compte
32:50chez un broker américain,
32:51vous n'avez pas besoin
32:52de mettre du cash,
32:52vous vous empruntez
32:54et vous achetez des actions
32:55et que là,
32:56tout le monde
32:57se coupe des positions
32:58et on voit
32:58qu'effectivement,
32:59ça commence
33:00de manière très fébrile
33:02à atteindre
33:02la partie crédit
33:03et pourquoi je trouve
33:04ça intéressant
33:05la partie crédit,
33:05c'est que la partie crédit
33:07donne des coupons
33:09évidemment
33:09qui permettent
33:10de rembourser l'emprunt.
33:12Les actions lors,
33:13c'est normal
33:14que ça coupe en premier
33:15puisqu'il faut
33:15que ça continue de monter
33:18pour pouvoir assumer
33:19ce levier.
33:20Mais quand ça commence
33:21à taper le crédit,
33:21c'est qu'il y a des choses
33:22qui se passent.
33:22Et peut-être pour faire
33:23une transition vers Alain
33:25où moi aussi,
33:25j'ai une passion démesurée
33:26pour les crises systémiques.
33:30Et si je pouvais en spotter
33:31dans le monde des marchés,
33:33pour ceux qui raccrocheraient
33:34au moment où on se parle.
33:35Ça pourrait finir
33:36ma carrière en beauté.
33:38Malheureusement,
33:39je ne suis pas sûr
33:39qu'on en soit dans une,
33:40mais ce que je trouve intéressant,
33:41il y a quand même
33:41des choses intéressantes,
33:42c'est qu'effectivement,
33:43est-ce que la dette privée
33:45est systémique ?
33:46Je ne suis pas sûr.
33:49Même s'il y a un levier
33:50de dingue,
33:51c'est que 100%
33:53des prêts bancaires
33:54aux Etats-Unis
33:55en 2025
33:55ont financé
33:56le shadow banking.
33:57La moitié du shadow banking,
33:58c'est du PE,
33:59de la dette privée.
34:00C'est du levier
34:01sur du levier
34:01dans du levier.
34:02C'est des boîtes leveragées
34:03dans des fonds
34:04qui ont du levier
34:05sur une classe d'actifs
34:06qui a du levier.
34:07Et c'est vrai
34:08que ça a quand même
34:08pas mal de signaux
34:09un peu à la supra,
34:11mais je ne pense pas
34:11que ce soit le sujet.
34:12Et quand vous dites
34:12rien de systémique,
34:13c'est lié à la taille
34:14de ce marché ?
34:15Non, je ne pense pas
34:16que ce soit systémique.
34:16Ou c'est en intégrant
34:19les effets potentiels
34:20de spirale,
34:21de diffusion, etc.
34:23Une boîte qui peut plus
34:23se financer en crédit privé,
34:25soit elle peut plus
34:25se refinancer
34:26et donc c'est la faillite,
34:27soit elle va tenter
34:29d'aller sur les marchés
34:29de capitaux
34:30et donc c'est de l'offre
34:31en plus sur des marchés
34:31de capitaux à yield
34:33qu'il faut aussi absorber.
34:34Ça peut aussi créer des...
34:35Qu'est-ce qui ressemble
34:36à du subprime ?
34:37Ce qui ressemble
34:37à du subprime,
34:38c'est la time leveraged.
34:39Pour l'instant,
34:39la taille est plus faible
34:41mais si on intègre le levier,
34:42je pense qu'on ne doit pas
34:42être très très loin.
34:45Ce qui ressemble
34:46à du subprime,
34:46c'est le fait que vous avez
34:47des agences de rating
34:48dont personne n'a jamais
34:49entendu parler
34:49qui notent ces fameux BDC
34:52pour que des life,
34:53des assurances,
34:55des assureurs-vie
34:55aux Etats-Unis,
34:56donc les fameux life
34:57puissent les acheter
34:58et mettre beaucoup moins
34:59de fonds propres.
35:00Donc tout ça,
35:00ce n'est pas très sain,
35:01sauf que c'est su
35:02et qu'à la fin,
35:03c'est quand même du levier
35:04sur de l'économie.
35:05Je suis moins gêné
35:07par le fait que c'est
35:07du levier sur de l'économie
35:09et que ce ne sont pas
35:09les banques qui,
35:10à mon avis,
35:11détiennent le risque,
35:11sauf si je me trompe,
35:13mais c'est que du wholesale.
35:14Pour ce que j'ai pu comprendre,
35:15le wholesale,
35:16c'est très court,
35:16c'est collatéralisé.
35:17Il y a des banques
35:18qui vont planter
35:18mais ce n'est pas là
35:19où le risque,
35:20pour moi,
35:20le risque,
35:20il est chez les assureurs.
35:21Donc moi,
35:21j'ai mis les alertes
35:22sur l'assureur
35:23et pour l'instant,
35:24si vous regardez bien,
35:25le crédit donne des signaux
35:26au passage intéressants.
35:27ce n'est pas que les sorties.
35:28Si vous regardez
35:29le marché du leverage loan
35:31aux Etats-Unis,
35:31c'est en perv-nec
35:32depuis deux ans.
35:33Ça fait zéro sur trois ans.
35:35Ça fait des perv-necs
35:36régulièrement tout le temps.
35:37Donc on sent
35:38que ça commence à purger.
35:39C'est dans le FT
35:39deux fois par jour,
35:40sur un plateau partout.
35:42Le fait qu'on en parle,
35:43ça c'est sûr
35:43que c'est plutôt rassurant,
35:44entre guillemets.
35:45Voilà, c'est ça.
35:45Donc moi,
35:45je pense que c'est plutôt
35:47à la...
35:47Ça peut se dégonfler.
35:48Il y a l'option,
35:49l'idée que ça puisse
35:50se dégonfler,
35:51même si ça fera mal
35:57pour moi,
35:58c'est plus du 2000
35:58où les assureurs
35:59ont pris cher
35:59parce qu'il y avait
36:00des défauts assez incroyables.
36:02C'est plutôt là,
36:02à mon avis,
36:03que ça va se jouer.
36:04La question,
36:05c'est est-ce que ça peut
36:06dégénérer en credit crunch ?
36:07C'est ça le sujet.
36:08Parce que je pense
36:09que tout le monde est pareil.
36:10Moi, je les connais,
36:11tous ces loustics.
36:13Non, mais...
36:14Puis à un moment donné,
36:15ils ont peur,
36:15ils arrêtent tout.
36:18Et puis dans une période
36:19de tension,
36:20encore une fois,
36:20on revient à la période
36:21de crise, machin,
36:22la guerre, etc.
36:23Ça ne vous incite pas
36:24à y aller à Carnet Ouvert
36:25à financer des petites boîtes
36:27qui sont peut-être
36:28en train de se faire
36:29disrupter par l'IA
36:29ou par je ne sais quoi,
36:30qui ont des problèmes
36:31d'énergie
36:31ou qui ont des problèmes
36:32de business model.
36:33Donc c'est surtout ça le sujet.
36:35Ce n'est pas un problème
36:35de montant,
36:36c'est un problème de...
36:37Ça va altérer la confiance
36:38et la confiance
36:40dans ce genre de business,
36:40c'est légèrement clé.
36:42On revient quand même
36:42à tous les sujets
36:44dont on parlait
36:44avant le déclenchement
36:45de la crise iranienne.
36:47Julien Pierre,
36:48c'est quoi le niveau
36:48de vigilance, là,
36:49effectivement,
36:50vis-à-vis
36:50le private credit,
36:52la partie logicielle,
36:53etc.
36:55Sur le logiciel,
36:56évidemment,
36:56ça s'est un peu calmé
36:57avec la guerre
36:57et même certains
36:58y ont vu peut-être
36:59des opportunités.
37:00Est-ce qu'on a déjà révisé,
37:01est-ce que le marché
37:02a révisé son jugement
37:03ou est-ce qu'il faut s'attendre
37:04à ce que ces mouvements
37:05puissent repartir
37:06à un moment ou à un autre ?
37:08Ces mouvements,
37:09selon nous,
37:10peuvent repartir
37:11donc il faut rester vigilant.
37:12Pourquoi ?
37:13Parce que...
37:14Alors, voilà,
37:14est-ce que tous les softwares
37:16vont être remplacés
37:17par de l'IA ?
37:18Pas forcément.
37:19Par contre,
37:20c'est vrai que c'était
37:20des business models
37:21qui étaient adorés
37:22des fonds de private equity
37:23parce que vous avez vendu
37:26votre software
37:27à votre client
37:27et vous lui augmentez
37:28les prix de 10% chaque année.
37:30Il ne dira rien.
37:31Et cette capacité
37:33à générer de la croissance
37:34des résultats
37:35à volume constant,
37:37elle est peut-être
37:38mise en question.
37:39Donc, voilà.
37:41C'est le modèle économique.
37:42Ça sera peut-être
37:42plus un sujet
37:43pour les investisseurs
37:44en equity sur ces sociétés
37:45que pour les gens
37:46qui ont prêté.
37:49Néanmoins, voilà,
37:49on sait toujours
37:50avec ces histoires
37:51qu'il faut rester assez...
37:53assez vigilants.
37:55Après,
37:55c'est vrai que de l'autre côté,
37:56on voit que les méga caps
37:57de la tech
37:58ont quand même bien corrigé
37:59alors que les croissances
38:00de résultats sont encore là
38:01et que donc,
38:02on revient sur des valeurs
38:04relatives au reste du marché
38:05plus raisonnables.
38:09Et ça peut être une bonne
38:11porte d'entrée
38:11pour revenir un peu,
38:12remettre un peu de risque
38:13dans les portefeuilles ?
38:15Parce que l'étroit d'Hormuz
38:16est réouvert.
38:18Il faut voir comment ça va réagir
38:19avec tous les produits
38:20qui sont lancés,
38:22qui permettent de shorter
38:23le crédit privé,
38:24les Mike Sevens...
38:25Les indices,
38:26les indices de crédit privé
38:27avec des VL quotidiennes,
38:30c'est ça ?
38:30Les CS de Mike Sevens
38:31aussi, ils ont fait ça.
38:34J'avais peut-être juste envie
38:35de dire une chose,
38:36c'est qu'il y a 2-3 mois,
38:37je me disais
38:37qu'est-ce que je vais faire
38:38pour mes clients,
38:39qu'est-ce que je peux leur offrir
38:40comme rendement ?
38:41Là, je commence à avoir
38:42du rendement.
38:43On retrouve des points d'entrée.
38:44Il y a toujours cette cerise
38:45de sortie de piste,
38:46effectivement,
38:47mais le rendement,
38:49on peut faire de l'investment grade
38:50à 2 ans,
38:51à 4,5 ans.
38:52Modulant un tel risque
38:53qu'il faut quand même intégrer,
38:54il y a des portes d'entrée
38:55peut-être.
38:55C'est vrai que sur le risque
38:56de taux qui est important,
38:58y compris pour l'IG,
38:59vous avez le scénario
39:01de la normalisation,
39:02les pressions inflationnistes
39:03diminuent,
39:04les taux se résorbent.
39:05Vous avez le scénario noir,
39:06vous avez quand même
39:07un effet taux
39:07qui devrait aider
39:09pour la performance
39:10sur la période à venir.
39:12Merci beaucoup, messieurs.
39:13Merci d'avoir été avec nous
39:14dans Planète Marché ce soir.
39:15Julien Piernouan,
39:16Lazare Frères Gestion,
39:17Étienne Gorgon,
39:18Sandro Solonchamp,
39:19Asset Management,
39:19Alain Pithouz et I4Alf.
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