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  • il y a 11 heures
Mercredi 25 mars 2026, retrouvez Dominique Ceolin (Président et directeur général, ABC arbitrage), Vincent Chaigneau (Directeur de la recherche, Generali Investments), Christian Parisot (Président, Altaïr Economics) et Damien Dierickx (Gérant et analyste, Exane AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision,
00:16via vos box, et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:20ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, alors qu'on est en train de terminer cette quatrième semaine de conflits,
00:30de crises iraniennes et de conflits dans le Golfe, c'est toujours l'hésitation et la confusion qui règnent sur
00:36les marchés,
00:37même si on sent que les investisseurs sont prêts à acheter une histoire un peu plus positive sur la base
00:43des dernières informations
00:44provenant de l'administration Trump, avec ce plan de cesser le feu, cette proposition en 15 points
00:50qui a été transmise aux autorités iraniennes.
00:54Le marché regarde plutôt cette version de l'histoire, plutôt que de s'attacher aux démentises iraniens,
01:01au rejet de cette proposition américaine par Téhéran, qui met sur la table son propre plan de paix ou d
01:07'arrêt des combats.
01:09Le marché ignore également la situation du détroit d'Hormuz, qui reste quasi totalement impraticable aujourd'hui,
01:15ou encore les frappes qui peuvent se poursuivre évidemment entre les différentes parties du Golfe.
01:21Aujourd'hui, l'ambiance du jour est quand même plutôt à l'espoir, on va le dire, même si cet
01:26espoir est assez maigre.
01:28Et on voit d'ailleurs que les hausses du jour sur les indices actions sont plutôt en train de s
01:33'amenuiser en cette fin de journée.
01:35Pauline Grattel vous donnera plus de détails sur les derniers développements géopolitiques et les mouvements de marché au cours de
01:41cette séance.
01:42Quel sera le comportement des entreprises pour absorber ce choc de prix qui va quand même s'étaler sur quelques
01:49mois ?
01:49C'est une des grandes questions que l'on posera à nos invités de Planète Marché dans un instant.
01:53Quel va être le comportement des banques centrales également pour traiter cette bosse d'inflation ?
01:59Les mois d'avril, de mai, de juin seront sans doute marqués par des niveaux d'inflation plus élevés,
02:05générés par ce choc pétrolier depuis quatre semaines.
02:09La Banque Centrale Européenne, fidèle à sa tradition, se dit prête à agir rapidement si nécessaire,
02:16au point que certains imaginent que le prochain meeting, celui d'avril, sera un meeting ouvert du point de vue
02:21de la décision de la politique monétaire en zone euro.
02:25On a encore un peu de temps d'ici là, les choses peuvent évoluer puisque le prochain meeting de la
02:28BCE aura lieu le 30 avril prochain.
02:32Christine Lagarde s'exprimait aujourd'hui à l'occasion d'une conférence importante qui réunissait les différents ECB Watchers à
02:39Francfort.
02:40Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous resterons dans l'ambiance des marchés avec les
02:44résultats annuels publiés hier ou avant-hier,
02:47je ne sais plus, d'ABC Arbitrage.
02:49En tout cas, le président d'ABC Arbitrage, Dominique Séoulin, sera avec nous dans ce dernier quart d'heure pour
02:53évoquer, bien sûr, l'opérationnel chez ABC Arbitrage,
02:57un spécialiste des stratégies d'arbitrage sur les marchés, et nous livrer également sa vision des marchés pour 2026 en
03:03intégrant ce début d'année particulièrement volatile depuis quelques semaines.
03:07Rendez-vous donc à 17h45 avec Dominique Séoulin d'ABC Arbitrage.
03:22Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos
03:27clés du jour sur les marchés.
03:28Bonsoir, Pauline.
03:28Bonsoir.
03:29L'espoir est aujourd'hui de mise, l'espoir d'une désescalade au Moyen-Orient qui continue de donner un
03:35peu d'élan et de reprise aux indices actions.
03:37Oui, l'administration Trump a élaboré un plan en 15 points pour mettre fin à la guerre en Iran.
03:43Le plan aurait été transmis par l'intermédiaire du Pakistan à Téhéran.
03:47Les dernières informations rapportées par la télévision d'État iranienne indiquent que Téhéran rejette la proposition américaine et met sur
03:54la table 5 conditions pour mettre un terme à la guerre,
03:57indiquant qu'aucune discussion n'aura lieu tant que ces conditions ne seront pas remplies.
04:02Par ailleurs, à ce stade, le détroit d'Hormuz reste quasi totalement impraticable.
04:06Oui, un espoir fragile évidemment, mais un espoir qui continue de porter les indices et qui permette aux indices actions
04:13de ne pas marquer de nouveau plus bas dans ce contexte.
04:16Oui, à commencer par les indices actions.
04:18En Europe, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 gagnent environ 1%.
04:22En France, le CAC 40 est en hausse du même ordre et évolue au-delà de 7800 points au cours
04:27de la séance.
04:27Le MIB italien, le FTSE et le DAX gagnent environ 1%.
04:31L'optimisme est mondial aux Etats-Unis.
04:33Les indices sont en hausse également dans les premiers échanges d'environ 1%.
04:37Les indices asiatiques ont également clôturé en hausse.
04:40Le Nikkei a gagné près de 3%.
04:42Et en toute logique, on voit les rendements des taux longs, souverains et les cours de pétrole se détendre aujourd
04:48'hui encore.
04:49Oui, commençons avec le pétrole.
04:50Le baril de Brent cède jusqu'à 5%.
04:52Aujourd'hui, il repasse sous le seuil symbolique de 100 dollars, autour de 95 dollars.
04:57Son homologue américain, le WTI, recule du même ordre, sous 90 dollars.
05:02Sur les marchés obligataires, les taux se détendent.
05:05Donc, le rendement américain à 10 ans chute de plus de 5 points de base, autour de 4,30%.
05:10Le rendement allemand à 10 ans repasse de son côté, sous 3%.
05:14Et le rendement français, lui, se détend d'une dizaine de points de base, autour de 3,65%.
05:19Sur le marché des échanges, le dollar est en légère hausse et l'euro-dollar se traite autour de 1
05:24,16.
05:24Oui, le dollar en hausse, effectivement, qui reste quand même l'actif refuge.
05:28Il n'y en a pas beaucoup depuis le début de cette crise iranienne, le 28 février dernier.
05:33Côté macro, les investisseurs ont pris connaissance de l'indice IFO en Allemagne.
05:37Oui, pour le mois de mars, l'indice IFO du climat des affaires ressort légèrement supérieur aux attentes.
05:42A 86,4, le chiffre du mois précédent a été révisé en léger repli.
05:47On a aussi regardé l'inflation britannique de février.
05:50Elle progresse de 3% sur un an et de 0,4% sur un mois, exactement comme prévu.
05:55Dans sa version cœur, hors alimentation et énergie, elle est légèrement supérieure aux attentes.
06:00Un mot des entreprises avec la belle hausse de Nanobiotics aujourd'hui en France.
06:03Le titre bondit de 10% au plus haut de la séance.
06:06Selon la lettre, Johnson & Johnson serait intéressé pour prendre le contrôle de la biotech française.
06:12L'intérêt de Johnson & Johnson pour Nanobiotics peut s'expliquer aussi par leur accord de licence et de co
06:17-développement signé en 2023.
06:19Le contrat a par ailleurs été modifié l'année dernière pour que Nanobiotics puisse alléger ses besoins de financement.
06:25Et puis l'introduction en bourse de SpaceX dans les prochains mois se précise.
06:29Oui, ça pourrait être l'IPO de tous les records.
06:32L'entreprise chercherait à lever 75 milliards de dollars pour une valorisation supérieure à 1750 milliards de dollars.
06:39Et la cotation pourra être effective dès le mois de juin selon The Information.
06:44À ce niveau, SpaceX entrerait directement parmi les plus grosses capitalisations boursières du monde,
06:49aux côtés des géants technologiques.
06:51Ce ne serait pas une simple IPO mais un événement majeur pour les marchés.
06:54Quel sera le programme à l'agenda demain pour les investisseurs, Pauline ?
06:57Demain, la journée s'annonce calme à l'agenda.
07:00En tout cas, les investisseurs attendent tout de même la croissance espagnole du quatrième trimestre en deuxième lecture ainsi que
07:05les décisions monétaires de la Banque du Brésil et de la Banque centrale d'Afrique du Sud.
07:10Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:12Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:25Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:28Christian Parizeau est à nos côtés, économiste et président d'Altaïr Economics.
07:32Bonsoir Christian.
07:33Bonsoir.
07:33Vincent Chénieux nous accompagne, le directeur de la recherche de Generali Investments.
07:37Bonsoir Vincent.
07:37Bonsoir Kégoire.
07:38Et Damien Dierix est à nos côtés également, gérant et analyste chez Exxan Asset Management.
07:43Bonsoir et bienvenue Damien.
07:44Bonsoir Kégoire.
07:45Merci beaucoup d'être avec nous, ravi de vous accueillir dans cette émission.
07:48Damien, vous avez le droit à la parole pour commencer et peut-être analyser un petit peu ces réactions de
07:53marché qu'on observe depuis le début de la semaine.
07:55Je ne sais pas si la séance de lundi a été une séance pivot avec un espoir de cesser le
08:02feu ou d'une perspective de cesser le feu qui se concrétise un peu plus aujourd'hui peut-être avec
08:07une proposition américaine en 15 points,
08:10rejetée à ce stade par le régime iranien.
08:14Mais comme j'essayais de le dire en introduction, on sent quand même que le marché a envie de voir
08:19cette version un peu plus positive de l'histoire.
08:22Absolument.
08:23Ce qui paraît assez logique, on a envie que tout ça s'améliore évidemment au plus vite.
08:28Est-ce que ça va se faire aussi vite que ça ?
08:30Ça m'étonnerait quand même parce que je pense que les Iraniens n'ont pas vraiment envie de faire plaisir
08:34à l'administration Trump.
08:37Les combats, enfin les frappes continuent allègrement j'allais dire.
08:41Alors évidemment ça baisse en intensité côté réponse iranienne tous les jours.
08:45Néanmoins c'est asymétrique.
08:47C'est-à-dire que même si les réponses sont beaucoup plus faibles,
08:52aller taper un réservoir au Koweït ce matin, aller taper encore un aéroport par-ci, un aéroport par-là,
08:58forcément ça met du stress encore et ça fait que toutes les choses restent complètement immobiles.
09:04Et malheureusement on a Hormuz qui reste fermé et évidemment c'est ça le nœud du problème pour les marchés
09:11et évidemment pour l'administration Trump puisque tant que vous étranglez la veine jugulaire...
09:20L'artère du commerce maritime mondial.
09:23En tout cas oui.
09:24Une des artères.
09:25En tout cas de l'énergie.
09:26Une des parties de l'énergie, forcément vous empiétez sur la capacité des marchés à respirer demain.
09:34La réaction du marché lundi était quand même assez intéressante effectivement,
09:38sous forme un peu de répétition générale de ce que pourrait être une réaction de marché
09:42si le conflit venait à entrer dans une vraie phase de désescalade matérielle.
09:50Néanmoins, est-ce qu'on peut imaginer encore une forme de rebond un peu en V comme on l'a
09:55vu à d'autres occasions ?
09:57Je pense notamment à Liberation Day où on avait là aussi une menace très forte sur les tarifs retirée une
10:04semaine après par Donald Trump
10:06et un soulagement énorme tant et si bien que le rallye avait été un des rallies les plus spectaculaires pour
10:11rattraper un bear market à l'époque.
10:14Est-ce qu'on est dans ce genre de schéma ?
10:16Est-ce que le phénomène taco peut encore produire autant d'effets ?
10:21Ou est-ce qu'il y a quelque chose ?
10:22Est-ce qu'on a franchi des points un peu de non-retour, j'allais dire, dans cette crise en
10:26quatre semaines ?
10:27Moi, ce que je pense depuis le début, c'est que comme les objectifs de guerre des deux parties qui
10:36attaquent les rangs ne sont pas les mêmes,
10:37on a un problème.
10:38C'est-à-dire qu'à tout moment, et c'est un peu ce qu'on vient de voir là
10:41depuis le début de la semaine,
10:43à tout moment, Trump peut dire « mes objectifs de guerre sont atteints »
10:45parce que les objectifs qu'il a signifiés le samedi matin 28 février,
10:49et c'est très clair, c'est « je veux détruire tout le balistique,
10:52tout ce qui reste officiellement de ce que je n'ai pas encore cassé en juin des 12 jours sur
10:57le nucléaire,
10:58et je veux casser leur navi, enfin leur marine, et je veux qu'ils ne puissent plus répondre.
11:04Et si par hasard les Iraniens pouvaient éliminer leur gouvernement, pourquoi pas ?
11:15Mais ce n'était pas son objectif de guerre.
11:16Ce qui est très différent des Israéliens, qui ont eux, clairement, l'objectif d'éliminer
11:20et de remplacer le gouvernement iranien.
11:24Donc une sortie des États-Unis du conflit ne signifie pas la fin du conflit,
11:27en plus la fin de la menace.
11:28Et puis surtout, si demain vous dites, si Trump dit « c'est bon, j'ai atteint mes objectifs »,
11:34qu'est-ce qui empêche l'Iran de continuer à perturber Hormuz et compagnie ?
11:39Donc c'est là où le marché n'est pas encore en capacité, pour moi,
11:42de reprendre le souffle complet, parce qu'on n'a pas de vision de comment ça peut sortir.
11:46Je vous rajoute à ça les histoires sur les Marines, sur la 82e aéroportée.
11:52Bon, ça n'aide évidemment pas à se dire « bon, on a une sortie facile,
11:57ou plus ou moins facile en tout cas, de ce problème ».
12:01Oui, le facteur temps, le facteur durée, effectivement, est un facteur clé dans cette analyse du conflit et de ses
12:09impacts.
12:10Est-ce qu'on a déjà franchi un certain nombre de points de non-retour ?
12:13Quand je dis « points de non-retour », Christian, ça veut dire des points qui feront que,
12:17comme le disait Damien, la sortie du conflit ne sera pas évidente,
12:19et surtout qu'une sortie du conflit ne permettrait pas non plus de revenir rapidement à l'état antérieur des
12:27choses.
12:27Il y aurait quand même déjà des formes de séquelles un peu longues de ce qui se passe depuis 4
12:32semaines dans le Golfe.
12:33Alors j'attends avec impatience des statistiques de l'EIA qui estiment justement les problèmes d'arrêt,
12:39d'arrêt de production liés à des problèmes d'organisation de l'infrastructure,
12:43et pas seulement liés au problème du transport.
12:45Parce que jusqu'à présent, on était dans l'idée « c'est juste un problème de transport ».
12:49Tant qu'on était au début de la guerre, c'est le détroit d'Hormuz qui est bloqué.
12:53Demain, on a une victoire tropienne, tout va bien, on débloque le détroit et on revient à la normale,
12:58donc il n'y a aucun problème.
12:59Maintenant, plus ça dure et plus on a des dégâts, plus on commence à mesurer des impacts qui seront durables.
13:05Et on l'a vu avec le Qatar qui a été très touché au niveau du gaz,
13:08et on ne va pas repartir comme ça au niveau du Qatar.
13:11Maintenant, on le sait, on va avoir plusieurs mois qui vont être véritablement compliqués.
13:15On s'aperçoit aussi qu'il y a des vrais problèmes dans les raffineries, de liaisons aussi.
13:20On n'arrête pas un champ, on ne le remet pas en route du jour au lendemain,
13:23donc là on compte en semaine.
13:25Et donc, aujourd'hui, il manque 5 millions de barils à peu près sur le marché,
13:29et on pense qu'il y a à peu près 4 millions qui ne vont pas repartir.
13:31Même si je vous débloque demain le détroit d'Hormuz, il y aura à peu près 4 millions encore de
13:35manque.
13:36Il y aura un million qui repartira, mais vous voyez que c'est très très peu.
13:39Je rappelle le marché pétrolier, la consommation c'est autour de 105 millions de barils le jour,
13:45et la production s'équilibre à quelques centaines de milliers de barils près.
13:50On est vraiment sur un équilibre toujours très tendu.
13:52Aujourd'hui, il faut qu'il y ait une baisse de la demande mondiale autour de 5%.
13:58Donc ça veut dire, en gros, 30% de hausse de prix, je vous fais à la louche,
14:03c'est à peu près 5% de moins de la demande mondiale,
14:05donc ça veut dire qu'on reste sur 30% de hausse.
14:07Donc si après je vous dis qu'on reste sur plusieurs semaines avec un déficit de 4 millions,
14:12alors on va dire que ça dépendra du temps qu'on remette tout ça en place,
14:15qu'on peut débloquer les stocks, au moins on aura cette visibilité-là.
14:18Mais aujourd'hui, les stocks, c'est à peu près 2 millions par jour qui arrivent sur le marché.
14:22Donc il nous reste quand même 3 millions.
14:24Et donc, grosso modo, ça veut dire que les cours du pétrole ne peuvent,
14:27en aucun cas, si on est logique, revenir au niveau d'avant cette guerre.
14:31On sera forcément sur peut-être 10 dollars, 20 dollars de plus.
14:34Donc c'est quand même important.
14:36C'est-à-dire que même si on n'est pas sur des choses aussi effrayantes que 150 dollars,
14:42120 dollars qu'on a pu craindre à un moment donné,
14:44mais on restera quand même sur un Brent, déjà un écart WTI Brent qui va persister,
14:49qu'on pourrait peut-être dire autour de 10 dollars.
14:51Et derrière, on sera sur un pétrole qui sera peut-être 10 à 15 dollars plus cher.
14:56Donc on est quand même sur un vrai choc économique, qu'on le veuille ou non,
15:00un choc de hausse des prix de l'énergie.
15:03Et ça, ça va avoir des répercussions.
15:04Et puis, naturellement, ce qu'on oublie, il ne faut pas oublier,
15:07c'est que le Moyen-Orient, c'est un consommateur.
15:11Ils ne font pas qu'exporter.
15:12Ils importent beaucoup.
15:13Et ça va beaucoup déstabiliser certains secteurs, le luxe, etc., qui sont très dépendants.
15:18C'est un problème pour le tourisme.
15:19Parce que même si vous dites que demain, tout est fini avec l'Iran,
15:22bon, il faudra voir.
15:24On ne peut plus survoler la Russie.
15:25On pourra, en doute moins, facilement survoler peut-être.
15:27Je ne vois pas non plus le tourisme redémarrer.
15:29Il y a un petit temps de latence quand même.
15:31Et ça ne va pas redémarrer comme ça.
15:32Donc, il y a quand même des coûts économiques qui sont importants pour la région.
15:36Et puis, dernière chose quand même que je voulais mettre en avance,
15:39c'est aussi, on l'a vu, qu'est-ce qui pose problème aujourd'hui ?
15:42C'est qu'Iran a stocké énormément d'armes.
15:44Là, on a peut-être détruit les capacités.
15:46Ils ne peuvent plus produire de nouveaux missiles.
15:48Ok, il a peut-être réussi sa guerre là-dessus.
15:50Mais ce qu'on voit, c'est qu'il y a un pouvoir très décentralisé en Iran.
15:53Ils avaient prévu les choses.
15:54Ils ont donné beaucoup d'indépendance à leur armée.
15:57Et donc, ça sera très dur d'arrêter ce conflit.
15:59Parce qu'il faut que ça redescende, que toute la chaîne soit d'accord.
16:02Ils ont énormément de stocks qui ont été enterrés, accumulés de drones.
16:06Donc, ça veut dire que la menace, ça sera toujours présente.
16:08Et donc, ça, rien que ça, je ne vois pas du jour au lendemain,
16:12exposer des navires, redémarrer le trafic comme si rien n'était.
16:16Parce qu'on négocie.
16:18Donc, il y aura quand même, tant qu'on n'a pas véritablement stabilisé la situation diplomatiquement,
16:22je ne vois pas les choses redémarrer.
16:23Donc, vous voyez qu'on s'achemine d'un quelque chose qui était simplement réglé en 24 heures,
16:29c'est un petit problème de transport, un vrai quelque chose qui dure.
16:32Et donc, avec un coût économique qui sera forcément beaucoup plus fort.
16:34Qu'est-ce que vous dites, Vincent, de ces effets de traîne, de ces séquelles qui vont sans doute perdurer
16:40pour plus longtemps que ce qu'on imaginait au départ ?
16:42Et la manière dont le marché l'intègre ?
16:46Est-ce que le marché est à des niveaux qui sont cohérents avec ces séquelles qu'on peut anticiper aujourd
16:53'hui ?
16:53Oui. Alors, je partage ce qui a été dit par Damien et Christian.
16:57Effectivement, pour avoir une reprise en V du marché, il faudrait véritablement un cessez-le-feu,
17:04et donc un accord entre les trois parties, pour que notamment le détroit de Hormuz soit réouvert.
17:11Et je dois dire qu'un cessez-le-feu, un accord en termes de réaction de marché est très différent
17:18à une situation dans laquelle les États-Unis disent
17:21« Ok, pour nous, le travail est fait, on peut se retourner, on a atteint nos objectifs. »
17:27Et là, effectivement, l'Iran voudra davantage pour totalement réouvrir le détroit.
17:34Donc, ce sont deux situations assez différentes.
17:36Bon, je dois dire que le marché ne price pas aujourd'hui un retour très rapide à la normale.
17:43Donc, si on avait ce cessez-le-feu et une réouverture assez importante, ce serait quand même une bonne surprise
17:49pour le marché.
17:50Parce que si on regarde les prix, les futurs sur le pétrole, on a ce qu'on appelle une «
17:56backwardation ».
17:57Donc, les prix plus tard cette année sont plus bas que le spot aujourd'hui.
18:01Mais ceci dit, le marché anticipe des prix autour de 80 dollars cet automne ou en fin d'année.
18:10Donc, on n'est pas le retour sur les 60-70 dollars qu'on avait en début d'année.
18:14Sur ce marché du pétrole, on intègre déjà ces séquelles et ces effets de traîne.
18:20Après, il faut voir où est-ce qu'on va se situer entre un accord et un retrait américain.
18:26Ce sont deux choses différentes.
18:27Après, je dois dire qu'au début de la guerre, le sentiment de marché, c'était que la situation est
18:33contrôlée par les Américains.
18:35Ce sont eux qui vont décider combien de temps la guerre va durer.
18:39Et a priori, ce sera assez court puisqu'ils ont une élection qui arrive et donc ils ne peuvent pas
18:43se permettre une guerre très longue.
18:45Le sentiment de marché a changé.
18:47Ce qu'on entend aujourd'hui, c'est un peu le contraire.
18:49L'Iran contrôle la situation, ils ont le contrôle du détroit et donc c'est eux qui, selon leurs termes,
18:56décident.
18:57Je pense que ni l'un ni l'autre n'est vrai.
18:59Je pense que l'Iran subit des dommages quand même considérables, aussi bien au niveau du pays que de la
19:06capacité économique.
19:08Et qu'en l'occurrence, les Américains peuvent encore augmenter, notamment économiquement.
19:12Parce qu'aujourd'hui, il y a quand même un flux qui circule, notamment de l'Iran vers la Chine.
19:17Bien sûr.
19:18Un jour, les Américains peuvent dire stop, on arrête aussi.
19:22Alors, ceci dit, ce sera aussi ce que disait Scott Bessent dimanche dans les médias américains.
19:28On fait du jiu-jitsu avec l'Iran.
19:30Donc, j'ai regardé ce que c'était avec le jiu-jitsu, c'est l'art de la souplesse.
19:33Il y a un peu comme le côté du judo, on va renverser votre arme contre vous.
19:37L'arme du pétrole et du détroit, on peut aussi la renverser contre vous.
19:40Alors après, les Américains en faisant ça pourraient se tirer une balle dans le pied.
19:44Parce qu'à court terme, si notamment on imaginait qu'il y avait des actions autour de l'île de
19:48Cargue,
19:49qui est le hub qui contrôle les exportations iraniennes, ça ferait fortement monter les prix.
19:54Et donc, les Américains ne sont probablement pas très à l'aise avec ça du fait du problème de pouvoir
19:59d'achat.
19:59Donc, c'est délicat également pour les Américains.
20:01Mais je pense qu'on n'est pas dans cette situation non plus où les Iraniens décideront de tout.
20:06Je pense qu'ils ont également intérêt à faire des concessions.
20:09Si je regarde ce qu'apparemment, aujourd'hui, ils mettent sur la table en termes de conditions pour un cessez
20:18-le-feu,
20:19alors évidemment, c'est loin des 15 points qui sont demandés par les Américains, il va falloir converger.
20:23Mais ça ne me semble pas non plus complètement délirant.
20:26Ils demandent des engagements en termes de sécurité.
20:31C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas être attaqués de nouveau dans trois mois.
20:34Donc, ils veulent des engagements fermes à ce niveau-là.
20:36et ils veulent des concessions économiques.
20:38Ça veut dire moins de sanctions, ou ça veut dire de l'argent pour réparer le pays,
20:44ou ça veut dire peut-être, effectivement, des droits sur le détroit,
20:49c'est-à-dire comme les cargos qui, aujourd'hui, payent 2 millions pour pouvoir passer...
20:52On pourrait instaurer ça comme étant une nouvelle source de revenus pour l'Iran.
20:57Donc, ils voudront des concessions.
20:59Mais ce qui est mis sur la table, en tout cas,
21:02si ce qu'on nous dit aujourd'hui est vrai,
21:04ça ne paraît pas non plus complètement délirant.
21:06Il y a de la place, à mon avis, quand même, pour une certaine convergence.
21:09Oui, oui.
21:10Bon, on va suivre.
21:11Ça, c'est l'histoire des prochaines heures et des prochains jours.
21:15Une autre question, Damien, étant comment est-ce qu'on va parler des banques centrales,
21:18mais déjà, comment est-ce que les entreprises vont gérer ce choc de prix relatif ?
21:25Il y a quand même beaucoup de prix derrière le pétrole qui monte,
21:28tous les produits dérivés, distillés du pétrole,
21:30avec des chaînes de valeur qui restent quand même très imbriquées,
21:34un peu partout dans le monde, quoi qu'on en dise.
21:36Comment les entreprises, aujourd'hui, peuvent gérer ce choc de prix
21:40qui va quand même s'étaler forcément sur quelques mois, j'imagine ?
21:43Oui, alors, il y a...
21:45Évidemment, moi, je pense tout de suite à ceux qui sont le plus impactés,
21:48parce que moi, j'ai une spécialité de regarder l'industrie en général.
21:52Bon, c'est pas... Le coût de l'énergie n'est pas démentiel dans le P&L,
21:58dans le compte de résultats de beaucoup de sociétés.
22:00Dans la valeur ajoutée...
22:01C'est 2-3%.
22:02Ils peuvent gérer.
22:03On n'a pas exactement le même problème que ce qu'on a eu en 1922,
22:06où là, le prix du gaz passe au plafond,
22:10mais beaucoup plus fort que ce qu'on a vu là,
22:12malgré l'impact sur Raslaffan.
22:14C'est du x3.
22:16Et l'impact sur le prix de l'électricité,
22:18qui, lui, est beaucoup plus utilisé que du pétrole classique,
22:22lui, il est très, très violent.
22:23Puisque, souvenez-vous, je vous prends le baise-l'eau de France,
22:27il passe de 50 à 300 euros le mégawatt-heure,
22:30parce que c'est la guerre avec la Russie,
22:32qu'on ne voit plus le gaz arriver,
22:34et que c'est le gaz qui fait le prix en Europe.
22:35Qui fait le prix de l'électricité.
22:36Là, pas du tout.
22:37Le prix en France...
22:38Et puis, souvenez-vous...
22:39Et les centrales étaient en maintenance.
22:41Et voilà, les centrales étaient en maintenance.
22:43Il n'y avait pas d'hydro,
22:43parce qu'il y avait eu de la sècheresse avant.
22:45Là, c'est juste l'inverse.
22:46Les centrales, elles ont craché comme ce n'est pas permis en 2025.
22:50L'hydro, on est plein.
22:52Et en fait, le prix du mégawatt-heure en France,
22:54il est monté à 56.
22:55Il est un peu plus en Allemagne, quand même.
22:57Ils sont encore plus dépendants du gaz que nous.
23:00Mais globalement, c'est gérable.
23:02Après, si je pense à des gens qui sont vraiment purs,
23:05exposés au pétrole, et dérivés,
23:07forcément, vous pensez tout de suite à Airline.
23:10Et là, bon, prenez le truc macro.
23:13Prenez les chiffres de IATA global, de toute l'industrie.
23:18L'industrie, c'est 1 000 milliards de chiffres d'affaires l'année dernière,
23:20pour un petit peu moins de 5 milliards de passagers.
23:25C'est 70 milliards d'ébit sur ce truc-là,
23:28mais 250 milliards de coûts liés au fuel.
23:32Carburant.
23:32Carburant, 250 milliards.
23:34À aujourd'hui, ça, c'est basé sur un prix qui était à 70 dollars le baril.
23:39Sauf qu'en fait, ils n'utilisent pas du baril,
23:40ils utilisent du jet fuel.
23:42Bien sûr.
23:42Du kérosène.
23:43Or, ce kérosène, il valait plutôt 90 dollars l'année dernière.
23:46Si je prends les 90 dollars maintenant,
23:48et je regarde combien il vaut à Singapour,
23:51vous voyez fois 2.
23:52Donc, c'est 125 milliards de dollars de plus.
23:55Alors, évidemment, tout ça est faux,
23:56puisqu'il y aura des impacts sur moins de vols, etc.
23:59Mais si je prends simplement bêtement 250 milliards pour la moitié,
24:04toute l'industrie est en perte de plus de 100 milliards.
24:08Donc, il faut augmenter les prix pour compenser.
24:11C'est ce qu'ils sont en train de faire.
24:12Là, pour le coup, il y a une réactivité très forte d'une industrie
24:14qui est au contact direct du client.
24:17Même chez DHL.
24:18DHL, c'est mécanique.
24:19C'est entre 4 et 6 semaines.
24:21Ils ont augmenté les prix pour couvrir les hausses de coûts.
24:23Et eux, c'est 200 millions d'euros par mois de coûts.
24:28Donc, ma question étant, comment les entreprises vont monter les prix ?
24:32Elles vont tout de suite transmettre.
24:33Elles qui ont le mécanisme habituel, elles vont être obligées de le faire, oui.
24:36Parce que là, l'industrie airline, elle ne peut pas faire autrement.
24:43Et réduire l'offre.
24:44Et réduire l'offre.
24:45Parce qu'ils vont mettre en rebut tous les avions qui consomment trop.
24:49Donc, il va y avoir une raréfaction aussi des billets
24:51qui va permettre aussi de monter les prix.
24:53Est-ce que la demande suit ce mouvement ?
24:55Ou est-ce que là, contrairement à 2022,
24:57on peut détruire très vite de la demande
24:59avec ce levier des hausses de prix ?
25:02C'est un poil trop tôt pour le moment pour voir sur les airlines.
25:05Elles ont fait les choses préemptivement.
25:08C'est-à-dire que celles qui sont le plus impactées
25:10par ce qui se passe là-bas,
25:11évidemment, elles ont commencé à réduire
25:14ce qu'on appelle la capacité.
25:15L'offre de siège,
25:17c'est petit.
25:18Pour le moment, c'est vraiment petit.
25:20Et on reste encore dans
25:23la capacité de ne pas bouger.
25:24parce qu'il y a du hedging.
25:26Parce qu'évidemment, je vous ai donné...
25:27Oui, ils couvrent sur leurs achats.
25:28Je vous ai donné de ça.
25:28Mais voilà, je vous donne un Ryanair.
25:30Il est rentré dans l'année avec 80% couvert.
25:32La plupart des grosses airlines,
25:34à part quelques-unes spécifiques comme Wiz,
25:37c'est plus compliqué,
25:38se rendent dans l'année quasiment couverts à 100%.
25:41Ils sont toujours à un volant
25:42parce qu'il ne faut pas se retrouver
25:45comme en 2020 avec la crise.
25:46Ils étaient beaucoup trop couverts
25:47et c'était une catastrophe.
25:53Mais pour le moment,
25:54elles ont le hedging qui les protège.
25:56Et donc, il faut regarder plus loin.
25:58Il y a du temps pour réagir.
25:59Ce mécanisme de diffusion.
26:00La première réaction, c'est
26:02on réduit la capacité là où ça fait le sens
26:04et où de toute façon,
26:05il n'y a pas de remplissage sérieux à cette heure-ci.
26:09Et puis derrière,
26:09on va gérer par des hausses de prix.
26:11Sur le plan macro, effectivement,
26:13qu'est-ce qui distingue la situation actuelle
26:15et la situation de 2022,
26:18notamment du point de vue
26:18de la capacité des entreprises
26:20à retranscrire au client final
26:23la hausse des coûts,
26:24qui est déjà rapide.
26:26S&P Global a sorti ses PMI hier.
26:28On le voit partout à travers le monde.
26:30La hausse des coûts des entrants
26:31va beaucoup plus vite
26:32que la hausse des prix passés au client final.
26:34Oui, mais ça, c'est qu'une donnée d'enquête.
26:37D'une part, il ne faut quand même pas relativiser
26:40sous la réaction, n'oubliez pas.
26:42Et puis, d'autre part,
26:43on est dans une situation très différente à 2022.
26:45On n'est pas sur des problèmes de recrutement,
26:47des salaires qui explosent,
26:49parce qu'on n'est quand même pas
26:51sur les mêmes tensions sur le marché du travail.
26:53Je dirais même,
26:54est-ce que ce n'est pas le choc de trop
26:56pour l'économie américaine ?
26:57On peut se poser la question très clairement,
26:58parce qu'aujourd'hui,
26:59on a une croissance américaine qui était en cas,
27:01avec des secteurs qui allaient très bien,
27:03d'autres qui étaient assez en difficulté.
27:06Et on a vu quand même,
27:07dans les dernières statistiques
27:08de la Banque Centrale Américaine
27:09sur la production industrielle,
27:11que certains secteurs voyaient
27:12leur taux d'utilisation des capacités baisser,
27:15alors qu'ils ont des carniers de commandes très pleins.
27:17Et dans ces secteurs,
27:18c'est les semi-conducteurs
27:19et c'est la défense.
27:20Donc, ça ne traduit pas forcément
27:22un problème de demande,
27:23ça traduit plutôt un problème
27:24d'achènes d'approvisionnement,
27:26de qualification.
27:27On sait que la défense n'arrive pas à recruter.
27:29Les semi-conducteurs,
27:30il y a plus de 100 000 postes
27:31qui sont nos vacants.
27:32C'est à peu près 58% des postes
27:34dans ce secteur-là,
27:36des semi-conducteurs.
27:37Donc, c'est bien de vouloir produire
27:38des semi-conducteurs aux Etats-Unis,
27:39mais il faut recruter.
27:40Et bon,
27:41comme on ne peut pas faire venir
27:42des personnes étrangères,
27:43ça pose énormément de problèmes.
27:44Donc, il y a du retard,
27:45il y a des capacités aujourd'hui
27:47qui sont en manque.
27:47Bon, plus globalement,
27:48au niveau mondial,
27:49on a des problèmes aussi
27:50avec les waifers,
27:51enfin, les galettes
27:52qui servent à faire
27:53les semi-conducteurs.
27:53Donc, on a aujourd'hui
27:55les secteurs qui vont très bien,
27:57pour faire simple,
27:57qui sont sous pression
27:59sur les chaînes d'approvisionnement,
28:00des secteurs qui allaient très très mal,
28:02qui ne vont pas aller mieux,
28:03puisqu'en plus,
28:04on va pas avoir une banque centrale
28:04qui va baisser les taux
28:05pour aider le secteur
28:06de la construction, etc.
28:07Donc, c'est un vrai choc.
28:08Et puis, on a les droits de doigts,
28:09quand même,
28:09il ne faut pas l'oublier.
28:10On n'en parle plus,
28:11mais il y a quand même
28:12une petite source d'incertitude
28:14d'ici juillet, quand même.
28:16On en reparlera.
28:17Mais je pense qu'il y a quand même
28:19pas mal d'incertitudes.
28:19Il faut re-signer des accords
28:20avec Trump, d'une certaine manière.
28:21Il y a quand même ce choc-là.
28:22On a quand même un marché du travail
28:23qui n'est pas du tout
28:24dans le même état d'esprit
28:25qu'en 2022.
28:27Des salaires qui ont plutôt
28:28tendance à ralentir aux Etats-Unis.
28:30Donc, vous voyez que, déjà,
28:30du côté des Etats-Unis,
28:31on n'est pas dans ce schéma-là.
28:32En plus, on n'est plus
28:33sur des ménages américains
28:34qui ont les poches profondes
28:35avec des chèques de 13 ans.
28:36Alors, le stock d'épargne de l'Etat-Vie,
28:37il a été consommé.
28:38Ça, c'est sûr.
28:38Et du côté de l'Europe,
28:41la BCE l'a dit elle-même,
28:42on a une inflation
28:43qui est revenue à l'objectif.
28:44Donc, même s'il y a
28:45des tensions inflationnistes,
28:46on ne part pas non plus de très haut.
28:48Contrairement,
28:48on a des niveaux de taux
28:50qui sont bien plus élevés
28:51qu'à l'époque.
28:52À l'époque, on était quand même
28:53sur des politiques ultra-accommodantes
28:54avec des injections de liquidités.
28:56Ce n'est plus du tout le cas.
28:57Donc, même si la BCE
28:58a du chemin à faire,
29:00elle voulait prendre une garantie,
29:01ce n'est pas du tout la même chose.
29:02Il n'y a pas non plus d'austérité.
29:03Voilà.
29:04Et les indicateurs,
29:05encore le tracker de la BCE
29:07qui a été publié cette semaine,
29:08nous montrent qu'on est plutôt
29:10sur des négociations salariales
29:11qui montrent plutôt
29:11une modération salariale
29:13et que si vous retirez un peu
29:14les effets de base,
29:15on est même sur
29:16une vraie modération salariale.
29:18Et puis, dernière chose,
29:19je ne vois pas les Européens euphoriques.
29:21Je ne les vois pas consommer.
29:23Je ne les vois pas se dépêcher
29:24pour acheter des voitures.
29:26Rappelez-vous, à l'époque,
29:27c'était un problème
29:27de production de véhicules
29:29parce qu'on est semi-conducteurs.
29:31Là, on n'est pas du tout
29:31dans ce même...
29:32En contraire, je pense que
29:33les constructeurs automobiles
29:34sont prêts à vendre des voitures
29:35et je ne vois pas les Européens
29:36se bousculer dans les magasins.
29:37Donc, moi, personnellement,
29:39on est dans une situation
29:39complètement différente
29:40et ça serait...
29:42Il y a un choc inflationniste
29:44qui va être très récessionniste
29:45et pas du tout
29:46sur quelque chose
29:47qui va s'auto-entretenir
29:48dans les prochains mois.
29:49Pourquoi la BCE nous dit
29:50qu'elle est prête à agir rapidement
29:51s'il le faut ?
29:52Alors ça, c'est le wording
29:54de Christine Lagarde,
29:55notamment aujourd'hui.
29:56Mais pourquoi le marché
29:57semble accorder du crédit
30:00à cette histoire-là ?
30:02Puisque je crois qu'à un moment,
30:02on a pressé peut-être
30:03jusqu'à plus de trois hausses de taux
30:05cette année
30:05pour la Banque Centrale Européenne
30:07dès la prochaine réunion d'avril.
30:09Non, au moment où on parle,
30:11le marché anticipe environ 70 points
30:13de base de hausses d'années.
30:15Donc c'est presque trois hausses en effet.
30:19Ça me paraît beaucoup,
30:22mais je dois dire que
30:24je suis quand même un peu inquiet
30:25pour l'inflation.
30:26Je suis d'accord que c'est très différent
30:28de 2022.
30:29Le choc sur les prix,
30:30notamment sur le gaz,
30:31est beaucoup moins important.
30:32Le marché de l'emploi est moins tendu.
30:34On n'a pas le même...
30:35La demande qui avait créé
30:37cette inflation
30:38avec notamment des plans de soutien
30:40massifs durant Covid.
30:42Donc la situation est assez différente.
30:44Ceci dit, on a les prix de l'énergie
30:46quand même qui se tendent.
30:47On a parlé de tout ce qui est fertilisant
30:51et ça va impacter
30:52la production alimentaire.
30:54Et donc, on peut craindre
30:55de l'inflation
30:56à ce niveau-là.
30:58Et des achats à haute fréquence.
30:59Donc dans la perception de l'inflation,
31:01c'est quand même beaucoup plus
31:02qui compte que l'achat de la télé
31:03ou de la trottinette.
31:06On a également des problèmes
31:07au niveau des puces électroniques
31:08avec une demande énorme
31:11qui émane du choc
31:13d'intelligence artificielle.
31:15Et donc, ça, ça se répercute
31:17très clairement sur le prix
31:19des téléphones portables,
31:20sur le prix des laptops,
31:21des ordinateurs,
31:22donc tout ce qui est électronique.
31:24Donc on a quand même
31:25différents faisceaux.
31:26Il y a quand même
31:26une petite pression.
31:28Et alors, le problème,
31:29c'est que les banques centrales
31:30ont quand même perdu
31:31beaucoup de crédibilité en 2022
31:33avec ce choc d'inflation.
31:34Souvenez-vous, c'est un choc
31:35transitoire, temporaire.
31:37Ça s'est avéré complètement faux.
31:39Et les banques centrales
31:40ont perdu beaucoup de crédibilité
31:41dans cette affaire.
31:42Et d'ailleurs, Mme Lagarde
31:43le cite explicitement aujourd'hui.
31:45Elle dit, on a aujourd'hui trois...
31:47Alors, on est dans une situation
31:49extrêmement incertaine, nous dit-elle.
31:50Et donc, quand c'est le cas,
31:52on passe à une politique
31:52de gestion des risques.
31:54Et elle décrit trois scénarios.
31:56Un dans lequel le choc
31:58sur l'énergie notamment
31:59est court et relativement limité.
32:02On ne bouge pas dans ce cas-là.
32:04Une situation extrême
32:05où le choc est beaucoup
32:06plus violent et durable.
32:07Là, il va falloir
32:07qu'on resserre, aucun doute.
32:09Et une situation intermédiaire.
32:11Et là, que fait-on ?
32:13Et elle cite très explicitement
32:15le risque de communication
32:16auprès du public.
32:17C'est-à-dire, si le public
32:18voit des pressions inflationnistes
32:19et une banque centrale
32:20qui, de nouveau, ne bouge pas,
32:22est-ce que ça ne peut pas
32:23susciter des anticipations
32:25d'inflation ?
32:25Et donc, il faut agir.
32:26Donc, je pense que
32:28cet effet mémoire
32:29de 2022
32:30a quand même tendance
32:31à biaiser la BCE.
32:33Et dans le scénario central,
32:34on n'a pas de hausse de la BCE.
32:35Mais je dois dire
32:35qu'une hausse ou deux préventives
32:39quand même devient
32:40de plus en plus probable.
32:41Surtout s'il est...
32:41Avec quelles conséquences, Vincent ?
32:43Si on est dans...
32:44Puisque vous n'êtes pas
32:44le seul à le dire,
32:45c'est aussi le patron
32:46de la Bundesbank,
32:47Joachim Nagel,
32:48qui nous dit
32:48qu'il faut envisager
32:49possiblement une frappe préventive.
32:51Donc, dans le jargon
32:53de la politique monétaire,
32:54ça veut dire monter les taux
32:56avant même
32:56qu'on ait vu
32:58un vrai désancrage réel
33:00des anticipations
33:00d'inflation
33:01pour étouffer
33:02la crise dans l'œuf.
33:03Pour trouver l'inflation dans l'œuf.
33:04Bah ouais.
33:05Et la croissance...
33:06Et quelles conséquences
33:07ça aurait alors ?
33:08Deux hausses de taux là ?
33:09Une ou deux hausses
33:10de taux préventives ?
33:12Choc énergétique ?
33:13Choc monétaire ?
33:14Ça va vraiment dépendre
33:15de l'intensité
33:18de la hausse
33:18des prix d'énergie
33:19et surtout de la durée.
33:20Mais c'est vrai
33:21que plus ça dure
33:21et plus on se rapproche
33:23de la fin avril
33:23et du meeting BCE,
33:24plus le risque va être important.
33:26Donc, voir à travers
33:26n'est pas une option
33:27pour la Banque Centrale Européenne.
33:29On peut motiver
33:30une décision de politique monétaire
33:31à la BCE
33:32sur le simple fait
33:33que la critique
33:35a été trop forte
33:36en 2022.
33:38Répondre avec retard
33:39aux critiques de 2022.
33:41Madame Lagarde
33:41nous dit précisément
33:42qu'on a un choc d'offre
33:43comme ça
33:43à la réaction initiale
33:45c'est plutôt
33:45ou naturel
33:46c'est plutôt de dire
33:47on regarde à travers
33:48on attend
33:49et a priori
33:50ce sont des effets
33:50que temporaires
33:51mais si le choc
33:53de l'intensité
33:54est trop forte
33:55ou la crise trop longue
33:57on va devoir agir
33:59notamment parce que
34:00on a quand même
34:01ce problème de crédibilité.
34:02Damien,
34:03connaissant la Banque Centrale Européenne
34:04comme on la connaît tous
34:05il faut forcément
34:07il y a ce qu'on voudrait
34:08nos espoirs
34:09nos envies
34:10et puis il y a la réalité
34:11de la fonction de réaction
34:12de la Banque Centrale Européenne
34:13comment vous intégrer
34:15la possibilité effectivement
34:16qu'on ait à la fois
34:17un choc énergétique
34:19même si ce n'est pas
34:20le même choc
34:20que 2022
34:21en Europe
34:22couplé
34:23à un nouveau choc
34:24de taux réel
34:25choc monétaire
34:26c'est le risque
34:27vraiment
34:27en vrai
34:28ça change l'histoire européenne
34:29pour les marchés
34:30pour 2026
34:31on partait bien
34:32je le rappelle
34:33parce que
34:33si je regarde un peu
34:35c'était la reprise
34:36le problème qu'on avait
34:37depuis un bon moment
34:38c'était l'immobilier
34:39dans pas mal de zones
34:40avec vraiment
34:41des
34:42ça commençait à frémir
34:43ça frémissait même plus que ça
34:45dans le nord de l'Europe
34:46ça commençait à se réveiller un peu
34:48quand on parle avec Le Grand
34:50qui est quand même
34:50en prise avec ça
34:51et ils ont des perspectives
34:53un tout petit peu meilleures
34:53non pas pour le début de l'année
34:54mais plutôt
34:55quelque chose qui s'améliore
34:56sur la deuxième partie de l'année
34:57bon il ne faudrait pas
34:58que des hausses de taux
35:00alors vous allez dire
35:01le 10 ans
35:02lui il a déjà remonté
35:04donc il a déjà fait le travail
35:06mais en tout cas
35:07ce que j'observe
35:08c'est que le marché
35:09la croit
35:09enfin croit Madame Lagarde
35:11puisque effectivement
35:13le taux anticipé
35:15au IS
35:15à décembre
35:17il a déjà pris
35:18les 70 bips
35:19dont on parle
35:20bon
35:20moi honnêtement
35:22ça me paraît
35:22vraiment être
35:23à ce stade
35:27je ne vais pas dire
35:28une Jean-Claude Trichet
35:28mais pas loin
35:31dans le sens où
35:32c'est parce qu'on veut
35:34de la crédibilité
35:35non mais c'était ça
35:36son problème
35:36c'était un problème
35:37je veux être crédible
35:38et donc regardez
35:39ce que je fais
35:39moi je suis la BCE
35:40voilà
35:42à ce temps-ci
35:43ça me paraît un peu dangereux
35:44mais je ne suis pas
35:46économiste
35:47et puis c'est une gestion
35:48un risque management
35:50aussi au sein de la Banque Centrale Européenne
35:52Christian
35:52oui moi je pense que surtout
35:53ce sera le marché obligataire
35:54qui sera
35:55c'est lui qui va nous permettre
35:56de trancher
35:57s'ils faisons raison ou tort
35:58parce qu'il y a deux hypothèses
36:00soit
36:01elle monte ses taux
36:02de manière préventive
36:03tout le monde dit
36:04bon elle est super crédible
36:05ça va super marcher
36:07bon en plus
36:07elle va vraiment ralentir
36:09l'économie européenne
36:10la demande va baisser
36:11ça va vraiment
36:12enlever les tensions
36:13et normalement
36:14si c'est vrai
36:14si elle est crédible
36:15vous avez la pente
36:16de la courbe des taux
36:17qui doit s'abaisser
36:18et les taux longs
36:18qui doivent baisser
36:20théoriquement
36:20c'est ce qu'on devrait avoir
36:21donc les investisseurs
36:22donc c'est plutôt
36:23on pourrait dire
36:24peut-être qu'on va avoir
36:2525 points de bas sur le court terme
36:26mais comme les taux
36:27sur cette crédibilité là
36:28baissent
36:29c'est plutôt bon pour l'économie
36:30et c'est plutôt un élément de soutien
36:31ça améliore quand même
36:33les conditions financières
36:34on élimine le risque d'inflation
36:36tout de suite
36:36et donc
36:37pour les conditions financières
36:38c'est plutôt bien
36:39tout va bien
36:40deuxième hypothèse
36:42les marges ne réagissent pas du tout
36:43comme ça
36:43les gérants billataires
36:44ne raisonnent pas du tout comme ça
36:45ils disent
36:46la BCE monte ses taux
36:47c'est complètement n'importe quoi
36:49les entreprises n'ont pas la capacité
36:51de relever leurs prix de vente
36:52il n'y aura pas d'inflation
36:53sur les salaires
36:54et en plus
36:54à ce choc énergétique
36:55elle nous remonte les taux
36:56elle remonte le coût
36:57pour les entreprises
36:58ça va faire effondrer la croissance
37:00les états sont très endettés
37:02beaucoup plus qu'en 2022
37:03donc les états vont devoir
37:05encore émettre énormément
37:06l'Allemagne doit émettre énormément
37:08donc la prime de risque explose
37:11d'ailleurs on a vu
37:11dans la réaction des marchés
37:12depuis le début de ce conflit
37:14il y a une corrélation très forte
37:15entre le ratio d'aide sur PIB
37:18des états
37:19et l'ampleur de la dégradation
37:20donc ça veut dire
37:21qu'il y a bien une perception
37:22du risque souverain
37:23qui est là
37:24et donc finalement
37:25je vous fais le scénario
37:26extrême volontairement
37:27finalement
37:28la BCE monte ses taux
37:29elle crée un risque souverain
37:31elle fait écarter les spreads
37:32donc retour de la fragmentation
37:33voilà
37:34elle fait exploser les taux
37:35et on est sur une courbe des taux
37:37qui se pontifie énormément
37:38et qui entraîne
37:39une réaction très négative
37:41donc attention
37:42je crois qu'elle est
37:44vraiment sur une crête
37:45sur sa communication
37:46bon moi je dirais
37:47que le mieux qu'elle aille à faire
37:48c'est d'aboyer
37:50et laisser la désinflation passer
37:52c'est peut-être la stratégie
37:53d'ailleurs
37:53voilà
37:53ça serait peut-être ça
37:54beaucoup aboyer
37:55je suis d'accord
37:56pour ancrer les anticipations
37:57on a un mois devant nous
37:58pour faire la réunion
37:58le 30 avril
37:59et dire que
38:00quoi qu'il arrive on est là
38:01on gérera ça
38:02et surtout ne rien faire
38:04parce que je pense
38:05qu'il y a un vrai risque
38:06à faire quelque chose
38:06d'une réaction trop violente
38:08du marché obligataire
38:09et moi je ne suis pas
38:10très confortable
38:11avec le scénario
38:11de hausse des taux
38:12si le marché s'emballe
38:13si le marché obligataire s'emballe
38:14autour de ça
38:15là ça pourrait être vraiment
38:16ce serait le signe
38:17d'une erreur
38:17du point de vue
38:18et là on parlerait
38:19d'une erreur
38:19de politique monétaire
38:20derrière
38:20parce que là
38:21on aurait
38:22si la plante des courbes
38:23des taux se pontifie
38:24c'est une vraie erreur
38:24de politique monétaire
38:26comment on gère ça
38:26du point de vue
38:27des investissements
38:28des stratégies de marché
38:30Vincent
38:30alors il y a
38:32il y a ce qui se passait avant
38:33et ce qui se passe depuis
38:344 semaines
38:35évidemment
38:36et c'est vrai que
38:37depuis le déclenchement
38:38de cette crise iranienne
38:40c'est quand même
38:40le sentiment en tout cas
38:41d'un espèce de contre-pied général
38:43sur toutes les grandes tendances
38:45qui prévalaient
38:46c'est à dire
38:47l'idée de sortir
38:48un peu
38:49des actifs en dollars
38:50pour se reprojeter
38:52à travers le monde
38:53l'Asie
38:53l'Europe
38:55sortir un peu du dollar
38:56on voyait quand même
38:57des devises émergentes
38:58qui tenaient mieux
38:59l'euro également
39:00sur les mouvements de courbe
39:01on avait l'idée
39:02de la pontification
39:03ça s'est quand même
39:04un peu aplatif
39:04bref
39:05toutes les grandes tendances
39:06qui prévalaient
39:06depuis 3-6 mois
39:08ont été prises à revers
39:09là depuis
39:10un mois
39:10est-ce qu'on a envie
39:12de repartir
39:12de garder quand même
39:13certaines de ces tendances
39:14qui prévalaient
39:15ou est-ce qu'il faut
39:15repartir d'une page blanche
39:17non je pense qu'effectivement
39:18tous les trades
39:19consensuels
39:20ont été punis
39:21c'est vraiment
39:22la grille de lecture
39:23principale
39:26de l'activité de marché
39:27depuis le début
39:29de la guerre
39:30fin février
39:31il y a quand même
39:32des leçons
39:32à mon avis
39:33très importantes
39:33il y a des actifs
39:35qui ont quand même
39:37bien résisté
39:38les actions américaines
39:40le crédit
39:42et de l'autre côté
39:43des actifs
39:45qui n'ont pas du tout
39:45joué leur rôle
39:46de valeur refuge
39:47notamment
39:48les treasuries américains
39:49et je veux vraiment
39:50insister là-dessus
39:51si on regarde
39:52le mouvement
39:52des taux nominaux
39:54américains
39:54le mouvement est venu
39:56essentiellement
39:57sur les taux longs
39:58sur le taux de 10 ans
39:58ou 30 ans
39:59des taux réels
40:00les taux réels
40:00ont fortement monté
40:02beaucoup plus
40:02que les anticipations
40:03de l'inflation
40:04elles-mêmes
40:04ça c'est assez
40:05habituel
40:05dans un événement
40:08ce qu'on appelle
40:08risk off
40:09donc d'aversion
40:10risque marqué
40:11que les taux longs
40:12réels
40:12montent comme ça
40:13c'est vraiment
40:14pas très rassurant
40:14pour les treasuries
40:15et ça me conforte
40:17dans l'idée
40:17que je défends
40:17depuis un certain temps
40:18que les obligations
40:20gouvernementales
40:21ne jouent plus
40:23le rôle
40:23de valeur refuge
40:24je parle de la résistance
40:25des actions américaines
40:26également le crédit
40:28tient très bien
40:29ça participe également
40:31à cette idée
40:31que finalement
40:32dans une situation
40:33de crise comme ça
40:34on ne vend plus le crédit
40:35pour acheter
40:35les obligations
40:36gouvernementales
40:37alors maintenant
40:37si on a
40:38une désescalade
40:40dans les semaines
40:41qui viennent
40:41et avant le meeting
40:42BCE en l'occurrence
40:44je pense que
40:45les actifs cycliques
40:46qui ont souffert
40:47se reprendront
40:48en partie
40:52donc
40:52y compris
40:54les actions
40:55et les secteurs
40:56cycliques
40:57sur les taux longs
40:58la partie courte
40:59se reprendra
41:00puisqu'il y a
41:00dans ce cadre là
41:01il y aurait
41:01beaucoup trop
41:02de hausses de taux
41:03de prices
41:03notamment
41:04donc
41:05quantification
41:06de la courbe
41:06je suis moins confiant
41:07sur les taux longs
41:08par contre
41:09je pense que
41:10ce qui se passe
41:11ne fait qu'augmenter
41:13l'idée
41:14qu'on est dans un régime
41:16géopolitique instable
41:17qu'il faut davantage
41:18dépenser dans l'armée
41:19chaque choc
41:21accroît encore
41:22un peu plus
41:23cette prime de terme
41:24qu'on peut observer
41:25sur les problèmes
41:26budgétaires
41:27les questions de populisme
41:28qui empêchent les réformes
41:30je pense que
41:30les taux longs
41:31ne vont pas forcément
41:32beaucoup baisser
41:33sur la situation
41:35de marché
41:35la gestion
41:36de cette situation
41:37et les perspectives
41:38qu'on peut imaginer
41:39une fois
41:40la désescalade
41:42plus évidente
41:43si désescalade
41:44parce que
41:45c'est ça
41:46le problème
41:47que l'on a
41:47en tant qu'investisseur
41:49c'est que
41:49c'est malheureusement
41:50assez binaire
41:51nous on aime bien
41:51ce qui est asymétrique
41:53c'est à dire que
41:54les risques
41:55sont trop marqués
41:56dans le marché
41:57c'est ça qu'on aime bien
41:59là on ne l'a pas
42:00en fait
42:00parce que
42:01oui il y a des boîtes
42:02qui ont beaucoup baissé
42:03mais elles sont très cycliques
42:05et donc effectivement
42:05si jamais
42:07ça ne s'améliore pas
42:08on est obligé de revoir
42:09le scénario qu'on avait
42:10et donc on est obligé
42:11de revoir la valo
42:12ça c'est clair
42:13et sur les boîtes
42:14même sur les boîtes défensives
42:15vous avez eu quand même
42:16quelques petits mouvements
42:17c'est à dire
42:18dans la défense
42:19qui était vu quand même
42:20comme des actifs
42:21et qui devraient plutôt
42:22bien s'en sortir
42:23dans ce moment là
42:24ça ne s'est pas si bien
42:25marché que ça
42:25à Rheinmetall
42:26ça paie 11%
42:27depuis le 28 février
42:28par exemple
42:28parce que ça avait déjà
42:29beaucoup monté
42:30pas vraiment
42:32il y a aussi
42:32des vrais changements stratégiques
42:34je pense qu'on est en train
42:36d'intégrer le fait
42:38qu'aujourd'hui
42:38ce n'est pas avoir
42:39des missiles à plusieurs
42:40millions de dollars
42:41qui comptent
42:41mais c'est d'avoir un drone
42:42à quelques milliers de dollars
42:45et je pense que
42:46le Patagone l'a dit
42:47ils allaient revoir
42:48les contrats de la défense
42:49ils vont remettre
42:50tout ça à plat
42:51et je pense qu'il y aura
42:51pas mal de valeurs de la défense
42:52qui vont souffrir
42:53dans les programmes
42:54d'investissement
42:56si on regarde aux US
42:57effectivement le marché
42:58n'a pas totalement acheté
42:59tout ce qu'a demandé
43:00tout ce qu'a redemandé
43:02le Patagone aux US
43:03Lockheed Martin
43:04qui devrait
43:05on leur demande
43:06de faire un x4
43:07sur leur missile quand même
43:08bon ça n'a pas tant
43:10pris que ça
43:10à ce stade
43:12alors pour revenir
43:12sur mon sujet de défense
43:13effectivement le marché
43:14je pense qu'à chaque fois
43:15que on est
43:16et je reviens
43:17à ton sujet de taux
43:20si pression taux
43:21il y a
43:21et difficulté
43:23pour les états
43:24de se financer
43:25de se refinancer
43:26ou en tout cas
43:27c'est plus cher etc
43:27et bien la belle perspective
43:29des 3,5
43:30d'investissement
43:31dans la défense
43:32à 2030
43:32bon ben ça va
43:34ça devient plus compliqué
43:34et donc voilà
43:35ça se complique
43:36donc c'est vraiment pas simple
43:37ce site de bien projeter
43:39donc on est dans
43:40la phase où
43:41il faut regarder ça
43:42il y a certainement
43:43quand même des boîtes
43:43des sociétés
43:44où le marché
43:46a tapé un peu fort
43:46alors qu'elles ont
43:48appris de 2022
43:49ce que je veux dire par là
43:51c'est 2022
43:51c'est un choc d'inflation
43:53et il y a plein de sociétés
43:54qui n'avaient pas
43:55dans leur contrat
43:56la capacité
43:57à faire passer
43:58automatiquement
43:59des hausses de coûts
44:00dans leurs prix
44:00alors ce qui n'a pas
44:02ce qui ne fait pas monter
44:02les marges
44:03mathématiquement
44:04ça fait baisser la marge
44:05de faire juste
44:06ce qu'on appelle
44:06un passe-trou
44:07néanmoins
44:08en euros
44:08vous avez toujours
44:09des euros
44:10au même niveau
44:11bon
44:11alors si on n'est pas
44:12dans un scénario
44:13totalement inflationniste
44:14mais qu'on n'a
44:15qu'une partie des coûts
44:15qui augmente
44:16il y a plein de sociétés
44:17qui ont complètement
44:18changé leur modèle
44:19après 2022
44:20qui avait des contrats
44:21long terme
44:22sur lesquels
44:23bon ben je m'engage
44:23
44:24normalement je me bac
44:25à peu près
44:25avec mes fournisseurs
44:26mais il y a eu un tel choc
44:27que ça n'a pas fonctionné
44:29je pense à Alstom
44:29par exemple
44:30ou des contrats
44:31ferroviaires
44:31qui sont sur des durées
44:32un peu longues
44:33bon là tout ça
44:34a été modifié
44:35depuis 2022-2023
44:36et beaucoup de sociétés
44:38ont appris
44:38et je veux dire
44:39ce qu'on appelle
44:39les terms and conditions
44:41la formation des contrats
44:42a totalement changé
44:43et il y a un cerveau
44:45de marché
44:45qui se dit
44:46qu'est-ce qui s'est passé
44:47en 2022
44:47ces boîtes-là
44:48elles ont pris très cher
44:49parce qu'inflation
44:50alors qu'elles ont trouvé
44:52quand même
44:52de l'agilité supplémentaire
44:53de la flexibilité supplémentaire
44:54et ça on le sous-estime
44:56parfois
44:56on s'arrêtera là
44:58pour ce soir messieurs
44:59merci beaucoup
45:00merci d'avoir été avec nous
45:01et d'avoir partagé
45:01vos vues et vos analyses
45:03de marché
45:04quasiment au terme
45:05de cette quatrième
45:06semaine de conflit
45:07dans le golfe
45:07Damien Dierix
45:08Exxan AM
45:10Vincent Chéniot
45:10General Investments
45:11et Christian Parizeau
45:12Altair Economics
45:13c'était les invités
45:14de Planète Marché ce soir
45:26Le dernier quart d'heure
45:27de Smart Bourse
45:27chaque soir
45:28c'est le quart d'heure
45:28thématique
45:29le thème ce soir
45:30c'est celui des marchés
45:31les marchés qui sont
45:32la matière première
45:33d'ABC Arbitrage
45:34nous parlons
45:35des résultats annuels
45:362025
45:36d'ABC Arbitrage
45:37et son président
45:38PDG
45:39est à mes côtés
45:39en plateau
45:40Dominique Séolin
45:41bonsoir Dominique
45:41bonsoir Grégoire
45:42merci beaucoup
45:43ravi de vous retrouver
45:43pour parler
45:44à la fois d'ABC Arbitrage
45:46comme je le dis souvent
45:47et justement
45:48de l'environnement
45:49de marché
45:49qui est votre matière
45:51première
45:51sur les résultats
45:522025
45:53alors je donne
45:54quelques métriques
45:54notamment une que vous aimez
45:55bien mettre en avant
45:57qui est une métrique clé
45:58pour ABC Arbitrage
45:59le retour sur capitaux
46:01un ROE qui est solide
46:03quasiment à 15%
46:04sur l'année
46:05donc on est au niveau
46:06de la moyenne historique
46:07des 31 dernières années
46:08d'exercice
46:09d'ABC Arbitrage
46:10Dominique
46:11belle progression
46:12de l'activité
46:13qui croit
46:14de 15%
46:15d'une année
46:16sur l'autre
46:17dans un environnement
46:19qui en 2025
46:20on parlera de 2026
46:22mais qui a été
46:23favorable
46:24à l'activité
46:25aux stratégies
46:26d'ABC
46:26l'an dernier
46:27Dominique
46:28vous avez souligné
46:29les bons chiffres
46:30merci
46:30c'est important
46:31de souligner
46:31une progression
46:32puisque 2024
46:33avait été
46:34positivement impacté
46:35par un résultat
46:36exceptionnel
46:37sur lequel on a longuement
46:38communiqué
46:39je n'y reviens pas
46:39mais donc il y a
46:40une vraie progression
46:40du résultat net
46:41et de l'activité
46:43vous l'avez dit
46:43c'est à fait exact
46:44donc ça c'est un point
46:45important je pense
46:46de montrer quand même
46:46que des progrès sont là
46:47vous avez aussi raison
46:49l'année a été
46:50en partie favorable
46:51et si je redécoupe
46:52très rapidement
46:53on a eu 5 mois
46:54au-dessus de la moyenne
46:55historique
46:56donc très favorable
46:57pour le groupe
46:57en particulier le mois d'avril
46:58que tout le monde
46:59se rappelle très bien
47:00je pense
47:00même si ça a été
47:01court dans le temps
47:01ça a été assez brutal
47:03et nous on aime bien
47:03ce genre de sport
47:04la volatilité
47:05est un moteur de performance
47:07où les stratégies d'AVC
47:08sont designées
47:09c'est bien de le rappeler
47:11vous avez raison
47:11nous on baigne dedans
47:13mais vous avez raison
47:13de le rappeler
47:14la volatilité
47:14est notre premier moteur
47:15exogène
47:16qui ne dépend pas de nous
47:17mais je reprends souvent
47:18l'image du vent dans les voiles
47:20donc c'est vraiment
47:20un vent fort dans les voiles
47:21quand ça monte
47:22et donc le bateau avance
47:23plus vite
47:24avec plus de danger
47:25mais on sait le piloter
47:26donc 5 mois
47:28favorables
47:29voire même
47:29très favorables en avril
47:31vous avez raison
47:314 mois bien moins favorables
47:33on ne s'en souvient pas
47:34mais juin et septembre
47:35sont 4 mois quand même
47:36moins favorables
47:37pour l'activité
47:38et puis un dernier trimestre
47:39moyennement favorable
47:40mais dans lequel le groupe
47:41a su tirer son épingle du jeu
47:43c'est tout à fait exact
47:44un point que vous mettez en avant
47:45pour rester encore sur 2025
47:46c'est que
47:47les encours
47:48alors qu'ils sont autour
47:49de 250
47:50je ne veux pas
47:51l'ordre de grandeur
47:52250 millions
47:54vous notez quand même
47:55qu'il y a une forme d'inertie
47:56c'est-à-dire que les encours
47:58ne suivent pas aussi vite
47:59que ce que vous auriez pu espérer
48:01les performances des stratégies
48:03et de l'activité d'ABC
48:03tout à fait
48:04ça fait partie je pense
48:05des déceptions avouées
48:06et reconnues
48:07néanmoins
48:08nous avons trois bonnes raisons
48:09d'être optimistes
48:10la première
48:11c'est que nous avons
48:13modifié un de nos produits
48:14sur la demande client
48:16on a constaté
48:17qu'il y avait une demande
48:18pour plus d'agressivité
48:19donc on a modifié ce produit-là
48:20depuis à peu près
48:21fin 2024
48:22pour faire très simple
48:23donc ça fait un an
48:24que ce produit est modifié
48:25et il produit
48:26d'excellentes performances
48:28avec plus de 10%
48:29sur la part de l'art
48:30en 2025
48:31et puis depuis le début
48:32de l'année 2026
48:33plus de 7,5%
48:35dans des environnements
48:36difficiles
48:37donc on démontre à nouveau
48:38cette capacité
48:39à performer
48:39dans des environnements
48:42compliqués
48:42en tout cas
48:42complexes
48:43donc ça c'est
48:44une très bonne nouvelle
48:45et une très bonne raison
48:45d'être optimiste
48:46la deuxième raison
48:47d'être optimiste
48:48c'est cette performance
48:50qui dure maintenant
48:50depuis 3 ans
48:51donc on pense que ça va
48:52quand même finir par convaincre
48:54que le produit est bon
48:55et il est bon
48:56parce que même dans les années
48:57moins volatiles
48:58il amène de la performance
48:59donc ça c'est top
48:59parce qu'on appelle
49:00un produit chez nous
49:01all weather
49:01toute météo
49:02et puis la troisième raison
49:03c'est que le pipeline
49:04se remplit
49:04alors j'utilise souvent
49:06l'expression
49:07je ne fais pas le malin
49:07tant que ce n'est pas signé
49:08je suis méfiant
49:09mais en tout cas
49:10le pipeline se remplit
49:11parce que nous avons
49:12avec les deux premières raisons
49:14de quoi convaincre
49:15et donc ça c'est plutôt
49:16tout à fait positif
49:17c'est qu'il y a toujours
49:17un peu d'inertie
49:18c'est plus long
49:19que je n'aimerais
49:20c'est plus long
49:21que je n'aimerais
49:21j'aime bien avoir
49:22un peu de track
49:23effectivement
49:23les due diligence
49:24sont plus longs
49:26tout est plus long
49:26mais en tout cas
49:29sans garantie
49:29nous avons des raisons
49:30d'être optimistes
49:31vous communiquez
49:32à travers la publication
49:34de vos résultats annuels
49:35vous communiquez également
49:36sur ce quasi
49:37premier trimestre
49:382026
49:39vous allez jusqu'à la date
49:40du 20 mars
49:41pour communiquer
49:42sur votre activité
49:44et force est de constater
49:46que là
49:47vous êtes dans un environnement
49:48vous le qualifiez
49:49difficile
49:50mais dans lequel
49:51vous manœuvrez
49:52plutôt bien
49:52sur ces trois premiers mois
49:54on a deux raisons
49:55de ce joli résultat
49:58ou cette jolie progression
49:58en base de comparaison
50:002025
50:01on compare à l'ensemble
50:02de l'année 2025
50:03et donc
50:04la première raison
50:05qui est à nouveau
50:06la volatilité
50:06c'est une raison exogène
50:08elle ne dépend pas de nous
50:08mais elle est là
50:09et ça pour nous
50:10on sait que c'est favorable
50:11et donc clairement
50:13on a toujours su faire
50:14on se rend compte
50:15depuis un certain temps
50:16vous le savez
50:16et donc ça
50:17c'est vraiment
50:17une raison exogène
50:19la deuxième raison
50:20c'est que les investissements
50:21réalisés depuis quelques années
50:22amènent des progrès
50:23y compris dans cette zone là
50:24et ça
50:25depuis un an
50:2618 mois
50:27on pense qu'on a réussi
50:28à installer un effet
50:29qu'on appelle chez nous
50:29double turbo
50:30c'est à dire avant
50:31on avait un turbo
50:32dans la volatilité
50:33et maintenant
50:33on a un double turbo
50:34donc on a
50:34une accélération
50:36une nette accélération
50:37des résultats
50:38dans ce type d'environnement
50:39et ça c'est des améliorations
50:41structurelles
50:41que vous avez apportées
50:43à vos stratégies
50:44c'est quoi
50:44c'est de la R&D
50:46concrètement
50:47exactement
50:47c'est des stratégies
50:49qui peuvent être
50:50un peu complexes
50:51vous avez raison
50:52ça fait un peu boîte noire
50:53non mais je ne l'ai pas dit
50:54comme ça
50:55d'ailleurs certaines
50:57de vos stratégies
50:57sont réservées
50:58à des clients
50:59professionnels
51:00institutionnels
51:01exclusivement
51:02et même exclusivement
51:03donc on n'est pas
51:03dans l'univers du retail
51:04non vous avez raison
51:05mais il y a des améliorations
51:06structurelles
51:07oui oui
51:07alors les améliorations
51:08peuvent être
51:09j'allais dire
51:11technologiques
51:11mais aussi en termes
51:12de modèles
51:13d'approche du marché
51:14de finesse
51:16de compréhension
51:17et d'amélioration
51:18finalement de chaque brique
51:19du Lego
51:20toutes les équipes
51:21y ont contribué
51:22bravo à elle
51:22parce que franchement
51:23les progrès
51:24dans cette zone là
51:24le fameux
51:25ce que j'appelle
51:26le double turbo
51:26est vraiment présent
51:27alors on l'a confirmé
51:28en avril 2025
51:29on le reconfirme
51:30à nouveau au premier trimestre
51:31il faut le confirmer
51:32tout aussi régulièrement
51:34que possible
51:34évidemment
51:34mais en tout cas
51:35je suis très confiant
51:36sur cette zone
51:37de double turbo
51:37vous vous livrez à l'exercice
51:39également
51:39alors des perspectives
51:40de marché de 2026
51:42on n'est pas dans la prévision
51:44mais dans ce qui vous anime
51:45en matière de réflexion
51:46une réflexion importante
51:47c'est que peut-être
51:48que le régime de volatilité
51:50est en train de changer
51:52structurellement
51:52dans les marchés
51:53vous dites
51:53alors le VIX
51:54ça c'est votre manière
51:55de catégoriser les choses
51:56et de rentrer en zone 3
51:58en régime de zone 3
51:59qu'est-ce que ça veut dire
52:00et qu'est-ce qui vous fait imaginer
52:01qu'il y a peut-être
52:02un changement structurel
52:03de régime de volatilité
52:04mon découpage
52:04est forcément un peu subjectif
52:06mais on a découpé
52:07avec les équipes
52:09en 3 zones
52:09une zone inférieure
52:10à 15 de VIX
52:11le VIX étant un bon proxy
52:13un bon approximateur
52:15ça c'est la mer calme
52:16on appelle ça
52:17la no life zone
52:18ou la dead zone
52:18chez nous
52:19donc c'est vraiment
52:19vous avez tout à fait raison
52:20la mer calme
52:21c'est très bien
52:21une zone de 15 à 18
52:23ou 15 à 20
52:2518-20 étant la moyenne historique
52:26du VIX
52:27sur 10 ans
52:2818 et sur 20
52:2930 ans
52:2920
52:30et donc c'est une zone
52:31moyennement favorable
52:32ou moyennement calme
52:33on commence à rentrer
52:35en zone d'alerte
52:35et puis la zone au-dessus
52:36de 18-20
52:37qui est une zone de stress
52:38alors évidemment
52:38plus ça monte
52:39plus c'est stressant
52:40pour les marchés
52:41mais c'est clairement
52:42ces trois zones-là
52:42que nous découpons
52:43et donc
52:44ce qu'il faut bien comprendre
52:45et bien retenir
52:46je pense
52:46c'est que sur les 40 dernières années
52:48la période exceptionnelle
52:49c'est pas celle que nous vivons maintenant
52:51c'est celle que nous avons vécu
52:52de 2012 à 2022-2023
52:54ce que j'ai souvent appelé
52:55la période des banques centrales
52:58c'est vraiment une période atypique
53:00qui a amené la zone 1
53:01donc la fameuse dead zone
53:02très majoritaire
53:04dans cette répartition
53:05du VIX weekly
53:06enfin en semaine
53:07ou même daily
53:08donc le journée
53:09et donc c'est vraiment
53:11une répartition atypique
53:12alors que historiquement
53:13nous avions plutôt
53:14une répartition
53:15un tiers
53:15un tiers
53:16un tiers
53:16voire même plutôt
53:17au-dessus de 40%
53:18dans la zone de stress
53:20et sur laquelle
53:21nous avons bâti
53:21d'ailleurs notre business model
53:22cette répartition
53:23de 33-33
53:24donc oui
53:24nous avons souffert
53:25nous en termes de modèle
53:27mais bon ça nous pousse
53:28aussi à innover
53:29en termes de modèle
53:30dans la zone de banque centrale
53:31mais c'est vrai que là
53:32on sent quand même
53:33des prémices
53:34d'un retour
53:35à une normalité
53:35de répartition
53:36de la volatilité
53:37et pourquoi ?
53:38qu'est-ce que ce nouveau régime
53:39reflète
53:40comme risque de marché
53:41aujourd'hui ?
53:42d'abord
53:43la vie est faite
53:44qu'elle apporte
53:45sa zone
53:46où c'est problématique
53:47et donc effectivement
53:48les marchés peuvent bouger
53:49donc encore une fois
53:50c'est ce qui fait
53:50que sur 40 ans
53:51cette fameuse répartition
53:52était à peu près
53:52un tiers
53:53un tiers
53:53pour faire très simple
53:54donc c'est normal
53:55et là plus particulièrement
53:57nous arrivons probablement
53:58en fin
53:59de zone des banques centrales
54:01elles arrivent un peu
54:02à la limite
54:02de ce qu'elles savent faire
54:03elles sont prises au piège
54:05entre l'inflation
54:06et la baisse des taux
54:07à cause de l'endettement mondial
54:08qui est extrêmement significatif
54:09ce marteau
54:11et cet enclume
54:12ce marteau pardon
54:12et cet enclume
54:13pose problème aux banques centrales
54:15donc attention
54:15les limites
54:16et les problèmes
54:17c'est fait pour être dépassé
54:18on va voir ce que va faire
54:19la Fed 3.0
54:20avec le nouveau patron
54:21la Fed
54:23j'allais dire sous tutelle
54:24c'est pas bien
54:24mais en tout cas
54:25on va dire
54:26influencé fortement
54:27par le gouvernement américain
54:28on verra ce que ça donne
54:29mais si on reste rationnel
54:31il est clair
54:32que les banques centrales
54:33sont arrivées un peu
54:34à la fin
54:34de ce qu'elles savaient faire
54:35même si encore une fois
54:36elles sont très présentes
54:37la taille de leur bilan
54:38est encore 6 à 8 fois supérieure
54:39à ce qu'elles avaient
54:40en 2007 par exemple
54:42ou en 2006
54:42elles étaient capables
54:43de tuer la volatilité
54:47des marchés
54:47aujourd'hui
54:48je ne vais pas dire
54:48que c'est elles
54:48qui génèrent de la volatilité
54:50mais en tout cas
54:51elles peuvent
54:51à certains moments
54:52effectivement
54:53en apporter
54:53j'ai souvent pris
54:55l'expression
54:55du vase qui se remplit
54:56je pense que le vase
54:57de la volatilité
54:58se remplit
54:58ça ne veut pas dire
54:59que c'est certain
55:00ça ne veut pas dire
55:00que les banques centrales
55:01ne seront pas encore
55:02à la manœuvre
55:02dans le futur
55:03mais en tout cas
55:04la probabilité
55:05de retrouver une répartition
55:06un tiers
55:07un tiers
55:07un tiers
55:08augmente
55:08step by step
55:09et alors je traduis
55:10le titre
55:11de l'outlook
55:122026
55:13pour les marchés
55:13alors c'est sous forme
55:14de question
55:14mais 2026
55:15pourrait être
55:16the year of the great reckoning
55:18l'heure de la grande édition
55:19bah oui
55:20à un moment
55:20on va falloir payer
55:22peut-être
55:22nos propres turpitudes
55:24c'est à dire
55:25en fait
55:25je rappelle
55:26que les dettes mondiales
55:27en 10 ans
55:29ont augmenté
55:30de plus de 50%
55:31passant de 200 000 milliards
55:32à plus de 340 000 milliards
55:35à quelques milliards près
55:36donc c'est vraiment
55:37très significatif
55:39le deuxième point important
55:41c'est que plus de 50%
55:42des dettes
55:43qui vont arriver
55:44à échéance
55:45en 2027
55:47pour être tout à fait honnête
55:48j'ai même été surpris
55:48qu'en 2025
55:49on n'ait pas déjà
55:50des impacts
55:50de ce type là
55:51même si on
55:52on pourra reparler
55:52la dette privée
55:53si vous le voulez
55:53on sent quand même
55:54des choses qui pointent
55:55mais en 2027
55:56plus de 50%
55:57des dettes
55:57avec les anciens taux
55:58très bas
55:59vont arriver à échéance
56:00et vont devoir être renouvelées
56:01avec des taux
56:02probablement deux fois supérieurs
56:04à ce que ces anciennes dettes
56:05c'est là que ça commence
56:06à mordre quoi
56:07donc je ne dis pas
56:08qu'encore une fois
56:09c'est certain
56:09les problèmes seront certains
56:11le pire n'est jamais certain
56:12mais quand même
56:13on arrive un peu
56:13au bout du bout
56:15du sujet
56:15et donc effectivement
56:16on peut penser
56:17qu'il y aura des problématiques
56:18de volatilité
56:20ou en tout cas
56:20de stress complémentaire
56:22sur les marchés
56:22bon
56:23dernière question
56:23Dominique
56:24je laisse de côté
56:25le sujet du crédit privé
56:26on en parle tous les jours
56:27dans l'émission
56:28ça fait partie
56:29des points de vulnérabilité
56:30potentiels
56:31effectivement
56:32des marchés américains
56:33et donc
56:33ce qui se passe
56:34aux Etats-Unis
56:34généralement
56:35a plutôt tendance
56:36à se diffuser un peu
56:37en dehors également
56:38des marchés américains
56:39comment on amène
56:41abaisser arbitrage
56:42coté en bourse
56:42bien sûr
56:43à une capitalisation boursière
56:44de plus de 500 millions d'euros
56:45puisque ça fait partie
56:46des objectifs
56:46du nouveau plan Momentum 2028
56:49oui alors pour être tout à fait honnête
56:50on a toujours eu cet objectif
56:52mais là on le réaffirme
56:54plus fortement
56:54parce qu'on pense
56:55que c'est vraiment important
56:56de montrer
56:57qu'on est capable
56:58de faire de la croissance
56:59sur le cours de bourse
57:00au-delà d'être une valeur de rendement
57:02reconnue depuis 30 ans
57:03donc c'est important
57:05de faire de la croissance
57:06aussi pour nos actionnaires
57:06le cours de bourse actuel
57:08est décevant
57:09par rapport à nos annonces
57:10par exemple d'hier
57:10et j'en suis désolé
57:12pour nos actionnaires
57:13mais c'est à court terme
57:14à charge à nous
57:15de démontrer
57:15le plan en question
57:16et en particulier
57:17je suis convaincu
57:18que si nous arrivons
57:19à monter les encours
57:20sous gestion
57:20et donc à monter
57:22quelque part
57:22des recettes récurrentes
57:23et de monter
57:24ce fameux résultat bas
57:26récurrent
57:26alors je pense
57:27que nous aurons
57:28de quoi crédibiliser
57:29une valorisation
57:30qui ira chercher
57:30les 500 millions et plus
57:31en tout cas
57:32c'est bien l'objectif
57:33avec l'idée aussi
57:34qu'à l'occasion
57:36vous allez pouvoir
57:37renforcer vos fonds propres
57:38c'est important
57:39de renforcer les fonds propres
57:40dans le monde
57:40aujourd'hui
57:41oui alors
57:42vous avez raison
57:43le renforcement des fonds propres
57:45va forcément dépendre
57:46de la collecte
57:46si on collecte
57:47je prends des chiffres
57:48très caricaturaux
57:49mais 3-4 milliards
57:50à terme
57:50alors pas dans les deux ans
57:51mais à terme
57:52on aura moins besoin
57:53de fonds propres
57:53mais l'industrie a évolué
57:55la taille nécessaire
57:57pour exister dans l'industrie
57:58a évolué
57:58et donc ABC doit aussi
58:00accompagner cette évolution
58:02donc ça passe aussi
58:03par les fonds propres
58:04donc c'est un sujet
58:05important pour nous
58:06de faire grossir
58:07l'activité
58:07les métiers d'ABC
58:08et puis le deuxième point
58:10j'allais dire
58:10encore plus simple
58:11ou encore plus
58:12plein de bon sens
58:13c'est qu'en fait
58:13avec des rentabilités
58:14comme nous savons les produire
58:15je pense que pour les actionnaires
58:17c'est intéressant
58:18de profiter de cette rentabilité
58:19en direct
58:20et non pas seulement
58:21par des commissions de gestion
58:22merci beaucoup Dominique
58:23merci de venir régulièrement
58:25une à deux fois par an
58:26parler de l'activité
58:28d'ABC Arbitrage
58:29évidemment très directement
58:30liée à l'environnement
58:31de marché
58:31et à l'activité de marché
58:33Dominique Séolinde
58:34PDG d'ABC Arbitrage
58:35était l'invité
58:36de ce dernier quart d'heure
58:36de Smart Bourse ce soir
58:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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