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  • il y a 3 heures
Vendredi 10 avril 2026, retrouvez Alexandre Hezez (Expert en marchés financiers et macroéconomie), Sebastian Paris Horvitz (Directeur de la recherche, LBP AM) et Axel Botte (Directeur de la stratégie marchés, Ostrum AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:05Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Alexandre Ezez est à nos côtés, expert indépendant en marché, en macroéconomie.
00:17Bonsoir Alexandre.
00:18Bonsoir.
00:19Sébastien Paris-Sorvide, c'était également à nos côtés le directeur de la recherche de LBPM.
00:22Bonsoir Sébastien.
00:23Bonsoir.
00:24Et Axel Bott nous accompagne également ce soir, le directeur de la stratégie marché d'Ostrom, Asset Management.
00:30Bonsoir Axel.
00:30Bonsoir Gérard.
00:31Messieurs, on termine une semaine où l'appétit pour le risque est quand même revenu dans les marchés,
00:37à la faveur de ce cessez-le-feu, de ces négociations qui vont se tenir évidemment ce week-end.
00:42Tout ça est évidemment encore très fragile, personne ne peut prédire ce qui sortira de cette première séance de négociation
00:49entre Iraniens et Américains à Islamabad.
00:53Néanmoins, du point de vue des marchés, il semble qu'on ait quand même franchi une étape, Alexandre,
00:58et qu'on ait plutôt envie de laisser derrière nous les points bas atteints fin mars à l'occasion de
01:03ce conflit et de cette crise en golf.
01:05Tout à fait.
01:06En fait, le scénario du pire est émincé complètement par les marchés.
01:09C'est vrai que la semaine dernière encore, le marché pensait qu'on pouvait aller potentiellement, en tout cas avec
01:16une probabilité non nulle, sur un scénario du pire.
01:18Le scénario est tombé puisqu'on voit très bien qu'il y a quand même un désir de négociation entre
01:22les deux parties.
01:23Et ça a pu ramener les primes de risque à la baisse de manière significative.
01:27Et c'est un rebond avec une vitesse à la hauteur d'une certaine manière de ce qu'on a
01:31pu avoir comme volatilité.
01:32Le VIX, l'indice de volatilité de 26, 27 à 20%.
01:37Et d'un coup, on a des rachats à bon compte qui se font en pariant effectivement sur une stabilisation.
01:43Certes, une stabilisation du pétrole peut-être à un niveau haut, mais on n'est plus, comme les marchés souvent
01:49l'exècrent, dans une situation de surprise.
01:51En tout cas, même si on avait une détérioration, le marché commence à être prêt effectivement à une volatilité plus
01:57importante.
01:57Est-ce qu'on quitte l'univers des scénarios un peu non-linéaires où il y avait des risques de
02:03rupture violente,
02:04ne serait-ce qu'en matière d'approvisionnement pétrolier et de produits pétroliers ?
02:09Ou est-ce que ce risque-là existe toujours ?
02:11On le rappelle, il y a deux sujets.
02:13Il y a la guerre, la vraie guerre dans le Golfe.
02:16Et il y a la situation du détroit d'Hormuz qui reste verrouillée de manière assez stricte encore aujourd'hui,
02:23plus d'un mois après le début du conflit.
02:24Disons que l'enjeu, on avait un enjeu de hausse des prix, donc répercussion de l'inflation, on va certainement
02:29en parler.
02:29Et puis, il y a l'enjeu qui arrivait assez rapidement quand même, c'était l'enjeu de la pénurie.
02:33Et là, on commençait à être dans des goulots d'étranglement et on rentrait dans une certaine manière dans un
02:37autre monde, un autre paradigme.
02:39Où là, on peut avoir des impacts importants qui allaient se répercuter sur beaucoup de secteurs.
02:43Effectivement, les secteurs liés très fortement à l'énergie, mais aussi les semi-conducteurs.
02:47Enfin, il y avait potentiellement tout un effet d'escalade et puis en même temps la hausse du coût du
02:56risque qui pouvait arriver.
02:57Alors, on est revenu à la normale, mais quand on voit les taux à 10 ans américains, finalement, ils continuent
03:03à monter.
03:04On sait que Donald Trump est peut-être très inquiet des taux d'intérêt américains.
03:10Donc, on voit qu'il y a autant le marché à action, Price, finalement, à la fin du scénario du
03:14pire, voire même une continuité dans les résultats des entreprises.
03:18Les autres actifs sont un peu moins déterminés, on va dire, dans un scénario très vert des marchés à action.
03:24Oui. Qu'est-ce qu'on peut dire, effectivement, de la situation après ces derniers développements, Axel ?
03:29Les risques extrêmes qui ont été évacués et puis, encore une fois, sur le plan de l'approvisionnement pétrolier qui
03:35reste le cœur du sujet avec Hormuz,
03:37est-ce qu'on reste quand même dans des zones de tensions, de risques qui peuvent faire craindre, à un
03:43certain point, un problème de physique, de quantité et d'approvisionnement ?
03:48Oui. La chance qu'on a eue dans cette crise, quelque part, c'est qu'on est entré dans cette
03:55crise avec une sur-offre de pétrole, pas mal de stockage flottant.
03:59On a pu taper dans les stocks commerciaux, les réserves stratégiques vont être progressivement mises à profit pour essayer d
04:07'équilibrer le marché,
04:08mais on ne peut pas remplacer 20 millions de barils à jour qui transitent par le Golfe, d'autant que
04:14la production a été arrêtée dans des pays comme l'Irak,
04:16les Koweïs, qui n'ont pas de facilité de stockage, parce qu'ils exportent directement.
04:21Directement. Donc ça, ça remet en plus un petit peu de temps à se mettre en œuvre. On voit que
04:27dernièrement, les attaques sur l'Arabie saoudite ont supprimé 600 000 barils jour.
04:32Sur le pipeline Est-Ouest, là, c'est ça ?
04:34C'est plutôt sur la production. Mais en plus, le pipeline, effectivement, qui constituait une alternative naissante, mais significative, quand
04:41même,
04:42puisqu'on a potentiellement 7 millions de barils qui pouvaient passer par le pipeline Est-Ouest.
04:46C'était un tiers de ce qu'on perdait sur Ormouz, donc c'est pas la panacée, mais c'est...
04:51Non, mais c'est déjà une bonne partie, Louis !
04:54Finalement, il a été attaqué, donc ça met en doute un peu la disponibilité de ce canal de lestage dans
05:02les prochaines semaines.
05:03Mais en tout cas, il y a forcément une réflexion à apporter pour éviter ce passage obligé.
05:09Donc, pour l'avenir, c'est sûr qu'on va chercher des alternatives.
05:13À court terme, on ne peut pas totalement exclure un scénario de pénurie où les pétroles du Golfe restent beaucoup
05:19plus chères que les autres pétroles, par exemple.
05:21Là, je ne sais pas, Axel et puis Sébastien, mais les modèles ont dû beaucoup tourner.
05:28Mais quel niveau de prix de pétrole, en moyenne, on peut s'attendre à avoir cette année ?
05:34On est en train qu'on restera autour de 90 ans pendant les prochains mois, et peut-être un redémarrage
05:39de la production.
05:41Donc, autant sur les marchés actions, on est très vite capable de repartir vers les sommets,
05:46autant sur le pétrole, vous dites, la normalisation va être très, très graduelle.
05:49Oui, sur les marchés actions, en fait, assez vite, on a vu le positionnement en couverture se mettre en place.
05:57Assez vite, on a vendu les risques extrêmes.
05:59Et puis, les positions short ont été assez importantes, en fait, même avant la crise.
06:05Donc, même avant le...
06:06Ce n'est pas qu'on l'a vu arriver, cette intervention américaine, mais on voyait quand même les positions
06:11convergées.
06:12Oui, bien sûr, l'armada arrivait, oui.
06:14L'armada arrivait, il y avait beaucoup de positions, déjà un peu acheteuses sur le pétrole et un peu vendeuses
06:18d'actions.
06:18Donc, aujourd'hui, on rachète les shorts, comme on l'a vu, dès l'ouverture des négociations,
06:25du cessez-le-feu, même s'il n'est pas réel.
06:28Et puis, les marchés vont toujours beaucoup plus vite que ce qu'on pense.
06:32Bon, sur la normalisation du cas pétrolier, qu'est-ce que vous dites aujourd'hui, Sébastien ?
06:37Et puis, on en viendra au rapport sur l'inflation qui a été publiée aux États-Unis cet après-midi,
06:41qui montre les premiers impacts de cette crise.
06:43Avant de vous répondre, Gavard, je vais vous donner une boutade.
06:47Le plus conséquent de ce qu'on vit, c'est que depuis que Donald Trump est arrivé,
06:52chaque année, pour l'instant, on se paye un choc qui est sérieux pour l'économie.
06:56Et pour l'instant, à chaque fois, on a rebondi.
06:58C'est vrai.
06:58Pour diverses raisons.
06:59La première fois, c'est parce qu'il y avait un élan qui venait d'avant sur l'économie.
07:04Et deux, parce que le choc a été moindre que prévu.
07:07Cette fois-ci, il organise une guerre, ou il décide d'une guerre, pas tout seul, avec Israël,
07:13qui nous a fait craindre le pire.
07:17C'est vrai que, pour revenir à votre question,
07:19Donald Trump a encore deux ans, un an et demi,
07:25deux ans, plus de deux ans, à être avec nous.
07:28Donc, espérons que ça, c'est le choc de l'année.
07:30Et on verra...
07:31Peut-être un peu moins de pouvoir après les mi-termes.
07:33On verra, parce que c'est aussi un enjeu-clé, justement, dans le débat actuel.
07:36C'est un grand sweep.
07:38Comme l'a dit Axel, quand on regarde dans le diable et dans les détails,
07:41mais on a une offre de pétrole, une capacité de production mondiale,
07:46compte tenu de la demande, et la demande est faible pour diverses raisons,
07:50qui est absorbable par les marchés.
07:53C'est vrai qu'il y aura des goulets d'étranglement avant qu'on arrive à la normale.
07:57Maintenant, le marché, c'est le marché du pétrole.
08:00Les gens achètent pour l'avenir, donc se protègent, etc.
08:05Moi, je pense qu'on peut descendre plus vite.
08:07Je pense qu'on peut descendre vers les 80.
08:09D'ici deux mois, on peut y être,
08:12parce que les marchés vont anticiper la normalisation.
08:15Et donc, reste la vraie question qui est,
08:17à quand la normalisation ?
08:19Quand on sera tranquille ?
08:20Comme dit Axel, c'est vrai qu'il y a une réflexion qui est complexe pour tout le monde.
08:25Ce n'est pas que pour les marchés, mais pour les politiques.
08:27Quel est le monde de demain pour cette région
08:30que personne ne voulait allumer le feu ?
08:34Et là, on a une situation extrêmement difficile à gérer.
08:37entre le monde musulman, chiite, sunnite,
08:40entre Israël et quel est son objectif vraiment dans la région ?
08:44On peut continuer à détruire des maisons et tuer des gens,
08:47mais à un moment donné, il y a une limite
08:48de quel avenir on crée économiquement dans la région.
08:54Donc, il y a beaucoup d'instabilité qui a été créée.
08:57Et comme tu disais, on va trouver des alternatives.
09:01Celles-là, elles vont être lentes.
09:02Ça peut créer des tensions ici et là,
09:04au niveau de la fourniture d'énergie.
09:07Pour l'Europe, le plus important presque,
09:09c'est le gaz quand même.
09:10Et le gaz, il revient tranquillement.
09:13On est déjà autour de 40 euros par an, le mégawatt.
09:19Donc, c'est important, c'est très important pour l'Europe
09:22parce que ça a un impact très rapide sur l'inflation
09:25directement par le gaz et par l'électricité.
09:28Donc, nous, on est plutôt optimistes
09:30sur la capacité du marché pétrolier
09:31à regarder l'avenir comme le marché.
09:34Alors, il y a un problème physique.
09:35Il faut quand même la denrée.
09:37Donc, à court terme,
09:39les contrats vont rester sûrement tendus
09:40parce qu'on va avoir des goulets d'étranglement
09:43pour avoir la capacité nécessaire.
09:46Mais, n'oublions pas qu'il y a un petit peu de pétrole
09:50vénézuélien qui arrive sur le marché.
09:52N'oublions pas qu'on autorise la Russie maintenant...
09:55Et on va prolonger sans doute les autorisations
09:57à utiliser le pétrole russe.
09:58Exactement.
09:58Et la bonne nouvelle, d'une certaine façon,
10:00alors, on ne sait pas trop,
10:01mais on a l'impression que l'Iran peut produire
10:05et peut exporter encore son pétrole.
10:07L'île essentielle pour exporter
10:11n'a finalement pas été touchée.
10:13Donc, nous, on pense, du point de vue du pétrole,
10:17qu'il y a une bonne nouvelle.
10:19Il n'empêche que la conjoncture politico-économique...
10:23On peut quand même trouver une solution pour Hormuz.
10:25C'est-à-dire que, comme vous dites,
10:26moi, j'entends bien ce que vous dites,
10:28il faut quand même qu'il y ait un accord
10:29et qu'il y ait un peu plus que 5 ou 10 bateaux par jour
10:32qui passent et qui franchissent Hormuz.
10:33Mais l'accord, je pense,
10:35va être moins trouvé par les Américains
10:37que par l'intervention.
10:38Et de fait, cet accord,
10:40parce que regardez les 10 points des Iraniens,
10:42les 15 points américains,
10:44vous dites, ces gens-là,
10:45ils parlent des langages différents.
10:47Et donc, apparemment,
10:48les Européens ont été très influents
10:51avec les Iraniens
10:52pour essayer d'arriver à un accord.
10:54Évidemment, les Pakistanais,
10:56ça fait longtemps qu'on n'entendait pas parler
10:57du Pakistan et du rôle des Pakistanais,
11:00aujourd'hui, ils jouent un rôle très important.
11:03Et ça, c'est...
11:04Je pense que les Américains,
11:06ils ont trempé lui-même
11:07et très affaibli sur sa façon de négocier.
11:10Donc, le deal qui va...
11:11Les Européens vont pousser tout le monde.
11:13Il faut ouvrir Hormuz
11:15et je pense qu'il va être ouvert.
11:17Il y aura une pression importante...
11:19Est-ce que ça va rajouter au coup...
11:20Global, j'allais dire,
11:21des États-Unis à l'Europe,
11:24en passant même peut-être par la Chine,
11:26pour rouvrir Hormuz ?
11:27J'allais le dire,
11:29la Chine est l'autre acteur
11:30qui était silencieux,
11:31mais dans les coulisses,
11:34voit bien qu'il a joué un rôle.
11:35Mais ça, c'est très important
11:37parce qu'on a besoin de ça
11:38pour que ça se normalise.
11:40Et les Iraniens,
11:41leur seule voie de sortie,
11:43c'est la Chine et l'Europe.
11:44Il n'y a pas d'autre voie diplomatique
11:46et économique.
11:47Ils ont détruit beaucoup de choses,
11:49les Israéliens et les Américains.
11:50Ils ont besoin de stabilité.
11:52Et donc, la seule voie de sortie,
11:53c'est à travers d'autres
11:56que les États-Unis.
11:57Les États-Unis vont signer quelque chose,
11:59mais le maximalisme de Trump
12:01ne marchera pas.
12:02Il ne peut pas marcher.
12:03Comment vous réfléchissez,
12:04justement, Alexandre,
12:06aux conséquences ?
12:07Alors, la question est très vaste,
12:09mais aux conséquences économiques,
12:11aux conséquences géopolitiques,
12:13pourquoi pas, de long terme ?
12:14Déjà, sur les conséquences macroéconomiques,
12:16en se mettant dans l'esprit
12:19de la négociation
12:20qui semble apaiser un peu les choses
12:22avec la perspective d'un accord
12:24ou d'une solution
12:27pour Hormuz,
12:28si on se place dans cette perspective-là.
12:29Qu'est-ce qui reste de ce conflit
12:30dans 6, 9 mois ?
12:33Effectivement,
12:33quand on entend
12:34certains membres de la Fed
12:36et le prochain président de la Fed,
12:39le pari est clairement
12:40le fait que c'est transitoire.
12:41On n'est pas du tout
12:42dans une situation
12:43comme fin 2021-2022
12:45où on a une inflation
12:47qui se diffuse fortement
12:48dans l'économie
12:48ou on est dans une situation
12:51où on est dans la fin
12:52des goulots d'étranglement
12:53avec des niveaux de salaire
12:55qui sont importants,
12:56un emploi
12:58qui est très actif.
13:00Donc, on n'est pas du tout
13:00dans la même situation.
13:01Et donc, le pari,
13:02en tout cas,
13:03des banques centrales,
13:04ça reste quand même
13:04le fait que ça soit transitoire.
13:06On va certes avoir
13:07peut-être quelques mois
13:08encore de tensions.
13:10Enfin, les prix à terme
13:11vont rebaisser
13:11de manière importante.
13:12Il faut voir les prix à terme.
13:13Effectivement,
13:14on voit qu'ils restent
13:14encore importants
13:15sur l'année,
13:16mais après,
13:17ils sont en décru.
13:18Donc, le scénario
13:21d'une certaine manière
13:22du marché
13:23et clé plausible,
13:24c'est qu'il y ait un accord
13:26bon ou pas,
13:27moral ou pas moral,
13:28ce n'est pas le sujet
13:30des marchés.
13:30Donc, c'est le fait
13:32que finalement,
13:33la Chine et l'Europe
13:35qui sont des gros acteurs,
13:36effectivement,
13:36s'en sortent pas trop mal
13:38et il n'y a pas trop d'impact.
13:40L'inflation,
13:41je rappelle que la Chine
13:42est quand même en déflation
13:43depuis un certain temps
13:44et que ça va paradoxalement
13:45aider la Chine
13:46à sortir de la déflation,
13:47même si c'est par les prix,
13:48c'est toujours mieux
13:49d'avoir un peu d'inflation
13:50que de rester dans une baisse
13:51des prix globales
13:53de déflation.
13:54Donc,
13:56on a une adaptabilité
13:58on va dire
14:00économique de ces pays.
14:01Il n'y aura pas
14:01de cicatrices
14:02si profondes que ça
14:03sur le plan économique ?
14:05Au niveau des grands enjeux
14:07géopolitiques,
14:07voire même sur certains secteurs,
14:08ce que l'on voit,
14:09c'est que
14:10cette crise géopolitique,
14:12elle a plutôt tendance
14:13à exacerber
14:14les tendances précédentes
14:15sur la défense,
14:17sur la souveraineté,
14:18sur l'investissement,
14:19sur l'électricité.
14:22En fait,
14:22tout ça,
14:22ça va pousser,
14:25l'Europe qui était
14:26très en retard
14:26va effectivement
14:28se souder un peu plus
14:30pour accélérer
14:30ces mouvements.
14:31Donc,
14:31on risque d'avoir
14:32des mouvements
14:33d'investissement
14:34dans l'infrastructure
14:35de manière plus forte.
14:36Ils étaient prévus,
14:37mais évidemment,
14:38l'Europe...
14:38Ils iront peut-être plus vite.
14:39Non, mais l'Europe
14:39prenne toujours les pieds.
14:40On dit souvent,
14:41l'adage,
14:41l'Europe réagit souvent
14:42dans les crises,
14:44ou en tout cas,
14:45avance dans les crises.
14:46Là,
14:46c'est une bonne crise
14:47où on va pouvoir avancer
14:49une espèce de souveraineté européenne
14:50avec quand même
14:52les États-Unis
14:52qui nous ont...
14:53Donald Trump
14:54qui nous a bien aidés
14:55à se ressouder,
14:56à part quelques pays.
14:57Non, mais...
14:58Non, mais sûr !
14:59Et que finalement,
14:59alors,
15:00ce n'est pas une chance
15:00pour l'Europe,
15:01c'est toujours une crise,
15:01mais en tout cas,
15:02ça permet à l'Europe
15:02d'avancer un peu plus.
15:03Jamais gâcher une bonne crise.
15:04Et exactement,
15:05la crise en latin,
15:06c'est l'heure des choix.
15:08Oui, oui, oui.
15:08Non, mais ça correspond
15:09tout à fait à,
15:10effectivement,
15:11le défi européen
15:13de ce point de vue-là.
15:13Sur les séquelles
15:14ou les cicatrices macroéconomiques,
15:16partant peut-être
15:17du risque immédiat
15:19qui est celui de l'inflation,
15:20et puis après,
15:21de la question du second tour.
15:23Est-ce que ça peut se diffuser
15:25beaucoup plus largement
15:26que ce qu'on voit
15:27dans un rapport
15:27comme l'inflation américaine
15:28cet après-midi, Axel ?
15:30Est-ce qu'il y a
15:31une mémoire de l'inflation ?
15:32Est-ce que la diffusion
15:32de l'inflation,
15:33la vitesse de diffusion
15:34de l'inflation a changé
15:36depuis qu'on est
15:37dans un monde post-Covid,
15:38pour dire les choses ?
15:40Pardon.
15:40La mémoire de l'inflation
15:41est forcément là
15:42puisque la dernière crise
15:43est assez récente.
15:45On le voit, par exemple,
15:46dans une enquête
15:47de la BCE
15:48où on demande aux gens
15:50quelle est leur perception
15:51de l'inflation
15:51sur les 12 derniers mois.
15:53Et en février,
15:54elle était encore à 3,
15:55soit à peu près
15:55un point de plus
15:56que ce qui était mesuré
15:57à l'époque.
15:58On était à 1,9
15:59sur l'IPCH.
16:01Donc, on a cette inertie
16:04de la perception
16:06de l'inflation,
16:06des comportements
16:07pour probablement
16:09des revendications salariales.
16:10On voyait
16:10dans la trajectoire
16:12de salaire
16:13qui était projetée
16:14par la BCE
16:15au travers des contacts
16:16qu'ils ont
16:16et des contrats
16:17déjà signés,
16:18on voyait que
16:18ça avait tendance
16:20à réaccélérer
16:21sur la deuxième moitié
16:22de l'année.
16:23Donc, survient ce choc
16:24qui peut encore alimenter
16:26un petit peu
16:27les demandes salariales.
16:29Et puis,
16:29indépendamment de ça,
16:31on avait 3%
16:32d'inflation
16:33dans les services encore.
16:34Là où c'est
16:34le plus sensible
16:35à cette dynamique
16:37des salaires
16:38et cette spirale,
16:39finalement,
16:40on avait un socle
16:40d'inflation
16:40qui est sensiblement
16:41plus élevé
16:42que ce qu'il y avait avant.
16:43Donc, c'est un peu
16:43cette inertie-là
16:44que la BCE
16:46va peut-être
16:46devoir combattre
16:48un peu avec retard
16:49en ayant laissé
16:50un peu les marchés
16:51le faire
16:53à sa place.
16:54Ça ne coûte pas
16:54grand-chose
16:54de monter les taux
16:55maintenant.
16:56En tout cas,
16:56ce n'est pas disruptif
16:57comme ça aura pu l'être.
16:58Donc,
16:59ils vont comme ça
17:00suivre le marché,
17:01avoir un discours
17:03un petit peu plus
17:05restrictif peut-être,
17:06sans excès non plus
17:07parce qu'ils n'ont pas envie
17:08d'en faire trop quand même.
17:10D'accord.
17:11On voit que
17:12les politiques budgétaires
17:13sont aussi un petit peu
17:16devenues
17:16accommodantes,
17:17ciblées certes,
17:17mais en Espagne,
17:18ce n'est pas assez significatif
17:19ce qu'ils font.
17:20En Italie,
17:21Mélanie,
17:22elle se rappelle aussi
17:22qu'elle a un petit peu
17:23d'excès en budgétaire
17:24à des élections
17:25l'année prochaine.
17:25Donc, on voit
17:26qu'ils vont un peu
17:27atténuer le choc
17:28de ce côté-là.
17:28Aux Etats-Unis,
17:31c'est un petit peu
17:31la même chose.
17:32On est rentrés
17:33dans la crise
17:33avec malgré tout
17:34un petit peu
17:35d'inflation encore
17:36et on va avoir
17:38ce schéma
17:39qui veut forcément
17:41être vu quand même
17:42comme un choc transitoire
17:43du côté de la Fed.
17:44Et ça a l'air des salaires
17:45là pour le coup
17:46et ça,
17:47c'est quand même
17:47la meilleure assurance
17:48pour que la courroie
17:49de transmission
17:49n'opère pas.
17:51On peut avoir
17:52effectivement
17:52deux attitudes
17:54assez différentes
17:55de la Fed
17:55et de la Banque Centrale Européenne.
17:58Le marché
17:58attend quand même
17:59une réponse
17:59visiblement
18:00de la part
18:00de la BCE.
18:01Parce que la BCE
18:02laisse le marché
18:03faire le travail
18:04à sa place
18:04en essayant
18:05d'en dire
18:06le plus possible
18:07pour en faire
18:07le moins possible
18:08à arriver.
18:08Je ne sais pas.
18:09Mais du côté
18:10de la Fed,
18:11peut-être que la situation
18:12peut être aussi
18:12un peu différente.
18:13Moi, à chaque fois,
18:14ils ont d'abord...
18:15C'est vrai que notre travail
18:16c'est de deviner
18:17ce qu'on va faire
18:18les banques centrales
18:18parce qu'on voudrait
18:19qu'elles fassent.
18:20Mais moi,
18:20je commence toujours
18:21sur comment on traite
18:22un choc d'offres
18:23de ce type.
18:24Tu as raison,
18:25il y a des effets mémoires
18:26quand on a vécu
18:27une période inflationniste.
18:29Si on l'a mal gérée,
18:30ça reste.
18:31Et on n'a pas réussi
18:33à casser les mécanismes
18:35d'insexation.
18:36Donc il faut partir de là.
18:37Et on est dans des économies,
18:39y compris l'européenne,
18:40où c'est vrai
18:41qu'on a eu pas mal d'inflation.
18:42Les Américains ont aussi
18:43beaucoup d'inflation,
18:44comme nous.
18:45Sauf que leur ajustement
18:47s'est fait d'une autre façon
18:49aux Etats-Unis
18:50par une des primes
18:52très fortes de l'économie,
18:53voire de l'emploi,
18:54de façon à s'ajuster très vite.
18:56Nous, on a tout fait
18:57pour défendre.
18:58Et c'est ça qui nous a coûté.
18:59Mais moi, je pense que
19:00la BCE aurait tort
19:02et elle le fait aujourd'hui.
19:04C'est un des commentaires.
19:05Ça commence à s'ajuster,
19:06à alimenter, en fait,
19:08ce que pense le marché
19:09de ce que le doit faire.
19:10D'où, en fait,
19:12il y a peu de temps,
19:13avant que les choses
19:15commencent à se décanter,
19:16le marché attendait
19:17trois hausses de taux
19:17de la BCE cette année.
19:19Oui, oui.
19:19Cette année.
19:20Et aujourd'hui,
19:21on est passé à deux.
19:22Et moi, je pense
19:22qu'on va trop vite en besogne.
19:24D'accord.
19:24Je pense qu'il y aura
19:26des séquelles.
19:27Est-ce que vous disiez ?
19:28Il y aura des séquelles.
19:29On va souffrir
19:30en termes de croissance.
19:31L'inflation, elle est là
19:32et elle va rogner
19:33les budgets des gens.
19:35Elles vont consommer
19:35moins d'autres choses,
19:36des choses produites chez nous,
19:38etc.
19:38Donc, il y aura des séquelles.
19:40Mais toutes les banques centrales
19:41savent qu'il y aura des séquelles.
19:42La question,
19:43est-ce qu'on crée
19:44une dynamique d'inflation
19:45quand on regarde
19:46les marchés ?
19:47Ils le pensent pas.
19:48Si vous regardez
19:49les marchés des marchés,
19:51elles ne disent pas
19:52que ça y est,
19:53on a perdu l'ancrage
19:54de l'inflation.
19:55Donc,
19:56la peur sur la peur,
19:58c'est pas la banque centrale
19:59qui, en tous les cas,
20:00devrait alimenter
20:01cette dynamique.
20:02Et de fait,
20:03aux États-Unis,
20:04Powell l'a dit,
20:05je pense qu'avec
20:06beaucoup de distance.
20:07Écoutez,
20:08c'est un choc d'offres,
20:09même si c'est un dove,
20:10comme on dit,
20:10plutôt une colombe.
20:12Et il a dit,
20:13non,
20:14il faut attendre,
20:15voir ce qui se passe.
20:16Et c'est vrai,
20:17ils ont ces deux variables,
20:18pardon,
20:19ces deux variables,
20:20la croissance,
20:21l'emploi et l'inflation,
20:23à sous-peser.
20:25La BCE fait la même chose,
20:26sauf que,
20:27dans cet objectif d'inflation,
20:30il y a la croissance derrière.
20:31Et donc,
20:32je pense que la BCE
20:35pourrait avoir
20:36une petite hausse
20:38de précaution,
20:39disons,
20:39je suis là,
20:41je suis là,
20:42vous inquiétez pas.
20:43Je lâche pas.
20:44Mais c'est pas la peine
20:46d'alimenter un message
20:48qui serait
20:48de détruire la croissance
20:51au mauvais moment.
20:52Au mauvais moment,
20:53pourquoi ?
20:53Parce que,
20:54et c'est un dernier mot,
20:56c'est,
20:56on venait d'un moment,
20:58un bon moment.
20:59On voyait que la croissance européenne,
21:01la reprise en Europe,
21:02aux Etats-Unis,
21:03c'était à peu près vrai,
21:04mais à peu près,
21:05simplement.
21:05On le voit dans les derniers chiffres
21:07du PIB, etc.
21:08Mais,
21:09américain.
21:09Donc,
21:10nous,
21:10on était dans une bonne trajectoire.
21:11Bien sûr.
21:12Il faut pas que ça soit la BCE,
21:13en tous les cas.
21:14Si c'est le pétrole,
21:15tant pis,
21:16c'est un choc qu'on n'a pas prévu,
21:17etc.
21:17Il faudrait pas que ça soit la BCE
21:19qui vienne casser ces ténédiats.
21:20On va pas qu'on en rajoute tout-mêmes
21:21sur...
21:22Pour une raison
21:23qui est difficile,
21:25ça va être difficile à ajuster,
21:26parce qu'après,
21:27rappelez-vous l'épisode triché.
21:29Malheureusement,
21:29M. Trichet,
21:30on le condamne toujours,
21:31mais c'est vrai,
21:32ou les épisodes,
21:33c'est vrai,
21:34Axel et plusieurs...
21:35C'est de 2008,
21:35il y a eu 2011,
21:372,
21:378 et septembre.
21:38Et c'est des erreurs économiques.
21:40Et la raison,
21:40c'est que,
21:41c'est vrai,
21:42pendant très longtemps,
21:43la BCE avait un objectif
21:44qui était
21:44l'inflation
21:48totale.
21:48Et non pas
21:49l'inflation sous-jacente,
21:50etc.
21:51Et dans l'inflation totale,
21:52on sait qu'il y a
21:52des éléments très relatifs
21:53et notamment des éléments
21:54qui répondent à des chocs
21:55comme l'énergie.
21:58Donc,
21:58j'espère qu'il y aura
22:00quelqu'un qui va revenir
22:01et ils ont...
22:03Elle n'est pas gravée.
22:05Elle n'est pas gravée.
22:06Je ne crois pas.
22:07Je crois que...
22:08Nous,
22:09on a mis de l'assurance
22:10parce qu'on entend
22:11ce qu'il dit
22:12et il faut cette assurance.
22:14Au-delà,
22:14je pense que ça serait
22:15une erreur
22:16à moins qu'on se trompe
22:17de cycle à venir.
22:20Tout le monde pense
22:21que ce serait une erreur.
22:22Oui, Alexandre ?
22:23Une erreur d'engager
22:25une hausse...
22:25Que la BCE,
22:26effectivement,
22:27pour une question
22:28de crédibilité,
22:30pour une question
22:31de risque,
22:33de gestion du risque,
22:34se disent que
22:35une à deux hausses de taux
22:36pourraient être nécessaires
22:38peut-être en juin,
22:39juillet...
22:39Disons qu'une hausse de taux,
22:40ça, effectivement,
22:41les marchés anticipent
22:42déjà tellement
22:42que ça ne changera pas
22:44grand-chose.
22:45C'est dans le discours
22:45qu'il va falloir.
22:46Une toute seule,
22:46ça ne sert à rien,
22:47donc il faut en faire deux.
22:48Oui, après,
22:48je vous la fais courte.
22:49Non, le risque,
22:50c'est qu'elle engage
22:51les marchés
22:51dans un cycle
22:54de hausse,
22:55ce qui, effectivement,
22:56serait une erreur.
22:57De toute manière,
22:57elle a le temps.
22:58Il faut voir comment
22:58cette inflation
22:59va se diffuser
23:00dans l'économie.
23:01C'est un peu trop tôt
23:02parce que ce choc d'offres,
23:03ça peut,
23:04effectivement,
23:05quand on a un choc
23:06sur le pétrole comme ça,
23:07ça peut être
23:08un choc de demande,
23:09enfin,
23:09un choc de demande,
23:10ça peut être récessionniste.
23:11Il ne faut pas casser
23:11la croissance,
23:12on était effectivement
23:13dans une autre voie.
23:13Ça peut très vite
23:14se répercuter sur l'activité.
23:15Ça peut très vite
23:16se répercuter sur l'activité.
23:17Encore une fois,
23:18on n'est pas du tout
23:18comme en 2022.
23:19Et donc,
23:20je pense que l'indépendance
23:22de la Banque centrale,
23:23elle se fait aussi
23:23par rapport à 2022.
23:25C'est-à-dire qu'effectivement,
23:26il y a eu une erreur,
23:27mais une erreur qui est explicable
23:29parce qu'il y a eu
23:29plusieurs chocs en même temps.
23:30La Chine qui est arrivée
23:31de l'autre côté.
23:32Il y a eu plusieurs choses
23:33qui ont fait que la transition,
23:35elle aurait pu être plausible
23:36en 2022 aussi
23:37si on n'avait pas eu
23:38des chocs successifs.
23:40Donc, elle est là.
23:41Elle est là pour être
23:42la garante, effectivement,
23:43d'une stabilité d'abord.
23:45Et donc,
23:45elle ne va pas se presser.
23:47Et quand on voit
23:48Isabelle Schneibel,
23:49même elle,
23:50elle a un discours quand même
23:51qui n'est pas très volontariste
23:53sur une autre auto.
23:54Alors que c'est quand même...
23:55C'est elle qui a ouvert la porte.
23:56C'est elle qui a ouvert la porte.
23:58Donc, on voit bien...
24:00Quelqu'un m'a dit quelque chose,
24:01apparemment.
24:01De quoi ?
24:02Quelqu'un lui a dit quelque chose.
24:03C'était peut-être pas le bon moment
24:04d'en rajouter.
24:05C'est assez rare.
24:07De sa part.
24:08Et donc, on voit bien
24:08qu'en fait, la BCE n'a pas
24:09de pression
24:10comme elle pouvait avoir
24:13de la Banque Centrale d'Anne.
24:14Du côté du comportement
24:15des entreprises,
24:16qu'est-ce qu'on va attendre
24:17à travers cet épisode
24:18qui se traduit par des hausses
24:20de coûts pour les entreprises ?
24:22On va attaquer la saison
24:24de publication de résultats.
24:25Déjà, est-ce que les résultats
24:28vont être à la hauteur des attentes ?
24:29Parce qu'aux Etats-Unis,
24:30je crois que sur ce trimestre,
24:30on attend plus de 15%
24:32de hausse des bénéfices quand même.
24:33Ce qui en fait peut-être
24:34un des trimestres
24:35de croissance bénéficiaire
24:37les plus importants de l'histoire.
24:38Oui, c'est assez dingue
24:39en termes micro.
24:40En tout cas, tout va bien.
24:41Il n'y a eu aucun réajustement,
24:43même pendant...
24:44Je crois qu'on a continué
24:45de réviser un peu à la hausse.
24:46Oui, aux Etats-Unis en tout cas.
24:47Pendant le conflit,
24:48effectivement,
24:48les analystes révisaient
24:49encore à la hausse
24:50ce qui était quand même
24:50assez étonnant.
24:53Si vous êtes dans l'olien de gaz,
24:54je comprends.
24:55Pour le reste, après,
24:56ça se discute.
24:56Et c'est très important
24:57dans la vision.
24:58Oui, oui.
24:59Bien sûr, c'est important
25:00dans la vision.
25:01Finalement, tout ce qui concerne
25:02les semis, ça continue.
25:04Il n'y a eu aucune variabilité
25:06avec le conflit,
25:07aucune peur, aucune crainte.
25:08Il n'y a pas eu vraiment
25:09de discours alarmiste.
25:10On peut imaginer
25:11qu'une industrie,
25:12parce qu'on parle d'industrie,
25:13comme celle des semi-conducteurs
25:14avec notamment
25:15des points névralgiques
25:17en Asie,
25:18autour de l'Asie,
25:19puissent passer
25:20complètement à travers,
25:21ce qui est quand même
25:22une source de perturbation
25:23des grandes chaînes mondiales
25:26d'approvisionnement
25:26et d'énergie.
25:28Bien sûr,
25:28mais on en parlait
25:29en rentaine.
25:30Les semis qui étaient considérés
25:32comme beaucoup d'investisseurs,
25:33comme des commodités,
25:35il y a un pricing power
25:36quand même
25:37dans ce secteur-là
25:38qui est illimité
25:40et qui est illimité actuellement.
25:41Donc toute répercussion
25:42de prix sera faite
25:43par ces entreprises.
25:44C'est ça qui est extraordinaire.
25:45C'est un secteur
25:46qui a complètement
25:47changé d'univers
25:48où effectivement
25:50les TSMC
25:51et les Broadcom
25:51peuvent imposer leurs prix
25:52de manière significative
25:54sans aucun problème
25:55et donc pour l'instant
25:57elles vont répercuter leurs prix.
25:58Et rien que ça,
25:59quand on parle
25:59de ces secteurs
26:00aussi importants aujourd'hui,
26:02semi-conducteurs
26:02et puis oil and gas,
26:03rien que ça,
26:03ça justifie effectivement
26:05que cette croissance bénéficiaire
26:06puisse au global
26:09se tenir.
26:10Cette croissance bénéficiaire
26:11et puis le thème quand même
26:12de 2026 voire de 2017
26:14c'est la productivité
26:15et on voit
26:15qu'elle est en train
26:16de s'améliorer
26:16un peu partout.
26:17Voyons les sociétés
26:18comme Walmart
26:19qui avait très bien travaillé
26:20et malgré tout
26:21qui sont des sociétés
26:22qui devraient être touchées,
26:23on met en place
26:24des gains de productivité
26:26qui sont historiques,
26:27c'est-à-dire qu'avec l'IA,
26:29l'organisation logistique,
26:30en tout cas,
26:31les entreprises
26:32sont des animaux
26:33à sang-froid en fait
26:34et qui ont une capacité
26:36d'adaptabilité
26:36depuis quelques années
26:37et qui est folle,
26:38à chaque crise,
26:40les marges sont encore supérieures.
26:42C'est assez incroyable.
26:44Depuis quasiment 2009,
26:45il y a eu un changement
26:48de la vue des entreprises
26:49par rapport à leur bilan
26:50et à leurs anticipations
26:51de l'investissement
26:52assez incroyables.
26:54issu d'ailleurs des derniers détails
26:55du quatrième trimestre américain,
26:57alors je crois que la consommation
26:58n'est pas très bonne
26:58mais les marges agrégées
27:00des entreprises
27:01sont à leur plus haut niveau.
27:04Le premier trimestre,
27:05le deuxième trimestre
27:06en matière de résultats
27:06d'entreprise
27:07va être un nouvel exemple
27:08de cette résilience,
27:09de cette agilité,
27:10de cette capacité
27:11des grands groupes mondiaux
27:12à encaisser ces chocs
27:15qui s'accumulent,
27:15qui s'empilent,
27:16qui se répètent
27:17à une fréquence
27:17toujours plus importante ?
27:18Non.
27:21Nous on pense
27:22quand on regarde
27:24au niveau agrégé
27:25je pense que
27:26ce qui ressort
27:28est vrai
27:29d'abord parce que
27:30le choc est tellement énorme
27:31et ça reste un secteur
27:32qui est petit
27:33pour les Etats-Unis
27:34pour pétrole et gaz
27:35et rien que ça
27:37ça booste
27:39les résultats
27:40mais encore une fois
27:41ce choc
27:43même s'il va durer encore
27:45comme disait Axel
27:46on a encore
27:47plusieurs semaines
27:47voire deux mois encore
27:49avec des prix élevés
27:50et ça coûte
27:51ça coûte
27:51la demande sera freinée
27:53et donc il y a des gens
27:54qui auront des résultats
27:56moins bons
27:57donc nous on pense
27:58qu'il y aura des ajustements
27:59mais ce qui est important
28:01pendant l'épisode
28:02c'est que
28:02c'est vrai qu'aux US
28:03et par rapport à l'Europe
28:04par exemple
28:06les valeurs ont plus baissé
28:08qu'en Europe
28:09et bon là
28:09on a eu un rebond
28:10qui est important
28:11et donc
28:12le marché va regarder ça
28:14et
28:15tout en révisant
28:16certains résultats
28:18d'autres qui montent
28:20je pense que
28:21c'est ce qui peut
28:23soutenir
28:23l'idée
28:24que la confiance revient
28:25c'est-à-dire que
28:26ça y est
28:27on a toujours
28:27de l'impulsion
28:28liée
28:29au relance budgétaire
28:33à quelques réformes
28:34quand même faites
28:35par Trump
28:35d'autres qui sont négatives
28:37mais au total
28:38on repart dans un cycle
28:39qui est plutôt porteur
28:40et c'est ça
28:41qui va l'emporter
28:42avec
28:43des révisions
28:44peut-être un peu à la baisse
28:45mais qui restent
28:46très positives
28:47avec des valos
28:48qui sont historiquement élevés
28:50parce que les taux
28:51certes sont plus hauts
28:52mais pas super hauts
28:53et on s'est habitué
28:56à vivre
28:57avec des primes
28:57qui sont plutôt faibles
28:59et ils ont que ça
29:00ça va être porteur
29:01mais moi je pense
29:01qu'il y aura des révisions
29:02dans certains secteurs
29:03en Europe
29:04comme en États-Unis
29:06pour tenir compte
29:07d'une conjoncture
29:08où il y a un secteur
29:09qui a pris
29:10une grosse partie du gâteau
29:12et d'autres
29:12qui ont souffert
29:13par la demande
29:14et aux US
29:15vous avez raison
29:16la conso
29:17nous on s'attendait
29:18que ça soit avant
29:18ça n'a pas été le cas
29:20peut-être qu'on arrive
29:21au bout du bout
29:22et que le consommateur américain
29:23aura un petit peu
29:25plus de mal
29:26avec le chiffre d'inflation
29:28qu'on a eu en mars
29:28le CRL
29:29il commence à être
29:31un peu entamé
29:32quand même
29:33un peu entamé
29:34mais je pense que
29:36et ça c'est
29:37une partie cyclique
29:40plus liée au consommateur
29:41qui peut un peu souffrir
29:43mais tous ces changements
29:45structurels
29:45les sémiconducteurs
29:47etc
29:47on voit bien que ce cycle
29:48il continue
29:49même si on ne sait pas
29:50où on va
29:51mais on y va
29:51et le marché continue
29:53à acheter
29:54cette thématique
29:55qui on voit bien
29:56est assez révolutionnaire
29:57oui
29:57bah si
29:58on commence
29:59enfin
29:59je ne sais pas où on va
30:00mais en tout cas
30:01on a des réunions
30:03encore réelles
30:04non mais on a quand même
30:05des réunions organisées
30:06par le trésor américain
30:07avec les grandes banques
30:08de Wall Street
30:08pour parler de risques cyber
30:09liés au développement
30:10de nouveaux modèles
30:11donc on passe quand même
30:12à une étape
30:13assez réelle
30:13est-ce qu'un tropique
30:14c'était parce qu'il y a
30:15le problème avec
30:16le gouvernement américain
30:17ou c'est parce que
30:18mytho c'est vraiment
30:19une vraie révolution
30:23le moment de vérité
30:24pour les résultats
30:24d'entreprise
30:25on a plutôt tendance
30:27à penser que ça pourrait
30:27être plutôt les résultats
30:28du deuxième trimestre
30:29que du premier
30:30Axel
30:30à quoi on peut s'attendre
30:32et comment les entreprises
30:33peuvent encaisser
30:33effectivement ce choc
30:35de prix
30:36et puis sur le consommateur
30:38américain
30:38si ça reste quand même
30:39un point clé
30:40je veux bien croire
30:41que les CAPEX
30:42ils inondent tout
30:43et font la croissance
30:44partout dans le monde
30:45mais quand même
30:45le consommateur américain
30:46ça m'intéresse aussi
30:47de savoir s'il a
30:48toujours une capacité
30:49de résilience
30:50il pioche dans son épargne
30:51les salaires réels
30:52sont quand même comprimés
30:54bon
30:55ouais alors
30:56sur les résultats
30:57d'entreprise
30:58je pense que c'est
30:59ça veut nous occuper
31:00tout le mois d'avril
31:01ça va commencer
31:02selon des résultats
31:03c'est un bon relais
31:03d'ailleurs par rapport
31:04à la séquence géopolitique
31:05qui a été un peu chargée
31:08et il y a deux choses
31:09il y a toujours le T1
31:10qui devrait être encore
31:10très très bon
31:11est-ce que la guidance
31:12commence à laisser
31:14transparaître
31:14des petits éléments
31:15de fragilité
31:18mais voilà
31:19un des éléments
31:20de fragilité
31:20ça peut être
31:20le consommateur
31:21on est toujours
31:21très sensible
31:22à l'évolution
31:23des prix de l'essence
31:25même si c'est moins
31:25que 3% du budget
31:28pour les pauvres
31:29c'est très significatif
31:29on y va toutes les semaines
31:30quoi
31:31on y va toutes les semaines
31:32et donc
31:35on est à 4 dollars
31:36le galon
31:36donc c'est significatif
31:37ça marque un petit peu
31:38les esprits
31:39au-delà de la ponction
31:41dans le porte-monnaie
31:43du point de vue
31:44du consommateur
31:45il y a quelque chose
31:45d'assez
31:46assez frappant
31:47depuis plusieurs années
31:49maintenant
31:49quand on regarde
31:49le bilan des banques
31:50les défauts
31:51il n'y en a pas
31:51quand on fait le sondage
31:53des finances
31:54des ménages
31:55en prenant
31:55des données randomisées
31:57comme l'a fait
31:58la fête de New York
31:59et ceux qui sont chargés
32:00de scorer le crédit
32:01des ménages
32:02on a une idée
32:03une histoire
32:04qui est très très différente
32:05en fait il y a
32:06beaucoup de défauts
32:07dans les autos
32:09sur les dettes étudiantes
32:10évidemment
32:11après la fin des moratoires
32:12on a des taux de défauts
32:13monstrueux
32:13c'est 15%
32:15sur une dette
32:17qui fait 1700 milliards
32:18donc c'est
32:19des montants
32:19en défauts
32:20qui sont colossaux
32:21et quand on regarde
32:22les clarnats
32:23tous ceux qui font
32:24du buy-in
32:24pay-later
32:25regardez le parcours boursier
32:26il doit y avoir
32:27des montagnes de défauts
32:28ces gens-là
32:28donc les défauts
32:31ne sont pas dans les banques
32:32c'est plutôt
32:32des nouvelles
32:33des systémiques
32:34ils sont quand même
32:34quelque part
32:35et l'affaiblissement
32:36de la conso
32:37nous on l'attendait aussi
32:39depuis un petit moment
32:40il semble se confirmer
32:43
32:43et puis
32:44dans le CPI d'aujourd'hui
32:45on a encore
32:46un peu de
32:49d'effet tarifaire
32:50je pense
32:52l'habillement
32:53par exemple
32:55ça ne monte jamais
32:56le prix de l'habillement
32:59aux Etats-Unis
33:00depuis un moment
33:01on voit des hausses
33:03mensuelles
33:03significatives
33:05donc forcément
33:06ça va
33:08être problématique
33:09en fait
33:10je pense
33:11la faiblesse
33:11du consommateur
33:12elle est déjà là
33:13depuis un petit moment
33:13elle est simplement
33:14masquée
33:14par le premier décile
33:16qui consomme
33:16la moitié
33:17de la consommation
33:17des Etats-Unis
33:17et qui était
33:19largement subventionnée
33:20aussi par Wall Street
33:21et plus-value
33:22ça joue énormément
33:23sur la capacité
33:25de dépasse
33:26bien sûr
33:26avec un effet richesse
33:27qui ne s'est pas
33:28complètement évaporé
33:29non plus
33:31Alexandre
33:31sur des niveaux élevés
33:32le S&P est flat
33:33depuis le début
33:34de l'année
33:34désormais
33:35et puis un effet richesse
33:36sur les 10%
33:37de la population
33:37qui consomme
33:39qui représente
33:40la moitié
33:41effectivement
33:41là pour l'instant
33:42il y a toujours
33:43le fameux cas
33:45qui a toujours existé
33:46dans le modèle américain
33:48il y a toujours eu
33:48quand même un peu ce cas
33:50et ça représente
33:51de moins en moins
33:52de personnes
33:52de plus en plus
33:53riches
33:54on a une barre
33:55plus épaisse
33:56en bas
33:56et une barre
33:57plus fine
33:57vers le haut
33:58désormais
33:58exactement
33:59et avec
33:59cette véritable question
34:01c'est savoir si
34:01on se pose
34:02beaucoup de questions
34:03sur la consommation
34:03mais cette corrélation
34:05entre le consommateur
34:06et Wall Street
34:07enfin en tout cas
34:07la bourse
34:08il y a une décorrelation
34:09des connexions
34:10qui est en train
34:10de se faire
34:11de manière assez forte
34:11je pense
34:12on parlait beaucoup
34:13la fête de New York
34:14a fait des études
34:15sur le chômage
34:16finalement
34:16et le taux
34:17le taux d'emploi
34:19effectivement
34:19qui pourrait rester
34:21nul
34:22avec la productivité
34:24qui crée
34:25finalement
34:26toute la croissance
34:27et c'est vrai
34:28que ça va être compliqué
34:30il y a une espèce
34:31d'antisélection
34:31parce que finalement
34:32s'il n'y a pas de conso
34:33c'est pas grave
34:34pour les marchés
34:36et puis s'il y a
34:37beaucoup moins de conso
34:38finalement la banque centrale
34:39sera là aussi
34:39pour les marchés
34:40il y a un peu ce raisonnement
34:41du win-win
34:42pour l'instant
34:43pour les marchés actions
34:45bon bah un mot
34:46petit tour de table
34:47garder la parole
34:48Alexandre
34:48c'est une attitude
34:50à avoir
34:51dans ces marchés
34:52est-ce qu'on se laisse
34:53emporter par l'optimisme
34:55en se disant
34:56que oui
34:56tout est en place
34:58pour que les marchés actions
34:59notamment
35:00battent de nouveaux records
35:01si c'est ça le sujet
35:02ou est-ce qu'on change
35:04on change un peu
35:05de trajectoire aussi
35:06quand même
35:07après cette crise
35:07on change un peu de trajectoire
35:09je pense qu'il ne faut pas
35:10être trop négatif
35:11pour l'instant
35:11il faut attendre
35:12notamment
35:13voir ce qui va se passer
35:14sur les taux d'intérêt
35:16à long terme
35:17et évidemment
35:18sur le pétrole
35:18si le pétrole reflue
35:19si on reste à ces niveaux là
35:20ce sera plutôt positif
35:21parce que
35:22marchés actions
35:23pour l'instant
35:23on a parlé de différents secteurs
35:25c'est un peu
35:26pratiquement du fly to quality
35:27dans l'univers actuel
35:29on ne veut pas trop
35:29aller sur les taux
35:30on apporte de l'inflation
35:31des dettes
35:33et donc
35:34on a un flux naturel
35:36qui se remet
35:36qui se remet sur les marchés actions
35:38mais plutôt neutre
35:39rester dans des niveaux
35:41raisonnables d'actions
35:42avec des secteurs
35:43effectivement
35:43qui sont toujours les mêmes
35:45mais qui étaient ceux d'avant
35:45c'est ce que vous disiez tout à l'heure
35:47exactement
35:47ce sont d'avant
35:48des trajectoires
35:49le vrai sujet c'est le dollar
35:50et faire un pari
35:51d'un dollar
35:52qui continue finalement
35:53qui reprendrait sa trajectoire
35:54à la baisse
35:55à la baisse
35:56finalement
35:56pour l'industrie américaine
35:58c'est plutôt bien
35:59donc se couvrir en dollars
36:00et investir aux Etats-Unis
36:01en partie sur ses portefeuilles
36:02bon
36:02dollar a servi
36:03un peu de refuge
36:04mais il n'a pas non plus
36:06explosé à la hausse
36:07pendant ce conflit
36:08et d'ailleurs
36:09dès qu'on a vu le cesser le feu
36:10on a tous dit
36:10l'euro dollar
36:11revenir à un 17
36:11on peut faire des quiz
36:14sur quelle est la valeur
36:15de refuge
36:16et on ne trouvera pas
36:17parce que c'était l'or
36:18et ce n'est plus l'or
36:19mais c'était le dollar
36:20c'est fulienne
36:21appelez-vous
36:23donc aujourd'hui
36:24on ne sait pas trop
36:24nous on est assez constructifs
36:26en fait
36:28mais pas euphorique
36:29parce qu'il y a
36:31des contraintes
36:32rien que
36:32encore une fois
36:33on disait
36:34voilà
36:34oublions la guerre
36:36non on ne l'oublie pas
36:37elle est là
36:38et ça peut être plus lent
36:39que ce que nous on prévoit
36:40etc
36:41donc il faut être
36:42dans ce sens
36:43il faut s'edger un peu
36:44c'est pour ça que
36:45par exemple nous
36:46on est assez
36:48on est un peu chargé
36:50sur les taux
36:51parce qu'on pense que
36:53le marché est trop négatif
36:54jusqu'où on peut aller
36:56c'est qu'on peut monter
36:58beaucoup
36:58je pense que
36:59vous avez eu plutôt
37:00des points d'entrée
37:01vous sur ces marchés obligataires
37:02notamment sur les parties moyennes
37:04et donc nous
37:06on s'est mis un peu long
37:07et moi je pense
37:08que ça fait sens
37:09et sur les actions
37:11on a repris du risque
37:13et c'est vrai
37:14que les américains
37:14pourraient faire mieux
37:15que les autres
37:15parce qu'ils ont perdu
37:17plus en valeur
37:17que les autres
37:18même si
37:18c'est vrai
37:19qu'il y a des secteurs
37:20qui restent
37:22le hype
37:23comme on dit
37:23est un peu élevé
37:24oui oui
37:25semi-conducteurs
37:26et les émergents
37:27dans la Chine
37:28plutôt même
37:28on reviendrait bien
37:30oui parce que
37:31vous le disiez au début
37:33plus résiliente
37:33à ces chocs énergétiques
37:35avec 6 mois de stock
37:36c'est déjà plus facile
37:37Axel
37:38sur la logique
37:39et un mix énergétique
37:40qui a beaucoup bougé
37:41bien sûr
37:42qui a beaucoup bougé
37:42et qui les aide beaucoup
37:44donc on aime bien
37:45cette thématique là aussi
37:46mais sur les actions
37:47on pense qu'on va casser
37:48les plus hauts
37:48qu'on avait vus
37:49à la veille
37:50de l'intervention américaine
37:51c'est-à-dire qu'au bénéfice
37:53d'une bonne saison
37:54des résultats
37:55on pense que cette année
37:56les résultats en Europe
37:57c'est plus 8, plus 9
37:59plus 8, plus 9
38:00sur des valeurs
38:00qui tiennent
38:01avec un dividende à 3
38:02vous faites une belle année
38:02et donc je pense
38:03qu'on verra
38:04on verra des résultats
38:06comme ça
38:06le crédit
38:07le marché du crédit
38:08a déjà effacé la crise
38:09c'est peut-être
38:10vraiment un arbre de tranquillité
38:11le crédit
38:12j'ai l'impression
38:12dans ce monde
38:14désormais
38:14trop tranquille
38:15peut-être un peu trop tranquille
38:16compte tenu de ce qu'on aimait
38:17justement pour financer l'IA
38:19mais en tout cas
38:20ça tient très très bien
38:21et puis sur les taux
38:22on est assez d'accord
38:23en fait
38:23sur des niveaux
38:24qui sont exactement
38:25nos cibles
38:25en plus du fin de T2
38:273 et 4,30
38:28le marché traverse
38:30pour l'instant
38:31cette crise à nouveau
38:32merci beaucoup messieurs
38:33d'avoir été invités
38:34de Planète Marché
38:34ce soir
38:35Axel Bott
38:35Ostrom
38:36Asset Management
38:37Alexandre Ezez
38:38expert indépendant
38:39et Sébastien de Paras
38:40Orwitz
38:41LBP AM
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