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Mercredi 29 avril 2026, retrouvez Oumaima Brouk (Directrice Marketing France, eFlexFuel), Quentin Carayon (PDG, Fairglow), Anne-Catherine Péchinot (PDG, Easy Cash) et Alexandra Ferré (Directrice RSE, Groupe Rocher) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à vous toutes et tous, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:14économie.
00:15Voici le sommaire, c'est Anne-Catherine Péchineau, PDG d'EasyCash, qui sera l'invité du grand entretien tout à
00:21l'heure.
00:2126 minutes pour mieux comprendre comment seconde main rime avec entreprise à mission.
00:26Mais d'abord, je reçois Umaima Brook, directrice marketing France d'EfexFluid, qui développe un système de conversion afin de
00:33rouler notamment à l'E85, une solution économique, mais est-elle écologique ?
00:38Le débat de notre émission sera consacré aux outils pour aider la décarbonation des industries de la beauté et de
00:44la santé.
00:45Zoom sur Fairglow, une plateforme dédiée au pilotage environnemental. Nous comprendrons comment le groupe Rocher se l'approprie.
00:52Et puis, dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables, vous retrouverez FEDCHEF, plateforme de réservation de services gastronomiques.
01:01Voici pour les titres et place à Smart Impact.
01:09L'invité de ce Smart Impact, c'est Umaima Brook. Bonjour.
01:13Bonjour.
01:13Vous êtes la directrice marketing France d'EfexFuel. Vous allez nous le présenter évidemment dans un instant.
01:18Avec vous, on va parler carburant, on va dire par les temps qui courent, et notamment, évidemment, la crise et
01:23les guerres qu'on connaît.
01:24Je pense que c'est important aussi, et les Français regardent de près leur portefeuille.
01:28Alors, qu'est-ce que c'est EfexFuel ? Un système de conversion ?
01:30C'est ça, exactement. Alors, EfexFuel, c'est une solution qui permet de rendre un véhicule essence, compatible avec le
01:37carburant E85,
01:38de manière intelligente et sécurisée. En fait, c'est le leader technologique du marché.
01:43Et concrètement, c'est un petit poitier à la taille d'un smartphone équipé d'un capteur d'éthanol
01:49qui permet de mesurer et d'analyser en temps réel le mélange dans le réservoir
01:55et ajuste automatiquement l'injection du carburant au moteur.
02:01Et pour vous dire un petit peu plus, EfexFuel, c'est aussi le nom de l'entreprise
02:07qui a été fondée en 2012 en Finlande.
02:10Oui, ça, c'est une expérience dans les pays nordiques.
02:13Exactement. C'est un pays réputé pour son exigence technologique.
02:17Rappelez-vous de Nokia, par exemple, la robustesse.
02:22Enfin, on espère que ça va durer plus longtemps que Nokia qui a eu quelques petites difficultés.
02:27Malheureusement, oui, pour eux. Mais en tout cas, c'était vraiment très robuste.
02:31Et du coup, l'entreprise s'est fortement développée ici en France.
02:37Et au-delà de la France ou encore des États-Unis, EfexFuel, c'est une présence internationale.
02:43En fait, c'est une présence dans pas moins de 45 pays.
02:47Et en fait, notre objectif est simple, permettre aux conducteurs de réaliser des économies
02:53tout en gardant une utilisation flexible et sécurisée de leurs véhicules.
02:58Parce que grâce à EfexFuel, les automobiles peuvent rouler à l'E85, à l'essence ou à un mélange d
03:05'étroits.
03:05Ou à un mélange d'étroits. D'accord.
03:06Donc, c'est vraiment destiné quand même à des véhicules essence à la base.
03:09On n'est pas sur une conversion de diesel à essence.
03:11Non, pas du tout.
03:11Ça part de l'essence. C'est vraiment ça.
03:14Vraiment, essence et hybride.
03:15Et alors, si vous êtes en France aussi, c'est qu'il y avait un potentiel de marché, j'imagine
03:19?
03:19Oui, effectivement. Disons que c'est le grand marché qu'on a.
03:25C'est le principal marché.
03:27Donc, ça veut dire qu'il y avait une vraie attente.
03:29Alors, moi, si je suis automobiliste avec ce petit boîtier qui s'installe finalement tout à fait facilement,
03:34d'après ce que vous dites, est-ce que ça m'alerte sur le fait de faire un choix quand
03:37j'arrive à la pompe ?
03:39Alors, oui. En fait, on a une application, c'est E-Flex App,
03:43où on peut voir les stations d'essence avec les prix d'essence dessus.
03:48Et, en fait, comme ça, on peut choisir la station avec le prix le plus bas,
03:53où il y a le prix le plus bas de l'E85.
03:56Donc, a priori, on va plutôt rechercher, vous dites, un mélange des deux.
03:59On va très nettement chercher de l'E85, vu les tarifs.
04:02Exactement, oui.
04:03Aujourd'hui, en fait, l'E85 vraiment présente un réel intérêt économique pour le consommateur.
04:08Alors, avant tout, on a dit, grâce à son prix à la pompe, qui est, en fait, en France, il
04:15est en moyenne à 80 centimes le litre.
04:18Oui.
04:18Qu'entre 2 euros et plus, aujourd'hui, pour l'essence.
04:21Quand on fait un plein autour d'une trentaine d'euros contre 70, 80, si ce n'est pas plus,
04:25ça fait une sacrée différence,
04:26surtout par les temps qui courent.
04:28Et en termes écologiques, vous avez pu, j'imagine, est-ce que vous le mettez en avant, aussi, l'impact
04:34écologique que peut avoir le choix de l'E85 ?
04:37Oui, totalement.
04:38Alors, déjà, l'entreprise, la création de l'entreprise, l'entreprise a été créée principalement pour cette raison-là, la
04:47partie écolo.
04:48Parce que grâce à l'E85, en fait, on peut faire, ou on peut avoir moins de 50% des
04:56émissions CO2.
04:58C'est énorme.
04:59Et par exemple, en 2025, on a économisé, grâce au bioéthanol, 2,7 millions de tonnes de CO2.
05:10Ça, c'est sûr que ça fait un impact qui est important.
05:13Et justement, vous, j'allais dire, vous communiquez aussi quand vous proposez ce boîtier aux automobilistes ?
05:19Bien sûr, bien sûr.
05:20Alors, on a aussi beaucoup de retours, comme quoi, en fait, la personne, elle a acheté ce boîtier pour cette
05:27raison-là, en fait, pour réduire son impact sur l'environnement.
05:34Et c'est une des raisons principales.
05:37Mais ça reste l'économie.
05:39Ça reste l'économie, c'est sûr, surtout par les temps qui courent, comme on allait dire.
05:44Et en termes de stations, on est comment, justement, parce que vous parliez du marché français ?
05:48Est-ce que ça se multiplie ? Parce que, justement, avec l'application, parfois, il faut un peu chercher où
05:52se situe quand même l'E85.
05:53On n'est pas sur toutes les stations françaises.
05:57Alors, on peut imaginer que ce n'est pas très accessible, mais c'est totalement le contraire.
06:02C'est totalement le contraire, d'accord.
06:03Alors, aujourd'hui, l'E85 est distribué dans plus de 40% des stations-services en France.
06:10C'est équivalent de plus de 4 000 stations.
06:13D'accord.
06:14Et on a aussi 93% des automobilistes qui habitent à moins de 10 km d'une station-service avec
06:21l'E85.
06:22D'accord.
06:22Du coup, ça reste vraiment très accessible.
06:25Et, en fait, Bioéthanol France continue à faire vraiment très, très bien leur travail,
06:32à acquérir encore plus, attirer plus de stations pour avoir, en fait, pour vraiment élargir cette accessibilité du bioéthanol.
06:44Et je suis certaine, dans pas longtemps, le bioéthanol va être vraiment accessible partout.
06:50Oui, parce que la réglementation pousse aussi.
06:52Il y a souvent la problématique de se dire, le bioéthanol aussi, on se sert notamment de colza.
06:58Enfin, il y a aussi, alors qu'il n'y a pas d'opposition, mais on parle souvent d'un
07:01côté, il y a l'alimentation, l'agriculture, et de l'autre, le bioéthanol.
07:04Mais vous sentez qu'en termes réglementaires, les choses vont pouvoir évoluer ?
07:08Alors, disons que, tout d'abord, il n'y a pas vraiment, en fait, cette opposition entre le carburant et
07:15l'alimentation.
07:16C'est vraiment...
07:17Oui, là, c'est une idée fausse, en fait.
07:19C'est souvent, il faut aller contre les idées fausses, mais souvent, ça a été développé sur le sujet des
07:22biocarburants.
07:23Exactement, parce que, en fait, le bioéthanol est produit à partir de betterave, blé et maïs, sans utilisation d'huile
07:30de palme.
07:30D'accord, moi, je parlais pour le coup de colza, moi, j'étais un peu à côté, mais c'est
07:33pas grave.
07:35Sans utilisation d'huile de palme ni de soja.
07:37D'accord.
07:37Et ça, d'abord, ça permet de valoriser l'agriculture locale.
07:44Ensuite, quand on produit, par exemple, la betterave, elle sert tout d'abord à l'alimentation humaine, qui est animale,
07:50mais elle peut servir ou elle sert aussi à la production du bioéthanol.
07:54Et, en plus du carburant, ces productions sont utilisées aussi à des usages non alimentaires,
08:02comme les parfums, le gel hydroalcoolique, comme on l'avait vu en 2020 avec le Covid.
08:08et, du coup, tout ça, en fait, ça valorise l'agriculture française
08:18et aussi, ça permet aux agriculteurs d'adapter leur production aux besoins du marché, finalement.
08:25Et ça leur fait une source de revenus supplémentaires.
08:27Exactement.
08:28Les temps qui courent, c'est important.
08:29Tout à fait.
08:30Et, du coup, c'est...
08:33Non, en fait, c'est quand aussi on produit du bioéthanol,
08:38on génère aussi des coproduits qui sont riches en protéines
08:40et qui servent à l'alimentation animale, par exemple.
08:43Du coup, on est vraiment dans une logique de complémentarité et non de concurrence.
08:46Et non d'opposition, comme on peut le dire.
08:48Alors, vous disiez, vous êtes en France, en fait, concrètement, depuis quand ?
08:51Parce que vous parliez de la création 2012, c'est ça, l'entreprise, c'est en France depuis quand ?
08:552020.
08:55Et alors, combien vous avez pu observer de conversions depuis que vous êtes en France ?
08:59Alors, disons, là, aujourd'hui, on a plus de 65 000 conversions.
09:06Et je crois, aujourd'hui, c'est encore... c'est beaucoup plus.
09:10En fait, c'est avec la situation macroéconomique et géopolitique actuelle.
09:15Nos ventes, ils ont doublé.
09:17Ah oui, vous avez clairement des demandes très, très précises depuis quelques mois avec la crise.
09:21Exactement.
09:22Très, très fortes.
09:23Et alors, ça peut s'adapter aussi à... parce que j'imagine qu'il y a des questions qui se
09:25posent,
09:25mais à tout type de véhicule ?
09:26Ou est-ce qu'il faut avoir des particularités pour pouvoir adapter et avoir ce boîtier de conversion ?
09:32Alors, en fait, c'est compatible avec un large parc de véhicules essence et hybrides.
09:37Mais il faut tout d'abord aller sur le site iflexuelfrance.com et tester la compatibilité de la voiture.
09:44Alors, il faut enseigner sa marque, son modèle, son année, sa motorisation.
09:51Et notre système, il vous dit si, en fait, votre voiture est compatible ou non.
09:57Et si la voiture est compatible, ça, en fait, ça vous ramène ensuite à une autre page où on peut
10:06choisir l'installateur agréé.
10:08Et après...
10:09Oui, parce que ça ne s'installe pas non plus comme ça.
10:11C'est vraiment quelqu'un qui l'installe.
10:12On ne prend pas son boîtier pour faire du bricolage.
10:14Alors, pour le boîtier homologué, oui, c'est un installateur agréé qui l'installe.
10:18Mais après, on a des boîtiers non homologués qui sont réservés au sport mécanique.
10:22Et c'est des DIY.
10:24C'est installation.
10:25C'est la personne elle-même qui l'installe.
10:28Et on n'a pas besoin d'avoir vraiment des notions très avancées en mécanique.
10:33Mais pour le boîtier homologué, c'est vraiment un installateur certifié, IFLEXULE, qui peut l'installer.
10:40Parce qu'après, quand le boîtier est installé, il donne tous les documents nécessaires à l'automobiliste pour faire une
10:47mise à jour sur la carte grise.
10:49En fait, il faut rajouter la mention FE.
10:51Et ça permet de rouler à l'E85, à l'essence ou à mélange.
10:56Exactement, oui, de changer.
10:57Puisqu'évidemment, il y a une petite étiquette toujours sur les voitures.
10:59J'avais juste une question pour terminer un peu de Néophyte aussi.
11:02Vous parlez de voiture.
11:02Est-ce que ça pourrait être adapté à des poids lourds ?
11:06Des poids lourds, pas encore.
11:08Pas encore, oui.
11:08Pas encore.
11:10Mais en fait, on a des boîtiers pour moto, bateau, jet ski.
11:15Vraiment maritimes.
11:16Et en fait, c'est des boîtiers non homologués.
11:19Vu que de toute façon, il n'y a pas encore l'homologation pour ce type de produit sur le
11:23marché encore.
11:24Voilà, donc il y a encore besoin de faire connaître.
11:27Mais il y a un potentiel d'avenir, d'après ce que vous dites, c'est ça ?
11:29C'est ça, exactement.
11:30Non, mais aussi pour ça, la saison pour les produits maritimes, ça commence là en avril.
11:37Et on a aussi beaucoup de demandes pour bateaux, jet ski, parce que aussi ça consomme beaucoup.
11:44Bien sûr.
11:44Avec la situation actuelle.
11:46Et au niveau de l'environnement, ce n'est pas terrible.
11:47Donc autant essayer de rouler avec une solution un peu plus écologique.
11:51Exactement.
11:52Emma, merci à vous, Umaima Brouk.
11:53Et puis à bientôt sur Bsmart for Change.
11:55On passe à notre débat RSE.
11:57Comment l'IA peut permettre de mesurer l'impact de l'industrie de la santé et de la beauté ?
12:09Dans ce débat RSE, on va voir comment l'IA permet de mesurer l'impact de l'industrie cosmétique.
12:14Pour rappel, ça représente environ 1,5% des émissions mondiales de CO2.
12:18En tout cas, ce sont les derniers chiffres que j'ai trouvés.
12:19Et c'est important d'avoir une vraie data qui peut devenir aussi un levier pour transformer aussi le secteur.
12:25Et puis l'aider à mieux se connaître aussi.
12:27C'est important.
12:27Pour en parler, je suis ravie d'accueillir Quentin Carayon.
12:29Bonjour.
12:30Bonjour.
12:30Vous êtes donc le CEO de Fairglow.
12:32C'est cette première plateforme environnementale 100% dédiée à l'industrie cosmétique et celle de la santé.
12:38Quelques mots pour la présenter.
12:40Oui, Fairglow, c'est une plateforme qu'on a lancée il y a à peu près trois ans.
12:44On est quatre associés fondateurs, trois Américains et moi-même.
12:48Et donc, c'est une plateforme qui offre toute une série de solutions aux acteurs de l'industrie santé et
12:53beauté sur la mesure et la capacité à réduire l'impact environnemental.
12:57Et alors, quand on parle des acteurs, justement, il y en a une sur scène.
13:00Alexandra Ferré, bonjour.
13:01Bonjour.
13:01Vous êtes la directrice RSE du groupe Rocher.
13:04Quelques mots pour présenter ce groupe.
13:06Évidemment, Yves Rocher, je pense que ça parle à beaucoup.
13:09Oui, alors le groupe Rocher, c'est un groupe de beauté et de bien-être qui est composé de quatre
13:13marques.
13:13Yves Rocher, la plus connue en France.
13:15Mais on a aussi docteur Pierricot, Sabon et Arbonne.
13:17Voilà, donc, et alors on va voir comment vous vous emparez, justement, de ce sujet et de cette plateforme dont
13:22on parlait, Quentin.
13:23Peut-être déjà comprendre pourquoi c'est important, ce sujet, finalement, de la décarbonation et surtout de piloter, finalement, et
13:30de mieux mesurer son impact, Quentin.
13:32Oui, oui, tout à fait.
13:34Bon, il y a plein de sujets différents.
13:36Dans une industrie où on fait des produits, il faut connaître ces produits pour connaître l'impact de l'entreprise.
13:41C'est vraiment la base de notre approche.
13:45Avoir une solution pour connaître l'impact de l'ensemble du catalogue et, in fine, pouvoir piloter l'impact de
13:50l'entreprise.
13:51L'industrie cosmétique, en fait, c'est une industrie qui est concernée à plusieurs titres par l'impact environnemental.
13:57Déjà parce qu'elle est chimique par nature.
13:59On a des formules dans des packagings.
14:01Donc, in fine, c'est quand même de la chimie.
14:03Et aussi parce qu'elle repose beaucoup sur la nature, sur les sols.
14:06Il y a énormément d'ingrédients de matière première qui viennent de la Terre.
14:10Et donc, il y a toutes les questions, en fait, au-delà du carbone, puisque tout le monde parle du
14:13carbone.
14:14Il y a les questions de la pollution de l'air, des sols, de l'usage de l'eau, l
14:19'intensité agricole.
14:21Tout ça, c'est très important.
14:22Et peut-être que le troisième point, c'est qu'il y a une tendance, il y a une exigence
14:26réglementaire qui arrive.
14:27Pour connaître l'avenir, moi, j'ai tendance à dire, regardons le passé.
14:30Et en fait, le passé de la cosmétique, c'est un peu la fashion.
14:33En termes réglementaires environnementales, tout ce qui est vestimentaire, d'un point de vue réglementaire, est un peu en avance.
14:39Et on voit qu'il y a une transparence réglementaire qui est exigée dans la fashion et qui valette pour
14:43la cosmétique.
14:45Et, in fine, il y a l'exigence du consommateur.
14:48On voit un changement de paradigme chez le conso, notamment avec la Gen Z, qui veut plus de transparence, plus
14:53de sustainability.
14:55Alors, Alexandra Ferret, est-ce que c'est ce que vous percevez aussi au groupe Rocher ?
14:58Vous vous êtes déjà dit que c'était compliqué, finalement, d'avoir cette mesure de l'impact environnemental que vous
15:03pouvez avoir ?
15:03Tout à fait. La question de la data environnementale, elle est clé pour ça.
15:07Elle est compliquée parfois à avoir, parce qu'on peut avoir des chaînes de valeur, on peut avoir plusieurs fournisseurs
15:11avec qui on travaille.
15:12Et aujourd'hui, on demande à peu près 200 data, entre la qualité, l'air réglementaire, la RSE.
15:16Parce qu'il y a quand même beaucoup de données qu'on mesure.
15:19Et donc, dès lors qu'on peut s'implifier pour avoir accès à une donnée fiable et précise, ça nous
15:23permet aussi de prendre des meilleures décisions.
15:25Et Quentin le disait, on voit une tendance aussi chez les consommateurs de vouloir comprendre, en fait, qu'est-ce
15:29qu'il y a, comment est-ce qu'on peut avoir plus de transparence sur où sont fabriqués les produits,
15:33la composition, le packaging et l'impact social et environnemental.
15:36Donc, il faut donner aussi aux consommateurs des nouvelles clés de lecture.
15:40Et c'est pour ça que nous, on va jusqu'à l'affichage du score social et environnemental sur les
15:44produits.
15:44Pour leur donner, en fait, des clés de lecture de l'impact de leurs produits et les aider à consommer
15:48de manière plus responsable.
15:49Alors, on a mieux compris les enjeux.
15:51Maintenant, on va voir aussi comment ça fonctionne.
15:53Ferglo, comment fonctionne cette plateforme ?
15:57Eh bien, le cœur de notre métier, c'est un gros mot, ça s'appelle l'analyse de cycle de
16:02vie.
16:02Donc, c'est l'ACV qui est la mesure de l'extraction des matières premières jusqu'à la fin de
16:08vie où on mesure la formule, le packaging, la transformation, le transport, etc.
16:15L'ACV, en fait, historiquement, c'est compliqué, c'est long et c'est cher.
16:18C'est compliqué, c'est long et c'est cher parce que pour faire une ACV, comme le disait Alexandra,
16:21il faut des centaines de points de données sur ses propres produits.
16:25Il faut la connaissance de l'impact environnemental des produits.
16:28Je m'explique. La glycérine qui est très utilisée dans cette industrie, on sait qu'elle fait entre 3 et
16:334 kilos de CO2 par kilo d'ingrédients.
16:36La problématique dans cette industrie, vous avez à peu près 30 000 ingrédients qui sont utilisés, c'est que 98
16:41à 99% d'entre eux sont absents totalement des bases de données environnementales accessibles aux acteurs de la filière.
16:48Et donc, nous, on a résolu ces deux difficultés avec une approche très algorithmique.
16:52On a 10 ans de R&D derrière nous, mes associés, dans leur précédente entreprise aux Etats-Unis.
16:58On développait cette expertise à faire de la chimie computationnelle, c'est-à-dire analyser de la chimie, des molécules
17:04avec des algorithmes.
17:05Donc, on réorganise toutes les données, on enrichit les données produits de nos clients, première étape.
17:10Et deuxième étape, on a créé une base de données propriétaire pour avoir une estimation aussi fiable que possible des
17:17matières premières de nos clients.
17:19Et donc, tout ça, in fine, on l'a fait certifier assez récemment par Bureau Veritas, au regard de normes
17:26ISO assez rigoureuses.
17:29Je ne vais pas rentrer dans le détail.
17:31Tout ça pour dire que l'idée, c'est fournir de la précision à l'échelle en limitant le travail
17:37manuel.
17:37On est là pour la mesure et nos clients, ils seront là pour prendre les décisions sur la base des
17:41données et des outils de pilotage qu'on leur donnera.
17:43Alors justement, Alexandra Ferret, si vous êtes là aussi, c'est que vous travaillez aussi avec Ferglo.
17:47Quel intérêt vous avez trouvé à cet outil ?
17:51Alors, derrière tout ça, derrière la mesure, il faut vraiment se rappeler que l'enjeu principal, c'est réduire drastiquement
17:55l'impact social et environnemental des produits.
17:57Et c'est vrai que quand on regarde l'enjeu carbone, puisque c'est un des grands enjeux qu'on
18:02peut analyser assez facilement avec une métrix,
18:04on voit que l'impact principal, il est fait sur les matières premières et les packagings de nos produits.
18:09Et donc, d'avoir accès à un outil comme Ferglo, ça nous permet de mesurer ça et de prendre les
18:13bonnes décisions dès le début.
18:14Donc, d'éco-concevoir le produit dès le début.
18:17Et pour vous donner un exemple concret, là, on est en train de développer une recharge allégée qu'on vient
18:22de lancer pour la marque Yves Rocher le mois dernier,
18:24qu'on va lancer sur Sabon ce mois-ci.
18:26En fait, d'avoir un outil comme ça, ça nous permet de mesurer le gain environnemental par rapport aux produits
18:30classiques.
18:31Mais alors, attention, parce que là, on parle beaucoup de carbone.
18:33Oui, c'est ça.
18:34Je tiens à dire qu'il n'y a pas que ça.
18:35Et effectivement, Quentin l'a un peu évoqué.
18:38Il y a beaucoup d'autres enjeux qu'il faut regarder quand on regarde l'impact environnemental.
18:42Nous, par exemple, au sein du groupe, on est très attaché à l'impact biodiversité.
18:45Donc, c'est aussi ce qui va nous permettre de choisir...
18:48Parce que le bon projet est en lien avec la nature.
18:49Tout à fait.
18:50Et c'est vrai qu'on a beaucoup d'ingrédients naturels, à peu près 90% dans nos formules.
18:54Et c'est aussi cet impact-là qui va nous pousser à choisir, par exemple, des plantes cultivées en agroécologie.
18:58Il y a aussi la question du bien-être animal, qui est très proche des attentes des consommateurs.
19:05Et aujourd'hui, on a 90% des formules Yves Rocher qui sont véganes.
19:08Donc, il y a aussi beaucoup d'autres indicateurs qu'il faut regarder.
19:11Et c'est pour ça qu'on choisit d'avoir une démarche avec un outil comme Ferglo.
19:14Et aussi de s'associer au Green Impact Index pour avoir une démarche holistique
19:18et le communiquer de manière assez visible pour le consommateur.
19:22Donc, vous l'avez évoqué, l'éco-conception, ça devient vraiment un levier,
19:25même un avantage compétitif, on peut le dire, même pour une entreprise ou l'autre.
19:29C'est, je dirais, un must-have, pardonnez-moi l'anglicisme,
19:32mais quelque chose de nécessaire aujourd'hui dans l'industrie de la beauté.
19:35Déjà parce qu'il y a des enjeux réglementaires, mais aussi des attentes conso.
19:38Et puis, c'est un enjeu de résilience business, de compétitivité et de différenciation de marques aujourd'hui.
19:43– Alors, je voulais savoir quand même, Quentin, parce qu'on l'a bien compris,
19:46il y a beaucoup de données, puis comme Alexandra le soulignait,
19:49il n'y a pas que le carbone maintenant, on parle de plus en plus des limites planétaires,
19:51on parle évidemment de la question de la biodiversité.
19:54Comment vous faites pour combiner tout ça et finalement faire mouliner votre algorithme, si je puis dire ?
20:00– On réplique ce qui est fait manuellement, mais avec les outils qui existent en 2026.
20:06– Exactement, ça va beaucoup plus vite.
20:08En l'occurrence, on limite les erreurs humaines,
20:11parce qu'en fait, quand on fait des centaines de lignes sur un Excel
20:14et qu'on essaye de les matcher, il y a un arbitrage humain qui est inévitable.
20:20L'idée, c'est de systématiser l'application de la technologie et des algorithmes.
20:24Et en l'occurrence, nous, on apprend tous les jours.
20:26On apprend tous les jours et on améliore notre approche tous les jours.
20:29– Et c'est fiable ? – C'est la science des estimations.
20:32Donc la question, c'est la question de l'incertitude du résultat.
20:37L'incertitude du résultat, nous, on a dérisqué la partie calculatoire.
20:42Ce qui est créé de l'incertitude, c'est le manque de traçabilité.
20:45Nous, notre approche, c'est de dire, votre traçabilité, elle n'est pas parfaite à 100%.
20:50Personne n'a une traçabilité parfaite à 100%, ça n'existe pas.
20:53Mais on va vous donner une bonne estimation, la meilleure estimation aujourd'hui.
20:57Et ensemble, dans la durée, on va améliorer cette estimation, la certitude,
21:03en vous priorisant, en vous aidant à prioriser là où il faut aller récupérer les données critiques.
21:08Parce que si on fait la traçabilité en disant, je vais aller chercher tout maintenant,
21:12en fait, finalement, on est bloqué un petit peu.
21:15Il faut pouvoir prioriser.
21:16– Exactement, vous pouvez réagir à ce point-là, parce que vous utilisez l'outil.
21:20– Tout à fait, ce qui est intéressant aussi avec l'approche de Fairglow, c'est que c'est personnalisable.
21:24Donc, si jamais vous êtes une entreprise qui a déjà engagé une démarche de traçabilité,
21:28qui connaît bien ses filières, ses ingrédients,
21:30vous pouvez apporter ces informations à Fairglow,
21:32qui va affiner une plateforme, on va dire, un peu faite pour vous, faite à la main.
21:36Donc, c'est vrai que nous, au niveau du groupe Rocher,
21:38on a certaines filières qu'on connaît très très bien,
21:40nos plantes qu'on cultive à Lagacis,
21:42et donc ça nous permet d'aller dans cette plateforme-là
21:44et d'affiner, vraiment, avec un peu un travail d'orfèvre à la main, effectivement.
21:47Quentin le disait, pour avoir quelque chose qui ressemble exactement à l'impact de l'entreprise.
21:51Alors, oui, allez-y, parce que j'avais une question quand même qui me venait
21:54et que vous pouvez répondre tous les deux,
21:55c'est quand même utiliser l'IA, on parle souvent de l'impact environnemental aussi,
21:59c'est-à-dire qu'on veut essayer d'améliorer les choses,
22:01mais on utilise aussi.
22:03Vous y avez réfléchi, j'imagine.
22:04Est-ce que ça aussi entraîne, on va dire, un changement culturel ?
22:07Et vous pourrez aussi réagir, Quentin.
22:09Quentin veut réagir en premier.
22:10Je vais juste réagir sur un point.
22:13Nous avons une utilisation de l'IA extrêmement parcimonieuse.
22:17D'accord.
22:17Entre guillemets, on a fait l'ACV de l'ACV.
22:20Quel est l'impact de faire tourner la machine pour faire une mesure d'impact ?
22:23Et il y a un moment, on ne peut pas se mordre la queue
22:26en mettant 100 litres d'eau par terre pour essayer de mesurer.
22:30Nous, on utilise l'IA pour fabriquer notre outil
22:33et pour améliorer notre base de données,
22:34mais de manière extrêmement parcimonieuse.
22:36Il n'y a pas d'IA utilisée au quotidien dans la plateforme.
22:39Les gens qui font ça, je regrette de le dire,
22:42mais juste créer un problème sur un problème, réellement.
22:45Et ça, il faut le souligner.
22:46Alors justement, cette utilisation de l'IA,
22:48et puis même au niveau de l'entreprise,
22:49le changement culturel que ça peut entraîner aussi, Alexandra Ferret.
22:52Tout à fait.
22:53Alors nous, on est aussi dans une logique de sobriété,
22:55de frugalité par rapport à l'IA.
22:57Quand on parle de nos filières et de notre traçabilité,
22:59on mise plutôt sur le facteur humain,
23:01parce qu'il faut être précis.
23:02En fait, il n'y a pas de raccourci en réalité
23:05sur les problématiques environnementales.
23:06Et quand on parle par exemple de biodiversité,
23:08on ne peut pas demander à l'IA de mesurer la biodiversité.
23:10Il faut aller sur le terrain, il faut voir les effets que ça a.
23:12Donc ça, ça ne remplace pas encore tout à fait l'homme.
23:15Tout à fait.
23:15Et ça ne remplacera pas non plus la nature, il faut bien se le dire.
23:18Donc voilà, on est vraiment dans une logique de sobriété.
23:20Et après, en termes de perspective culturelle,
23:22oui, il faut aller avec son temps, ça c'est sûr.
23:25En revanche, le facteur humain, pour nous,
23:26c'est quelque chose de très important.
23:28Et la véracité des informations de terrain,
23:30c'est ça qu'il faut être en capacité d'aller chercher et vérifier.
23:32Oui, donc ça c'est un point important.
23:33Alors pour terminer, on pourra en parler pendant longtemps de ce sujet-là.
23:36Peut-être un mot aussi sur le développement de votre entreprise
23:37avec une levée de fonds récente, c'est 5,3 millions d'euros.
23:40Dans quel objectif ?
23:41L'objectif de la levée de fonds, c'est d'une part améliorer nos bases de données,
23:46nos algorithmes et la plateforme.
23:47D'autre part, accélérer le développement commercial
23:51en Europe et aux États-Unis à ce stade.
23:54Parce que les États-Unis sont aussi dans notre ADN.
23:57Et contrairement à ce qu'on peut penser,
23:58il y a des tendances autour de la RSE aux États-Unis
24:02chez les consommateurs.
24:04Même si on en parle moins, c'est ça.
24:06On en parle moins, mais les États-Unis,
24:07c'est un marché polarisé aujourd'hui.
24:09Et ceux qui étaient un peu pour la RSE
24:11le sont beaucoup aujourd'hui, peut-être en signe de protestation.
24:15Et ce que je peux dire aussi,
24:16c'est qu'on a construit la plateforme
24:17pour être très performance pour des groupes comme Rocher.
24:21On travaille aussi avec Douglas Macibé ou avec Anjac.
24:23On a une cinquantaine de clients,
24:25mais on a aussi des ETI et des startups.
24:26Les gens connaissent 900KR.
24:28Typiquement, la plateforme est accessible
24:30à des acteurs qui ont une vingtaine de produits
24:33et cinq employés.
24:34On a des offres un petit peu pour toutes les poches.
24:37C'est important de le dire.
24:38Et c'est notre spécialisation sectorielle
24:40qui permet de faire ça.
24:41Offrir quelque chose d'accessible et de précis
24:45pour tous les besoins dans la chaîne de valeur.
24:48Merci beaucoup.
24:49En tout cas, grâce à vous,
24:50on a vu comment l'IA pouvait servir aussi
24:52à mieux mesurer l'impact environnemental
24:54en ayant de son côté aussi un impact limité.
24:56Merci à tous les deux.
24:58On passe au grand entretien.
24:59Nous allons accueillir Anne-Catherine Péchineau,
25:01la PDG d'EasyCash.
25:07Prêt pour l'impact,
25:08c'est la question que nous posons tous les jours
25:10à une personnalité qui compte dans notre économie.
25:12Aujourd'hui, je reçois Anne-Catherine Péchineau.
25:14Bonjour.
25:14Bonjour.
25:15Vous êtes la PDG d'EasyCash.
25:17Vous allez nous en parler dans un instant,
25:18mais vous proposez en particulier aux professionnels
25:20de vendre leurs objets d'occasion
25:22et d'acheter des produits reconditionnés
25:24ou de seconde main.
25:25Vous êtes vraiment un pionnier, on va dire, dans le secteur.
25:27Mais tout d'abord, une question qu'aimait aussi poser Thomas Hugues,
25:29comme je suis à sa place, je vais vous la poser.
25:31Qu'est-ce que ça veut dire pour vous, impact ?
25:35Impact, c'est ce qui compte.
25:37C'est ce qui va faire changer les lignes.
25:39Et c'est également ce qui va vraiment avoir du poids.
25:42Donc, l'impact, pour moi, se mesure.
25:45C'est une intention.
25:46Et puis, c'est quelque chose qui se mesure.
25:48C'est quelque chose qui se mesure.
25:49Alors, c'est ce que je disais.
25:50Vraiment, une entreprise pionnière.
25:52Ça fait 25 ans que vous êtes dans la seconde main.
25:54Là où maintenant, c'est un sujet dont on parle beaucoup.
25:57Qu'est-ce qui a déclenché, finalement, toute cette aventure ?
26:00Alors, au démarrage, ça a été une envie d'entrepreneur.
26:04Parce que, bon, la seconde main ou l'occasion,
26:06ça existe depuis toujours.
26:07Il y avait des brocantes, il y avait des tropes.
26:09C'est-à-dire, on revient aux...
26:10Voilà.
26:11Donc, ça a toujours existé.
26:13Mais à un moment donné, ou en tout cas, il y a 25 ans,
26:15c'était plutôt quelque chose qui était subi.
26:18Et les gens qui consommaient d'occasion,
26:19parce qu'on parlait d'occasion à ce moment-là,
26:21le faisaient souvent pour des raisons financières,
26:23parce qu'ils ne pouvaient pas accéder aux neufs.
26:25Et il y avait vraiment un choix militant de dire
26:28qu'on pouvait redonner à la seconde main, à l'occasion,
26:31ces lettres de noblesse.
26:32D'où la volonté de créer Easy Cash,
26:34avec des magasins,
26:35alors qu'ils étaient des magasins très volumiques à l'époque,
26:38mais sur lesquels il y avait une attention particulière
26:41qui était donnée au merchandising.
26:44Je me rappelle des vendeurs qui étaient en cravate
26:47pour montrer que c'était bien.
26:49Et un choix militant de dire
26:51que la seconde main, ce n'était pas de la paupérisation,
26:53et que c'était pour tout le monde,
26:55et que tout le monde pouvait consommer de seconde main.
26:56Et alors, est-ce que vous l'avez vu, justement,
26:58vous disiez avant, on parlait occasion,
26:59maintenant on parle seconde main.
27:00Est-ce qu'en 25 ans, vous l'avez vu évoluer ?
27:03Et comment vous l'avez vu ?
27:03J'imagine, oui, mais comment vous l'avez vu évoluer ?
27:05Alors, les choses ont effectivement
27:07beaucoup, beaucoup évolué.
27:09Il y a 25 ans, on était un peu
27:11Monsieur Jourdain de l'économie circulaire,
27:12parce qu'on en faisait sans que vraiment le terme
27:14soit même évoqué.
27:17Et on a vu, effectivement,
27:18des consommateurs qui
27:20se sont mis à acheter de la seconde main
27:22par choix et par volonté,
27:24en grande partie avec l'Agen Z,
27:27qui consomment,
27:28et puis également par l'arrivée des plateformes
27:29qui a démocratisé la seconde main,
27:32parce que c'est un peu comme en sport.
27:35Moi, je fais de l'alpinisme.
27:36Quand vous passez la première fois
27:37au-dessus d'une crevasse,
27:38vous êtes tétanisé,
27:39parce que vous vous dites,
27:40qu'est-ce qui va se passer ?
27:41Ça ne va pas.
27:42Puis finalement,
27:42avec l'arrivée des plateformes,
27:44les gens se sont mis à consommer de seconde main.
27:46Et donc, c'est désormais tout à fait...
27:49La confiance est là,
27:50et la réassurance du client
27:52est quand même beaucoup plus facile.
27:53Et alors là, évidemment,
27:54dans cette émission,
27:55on est là aussi pour parler business.
27:56Donc, on a quelques chiffres aussi
27:57sur votre entreprise.
27:59322 millions de chiffres d'affaires,
28:01un peu plus de 2 millions
28:03de chiffres d'affaires moyens par magasin,
28:05plus 14% au premier trimestre de cette année,
28:08avec une croissance annuelle durable
28:10entre 9 et 10%,
28:11et 25 ans de rentabilité.
28:13Comme quoi, la seconde main,
28:15c'est vraiment rentable,
28:16Anne-Catherine Péchineau.
28:17Exactement,
28:18parce qu'on entend souvent dire
28:19que la seconde main,
28:20c'est un business model,
28:21on va dire vertueux,
28:22mais pas rentable,
28:23et ce n'est pas le cas,
28:24ils y cachent le monde.
28:25Ça fait 25 ans qu'on existe,
28:2625 ans qu'on est en croissance.
28:28Qu'il y ait des crises économiques
28:29ou qu'il n'y ait pas de crise économique,
28:30donc ça montre également
28:31que c'est un mouvement de fonds
28:32et qui n'est pas uniquement lié
28:34à des problèmes de pouvoir d'achat,
28:35mais également à des problèmes
28:36de désirabilité de la seconde main.
28:38Et puis, effectivement,
28:40nous, on est dans un modèle,
28:41en plus,
28:42où on a des franchisés,
28:43donc on voit bien
28:44que c'est un modèle
28:45qui peut être vertueux,
28:46gagnant, gagnant, gagnant.
28:47Donc, on va dire,
28:48gagnant pour le client
28:50qui vient vendre
28:51ou acheter des produits,
28:53gagnant pour le commerçant franchisé
28:54qui a de la rentabilité,
28:56puis gagnant également
28:56pour la tête de réseau
28:57qui arrive à pouvoir gagner sa vie.
29:00Et pourquoi ce choix,
29:01justement,
29:02de franchisés ?
29:03Parce qu'à la base,
29:04c'était des commerçants
29:05qui ont créé EasyCash,
29:06donc dans notre ADN,
29:07on a cet ADN
29:09de faire grandir
29:10des entrepreneurs.
29:12Donc, on a des magasins
29:13en intégrée,
29:14mais on a surtout
29:14des franchisés
29:17avec quasiment 50%
29:19de nos franchisés
29:20qui sont issus de l'interne,
29:21qui sont d'anciens salariés,
29:22qui sont rentrés
29:23comme vendeurs
29:24en rayon
29:26et puis qui sont devenus
29:27directeurs de magasins
29:28et puis qui,
29:28à un moment donné,
29:29passent le cap
29:31et deviennent
29:31chefs d'entreprise.
29:32Donc, finalement,
29:33mon métier,
29:34c'est de créer
29:34des chefs d'entreprise
29:35dans la seconde main.
29:36Donc, ça veut dire
29:36qu'ils se sentent aussi
29:37plutôt bien chez EasyCash.
29:39Et puis, vous le disiez
29:39en introduction,
29:40évidemment,
29:40des magasins physiques
29:41à l'origine
29:42et un choix de garder
29:43ce réseau,
29:44c'est important.
29:45À l'époque,
29:47maintenant,
29:47on parle beaucoup,
29:48évidemment,
29:48des modèles digitaux,
29:50etc.
29:50C'est important,
29:51ce réseau de magasins ?
29:52Oui, alors nous,
29:52on croit beaucoup
29:53aux magasins physiques.
29:55Alors, d'abord,
29:56parce que chez EasyCash,
29:57on vend principalement
29:58de la téléphonie,
30:00du gaming,
30:00du luxe,
30:01de l'informatique
30:02et qu'on est quand même
30:03sur des produits
30:03sur lesquels
30:04voir le produit,
30:05le toucher,
30:06avoir un tiers de confiance.
30:07Un vendeur conseiller
30:08de l'humain
30:09sert de l'impact.
30:12Ensuite,
30:14actuellement,
30:1590% du retail,
30:18les Français,
30:19ils consomment encore
30:20en magasin.
30:21On entend souvent dire
30:22que le magasin est mort,
30:23mais 90% du retail,
30:24il se fait en magasin.
30:26Et moi,
30:26ma conviction
30:27ou notre conviction,
30:28c'est que ça se fera
30:29de plus en plus
30:30c'est que pour avoir
30:30de l'impact,
30:31puisqu'on parle d'impact
30:32aujourd'hui,
30:32il faut ouvrir
30:33des magasins physiques
30:34au plus près des territoires
30:35de façon à ce que
30:36les Français
30:37aient des solutions
30:38pour pouvoir consommer
30:39de seconde main
30:39à proximité de chez eux.
30:41Et le magasin,
30:42ce n'est pas simplement
30:42un endroit
30:43où on achète
30:44et où on vend
30:44des produits,
30:45c'est aussi un endroit
30:46où on a du lien physique,
30:48de l'humain,
30:49du conseil,
30:49où on va réparer
30:50des produits,
30:51où on va transférer
30:52les données de votre iPhone
30:53sur le nouvel iPhone
30:54si vous ne savez pas
30:55comment le faire.
30:55Et c'est bien autre chose
30:57que simplement
30:58un lieu où il y a
30:59du merchandising
31:00et des produits.
31:00Alors on va en parler,
31:01cette notion de magasin
31:02et notamment de vivre ensemble
31:04que vous aimez bien utiliser,
31:05mais on aime bien aussi
31:06dans cette émission
31:07avoir une citation,
31:08la vôtre est relativement courte
31:09mais efficace,
31:11grossir n'est pas grandir.
31:13Alors pourquoi
31:14vous dites ça ?
31:16Qu'est-ce que ça signifie ?
31:17Alors parce qu'on est
31:17dans un monde
31:18où nous dirigeons,
31:21on a été éduqués
31:23sur le culte
31:23de la croissance
31:24et du toujours plus.
31:25D'ailleurs nos tableaux de bourse
31:26en général,
31:27quand il y a du plus
31:28c'est vert
31:28et quand il y a du moins
31:29c'est rouge.
31:31Et dans un monde
31:31aux ressources finies,
31:33ce n'est pas parce qu'on va faire plus
31:35qu'on va faire mieux.
31:37Et donc grossir
31:38n'est pas grandir.
31:39Vous pouvez faire toujours plus
31:40et devenir très fat
31:41et ce n'est pas pour autant
31:42que vous avez de l'impact.
31:43Donc on peut vraiment concilier
31:45cette croissance économique
31:46avec finalement aussi
31:47des choix.
31:48Par exemple,
31:49vous,
31:49vous avez choisi
31:50de sortir progressivement
31:51des produits neufs.
31:53Exactement.
31:56On a fait nous
31:57la CEC,
31:58la Convention des entreprises
31:59pour le climat
32:00qui est quand même
32:02on va dire
32:03un parcours
32:04de neuf mois.
32:04C'est quasiment
32:05le temps d'avoir un enfant.
32:07Exactement.
32:07Où vous êtes un peu
32:08en gestation
32:09où vous dites
32:09comment est-ce que je vais faire
32:11pour que mon business model
32:13soit respectueux
32:14du vivant
32:15on va dire globalement.
32:15Parce que l'idée
32:15c'est de réfléchir
32:16à repenser finalement
32:17son modèle d'affaires
32:18sur les 10 ou 15 ans
32:20qui viennent.
32:20C'est un peu l'idée
32:21de ce parcours
32:22de CEC Entreprises.
32:23Nous chez Easy Cash
32:24on avait plutôt de la chance
32:25quand on est dans
32:26l'économie circulaire
32:27mais néanmoins
32:27il y a quelque chose
32:28qui m'a sauté aux yeux.
32:29Je me suis dit finalement
32:30dans les magasins
32:30de seconde main
32:32on a beaucoup de neufs.
32:34Et il y a finalement
32:35ce culte du neuf
32:36où vous savez
32:36c'est presque neuf
32:37il y a quand même
32:38des tas de récits
32:38et on avait du neuf
32:40qui était ok.
32:42Je ne sais pas
32:42si vous jouez
32:43aux jeux vidéo
32:44mais on va dire
32:45globalement
32:46les gamers
32:47doivent casser
32:48beaucoup de manettes
32:49et donc souvent
32:51on a des consoles
32:53mais on n'a pas de manettes.
32:55Donc avoir de la manette neuve
32:56pour vendre
32:58de la manette
32:58de seconde main
32:59l'impact écologique
33:00est positif
33:02donc ça me paraît ok.
33:03Vendre des coques
33:04parce que ça permet
33:05de rallonger
33:05la durée de vie
33:06d'un iPhone
33:07pour éviter qu'il tombe
33:07c'est ok.
33:08En revanche
33:08on vendait
33:10beaucoup de plaques et or
33:11en produits d'appel
33:12pour pouvoir vendre
33:14de la bijouterie
33:16or ou empirée.
33:17il se trouve
33:18que le plaquet or
33:19d'occasion
33:20ça vieillit assez mal
33:21parce que ça devient vert
33:21et donc on vendait
33:22du plaquet or neuf
33:23et on s'est dit
33:24mais non
33:24là on n'est pas cohérent
33:26là on n'est pas dans l'impact
33:27c'est pas ok.
33:28Ça représentait une marge
33:30non négligeable
33:30pour une partie des magasins
33:31et on a décidé
33:32nous de renoncer
33:34au neuf
33:35on l'a annoncé
33:35à nos franchisés
33:36en faisant
33:36un renoncement progressif
33:38et la plupart
33:39des franchisés
33:40ont arrêté
33:41alors parfois
33:42au démarrage
33:43d'un magasin
33:43ils en achètent
33:44un petit peu
33:44pour pouvoir remplir
33:46les rayons
33:47mais on s'aperçoit
33:48qu'il y a vraiment
33:48des choses
33:49complètement alternatives
33:50qu'on peut faire
33:50en produits d'appel
33:51pour avoir quand même
33:52et on parlera peut-être
33:53du vivre ensemble ensuite
33:54des gammes de produits
33:57qui permettent
33:57à tous les portefeuilles
33:59de pouvoir trouver
33:59quelque chose
34:00qui va leur plaindre.
34:01Donc ça veut dire aussi
34:01que si vous décidez
34:02de sortir progressivement
34:03des produits neufs
34:04il y a de la matière
34:05largement en seconde main ?
34:07Oui, tout à fait
34:07parce que c'est vrai
34:08que dans la seconde main
34:09une des particularités
34:10c'est que notre fournisseur
34:12c'est notre client
34:13et nous ne pouvons acheter
34:14que, enfin nous ne pouvons
34:16vendre que ce que nous achetons
34:17et donc les achats
34:18sont vraiment cruciaux
34:20beaucoup plus importantes
34:21que la vente
34:24et nous avons des fonctions
34:26spéciales en magasin
34:27qui est une fonction
34:28d'acheteur
34:28puisque les achats
34:29sont décentralisés
34:30dans chaque magasin.
34:31Donc c'est cette particularité-là
34:33et justement
34:33alors on va y arriver
34:34puisqu'on a commencé
34:35à en parler
34:35vous parler de magasins
34:37du vivre ensemble
34:38qu'est-ce que vous mettez
34:39finalement derrière cette notion
34:40que vous avez commencé
34:41évidemment à évoquer
34:42en début d'intervention ?
34:43Alors là c'est un choix
34:44un peu militant
34:44c'est vrai que souvent
34:45les enseignes décident
34:46de les cibler
34:47une typologie de clientèle
34:49de se dire
34:50je vais cibler
34:50je ne sais pas
34:51la femme de plus de 55 ans
34:53avec un certain pouvoir d'achat
34:54nous notre vraie volonté
34:56alors on a des magasins
34:57dans tous les territoires
34:58c'est de se dire
34:59que dans les magasins
34:59Easy Cash
35:00n'importe qui peut venir
35:01et trouver un produit
35:02qui va lui convenir
35:03et qu'il faut
35:05que quelqu'un
35:06qui vienne
35:09de façon contrainte
35:10parce qu'on a des clients
35:11qui viennent de façon contrainte
35:12parce qu'ils n'ont tout simplement
35:13pas les moyens
35:13de pouvoir s'acheter autre chose
35:14soit pour acheter
35:15soit pour vendre
35:16il faut qu'ils se sentent
35:17aussi bien accueillis
35:18et aussi bienvenus
35:19que quelqu'un
35:20qui vient avec un plus fort
35:21pouvoir d'acheter
35:21pour pouvoir s'acheter
35:23une montre de luxe
35:24ou quelque chose
35:25un sac à main
35:26de collection
35:28donc ça veut dire
35:28que vous avez
35:28toutes les typologies
35:29on a toutes les typologies
35:30de clients
35:31et on s'aperçoit
35:32finalement
35:32ces typologies de clients
35:33elles coexistent bien
35:35donc ça montre
35:37qu'on peut encore
35:38avoir des lieux
35:38de vivre ensemble
35:39ce que je trouve
35:39plutôt encourageant
35:40là où quand même
35:42souvent on a tendance
35:44à vouloir segmenter
35:44le vivre ensemble
35:45hormis à l'école
35:46encore
35:47quand on est
35:47voilà
35:48on le connaissait avant
35:50au service militaire
35:51pour les garçons
35:52mais on le connaît
35:53finalement assez peu
35:54et nous c'est vraiment
35:55un choix
35:57volontaire
35:57et on fait très attention
35:59à avoir toujours
35:59des gammes de prix
36:00qui permettent vraiment
36:01à chacun
36:01de pouvoir
36:04avoir le choix
36:05Est-ce que ça veut dire
36:06qu'à vos yeux
36:07finalement les magasins
36:08jouent plus que jamais
36:09un rôle social ?
36:10C'est vraiment le cas
36:11nous on a
36:11dans certains magasins
36:13on a des clients
36:13qui viennent tous les jours
36:14parfois des personnes âgées
36:15parce qu'il y a
36:17quelqu'un avec qui échanger
36:18avec qui échanger
36:19donc qui viennent
36:20alors on vend des livres
36:22par exemple
36:22donc elles vont regarder
36:23fouiller pendant des heures
36:24dans le lit
36:25pour acheter un livre
36:27qu'elles viennent revendre
36:28le lendemain
36:28et moi c'est la première fois
36:30parce que j'ai vécu
36:31d'autres vies avant Easy Cash
36:32où je vois des clients
36:33qui viennent apporter
36:35des gâteaux aux équipes
36:36leur faire la bise
36:38les appeler par leur prénom
36:39donc c'est également
36:40des lieux de sociabilisation
36:41les magasins
36:42C'est important
36:43à l'heure où on dit
36:44souvent certains
36:45prennent leur voiture
36:46vont dans un supermarché
36:47acheter
36:48puis reviennent chez eux
36:49et finalement
36:49il n'y a pas toujours
36:50du lien qui se crée
36:51Et on a certains franchisés
36:52qui sont d'anciens clients
36:53Ah oui aussi
36:54Décidément
36:55on voit que
36:57vous attirez du monde
36:58autour de vos magasins
36:59La question aussi
37:00qui revient
37:00quand on parle aussi
37:01de la seconde main
37:02c'est l'effet rebond
37:03Vous avez étudié ça
37:05c'est ça
37:05à travers un livre blanc
37:06Anne-Catherine Pétillon ?
37:07Oui on a fait une mesure
37:08d'un autre effet rebond
37:09parce qu'on s'est dit
37:10que si on voulait
37:13avoir de l'impact
37:13il fallait le mesurer
37:14et donc qu'il fallait
37:15qu'on balaye devant notre porte
37:17pour savoir
37:17quel était l'effet rebond
37:18Il est forcément
37:19extrêmement différent
37:20selon la typologie de produit
37:22parce qu'on ne se lève pas le matin
37:23en se disant
37:23il me faut un solitaire
37:24d'un carat
37:25sinon ma vie va s'arrêter
37:27et ça nous a permis
37:28également de pouvoir faire
37:31certains choix
37:31je vais vous donner un exemple
37:33on a des télévisions
37:34en magasin
37:35ces télévisions en magasin
37:36prennent des mètres linéaires
37:37de façon relativement importante
37:40nous on garantit
37:41tous nos produits
37:41deux ans
37:42et sur de la téléphonie
37:43on garantit deux ans
37:44parfois il y a de la télé
37:45qui revient au bout
37:46de 18 mois
37:47parce que la LED
37:48est cassée
37:48et moi je trouvais
37:49que cette télévision
37:49finalement
37:50d'un point de vue
37:51purement rentable
37:51si je raisonne
37:52en chef d'entreprise
37:53elles occupaient
37:53beaucoup de mètres linéaires
37:54pour une rentabilité
37:56relativement faible
37:57ou en tout cas plus faible
37:57d'autres produits
37:58et on s'est aperçu
37:59que nos télévisions
38:01quand on les vendait
38:02elles venaient vraiment
38:03en remplacement d'un produit neuf
38:04alors pourquoi ?
38:04parce qu'une télévision
38:05c'est lourd
38:06et puis vous ne pouvez pas
38:08vous la faire livrer
38:08donc quand vous avez besoin
38:10d'une télévision
38:11vous allez en magasin
38:12de seconde main
38:12pour pouvoir l'acheter
38:13puis s'il n'y en a pas
38:14vous allez l'acheter en neuf
38:15donc on s'est dit
38:16non il faut qu'on continue
38:17à faire de la télévision
38:18et puis on s'est aperçu
38:19également d'autres choses
38:20c'est qu'on avait des produits
38:21sur lesquels on avait
38:23intérêt à faire en sorte
38:24que les clients
38:25les gardent plus longtemps
38:28typiquement un téléphone
38:29si on veut avoir
38:30un impact important
38:31il faut que le client
38:33au lieu de le changer
38:33tous les deux ans
38:34il le change tous les trois ans
38:35même en seconde main
38:36c'est ce qu'on ne cesse de dire
38:37même en seconde main
38:39et donc il y avait sans doute
38:40des imaginaires autres
38:41à mettre en place
38:42et puis il y a des produits
38:43au contraire
38:44si on veut avoir
38:45un impact maximum
38:45sur lequel il faut
38:46accélérer la rotation
38:47un jeu vidéo
38:48vous l'achetez
38:49vous jouez
38:50vous n'avez plus besoin
38:51vous le revendez
38:52pour que quelqu'un d'autre
38:53puisse l'utiliser
38:53même chose pour les livres
38:54donc on a fait le distinguo
38:55entre les produits
38:56de seconde main
38:57et les produits
38:57de seconde vie
38:58et ensuite on va travailler
38:59sur la valeur de l'usage
39:00pour essayer de diminuer l'impact
39:02et sur justement
39:03la téléphonie
39:04est-ce que vous voyez
39:04une évolution
39:05parce qu'on n'arrête pas
39:05de dire évidemment
39:06toujours tout le monde
39:07cherche parfois
39:07le dernier téléphone
39:10dernier cri
39:10ou ça commence
39:11un petit peu à changer
39:12ça dépend vraiment
39:14des populations
39:14nous on vend vraiment
39:15toutes les typologies
39:16de téléphones
39:17on vend encore
39:18des iPhone 4
39:18alors qu'ils ne servent
39:20plus qu'à téléphoner
39:21mais qui sont tout à fait
39:22ok pour un enfant
39:23qui rentre en 6ème
39:26parce que c'est souvent
39:26en 6ème
39:27qu'on achète un téléphone
39:28à son enfant
39:28ou les parents
39:30veulent juste
39:30qu'il ait un téléphone
39:31pour téléphoner
39:34donc ce que l'on voit
39:35c'est que
39:37les gens gardent
39:38un tout petit peu plus
39:39leur téléphone
39:39on n'est pas sur
39:40un an de plus
39:41on est plutôt sur
39:42quelques mois
39:42mais on voit qu'il y a
39:43quand même des changements
39:43d'usage
39:44peut-être une évolution
39:45et alors dans cette émission
39:46on a une tradition aussi
39:47c'est que l'invité
39:48de la semaine précédente
39:49vous pose une question
39:50et là on était
39:51avec Jean-Paul Torris
39:52qui est le président
39:52du pôle agri-agro
39:54de Medef International
39:55donc là on est vraiment
39:56dans l'agro-alimentaire
39:58et il se pose quand même
39:59des questions
39:59sur la seconde main
40:01écoutez-le
40:02Bonjour Anne-Cladrine
40:04Jean-Paul
40:05je suis dans l'industrie
40:07agro-alimentaire
40:08et je voulais vous demander
40:09vous qui êtes une grande
40:11experte de l'économie circulaire
40:13qu'est-ce que ça peut être
40:14pour vous
40:15une application
40:16dans notre domaine alimentaire
40:18parce que vous voyez
40:20nous avons beaucoup de mal
40:21à revendre
40:22des aliments
40:23entre guillemets
40:24usagés
40:25ou de seconde main
40:26donc notre problème
40:28numéro un
40:29c'est les excédents
40:31on considère
40:33qu'aujourd'hui
40:3430%
40:35de ce qui est produit
40:36de façon agricole
40:38dans le monde
40:38est gaspillé
40:39et nous cherchons
40:42un moyen
40:42de résoudre ça
40:43quelle est votre opinion
40:45sur la question ?
40:47Voilà une question
40:47très pointue
40:48vous avez posé
40:48beaucoup de questions
40:49évidemment sur le sujet
40:50de l'agro-alimentaire
40:51alors parfois on parle
40:51d'anti-gaspi
40:52d'ailleurs on va en parler
40:53dans les prochaines émissions
40:55est-ce qu'il y a des solutions ?
40:57Alors c'est forcément
40:59plus difficile de transposer
41:00puisque en seconde main
41:01on donne une seconde vie
41:02à des produits
41:02qui ont déjà été usagés
41:03on voit bien que
41:04dans l'alimentaire
41:05c'est sans doute
41:05un peu plus difficile
41:07néanmoins je pense
41:07qu'il y a un point commun
41:08qui est un point commun
41:09sur la désirabilité
41:10et la désacralisation
41:11du produit parfait
41:13c'est la même chose
41:13avec le neuf
41:14tant qu'on n'est pas
41:15en train de déconstruire
41:15des imaginaires
41:18on n'y arrivera pas
41:19on le voit
41:19je crois dans l'alimentaire
41:20il y a certaines
41:23gueules cassées
41:23ou des choses comme ça
41:24des légumes moches
41:25des légumes moches
41:26le tout go tout go
41:27également avec des DLC
41:28qui sont courtes
41:29donc je pense que là
41:29il y a un travail collectif
41:30de l'alimentaire
41:31sur le fait
41:32qu'un produit
41:33peut être moins bien
41:35avoir déjà été
41:37ouvert
41:38emballé
41:38je ne sais trop quoi
41:39et que ça va
41:41quand même fonctionner
41:42donc il y a beaucoup
41:43de travail
41:43pour pouvoir éduquer
41:45le client
41:45et le consommateur
41:46ensuite
41:47le meilleur gaspillage
41:48c'est celui qui n'a pas
41:49été créé
41:49donc là
41:50j'imagine que
41:52qu'il travaille
41:53déjà dessus
41:54et puis après
41:55il y a probablement
41:56le fait de trouver
41:57des filières
41:58pour pouvoir
41:58revendre
41:59ces produits-là
41:59je sais qu'il s'en occupe
42:01globalement
42:02et puis
42:03de se dire
42:04est-ce que ces produits
42:04ne peuvent pas servir
42:05à d'autres usages
42:07que des usages alimentaires
42:08comme on le voit
42:08dans certaines brasseries
42:10ou sur certaines boulangeries
42:12où on va utiliser
42:12un certain nombre de choses
42:13et je pense qu'effectivement
42:15c'est plutôt
42:15sur des coopérations
42:16que ces solutions
42:19vont se trouver
42:20parce que
42:20il faut que la filière
42:22travaille ensemble
42:23pour pouvoir réduire
42:24ces excédents
42:25qui soient effectivement problématiques
42:26en tout cas
42:27on le voit
42:27ces sujets d'économie circulaire
42:28de seconde main
42:29ça peut concerner aussi
42:30tous les secteurs
42:31il y a un autre sujet aussi
42:32j'allais dire
42:32qui monte en puissance
42:33et vous vous en emparez
42:35c'est la question
42:35de la réparation
42:36en quoi c'est aussi
42:38un pilier
42:38on va dire stratégique
42:39pour vous
42:40pour Easy Cash
42:40alors c'est un pilier stratégique
42:42pour plusieurs raisons
42:43la première raison
42:44c'est que
42:44pour pouvoir vendre
42:45il faut acheter
42:46et pour pouvoir acheter
42:47il faut être capable
42:48de pouvoir acheter
42:48des produits
42:50non fonctionnels
42:50et quand vous n'avez pas
42:51de fonction réparation
42:53dans votre magasin
42:53vous allez prendre
42:54moins de risques
42:54si vous devez confier
42:55cette réparation
42:56à quelqu'un d'extérieur
42:57parce que vous n'allez pas
42:58forcément très bien savoir
43:00à combien
43:00ce que ça va coûter
43:01donc nous notre souhait
43:03c'est de pouvoir
43:03racheter des produits
43:04également non fonctionnels
43:05sur lesquels il y a
43:05des réparations à faire
43:06et puis ensuite
43:07dans un monde
43:08aux ressources finies
43:10à un moment donné
43:11il va quand même
43:11pouvoir réparer les produits
43:13pour pouvoir leur donner
43:14une seconde vie
43:15en France
43:16ces métiers là existaient
43:17ils ont complètement
43:17débarré
43:18enfin ils sont partis
43:19du temps
43:20mes grands-parents
43:21il y avait des réparateurs
43:22partout
43:22maintenant il n'y en a plus
43:23et nous pensons
43:24qu'il y a une vraie nécessité
43:26de pouvoir recréer
43:27cette filière de réparation
43:28et donc nous avons maintenant
43:30des réparateurs
43:30dans à peu près
43:3140% de nos magasins
43:32avec la volonté
43:34d'en avoir
43:34dans 100% des magasins
43:35assez vite
43:36ce qui nous oblige
43:37à pouvoir
43:38à travailler
43:39sur des nouveaux métiers
43:40parce qu'il faut qu'on apprenne
43:40un nouveau métier
43:41qui est celui de réparateur
43:42oui parce que vous le disiez
43:43c'est le gros souci
43:43on parle beaucoup
43:44de faire de la réparation
43:45mais on n'a pas
43:46nécessairement
43:46la main d'oeuvre derrière
43:48il y a plein de gens
43:48qui sont en train de travailler
43:49là-dessus
43:50il y a des écoles
43:51qui sont en train
43:51de se monter
43:53et on a d'ailleurs
43:54souvent des jeunes
43:55en alternance
43:56en réparation
43:57mais c'est vrai
43:57que c'est compliqué
43:58pour un commerçant
43:59qui n'a jamais fait de réparation
44:00de manager un jeune
44:02qui fait de la réparation
44:03parce que souvent
44:04il n'a pas les capiers
44:04et métiers
44:05puis un réparateur
44:06ce qu'il aime
44:07c'est réparer
44:08donc il peut passer
44:08une journée à réparer
44:09un objet
44:10il va être content
44:11et parfois les rentabilités
44:13ne sont pas toujours
44:13au rendez-vous
44:15et quand vous parlez
44:15d'atelier de réparation
44:17c'est-à-dire que les gens
44:18viennent avec un objet
44:19à réparer
44:19ou est-ce qu'on peut
44:20leur apprendre aussi
44:21comme on le fait
44:21à certains endroits
44:22un peu dans des fab labs
44:23pour l'instant
44:24on n'a pas de repair café
44:27mais ça ferait
44:28oui
44:29ça pourrait être
44:30une prochaine étape
44:31si je rêve de demain
44:32je rêve de choses comme ça
44:33effectivement
44:33vous avez raison
44:35alors vous avez commencé
44:36déjà aussi à parler
44:37vous en avez parlé
44:38tout à l'heure
44:38de la CEC entreprise
44:39et de ce parcours
44:40que vous avez mené
44:42et finalement
44:43pour aller un petit peu
44:44vers une transformation
44:45quand même
44:46de votre modèle
44:47vous n'y pensiez pas
44:49avant
44:49vous commenciez à y penser
44:50qu'est-ce que ça vous a
44:51apporté de supplémentaire ?
44:53alors ça nous a fait
44:54accélérer
44:55être plus exigeants
44:56sur la feuille de route
44:56qu'on avait créée
44:57nous on a eu un parcours
44:58un petit peu différent
44:59parce qu'on a fait
45:01la CEC
45:01je venais
45:02j'étais rentrée
45:03depuis quelques mois
45:05dans l'entreprise
45:06j'avais écrit
45:07une feuille de route
45:07stratégique
45:08qui mettait vraiment
45:09l'ESG
45:09ou les sujets RSE
45:11au cœur du dispositif
45:13on avait travaillé
45:14sur notre raison d'être
45:15on avait décidé
45:17de devenir
45:17entreprise à mission
45:18et on avait une feuille
45:18de route écrite
45:19et la CEC
45:20nous a permis
45:21de nous challenger
45:21d'aller plus loin
45:22et de faire
45:23on va dire
45:24les étapes d'après
45:25et je pense que
45:26sans la CEC
45:27on n'aurait pas
45:27renoncé au neuf
45:28moi je ne serais pas
45:29à me questionner
45:30sur mes renoncements
45:31au volume
45:31sur lesquels
45:32je dis souvent
45:32que je suis encore
45:33en convalescence
45:33parce que
45:34c'est des déconstructions
45:35qu'il faut faire
45:36et ça nous a permis
45:38également
45:38d'embarquer
45:39beaucoup plus vite
45:39les ateliers de réparation
45:41un certain nombre
45:42d'écoles de formation
45:43de travailler
45:44sur des coopérations
45:45qui étaient des choses
45:46sur lesquelles
45:47on n'avait pas
45:49travaillé
45:49et puis ça nous a
45:50également engagé
45:50c'est-à-dire qu'on s'est dit
45:51qu'on avait beaucoup de chance
45:52chez Easy Cash
45:53d'être dans l'économie circulaire
45:54parce qu'on était
45:57une partie de la solution
45:58et pas que le problème
45:59et que ça nous engageait
46:00également vis-à-vis
46:01de nos camarades
46:03de promotion
46:03qui étaient dans
46:04des industries
46:05ou dans des
46:07business models
46:08qui étaient plus difficiles
46:09à transformer
46:09et puis qu'on avait
46:10la chance
46:11d'être également
46:11dans un secteur porteur
46:12et c'est plus facile
46:14de se transformer
46:15quand ça va bien
46:15que quand ça va mal
46:17donc on a vraiment
46:18décidé d'accélérer
46:19à ce moment-là
46:19et alors donc
46:20vous êtes entreprise
46:21à mission
46:21c'est ce qu'on avait
46:22souligné
46:23dans l'introduction
46:24globale de l'émission
46:25quelle est votre raison
46:26d'être ?
46:27alors c'est
46:27partageons nos envies
46:28d'entreprendre
46:29pour un monde
46:30plus écologique
46:32et plus humain
46:33en rendant
46:34la seconde main
46:34désirable à tous
46:36seconde main
46:36alors le mot désirable
46:37ça on l'entend
46:38de plus en plus
46:38dans les sujets
46:40ça va faire partie
46:41de ce qu'on dit
46:42quand on parle
46:43de nouveaux récits
46:44finalement
46:44d'aborder l'écologie
46:45autrement
46:46plus sous la forme
46:47d'une contrainte
46:48qui fait qu'il y a
46:49énormément de critiques
46:49sur l'écologie
46:51mais d'appréhender
46:52différemment ce sujet
46:53oui c'est des récits positifs
46:54c'est sûr que c'est plus facile
46:56de faire ça dans la joie
46:57que dans la contrainte
46:58et on s'aperçoit
46:59que ça fonctionne
47:01assez bien
47:01quand on fait ça
47:02de façon positive
47:03et d'être entreprise
47:05à mission
47:05d'avoir aussi un comité
47:06qui est là
47:07qui est présent
47:08qui vous accompagne
47:09ça a changé quelque chose
47:10dans votre mode
47:11de fonctionnement
47:12puisque vous avez un parcours
47:13de 25 ans
47:13comme on le disait
47:14oui c'est très précieux
47:16alors d'abord ça sanctuarise
47:17la mission
47:17donc ça permet
47:18de ne pas l'oublier
47:19de la remettre
47:21toujours au milieu des choses
47:22et puis surtout
47:22au qu'on construit
47:23nous on a fait le choix
47:24d'avoir un comité de mission
47:26avec
47:27en s'ouvrant
47:28à d'autres
47:29à d'autres acteurs
47:30donc dans notre comité
47:31de mission
47:32on a quelqu'un
47:33qui a fait la CEC
47:33avec nous
47:34de façon à pouvoir
47:35s'assurer
47:35que ce qu'on a dit
47:36à la CEC
47:37on est bien en train
47:38de le mettre en place
47:39mais on s'est également
47:40ouvert au monde académique
47:42au monde
47:44des recycleries
47:45de façon à pouvoir
47:47co-construire
47:47également avec eux
47:49et puis au monde
47:50du retail
47:50et c'est assez intéressant
47:51d'avoir ces aspects-là
47:53parce que ça nous
47:54ça nous pousse
47:57et ça nous permet
47:57d'aller plus loin
47:58et à travers ce que vous dites
48:00on entend beaucoup
48:00vous avez parlé
48:01de vos franchisés
48:01qui parfois sont
48:02des anciens clients
48:03parfois des anciens
48:05ils sont venus
48:06dans les magasins
48:07enfin voilà
48:07il y a toute une histoire
48:08aussi derrière
48:09ça veut dire que
48:09chez Easy Cash
48:10aussi la notion
48:11de social
48:12et d'engagement social
48:13il est fort aussi
48:14oui il est important
48:16il est essentiel
48:18d'abord quand on a
48:19un réseau de franchisés
48:19on construit avec eux
48:20donc on construit avec
48:22on ne construit pas contre
48:24et on a nous
48:25dans notre mode de fonctionnement
48:27un mode de fonctionnement
48:28très collaboratif
48:29où il y a beaucoup de sujets
48:30qu'on travaille
48:31avec les franchisés
48:32sur lesquels on va mesurer
48:34notre impact
48:34que ça soit notre impact social
48:36sur les collaborateurs
48:38même les collaborateurs
48:39de nos franchisés
48:40et on aide nos franchisés
48:41également à travailler
48:42sur ces sujets-là
48:43donc ça veut dire
48:44à vous écouter
48:44que vous avez finalement
48:45des remontées
48:46entre guillemets
48:46d'informations
48:47de la part des franchisés
48:48qui peut vous-même
48:49vous faire bouger
48:51finalement dans ce que vous faites
48:52oui tout à fait
48:52on a un comité stratégique
48:55avec des franchisés
48:57représentatifs des autres
48:58et quand on travaille
48:59sur des sujets
48:59on va dire importants
49:01qui vont impacter le réseau
49:02on travaille avec eux
49:03de façon à trouver
49:04une solution
49:05qui convienne à tout le monde
49:06et parfois effectivement
49:08on a
49:09l'avantage d'avoir
49:10170 magasins en France
49:11c'est qu'on a
49:12170 lieux
49:13d'expérimentation
49:14et que parfois
49:14il y a des choses
49:15qui se passent
49:15dans certains magasins
49:16que nous on n'a pas
49:17forcément vu
49:17et sur lequel
49:19on peut décider
49:20typiquement
49:21d'avoir certaines familles
49:22de produits
49:22qu'on n'avait pas avant
49:23parce qu'on s'aperçoit
49:24qu'il y a une demande
49:25ou de travailler autrement
49:26ou d'aller tester
49:27un certain nombre de choses
49:28oui oui
49:29donc ça veut dire
49:30à vous écouter
49:30que vous êtes dans un modèle
49:32en mutation permanente
49:34vous avez encore
49:35des projections
49:35j'allais dire
49:36dans les années à venir
49:37ou des axes
49:39sur lesquels
49:39vous aimeriez travailler
49:40plus particulièrement
49:41alors il y a forcément
49:42la réparation
49:42qui est un gros sujet
49:43mais on en a déjà parlé
49:44ensuite on veut
49:45continuer à ouvrir
49:45des magasins
49:46parce qu'on s'aperçoit
49:47qu'on n'a pas du tout
49:48maillé le territoire
49:49le territoire français
49:50ensuite il y a forcément
49:51beaucoup de choses
49:52qui se passent actuellement
49:53avec l'IA
49:54donc nous
49:55chez EasyCash
49:56on a 14 milliards
49:57de produits
49:58qu'on a déjà
49:58pricés
49:59et vendus en magasin
50:00donc on a quand même
50:01une donnée
50:02très importante
50:03mais l'IA doit nous permettre
50:04de pouvoir acheter
50:05plus rapidement encore
50:06des produits
50:06alors on en a déjà
50:07dans nos machines
50:09nos machines learning
50:10nos prédictifs
50:10depuis 2013
50:11mais là avec l'IA
50:12génératif et le visuel
50:14la création d'une fiche technique
50:15puisqu'on a une fiche technique
50:16différente pour chaque produit
50:17est quand même
50:18beaucoup plus rapide
50:19et va permettre
50:20aux collaborateurs
50:21en magasin
50:21de pouvoir gagner du temps
50:22de pouvoir changer
50:23les prix de façon
50:24plus rapide
50:25le métier de la seconde main
50:26c'est un métier
50:27sur lequel vous touchez
50:28quand même beaucoup
50:28beaucoup de fois
50:29votre produit
50:30puisque chaque produit
50:30est unique
50:31donc quand vous devez
50:32baisser les prix
50:32de votre rayon
50:34ça fait du travail
50:35donc on est beaucoup
50:37en train de travailler
50:38sur les sujets d'IA
50:40et de travailler
50:40sur les sujets d'IA
50:41avec les collaborateurs
50:42en magasin
50:43parce que ça ne sert à rien
50:44d'avoir un truc merveilleux
50:45si personne ne l'utilise
50:46il faut vraiment faire
50:47quelque chose
50:47qui permette de gagner du temps
50:48de gagner de la rapidité
50:49de faire de la rapidité
50:50et bien très bien
50:51on connait tout maintenant
50:52sur EasyCash
50:53et tous ces enjeux
50:54et votre engagement
50:55et l'importance aussi
50:56de la seconde main
50:57merci à vous
50:58Anne-Catherine Péchineau
50:59on passe à notre rubrique
51:01dédiée aux startups
51:02éco-responsables
51:03et vous allez retrouver
51:04pour l'occasion
51:05Thomas Hugues
51:05il reçoit Olivier Sibuet
51:07qui est le fondateur
51:08de Faitchef
51:09que c'est le fondateur
51:09de Faitchef
51:09qui est le fondateur
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