- il y a 12 heures
Mercredi 8 avril 2026, retrouvez Célia Rennesson (Cofondatrice et directrice, Réseau Vrac et Réemploi), Marie Aubin (Fondatrice, Marinette), Loïse Lyonnet (participante, Sun Trip 2026) et Marc Oberon (Fondateur, Festival international Cinema for Change) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Marco Béron, le fondateur du festival Cinema for Change, qui sera l'invité du
00:22grand entretien tout à l'heure, 26 minutes,
00:2426 minutes pour parler du rôle des artistes et des créateurs, pour inventer de nouveaux récits, de nouveaux modèles pour
00:31accélérer cette transition.
00:33Mais d'abord, je reçois Loïse Lionnet qui est entrepreneur, elle va participer au Sun Trip 2026, c'est une
00:39course de véhicules solaires qu'on va vous présenter juste après ses titres.
00:44Dans le débat de notre émission, on fera le bilan du mois du vrac et du réemploi, le marché a
00:50-t-il redécollé après le coup d'arrêt post-Covid ?
00:53Réponse dans une dizaine de minutes et puis dans Smart ID, c'est notre rubrique start-up, vous découvrirez Marinette
00:59et ses solutions pour que les femmes puissent faire pipi debout.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:13L'invité de ce Smart Impact, c'est Loïse Lionnet. Bonjour.
01:16Bonjour.
01:17Bienvenue, vous êtes entrepreneur, vous allez participer au Sun Trip 2026.
01:21Alors, je veux bien que vous nous disiez de quoi il s'agit, c'est quoi ce Sun Trip ?
01:24Alors, c'est une aventure extraordinaire, on part là dans deux semaines.
01:28C'est un projet qui a été initié par Florian Bailly, qui est une personne qui a lui-même, vers
01:3219 ans, est partie faire France-Chine, un très grand voyage en vélo tout seul.
01:36Ça vous donne le niveau.
01:37Alors, nous, nous sommes des bien plus modestes aventuriers.
01:40Mais donc, le Sun Trip, c'est une aventure en véhicules solaires dans le désert.
01:44Cette année, ça se passe au Maroc.
01:45Il y a aussi d'autres éditions en France et ailleurs dans le monde.
01:48Et donc, on va réaliser 2000 kilomètres dans le désert, de La Hayoun jusqu'à Rabat, à bord de véhicules
01:54solaires.
01:55Que vous avez conçus, c'est chacun vient avec son véhicule.
01:59Il y a un côté, j'ai mon prototype et je le mets à l'épreuve, c'est ça ?
02:03Mais tout à fait.
02:04Donc, nous, on viendra à bord de Super Cycle.
02:06On en parlera après.
02:06Oui, vous allez nous le présenter, ce Super Cycle.
02:08Et chacun vient avec son véhicule, une quinzaine à peu près.
02:12D'accord.
02:13Et donc, je participe, moi, avec Jean Dard et d'autres participants parmi ce groupe-là.
02:18Et comme on est très motivés, on va faire le retour également par l'Espagne pour rentrer jusqu'en France.
02:23Donc, vous voyez, ça fait une aventure de plus d'un mois.
02:25Ok, très bien.
02:26Et donc, vous partez là dans quelques jours, dans deux semaines.
02:29Ce Super Cycle, c'est quoi ? Il ressemble à quoi ?
02:32Alors, c'est un véhicule léger.
02:34C'est partie de la catégorie des véhicules intermédiaires.
02:36Donc, ça a quatre roues.
02:38On voit une photo, pendant que vous nous expliquez.
02:41Donc, quatre roues, une suspension, panneau solaire.
02:44Tout à fait, c'est électrique.
02:46Ça a une autonomie de 100, 150 kilomètres à peu près.
02:49Ça peut gravir du relief.
02:50On a expérimenté avec Jean Dard, qui est donc le concepteur de ce projet, lors de plusieurs véhicules.
02:56Plusieurs voyages, par exemple.
02:57Donc, on a fait un voyage, là, il y a quelques mois.
02:59On avait fait Saint-Jean-de-Luce jusqu'en Auvergne, puis Marseille-Genève.
03:03On n'avait pas peur des longues distances.
03:05On voulait éprouver ce véhicule.
03:07Et voilà.
03:08Donc, vous l'avez vu, c'est un véhicule.
03:10On a très confiance en lui, parce qu'il va nous transporter dans cette aventure incroyable.
03:14Oui.
03:15Alors, le temps de conception, d'itération pour concevoir un prototype comme celui-là, qu'est-ce que ça représente
03:24?
03:24Alors, Jean Dard est celui qui a vraiment initié ce projet-là.
03:27Ça fait plusieurs années qu'il travaille dessus.
03:29Il faut savoir que ce qui nous intéresse dans ce projet, qui n'est pas un projet industriel,
03:34c'est un projet expérimental, artisanal, qui s'inscrit, comme je le disais tout à l'heure, dans la catégorie
03:39des véhicules intermédiaires.
03:40Donc, c'est une catégorie qui est en expansion, qui est soutenue par l'ADEME, notamment dans le cadre de
03:45l'extrême défi, qui est porté par Gabriel Plassa.
03:47Mais l'objectif, c'est vraiment d'explorer cette brèche, qui nous semble aujourd'hui insouisamment explorée, entre le vélo
03:55électrique et la voiture.
03:57Et de proposer des alternatives, et de surtout, je pense que c'est ça le fil conducteur du projet,
04:01de se demander aujourd'hui si les outils de mobilité dont on dispose ne sont pas disproportionnés par rapport à
04:08nos vrais besoins.
04:09Donc voilà, là, c'est toute la réflexion de véhicules plus légers par rapport à la voiture individuelle, qui aujourd
04:15'hui porte beaucoup de problèmes, notamment politiques.
04:17Oui, alors évidemment, mais est-ce que vous avez déjà pu comparer l'empreinte carbone de ce super-cycle par
04:27rapport à un vélo électrique, une voiture électrique, une voiture thermique, etc.
04:34Parce que voilà, c'est aussi un outil de comparaison, j'imagine.
04:38Bien sûr, et donc justement, je vous invite à aller voir aussi le site internet de Supercycle.
04:41Et ce qui est très important à dire, c'est la question du coût d'usage.
04:44Il est bien plus faible qu'une voiture, mais aussi qu'un vélo électrique.
04:48Donc il y a aujourd'hui sur le site internet des très beaux comparatifs qui peuvent vous présenter ça.
04:52Et ce qu'il faut dire, effectivement, c'est que ce projet du super-cycle, comme je le disais, c
04:58'est à la fois expérimental.
04:59Nous, notre projet, c'est vraiment de tester, voir ce qui fonctionne, voir ce qui correspond au pas, au besoin.
05:05En ce moment, on travaille avec une société qui s'appelle Virevolts pour changer des moteurs et faire en sorte
05:10que ce soit plus local dans les composants utilisés.
05:13Donc on essaye de réfléchir, à trouver la meilleure solution, voir est-ce qu'il faut mettre un par-brise,
05:18est-ce qu'il faut mettre un toit,
05:19qui ne vous a pas échappé quand vous voyez le véhicule qui n'a pas de toit.
05:22Donc c'est évidemment un choix porté par Jean, qui est le designer du projet.
05:26Et voilà, l'objet, c'est de comprendre comment adapter au maximum un véhicule aux vrais besoins et proposer une
05:33alternative à la voiture individuelle.
05:35Est-ce que c'est confortable ? Ou est-ce qu'on sort vermoulu de quelques dizaines de kilomètres à
05:41bord de ce super-cycle ?
05:44Alors là, je peux vraiment confirmer que c'est très confortant.
05:46Vous pouvez témoigner ?
05:46Je peux témoigner, je suis la première personne avec ces voyages qu'on a fait tous les deux.
05:50Jean en avait fait également avant.
05:52Il avait fait d'ailleurs, soutenu par la dame, une très longue résidence où il était accompagné d'une trentaine
05:57d'artistes, designers et de personnes
05:58qui essayaient de réfléchir à comment rendre plus désirable ce projet alternatif, alternatif à la voiture, et trouver d'autres
06:06solutions, et les rendre désirables tout simplement.
06:08Bon, donc c'est confortable, ça va ?
06:09C'est très confort.
06:10Bon, ok, donc vous allez sortir en bon état de ce Sun Trip 2026.
06:15Il ne peut pas circuler sur les routes françaises aujourd'hui, il n'est pas homologué, c'est ça ?
06:18Exactement, donc il y a aussi la question de la vitesse.
06:21Il peut aller jusqu'à 45 km heure, mais il est homologué pour aller plutôt jusqu'à 25 km heure.
06:27Donc ça, c'est un sujet.
06:28Il y a bien sûr la question aussi, il y avait les élections municipales récemment, de la place de ces
06:33véhicules dans nos villes aussi.
06:35Donc est-ce qu'il faut aller sur la route ? Est-ce qu'il faut aller aussi sur les
06:38passages destinés au vélo ?
06:39Je sais que Gendarme, lui, considère ce véhicule vraiment comme un vélo amélioré, c'est comme ça, et non pas
06:44une voiture dépréciée.
06:46Donc c'est vraiment un vélo qui est très très confortable, très stable, vu qu'on a quatre roues, on
06:52peut aller vite, et surtout, ce qui est très intéressant, c'est l'utilisation pour les loisirs,
06:57étant donné que c'est un véhicule génial, on peut témoigner avec les voyages qu'on a faits, c'est
07:02génial pour voir le paysage, pour les familles, voilà.
07:06Donc ça, c'est un sujet qui nous porte, et on se dit que pour l'instant, c'est une
07:10expérimentation pour les loisirs d'entendement, et si ça peut après rayonner plus tard.
07:14J'ai du mal à l'imaginer sur une piste cyclable, avec ces panneaux solaires qui permettent de propulser le
07:23véhicule.
07:23Alors je comprends votre question, et alors en effet, ce que vous avez vu là, c'était la forme destinée
07:28au Sun Trip, avec ces fameux panneaux solaires,
07:31qui actuellement sont dans notre salon, parce qu'on est en train de tout préparer avant le départ, dans deux
07:35semaines, vous imaginez le bazar,
07:37mais habituellement, le super-cycle n'a pas ce toit-là, c'est uniquement un véhicule électrique, qui permet, nous
07:44on l'utilise à Paris,
07:45on est tous les deux résidents du 18e arrondissement, donc d'ailleurs, vous nous avez peut-être déjà croisés sur
07:50les pistes cyclables de la ville,
07:52mais, bien sûr, le véhicule intermédiaire est plutôt pensé pour les territoires moins denses,
07:58c'est là d'ailleurs qu'il y a toute une réflexion politique derrière la catégorie des véhicules intermédiaires en
08:03ruralité,
08:04parce qu'on dit souvent que la voiture est l'unique solution pour ces territoires-là.
08:07En tout cas, c'est comme ça que c'est vécu par des millions de Français qui se sont exclus
08:11du passage à l'électrique,
08:13parce qu'une voiture électrique, ça coûte trop cher, parce que le leasing social, il a eu un tel succès
08:18qu'il a tenu à peine deux mois la première année,
08:22et il a été un peu raboté la suivante.
08:28Quand vous en parlez, avec des élus locaux, c'est un univers que vous connaissez bien aussi,
08:33ils vous disent quoi ? Ils disent qu'on a besoin d'une catégorie intermédiaire, parce qu'il y a
08:37plein d'autres solutions aussi.
08:38Bien sûr, et c'est effectivement un sujet que je connais bien, parce que j'ai travaillé cinq ans en
08:41politique,
08:42et notamment auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires, sur les sujets de mobilité,
08:45et alors j'ai une réponse très concrète, c'est qu'il y a aujourd'hui des expérimentations,
08:49dans le cadre de l'extrême défi dont je parlais,
08:51dans des villes, où on permet aux habitants de la ville, soit aux touristes, soit aux habitants,
08:56de venir expérimenter cette catégorie de véhicules,
08:59et de remplir des formulaires, des questionnaires,
09:02où ils expliquent tout simplement comment ils l'ont vécu,
09:04et ça permet aussi de guider cette filière qui est en construction.
09:08Donc c'est ça, il me semble, le plus intéressant dans ce projet, c'est que tout est en construction,
09:12et à mon sens, les transitions se font de toute façon,
09:16quand on sort un peu de la norme et qu'on tente des choses,
09:18on essaye de les rendre désirables, on voit si ça passe bien,
09:21si les gens aiment ça, apprécient, et c'est ce qu'on essaye de faire.
09:24Et c'est en fait, c'est un défi d'habitude, vous voyez ce que je veux dire,
09:29de lutter contre nos habitudes, spontanément, je vais me dire,
09:33bon, j'ai quoi, j'ai pas beaucoup de kilomètres à faire pour aller travailler,
09:36mais je prends ma voiture tous les jours,
09:38je me vois pas monter dans un super cycle ou dans un véhicule intermédiaire,
09:44c'est ça le premier frein d'après vous ?
09:46C'est des siècles ou des décennies d'habitude de conducteur.
09:49Bien sûr, et c'est là que petit à petit, sur les côtés,
09:52on peut faire évoluer la norme générale,
09:55mais nous, notre partie prie avec Jean, en participant au Sun Trip,
09:58qui est cette immense aventure, c'est de se dire, justement,
10:00on va aller dans l'extrême, on va faire quelque chose d'incroyable,
10:03ça sera en plein désert, avec des conditions de chaleur,
10:06de dénivelé, de durée, parce qu'il faut que le véhicule tienne,
10:09jusqu'au bout, en passant par l'Espagne, en revenant en France,
10:12et bien justement, c'est ça l'enjeu, de montrer que même sans être des aventuriers,
10:16avec un véhicule intermédiaire, on peut réaliser une telle aventure.
10:19Et donc, après, de le montrer au quotidien aussi,
10:22sachant que c'est un véhicule, comme je vous disais,
10:23pas forcément le super cycle, mais certains, il y a ActiCycle,
10:26il y a d'autres, le Vélio et le projet, qui accompagnent cette cléaire, qui se développent.
10:30On va terminer là-dessus.
10:31Est-ce que ça veut dire que, et là, je reviens plutôt aux villes,
10:38la mobilité urbaine, vous la voyez encore évoluer, finalement,
10:43assez profondément dans, je ne sais pas, une dizaine ou une quinzaine d'années.
10:45C'est-à-dire, si on regarde nos villes il y a 20 ans,
10:49et ce qu'elles sont devenues aujourd'hui, évidemment,
10:50ce qui va sauter aux yeux des observateurs,
10:54c'est les pistes cyclables qui sont de plus en plus nombreuses
10:57et qui ont pris de la place.
10:59Est-ce que vous voyez encore une autre évolution ?
11:01Ça, moi, j'y crois absolument personnellement.
11:03D'ailleurs, les débats pendant les élections municipales l'ont montré.
11:06Et une dernière chose, c'est que je sais que Jean, récemment,
11:09a présenté son véhicule lors d'une exposition chez Renault.
11:12Donc, il y a un intérêt aussi de la filière elle-même,
11:14qui voit qu'il faut qu'elle change la filière automobile.
11:17Et nous, notre projet, c'est ça.
11:18C'est vraiment de créer un récit.
11:19Et ce qu'on souhaite après le Sun Trip,
11:21parce que, bien sûr, il y a l'expérience là dans quelques semaines,
11:24mais ensuite, c'est de prendre notre bâton de pèlerin
11:26et de vraiment aller à la rencontre d'entreprises,
11:28d'acteurs publics et privés autres
11:30pour leur présenter ce projet-là.
11:32Voilà.
11:33Et tous ces enjeux.
11:33Merci beaucoup, Loïse Lyonnais.
11:36Merci à vous.
11:36Bon Sun Trip, alors.
11:37Bonne aventure et bon voyage.
11:40C'est l'heure de notre débat.
11:42On va parler de VRAC et de Réemploi.
11:50On parle du VRAC et du Réemploi tout de suite
11:53avec Célia Renesson.
11:55Bonjour, bienvenue.
11:56Vous êtes directrice du réseau VRAC et Réemploi
11:58et Franck Bonfils, bonjour.
11:59Bonjour.
12:00Le président fondateur d'Un Air d'ici.
12:02Alors, on sort du mois du VRAC et du Réemploi.
12:06On va en dire un mot.
12:06Peut-être, je veux bien que vous nous présentiez ce réseau
12:08pour commencer.
12:09C'est une association professionnelle qui regroupe
12:12toutes les entreprises de la filière du VRAC
12:15et du Réemploi des emballages
12:16et qui s'occupe de faire avancer la loi,
12:20avancer les solutions,
12:22organiser aussi des événements
12:23pour faire grandir ce marché
12:26et réduire ainsi les déchets d'emballage jetable.
12:29Et on regroupe un peu plus de 400 entreprises en France.
12:33Dont un Air d'ici, évidemment,
12:35que vous allez nous présenter en quelques mots.
12:37Oui, bien sûr. Nous, nous sommes spécialistes
12:39des graines et fruits secs
12:41que nous vendons en purée,
12:43en pâte à tartiner,
12:45mais aussi beaucoup en VRAC.
12:46Plus de 80% de nos ventes sont réalisées en VRAC.
12:49On est présent dans près de 3500 magasins
12:51et on a l'équivalent de 21 kilomètres
12:53de rayons de VRAC
12:54qui sont présents
12:56à la grande distribution française.
12:58Ce mois du VRAC et du Réemploi,
13:00il sert d'abord à communiquer, j'imagine ?
13:03Oui, c'est la cinquième édition cette année.
13:05On l'a créée à la sortie de la crise Covid
13:07pour pouvoir repermettre aux Françaises et aux Français
13:11de consommer différemment,
13:13de retrouver le chemin des rayons VRAC,
13:15des magasins VRAC.
13:16Et on le fait avant tout
13:18pour les professionnels de la filière.
13:20Donc, on organise des campagnes
13:21de communication,
13:23de sensibilisation en virgure nationale.
13:25Et les professionnels s'en emparent
13:27et organisent un ensemble d'animations,
13:29d'événements autour pendant 31 jours.
13:32Parce qu'effectivement,
13:33j'ai été frappé en préparant l'émission
13:34sur le marché du VRAC.
13:38Je vois un chiffre d'affaires annoncé en 2024
13:40de 660 millions d'euros,
13:42alors qu'il était bien supérieur
13:44avant le Covid.
13:45Il y a eu quoi ?
13:46Il y a eu un coup d'arrêt post-Covid ?
13:48Il y a eu un rétrécissement de la consommation
13:52dans certains circuits de distribution
13:55pour des raisons logistiques d'abord.
13:57Ce qu'il faut savoir,
13:57c'est que si on se souvient bien,
13:58dans le Covid,
13:59on avait ce 1 km de périmètre
14:02pour faire nos courses.
14:04Mécaniquement,
14:04ça a forcément contraint
14:06des consommateurs
14:07à faire les courses
14:08dans ce périmètre-là.
14:09Donc, il n'y a plus
14:10pouvoir consommer en VRAC.
14:12On a eu beaucoup de personnes
14:13à ce moment-là
14:14qui consommaient en ligne.
14:15Donc, en ligne,
14:16c'est plus compliqué d'acheter en VRAC.
14:17Et au moment où la crise s'est terminée,
14:20qu'on a pu retrouver
14:21le chemin des magasins,
14:22les consommateurs avaient pris
14:24pendant plusieurs mois
14:25des nouvelles habitudes
14:26et repartir sur d'autres habitudes,
14:28ça prend du temps.
14:30Ça prend beaucoup de temps.
14:31Et donc, cette campagne
14:32qu'on a créée
14:33du mois du VRAC et du Remploi
14:34a vraiment permis
14:36de redonner, en fait,
14:38les possibilités
14:39d'achat en VRAC.
14:40Et aujourd'hui,
14:41ce qu'on constate,
14:42c'est que les magasins
14:44qui étaient solides
14:45sur leurs acquis,
14:46qui avaient leur base de clients,
14:48sont toujours là aujourd'hui,
14:50sont en pleine forme
14:51et fonctionnent bien.
14:52les magasins bio
14:53ont aussi retrouvé
14:54des couleurs
14:55et donc
14:57drive beaucoup,
14:58en fait,
14:58cette consommation-là.
14:59On a beaucoup de nouveautés,
15:01Franck en parlera,
15:03et puis notamment
15:05un cadre législatif,
15:06là,
15:07qui ressort un peu de terre,
15:09qui reprend des couleurs
15:10et qui va nous permettre
15:11d'avancer.
15:12On va en reparler
15:12de ce cadre législatif.
15:14Il y a eu un travail,
15:15Franck Bonfils,
15:17pour repartir
15:18à la conquête
15:18des clients du VRAC,
15:20en quelque sorte ?
15:21Exactement,
15:22parce qu'au final,
15:23si on réfléchit bien,
15:24le VRAC n'existe pas.
15:25On ne met pas sur sa liste de course
15:27« je vais acheter du VRAC ».
15:28Non,
15:28on écrit « je vais acheter
15:29des amandes,
15:30des noisettes,
15:31des produits dans lesquels
15:32on a confiance,
15:32des produits bio,
15:33des produits issus
15:34de filières maîtrisées.
15:35Et on veut les acheter
15:37avec une garantie d'hygiène,
15:39de sécurité,
15:40de praticité.
15:41Et c'est la raison
15:42pour laquelle,
15:42avec YouNuts,
15:43on a innové
15:43sur un système
15:45de distribution en VRAC,
15:46puisque c'est un système
15:47de distribution
15:48qui permet
15:49d'avoir les produits
15:50dans une cartouche
15:51totalement hermétique,
15:52qui permet d'avoir
15:53une poignée doseuse,
15:54parce que souvent,
15:55on regrette
15:56un des irritants
15:57du consommateur,
15:58c'est « oups,
15:58j'en ai un peu trop pris ».
15:59Une poignée doseuse
16:00qui permet de maîtriser
16:02le débit.
16:03Et cette poignée,
16:04elle est reliée
16:04à un écran
16:05qui permet en live
16:07d'avoir le poids
16:09et le prix
16:09que l'on a choisi
16:11et d'éviter
16:13la surprise à la caisse.
16:14Et cette poignée
16:15est reliée
16:16enfin à la balance
16:17qui va éditer
16:18l'étiquette
16:19du produit
16:20qui a été sélectionné,
16:21qui permet d'éviter
16:22la démarque inconnue,
16:22qui est un sujet
16:23pour les magasins,
16:24et la fraude
16:25ou les erreurs.
16:28Mais souvent,
16:28les erreurs
16:28sont dans le même sens.
16:29On prend des pignons de pain
16:30et on pèse
16:31des flocons d'avoine.
16:31L'inverse
16:32est rarement vérifiée.
16:34Effectivement,
16:35je comprends.
16:36Est-ce qu'il y a
16:36une question de...
16:38Vous avez des marques ?
16:39Oui.
16:40Jusqu'à vous nous dites,
16:41le vrac,
16:42on ne se note pas
16:43sur la liste des courses.
16:45Est-ce que vous avez besoin
16:46d'identifier,
16:47d'une certaine façon,
16:48le fait d'avoir des marques,
16:50c'est important ?
16:51Bien sûr.
16:51Et ça a été un peu
16:52la révolution
16:53qui a été menée cette année,
16:55qui était de dire
16:55le vrac,
16:56au final,
16:57ce mode de distribution
16:58doit être transparent.
16:59Il doit être aussi pratique
17:00à un moment
17:00pour le consommateur
17:01que d'aller prendre
17:02un paquet dans un rayon.
17:03Et donc,
17:04pour ça,
17:05il faut que ce soit
17:05la marque
17:06qui soit l'évidence
17:08et donc on va chercher
17:09une noix de cajou
17:10de la marque Younut.
17:12C'est la raison
17:12pour laquelle
17:13on a choisi cette année
17:15de vraiment
17:16de faire un gros travail
17:17sur l'identification
17:18du produit
17:19parce qu'on va chercher
17:20un produit
17:21en vrac.
17:23Alors,
17:23je veux bien
17:23qu'on parle effectivement
17:24du cadre réglementaire.
17:27Il y a la loi AJEC,
17:28évidemment,
17:28qui a été un booster
17:31pour créer
17:32un certain nombre
17:33de filières,
17:33en plus sur la question
17:34du réemploi
17:35ou de l'économie circulaire,
17:37mais il y a encore
17:39des progrès en cours
17:41en matière réglementaire
17:42pour accompagner
17:43la montée en puissance ?
17:44On a deux lois
17:45qui ont vraiment permis
17:47de poser le cadre
17:48et d'accélérer.
17:49C'est la loi AJEC,
17:50petit gaspillage
17:51pour une économie circulaire,
17:52dans laquelle on est venu
17:53donner une définition
17:54de la vente en vrac.
17:56Et déjà,
17:56ça permet de lui donner
17:58une pleine existence juridique
17:59et ensuite de pouvoir légiférer
18:01et de donner
18:02des objectifs à atteindre.
18:03Ce qu'on a fait
18:04dans la loi suivante,
18:06la loi climat et résilience,
18:08en notamment imposant
18:10aux magasins
18:10de plus de 400 mètres carrés,
18:12d'atteindre 20%
18:14de leur offre de produits
18:16vendus sans emballage,
18:17y compris la vente en vrac.
18:19Mais ça,
18:19c'est pour 2030.
18:20Et je le disais
18:22en début d'émission,
18:23on sent qu'on a
18:24des signaux positifs
18:25autour de nous
18:25qui vont venir
18:27réaccélérer
18:28ce mode de consommation.
18:29Parce qu'en fait,
18:30jusqu'à présent,
18:31cette loi climat et résilience
18:33qui a été promulguée
18:33en 2021
18:34n'était pas vraiment appliquée
18:35parce qu'on attendait
18:37ce qu'on appelle
18:37un décret d'application
18:39qui va venir préciser
18:41l'assiette de calcul
18:42de ces 20%.
18:43Et en gros,
18:44ce qui se passe à chaque fois,
18:45c'est que tant que le décret
18:46ne sort pas,
18:47globalement,
18:48personne ne bouge.
18:48Pour vous résumer
18:50un peu la situation.
18:51Donc,
18:51le décret est enfin paru
18:53en novembre 2025.
18:56On a...
18:57Donc,
18:57du coup,
18:57ça va permettre
18:58de réaccélérer,
18:59d'avoir vraiment
19:00les lignes directrices
19:02pour que les magasins,
19:03les professionnels du secteur
19:05s'enclenchent
19:05dans cette direction.
19:06En parallèle,
19:08on voit,
19:08Franck l'a dit,
19:09qu'on a un ensemble
19:10d'innovations
19:11autour des équipements
19:12de vente en vrac,
19:13du parcours client,
19:14de la traçabilité
19:16qui vont permettre
19:17aux magasins
19:18d'avoir des rayons
19:19vrac performants,
19:21hygiéniques,
19:23garnis,
19:24fonctionnels,
19:25pratiques,
19:25qui est tout ce
19:26qu'attendent
19:26les consommateurs.
19:28Et encore plus
19:28autour de nous,
19:29on voit,
19:30au niveau européen,
19:31on a un règlement européen
19:33aussi qui arrive
19:34et qui va donner
19:34une impulsion
19:36aux autres pays
19:37d'emboîter
19:38le pas du vrac.
19:40C'est un investissement
19:41important
19:41pour un magasin
19:42ou pour une chaîne
19:43de magasins ?
19:44Je vais laisser
19:45Franck répondre.
19:46L'avantage,
19:47c'est que nous,
19:48on a réussi
19:49à démocratiser
19:50ce système
19:51de distribution
19:51en fournissant,
19:52en mettant à disposition
19:53au magasin
19:54le matériel
19:55pour la vente en vrac.
19:56C'est-à-dire
19:56qu'il se sert
19:59des produits
19:59chez YouNuts
20:00et le matériel
20:02est mis à disposition.
20:03Mais moi,
20:04je tiens à faire
20:05une précision
20:05et je salue
20:06le travail
20:06de Réseau Vrac
20:07qui a été fait
20:07parce que le vrac
20:08doit être bon
20:10et très bon.
20:11En fait,
20:12on doit retrouver
20:13en vrac,
20:13et je le disais,
20:14des bons produits.
20:14Des produits bio,
20:15des produits sains,
20:16des produits bons
20:16pour la santé.
20:17D'accord ?
20:18Bon goût,
20:19essentiellement.
20:20Et très bon
20:20parce qu'il y a
20:21plusieurs motivations
20:23pour aller faire
20:24ces courses en vrac.
20:25C'est un,
20:26réduire son impact
20:27et réduire
20:28les emballages polluants.
20:29et deux,
20:30réduire le gaspillage alimentaire.
20:32Il ne faut pas oublier
20:32que sur Terre,
20:33on jette un tiers
20:34de ce qu'on produit
20:35chaque année.
20:36Un tiers.
20:36Si on achetait
20:37juste la bonne dose,
20:39peut-être qu'on arriverait
20:40déjà à réduire ça.
20:41Peut-être,
20:42pour compléter
20:43sur cette notion
20:44d'investissement,
20:44je vous l'ai laissé,
20:45François,
20:45c'est lui qui opère.
20:46Cet investissement,
20:48il est important
20:48pour ne pas perdre
20:49des consommateurs.
20:50En fait,
20:51aujourd'hui,
20:52on a plus d'un tiers
20:53des Français
20:53qui achètent régulièrement
20:55en vrac
20:55ou en emballage
20:57consigné pour réemploi.
20:58Un magasin
20:59qui n'a pas
20:59de rayon vrac,
21:00c'est se couper
21:01d'une partie
21:03de ses consommateurs,
21:04de ses clients.
21:05Donc,
21:05c'est forcément,
21:06c'est un investissement
21:07pour l'avenir.
21:08Mais en vous écoutant,
21:09je pense,
21:10c'est l'œuf et la poule,
21:11c'est le même débat
21:12autour des pistes cyclables.
21:14Est-ce que c'est
21:15les infrastructures
21:16qui ont permis
21:16de développer le vélo
21:17ou est-ce que c'est
21:18le fait
21:19qu'il y ait de plus en plus
21:19de vélos
21:21qui a poussé
21:21les communes
21:22à créer des pistes cyclables ?
21:24ce qu'on voit,
21:25c'est que,
21:26et là,
21:26l'étude Nielsen IQ
21:28qu'on vient de sortir
21:29qui observe justement
21:31pendant toute l'année 2025
21:32les comportements
21:33du vrac,
21:34ce qu'on observe,
21:36c'est que plus
21:36le consommateur
21:37va être exposé
21:38à ses gestes de vrac
21:39de réemploi
21:41dans son quotidien,
21:42donc c'est
21:42des vêtements
21:44de seconde main,
21:44c'est réutiliser
21:45des emballages
21:46pour ses colis,
21:46c'est faire réparer
21:47son vélo,
21:48c'est faire réparer
21:49son ordinateur,
21:50tout ça,
21:50c'est du réemploi
21:51parce que ça prolonge
21:52en fait la durée de vie
21:54de l'emballage
21:55et du produit,
21:56plus il sera exposé
21:57dans son quotidien à ça
21:58et plus un mode
22:00de consommation
22:00comme le vrac,
22:01le réemploi
22:02ou la réparation
22:02deviendra évident.
22:04Donc c'est ça en fait,
22:05le pari gagnant,
22:06c'est d'être davantage
22:08exposé dans sa journée
22:09à ces types
22:11de gestes
22:12de consommation
22:13et ensuite
22:13ça va devenir normal
22:14et là,
22:15le potentiel est énorme.
22:16Franck Monfils,
22:17c'est le pari,
22:18enfin non,
22:19c'est l'investissement
22:19que vous faites,
22:20vous dites,
22:20si on a une machine,
22:22enfin je simplifie,
22:23mais qui est pratique,
22:25qui est rassurante,
22:26etc.,
22:26le consommateur va suivre,
22:28c'est ça ?
22:28Et qui est diffusé,
22:29on le disait,
22:30pour rebondir là-dessus,
22:32c'est effectivement,
22:33il faut améliorer
22:34le parcours consommateur
22:35et l'expérience consommateur,
22:37ça améliore aussi
22:38l'image du magasin,
22:39une image responsable
22:42et vous le soulignez,
22:43c'est par la répétition
22:45de l'exposition
22:46au vrac
22:47qu'on va au fur et à mesure
22:49arriver à convaincre
22:51les consommateurs
22:52de...
22:53Oui,
22:53si on en trouve partout
22:54ou presque partout,
22:55on va se dire,
22:55ben pas moi.
22:56C'est ce qu'on a fait,
22:57ça devient naturel
22:58et c'est ce qu'on a fait
22:58en choisissant
22:59la grande distribution.
23:00C'était pas simple.
23:01Donc il a fallu imaginer
23:03ce qu'on appelle
23:03le full service,
23:04c'est-à-dire une offre complète,
23:06clé en main,
23:07que l'on propose au magasin,
23:09c'est-à-dire,
23:09on leur dit,
23:09laissez-nous en mettre
23:1050 d'espace
23:11et on va venir
23:12y intégrer un meuble vrac
23:13avec des trémies,
23:14avec une nouvelle technologie
23:15aujourd'hui en plus,
23:16avec des produits
23:17et on va,
23:18on assure,
23:19nous,
23:19on a plus de 200 personnes
23:20sur le terrain
23:21qui viennent remplir
23:22les rayons de vrac,
23:24qui viennent les entretenir,
23:25les nettoyer,
23:26assurer la traçabilité,
23:27etc.
23:27C'est plus ou moins cher ?
23:29C'est...
23:29Alors,
23:30en grande distribution,
23:31si l'on compare
23:33les prix,
23:34on peut s'acheter
23:35du vrac bio
23:36au prix du conventionnel
23:38emballé.
23:38Donc c'est un vrai plus
23:40pour le consommateur.
23:41Cette question du prix,
23:43c'est une question
23:44évidemment importante
23:45pour diffuser le vrac.
23:47Oui,
23:47et aujourd'hui,
23:48dans la publication
23:50qu'on vient de faire
23:51avec Nielsen IQ,
23:52ce qu'on observe,
23:53c'est qu'il y a
23:53une certaine maturité,
23:54ça y est,
23:55du consommateur vrac.
23:57quand on regarde
23:58pourquoi il achète
23:59en vrac et les freins,
24:00on ne retrouve plus
24:01l'hygiène,
24:02cette notion de praticité
24:04qui est en fait
24:04assez nouveau
24:06pour un consommateur.
24:07Là,
24:08on ne l'a plus,
24:08ça tombe en dernière position
24:09et le consommateur,
24:10ce qu'il veut pour le vrac,
24:12c'est le retrouver
24:13dans son magasin,
24:14avoir un maximum
24:15de produits disponibles
24:17et avoir du prix.
24:17Est-ce qu'il pense
24:19que c'est plus cher ?
24:20Est-ce qu'il pense
24:20que c'est une idée reçue ?
24:22On n'a pas interviewé,
24:24on n'a pas interrogé
24:25cette question-là,
24:26je pense que ça dépend
24:27des circuits.
24:28Le consommateur,
24:29quand il va en grande distribution,
24:30il sait pourquoi il y va,
24:31il vient y trouver
24:32surtout de la quantité
24:34en premier
24:34pour pouvoir doser.
24:36En magasin bio,
24:37il vient chercher
24:37des produits bio,
24:38etc.
24:40Le sujet,
24:40c'est que là,
24:41maintenant,
24:41le consommateur,
24:42d'ailleurs rappelons
24:43qu'on a fait
24:44plus un point
24:45de consommation vrac
24:46l'année dernière,
24:47deux points
24:48sur les produits
24:48en emballage consigné
24:50pour réemploi.
24:50Donc ça y est,
24:51on a un retour
24:52de la consommation.
24:53Un consommateur
24:54plus mature
24:55qui dit,
24:56moi je veux du prix,
24:57je veux de la promotion,
24:58je veux retrouver
24:59le vrac partout
25:00avec une offre large
25:01et ça,
25:02c'est signe
25:03pour le consommateur
25:04que le vrac
25:04est devenu un rayon
25:05comme un autre.
25:06Donc,
25:06il le traite
25:07comme un autre
25:08et donc,
25:09c'est plutôt bien parti
25:10pour progresser.
25:11Merci beaucoup
25:12à tous les deux
25:13et à bientôt
25:13sur Be Smart for Change.
25:15On passe tout de suite
25:15au grand entretien
25:16de ce Smart Impact.
25:18Bienvenue au cinéma.
25:23Prêt pour l'impact ?
25:25C'est la question
25:25que je pose chaque jour
25:26à une personnalité
25:27qui compte
25:27dans notre économie,
25:28dans notre société
25:29et je reçois aujourd'hui
25:30Marco Béron,
25:31bonjour.
25:32Bonjour,
25:32merci.
25:32Vous êtes le fondateur
25:34du festival
25:35Cinéma for Change
25:36et on va commencer
25:37par la question
25:37la plus simple.
25:39C'est quoi
25:39Cinéma for Change ?
25:40Cinéma for Change
25:41c'est un festival
25:43qui a deux actions.
25:44Il a une action
25:45pendant le festival
25:46donc on est au Grand Rex
25:47à Paris
25:48et on va projeter
25:49des films
25:50donc on se fait plaisir
25:52c'est du cinéma
25:53et on invite
25:53des personnalités,
25:54des experts,
25:55des personnalités publiques
25:57à la suite du film
25:59à discuter,
26:00à échanger
26:01avec le public
26:02pour nourrir
26:05et utiliser
26:05toute l'émotion
26:06des films
26:07qu'on a eus
26:07pour créer
26:09un bon moment.
26:10C'est un peu
26:10notre agora à nous.
26:11C'est un lieu
26:12où on va
26:14on va essayer
26:15d'éveiller les consciences
26:16et puis voilà
26:18on espère
26:19on espère
26:20enfin en tout cas
26:20c'est ce à quoi
26:21on croit
26:22c'est que l'émotion
26:23des films
26:24si le film
26:25porte
26:26effort
26:27et l'émotion
26:28va rester
26:29ça peut être
26:30un moteur
26:30à un moment donné
26:31peut-être pour agir
26:32pour faire un peu
26:33pas forcément beaucoup
26:34mais agir
26:35et puis se sentir
26:36et puis se sentir
26:37tous ensemble
26:38voilà
26:38avec des valeurs humaines
26:40qu'on partage
26:40à ce moment-là.
26:41Alors on s'appuiera
26:42dans un instant
26:42sur le programme
26:43du festival
26:45cette année
26:45mais vous l'avez écrit
26:46il y a combien de temps
26:48et
26:50qu'est-ce qui vous a amené
26:52à vous dire
26:53tiens le cinéma
26:54ça va être un levier
26:55d'action
26:56d'engagement
26:57sociétal
26:58environnemental.
26:58Alors le cinéma
26:59c'est mon métier
27:00ça fait 40 ans
27:02que je le fais
27:02j'ai fait beaucoup
27:03de films publicitaires
27:04puis après
27:04j'ai fait effectivement
27:05un peu en parallèle
27:06ce qu'on fait toujours
27:07c'est mettre un peu en parallèle
27:08j'ai fait
27:08j'ai produit
27:10trois longs métrages
27:11et puis j'en ai produit
27:12un un peu
27:14pas par hasard
27:15mais c'est ce sujet
27:17qui m'a effectivement
27:18qui a créé
27:19Cinema for Change
27:20c'est un film
27:21qui s'appelle 8
27:22il y a une campagne
27:24des Nations Unies
27:25qui s'appelle aujourd'hui
27:26les objectifs de développement durable
27:27il y a 17 thématiques
27:29donc c'est pour ceux
27:31qui ne connaissent pas forcément
27:32bien ou peu
27:33c'est une grille de lecture
27:34qui a été lancée en 2000
27:36par Kofi Annan
27:37au début il y en avait 8
27:38alors c'était les OMD
27:39objectifs du millénaire
27:40pour le développement
27:41voilà moi je m'étais approprié
27:43ces 8 là
27:45on était plus
27:45ça concernait plus les pays
27:47en voie de développement
27:49donc on regardait une carte du monde
27:50on tirait un trait
27:51ça concernait que les pays pauvres
27:53c'était tout ce qui était en bas
27:54même Asie, Afrique
27:55Amérique du Sud
27:56et tout ce qui était en haut
27:57genre on n'était pas concerné
27:58c'était pas pour nous
27:59c'était plutôt pour les autres
28:00mais bon c'était déjà
28:01l'idée de Kofi Annan
28:02était intéressante
28:04parce qu'il a demandé
28:04à tout le monde
28:05il a mis 8 thèmes
28:06il a dit ok
28:07tout le monde s'engage
28:08les 180 gouvernements
28:09membres des Nations Unies
28:10s'engagent à faire quelque chose
28:12et donc vous avez appliqué ça
28:13au cinéma
28:14alors j'ai pris les 8 sujets
28:15et j'ai invité 8 réalisateurs
28:18à me raconter une histoire personnelle
28:19d'accord
28:19et donc on a eu la chance
28:21d'avoir
28:22Jen Campion
28:23Kus van Sint
28:24Wim Wender
28:25Sabder Rahman Tissako
28:26Gaspard Noé
28:27Yann Koonen
28:29Myra Nair
28:30et Gaël Garcia Bernal
28:31et chacun s'est approprié
28:32un des sujets
28:33et a raconté un truc
28:35très perso en réalité
28:36et donc voilà
28:37donc le film s'est fait
28:39quand on a terminé
28:40le mot-clé de ce film
28:43c'était en 2009
28:44le mot-clé de ce film
28:45c'était de dire
28:46le monde change
28:47donc on était très très très loin
28:49d'avoir une accessibilité
28:51une lecture
28:52en fait le film a mis 7 ans
28:53et donc cette lecture
28:54nous on l'a eu
28:55parce que tout le monde
28:56s'est approprié de Jen Campion
28:57elle a dit
28:57attendez nous on va faire
28:58un truc chez moi
28:59en Australie
29:00parce que nous l'eau
29:01ça a été un vrai problème
29:02dans les années 70
29:02pour vous en Europe
29:03vous n'avez pas aidé
29:04mais chez nous
29:04ça a été terrible
29:05du coup elle a voulu raconter
29:06un truc
29:07chacun a pris un de ses sujets
29:08et tout d'un coup
29:09nous on a été embarqué
29:09là-dedans
29:11et il y a beaucoup d'humanité
29:12en fait
29:13qui est venue
29:14avec cette aventure
29:14à la fin de tout ça
29:15on a dit
29:15mais en fait
29:16il faut absolument
29:17qu'on partage cette information
29:19bref
29:19le film s'est terminé
29:21on a monté un partenariat
29:22avec à l'époque
29:24Youtube
29:24et donc Google
29:25qui venait d'arriver
29:26ça faisait 4-5 ans
29:27qu'ils étaient là
29:27le film a été mis en ligne
29:29et on a fait
29:32on a fait 2 millions et demi
29:33de vues en un mois et demi
29:35à l'époque
29:35en 2010
29:37c'était dingue
29:37et puis surtout
29:38ce qui était dingue
29:39c'est qu'on découvrait
29:39l'interactivité
29:41parce que
29:42moi je viens
29:43entre guillemets
29:43du cinéma classique
29:44on va au cinéma
29:45on regarde un film
29:46on sort
29:47on en parle à l'extérieur
29:47mais l'interactivité immédiate
29:50on ne savait pas
29:50ce que c'était
29:51et on l'a reçu
29:53à travers des centaines
29:54de milliers de messages
29:55où les gens disaient
29:55attendez
29:56moi c'est mon histoire
29:57ça ce que vous racontez là
29:58ce que lui raconte
29:59ce qu'elle raconte
30:00moi je le vis là
30:01et ça venait du monde entier
30:03et c'était dingue
30:04et donc
30:05en sortant de ce film
30:06vous dites
30:07il faut aller encore
30:08un peu plus loin
30:08d'où le festival
30:09c'est ça ?
30:10en se disant
30:11on va
30:14inviter les réalisateurs
30:14à devenir jury
30:15donc on crée un festival
30:17eux ils ont accepté
30:18d'être jury
30:18au début
30:19parce qu'après
30:19ils en ont un peu à la bol
30:20mais ils ont accepté
30:21d'être jury
30:22et on a invité le public
30:24en disant
30:24et vous
30:24comment voyez-vous
30:25le monde aujourd'hui ?
30:27c'était ouvert
30:28et on a reçu
30:29la première année
30:30plus de 550
30:32courts-métrages
30:33du monde entier
30:33alors il y avait tout
30:34c'était un peu dramatique
30:35franchement
30:38mais
30:38avec ce cheminement
30:39qu'il y a eu là
30:40on a lancé le truc
30:41et en fait
30:42il y a une bulle
30:43dont je n'ai pas encore parlé là
30:44mais on va en parler
30:46c'est la jeunesse
30:48parce qu'on a créé
30:49les prix jeunesse
30:49à ce moment là
30:51donc il y a 15 ans
30:52au moment où
30:52le truc s'est fait
30:54parce que j'avais projeté
30:55des courts-métrages
30:56dans une classe
30:58d'un de mes enfants
30:59et j'avais vu
31:00l'impact
31:01la réactivité
31:02l'envie de s'exprimer
31:04sur ces sujets
31:04je me suis dit
31:05tiens c'est dingue
31:06il y a peut-être
31:06un truc à faire
31:07j'en ai parlé autour de moi
31:08puis un copain l'a fait
31:09puis un autre copain l'a fait
31:10puis ça s'est propagé
31:11mais vraiment
31:11de manière très locale
31:12et la principauté de Monaco
31:14qui était devenue partenaire
31:15qui nous soutenait
31:16nous a dit
31:17mais attendez
31:17nous on va vous ouvrir
31:18on va vous ouvrir
31:19à l'Afrique francophone
31:20donc du jour au lendemain
31:21on est passé
31:245300 élèves
31:25qui visionnaient
31:26des courts-métrages
31:27et le principe
31:28ils visionnent
31:29ils votent
31:30c'est eux les jurys
31:31et ensuite
31:32ils participent
31:32à un rendez-vous citoyen
31:33et cette aventure
31:35qu'on a construit
31:35maintenant avec le temps
31:36fait que cette année
31:38on avait 45 000 élèves
31:40qui ont participé
31:41dans leur classe
31:42donc de début janvier
31:43à fin mars
31:44ils visionnent
31:45ils votent
31:45et ensuite
31:46ils participent
31:46à une discussion citoyenne
31:47avec leurs professeurs
31:48on donne un document
31:50un kit éducatif
31:51aux professeurs
31:52pour qu'ils puissent discuter
31:53et donc 45 000 élèves
31:55étaient jurés
31:56cette année
31:56à la 15e édition
31:58on y reviendra
31:59je vais vous citer
32:00sur ce festival
32:02Cinema for Change
32:02qui défend une idée simple
32:04les histoires
32:04que nous racontons
32:05façonnent le monde
32:06dans lequel nous vivons
32:07en réunissant
32:08films, débats
32:08et jeunes générations
32:09le festival
32:10veut ouvrir un espace
32:11où l'émotion
32:12suscite la réflexion
32:13où la culture
32:14peut pousser à l'action
32:15il y a deux mots
32:17sur lesquels
32:17je voudrais qu'on revienne
32:18c'est le mot émotion
32:19et le mot action
32:21je suis convaincu
32:23que quand on a ressenti
32:25une émotion
32:26on se souvient
32:26on se souvient du lieu
32:28on se souvient de la personne
32:30avec qui on a ressenti
32:31cette émotion
32:32et donc on passe à l'action
32:34est-ce que vous réussissez
32:37vous voyez ce que je veux dire
32:37à faire le lien
32:39entre l'émotion ressentie
32:40en voyant un film
32:42par exemple
32:42et puis
32:43ah je vais changer quelque chose
32:45à mon petit niveau
32:46dans ma vie
32:46je vous raconte une anecdote
32:48parce que c'est
32:49tout ça
32:50tout à l'heure
32:51je parlais du film 8
32:52Jane Campion a accepté
32:53de le faire
32:54donc moi j'étais hyper content
32:55et il y avait
32:56Robert Altman
32:56et Wim Benders
32:57entre temps
32:58malheureusement
32:58Robert Altman était décédé
32:59mais j'avais trois grands réalisateurs
33:00qui avaient accepté
33:01je m'étais dit
33:02que j'allais trouver facilement
33:03les sous pour le faire
33:04c'était une vraie galère
33:05pendant deux ans
33:05j'ai pas trouvé les sous
33:06et au bout de deux ans
33:07Jane Campion m'appelle
33:08pour me dire
33:09j'ai décidé de faire un break
33:10dans ma vie professionnelle
33:11je vais m'occuper de ma fille
33:12de ma fille Alice
33:14donc je sors du projet
33:16voilà
33:16toute l'équipe était malheureuse
33:17voilà on était tous malheureux
33:18il se passe 8 mois
33:20et au bout de 8 mois
33:21elle me rappelle un matin
33:22en me disant
33:22il s'est passé un truc
33:23hier soir chez moi
33:24je reviens au cinéma
33:27on tourne dans 3 mois
33:28j'écris
33:30alors il faut trouver le financement
33:31maintenant tout de suite
33:32c'est maintenant
33:32qu'il faut décider
33:33et elle me raconte
33:35c'était en 2003
33:36pour montrer à quel point
33:38tout le monde a un rôle
33:39à jouer à un moment donné
33:40et la porte de la chambre
33:42d'Alice était ouverte
33:43Jane Campion était dans sa cuisine
33:45et elle écoutait
33:47les filles en train de discuter
33:48donc c'est les filles
33:49avec sa fille
33:50et ses copines
33:51et l'une d'elles dit
33:52vu l'état dans lequel
33:54nos parents sont en train
33:56de nous laisser la planète
33:57ils peuvent toujours courir
33:58pour qu'on s'occupe d'eux plus tard
34:00ok
34:01et elle me dit
34:02ça m'a travaillé
34:03toute la nuit
34:04et ça a fait tilt
34:06et je me suis dit
34:06je dois revenir avec ce projet
34:08et Marc
34:09il faut qu'on le fasse
34:10il faut le faire
34:11alors à l'époque
34:11je faisais beaucoup de films publicitaires
34:12donc j'avais un flux financier
34:14qui me permettait
34:14de prendre des risques
34:16mais
34:17en fait
34:17toute cette histoire
34:18si Jane Campion
34:20n'avait pas entendu Alice
34:21dans sa chambre
34:22ne m'avait pas appelé
34:23ne m'avait pas dit
34:24il faut y aller Marc
34:24il faut le faire ce truc
34:26j'aurais peut-être pas fait ce film
34:28donc
34:29l'émotion
34:31oui bien sûr
34:32l'action
34:33alors l'action
34:33n'est pas forcément
34:36l'action
34:36c'est chacun
34:37fait un bout de chaîne
34:39son bout de chaîne à elle
34:40ça a été de dire
34:41je veux participer
34:42parce que moi
34:42je veux parler d'un truc
34:43je veux que les gens comprennent
34:44que l'eau
34:47c'est pas
34:48c'est pas un cadre
34:48tout le monde
34:49tout le monde n'en a pas de l'eau
34:50et c'était en 2003
34:52et il y a raconté
34:53et aujourd'hui en France
34:54le monde en est conscient
34:55non non
34:55clairement
34:56donc
34:57je suis convaincu
34:59avec cette histoire
34:59que
35:01l'émotion
35:04peut vous emmener plus loin
35:05que vous ne pouvez imaginer
35:06mais comment vous
35:07choisissez
35:08quand vous définissez
35:09un film responsable
35:11ou un film engagé
35:12finalement
35:12c'est très
35:13c'est difficile
35:15de définir ça
35:16c'est difficile
35:17et puis en même temps
35:18alors nous ça fait 15 ans
35:19qu'on a les prix jeunesse
35:20qu'on va à la rencontre
35:21des élèves
35:21qu'on leur projette
35:22des courts métrages
35:23qu'on voit
35:24si on monte des films
35:25qui sont trop
35:26qui vont plomber l'ambiance
35:27on n'a pas de débat
35:28il n'y a pas de discussion
35:29si on a des films
35:30qui interrogent
35:32qui peuvent ouvrir
35:32la discussion
35:33qui éveillent
35:34qui ne sont pas forcément
35:35même drôles
35:36on peut avoir un petit peu de tout
35:38mais pas des trucs
35:39noirs
35:39noirs
35:39noirs
35:40si on a ça
35:41derrière
35:41on a accès à un débat
35:43et une vraie discussion
35:44donc
35:46avec Cinema 4chan
35:47et mon équipe
35:49c'est tout à fait éditorial
35:50c'est très collégial
35:51on discute entre nous
35:53quel est le sujet
35:54dont on veut parler
35:54et puis après
35:56par rapport à un film
35:57par rapport à un sujet
35:59quel est le film
36:00qu'on aimerait tous
36:00aller voir au cinéma
36:02on kiffe
36:03donc on le fait cette année
36:04avec
36:05alors on va rentrer
36:06dans le détail
36:08parce que là
36:08c'est là
36:099 avril
36:108 avril
36:1011 avril
36:11il y a un certain nombre
36:11de rendez-vous
36:12au Grand Rex
36:13à Paris
36:14mais pour lancer
36:16cette séquence
36:16où on va rentrer
36:17dans le détail
36:17des films
36:18que vous avez choisis
36:19cette question
36:20de celle qui était
36:20à votre place
36:21la semaine dernière
36:21Corinne Wilcom
36:22directrice du développement durable
36:24de Valouray
36:25qu'on l'écoute
36:26donc bonjour Marc
36:28ma question
36:28c'est de savoir
36:30en quoi le cinéma
36:31est-il un vecteur
36:33de transformation
36:33des comportements
36:35alors vous avez commencé
36:36à répondre
36:36mais là on va prendre
36:37un exemple
36:37enfin on va même
36:38prendre les trois exemples
36:409 avril
36:41Grand Rex
36:42Thelma et Louise
36:43magnifique film
36:44de Ridley Scott
36:44pourquoi vous l'avez choisi
36:46et en quoi ça peut être
36:47un vecteur de changement
36:48de comportement
36:49d'après vous
36:50parce que c'est un
36:51alors c'est un film
36:52qui est resté très moderne
36:55il est
36:56le sujet
36:57le débat
36:58dont on a envie de parler
36:59parce que le sujet
37:00égalité femmes hommes
37:01pour nous
37:01est toujours essentiel
37:02il y a tellement
37:02d'angles d'attaque
37:04entre guillemets
37:06là on voulait parler
37:07de l'empowerment
37:09féminin
37:10c'est des femmes
37:10qui sont libres
37:12qui tracent leur chemin
37:13voilà exactement
37:14juste un truc
37:16qui paraît évident
37:16pour nous
37:17hommes entre guillemets
37:18de pouvoir faire
37:19ce qu'on a envie de faire
37:19dans notre société
37:21où qu'on soit
37:21même sur cette planète
37:22qu'on puisse faire
37:23ce qu'on a envie de faire
37:25et pourquoi est-ce que
37:26à un moment donné
37:27effectivement
37:28les femmes
37:29ont tout d'un coup
37:31les chemins
37:31peuvent être brouillés
37:32compliqués
37:34moins évidents
37:35moins acceptés
37:36et on s'est dit
37:39faudrait qu'on ait un film
37:41qui d'abord
37:41où les gens passent
37:42un bon moment
37:43faudrait qu'on puisse oser
37:44un film qui ose
37:45voilà
37:45un film
37:46il y en a peut-être pas mal
37:47mais celui-ci
37:48on s'est dit
37:50il est génial
37:51parce qu'en fait
37:51si on regarde
37:52le film
37:53même que les gens
37:53le connaissent ou pas
37:55voilà
37:55c'est deux femmes
37:56deux copines
37:56qui sont prises
37:57dans un engrenage
37:58au début
37:58avec un type
37:59qui fait une tentative
38:00d'agression sexuelle
38:03avec une fille
38:04dans un parking
38:04l'autre vient
38:05alors effectivement
38:06tout d'un coup
38:07elle tue ce type
38:09et puis après
38:10il y a un engrenage
38:10de situation
38:11il n'y a qu'un mec
38:12qui comprend
38:13effectivement
38:13qu'il faut calmer le jeu
38:15parce qu'elles ne sont pas
38:17dangereuses
38:18mais elles-mêmes
38:18sont prises dans un truc
38:19en disant
38:20on ne va pas revenir en arrière
38:21parce que vous n'allez pas
38:22nous remettre à une place
38:24où on ne voulait pas être
38:24effectivement
38:25qu'est-ce qui va en parler
38:26de ce film
38:27puisque j'ai bien compris
38:28la logique
38:29on visionne le film
38:30et ensuite il y a
38:31un débat
38:32un échange
38:33qui vient en parler
38:33clairement
38:34alors on a la chance
38:34d'avoir Elisabeth Moreno
38:36qui sera présente
38:38avec Bruno Solo
38:39d'accord
38:39donc l'idée c'était
38:40d'avoir une femme
38:41un homme
38:41Elisabeth Moreno
38:42qui a été ministre
38:44de l'égalité
38:45femme-homme
38:46tout à fait
38:46pendant deux ans
38:47complètement
38:48et qui connaît bien
38:49le sujet
38:50et puis
38:52et puis Bruno Solo
38:53qui voilà
38:54qu'on a eu régulièrement
38:55l'occasion d'entendre
38:56récemment
38:56il vient
38:57et de ce que j'ai entendu
39:00effectivement
39:01de ses interventions
39:02il parlait du rôle
39:03que l'homme doit jouer
39:04par rapport à ça
39:05et
39:07parce qu'encore une fois
39:08nous dans toutes les projections
39:09nous depuis 15 ans
39:10le sujet égalité femme-homme
39:11il y est chaque année
39:13dans les projections
39:14qu'on fait
39:14en enfants
39:15collégiens lycéens
39:16ils ont tous
39:17un court-métrage
39:17sur ce sujet
39:18parce qu'on veut amener
39:19la discussion
39:20autour de la table
39:21et c'est trop souvent
39:22des femmes qui en parlent
39:22et c'est trop souvent
39:23des femmes qui en parlent
39:24et en fait
39:25la meilleure façon
39:26de pouvoir aujourd'hui
39:30appuyer
39:30et mettre en valeur
39:32et puis montrer le respect
39:33qu'on doit avoir
39:34par rapport à ça
39:34je pense que la parole
39:35d'un homme
39:35est pas plus importante
39:37mais elle est tout aussi importante
39:39que celle d'une femme
39:39parce qu'elle peut appuyer
39:41et donc l'idée
39:42c'est d'avoir des
39:43c'est d'avoir des citoyens
39:45avec nous
39:46sur scène
39:46des gens qui se sentent
39:48responsables
39:48parce qu'ils ont une famille
39:49des enfants
39:50parce qu'ils ont envie
39:51de transmettre
39:52des bonnes choses
39:53et qu'en éveillant
39:54et en réveillant
39:56peut-être la conscience
39:57des gens dans la salle
39:58il y a peut-être
39:58des petites choses
39:59en plus qui vont rester
39:59alors autre film
40:01Flo
40:02de je sais pas
40:03comment on prononce
40:04Ginz
40:04ou Ginz
40:05Zilbalodis
40:06oui
40:06il faut
40:07alors c'est un dessin animé
40:10oui c'est un film
40:11d'animation
40:11magnifique dessin animé
40:12qui a été produit
40:13par Ron Diennes
40:14qui est un producteur français
40:16qui a eu
40:17un Oscar
40:18et un César
40:19l'an dernier
40:19donc bravo
40:20on est hyper fiers
40:21de Ron Diennes
40:22venir justement
40:24discuter avec le public
40:25et pour nous
40:27ce film
40:30il n'y a pas
40:32de dialogue
40:32il n'y a pas d'humain
40:34il n'y a que des animaux
40:35c'est un truc
40:36qui est un truc
40:37complètement à part
40:37puis malgré tout
40:39l'histoire de ce truc
40:39c'est des animaux
40:41qui vont
40:41confronter à une montée
40:42des eaux
40:43c'est ça
40:43et ils vont s'unir
40:47pour réagir
40:48et trouver des solutions
40:51seul il n'y serait pas arrivé
40:52mais ensemble
40:54ce qui est totalement improbable
40:55en réalité dans la vraie vie
40:56mais tous ces animaux
40:57vont se réunir
40:58pour y arriver
40:59et ce film
41:01pour nous
41:02il était intéressant
41:03alors
41:03on se permet
41:04de faire des grandes
41:05des projections
41:06comme ça
41:07pour nous
41:08ça nous permettait
41:08de parler des nouveaux récits
41:10parce que les nouveaux récits
41:11c'est un sujet
41:13qui est extrêmement riche
41:16c'est une réponse
41:18au défi
41:19de l'acceptabilité
41:20de la transformation
41:21parce que c'est vrai
41:22qu'on en parle
41:23quasiment tous les jours
41:24dans cette émission
41:25et d'ailleurs
41:26de temps en temps
41:26avec Fabrice Bonifait
41:27qui est le directeur
41:28du collège
41:29des directeurs
41:30de développement durable
41:31C3D
41:31qui était à votre place
41:33il y a quelques semaines
41:34et qui va donc participer
41:36au débat
41:37les entreprises
41:38elles doivent
41:40inventer
41:41ces nouveaux récits
41:42parfois pour faire accepter
41:43la transformation
41:44à leurs salariés
41:46à leurs clients
41:46à leurs partenaires
41:47c'est un défi
41:48collectif majeur
41:49c'est majeur
41:50c'est majeur
41:51parce qu'en fait
41:51on est
41:53notre terre
41:54elle est magnifique
41:56elle nous nourrit
41:57on a
41:58une terre
41:59qui a son rythme
42:00de vie
42:00et qui
42:01on utilise
42:03des matières premières
42:04des matières secondaires
42:06mais on utilise
42:06des manières
42:07avec cette planète
42:09et
42:12on est arrivé
42:13à un niveau
42:14où
42:14on est dans
42:16une certaine
42:17inconscience collective
42:18malgré tout
42:19même si certains
42:19le savent
42:20ou l'entendent
42:21mais ils agissent
42:22différemment
42:24on arrive
42:25en fait
42:25notre terre
42:26est limitée
42:27elle a des limites
42:28par rapport
42:29à ce qu'elle nous fournit
42:30mais
42:32moi je me souviens
42:33d'un film
42:33qui a rempli son rôle
42:35que Nicolas Hulot
42:36avait fait
42:37un long métrage
42:38qui était
42:38on sortait du film
42:40waouh
42:41le moral
42:42le moral
42:42il était
42:43bien plombé
42:46dans les chaussettes
42:47et donc ça
42:49c'est la période
42:50où le discours
42:50était plutôt anxiogène
42:52culpabilisateur
42:53il fallait sans doute
42:54faire le constat
42:55de la catastrophe
42:57en cours
42:58mais
42:59ce récit là
42:59il a atteint ses limites
43:00très clairement
43:01aujourd'hui
43:01il a atteint ses limites
43:02et en fait
43:03l'idée
43:03c'est de dire aux gens
43:04mais en fait
43:06on est très matériel
43:08on s'est construit
43:08comme ça
43:09toutes ces années
43:09on l'est tous
43:10et certains le sont
43:11plus que d'autres
43:12mais tout le monde
43:13a besoin de posséder
43:14à avoir des trucs
43:14et en fait
43:15on rentre à une ère
43:16où
43:19notre monde
43:20notre organisation
43:23entre maintenant
43:24et 2050
43:26il y a des matières premières
43:27qui ne sont plus accessibles
43:30auxquelles on a absolument besoin
43:32et on voit tout ce qui se passe
43:33en ce moment en plus
43:33on est en plein dedans
43:34et tout ça encore
43:40est encore plus fort
43:41parce que c'est les pays
43:42les plus riches
43:42qui en ont besoin
43:43les pays les moins riches
43:44ils en ont moins besoin
43:45parce qu'ils n'ont pas accès
43:47mais dans la réalité
43:49tout ça à un moment donné
43:49on va devoir
43:50remettre
43:52revoir autrement
43:53le modèle
43:53et alors c'est quoi
43:54le nouveau récit
43:56pour sortir de l'anxiogène
43:57culpabilisateur
43:58en fait justement
43:59c'est de dire
43:59qu'on peut être heureux
44:00autrement
44:01on peut être heureux
44:03différemment
44:03on peut être heureux
44:04en se disant que
44:06je vais réutiliser
44:07je vais revoir
44:09mon mode de vie
44:10je vais
44:12il ne faut pas
44:12que ce soit
44:13une frustration
44:13c'est juste
44:15comment être heureux
44:17sans pour autant
44:19devoir se projeter
44:20en disant
44:21je ne peux être qu'heureux
44:22que si j'ai du matériel
44:25est-ce qu'on peut être heureux sans
44:26moi je suis sûr
44:27voilà
44:28c'est pas évident
44:29tous les jours
44:29parce que
44:30voilà
44:30moi je suis une génération
44:32on est consumériste
44:34ça c'est sûr
44:35énormément consumériste
44:36mais j'ai envie
44:37que moi mes enfants
44:38entendent ce discours
44:39et alors
44:40l'autre film
44:41c'est les rêveurs
44:41film d'Isabelle Carré
44:43où là
44:44elle sera d'ailleurs présente
44:46débat avec
44:46Marie-Rose Moreau
44:47qui est psychiatre
44:48et co-auteur du film
44:49là on parle de
44:49santé mentale
44:51notamment en particulier
44:52chez les enfants
44:52et les adolescents
44:53mais alors tiens
44:54je vais vous poser une question
44:55à l'organisateur de Festival
44:58vous avez dû vous poser
44:59la question
45:00du bilan carbone
45:01de l'impact
45:03d'un festival
45:04comme le vôtre
45:04c'est quoi
45:05c'est d'abord le transport
45:06des spectateurs
45:07des équipes
45:09qu'est-ce qui
45:09même si votre bilan
45:10il n'est pas
45:12énorme
45:12non il n'est pas
45:13énorme
45:14après
45:15mais la question
45:16elle est plus générale
45:17quand on organise
45:18un festival
45:19que ce soit de cinéma
45:20de musique
45:21en fait
45:22quand on organise
45:23un festival
45:23c'est les discussions
45:26principales
45:27qui reviennent
45:27avant on faisait un catalogue
45:28maintenant on ne fait plus
45:29de catalogue
45:31qu'est-ce qu'on
45:32on fait un flyer
45:33pour que quand même
45:34les gens voient le programme
45:36mais voilà
45:36on passe d'un petit truc
45:37comme ça
45:38à un grand catalogue
45:40qu'est-ce qu'on peut faire
45:42pour
45:44on fait attention
45:44effectivement
45:45à tout ce qui va être consommé
45:48voilà
45:48plutôt avoir des bouteilles
45:49d'eau en verre
45:50enfin on est sur des choses
45:51en fait assez basiques
45:52puisque tout le reste
45:52au niveau du transport
45:54d'abord on ne le contrôle pas
45:55alors nous on est au centre
45:56de Paris
45:57dans le Grand Rex
45:58donc les gens savent
46:00que franchement
46:00ceux qui vont y aller
46:01en voiture
46:02ils vont souffrir
46:03alors qu'il y a
46:04pas beaucoup de places
46:04de paris
46:06alors qu'il y a
46:07en metro
46:08c'est tellement ça
46:09mais je vais élargir
46:10ma question
46:11parce que
46:11ça concerne
46:13le monde de la culture
46:13ça concerne le monde
46:14du sport aussi
46:14le modèle des grands événements
46:17des grands festivals
46:18ou des grands événements
46:19musicaux
46:20des grands événements
46:20sportifs
46:21on sait que
46:24ce qui pèse
46:25c'est les déplacements
46:26des spectateurs
46:28oui bien sûr
46:28qui viennent parfois
46:29du monde entier
46:30pour assister à un grand événement
46:32musical
46:34ou sportif
46:35on fait quoi ?
46:36on abandonne
46:38ce partage
46:39parce que ce sont des moments
46:39de partage collectif
46:41pour l'humanité
46:42ou alors
46:44vous voyez ce que je veux dire
46:45c'est intrinsèque
46:45est-ce qu'on doit
46:46les abandonner ?
46:48non
46:48je ne crois pas
46:48alors moi non plus
46:49moi non plus
46:49je pense qu'on n'a pas le choix
46:51je pense que
46:53on fait
46:54Ecoprod
46:54va intervenir
46:55dans le cadre du festival
46:56à la clôture
46:57justement pour dire
46:58quelques mots
46:59sur
46:59alors non pas
47:00ce qui est fait
47:01dans le cadre des festivals
47:02mais ce qui est fait
47:03dans le cadre
47:03des productions
47:04et des réalisations
47:05aujourd'hui
47:05parce que malgré tout
47:06les tournages
47:06ont un impact
47:07en fait tout a un impact
47:09en réalité
47:10donc à un moment donné
47:11qu'est-ce qui est fait
47:12quels sont les codes
47:13qui sont donnés
47:15voilà
47:15et notre métier
47:16se doit
47:17et il se responsabilise
47:19effectivement
47:19avec des obligations
47:21des codes de travail
47:23qui amènent
47:24les entreprises
47:25de production
47:26à devoir respecter
47:28des règles
47:28s'ils veulent être soutenus
47:30donc voilà
47:31et on doit être les premiers
47:32effectivement
47:32à donner l'exemple
47:33vous avez parlé
47:35tout à l'heure
47:36des jeunes
47:37avec ceux
47:38donc il y a des
47:39prix jeunesse
47:40c'est ça
47:40qui sont remis
47:42chaque année
47:43en France
47:44à l'international
47:45on l'a bien compris
47:46alors en fait
47:46les prix vont être remis
47:47à la clôture du festival
47:49c'est ça
47:49d'accord
47:49c'est lié au festival
47:50c'est lié au festival
47:51ça sera lieu
47:52donc le 11 avril
47:54et à la clôture
47:55de reste
47:56on va remettre
47:56un prix d'honneur
47:57à Isabelle Carré
47:58par rapport au film
47:59Les rêveurs
48:00dont vous parliez
48:00qu'elle a réalisé
48:02parce que son film
48:03fait du bien
48:04et je pense qu'il va
48:05faire du bien
48:05à des jeunes
48:07en doute
48:08en difficulté
48:10en recherche
48:11de repères
48:14et je pense
48:15qu'il est tellement
48:15important
48:16à un moment donné
48:17quand on se perd
48:18de pouvoir
48:19se raccrocher
48:19à quelque chose
48:20elle a écrit
48:22un livre
48:23donc c'est un roman
48:24qui est une oeuvre
48:25Les rêveurs
48:27qui relate quand même
48:28son histoire
48:30qu'elle a adaptée
48:31au cinéma
48:31donc elle s'est quand même
48:35énormément découverte
48:36au public
48:36mais elle l'a fait
48:38parce que je pense
48:39qu'il y a beaucoup
48:39de générosité de sa part
48:40pour que ça serve
48:41pour que ce soit utile
48:42donc les jeunes
48:43chez nous
48:44ont une place
48:46très importante
48:47et donc c'est
48:48comme je disais
48:48on a des enfants
48:498 à 11
48:50collégiens lécéens
48:5112 à 17
48:51et les étudiants 18
48:53et en fait
48:54ça s'est construit
48:55avec le temps
48:56et aujourd'hui
48:56c'est plus de 30 pays
48:57qui participent
48:58alors quand je dis 30 pays
48:59parfois on a
49:01voilà
49:02je découvrais hier
49:03qu'on avait
49:04le Qatar
49:05qui a participé
49:06avec une classe
49:07et donc voilà
49:08c'est un nouveau pays
49:09qui vient
49:09et qui réagissait
49:11et on demande aux professeurs
49:12de nous faire des comptes rendus
49:13donc de début janvier
49:14à fin mars
49:15ils vont visionner
49:16un programme
49:17de 50 minutes
49:17à une heure
49:19un groupe de court-métrage
49:20tous les court-métrages
49:22illustrent
49:22les objectifs
49:23de développement durable
49:24donc nous depuis 15 ans
49:25d'une certaine manière
49:26on fait de l'éducation
49:27sur les ODD
49:28auprès des réalisateurs
49:29producteurs
49:30distributeurs
49:31pour qu'ils nous donnent
49:31ces films
49:32il nous reste moins de 2 minutes
49:32vous allez en entreprise aussi ?
49:34alors on vient
49:34bien sûr
49:35on va en entreprise
49:36on a adapté
49:38notre outil
49:39merci de le préciser
49:41on a adapté
49:42Cinema for Change
49:43en un programme
49:44d'une heure
49:45c'est pas un long-métrage
49:47qu'on va projeter
49:47c'est un court-métrage
49:48on a la chance
49:50d'en avoir
49:50et des beaux
49:51on projette un court-métrage
49:53et je vais animer
49:54un débat
49:55avec deux experts
49:57et on va discuter
49:58avec le public
49:59donc nous
50:00ce qui nous intéresse
50:01avec les ciné-débats
50:02c'est la proximité
50:03le dialogue
50:04et c'est d'expliquer aux gens
50:06les problèmes qu'il y a
50:07mais surtout les solutions
50:08qu'on peut avoir
50:09aujourd'hui dans notre société
50:10est-ce que vous voyez
50:11là aussi
50:14l'imaginaire
50:15l'émotion
50:16l'action
50:16est-ce que vous voyez
50:17des entreprises
50:20qui sont prêtes
50:21à changer de modèle
50:22vous voyez ce que je veux dire
50:23est-ce que ça vous est arrivé
50:24de déclencher quelque chose ?
50:26je ne sais pas
50:26si on a déclenché quelque chose
50:27ce que je sais
50:28c'est qu'on a déclenché
50:29des réactions dans la salle
50:30où les gens
50:31j'ai vu dans les regards
50:32qu'ils apprenaient quelque chose
50:33sur un salarié de la boîte
50:35qu'ils connaissaient depuis
50:36hyper longtemps
50:37dont ils ne connaissaient pas
50:38l'histoire
50:38mais que la personne
50:39avait envie
50:40de partager son vécu
50:42et qu'à travers ce vécu
50:44ils le regardaient autrement
50:46donc je pense
50:47qu'on fait évoluer
50:48l'action
50:49je ne sais pas
50:50je pense qu'on fait évoluer
50:51en tout cas les consciences
50:52à ce niveau-là
50:53merci beaucoup
50:54d'être venu
50:55Marco Béon
50:56merci de votre accueil
50:56festival
50:57cinéma for change
50:58tiens il y a aussi
50:59un autre festival
51:00qui s'appelle
51:00cinéma for space
51:01que vous dirigez
51:02on aura peut-être
51:03d'autres occasions
51:04d'en parler
51:05en ce moment
51:06on est en pleine actu
51:06il y a la mission Artemis
51:08on repart vers la lune
51:09enfin bon
51:09il y a énormément de choses
51:11à raconter
51:11et ça fait partie
51:12de mes passions
51:13merci beaucoup
51:14et à bientôt
51:15sur notre antenne
51:16on passe tout de suite
51:16à notre rubrique
51:17start-up
51:24Smart Ideas
51:25j'accueille
51:26Marie Aubin
51:26bonjour
51:27bonjour
51:27ravie de vous rencontrer
51:28de vous accueillir
51:29vous êtes la fondatrice
51:30de la Marinette
51:31que vous avez créée
51:31en 2024
51:33c'est quoi l'idée
51:34de la Marinette
51:35alors la Marinette
51:36c'est un merveilleux
51:37petit accessoire
51:38qui permet de faire pipi
51:39aux femmes
51:40proprement
51:41sans avoir
51:42se déshabiller
51:43et sans même
51:44plier les genoux
51:45puisqu'on fait pipi
51:46debout
51:46ok avec ça
51:48avec ça
51:48exactement
51:49ça pèse 17 grammes
51:50et ce petit 17 grammes
51:52ce petit objet
51:52en fait il permet quand même
51:53de répondre
51:55à des enjeux majeurs
51:56de la santé des femmes
51:57notamment deux
51:59un
52:00l'angoisse
52:01sur l'autoroute
52:02d'avoir à s'arrêter
52:03dans des toilettes
52:04qui sont
52:06pas toujours recommandables
52:07même dans les gares
52:08les trains
52:09etc
52:09au restaurant
52:10c'est toujours un peu
52:11l'angoisse
52:12parce que
52:12nous on est toujours
52:14rechargés
52:14on a des manteaux
52:15des choses
52:15il faut qu'on se mette
52:16en squat
52:17il faut qu'on pousse
52:17sur le périnée
52:18pour être sûre
52:19que ça va
52:20où ça doit aller
52:22ça ne parte pas
52:23dans tous les sens
52:23etc
52:24je donne des détails
52:25parce que les femmes
52:26savent ce que c'est
52:26dont j'ai déjà parlé
52:27avec ma femme
52:29ou ma fille
52:30donc je suis consciente
52:33pour les femmes
52:33donc qu'est-ce qu'elles font
52:35elles s'empêchent
52:36de boire en général
52:37et c'est le deuxième enjeu
52:38aussi
52:39c'est que
52:39un enjeu de santé publique
52:40exactement
52:41parce qu'on s'aperçoit
52:42quand même
52:42qu'il y a les trois quarts
52:43des femmes
52:45qui déjà petites
52:46ne vont pas aux toilettes
52:47à l'école
52:47puis ne vont pas aux toilettes
52:48au collège
52:49ne vont pas aux toilettes
52:50au lycée
52:50et ça continue
52:51jusqu'à la fin de vie
52:52parce que
52:52dès qu'on n'est pas
52:53chez soi
52:54on ne boit pas
52:55alors c'est pas
52:55la première entreprise
52:56que vous créez
52:57vous en avez créé
52:58deux ou trois auparavant
52:59je crois
53:03ça vous a servi
53:03à créer
53:04à créer cet objet
53:06parce que
53:07bon voilà
53:08je crois que vous étiez
53:09à la retraite
53:09et vous vous dites
53:10allez hop
53:10je me relance
53:11je crée la marinette
53:12je crois qu'il y avait
53:13une petite dose
53:13d'inconscience
53:14quand même
53:15dans mon choix
53:15c'est évident
53:17que je suis allée
53:18beaucoup plus vite
53:19que les fois d'avant
53:20c'est sûr
53:21parce que
53:22je savais créer
53:23un marché
53:23un cahier des charges
53:26je savais faire
53:27une étude de marché
53:29etc
53:29et puis je savais
53:30trouver des solutions
53:31pour que
53:32ce petit objet
53:33soit en plus éthique
53:34en circuit court
53:35fabriqué en France
53:37etc
53:38parce qu'on a
53:39beaucoup de choses
53:39qui se passent
53:39dans notre département
53:40de Lyon
53:41justement
53:41la logistique
53:43la fabrication
53:44les étuis
53:45qui sont fabriqués
53:47etc
53:47ça n'existait pas
53:48vous vous dites
53:49je vais créer
53:49quelque chose
53:50qui n'existe pas
53:51sur le marché
53:51alors si ça existe
53:53il y a énormément
53:54de choses qui existent
53:55c'est ce que j'ai découvert
53:56à 64 ans en fait
53:57j'avais jamais entendu
53:58parler de ça
53:59comme d'ailleurs
54:00moins d'une femme
54:01sur deux
54:02non
54:03c'est même pas ça
54:04c'est une demi-femme
54:05sur 100
54:06a déjà
54:07ou utilisé
54:08ou possède
54:09ce qu'on appelle
54:11un
54:11unérigme féminin
54:12donc c'est moins
54:13de 1%
54:14des femmes
54:14qui ont déjà
54:15utilisé
54:15un système
54:17comme la monnaie
54:17pourquoi ?
54:17c'est parce que
54:18celles
54:18qui ont utilisé
54:20elles ont fait
54:20comme moi
54:21elles ont acheté
54:21des choses
54:22qui existaient
54:22sur internet
54:23et que
54:24on a besoin
54:25quand même
54:25de quelque chose
54:26de safe
54:27où on est sûr
54:28qu'on ne va pas
54:28se mouiller les doigts
54:29etc
54:29et qu'on peut être
54:30assez déçu
54:31parce qu'il y a
54:31beaucoup de choses
54:32chinoises
54:32voilà
54:33il y a très peu
54:34de choses
54:34faites en France
54:36et il y a très peu
54:36de choses
54:37qui sont faites
54:38dans des matériaux
54:38sains
54:40et peut-être aussi
54:41parce que moi
54:42ça me frappe
54:43de me dire
54:43que des systèmes
54:45existaient
54:46peut-être un peu
54:46imparfaits
54:47mais n'étaient pas
54:47utilisés
54:47quand même
54:48le tabou
54:49c'est-à-dire que
54:49ça fait partie
54:50des
54:51genre
54:52je suis sûr
54:52que ça concernerait
54:53les hommes
54:53ça fait longtemps
54:55qu'on aurait trouvé
54:56des solutions
54:57et qu'il y aurait
54:57de la publicité
54:58en fait
54:58on a des demandes
54:59pour les hommes
55:01c'est bien
55:01parfait
55:02super
55:03je pense qu'à partir
55:04d'un certain âge
55:05ça pourrait être utile
55:06si j'ai bien compris
55:06mais est-ce que vous avez
55:07ce sentiment là
55:08qu'il y avait
55:09bon voilà
55:09qu'il y avait un tabou
55:10oh là là
55:10dans une émission de télé
55:11on ne va pas parler
55:12des femmes qui veulent faire
55:13tout pire
55:13alors oui
55:14alors ça c'est général
55:15c'est pas évident
55:17quelques émissions
55:18quand même
55:19qui nous ont fait confiance
55:20et qui nous permettent
55:21d'exprimer ça
55:22mais en fait
55:23vous avez participé
55:24à
55:25Qui veut être mon associé
55:26c'est ça ?
55:26Qui veut être mon associé
55:26absolument
55:27oui oui
55:27j'ai maintenant
55:28une super investisseuse
55:30qui va nous ouvrir
55:32le marché américain
55:33et qui je m'entends
55:34très très bien
55:34Ariane
55:35Ariane Baguin
55:37la question c'était
55:38par rapport
55:39au tabou
55:40sur le tabou
55:43des choses existent
55:44depuis le 17ème siècle
55:47nos grands-mères
55:48quand j'ai des grands-mères
55:50qui me racontent ça
55:51nos arrière-grand-mères
55:52en fait
55:53certaines avaient
55:54une tuile
55:55au champ
55:55parce qu'à l'époque
55:57on n'avait pas les toilettes
55:58on n'avait pas l'habitude
55:59de s'asseoir
56:00etc
56:01et donc
56:02elles se débrouillaient
56:03pour rester propres
56:03quand même
56:04donc elles avaient leurs tuiles
56:05pour certaines
56:06d'autres qui
56:06avaient des bouts de bois
56:07un peu taillés
56:09chacune
56:09essayait de se débrouiller
56:10et puis bon
56:11peut-être que
56:12l'hygiène
56:13à l'époque
56:13était moins
56:15prédominante
56:15qu'aujourd'hui
56:16voilà
56:16mais c'est sûr
56:17que c'est un sujet
56:18qui est encore tabou
56:19alors que
56:20sur les réseaux sociaux
56:21on est quand même
56:22presque à 40 millions
56:23de vues
56:24et que
56:25c'est un vrai engouement
56:26et un phénomène
56:27et ben voilà
56:27et donc maintenant
56:28il y a la marinette
56:30les marinettes
56:30merci beaucoup
56:31Marie-Aubin Bonvent
56:32et à très bientôt
56:34sur l'antenne
56:35de Bismarck
56:36merci à toutes et à tous
56:37à bientôt
Commentaires