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Mardi 28 avril 2026, retrouvez Fabrice Midal (Philosophe), Pauline Raffaitin (Responsable Veille Réglementaire & Affaires Publiques, Ecocert), Luce Gramond (cofondatrice, Greenlobby) et Jeanne Lemoine (codirigeante et cofondatrice, groupe Lemoine) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:02Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici le sommaire, c'est Jeanne Lemoyne, co-dirigeante du groupe Lemoyne,
00:16qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler réindustrialisation
00:22et détailler les actions RSE de ce groupe familial leader européen des produits d'hygiène coton.
00:27Mais d'abord, je reçois Fabrice Midal, philosophe, écrivain, qui publie
00:31« Empêcher que le monde ne se défasse » 19 leçons pour apprendre à résister.
00:37On verra lesquelles sont applicables au monde de l'entreprise.
00:40C'est une nouvelle rubrique que je vous propose dans une dizaine de minutes.
00:44« Tous lobbyistes » avec Luz Grammont, on verra chaque mois comment le lobbying,
00:47les réglementations peuvent être un frein, mais aussi un levier de transition écologique et sociale.
00:53J'ai l'exemple avec EcoCert aujourd'hui et la réglementation européenne sur le bio.
00:58Et puis, dans notre rubrique « Start-up et innovation », je vous présenterai les biscuits de la marque Fierre,
01:04qui travaille exclusivement avec des personnes en situation de handicap.
01:07Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:16L'invité de ce Smart Impact, c'est Fadrice Midal.
01:19Bonjour, bienvenue.
01:20Vous êtes philosophe, écrivain, vous publiez « Empêcher que le monde ne se défasse ».
01:24C'est aux éditions Flammarion, Versilio, 19 leçons pour apprendre à résister.
01:29Résister, tiens, je commence par ça.
01:31Ça signifie quoi pour vous aujourd'hui ? À quoi ? À qui ?
01:33Résister, c'est résister à ce qui nous empêche d'être vivants et qui nous fait baisser les bras.
01:37Et l'idée de ce livre, c'est de sortir la résistance des mécanismes habituels auxquels on l'identifie aujourd
01:44'hui.
01:45Résister simplement comme être contre, qui est vraiment facile et qui ne construit rien.
01:49Est-ce qu'on pourrait inventer une résistance qui construit ?
01:51C'est-à-dire résister à l'immobilisme, résister à ce qui nous donne le sentiment qu'on ne peut
01:56plus rien faire,
01:58qui peut toujours nous menacer.
02:00Et donc, je voulais redonner un peu des lettres de noblesse à la résistance.
02:04Est-ce que c'est, d'une certaine façon, un engagement politique, cette façon de résister ?
02:11Alors, ça dépend de ce que vous appelez politique.
02:13Ce qui est ce qu'on voit...
02:14Ce qui est pas dans un parti politique, mais dans l'organisation de la cité.
02:17Moi, je suis philosophe, donc au sens d'Aristote, de la politique, du sens commun.
02:21Oui, c'est le sens du titre du livre.
02:23Empêcher que le monde ne se défasse, c'est une phrase de Camus,
02:25qu'il prononce quand il reçoit le prix Nobel.
02:28Donc, c'est vraiment un texte qu'il a énormément pensé.
02:30Et empêcher que le monde ne se défasse, c'est ça, résister.
02:34C'est comment je peux faire ?
02:36Je ne peux pas faire que le monde soit parfait.
02:38Mais qu'est-ce que je peux faire, à mon échelle, là, maintenant,
02:41pour que le monde ne se défasse pas, et donc maintenir du lien ?
02:46Ça, c'est notre responsabilité d'être humain.
02:49J'ai peur qu'aujourd'hui, la politique, disons politicienne,
02:55ne soit plus à même de faire ce travail-là.
02:57Plutôt dans l'antagonisme ou l'antagonisation des individus.
03:02C'est ça.
03:03Contre.
03:04Contre.
03:05Et puis, une absence de pensée.
03:06Et aujourd'hui, tous ceux qui sont soucieux du monde
03:10sont un peu effrayés de la difficulté de penser.
03:13La difficulté de penser, c'est quoi ?
03:14C'est, je répète ce qui est déjà connu, qu'on a déjà dit,
03:17parce que c'est plus confortable,
03:19et toute l'histoire le montre.
03:21Les assassins, les...
03:23Oui, et puis même, je m'enferme dans un mode de pensée.
03:25D'ailleurs, les réseaux sociaux nous y enferment d'une certaine façon.
03:29C'est très, très dangereux,
03:30parce qu'il y a une jubilation de faire ce que dit le chef.
03:35Je ne l'ai plus à penser, et donc je...
03:38Et là, ça pose des questions sur le mal.
03:40Peut-être que l'absence de pensée est en rapport au mal,
03:44ce qu'on ne dit pas assez.
03:45Vous parlez d'assombrissement du monde.
03:48Qu'est-ce qui vous semble le plus sombre ou le plus inquiétant ?
03:51Alors, en tant que philosophe, aussi,
03:53là, ce qui est important, c'est de se dire
03:55qu'est-ce qui, aujourd'hui, assombrit le monde.
03:58Ce n'est pas la même chose qu'à une autre époque.
03:59Parce que moi, je ne dis pas que notre monde est plus sombre
04:01que celui d'avant.
04:03Mais chaque époque a d'autres problèmes.
04:05Aujourd'hui, un des assombrissements,
04:07c'est que tout devient gérable.
04:10Les êtres humains ne sont plus des êtres humains,
04:13mais tout doit être géré.
04:15On doit gérer son stress, on doit gérer ses émotions,
04:16on doit potentialiser son capital santé,
04:18on doit potentiel...
04:19Tout doit être potentialisé.
04:22Gérable et notable, aussi.
04:24Gérable et notable.
04:24On est dans un monde de la note permanente.
04:26Ça se rejoint, je pense.
04:27Oui, une des choses qui m'importent beaucoup,
04:30c'est d'essayer de faire la distinction
04:31entre l'excellence et la performance.
04:33Je crois que notre société souffre beaucoup.
04:36La performance, c'est ce qui se mesure.
04:38L'excellence, c'est un accomplissement de tout son être.
04:41Pour être performant, il faut que je me sacrifie.
04:43Un grand champion, il n'est pas dans la performance,
04:46il est dans l'excellence.
04:48Quand on veut tout calculer, on perd l'excellence.
04:51Et ça, c'est un sujet qui me travaille
04:53parce qu'en perdant le sens de l'excellence
04:55et en faisant que tout devienne plus que calculable,
04:57on enlève le sens du travail.
04:59Le travail n'a plus de sens.
05:00Parce que ce n'est plus que du calculable.
05:02C'était la question que j'allais vous poser.
05:03À quel point les 19 leçons que vous nous proposez
05:06dans ce livre, elles sont applicables
05:08au monde de l'entreprise ?
05:09Je dirais, c'est là où vous m'auriez dit
05:12est-ce qu'elles sont applicables dans le monde politique ?
05:13J'aurais dit là, je ne sais pas.
05:15C'est là qu'elles sont principalement
05:18ou prioritairement applicables ?
05:19Oui, parce que dans le monde de l'entreprise,
05:20il faut remettre de la dimension humaine,
05:23remontrer comment on peut inventer des choses,
05:26résister au défaitisme,
05:27abaisser les bras, croire qu'on ne peut pas,
05:29que résister, ça ne peut pas être fait par haine,
05:34redonner le sens des mots.
05:35Je crois que toutes les leçons que je donne dans le livre
05:38s'adressent à toute personne
05:39qui est en rapport au réel.
05:41Et dans l'entreprise, c'est encore un des lieux
05:42où on est en rapport au réel.
05:44Parce qu'on ne peut pas,
05:45quand on est trop pris par l'idéologie dans l'entreprise,
05:48le réel vient vous dire que là,
05:49vous êtes à côté de la plaque.
05:50Et dans notre monde,
05:51on est de plus en plus coupé du réel.
05:53Et je crois que c'est une souffrance très forte.
05:54Alors, je joue votre livre sur ce chapitre,
05:58qui me concerne directement,
06:00puisque la leçon numéro 11,
06:02c'est liser un poème au lieu d'écouter les infos.
06:04Oui.
06:05Bon, ok, donc je me sens concerné.
06:07Quelles infos ?
06:08Ça dépend de quelles infos on parle ?
06:10Ou est-ce qu'il faut se sortir de ce torrent de l'actualité ?
06:15Oui.
06:16Qui est la paresse en sanctiogène
06:17pour empêcher que le monde ne se défasse ?
06:21Le livre est né de mon agent qui m'a dit
06:24il faut que tu fasses un livre sur la situation.
06:26En plus, elle est à moitié américaine.
06:29Donc l'élection de Trump la préoccupait.
06:32Je dis non, non.
06:32Mais elle me dit, moi j'ai un problème tout simple.
06:34À un moment, elle me dit dans la conversation.
06:35Le matin, j'allume les informations,
06:36je suis déprimé pour le reste de la journée.
06:38Si je ne les écoute pas,
06:39je ne me sens pas un bon citoyen.
06:41J'ai trouvé que c'était une question très concrète.
06:43Et donc ma suggestion,
06:44c'est de ne pas commencer.
06:46Je ne dis pas qu'il ne faut pas écouter les informations.
06:48C'est de ne pas commencer sa journée par ça.
06:49Oui.
06:50De commencer par quelque chose
06:51qui va nous tourner vers nos propres forces.
06:56Et donc ça, ça serait le...
06:58Moi, je me suis donné comme exercice
07:00de lire un poème tous les matins
07:02pendant un mois pour faire le test.
07:05Ça prend trois minutes.
07:06Et j'ai vu que ça changeait mon état d'esprit.
07:09Pour toute la journée ?
07:10Oui.
07:11Oui, de ne pas sortir tout de suite vers l'information.
07:16Mais après, il faudrait creuser beaucoup plus avant.
07:18Est-ce qu'aujourd'hui, on a encore de l'information ?
07:20Quand ce que nous cherchons par l'information,
07:22c'est faire des clics.
07:24Donc, il faut...
07:25Est-ce que c'est encore de l'information
07:26ou est-ce que ce n'est pas une forme de divertissement ?
07:28Est-ce qu'on utilise l'information
07:30comme une forme de divertissement ?
07:31Est-ce que ce divertissement n'est pas un problème
07:33qui nous empêche notre capacité de penser,
07:35de voir les problèmes, de voir les situations ?
07:37Donc, c'est tout ça que j'essaye.
07:39Et ça ne va pas juste être pour ou contre l'information.
07:41C'est de comprendre toute forme d'information.
07:45Mais, pardon de vous interrompre,
07:47mais en vous écoutant, ça rejoint
07:49ce qui est l'une des thématiques centrales de cette émission,
07:52où on accompagne la transformation environnementale,
07:55sociétale des entreprises de notre société,
07:58qui est le sentiment d'éco-anxiété ou de paralysie
08:03qui peut être alimentée par, d'ailleurs, le flot d'informations.
08:06On peut dire, j'aurais pu dire,
08:07et ça aurait été peut-être une meilleure réponse à votre question,
08:10qu'est-ce qui assombrit cette sorte d'éco-anxiété
08:13qui nous paralyse ?
08:15Et vous avez raison.
08:16Parce que quand on écoute des informations toute la journée,
08:19on se sent impuissant.
08:20Tout ce qui renforce notre impuissance est un vrai problème.
08:23Puisqu'au fond, mon livre, c'est comment retrouver
08:25le sentiment qu'on peut faire quelque chose ?
08:27Même à une petite échelle,
08:28on ne sait jamais l'impact de ce qu'on va faire.
08:31Là, en ce moment, je suis très frappé par l'affaire Gisèle Pellicot.
08:34Quand Gisèle Pellicot a dit,
08:36il faut que la honte change de camp
08:37et je décide de ne pas faire un huis clos,
08:39elle ne pouvait pas savoir l'impact que ça aurait
08:41sur des millions de gens qui vont dire,
08:43mais oui, c'est vrai au fond.
08:44Je suis une victime et je me sens honteuse.
08:47Est-ce que c'est normal ?
08:48Donc on ne sait jamais
08:51ce que nos actions vont avoir
08:53comme impact et comme effet.
08:55Et on est tellement pris par l'obsession de calcul
08:58qu'on se dit, mais mon action ne sert à rien,
09:00je ne peux rien faire,
09:01et donc on se sent impuissant.
09:02Et au fond, mon livre, c'est comment retrouver
09:04le sentiment de puissance, de courage, d'allant,
09:06de sentir qu'on peut faire quelque chose.
09:08Je reviens au monde de l'entreprise
09:10parce que le monde de l'entreprise
09:12il carbure quand même
09:16aux notations, à l'évaluation.
09:19Et c'est très problématique.
09:20Et pourquoi ?
09:21Quand dans l'hôpital aujourd'hui,
09:23on a mis en place le fait qu'on voit,
09:25qu'on veut mesurer le nombre d'actes
09:26que fait un infirmier dans une journée
09:28et que compte pour rien sa présence,
09:30son attention, la manière dont il parle aux gens,
09:32est-ce que c'est rationnel, c'est irrationnel ?
09:35Est-ce que la personne n'a pas le sentiment
09:36que son travail ne sert plus à rien ?
09:38Est-ce qu'elle a l'impression qu'elle est déshumanisée ?
09:40C'est une catastrophe.
09:41Je crois que vraiment, c'est une vraie, vraie catastrophe.
09:47Mais comment on inverse cette tendance ?
09:48Eh bien, par exemple, on voit, à l'inverse,
09:50le directeur de Gustave Roussy,
09:52aujourd'hui, est un médecin
09:55et pas un technocrate.
09:57Eh bien, voilà.
09:57Qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des gens
09:59de mettre à la direction de partout
10:01des gens qui sont des technocrates,
10:03qui n'ont aucun amour du métier,
10:05qui ne vont pas respecter les gens,
10:07soi-disant, pour maximiliser les profits.
10:13Et qui sont, en général,
10:14en plus d'un...
10:16le plus souvent, complètement faux.
10:20Qu'est-ce que vous entendez ?
10:22Faux, parce qu'il faut qu'on réduise les coûts
10:24pour pouvoir mieux vendre la société,
10:25mais en réduisant les coûts, en fait,
10:27sans...
10:28Les chiffres vont être beaux.
10:29Mais en réalité, la vraie puissance,
10:32le vrai capital, la vraie ressource
10:34de l'entreprise est complètement diminuée.
10:36Moi, je travaille dans les entreprises.
10:39Donc, je connais...
10:40Je connais comment...
10:43Ça, c'est le contraire.
10:45De ce que je vois sur le terrain
10:47de beaucoup de chefs d'entreprise
10:48qui font exactement l'inverse,
10:49qui essayent de retrouver un engagement...
10:51Bien sûr, et j'en reçois quotidiennement.
10:54Donc, il faut...
10:56Il faut dire qu'à tous ces chefs d'entreprise
10:58qui font confiance dans la dimension humaine,
11:02dans le respect...
11:03Et au fond, les gens, ce qu'ils ont envie,
11:05c'est pouvoir travailler
11:06et donner le meilleur d'eux-mêmes.
11:07Et on nous empêche.
11:08Et quelle place, justement,
11:09on va terminer là-dessus,
11:10on peut laisser à l'émotion,
11:14à la sensibilité dans le monde de l'entreprise.
11:16On a souvent tendance à essayer
11:19de les canaliser, ces émotions, ces sensibilités.
11:21On ne peut pas.
11:22Enfin, là, la question...
11:24On ne peut pas.
11:25On ne peut pas.
11:27Je parle d'un des plus grands négociateurs
11:29qui a libéré Marouane Meri,
11:32qui a travaillé au plus haut niveau
11:34de libérer des otages,
11:35de travailler dans des situations extrêmement difficiles.
11:39La première chose qu'ils disent,
11:40c'est qu'il faut, pour prendre une bonne décision,
11:43être à l'écoute de ses émotions.
11:44Sinon, vous êtes à côté de la plaque.
11:47Et donc, mais qu'est-ce qui s'est passé
11:48dans la tête des gens
11:50que croire qu'on peut vivre sans émotions ?
11:53Ce n'est pas du tout raisonnable.
11:54C'est même complètement irrationnel.
11:57Merci beaucoup, Fabrice Midal.
11:59Empêchez que le monde ne se défasse.
12:0119 leçons pour apprendre à résister
12:04aux éditions Flammarion.
12:07Versilio, merci beaucoup.
12:09On passe à notre nouvelle rubrique
12:11Tous Lobbyistes.
12:19Tous Lobbyistes, c'est le titre
12:21de cette nouvelle rubrique
12:22dans Smart Impact avec Luce Gramont.
12:25Bonjour.
12:25Heureux de vous retrouver.
12:26Vous êtes la cofondatrice de Green Lobby.
12:28On va voir ensemble comment le lobbying,
12:31les réglementations,
12:32peuvent être un levier de transformation,
12:34de transition écologique et sociale.
12:36On accueille Pauline Rafetat.
12:37Bonjour.
12:38Bonjour.
12:38Bienvenue.
12:39Vous êtes responsable veille réglementaire
12:41et affaires publiques chez Ecosert.
12:43Je vous ai reçu il y a quelques semaines
12:45pour expliquer pourquoi on lançait cette rubrique.
12:48Mais je veux bien de nouveau vous entendre,
12:50Luce Gramont.
12:50Pourquoi c'est important de porter un regard
12:52peut-être un peu différent sur le lobbying ?
12:54Oui, effectivement, le lobbying,
12:56on a vraiment le préjugé.
12:58Et c'est encore comme ça dans la majorité
13:01de fédérations professionnelles, patronales,
13:06qui sont les uniques,
13:06qui seraient les uniques interlocuteurs
13:08des décideurs politiques.
13:10En réalité, si on veut de l'innovation,
13:13les décideurs politiques ont besoin de sentir
13:15et d'être au plus près de la réalité
13:17des entreprises dans les régions
13:20et de co-construire.
13:22On est dans une logique,
13:24le lobby à la papa,
13:26où ça se fait dans quelques salons,
13:29dans l'entre-soi, c'est terminé.
13:31Tout ça doit être transparent
13:33et les décideurs politiques
13:35sont des passeurs d'idées et d'innovations
13:38et ont besoin de sentir ce qui se passe,
13:41d'écouter les citoyens
13:42et d'écouter les entreprises
13:44et les moyennes entreprises en particulier.
13:47Et donc chaque mois,
13:48il y aura comme ça, on découvrira ensemble
13:50un cas d'école d'une certaine façon
13:53et on va commencer avec Ecosert.
13:55Je veux bien que vous nous présentiez
13:56l'entreprise pour commencer.
13:57Alors Ecosert, c'est une entreprise familiale
13:59qui est basée dans le Gers,
14:00qui existe depuis plus de 30 ans
14:01et qui rayonne maintenant en France
14:03et à l'international.
14:05Qu'est-ce qu'on fait chez Ecosert ?
14:07Vous connaissez peut-être notre logo
14:08ou notre nom
14:09parce qu'il figure sur les produits
14:10qu'on certifie,
14:11les produits bio, alimentaires,
14:13mais aussi les produits cosmétiques
14:14ou les textiles.
14:16Et finalement, notre rôle, nous,
14:17c'est qu'on va contrôler
14:19toutes les étapes
14:21qui vont permettre à une entreprise
14:23de pouvoir utiliser le logo
14:24à la fin, sur le produit fini,
14:26mais qui témoigne d'un engagement
14:27sur toute la chaîne de valeur.
14:29Pour pouvoir faire ça,
14:30chez Ecosert,
14:31on a une équipe d'auditeurs
14:34qui vont sur site, sur le terrain,
14:36en France, à l'international.
14:37Et donc là, on est environ 2000
14:40dans le groupe Ecosert,
14:41dont 900 en France.
14:42Oui, avec quelques chiffres
14:44que je rajoute.
14:45La date de création,
14:46c'est 1991 par William Vidal,
14:48une présence dans plus de 130 pays,
14:5170 000 organisations
14:52accompagnées dans le monde
14:53et vous l'avez dit,
14:54des secteurs certifiés,
14:55c'est très large,
14:55de l'agriculture,
14:56aux produits ménagers,
14:57en passant par la cosmétique,
14:58le textile,
14:59le commerce équitable.
15:01Je vais vous poser la même question
15:02à toutes les deux.
15:03À quoi ça sert,
15:04une certification ?
15:05Je suis volontairement
15:06un peu naïf dans ma question.
15:08C'est bien justement
15:09parce que je pense
15:10qu'il faut rappeler
15:10à quoi ça sert.
15:11Un logo,
15:12c'est un repère simple
15:13pour un consommateur.
15:14Sauf qu'il y a une multitude
15:16de logos.
15:16Donc on connaît le logo bio
15:18de l'agriculture biologique,
15:19il y a le logo Cosmos
15:20sur les cosmétiques,
15:22le logo GOTS
15:22pour les textiles.
15:24Mais en fait,
15:24il y a aussi plein de logos
15:26qui sont du greenwashing.
15:28Et la certification,
15:29ça vient apporter des preuves
15:31qu'il y a quelqu'un
15:32qui vérifie
15:32que tous les critères
15:34sont bien respectés.
15:35Moi, je dis souvent
15:36que la certification,
15:37c'est un outil
15:38de confiance.
15:39C'est ça qui va permettre
15:40à l'agriculteur
15:42de donner des informations
15:43à l'industrie agroalimentaire
15:45qui va après elle
15:46donner des informations
15:47aux distributeurs
15:49et à la fin du fin
15:50aux consommateurs
15:51qui lui,
15:51il a un gage de confiance
15:52sur l'ensemble
15:53de la chaîne de valeur.
15:54La certification,
15:57pourquoi elle est importante ?
15:58À quoi elle sert ?
15:59En fait,
16:00c'est un outil
16:01de transformation économique.
16:03Pauline l'a rappelé,
16:05le consommateur,
16:06il a besoin
16:06de se repérer
16:07et très honnêtement,
16:09en ce moment,
16:09il est quand même
16:10très très perdu.
16:11Donc, il y a
16:11des auto-déclarations,
16:13on est vert,
16:14on est naturel,
16:16100% naturel.
16:17Bon, qu'est-ce que ça veut dire ?
16:19Derrière,
16:20ces allégations,
16:21ce qu'on appelle,
16:22on appelle ça
16:22des allégations,
16:23des allégations,
16:26auto-proclamation,
16:28il faut du sérieux,
16:30c'est un métier
16:31et ça permet,
16:32en fait,
16:33aux producteurs
16:34et aux transformateurs
16:35d'être récompensés
16:36pour leur comportement.
16:38Et en cela,
16:39cela transforme
16:40et cela donne
16:41un avantage comparatif
16:43à nos producteurs
16:45qui sont français,
16:46pour la plupart,
16:47à nos transformateurs
16:48qui sont locaux
16:49et ça permet
16:50de mettre fin
16:51à la Primovis
16:53et de faire le tri
16:54et de réellement
16:56transformer
16:56les chaînes de valeur
16:58en profondeur.
16:58Et alors,
16:59comment,
16:59je reste avec vous,
17:01comment la certification,
17:04finalement,
17:05c'est aussi
17:05cette co-construction
17:06dont vous nous parliez
17:07tout à l'heure,
17:09entre les acteurs privés
17:10et les acteurs publics ?
17:12Tout à fait.
17:12Alors,
17:13cette idée,
17:13elle est,
17:14bon,
17:14alors pas si nouvelle que ça,
17:16on voit bien
17:17et c'est une fierté
17:19d'avoir un groupe français
17:20qui rayonne à l'international
17:22et donc,
17:24pour casser un peu
17:25les préjugés
17:25de ça coûte cher,
17:27à quoi ça sert,
17:28c'est de la prasprasserie,
17:30voilà,
17:31c'est pas de la prasprasserie,
17:32c'est du sérieux.
17:34Et les législateurs
17:35et le grand public
17:37qui a quand même bien
17:37l'intuition
17:38puisqu'il est prêt
17:39à toutes les études,
17:40le montre,
17:41le consommateur,
17:42s'il se rend compte
17:43qu'au bout de son t-shirt
17:44qu'il y a de l'esclavage
17:45d'enfants
17:45à l'autre bout du monde
17:47ou pour sa santé,
17:49les produits ultra-transformés,
17:52tous les pesticides,
17:53on a en ce moment
17:54le cadmium,
17:55enfin,
17:55voilà,
17:55il y a tout un tas
17:56de préoccupations
17:58du consommateur
17:59et donc,
18:00le législateur,
18:01effectivement,
18:02doit s'appuyer
18:03sur des cahiers des charges
18:05et sur des éléments.
18:07tout ça est assez complexe
18:10et il doit être informé
18:13et avoir ce lien
18:14avec les producteurs,
18:15les transformateurs
18:16et les organismes
18:17qui sont des tiers
18:18de confiance
18:20et qui permettent
18:21de,
18:23on va le voir,
18:24mais il y a tout un tas
18:25de directives européennes
18:28qui élaborent
18:29le droit des consommateurs,
18:31le droit,
18:32justement,
18:32de la lutte
18:33contre le greenwashing
18:35et puis,
18:35du règlement bio,
18:36le bio est très attaqué,
18:39voilà,
18:39il faut aller
18:40contre les préjugés.
18:41Justement,
18:42je veux bien
18:42qu'on se concentre
18:43sur la question du bio
18:44et du rôle
18:46d'EcoCert,
18:47par exemple,
18:47dans la naissance
18:49de ces normes bio
18:51au niveau français
18:52mais aussi européen,
18:53comment ça s'est passé ?
18:55Oui,
18:55effectivement,
18:56donc,
18:57EcoCert a été créé
18:57en 1991,
18:59date à laquelle
19:00le règlement bio européen
19:01a aussi été mis en place
19:03et en fait,
19:04dès le départ,
19:05la certification bio
19:08elle se base
19:09sur des critères
19:09qui sont définis
19:10dans un règlement européen
19:11donc en fait,
19:12nous,
19:12et on est le tiers de confiance
19:14à qui on délègue
19:15cette vérification
19:16donc c'est-à-dire
19:16que les autorités
19:17délèguent la vérification
19:19à des tiers
19:19dont des tiers indépendants
19:21et des entreprises privées
19:22et pour ce faire,
19:23il a fallu,
19:24effectivement,
19:25il faut que les critères,
19:25par exemple,
19:26ils soient vérifiables,
19:27qu'on peut aller sur le terrain
19:28dans les fermes
19:28s'assurer que les critères
19:30sont bien respectés
19:30donc en fait,
19:31nous,
19:32dès le départ,
19:32on a interagi
19:34avec les autorités françaises,
19:36avec les États membres,
19:37enfin,
19:38pardon,
19:38la Commission européenne
19:39ou les institutions européennes
19:41pour pouvoir faire en sorte
19:43qu'on va pouvoir bien vérifier
19:44et apporter ces garanties
19:46qui vont servir aux consommateurs
19:47de faire des choix
19:48plus durables.
19:49On parle de plaidoyer sectoriel classique,
19:52Luz Grammont,
19:53c'est quoi ?
19:55C'est une procédure
19:57finalement qui est ouverte
19:57et ça contre l'idée reçue
20:01dont on parlait tout à l'heure
20:02même si ça peut arriver
20:03d'un processus un peu opaque
20:05ou d'un entre-soi.
20:06Oui,
20:07en réalité,
20:08ça peut être un petit peu impressionnant
20:09les institutions européennes,
20:11moi j'y ai travaillé quatre ans,
20:13mais le plaidoyer
20:16ou le lobbying
20:16est institutionnalisé
20:17et finalement,
20:19c'est une bonne chose
20:20et l'accès
20:22aux fonctionnaires européens
20:24ou à toutes les institutions
20:26du Trilog,
20:28voilà,
20:29n'est pas si compliqué
20:31et parfois même plus facile
20:32qu'au niveau français
20:34parce qu'il est assumé
20:36qu'il est important
20:37que les parties prenantes
20:38et que la société civile,
20:40les entreprises
20:41puissent être entendues.
20:44Le Trilog,
20:45on rappelle,
20:46c'est les trois institutions européennes,
20:48la Commission,
20:49le Conseil
20:49et le Parlement,
20:50c'est ça ?
20:51J'en ai pas oublié.
20:52Sur cette idée
20:54de transparence européenne,
20:56qu'est-ce qui vous semble important
20:58Pauline Raffet-Tinser ?
21:01Quand vous participez
21:02à un processus
21:03comme celui-là,
21:05il est visible
21:07de tous,
21:08des citoyens,
21:09des consommateurs ?
21:10On sait ce que fait Ecosert,
21:11dans quel cadre il le fait,
21:12avec qui il le fait ?
21:13Alors oui,
21:13comme le disait Luce,
21:15en fait,
21:16on est inscrit
21:16au registre
21:18de la transparence
21:19au niveau européen
21:19donc on a un petit badge
21:21qui dit qu'on est lobbyiste,
21:22c'est quand même
21:22quelque chose dans la vie
21:25et en fait,
21:26tous les rendez-vous
21:26qu'on prend
21:27avec soit
21:28des membres
21:29de la Commission européenne,
21:30soit des parlements,
21:31ils sont inscrits
21:31à l'agenda
21:32donc c'est hyper transparent
21:34je dirais,
21:35ça pourrait être fait partout,
21:36je pense que ça serait
21:37une bonne chose,
21:38ce qui fait que c'est très clair
21:40qu'on vient parler,
21:41mais on vient parler
21:42au nom d'une entreprise,
21:43un acteur économique
21:45qui agit quand même
21:46pour l'intérêt général
21:47parce qu'on défend finalement
21:48des réglementations
21:50strictes,
21:50de la transparence
21:51pour le consommateur,
21:52des engagements forts
21:53qu'on veut valoriser
21:54parce qu'on se dit
21:55que le changement
21:56peut y arriver,
21:56on a des solutions
21:58mais pour ça
21:58il faut donner
21:59des exemples précis
22:00et éclairer finalement
22:01le décideur politique.
22:02Et qu'est-ce que vous répondez
22:04Luz Gramont
22:05aux critiques
22:06qui peuvent s'exprimer
22:07qui viennent parfois
22:08de citoyens,
22:09parfois d'ONG,
22:10d'universitaires
22:11sur la présence
22:14trop importante
22:15de lobbyistes
22:15dans les institutions européennes ?
22:18Oui, alors
22:19de quoi parle-t-on ?
22:21Effectivement,
22:22le problème
22:22n'est pas tant
22:24que les lobbyistes
22:25soient là
22:26auprès des décideurs politiques
22:27puisque comme je le disais
22:28c'est le fonctionnement
22:29de la démocratie
22:31et qu'on a besoin
22:32pour favoriser
22:33l'innovation
22:36de prendre
22:37l'avis
22:39d'un large panel.
22:41Le problème
22:42c'est l'inéquité
22:43de la représentation.
22:45C'est qu'aujourd'hui
22:46le lobbying
22:47c'est un jeu d'argent
22:48donc c'est celui
22:49qui a le plus
22:49de moyens humains,
22:51financiers
22:51puis qui connaît aussi
22:53les institutions
22:54c'est pour ça
22:54que nous
22:55on met ce savoir-faire
22:57ce savoir-être
22:57à la disposition
22:58aussi
22:59des entreprises
23:00françaises
23:01européennes
23:03familiales
23:03qui ont énormément
23:05de choses à dire
23:06et qui pour l'instant
23:07restent encore
23:08trop peu représentées.
23:10Donc vous vous conseillez
23:10à des entreprises
23:13françaises
23:14de jouer cette carte-là
23:15en quelque sorte ?
23:16Tout à fait.
23:17Vous savez
23:17ce sont les nouveaux instruments
23:19aujourd'hui
23:19on ne peut pas faire
23:20sans la com
23:21ou le marketing
23:21les affaires institutionnelles
23:23c'est le nouveau marketing
23:24souvent je dis ça
23:26pour essayer
23:27de vulgariser
23:28mais en fait
23:29le décideur politique
23:30c'est quelqu'un
23:31qui va vous soutenir
23:32vous aider
23:34on a besoin
23:35encore une fois
23:36pour innover
23:37et pour
23:38prendre en compte
23:39les nouveaux besoins
23:40de la société
23:41la santé
23:43entreprendre
23:44de discuter
23:45de co-construire
23:46donc c'est indispensable.
23:48Pauline Raffetin
23:49sur quoi vous travaillez
23:49en ce moment
23:50est-ce qu'il y a
23:50de nouvelles certifications
23:51à venir ?
23:52Alors
23:52au niveau des affaires publiques
23:54là
23:54clairement
23:55tout de suite
23:55maintenant
23:56on travaille sur
23:57la révision
23:57du règlement européen
23:58pour l'agriculture biologique
23:59parce qu'en fait
24:00toutes les certifications
24:01qu'on connaît
24:02elles sont régulièrement
24:03mises à jour
24:03donc là
24:04il y a une révision
24:04ciblée
24:04au niveau européen
24:05et donc
24:06on travaille dessus
24:07avec nos partenaires
24:08on ne fait pas ça
24:08tout seul
24:09il y a beaucoup d'acteurs
24:10qui sont engagés
24:11dans la bio
24:11et qui vont faire en sorte
24:13que cet outil
24:14de la transition agricole
24:16puisse continuer
24:17à apporter
24:17toutes les garanties
24:18qu'on attend de lui
24:19donc ça c'est notre actu
24:20on va dire européenne
24:21et ensuite
24:22au niveau français
24:23comme le disait Luce
24:24on a énormément
24:26de travaux
24:27sur la lutte
24:29contre le greenwashing
24:29et la transposition
24:30en droit français
24:31des sujets
24:32sur la lutte
24:33contre le greenwashing
24:34pour faire en sorte
24:35finalement
24:35que les acteurs
24:36qui sont engagés
24:36ils puissent
24:37simplement
24:38et en toute transparence
24:39et en toute confiance
24:40vis-à-vis des consommateurs
24:41pouvoir continuer
24:42à dire
24:43ce qu'ils font
24:44et de manière
24:45pour que les consommateurs
24:47ne soient pas invisibilisés
24:49par tous ceux
24:49qui font du greenwashing
24:50donc en mettant
24:51un petit peu d'ordre
24:51dans tout ça
24:52ça va permettre
24:53aux entreprises engagées
24:54de pouvoir continuer
24:55à dire
24:55qu'ils acceptent
24:57des contraintes fortes
24:58mais que leurs efforts
25:00soient récompensés
25:00Merci beaucoup
25:02à toutes les deux
25:03et donc à très bientôt
25:04une fois par mois
25:05vous viendrez nous présenter
25:06Luce
25:07une nouvelle entreprise
25:08et les enjeux du lobbying
25:10dans cette émission
25:11à bientôt
25:12sur Be Smart for Change
25:13on passe tout de suite
25:14au grand entretien
25:15de ce Smart Impact
25:20Prêt pour l'impact
25:22c'est la question
25:22que je pose
25:23chaque jour
25:23une personnalité
25:24qui compte
25:25dans notre économie
25:26et aujourd'hui
25:27je reçois
25:27Jeanne Lemoyne
25:28bonjour
25:28bonjour
25:29ravi de vous accueillir
25:30vous êtes co-dirigeante
25:31du groupe Lemoyne
25:32également co-présidente
25:33du club
25:34ETI Normandie
25:35je pose souvent
25:36la question
25:37aux invités
25:38du grand entretien
25:39sur ce mot
25:39impact
25:40auquel on peut
25:41donner beaucoup
25:42de sens différents
25:43quelle place
25:45vous donnez
25:46à l'impact
25:46dans votre stratégie
25:47finalement
25:47il y a plusieurs
25:49sens auxquels
25:50on peut donner
25:52au moins impact
25:52le premier
25:54je dirais
25:54il est
25:56pour moi
25:56d'abord
25:57sur le plan
25:59écosystème
25:59c'est à dire
26:00que tout ce qu'une entreprise
26:02notamment une ETI
26:03qui a atteint
26:04une certaine taille
26:05peut faire
26:06pour son territoire
26:07donc tout l'écosystème
26:09avec lequel
26:10elle peut travailler
26:11et donc développer
26:13ensemble des process
26:14développer ensemble
26:15des machines
26:16développer ensemble
26:17de l'emploi indirect
26:18donc il y a un impact
26:20très fort
26:20de ce point de vue là
26:21ensuite l'impact
26:23il est forcément aussi
26:24notre impact
26:26environnemental
26:26social
26:27sociétal
26:28donc quel est notre rôle
26:30sur le plan environnemental
26:31comment
26:32alors nous on a choisi
26:33la sobriété
26:34c'est une façon
26:35de gérer
26:36alors après
26:38on est
26:38covidis
26:39etc
26:40il y a la question
26:41des labels
26:42effectivement
26:42voilà la question
26:43des labels
26:43mais il y a un choix
26:44dès le départ
26:44et dès notre origine
26:46on a choisi
26:47la sobriété
26:49en choisissant
26:50nous-mêmes
26:50de dire
26:51on va fabriquer
26:52un produit
26:52si on fabrique
26:53ce produit
26:54on fabrique
26:55nos composants
26:55nos matières premières
26:57on les achète
26:58mais nos composants
26:58tels que les tiges
27:00puisque nous fabriquons
27:00des cotons de tiges
27:01des disques à me maquiller
27:02nous choisissons
27:04de fabriquer
27:05nos tiges
27:06de garder
27:07notre mèche
27:08de fabriquer
27:09nos boîtes
27:09et tout ça
27:11nous choisissons
27:11de le fabriquer
27:12alors une première usine
27:13deuxième usine
27:14troisième usine
27:14et tout cela
27:15dans un rayon
27:16de 5 kilomètres
27:17donc pas de
27:18comment dirais-je
27:19pas de dépenses
27:20de transport
27:21et quand nous avons
27:22choisi de nous étendre
27:23en Europe
27:24nous avons choisi
27:25de dire
27:25nous exportons
27:27notre savoir-faire
27:28dans les pays européens
27:30et nous allons produire
27:31local
27:31pour vendre local
27:33pas une énorme usine
27:35en France
27:35qui va
27:37déployer
27:37les produits
27:38voilà
27:38et transporter
27:40non
27:41la meilleure façon
27:42de pénétrer
27:43un marché
27:43et la meilleure façon
27:44de le pénétrer
27:46de manière
27:46j'allais dire
27:47environnementale
27:48c'est de produire
27:50local
27:50quelques chiffres
27:52sur le groupe
27:53le moine
27:53c'est assez impressionnant
27:5430 milliards
27:55de bâtonnets
27:56ouatés
27:57produits chaque année
27:58175 millions
27:59de sachets
28:00de disques
28:01à démaquiller
28:0211 sites de production
28:03vous venez de l'expliquer
28:04en France bien sûr
28:05mais en Europe
28:06sur les continents américains
28:07en Asie
28:08près de 1000 salariés
28:09dont 300
28:10en Normandie
28:11vous êtes l'un des leaders mondiaux
28:13des produits à base de coton
28:16sur quoi vous
28:17si vous regardez un petit peu
28:19dans le rétroviseur
28:20sur quoi vous basez cette réussite
28:22le fil rouge c'est quoi
28:24le fil rouge c'est
28:25je veux dire
28:26une volonté industrielle
28:28d'abord
28:29un choix
28:30parce que l'industrie
28:32c'est créateur
28:33d'emploi
28:35de produits
28:35de richesse
28:36de sens aussi
28:37par ces biais là
28:39et ensuite
28:41cette volonté
28:42de l'industrie
28:45créatrice
28:45de valeurs
28:46et de richesses
28:47c'est de la développer
28:49non seulement
28:50en Normandie
28:51dans notre région
28:51de permettre
28:52à nos collaborateurs
28:53de développer
28:54leur savoir-faire
28:55dans plusieurs process
28:56industriels
28:57et au-delà
28:58de décider
28:59de dire
29:00oui on va pénétrer
29:01un marché
29:01alors notre choix aussi
29:03a été de travailler
29:04avec la grande distribution
29:04et de travailler
29:06sur leur marque
29:07distributeur
29:07donc c'était aussi
29:09un choix
29:10très particulier
29:11une cible
29:12très particulière
29:13et après
29:14ce modèle
29:15on l'a développé
29:15dans les pays européens
29:17puisque avec l'Allemagne
29:19on travaille avec
29:19Coffland
29:20avec Réveux
29:20en Espagne
29:21on a un travail
29:22avec Mercadona
29:22donc franchement
29:24c'est un choix
29:25de dire
29:26on cible
29:27un produit
29:28on le fait
29:29d'une manière
29:30la plus
29:32sur le plan
29:34environnemental
29:34la plus sobre
29:35possible
29:35on y reviendra
29:36en détail
29:36là-dessus
29:37voilà
29:37et on le fait
29:38sur le plan
29:39humain
29:39avec des tags
29:41d'entreprises
29:41qui restent humaines
29:42et choisissant
29:43de développer
29:44nos collaborateurs
29:46de donner un sens
29:47à leur vie professionnelle
29:50donc avec cet impact
29:52justement
29:52que nous avons
29:53je veux bien
29:54rebondir là-dessus
29:54vous dites
29:54créer une entreprise
29:56c'est créer
29:56une communauté humaine
29:58j'aime bien
30:00cette formulation
30:01et donc ça veut dire
30:02aussi
30:02en termes de taille
30:04vous êtes
30:05co-présent du club
30:06des entreprises
30:07de taille intermédiaire
30:08en Normandie
30:09ça veut dire aussi
30:10ne pas trop grandir
30:12enfin vous voyez
30:12ce que je veux dire
30:13est-ce que les deux
30:14sont compatibles
30:15oui
30:16les deux
30:17sont parfaitement compatibles
30:18parce que
30:19c'est grandir
30:21sans grossir
30:23ça c'est une évidence
30:25et c'est
30:26dans ce choix
30:28de développement
30:29puisque c'est un choix
30:29de développement
30:30pour pouvoir garder
30:31nos valeurs
30:32notre éthique
30:33c'est de garder
30:34justement
30:34ces tailles
30:35à chaque fois
30:36et chaque fois
30:37nos tailles
30:37d'entreprises
30:38européennes
30:39ce sont
30:39des entreprises
30:40qui font
30:41120
30:41150
30:42qui emploient
30:43150 personnes
30:44au maximum
30:45donc ils se connaissent
30:46tous
30:47nous les connaissons
30:48tous
30:48et c'est ça
30:49l'avantage
30:49c'est qu'il y a
30:50ce lien de proximité
30:51et puis cette facilité
30:53aussi de décision
30:55il y a un circuit court
30:57effectivement
30:58ce qui vous a permis
30:59tiens par exemple
30:59pendant la crise sanitaire
31:00de vous adapter
31:01je crois que vous
31:02vous avez produit
31:03des écouvillons
31:04c'est ça
31:05ce qu'on a tous
31:07eu plaisir
31:08du tester
31:10dans différentes circonstances
31:12comment ça s'est passé
31:13je veux bien
31:13que vous nous racontiez
31:14cette expérience
31:15parce que vous n'en produisiez
31:17pas du tout
31:18avant
31:18pas du tout
31:20cette agilité
31:21que savent montrer
31:22les ETI
31:24et peut-être
31:25plus particulièrement
31:26dans l'industrie
31:27parce que nous fabriquons
31:29nos composants
31:31je crois que c'est
31:32vers le 20 mars
31:33je vois un reportage
31:35sur une chaîne
31:35d'information
31:36et je constate
31:37que nous manquons
31:40d'écouvillons
31:40et je vois
31:41ce qu'est un écouvillon
31:42parce que comme vous le disiez
31:43à l'époque
31:44on ne savait pas trop
31:44ce qu'était un écouvillon
31:45je découvre un écouvillon
31:47et je vois
31:47qu'on pourrait le dire
31:49que c'est un lot
31:50contre une tige
31:51donc comme nous fabriquons
31:52nos tiges
31:54comme nous gardons
31:55notre mèche
31:56je me dis
31:57ça doit être possible
31:58de transformer
32:00quelques process
32:01d'industriel
32:02chez nous
32:02notamment la fabrication
32:03des tiges
32:05le cardage
32:06de la mèche
32:07et de faire en sorte
32:08que aussi
32:08dans l'assemblage
32:10on puisse assembler
32:11un seul embout
32:12au lieu d'assembler
32:13deux embouts
32:15et je me mets
32:18en relation tout de suite
32:19avec nos équipes
32:20R&D
32:21et je leur dis
32:21écoutez
32:22il faut absolument
32:22voilà le défi
32:23il faut qu'on trouve
32:24la solution
32:25alors on a commencé
32:26d'abord par
32:27à l'hôpital de Flair
32:28aller chercher
32:28Annick Ouvillon
32:29pour le dépioté
32:31et puis savoir
32:32exactement
32:33comment on allait
32:34pouvoir faire
32:34pour cette tige longue
32:35qu'il fallait aussi
32:36rendre ses câbles
32:37pour après
32:38le mettre
32:39dans le liquide
32:39où on pouvait
32:40déterminer
32:41si la personne
32:44était porteuse
32:44ou pas
32:46donc
32:48on décortique
32:49cet écuvillon
32:51et on
32:53je demande
32:54ensuite
32:56justement
32:57à nos
32:58fabricants
32:59de pieds détachés
32:59est-ce que
33:00vous pouvez nous aider
33:01transformer nos machines
33:03pour pouvoir
33:04justement
33:04fabriquer
33:05ces tiges
33:05plus longues
33:06et puis
33:06avec cette découpe
33:08à 7 cm
33:09puisque
33:10un coton-tige
33:11ça fait 7 cm
33:12un écouvillon
33:13fait 15 cm
33:14donc il fallait
33:15avoir ces 15 cm
33:16et le point
33:17c'est câble
33:18à 7 cm
33:19après
33:21ils me disent
33:22écoutez
33:22oui oui
33:23on s'occupe
33:23de ce problème là
33:24d'abord
33:24les équipes
33:25ont demandé
33:25ils m'ont appelé
33:26vous êtes sûr
33:27sûr sûr
33:27de vous
33:27parce que c'est
33:28quand même
33:28une transformation
33:29du process industriel
33:32et tout ça
33:33en combien de temps ?
33:34en 8 jours
33:35c'était assez exceptionnel
33:37les équipes
33:38étaient toutes
33:40d'abord
33:40le 17 mars
33:42quand c'était
33:42le centre
33:42arrivé à l'usine
33:43elles étaient toutes
33:45on est les seules
33:47ouvertes
33:47parce que nous
33:48fabriquions des produits
33:49de première nécessité
33:50donc nous étions
33:51obligés d'être
33:51ouverts
33:52nous sommes les seules
33:53ouverts
33:53dans la zone industrielle
33:54on va mourir
33:55on va tous mourir
33:56je dis non non non
33:57on va pas mourir
33:58regardez j'ai mon âge
33:59je vais être là
34:00on va pas mourir
34:02mon fils aussi
34:02Alexandre était
34:03au premier
34:04premier de cordée
34:08et nous décidons
34:09de quelques jours
34:11plus tard
34:11de nous lancer
34:11et là
34:12les collaborateurs
34:13ont dit
34:13mais on va sauver
34:15notre pays
34:16il y a une vraie fierté
34:17j'en doute pas
34:18j'en doute pas
34:19de participer
34:20à cet effort collectif
34:22et de dire
34:23grâce à nous
34:25grâce à nous
34:26on va pouvoir
34:28parvenir
34:28à aider
34:29notre pays
34:30bon on va prendre
34:31un peu de temps
34:31là
34:31oui ça va
34:32il nous reste
34:32plus d'un quart d'heure
34:33pour se concentrer
34:34un peu sur justement
34:35les questions
34:37environnementales
34:37les choix que vous avez fait
34:40et évidemment
34:40il y a beaucoup de questions
34:41et je voudrais commencer
34:42par faire un zoom
34:43sur votre nouvelle usine
34:44qui est à Argentan
34:46dans l'Ordre
34:46qui a été inaugurée
34:47je crois à la fin
34:48de l'année dernière
34:48en novembre 2025
34:50vous m'avez dit
34:51comment vous l'avez pensé
34:52est-ce que
34:53à quel point on pense
34:54une usine de 2025-2026
34:56différemment d'une usine
34:57d'il y a je ne sais pas
34:5815, 20, 30 ans
35:00en termes d'impact
35:01d'économie
35:02de je ne sais pas
35:04d'énergie
35:05etc
35:07alors après
35:08il faut que vous sachiez
35:09que cette ouverture
35:11était liée à une opportunité
35:14qui
35:15dans une logique
35:16de réindustrialisation
35:17dans une logique
35:17de réindustrialisation
35:18et dans une logique
35:19de reprise d'une friche industrielle
35:20c'est ça
35:20et cette friche industrielle
35:22c'est hélas
35:23une entreprise qui ferme
35:25des bâtiments qui restent
35:27et ces bâtiments qui restent
35:28il faut les réhabiliter
35:29donc c'est la première
35:30c'est le premier problème
35:32qui se pose
35:32on part du bâti existant
35:33on part du bâti existant
35:35parce que si vous voulez
35:37réindustrialiser
35:37comme vous le savez aujourd'hui
35:38le foncier c'est un problème
35:40on n'en dispose pas
35:43très peu
35:43donc il faut se servir
35:46du foncier existant
35:48et a fortiori
35:50des bâtiments
35:51qui existent sur ce foncier
35:52c'est comme ça
35:53que nous est venue
35:54l'idée de dire
35:56oui on veut réindustrialiser
35:57il y a plus qu'une seule chose
36:00qu'on ne fabrique pas en France
36:01c'est la découpe
36:02des disques à démaquiller
36:03donc on connait ce process
36:06on le connait très bien
36:07puisqu'on l'a développé
36:08notamment dans une usine européenne
36:11dans une usine européenne
36:13aux Pays-Bas
36:14donc on connait parfaitement
36:15ce processus
36:16la fabrication de la nappe
36:17et ensuite la nappe
36:18ce sont ces grandes
36:19grandes nappes de coton
36:20on emploie le même mot
36:21pour une nappe pour la table
36:22que pour une nappe de coton
36:24et on découpe les disques
36:25et on découpe les disques
36:26et on les découpe
36:28selon différents formats
36:29rectangles, ovales, ronds
36:32donc ce système de découpe
36:34on l'installe
36:35on se dit
36:36on l'installe
36:36comment fait-on ?
36:37alors on a travaillé
36:38évidemment avec l'État
36:40puisque Territoire d'Argentan
36:41était des caractères d'industrie
36:44on travaille avec
36:45évidemment
36:47France Travail
36:48pour les collaborateurs
36:49qui avaient été licenciés
36:51et qui étaient prioritaires
36:53dans la réembauche
36:55et tout ça se met en place
36:58dans un contexte
36:59en effet
37:00ce n'est pas une ouverture
37:02au sens propre du terme
37:04c'est une réindustrialisation
37:07dans tous les sens du terme
37:08mais est-ce qu'il y a
37:09des impératifs environnementaux
37:11qui se rajoutent à l'équation
37:13qui est déjà compliquée ?
37:14est-ce que
37:17réglementairement
37:18vous étiez obligé
37:19de rendre ce bâtiment
37:21je ne sais pas
37:22moins consommateur d'énergie
37:23etc.
37:24non
37:25pas forcément
37:26parce que d'abord
37:26on est très peu consommateur
37:27d'énergie
37:28donc pas forcément
37:30ce n'était pas quelque chose
37:32qui nous était demandé
37:34et puis c'est quelque chose
37:35aussi
37:36on connaît
37:36je vais dire
37:37avec nos machines
37:38on a appris
37:38dans l'amélioration continue
37:40à diminuer
37:41mais ça aussi
37:42parce que c'est un modèle
37:43que nous avons
37:44j'allais dire installé
37:45dès le départ
37:46la sobriété
37:47quand vous travaillez déjà
37:49pour la grande distribution
37:50quand vous travaillez
37:51en marque propre
37:52et que vous savez
37:52que vous devez
37:53votre cahier des charges
37:54c'est la même qualité
37:55que le produit leader
37:56et le prix
37:57c'est un peu au-dessus
37:58du premier prix
37:59donc vous savez
38:00que vous devez travailler
38:01sobrement
38:02sur tous les plans
38:04donc à partir de là
38:06sur le plan industriel
38:07on a toujours eu
38:09les dernières machines
38:12sur le plan industriel
38:13qui étaient
38:14qui avaient un process
38:15de production
38:17particulièrement
38:18sobre
38:19ok
38:19alors il y a un principe
38:21dans cette émission
38:21c'est que les invités
38:22du grand entretien
38:24posent une question
38:25à ceux de la
38:26de la semaine suivante
38:27à votre place
38:27il y avait
38:28Rosemarie Bessnier
38:29la dirigeante
38:30d'Abeilles et Botany
38:31qui on va parler
38:32des filières de coton
38:34regardez
38:35bonjour Jeanne
38:36votre groupe
38:37s'engage
38:38dans des filières
38:38responsables
38:39en utilisant
38:41du coton bio
38:41on aimerait savoir
38:43comment vous faites
38:45pour être sûr
38:46que votre sourcing
38:47soit responsable
38:50question centrale
38:51le sourcing
38:52le sourcing
38:53alors le sourcing
38:54ça rentre
38:56dans une politique
38:57globale
38:58d'achat responsable
38:59tout d'abord
39:01alors si on ne concentre
39:03que sur le coton
39:04déjà vous savez
39:05que c'est le produit
39:06producteur
39:07c'est des producteurs
39:09assez lointains
39:11tel que l'Inde
39:12le Pakistan
39:12la Turquie
39:14est plus proche
39:14mais ce sont
39:16ces pays là
39:16et pour nos fournisseurs
39:18nous choisissons
39:19des fournisseurs
39:20qui sont
39:21dans des
39:22qui sont reconnus
39:23si vous voulez
39:24par
39:26s'ils ne sont pas
39:27compatibles
39:27avec l'organisation
39:29internationale du travail
39:30de toute façon
39:30c'est évacué
39:31ensuite
39:32il faut qu'ils correspondent
39:34exactement
39:35à nos chartes
39:36on a une politique
39:37d'achat responsable
39:38et on a une charte
39:39d'achat responsable
39:40qui sont nos valeurs
39:41notre éthique
39:42et il faut qu'ils correspondent
39:43à cette valeur
39:44à ces valeurs
39:45et à cette éthique
39:46donc déjà
39:47on prend des fournisseurs
39:48et ensuite
39:49bien entendu
39:50ils doivent correspondre
39:52à des règles fondamentales
39:54s'ils ne correspondent pas
39:56c'est évident
39:56on ne les prend pas
39:58et sur le côté bio
39:59sur le côté bio
40:00alors sur le côté bio
40:01c'est
40:02alors
40:03il y a différentes choses
40:04si vous voulez
40:05déjà nous on utilise
40:07de la fibre
40:09courte
40:09donc c'est pas la même chose
40:11que celle qui est utilisée
40:12dans le textile
40:12d'accord
40:13donc déjà
40:14on est beaucoup moins
40:15consommateur
40:17d'eau
40:18d'énergie
40:20parce que nous travaillons
40:21sur de la fibre courte
40:22ça c'est déjà
40:23un premier point
40:23sur le coton bio
40:25vous avez
40:26une certification
40:27qui s'appelle
40:27GOT
40:28et on utilise
40:30à ce moment là
40:30du coton
40:31certifié GOT
40:32100%
40:33c'est possible
40:35pour les produits
40:36qui sont considérés
40:38puisque
40:39une fois de plus
40:40FSC
40:41GOT
40:42ce sont des
40:42certifications
40:43de produits
40:44ce ne sont pas
40:45des certifications
40:45ce ne sont pas
40:46des labels
40:47entreprises
40:47oui je comprends bien
40:49est-ce que
40:49cet impératif
40:52ça vous perd
40:53parce que vous parliez
40:54effectivement
40:54de l'obligation
40:57pour une entreprise
40:58pour un groupe
40:58comme le vôtre
40:59d'être compétitif
41:00est-ce qu'on peut
41:02choisir le bio
41:04avoir cette exigence
41:05en termes de label
41:05et rester compétitif
41:06comment vous conciliez
41:08les deux
41:08oui parce que
41:08si vous voulez
41:09tous nos produits
41:10ne sont pas
41:11avec du coton bio
41:13alors on fait
41:14de plus en plus
41:14avec du coton
41:15non blanchi
41:16etc
41:17mais tous nos produits
41:18ne sont pas bio
41:19pour nos produits bio
41:20de toute façon
41:21ça va être fait
41:21avec du coton
41:22100% bio
41:22on ne peut pas faire autrement
41:24ok
41:25bien compris
41:26l'innovation
41:28est-ce que
41:29vous êtes dans un secteur
41:30qui continue
41:32il y a eu un bon exemple
41:33l'exemple
41:34Covid
41:34dont vous parliez
41:36la capacité
41:36à s'inventer
41:37se réinventer
41:38très vite
41:38mais vous cherchez
41:39en permanence
41:40des nouveaux process
41:41ou c'est un métier
41:42un peu
41:43évolue assez peu
41:44c'est un métier
41:45qui évolue
41:46en fait
41:46alors ce n'est pas
41:47tout à fait
41:48toujours très visible
41:49les gens ne réalisent pas
41:50mais en fait
41:51on se base
41:52sur l'éco-conception
41:54et l'éco-conception
41:55ou l'éco-innovation
41:56comme vous voulez
41:58choisir de l'appeler
42:00l'éco-conception
42:01ou l'éco-innovation
42:02c'est-à-dire
42:02qu'on va changer
42:03de telle manière
42:04où on va avoir
42:05un produit
42:05plus éco-responsable
42:08notamment
42:09soit par exemple
42:10mais ça ce n'est pas visible
42:11mais par contre
42:12ça demande des process
42:13industriels
42:13à modifier
42:15on va utiliser
42:16du plastique recyclé
42:18au lieu d'utiliser
42:19du plastique
42:20non recyclé
42:21on va utiliser
42:22pour les sticks
42:23du papier recyclé
42:24puisqu'aujourd'hui
42:25comme vous le savez
42:25c'est passé à base de papier
42:27au lieu d'utiliser
42:28du papier non recyclé
42:30pour les sachets
42:31de disques
42:32qui sont des sachets
42:33toujours à l'heure actuelle
42:35en plastique
42:35on va utiliser
42:36des sachets
42:38de plastique recyclé
42:40donc à chaque fois
42:41si vous voulez
42:41ces petites
42:42ces améliorations
42:43ne sont pas visibles
42:45pour le consommateur
42:47alors elles sont écrites
42:48mais je ne sais pas
42:49s'ils prêtent
42:50beaucoup d'attention
42:50ne sont pas visibles
42:52pour le consommateur
42:52mais néanmoins
42:53demandent de notre part
42:54d'une part
42:56qu'on sélectionne
42:56un nouveau fournisseur
42:57et d'autre part
42:58qu'on adapte
42:59nos machines
43:00à ce nouveau produit
43:01et qu'on crée
43:03du coup
43:03un nouveau packaging
43:04avec aussi
43:05l'aiguillon
43:07ou l'impératif réglementaire
43:09l'impératif réglementaire
43:10il faut s'adapter
43:11et l'impératif prix
43:12bien sûr
43:14on ne le perd pas de vue
43:15sur l'impératif réglementaire
43:17la fin des tiges plastiques
43:19dans les cotons-tiges
43:20ça a été une grosse révolution
43:21j'imagine
43:21comment vous avez intégré ça
43:23c'est alors
43:24autant
43:25nous avions décidé
43:27de fabriquer
43:27nous-mêmes
43:28nos tiges en plastique
43:29et c'est
43:31par le viet
43:32du plastique
43:33de l'injection
43:36et nous avons choisi
43:38de faire
43:40après
43:41quand justement
43:42la loi
43:43du 1er janvier 2020
43:45interdisait
43:46les cotons-tiges
43:47dont les tiges
43:48étaient en plastique
43:49les gens ont dit
43:49non non
43:50on va interdire
43:51les cotons-tiges
43:52on ne va plus en trouver
43:53c'est
43:53comment ça
43:54vous allez disparaître
43:55non non non
43:56c'est simplement
43:57la tige
43:58où elle ne peut plus
43:59être en plastique
44:00donc vous la remplacez
44:01par quoi en fait
44:01par une tige en papier
44:02d'accord
44:03et il a fallu
44:04à quel point
44:04il a fallu modifier
44:06le process industriel
44:08et si vous voulez
44:08heureusement
44:10que nous avons su
44:11que cette loi
44:12allait paraître
44:13nous l'avons su
44:13grâce au député
44:17maire de Flair
44:17qui travaillait
44:19à l'Assemblée nationale
44:20et savait
44:21que la loi
44:22biodiversité
44:22allait être
44:24mise sur la table
44:25et donc interdire
44:26trois produits
44:27typiquement
44:28les cotons-tiges
44:29les pailles
44:30et les couverts
44:32jetables
44:33donc nous faisions
44:34partie
44:34de ces produits-là
44:36et à partir de là
44:37il a fallu transformer
44:38un process industriel
44:39mais pour en apprendre
44:41un tout à fait différent
44:42et heureusement
44:43alors on a mis
44:44un peu plus
44:45de deux ans
44:48on a réussi
44:49par contre
44:50à modifier
44:50nos chaînes de production
44:51avant la date
44:54du 1er janvier
44:55même
44:56j'allais dire
44:57pratiquement
44:58neuf mois avant
44:59et à embarquer
45:01certaines centrales
45:02de la grande distribution
45:03parce qu'au départ
45:05certaines centrales
45:06étaient inquiètes
45:07en se disant
45:07comment ça va se passer
45:08comment le consommateur
45:10va réagir
45:10comment vous allez faire
45:13et en fait
45:14en achetant
45:15des tiges papier
45:16puisqu'il n'y a qu'un seul
45:17fournisseur de tiges papier
45:18en Europe
45:19donc on n'avait pas le choix
45:22nous les fabriquer
45:23mais avec le temps
45:24de refaire
45:26ce process industriel
45:26qui est totalement différent
45:28du process industriel
45:29à base de plastique
45:30ça a été un coût important
45:32un coût très important
45:33notamment
45:34de recherche
45:35oui
45:36d'accord
45:36qu'il a fallu
45:38digérer
45:38recherche et développement
45:39et qu'il a fallu digérer
45:40digérer dans le temps
45:41j'imagine
45:41exactement
45:42en évidence d'entreprise
45:44est-ce qu'il y a d'autres
45:44changements comme ça
45:46réglementaires
45:47qui sont en cours
45:48ou que vous anticipez
45:49pour les prochains mois
45:51pour les prochaines années
45:52ou est-ce que vous vous dites
45:53on est plutôt dans une période
45:54un peu posée
45:56en la matière
45:57notre rôle
45:58et notamment
45:58quand on a su
46:00pour ces tiges
46:01en papier
46:02au lieu du plastique
46:03notre rôle
46:04ça avait été d'anticiper
46:05parce que si au 1er janvier 2020
46:07on avait dit
46:07bon c'est très bien
46:08on peut en acheter
46:09non
46:10il faut anticiper
46:11et c'est très long
46:12le temps de changer
46:13un process industriel
46:14d'en inventer un
46:17et de pouvoir produire
46:19avec une productivité
46:21et un prix intéressant
46:22c'est sur plusieurs années
46:23donc à partir de là
46:26par exemple
46:27nous
46:28nos modifications
46:28on savait aussi
46:29supprimer le plastique
46:30alors supprimer le plastique
46:32on a modifié
46:34nos boîtes
46:35certaines de nos boîtes
46:36plastiques
46:37notamment rectangulaires
46:39on les a modifiées
46:40on les a passées
46:41en carton
46:42et c'était pareil
46:43ça c'est une modification
46:45gigantesque
46:46du process industriel
46:47parce que quand vous aviez
46:49une boîte
46:49plastique
46:51vous aviez
46:51le couvercle
46:52le robot
46:53qui mettait
46:54le couvercle
46:56dans une boîte
46:57en carton
46:58elle arrive pliée
46:59il faut la déplier
47:00pour pouvoir
47:02donc c'est pas du tout
47:03le même circuit
47:05de robotique
47:06de production
47:07on l'imagine pas toujours
47:09non
47:10j'adore
47:11j'adore ouvrir le capot
47:12des entreprises
47:13pour comprendre
47:13effectivement
47:14les difficultés
47:14quand vous avez
47:15un couvercle plastique
47:16qui arrive sur
47:17j'allais dire
47:21comment dirais-je
47:22le trajet
47:23et puis que le robot
47:24met les deux sens
47:25puis après qu'un autre robot
47:26pose
47:26ça vous paraît
47:27assez simple
47:28quand après vous avez
47:29une boîte carton
47:30qui arrive plate
47:31c'est là que ça se complique
47:32il faut l'ouvrir
47:33il nous reste trois minutes
47:34je voudrais qu'on parle
47:35quand même de votre rôle
47:36de président du club
47:37ETI des entreprises
47:38intermières en Normandie
47:40et notamment des sujets
47:41autour de l'intelligence artificielle
47:43je sais que vous travaillez
47:44sur ces sujets
47:45ah oui
47:45nous en sommes très fiers
47:46et alors sur quel
47:49notamment sur quoi
47:50sur les processus
47:51de recrutement
47:51sur la formation
47:52des salariés
47:53alors on a
47:54on a créé
47:55une démarche
47:56tout à fait inédite
47:57dans le sens
47:58où on a choisi
47:58de faire
47:59du collectif
48:00et
48:02via un appel
48:03à projet
48:04DRACAR
48:04spécifique à la Normandie
48:06où on a candidaté
48:07pour déposer en effet
48:08notre accélérateur
48:10intelligence artificielle
48:12et là
48:13une vingtaine
48:14de nos adhérents
48:15nous ont suivis
48:16et on a décidé
48:17de choisir ensemble
48:19les sujets
48:19sur lesquels
48:20on travaillerait ensemble
48:21qui étaient des sujets communs
48:22sur lesquels
48:23on pouvait avoir
48:23une valeur ajoutée
48:24tous ensemble
48:25mutualiser nos ressources
48:26nos compétences
48:26et on a décidé
48:28ce choix a été fait ensemble
48:29sur un copilote financier
48:31sur un formateur
48:34une aide
48:35à formation DRH
48:36sur les données structurées
48:39et non structurées
48:40sur
48:41la gestion des emails
48:44et les flux de production
48:46aujourd'hui
48:47on a bien avancé
48:49sur tous ces sujets
48:51et on est en train
48:51de travailler
48:52sur les données structurées
48:54et non structurées
48:55de manière à avoir
48:56puisque ça c'est quelque chose
48:57qui peut être
48:58parfaitement transverse
48:59après puisque
49:00apprendre à chacun
49:01et on le sait
49:03dans l'intelligence artificielle
49:04c'est une question de data
49:04bien sûr
49:05et si les datas
49:06ne sont pas
49:08toutes
49:09mises au bon endroit
49:10et c'est le cas
49:10dans les données
49:11structurées et non structurées
49:12parce que vous les trouvez
49:13dans les fichiers Excel
49:14dans les tableaux
49:15de bord
49:15de la comptabilité
49:17etc
49:17et les données
49:18non structurées
49:19c'est tout ce qui est
49:20email
49:21échange d'email
49:22où il y a des informations
49:22dedans
49:23c'est vidéo
49:24photos
49:25etc
49:26de produits
49:26il faut aller
49:27regrouper tout cela
49:29pour en faire des datas
49:29et on est en train
49:30d'ouvrir une plateforme
49:32sur laquelle on pourra
49:33tous aller
49:35et même d'ouvrir
49:36avec l'université de Caen
49:37une formation
49:39ou même
49:40on pourra avoir
49:41peut-être
49:41une
49:44une première
49:46avec
49:46j'allais dire
49:47une
49:48oh j'arrive pas à trouver
49:49une IA
49:50mais l'idée c'est quoi
49:51c'est d'avoir une sorte
49:51d'IA autonome
49:52que vous allez pouvoir
49:53collectivement utiliser
49:54c'est une sorte
49:55si vous voulez
49:55alors l'IA
49:56elle se développe
49:57comme vous le savez
49:58dans tous les secteurs
49:59mais là c'est d'avoir
50:01j'allais dire
50:02pour les données
50:03structurées
50:03non structurées
50:04de permettre
50:05parce que c'est
50:06vraiment complexe
50:07et la data
50:08et autant
50:09on a avancé
50:10en numérique
50:11sur un certain
50:12nombre de sujets
50:13aujourd'hui
50:14dans beaucoup
50:14d'entreprises
50:15les données
50:16sont réparties
50:17un peu partout
50:18donc c'est aider
50:19les entreprises
50:20à compiler
50:22ces données
50:24et à faire en sorte
50:26que
50:26j'allais dire
50:27il y ait un modèle
50:28qui puisse les aider
50:29d'accord
50:30voilà
50:30parce que c'est compliqué
50:32l'intelligence artificielle
50:33on en est convaincu
50:34merci beaucoup
50:35Jeanne Lemoyne
50:36d'avoir participé
50:37à notre émission
50:38à bientôt
50:38sur Be Smart for Change
50:39c'est l'heure
50:40de notre rubrique
50:41start-up
50:41tout de suite
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