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  • il y a 20 heures
Lundi 9 mars 2026, retrouvez Félix de La Haye (directeur général, Tomorrow Food), Antoine Tilleul (Fondateur, Bee To Green) et Sarah Pouchet (Fondatrice, Unbottled) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:13notre économie.
00:14Et voici le sommaire du jour. C'est Félix Delahaye, le nouveau directeur général de Tomorrow Food, qui sera l
00:20'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:2226 minutes pour parler de ce cabinet de conseil spécialisé dans le domaine de l'alimentation et de la restauration.
00:27On verra notamment comment se transforment les zones commerciales de nos villes.
00:32Mais d'abord, je reçois Sarah Pouchet, la fondatrice d'Unbattled, marque de produits d'hygiène et de beauté qui
00:37veut bannir les plastiques de nos salles de bain.
00:41Dans le débat de notre émission, on évoquera les nouveaux imaginaires avec le lancement de l'Académie des nouveaux récits
00:46qui veut former les créatifs designers communiquant aux enjeux environnementaux et sociaux.
00:52Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez B2Green, place de marché dédiée aux mobilités douces.
01:00Voilà pour les titres. C'est l'heure de Smart Impact.
01:08L'invité de ce Smart Impact, c'est Sarah Pouchet. Bonjour.
01:13Bonjour.
01:13Bienvenue. Vous êtes la fondatrice d'Unbattled que vous avez créée en 2020.
01:17C'est quoi Unbattled ? Présentez-nous votre entreprise.
01:20Unbattled, c'est une marque de cosmétiques éco-responsables.
01:23Notre mission, c'est de libérer vos salles de bain des 360 millions de bouteilles en plastique qui sont jetées
01:28chaque année en France.
01:29Et pour ça, on propose des produits d'hygiène solide, comme ceci, ainsi que des soins liquides rechargeables, maintenant également.
01:36D'accord. Vous en êtes où de votre développement ? On trouve vos produits sur votre site, dans des magasins
01:43? Vous en êtes où ?
01:44Alors aujourd'hui, effectivement, on trouve nos produits sur notre site, c'est lancé, mais aussi dans 500 pharmacies en
01:49France, 900 Sephora et dans nos 7 boutiques dans 6 villes en France.
01:53Vous avez des boutiques en prof ? Oui.
01:55Pourquoi vous avez fait ce choix ?
01:57On a fait ce choix, c'était une demande de nos clients de venir sentir, tester, toucher les produits.
02:02C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui ont peur que, par exemple, ça ne mousse pas.
02:05Donc, on a créé des boutiques avec des points d'eau pour que les gens puissent vraiment venir tester les
02:08produits et pour vraiment faire vivre une expérience ultra-sensorielle autour de nos produits.
02:12Parce que c'est le premier frein, quand on vous dit, par exemple, un shampoing solide, moi, je réagis comme
02:19ça, c'est braf, je ne sais pas, ça ne va pas bien marcher, j'ai tellement d'habitude que
02:23je vais avoir du mal à en changer ?
02:24Tout à fait. Le premier frein, c'est ça ne va pas me laver les cheveux, c'est du savon,
02:29ça ne va pas mousser.
02:30Donc, voilà, on a vraiment pris un à un tous les arguments, on va dire, contre le solide et on
02:34les a fait mentir avec des formules ultra-moussantes et ultra-efficaces.
02:37Qu'est-ce que, alors, vous avez évidemment modélisé le gain en termes d'utilisation de plastique, tous ces plastiques
02:45qui s'entassent dans nos salles de bain, comme vous dites.
02:48À quel point vous changez la donne avec une marque comme la bain ?
02:50Alors, un shampoing solide comme ceci, c'est équivalent à deux bouteilles en plastique de 250 ml.
02:55Donc, pour vous donner une idée, depuis notre lancement, on a permis d'économiser plus de 10 millions de bouteilles
02:59en plastique.
03:00Bon, très bien. Alors, on va justement parler de la consommation de plastique en France.
03:05On est à 4,5 à 5 millions de tonnes de plastique consommées par an.
03:12Ça nous place sur le podium, on est juste derrière l'Allemagne et l'Italie.
03:17Est-ce que vous diriez, on va faire quelques questions autour de l'état du plastique dans notre pays,
03:22que la France est plutôt en retard dans la consommation, le recyclage, la prise de conscience de ce que ça
03:29représente ?
03:29Alors, en retard, ça dépend par rapport à quelle partie du monde.
03:33Si on se compare aux pays nordiques, par exemple, effectivement, ils sont beaucoup plus en avance.
03:38Maintenant, si on se compare à d'autres pays un peu plus lointains,
03:41on a quand même déjà des filières de recyclage en place,
03:44même si aujourd'hui, on sait que seulement 10% du plastique est recyclé,
03:48ce qui fait que le meilleur déchet, c'est quand même celui qu'on ne produit pas.
03:51Quand vous discutez de ça dans votre secteur,
03:55vous avez quoi le sentiment qu'il y a assez peu ou trop peu d'acteurs
03:59qui se sentent concernés par cette question ?
04:01J'ai l'impression qu'il y a quand même une vraie prise de conscience globalement.
04:05Après, c'est compliqué de remplacer le plastique.
04:07Il y a des choses qui ne sont pas logiques, mais par exemple, le carton coûte plus cher.
04:11Donc voilà, ça c'est quelque chose, on ne le sait pas,
04:13mais c'est compliqué du coup de remplacer pour ça.
04:16Nous, on a beaucoup travaillé aussi sur des produits liquides,
04:19on est passé sur du verre et de l'aluminium et du plastique pour que ce soit rechargeable.
04:23Mais c'est vrai que le plastique, de nouveau, reste la norme.
04:27Donc je pense qu'il y a des choses qui sont mises en place,
04:30on n'y est pas encore à 100%, ça c'est sûr.
04:31Ça veut dire que vous l'avez créé il y a 6 ans, l'entreprise,
04:34il y a eu des filières à découvrir d'une certaine façon
04:37quand on crée une entreprise en disant
04:39« Ok, je veux bannir les plastiques de nos salles de bain »,
04:42est-ce que c'est si facile de trouver les partenaires,
04:45les producteurs, les filières ?
04:47Alors on a trouvé assez facilement un partenaire qui nous a accompagnés,
04:52mais on a développé vraiment notre propre formule assez innovante.
04:56Et ensuite, c'est vrai que c'est faire rentrer dans la mentalité des consommateurs
05:01cette idée que le solide peut être aussi efficace qu'un produit liquide.
05:05Donc ce n'est pas tant sur la fabrication que vraiment sur l'adoption du produit.
05:10Qui sont vos clients aujourd'hui ?
05:11On a vraiment tout type de clients partout en France.
05:14C'est vrai que souvent on dit « Ah, mais ça, ça doit être un produit de bobo parisien ».
05:17Pas du tout.
05:18La plupart de nos clients ne sont même pas dans des grandes villes.
05:22C'est la magie d'Internet.
05:24Donc aujourd'hui, on a vraiment des clients partout en France.
05:26On en a plus de 600 000.
05:29Et plus de 80 000 avis sur notre site avec une moyenne de 4,8 sur 5.
05:34Donc manifestement, nos produits fonctionnent.
05:35Pourquoi ils viennent ?
05:37Ils viennent en priorité pour l'absence d'emballage plastique.
05:41C'est vraiment la priorité.
05:43Aussi la composition.
05:44C'est vrai que nos formules sont saines, sont naturelles, sans ingrédients controversés.
05:49Donc ça aussi, c'est très important pour nos clients.
05:51Alors justement, restons là-dessus.
05:52Formules saines, naturelles.
05:53C'est des mots un peu vagues.
05:56Qu'est-ce que ça veut dire derrière en termes d'engagement et d'action ?
05:59Ça veut dire qu'on ne met pas tout un tas d'ingrédients qui sont considérés comme nocifs,
06:04soit pour la santé, soit pour l'environnement.
06:06Donc par exemple, on a banni les sulfates de nos produits.
06:09Les sulfates, ce sont des agents moussants,
06:11mais qui sont accusés d'être assez agressifs pour la peau ou le cuir chevelu.
06:14Donc voilà, on a fait des produits sans sulfates ou sans silicone également dans les shampoings
06:19qui sont accusés d'étouffer la fibre capillaire.
06:21Est-ce qu'il faut encore faire beaucoup de pédagogie ?
06:24Il faut en tout cas convaincre et montrer,
06:28mais plus par l'image que vraiment, ça mousse, c'est efficace.
06:31Montrer des images avant, après.
06:34C'est sûr que ça reste quand même assez niche,
06:36même si quand on s'est lancé, effectivement,
06:38quand je parlais de shampoings solides,
06:39tout le monde me regardait avec des yeux ronds, qu'est-ce que c'est ?
06:41Là, je sens quand même que six ans plus tard,
06:43c'est quelque chose qui s'est un peu plus démocratisé.
06:45Et vous êtes moins seule sur ce marché ?
06:47C'est-à-dire que vous avez vu d'autres marques venir sur ce créneau ?
06:51Alors, on a vu des marques venir, aussi certaines repartir.
06:55Mais globalement, oui, même tous les grands noms de la cosmétique
06:58ont lancé du solide également.
07:01Mais je pense qu'on peut dire qu'aujourd'hui,
07:03on est leader sur ce secteur, en France en tout cas.
07:06Ça reste marginal sur la consommation générale
07:10de produits d'hygiène et de beauté ?
07:12Alors, c'est un marché où il y a assez peu de chiffres.
07:14Mais effectivement, en tout état de cause, quand on regarde les rayons,
07:18ce n'est pas la majorité.
07:20Donc oui, je pense qu'on peut dire que ça reste marginal,
07:23mais une marge qui progresse d'année en année.
07:25Alors, vous êtes partie de produits comme ces shampoings solides.
07:29C'est ça, ce sont des shampoings solides.
07:31Et puis finalement, vous avez, je crois, réintroduit des produits liquides.
07:35Pourquoi ? Et comment on les utilise ?
07:38Alors, d'abord, on a commencé avec le solide pendant quand même quasiment 5 ans.
07:42Et on a développé une trentaine de références permanentes.
07:45Gel, douche solide, nettoyant pour le visage, déodorant, stick solaire,
07:48démaquillant, après shampoing.
07:49Voilà, on a vraiment fait le tour d'à peu près tous les produits
07:52qu'on pouvait faire en solide.
07:53Et puis, nos clients étaient de plus en plus nombreux
07:55à nous demander des produits de soins,
07:56donc des crèmes pour le visage, pour le corps,
07:59ou même des masques pour les cheveux,
08:00que nous lançons d'ailleurs aujourd'hui.
08:03Et c'est pour cela qu'on s'est tournés vers des produits liquides
08:05parce qu'on n'arrivait tout simplement pas au même niveau d'expérience
08:08et de performance, ce qui est notre engagement envers nos clients.
08:11Notre engagement, c'est zéro déchet, mais zéro compromis.
08:13Donc, c'est-à-dire des produits aussi efficaces et aussi agréables à utiliser.
08:16Et donc, on leur a demandé, est-ce que vous préférez des soins solides
08:19ou des soins liquides rechargeables ?
08:20Ils ont répondu à l'unanimité liquide rechargeable.
08:22Donc, on les utilise finalement comme un produit de soins classiques.
08:26Ce sont des pots avec des crèmes à l'intérieur.
08:29Et simplement, on a des recharges qui sont en papier,
08:31à 70%, à la différence de la plupart des recharges du marché
08:35qui restent 100% en plastique.
08:36Avec une difficulté qui est d'utiliser effectivement
08:39des emballages papier ou carton
08:41qui sont compatibles avec des produits liquides, j'imagine.
08:44Absolument, ça a été un vrai challenge pour les recharges
08:46parce que c'est vrai qu'on a trouvé que c'était assez incohérent
08:48sur le marché de proposer des produits en plastique rechargeables
08:51avec des recharges en plastique,
08:52même s'il y a un peu moins de plastique.
08:53Mais voilà, on a vraiment travaillé sur cette innovation-là,
08:56que le pot soit durable et la recharge en papier.
08:59Alors, vous êtes certifié Bicorp, j'ai vu ça en préparant l'émission.
09:04Depuis quand ?
09:05On est certifié depuis juillet 2023.
09:07Alors, ça demande combien de temps de préparation, ça, une certification ?
09:10C'est plus de six mois d'audit avec plus de 200 questions
09:14qui concernent les clients, les fournisseurs, les produits, les collaborateurs.
09:18C'est vraiment un audit très global
09:20qui demande effectivement beaucoup de temps et d'implication
09:22de la part de toute l'équipe.
09:23Pourquoi vous avez fait cet effort ?
09:25Pour nous, c'était important de montrer qu'on était cohérent
09:28vraiment à tous les niveaux dans l'entreprise,
09:31qu'on propose, comme je vous le disais, des produits naturels,
09:33des produits sains, mais aussi qu'on a un engagement global,
09:37que ce soit au niveau de nos fournisseurs,
09:39au niveau de nos clients, au niveau de nos collaborateurs.
09:42C'était quoi ?
09:43C'est donner une preuve d'une certaine façon ?
09:45Parce qu'on est dans un univers où beaucoup de marques,
09:49on parle d'allégations, disent on fait tout mieux que les autres.
09:52Donc, le certificat Bicorp, c'est un certificat exigeant, on le sait.
09:56Oui, et c'est une manière de rassurer aussi,
09:58de prouver que tout n'est pas de la fumée,
10:02que tout n'est pas faux,
10:04qu'il y a quelque chose derrière qui témoigne de notre engagement.
10:06Oui, et le Bicorp qu'on a reçu ici même,
10:08il y a quelques semaines,
10:10ils sont en train de durcir leurs critères,
10:14on peut dire ça comme ça.
10:16Je crois que vous arrivez à la période de renouvellement
10:19de cette certification.
10:20Ça veut dire que c'est des efforts supplémentaires
10:23que vous allez devoir faire ?
10:25Honnêtement, on n'est pas inquiets sur la certification
10:27parce qu'on a quand même l'engagement au cœur de notre ADN
10:30en tant qu'entreprise.
10:31Maintenant, ça va être de nouveau repasser l'audit,
10:33réapporter les preuves de nos progrès,
10:36parce que c'est ça aussi qu'ils jugent,
10:37c'est d'une certification à l'autre
10:39et ce qu'on a mis en place pour progresser.
10:42Ce qui n'est pas forcément évident,
10:44parce que quand on crée une marque,
10:46on peut cocher toutes les cases dès le début
10:48et c'est ce que vous faites avec vos produits.
10:50Donc, réussir à progresser encore,
10:52ce n'est pas si simple.
10:53Sur quoi vous allez progresser, par exemple ?
10:55Je pense qu'on a progressé notamment
10:58en termes de l'entreprise en interne,
11:00la formation, l'information sur l'engagement écologique,
11:05aussi la transmission de ça auprès de nos clients,
11:07le sourcing aussi.
11:08On est allé un petit peu plus loin,
11:09par exemple dans nos soins.
11:11On utilise des ingrédients upcyclés maintenant,
11:13donc avec vraiment cette notion d'économie circulaire.
11:17C'est ce genre de choses qu'on va pouvoir mettre en avant.
11:19Merci beaucoup Sarah Pouché.
11:21A bientôt sur Bsmart4Change.
11:23On passe à notre débat,
11:24comment construire de nouveaux récits.
11:31Prêt pour l'impact ?
11:32C'est la question que je pose chaque jour
11:34à une personnalité qui compte dans notre économie.
11:38Un grand entretien, 26 minutes avec Félix Delahaye.
11:40Bonjour.
11:41Bonjour Thomas.
11:41Bienvenue.
11:42Vous êtes le nouveau directeur général de Tomorrow Food.
11:44Vous avez été nommé il y a quelques semaines.
11:46C'était au tout début de cette année.
11:49Vous êtes du monde de la restauration, c'est ça ?
11:51Tout à fait.
11:52Ancien cuisinier.
11:53Ancien cuisinier.
11:54Le mot impact,
11:54qu'est-ce qu'il signifie pour vous,
11:56d'une manière générale,
11:57et puis dans vos activités de direction générale,
11:59d'un groupe comme celui-là ?
12:01Pour nous, le mot impact,
12:04il vient de la conduite du changement.
12:05Comment on change des espaces
12:07qui peuvent être parfois perçus
12:08comme un peu vieillots,
12:09un peu désuètes,
12:11des lieux qui parfois n'habitent plus de vie.
12:14Et nous, on veut leur redonner de la vie
12:15avec de la restauration et de loisirs.
12:17C'est ça l'impact qu'on peut avoir
12:19sur parfois des gros programmes immobiliers,
12:20voire des petits restaurants.
12:21Alors, on va expliquer ce qu'est Tomorrow Food
12:23qui a été fondé en 2018.
12:26On est à la fois dans le monde du commerce,
12:29de l'immobilier.
12:30Expliquez-nous ce que vous faites.
12:31Exactement.
12:32L'histoire de Tomorrow Food,
12:34c'est l'ambition d'un homme,
12:35celui de Léo,
12:36de gérer l'ouverture de restaurants
12:38pour le compte de tiers.
12:40Au fur et à mesure,
12:40on se rend compte qu'il y a une nécessité
12:42d'inclure de la restauration et du loisir
12:44absolument partout dans la vie,
12:46dans le quotidien des gens.
12:47Donc, quand ils vont au supermarché,
12:49quand ils vont s'acheter des habits,
12:51et même quand ils vont partir en vacances.
12:53Et la restauration,
12:54elle inclut toutes ces dynamiques-là,
12:56tous ces centres de consommation-là.
12:57Et donc, on a commencé à réfléchir
12:59comment on allait pouvoir travailler ces sujets-là.
13:00Ça va de Leroy Merlin,
13:02comment on y place un kiosque et un coffee shop,
13:04jusqu'à aller se poser la question,
13:07au Club Med,
13:07comment on crée une expérience de restauration
13:09pour les gens pendant leur période de loisir.
13:12Et cette notion de réfléchir
13:13à la restauration et le loisir,
13:15on l'a aussi pensée à l'échelle d'un quartier,
13:18d'un centre commercial, d'une gare,
13:19et de se dire comment on fait vivre
13:20une expérience de restauration
13:22quand on prend son train le matin
13:23pour aller au travail.
13:24C'est quoi votre parcours
13:25au sein de cette entreprise ?
13:27Alors moi, j'ai la chance
13:28d'être rentré en stage il y a 4 ans
13:29chez Tomorrow Food.
13:31De stagiaire ADG en 4 ans ?
13:33Et de stagiaire ADG, tout à fait.
13:35C'est la confiance des fondateurs,
13:37puis la confiance de notre actionnaire,
13:38qui fait que maintenant,
13:39je suis à la direction générale
13:40de l'entreprise.
13:40Et on est une équipe,
13:41c'est surtout la force d'une équipe,
13:43celle de 10 jeunes consultants
13:46qui ont la foi.
13:48Avec quelle ambition
13:49quand on prend la direction générale
13:52d'une entreprise ?
13:54Qu'est-ce que vous vous donnez
13:54comme objectif ?
13:57Alors, nous, on est parti du principe
13:59que les verticales immobilières
14:00qui fonctionnaient aujourd'hui,
14:01c'était la restauration et le loisir.
14:03Qu'aujourd'hui, le commerce,
14:05dans le sens alimentaire du terme,
14:06allait plutôt réduire en surface.
14:08C'était la même chose
14:08pour le prêt-à-porter, etc.
14:09et qu'on avait deux marchés
14:12qui, pour le coup,
14:13allaient prendre de l'ampleur,
14:15c'est le loisir et la restauration.
14:16Et donc, en ce sens-là,
14:18on considère que tout le monde
14:19a la nécessité de se poser la question,
14:21quand on a un espace,
14:22une ville, un centre commercial,
14:23une gare, un hôtel
14:25ou même une petite cellule,
14:26qu'il faut réfléchir
14:27à la restauration et au loisir.
14:29Donc, on a l'ambition pour nous
14:30d'être cet acteur
14:32de la connexion du changement
14:33pour la France,
14:34donc leader en France cette année
14:35et en Europe à échelle 3 ans.
14:37Qui sont vos clients, d'ailleurs ?
14:38Alors, nos clients,
14:39c'est en grande partie des hôteliers.
14:41Donc, ça peut être Hilton,
14:43Marriott, Accor,
14:44mais via plutôt leur franchisé.
14:46C'est aussi des gros complexes
14:47de loisirs,
14:48comme peuvent l'être Center Park,
14:50parfois Club Med même,
14:52et aussi les propriétaires fonciers,
14:54la SNCF.
14:55Donc, on travaille beaucoup
14:56avec les gares en France,
14:57beaucoup les centres commerciaux aussi.
14:59Alors, pour bien comprendre
15:00ce que vous faites,
15:00vous êtes en train de développer
15:01un projet assez,
15:05je vais dire, maousse,
15:06un gros projet à Lisbonne,
15:09de quoi il s'agit ?
15:10Alors, Lisbonne,
15:11il s'agit d'un assureur local
15:14qui a racheté un très gros espace
15:17en cœur de ville de Lisbonne.
15:18C'est là où il y avait
15:19l'ancien Feyera Populaire,
15:21donc l'ancienne fête foraine
15:23Lisboète.
15:24Et ils ont eu la volonté
15:25de créer un très gros centre d'affaires,
15:26l'équivalent d'un petit La Défense
15:28au cœur de Lisbonne,
15:29mais encore mieux placé
15:30que La Défense
15:30vis-à-vis de la métropole,
15:32si je puis dire,
15:32parce qu'entre l'aéroport
15:34est le cœur de ville de Lisbonne.
15:36Et sur ce centre d'affaires-là,
15:37forcément,
15:38ils veulent y inclure
15:39la dynamique de wellness,
15:41donc d'avoir un lieu de vie
15:42qui soit central
15:43pour tous les Lisboètes
15:45qui pourraient à la fois
15:46y vivre ou y travailler.
15:47Mais quand vous dites
15:48un petit La Défense,
15:49c'est combien d'îmes ?
15:50C'est à peu près 5 tours.
15:51Et c'est 330 000 m2 développés.
15:55Donc on est sur le très gros projet.
15:57Le projet, c'est un gros projet.
15:58Alors vous,
15:58comment vous allez vous insérer
16:00dans ce projet ?
16:01Alors nous,
16:02on a voulu au cœur de ces 5 tours
16:04créer un espace central
16:06qui mette en valeur
16:07le patrimoine Lisboète.
16:08On veut rendre un lieu de vie culturel.
16:12Donc on va mettre un espace
16:13avec une dizaine de chefs
16:15qui seront des chefs jeunes
16:17issus de la population Lisboète
16:19qui ont déjà fait leur preuve
16:21dans un premier établissement
16:22qui se retrouveront ici.
16:23On aura aussi une décoration
16:25qui rendra hommage
16:26à l'histoire Lisboète.
16:28On veut vraiment dans ce lieu
16:29redonner un espace de vie
16:31pour les travailleurs
16:32et pour les résidents Lisboète.
16:34Et pour les touristes,
16:35d'une certaine façon,
16:36en vous écoutant,
16:36je me dis que c'est presque
16:37pensé pour être sur le circuit
16:41des tours opérateurs.
16:43Alors, à notre sens,
16:45c'est en n'étant pas touristique
16:46qu'on va devenir touristique.
16:47On veut faire un lieu
16:48pour les locaux
16:49et l'expérience pour un touriste,
16:52elle est forcément
16:52de découvrir une aventure locale.
16:54Donc on va réfléchir
16:55pour la Lisboète.
16:56On espère forcément
16:57que les touristes,
16:58ils feront un détour
16:59de temps en temps.
16:59Alors, on parlait de vos clients.
17:01L'un de vos clients,
17:02la foncière Noud,
17:02vient de vous racheter.
17:04Qu'est-ce que ça change ?
17:05Ça donne plus de moyens,
17:06plus d'ambition, j'imagine ?
17:08Alors, nous,
17:09l'opérateur de services immobiliers
17:11de la famille Mullier,
17:12avait cette vocation
17:13de transformer le patrimoine
17:15de ses clients
17:16en lieu de destination
17:17et notamment,
17:18donc, en lieu de destination,
17:20restauration et loisirs.
17:21Donc, ça tombait sous le sens
17:23pour Noud
17:23de se rapprocher
17:24d'un acteur comme nous,
17:25comme Tomorrow Food,
17:26où on a développé
17:26une très forte expertise
17:28sur ces deux verticales-là,
17:30que sont la restauration
17:31et le loisir.
17:32Et nous, à notre sens,
17:33pour aller dans la dynamique
17:34d'ambition
17:35dont on a parlé tout à l'heure,
17:37donc celle d'avoir
17:38à la fois leader en France
17:39cette année
17:40et en Europe
17:41à échelle 3 ans,
17:42il fallait qu'on s'adosse
17:44d'un partenaire
17:44à la fois pour nous ouvrir
17:46les marchés en question
17:47qu'on avait ciblés,
17:48donc plutôt les marchés latins
17:49dans un premier temps,
17:50donc Espagne, Portugal
17:51et Italie.
17:52Et c'était un acteur
17:54qui était très implanté aussi
17:55sur cette partie géographique-là
17:58et avec lequel,
17:59ça faisait déjà 3-4 ans
18:00qu'on travaillait,
18:00on avait une vraie relation
18:01de confiance,
18:02des dossiers en cours,
18:03donc ça semblait
18:04sous le sens.
18:05Alors, je vais vous citer
18:05un lieu performant
18:07n'est pas duplicable,
18:09il doit être ancré
18:10dans l'identité du territoire.
18:12Ça rejoint exactement
18:13ce que vous nous disiez
18:13à l'instant
18:14sur le projet à Lisbonne,
18:16mais en lisant ça,
18:17je me dis que c'est un peu
18:19l'antithèse
18:20des centres commerciaux
18:23interchangeables.
18:24Est-ce que,
18:25tiens, d'abord,
18:26ça, ce n'est pas
18:27l'une des raisons
18:28de la baisse,
18:30elle est variable
18:32en fonction des sites,
18:33etc.,
18:33mais de la baisse
18:33de fréquentation
18:34de ces centres commerciaux ?
18:35C'est quand même
18:36l'espèce de môle
18:39centres commerciaux
18:40hypermarchés
18:41qui attiraient
18:42les Français
18:43depuis des décennies
18:44et dans lesquels
18:45ils se rendent
18:46quand même un peu moins.
18:47Tout à fait.
18:48C'était une autre ère,
18:49celle de la globalisation.
18:50Il fallait avoir
18:51la marque
18:52et aller sur ce lieu
18:53avec cette marque.
18:55Aujourd'hui,
18:55on a changé
18:55forcément de paradigme.
18:57Et nous,
18:57notre postulat,
18:58c'est de se dire
18:59que chaque lieu
19:00doit avoir une spécificité
19:01et chaque lieu
19:02doit être tourné
19:04vers les habitudes
19:04des habitants du territoire
19:05forcément
19:06et les gens
19:06qui peuvent y passer.
19:07Et donc,
19:08on a cette volonté
19:09de ne jamais avoir
19:10de lieu duplicable.
19:11On change aussi
19:12de partenaire
19:12pour chacun des projets
19:13sur lesquels on travaille.
19:14C'est une volonté
19:15de toujours travailler
19:16au maximum
19:17quand on le peut
19:17avec des gens en local
19:19pour forcément
19:20travailler à meilleure destination
19:21pour chacune des personnes.
19:23Donc, aucun lieu
19:23n'est duplicable forcément
19:24parce que les gens
19:25qui la fréquentent
19:26sont forcément différents.
19:27Mais ça veut dire
19:28que les actifs commerciaux,
19:30ils fonctionnent
19:31plus seulement sur le retail ?
19:32Non.
19:33Mais ils ne fonctionneront
19:35plus sur le retail surtout.
19:36C'est du passé ça ?
19:38À notre sens,
19:38c'est en grande partie
19:39du passé.
19:40Il faut quand même
19:41mettre la mesure
19:42sur le sujet.
19:42Oui, parce qu'il y a
19:43quelques décennies d'habitude.
19:44Exactement.
19:45Il y a des enseignes
19:46qui fonctionnent très très bien.
19:47Si je prends le cas
19:47d'IKEA
19:48ou le cas même
19:49de Primark,
19:50c'est des enseignes
19:51qui fonctionnent très très bien.
19:52Et il y aura toujours
19:53une part de retail
19:54dans cet espace.
19:55Mais ces lieux-là,
19:57en tant que tels,
19:58les gens ont beaucoup moins
19:59de facteurs de destination
20:00pour du retail.
20:01Les gens peuvent commander
20:01sur Internet.
20:02Le service est accessible
20:03à domicile.
20:04Il y a les drives piétions,
20:05il y a les drives en voiture.
20:07Forcément,
20:07pour aller dans des lieux physiques,
20:09il faut y vivre une expérience.
20:10Et vivre une expérience,
20:11c'est soit par le loisir,
20:12en faisant des activités
20:14récréatives,
20:15etc.
20:15Ou alors en passant
20:16un moment de convivialité
20:17et ça,
20:18c'est par la restauration.
20:19Alors,
20:19il y a une tradition
20:20dans ce grand entretien.
20:22L'invité qui est présent
20:24pose une question
20:25à celui ou celle
20:26de la semaine suivante.
20:28Alors,
20:28à votre place,
20:29la semaine dernière,
20:29il y avait la directrice
20:30durabilité de Sodexo,
20:32Mouna Fassi Daoudi,
20:33alors qui vous pose forcément
20:34une question autour
20:34de l'alimentation.
20:36Bonjour Félix,
20:37j'ai une question
20:38par rapport à votre activité.
20:40J'aimerais savoir
20:41si demain,
20:43ou si l'alimentation durable
20:45fait partie,
20:46d'ores et déjà,
20:47ou fera partie
20:49d'une donnée intégrée
20:51par rapport à vos concepts
20:52et vos offres
20:54sur les différents
20:55lieux de vie
20:57sur lesquels vous travaillez
20:58avec vos clients.
21:01L'alimentation durable,
21:03quelle part ça prend ?
21:04On a parlé d'impact
21:05en tout début d'entretien
21:07et puis c'est la thématique
21:09de notre émission.
21:12Est-ce que ça fait partie
21:14des critères
21:15que vous intégrez forcément
21:16à vos projets ?
21:17Tout à fait.
21:18Forcément,
21:19on intègre la notion
21:20de durabilité
21:21dans les concepts
21:22et dans les lieux
21:22qu'on va venir développer.
21:23C'est une prédisposition
21:25forcément de base.
21:26Si je prends un exemple
21:27très précis,
21:28Inca Centre,
21:29qui est la foncière
21:30d'IKEA,
21:31nous appelle pour créer
21:32un concept
21:32à destination des enfants
21:34au cœur de Paris.
21:35Il part du postulat
21:36qu'à Paris,
21:37si vous avez une poussette,
21:38c'est quasiment impossible
21:39de trouver un endroit
21:40pour être à l'aise
21:41avec sa famille
21:41et surtout trouver un menu
21:43et des solutions
21:44adaptables pour les enfants.
21:45Donc nous,
21:46on a réfléchi
21:47avec Inca Centre
21:48à comment créer
21:48un concept
21:49qui soit entièrement
21:50dédié aux enfants,
21:52à la fois sur
21:53comment on peut s'asseoir,
21:54avoir ne serait-ce
21:55qu'une chaise à sa table,
21:56c'est un premier sujet
21:57pour les parents à Paris,
21:58je vous le promets,
21:59mais aussi en termes
22:00d'alimentation,
22:01à la fois en termes
22:01de sourcing de produits,
22:03de réfléchir
22:03avec des diététiciens
22:04de comment on a
22:05des menus
22:06qui sont adaptés
22:07aux enfants,
22:07à la fois en termes
22:08de portions
22:08et à la fois en termes
22:09de ce qui est contenu
22:11dans ces portions-là.
22:13Donc ces réflexions-là,
22:14on les inclut forcément
22:15en termes de durabilité.
22:17Ça, c'est un exemple
22:17que je vous ai donné
22:18sur la partie enfants,
22:21donc restauration
22:21pour les enfants.
22:22Mais aussi,
22:22on travaille avec la SNCF
22:23à comment faire en sorte
22:25que les exploitants
22:25en gare
22:26aient une progression
22:27en termes de sourcing
22:28et en termes de sourcing
22:30plutôt local
22:30sur leurs produits.
22:32Donc la durabilité
22:33est vraiment au cœur
22:34de ce qu'on travaille.
22:35Est-ce que c'est un présupposé
22:37des appels d'offres
22:38d'une certaine façon ?
22:39Alors nous,
22:40on essaye de les inclure
22:42en tant que présupposés
22:43dans les appels d'offres.
22:44Une dose de sourcing
22:45en local,
22:47travailler sur son sourcing
22:48en viande,
22:49mais pareil,
22:49on parle beaucoup
22:50d'alimentation durable,
22:52mais ça passe aussi
22:52par les gens
22:53qui y travaillent
22:53pour proposer
22:54des bonnes conditions
22:55de travail
22:56pour les gens
22:57qui y travaillent.
22:58Et nous,
22:58on essaye forcément
22:59d'indexer au maximum
23:00les salariés
23:01sur la réussite
23:02de l'entreprise.
23:02Ce que je comprends
23:03de votre réponse,
23:04c'est que ça vient
23:04plutôt de vous
23:05que de vos clients
23:05ou alors ça peut être aussi
23:08une demande des clients ?
23:09C'est souvent
23:09une demande des clients.
23:10La SNCF fait un très gros travail
23:11sur ce sujet.
23:13C'est aussi le cas
23:14de notre actionnaire
23:14qui est une très forte composante
23:16de tous les appels d'offres
23:17sur lesquels ils travaillent.
23:18Et nous,
23:19on va venir pousser
23:19un petit peu plus loin
23:20dans l'idée,
23:22la rentrée matérielle
23:23de ce que ça peut représenter
23:24chez les restaurateurs.
23:25Alors si moi aussi,
23:25je pousse un peu plus loin
23:26dans vos projets,
23:27comment vous intégrer
23:28justement ces dimensions
23:29de responsabilité sociale,
23:32sociétale,
23:33environnementale ?
23:33Par exemple,
23:33je ne sais pas,
23:34les choix de matériaux,
23:36d'énergie,
23:37l'approvisionnement local,
23:38vous en avez un peu parlé.
23:39Oui.
23:40Je pense que le premier sujet
23:41en termes de RSE,
23:42c'est sur l'impact
23:43que provoque la restauration.
23:45Il y a une notion
23:46de facteur social
23:48et de vecteur de rencontre
23:49et fraternelle
23:50de la restauration
23:51qui en lui-même
23:52est déjà une très forte réussite
23:54à notre sens.
23:55Ça, c'est le premier point.
23:56En termes d'organisation,
23:58forcément sur l'architecture,
24:00on a un vrai travail
24:01de sourcing
24:01avec nos architectes.
24:02On a un code,
24:03du coup,
24:04une charte d'engagement
24:05sur la partie architecture
24:07pour faire en sorte
24:08d'avoir les meilleurs matériaux
24:09et au plus local,
24:10forcément.
24:11Sur la partie sourcing produit,
24:12aussi,
24:13on a une charte.
24:13Donc chacun des projets
24:14qu'on délivre à nos clients
24:16répond à une catégorie
24:17de notre charte
24:18et qu'on délivre
24:18à la fin du projet
24:19à nos clients.
24:19On leur dit,
24:20vous êtes niveau 1,
24:21niveau 2,
24:21niveau 3
24:22en termes de RSE
24:23sur la charte RSE
24:24Tomorrow Food
24:25et surtout en termes
24:26de responsabilité sociale
24:28très important pour nous,
24:29les conditions de travail.
24:30Ça a été un sujet
24:31sur ces dernières années,
24:32surtout dans la restauration,
24:33d'avoir des gens bien payés
24:36avec des horaires respectueux,
24:37forcément,
24:38et surtout dans une logique
24:38de travail plutôt saine.
24:39Avec un certain nombre
24:40de réglementations
24:43qui concernent la restauration,
24:44l'anti-gaspi,
24:46les plastiques à usage unique,
24:48le recyclage des emballages,
24:49etc.
24:50Ça, à notre sens,
24:51c'est la base,
24:51si on l'est.
24:52Oui, c'était la question
24:53que je me posais.
24:54C'est la loi,
24:54donc ça semble logique
24:55de l'appliquer tout à fait.
24:56Mais ces lois,
24:57elles ont fonctionné comment ?
24:58Alors, vous êtes une entreprise
25:00assez jeune,
25:01donc vous êtes née
25:03avec l'existence
25:04de ces réglementations,
25:05mais elles vous semblent
25:09efficaces,
25:10productives,
25:11ou alors parfois,
25:11c'est un frein,
25:12c'est une galère
25:13à mettre en œuvre,
25:14elles sont trop compliquées,
25:15trop pointilleuses,
25:16comme l'administration française
25:18peut être parfois,
25:19parfois,
25:19capable d'en produire.
25:21Oui, oui,
25:21après,
25:22nous,
25:23on ne travaille pas
25:24sur le lobbying
25:24auprès des entités publiques
25:26sur ces sujets-là.
25:27Quand on travaille
25:27pour les entités publiques,
25:28c'est sur réfléchir
25:29comment on crée
25:30une meilleure offre
25:30de restauration
25:31ou de loisirs
25:32à l'échelle
25:32de leur ville,
25:34tout simplement.
25:35Sur les questions
25:36des réglementations,
25:37aujourd'hui,
25:37pour nous,
25:38ça va dans le sens
25:39de l'histoire,
25:40de forcément interdire
25:42du packaging sur place.
25:43Si vous avez
25:44moins de 18 places assises,
25:45ça semble complètement logique.
25:47inclure un lave-vaisselle
25:48dans son restaurant,
25:50c'est plutôt logique de base.
25:51C'est plutôt des dérives
25:53qui, parfois,
25:53ont été prises
25:54à un certain moment
25:55parce qu'avoir une vaisselle
25:56physique sur place,
25:57c'était le cas
25:58il y a 100 ans,
25:58si je puis dire.
25:59C'est devenu
26:00un packaging jetable,
26:01on revient à des fondamentaux,
26:02donc on est tout à fait ravis
26:03et c'est la même chose
26:04sur les pailles
26:04ou sur autres réglementations.
26:06Parfois,
26:06les réglementations en France
26:07sont certes restrictives,
26:09on le sait,
26:10on est entre entrepreneurs,
26:12mais sur ces notions-là,
26:13on est plutôt satisfait
26:14ou justement,
26:15on pousse pour qu'on aille
26:15encore plus loin
26:16sur ces verticales.
26:17Alors,
26:17vous évoquiez
26:18la question locale,
26:20des municipales,
26:21on est en pleine période
26:22d'élection municipale.
26:25Les projets que vous menez,
26:27en quoi ce sont des leviers,
26:29vous les pensez
26:29comme des leviers
26:30de développement local,
26:32territorial ?
26:33Alors,
26:34nous,
26:34on va venir déjà
26:35faire en sorte
26:35qu'il y ait une bonne santé
26:37des exploitants de restauration.
26:39Il y a une question déjà
26:39de densification d'établissements.
26:41On se posait la question
26:42à l'échelle de son territoire,
26:43est-ce que j'ai suffisamment
26:44d'établissements
26:45pour la population
26:46que je veux adresser,
26:47que j'adresse aujourd'hui
26:48ou que je veux adresser demain
26:49dans une notion touristique ?
26:50Ça,
26:51c'est une première composante
26:52qui est quand même
26:52très importante.
26:54Après,
26:54il y a
26:54quelle offre
26:55on peut développer
26:56et où est-ce qu'on la place ?
26:58Ça,
26:59au niveau des mairies
26:59et des communautés de communes,
27:01de se dire
27:01sur cette rue,
27:03il va falloir donner
27:03une dynamique plutôt festive.
27:04Mais du coup,
27:05forcément,
27:06il y a une application
27:07en termes de sécurité
27:08à donner.
27:09C'est la même chose
27:09sur la restauration traditionnelle.
27:11On veut donner
27:11une dynamique très touristique
27:13à un espace,
27:14on va plutôt axer
27:15vers une cuisine traditionnelle
27:16française
27:16et sélectionner
27:17les bons opérateurs
27:18et les bons acteurs
27:19pour opérer
27:20ce type de restauration-là.
27:21Donc ça,
27:22c'est des réflexions
27:22que les communes
27:24et les communautés de communes
27:25doivent penser.
27:26Je ne sais pas
27:26s'ils le font
27:27vraiment aujourd'hui.
27:28Je sais qu'ils le font
27:29sur la dynamique événementielle.
27:30Il est temps aujourd'hui
27:31de le faire
27:32sur la dynamique
27:32restauration et loisirs.
27:34Et vous êtes confronté
27:35à des élus
27:36qui vous demandent
27:38de revitaliser
27:39leur centre-ville
27:39parce que c'est une vraie question
27:41et un enjeu
27:42de campagne
27:43en ce moment ?
27:43Tout à fait.
27:44Alors nous,
27:45on a travaillé
27:45pour la ville
27:45d'Anemas
27:46qui avait le souhait
27:48et donc c'était
27:49une donnée d'entrée
27:50de la ville d'Anemas
27:51de créer un lieu de vie
27:53pour les habitants
27:54de la ville.
27:55Et donc ils avaient sélectionné
27:56plusieurs espaces de friches
27:57avec soit une place centrale
27:58de la ville
27:59soit des zones désaffectées
28:01de la SNCF
28:02pour penser à ce lieu-là.
28:04Et donc on a sélectionné
28:05l'espace
28:06et finalement ce sera
28:06sur le hangar
28:07proche de la voie de train.
28:10Et là on va venir développer
28:11un lieu de vie
28:12où il y aura de la mixité
28:12autant de la salle d'escalade
28:14qu'un espace de coffee shop
28:15et une activité de restauration
28:17et de brasserie de bière.
28:18Et alors dans vos projets
28:20il y a forcément
28:22de la restauration
28:23et du loisir
28:24ça devient indissociable
28:26d'une certaine façon ?
28:27Alors ça c'est le postulat
28:28qu'on fait
28:28c'est qu'aujourd'hui
28:30vous avez une très forte destination
28:31sur les activités de loisir.
28:32Les gens peuvent faire
28:34une demi-heure de voiture
28:35pour vivre une aventure
28:36en réalité virtuelle
28:38dans un espace
28:39ou 20 minutes de voiture
28:41pour aller faire de l'escalade.
28:43Donc c'est du loisir sportif aussi.
28:45Donc pour nous
28:46ces activités-là
28:47qui prennent un peu plus de temps
28:48c'est nécessaire
28:49de les développer
28:50avec de la restauration.
28:51Et là on a le mix parfait
28:52si je puis dire
28:53entre le loisir
28:54et la restauration.
28:56Après parfois
28:56il y a des espaces
28:57où on a une trop forte
28:58densification de restauration
28:59et il ne faut pas rajouter
28:59de restauration
29:00mais par contre
29:01on peut ajouter du loisir
29:03pour les enfants
29:04pour des différentes tranches d'âge
29:05allons de 0 à 12 ans
29:06jusqu'aux seniors aussi.
29:08On se déplace moins
29:09seulement pour un resto
29:10quand même.
29:11Alors quand même
29:12il y a des restaurants
29:14extraordinaires
29:14si je puis dire
29:15vous allez au Grand Buffet de Narbonne
29:16les gens prennent l'avion
29:17pour aller au Grand Buffet de Narbonne
29:18vous allez à Time Out à Madrid
29:20les gens aussi prennent l'avion
29:21pour ça.
29:22Donc il y a des lieux
29:22qui savent très bien générer ça
29:24et on a mis notre patte
29:25sur certains d'entre eux
29:26donc on est ravis.
29:27Mais le loisir
29:28c'est plus simple
29:28il y a des gens aussi
29:29qui vont très très loin
29:30pour aller à Disneyland Paris.
29:31Oui évidemment.
29:32Alors on va essayer
29:33de s'appuyer sur d'autres
29:36réalisations.
29:37j'en ai toute une liste
29:38je ne sais pas
29:39lesquelles sont
29:40les plus emblématiques
29:41alors je commence
29:42un boum boum
29:43Villette
29:43tiens par exemple
29:44c'est quoi
29:44on est à Paris ?
29:45On est à Paris
29:45Intramuros
29:46donc ça
29:47une foncière
29:48familiale
29:51qui prend juste à côté
29:53de la cité des sciences
29:53et de l'industrie
29:54donc à la Villette
29:57recrée un plateau
29:58complet de loisirs
29:59donc 20 000 m2
29:59de loisirs
30:00c'est le seul espace
30:01de chute libre
30:03Intramuros à Paris
30:04et donc là aussi
30:05on a des espaces
30:05de bowling
30:06de karting
30:06et surtout
30:07400 événements par an
30:08et donc pour ça
30:09pour ce lieu de loisir
30:10ils ont voulu créer
30:11un food hall
30:11donc un lieu centralisé
30:12avec eux
30:13plusieurs kiosques
30:14de restauration
30:14et donc on les a
30:15accompagnés sur la réalisation
30:17de ce food hall là
30:18voilà
30:19donc 4 000 m2
30:20donc c'est le plus gros
30:21food hall en surface
30:22Intramuros à Paris
30:23Alors vous avez cité
30:25un certain nombre
30:25de partenaires
30:26par exemple
30:26il y a aussi un partenariat
30:27avec la FDIJ
30:29la Française des Jeux
30:30avec un lieu
30:31qui s'appelle Hazard
30:32c'est quoi ça ?
30:33C'est un de nos projets
30:34de cœur
30:35le Hazard
30:37donc la Française des Jeux
30:38vient nous voir
30:39avec un postulat
30:41qui est de se dire
30:41les jeunes fument moins
30:44bonne nouvelle
30:44si je puis dire
30:45mais donc vont moins
30:46chez les buralistes
30:47et achètent moins
30:48de tickets à gratter
30:48et il y a la volonté
30:49de recréer du lien
30:52autour d'un lieu
30:53et autour de ce
30:54ticket à gratter
30:55et donc nous on s'est dit
30:56il y a un truc
30:57que les jeunes
30:58n'arrêteront jamais de faire
31:00c'est de se retrouver
31:01dans des bars
31:02et profiter d'un bon moment
31:03entre amis
31:03et donc on a créé un lieu
31:04qui s'appelle le Hazard
31:05qui est un lieu de rencontre
31:06un lieu festif
31:07qui vit toute la journée
31:08du matin jusqu'au soir
31:10avec une offre
31:11de restauration
31:12à destination des actifs
31:13le midi
31:13une offre de café
31:14pour les lycéens
31:16qui sont à côté
31:16pour l'après-midi
31:17pour travailler
31:18et le soir
31:19une offre un peu plus festive
31:21avec notamment
31:21des assiettes à partager
31:22qui fait vraiment
31:24un lieu de rencontre
31:25intergénérationnel
31:26et on a créé
31:27un lieu de vie
31:282.0 de rencontre
31:29où aussi
31:30est distribué
31:31des tickets à gratter
31:32pour jouer
31:32il y avait quand même
31:34cet objectif
31:35le client
31:35c'est la française des jeux
31:37à quel point
31:38vous adaptez
31:38vos projets
31:41aux clients
31:42je l'imagine
31:43mais même aux générations
31:44parce que
31:44j'entends
31:45dans vos réflexions
31:48d'un côté
31:49il y a
31:49comment accueillir
31:50les familles avec enfants
31:51de l'autre
31:51là c'est plutôt
31:53des lycéens
31:54donc
31:54à quel point
31:56ce sont des projets
31:56sur mesure
31:57d'une certaine façon
31:58générationnels
31:59c'est ça
32:00ma question
32:01c'est toujours
32:03la même chose
32:03on veut créer
32:03toujours
32:04un lieu unique
32:05pour chacun
32:06de nos clients
32:07il faut d'abord
32:07définir
32:08qui va y aller
32:10et c'est la clé
32:12d'entrée
32:12de nos concepts
32:13c'est qui
32:13va-t-on chercher
32:14et quelle expérience
32:16pour lui
32:16donc quand on parle
32:17d'un enfant
32:18de 0 à 12 ans
32:19comment on va lui
32:20proposer le meilleur menu
32:21avec les meilleures assises
32:23et c'est la même chose
32:24on n'est pas encore
32:25amené à travailler
32:26vraiment sur dynamique
32:27très senior
32:27on aimerait beaucoup
32:28créer un lieu de restauration
32:30et de penser
32:31l'expérience de restauration
32:32demain pourquoi pas
32:32aussi en maison de retraite
32:33parce que c'est un vrai sujet
32:34aussi
32:35pour que le confort
32:36en termes de restauration
32:37soit adressé
32:38à toutes les tranches
32:39générationnelles
32:39et les couches sociales
32:40de la société
32:41bon je continue
32:42on a parlé de Lisbonne
32:43vous nous avez dit
32:44c'est un petit La Défense
32:45vous avez un bistro
32:46méditerranéen à La Défense
32:47qui s'appelle
32:48Gramachi c'est ça ?
32:49ça veut dire quoi Gramachi ?
32:50ça veut dire merci en provençal
32:51et ben voilà
32:52Gramachi merci
32:54est-ce que ça vous a servi
32:56puisque vous étiez
32:57dans l'univers de La Défense
32:59à finalement
33:00remporter le marché
33:01à Lisbonne
33:02à être finalement
33:03dans des logiques
33:05de réflexion
33:05nourries
33:06de l'expérience
33:07de La Défense
33:09tout à fait
33:09alors on a eu la chance
33:11de bien connaître La Défense
33:12le premier restaurant d'hôtel
33:13qu'on a créé
33:14ça a été pour
33:15la chaîne d'hôtel Oco
33:17et on a créé
33:18un concept italien
33:19cette fois-ci
33:19qui s'appelait Noccio
33:22et pour ce projet là
33:23Gramachi
33:24dont vous parlez
33:24c'était donc
33:26une chaîne hôtelière
33:29qui s'appelle Mariot
33:30et donc pour un hôtel Renaissance
33:31donc là on a créé
33:32un concept méditerranéen
33:34provençal français
33:35pour le coup
33:35qui s'appelle Gramachi
33:37et donc forcément
33:39on travaille les dynamiques
33:40de lieux
33:41avec beaucoup
33:42beaucoup d'actifs
33:44très impactés
33:45par le télétravail
33:45donc les réflexions
33:46autour des modèles économiques
33:47de la restauration
33:49doivent être pensées
33:50c'est des lieux
33:50qui sont assez peu fréquentés
33:51les week-ends
33:51comment on fait en sorte
33:53que ces espaces-là
33:53soient aussi fréquentés
33:55les week-ends
33:55et sur des temporalités
33:56un peu plus tard le soir
33:57aussi parce que les actifs
33:58le soir rentrent chez eux
33:59donc on a déjà eu
34:01cette approche
34:02en termes de lieux
34:04avec très forte
34:06concentration d'actifs
34:07et ces réflexions-là
34:08forcément
34:09elles ne sont pas duplicables
34:10mais on a quand même
34:11de prime abord
34:12certains éléments
34:13de réflexion
34:13qu'on peut appliquer
34:14aussi à Entrecampos
34:15donc le projet à Lisbonne
34:17mais encore une fois
34:18il faut retravailler
34:20forcément sur place
34:21pour voir les habitudes
34:22des Lisboettes
34:22et savoir en fait
34:23quelles sont les pratiques
34:24qu'ils vont y faire
34:25par exemple les Lisboettes
34:26ont une très très forte
34:27attache au café
34:29et la dynamique
34:30de prendre un café
34:31entre collègues
34:31est très très importante
34:32encore plus qu'en France
34:33ils sont plus latins
34:34que nous si je puis dire
34:35et donc passent
34:36beaucoup de temps
34:37autour de ces espaces-là
34:38donc on a pensé
34:39sur notre futur espace
34:40une très grosse soif
34:41de café
34:41et des lieux de partage
34:43aussi pour tous les moments
34:43de la journée
34:44cette expérience client
34:46comment vous la faites
34:48remonter
34:49et à quel point
34:50vous faites évoluer
34:53finalement
34:54la logique
34:55la destination
34:56le fonctionnement
34:58d'un lieu
34:58en fonction des premiers
34:59retours d'expérience client
35:00est-ce que c'est possible
35:01d'ailleurs ?
35:02alors c'est un vrai sujet
35:04c'est un sujet
35:06d'architecture
35:07quand on se pose
35:08la question
35:09de créer un lieu
35:10et on se pose
35:11la question
35:12de la réversabilité
35:13du concept
35:14c'est est-ce qu'on va
35:15changer certains éléments
35:16parce qu'on peut se tromper
35:17même en ayant fait
35:18toutes les analyses
35:19de la Terre
35:19vous pouvez vous tromper
35:20il faut avoir
35:21cette humilité
35:21je vous le garantis
35:22et ça nous arrivait
35:23beaucoup de fois
35:24mais à chaque fois
35:25on a bien réagi
35:26et donc sur ces éléments-là
35:27il faut penser
35:28de l'architecture
35:29de manière à pouvoir changer
35:31parfois pour créer
35:32une expérience
35:32il faut des éléments fixes
35:33qu'on ne bouffe pas
35:35et c'est le parti pris
35:36parfois de nos clients
35:37mais nous ça va être
35:38d'apprécier le risque
35:39entre les différents
35:40parti pris d'architecture
35:41qu'on peut faire
35:42sur un espace
35:43et donc il arrive
35:44des moments
35:44où on doit changer
35:45et certains éléments
35:46boum boum bilette
35:47en fait partie
35:47on a retravaillé
35:49certains aménagements
35:50de boum boum bilette
35:50donc ça veut dire
35:52un peu de souplesse
35:55de modularité
35:57c'est ça
35:57qu'est-ce que je comprends ?
35:58on essaye dans nos espaces
35:59et surtout quand on va avoir
36:00une dynamique événementielle
36:01et de privatisation
36:02de penser la modularité
36:04des lieux
36:04pouvoir changer
36:06les espaces
36:07et par exemple
36:09le midi
36:10avoir un espace
36:10d'assises
36:11pour partager un repas
36:12et l'après-midi
36:13avoir une privatisation
36:14on enlève toutes les tables
36:15on enlève tous les espaces
36:16et on en vient
36:17à un séminaire
36:18et le soir pourquoi pas
36:19passer dans une dynamique festive
36:21et presque devenir
36:22une boîte de nuit
36:22ça doit en vie
36:24d'aller au resto
36:24et d'aller faire la fête
36:25merci beaucoup
36:25Fénix Deleuil
36:26avec plaisir
36:26d'être venu nous présenter
36:28les activités de tomorrow
36:30food
36:30à bientôt sur
36:31Be Smart for Change
36:32on passe à notre rubrique
36:33start-up et innovation
36:35on va parler de
36:37mobilité douce
36:37tout de suite
36:44Smart Ide
36:45c'est notre rubrique
36:46consacrée aux start-up
36:48et la bonne idée du jour
36:49elle est signée
36:50Antoine Thilleul
36:50bonjour
36:51bonjour
36:51bienvenue
36:52vous êtes le co-fondateur
36:53de B2Green
36:54que vous avez créé en 2020
36:55avec Adrien Martin
36:56et avec quelle idée
36:57c'est quoi B2Green ?
36:59l'idée première
37:00c'était d'abord
37:00de mettre les salariés
37:02au vélo
37:03voilà
37:03on l'a vu
37:05en Grande-Bretagne
37:06il y avait un marché
37:07ça fonctionnait très bien
37:09et donc l'idée
37:10c'était de monter
37:11une marketplace
37:12en premier
37:13pour pouvoir équiper
37:15les collaborateurs
37:16avec l'aide de leur entreprise
37:17donc voilà le
37:18ça c'était le point de départ
37:20en 6 ans
37:21comment le concept a évolué
37:24vous en êtes-vous aujourd'hui ?
37:25alors on s'est vite rendu compte
37:26qu'il fallait accompagner
37:28les salariés
37:28de manière individualisée
37:29la marketplace
37:30ne suffisait pas
37:31c'est pour cette raison
37:33qu'on a monté
37:35une équipe
37:35d'experts vélo
37:37qui s'occupe
37:38et qui accompagne
37:39et qui lève les peurs
37:40de l'ensemble des collaborateurs
37:42qui souhaitent se mettre au vélo
37:43en tout cas
37:44il leur manque
37:44une petite aide
37:46un petit coup de pouce
37:47pour s'y mettre
37:48donc on a monté
37:50cette équipe là
37:51et puis avec ça
37:52on a évolué
37:53on a répondu
37:54à de plus en plus
37:54de besoins
37:56en entreprise
37:56aujourd'hui
37:57en plus d'équiper
37:58les collaborateurs
38:00on propose
38:01des parkings
38:02on propose
38:02du e-learning
38:03on propose
38:04des journées vélo
38:06on est en fait
38:07le one stop shop
38:08des décideurs
38:10en entreprise
38:11pour mettre en place
38:11un plan vélo
38:13trottinette
38:13dans les entreprises
38:14qui sont vos clients
38:15aujourd'hui ?
38:16vos clients c'est principalement
38:16des grandes entreprises
38:18on en a plus de 500
38:19aujourd'hui
38:19on travaille beaucoup
38:21aussi avec les acteurs
38:22de titres
38:24type Eden Red
38:25Work Life
38:27soit les ces gens là
38:28puisqu'ils ont
38:30des collaborateurs
38:31qui ont des cartes
38:32avec un certain montant
38:33à dépenser
38:34et donc nous
38:34on accompagne
38:35ces gens là
38:37on a des clients
38:38dans toute la France
38:39c'est ça l'intérêt
38:42on peut citer
38:44BNP
38:44on peut citer
38:45un total
38:45on peut citer
38:47KPMG
38:48par exemple
38:48Amazon
38:49voilà
38:49donc des gros
38:50des gros entreprises
38:51des gros clients
38:52comment ça marche
38:53soyons très concrets
38:54ça reste une place
38:55de marché
38:56je donc vous
38:58vous avez un nouveau client
39:00il va ouvrir
39:01un espace
39:02à ses salariés
39:04pour qu'ils aillent quoi
39:05choisir le vélo
39:06ou la trottinette
39:07avec lesquelles
39:08ils vont venir travailler
39:09c'est ça ?
39:09oui exactement
39:10donc nous
39:10on commence d'abord
39:12par mettre en place
39:13l'aide financière
39:14qui peut être de tout type
39:15ça peut être
39:16forfait mobilité durable
39:17crédit mobilité
39:18ça peut être une aide
39:19une prime
39:20pour les collaborateurs
39:21pour l'achat d'un vélo
39:22donc on négocie ça
39:23avec les parties prenantes
39:25en entreprise
39:25et ensuite
39:26on ouvre un espace
39:28qui est logué
39:28aux collaborateurs
39:30donc ils s'inscrivent
39:30et à partir du moment
39:31où ils s'inscrivent
39:33ils ont
39:34toute une expérience
39:35on va les accompagner
39:36vers
39:37le choix
39:38de leur équipement
39:39mais aussi
39:40la compréhension
39:41de la partie financement
39:42puisque
39:42c'est une mécanique
39:43qui est assez jeune
39:45on a 6 ans
39:46cette mécanique
39:46on va dire
39:47qu'elle est apparue
39:48à peu près à ce moment là
39:49et donc du coup
39:51on sait tous
39:51comment est-ce qu'on se fait
39:52rembourser un titre de transport
39:53en France
39:54ça fait de nombreuses années
39:55qu'on l'a
39:55en revanche
39:56un vélo par son entreprise
39:58c'est un peu plus nouveau
39:59donc voilà
40:00on a un rôle
40:02de changement d'habitude
40:03global
40:04et sur le financier
40:05et sur l'équipement
40:06les freins principaux
40:08c'est quoi ?
40:09le financier
40:10puisque les gens
40:11combien ça va coûter
40:13au global
40:14donc on propose
40:15de l'achat
40:16de l'allocation
40:17qu'est-ce que
40:18mon entreprise
40:19comment mon entreprise
40:20peut intervenir
40:21et puis aussi
40:22on a les subventions
40:23on a les aides municipales
40:25locales
40:26et régionales
40:27et donc du coup
40:28on va les aider
40:29à aller chercher aussi
40:29ces aides-là
40:30puisque le vélo
40:31et l'équipement
40:34qui vont aller
40:35prendre sur notre marketplace
40:37leur appartient
40:38voilà
40:39on n'est pas sur
40:39du bien de l'entreprise
40:40on est vraiment sur
40:42du bien du collaborateur
40:43donc ça c'est le premier
40:44frein financier
40:45puis ensuite
40:45il y a
40:46toutes les questions
40:48qu'on puisse se poser
40:49la sudation
40:50la peur
40:51le dénivelé
40:52la distance
40:53la peur du vol aussi
40:55le vol évidemment
40:56et donc c'est
40:57toute une nouvelle pratique
40:59qui est assez récente
41:00parce que nous
41:00on a un pays de cyclisme
41:01on n'est pas un pays
41:02de mobilité à vélo
41:03enfin en tout cas
41:03on l'était avant
41:04la révolution industrielle
41:06et les voitures
41:08et là on revient
41:11et c'est une très bonne chose
41:12puisque c'est très simple
41:14d'ailleurs je ne veux pas du tout
41:15que ce soit politisé
41:18c'est un sujet
41:18qui est sociétal
41:20et c'est tout à fait normal
41:22quand on a évidemment
41:23les dispositifs
41:25qui vont avec
41:27qu'un collaborateur
41:28ou même un citoyen
41:29puisse se poser la question
41:30est-ce que pour les
41:315, 6, 7 kilomètres
41:32que je vais faire
41:33est-ce que je peux venir à vélo
41:34et on se rend compte
41:36on peut terminer là-dessus
41:36que dans une immense
41:38majorité des cas
41:40les trajets
41:40domicile
41:41travail
41:42sont faisables
41:43à vélo
41:44c'est ça ?
41:44bien sûr
41:45alors en ville
41:47c'est une évidence
41:48c'est évident
41:48quand on est préparé
41:50quand on est accompagné
41:51quand on a les bons tips
41:52quand on accroche bien
41:53son vélo
41:54quand on fait attention
41:55quand on respecte
41:55le code de la route
41:57donc ça c'est très très important
42:00il y a quand même eu
42:01un petit coup de canif
42:02sur le budget
42:04lié à l'installation
42:05de pistes cyclables
42:06puisque le budget vélo
42:07a été raboté
42:08de 93%
42:09en 2026
42:11on ne doit pas laisser
42:12les communes rurales
42:14hors ville
42:15on va dire
42:16les espaces périurbains
42:18sans infrastructure
42:19et donc
42:21nous c'est le combat
42:22qu'on a aujourd'hui
42:22c'est de montrer
42:24que cet écosystème
42:25il a besoin de vivre
42:26et surtout
42:27il a besoin
42:27d'être financé
42:29par le gouvernement
42:30le message est passé
42:32merci beaucoup
42:32Antoine Tilleul
42:34bon vent
42:34à B2Green
42:35à très vite
42:36sur notre antenne
42:37salut
42:38merci
42:39merci
42:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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