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  • il y a 6 semaines
Mercredi 15 juillet 2026, retrouvez Cindy Guillon (Responsable Grands Comptes France, Ecovadis), Ingrid Jouve (directrice RSE, Spie France) et Simon Duchène (Fondateur, Toolzy) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:15Et voici le sommaire, c'est Ingrid Jouve, la directrice RSE de SPI France, qui sera l'invité du grand
00:20entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour parler transition énergétique,
00:24adaptation au changement climatique et calcul des émissions de CO2 de leurs clients.
00:30Mais d'abord, je reçois Rémi Marron qui vient de publier un livre sur l'intelligence artificielle frugale.
00:35On va la définir et voir comment elle suppose une réflexion, une stratégie globale dans l'utilisation de l'IA.
00:42Dans notre Zoom, on dévoilera le baromètre des achats responsables réalisés par Ecovadis.
00:48En France, ils sont associés prioritairement à la conformité réglementaire, à l'innovation, à la réduction des risques.
00:54Et puis dans la rubrique Smart Ideas, la bonne idée du jour, elle est signée.
00:58Toulsy, c'est une plateforme de location d'outils entre particuliers et professionnels.
01:03Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:11C'est le Zoom de ce Smart Impact consacré aux achats responsables.
01:15J'accueille Cindy Guillon, bonjour.
01:17Bonjour.
01:17Bienvenue, vous êtes responsable Grand Compte France chez Ecovadis.
01:21Tout à fait.
01:22On présente Ecovadis en quelques mots pour commencer.
01:24Oui, tout à fait.
01:25Ecovadis, c'est une société qui a été fondée en 2007.
01:28C'est une société qui évalue la performance RSE des entreprises.
01:33On imagine d'un côté les directions achats qui ont besoin de visibilité sur leur chaîne d'approvisionnement
01:39et de l'autre les fournisseurs qui, eux, ont besoin d'améliorer leur performance RSE au quotidien.
01:47C'est quoi ? C'est une sorte de label ? C'est quoi le rôle d'Ecovadis ?
01:51Non, ce n'est pas un label, c'est une évaluation.
01:53Donc, en fait, ça concatène finalement tous les labels, les normes ISO que les entreprises peuvent avoir.
02:01Et ça permet aux fournisseurs de montrer pas de verte, si je peux me permettre, à leurs clients.
02:06Avec ce baromètre des achats responsables, ça fait combien d'années qu'il existe ce baromètre ?
02:12Alors, c'est la neuvième année et donc on édite ce baromètre tous les deux ans en co-réalisation avec
02:18Accenture.
02:20Et voilà, il est paru là en début d'année, le dernier.
02:23Le baromètre 2026.
02:24Peut-être un mot de la méthodologie, parce que ce n'est pas seulement des entreprises françaises qui sont sondées
02:30sur leurs actions RSE.
02:31Non, effectivement, comme je le disais en préambule, on va sonder des directions achats.
02:36Donc, on a sondé 1 000 entreprises, plutôt de grande taille.
02:40Et on va sonder également des fournisseurs.
02:42Donc là, on en a sondé 2 000 dans tout le monde.
02:46Partout sur la planète, même pas seulement le continent européen.
02:49C'est vraiment un peu partout.
02:49Vraiment partout, parce que finalement, les achats responsables et la gestion des risques,
02:53elle n'est pas la même d'un pays à un autre.
02:56À quoi il vous sert, ce baromètre ?
02:59Quelle prise de conscience il permet d'argumenter ?
03:03Alors, ce baromètre, il va permettre déjà d'évaluer l'évolution,
03:09de mesurer l'évolution des achats responsables dans le monde.
03:12Et typiquement là, ces dernières années, les achats responsables ont connu vraiment un grand virage.
03:17Parce qu'on passe d'un, si je peux me permettre, d'un simple, ce qui n'est pas simple
03:21évidemment,
03:22exercice de conformité, à maintenant un vrai levier de croissance.
03:26C'est pensé comme tel par les entreprises.
03:29Effectivement, l'un des chiffres qui est frappant dans ce baromètre,
03:33c'est que 80% des organisations les plus performantes identifient l'innovation
03:38comme la principale source de retour sur investissement de leur programme.
03:42Les achats responsables, levier d'innovation et de création de valeur.
03:47Exactement.
03:48Je trouve ça intéressant.
03:48L'association entre achats responsables et innovation.
03:51Je veux bien que vous nous expliquiez ça.
03:52Tout à fait, tout à fait.
03:53Alors, effectivement, quand on se lance finalement dans les achats responsables,
03:59on va engager nos fournisseurs dans une démarche vraiment responsable.
04:05Et donc, ce qui va permettre également de l'innovation, parce qu'on va demander à nos fournisseurs
04:10d'améliorer les produits, de les rendre plus vertueux, de les rendre plus responsables.
04:16Par exemple, bas carbone, on va essayer de récupérer des ressources qui sont les plus bas carbone possibles.
04:26Recyclables également.
04:27Mais de la circularité dans la logique économique.
04:29Tout à fait.
04:30Et donc, ça suppose l'innovation.
04:33Et comment cette innovation et ces achats responsables deviennent un moteur de croissance
04:40ou de création de valeur pour les entreprises que vous avez sondées ?
04:43Alors, finalement, elles le deviennent parce qu'elles permettent déjà d'améliorer,
04:48comme je le disais, ces produits et ces services.
04:50Elles permettent de se distinguer de la concurrence, évidemment.
04:53Je vous prends l'exemple de certains de mes clients qui, maintenant, pondèrent l'ARSE dans leurs appels d'offres,
05:00dans tout leur processus d'achat, à hauteur de 20-30%.
05:03On n'est plus simplement sur la recherche du meilleur prix, du meilleur délai de livraison.
05:08On va vraiment prendre au sérieux le cercle vertueux du fournisseur et qu'il soit le plus green possible.
05:16Ça veut dire que les fournisseurs, si je comprends bien, ne peuvent plus avoir intégré cette dimension de RSE,
05:23d'amélioration de leur bilan environnemental, de circularité dans leur process.
05:29S'ils ne le font pas, ils risquent de perdre des marchés.
05:31Exactement.
05:33On le voit bien, finalement, que ce soit vous, en tant qu'individu ou une entreprise,
05:38vous allez plus facilement vers une société beaucoup plus vertueuse.
05:42Oui, mais à côté de ça, on a un backlash, on a des pays où c'est le discours opposé
05:48qui est en train de s'imposer.
05:50Donc, ça peut sembler contradictoire.
05:51Exactement.
05:52Et quand on voit les problèmes géopolitiques, les problèmes sanitaires,
05:55on est obligé de faire évoluer ces achats, qu'ils deviennent responsables.
06:01Et donc, on est obligé également d'améliorer la résilience dans sa chaîne d'approvisionnement.
06:10Exemple, un détroit est fermé.
06:12Voilà, si vous n'avez pas un fournisseur au-delà de ce détroit, ça peut créer quelques conflits.
06:17Oui, effectivement.
06:19Si on zoome un peu plus sur la France, parce que je rappelle, ce baromètre des achats responsables,
06:23il est international.
06:25Mais si on zoome un peu plus sur la France, je disais dans les titres que les achats responsables
06:32sont associés prioritairement, le podium en quelque sorte, c'est la conformité réglementaire,
06:36l'innovation, on en a parlé, la réduction des risques.
06:38Ça veut dire que la conformité réglementaire, ça reste l'argument numéro un, quand même ?
06:42Ça reste en France, mais finalement même encore dans beaucoup de pays.
06:48Alors pour les leaders, l'innovation est jugée à 80% le retour sur investissement des achats responsables.
06:54En France, la conformité est hyper exigeante.
06:59On le voit bien sur le devoir de vigilance, sur la décarbonation.
07:03Il y a une vraie obligation et finalement, sans obligation, est-ce qu'on y arriverait vraiment ?
07:08C'est toujours la même question.
07:10Donc c'est l'enjeu numéro un, c'est les réglementations.
07:15Ensuite, vous avez évidemment la gestion des risques de votre chaîne d'approvisionnement,
07:19la visibilité, la traçabilité de votre chaîne pour améliorer, comme je le disais, pour être plus résilient,
07:25et également l'engagement des fournisseurs.
07:28Et en France, on remarque que c'est le pays le plus mature, un des plus matures, il est sur
07:34le podium,
07:34il est numéro 3 dans le monde, derrière la Finlande et la Suède, sur les achats responsables.
07:39D'accord.
07:40Et on est à quel niveau ?
07:42On n'est pas loin de les rattraper, ces deux autres pays, quand on dit qu'on est sur le
07:45podium ?
07:47Oui, on n'est pas loin de les rattraper, déjà, vous voyez, finalement, on forme une équipe,
07:54parce qu'avec les réglementations européennes qu'il y a, avec la CSRD et des normes sur la décarbonation,
08:02on est plus une équipe que, donc oui, on est sur le podium, peut-être sur certains aspects en premier,
08:07deuxième.
08:08Donc on a parlé de conformité réglementaire, il y a cette notion de risque climatique,
08:13moi je parle beaucoup depuis plusieurs mois, et pas seulement parce qu'il y a la canicule,
08:17ou les canicules, des risques liés à l'eau.
08:20Est-ce que la dimension de risque climatique, elle est intégrée à cette stratégie,
08:24et finalement, on se dit, on va faire des achats responsables,
08:28parce qu'on est obligé d'avoir une résistance au choc, ou une adaptation au risque climatique plus important ?
08:32Alors, parce qu'on est obligé, mais parce qu'on a une meilleure conscience, quand même, de plus en plus,
08:38enfin, davantage en France, mais on le voit ces derniers jours, ces dernières semaines,
08:46limiter, diminuer l'empreinte carbone dans sa chaîne d'approvisionnement est hyper importante,
08:52c'est-à-dire, pour vous donner un exemple, ça représente, l'empreinte carbone représente 80% de sa chaîne
09:00d'approvisionnement.
09:01Donc une entreprise qui veut réduire son empreinte, si elle n'engage pas ses fournisseurs.
09:05C'est le scope 3, donc.
09:06C'est le scope 3, tout à fait.
09:06Là, c'est beaucoup plus difficile.
09:10D'accord. Sur la traçabilité, vous avez commencé à l'évoquer, est-ce que c'est si simple de remonter
09:16?
09:17Jusqu'à quel niveau de fournisseur on réussit à avoir des réponses ?
09:20Et non, ce n'est pas si simple, et ce serait sans surprise si je vous dis qu'on a
09:23besoin de l'évolution de la technologie
09:25et l'évolution de l'intelligence artificielle.
09:27Pour vous donner un exemple, chez ECOVADIS, par exemple, dans notre outil de décarbonation,
09:32on a amélioré, on fait évoluer sans cesse nos outils,
09:36et donc là, on permet d'aller mesurer la fiabilité de la donnée qui est collectée sur le carbone.
09:44Parce que ce qui est difficile, on collecte, vous imaginez l'exemple d'ECOVADIS,
09:49mais on collecte des millions d'informations tous les jours de nos clients.
09:53Ensuite, il faut la cartographier, la trier, exploiter les données.
09:57Et donc, on va avoir...
10:00Les acheteurs ont 60% de visibilité sur plus de la moitié de leur chaîne d'approvisionnement.
10:07En revanche, ce qui est déjà très bien en France,
10:09en revanche, sur la partie rang 2, rang 3, là où il y a sûrement beaucoup plus d'impact,
10:14parce qu'un client va acheter son produit à une entreprise,
10:19donc le produit est fini, sauf que cette entreprise,
10:23elle s'est fait fournir...
10:25Elle aussi, elle a des fournisseurs.
10:25Voilà, elle a son fournisseur qui lui a fabriqué ce produit,
10:30et c'est sûrement là qu'il y a beaucoup plus de risques,
10:32des risques humains, des risques environnementaux, des risques sociaux.
10:36Il y a des chaînes d'approvisionnement
10:38ou des secteurs d'activité plus sensibles à cette question-là que d'autres ?
10:42Tout à fait, je travaille pas mal avec le secteur de la distribution,
10:47pas plus tard qu'il y a quelques jours encore, en discussion avec Hugues,
10:50ils m'ont dit, maintenant qu'on a évalué tous les...
10:53Pardon pour l'anglicisme, mais tous les traders, tous les trading,
10:57maintenant on doit évaluer les usines en fait,
10:59parce que si on n'évalue pas les usines, on a beaucoup plus de risques,
11:02et ces usines sont localisées dans des pays qui sont beaucoup plus à risque,
11:05et c'est là où il faut être vraiment extrêmement vigilant.
11:08Avec une difficulté de remonter jusqu'au tout début de la chaîne de valeur du produit.
11:16Vous avez commencé à évoquer l'IA,
11:20comment cette IA est déjà utilisée et va monter en puissance dans ces directions des achats ?
11:26Exactement, alors on voit quand même une nette différence
11:30entre l'utilisation de l'IA dans les directions achats
11:33et l'utilisation de l'IA chez les fournisseurs,
11:35qui reste encore beaucoup plus faible à hauteur de 25%.
11:39Les acheteurs, eux, vraiment, se doivent de l'utiliser
11:42parce qu'ils collectent énormément d'informations de leurs fournisseurs.
11:46Chez ECOVADIS, ça fait quelques années évidemment qu'on utilise l'intelligence artificielle
11:50parce qu'on en a besoin pour exploiter toute cette data,
11:57pour rendre actionnable finalement.
12:00Parce que moi, je trouve qu'on met de l'IA partout
12:04et parfois là où on n'en a pas besoin.
12:06Donc en quoi elle est indispensable ?
12:07Dans un métier de directeur, dans une direction d'achat par exemple.
12:11Elle est indispensable pour gérer les risques.
12:14C'est-à-dire que nous ne sommes pas suffisants dans une équipe
12:18pour aller analyser toute la donnée des fournisseurs qu'ils nous partagent.
12:23L'IA va permettre de la trier, de l'exploiter
12:27et de fiabiliser cette data.
12:31Un acheteur seul va peut-être avoir beaucoup plus de difficultés à le faire.
12:35Effectivement, et ça va être la dernière thématique de l'interview,
12:39il y a des grands groupes qui ont les moyens
12:43et puis parmi leurs fournisseurs,
12:45on va tomber dans des entreprises beaucoup plus petites
12:47qui, elles, n'ont pas forcément les ressources
12:49pour répondre à toutes les questions que le donneur d'ordre pose.
12:52Comment les grandes entreprises peuvent et doivent les accompagner, en fait, ces PME ?
12:58C'est exactement un vrai challenge
13:01et nous on le voit au quotidien avec nos clients,
13:04finalement, comment j'engage mes fournisseurs PME
13:07qui n'ont peut-être pas d'équipe dédiée RSE achats responsables.
13:11Donc on met à disposition des formations, par exemple.
13:18Ils réfléchissent ensemble à comment faire évoluer les produits.
13:21Ils vont avoir peut-être un tout petit peu moins d'attente pour démarrer.
13:25Oui, on lisse dans le temps l'exigence.
13:27Tout à fait.
13:28Et puis, comme on dit toujours par rapport à l'évaluation ECOVADIS,
13:31attention, oui, c'est votre première évaluation
13:33en tant qu'entreprise de 30 ou 50 salariés.
13:36On ne vous demande pas tout de suite d'avoir la médaille ECOVADIS
13:39et d'être gold.
13:41Non, pas du tout.
13:41On est là pour que vous mettiez vraiment un premier pas à l'étrier
13:44et ensuite que vous rentriez dans une démarche d'amélioration.
13:48Merci beaucoup, Cindy Guillon.
13:50Et à bientôt sur Be Smart for Change.
13:52C'est l'heure du grand entretien de ce Smart Impact.
13:58Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour
14:00à une personnalité qui compte dans notre économie.
14:03Et je reçois aujourd'hui Ingrid Jouve.
14:05Bonjour.
14:06Bonjour.
14:06Bienvenue.
14:06Vous êtes la directrice RSE de SPIE France.
14:09On va commencer par présenter SPIE.
14:11C'est vaste, les métiers, les secteurs d'activité du groupe.
14:14Effectivement.
14:15Alors nous, on est un acteur de la transition énergétique, industrielle, numérique.
14:19On est une entreprise qui existe depuis 120 ans, depuis l'électrification du métro parisien.
14:25Et on a des implantations en France, en Europe, plutôt les pays du nord de l'Europe.
14:32Et donc moi, je suis sur le périmètre France.
14:35On a 19 000 collaborateurs.
14:37Un chiffre d'affaires de 3,35, 350 milliards d'euros en 2025.
14:42Exactement.
14:43Ces chiffres s'affichaient.
14:44Exactement, qui sont déclinés au travers de 6 filiales, donc les 6 principaux métiers de SPIE en France, qui s
14:51'intéressent à la fois aux bâtiments, à la mobilité, aux énergies, à l'industrie, au digital, au nucléaire.
15:00Enfin voilà.
15:00Donc 6 filiales qui drive toutes nos activités, qui concourent à la décarbonation.
15:05Avec donc ce chiffre d'affaires, plus de 3,3 milliards d'euros, la moitié de ce chiffre d'affaires,
15:11vous l'affichez, aligné avec la taxonomie verte européenne.
15:16Déjà, première question, est-ce que c'est mieux que la moyenne du secteur ? Où est-ce que vous
15:20vous situez ?
15:21Alors effectivement, c'est une performance qui est au-dessus de la moyenne du secteur, qui est à peu près
15:27autour de 24% de chiffre d'affaires aligné.
15:30Et vous, vous êtes au-delà des 50 ?
15:31On est au-delà des 50, effectivement, c'est un des objectifs de la feuille de route RSE du groupe
15:36SPIE, qui est décliné dans tous les pays, et bien évidemment qui est décliné dans le périmètre France,
15:41et qui témoigne en fait de la réalisation des activités de SPIE, en correspondance avec les exigences de cette réglementation
15:49relative à la taxonomie.
15:51Donc des activités qui concourent à décarboner, à développer les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, à renforcer les réseaux électriques.
16:00Donc véritablement des actions, des métiers qui, sur le terrain, dans les projets des clients, concourent à réduire les effets
16:07du changement climatique.
16:08Puisqu'on parle de réglementation européenne, il y a cette CSRD, bilan extra-financier, dont on a évidemment beaucoup parlé
16:18depuis deux ou trois ans dans cette émission,
16:21avec un destin, on va dire, plutôt contrarié. Alors pour un grand groupe comme SPIE, vous êtes dedans, vous êtes
16:25concernés.
16:27Alors un, tiens, on va remonter un peu dans le temps. Quel défi ça a représenté de tenir l'exigence
16:34de ces 800 pages de cette CSRD ?
16:37Toutes ces normes ! Déjà de les appréhender, je dirais. Donc effectivement, comme on est déjà dans un... Enfin chez
16:43SPIE, depuis longtemps, on a des démarches RSE structurées avec des exercices de reporting.
16:50On était déjà familier avec cette démarche. Donc il a fallu appréhender la CSRD. Donc très tôt, en fait, on
16:56a regardé quelles étaient ces fameuses normes dites matérielles,
17:00ce qui a de l'impact et ce sur quoi on peut agir chez SPIE. Et pour y parvenir, on
17:05a consulté nos parties prenantes.
17:07Donc on les a contactés à un nombre important de clients, de collaborateurs, de fournisseurs. Enfin voilà, on a échangé
17:13avec eux sur ce qu'ils attendaient de SPIE pour contribuer à un monde plus durable.
17:19À l'issue de cette double matérialité, en fait, sont ressortis des enjeux autour du climat, autour de la montée
17:29en compétence de nos équipes,
17:31donc à la fois environnementaux et sociaux. Et après, de manière très pragmatique, il a fallu regarder ce en quoi
17:37nous répondions déjà, correctement,
17:40et qu'il fallait améliorer, ce que nous n'avions pas exactement. Donc cette analyse des écarts nous a permis
17:46d'être exhaustifs et cohérents par rapport aux attentes.
17:50Et puis après, parmi les, je dirais, les enjeux les plus singuliers, qui sont réellement des opportunités,
17:56c'est d'avoir mené un exercice de plan de transition climat, à la fois avec un volet financier et
18:03extra-financier.
18:05Et cette lecture des choses avec le prisme CAPEX-OPEX, de voir comment SPIE peut investir et dans le fonctionnement,
18:15dans l'atteinte des objectifs de réduction, SCOPE 1, SCOPE 2, SCOPE 3, c'est vraiment un exercice singulier.
18:21Et on a profité, notamment, de cette impulsion réglementaire pour introduire dans notre cycle de vie de l'entreprise
18:30la lecture financière et extra-financière de nos performances, de toutes les filiales, deux fois par an, au travers d
18:37'un score RSE.
18:38Oui, ça veut dire que vous ne ferez pas marche arrière, parce que la CSRD, bon, elle n'est pas
18:42abandonnée,
18:43elle est, on va dire, simplifiée, sa mise en œuvre retardée, notamment pour les entreprises plus petites.
18:49Mais à partir du moment où vous êtes engagée sur ce chemin, vous allez le suivre ?
18:53Ah oui, absolument. Oui, oui, non, il n'y a pas de marche arrière.
18:56Il n'y a pas de marche arrière. Et alors, si on parle des entreprises plus petites,
19:01qui, pour l'instant, ne sont pas soumises à la CSRD, est-ce qu'elles ne le sont pas, finalement,
19:05par capillarité ?
19:06C'est-à-dire que vous, grand groupe, vous avez, effectivement, des fournisseurs, etc., etc.,
19:11une chaîne de valeurs qui impose aux entreprises plus petites de se mettre en conformité.
19:17C'est l'effet d'entraînement, en fait, qui est très positif dans cette démarche.
19:20C'est qu'au-delà des obligations qui concernent les grands groupes comme SPIN ou bien d'autres,
19:26en fait, vous avez un effet d'entraînement pour obtenir des données, par exemple,
19:30relatives à l'impact de la fabrication des produits que, nous, on va mettre en œuvre dans des projets.
19:36Donc, en posant les questions qu'on nous pose nous-mêmes, on les embarque, on les accompagne,
19:41on les fait progresser sur ces démarches, à nous de trouver les moyens de le rendre pragmatique et digeste.
19:49Oui, c'est-à-dire que si la pression est trop forte, la PME ne pourra pas suivre.
19:52Non, effectivement, ce n'est pas l'objet et ce n'est pas comme ça qu'on s'y prend
19:55chez SPIN.
19:56Et je dirais que la force du collectif, au-delà de notre entreprise,
19:59mais dans les secteurs d'activité au travers des instances professionnelles avec lesquelles on travaille,
20:04on mène ces démarches de manière sensiblement identique.
20:08Donc, on pose des questions récurrentes, un peu les mêmes questions,
20:12à nos fournisseurs qui, du coup, se retrouvent embarqués, comme vous le disiez, embarqués dans la démarche.
20:17Dernière question là-dessus.
20:18Est-ce que c'était quand même, effectivement, trop compliqué que la simplification est bienvenue ?
20:23Alors, je pense, effectivement, vous l'avez énoncé, 800 pages, ça fait un peu peur.
20:28Et je dirais que la perspective très reporting de la première version de cette réglementation
20:35n'était pas nécessairement la meilleure manière de l'aborder.
20:39En revanche, le fonds est bon et c'est une réglementation qui a du sens.
20:43Donc, sa simplification est vertueuse sur certains aspects,
20:47et notamment pour la rendre plus digeste, plus compréhensible, et surtout passer à l'action après.
20:53Alors, on va parler de décarbonation.
20:55Vous évoquiez les liens avec les entreprises, les partenaires, les fournisseurs.
21:00Vous avez lancé un calculateur carbone en 2024.
21:03Vous disiez, ceci, nous avons développé ce calculateur carbone
21:07qui fait partie intégrante de notre stratégie RSE.
21:09On déploie celle-ci à la fois en interne et auprès de nos clients
21:12pour contribuer encore plus concrètement, plus fortement,
21:14à l'émergence d'une société bas carbone,
21:15à la préservation de notre environnement, à une société plus juste.
21:18Déjà, j'ai une question de curieux.
21:19Comment ça marche ? C'est quoi un calculateur carbone ?
21:22Comment ça fonctionne ?
21:25Alors, au début, parce qu'on s'est amélioré depuis,
21:28mais ça a tout de suite été en fait un outil relativement simple
21:32qui vous permet, si je synthétise,
21:35de transcrire votre devis classique financier en un devis carbone.
21:40Donc finalement, quand vous renseignez le matériel acheté,
21:43les heures de travail, les kilomètres parcourus
21:46pour aller jusqu'au site client,
21:47eh bien, ça vous fait un devis.
21:49Et toutes ces informations sont traduites
21:52par des facteurs d'émission qui vous permettent de réaliser
21:55un devis carbone.
21:57Voilà, donc ça, c'était la première étape.
21:59Et au fur et à mesure de la maturité de la démarche
22:02et de celle de nos fournisseurs,
22:04on a pu améliorer l'exercice
22:07et avoir de plus en plus
22:10des capacités de comparaison
22:12entre des solutions qui sont proposées
22:15au sein de SPI
22:16et grâce au calculateur.
22:18Et puis aussi d'avoir
22:19plus de précision
22:21sur l'impact
22:23pendant la phase de vie,
22:24en tout cas, c'est ce vers quoi on va,
22:26pendant la phase de vie de l'ouvrage
22:27ou de la prestation délivrée.
22:29De sorte que les leviers de décarbonation
22:31trouvent toute leur place
22:32et soient bien justifiés,
22:34bien ancrés
22:35et bien présentés aux clients.
22:36Oui, alors justement,
22:37est-ce que c'est pas forcément simple
22:39de le faire accepter,
22:41adopter par vos clients,
22:43ce calculateur ?
22:44Ou est-ce qu'au contraire,
22:45ils se disent
22:45« Ah super, on a un outil finalement assez
22:47entre guillemets, simple
22:49qui nous permet de répondre à la question ? »
22:51En fait, tout va dépendre
22:52de la maturité des clients.
22:54Cela dit, je dirais qu'en général,
22:55ce type d'exercice est plutôt bienvenu
22:58parce que ça les familiarise aussi,
23:00pour ceux qui sont les moins matures,
23:01à une notion de l'impact de mon projet
23:04ou de ma prestation.
23:05Ça leur donne une première indication
23:07et puis surtout,
23:08ça ouvre le dialogue
23:09pour ensuite proposer des améliorations.
23:11Et c'est en ça que c'est vraiment intéressant.
23:14Après, l'exercice de calcul,
23:16il doit rester pragmatique, compréhensible.
23:18C'est la raison pour laquelle,
23:20que ce soit en interne
23:21ou auprès de nos clients,
23:23on a mis en place des formations
23:24pour être plus à l'aise
23:25à la lecture du résultat,
23:28à la présentation du résultat
23:29auprès des clients
23:30et à les capter aussi chez eux
23:32ce qui fait résonance,
23:33symétrie avec nos propres actions
23:35et leur stratégie de décarbonation.
23:37Est-ce que c'est aussi un outil
23:39entre guillemets de marketing ?
23:40C'est-à-dire qu'il vous permet
23:41de proposer des services,
23:47des produits
23:48qui permettront à vos fournisseurs
23:50de décarboner ?
23:51Oui, absolument.
23:52C'est aussi une très bonne entrée
23:53en matière pour présenter
23:55les solutions décarbonées de spin.
23:57Oui, c'est vrai.
23:58Après, vous avez des clients
23:59qui sont beaucoup plus matures,
24:01très regardants,
24:01qui ont des exigences
24:03en matière de calcul,
24:05de protocole,
24:06de mesure,
24:06d'objectifs,
24:09très importants,
24:10très poussés.
24:11Et c'est en ça
24:12qu'on doit continuer
24:12de s'améliorer.
24:14Et c'est la raison pour laquelle,
24:15si je peux développer un peu,
24:17on a, avec un tiers de confiance,
24:19fait un partenariat,
24:19qui s'appelle NUCO.
24:20On travaille avec eux
24:21depuis très longtemps.
24:22Ils sont très bons
24:23sur les sujets
24:24d'analyse du cycle de vie
24:26et d'impact des produits,
24:28des équipements,
24:29et notamment dans notre domaine
24:31électrique, électronique, numérique.
24:33Et donc, avec eux,
24:34on travaille pour améliorer
24:37et faire grandir encore
24:38la capacité d'analyse
24:40et de décision
24:41pour éclairer les choix,
24:43en fait,
24:43des collaborateurs de spin
24:45et faire comprendre
24:46à nos clients
24:47l'impact réel des projets.
24:49Donc ça, c'est vrai que
24:51c'est intéressant
24:51de le mener avec des clients
24:52qui sont exigeants
24:53et de continuer
24:54cette capacité
24:55d'embarquer
24:56tout le panel des clients.
24:58Et alors, si on prend,
24:59on va rester Spifrance,
25:00les objectifs de décarbonation
25:02que vous affichez
25:03et les leviers
25:04que vous activez
25:05pour les tenir,
25:06c'est quoi ?
25:06Alors, ces objectifs,
25:08ils couvrent à la fois
25:09les émissions dites internes,
25:11vous savez,
25:11les Scope 1 et 2,
25:12exactement,
25:13ceux sur lesquels
25:13on a une capacité
25:14à agir un peu plus forte.
25:16Donc là,
25:17on est sur un objectif
25:18de réduction
25:18de 50%
25:19de nos émissions carbone
25:21entre 2019
25:22et 2030.
25:24À ce jour,
25:24on a déjà réduit
25:25de 32% en France.
25:26Donc on est vraiment
25:27bien en train.
25:28Vous êtes dans la bonne
25:29trajectoire.
25:30Exactement.
25:30Et pour y parvenir,
25:32on déploie l'électrification
25:34de la flotte de véhicules.
25:36Globalement,
25:36aujourd'hui,
25:37on a chez Spifrance
25:38une flotte
25:38d'à peu près
25:3910 000 véhicules,
25:41dont certains utilitaires aussi.
25:43Et on a sur cette flotte
25:45un véhicule sur deux
25:46à peu près
25:46qui est électrique.
25:47C'est un peu moins le cas
25:48dans les utilitaires,
25:49mais ça progresse.
25:50Pour tous les autres types
25:51de véhicules,
25:52de services plus petits,
25:54ils sont quasiment
25:55tous électrifiés.
25:56Et puis surtout,
25:56le taux de renouvellement
25:57est supérieur à 70%
25:59en électrique.
26:01Donc on est très bon.
26:02D'ailleurs,
26:03on ouvre avec nos petits véhicules
26:04et le logo Spie
26:05souvent des idées buzz.
26:06Enfin,
26:06en tout cas,
26:07des véhicules décarbonés,
26:08électriques.
26:09Et puis,
26:10ça comporte aussi
26:11des actions
26:12sur nos bâtiments.
26:13Donc la consommation
26:14et l'efficacité énergétique
26:15que l'on peut appliquer
26:16sur nos sites.
26:17On a 300 implantations
26:18et toutes les consommations
26:20énergétiques,
26:21eh bien,
26:21il faut les monitorer,
26:23les réduire,
26:24les optimiser.
26:24Donc là,
26:25on a toute une démarche
26:26pour travailler
26:27sur l'efficacité énergétique
26:29de nos sites.
26:29et notamment
26:31utiliser des contrats
26:32d'énergie renouvelable
26:33avec EDF
26:34pour utiliser des ENR.
26:35Donc ça,
26:36c'est le scope 1 et 2.
26:37Et après,
26:38il y a,
26:38on revient au calculateur carbone
26:40dont on parlait tout à l'heure
26:41pour le scope 3.
26:42Exactement,
26:43le fameux scope 3.
26:44qui est beaucoup plus difficile
26:45qui est beaucoup plus difficile
26:45à activer.
26:46Oui,
26:46et puis c'est 94%
26:49de nos émissions
26:50quand on fait le bilan carbone
26:51de SPIN,
26:51donc on ne peut pas passer à côté.
26:53Et sur ce bilan carbone,
26:55sur ce scope 3,
26:56pardon,
26:57on avait jusqu'à présent
26:58une démarche,
26:59je dirais,
27:00qualitative,
27:01visant à travailler
27:02avec des fournisseurs
27:03qui sont comme nous,
27:04engagés dans une démarche climat,
27:06donc confirmée par SBTI
27:08ou d'autres démarches de la sorte.
27:10Et puis,
27:11en 2025,
27:12quand on a révisé nous-mêmes
27:13nos propres objectifs,
27:15on a défini un objectif
27:18entre 2019 et 2030
27:20de réduction de 55%
27:23en intensité carbone.
27:25Et là,
27:26ça veut dire
27:26qu'il faut qu'on adresse
27:27nos fournisseurs
27:28de manière un peu plus profonde.
27:30On va aller chercher
27:31les informations
27:32sur les produits
27:33qu'on achète chez eux
27:35et leur impact
27:36pendant la phase usage.
27:38Et là,
27:38s'ouvre à nous
27:40une stratégie
27:41qui embarque vraiment
27:42tout le monde
27:42de longue haleine
27:43mais qui est plutôt
27:44bien adressée chez SPIN.
27:46Je vois qu'on parle
27:47d'économie circulaire
27:48pendant quelques minutes.
27:50alors peut-être
27:50ça nous emmène
27:51sur les chantiers
27:52un peu plus.
27:53Comment elle est intégrée
27:55dans la mécanique,
27:57les process,
27:57la gestion des chantiers ?
27:59Alors,
28:00l'économie circulaire,
28:01c'est effectivement
28:01un des leviers
28:02qui nous permet
28:03de faire notre trajectoire
28:05de décarbonation.
28:06Un des leviers
28:07qu'on met en avant
28:08pour nous-mêmes,
28:09pour nos clients.
28:10L'année dernière,
28:12on a,
28:12avec plusieurs directions
28:15commerciales,
28:15juridiques,
28:16opérationnelles,
28:17achats,
28:18RSE,
28:18on a d'abord
28:20beaucoup travaillé
28:21sur environner
28:23ce qu'est
28:24l'économie circulaire
28:25chez SPIN.
28:26De quoi on parle ?
28:26De quoi on parle ?
28:27Qu'est-ce qu'on peut faire ?
28:29Qu'est-ce qu'on peut proposer ?
28:31Le paramètre juridique,
28:34assurantiel,
28:35concrètement,
28:36d'un point de vue
28:37logistique,
28:37opérationnel,
28:38comment c'est possible ?
28:40On a aussi regardé
28:41quels étaient
28:41nos réels gisements
28:43en interne.
28:43Donc on a fait
28:45ce très gros travail
28:46qui nous a permis
28:47d'aboutir en quelques mois
28:48à un guide,
28:49un guide notamment
28:50du réemploi
28:51et des bonnes pratiques
28:51d'économie circulaire.
28:53Puis,
28:54on a continué le travail
28:55en 2026
28:56avec davantage
28:57d'avancées,
28:59notamment dans
28:59l'identification
29:00de partenaires potentiels
29:02pour,
29:03avec des prestataires,
29:04récupérer les équipements,
29:06mieux identifier les gisements.
29:08Et valoriser.
29:09Oui,
29:09et les valoriser.
29:10Et on a,
29:12vous parliez de projets concrets,
29:13on a effectivement
29:15de plus en plus
29:16de clients
29:16qui nous sollicitent,
29:18parce qu'ils sont eux-mêmes
29:18assujettis à cette obligation,
29:20et qui nous sollicitent
29:22sur nos pratiques.
29:23Et on a un projet
29:23qui a été mené
29:24par une de nos filiales,
29:26filiale du bâtiment,
29:27Speed Building Solutions,
29:29sur Paris.
29:30Un projet de rénovation
29:3126 000 m2 tertiaire,
29:34un bâtiment de bureau
29:35sur lequel on aurait pu
29:36classiquement faire
29:37de la rénovation énergétique,
29:39c'est-à-dire
29:40curer le bâtiment
29:41de manière très classique
29:42et remettre des équipements.
29:44Et en fait,
29:45Speed a fait un petit point de côté,
29:47et les équipes opérationnelles
29:49ont proposé
29:49de faire un diagnostic
29:51de réemploi, finalement.
29:53Et donc,
29:53sont allés regarder
29:54tout ce qui était possible
29:55de conserver dans le bâtiment.
29:57Et pour tous les lots
29:59de ventilation,
30:00de chauffage,
30:01de refroidissement,
30:02également quelques lots électriques,
30:04eh bien,
30:05il y avait quand même
30:05un gisement important.
30:06Donc on a proposé
30:08aux clients
30:08de maintenir
30:09ces équipements,
30:10bien évidemment
30:11en vérifiant
30:11leur performance,
30:13leur conformité
30:13aux normes actuelles.
30:15Et le client a accepté,
30:16ce qui nous a permis
30:17quand même
30:17de faire
30:17de sacrées économies.
30:19Et puis aussi
30:20de monter en compétences,
30:21parce que maintenant,
30:21c'est une compétence
30:22qu'on a acquise
30:24et qui permet
30:25de renouveler
30:26cette prestation,
30:26en tout cas de la proposer
30:27plus systématiquement
30:28à nos équipes.
30:29Donc c'est une vraie réussite.
30:30On va parler de formation,
30:32c'est le thème
30:33de la question,
30:33celle qui était à votre place
30:34la semaine dernière.
30:35Odile Batser,
30:35la présidente de l'OID
30:37et l'Observatoire
30:37de l'immobilier durable,
30:39a choisi de vous poser.
30:40On l'écoute.
30:41Bonjour Ingrid.
30:43Je voulais vous poser
30:46une question
30:47à propos de la formation
30:49et plus précisément
30:51comment vous allez
30:53déployer la formation
30:55au sein de vos collaborateurs
30:58pour permettre
31:00un meilleur niveau
31:02de connaissance
31:03des enjeux ESG
31:05dans vos métiers
31:07qui sont très proches
31:09de la réalité du terrain.
31:12Alors vous avez commencé
31:14à évoquer tout à l'heure
31:15un plan de formation
31:17quand on a 19 000 collaborateurs
31:19sur plus de 300 sites.
31:21Là aussi,
31:22ça doit être
31:22un joli petit barnum
31:23quand même.
31:24Ça prend combien de temps ?
31:25Qu'est-ce que vous avez mis en place ?
31:27On a mis plein de choses en place
31:28et c'est vrai
31:29que ce programme
31:30est particulièrement intéressant
31:32parce qu'il permet
31:32de travailler avec les RH,
31:34avec la communication,
31:35avec les équipes opérationnelles,
31:36avec tout le monde.
31:37Donc c'est un vrai programme
31:38de transformation.
31:40Donc ce qu'on a mis en place
31:41depuis un peu plus d'un an,
31:42presque deux maintenant,
31:43c'est une académie,
31:45la SPI Climate Academy,
31:47qui est en fait en ligne,
31:49une plateforme
31:49sur laquelle vous avez
31:50des modules
31:51et des parcours
31:52de montée en compétences
31:53qui vont,
31:54je dirais,
31:55des prérequis,
31:56savoir de quoi on parle
31:57quand on parle de climat,
31:58comprendre son empreinte carbone,
32:00et puis après,
32:01des parcours
32:01un peu plus liés
32:04aux métiers
32:05qui vont mettre en valeur
32:07par des collaborateurs,
32:08d'ailleurs,
32:08qui sont sur le studio
32:09et qui expliquent
32:11leur métier,
32:11qui vont expliquer
32:13les impacts,
32:15ce qui est mis en place
32:16chez SPI
32:16pour mieux les calculer,
32:18mieux les piloter
32:19et proposer
32:20des solutions alternatives.
32:22Donc on a cette SPI Climate Academy,
32:24une plateforme
32:25avec beaucoup de modules
32:27que les collaborateurs
32:28peuvent suivre
32:29sur leur téléphone,
32:30sur l'ordinateur.
32:32Est-ce que ça suppose aussi,
32:33par exemple,
32:34d'anticiper
32:36l'évolution
32:37de certains
32:39de vos métiers
32:40à l'aune
32:41du changement climatique
32:42ou du risque climatique ?
32:44Absolument.
32:45Oui, oui, oui.
32:45C'est un des paramètres
32:47qui est intégré
32:47dans les formations
32:48qu'on a ensuite développé
32:50à la suite
32:50de cette SPI Climate Academy.
32:52Je dirais que
32:53les programmes
32:54qui ont été récemment
32:55établis en interne
32:57autour des activités
32:58opérationnelles
32:59et commerciales
33:00permettent
33:01de mieux comprendre,
33:02de mieux appréhender
33:03ces enjeux
33:04et de mieux
33:06savoir également
33:07discerner
33:08l'incidence
33:09que ça peut avoir
33:10sur les projets
33:10de nos clients.
33:11Donc, il y a vraiment
33:12une montée en compétences
33:13qui est clé
33:14pour nos métiers
33:15en perpétuelle transformation
33:17pour bien accompagner
33:18également
33:18les attentes
33:19de nos clients
33:20sur ces secteurs.
33:21Donc, la formation,
33:22c'est clé.
33:24Il y a ces parcours académiques,
33:26il y a ces formations
33:27spécifiques
33:28et en fait,
33:29ensuite,
33:29dans tous les programmes
33:30je dirais classiques
33:31de SPI,
33:32on intègre
33:33la dimension RSE,
33:34on intègre
33:35principalement
33:35la dimension climatique.
33:36Est-ce qu'effectivement,
33:37pardon,
33:38mais je reste sur ma
33:39je suis un peu têtu parfois,
33:40est-ce qu'il y a vraiment
33:41des nouveaux métiers
33:41qui sont en train d'apparaître ?
33:43Il y a ces enjeux
33:47résilience,
33:47risque climatique,
33:48changement climatique.
33:49Ce sont des métiers
33:50qu'on avait déjà
33:52chez SPI,
33:52je pense,
33:53mais qui prennent
33:54une nouvelle perspective
33:55et qui nous permettent
33:56d'agir plus
33:57dans le design,
33:58la co-conception,
33:59donc de mieux appréhender
34:00l'anticipation
34:01du changement climatique,
34:03effectivement,
34:03la vulnérabilité
34:04des sites,
34:05le dimensionnement
34:06des services,
34:08des équipements.
34:09Donc on a des métiers
34:10qui évoluent,
34:11qui intègrent ces composantes
34:12et puis on a
34:13énormément de solutions
34:15que l'on développe
34:16chez SPI
34:16qui font l'objet
34:17de formations
34:18pour mieux les appréhender.
34:19Et puis on a des métiers
34:20qui trouvent un renouveau,
34:23je dirais.
34:23On a notamment ouvert
34:25près de Lyon
34:25un centre de formation
34:27dédié au métier du nucléaire
34:28parce qu'il y avait
34:29un manque,
34:30en tout cas un besoin
34:32de former nos collaborateurs
34:33et d'attirer aussi
34:34des futurs recrues
34:36sur ces métiers-là.
34:37Ça redevient une filière
34:38attirante.
34:39Ça devient une filière
34:40qui permet de concourir
34:41à la décarbonation
34:42et à la souveraineté
34:42de la France.
34:43Donc oui,
34:43attirante.
34:44Et on est dans la
34:45taxonomie verte européenne
34:46dont on parlait tout à l'heure.
34:48Ça a été un des enjeux
34:49de bras de fer franco-allemand
34:50il y a quelques années.
34:51Sur la biodiversité,
34:52il nous reste un minute,
34:53on va parler de biodiversité
34:54tout de suite.
34:55Là aussi,
34:56c'est intéressant
34:56parce que le climat,
34:59le carbone finalement,
35:01entre guillemets,
35:01c'est facile à comptabiliser.
35:03La biodiversité,
35:04là on rentre
35:05dans des enjeux
35:05un peu plus complexes.
35:06Comment vous l'intégrez
35:07à votre stratégie
35:08et puis surtout
35:08comment vous la comptabilisez ?
35:09Alors effectivement,
35:10la biodiversité
35:11comme l'eau,
35:12comme pas mal d'éléments
35:14plus matériels je dirais,
35:15sont des enjeux importants
35:17qui sont adressés
35:17par nos clients,
35:18qui sont adressés
35:19au travers de systèmes
35:20de notation aussi,
35:21en fait,
35:21qui évaluent
35:22votre performance RSE.
35:24Donc on l'adresse
35:25par des diagnostics
35:27finalement autour des projets
35:28qui sont d'ailleurs menés
35:29par des bureaux d'études
35:30en amont des projets
35:31auxquels on répond
35:32et dans lesquels
35:33on s'inscrit
35:34avec une approche
35:35qui va être variable
35:36selon la typologie,
35:37mais par exemple
35:38pour des grands opérateurs
35:40d'énergie,
35:41dès lors qu'il y a
35:41du réseau de transport
35:42d'électricité
35:43qui peuvent avoir
35:44une incidence
35:45sur la biodiversité,
35:46on va les appréhender
35:47et les prendre en considération
35:49dans le design du projet
35:50et également
35:51dans nos installations
35:52provisoires
35:52et puis dans les projets
35:54concrets.
35:55Toute cette approche,
35:56elle rejoint
35:57une démarche
35:59un peu plus globale
36:00sur la question
36:01des ressources
36:02qu'on est en train
36:03d'adresser
36:04de manière un peu plus
36:05structurée
36:06mais qui est déjà
36:07dans notre stratégie.
36:08La question des ressources
36:09de biodiversité,
36:11d'eau,
36:12de minerais critiques...
36:13Qu'est-ce qu'on consomme ?
36:14Qu'est-ce que le groupe
36:15consomme dans ces activités ?
36:17Voilà,
36:18quel est l'impact
36:19et comment on peut
36:21mieux l'appréhender
36:22et mieux y répondre
36:25là de suite
36:26et dans les années à venir
36:27avec une organisation
36:29un peu plus structure.
36:29Mais vous serez d'accord
36:30avec moi pour dire
36:30qu'il n'y a pas
36:31d'indicateur global
36:32de biodiversité,
36:33ça n'existe pas
36:34et ça n'existera pas.
36:35Alors vous avez
36:36plusieurs démarches
36:37qui existent,
36:38des empreintes,
36:39des calculs d'empreintes,
36:41SBTN...
36:42Après,
36:42je pense qu'il faut
36:43qu'on prenne le temps
36:43de bien regarder
36:44ce sur quoi on peut agir
36:46et des indicateurs
36:47qui parlent à nos clients
36:49pour rester pragmatiques
36:50et pas rentrer
36:52dans une démarche
36:53trop au reporting.
36:54Sur l'eau,
36:55par exemple,
36:57on est un pays
36:58où...
36:58Alors là,
36:59je reste sur la France.
37:00On a été béni
37:02des dieux
37:02en quelque sorte
37:03en matière
37:04de stress hydrique.
37:06Ce n'était pas vraiment
37:06une préoccupation
37:07en tout cas
37:08dans une majorité
37:08de départements français.
37:10Là,
37:10ça devient un enjeu
37:11presque de business.
37:14C'est-à-dire
37:14qu'on peut avoir
37:15des arrêtés préfectoraux
37:16qui signifient
37:18qu'une chaîne de production
37:19va se stopper
37:21ou va être moins efficace.
37:22Donc,
37:23qu'est-ce que vous êtes en train
37:24ou qu'est-ce que vous avez déjà
37:25d'ailleurs mis en place
37:26pour consommer moins d'eau,
37:27pour être autonome,
37:28pour, je ne sais pas,
37:29faire des boucles fermées,
37:30par exemple, etc.
37:31Alors,
37:32dans nos activités propres,
37:33chez Spigny,
37:34on consomme relativement
37:35peu d'eau.
37:36En fait,
37:36on n'est pas des métiers
37:37très consommateurs d'eau.
37:38En revanche,
37:39on va avoir des clients
37:40qui, au regard
37:40de leurs process industriels
37:43ou des installations
37:45nucléaires
37:46ou autres,
37:47qui vont, eux,
37:48être assujettis,
37:49qui peuvent être concernés
37:49par des aléas climatiques,
37:51dont le stress hydrique
37:53que vous évoquiez.
37:53Donc, ce qu'on propose,
37:55ce qu'on met en place,
37:56ce sont des échanges
37:57avec ces clients
37:58pour trouver des co-concevoirs
38:00ensemble,
38:00trouver des solutions
38:01qui permettent
38:02de réduire cette vulnérabilité,
38:05d'optimiser leur process
38:07et de trouver des solutions
38:08pour, ensemble,
38:10réduire cette pression hydrique.
38:11Et puis,
38:12on a aussi,
38:13vous parliez d'opportunités,
38:14mais on peut avoir
38:16des clients
38:16qui ont,
38:17dans leur plan stratégique,
38:19la gestion
38:19de cette ressource en eau
38:20et par des systèmes
38:22de supervision,
38:23d'écluse ou autres,
38:25on concourt
38:26à apporter de l'information
38:27par le digital,
38:29le numérique,
38:30à apporter de la data
38:31qui leur permette
38:32de bien gérer
38:33le domaine fluvial,
38:35par exemple.
38:36Allez, un dernier mot,
38:37tiens, justement,
38:38sur la part
38:39de l'innovation numérique
38:41dans votre secteur.
38:43C'est-à-dire qu'à quel point
38:44ça vous aide
38:44à remplir
38:45les objectifs RSE
38:47que vous vous êtes donnés ?
38:48Alors, c'est un vrai outil
38:49de travail
38:50largement déployé
38:51chez Spin,
38:52d'autant qu'on a une filiale
38:53qui est dédiée,
38:53Spi-16,
38:54donc c'est son cœur de métier
38:57et on développe
38:58en interne
38:59des agents conversationnels,
39:00liés à génératifs.
39:02L'idée, c'est quand même,
39:03on le fait dans une gouvernance
39:04qui a intégré,
39:05bien évidemment,
39:06la démarche RSE
39:07puisqu'on est
39:08labellisé numérique
39:09responsable niveau 2.
39:11Donc,
39:12même si le sujet
39:12peut être un peu clivant,
39:14c'est vrai,
39:15on a une approche
39:16qui est à la fois
39:17de sobriété
39:18dans sa conception,
39:19on utilise beaucoup,
39:20c'est vrai,
39:21cet outil
39:21pour optimiser
39:22la supervision,
39:24les propositions d'offres
39:26de Spi
39:26et puis même
39:27pour en interne
39:28aller plus vite
39:29sur l'amélioration
39:30de nos process,
39:31la compréhension
39:32des attentes clients.
39:34C'est un sujet,
39:36on a conscience
39:37des difficultés
39:39que ça peut avoir
39:39mais ça reste
39:40une vraie solution
39:41de demain
39:41et on a d'ailleurs
39:43un parcours de formation
39:44Green for IT
39:45et IT for Green
39:46avec des équipes
39:47qui sont dans cette notion
39:49de sobriété numérique
39:51et on a des journées
39:53dédiées aux acteurs
39:54du numérique
39:55sur ces sujets-là.
39:56Merci beaucoup
39:57Ingrid Joub
39:58à bientôt
39:58sur Be Smart for Change
40:00on passe tout de suite
40:00à notre rubrique
40:01Smart Ideas
40:02les start-up
40:03éco-responsables.
40:10Smart Ideas
40:11notre rubrique consacrée
40:12aux start-up
40:14éco-responsables
40:14j'accueille Simon Duchesne
40:15bonjour
40:16bonjour
40:16vous êtes le fondateur
40:17de Toulsy
40:18que vous avez créé
40:20fin 2024
40:21lancé vraiment
40:22en février 2025
40:22vous êtes basé à Bordeaux
40:24c'est quoi Toulsy ?
40:25Alors Toulsy en quelques mots
40:26c'est une alternative
40:26à l'achat systématique
40:28pour des biens
40:29qui sont sous-utilisés
40:30et dans mon cas précis
40:30l'outillage
40:31donc l'idée
40:32c'est de proposer
40:33une plateforme
40:34qui met en relation
40:35notamment des particuliers
40:36pour proposer
40:37une alternative
40:38à l'achat
40:39de biens
40:40que parfois
40:40on va utiliser
40:41alors moi je vais dire
40:42perceuse électrique
40:43mais c'est quoi
40:44la star de Toulsy ?
40:46Alors c'est hyper saisonnier
40:49actuellement
40:49c'est vrai que
40:50on est surtout
40:51sur des thématiques
40:52plutôt extérieures
40:53surtout avant
40:53les grandes chaleurs
40:54mais c'est vrai
40:54le car share
40:55c'était quelque chose
40:56qui était particulièrement
40:57recherché
40:58par exemple
40:59donc ça dépend
41:00des saisons
41:00comment ça marche
41:01qui utilise la plateforme
41:02comment elle fonctionne ?
41:03Alors c'est très simple
41:04vous avez un site web
41:05une application
41:05et maintenant
41:06un connecteur
41:07dans le chat GPT
41:07on peut directement
41:08connecter
41:09et chercher ses annonces
41:10depuis ces moteurs
41:11de recherche là
41:11et on cherche
41:13un outil
41:13une ville
41:14on trouve un propriétaire
41:15à proximité
41:15on le contacte
41:16on procède à la location
41:17et ensuite
41:18la remise en main propre
41:19tout simple
41:20c'est plutôt
41:21un service
41:22entre particuliers
41:23entre particuliers
41:24et professionnels ?
41:25Alors à 90%
41:26ce sont des particuliers
41:27à particuliers
41:27mais j'ai de plus en plus
41:29de professionnels
41:29qui se positionnent aussi
41:30sur la plateforme
41:31comme un vecteur
41:32d'acquisition de clients
41:33c'est quelqu'un
41:34qui loue un outil
41:35vient deux fois
41:35dans votre local
41:37donc c'est vrai
41:37que c'est aussi
41:38une manière
41:38de valoriser
41:39peut-être des commerçants
41:40qui ont moins de visibilité
41:41que des grandes surfaces
41:42de bricolage
41:43mais du coup
41:44il y a cet intérêt là
41:45aussi qui arrive
41:45Le fait de louer
41:47plutôt qu'acheter
41:48c'est la base
41:49de la création
41:51de Toulsy
41:51vous n'allez pas me dire
41:53que ça ne marche pas
41:53mais est-ce que vous voyez
41:54cette logique
41:56cette démarche
41:57régulièrement progresser
41:58gagner du terrain ?
41:59Oui tout à fait
42:00moi ma problématique actuelle
42:01c'est vraiment
42:02de densifier mon catalogue
42:04parce qu'il y a de la demande
42:04j'ai des particuliers
42:06chaque jour
42:07ils sont plusieurs centaines
42:08à parcourir le site
42:09moi ma frustration actuelle
42:10c'est qu'il faut
42:11densifier le catalogue
42:12pour pouvoir justement
42:13répondre à 90-95%
42:15de toutes les requêtes
42:16donc oui
42:16il y a des locataires
42:17en recherche d'outils
42:18Il y a des pics d'ailleurs
42:20de demandes
42:21j'imagine peut-être
42:21plus le week-end
42:22quand on bricole par exemple
42:23Alors souvent le week-end
42:24on se rend compte
42:25un peu tard
42:25qu'on a besoin de louer
42:26donc c'est vrai
42:27que la plupart des locations
42:28très souvent
42:28c'est le mercredi et le jeudi
42:30quand on planifie
42:31je dois repeindre ma chambre
42:32je dois refaire mon extérieur
42:34mais encore une fois
42:35c'est très très saisonnier
42:36donc vous voyez
42:36par exemple quand on a eu
42:37la tempête en février
42:38il y a eu beaucoup de demandes
42:40sur tout ce qui était
42:41matériel d'entretien
42:42pour les jardins
42:45il y avait vraiment
42:46ce type de recherche
42:47ce besoin-là
42:47qui était très clair
42:48Il y a des demandes
42:50qui sont liées
42:50soit à des saisons
42:53soit à des événements de vie
42:54par exemple
42:55Oui tout à fait
42:56exactement
42:56par exemple la tempête Nils
42:58oui c'est assez flagrant
43:00Un déménagement par exemple
43:01Exactement
43:02on a toujours besoin
43:03d'un diable parfois
43:04plutôt que de se faire mal au dos
43:06ou d'avoir une paire de bras en plus
43:07c'est vrai que ça peut être
43:09assez intéressant
43:09Alors il y a plusieurs questions
43:11qui se posent
43:11que moi comme consommateur
43:13je pourrais me poser
43:13par exemple sur le
43:15la fiabilité
43:16l'assurance
43:17comment vous répondez
43:18à ces interrogations-là ?
43:19Alors c'est un très bon point
43:20et c'est la première question
43:21que mes propriétaires me posent
43:22qu'est-ce qui se passe
43:23si jamais un outil
43:24n'est pas rendu
43:25ou est endommagé
43:26et donc depuis
43:27quelques semaines maintenant
43:28on propose une garantie
43:30donc une couverture
43:30par un assureur
43:31partenaire
43:32qui est systématisée
43:33chaque location
43:34sur Toulousey maintenant
43:35est fait
43:36comment dire
43:37embarque un produit d'assurance
43:39justement pour pallier
43:39à ce type de problématiques
43:40parce qu'on le sait
43:41le petit outillage
43:42forcément il y a
43:43une risque de casse
43:44on fait tomber
43:44une personne ou quoi
43:45ça peut arriver
43:45aussi pour protéger
43:46les locataires
43:47d'être sûrs
43:48qu'ils ne vont pas être
43:48à 100% face
43:50à ça
43:51donc oui
43:51il y a de l'assurance
43:53il y a un contrat
43:53de location bien entendu
43:54qu'on systématise aussi
43:55vraiment on essaie
43:56de lever
43:57chacune des barrières
43:58qui pour l'instant
44:00rendent la location
44:01entre parties
44:01qui est un petit peu
44:02plus difficile
44:03mais on se rapproche
44:03de cet objectif
44:04il y a une version
44:05100% pro
44:06j'ai vu ça en préparant
44:07une version Toulousey pro
44:08oui tout à fait
44:09alors c'est quoi
44:09alors en fait
44:10il faut comprendre
44:11Toulousey
44:11c'est pas juste
44:11un site ou une application
44:12je le vois vraiment
44:13comme une plateforme
44:14avec différents points d'accès
44:16qu'on soit un particulier
44:17ou un professionnel
44:18l'idée c'est que les professionnels
44:19puissent gérer en fait
44:20leur parc d'outils
44:21et leur réservation
44:22gérer leur TVA
44:24gérer leur facturation
44:24directement au sein
44:26d'une seule plateforme
44:27donc avec des besoins
44:28qui sont un petit peu différents
44:29de ceux d'un particulier
44:30pour autant avec la mission
44:31celle d'arrêter
44:32d'acheter des choses
44:33qu'on utilise moins
44:33Merci beaucoup
44:35Simon Duchesne
44:35et bon vent à Toulousey
44:38bon retour à Bordeaux
44:39voilà c'est la fin
44:39de ce Smart Impact
44:40je voudrais remercier
44:42Nathalie Croizet
44:42la coordinatrice éditoriale
44:44Alexis Mathieu
44:45à la production
44:46Pierre Loubergoni
44:47le réalisateur
44:48Paul Sanchez
44:48au son
44:49belle journée
44:50à toutes et à tous
44:51sur la chaîne des affaires
44:52sur la chaîne des audacieuses
44:53et les audacieux
44:54salut
45:03Sous-titrage Société Radio-Canada
45:06Sous-titrage Société Radio-Canada
45:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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