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Mercredi 22 avril 2026, retrouvez Alexandre Hervaud (Responsable éditorial, 100 Transitions), Bastien Le Bouhellec (Directeur, Oleo100), Martin Ducroquet (directeur général et cofondateur, Sencrop), Jeanne Priso (Cofondatrice, Teelda) et Fanny Picard (fondatrice, Alter Equity) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue, c'est Spart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Voici le sommaire, c'est Fanny Picard, la présidente d'Alter Equity, qui sera l'invité du grand entretien.
00:19Tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir les actions menées depuis près de 20 ans par cette pionnière de
00:25l'investissement à impact.
00:26Mais d'abord, je reçois Bastien Le Bouélec, qui est directeur d'Oléosan, marque de biocarburant français à base de
00:32Colza,
00:33à destination des professionnels, qui permet de réduire de 60% les émissions de gaz à effet de serre par
00:39rapport au diesel fossile.
00:40Comme chaque mois, avec Alexandre Hervaud, on vous propose la rubrique Transitions urbaines, une ville et une entreprise emblématiques,
00:46pour parler d'attractivité des territoires. Aujourd'hui, c'est Sencrop, basé à Lille.
00:52Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups, vous découvrirez Tilda.
00:56C'est une plateforme qui propose des vacances sur mesure pour les aidants.
01:00Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:09L'invité de Smart Impact, c'est Bastien Le Bouélec. Bonjour.
01:12Bonjour.
01:13Bienvenue. Vous êtes le directeur d'Oléosan, entreprise qui a été créée en 2018.
01:17C'est quoi l'Oléosan ?
01:19Bonjour. Alors, Oléosan, c'est un biocarburant, 100% renouvelable, 100% végétal et 100% français.
01:28Ça a été lancé en 2018.
01:30Et là, au mois de mars, on a franchi le seuil du milliard de litres vendus.
01:34Et donc, c'est un biocarburant qui est à destination des professionnels du transport.
01:38À destination de ce qu'on appelle les flottes captives.
01:41Donc, principalement, transport routier, ferroviaire.
01:44Et puis, qui est distribué avec un schéma logistique dédié.
01:47C'est-à-dire qu'on va installer des cuves chez nos clients et on va nous-mêmes faire l
01:50'approvisionnement.
01:51C'est une filiale du groupe Avril, c'est ça ?
01:53Oui, c'est une filiale du groupe Avril.
01:54Donc, ça fait partie de CEPOL qui est une filiale du groupe Avril.
01:57Et donc, juste pour resituer, Avril, c'est un groupe français qui a été fondé il y a 43 ans
02:02par les agriculteurs
02:03dans un modèle qui était assez pionnier à l'époque avec des agriculteurs qu'on met via des cotisations volontaires
02:10obligatoires de l'argent pour monter une filière.
02:13Et en fait, le groupe, aujourd'hui, reste autour de cette filière et l'intégralité des résultats va être réinvestie
02:21dans la filière.
02:22Il n'y a pas de dividendes qui sont redistribués.
02:23Alors, ce carburant, il est fait à base de quoi ? Comment il est fait ?
02:26Alors, c'est un biocarburant qui est fait à base de colza.
02:28Et donc, le colza, c'est une graine, vous voyez, en fleurs actuellement.
02:33Et donc, juste pour la petite anecdote, le groupe s'appelle Avril puisque c'est le colza fleuré en Avril.
02:38Ok.
02:38J'ai appris quelque chose, je ne le savais pas.
02:40Pourtant, c'est un gros groupe Avril.
02:42Exactement.
02:43Et donc, le colza, en fait, on va faire une transformation de cette graine.
02:46On va séparer une partie de la protéine qu'on appelle le tourteau qui est pour l'alimentation du bétail.
02:52Et puis, l'huile.
02:53Et donc, l'huile, il y a une destination alimentaire.
02:55Le sueur, par exemple, est une marque du groupe que vous connaissez.
02:57Et le reste de l'huile est valorisé en biocarburant.
03:00Donc, on prend cette huile, on fait une deuxième étape de transformation et ça nous donne un biocarburant.
03:05Et ce biocarburant va ensuite être distribué en tant que baissant, c'est-à-dire qu'il est 100%
03:10renouvelable.
03:11Il n'y a pas une seule goutte de diesel fossile dans ce qu'on va distribuer aux transporteurs.
03:15Donc, le baissant, c'est son nom, il permet au moins 60% de réduction des émissions de gaz à
03:20effet de serre par rapport au diesel fossile.
03:25En fait, il est utilisé dans les mêmes moteurs.
03:30Vous voyez ce que je veux dire ?
03:32Parce que quand on se dit, au moins 60%, pourquoi pas l'utiliser partout ?
03:36Bon, il est facile d'utilisation ?
03:39Il est extrêmement facile d'utilisation.
03:42Il n'y a pas besoin de changer de tracteur ou de camion ?
03:45Non, en fait, c'est un carburant qui est compatible avec les motorisations au diesel que vous trouvez sur le
03:50marché aujourd'hui.
03:50Alors, il y a différents types de motorisations.
03:53Mais en fait, on peut très bien prendre un véhicule diesel, faire une opération qu'on appelle un rétrofit,
03:58qui coûte 2-3% du prix total du camion, et transformer en un moteur baissant flexible.
04:04Et puis, on a des motorisations baissant exclusives, c'est-à-dire que là, le constructeur va vendre directement un
04:10moteur baissant,
04:12qui va donner certains avantages, du suramortissement, d'une éligibilité au critère 1.
04:18Mais la grande force, effectivement, du baissant, c'est qu'il est déployable,
04:21alors nous, on aime bien le jeu de mots, on le dit, sur le champ.
04:23Et donc, c'est une solution qui est immédiatement utilisable.
04:27Donc, dans le sujet aujourd'hui de la décarbonation, c'est très important,
04:34puisqu'on peut, sans changer les motorisations, juste en allant installer une cuve chez nos clients,
04:38commencer à décarboner les flottes de transport.
04:40Oui.
04:41Donc, vous venez de dépasser, vous nous l'avez dit, le milliard de litres vendus,
04:45ce qui est quand même une belle borne de franchise.
04:48Est-ce que ça veut dire que la demande, elle est en augmentation constante, c'est très régulier ?
04:55Il y a eu un coup de chaud, et il y a peut-être encore plus un coup de chaud
04:59en ce moment,
05:00avec les tensions sur les prix du carburant fossiles ?
05:03Oui.
05:04Donc, le décret d'application et d'homologation du baissant a été signé en 2018.
05:08Donc, il y a eu une première phase de 2-3 ans où le marché a commencé à se développer.
05:12Et puis, on voit quand même un marché qui est en croissance tous les ans,
05:18avec des nouvelles perspectives de croissance.
05:20Là, cette année, par rapport à l'année dernière,
05:23on estime qu'on va faire au moins 20% de croissance en volume.
05:27Et ce qu'il faut garder en tête, c'est qu'aujourd'hui,
05:31le baissant, ça représente 5-6% de l'ensemble des carburants
05:35qui sont mis à la consommation dans le transport routier.
05:38Donc, ça reste quand même encore un petit volume par rapport au diesel.
05:41C'est plus de 90% de ces carburants.
05:44Donc, c'est un marché en croissance,
05:46et un marché avec du potentiel de croissance dans les années à venir.
05:48Et alors, parlons d'argent, est-ce qu'il coûte moins cher ?
05:52Et surtout, est-ce qu'il fluctue moins ?
05:54Puisque j'espère qu'il n'est pas sensible au marché de l'hydrocarbure.
05:59Sinon, ce n'est pas logique.
06:00Alors, le baissant, effectivement, nous, ce qu'on vend,
06:03c'est un produit qui est compétitif par rapport au gasoil.
06:06Dans le contexte actuel,
06:08on est beaucoup plus compétitif que le gasoil, effectivement.
06:13Et sur cette compétitivité,
06:16il y a une dimension de prix et puis il y a une dimension de volume.
06:19Puisque aujourd'hui, nous, on vend une énergie locale, souveraine.
06:22Et donc, quand on voit un peu les contraintes d'approvisionnement
06:25avec la fermeture du détroit d'Hormuz,
06:26aujourd'hui, il n'y a pas de question à se poser
06:28pour les transporteurs qui tournent au baissant
06:30pour avoir des carburants à disposition.
06:33Donc, compétitif et en volume et en prix.
06:35Et moins de volatilité des prix aussi ?
06:37Il y a une volatilité des prix, forcément.
06:43Mais attendez, là, je vais mettre les pieds dans le plat.
06:44Vous n'avez pas augmenté le prix du baissant
06:47parce que le diesel augmentait à côté ?
06:49Alors, le baissant a une indexation sur le cours du gasoil
06:54qui est la référence en matière de transport.
06:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un transporteur,
07:01ce qu'il veut, c'est en mesure de mesurer sa compétitivité
07:03par rapport au gasoil.
07:04Et donc, pour ça, il faut qu'il puisse voir
07:07en termes de TCO, donc de coût total d'opération,
07:11où il en est par rapport au gasoil.
07:12Et donc, le baissant, aujourd'hui,
07:16on voit une indexation pour être en mesure
07:18de mesurer cette compétitivité.
07:20Pourtant, en termes de prix, il est plus compétitif.
07:22Comment cette production de biocarburants,
07:25on parle de colza,
07:29quel rôle ça joue dans la stimulation
07:32ou le soutien à l'agriculture française ?
07:34C'est effectivement un élément très clé
07:36puisque le olé au sang,
07:39c'est un moyen de faire le pont
07:40entre les agriculteurs et les transporteurs.
07:43C'est-à-dire que les transporteurs,
07:44ils ont cette logique de devoir décarboner,
07:47de devoir garder la souveraineté et la compétitivité.
07:50Et là, quand on va aller utiliser
07:53ces énergies renouvelables
07:56et les ventes de nos transporteurs,
07:58en fait, on va aller mettre de la valeur
08:01dans les produits issus de l'agriculture
08:04et permettre de décarboner en aval.
08:06Et il y a un autre point dont on peut parler,
08:09c'est qu'on a parlé des réductions d'émissions
08:11minimum de 60% de tout à l'heure.
08:13Et nous, en fait, on a une offre
08:14sur des réductions d'émissions
08:15à 80% de CO2.
08:18Et pour ça, ça passe par un changement
08:20d'itinéraire technique au niveau de l'amont agricole.
08:23Et on va aller payer une prime aux agriculteurs
08:25pour qu'ils s'engagent à faire
08:26ces changements d'itinéraire technique
08:27qui va permettre de faire du stockage
08:29de carbone dans le sol.
08:30Et ensuite, on va aller,
08:31pour les transporteurs qui sont déjà au B100,
08:36leur permettre d'avoir une offre
08:37qui soit beaucoup plus décarbonée
08:38que la première.
08:39Et donc, ainsi de suite,
08:41avec des engagements Scope 1, Scope 2
08:43qui visent à décarboner de plus en plus,
08:45permettre d'avoir une trajectoire
08:46de décarbonation qui soit croissante.
08:48Avec une autre question,
08:49qui est la concurrence, entre guillemets,
08:53avec la production alimentaire.
08:55C'est-à-dire que les agriculteurs
08:56ne sont pas là pour faire du carburant au départ.
08:59Ils sont là pour nous nourrir et nourrir les animaux.
09:02Exactement.
09:02Et c'est là où on voit qu'aujourd'hui,
09:05c'est un sujet qui remonte assez souvent,
09:07mais on peut le dire très clairement,
09:09il n'y a pas de concurrence
09:11entre faire du B100
09:13et nourrir les hommes ou nourrir les animaux.
09:15Puisque, comme je le disais tout à l'heure,
09:16dans une graine de colza,
09:17et ça, c'est un ratio qui est immuable,
09:20il y a 55% de protéines, 45% d'huile.
09:23La protéine, aujourd'hui,
09:24quand on regarde la France et même l'Europe,
09:26on importe énormément de protéines,
09:28notamment de soja,
09:29pour nourrir nos animaux.
09:32Grâce à la culture du colza,
09:34qui est un peu plus déployée en France
09:36que dans certains autres pays,
09:37et au B100 qui est mis en place,
09:39le taux d'indépendance protéinique,
09:42il est 20% plus élevé en Europe
09:44que dans le reste de l'Union Européenne.
09:46C'est 55%...
09:4720% de plus en France
09:48que dans le reste de l'Union Européenne.
09:4955% d'indépendance protéinique
09:51pour les animaux en France,
09:5235% dans le reste de l'Union Européenne.
09:54Et donc ça, ça vient
09:55parce qu'il y a une coproduction
09:57entre la protéine et les huiles
09:59qui vont servir à faire les biocarburants.
10:01Le deuxième point à avoir en tête,
10:03c'est que l'usage huile alimentaire
10:06est toujours servi en priorité.
10:09Aujourd'hui, on est sur les huiles alimentaires
10:11dans un marché qui est mature,
10:12il y a assez peu de croissance de la demande
10:15et donc tout ça va venir s'équilibrer
10:18entre les débouchés animaux,
10:20les débouchés alimentation humaine
10:22et les débouchés énergiques.
10:23Vous êtes boosté par les réglementations,
10:26qu'elles soient françaises ou européennes aujourd'hui ?
10:27Alors la réglementation,
10:28c'est effectivement un moyen
10:30d'aller accélérer cette décarbonation.
10:33Donc c'est principalement fait au niveau européen
10:35avec notamment le Green Deal
10:38qui vise à réduire de 55% les émissions
10:41en 2030 par rapport à 2005
10:44et ensuite toutes les transpositions
10:46qui sont faites au niveau français.
10:48Et donc ça, ça va être une obligation
10:50décarbonation sur les carburants qui sont vendus
10:52et de l'autre côté, il y a aussi
10:54les obligations de décarbonation
10:56ou de reporting, on dit CSRD,
10:58pour les clients des transporteurs,
11:01donc on appelle les chargeurs,
11:02qui ont aussi des obligations de décarbonation.
11:04Les constructeurs ont aussi
11:06des obligations de décarbonation
11:07et donc tout ça va dans le même sens
11:08pour aller permettre de répondre
11:11à l'ensemble de ces obligations.
11:12Et alors ces biocarburants,
11:14on va commencer à pouvoir plus les utiliser
11:16aussi dans nos voitures, pour les particuliers ?
11:18Alors dans les voitures,
11:19c'est un petit peu différent
11:19puisque aujourd'hui,
11:21il y a un maximum technique d'incorporation
11:24qu'on appelle le blendwall,
11:26l'un technique, mais si vous faites le plein
11:28avec vos toitures diesel,
11:29vous voyez une petite pastille marquée B7,
11:31c'est-à-dire qu'il y a 7% de biocarburant
11:34dans le gasoil qui est distribué.
11:36Il pourrait y en avoir plus ?
11:38Alors il y a des stations B10,
11:40mais après en fait, il y a des contraintes
11:42de distribution qui font que le B7
11:45est le grade immensément distribué.
11:48Le B100, en fait, il est fléché
11:51vers ce qu'on appelle les flottes captives.
11:52Donc c'est un moteur homologué,
11:54un système de logistique,
11:56un système de distribution spécifique.
11:58C'est-à-dire que vous voyez très peu
11:59les transporteurs aller faire le plein à la pompe.
12:01Ils ont leur propre cuve,
12:03que ce soit du gasoil avant
12:05ou que ce soit du B100 aujourd'hui,
12:06dans leur dépôt
12:07et vont faire le plein dans leur dépôt.
12:09Merci beaucoup Bastien Le Bouélec.
12:11A bientôt sur Bsmart4Chain.
12:13On passe tout de suite à notre rubrique
12:15Transitions urbaines.
12:16On part à Lille
12:17avec Alexandre Herveau et son invité.
12:25C'est notre rubrique Transitions urbaines
12:27avec Alexandre Herveau.
12:28Bonjour Alexandre.
12:29Bonjour Thomas.
12:29Bienvenue.
12:30Le rubrique qu'on a lancé
12:31avant les municipales
12:32il y a quoi, une année
12:34et qu'on a décidé de continuer après.
12:35Allez, continue.
12:36Parce que voilà,
12:36c'est une façon de parler
12:37de l'attractivité de nos villes.
12:39Une ville, une entreprise emblématique.
12:41Aujourd'hui, c'est Sencrop
12:43qui est basé à Lille.
12:44Martin Ducroquet, bonjour.
12:45Bonjour.
12:45Co-fondateur de Sencrop,
12:47entreprise française spécialisée
12:49dans la météo agricole connectée.
12:52Vous allez nous expliquer
12:53comment fonctionne votre application.
12:55Vous l'avez créée il y a 10 ans, c'est ça ?
12:56Exactement.
12:57Quel service vous proposez concrètement ?
12:59On propose aux agriculteurs
13:00de pouvoir être connectés
13:01à leur parcelle
13:02au travers de capteurs
13:03qu'ils vont déployer dans leur champ.
13:05Que ce soit des agriculteurs,
13:06des arboriculteurs,
13:07des viticulteurs,
13:08quel que soit leur secteur d'activité,
13:11les agriculteurs ont besoin
13:12de suivre la météo
13:13parce que la météo a un impact énorme
13:14sur la croissance des plantes,
13:16sur des risques de gel,
13:17sur des risques de maladies
13:18qui peuvent arriver,
13:19qui sont liés à l'hygrométrie,
13:21à la température,
13:23éventuellement au vent.
13:23Et donc, en fait,
13:24on va mesurer,
13:25on déploie des capteurs.
13:27On a à peu près 40 000 capteurs
13:28aujourd'hui déployés en France
13:29et en Europe
13:30parce qu'on a,
13:30dès le départ,
13:31grâce à notre accrage à Lille,
13:33le plus déployé.
13:34Et donc,
13:3540 000 capteurs
13:35et en fait,
13:36c'est une sorte de Waze
13:36où les agriculteurs...
13:37Oui, c'est collaboratif,
13:38c'est collaboratif.
13:39Voilà, qu'ils aient une station
13:39ou pas dans leur parcelle
13:40vont pouvoir se connecter.
13:41Vous pouvez vous connecter
13:43à Sainte-Crop
13:44et donc,
13:44au travers d'une application,
13:46vous allez visualiser
13:47les historiques de data.
13:48Qu'est-ce qu'il a plus
13:49depuis un jour,
13:50deux jours,
13:50trois jours,
13:50quatre jours ?
13:51Est-ce qu'il y a des écarts
13:52entre une parcelle A
13:53et une parcelle B
13:54qui est peut-être de l'autre côté
13:56d'une vallée et autre ?
13:58Il y a des écarts assez forts.
13:59Et puis,
13:59on a également embarqué
14:00les prévisions météo.
14:01Les agriculteurs ont besoin
14:02de savoir ce qu'il a fait
14:03mais également ce qu'il va faire
14:04dans les prochains jours
14:05pour intervenir.
14:05Et en fait,
14:09c'est le moment pour aller
14:10pulvériser,
14:11pour aller irriguer.
14:11Est-ce que ma plante
14:12est en stress hydrique ?
14:14Est-ce que c'est le bon moment
14:16pour que le produit
14:17ou la manière de le protéger
14:19c'est à ce que c'est
14:20le moment d'y aller ?
14:21Donc,
14:21ils ont des fenêtres
14:22parfois relativement courtes
14:23et on va les aiguiller
14:24pour vraiment prendre
14:25la bonne décision
14:26au bon moment.
14:27Vous parlez de ça
14:27avec une certaine aisance
14:28parce que vous êtes
14:29originaire du Nord,
14:30vous avez grandi
14:31dans une exploitation agricole
14:33sans la reprendre
14:34par la suite
14:34mais vous connaissez
14:35donc bien ce secteur.
14:37De votre point de vue,
14:38c'est quoi ce qui
14:39le menace le plus
14:40en ce moment ?
14:41C'est le changement climatique,
14:42c'est le contexte géopolitique ?
14:44Il y a pas mal de paramètres
14:45qui font que les agriculteurs
14:45sont sous pression.
14:47Le changement climatique
14:48bien évidemment,
14:49des variations
14:50durant les saisons
14:51très fortes,
14:52donc des événements
14:52qui sont plus brutaux,
14:54donc des risques aussi
14:55sur leur parcelle,
14:56grêle, gel,
14:58des risques de saisons
14:59très longues
14:59de sécheresse.
15:02C'est également le fait
15:03qu'ils peuvent moins facilement
15:05protéger leur culture
15:05parce que moins de molécules
15:06disponibles,
15:07l'Europe fait un gros travail
15:08là-dessus et les produits
15:09de substitution
15:10bio-stimulants
15:11ou bio-contrôle
15:12ne sont pas encore
15:13toujours éprouvés
15:14et donc il y a des enjeux
15:16très forts sur eux,
15:17c'est la résilience
15:17et puis les cours
15:18des matières premières
15:18quand on voit la brutalité
15:20de ce qui se passe
15:20en ce moment,
15:21c'est un effet sur
15:21l'augmentation de l'azote
15:22qui vient du golfe Persique.
15:24En permanence,
15:25c'est le yo-yo,
15:27soit c'est le prix
15:27des matières premières
15:28qui est trop bas,
15:29qui peut avoir
15:29des effets d'à-coup,
15:30soit c'est les matières premières
15:31qui continuent d'augmenter
15:32et donc tout ça fait
15:33qu'il y a un sujet
15:34de résilience
15:35pour les agriculteurs,
15:36les exploitations
15:36doivent trouver
15:37des moyens
15:38de sécuriser
15:39quelque part
15:39leurs revenus
15:41et un des moyens,
15:42on est une entreprise
15:43à impact,
15:43on a vraiment
15:44pour mission
15:45d'aider tous les agriculteurs
15:47quelle que soit
15:47la taille de l'exploitation
15:49à réduire le risque
15:49sur leur culture
15:50en accédant à de la data
15:51en temps réel
15:52pour intervenir
15:53au bon moment,
15:54au bon endroit
15:54et ça a un impact
15:55s'ils interviennent bien
15:56sur le SMI,
15:57sur une irrigation,
15:59sur un traitement
16:00qui soit en bio
16:01ou qui soit en conventionnel,
16:02ils vont pouvoir protéger
16:03leur culture
16:03à la fin avoir
16:055, 10 tonnes en plus
16:06à l'hectare,
16:06c'est ça qui fait
16:07la différence au final.
16:08Et Stencroc,
16:09c'est votre deuxième aventure
16:09je crois,
16:10entrepreneuriale
16:11après une excursion
16:12dans la foodtech,
16:13qu'est-ce qui vous a réuni
16:13avec votre confondateur
16:14Mickaël Brugnot
16:16dans cette idée
16:16justement de météo collaborative ?
16:18Alors Mickaël,
16:19moi je suis un profil
16:19en fait monde agricole,
16:21issu du monde agricole,
16:22plutôt business developer
16:23en tout cas j'aime bien
16:24développer,
16:25notamment sur des projets
16:26internationaux
16:27et Mickaël est
16:28quelqu'un de la tech,
16:28de la data,
16:30ingénieur informatique
16:31et sur les capteurs
16:32et donc ensemble
16:33on s'est réunis en fait
16:33des entrepreneurs
16:34qui nous ont réunis
16:35et ces entrepreneurs
16:36étaient basés
16:36à Eura Technologies
16:37Eura Technologies
16:38c'est là où l'entreprise
16:39est née,
16:39c'est un incubateur
16:40qui est basé à Lille
16:41et à partir de cet incubateur
16:43des amis communs
16:43nous ont mis en contact
16:44et puis on était
16:46très complémentaires
16:46moi j'étais à un moment
16:47de ma vie où
16:48en effet je voulais relancer
16:49une entreprise
16:50toujours dans le monde
16:51de l'agro, l'agri
16:52et puis ça fait match
16:53et puis on a créé
16:54cette entreprise
16:54et l'aventure a pu démarrer.
16:56Alors fondé en 2016
16:57effectivement
16:58à Eura Technologies
17:00vous venez de le dire
17:00100 collaborateurs en Europe
17:02le chiffre d'affaires
17:038 millions d'euros
17:03vous êtes présente
17:04dans 30 pays
17:0640 000 stations météo
17:08actives en Europe
17:09vous nous avez donné
17:09ce chiffre
17:10ça veut dire
17:1030 000 agriculteurs
17:12connectés chaque mois
17:14et cette appli
17:15les usages se font
17:17à l'ultra majorité
17:1895% des usages
17:20se font sur Smartform
17:22avec un modèle
17:22qui est souvent comparé
17:23à Aways
17:24donc ça veut dire
17:25que plus il y a
17:26d'utilisateurs
17:28meilleur est la donnée
17:29pour tout le monde
17:30sauf qu'au début
17:30il a fallu les convaincre
17:31c'est le point de départ
17:33qui est compliqué
17:34comment vous avez convaincu
17:35les premiers agriculteurs
17:36de rejoindre le rétour
17:36c'est l'œuf et la poule
17:36et en effet
17:37plus notre point de données
17:38comme Waze
17:38plus il y a de voitures
17:39sur l'autoroute
17:40plus j'ai de data
17:41voilà la même chose
17:42donc ce qu'on a fait
17:43c'est qu'on a été ultra focus
17:44sur des territoires
17:45et donc nous on est partis
17:46sur notre territoire fertile
17:48du bassin nord parisien
17:50on a une très bonne terre
17:52autour de Paris
17:53au nord de Paris
17:53jusqu'à Lille
17:54et jusqu'aux Pays-Bas
17:55et donc on a s'est dit
17:56nous on va d'abord
17:57développer notre business
17:58sur cette zone-là
17:59et notamment sur une culture
18:01en particulier
18:02qui était la pomme de terre
18:03qui est une culture
18:04à force d'aller ajouter
18:04et sur laquelle
18:05notre produit
18:05a encore plus d'impact
18:06puisque la pomme de terre
18:08est très fragile
18:08et demande beaucoup
18:10de protection
18:11durant la saison
18:12parce qu'il y a le mildiou
18:13une maladie
18:14qui peut faire des ravages
18:15vous pouvez perdre
18:15toute votre récolte
18:16donc il faut vraiment suivre
18:17et monitorer ça
18:18et la data météo
18:19est un addicteur clé
18:19l'hygrométrie dans l'air
18:21fait qu'il y a des champignons
18:22ce mildiou
18:23va se développer ou pas
18:24et donc notre business
18:25ma stratégie
18:26notre stratégie
18:27était vraiment
18:27de cibler
18:29les organisations
18:30de producteurs
18:31les grosses usines
18:35qui sortent des frites
18:35qui sont notamment
18:36dans le Nord de la France
18:38tous les groupements
18:39de producteurs
18:39il y en a une dizaine
18:40de milliers en France
18:41et donc on a été présent
18:42à chaque moment
18:43à des salons clés
18:43et donc grâce à ça
18:44on a pu faire ce maillage
18:46minimal
18:46mais dans une zone
18:47très restreinte
18:48et puis deux fils en aiguille
18:49un producteur de pommes de terre
18:51également céréalié
18:52également betteravier
18:53également liniculteur
18:54on s'est étendu
18:55et puis au bout d'un an
18:56on a fait un salon à Angers
18:58et où on a des producteurs
19:00notamment des viticulteurs
19:01qui sont venus nous voir
19:01en disant attention
19:02là comme en ce moment
19:04au mois d'avril
19:05on a des risques de gel
19:07dans un mois
19:08on va être très à risque
19:09est-ce que vous avez quelque chose
19:10qui peut nous alerter
19:11en pleine nuit
19:11parce que nous on fait
19:12le tour
19:14avec notre 4L
19:15le tour des vignes
19:16pendant la nuit
19:17pour voir si
19:17c'est le moment
19:18de mettre des bougies
19:19ou des différents systèmes
19:21de lutte anti-gel
19:21à 2, 3, 4 heures du matin
19:23et là on aura sorti un produit
19:25très vite
19:25mon associé a codé
19:27cet appel sur un petit module complémentaire
19:29pour leur permettre
19:30de calculer la température sèche et humide
19:32et donc d'intervenir au bon moment
19:33pour protéger également leur culture
19:35vous venez de le dire
19:36vous brassez énormément de données
19:38je crois que c'est 40 millions
19:39de points de données par jour
19:40forcément on peut penser
19:41à l'intelligence artificielle
19:42qu'est-ce que l'IA
19:42en quelques mots
19:43peut changer pour vous
19:45en termes de services proposés ?
19:46Alors deux axes
19:47le premier c'est en effet
19:48d'imaginer de nouveaux services
19:50parce qu'on brasse énormément de data
19:51data d'observation
19:52mais également de prévision météo
19:53c'est 1,2 milliard de données météo
19:55qui sont enregistrées
19:55et comparées tous les jours
19:56avec ce qui est réellement mesuré
19:58donc grâce à ça
19:59on peut être sur des modèles apprenants
20:01et éventuellement d'améliorer
20:03des prévisions court terme
20:05sur la météo
20:05et puis en complément
20:06sur la maladie également
20:07on peut
20:09grâce à la data
20:10toutes ces datas
20:10imaginer
20:11d'enrichir des modèles
20:13en ayant aussi l'observation
20:14que les techniciens agricoles
20:15ont dans les parcelles
20:16en les comparant
20:16aux conditions météo
20:17on va pouvoir
20:18imaginer de nouveaux modèles
20:20de prédiction de maladies
20:22et de ravageurs
20:23d'insectes dans les parcelles
20:24et puis après
20:25bien évidemment
20:25autre sujet lié
20:27c'est la possibilité
20:29pour nos équipes
20:30de développer plus
20:31avec un même effectif
20:33de pouvoir aller beaucoup plus loin
20:34puisque là
20:34il y a des sujets
20:35de productivité potentielle
20:36Et quelques chiffres
20:37sur la métropole lilloise
20:38Bah oui
20:38parce que c'est là
20:39que ça se passe
20:39donc bon
20:40c'est la troisième métropole
20:41de France
20:42avec 1,2 million d'habitants
20:44si on compte évidemment
20:45toutes les communes
20:46elles sont pas moins de 95
20:4735% de la population
20:48a moins de 25 ans
20:50parce qu'on le sait
20:50c'est une ville
20:51évidemment étudiante
20:52c'est la deuxième métropole
20:54universitaire de France
20:55hors Paris
20:55136 000 étudiants
20:57et dans le secteur numérique
20:58évidemment
20:59il y a pas mal d'entreprises
21:003000 entreprises
21:01on l'a vu
21:01une proximité
21:02avec les capitales européennes
21:03moins de 300 kilomètres
21:04de cinq capitales européennes
21:06donc Sencrop
21:07on l'a évoqué
21:08est née à Eura Technologies
21:10c'est un hub
21:11cofondé par la métropole
21:12la région Hauts-de-France
21:13la ville de Lille
21:14il y a de très bons chiffres
21:16on parle de 91%
21:18de taux de survie
21:19des start-up à 3 ans
21:20ce qui est quand même
21:20pas très très fréquent
21:21qu'est-ce que cet écosystème
21:23concrètement vous a apporté
21:24dans les premières années ?
21:26on y est très attaché en effet
21:28même si on a pu
21:28mon associé et moi
21:29bourlinguer un peu partout
21:30dans le monde
21:32pourquoi Lille ?
21:33parce que pour nous
21:33il y a notamment
21:35c'est une terre riche
21:36d'entreprises
21:36d'entrepreneurs
21:37il y a un siècle
21:38c'était le textile
21:38qui était hyper foisonnant
21:39à l'île Roubaix-Tourcoing
21:40c'était des capitales mondiales
21:42et il y a tout un tissu
21:43d'entrepreneurs
21:44qui ont continué à cultiver
21:46ensuite dans la distribution
21:47dans le retail
21:47dans l'agroalimentaire
21:49il y a des gros groupes
21:49qui sont présents dans l'or
21:50aussi compte tenu
21:51cette proximité
21:52avec des bonnes terres fertiles
21:54également avec des capitales européennes
21:55moi ce qui m'a vraiment
21:57fait partir de Lille
21:59notamment
21:59de construire cette entreprise
22:00depuis Lille
22:01c'est que
22:02et notamment d'Euratex
22:03c'est qu'il y a vraiment
22:04on n'est pas seul
22:05on est vraiment accompagné
22:07dans cet endroit là
22:08d'autres entrepreneurs
22:09donc Euratex
22:10c'est 300-400 entreprises
22:11c'est aussi
22:12la possibilité
22:13c'est comme ça
22:14que j'ai rencontré
22:14indirectement mon associé
22:15ils ont notamment
22:16mis en place
22:17un programme
22:18avec l'université de Stanford
22:20aux Etats-Unis
22:21dans la Silicon Valley
22:22enfin voilà
22:22et donc
22:23ils envoient tous les ans
22:2415-20 entrepreneurs
22:26se frotter
22:27à savoir comment on peut lancer
22:28une entreprise
22:29en mode
22:30aussi
22:30en mode américain
22:32qui est quand même
22:32là où se passe beaucoup de choses
22:34avec l'innovation
22:35avec comment lancer
22:36les produits
22:36notamment dans le B2B
22:37et donc
22:38moi j'ai pu participer
22:39à un de ces bachelors
22:40d'aller 15 jours
22:413 semaines aux Etats-Unis
22:42avec des profs
22:43qui viennent également
22:44à Lille
22:44c'est je crois un truc
22:45un peu exclusif
22:46qu'ils ont développé
22:47avec cette université
22:48et là c'est un effet promo
22:49qui crée
22:49et donc on crée en fait
22:50des liens
22:51avec des gens
22:51à qui on vit quelque chose
22:52et puis on se passe
22:53des tips
22:53des
22:55voilà
22:55et donc ça c'est pour moi
22:56la richesse
22:57de cet incubateur
22:57le maire
22:58Arnaud Deslandes
22:59qui avait succédé
23:00en cours de mandat
23:01à Martine Aubry
23:02a été réélu
23:03à la métropole de Lille
23:05c'est un nouveau président
23:06qui s'appelle
23:06Eric Skironka
23:08qui est un ancien professeur
23:09des écoles
23:10alors vous avez quand même
23:11pas mal d'expérience
23:12de ce qu'est
23:14l'écosystème économique
23:16et politique
23:16lillois
23:17si vous deviez
23:18là vous avez le maire
23:19en face de vous
23:20le président de la ligne
23:21de métropole
23:22pointer une amélioration
23:23vous diriez quoi
23:23qu'est-ce que vous voulez voir
23:25éventuellement changer
23:26ouais je pense qu'il faut
23:27vraiment que Lille
23:28prenne conscience
23:29de sa position géographique
23:30pas seulement en France
23:31mais en Europe
23:32Lille est plutôt réputée
23:34pour que les différentes
23:37instances politiques
23:37puissent travailler
23:38avec le monde économique
23:39donc ça je pense
23:39que c'est quelque chose
23:40qui fonctionne plutôt bien
23:41avec un écosystème
23:42assez vivant
23:43mais je pense qu'en effet
23:45d'ancrer Lille
23:46qui est à 30 minutes
23:47de Bruxelles
23:48à 1h30 de Londres
23:49à 1h de Paris
23:50et qui est plutôt
23:52une ville assez internationale
23:53nativement
23:54parce qu'on est à la frontière belge
23:55fait que je pense
23:57qu'il faut qu'on ouvre
23:58encore plus
23:58mais vous l'avez pensé
23:59européenne dans votre entreprise
24:00avant de la penser française
24:01totalement
24:02dans l'ADN de Sainte-Crop
24:03il y a le côté collaboratif
24:04on en a parlé avec le côté Waze
24:06j'ai des agriculteurs
24:07ils cèdent entre eux
24:07et puis cèdent dans un écosystème
24:09et puis il y avait
24:10l'ADN européen
24:10moi j'avais eu la chance
24:12de travailler
24:12d'aller aux Etats-Unis
24:13en Amérique latine
24:14d'avoir un parcours
24:15un peu international
24:16et dans la tech
24:17avoir un projet franco-français
24:18ça n'a pas de sens
24:19dès qu'on déploie de la techno
24:20on peut la déployer partout
24:22on a la chance
24:23de travailler sur la météo
24:24qui est une matière
24:25première universelle
24:26tout agriculteur dans le monde
24:27en Afrique
24:28en Amérique
24:28en Europe
24:29a besoin de data météo
24:30pour conduire ces cultures
24:32et donc de fait
24:33on s'est dit
24:34nous on va être
24:34européens minima
24:35et voilà
24:35donc c'est vraiment
24:36notre histoire
24:37et donc ce qui fait
24:37qu'aujourd'hui
24:38on est dans une trentaine
24:38de pays
24:39d'Europe
24:40notamment en Afrique du Sud
24:41aussi
24:41et avec un ancrage fort
24:43allez une minute
24:44une dernière question
24:45et vous êtes européen
24:46et maintenant vous appartenez
24:47à un groupe
24:47on va dire solide
24:48puisque vous avez récemment
24:49été acheté par Issagri
24:51qui est donc un groupe
24:52des Hauts-de-France
24:52l'outil c'est un hasard
24:53ils sont basés à Beauvais
24:54c'était le...
24:55ils sont basés à Beauvais
24:56c'est un groupe familial
24:57qui est costaud
24:58qui fait à peu près
24:59350 millions d'euros
25:00de chiffre d'affaires
25:01plus de 3000 salariés
25:02c'est pas un hasard
25:03parce que déjà
25:04d'être dans la même région
25:05c'est un ancrage fort
25:06et cette proximité
25:08est importante pour nous aussi
25:09quand on est repris
25:10quand on est racheté
25:11d'avoir les centres de décision
25:12pas trop loin
25:13ça nous aide beaucoup
25:13c'est des gens
25:14qui comprenaient bien
25:15notre marché
25:15puisqu'ils étaient
25:16un de nos petits concurrents
25:17et donc ils ont très vite
25:18compris la valeur ajoutée
25:20et c'est surtout un groupe
25:21qui est très fort
25:22qui est le leader européen
25:23dans le logiciel agricole
25:25et agroalimentaire
25:26ils ont énormément de logiciels
25:26pour l'encaissement
25:28pour la gestion
25:29des usines agroalimentaires
25:31pour tout ce qui est
25:32traçabilité
25:32énormément
25:33et nous on est une brique
25:34et nous on devient
25:37la structure
25:38de développement
25:39de l'agro-mété
25:40au sein du groupe
25:40mais non
25:41c'est vraiment
25:41cet écosystème
25:43agri-tech
25:43qui est très fort
25:44dans les Hauts-de-France
25:44et à Lille en particulier
25:45Merci beaucoup
25:46Martin Ducroquet
25:47et bon vent
25:49à Senkrob
25:49bon retour à Lille
25:51merci Alexandre
25:51on se retrouve dans un mois
25:52une nouvelle ville
25:53une nouvelle transition urbaine
25:55allez c'est l'heure
25:56du grand entretien
25:57de ce Smart Impact
25:58avec Fanny Picard
26:01pionnière
26:01de l'investissement à impact
26:07Prêt pour l'impact
26:08c'est la question que je pose
26:09chaque jour
26:09à une personnalité
26:10qui compte
26:11dans notre économie
26:13et je reçois aujourd'hui
26:14Fanny Picard
26:14bonjour
26:15bonjour
26:16bienvenue
26:16ravie de vous accueillir
26:17vous êtes la présidente
26:18d'Alter Equity
26:20c'est quoi Alter Equity
26:21tiens en quelques mots
26:22Alter Equity
26:23nous avons été
26:24le premier fonds
26:25d'investissement
26:26à impact
26:26en France
26:27et en Europe
26:28le premier fonds
26:29créé
26:29avec l'ambition
26:31d'utiliser l'investissement
26:32pour être utile
26:34à l'intérêt général
26:35au collectif
26:35dans sa double dimension
26:37sociale
26:38et environnementale
26:39et au double niveau
26:41de l'activité
26:42des entreprises
26:43et de leur comportement
26:44leur pratique de gestion
26:46c'était il y a combien de temps ?
26:47une vingtaine d'années
26:48c'est ça ?
26:48exactement
26:48j'ai commencé
26:49de travailler
26:50sur ce projet
26:51en 2007
26:512007
26:52donc vous allez fêter
26:53vos deux décennies
26:55comment vous évaluez
26:59l'évolution
27:00de la finance à impact
27:01justement
27:02en deux décennies ?
27:04ça a beaucoup changé
27:05il y a vingt ans
27:06lorsque je parlais
27:07de développement durable
27:08je voyais le visage
27:09de mes interlocuteurs
27:10se tordre
27:10parce qu'ils ne savaient pas
27:11ce que ça voulait dire
27:12quand on parlait
27:13de dérèglement climatique
27:14il y avait encore
27:15des climato-sceptiques
27:17et quant au mot d'impact
27:19il n'existait pas
27:19puisque je suis la première
27:20personne qui l'ait utilisé
27:23aujourd'hui
27:24quand on parle
27:24de finance à impact
27:25en tout cas
27:26dans l'univers financier
27:27tout le monde sait
27:28de quoi il s'agit
27:30c'est un terme
27:30qui est devenu référent
27:33presque banal
27:34en tout cas standardisé
27:36donc on est devenu
27:37une classe d'actifs
27:37à part entière
27:38qui ne fait plus rigoler
27:40qui est considérée
27:41comme très sérieuse
27:44avec des résultats
27:46qui restent encore
27:47petites
27:48trop petites
27:50mais qui
27:51qui a pris
27:52toute sa place
27:53et qui a vocation
27:55à continuer
27:55de grandir
27:56il fallait convaincre
27:58au départ
27:58c'est-à-dire
27:59au-delà
28:00de quoi on parle
28:01que responsabilité
28:04et rentabilité
28:05c'était compatible
28:06ça devait être ça
28:07la première question
28:07qu'on vous posait
28:08c'était
28:08oui absolument
28:09pour mes interlocuteurs
28:11c'était impossible
28:13c'était
28:13ça relevait
28:14d'une sorte
28:14de dogme
28:15un de mes investisseurs
28:17actuels
28:17qui est un très grand penseur
28:19pourtant je pense
28:20de la finance
28:22et de l'investissement
28:23m'a dit
28:24lorsque je levais
28:25le deuxième fonds
28:27tu as un boulevard
28:28mais je n'y crois pas
28:29parce que c'était
28:29très intéressant
28:30il comprenait
28:31que notre philosophie
28:32d'investissement
28:33correspondait à des cas
28:34business réels
28:35mais il y avait quelque chose
28:36auquel ils ne croyaient pas
28:37qui était ce que venait
28:38de dire
28:38le fait qu'on puisse
28:39être rentable
28:40et responsable
28:41on sortait
28:41d'une très grande
28:42phase de libéralisme
28:46symbolisée
28:46peut-être
28:47trop rapidement
28:48mais en tout cas
28:48par le titre
28:49de cet article
28:49de Milton Friedman
28:51la seule finalité
28:52de l'entreprise
28:52c'est de maximiser
28:53son profit
28:54et l'idée
28:55d'une responsabilité
28:56à côté de cette
28:58finalité de l'entreprise
28:59de maximisation
29:00du profit
29:00probablement d'ailleurs
29:01à court terme
29:02c'était considéré
29:04comme une forme
29:05de naïveté
29:06si vous pensiez
29:07que l'entreprise
29:07devait être responsable
29:08vous n'aviez pas compris
29:09la réalité
29:10du monde des affaires
29:11la brutalité
29:12du business
29:14les dirigeants
29:15d'entreprise
29:15considéraient que
29:16la responsabilité
29:17relevait de la sphère
29:18personnelle
29:18et absolument pas
29:19professionnelle
29:20même les gens
29:22très éthiques
29:24personnels
29:25c'était vraiment
29:26une culture
29:27très forte
29:28ça a quand même changé
29:29ça
29:29on reparlera
29:30du retour de bâton
29:31dans un instant
29:32mais ça a quand même
29:33changé fondamentalement
29:33ça a complètement changé
29:34le monde a véritablement
29:36changé de ce point de vue
29:37effectivement
29:38avec ce chiffre
29:40237 millions d'actifs
29:41sous gestion
29:42répartis en 3 fonds d'impact
29:43c'est juste
29:45des fonds
29:45à périodes différentes
29:47ou alors
29:47ils ont des objets
29:49dits particuliers
29:50chacun de ces fonds
29:52non
29:52ce sont des fonds
29:53de périodes différentes
29:54qui ont grandi
29:56mais avec la même
29:57philosophie d'investissement
29:57elle a marginalement
29:58évolué
30:00gagné beaucoup
30:01en expérience
30:01mais c'est la même
30:02philosophie d'investissement
30:03avec une position de leader
30:06de la décarbonation
30:07du non-coté
30:08alors pour le
30:09béotien que je suis
30:10ça veut dire quoi ?
30:11alors l'investissement
30:12non-coté
30:13c'est l'investissement
30:14dans des actifs
30:15qui ne sont pas cotés
30:16en bourse
30:16et effectivement
30:18nous sommes leaders
30:19et on en est évidemment
30:20très fiers
30:20de la décarbonation
30:21en France
30:22dans l'investissement
30:23non-coté
30:23au regard des montants investis
30:24avec 9,3 millions
30:27de tonnes de CO2
30:28évités par
30:29nos participations
30:31grâce à leur activité
30:32depuis le début
30:33d'Alter Equity
30:339,3 millions
30:35de tonnes de CO2
30:36c'est colossal
30:36ça représente plus
30:37de 2,5%
30:38des émissions
30:39de la France
30:39en 2025
30:41alors que nous avions
30:42à l'époque
30:42150 millions
30:43sous gestion
30:44donc vraiment
30:44c'est énorme
30:45comment vous arrivez
30:46à évaluer
30:50à mesurer
30:51ces données
30:53c'est très important
30:54parce que ça permet
30:55de crédibiliser
30:56votre action
30:57vos investissements
30:58les entreprises
30:59dans lesquelles
31:00vous avez investi
31:01etc
31:01toute la chaîne de valeur
31:02autour de ces entreprises
31:03c'est essentiel
31:04c'est majeur
31:04si on dit quelque chose
31:06il faut que ça puisse être
31:07démontré
31:08en fait
31:09le principal contributeur
31:11à ce résultat
31:11c'est une société
31:12qui s'appelle
31:13Open Airlines
31:13qui a développé
31:15un logiciel
31:16et des systèmes
31:17qui permettent
31:17aux pilotes
31:18et aux compagnies aériennes
31:19de diminuer
31:20la consommation
31:21de kérosène
31:21de 2 à 5%
31:22et à elle seule
31:24Open Airlines
31:24a permis
31:25un peu plus de 70%
31:27du résultat
31:28que je viens d'évoquer
31:30pour Open Airlines
31:31c'est un
31:33système d'évaluation
31:34qui a été développé
31:35par Carbon4
31:36qui est une structure
31:37référente
31:38en France
31:38de ces sujets
31:39qui a été fondée
31:40par Jean-Marc Jancovici
31:41qui est très connu
31:42et Alain Grandjean
31:43qui l'est aussi
31:44un peu moins
31:45du grand public
31:46mais qui est un immense
31:47expert de ces questions
31:48également
31:49c'est eux
31:50qui ont inventé
31:51la taxe carbone
31:52c'est eux
31:53qui ont inventé
31:53le bilan carbone
31:55voilà
31:56c'est probablement
31:57la structure
31:58en France
31:58la plus reconnue
31:59sur ces sujets
32:01et puis
32:02pour les autres
32:03participations
32:05on travaille
32:06avec un ancien
32:06salarié
32:07de chez Carbon4
32:09qui a développé
32:10des méthodologies
32:11qui nous semblent
32:12extrêmement fieables
32:12mais en tout cas
32:13qui le semble
32:14à Carbon4
32:15qui nous l'a recommandé
32:16quand il ne pouvait pas
32:17travailler pour nous
32:18sur ces autres participations
32:19premier argument
32:20que vous mettez
32:21en avant
32:23c'est celui
32:24de la performance financière
32:25vous me voyez venir
32:27quand vous faites
32:28le bilan
32:28d'Alter Equity
32:29là spontanément
32:30vous avez parlé
32:31des 9 millions
32:32on a fait
32:33une demi-million
32:34de tonnes
32:35de CO2
32:35évitées
32:35oui je vous en ai parlé
32:37parce que vous m'avez
32:37parlé du fait
32:38que nous sommes leaders
32:39dans la décarbonation
32:40mais nous notre performance
32:41effectivement
32:42vous avez tout à fait raison
32:43nous l'évaluons
32:44au double niveau
32:46financier
32:46et impact
32:47et depuis l'origine
32:48et c'est un des éléments
32:49qui nous caractérisent
32:50nous voulons combiner
32:51rendement
32:52et responsabilité
32:53et démontrer
32:54contribuer à démontrer
32:55porter l'idée
32:56que ces deux dimensions
32:57sont parfaitement compatibles
32:59et qu'il faut arrêter
33:00de les opposer
33:01et en termes financiers
33:02on est tout à fait fiers
33:03de nos résultats aussi
33:04sur nos sessions
33:05le multiple
33:06s'élève à 2,8 fois
33:08c'est très élevé
33:09le rendement brut
33:11à 23%
33:12donc voilà
33:13ce sont de bonnes performances
33:14dans l'investissement
33:15mon côté
33:16je vais vous citer
33:17vous parlez
33:18c'était dans une tribune
33:19publiée dans le monde
33:20en avril 2025
33:22donc il y a un an
33:23vous disiez
33:24l'Europe peut incarner
33:25le sens
33:25de la communauté
33:26de destin
33:27par rapport au cynisme
33:29d'un individualisme
33:31sans limite
33:32en prend-elle
33:33vraiment le chemin
33:35notamment depuis
33:36que le pacte vert
33:38est en partie
33:40ne serons pas trop pessimistes
33:41en partie détricoté
33:42c'est compliqué
33:44on ne le sait pas encore
33:45ce que l'on voit émerger
33:46c'est effectivement
33:47deux groupes de pays
33:48un groupe de pays
33:49qui veut continuer
33:50à porter cette transition énergétique
33:54et un groupe de pays
33:56emmené notamment
33:57par l'Italie
33:58et la Pologne
33:58qui cherche à défendre
34:01ses intérêts particuliers
34:02à un moment
34:03où
34:04il faut le reconnaître
34:06leurs entreprises
34:06sont plus vulnérables
34:08le contexte macroéconomique
34:10est plus difficile
34:11et qui donc
34:12s'oppose
34:13à un certain nombre
34:13de mécanismes
34:14donc on est
34:14à la croisée des chemins
34:17et j'espère
34:18vivement
34:19que l'Europe
34:20saura porter
34:21cet intérêt général
34:23qui dépasse
34:24les intérêts particuliers
34:26comme elle l'a fait
34:27finalement
34:28ontologiquement
34:29la création de l'Europe
34:30c'était pour
34:31rétablir la paix
34:32dans cette zone
34:34y compris
34:35au moyen
34:35d'un marché commun
34:37qui allait augmenter
34:38l'efficacité
34:39de chacune des économies
34:40par la mise en place
34:41d'un dispositif collectif
34:42on est ancré
34:43dans cette culture
34:43par différence
34:44avec les Etats-Unis
34:45qui est un système
34:46dans lequel
34:46finalement on pense
34:47que par la somme
34:47des intérêts individuels
34:48des entreprises
34:49on va arriver
34:49à l'intérêt collectif
34:54et peut-être
34:55parmi les continents
34:57pays
34:57qui fonctionnent
34:58bien aujourd'hui
34:59la Chine
35:00qui est dans cette idée
35:02d'intérêt général
35:02mais dans un système
35:04politique
35:04qui n'est pas démocratique
35:05donc j'espère vraiment
35:07du fond du cœur
35:07que l'Europe
35:08saura continuer
35:10de construire
35:11le chemin
35:11d'un continent
35:12démocratique
35:13et qui construit
35:14l'intérêt particulier
35:15des Etats membres
35:16par le chemin
35:18de l'intérêt général
35:19et clairement
35:20celui de la transition
35:21énergétique
35:22est majeur
35:23Oui mais ça suppose
35:24une capacité
35:25de convaincre
35:26les citoyens
35:26si on parle
35:27de backlash
35:27de retour de bâton
35:28au niveau européen
35:29c'est parce que
35:29les élections européennes
35:30ont été
35:32plus difficiles
35:34notamment pour les listes
35:35qui portent
35:36les enjeux environnementaux
35:37mais pas seulement
35:38aussi en poussant
35:40des listes
35:40qui elles font
35:41de la lutte
35:42contre certaines énergies
35:43renouvelables
35:44un axe central
35:46de leur programme
35:47Comment
35:48qu'est-ce qu'on a
35:49raté
35:50collectivement
35:51je me mets dedans
35:52journalistes et médias
35:53dans la capacité
35:54à convaincre
35:55les citoyens
35:55justement
35:55qu'on parle
35:56d'un bien commun
35:57que ça ne devrait pas
35:59être un enjeu
35:59de fracturation
36:01et d'opposition politique
36:04Je pense qu'il y a plusieurs choses
36:07d'abord il y a certainement
36:08la problématique
36:09de la conscience
36:09aujourd'hui
36:10les scientifiques
36:11sont relativement d'accord
36:14sur la perspective
36:15d'un réchauffement
36:15de l'ordre de 3 degrés
36:16à horizon 2100
36:173 degrés
36:18ce sont des conséquences
36:20d'une gravité extrême
36:21et on y reviendra
36:22si vous le souhaitez
36:26ce qui nous place
36:27effectivement
36:28individuellement
36:28collectivement
36:29devant une responsabilité
36:30absolue
36:31infinie
36:31alors pourquoi
36:33est-ce qu'on n'a pas réussi
36:34au-delà d'un certain
36:35nombre de personnes
36:36à faire prendre conscience
36:37de cette responsabilité
36:37je pense que
36:38en fait
36:39on a le sentiment
36:40nous considérons
36:41le sentiment
36:43d'une goutte d'eau
36:44qui ne sert à rien
36:44on nous demande
36:45de renoncer à un confort
36:46et finalement
36:47si je renonce
36:47à prendre ma voiture thermique
36:48si je renonce
36:49à prendre l'avion
36:49si je renonce
36:50à manger de la viande rouge
36:51en fait
36:52c'est tellement rien
36:53par rapport
36:54à l'ampleur du problème
36:55par rapport
36:56à l'ampleur
36:57des émissions
36:57des indiens
36:58des chinois
36:59j'aurais dû commencer
37:00par les chinois
37:01que ça décourage
37:02mais en fait
37:03je pense que c'est ça
37:04c'est que
37:04il y a deux choses
37:05je pense qu'il faut
37:07que chacun comprenne
37:09à l'échelle des entreprises
37:10à l'échelle des particuliers
37:11enfin ce sont des problématiques
37:13différentes
37:13on pourrait y revenir aussi
37:15qu'il faut faire cet effort
37:16même si c'est une goutte d'eau
37:17dans l'océan
37:18parce que
37:19le changement
37:20ne pourra arriver
37:21que par
37:21une accumulation
37:22de gouttes d'eau
37:24mais moi
37:24je vous prêche
37:25à un convaincu
37:26mais
37:27sauf qu'on
37:28peut-être qu'on a pris
37:31la question
37:31un peu à l'envers
37:32c'est-à-dire que
37:33est-ce qu'on n'a pas oublié
37:34par exemple
37:35les plus fragiles
37:36ceux qui n'ont pas
37:37les moyens
37:38parce que cette transition
37:38elle peut coûter de l'argent
37:40notamment
37:40alors évidemment
37:41l'exemple le plus simple
37:42c'est la voiture
37:44thermique
37:44et la voiture électrique
37:45tout à fait
37:45et c'est ce que je voulais dire
37:46c'est qu'il y a vraiment
37:47un arbitrage
37:48et on en parle souvent
37:49fin du monde
37:50fin du mois
37:52renouvelé aujourd'hui
37:53avec les tensions
37:54de prix sur les hydrocarbures
37:56c'est une évidence
37:57donc il faut réfléchir
37:58à des politiques
37:58qui vont aider
38:01qui vont aider
38:02les plus fragiles
38:02pour leur permettre
38:04d'avancer
38:04en ce sens
38:05il y en a eu
38:05un certain nombre
38:06là aujourd'hui
38:06avec la situation
38:07du budget
38:08de l'état français
38:09on y renonce un peu
38:10mais il ne faut pas
38:11il faut absolument
38:13continuer je pense
38:14d'avancer en ce sens
38:15avec ce levier
38:16qui est un levier majeur
38:18qui est celui
38:18de la finance
38:19et notamment
38:19de la finance
38:20à impact
38:20je vous propose
38:21d'écouter la question
38:22de celui qui était
38:23à votre place
38:23la semaine dernière
38:24Marc Oberon
38:25fondateur du festival
38:27international
38:28cinéma for change
38:30Bonjour Fanny
38:31alors j'ai une question
38:33à vous poser
38:34en fait je m'interroge
38:35sur la motivation
38:36d'un épargnant
38:38à exiger un placement
38:39respectueux de son argent
38:41pour la planète
38:41et donc ma question
38:42est la suivante
38:43quel est le levier
38:44le plus efficace
38:46pour faire basculer
38:47un épargnant
38:48vers un placement
38:49responsable
38:51je crois que c'est
38:52ce que nous venons
38:53de dire
38:53c'est à dire
38:53de permettre à chacun
38:54de comprendre
38:55à la fois
38:56l'ampleur
38:57de la gravité
38:58de la situation
38:58l'urgence
38:59dans laquelle
39:00nous nous inscrivons
39:01la responsabilité
39:02devant laquelle
39:03cela nous place tous
39:04ça c'est une première dimension
39:05et puis aussi
39:06que ces placements
39:07sont parfaitement rentables
39:09il n'y a pas de renoncement
39:10à la rentabilité
39:12avec ces placements responsables
39:13Oui et puis aussi
39:14une perspective
39:15peut-être plus positive
39:18c'est à dire
39:18il y a des leviers
39:19on va parler de risque climatique
39:21c'est évidemment
39:22quelque chose
39:22de majeur
39:23et puis du coup
39:24de l'inaction climatique
39:25mais quand on dit ça
39:26on est un peu encore
39:27dans
39:28le côté anxiogène
39:31lié à la crise climatique
39:32je ne le nie pas
39:33c'est majeur
39:35et il faut continuer
39:35de le dire
39:36mais il y a d'autres récits
39:38à inventer aussi
39:39est-ce que vous le ressentez
39:40aussi à votre niveau
39:42quand il s'agit
39:43d'investir
39:44de choisir les entreprises
39:45de trouver le bon discours
39:47pour convaincre
39:48les investisseurs
39:48c'est vrai Thomas
39:49vous avez raison
39:50et d'ailleurs
39:50c'est ce que nous faisons
39:51chez Alter Equity
39:52nous cherchons
39:52à financer
39:53des entreprises
39:54à les accompagner
39:55d'ailleurs aussi
39:56on les aide
39:56dans la mise en oeuvre
39:57de leur stratégie
39:58qui proposent
39:59des changements
40:01systémiques
40:01qui permettent
40:02des économies
40:03d'énergie
40:04considérables
40:05ou d'émissions
40:05de gaz à effet de serre
40:06qui permettent
40:07des changements
40:09de mode de consommation
40:10qui permettent
40:12l'amélioration
40:13du bien-être
40:13des salariés
40:14de nos concitoyens
40:15donc oui
40:16ça y a aussi
40:17merci de rappeler
40:18un discours positif
40:20sur les bienfaits
40:21d'un investissement
40:23responsable
40:23effectivement
40:24et notamment
40:25ce concept
40:26d'une santé
40:27One Health
40:28celle de la planète
40:29celle des humains
40:31et on pourrait rajouter
40:31celle des entreprises
40:32d'ailleurs
40:33celle du vivant
40:34cet investissement
40:36à impact
40:36alors quand je cherche
40:38des chiffres
40:38je tombe toujours
40:39sur 1%
40:40oui
40:40moi aussi
40:41bon d'accord
40:41donc on est d'accord
40:42sur le chiffre
40:44et on a ce sentiment
40:46qu'on reste
40:47toujours
40:48autour de 1%
40:49pourquoi ça décolle
40:50pas plus
40:51parce que ce levier
40:52il est gigantesque
40:56alors
40:57je pense que
40:58c'est un métier
40:59qui est extrêmement neuf
41:00donc attendons
41:01de voir un petit peu
41:01ce qui se passe
41:02il y a peut-être
41:02eu des acteurs
41:03qui étaient moins
41:04professionnels
41:04que d'autres
41:05il y a un moment
41:06dans l'investissement
41:07qui est difficile
41:09actuellement
41:09mais nous
41:10nous sommes en train
41:11de lever notre troisième fonds
41:12on est déjà
41:13au-dessus de la taille
41:13du deuxième
41:14et donc
41:15voilà
41:16ça c'est des bons
41:17signaux
41:18c'est un bon signal
41:18et on n'est pas les seuls
41:19donc
41:23il progresse
41:24il a besoin
41:25de se consolider
41:28certains
41:29continuent
41:30de rester
41:30dans l'idée
41:31que nous évoquions
41:31tout à l'heure
41:32qu'un investissement
41:33responsable
41:33sera nécessairement
41:34moins rentable
41:35ce qui est totalement faux
41:36donc il faut aussi
41:37faire de la pédagogie
41:38sur ce sujet
41:39et on continue
41:40d'en faire
41:41est-ce qu'il y a
41:41une question
41:42de transparence
41:42aussi
41:43c'est-à-dire
41:43qu'est-ce qu'on s'est
41:44un peu perdu
41:45dans les labels
41:47des fonds
41:48des banques
41:48qui nous annoncent
41:49des investissements
41:50à impact
41:50le sont-ils vraiment
41:51est-ce que c'est
41:52une donnée importante
41:53quand même
41:53ce que je pense
41:55c'est que
41:55c'est moins le cas
41:56pour l'investissement
41:57non-côté
41:57mais dans l'investissement
41:58coté
41:59c'est vraiment
41:59très difficile
42:01nous
42:01dans le non-côté
42:02on a des
42:03pure players
42:04on a des entreprises
42:04qui n'ont une activité
42:06que à impact
42:08parmi les entreprises
42:08il y en a
42:09tellement peu
42:10des entreprises
42:11qui ont un modèle
42:12d'activité
42:13purement à impact
42:14que ça rend difficile
42:16de développer
42:17des produits financiers
42:19d'ampleur
42:20donc les gestionnaires
42:21d'actifs ISR
42:22sont obligés
42:23d'aller chercher
42:24des entreprises
42:25qui ont une partie
42:26de leur activité
42:27à impact
42:27ou des dimensions
42:29de gouvernance
42:30ou de gestion
42:31qui sont à impact
42:31alors à ce moment-là
42:32il faut entrer
42:33dans des niveaux
42:34de description
42:34qui sont hyper compliqués
42:35parce que ligne par ligne
42:36il y a un raisonnement
42:37mais quand je dois
42:38décrire
42:39à une personne
42:41qui vient
42:42me voir
42:43si je suis banquier
42:44dans une agence
42:46bancaire
42:47les 150 entreprises
42:49d'une SICAV
42:52actions
42:53ISR
42:54et pourquoi
42:54elles sont chacune
42:55à impact
42:55sachant que ça va être différent
42:56parce qu'aucune
42:58n'est exactement pareil
42:58c'est difficile
42:59il y a un vrai
43:00problème
43:01d'explication
43:04des produits
43:04et de formation
43:05des interlocuteurs
43:07des épargnants
43:08pour qu'ils dominent
43:09cette complexité
43:10et qu'ils puissent
43:10l'expliquer
43:12sans crainte
43:13aux épargnants
43:14alors parlons
43:16de cette inaction
43:17climatique
43:18le coût de l'inaction
43:18alors il y a
43:19beaucoup de chiffres
43:20différents
43:20qui circulent
43:22j'ai choisi
43:22ceux des travaux
43:24récents
43:24de la Cour des Comptes
43:25qui parlent
43:26d'un coût
43:26macroéconomique majeur
43:28perte potentielle
43:29de 11%
43:30du produit intérieur brut
43:31à l'horizon
43:322050
43:33est-ce que
43:33c'est
43:35une dimension
43:38qui commence
43:39enfin à être
43:40prise en compte
43:41d'après vous
43:42c'est très récent
43:43le rapport que vous évoquez
43:44date de septembre 2025
43:46il y a une étude
43:48d'un peu plus de 100
43:50banquiers centraux
43:50qui est antérieure
43:51qui est encore plus pessimiste
43:53puisqu'elle anticipe
43:55une perte de PIB
43:57à l'échelle mondiale
43:58de 7 à 15%
44:00à horizon 2050
44:01et jusqu'à 30%
44:02à horizon 2100
44:03en cas de réchauffement
44:05climatique de 3 degrés
44:06ce qui comme on l'évoquait
44:07tout à l'heure
44:07est le consensus actuel
44:09et puis
44:11vous avez certainement vu
44:12la semaine dernière
44:14a été décerné
44:14le prix du meilleur
44:15jeune économiste
44:17Adrien Bilal
44:17qui lui
44:18évalue à 50%
44:20la perte de PIB
44:21à horizon
44:222100
44:23dans le cadre
44:24d'un réchauffement
44:26de l'ordre de 3 degrés
44:26donc effectivement
44:29ces pronostics
44:29sont très très très préoccupants
44:32cela montre
44:33le chaos
44:34vers lequel
44:35nous nous dirigeons
44:36parce qu'une perte
44:37de PIB
44:38ne serait-ce que de 7%
44:40et évidemment
44:40jusqu'à 50%
44:41ça veut dire
44:42l'explosion
44:43de nos petites entreprises
44:45l'explosion
44:47de nos économies
44:48une difficulté majeure
44:49de l'état
44:50de lever des impôts
44:51de payer des retraites
44:52c'est un risque systémique
44:56absolument majeur
44:57je vous rappelle
44:58que Henri Decaze
44:59quand il dirigeait AXA
45:00avait dit
45:00qu'un dérèglement climatique
45:03à 3 degrés
45:04ne serait plus assurable
45:07donc voilà
45:08si on sort
45:09si les biens
45:10ne sont plus assurables
45:10et ça
45:11c'est ce que disait
45:12récemment un membre
45:12du board
45:13de l'assureur allemand
45:14Allianz
45:16ils ne sont plus finançables
45:17si l'économie
45:18n'est plus finançable
45:19on sort de l'économie
45:20de marché
45:20on est en train
45:21de parler
45:22d'un chaos
45:23comme au lit
45:23systémique
45:24extrêmement grave
45:25est-ce qu'on en a
45:26pris la mesure
45:28en France
45:29oui
45:29en Europe
45:31oui
45:32le président des Etats-Unis
45:33continue de nous dire
45:34que le changement climatique
45:35est une arnaque
45:35et de ne pas vouloir
45:37ni des accords de Paris
45:38pour atténuer
45:40ce dérèglement
45:40ni d'un certain nombre
45:41d'autres accords
45:42donc à l'échelle mondiale
45:44il n'y a pas de consensus
45:45et c'est le drame
45:46actuel
45:47effectivement
45:48on va
45:49il nous reste 5 minutes
45:50passer en revue
45:51une des transitions
45:53finalement
45:56industrielles
45:56ou systémiques
45:57que vous portez
45:58dans vos investissements
45:58la plus récente
45:59qui est quand même
46:00passionnante
46:01c'est un investissement
46:02dans Shellworks
46:03alors Shellworks
46:03c'est une entreprise
46:04britannique
46:04c'est ça ?
46:05et on parle de pollution
46:07plastique
46:07c'est quoi Shellworks ?
46:09c'est une société
46:10qui est juridiquement
46:10incorporée aux Etats-Unis
46:11mais dont les opérations
46:12sont en Angleterre
46:13effectivement
46:13dirigée par une femme
46:15c'est suffisamment rare
46:15pour être souligné
46:17Shellworks a développé
46:19un substitut de plastique
46:22biosourcé
46:22qui est fabriqué
46:23à partir de déchets
46:24d'aliments
46:25qui est compostable
46:26en fin de vie
46:28intégralement
46:29donc aucune pollution
46:30en fin de vie
46:31et qui est utilisé
46:33aujourd'hui
46:34essentiellement
46:35dans l'emballage
46:35cosmétique
46:36avec aussi
46:37une preuve de concept
46:38en cours
46:38dans l'emballage
46:40alimentaire
46:41c'est une société
46:41qui a multiplié
46:42son chiffre d'affaires
46:43par 3 cette année
46:44et qui est en chemin
46:46nous le pensons
46:46pour devenir
46:47le leader mondial
46:48de la substitution
46:50au plastique
46:50en tout cas
46:51l'expert
46:52que nous avons
46:53sollicité
46:54dans le cadre
46:54de l'étude
46:55de cet investissement
46:56nous a indiqué
46:57qu'il considérait
46:58que c'est le meilleur
46:58substitut de plastique
46:59au monde
47:01et il faut rappeler
47:02que la pollution plastique
47:04pardon
47:04l'utilisation de plastique
47:06c'est 7%
47:07de l'utilisation
47:08du pétrole
47:08on parle beaucoup
47:09du transport aérien
47:11dans les émissions
47:12de gaz à effet de serre
47:13et le transport aérien
47:13c'est entre 2 et 3%
47:14des émissions de gaz
47:15à effet de serre
47:15le plastique
47:16c'est 7%
47:17de l'utilisation
47:17du pétrole
47:18et le plastique
47:19c'est une source
47:20de perturbation
47:20pour les organismes
47:21qui est colossale
47:22y compliée
47:23pour les êtres humains
47:24c'est à l'origine
47:25de perturbations endocriniennes
47:27de cancers hormonodépendants
47:29le sein
47:29la prostate
47:30de maladies cardiovasculaires
47:31c'est vraiment
47:33très dangereux
47:34pour la santé humaine
47:34et en même temps
47:35si c'est à ce point
47:38développé
47:38dans nos usages
47:39c'est que c'est
47:40ça coche beaucoup de cases
47:42en termes de
47:42de practicité
47:45exactement
47:45de plasticité
47:46c'est le mot
47:47évidemment
47:48non mais c'est vrai
47:49exactement
47:49c'est pas un hasard
47:50exactement
47:50donc l'idée
47:51c'est de trouver
47:52un matériau
47:53qui soit aussi
47:54multi-usage
47:55et c'est le cas
47:57du produit commercialisé
47:58par Shellwork
47:59qui résiste
48:00au gras
48:01qui résiste
48:02à l'humidité
48:02qui résiste
48:03au froid
48:04à moins 11 degrés
48:05à la chaleur
48:05à 110 degrés
48:06donc il y a
48:07tous les attributs
48:08du plastique
48:08sans en avoir
48:09les inconvénients
48:10il coûte un tout petit peu
48:11plus cher
48:11mais très peu
48:12il coûte moins cher
48:13que tes emballages
48:14en verre
48:14ou en aluminium
48:15et avec le passage
48:16à l'échelle
48:16de l'entreprise
48:17et alors quand vous rentrez
48:18dans un projet
48:20comme celui-là
48:20à quelle hauteur
48:21avec d'autres partenaires
48:22comment ça se passe ?
48:24oui il y avait déjà
48:24des investisseurs
48:26internationaux
48:27au capital
48:27de la société
48:28là c'était un tour
48:30de 13 millions d'euros
48:31sur lequel nous
48:31on a investi
48:326 millions 4
48:33donc la moitié du tour
48:35et on est lead
48:36on est le plus souvent lead
48:38sur nos opérations
48:39ça veut dire que c'est nous
48:39qui allons être
48:40le principal interlocuteur
48:41de l'entreprise
48:42pour l'aider
48:43dans son développement
48:44vous anticipez
48:45la question suivante
48:46c'est comment vous allez
48:46l'accompagner
48:47ça vaut pour Shellworks
48:49mais les entreprises
48:51que vous suivez
48:51depuis des années
48:52comment vous les accompagnez ?
48:54alors on les accompagne
48:55d'un point de vue commercial
48:57on a déjà organisé
48:58un rendez-vous
48:59avec la directrice
49:01du développement du Grab
49:02d'un des plus grands
49:02groupes de luxe français
49:05pour Shellworks
49:06et on va en organiser
49:08d'autres
49:08et puis en fait
49:09plus largement
49:10nous aidons
49:11les entreprises
49:12soit à définir
49:13leur stratégie
49:13mais en général
49:14quand on investit
49:14elle est définie
49:15on y adhère
49:16mais parfois
49:17il peut y avoir
49:17des évolutions
49:18par exemple
49:18au moment du Covid
49:19ça a été quand même
49:20une période
49:21pendant laquelle
49:22la stratégie
49:23d'un certain nombre
49:23d'entreprises
49:24a été profondément
49:24interrogée
49:25mais surtout
49:26on les aide
49:26dans la mise en oeuvre
49:27de cette stratégie
49:28en identifiant
49:30les enjeux sous-jacents
49:31en les aidant
49:31à aller jusqu'au bout
49:32des raisonnements
49:33jusqu'au bout
49:34des vérifications
49:34jusqu'au bout
49:35de ce qui peut être fait
49:36dans chacune
49:36de ces dimensions
49:37et c'est un dispositif
49:40qui est vraiment
49:40très puissant
49:41les dirigeants
49:42de nos participations
49:42sont très satisfaits
49:44très reconnaissants
49:45de l'accompagnement
49:47que nous leur apportons
49:48alors tiens
49:48une dernière question
49:49une minute trente
49:50on est en plein débat
49:51sur l'électrification
49:53de nos usages
49:55de notre industrie
49:55etc
49:56il y a une solution
49:57une entreprise
49:58que vous accompagnez
50:00qui s'appelle
50:00ZenRide
50:01alors c'est quoi ZenRide ?
50:02ZenRide c'est une société
50:03qui propose aux entreprises
50:05aux grands groupes
50:06notamment
50:06de proposer
50:08à leurs salariés
50:09des vélos de fonction
50:11en général
50:12à peu près
50:1330% du coût
50:14du leasing
50:15parce que c'est
50:15sous fond de leasing
50:16est pris en charge
50:17par le salarié
50:19et le reste
50:19par l'entreprise
50:20donc ça diminue
50:20beaucoup
50:21le coût d'accès
50:22à un vélo électrique
50:22en moyenne
50:22un vélo électrique
50:23ça coûte de l'ordre
50:24de 2000 euros
50:24donc c'est un budget
50:25important
50:26qui forme une barrière
50:27à l'achat du vélo électrique
50:28et ça permet donc
50:30aux salariés
50:30en général
50:31c'est entre 5 et 10%
50:32des salariés de l'entreprise
50:33qui prennent un vélo électrique
50:34ils choisissent celui
50:35qu'il veut
50:35ou qu'elle veut
50:36le salarié
50:37ou la salariée
50:38dans un très très grand
50:39nombre de réseaux
50:40qui sont partenaires
50:41de ZenRide
50:41et dans lequel
50:42il peut ou elle peut
50:43choisir le vélo
50:44de son choix
50:46et ça améliore
50:48pour l'entreprise
50:49son bilan carbone
50:50puisque vous savez
50:50que le trajet
50:51domicile-travail
50:51des salariés
50:52c'est dans le scope 3
50:54du bilan carbone
50:55ça améliore
50:56l'efficacité
50:58des salariés
50:59en faisant du sport
51:01et leur attachement
51:02à l'entreprise
51:03et puis leur pouvoir
51:04d'achat
51:04à fortiori
51:05dans des périodes
51:05comme celles
51:05que nous traversons
51:06en ce moment
51:06Merci beaucoup
51:08Fanny Picard
51:08c'était passionnant
51:09de découvrir
51:10l'histoire
51:10d'Alter Equity
51:12grâce à vous
51:13moi ça me rend optimiste
51:14donc j'espère
51:15que ça a eu aussi
51:16cet effet
51:17sur nos téléspectateurs
51:18et téléspectatrices
51:18je vous dis à bientôt
51:19sur Be Smart for Change
51:21c'est l'heure
51:21de notre rubrique
51:22consacrée
51:22aux start-up
51:24éco
51:24responsables
51:25et socialement
51:26responsables aussi
51:33Smart Ide
51:34c'est notre rubrique
51:35start-up
51:36j'accueille Jeanne Priseau
51:37bonjour
51:37bonjour Thomas
51:38la co-fondratrice
51:40de Tilda
51:41que vous avez créée
51:41avec vos soeurs
51:42Gladys et Diane
51:43fin 2024
51:44avec quelle idée
51:45racontez-moi
51:46nous sommes trois soeurs
51:49aidantes
51:49nous avons accompagné
51:50notre mère
51:51pendant 14 ans
51:52et pendant ces 14 années
51:53on a vécu
51:54tout le parcours
51:54que vivent les aidants
51:55les aidants
51:56sont ceux
51:57qui comme nous
51:57accompagnent quelqu'un
51:58qui est en situation
51:59de dépendance
52:00à cause de l'âge
52:02ou du handicap
52:02ou de la maladie
52:03dans leur famille
52:04et on est passé
52:05par toutes ces phases
52:05de retrait social
52:08et avec une assignation
52:09à résidence
52:11pour vous dire
52:12nous sommes toutes
52:12les trois salariés
52:14et lorsque nous étions
52:15en vacances
52:16les vacances
52:16ça consistait
52:17à s'occuper encore plus
52:18de notre mère
52:18et on s'est rendu compte
52:20que pour les gens
52:22comme nous
52:23prendre des vacances
52:25et prendre du répit
52:26c'est-à-dire
52:26pendant un moment
52:28ne plus avoir
52:28la charge de quelqu'un
52:29c'était très compliqué
52:30il y avait des fortes
52:31barrières logistiques
52:32et c'est pour les levées
52:33qu'on a créé Tilda
52:34donc Tilda
52:34c'est une plateforme
52:36où on va trouver
52:37des vacances
52:38des périodes de répit
52:40c'est-à-dire qu'il faut
52:41employer
52:42proposer aux aidants
52:43c'est-à-dire ?
52:43oui oui
52:43alors Tilda
52:44nous nous organisons
52:46des séjours de répit
52:47pour les aidants
52:49qui veulent partir
52:50avec leurs proches
52:51ce que nous faisons
52:52c'est que
52:53nous prenons en charge
52:54toute l'ingénierie
52:55du séjour
52:56parce que par exemple
52:57lorsque prenons l'exemple
52:58d'une femme
52:59d'un couple
53:00avec un monsieur
53:00qui a un Parkinson
53:01et qui se déplace
53:03en fauteuil roulant
53:03s'ils veulent partir ensemble
53:05c'est déjà compliqué
53:06on va plutôt leur proposer
53:07des solutions
53:07pour les séparer
53:08en les séparant
53:09et s'ils veulent
53:10vraiment organiser
53:12leur séjour
53:12il va falloir qu'ils trouvent
53:13un établissement
53:14qui soit adapté
53:15qui accepte
53:16des lits médicalisés
53:17qu'ils trouvent sur place
53:19une auxiliaire de vie
53:20pour la toilette
53:20et le coucher de monsieur
53:22et si vraiment
53:23on veut accéder au répit
53:24si madame veut accéder au répit
53:26là il va falloir
53:27qu'elle se débrouille
53:28pour trouver
53:29quelqu'un
53:29qui va pendant
53:31quelques heures
53:31la relayer auprès de son mari
53:32quel est vraiment
53:33le sentiment
53:34d'être en vacances
53:34oui
53:35pour une vraie expérience
53:36de vacances
53:36et ça de fait
53:409 fois sur 10
53:40on le fait pas
53:41parce que
53:41c'est trop compliqué
53:42ce que vous êtes en train
53:43de nous décrire
53:44oui en plus
53:44si on considère
53:45qu'on a 60% des aidants
53:46qui sont salariés
53:47en poste
53:47qu'ils ont déjà
53:48une charge mentale
53:49incroyable
53:50donc organiser ça
53:52on va pas passer
53:5315 coups d'appels téléphoniques
53:56pour pouvoir organiser
53:57comment ça marche
53:58on rentre
53:59sur la plateforme
54:01ses besoins
54:03les difficultés
54:05ou le handicap
54:05de la personne
54:07qu'on aide
54:08ce qu'on voudrait faire
54:09comment ça marche
54:09alors Tilda
54:10sur le site
54:11tilda.com
54:12t-e-e-l-d-a
54:13.com
54:14donc nous avons
54:15répertorié
54:16nos partenaires
54:17avec lesquels
54:17nous travaillons déjà
54:18ce sont des établissements
54:19qui acceptent
54:20de recevoir
54:20des personnes fragilisées
54:21qui sont prévenus
54:22donc déjà
54:23il y a une première sécurité
54:24parce que c'est pas
54:25comme si on partait
54:25dans un environnement
54:26qui ne vous attend pas
54:27bien sûr
54:28ce sont des environnements
54:29bienveillants
54:30et pour chaque destination
54:31vous pouvez voir
54:33tout de suite
54:33quels sont les services
54:34disponibles
54:35alors il y a
54:36une possibilité
54:37de continuité des soins
54:39pour ceux qui ont besoin
54:39de continuer un traitement
54:40il y a une possibilité
54:43de matériel médical
54:44par exemple
54:45si vous avez besoin
54:45d'un matériel précis
54:47souvent ce sont des lits médicalisés
54:49et puis on indique
54:51à chaque fois
54:52quels sont les services
54:53qui sont disponibles
54:54sur tel lieu
54:55et puis on indique
54:56qu'est-ce que vous pouvez faire
54:58à proximité
54:58s'il y a par exemple
55:00des loisirs adaptés
55:02ce qui est très important
55:03parce que c'est pas la peine
55:04de partir en vacances
55:05pour être bloqué
55:06à l'hôtel
55:07comme on a eu
55:09comme on nous a raconté
55:10Quel retour vous avez justement
55:13des familles
55:14des aidants ?
55:15Alors le premier retour
55:16que nous avons
55:16c'est qu'ils sont souvent étonnés
55:17par la possibilité
55:18puisque pour l'instant
55:20les vacances de répit
55:21ça existe
55:22mais elles sont
55:23elles existent
55:24sous une autre forme
55:25d'abord elles sont fragmentées
55:26parce que
55:27elles sont proposées
55:28par âge
55:29par territoire
55:30il faut habiter
55:32soit dans la loise
55:33ou soit ceci
55:34ou alors c'est pour
55:35les enfants en situation
55:36de handicap
55:37et donc certains
55:39se trouvent exclus
55:40de ces catégories
55:41déjà nous on prend
55:42on considère
55:43tous les aidants
55:44on prend tous les aidants
55:44ensuite on fait
55:46des départs toute l'année
55:47puisqu'on part dans
55:48des milieux ordinaires
55:49dans des lieux touristiques
55:50donc vous pouvez partir
55:51quand vous voulez
55:52et enfin
55:53là
55:54ils sont à la carte
55:55c'est à dire
55:55qu'ils n'ont pas
55:56d'assignation
55:57de tel ou tel service
55:58ils prennent
55:59le service
55:59qu'ils souhaitent prendre
56:00et ça c'est important
56:01de respecter les personnes
56:03telles qu'elles sont
56:04telles qu'elles
56:04avec les habitudes
56:06qu'elles avaient avant
56:06et qu'elles veulent poursuivre
56:07on ne leur impose pas
56:09un séjour médicalisé
56:10ou un séjour accompagné
56:11si elles ne le souhaitent pas
56:12merci beaucoup
56:14Jeanne Prisot
56:14et bravo pour cette aventure
56:17familiale
56:18bon vent à
56:19Tilda
56:20T2E
56:20L
56:21D A
56:21voilà c'est la fin
56:22de ce Smart Impact
56:23je vous dis à demain
56:24pour une nouvelle émission
56:26merci de votre fidélité
56:27salut
56:28– Sous-titrage FR –
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