- il y a 9 heures
Les débats de l'été avec nos auditeurs !
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NewsTranscription
00:00Les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:03On ne vous lâche pas, même pendant l'heure du déjeuner, ici sur Sud Radio, vous en avez l'habitude.
00:08Midi, midi 30, libre antenne, libre antenne que vous occupez largement, amis auditeurs 0826 300 300.
00:14On va s'interroger et on va continuer à s'intéresser à la situation de la Gironde,
00:18toujours ravagée par les flammes, toujours meurtrie par ces incendies qui sont de plus en plus impressionnants.
00:24Certes, il est stabilisé, il n'en est pas pour autant fixé.
00:26La nuance est importante avec, vous le savez, aujourd'hui, retour de la canicule,
00:31donc retour des inquiétudes sur le terrain.
00:33Vous nous appelez, vous êtes pompier, vous êtes maire, vous êtes vacancier,
00:36vous êtes dans le domaine du tourisme, vous voulez tout simplement témoigner d'une évacuation.
00:41Eh bien, vous êtes les bienvenus sur l'antenne de Sud Radio 0826 300 300.
00:44Et puis, à partir de midi et demi, on changera totalement d'univers.
00:47On va aborder un sujet important, mais avec peut-être un peu plus de légèreté.
00:51Frédéric Carmel sera avec nous, journaliste et biographe de Zinedine Zidane.
00:55Son livre, Zidane, c'est aux éditions Flammarion.
00:57Il raconte les années qu'il a passées à suivre celui qui est devenu officiellement depuis hier.
01:02Et oui, mesdames, messieurs, le sélectionneur de l'équipe de France.
01:06Première grande conférence de presse où tout y est passé.
01:09Que ce soit son style, que ce soit sa vision avec des premiers matchs qui auront lieu là, là, dès
01:13septembre.
01:14Bref, Zinedine Zidane, des débuts déjà réussis en tant que sélectionneur.
01:18À quoi doit-on s'attendre ?
01:19Est-ce que ce moment, on ne l'attendait pas depuis des années et des années ?
01:23Tiens, on lui posera la question à Frédéric Carmel qui sera avec nous entre midi 30 et 13h.
01:27Pour le moment, midi 4, la libre antenne.
01:31Sudradio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
01:35Et on commence avec vous, Samuel Alix, bonjour.
01:39Oui, bonjour à tous.
01:41Merci beaucoup d'être avec nous ce midi sur Sudradio.
01:43Vous êtes un agriculteur mobilisé aux côtés des pompiers depuis plusieurs jours déjà.
01:47Et lundi, vous avez participé à la fameuse réunion avec Emmanuel Macron qui devait porter sur les difficultés que vous
01:54pouviez rencontrer,
01:55notamment sur le terrain, par les pompiers, pour vous aussi agriculteurs.
01:58Comment ça s'est passé ?
01:59Parce qu'on a entendu un peu les pompiers, mais peu d'autres avis.
02:02Vous, Samuel Alix, comment ça s'est passé, ce tête-à-tête, cette réunion avec le président de la République
02:05?
02:07Alors, ce n'était pas prévu, mais Emmanuel Macron a souhaité pouvoir me parler.
02:11Enfin, moi, je lui ai demandé.
02:12Il a souhaité vraiment répondre favorablement à la demande des agriculteurs de lui parler.
02:16On a pris cinq minutes pour exposer un problème particulier,
02:19en dehors du fait qu'on travaille bien avec les pompiers localement,
02:22et que c'est vraiment génial ce qu'on arrive à faire avec les pompiers.
02:26Il y a vraiment une chaîne de solidarité énorme qui se met autour de nous,
02:30les agriculteurs et les pompiers.
02:31Mais on est un monde différent, mais on arrive à se synchroniser sur le terrain.
02:36Et donc, on a réussi.
02:38Je lui ai expliqué qu'on a réussi à contenir tant bien que mal le feu sur Saint-Jean-d
02:43'Iac,
02:43Cestas, pour protéger Pessac et puis finalement Bordeaux derrière.
02:48Et je lui ai dit, le problème, c'est que depuis samedi,
02:51que quelqu'un tout seul à la préfecture a décidé de passer l'entièreté du département en vigilance noire
02:58dans les zones sinistrées, nous n'avons plus le droit d'accès à nos exploitations agricoles.
03:03Alors, nous avons le droit de prendre notre cœur.
03:05C'est ce que nous expliquait notamment le président des jeunes agriculteurs tout à l'heure de la Gironde.
03:09C'est-à-dire qu'avec un tel contexte, non seulement vous servez quand même la solidarité,
03:14on est dans les pompiers, mais vous derrière, pardonnez-moi l'expression,
03:17mais on vous emmerde sur la capacité de récolter actuellement ce que vous avez dans vos terres.
03:22Alors voilà, le président, et c'est tout à fait ça, le président a compris très rapidement,
03:26je pense que c'est quelqu'un qui comprend vite, l'enjeu.
03:28Il s'est retourné vers la préfète qui n'avait pas compris ou qui est débordée et qui est fatiguée.
03:33Et il lui a demandé de régler, il était 19h30, le problème dans la soirée.
03:38On a travaillé derrière avec les services de l'administration
03:41pour que le projet d'arrêté soit prêt à signer à 22h.
03:44Il devait être signé à 22h et à ce moment-là, la préfète a souhaité rajouter,
03:49reprendre du recul, prendre du temps, reconsulter d'autres personnes,
03:52les pompiers, les ci, les ça.
03:54Et on est reparti d'une chose simple à une chose extrêmement compliquée.
03:58On a eu un arrêté qui nous a été proposé en milieu de matinée le lendemain,
04:01donc globalement 12h après que le président avait dit qu'il fallait que ce soit réglé.
04:07Cet arrêté était pour nous aberrant,
04:10mais on a quand même dit mieux vaut un petit quelque chose que quelque chose que rien du tout.
04:16Donc on a dit allez-y, on y va.
04:17Il s'est passé encore une heure et demie avant que la préfète
04:22vienne ouvrir sa porte pour pouvoir signer cet arrêté.
04:25Il a été signé après des interventions au plus haut niveau de la présidence de la République,
04:30du chargé des affaires agricoles,
04:33contrainté, contrainté forcé semble-t-il.
04:35Mais les pompiers ont noté que tous les jours,
04:39ils donneraient l'autorisation ou pas au cas par cas
04:42et on doit fournir tout un tas de documents administratifs qui sont énormes
04:47alors qu'on serait beaucoup plus intéressante qu'on travaille dans nos affaires
04:50et surtout qu'on soit sur le feu.
04:52Je ne veux pas vous couper, mais c'est insupportable.
04:54Vous êtes au moins le troisième ou quatrième intervenant à nous expliquer.
04:57On a eu le maire, on a eu le pompier.
04:59Là maintenant, on a l'agriculteur qui nous explique qu'il faut encore de la paperasse
05:02alors que le pays est ravagé par les flammes
05:04et que vous demandez juste à récolter vos plantations.
05:07C'est insupportable.
05:09Je peux vous dire que tout simplement,
05:11la présidence a appelé l'administration,
05:18la ministre de l'Agriculture a appelé la préfecture,
05:20le ministre de l'Économie a appelé la préfecture ce matin,
05:24les députés les ont appelés,
05:26le maire, le président du conseil régional,
05:28tout le monde appelle la préfecture.
05:30Ça bloque toujours.
05:31On n'en peut plus cette administration.
05:34Non, mais donc là, c'est quoi ?
05:34C'est la préfecture encore qui bloque alors que l'Élysée est derrière vous ?
05:37Bien sûr !
05:38Mais c'est insupportable, la préfecture !
05:40La préfète se repose sur un commandant des pompiers
05:45qui fait sa durée et bretelles.
05:46Il dit qu'on ne va pas envoyer des agriculteurs dans la zone de feu.
05:48On est dans des oasis de fraîcheur.
05:50On est dans les zones qui sont irriguées.
05:52Mais vous avez des contacts, vous, de votre côté.
05:54Pardonnez-moi, Samuel Alix, avec la préfecture.
05:56Vous devez bien avoir un numéro.
05:57Vous devez bien réussir à la croissance.
05:59Elle est tout le temps sur le terrain, madame la préfète.
06:03C'est quoi les prochaines étapes, là ?
06:06Mais il n'y en a pas.
06:07C'est pour ça qu'aujourd'hui, on fait appel à vous, franchement, la presse.
06:10On a besoin de vous pour que l'opinion publique comprenne le désarroi,
06:15l'injustice profonde.
06:17Nous, c'est le mois de juillet et août.
06:19On va l'appeler la préfecture pour vous, je vous le dis.
06:22C'est fatigant ce que vous nous décrivez.
06:24On avait, je crois, le maire de Sesta, s'hier ou avant-hier,
06:26qui nous expliquait que les pare-feux, pour anticiper,
06:28il n'avait pas réussi à les faire à temps à cause d'un problème administratif.
06:31On a eu les pompiers, encore, qui nous ont, là aussi je vais être polis,
06:35mais qui ont dénoncé la situation avec une paperasse excessive.
06:37Les maires, c'est exactement la même chose.
06:39Les industriels, c'est la même chose.
06:41Là, agriculteurs, vous mobilisez.
06:43Vous faites partie de la solidarité nationale, grâce à qui, quand même,
06:45la situation est un peu moins chaotique que prévue.
06:47Et juste pour nourrir la France, on vous empêche d'y aller
06:50parce qu'on n'a pas le bon serfa, on n'a pas le bon tampon,
06:52on n'a pas la bonne signature.
06:53Ce n'est pas possible, ça.
06:54Bon, vous voulez que je vous dise la vérité ?
06:56Regardez, ce n'est pas compliqué.
06:58Là, en Abiscaros, on a eu un feu de la même nature,
07:01au même moment, dans la même forêt.
07:033 000 hectares, quelque chose de près.
07:05On doit être à 50 000 ici, 15 fois plus.
07:07Il faut se poser les bonnes questions.
07:10Si vous posez la question, c'est quoi la réponse dans ce cas-là ?
07:13Qui commande ?
07:14C'est qui ?
07:15Le commandant des pompiers et la préfète.
07:18Si on avait des gens qui étaient en capacité,
07:20on n'en serait pas là.
07:21Donc ça, c'est ça, c'est la priorité pour les prochaines heures.
07:23C'est de faire, je n'aime pas utiliser ce mot-là,
07:25mais c'est quand même de faire pression
07:26ou d'interpeller de façon encore un peu plus visible
07:29que ce que vous faites là, Samuel Alix,
07:31la préfète, pour vous autoriser tout simplement
07:33à ramasser les cultures.
07:35Et on le redit, pour nourrir la France,
07:36parce que là, c'est la période de quoi ?
07:37C'est les pommes de terre, notamment ?
07:40Moi, chez moi, c'est les pommes de terre.
07:42On jette les pommes de terre avec la chaleur qu'il fait.
07:44Si on ne les récolte pas, elles ne regerment.
07:45Elles ne sont plus consommables.
07:47Mes collègues, ce matin, de Planète Végétale,
07:49me disaient qu'ils jettent des wagons de poireaux
07:52et de carottes.
07:53Aujourd'hui, le maïs doux qui allumente
07:55nos usines de bonduel, de dossiers et d'autres,
07:58tout ça, on a deux, trois jours pour les récolter.
08:01Depuis samedi, on ne peut plus rien faire.
08:02On jette, on jette, on jette.
08:04Mais nous, ce n'est pas une semaine de travail qui est perdue.
08:06Non, mais c'est des mois.
08:07Parce qu'on perd une semaine de travail.
08:08C'est cinq mois, c'est six mois.
08:10On fait une récolte par an.
08:12Et c'est maintenant que l'essentiel de nos récoltes se fond
08:15entre la fin du mois de juillet et le début du mois d'août.
08:18On a énormément de chiffres d'affaires à faire maintenant.
08:21Et c'est parce que s'il y avait le moindre risque pour nous,
08:24nos salariés ou nos prestataires,
08:26jamais on n'irait.
08:27On va en feu.
08:30Mais encadrer, c'est jouable.
08:41Avec qui on travaille sur le feu,
08:43ils nous disent, mais c'est absurde, c'est absurde.
08:46On nous propose des réunions dans les bureaux.
08:48Ce n'est pas possible.
08:49Surtout, on n'a pas le temps.
08:50Le pays est en feu, on s'en fout des réunions dans les bureaux.
08:52Samuel Alix, une question quand même encore sur un point.
08:55Est-ce que cela ne va pas finir, et c'est un peu malheureux,
08:58mais est-ce que ça ne va pas finir
09:00avec une sorte d'accord tacite
09:02avec les pompiers qui vont peut-être vous couvrir
09:04le temps d'une récolte, même sans les autorisations de la préfète ?
09:06Je sais que ce n'est évidemment pas souhaitable,
09:08mais est-ce que ce n'est pas à la fin vers ça qu'on va aller ?
09:13Localement, il y a des fois des petits arrangements
09:16qui peuvent se faire.
09:16Mais vous comprenez bien que quand on a une récolte,
09:18à un moment, il y a un transporteur
09:21qui envoie des camions
09:22pour les amener aux usines
09:24et ce transporteur, lui,
09:27il ne pourra pas passer
09:30sa récolteuse
09:31qui doit récolter les haricots verts
09:32ou le maïs doux
09:34ne peut pas passer les barrages.
09:36Ils n'ont pas les autorisations.
09:37Et donc, finalement,
09:38on peut venir faire nous nos récoltes,
09:41mais si c'est pour les récolter
09:42et les jeter derrière
09:43parce qu'ils ne peuvent pas passer les barrages...
09:45C'est quand même...
09:47On a entendu le président...
09:49Ça nous a fait chaud au cœur,
09:50le président, quelqu'un qui parle très bien
09:52et qui s'est trouvé les mots
09:55au niveau des pompiers
09:56et de tous les agriculteurs
09:58et des autres qui ont réagi.
10:00Moi, j'ai été en contact direct
10:02avec la ministre de l'Agriculture,
10:05essentiellement son directeur de CAB,
10:08vendredi soir et une partie de la nuit,
10:10pour appeler à augmenter
10:12la mobilisation agricole
10:13pour que ça aille plus vite que tout ça.
10:15On l'a fait, on a réagi,
10:17les gens ont même réagi
10:18bien avant cet appel,
10:20mais on a amplifié,
10:21je l'ai dit au président Macron,
10:22il nous a félicités pour ça.
10:24Et derrière, la récompense qu'on a...
10:26C'est ça, c'est ce type de réaction
10:28et c'est une absence...
10:29C'est une préfète à un commandant des pompiers
10:31qui veulent prendre le moindre risque.
10:33Donc ça, c'est pas possible,
10:34surtout au vu de la situation
10:35que vous nous décrivez.
10:36Merci beaucoup, Samuel Alix,
10:37d'avoir été avec nous,
10:38agriculteurs mobilisés
10:39aux côtés des pompiers.
10:40Vous aviez participé,
10:41vous avez participé à la réunion
10:42qui a supervisé Emmanuel Macron,
10:44c'était en Gironde,
10:45c'était lundi soir,
10:46et vous nous décrivez
10:47une situation insupportable,
10:49que ce pays soit encore
10:50enquisté à ce point
10:51par la brurocratie,
10:52par les serfas,
10:53par les tampons,
10:54par les doubles signatures
10:55en bas de documents,
10:56quand on voit l'état du pays
10:57et quand on voit aujourd'hui
10:59la gestion, tout simplement,
11:01de la situation,
11:02c'est inadmissible
11:03que tout cela ne soit pas accéléré.
11:04Merci beaucoup, Samuel Alix,
11:05et vous savez quoi ?
11:06Bon courage !
11:06On suivra la situation
11:08naturellement avec vous.
11:090 826 300 300,
11:10on poursuit l'échange,
11:11on poursuit la discussion,
11:12on poursuit les débats
11:12en votre compagnie.
11:14Avec vous, Jean-Luc, bonjour.
11:16Bonjour.
11:17Merci beaucoup d'être avec nous,
11:18Jean-Luc.
11:18Vous êtes pompier volontaire.
11:19Ça fait depuis 42 ans
11:21que vous êtes engagé
11:22en tant que soldat du feu
11:23et vous, vous étiez
11:24du côté du port,
11:25je sais ça,
11:26de cette fameuse commune
11:27qui a donné l'impression
11:28d'être sacrifiée
11:29vis-à-vis du Cap Ferré,
11:30c'est ça ?
11:32Alors, tout à fait.
11:33Donc, mon profil,
11:35c'est exactement ça.
11:36J'ai 42 ans,
11:37je suis de sapeur-pompier,
11:39je suis né dans le village,
11:41j'ai 62 ans
11:43et j'ai 42 ans
11:44de service technique
11:46au niveau de la mairie du Porges
11:48en tant que responsable
11:50et responsable de la forêt
11:52et des plages.
11:53Donc, vous connaissez
11:54un tout petit peu le sujet.
11:55concrètement,
11:55comment ça s'est passé
11:56les derniers jours ?
11:57Une fois de plus,
11:58on a beaucoup entendu
11:58ce cri d'alerte des habitants,
12:00ce cri du cœur des habitants
12:01qui estimaient avoir été
12:02quand même presque sacrifiés
12:04pour aller sauver
12:05le Cap Ferré.
12:06C'est vrai ?
12:06C'est ce que vous avez observé
12:07vous aussi sur le terrain,
12:08Jean-Luc ?
12:10Eh bien, c'est un constat
12:11et ça, c'est indéniable.
12:13Ça, on ne pourra pas le retirer.
12:15On a été, en fait,
12:19pour protéger la presqu'île,
12:22les moyens sont partis là-bas
12:24et ils nous ont vraiment délaissés.
12:26Quand on a pris des murs de feu,
12:29on a pris trois murs de feu
12:31et quand on voit le constat
12:33de 150 maisons,
12:34quelque chose de près,
12:35150 maisons détruites,
12:37ça vous fait mal au cœur.
12:39Oui, bien sûr.
12:40Bien sûr.
12:40Et comment ça se passe maintenant
12:42sur place ?
12:43Est-ce qu'il y a...
12:43On parle toujours
12:44de la fameuse solidarité,
12:45de la fameuse reconstruction.
12:46Comment ça se passe ?
12:47Il y a encore le choc.
12:48Le choc a laissé place
12:49à la colère.
12:50On est quand même là
12:51en train de prévoir l'avenir.
12:52On se penche sur la reconstruction.
12:54On se penche sur les prochaines semaines.
12:56On se penche sur le fait
12:57de faire revenir peut-être aussi
12:58les habitants progressivement
12:59dans leur village.
13:01Alors là,
13:02avant de parler de reconstruction,
13:04il va se passer quand même
13:06beaucoup de temps.
13:07Déjà,
13:08c'est d'essayer
13:09d'éteindre l'incendie
13:10qui n'est pas été,
13:12de préserver.
13:14Il nous reste très peu
13:15sur la commune du Porche.
13:17Il doit nous rester
13:174000 hectares
13:19non brûlés
13:20sur les 15 000.
13:21Et donc,
13:22de protéger
13:23le village naturiste
13:25et le camping
13:27municipal
13:28de la Grigny.
13:29Et Jean-Luc,
13:31il y a aussi une question,
13:31sachant que
13:32vous nous avez dit,
13:3342 ans engagés quand même
13:34parmi les pompiers volontaires.
13:36Vous avez été aussi
13:38en suffisamment poste
13:40pour avoir,
13:40pour vous,
13:41au sein de la mairie du Porche,
13:43la gestion de la forêt
13:44et de la plage.
13:45Non seulement,
13:45vous connaissez bien la zone,
13:47mais vous entendez
13:47les débats qui reviennent
13:48depuis plusieurs jours,
13:49pour ne pas dire
13:49depuis plusieurs semaines maintenant,
13:51les fameuses zones
13:53de débroussaillage,
13:54l'obligation de débroussailler
13:56avec les injonctions
13:57écolo et autres.
13:58Vous,
13:58vous l'avez subi ça,
13:59Jean-Luc ?
14:01Oui,
14:02parfaitement.
14:03Mais racontez comment ça se passe,
14:04parce que pour tous ceux
14:05qui nous écoutent peut-être,
14:06sauf ceux qui subissent
14:07bien sûr ces incendies,
14:08tout ce qui est débroussaillage,
14:10pas débroussaillage,
14:11les obligations,
14:11ce n'est pas toujours clair ?
14:13Alors,
14:14tout à fait.
14:14Alors,
14:15donc,
14:15depuis les feux de 2022,
14:18sont portés,
14:19mais c'est une loi
14:20qui date déjà de 1986,
14:23je pense,
14:24les OLD,
14:25donc les fameuses
14:26obligations légales
14:27de débroussaillement.
14:28Alors,
14:29les gens ont du mal
14:31à percevoir
14:31parce qu'en fait,
14:33c'est le propriétaire
14:34de la maison
14:35qui doit
14:37aller
14:38travailler
14:39chez le voisin
14:40pour,
14:41on va dire,
14:43enlever
14:44toutes les
14:45basses
14:45strates,
14:47c'est-à-dire
14:47les fougères
14:48et tout.
14:49On laisse
14:50quand même
14:50les arbres,
14:52mais de ne pas avoir
14:52de végétation
14:53sur 50 mètres
14:54autour des maisons.
14:57Si on veut simplifier,
14:59Jean-Luc,
14:59l'idée,
14:59c'est avec un petit coup
15:00de tondeuse
15:00ou un petit coup
15:01de débroussailleuse
15:02de rendre le tout
15:03à peu près propre.
15:05Alors,
15:06tondeuse,
15:07je ne pense pas.
15:07Là,
15:08c'est plus des débroussailleuses
15:09parce qu'on est quand même
15:11dans un milieu village
15:13avec village-campagne
15:15encore de ce qu'il y en était
15:17parce que je ne sais pas
15:18comment on va reconstruire.
15:19Mais il faut quand même
15:22du matériel
15:23ou d'engager
15:24des entreprises.
15:25Mais c'est toujours
15:26des frais
15:27pour celui
15:29qui a construit
15:30à côté
15:30des propriétés.
15:32Et après,
15:32je conçois
15:33que les propriétaires
15:34ne veulent pas
15:35vraiment tout le temps
15:37débroussailler leur terre.
15:38Mais Jean-Luc,
15:38comment on fait
15:39dans ce cas-là ?
15:39Parce qu'on le voit
15:40dans certaines zones,
15:40alors peut-être
15:41que ça n'aurait pas
15:41été aussi miraculeux
15:43que ce qu'on aime bien
15:44le raconter a posteriori.
15:45Mais enfin,
15:45Jean-Luc,
15:46si les propriétaires,
15:47notamment aussi
15:47les responsables de terrain,
15:48appliquaient ça
15:49un peu à la lettre,
15:50si on avait
15:51une forme d'assouplissement
15:52sur tous ces règlements
15:53écolos
15:53qui nous empêchent
15:54de passer un coup
15:55de débroussailleuse
15:56pour ne pas abîmer
15:58l'habitat de l'écureuil,
16:00l'habitat naturel
16:00de la fourmi
16:01ou, si vous voulez,
16:03je ne sais quel nid
16:04de je ne sais quoi,
16:05peut-être qu'on aurait pu
16:06nettoyer un peu
16:07certaines zones, non ?
16:08Je caricature
16:09ou on se rapproche
16:09de ça quand même ?
16:11On se rapproche
16:12parce qu'on nous parle
16:13de réserve
16:14de biodiversité.
16:16Moi,
16:17je suis confronté
16:18énormément
16:19que ce soit
16:20au niveau
16:21de l'urbanisme
16:21et tout.
16:22on a laissé
16:24trop d'associations
16:26prendre
16:26d'importance
16:27au détriment
16:28de tout le monde.
16:30Vous,
16:30c'est ce que vous avez vu,
16:31Jean-Luc,
16:31c'est intéressant ça,
16:32même du côté
16:32de la mairie du Porche,
16:34quand vous gériez
16:35la forêt,
16:35la plage,
16:36vous faisiez face
16:37comme ça
16:37aux associations,
16:38au combat,
16:38comme ça,
16:39un peu idéologique ?
16:42Bien sûr.
16:43Quand je parle
16:44des associations
16:45comme Natura 2000,
16:47comme la loi
16:48du Lidoval,
16:49toutes ces associations.
16:51Après,
16:52de faire
16:53de la biodiversité,
16:54on est
16:55sur une commune
16:56de 15 000 hectares.
16:58On a
16:59pratiquement
17:0010 000 hectares
17:00de forêt.
17:02Et donc,
17:03le vert,
17:04ça nous connaît.
17:05C'est ce qui faisait
17:06le charme.
17:07Maintenant,
17:08il n'y a plus rien
17:09qui va retenir.
17:10Et je pense
17:13que là-dessus,
17:14il y a des choses
17:14à faire.
17:15Il y a du travail.
17:16Mais de ne pas
17:17donner autant
17:18d'importance
17:19à ces associations
17:20qui nous pourrissent
17:21la vie.
17:22Et qui empêchent
17:22parfois une certaine
17:23forme de pragmatisme.
17:24Merci beaucoup,
17:25Jean-Luc,
17:25d'avoir été avec nous.
17:26On remercie votre engagement
17:27aussi parmi les pompiers
17:28volontaires depuis plus
17:29de 42 ans maintenant.
17:30Et on a entendu
17:31ces réflexions
17:32sur le débroussaillage.
17:33C'est la France
17:34qui a un mélange
17:35administratif,
17:35d'écologie,
17:36de manque de pragmatisme.
17:38Et ça, forcément,
17:39quand bien même,
17:39ça n'aurait peut-être
17:39pas sauvé des habitations.
17:41Ça aurait peut-être
17:42permis un ralentissement,
17:43un meilleur contrôle,
17:45une meilleure manière
17:46de gérer l'incendie
17:48qui ravage actuellement
17:48notamment la Gironde
17:49midi.
17:5020 actuellement
17:51sur Sud Radio.
17:51Vous le savez,
17:52pendant encore 10 minutes,
17:53c'est la libre antenne.
17:53Vous nous passez
17:54un coup de fil.
17:540 826 300 300.
17:56Vous réagissez,
17:56vous nous interpellez,
17:57vous passez vos appels,
17:58vos coups de gueule,
17:59vos coups de cœur peut-être
18:00sur ce qui se passe.
18:01Vous êtes vacancier,
18:01vous êtes pompier,
18:02vous êtes maire,
18:03vous travaillez actuellement
18:04à lutter contre les flammes,
18:05vous êtes restaurateur,
18:06vous faites partie
18:07de la Solidarité Nationale.
18:08Vous avez le 0 826 300 300.
18:10Vous avez également,
18:11bien entendu,
18:12le site sudradio.fr
18:13ainsi que l'application
18:14et ses réseaux sociaux.
18:15A tout de suite.
18:17Sud Radio,
18:1810h-13h,
18:19Maxime Liedot.
18:20Midi 22 sur Sud Radio,
18:220 826 300 300.
18:23La libre antenne
18:24extrêmement attentive
18:26à tout ce qui se passe
18:27du côté de la Gironde
18:27avec ces incendies
18:28qui continuent
18:29de ravager le territoire.
18:30Bien sûr,
18:31on était avec Samuel Alix,
18:32agriculteur,
18:33vous l'avez entendu,
18:33Jean-Luc qui était pompier.
18:35Mais on est également
18:35avec vous,
18:36Olivier Allard.
18:37Bonjour.
18:39Est-ce que vous êtes avec nous,
18:40Olivier Allard ?
18:42Alors,
18:43là,
18:43je crois qu'il y a
18:43un petit sujet technique,
18:45petit détail,
18:46absolument rien d'affolant.
18:47Du côté de la technique,
18:48encore,
18:49on va régler ça.
18:50C'est le camarade
18:50d'Anthony Isaac
18:51qui se penche sur le problème.
18:52Maire du Temple,
18:53Olivier Allard,
18:54avec des reprises de feu.
18:55C'est une situation inquiétante,
18:57ce qui explique aussi
18:58les aléas techniques,
18:58parce que des reprises de feu
18:59ont été constatées
19:01ce matin sur la commune,
19:02parce que,
19:02et les mots sont importants,
19:04citant en effet,
19:05le feu a été stabilisé,
19:06il n'en est pas pour autant
19:07fixé,
19:08avec des inquiétudes,
19:08toujours sur la météo,
19:10une canicule,
19:10un,
19:11canicule qui reprend,
19:12deux,
19:12des vents qui ne sont,
19:14hélas,
19:14pas favorables aux situations,
19:16et ce méga-feu
19:16prend de l'ampleur,
19:17avec des conséquences
19:19de plus en plus importantes,
19:19on les a évoquées,
19:20tout à l'heure,
19:21durant nos débats,
19:21ce sont les conséquences économiques,
19:23qui met ça,
19:24on a le temps d'y penser,
19:25si vous voulez,
19:25quand le feu ne ravage pas encore
19:26le territoire.
19:27Bonjour à nouveau,
19:28Olivier Allard.
19:29Oui,
19:30bonjour.
19:30Merci beaucoup d'être avec nous ce midi
19:32sur Sud Radio,
19:33je le disais,
19:33maire sans étiquette du Temple,
19:35c'est au cœur de la Gironde.
19:36Vous,
19:36vous faites partie des communes
19:38qui ont été,
19:39on va dire,
19:40qui vous avez subi
19:41les reprises de feu
19:43dès ce matin ?
19:45Alors,
19:45oui,
19:45on a été impacté,
19:47bon,
19:47c'est en fait une petite genèse,
19:48c'est vrai qu'on a été impacté
19:49au niveau,
19:50donc,
19:51de bâtiments,
19:52de maisons,
19:53et puis,
19:54là,
19:55bon,
19:56aujourd'hui,
19:56on est impacté
19:57par des reprises de feu,
19:58oui,
19:59tout à fait,
19:59des reprises de feu,
20:00bon,
20:00qui étaient prévues,
20:01puisque la température
20:02est très élevée,
20:03on le savait,
20:04on s'y attendait,
20:05bon,
20:06cette nuit,
20:06il y a un très très gros travail
20:07qui a été fait
20:09sur un site
20:10près d'un communitaire,
20:11près du Comte-Souge,
20:12alors je précise,
20:13quand même,
20:14très éloigné
20:15de la commune,
20:16du bourg,
20:17et des différents secteurs,
20:19mais,
20:19voilà,
20:19donc,
20:20ça s'était calmé,
20:22voilà,
20:22donc,
20:23le feu,
20:24il y a des petites reprises,
20:25une petite reprise,
20:26là,
20:26sur un secteur,
20:27également,
20:29secteur gracieux,
20:30voilà,
20:30mais,
20:31les pompiers sont là,
20:32donc,
20:33tout va pour le mieux
20:34pour l'instant.
20:35Tout va pour le mieux
20:36pour l'instant,
20:37en tant que maire,
20:38Olivier Allard,
20:39comment on s'organise là ?
20:40Qu'est-ce que vous êtes
20:40en train de gérer,
20:41de superviser ?
20:42Est-ce que c'est
20:42l'évacuation de la commune ?
20:44Est-ce que c'est
20:45l'accueil
20:46de certains habitants ?
20:47Est-ce que c'est
20:47la construction de pare-feu ?
20:49Est-ce que c'est
20:50une forme d'entre-deux ?
20:52Est-ce que vous en êtes
20:52concrètement ?
20:53Alors,
20:54écoutez,
20:54pour l'instant,
20:55l'évacuation
20:56a été faite,
20:57donc,
20:59on est tranquille
21:00de ce côté-là.
21:01On est en train
21:02de voir
21:04comment on peut
21:06réquisitionner
21:06ou comment on peut
21:07avoir des engins lourds
21:09de type bulldozer,
21:10et on a
21:12la CR33
21:13qui nous a contactés
21:15et qui voit
21:16avec une société
21:17pour qu'on ait
21:18des engins adaptés
21:19pour pouvoir faire
21:20des pare-feux
21:21et des passes
21:22plus larges.
21:23Voilà,
21:23donc on est en train
21:24de voir ça.
21:24Je suis en train
21:25de voir également
21:25avec le sous-préfet
21:27pour des précautions
21:28au niveau
21:30des fumées,
21:31c'est-à-dire qu'on a
21:31des fumées
21:31surtout le matin,
21:33donc la journée
21:34un petit peu moins
21:35parce que le vent
21:36se lève,
21:36donc les fumées
21:37partent.
21:38Donc voilà,
21:38il y a tout un tas
21:39de choses que l'on gère.
21:41Pour le mieux,
21:42il y a des attestations
21:43qui sont en train
21:43de se faire
21:44pour les sinistrés.
21:46Voilà,
21:46donc c'est tout un système
21:48qui est en place
21:49avec des fonctionnaires
21:51de ma mairie
21:52qui font face,
21:53fonctionnaires administratifs
21:54et fonctionnaires techniques,
21:55des élus
21:57qui sont sur le pont
21:59également,
21:59notamment ma première adjointe
22:01qui est sur le pont
22:02et qui s'occupe
22:03de tout ce qui est logistique.
22:05Voilà,
22:05j'ai également
22:06un conseiller forêt,
22:08un conseiller technique
22:09forêt qui est également
22:10sur le pont.
22:11Voilà,
22:12donc tout ça
22:13est en place déjà
22:14depuis plusieurs jours,
22:15ce qui fait que
22:16c'est bien huilé
22:17et on fait face.
22:20Et avec,
22:20j'imagine aussi,
22:21en tant que maire,
22:22c'est ce qu'on entend
22:23beaucoup dans les témoignages
22:24qu'on recueille
22:25de plus en plus récemment
22:26et c'est de plus en plus
22:27fréquemment,
22:28c'est le témoignage
22:29par rapport à la solidarité
22:30qui se forme
22:31de la part des habitants,
22:32de la part des artisans,
22:33de la part des restaurateurs.
22:34Vous le constatez aussi
22:35du côté du temple ?
22:36Ah oui,
22:37oui,
22:38absolument.
22:38On a des sociétés privées
22:40qui viennent nous aider,
22:43qui mettent à leur disposition
22:45des semi-remorques
22:46avec de l'eau.
22:48Je parlais tout à l'heure
22:49de tout ce qui était
22:50bulldozers,
22:50tracteurs,
22:51etc.
22:52Une solidarité
22:53au niveau forestier,
22:54bien entendu.
22:55Voilà,
22:55donc tout ça,
22:56ça se met en place
22:57et il est évident
22:58que les pompiers,
22:59tout seuls,
23:00ils ont fait un excellent travail
23:01mais ils n'auraient pas pu
23:03faire ce qu'ils ont fait
23:03si toute la logistique
23:05n'avait pas été donnée
23:06par ces privés,
23:08par ces bénévoles.
23:09Et j'imagine,
23:10pour vous,
23:11quelle est l'étape,
23:12monsieur le maire,
23:13pour les prochaines heures,
23:16pour les prochains jours ?
23:17Est-ce qu'on est en lien permanent,
23:19j'imagine,
23:19avec la préfecture ?
23:20On est en recherche d'informations ?
23:22On se prépare au pire ?
23:24C'est assez difficile
23:24d'imaginer
23:25à quoi peut ressembler
23:26le quotidien,
23:26pour vous,
23:27en essayant de se projeter
23:28un tout petit peu ?
23:29Au quotidien,
23:31c'est évidemment
23:32l'autorité pompier,
23:34qui est avec moi,
23:36donc l'autorité pompier,
23:37la préfecture,
23:40le conseil départemental,
23:41qui est en liaison
23:42directement avec
23:43le directeur du SDIS,
23:45contrôleur général.
23:47Voilà,
23:48donc on est,
23:49et puis,
23:50vous me dites,
23:51d'ici,
23:52quelle est ma vision ?
23:53Alors,
23:54ma vision,
23:54je vous dirais,
23:55qu'elle est,
23:56simplement,
23:56jusqu'à ce soir,
23:57ce soir,
24:02qu'on s'en sorte
24:03pas trop mal,
24:04aujourd'hui,
24:05je pense que
24:05si on s'en sort
24:06pas trop mal,
24:07aujourd'hui,
24:07sans être devin,
24:08sans être madame soleil,
24:10je pense qu'on sera pas mal.
24:11On sera pas mal,
24:12et on peut espérer
24:13une petite accalmie,
24:14aussi bien pour vous
24:15que les habitants,
24:16et surtout du côté
24:16des incendies,
24:18avec les pompiers,
24:18les agriculteurs,
24:19et tous ceux qui sont mobilisés
24:20pour lutter contre.
24:21Merci beaucoup,
24:21monsieur le maire,
24:22Olivier Allard,
24:23maire sans étiquette du Temple,
24:24du côté de la Gironde,
24:25d'avoir été avec nous,
24:26ce midi,
24:27avec en effet,
24:27une commune touchée
24:29par les fameuses reprises de feu
24:30que certains craignaient
24:31en début de matinée.
24:33On va terminer par vous,
24:34Tony, bonjour.
24:35Bonjour, vous allez bien ?
24:36Oui, merci beaucoup,
24:37Tony, d'être avec nous.
24:38Vous êtes habitant
24:39de Marche Primes,
24:40c'est une commune
24:41qui a été évacuée.
24:42Oui, exactement,
24:43exactement.
24:44Et donc, au départ,
24:45on a été évacués
24:46plutôt vers le sud,
24:47direction Bayonne.
24:49Et finalement,
24:50moi, je suis un peu remonté
24:51parce qu'il y a des fois
24:52de boulot aussi.
24:54Je suis remonté sur le bassin,
24:55vers la tête,
24:56et puis là,
24:56et puis on attend
24:57d'avoir des ordres.
24:59Mais bon,
24:59pour l'instant,
24:59on n'a rien,
25:00on sait qu'on ne reviendra pas
25:01avant la semaine prochaine.
25:02Tony,
25:03comment ça s'est passé
25:03un tout petit peu,
25:04l'évacuation de votre côté ?
25:07Comment ça s'est organisé ?
25:08Est-ce que vous aviez eu le temps
25:09que vous organisez
25:10justement avant de partir ?
25:11Est-ce que ça a été
25:11un peu précipité ?
25:12Tout ça s'est fait dans le calme ?
25:14Oui, alors je vous avoue
25:15que c'était un peu,
25:16comment dire,
25:17il y a eu des ordres,
25:17des contre-ordres.
25:18Et c'est vrai que dès le vendredi,
25:19déjà,
25:20on nous avait prévenu
25:21qu'on serait susceptible
25:22de partir.
25:23Donc on avait déjà préparé.
25:25Certains sont partis,
25:26ils n'ont pas attendu
25:26les autorités.
25:27Et puis nous,
25:28on a attendu le samedi
25:29et d'avoir le message réellement.
25:31Donc à ce moment-là,
25:31oui, on est partis le samedi.
25:33Ça a été fait,
25:33bon, voilà.
25:34Bien sûr,
25:35quand tout le monde part
25:35en même temps,
25:36il y a un peu
25:36des bavards sur la route.
25:37Mais concrètement,
25:38on n'était pas pressé.
25:40Les gens,
25:40ils étaient,
25:41voilà,
25:42c'est ça,
25:42les coins sur la route.
25:43Et puis c'était organisé.
25:44Donc ça,
25:44il y avait des ventes
25:45d'arbre rond-point,
25:46des circulations.
25:48Donc non,
25:49concrètement,
25:49ce n'était pas le feu.
25:50Enfin,
25:51façon de parler.
25:52Mais voilà,
25:53c'était...
25:54Façon de parler,
25:54Tony,
25:55ça m'a fait sourire cyniquement.
25:56Mais façon de parler.
25:57Il y a des expressions
25:58qu'il va falloir éviter.
25:59Oui, c'est ça.
26:00À l'occasion,
26:01sinon vous risqueriez
26:05esprits mal placés.
26:06Fin des jeux de mots.
26:07Fin des jeux de mots.
26:08Non,
26:09en revanche,
26:09je ne sais pas
26:10si vous avez deux secondes,
26:11enfin, même pas.
26:12Mais moi,
26:12je voudrais juste,
26:13bon,
26:14au-delà des pompiers,
26:17des gendarmes,
26:18puis même des assureurs
26:18qui font les jobs,
26:19c'est vrai,
26:19il faut le dire,
26:20les agriculteurs,
26:21tout ça.
26:21Moi,
26:22c'est vrai que sur les réseaux,
26:23on voit quand même
26:24que quand on a affaire
26:26à des événements
26:26aussi tragiques que cela,
26:28les gens,
26:29on se plaint toujours
26:30d'individualisme,
26:30mais là,
26:31il n'y en a plus.
26:32Moi,
26:32je vois des gens,
26:33ils sont prêts
26:34à accueillir des gens,
26:35ils ont des chambres de livres,
26:36ils venaient,
26:37tout le monde est...
26:38Vous voulez insisté aussi,
26:39Tony,
26:40vous avez dû l'avoir,
26:41j'imagine,
26:41c'est l'élément principal
26:42de votre propos,
26:43la fameuse solidarité,
26:44quand même,
26:44la fameuse spontanéité,
26:46générosité
26:46qui a été prouvée
26:48absolument partout
26:48sur le territoire,
26:49c'est quelque chose
26:49d'assez exceptionnel.
26:51Oui,
26:51et même au niveau
26:52de l'histoire,
26:53j'avais,
26:54bon,
26:56ça m'a quand même travaillé
26:57même si je n'étais pas niqué,
26:58donc du coup,
26:58j'ai eu une petite éruption
26:59qui était putanée
27:03et mon médecin,
27:03je ne peux pas le voir,
27:04il me faut quelque chose,
27:05elle m'a fait une ordonnance,
27:06je ne m'ai pas payé.
27:07Ah oui,
27:07d'accord.
27:08Donc non seulement
27:08on a la spontanéité
27:09et le mot générosité,
27:10elle apprend quand même
27:11tout son sens.
27:12Vous allez vous faire soigner,
27:13c'est bon,
27:14on y va.
27:15Non, non,
27:15c'est...
27:17On vous avait ennuyé
27:18avec des serfas,
27:19des tampons,
27:19des doubles tampons,
27:20des signatures vous,
27:21Tony, ça va ?
27:21Non, non.
27:22Mais voilà,
27:22ce qu'il y a,
27:23c'est qu'il ne faut pas oublier
27:24parce que souvent,
27:25une info,
27:25face à l'autre.
27:26Et donc c'est vrai
27:27qu'il faudrait penser
27:28qu'on est capables aussi
27:29de faire ça
27:30et pas d'être que
27:30des individus.
27:33Vous avez entièrement raison,
27:34Tony.
27:34Je vous remercie aussi
27:35d'avoir eu ce mot de conclusion
27:36de votre propos
27:37en hommage à toute cette spontanéité,
27:39à toute cette générosité,
27:40une fois plus,
27:40à toute cette rentette
27:41qu'on voit un peu partout
27:42et faut-il encore le rappeler,
27:43c'est souvent comme ça
27:44que la France tient.
27:45Merci beaucoup, Tony,
27:46d'avoir été avec nous.
27:47Soyez prudents
27:47et bon courage
27:48pour les prochains jours
27:48et les prochaines semaines.
27:49Dans un instant,
27:50midi, 33h,
27:50grand entretien
27:51avec le biographe de Zidane,
27:53Frédéric Hermel
27:54qui l'a suivi,
27:54qui le connaît par cœur.
27:56L'occasion de se replonger
27:57dans le parcours de celui
27:57qui depuis hier,
27:58mesdames, messieurs,
27:59est sélectionneur
28:00de l'équipe de France.
28:01Et oui,
28:01à tout de suite
28:02sur Sud Radio
28:02pour parler un peu football.
28:03A tout de suite.
28:05Sud Radio.