- il y a 5 heures
Lundi 27 avril 2026, retrouvez Arnaud Naudan (Président du directoire, BDO), Martial Jardel (cofondateur, Médecins Solidaires), Hind Guedira (Directrice, Programme PEEQ), Déborah Kiangebeni (étudiante, bénéficiaire du programme PEEQ promotion 3) et Stéphanie Cara (directrice commerciale, Rout'IN) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Arnaud Nodan, le président du directoire de BDF France, qui sera l'invité du
00:22grand entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour décortiquer ses actions RSE,
00:26avec notamment une nouvelle offre dédiée à la durabilité, et pour dévoiler les résultats de sa dernière étude sur la
00:31transformation des modèles économiques des entreprises.
00:34Mais d'abord, dans le cadre de notre rubrique Smart Cause, je vous présente comme chaque mois une association soutenue
00:39par DIFT,
00:40et je reçois le docteur Martial Jardel, fondateur de Médecins Solidaires, qui lutte contre les déserts médicaux, qui regroupe maintenant
00:47plus de 1000 praticiens.
00:48Connaissez-vous le PIC P2EQ, programme d'excellence pour les élites de nos quartiers, accompagnement de 40 semaines,
00:55pour donner à ces jeunes talents des opportunités professionnelles de haut niveau, programme à découvrir dans notre débat.
01:02Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups, je vous présenterai Routines, c'est une solution qui permet d'optimiser
01:08les déplacements domicile, travail des salariés.
01:11Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:18Smart Cause, c'est notre rubrique en partenariat avec DIFT, la plateforme qui aide, vous le savez, des centaines d
01:24'associations vérifiées à collecter des dons,
01:26à la fois grâce aux mécénats d'entreprise et puis à des campagnes de collecte grand public.
01:30Aujourd'hui, on découvre Médecins Solidaires avec le docteur Martial Jardel qui est avec nous en duplex.
01:36Bonjour, heureux de vous retrouver dans notre émission.
01:39L'aventure Médecins Solidaires a commencé, je crois, en 2022.
01:42Vous étiez combien à l'époque et vous êtes combien aujourd'hui ?
01:45Bonjour, on était 7 au début et aujourd'hui on est 1030 médecins.
01:51On a passé la barre symbolique des 1000 et c'est la raison pour laquelle on profite de cette occasion
01:55pour aller chercher la générosité du public
01:58pour nous soutenir dans cette démarche qui, je pense, est un système qui peut vraiment fonctionner pour lutter contre l
02:03'inégalité d'accès aux soins.
02:05Quelques chiffres, 13 centres de santé en France, 16 000 patients suivis et donc plus de 1000 médecins solidaires aujourd
02:13'hui.
02:14Vous nous rappelez le principe de Médecins Solidaires, Martial Jardel ?
02:19Le principe de Médecins Solidaires c'est de se dire, puisqu'on ne peut pas demander beaucoup à peu de
02:24médecins,
02:24peut-être qu'on peut essayer de demander peu à beaucoup en se disant, mais finalement,
02:29est-ce que pour délivrer de la médecine générale à la population,
02:32on est obligé d'avoir un médecin qui décide d'aller s'installer pendant 30 ans ?
02:36Est-ce qu'on ne peut pas s'organiser collectivement, nous médecins, nous qui sommes citoyens et médecins,
02:41nous qui savons en tant que médecins ce que ça veut dire, que de ne pas être suivi,
02:44est-ce que ça peut impliquer comme conséquence ?
02:46Est-ce qu'on ne peut pas s'organiser collectivement pour apporter très rapidement une solution
02:51quand les patients d'un territoire n'ont plus de médecin d'un coup ?
02:55Et donc chaque médecin va venir une semaine se relayer avec l'ensemble du collectif
03:00et donc ça va peser très peu sur les épaules de chaque médecin,
03:03puisqu'il va venir une semaine du lundi au samedi.
03:05Et comme on va tout organiser autour pour que ce soit facile
03:08et que l'exercice soit immédiatement possible,
03:12parce que le matériel est présent, parce qu'il y a des coordonnatrices
03:15qui accueillent les patients, les médecins,
03:16eh bien on va rétablir un accès aux soins dans un village.
03:19Qui sont ces médecins solidaires ?
03:21Ce sont forcément des retraités ou pas du tout ?
03:24Non, alors il y a des jeunes remplaçants qui sortent de la fac
03:28et qui sont ravis de pouvoir découvrir des territoires par ce moyen-là.
03:32Il y a des médecins installés, mais qui sont installés
03:34dans des conditions peut-être assez bonnes,
03:37parce qu'ils sont en banlieue d'une grande ville
03:38ou dans le centre-ville d'une métropole
03:40et qu'ils peuvent quitter leur territoire pendant une semaine
03:43sans mettre en péril l'accès aux soins.
03:45Et puis il y a des médecins retraités, bien sûr,
03:47qui jouent un rôle d'amortisseur très important
03:49dans cette crise de l'accès aux soins qu'on est en train de traverser,
03:51puisqu'ils sont assez nombreux, ils sont engagés,
03:53ils ont le temps, ils ont envie.
03:54Donc c'est ces trois populations-là,
03:56ces trois grandes populations qui constituent l'essentiel de notre collectif.
03:59Ils sont payés, comment ça se passe pour eux ?
04:03Alors oui, ils sont rémunérés,
04:05mais ils sont rémunérés 1 000 euros la semaine,
04:07ce qui est moins que ce qu'ils pourraient prétendre
04:09pour la même quantité de travail plus proche de chez eux.
04:11Donc il y a quand même une vraie dimension de solidarité.
04:14Il y en a beaucoup qui voudraient être bénévoles,
04:15mais on ne leur dit pas non quand même.
04:16On ne peut pas accepter qu'il y ait aujourd'hui en France
04:18des médecins généralistes qui travaillent pour 0 euro, 0 centime.
04:21On ne peut pas dire la médecine générale, ça vaut 0.
04:24Par contre, on a été obligés,
04:26parce que les modèles économiques sont évidemment très contraints
04:28et qu'on n'a pas envie de construire un projet déficitaire,
04:31on a été obligés de trouver des endroits où économiser.
04:34Et c'est sur la rémunération des médecins, entre autres, qu'on l'a fait,
04:37ce qui peut être source de discussion.
04:38Il y en a beaucoup qui nous disent que c'est scandaleux.
04:40Mais on essaye en tout cas d'être un projet
04:42qui soit immédiatement efficace, immédiatement pragmatique,
04:45avec les règles du jeu qui sont celles qui sont en vigueur actuellement,
04:48parce que les gens, les patients, n'ont pas le temps d'attendre
04:50que les règles évoluent.
04:51Il faut qu'il y ait des solutions tout de suite.
04:53Il y a un dispositif gouvernemental qui s'appelle
04:55« Un médecin près de chez vous ».
04:57C'est différent ? Ça marche comment ?
04:59Comment vous l'évaluez, ce dispositif ?
05:02C'est un dispositif qui est effectivement différent,
05:04mais qui est inspiré de notre modèle.
05:06C'est depuis qu'on a inventé Médecins Solidaires
05:09que ce dispositif a émergé,
05:11qui ne s'adresse pas exactement à la même population de médecins,
05:13c'est-à-dire qui s'adresse vraiment à des médecins plus libéraux,
05:16alors que nous, c'est plutôt tous les médecins,
05:18mais le dispositif gouvernemental, il s'adresse à des médecins
05:20qui vont parfois vouloir inscrire un peu dans leur routine
05:23le fait d'aller un ou deux jours par mois dans un cabinet
05:26qui est dans une zone un petit peu plus sinistrée,
05:28mais pas loin de chez eux,
05:29puisqu'il y a cette espèce de régularité d'aller un ou deux jours tous les mois.
05:33Et donc, c'est un peu une autre démarche,
05:35mais qui est tout à fait complémentaire.
05:36Nous, on pense que la solidarité ne peut pas être concurrentielle,
05:39c'est antinomique, et donc on est vraiment, nous,
05:42dans l'idée de faciliter l'émergence de ce dispositif,
05:46en tout cas l'émergence du principe de la solidarité.
05:48Il faut que tous les médecins qui ont envie de contribuer
05:50puissent trouver un moyen de le faire,
05:52et plus il y a de dispositifs qui existent,
05:54plus les médecins peuvent contribuer de la meilleure manière,
05:57celle qui leur convient le mieux.
05:58Alors, moi, quand j'anime ici ou sur d'autres chaînes
06:02des débats autour de la santé,
06:05j'ai souvent des interlocuteurs qui me disent
06:06mais finalement, toute la France est un désert médical.
06:10Alors, c'est un peu caricatural,
06:11mais il y a une part de vérité là-dedans ?
06:13Il y a complètement une part de vérité.
06:15On dit que 87 à 90% du territoire est un désert médical.
06:20Ça dépend de ce qu'on entend par désert médical.
06:23Mais si on veut dire que l'accès aux soins est limité,
06:27oui, c'est quasiment sur l'intégralité du pays.
06:29Il peut y avoir du renoncement aux soins
06:31parce que c'est plus difficile d'accès.
06:32Mais il y a des zones qui sont quand même beaucoup plus sinistrées que d'autres
06:35et il y a des zones dans lesquelles il n'y a pas d'alternative.
06:37Et ça, c'est assez intéressant et important à comprendre.
06:40On dit Paris est le plus grand désert médical.
06:42Oui, d'accord, mais enfin, à Paris,
06:44il peut y avoir d'autres alternatives.
06:46Je peux monter dans le métro et aller aux urgences
06:48de la Riboisière en 20 minutes.
06:50Je peux trouver un médecin en secteur 2,
06:52même si je vais payer plus cher, mais je vais trouver.
06:54Je peux appeler SOS Médecins.
06:56Je peux avoir des solutions.
06:58Quand vous êtes dans un territoire rural,
06:59quand vous êtes dans le fin fond du cher,
07:02si vous n'avez pas de moyens de mobilité,
07:03qu'il n'y a plus de médecin, il n'y a plus d'accès aux soins.
07:05C'est fini, terminé, basta.
07:07Et c'est ça qui est insupportable.
07:08C'est ça qui est inimaginable.
07:11Il y a beaucoup de gens qui me disent,
07:13je ne me rends pas bien compte ce que ça peut générer
07:16quand on parle de désert médical.
07:17Mais c'est des gens qui n'ont plus de traitement
07:19pour leur pathologie.
07:20C'est des gens qui concrètement ont des pertes de chance
07:23qui sont intolérables dans un pays
07:25qui est considéré comme la septième puissance du monde
07:28en 2026, d'avoir des gens en même temps,
07:31dans le même pays, qui sont très bien soignés
07:32pour leur diabète, et puis d'autres
07:34qui n'ont pas de traitement.
07:35Et donc derrière, il y a vraiment une question
07:37de vie et de mort, de perte de chance, d'abandon.
07:39Et c'est vraiment insupportable.
07:40Et ça doit nous indigner en tant que citoyens,
07:42et encore plus en tant que citoyens médecins.
07:44Vous ouvrez, je crois, cette année,
07:47six nouveaux centres, c'est ça ?
07:49Donc il y a un rythme de...
07:51C'est lié au...
07:52Alors je vais essayer de bien formuler ma question.
07:55C'est lié au nombre de médecins volontaires
07:58qui vous contactent et qui disent
08:00on est prêt à participer ?
08:01Ou alors c'est lié à des élus, des maires,
08:04des intercommunalités qui vous disent
08:06nous, voilà le lieu, on est prêt,
08:08on a tout préparé, venez ?
08:11Alors on a à peu près cinq sollicitations par jour.
08:14De communes, pour qu'on vienne ouvrir
08:15un centre de santé chez eux.
08:17Ce ne sont pas les communes
08:18qui sont les plus difficiles à trouver.
08:20Il y a beaucoup de sollicitations.
08:21Nous, c'est l'équilibre délicat
08:23de tirer le projet pour qu'il aille
08:25à son plein potentiel.
08:26C'est-à-dire qu'on ouvre autant de centres
08:27qu'on puisse ouvrir pour que ça réponde
08:29à un maximum de besoins des patients.
08:32Et en même temps, de ne pas aller trop vite
08:33au risque de faire des promesses factices
08:36et d'ouvrir des centres dans lesquels
08:37il n'y aura pas de médecin.
08:38Et donc c'est la croissance
08:39de notre collectif de médecins
08:41qui guide notre action.
08:42On a une croissance pour l'instant
08:43qui est continue, qui est stable,
08:46mais qui est continue.
08:47On espère qu'elle va devenir exponentielle.
08:49Qu'à un moment, on va y avoir
08:50une espèce de cristallisation
08:52au niveau de l'ensemble
08:54des médecins de France
08:55pour qu'ils se précipitent
08:57pour faire leur semaine
08:58chez Médecins Solidaires,
09:00convaincus que ça puisse fonctionner.
09:02Du jour où on passe
09:03de 1 000 médecins à 5 000 médecins,
09:05on peut ouvrir évidemment
09:07beaucoup plus de centres de santé
09:08parce qu'on sentira
09:09qu'on a derrière une force
09:10à le faire.
09:11Mais, Marcial Jardel,
09:13jusqu'où ça peut aller ?
09:15Parce que,
09:16alors j'ai bien compris
09:17le système de rotation,
09:18etc.,
09:19mais ces médecins,
09:20quand ils viennent une semaine,
09:21ils ne sont plus disponibles
09:23dans leur cabinet.
09:24Donc, est-ce qu'il y a suffisamment
09:26de médecins
09:26pour dupliquer le système,
09:28je ne sais pas,
09:29jusqu'à des centaines
09:31et des centaines de centres ?
09:33C'est ça,
09:34c'est très exactement ça,
09:35Thomas Hugues.
09:36L'erreur qu'on fait
09:37dans l'analyse
09:39quand on regarde
09:41en Zoom,
09:42c'est qu'on pense
09:42que tous les médecins
09:43sont installés
09:44dans un cabinet
09:45en étant à 100%
09:47de leur temps de travail.
09:49Et en fait,
09:49il y a 40 000 médecins
09:50en France
09:51qui sont relativement disponibles,
09:54soit parce qu'ils sont remplaçants,
09:55soit parce qu'ils sont
09:56juste retraités,
09:57soit parce qu'ils sont installés
09:59mais avec une activité
10:00en temps partiel,
10:01ils travaillent deux jours par semaine,
10:02trois jours par semaine
10:03et donc ils ont
10:04un peu de temps disponible.
10:05Si c'est 40 000 médecins,
10:07sur les 100 000 médecins
10:08diplômés en France,
10:09il y en a 40 000
10:10qui présentent une disponibilité.
10:12Sur ces 40 000 médecins,
10:13s'ils font tous
10:14une semaine par an,
10:15on peut ouvrir
10:16800 centres de santé
10:18de solidarité,
10:19c'est-à-dire 8 par département.
10:21Et si vous considérez
10:22que sur 100 départements,
10:23il y en a à peu près 50
10:24qui ont de gros besoins
10:25et 50 qui n'ont pas
10:26tellement de besoins
10:27parce que c'est des bonnes
10:28zones de densité,
10:29vous pouvez ouvrir
10:3016 centres de santé
10:32pour tous ces départements.
10:33Vous ouvrez 16 centres de santé
10:34dans un département
10:35comme la Creuse,
10:36le problème est réglé.
10:37Le problème est réglé.
10:38Bon, la démonstration,
10:39elle est très claire.
10:40Je suis convaincu,
10:41grâce à vous.
10:42Un mot quand même,
10:43il nous reste une minute
10:44de ce challenge solidaire
10:45avec DIFT.
10:47Comment ça se passe ?
10:48Qu'est-ce que vous en attendez ?
10:50Alors, nous,
10:51on a envie d'appliquer
10:52notre mantra
10:53qui est de dire
10:54au lieu de demander
10:55beaucoup à peu,
10:55on peut demander peu à beaucoup
10:56en se disant que
10:58c'est un projet
10:59qu'on peut permettre
11:01d'être financé
11:02par la générosité citoyenne,
11:03par la contribution citoyenne
11:05en se disant
11:05si on demande
11:06à beaucoup de citoyens
11:07de contribuer un peu,
11:09ça nous permet, nous,
11:09d'aller chercher
11:10encore plus loin
11:11pour développer notre système,
11:12d'aller diversifier
11:13nos financements
11:14et d'être donc
11:15dans une démarche
11:16qui est encore plus collective,
11:17encore plus citoyenne
11:18et donc on lance
11:19cette grande contribution
11:21qui dure 15 jours,
11:23ça a commencé le 13 avril,
11:25ça a fini le 27
11:26et donc c'est ça le projet.
11:28Merci beaucoup
11:29Martial Jardel,
11:30bon vent à Médecins Solidaires.
11:33On passe tout de suite
11:33à notre débat
11:35comment vraiment donner
11:36leur chance
11:37aux talents des cités.
11:45Le débat de ce Smart Impact,
11:46je vous présente tout de suite
11:47mes invités,
11:48Inge Dira,
11:48bonjour.
11:49Bonjour.
11:49Vous êtes la directrice
11:50du programme PEC
11:51pour Programme d'Excellence
11:53pour les élites
11:53de nos quartiers
11:54et Déborah Kiyangébeni,
11:56bonjour.
11:56Bonjour.
11:57Bienvenue,
11:57heureuse de vous accueillir.
11:58Vous venez de terminer
11:59vos études en finance d'entreprise
12:01et vous avez bénéficié
12:02de ce programme
12:03que vous allez nous présenter.
12:04C'est quoi alors ?
12:05Alors PEC,
12:06c'est un programme d'excellence
12:08et d'égalité des chances
12:09qui s'adresse
12:10à des étudiants
12:11de milieux modestes
12:12qu'on accompagne
12:13pendant 40 semaines
12:14aux méthodes,
12:16au code du monde professionnel
12:17et ensuite,
12:18on leur donne l'accès
12:20à des opportunités
12:21structurantes de stage
12:22dans des métiers
12:23qui sont des métiers
12:24cœur des entreprises.
12:25Donc ça va être
12:26stratégie,
12:27développement durable,
12:28finance.
12:30C'est des métiers
12:32accélérateurs de carrière
12:33pour ces jeunes.
12:34Pourquoi vous l'avez créé
12:36ce programme ?
12:37Le déclic
12:38ou le constat
12:39que vous avez fait
12:40qui vous a poussé
12:41à dire
12:41il faut créer
12:42un programme
12:42comme celui-là ?
12:43Alors le constat,
12:45il est assez évident
12:47et assez partagé,
12:48c'est qu'aujourd'hui
12:49les élites économiques
12:51en France
12:52sont assez peu diverses.
12:54Quant au regard
12:55je pense que 62%
12:59il y avait eu une étude
12:59du club du XXIe siècle
13:01qui disait que 62%
13:02des dirigeants en France
13:03sont des enfants de cadres
13:04et seulement 4%
13:06des enfants d'ouvriers.
13:07Donc il y a
13:08assez peu de diversité
13:09à ce niveau-là
13:10et donc c'est de là
13:11qu'est née la volonté
13:12de PEC
13:12de créer un programme
13:14où en fait
13:15l'égalité des chances
13:15se passe par un accès
13:17à des opportunités
13:18qui permettent d'être
13:19dans le cœur
13:20des fonctions
13:21de l'entreprise.
13:22On va comprendre
13:23comment ça marche.
13:23Quelles études
13:24vous venez de terminer ?
13:25Racontez-moi.
13:26Alors j'ai terminé
13:27des études
13:27en finances d'entreprise
13:28que j'ai faites
13:30du coup
13:31dans une école de commerce
13:32donc c'était sur une durée
13:33de 5 ans
13:34et au préalable
13:35j'avais réalisé
13:36mon bac
13:36en économique
13:38et avec une spécialité
13:40par contre
13:40en mathématiques.
13:41Et donc ce programme
13:43ce programme d'excellence
13:45il dure 40 semaines
13:46c'est ça
13:47donc c'est un vrai
13:49accompagnement de longue durée.
13:50Comment ça s'est passé ?
13:51Qu'est-ce que vous en avez retiré ?
13:53Alors comment ça s'est passé ?
13:54Donc ça a été un programme
13:55effectivement très structurant
13:56qui s'est articulé
13:58autour notamment
13:59de cours
13:59mais aussi de projets
14:00un peu plus
14:01sur le moyen terme
14:02ou sur le long terme.
14:04Ce que j'en ai retiré
14:05c'est beaucoup de bienfaits.
14:06J'ai pu vraiment développer
14:07des compétences professionnelles
14:09humaines, relationnelles
14:11qui m'ont permis
14:12ensuite de pouvoir
14:14accéder justement
14:15au stage
14:16que j'ai pu du coup
14:18réaliser grâce au programme
14:19et qui par la suite
14:20m'ont permis aussi
14:21de pouvoir
14:22me distinguer
14:23dans l'entreprise
14:24dans laquelle j'ai été.
14:25Alors ça vous nous direz
14:26quel stage
14:27qu'est l'entreprise
14:27mais je vais vous titiller
14:30un peu
14:30l'école dans laquelle
14:32vous étiez
14:33elle ne vous proposait pas ça ?
14:34Alors elle ne nous proposait pas
14:35des accompagnements
14:37aussi structurants
14:38pour pouvoir accéder
14:40à des stages
14:40notamment de fin d'études.
14:42On avait quelques partenaires
14:44mais il n'y avait pas forcément
14:45cette relation
14:45entre l'école
14:46et l'entreprise
14:47qui ensuite
14:48pouvait bénéficier
14:48aux étudiants.
14:50Et donc moi
14:50dans mon cas par exemple
14:51pendant le stage
14:52de fin d'études
14:53celui que j'ai réalisé
14:54grâce au programme PEC
14:55j'ai eu pas mal de
14:57ça a été assez compliqué
14:59de pouvoir le trouver
15:00via les canaux
15:01on va dire
15:01un peu plus classiques
15:02et via les canaux
15:04proposés par mon école
15:06donc là le programme PEC
15:07a vraiment une force
15:08je pense en plus
15:10pour chacun des étudiants.
15:13Inguilira
15:13vous parliez
15:14des codes
15:15et des réseaux
15:15en fait
15:16ce sont ces deux
15:18piliers
15:18qui sont effectivement
15:19importants
15:20dans un début de carrière
15:21de haut niveau
15:22on arrive avec son diplôme
15:24parfois
15:25on n'a pas forcément
15:26les codes
15:27et on n'a pas du tout
15:27les réseaux quoi.
15:29Tout à fait
15:29donc les jeunes
15:30qu'on reçoit
15:31en entretien
15:31c'est souvent
15:32les premiers
15:33de leur famille
15:34à faire des études
15:34supérieures
15:35leurs parents
15:36n'évoluent pas
15:37dans le milieu
15:37du business
15:38et loin de là
15:40et donc
15:41quand on les interroge
15:42en fait
15:42ils postulent
15:44par les canaux
15:44traditionnels
15:45ils n'ont pas
15:46de possibilité
15:47de s'appuyer
15:47sur le réseau
15:48familial
15:49pas la possibilité
15:50de s'appuyer
15:50sur un réseau
15:51d'alumni
15:51d'écoles
15:52etc
15:52structuré
15:53et du coup
15:55ils essuient
15:55deux fois plus
15:56de refus
15:57que les candidats
15:58de grandes écoles
16:00qui vont avoir
16:01à la fois
16:02le réseau familial
16:02à la fois
16:03le réseau de l'école
16:04et en plus
16:04une marque
16:05qui leur permet
16:05de se distinguer
16:06est-ce qu'il y a aussi
16:07tout simplement
16:08une discrimination
16:09à l'embauche
16:10disons les choses
16:11quand on s'appelle
16:13Déborah
16:13qui en guébeni
16:14c'est plus difficile
16:15de trouver un stage
16:16ou un job
16:17que quand on s'appelle
16:18Claire Meunier
16:19voilà
16:20oui
16:21oui on peut le dire
16:23je pense
16:23il faut dire les choses
16:25même si ça progresse
16:26c'est encore une réalité
16:27en France
16:27c'est encore une réalité
16:28effectivement
16:30et c'est pour contrer
16:31cette réalité
16:32que vous vous êtes dit
16:32il faut créer ce programme
16:33aussi pas seulement
16:34mais aussi pour ça
16:36alors nous
16:37on s'attaque plus
16:39au sujet
16:39du manque d'accès
16:42à des opportunités
16:43parce que les jeunes
16:44auxquels on s'adresse
16:45en fait
16:45sont dans des établissements
16:47où les partenariats
16:48avec les entreprises
16:49sont moins structurées
16:50sont dans
16:51alors Déborah
16:53est en école
16:53mais on a beaucoup
16:54qui sont dans
16:54des universités périphériques
16:56où du coup
16:57en fait
16:59la marque
17:00est moins forte
17:01que s'ils sortaient
17:02d'établissements
17:03la marque de l'université
17:04voilà
17:04la marque de l'établissement
17:06et donc au moment
17:07de leur recherche de stage
17:08ça va être plus compliqué
17:09pour eux
17:10en première année de master
17:11on ne leur demande pas
17:12de faire de stage
17:13ou parfois un stage
17:13de trois mois
17:14tandis qu'un étudiant
17:15qui est HEC
17:17va faire une césure
17:18de deux fois six mois
17:19va aller en échange
17:20dans un établissement
17:21à New York
17:22etc
17:22et donc au moment
17:23où il lance
17:24sa recherche de stage
17:24il a plus de cartes
17:26à mettre en avant
17:26qu'un étudiant des quartiers
17:28qui a moins d'expérience
17:33moins d'exposition
17:33au monde de l'entreprise
17:34pourtant ils ont beaucoup travaillé
17:36ils ont fait du Uber
17:36du Frishti
17:38du McDo
17:39ils ont énormément travaillé
17:40mais ils n'ont pas
17:42ces mêmes expériences
17:43alors je disais
17:43la discrimination
17:44elle existe
17:45mais je pense
17:47qu'il y a beaucoup
17:47d'entreprises
17:48qui font évoluer
17:49leur modèle
17:49sortent de biais
17:51de recrutement
17:51etc
17:51et font en sorte
17:53que ça s'améliore
17:54il y a du côté
17:55des entreprises
17:56une demande
17:57pour un programme
17:58comme le vôtre
17:59pour justement
18:00aller chercher
18:01des candidats
18:02qui sortent
18:04du moule
18:04des grandes écoles
18:05qui est un peu
18:06la solution simple
18:08alors oui
18:09tout à fait
18:09aujourd'hui
18:10on a une quinzaine
18:11d'entreprises partenaires
18:12qui sont des grands groupes
18:13comme Orange
18:15comme BNP Paribas
18:17comme Hermès
18:18comme BPI France
18:19une quinzaine
18:20d'autres entreprises
18:21donc il y a une vraie demande
18:22de la part
18:23de ces entreprises
18:23d'aller recruter
18:25des candidats
18:26en dehors
18:26des viviers traditionnels
18:28comment ça se passe
18:29parce que vous avez fait ça
18:30en cumulé
18:31avec vos études
18:32donc c'est une charge
18:33de travail supplémentaire
18:35exactement
18:35donc comme j'expliquais
18:37j'étais en train de
18:38enfin j'étais en période
18:39de recherche de stage
18:40donc j'avais plus
18:41tellement de cours
18:42mais vraiment
18:42j'avais un semestre
18:44dédié à ma recherche
18:45de stage
18:46mais à côté de ça
18:47effectivement
18:48quand j'ai commencé
18:49le stage
18:50j'avais mon job étudiant
18:51j'avais les cours
18:53qu'on avait aussi
18:54du coup à PEC
18:55les ateliers
18:57qu'on avait
18:57les travaux
18:58qu'on devait aussi
18:59préparer de notre côté
19:00donc c'était un rythme
19:02très soutenu
19:03les semaines étaient
19:04danses
19:05les semaines étaient
19:05très très danses
19:07mais c'était pour le mieux
19:09puisque ça nous permet
19:11en fait de pouvoir
19:12développer notre capacité
19:13pardon
19:14à travailler
19:14notre capacité aussi
19:16de résilience
19:16à pouvoir nous organiser
19:18et ce qui est
19:19notamment un point clé
19:20en entreprise
19:21vous envoyez des bienfaits
19:22là vous commencez
19:23à travailler
19:24alors dans quelle entreprise
19:25vous travaillez
19:26si vous pouvez le dire
19:27oui je travaille
19:28je travaille dans une entité
19:29de BNP Paribas
19:31et donc les semaines
19:32aussi sont parfois
19:32assez chargées
19:33donc c'est pour ça
19:34que le fait de pouvoir
19:35d'avoir pu s'entraîner
19:37à justement s'organiser
19:39à pouvoir structurer
19:41ces semaines
19:41ben aussi
19:42porte ses fruits
19:43aujourd'hui
19:45dans la carrière
19:46que je réalise
19:46ce stage
19:48ce premier emploi
19:49vous pensez
19:50que vous l'auriez trouvé
19:50sans le programme PEC
19:52honnêtement non
19:53honnêtement non
19:54parce que j'ai aussi
19:55des camarades
19:55qui sont sortis
19:57du même cursus que moi
19:58et qui aujourd'hui
19:59peinent encore un peu
20:00à trouver
20:01leur premier emploi
20:02et c'est vrai que
20:03comme il le disait
20:04le programme PEC
20:04c'est vraiment
20:05un accélérateur
20:06parce qu'il y a quand même
20:07cette relation aussi
20:08de confiance
20:08entre le programme
20:09et les entreprises
20:10qui fait que
20:11les relations
20:13sont aussi un peu privilégiées
20:14ce qui nous permet
20:15nous de pouvoir
20:16certes bénéficier
20:17de ce canal là
20:17mais pour autant
20:18de nous différencier
20:19d'essayer de faire
20:20de notre mieux
20:21pour nous démarquer
20:22donc vraiment
20:22par notre travail aussi
20:24mais sans PEC
20:25je ne pense pas
20:26que j'aurais pu
20:27en tout cas
20:28trouver ce poste là
20:30dans une entreprise
20:31et dans un grand groupe
20:32comme BNP Paribas
20:35Inghedira
20:35on parle de postes
20:37à fort potentiel
20:38dans les entreprises
20:39de quoi il s'agit ?
20:42Et est-ce que ces postes
20:43ils étaient un peu
20:45réservés
20:45entre guillemets
20:46ou plus difficilement
20:47accessibles
20:48pour les talents
20:49et les diplômés
20:51de haut niveau
20:51des quartiers ?
20:53Exactement
20:53alors ça va être
20:54des postes
20:55nous ce qu'on dit
20:56quand on parle
20:57aux entreprises
20:57c'est des postes
20:58où vous pourriez mettre
20:58quelqu'un qui sort
20:59d'une grande école
21:00donc ça va être
21:01des postes
21:01en finance
21:02en stratégie d'entreprise
21:04en développement durable
21:05en conseil interne
21:07parfois sur des postes
21:09en data
21:09en IA
21:10donc on est sur des postes
21:12où habituellement
21:12on irait plutôt recruter
21:13dans des grandes écoles
21:14et où là
21:15en fait ils vont recruter
21:16des étudiants
21:17du programme PEC
21:18et donc c'est un pari
21:19c'est un pari
21:21parfois on a le feedback
21:22de certains managers
21:23qui sont habitués
21:24à prendre le clone
21:25numéro 355
21:27356
21:28et on arrive
21:29avec une proposition
21:30différente
21:30et ce qui est bien
21:32c'est que les entreprises
21:33et notamment
21:34les dirigeants
21:35de ces entreprises
21:36où des entités
21:37sont accueillies
21:38nos étudiants
21:40s'engagent
21:41et disent
21:41moi je veux dans mon équipe
21:42quelqu'un du programme PEC
21:44et c'est comme ça
21:44que ça peut se réaliser
21:45oui il y a un effet
21:47il y a un cercle vertueux
21:48qui se met en oeuvre
21:51en quelque sorte
21:52donc il y a
21:53ces postes
21:54à fort potentiel
21:54d'un côté
21:55et puis des talents
21:56à fort potentiel
21:57de l'autre
21:58qui ne se rencontraient pas
21:59forcément
22:00avant que ce programme
22:01existe
22:01d'après vous
22:02c'est-à-dire est-ce que
22:03malgré la qualité
22:05des études
22:05le niveau de diplôme
22:07on se retrouvait
22:08avec des talents
22:08qui rentraient
22:09dans les entreprises
22:10à un niveau
22:11ou alors avec
22:12une perspective
22:13de carrière
22:14qui n'était pas
22:15adaptée
22:16finalement
22:16ou équivalente
22:18à la qualité du diplôme
22:19alors exactement
22:20en fait
22:21aujourd'hui
22:22quand on regarde
22:22les débouchés
22:23qu'auraient ces étudiants
22:24on regarde les statistiques
22:26à l'université
22:26bon les jeunes
22:27en fait quand même
22:28trouvent du travail
22:29en 6-12 mois
22:31je pense
22:31c'est ça les statistiques
22:32à l'université
22:33ils arrivent à trouver
22:34un emploi
22:35ils sont sur un salaire
22:37de sortie
22:37de 30 à 38 cas
22:39donc voilà
22:39ils trouvent
22:40un travail
22:41mais PEC
22:42permet d'aller
22:43plus loin
22:43et de les positionner
22:45sur des trajectoires
22:46auxquelles ils n'auraient pas accès
22:47par le filtre CV
22:48après nous
22:49on donne le coup de pouce
22:50de départ
22:51ensuite
22:52les gens comme Déborah
22:53font leur preuve
22:54et saisissent la chance
22:56bien sûr
22:57et c'est ensuite
22:58eux qui se positionnent
22:59une fois qu'ils sont en entreprise
23:00c'est par leur travail
23:01c'est parce qu'ils ont justement
23:02tout bien fait
23:03jusqu'à ce stade là
23:04qu'ils arrivent ensuite
23:05à concrétiser
23:06bon est-ce que vous dénotez
23:07dans le bureau
23:09sur le plateau de travail
23:13là où vous travaillez
23:14non ?
23:14vous ne vous sentez pas
23:15toute seule ?
23:15non je ne me sens pas
23:16toute seule
23:16justement il y a eu
23:17un bon accompagnement
23:18qui a été fait
23:19avec le programme
23:20qui nous a permis aussi
23:21de nous gagner en confiance
23:22de savoir comment nous positionner
23:24comment communiquer
23:25aussi nos forces
23:26mais aussi nos axes d'amélioration
23:28et il y a ce travail là aussi
23:29qui permet ensuite
23:30d'être plus à l'aise
23:31on va dire en entreprise
23:32et de vraiment pouvoir
23:34démontrer
23:34on va dire
23:35ce que l'on a apporté
23:36sans forcément avoir
23:37de complexe
23:38ça vous arrive de vous dire
23:39tiens là je suis en train
23:40de faire ça
23:41un cas d'école
23:42dans l'entreprise
23:43une réunion
23:44une interaction
23:45avec un N+,
23:46un collègue etc
23:46dire ça c'est vraiment
23:48ce que le programme
23:48je l'ai appris
23:50dans le PEC
23:51l'analyse oui
23:52pour le coup
23:53moi j'ai un métier
23:54dans lequel il y a
23:55beaucoup d'analyse
23:56qui est demandée
23:57effectivement on avait
23:58des travaux
23:59des ateliers
24:00qu'on faisait
24:00avec les étudiants
24:01du programme PEC
24:02un petit consulting
24:04où on devait vraiment
24:05solutionner
24:06une problématique
24:07en vraiment peu de temps
24:08avec un peu d'informations
24:10et c'est parfois
24:10effectivement des méthodes
24:12que j'appliquais à ce moment-là
24:13que je continue d'appliquer
24:14aujourd'hui dans mon emploi
24:15et je me dis effectivement
24:16merci PEC
24:18une petite lumière
24:19dans le terme
24:20ok c'est là que je l'ai appris
24:21est-ce que ça marche
24:22dans l'administration aussi
24:24est-ce que vous réussissez
24:25à placer des talents
24:26dans les administrations
24:27ou est-ce que c'est un peu plus
24:29très sincèrement
24:30très sincèrement
24:31pour l'instant
24:32on n'a pas essayé
24:34on travaille essentiellement
24:35avec des entreprises
24:38donc je ne pourrais pas
24:39répondre à la question
24:40pour dire
24:40est-ce que ça doit être possible
24:41c'est vous qui ne le souhaitez pas
24:42ou vous vous êtes dit
24:43non c'est pas notre ADN
24:46d'aller vers l'administration
24:47pour l'instant
24:48on pourrait faire le même constat
24:49dans la haute administration
24:50très certainement
24:52après ça fait simplement
24:534 ans qu'on existe
24:54donc on avait l'enjeu
24:56de faire la preuve du concept
24:57auprès des entreprises
24:59ce qui est je pense
24:59le cas aujourd'hui
25:00et ensuite
25:01on pourra explorer d'autres choses
25:02même pour l'instant
25:03on était sur les entreprises
25:05Merci beaucoup
25:06à toutes les deux
25:06Bravo
25:07C'est un super programme
25:08Je suis ravi d'en avoir parlé
25:11et de le faire découvrir
25:11à nos téléspectateurs
25:12et téléspectatrices
25:13On continue évidemment
25:15de dérouler le fil
25:17de cette émission
25:19C'est le grand entretien à venir
25:20Arnaud Nodan
25:21le président du directoire
25:22de BDO France
25:22tout de suite
25:28Prêt pour l'impact
25:29c'est la question que je pose
25:30chaque jour
25:30à une personnalité
25:31qui compte
25:32dans notre économie
25:33je reçois
25:33Arnaud Nodan
25:34bonjour
25:34Bonjour
25:35Bienvenue
25:35vous êtes le président du directoire
25:37de BDO France
25:38que vous allez nous présenter
25:39en quelques mots
25:40on pose le décor
25:41Alors BDO France
25:42on est un groupe
25:43de conseils et d'audits
25:45environ 2500 collaborateurs
25:47en France
25:47on passera les 300 millions d'euros
25:49de chiffre d'affaires
25:49en 2026
25:51on est membre
25:52d'un réseau international
25:53BDO
25:53on a des activités
25:54partout dans le monde
25:55160 pays
25:57et pas loin de 100 000 collaborateurs
25:58sur l'ensemble des continents
26:00et donc notre raison d'être
26:02c'est d'accompagner
26:03les entreprises
26:04sur l'ensemble
26:05de leurs problématiques
26:06on a dans la maison
26:06des experts financiers
26:08des avocats
26:09des experts comptables
26:10des auditeurs
26:10donc c'est vraiment
26:11un modèle complet
26:12de service professionnel
26:13pour les entreprises
26:14Avec une question centrale
26:16qu'on se pose souvent
26:17dans cette émission
26:17c'est la question
26:18du modèle économique
26:19de la transformation
26:20du modèle économique
26:21de certaines entreprises
26:22vous avez publié une étude
26:23avec l'Institut Choiseul
26:24on en parlera
26:25dans un instant
26:26je donne quelques chiffres
26:28vous avez cité
26:29la perspective
26:30de dépasser
26:30les 300 millions d'euros
26:31le chiffre d'affaires
26:32en 2025
26:32c'était 288 millions
26:34avec une croissance
26:35de 9%
26:36cette dynamique
26:37elle se base sur quoi ?
26:38c'est de la croissance interne
26:40ça peut être
26:40de la croissance externe
26:41c'est quoi la...
26:42Alors les deux
26:43on a effectivement
26:43connu une forte croissance
26:45depuis 2021
26:47il faut savoir
26:48quand moi j'ai pris
26:48mes fonctions
26:50on était en sortie
26:51de Covid
26:52on a profité
26:53de ce moment
26:53qui a été
26:55compliqué
26:55et assez
26:57challengeant
26:58pour beaucoup de gens
26:58pour se poser la question
27:00de notre raison d'être
27:01et du rôle
27:02qu'on pouvait jouer
27:03dans la société
27:04pour être plus utile
27:05pour nos clients
27:05et donc on a
27:06interrogé nos collaborateurs
27:08travaillé avec nos associés
27:10et ce qui nous a amené
27:11à adopter la qualité
27:12de société à mission
27:13fin 2021
27:15avec pour raison d'être
27:16d'accompagner
27:17la transition
27:18de nos clients
27:18et d'essayer
27:20d'accélérer
27:21cette transition
27:22donc assez convaincu
27:23qu'on a des enjeux
27:25devant nous
27:25qui sont extrêmement importants
27:27que ce soit
27:28la transition écologique
27:29que ce soit
27:30la rupture technologique
27:31l'arrivée de l'IA générative
27:33et on pense que
27:34le rôle du conseil
27:37et dans le conseil
27:38on met nos avocats
27:39nos experts comptables
27:39nos éditeurs
27:40enfin notre rôle
27:41de prestataire
27:42de service intellectuel
27:43dans la société
27:44c'est d'être utile
27:45à nos clients
27:46et de les aider
27:46à se transformer
27:48et ça c'est l'une des raisons
27:49de la croissance
27:50pour vous
27:50d'avoir défini
27:51comme ça
27:51une raison d'être
27:52d'être une société à mission
27:54oui c'est aussi pour ça
27:55que je mène beaucoup d'actions
27:57dans nos écosystèmes
27:59pour parler
27:59de la qualité de société à mission
28:01et des effets
28:01que ça a eu
28:02pour BDO France
28:02parce que ça a permis
28:03de libérer des énergies
28:05ça a permis
28:06d'expliquer davantage
28:08à nos collaborateurs
28:09le sens de la mission
28:11qu'ils aient
28:11au sein du groupe
28:13ça a fait écho
28:14à beaucoup d'entrepreneurs
28:16de dirigeants d'entreprise
28:17qui se sont retrouvés
28:18dans ce discours
28:19et qui donc
28:20ont été intéressés
28:20de travailler avec nous
28:22et donc
28:23tous ces éléments
28:24nous ont permis
28:24de mettre
28:26une trajectoire
28:27de croissance
28:27beaucoup plus importante
28:28alors vous parlez
28:29de croissance organique
28:30croissance externe
28:30on a fait les deux
28:31c'est aussi beaucoup développé
28:33par opération
28:34de croissance externe
28:3514 acquisitions
28:36depuis 4 ans
28:37donc ça a équilibré
28:39je dirais 50%
28:40de la croissance organique
28:4150% de la croissance externe
28:43pour
28:43notre ambition
28:45étant d'être
28:45le leader
28:46sur le marché
28:46des services professionnels
28:47en France
28:48est-ce que le fait
28:48de définir
28:49sa raison d'être
28:50c'est justement
28:51un moyen
28:51de donner une forme
28:52d'homogénéité
28:54à des équipes
28:55qui venaient
28:56d'entités différentes
28:58c'est exactement ça
28:59c'est une excellente question
29:01le groupe
29:02avant même
29:02est-ce que c'est un moment
29:02de réflexion collective
29:04quand on définit
29:05sa raison d'être
29:05le groupe est né
29:07assez récemment
29:08dans la sphère
29:09dans notre écosystème
29:10on est relativement jeune
29:11vu que BDO France
29:12s'est créé en 2007
29:14moi j'ai pris mes fonctions
29:15en 2021
29:16un moment où le groupe
29:17faisait 130 millions
29:19de chiffre d'affaires
29:20mais avec déjà
29:21des opérations
29:22de rapprochement
29:22entre différents cabinets
29:23donc effectivement
29:24prendre le temps
29:25de définir la raison d'être
29:27de s'aligner
29:28autour d'un but commun
29:31nous a permis
29:32réellement
29:33pour des gens
29:33qui sont
29:34notre modèle
29:34est pluridisciplinaire
29:35donc on croit beaucoup
29:36aussi dans la diversité
29:37des expertises
29:38dans la diversité
29:39des parcours
29:39cette raison d'être
29:40et cette mission
29:41c'est ce qui nous rassemble
29:42tous
29:42c'est ce qui met en cohérence
29:44l'ensemble de nos actions
29:45et effectivement
29:46aujourd'hui
29:46toutes les décisions stratégiques
29:47qui sont prises dans le groupe
29:48on les prend
29:49en cohérence
29:50avec la mission
29:51on se pose la question
29:52est-ce qu'on est bien aligné
29:53avec la mission
29:54et réellement
29:55c'est un des éléments
29:56qui nous a permis
29:56de faire cette croissance
29:58aujourd'hui
29:58d'être très attractif
29:59sur le marché du recrutement
30:01on a multiplié par 4
30:03le nombre de CV
30:03que l'on reçoit aujourd'hui
30:05c'est aussi un facteur
30:08d'être activité
30:09ça fait écho
30:10dans l'oreille
30:10des jeunes générations
30:12c'est le supplément d'âme
30:14quand on cherche
30:15à se différencier
30:16donc c'est utile
30:18et créateur de valeur
30:20pour nos collaborateurs
30:21ça parle
30:22à nos écosystèmes
30:23et surtout
30:23ça donne du sens
30:24à l'ensemble
30:25de nos métiers
30:27est-ce que
30:27je reviens sur ce moment
30:29de réflexion collective
30:31est-ce que vous avez eu
30:31des surprises ?
30:33parce que c'est pas si facile
30:35de définir sa raison d'être
30:37et voilà
30:38parfois on peut découvrir
30:40des éléments
30:41de sa propre entreprise
30:42est-ce que ça vous est arrivé ?
30:44la principale surprise
30:46que j'ai eu
30:46c'est le niveau d'adhésion
30:49vu que le dispositif
30:51est voté
30:51en assemblée générale
30:52et on a eu 95%
30:54de votes positifs
30:56et ce qui m'a surpris
30:58c'était assez novateur
31:00comme concept
31:03dans une profession
31:04qui ne s'était pas tellement
31:07posé ces questions
31:08du sens
31:09de l'utilité
31:10on est des métiers
31:11d'expertise
31:12mais de définir
31:14collectivement
31:14une raison d'être
31:15et un but ultime
31:16au-delà de simplement
31:17faire les missions
31:18et délivrer notre expertise
31:20à nos clients
31:20mais vraiment se poser
31:21la question
31:21de si on n'existe pas
31:23en quoi est-ce que
31:24le monde sera moins bon
31:26était quand même
31:27assez disruptif
31:30et donc d'avoir
31:31un tel niveau d'adhésion
31:32des associés
31:34a été quelque chose
31:35qui m'a très agréablement
31:36surpris
31:37et dont on est très fiers
31:39aujourd'hui
31:41la surprise a aussi
31:42été l'impact
31:43que ça a eu
31:43sur le marché
31:44on a été les premiers
31:45à le faire
31:46dans notre secteur
31:46d'autres ont suivi
31:48mais ça a eu
31:49un impact
31:49réellement très positif
31:51et encore aujourd'hui
31:52presque 5 ans
31:545 ans plus tard
31:54c'est qu'encore
31:56au coeur
31:56de notre stratégie
31:58on n'est qu'au début
31:59du chemin
32:00il y a encore énormément
32:01de choses que l'on peut faire
32:02pour continuer
32:02d'incarner cette mission
32:02c'est-à-dire que vous répondez
32:03à un appel d'offres
32:04vous mettez ça en avant ?
32:05absolument
32:06systématiquement
32:06oui parce que c'est
32:08notre ADN
32:09c'est notre élément
32:10de différenciation
32:11c'est des convictions
32:12moi je suis convaincu
32:13depuis très longtemps
32:14que les entreprises
32:14doivent exprimer
32:15des convictions
32:16doivent prendre part
32:18au débat de société
32:20et donc je dirais
32:22ça donne une information
32:23très claire
32:24sur ces convictions
32:25ces valeurs
32:26et donc je dirais
32:27dans un environnement
32:28concurrentiel
32:29je pense que les entreprises
32:30qui nous choisissent
32:31ont besoin de savoir
32:32à qui elles s'adressent
32:33alors on parlera
32:33de transformation
32:34des entreprises
32:35de vos clients
32:36mais je voudrais
32:37qu'on se concentre
32:37sur votre activité
32:40bilan carbone
32:41que vous avez peut-être fait
32:42alors on se dit
32:43bon c'est un cabinet de conseil
32:44le bilan carbone
32:45c'est pas énorme
32:47mais qu'est-ce que vous avez découvert
32:48et sur quel levier
32:49vous agissez en fait ?
32:50oui bah effectivement
32:51vous l'avez bien dit
32:52on n'a pas des activités
32:54par nature
32:54qui sont très émettrices
32:56d'émissions carbone
32:58tout est dans le scope 3
32:59on a évidemment fait
33:00notre bilan carbone
33:02on a un engagement
33:03de la mission
33:03qui est sur la réduction
33:05de nos émissions
33:06on a une trajectoire
33:07de réduction
33:07qui est certifiée SBTI
33:08depuis
33:09certifiée par la science
33:10depuis quelques mois
33:12l'enjeu pour nous
33:13c'est les déplacements
33:14c'est effectivement
33:14c'est les déplacements
33:15de collaborateurs
33:16les déplacements
33:17domicile travail
33:18et puis les déplacements
33:19pour aller voir nos clients
33:21c'est le principal levier
33:24sur lequel on doit travailler
33:25on a mis en place
33:27une série d'autres mesures
33:28sur la consommation
33:29d'énergie verte
33:30mais le gros du sujet
33:32étant les déplacements
33:33de collaborateurs
33:33est-ce que c'est si facile
33:34de faire baisser
33:35son bilan carbone
33:36même si encore une fois
33:37c'est pas une activité
33:38très émettrice
33:39voilà parce que
33:40parce qu'il y a des habitudes
33:41parce que
33:42il y a des déplacements
33:44incompressibles
33:45parce que
33:45il y a des déplacements
33:46qui sont incompressibles
33:47effectivement
33:48et c'est aussi
33:49ce qu'on dit à nos clients
33:50je pense que l'enjeu
33:51pour toutes les entreprises
33:52c'est le scope 3
33:53et le scope 3
33:54par définition
33:55c'est pas nos émissions directes
33:57c'est celle de notre chaîne de valeur
33:58donc on est obligé
33:59de travailler en écosystème
34:00pour faire émerger
34:01des solutions
34:02nous on s'est beaucoup
34:04posé la question
34:05sur
34:06souvent on met
34:06les acteurs du conseil
34:08comme
34:09à côté des autres entreprises
34:12et en fait
34:13c'est un sujet
34:13de combat
34:14depuis de nombreuses années
34:16c'est BDO France
34:17c'est une entreprise
34:18comme les autres
34:19avec ses sujets
34:19d'attractivité
34:20de performance
34:21de compétitivité
34:23et donc à ce titre
34:25nous aussi
34:26on doit
34:28travailler
34:29avec les autres entreprises
34:30sur
34:32un écosystème
34:33qui nous permet
34:34à terme
34:35de réduire
34:36nos émissions
34:37mais on voulait réellement
34:38avoir de l'impact
34:39et donc
34:39vous l'avez dit
34:40on n'est pas
34:41de par la nature
34:42de nos activités
34:43avec un impact
34:44négatif
34:45très fort
34:45ce qu'on a décidé
34:47de faire
34:48c'est
34:48on l'a fait
34:49très récemment
34:50c'est on a investi
34:51un million d'euros
34:52dans Team for the Planet
34:54parce qu'on voulait
34:55réellement être acteur
34:56de la transition
34:58et on voulait
35:00contribuer
35:00à faire émerger
35:01des solutions
35:02de rupture
35:02qui permettent
35:03à l'économie
35:04de se décarboner
35:05plus rapidement
35:05est-ce que c'est aussi
35:06pour être aligné
35:08en cohérence
35:08avec ce que vous
35:09conseillez à vos clients
35:10parce que j'imagine
35:11que vous les conseillez
35:12aussi sur l'évolution
35:14de leur modèle économique
35:14et leur impact
35:14on a des activités
35:15de conseil
35:16effectivement
35:16pour faire évoluer
35:18les modèles économiques
35:18de nos clients
35:19et les aider
35:20à décarboner
35:21leurs activités
35:22effectivement
35:23c'était une question
35:24d'alignement
35:24et finalement
35:25cet investissement
35:26on a trois pieds
35:27aujourd'hui
35:27dans notre politique
35:28qui est la mission
35:29de l'entreprise
35:30notre fondation
35:32BDO for Good
35:34plutôt sur les sujets
35:35d'impact social
35:36et Team for the Planet
35:38sur l'environnement
35:39et effectivement
35:40c'était une mise
35:42en cohérence
35:42de la raison d'être
35:43du groupe
35:43de nos activités
35:45et des sujets
35:46qu'on pouvait porter
35:46pour accélérer
35:48la décarbonation
35:48des clients
35:49on allait nous-mêmes
35:50investir
35:50pour financer
35:51des solutions
35:51qui permettent
35:52à l'économie
35:52de se décarboner
35:53est-ce qu'il y a
35:53une offre spécifique
35:54autour de la durabilité
35:56pour Saint-Pierre ?
35:57oui oui
35:58alors absolument
35:58alors que nous
35:59on a fait le choix
35:59qu'elle soit transverse
36:00beaucoup de cabinets
36:03concurrents
36:04ont créé
36:05des business units
36:06ESG
36:07nous on a vraiment
36:08mis de l'expertise
36:09ESG
36:10dans l'ensemble
36:10de nos équipes
36:11et formé
36:12tous nos collaborateurs
36:13aux questions
36:14de durabilité
36:15pour que
36:18nos collaborateurs
36:19quelle que soit
36:19leur activité
36:20quelle que soit
36:20les clients
36:21soient en mesure
36:22d'engager un dialogue
36:22avec les entreprises
36:25sur leur trajectoire
36:26de décarbonation
36:27sur la résilience
36:28de leur modèle économique
36:30on parle beaucoup
36:31de décarbonation
36:31mais assez peu
36:32d'adaptation
36:33au changement climatique
36:34est-ce que
36:36votre activité
36:38est pérenne
36:39dans un monde
36:40où on va avoir
36:41de plus en plus
36:42de stress hydrique
36:43quand vous êtes
36:44une activité
36:45qui utilise énormément
36:46d'eau
36:47pour produire
36:48vous pouvez vous poser
36:49des questions
36:50qu'est-ce qui se passe
36:50si on met un prix
36:51sur l'eau
36:53ou quand un préfet
36:54prend un arrêté
36:55de restriction
36:57d'usage de l'eau
36:57et donc ces questions-là
36:58c'est essentiel
36:59que les entreprises
37:00se les posent
37:00et donc on a vraiment
37:01voulu faire en sorte
37:02que tous nos collaborateurs
37:03quelle que soit leur expertise
37:04quel que soit leur métier
37:05puissent avoir ce dialogue
37:06avec les clients
37:07Alors vous avez dévoilé
37:08il y a quelques jours
37:09une étude réalisée
37:10avec l'Institut Choiseul
37:13comment les entreprises
37:13passent de la transition
37:15à une transformation
37:16de leur modèle économique
37:18quel principal enseignement
37:20vous tirez de cette étude ?
37:22Alors on est effectivement
37:23très fiers de cette étude
37:25dont je remercie
37:25l'Institut Choiseul
37:26et mon associé
37:27qui a porté cela
37:28Audrey Leroy
37:29en plus
37:30cette étude arrive
37:31à un moment
37:32où on voit
37:32enfin on parle quand même
37:34et moi je suis très interpellé
37:35par ça
37:35on parle de moins en moins
37:37du climat
37:37on parle de moins en moins
37:38de la transition
37:39et effectivement
37:40le backlash
37:40qui nous vient
37:41des Etats-Unis
37:42est important
37:43donc c'était un élément
37:44un symbole assez fort
37:45de remettre
37:47dans le débat
37:48dans le débat économique
37:49le sujet de la durabilité
37:51et de la transformation
37:51des modèles
37:53ce que l'on dit
37:54dans cette étude
37:55et les constats
37:56que l'on fait
37:56avec l'ensemble
37:57des personnes
37:57qui ont contribué
37:58à la construction
37:59de cette étude
37:59c'est qu'effectivement
38:01la durabilité
38:01n'est pas uniquement
38:02un enjeu
38:04de transition
38:05et de reporting
38:07comme ça a pu être
38:09parfois soulevé
38:10par la CSRD
38:11c'est réellement
38:12un sujet
38:13de compréhension
38:14et d'évolution
38:15d'un modèle économique
38:16et donc
38:17là encore
38:18là où les entreprises
38:19ont parfois
38:20vu ça
38:21comme un sujet
38:23annexe
38:24ou parallèle
38:24à leur stratégie
38:25ce que l'on dit
38:26dans cette étude
38:27c'est que
38:27c'est un sujet
38:28de modèle économique
38:30particulièrement structurant
38:31pour les entreprises
38:33et qu'à ce titre là
38:34ça doit être porté
38:35au plus haut niveau
38:36de la direction
38:37et réellement
38:38comme un sujet
38:39de pérennité
38:40des activités
38:42et donc
38:42ce que l'on dit
38:44c'est à minima
38:45les entreprises
38:45aujourd'hui
38:46alors les grandes entreprises
38:47le font évidemment
38:49de par les moyens
38:50qui sont les leurs
38:51puis du fait
38:51de la réglementation
38:52qui les a touchés
38:53mais dire aujourd'hui
38:54n'importe quel entrepreneur
38:55quelle que soit son activité
38:57doit se poser la question
38:58est-ce que mon activité
39:00est durable
39:00dans un monde
39:03qui se décarbone
39:04que ce soit choisi
39:06ou que ce soit subi
39:07dans un monde
39:08où effectivement
39:09les catastrophes climatiques
39:12vont être
39:12de plus en plus fréquentes
39:13donc stress hydrique
39:15rareté des ressources
39:16prix de l'énergie
39:17qui vont continuer
39:18d'augmenter
39:18et donc à ce titre là
39:20comment est-ce que
39:21vous analysez
39:22votre résilience
39:23à cette nouvelle donne
39:25et comment est-ce que
39:26vous transformez
39:26réellement
39:27votre entreprise
39:28avec quelques données
39:29liées à cette étude
39:3078% des entreprises
39:32questionnées
39:33ont des équipes
39:35RSE dédiées
39:3567%
39:37et on est au coeur
39:38de ce que vous venez
39:39d'évoquer
39:39ont modifié
39:40leur modèle économique
39:41en 3 ans
39:42car 89% agissent
39:44sur le scope 3
39:45on a bien compris
39:45que ce scope
39:46était majeur
39:48sur la transformation
39:49du modèle économique
39:50ça me fait penser
39:51à la convention
39:52des entreprises
39:52pour le climat
39:53que vous connaissez
39:54forcément
39:55et qui reprend
39:57en grande partie
39:58ce que vous avez décrit
39:58c'est-à-dire
39:59cette logique
39:59de feuille de route
40:00on réfléchit
40:01à ce qu'on est
40:02pourquoi notre entreprise
40:04existe
40:04à quoi elle sert
40:05dans la société
40:06et comment on peut
40:07faire en sorte
40:08qu'elle ait
40:10des externalités
40:11négatives
40:12moins importantes
40:12voire même
40:13elle puisse
40:13devenir régénérative
40:15devenir régénérative
40:16j'ai bien fait le pitch
40:17je crois
40:17de la corruption
40:18des entreprises
40:18pour le climat
40:19mais il y en a
40:20beaucoup
40:21des entreprises
40:22qui vont jusqu'à
40:22transformer leur modèle
40:24économique
40:24parce que c'est quand même
40:25c'est lourd
40:26ce dont on parle
40:26il y a des succès
40:28qu'il faut souligner
40:30on en voit
40:30je pense que c'est pas
40:31une majorité d'entreprises
40:32encore aujourd'hui
40:33vous l'avez dit
40:33aujourd'hui
40:34la majorité des entreprises
40:36sont sur la réduction
40:37de leur impact
40:38de leur impact négatif
40:40et la pérennité
40:42de l'entreprise
40:43les entreprises qui vont jusqu'à
40:45réellement réfléchir
40:46sur comment est-ce qu'on devient
40:48un modèle d'entreprise
40:50régénérative
40:50donc qui va créer
40:51des externalités
40:52positives
40:53il y en a moins
40:54mais il y en a de plus en plus
40:55par contre
40:55je pense que
40:56c'est comme en politique
40:57c'est des questions de trajectoire
40:58est-ce qu'on est dans le vert
41:00est-ce qu'on est dans le rouge
41:01on voit de plus en plus
41:02d'entreprises
41:03qui vont
41:04qui vont jusque là
41:06donc
41:06vous en accompagnez beaucoup
41:08on en accompagne
41:09beaucoup
41:11sur la masse de nos clients
41:12peut-être pas
41:13mais par contre
41:14on voit de plus en plus
41:15c'est surtout un mouvement
41:16qui malgré
41:18le fait qu'on en parle moins
41:19un mouvement
41:21qui continue
41:21qui continue
41:22d'avancer
41:23et des entreprises
41:25qui font des choses
41:25qui font des choses
41:26qui sont très très bonnes
41:27alors moi je
41:28parfois je suis de l'autre côté
41:29du micro
41:29vu que j'anime également
41:31un podcast
41:31dans lequel
41:32j'échange avec des dirigeants
41:34et je vois
41:35beaucoup d'entreprises
41:36qui font des choix
41:37très forts
41:38d'abandonner
41:38des produits phares
41:40parce que
41:41ils ont un impact
41:43environnemental
41:45négatif
41:45et qui
41:47font le choix
41:48de parfois
41:49supprimer
41:50des sources de revenus
41:51et de rentabilité
41:52pour créer
41:53de nouveaux produits
41:54plus alignés
41:55avec les limites planétaires
41:57et donc ça
41:58voilà
41:58c'est des bons invités
41:59je pense pour vous
42:00pour les prochaines émissions
42:01vous allez nous en envoyer
42:02quelques-uns
42:02avec plaisir
42:03je vais piocher
42:04dans votre podcast
42:05on était au sommet
42:07de la mesure d'impact
42:08il y a quelques jours
42:09à quel point c'est important
42:11de savoir mesurer
42:13pour bien piloter
42:14les transformations
42:15dont on parle aujourd'hui
42:16je pense que c'est fondamental
42:17et c'est ce en quoi
42:19CSRD
42:20l'idée d'un reporting
42:21unifié pour les entreprises
42:23était une bonne idée
42:24on ne pilote pas
42:26de toute manière
42:27ce qu'on ne mesure pas
42:27donc on ne peut pas piloter
42:29si on n'a pas une mesure
42:31exacte
42:31et un point de départ
42:32pour pouvoir fixer
42:33une trajectoire
42:34donc les entreprises
42:35ça a commencé
42:36avec le bilan carbone
42:37et c'est fondamental
42:39que les entreprises
42:40fassent un bilan carbone
42:41déjà pour comprendre
42:42pour pouvoir avancer
42:43sur une trajectoire
42:44mais sur l'ensemble
42:45des KPI et ESG
42:47que doivent piloter
42:48une entreprise
42:49effectivement la mesure
42:50est la première étape
42:50et c'est absolument fondamental
42:51sauf que vous parliez
42:53du backlash
42:53du retour de bâton
42:54il n'est pas seulement américain
42:55il est aussi européen
42:56la CSRD
42:57elle a été en partie
42:59vidée de son ambition
43:01oui absolument
43:02est-ce que tiens
43:03pardon alors là
43:04je reviens à une question
43:04purement business
43:05est-ce que ça vous a fait
43:06perdre du business
43:07oui alors évidemment
43:09évidemment
43:11après avec mes associés
43:13on avait pris
43:14une position publique
43:16assez forte
43:16envers la CSRD
43:17c'est-à-dire
43:17l'idée de départ
43:19était effectivement
43:19très bonne
43:20et on soutient le fait
43:21qu'il y ait
43:22des indicateurs ESG
43:24pour toutes les entreprises
43:26qui soient produits
43:28et qui soient publiques
43:29mais c'était trop compliqué
43:30c'était trop compliqué
43:33trop d'indicateurs
43:36des sujets
43:37des sujets de parfois
43:37données stratégiques
43:39qui sont publiés
43:40dans un monde
43:42où la France
43:43avait sur-transposé
43:44par rapport
43:45à d'autres pays
43:45qui n'avaient pas encore
43:47transposé
43:47donc ça amenait
43:48à fournir
43:49des informations
43:50sur des CAPEX stratégiques
43:51potentiellement
43:52à des concurrents
43:53donc on était allé
43:55trop loin
43:55je pense
43:56dans la complexité
43:57du texte
43:58la taxonomie européenne
43:59était quelque chose
43:59d'extrêmement complexe
44:01à mettre en place
44:02pour des groupes
44:03et parfois peu adapté
44:04à certaines entreprises
44:05et pour des ETI
44:06pour des PME
44:07effectivement
44:07j'entends l'argument
44:08mais est-ce qu'on n'est pas
44:09allé trop loin
44:10dans le recul d'ambition
44:12si si
44:13et je pense qu'au final
44:14tout le monde est perdant
44:15les grands groupes
44:15continuent d'appliquer
44:16le texte
44:17et on a sorti du scope
44:19une grosse partie
44:20des entreprises
44:20qui de fait
44:21ne produis pas
44:22donc on aurait certainement
44:23mieux fait
44:24d'imposer
44:25un reporting
44:26à l'ensemble
44:27des entreprises
44:28mais avec un nombre
44:29d'indicateurs réduits
44:30en comprenant bien
44:31les impacts
44:32que ça pouvait avoir
44:33on accompagne énormément
44:35de PME
44:35et d'ETI
44:36et CSRD
44:38voilà
44:39était un coup
44:39extrêmement fort
44:40pour ces entreprises
44:42donc
44:43il est important
44:44de revoir
44:44l'ambition
44:46mais encore une fois
44:47que les entreprises
44:48suivent
44:49des indicateurs ESG
44:51est fondamental
44:51et d'ailleurs
44:51on le voit
44:52les banques
44:53les financeurs
44:54demandent
44:55de plus en plus
44:56d'informations
44:58liées à la performance
44:59extra-financière
44:59des entreprises
45:00donc ça continue
45:01d'avancer
45:02et alors justement
45:03on parlait des PME
45:04on avait la semaine
45:04dernière à votre place
45:06Catherine Guernou
45:07qui est vice-présidente
45:08déléguée
45:09de la CPME
45:10qui dirige la fenêtrière
45:11et voici sa question
45:13bonjour Arnaud
45:14et bien moi
45:15la question
45:16que j'ai envie
45:16de vous poser
45:17comme vous êtes
45:17un acteur du conseil
45:19pour les entreprises
45:21comment être plus robuste
45:23en cette période
45:24qui fluctue
45:25de plus en plus
45:27pour nous
45:27les PME
45:28la robustesse
45:30des PME
45:31est-ce qu'elle passe
45:31parce que
45:32effectivement
45:33la transformation
45:34dont on parle
45:35depuis le début
45:36de cet entretien
45:37elle est complexe
45:38elle peut avoir
45:38des coûts
45:39les PME
45:40n'ont pas forcément
45:40les talents
45:42ou les compétences
45:43internes
45:44pour la mener
45:46comment rester robuste
45:47et puis peut-être
45:48avoir une ambition
45:48quand même
45:49de transformation
45:50malgré tout
45:51oui
45:52merci beaucoup
45:53pour la question
45:55il est vrai
45:55qu'on vit une période
45:58extrêmement complexe
45:58pour les entreprises
45:59et d'autant plus
46:00pour les PME
46:02je pense qu'il faut
46:03il faut également
46:04admettre
46:05qu'on est rentré
46:06dans un monde
46:06où les crises
46:07se multiplient
46:08où finalement
46:08on est dans un état
46:09de crise
46:10quasiment permanent
46:11et donc
46:13comprendre
46:14que maintenant
46:15piloter l'entreprise
46:16c'est accepter
46:17d'être dans un environnement
46:19qui change
46:20qui change très vite
46:21et qui est particulièrement
46:23contraint
46:23donc piloter l'entreprise
46:24dans un cadre
46:25comme celui-là
46:26nécessite
46:27d'adapter
46:28la manière
46:29dont on pilote
46:30l'entreprise
46:30pour autant
46:32de continuer
46:33à faire de la croissance
46:34moi je
46:35je dirige
46:36une commission
46:36notamment au sein
46:37du métier
46:37sur les PME
46:39de croissance
46:39et on a aussi fait
46:42de taille intermédiaire
46:43et on a aussi fait
46:45de la croissance
46:45des entreprises
46:46un combat
46:47dans le sens
46:48où pour nous
46:49une entreprise
46:50qui ne fait pas
46:50de la croissance
46:50c'est une entreprise
46:52qui ne va pas bien
46:52on a des PME
46:53très robustes
46:55en France
46:55et qui peuvent
46:56devenir des ETI
46:57on a besoin
46:58d'avoir davantage
46:59d'ETI
47:01donc la croissance
47:02des entreprises
47:03est fondamentale
47:03alors maintenant
47:04comment faire
47:05pour renforcer
47:07la robustesse
47:07des PME
47:08dans un environnement
47:09comme celui-là
47:09je dirais
47:11le premier conseil
47:11qu'on donne
47:12à nos clients
47:12c'est de dégager
47:13des marges de manœuvre
47:14effectivement
47:14on est dans un monde
47:16où la rigueur budgétaire
47:18la rigueur financière
47:19le pilotage
47:20du cash
47:21est absolument fondamental
47:23pour
47:24voilà
47:25dégager
47:26des capacités
47:27d'investissement
47:28et pouvoir
47:28continuer à investir
47:29je pense que
47:30l'investissement
47:31je comprends
47:32beaucoup de dirigeants
47:33d'entreprise
47:33qui sont dans
47:35une forme
47:35d'attentisme
47:36qui ont des craintes
47:38sur l'environnement
47:40géopolitique mondial
47:41sur notre propre
47:42environnement
47:43politique en France
47:44avec l'arrivée
47:45de la présidentielle
47:46dans un peu plus
47:48de 12 mois
47:49qui gèlent en général
47:50les décisions
47:51des entreprises
47:52pour autant
47:54les entreprises
47:55doivent se transformer
47:57la transition écologique
47:59doit continuer
48:00les ruptures digitales
48:03l'arrivée
48:03de l'IA générative
48:04et les sujets
48:06de compétitivité
48:07tout simplement aussi
48:08amènent à ce que
48:09les entreprises
48:09doivent continuer
48:10à se développer
48:11donc
48:12la rigueur
48:13budgétaire
48:14le pilotage
48:15de l'entreprise
48:16la gestion
48:17du cash
48:19continuer
48:19à investir
48:20et donc
48:21dans un environnement
48:23contraint
48:23il y a des risques
48:25il y a des opportunités
48:26on a malgré tout
48:27des opportunités
48:28de croissance externe
48:30des rapprochements
48:31entre entreprises
48:32pour les rendre
48:32plus robustes
48:33et plus compétitives
48:34sont aussi très utiles
48:36donc je pense
48:36que c'est le bon moment
48:37de se poser des questions
48:39de comment est-ce qu'on revoit
48:41notre plan stratégique
48:42comment est-ce qu'on trouve
48:42nos nouveaux leviers
48:43de croissance
48:44comment est-ce qu'on peut
48:46rebâtir des programmes
48:47de R&D
48:47pour être plus compétitif
48:49et pour continuer
48:50de croître
48:50et donc c'est là
48:51aussi nos activités
48:53on est de bons conseils
48:54pour mener
48:56ces réflexions
48:56je voudrais qu'on termine
48:58sur l'enjeu social
49:01je crois que vous avez
49:02il y a le baromètre
49:04diversité inclusion
49:05qui existe
49:06et puis qui est
49:07à l'oeuvre aussi
49:08chez BDO France
49:11comment vous le faites évoluer
49:13quels objectifs
49:13vous vous êtes donnés
49:14en la matière
49:16pour diversifier
49:17les talents
49:18diversifier les profils
49:19dans l'entreprise
49:20alors depuis
49:22depuis 5 ans
49:24une de mes convictions
49:26était également
49:27que le monde du conseil
49:28devait s'ouvrir
49:31par le passé
49:32on a eu tendance
49:33à pratiquer l'entre-soi
49:34et à aller recruter
49:36ou à faire évoluer
49:37des profils
49:38qui étaient les mêmes
49:39issus
49:39des mêmes écoles
49:41et donc à créer
49:42des générations
49:43de clones
49:43que ce soit
49:45dans les consultants
49:46que les auditeurs
49:47ou nos autres métiers
49:49d'expertise
49:50donc on a souhaité
49:51ouvrir
49:51les portes du cabinet
49:54déjà à des profils
49:55qui n'avaient pas forcément
49:55accès
49:56donc aller chercher
49:57des personnalités
49:58avec des parcours différents
50:00venant de l'université
50:01issus de reconversion
50:04mais au-delà de ça
50:05on a surtout souhaité
50:09lutter contre
50:10les biais internes
50:11les biais de recrutement
50:12les biais de recrutement
50:14puis c'est vrai
50:14que quand vous avez fait
50:16une certaine école
50:16quand vous voyez quelqu'un
50:17qui a fait la même école
50:19que vous
50:19naturellement
50:20vous allez privilégier
50:21plutôt ce profil
50:22plutôt que quelqu'un
50:23qui a fait
50:24un autre parcours
50:25donc on a
50:26accompagné nos équipes
50:27pour qu'on puisse lutter
50:28contre ces biais
50:30on s'est fixé
50:31des objectifs
50:32et pas uniquement
50:33dans la diversité
50:34des parcours
50:34mais aussi pour
50:36aller chercher
50:37des gens
50:37qui étaient éloignés
50:38de l'emploi
50:39pour pouvoir les former
50:40dans l'entreprise
50:41et leur offrir un CDI
50:42on a fait ça
50:43dans un de nos métiers
50:45notamment les métiers
50:46d'outsourcing
50:46de paye
50:47on est allé chercher
50:49on est partenaire
50:50du sommet de l'inclusion
50:52et de la diversité
50:53où on va
50:54avec nos équipes RH
50:55pour recruter
50:57des personnes
50:58sur place
50:59et aujourd'hui
51:00on pilote
51:01effectivement
51:01vous avez parlé
51:02du baromètre
51:03du baromètre
51:04de la diversité
51:04je crois qu'on a été
51:05une des premières entreprises
51:06à faire ce partenariat
51:07avec la fondation
51:08mosaïque
51:09là aussi
51:10pour avoir
51:10un point de départ
51:11interroger
51:12nos propres collaborateurs
51:13en leur disant
51:14comment est-ce que
51:14vous vivez
51:15la diversité
51:15chez nous
51:16est-ce que vous pensez
51:16que BDO
51:17est un groupe inclusif
51:18et de fait
51:19pouvoir s'améliorer
51:20pouvoir donc pas
51:21et progresser
51:22merci beaucoup
51:23Arnaud Nodan
51:24et à bientôt
51:25sur Bsmart.Change
51:27on passe à notre rubrique
51:28consacrée aux start-up
51:29éco-responsables
51:30tout de suite
51:37Smart ID
51:38c'est notre rubrique
51:39start-up
51:40j'accueille tout de suite
51:41Stéphanie Cara
51:41bonjour
51:42bonjour
51:42bienvenue
51:43vous êtes la directrice
51:44commerciale de Routine
51:45qui a été créée en 2025
51:47avec quelle idée
51:47c'est quoi Routine ?
51:49alors Routine
51:49c'est une start-up
51:50qui a été créée
51:51par deux acteurs
51:53des transports
51:54de la mobilité
51:55et de l'énergie
51:56Total Energy
51:57d'une part
51:57et le groupe RATP
51:58d'autre part
51:59et l'idée de départ
52:00c'était d'accompagner
52:02les entreprises
52:03dans la mobilité quotidienne
52:05de leurs salariés
52:06pour adresser
52:07des enjeux
52:07qui étaient liés
52:08à la décarbonation
52:09d'une part
52:09quand c'est possible
52:11à pouvoir d'achat
52:12et puis à la qualité
52:13de vie au travail
52:14voilà
52:14alors on va expliquer
52:16comment ça marche
52:17mais d'abord peut-être
52:17le constat
52:19l'IFOP nous dit
52:20que 75%
52:21des actifs
52:22utilisent
52:23la voiture
52:23pour se rendre au travail
52:25j'en fais partie
52:26et 76%
52:27considèrent la mobilité
52:28comme une charge mentale
52:29financière
52:30ou organisationnelle
52:31ça c'est une étude
52:33de YouGov
52:34QVT
52:36je reste sur
52:36cette idée
52:37de charge mentale
52:38financière
52:39qu'est-ce que
52:40ça pose
52:42comme difficulté
52:43aux salariés
52:44ces questions
52:44de mobilité
52:46qu'est-ce qui remonte
52:47prioritairement
52:48je pense que déjà
52:48la mobilité
52:49c'est un sujet
52:50du quotidien
52:50et c'est pour ça
52:51qu'aujourd'hui
52:52aussi les entreprises
52:52ont un rôle à jouer
52:53sur ce sujet
52:54c'est un sujet
52:55du quotidien
52:56parce que vous ne pouvez pas
52:57à moins d'être
52:57complètement en télétravail
52:59vous ne pouvez pas
53:00faire l'économie
53:00de venir au bureau
53:02et ça représente
53:03effectivement
53:03c'est une charge
53:04à la fois mentale
53:05pour organiser ses trajets
53:06pour gérer aussi
53:08ses contraintes
53:09du quotidien
53:09et c'est une charge
53:10financière
53:11notamment parce que
53:13les habitudes de transport
53:14elles sont différentes
53:16justement selon
53:17votre contexte
53:18personnel
53:19géographique
53:20et donc
53:21voilà
53:21l'idée c'est de
53:22effectivement au travers
53:23de routines
53:23c'est de pouvoir
53:25en fait
53:25permettre aux employeurs
53:26de s'emparer
53:27de ce sujet là
53:27et de proposer
53:28un avantage social
53:29qui soit équitable
53:30et qui permette
53:31d'adresser l'ensemble
53:31des salariés
53:32alors comment ça marche
53:33alors ça marche
53:33de manière très simple
53:35je dirais qu'on intervient
53:36à la fois
53:37en amont
53:38pour permettre aux entreprises
53:39de structurer
53:40et de piloter
53:41une politique de mobilité
53:43qui soit cohérente
53:44et qui ait du sens
53:44on le fait
53:45en sondant les salariés
53:46sur leurs habitudes
53:47de déplacement
53:48pour leur proposer
53:48une réponse personnalisée
53:49et en aval
53:50en fait
53:51on propose une carte
53:52de paiement
53:52qui va être chargée
53:54par l'employeur
53:54donc l'employeur va allouer
53:56un montant
53:56cette carte de paiement
53:57va permettre aux salariés
53:58de financer ses trajets
53:59quel que soit le mode de transport
54:01ok
54:01et donc c'est cet avantage social
54:03dont vous parliez
54:04oui tout à fait
54:04parce qu'aujourd'hui
54:05en fait finalement
54:09on résume trop souvent
54:10la mobilité
54:11finalement à l'obligation
54:12de l'employeur
54:12qui est la prise en charge
54:13de l'abonnement
54:14de transport en commun
54:14mais la mobilité
54:15elle ne se limite pas
54:16finalement
54:17à cet abonnement
54:17de transport en commun
54:18puisque d'ailleurs
54:18vous l'avez dit
54:19la majorité des français
54:20en fait
54:20se rendent
54:21sur leur lieu de travail
54:22en voiture
54:23donc là l'idée
54:24c'est finalement
54:24de vraiment proposer
54:26une réponse
54:28adaptée
54:29opérationnelle
54:29je dirais
54:29aux besoins des actifs
54:31c'est quoi
54:32il y a un modèle économique
54:34c'est une entreprise
54:35qui gagne de l'argent
54:36comment routine ?
54:38alors nous
54:38on s'adresse aux employeurs
54:40donc aujourd'hui
54:40ce sont les employeurs
54:41qui sont nos clients
54:41on est une offre B2B
54:43on a un modèle
54:44qui est
54:45je dirais
54:46un business model
54:46qui est très lisible
54:47c'est à dire
54:48que c'est un abonnement
54:49par collaborateur
54:50et par an
54:53comment vous assurez
54:54une forme
54:55d'équité
54:57entre les collaborateurs
54:58parce qu'il y a autant
54:59de solutions
55:00de transport
55:01et de déplacement
55:01que de collaborateurs
55:02d'une certaine façon
55:03donc peut-être que
55:05pour certains
55:06qui vont prendre
55:06les transports en commun
55:07il y a plus d'avantages
55:08que pour ceux
55:09qui prennent leur voiture
55:09etc.
55:10comment vous faites
55:10c'est justement
55:12pour ça
55:13que finalement
55:14routine a du sens
55:15et a de l'intérêt
55:16pour les employeurs
55:17aujourd'hui
55:18la mobilité domicile-travail
55:20derrière
55:20elle prend appui
55:21sur des dispositifs
55:23réglementaires
55:24ces dispositifs
55:25aujourd'hui
55:25il y en a certains
55:26qui sont
55:26enfin il y en a un
55:26qui est obligatoire
55:27c'est la prise en charge
55:28légale de l'abonnement
55:29de transport en commun
55:29mais en fait
55:30si on regarde dans les coulisses
55:31il y a d'autres dispositifs
55:32qui s'offrent aux employeurs
55:34et qui sont d'ailleurs
55:35incitatifs
55:36parce qu'ils vont être
55:36exonérés de charges sociales
55:37en revanche
55:38la lecture de ces dispositifs
55:40leur cohabitation
55:40et leur coexistence
55:41en fait est assez compliqué
55:42à mettre en oeuvre
55:43pourquoi ?
55:44parce qu'on est sur
55:45une réglementation
55:46qui est assez peu lisible
55:47qui est en tout cas
55:49assez complexe
55:49et donc nous
55:50on va venir apporter
55:51de la flexibilité
55:52de la simplicité
55:53en fait on dit à l'employeur
55:54vous ne préoccupez pas
55:55finalement de cette réglementation
55:57nous on vous dit simplement
55:57qu'est-ce que vous souhaitez financer
55:59quels sont les besoins
56:00de vos salariés
56:00quels sont leurs usages
56:01et on va donner
56:03à chaque salarié
56:03un budget
56:04qui correspond réellement
56:05à ses besoins
56:06et on va lui proposer
56:07un avantage de mobilité
56:08qui va être personnalisé
56:08par exemple
56:10je ne vais pas vous parler de vélo
56:10en revanche
56:11si vous n'avez pas de voiture
56:12et que vous prenez un vélo
56:13je vais vous proposer
56:14des avantages
56:14qui sont liés
56:15à de la mobilité douce
56:15et il y a des avantages
56:17pour tout type de déplacement
56:18bien sûr
56:19on a découvert
56:21routine grâce à vous
56:22Stéphanie Cara
56:22merci beaucoup
56:23bon vent à routine
56:25merci d'avoir participé
56:26à ce Smart Impact
56:27et merci à vous
56:28de votre fidélité
56:30je vous dis
56:30à demain
56:31sur la chaîne des audacieuses
56:32et les audacieux
56:33salut
56:43merci d'avoir regardé cette vidéo !
56:44merci d'avoir regardé cette vidéo !
56:45merci d'avoir regardé cette vidéo !
56:45merci d'avoir regardé cette vidéo !
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