- il y a 18 heures
La crise du Covid a permis au cabinet d’audit et de conseil BDO de se transformer pour devenir une société à mission et de définir sa raison d’être. Un engagement qui permet à l’ensemble de ses collaborateurs de guider leurs clients vers une transformation plus responsable de leur modèle. Arnaud Nodan, président du directoire de l’entreprise, dresse le bilan de son impact.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose.
00:06Chaque jour, une personnalité qui compte dans notre économie.
00:09Je reçois Arnaud Nodan, bonjour.
00:11Bonjour.
00:11Bienvenue, vous êtes le président du directoire de BDO France.
00:14Vous allez nous présenter en quelques mots, on pose le décor.
00:18Alors BDO France, on est un groupe de conseils et d'audits.
00:21Environ 2500 collaborateurs en France.
00:23On passera les 300 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2026.
00:27On est membre d'un réseau international BDO.
00:29On a des activités partout dans le monde, 160 pays et pas loin de 100 000 collaborateurs sur l'ensemble
00:36des continents.
00:37Notre raison d'être, c'est d'accompagner les entreprises sur l'ensemble de leurs problématiques.
00:42On a dans la maison des experts financiers, des avocats, des experts comptables, des auditeurs.
00:46C'est vraiment un modèle complet de service professionnel pour les entreprises.
00:50Avec une question centrale qu'on se pose souvent dans cette émission,
00:54c'est la question du modèle économique, de la transformation du modèle économique de certaines entreprises.
00:58Vous avez publié une étude réalisée avec l'Institut Choiseul, on en parlera dans un instant.
01:02Je donne quelques chiffres.
01:04Vous avez cité la perspective de dépasser les 300 millions d'euros.
01:07Le chiffre d'affaires 2025, c'était 288 millions avec une croissance de 9%.
01:12Cette dynamique, elle se base sur quoi ?
01:14C'est de la croissance interne ? Ça peut être de la croissance externe ?
01:18Alors les deux, on a effectivement connu une forte croissance depuis 2021.
01:23Il faut savoir que quand j'ai pris mes fonctions, on était en sortie de Covid.
01:28On a profité de ce moment qui a été compliqué et assez challengeant pour beaucoup de gens,
01:35pour se poser la question de notre raison d'être et du rôle qu'on pouvait jouer dans la société
01:40pour être plus utile pour nos clients.
01:41Et donc on a interrogé nos collaborateurs, travaillé avec nos associés
01:46et ce qui nous a amené à adopter la qualité de société à mission fin 2021
01:51avec pour raison d'être d'accompagner la transition de nos clients
01:54et d'essayer d'accélérer cette transition.
01:58Donc assez convaincu qu'on a des enjeux devant nous qui sont extrêmement importants,
02:03que ce soit la transition écologique, que ce soit la rupture technologique,
02:08l'arrivée de l'IA générative.
02:09Et on pense que le rôle du conseil, et dans le conseil on met nos avocats,
02:15nos experts comptables, nos éditeurs, enfin notre rôle de prestataire,
02:18de service intellectuel dans la société, c'est d'être utile à nos clients
02:22et de les aider à se transformer.
02:24Et ça c'est l'une des raisons de la croissance pour vous,
02:26d'avoir défini comme ça une raison d'être, d'être une société à mission ?
02:30Oui, c'est aussi pour ça que je mène beaucoup d'actions dans nos écosystèmes
02:35pour parler de la qualité de société à mission et des effets que ça a eu pour VDO France,
02:38parce que ça a permis de libérer des énergies, ça a permis d'expliquer davantage à nos collaborateurs
02:45le sens de la mission qu'ils faisaient au sein du groupe.
02:49Ça a fait écho à beaucoup d'entrepreneurs, de dirigeants d'entreprises
02:53qui se sont retrouvés dans ce discours et qui donc ont été intéressés de travailler avec nous.
02:57Et donc tous ces éléments nous ont permis de mettre une trajectoire de croissance beaucoup plus importante.
03:04Alors vous parlez de croissance organique, croissance externe, on a fait les deux.
03:07On s'est aussi beaucoup développé par opération de croissance externe,
03:1114 acquisitions depuis 4 ans.
03:14Donc ça a équilibré je dirais 50% de la croissance organique, 50% de la croissance externe
03:19pour notre ambition étant d'être le leader sur le marché des services professionnels en France.
03:24Est-ce que le fait de définir sa raison d'être, c'est justement un moyen de donner une forme
03:28d'homogénéité
03:30à des équipes qui venaient d'entités différentes ?
03:34C'est exactement ça, c'est une excellente question.
03:37Est-ce que c'est un moment de réflexion collective quand on définit sa raison d'être ?
03:41Absolument. Le groupe est né assez récemment dans la sphère, dans notre écosystème,
03:46on est relativement jeune vu que VDO France s'est créé en 2007.
03:50Moi j'ai pris mes fonctions en 2021, un moment où le groupe faisait 130 millions de chiffres d'affaires,
03:56mais avec déjà des opérations de rapprochement entre différents cabinets.
04:00Donc effectivement prendre le temps de définir la raison d'être,
04:03de s'aligner autour d'un but commun, nous a permis réellement,
04:09pour des gens qui sont, notre modèle est pluridisciplinaire,
04:11donc on croit beaucoup aussi dans la diversité des expertises, dans la diversité des parcours,
04:16cette raison d'être et cette mission c'est ce qui nous rassemble tous,
04:18c'est ce qui met en cohérence l'ensemble de nos actions.
04:21Et effectivement aujourd'hui, toutes les décisions stratégiques qui sont prises dans le groupe,
04:24on les prend en cohérence avec la mission,
04:27on se pose la question d'est-ce qu'on est bien aligné avec la mission,
04:30et réellement c'est un des éléments qui nous a permis de faire cette croissance aujourd'hui,
04:34d'être très attractif sur le marché du recrutement.
04:37On a multiplié par 4 le nombre de CV que l'on reçoit aujourd'hui.
04:41C'est une question que vous allez me poser, c'est aussi un facteur de réfractivité.
04:45Ça fait écho dans l'oreille des jeunes générations,
04:49c'est le supplément d'âme quand on cherche à se différencier,
04:52donc c'est utile et créateur de valeur pour nos collaborateurs,
04:57ça parle à nos écosystèmes et surtout ça donne du sens à l'ensemble de nos métiers.
05:02Est-ce que, je reviens sur ce moment de réflexion collective,
05:07est-ce que vous avez eu des surprises ?
05:09Parce que ce n'est pas si facile de définir sa raison d'être,
05:13et voilà, parfois on peut découvrir des éléments de sa propre entreprise,
05:18est-ce que ça vous est arrivé ?
05:20La principale surprise que j'ai eue c'est le niveau d'adhésion,
05:25vu que le dispositif est voté en Assemblée Générale,
05:28et on a eu 95% de votes positifs.
05:32Et ce qui m'a surpris, c'était assez novateur comme concept,
05:39dans une profession qui ne s'était pas tellement posé ses questions du sens, de l'utilité,
05:46on est des métiers d'expertise,
05:48mais de définir collectivement une raison d'être et un but ultime,
05:52au-delà de simplement faire l'émission et délivrer notre expertise à nos clients,
05:56mais vraiment se poser la question de, si on n'existe pas,
06:00en quoi est-ce que le monde sera moins bon ?
06:03C'était quand même assez disruptif.
06:06Et donc d'avoir un tel niveau d'adhésion des associés
06:10a été quelque chose qui m'a très agréablement surpris
06:13et dont on est très fiers aujourd'hui.
06:17La surprise a aussi été l'impact que ça a eu sur le marché.
06:21On a été les premiers à le faire dans notre secteur,
06:23d'autres ont suivi,
06:24mais ça a eu un impact réellement très positif.
06:27Et encore aujourd'hui, presque cinq ans plus tard,
06:31c'est qu'encore au cœur de notre stratégie,
06:34on n'est qu'au début du chemin,
06:36il y a encore énormément de choses que l'on peut faire pour continuer d'incarner cette mission.
06:38C'est-à-dire quand vous répondez à un appel d'offres, vous mettez ça en avant ?
06:41Absolument.
06:42Systématiquement ?
06:42Oui, parce que c'est notre ADN,
06:45c'est notre élément de différenciation,
06:47c'est des convictions.
06:48Moi, je suis convaincu depuis très longtemps
06:50que les entreprises doivent exprimer des convictions,
06:53doivent prendre part au débat de société.
06:56Et donc, je dirais,
06:58ça donne une information très claire sur ces convictions,
07:01ces valeurs.
07:02Et donc, je dirais,
07:03dans un environnement concurrentiel,
07:05je pense que les entreprises qui nous choisissent
07:07ont besoin de savoir à qui elles s'adressent.
07:08Alors, on parlera de transformation des entreprises, de vos clients,
07:12mais je voudrais qu'on se concentre sur votre activité bilan carbone
07:17que vous avez peut-être fait.
07:18Alors, on se dit, bon, c'est un cabinet de conseil,
07:20le bilan carbone, c'est pas énorme.
07:23Mais qu'est-ce que vous avez découvert ?
07:24Et sur quel levier vous agissez, en fait ?
07:26Oui, effectivement, vous l'avez bien dit,
07:28on n'a pas des activités par nature
07:30qui sont très émettrices d'émissions carbone.
07:34Tout est dans le scope 3.
07:35On a évidemment fait notre bilan carbone.
07:38On a un engagement de la mission
07:39qui est sur la réduction de nos émissions.
07:42On a une trajectoire de réduction
07:43qui est certifiée SBTI depuis...
07:45Certifiée par la science.
07:46Depuis quelques mois.
07:48L'enjeu pour nous, c'est les déplacements.
07:50C'est effectivement, c'est les déplacements de collaborateurs,
07:53les déplacements domicile-travail
07:54et puis les déplacements pour aller voir nos clients.
07:57C'est le principal levier sur lequel on doit travailler.
08:02On a mis en place une série d'autres mesures
08:04sur la consommation d'énergie verte.
08:07Mais le gros du sujet étant les déplacements de collaborateurs.
08:09Est-ce que c'est si facile de faire baisser son bilan carbone,
08:12même si, encore une fois,
08:13ce n'est pas une activité très émettrice ?
08:15Voilà, parce qu'il y a des habitudes,
08:17parce qu'il y a des déplacements incompressibles.
08:21Il y a des déplacements qui sont incompressibles, effectivement.
08:24Et c'est aussi ce qu'on dit à nos clients.
08:26Je pense que l'enjeu pour toutes les entreprises,
08:29c'est le scope 3.
08:30Et le scope 3, par définition,
08:31ce n'est pas nos émissions directes,
08:33c'est celle de notre chaîne de valeur.
08:34Donc, on est obligé de travailler en écosystème
08:36pour faire émerger des solutions.
08:39Nous, on s'est beaucoup posé la question sur...
08:41Souvent, on met les acteurs du conseil
08:45à côté des autres entreprises.
08:48Et en fait, c'est un sujet de combat
08:50depuis de nombreuses années.
08:53BDO France est une entreprise comme les autres,
08:55avec ses sujets d'attractivité,
08:56de performance, de compétitivité.
08:59Et donc, à ce titre,
09:01nous aussi, on doit travailler
09:05avec les autres entreprises
09:06sur un écosystème
09:09qui nous permet, à terme,
09:11de réduire nos émissions.
09:13Mais on voulait réellement avoir de l'impact.
09:15Et donc, vous l'avez dit,
09:16on n'est pas, de par la nature de nos activités,
09:19avec un impact négatif très fort.
09:22Donc, ce qu'on a décidé de faire,
09:24on l'a fait très récemment,
09:26c'est qu'on a investi
09:27un million d'euros dans Team for the Planet
09:30parce qu'on voulait réellement
09:32être acteur de la transition.
09:34Et on voulait contribuer
09:36à faire émerger des solutions de rupture
09:38qui permettent à l'économie
09:40de se décarboner plus rapidement.
09:41Est-ce que c'est aussi
09:42pour être aligné en cohérence
09:44avec ce que vous conseillez à vos clients ?
09:46Parce que j'imagine
09:47que vous les conseillez aussi
09:49sur l'évolution de leur modèle économique
09:50et leur impact.
09:50On a des activités de conseil,
09:52effectivement,
09:52pour faire évoluer
09:54les modèles économiques de nos clients
09:55et les aider à décarboner
09:57leurs activités.
09:58Effectivement,
09:59c'était une question d'alignement.
10:01Et finalement, cet investissement,
10:02on a trois pieds aujourd'hui
10:03dans notre politique
10:04qui est la mission de l'entreprise.
10:07Notre fondation BDO for Good,
10:10plutôt sur les sujets
10:11d'impact social
10:13et Team for the Planet
10:14sur l'environnement.
10:16Et effectivement,
10:17c'était une mise en cohérence
10:18de la raison d'être du groupe,
10:19de nos activités
10:21et des sujets
10:22qu'on pouvait porter
10:22pour accélérer
10:24la décarbonation des clients.
10:25Nous allons nous-mêmes investir
10:26pour financer des solutions
10:27qui permettent à l'économie
10:28de se décarboner.
10:29Est-ce qu'il y a une offre spécifique
10:30autour de la durabilité ?
10:33Oui, absolument.
10:34Alors que nous,
10:35on a fait le choix
10:35qu'elle soit transverse.
10:36Beaucoup de cabinets
10:39concurrents
10:40ont créé
10:41des business units,
10:42ESG.
10:43Nous,
10:44on a vraiment mis
10:44de l'expertise ESG
10:46dans l'ensemble
10:46de nos équipes
10:47et formé tous nos collaborateurs
10:49aux questions de durabilité
10:51pour que
10:54nos collaborateurs,
10:55quelle que soit leur activité,
10:56quels que soient les clients,
10:57soient en mesure
10:57d'engager un dialogue
10:59avec les entreprises
11:01sur leur trajectoire
11:02de décarbonation,
11:03sur la résilience
11:04de leur modèle économique.
11:06On parle beaucoup
11:07de décarbonation,
11:07mais assez peu
11:08d'adaptation
11:09au changement climatique.
11:10Est-ce que votre activité
11:14est pérenne
11:15dans un monde
11:16où on va avoir
11:17de plus en plus
11:18de stress hydrique ?
11:19Quand vous êtes
11:20une activité
11:21qui utilise énormément
11:22d'eau pour produire,
11:24vous pouvez vous poser
11:25des questions
11:26qu'est-ce qui se passe
11:26si on met un prix
11:27sur l'eau ?
11:28Ou quand un préfet
11:30prend un arrêté
11:31de restriction
11:33d'usage de l'eau ?
11:34Et donc ces questions-là,
11:34c'est essentiel
11:35que les entreprises
11:36se les posent
11:36et donc on a vraiment
11:37voulu faire en sorte
11:38que tous nos collaborateurs,
11:39quelle que soit leur expertise,
11:40quel que soit leur métier,
11:41puissent avoir ce dialogue
11:42avec les clients.
11:43Alors vous avez dévoilé
11:44il y a quelques jours
11:45une étude réalisée
11:46avec l'Institut Choiseul
11:48comment les entreprises
11:49passent de la transition
11:51à une transformation
11:52de leur modèle économique.
11:54Quel principal enseignement
11:56vous tirez
11:56de cette étude ?
11:58Alors on est effectivement
11:59très fiers de cette étude
12:01et dont je remercie
12:01l'Institut Choiseul
12:02et mon associé
12:03qui a porté cela,
12:04Audrey Leroy.
12:06En plus,
12:06cette étude arrive
12:07à un moment
12:08où on voit,
12:08on parle quand même,
12:10et moi je suis très interpellé
12:11par ça,
12:12on parle de moins en moins
12:13du climat,
12:14on parle de moins en moins
12:14de la transition
12:15et effectivement le backlash
12:16qui nous vient
12:17des Etats-Unis
12:18est important.
12:19Donc c'était un élément,
12:20un symbole assez fort
12:21de remettre
12:23dans le débat économique
12:25le sujet de la durabilité
12:26et de la transformation
12:27des modèles.
12:29Ce que l'on dit
12:30dans cette étude
12:31et les constats
12:32que l'on fait
12:32avec l'ensemble
12:33des personnes
12:33qui ont contribué
12:34à la construction
12:35de cette étude,
12:36c'est qu'effectivement
12:36la durabilité
12:37n'est pas uniquement
12:38un enjeu
12:40de transition
12:41et de reporting
12:43comme ça a pu être
12:45parfois soulevé
12:46par la CSRD,
12:48c'est réellement
12:48un sujet
12:49de compréhension
12:50et d'évolution
12:51d'un modèle économique
12:52et donc là encore
12:54là où les entreprises
12:55ont parfois
12:56vu ça
12:57comme un sujet
12:59annexe
12:59ou parallèle
13:00à leur stratégie,
13:01ce que l'on dit
13:02dans cette étude
13:03c'est que c'est un sujet
13:04de modèle économique
13:05donc particulièrement
13:07structurant
13:07pour les entreprises
13:09et qu'à ce titre-là
13:10ça doit être porté
13:10au plus haut niveau
13:12de la direction
13:13et réellement
13:14comme un sujet
13:15de pérennité
13:16des activités.
13:18Et donc
13:18ce que l'on dit
13:20c'est à minima
13:21les entreprises
13:21aujourd'hui
13:22alors les grandes entreprises
13:23le font évidemment
13:25de par les moyens
13:26qui sont les leurs
13:27puis du fait
13:27de la réglementation
13:28qui les a touchés
13:29mais dire aujourd'hui
13:30n'importe quel entrepreneur
13:31quelle que soit son activité
13:33doit se poser la question
13:34est-ce que mon activité
13:36est durable
13:36dans un monde
13:37où
13:39qui se décarbone
13:40que ce soit choisi
13:42ou que ce soit subi
13:43dans un monde
13:44où effectivement
13:45les catastrophes climatiques
13:48vont être de plus en plus fréquentes
13:49donc stress hydrique
13:51rareté des ressources
13:52prix de l'énergie
13:52qui vont continuer
13:54d'augmenter
13:54et donc
13:55à ce titre-là
13:56comment est-ce que
13:57vous analysez
13:58votre résilience
13:59à cette nouvelle donne
14:01et comment est-ce que
14:01vous transformez
14:02réellement
14:03votre entreprise ?
14:04Avec quelques données
14:05liées à cette étude
14:0678% des entreprises
14:08questionnées
14:09ont des équipes RSE dédiées
14:1167%
14:13et on est au cœur
14:14de ce que vous venez
14:15d'évoquer
14:15ont modifié
14:16leur modèle économique
14:17en trois ans
14:18car 89%
14:19agissent sur le scope
14:203
14:21on a bien compris
14:21que ce scope
14:22était majeur
14:24sur la transformation
14:25du modèle économique
14:26ça me fait penser
14:27à la convention
14:28des entreprises
14:28pour le climat
14:29que vous connaissez
14:30forcément
14:30et qui reprend
14:32en grande partie
14:34ce que vous avez décrit
14:34c'est-à-dire
14:35cette logique
14:35de feuille de route
14:36on réfléchit
14:37à ce qu'on est
14:37pourquoi notre entreprise
14:40existe
14:40à quoi elle sert
14:41dans la société
14:42et comment on peut
14:43faire en sorte
14:44qu'elle ait
14:46des externalités
14:47négatives
14:48moins importantes
14:48voire même
14:49elle puisse
14:49devenir régénérative
14:51devenir régénérative
14:52j'ai bien fait le pitch
14:53je crois
14:53sur les entreprises
14:54pour le climat
14:55mais il y en a
14:56beaucoup
14:57des entreprises
14:57qui vont jusqu'à
14:58transformer
14:59leur modèle économique
15:00parce que c'est quand même
15:01c'est lourd
15:02ce dont on parle
15:02il y a des succès
15:04qu'il faut souligner
15:06on en voit
15:06je ne pensais pas
15:07une majorité
15:08d'entreprises
15:08encore aujourd'hui
15:09vous l'avez dit
15:09aujourd'hui
15:10la majorité
15:11des entreprises
15:12sont sur la réduction
15:13de leur impact
15:14de leur impact
15:15négatif
15:16et la pérennité
15:18de l'entreprise
15:19et les entreprises
15:20qui vont jusqu'à
15:22réellement réfléchir
15:22sur comment est-ce qu'on
15:23devient un modèle
15:25d'entreprise
15:26régénérative
15:26donc qui va créer
15:27des externalités
15:28positives
15:28il y en a moins
15:30mais il y en a
15:30de plus en plus
15:31par contre
15:31je pense que
15:32c'est comme en politique
15:33c'est des questions
15:33de trajectoire
15:34est-ce qu'on est dans le vert
15:36est-ce qu'on est dans le rouge
15:37on voit de plus en plus
15:38d'entreprises
15:39qui vont
15:40qui vont jusque là
15:41donc beaucoup
15:43vous en accompagnez beaucoup
15:44on en accompagne
15:45beaucoup
15:47sur la masse
15:47de nos clients
15:48peut-être pas
15:49mais par contre
15:50on voit de plus en plus
15:51et surtout un mouvement
15:52qui malgré
15:54le fait
15:54qu'on en parle moins
15:55un mouvement
15:56qui continue
15:57qui continue
15:58d'avancer
15:59et des entreprises
16:00qui font des choses
16:01qui font des choses
16:02qui sont très très bonnes
16:03alors moi je
16:03parfois je suis de l'autre côté
16:05du micro
16:05vu que j'anime également
16:07un podcast
16:07dans lequel
16:08j'échange
16:09avec des dirigeants
16:10et je vois
16:11beaucoup d'entreprises
16:12qui font des choix
16:13très forts
16:14d'abandonner
16:14des produits phares
16:16parce qu'ils ont
16:17un impact
16:19environnemental
16:21négatif
16:21et qui
16:23font le choix
16:24de parfois
16:25supprimer
16:26des sources
16:27de revenus
16:27et de rentabilité
16:28pour créer
16:29de nouveaux produits
16:30plus alignés
16:31avec les limites planétaires
16:33et donc ça
16:33voilà
16:34c'est des bons invités
16:35je pense pour vous
16:36pour les prochaines émissions
16:37vous allez nous en envoyer
16:38quelques-uns
16:38avec plaisir
16:39je vais piocher
16:40dans votre podcast
16:41on était au sommet
16:43de la mesure d'impact
16:43il y a quelques jours
16:45à quel point
16:46c'est important
16:47de savoir
16:48mesurer
16:49pour bien piloter
16:50les transformations
16:51dont on parle aujourd'hui
16:52je pense que c'est fondamental
16:53et c'est ce en quoi
16:55CSRD
16:56l'idée d'un reporting
16:57unifié pour les entreprises
16:59était une bonne idée
17:00on ne pilote pas
17:02de toute manière
17:02ce qu'on ne mesure pas
17:03donc on ne peut pas piloter
17:05si on n'a pas une mesure exacte
17:07et un point de départ
17:08pour pouvoir fixer
17:09une trajectoire
17:09donc les entreprises
17:11ça a commencé
17:12avec le bilan carbone
17:13et c'est fondamental
17:15que les entreprises
17:16fassent un bilan carbone
17:17déjà pour comprendre
17:18pour pouvoir avancer
17:19sur une trajectoire
17:20mais sur l'ensemble
17:20des KPI et ESG
17:23que doivent piloter
17:24une entreprise
17:25effectivement la mesure
17:26est la première étape
17:26et c'est absolument fondamental
17:27sauf que
17:28vous parliez du backlash
17:29du retour de bâton
17:30il n'est pas seulement américain
17:31il est aussi européen
17:32la CSRD
17:33elle a été en partie
17:35vidée de son ambition
17:37oui absolument
17:38est-ce que tiens
17:39pardon alors là
17:40je reviens à une question
17:40purement business
17:41est-ce que ça vous a fait
17:42perdre du business
17:42oui alors évidemment
17:45évidemment
17:47après avec mes associés
17:49on avait pris une position
17:51publique assez forte
17:52envers la CSRD
17:53c'est-à-dire
17:53l'idée de départ
17:55était effectivement très bonne
17:56et on soutient le fait
17:57qu'il y ait
17:58des indicateurs ESG
18:00pour toutes les entreprises
18:02qui soient
18:03qui soient produits
18:04et qui soient publiques
18:05mais c'était trop compliqué
18:06c'était pour
18:08c'était trop compliqué
18:09trop d'indicateurs
18:12des sujets
18:13de parfois données
18:13stratégiques
18:15qui sont
18:15qui sont publiés
18:16dans un monde
18:18où la France
18:19avait surtransposé
18:20par rapport
18:21à d'autres pays
18:21qui n'avaient pas encore
18:23transposé
18:23donc ça amenait
18:24à fournir
18:25des informations
18:26sur des CAPEX
18:27stratégiques
18:27potentiellement
18:28à des concurrents
18:29donc on était allé
18:31trop loin
18:31je pense
18:32dans la complexité
18:33du texte
18:34la taxonomie européenne
18:35était quelque chose
18:35d'extrêmement complexe
18:36à mettre en place
18:38pour des groupes
18:39et parfois peu adapté
18:40à certaines entreprises
18:41et pour des ETI
18:42pour des PME
18:43effectivement
18:43j'entends l'argument
18:44mais est-ce qu'on n'est pas
18:45allé trop loin
18:46dans le recul d'ambition
18:48si si
18:49et je pense qu'au final
18:50tout le monde est perdant
18:50les grands groupes
18:51continuent d'appliquer
18:52le texte
18:53et on a sorti du scope
18:55une grosse partie
18:56des entreprises
18:56qui de fait
18:57ne produis pas
18:58donc on aurait certainement
18:59mieux fait
18:59d'imposer
19:01un reporting
19:02à l'ensemble
19:03des entreprises
19:04mais avec un nombre
19:05d'indicateurs réduits
19:06en comprenant bien
19:07les impacts
19:08que ça pouvait avoir
19:09on accompagne énormément
19:11de PME
19:11et d'ETI
19:12et
19:13CSRD
19:14voilà
19:15était un coup
19:15extrêmement fort
19:16pour ces entreprises
19:18donc
19:19il est important
19:20de revoir
19:20l'ambition
19:22mais encore une fois
19:23que les entreprises
19:24suivent
19:25des indicateurs ESG
19:27est fondamental
19:27et d'ailleurs
19:27on le voit
19:28les banques
19:29les financeurs
19:30demandent
19:31de plus en plus
19:32d'informations
19:33liées à la performance
19:34extra-financière
19:35des entreprises
19:36donc ça continue
19:37d'avancer
19:37et alors justement
19:39on parle des PME
19:39on avait la semaine
19:40dernière à votre place
19:42Catherine Guerniou
19:43qui est vice-présidente
19:44déléguée de la CPME
19:46qui dirige la fenêtrière
19:47et voici sa question
19:49Bonjour Arnaud
19:50et bien moi
19:51la question
19:52que j'ai envie
19:52de vous poser
19:53comme vous êtes
19:53un acteur du conseil
19:55pour les entreprises
19:57comment être plus robuste
19:59en cette période
20:00qui fluctue
20:01de plus en plus
20:03pour nous
20:03les PME
20:04la robustesse
20:06des PME
20:06est-ce qu'elle passe
20:07parce que
20:08effectivement
20:09la transformation
20:10dont on parle
20:11depuis le début
20:12de cet entretien
20:13elle est complexe
20:14elle peut avoir
20:14des coûts
20:15les PME
20:16n'ont pas forcément
20:16les talents
20:18ou les compétences
20:19internes
20:20pour la mener
20:21comment rester robuste
20:23et puis peut-être
20:24avoir une ambition
20:24quand même
20:25de transformation
20:26malgré tout
20:27Oui
20:28merci beaucoup
20:29pour la question
20:31il est vrai
20:31qu'on vit une période
20:33extrêmement complexe
20:34pour les entreprises
20:35et d'autant plus
20:36pour les PME
20:38je pense qu'il faut
20:39il faut également
20:40admettre
20:41qu'on est rentré
20:42dans un monde
20:42où les crises
20:43se multiplient
20:43où finalement
20:44on est dans un état
20:45de crise
20:46quasiment permanent
20:47et donc
20:49voilà
20:49comprendre
20:50que maintenant
20:51piloter l'entreprise
20:52c'est accepter
20:52d'être dans un environnement
20:55qui change
20:56qui change très vite
20:57et qui est particulièrement
20:59contraint
20:59donc piloter l'entreprise
21:00dans un cadre
21:01comme celui-là
21:02nécessite
21:03d'adapter
21:04la manière
21:05dont on pilote
21:06l'entreprise
21:06pour autant
21:08de continuer
21:09à faire de la croissance
21:10moi je dirige
21:12une commission
21:12notamment au sein
21:13du métier
21:13sur les PME
21:15de croissance
21:15et on a aussi fait
21:17de la croissance
21:17de taille intermédiaire
21:19et on a aussi fait
21:21de la croissance
21:21des entreprises
21:22un combat
21:23dans le sens
21:24où pour nous
21:25une entreprise
21:25qui ne fait pas
21:26de la croissance
21:26c'est une entreprise
21:28qui ne va pas bien
21:28on a des PME
21:29très robustes
21:30en France
21:31et qui peuvent
21:32devenir des ETI
21:33on a besoin
21:34d'avoir davantage
21:35d'ETI
21:36donc la croissance
21:38des entreprises
21:38est fondamentale
21:39alors maintenant
21:40comment faire
21:41pour renforcer
21:43la robustesse
21:43des PME
21:44dans un environnement
21:45comme celui-là
21:45je dirais
21:46le premier conseil
21:47qu'on donne à nos clients
21:48c'est de dégager
21:49des marges de manœuvre
21:50effectivement
21:50on est dans un monde
21:51où la rigueur budgétaire
21:54la rigueur financière
21:55le pilotage
21:56du cash
21:57est absolument
21:58fondamental
21:59pour
22:00voilà
22:01dégager
22:02des capacités
22:03d'investissement
22:04et pouvoir
22:04continuer à investir
22:05je pense que
22:06l'investissement
22:07je comprends
22:08beaucoup de dirigeants
22:09d'entreprises
22:09qui sont dans une forme
22:11d'attentisme
22:12qui ont
22:12des craintes
22:14sur
22:14l'environnement
22:16géopolitique mondial
22:17sur notre propre
22:18environnement
22:19politique en France
22:20avec l'arrivée
22:21de la présidentielle
22:22dans un peu plus
22:24de 12 mois
22:25qui gèlent en général
22:26les décisions
22:27des entreprises
22:28pour autant
22:30les entreprises
22:31doivent se transformer
22:33la transition
22:34écologique
22:35doit continuer
22:36les ruptures
22:38digitales
22:38l'arrivée
22:39de l'IA
22:39générative
22:40et les sujets
22:42de compétitivité
22:43tout simplement
22:43aussi
22:44amènent à ce que
22:45les entreprises
22:45doivent continuer
22:46à se développer
22:47donc
22:48la rigueur
22:49budgétaire
22:50le pilotage
22:51de l'entreprise
22:52la gestion
22:53du cash
22:54continuer
22:55à investir
22:56et donc
22:57dans un environnement
22:59contraint
23:00il y a des risques
23:01il y a des opportunités
23:02on a malgré tout
23:03des opportunités
23:04de croissance externe
23:05des rapprochements
23:07entre entreprises
23:07pour les rendre
23:08plus robustes
23:09et plus compétitives
23:10sont aussi très utiles
23:12donc je pense
23:12que c'est le bon moment
23:13de se poser les questions
23:15de comment est-ce qu'on revoit
23:17notre plan stratégique
23:17comment est-ce qu'on trouve
23:18nos nouveaux leviers
23:19de croissance
23:20comment est-ce qu'on peut
23:21rebâtir
23:22des programmes
23:23de R&D
23:23pour être plus compétitif
23:25et pour continuer
23:26de croître
23:26et donc c'est là
23:27aussi nos activités
23:29on est de bons conseils
23:30pour mener
23:31ces réflexions
23:32je voudrais
23:33qu'on termine
23:34sur l'enjeu social
23:37je crois que vous avez
23:38il y a le baromètre
23:39diversité inclusion
23:41qui existe
23:42et puis qui est
23:43à l'oeuvre aussi
23:44chez BDO France
23:47comment vous le faites évoluer
23:49quels objectifs
23:49vous vous êtes donnés
23:50en la matière
23:52pour diversifier
23:53les talents
23:54diversifier les profils
23:55dans l'entreprise
23:56alors depuis
23:58depuis 5 ans
24:00une de mes convictions
24:02était également
24:02que le monde du conseil
24:04devait s'ouvrir
24:07par le passé
24:08on a eu tendance
24:09à pratiquer l'entre-soi
24:10et à aller recruter
24:12ou à faire évoluer
24:13des profils
24:13qui étaient les mêmes
24:15issus
24:15des mêmes écoles
24:17et donc à créer
24:18des générations
24:19de clones
24:19que ce soit
24:21dans les consultants
24:22que les auditeurs
24:23ou nos autres métiers
24:25d'expertise
24:25donc on a souhaité
24:27ouvrir les portes
24:29du cabinet
24:30déjà à des profils
24:31qui n'avaient pas
24:31forcément accès
24:32donc aller chercher
24:33des personnalités
24:34avec des parcours
24:34différents
24:36venant de l'université
24:37issus de reconversion
24:40mais au-delà de ça
24:41on a surtout souhaité
24:45lutter contre les biais
24:46internes
24:47des biais de recrutement
24:48et puis c'est vrai
24:50que quand vous avez fait
24:51une certaine école
24:52quand vous voyez
24:53quelqu'un qui a fait
24:54la même école que vous
24:55naturellement
24:56vous allez privilégier
24:57plutôt ce profil
24:58plutôt que quelqu'un
24:59qui a fait
25:00un autre parcours
25:01donc on a accompagné
25:03nos équipes
25:03pour qu'on puisse lutter
25:04contre ces biais
25:06on s'est fixé
25:07des objectifs
25:08et pas uniquement
25:09dans la diversité
25:10des parcours
25:10mais aussi pour
25:11aller chercher
25:12des gens
25:13qui étaient éloignés
25:14de l'emploi
25:15pour pouvoir les former
25:16dans l'entreprise
25:17et leur offrir un CDI
25:18on a fait ça
25:19dans un de nos métiers
25:21notamment les métiers
25:22d'outsourcing de paye
25:23on est allé chercher
25:25et on est partenaire
25:26du sommet de l'inclusion
25:28et de la diversité
25:29où on va
25:30avec nos équipes RH
25:31pour recruter
25:33des personnes
25:34sur place
25:35et aujourd'hui
25:36on pilote
25:37effectivement
25:37vous avez parlé
25:38du baromètre
25:39du baromètre
25:40de la diversité
25:40je crois qu'on a été
25:41une des premières entreprises
25:42à faire ce partenariat
25:43avec la Fondation Mosaïque
25:45là aussi
25:45pour avoir un point de départ
25:47et interroger
25:48nos propres collaborateurs
25:49en leur disant
25:49comment est-ce que vous vivez
25:51la diversité chez nous
25:52est-ce que vous pensez
25:52que BDO
25:53est un groupe inclusif
25:54et de fait
25:55pouvoir s'améliorer
25:56pouvoir donc pas
25:57et progresser
25:58merci beaucoup
25:59Arnaud Nodan
26:00et à bientôt
26:01sur Bismarck.com
26:02Merci pour l'invitation
26:03on passe à notre rubrique
26:04consacrée aux startups
26:05éco-responsables
26:06tout de suite
26:06Merci pour l'invitation
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