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  • il y a 11 heures
Ce samedi 25 avril, Marc Rossat-Mignod, directeur général délégué de Botanic, François Valadas, directeur des solutions data France chez VusionGroup, et Juliette Poiret, cofondatrice de La Tournée, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:09Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver ici sur BFM Business pour votre émission Focus Retail.
00:15Et au programme aujourd'hui, on décrypte le marché du jardinage après le ralentissement connu post-Covid.
00:21Comment se porte le secteur ? Quels sont les nouveaux relais de croissance ?
00:24Nous en parlerons avec mon invité, Macro Saminio, il est directeur général délégué de Botanique.
00:31Et puis pour le pitch de la start-up cette semaine, une actu de taille dans le secteur des courses
00:35à domicile et de la conserve.
00:37La tournée fusionne avec le fourgon. J'aurai le plaisir de recevoir Juliette Poiré.
00:41Elle nous dévoilera l'ambition et surtout les coulisses de cette consolidation entre ces deux acteurs.
00:47Focus Retail, c'est parti.
00:50Focus Retail, l'interview.
00:54Et j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Marc-Rossa Mignot.
00:58Vous êtes le directeur général délégué de Botanique.
01:01A mes côtés, notre expert retail cette semaine, c'est vous, François.
01:03François Valadas, vous êtes directeur des solutions Data de Fusion.
01:07Alors aujourd'hui, on parle de Botanique, qui est une chaîne de jardinerie créée en 1995 en Haute-Savoie.
01:14Aujourd'hui, vous avez un réseau de 80 jardineries, d'une soixantaine d'animaleries.
01:19Alors même si le secteur des jardineries est loin d'être en crise, il est tout de même sous pression.
01:24Il a reculé d'un pour cent l'an dernier, selon la Fédération du secteur.
01:28C'est une baisse qui est légère et qui survient après des années fastes pendant le Covid.
01:33Comment se porte Botanique ?
01:35Botanique se porte bien.
01:36Botanique se développe avec une villéité à grandir en France.
01:41On a besoin d'étendre notre notoriété nationale, donc d'aller vers l'ouest.
01:45C'est ce qu'on est en train de faire, puisqu'on vient d'ouvrir quatre jardineries.
01:48Enfin, on a racheté quatre et d'en ouvrir une cinquième depuis le début de l'année.
01:52Alors on va revenir dans le détail de toutes ces ouvertures.
01:55Vous êtes situé plutôt où, vous, en France ?
01:58Alors nous, c'est une entreprise familiale botanique née en région de Savoie, au pays de Savoie.
02:02Donc qui a essémé en grandissant dans l'est, autour d'abord Rhône-Alpes, ensuite l'est, le nord, le
02:09sud.
02:09Donc on est très présent du nord au sud.
02:11Et on commence à être présent quand même à l'ouest.
02:13On a des points de vente à l'ouest.
02:14Mais effectivement, nous sommes une entreprise savoyarde.
02:17Et plutôt dans les zones de périphérie ?
02:19Vous êtes moins présent dans les centres-villes ?
02:21Plutôt dans les zones de périphérie urbaine, oui.
02:23Et dans les villes secondaires ?
02:25Les grosses villes et les villes secondaires.
02:27Les grosses villes.
02:28Alors la période des beaux jours commence.
02:30Un climat favorable aux achats pour le jardin.
02:32Mais le pouvoir d'achat reste tout de même en tension.
02:36Est-ce que vous avez noté un changement dans les dépenses des Français ?
02:39Est-ce qu'on consomme de la même manière ?
02:41Alors récemment, pas tant que ça.
02:42C'est vrai qu'on a eu une période très faste, vous le disiez, Eva, après le Covid.
02:47Beaucoup de télétravail.
02:49Beaucoup de personnes sont restées chez elles, qui avaient envie de jardiner,
02:52qui avaient envie de mettre des plantes chez elles.
02:53C'était très favorable aux jardineries.
02:55C'est très favorable à la botanique.
02:56Et puis ensuite, malgré tout, une crise qu'on connaît tous.
02:59Et notamment une crise de l'immobilier.
03:02Qui a un impact sur le commerce de la maison, de la jardinerie.
03:06Néanmoins, il y a un gros engouement pour la nature qui perdure.
03:10Et c'est ce qui fait que la consommation continue à être bonne, malgré tout.
03:15Ça vous a demandé de réorganiser votre offre, ça, ce changement-là ?
03:21Surtout, c'est une adaptation au climat qui fait qu'on réorganise notre offre.
03:25Parce qu'au-delà de la crise qu'on a pu connaître, j'allais dire géopolitique, inflation, qu'on a
03:30tous connue.
03:31D'ailleurs, il y a aussi eu des crises de climat, notamment en 2022, qui a beaucoup marqué.
03:35Avec un été très très chaud, qui ont des conséquences pour les jardins, pour les plantes.
03:39Donc on a beaucoup travaillé avec notre jardin de demain, justement, pour aider à la création d'espaces de vie
03:44résilients.
03:45C'est ce qu'on propose aux consommateurs, à nos clients, pour s'adapter à un climat qui bouge,
03:49tout autant que tout ce qui peut bouger d'un point de vue géopolitique.
03:52Alors justement, on va revenir, parce que vous avez mis en place un concept, justement,
03:56qui répond à toutes ces problématiques-là.
03:58Un point, quand même, sur l'actualité.
04:00Aujourd'hui, vous avez eu, effectivement, il y a trois ans, ces répercussions de la guerre en Ukraine.
04:05Aujourd'hui, il y a ce conflit au Moyen-Orient.
04:08Les Français font des arbitrages.
04:10On a eu des chiffres, la semaine passée, sur comment est-ce que les Français arbitrent.
04:14Est-ce que vous le ressentez, vous, dans votre panier moyen, en ce moment ?
04:18Alors, pas spécialement pour l'instant.
04:20C'est assez récent, je dirais pas tellement de point de vue récent.
04:23Et surtout, nous, c'est la météo qui a influé également beaucoup.
04:25Donc, c'est difficile à lire.
04:27Parce que comme on a un début de saison qui est plutôt favorable en termes de météo,
04:30peut-être qu'il y a un petit ralentissement qu'on voit ou qu'on voit peu,
04:34parce qu'on a une météo plutôt favorable.
04:36Pour l'instant, on ne note pas de ralentissement majeur,
04:39mais on pressent bien des conséquences tout autres de cette guerre au Moyen-Orient.
04:44Et oui, justement, sur l'énergie, sur les engrais, sur l'emballage.
04:49Comment est-ce que vous arrivez à gérer tout ça ?
04:51Avant tout, sur le transport, parce qu'on vend avant tout des végétaux.
04:54Notre métier, c'est d'être des spécialistes de la flore et de la faune.
04:58Et donc, avant tout, les végétaux.
05:00Donc, les producteurs de végétaux sont assez tributaires d'énergie.
05:04Il y a du transport.
05:05Le transport est une part importante du coût du végétal.
05:07Donc ça, on sent bien.
05:08Déjà, on a déjà des répercussions du coût du transport du végétal.
05:12Et puis, il y a effectivement quelques répercussions sur le plastique.
05:15Après, nous, on a pas mal travaillé sur notre offre, une offre durable et engagée.
05:19Et on est un peu moins tributaires sur le plastique polypropylène,
05:23puisqu'on a déjà travaillé sur des alternatives, notamment plastique recyclé,
05:27notamment sur toute la partie peau, puisqu'on a organisé une filière de recyclage des peaux.
05:33Donc, on a repris plus de 144 tonnes depuis plusieurs années de peaux de consommateurs, de clients,
05:39qui nous les ont ramenés, qu'on a retransformées en peaux éco-citoyens.
05:42On a vendu plus de 50 000 peaux éco-citoyens.
05:44Donc là, on est dans une filière de recyclage, j'allais dire.
05:47Donc, c'est vrai que quand on a ces alternatives-là au plastique, on ressent moins les effets.
05:51Mais malgré tout, on a quand même des produits encore en plastique.
05:53Et donc, oui, il y aura un effet qu'on ne ressent pas encore aujourd'hui.
05:56Mais on pense qu'il y aura un effet, bien sûr.
05:58Ce que vous nous citez, ces choses que vous avez mises en place,
06:01ça rentre dans votre plan demain, ambition en tout cas 2030.
06:06C'est ce qui vous a aussi poussé à mettre au point un nouveau concept
06:09qui s'adapte au changement climatique ?
06:12Oui, alors, ce qui nous guide, c'est même plus que ça.
06:14C'est notre raison d'être.
06:14On est société à mission depuis 2021.
06:17Notre raison d'être, c'est ensemble, retrouver le chemin de la nature.
06:20Et on essaie de...
06:21C'est ce qui nous guide, d'un point de vue commercial,
06:24pour emmener le plus grand monde sur le chemin de la nature.
06:26Emmener le plus grand monde sur le chemin de la nature,
06:28par le jardin, par la maison,
06:30faire rentrer la nature à l'intérieur de la maison,
06:32via son animal ou via son alimentation,
06:34puisque les jardins botaniques vendent aussi des produits d'alimentation bio
06:38depuis de nombreuses années, depuis 2008.
06:42Donc voilà, j'allais dire, c'est un ensemble.
06:44Ce projet, c'est un ensemble.
06:45Et depuis 2008, vous vendez des articles pour les animaux de compagnie,
06:49mais vous avez aussi vos animaleries en parallèle.
06:53Vous en avez une soixantaine.
06:54Ça, c'est quelque chose que vous avez mis en place très tôt ou c'est récent ?
06:58Non, c'est mis en place il y a plusieurs années.
07:01Aujourd'hui, ce sont des animeries spécialisées.
07:03Le botanique, c'est une jardinerie qui a pris quatre secteurs,
07:05tandis que les Médor et compagnie ne vendent que des articles pour les animaux.
07:09Et bio également ?
07:10Pas bio, spécifiquement.
07:13Mais en tout cas, qui permettent à l'animal de s'épanouir le plus possible.
07:18Ça, c'est un relais de croissance assez important,
07:21le business des animaux de compagnie.
07:22On le voit, ça fonctionne plutôt bien.
07:24Ça, ça représente quoi sur votre chiffre d'affaires, les animaux de compagnie ?
07:27C'est à peu près 20% du chiffre d'affaires du groupe.
07:31François ?
07:31Alors justement, par rapport à la concurrence qu'il peut y avoir sur les différents domaines,
07:35quelles innovations vous avez mis ou vous allez mettre en place
07:38pour faire revenir les clients, pour les fidéliser,
07:40comme la carte Club Botanique ?
07:42Qu'est-ce que vous avez en tête là-dessus ?
07:43En fait, la clé pour nous, de notre commerce,
07:47au-delà d'une offre durable et engagée, dont nous parlions tout à l'heure,
07:49c'est la relation.
07:52On travaille à une signature relationnelle particulière
07:54et notamment le sujet d'entrer en conversation avec nos clients.
07:58Moi, je suis convaincu que si on se contente d'être des référenceurs
08:02qui alignent des produits,
08:04en tout cas, c'est les distributeurs spécialisés
08:05qui se contenteront de faire ce travail dans les années à venir,
08:08ne seront plus là dans quelques années.
08:09Je suis convaincu que le modèle du commerce spécialisé
08:12passe par la relation.
08:13En tout cas, chez Botanique, c'est notre conviction profonde.
08:15C'est un des piliers de notre raison d'être.
08:19Donc, l'entrée en conversation, la pédagogie,
08:24chaque client qui échange avec un conseiller
08:26doit repartir en ayant appris quelque chose.
08:28En tout cas, c'est ce qu'on essaie de faire.
08:30C'est ça qui crée la fidélisation,
08:31au-delà des rémunérations clients qu'on peut faire
08:34via des programmes transactionnels qu'on connaît
08:36dans les programmes fidélité que nous avons aussi,
08:40mais comme d'autres enseignes d'ailleurs.
08:42Mais j'allais dire, pour moi, la transaction n'est pas suffisante.
08:45– Et vous arrivez à recruter justement ce personnel
08:49très au fait des pratiques de la jardinerie ?
08:53– On les recrute et puis on les forme.
08:55Cette année, on va former 800 personnes sur notre programme
08:58qu'on appelle le jardin de demain,
08:59donc toute la partie jardin adapté au changement climatique.
09:02Donc, on les recrute parce qu'il y a quand même des jeunes
09:04qui se forment dans des écoles horticoles,
09:07de moins en moins, mais il y en a encore.
09:09Et puis, on les forme, souvent on les forme.
09:11Et puis, ça se passe à la fois sur le terrain,
09:13c'est du compagnonnage, via les équipes historiques.
09:16On a des équipes qui sont historiques, engagées,
09:19et puis par des programmes de formation qu'on développe.
09:21– Mais François a raison, j'appuie sur son point.
09:24Qu'est-ce qui fait la différence entre Botanique
09:26et tous vos concurrents, Gammes Verts, Jardiland, Truffaut ?
09:29Il y a aussi la grande distribution qui prend de plus en plus de place
09:32sur ce secteur-là.
09:33À part la relation client, qu'est-ce qui fait qu'on va chez Botanique ?
09:36– Le caractère de notre offre durable et engagée,
09:39et je vais vous donner quelques exemples.
09:40On a la seule enseigne aujourd'hui
09:41qui commercialise 95% de nos plants potagers
09:44en agriculture biologique, par exemple.
09:47– Donc, c'est plutôt le bio, la différence sur le bio ?
09:48– Le bio, ou en tout cas, le naturel ou le bio,
09:50quand on peut le faire, ou le fleur de France.
09:53Aujourd'hui, sur le magasin de Camblane
09:54qu'on vient d'ouvrir dans l'agglomération de Bordeaux,
09:56on ne propose une fleuristerie que 100% fleurs françaises.
10:01Donc, aujourd'hui, c'est assez novateur.
10:02On connaît des polémiques qu'il y a pu y avoir
10:05autour des fleurs importées de loin.
10:08Aujourd'hui, par exemple, dans cette jardinerie,
10:10on a lancé un concept de fleurs 100% France.
10:12On est sûr, si on vient chez Botanique Camblane,
10:15de ne trouver que des fleurs de France.
10:17– Alors, je rebondis sur ce que vous dites,
10:19c'est intéressant.
10:19Effectivement, vous avez rallié cette année
10:22cinq nouveaux magasins,
10:24dont des jardineries familiales,
10:26comme Lelane, dans la région de Bordeaux,
10:28que je connais tout particulièrement.
10:30J'ai découvert Botanique comme ça,
10:32puisqu'on m'a dit un jour
10:33qu'effectivement, c'était racheté par Botanique.
10:36Ça, ça fait partie de votre nouvelle stratégie de développement,
10:39d'aller racheter des jardineries ?
10:41– En tout cas, pour emmener le plus grand monde
10:43sur le chemin de la nature,
10:45c'est notre projet,
10:46quel que soit son niveau d'avancement
10:47sur le chemin de la nature,
10:48il faut être proche des territoires,
10:50il faut être proche des zones géographiques.
10:52Je vous l'ai dit, notre commerce,
10:53c'est un commerce humain,
10:54ça passe par nos hommes, par la relation.
10:56Pour ce faire, il faut être présent dans les territoires.
10:58On est, je le disais en introduction,
11:00nous sommes très présents à l'Est, au Nord, au Sud,
11:02pas encore assez à l'Ouest.
11:03Donc effectivement, ces rachats de jardineries,
11:05ils visent à être présents à Bordeaux, à Lille,
11:07puisqu'on a racheté des jardineries à Lille au printemps.
11:09– Mais donc plutôt des rachats
11:10que de s'installer de but en blanc ?
11:13– Alors, on le fait,
11:13on a ouvert le magasin de Camblane et Ménac au mois de mars,
11:16mais aujourd'hui, ouvrir des grandes surfaces en France,
11:19c'est compliqué.
11:20En tout cas, ça demande un schéma administratif long et compliqué.
11:24Et aujourd'hui, il y a des jardineries indépendantes
11:26qui parfois sont à vente, c'était le cas de Bordeaux,
11:28c'était le cas de Lille.
11:30Souvent, ce sont des rencontres humaines.
11:32Et puis souvent, ce sont des spécialistes du végétal.
11:35Donc nous, on s'appuie aussi sur ces compétences-là.
11:37En tout cas, c'était le cas chez le LAN,
11:38que vous connaissez, un vrai spécialiste du végétal,
11:40une référence du végétal sur Bordeaux.
11:42– Et dans ces cas-là, vous gardez tous les salariés,
11:44vous gardez toute l'offre ?
11:45– Tous les salariés,
11:45et on intègre effectivement une grande partie de l'offre.
11:49C'est travailler la patience,
11:50c'est-à-dire qu'on n'arrive pas avec nos gammes botaniques.
11:53Bien sûr qu'on va les amener, les gammes botaniques,
11:55mais on ne fait pas, excusez-moi l'expression, un R-A-Z,
11:57c'est-à-dire qu'on prend le temps,
11:58on garde les gammes existantes,
12:00parce que dans ces jardins, il y a des hommes et des femmes
12:02qu'on respecte, qu'il faut intégrer,
12:04puis il y a des clients qui sont habitués à un certain nombre de produits.
12:06On a appris avec le temps,
12:07et ça n'a pas toujours été le cas.
12:09– D'accord.
12:09Alors, il y a un segment qui prend de plus en plus de place aussi chez vous,
12:12c'est l'alimentation, l'alimentation bio.
12:14Vous avez d'ailleurs déployé des corners La Vie Clair
12:17dans certains de vos magasins.
12:19Quelle est l'ambition de ce partenariat avec La Vie Clair ?
12:22– Alors, cette ambition, elle est née en 2008,
12:24puisqu'en 2008, on a commencé à ouvrir ce qu'on appelle
12:26des marchés bio dans nos magasins,
12:27donc à vendre de l'alimentation bio,
12:29pour faire le lien entre la graine et l'assiette,
12:32le potager et puis le bien manger.
12:35Pourquoi est-ce que ce partenariat avec La Vie Clair aujourd'hui ?
12:38Aujourd'hui, pour aller plus vite, pour aller plus fort,
12:41pour être plus crédible, on s'associe à un partenaire
12:43qui a 80 années d'expérience.
12:45La Vie Clair, c'est 80 ans, avec des sélections importantes,
12:49en tout cas des cahiers des charges très exigeants,
12:51un savoir-faire, une marque qui a une notoriété certaine,
12:55une entreprise à mission, une société à mission,
12:57comme Botanique, des valeurs humaines proches.
13:00Donc, on s'associe à cette marque connue,
13:02justement pour faire perdurer l'histoire du marché bio chez Botanique,
13:06mais via La Vie Clair.
13:07– D'accord, et pas en propre personnellement ?
13:09– Alors, c'est une franchise, donc aujourd'hui,
13:11on a la franchise La Vie Clair, ce sont nos équipes qui exploitent,
13:13ce sont nos équipes qui connaissent le bio,
13:15puisqu'on a déjà des marchés bio dans nos magasins,
13:18mais sous marque La Vie Clair.
13:19Donc, on a quatre tests aujourd'hui en France,
13:21d'ailleurs, un des quatrièmes ouvre demain,
13:23à Gaillard, près d'Annemas.
13:26Voilà, c'est ça le sens du partenariat avec La Vie Clair.
13:28– François ?
13:29– Et donc, dans ces leviers de croissance,
13:30vous avez donc cette diversification à travers La Vie Clair,
13:33c'est l'offre, c'est le panier moyen que vous développez,
13:36et quelle est la place là-dedans du online et du e-commerce ?
13:40– Alors, ce qu'on veut développer avec La Vie Clair,
13:42c'est la notoriété,
13:43parce qu'une notoriété sur l'alimentaire de Botanique,
13:45elle n'est pas très élevée,
13:46on a une grosse notoriété sur le jardin,
13:48sur l'animal, moins sur l'alimentaire.
13:49C'est moins logique de rentrer dans une jardinerie
13:52pour faire ses courses alimentaires,
13:53donc on voudrait mailler ces deux marques,
13:57qui sont deux marques fortes,
13:58Botanique et La Vie Clair.
14:00Le online, aujourd'hui,
14:02c'est évidemment un complément indispensable,
14:05c'est-à-dire qu'on a un certain nombre de choses à faire,
14:07on a des sites internet, botanique.com, maideur.com,
14:10on a racheté il y a quelques années
14:11un site qui s'appelle Aquastore et Aqualike,
14:14qui est le leader en France de l'aquariophilie,
14:15qui donc fait ma partie intégrante du groupe.
14:17Mais l'objectif de tout ça,
14:18c'est de mailler le physique et le digital,
14:21c'est pour ça que les produits d'Aquastore
14:22se retrouvent dans les magasins botaniques.
14:25Donc voilà, c'est ça le sens du digital,
14:28c'est aussi préparer les visites.
14:30Aujourd'hui, 60% des visites,
14:31nos clients, on l'a mesuré,
14:33on leur a posé la question,
14:34se font avant sur le site,
14:36avant de venir en magasin.
14:37Donc les deux doivent être absolument complémentaires.
14:39Maintenant, on ne fait pas une course
14:41à la vente en ligne effrénée.
14:44Merci beaucoup Marc Rosavignon.
14:46Restez avec nous,
14:46on passe sans plus attendre
14:47au focus de notre expert.
14:52Alors François Depry,
14:53depuis la crise du Covid,
14:54le jardinage est devenu un levier de bien-être,
14:56un levier d'engagement aussi pour le consommateur.
14:58Qu'est-ce que les Français viennent chercher
15:00aujourd'hui dans les jardineries ?
15:02Exactement Eva,
15:02ce n'est pas tellement le marché de la jardinerie
15:04qui a changé,
15:04c'est les attentes des Français.
15:06Vous lisiez ce côté bien-être,
15:08où on vient chercher,
15:10évidemment, une réduction du stress,
15:12de la sérénité, du calme,
15:14et un lien avec la nature,
15:15même si on est dans un milieu très urbain.
15:17Et puis en termes d'engagement personnel,
15:18aujourd'hui, 84% des Français
15:20disent avoir changé leurs habitudes
15:22sur le jardinage
15:23du fait du réchauffement climatique.
15:25Très concrètement,
15:26ça veut dire 61% d'entre eux
15:27qui disent qu'ils ont réduit
15:29très fortement l'utilisation
15:30de produits chimiques
15:30dans leur jardinage.
15:32Est-ce que cette transition écologique,
15:33elle est réellement possible
15:35dans un secteur aussi concurrentiel
15:37et sensible au prix aussi,
15:38puisqu'on ne parle pas assez du prix ?
15:40Oui, effectivement,
15:40c'est le grand écart
15:41que doivent faire les jardineries,
15:42à la fois gérer l'équation écologique
15:44et l'équation économique.
15:46Côté écologique,
15:47vous en parliez très justement,
15:48vous êtes entreprise à mission,
15:50Truffaut est certifié Bicorp,
15:52et on a, alors pas autant peut-être
15:54que chez vous,
15:54mais 73% aujourd'hui des jardineries
15:56qui proposent des produits
15:57des fleurs Labelle de France.
16:00Donc c'est une progression
16:01qui se fait comme en ce sens-là.
16:03Et côté économique,
16:04il y a une montée des produits
16:06à marque distributeur
16:07qui est assez forte
16:08pour mieux gérer
16:09les approvisionnements
16:10et le circuit.
16:11Il y a le fait de proposer
16:13plus de produits durables
16:14et le retour du conseil
16:15très fort en magasin
16:16comme vous l'évoquiez.
16:17Et le magasin, justement,
16:18il a un rôle à jouer dans tout ça ?
16:19Complètement.
16:20Un peu comme dans tous les domaines,
16:21c'est un lieu de vie.
16:22Quand on est comme Jardiland
16:23à 60% de son chiffre d'affaires
16:25entre le vendredi midi
16:26et le dimanche soir,
16:27on est devenu un lieu de loisir,
16:28un lieu de détente
16:29pour le week-end.
16:30Et donc,
16:31ça a un impact immédiat
16:32sur le concept marchand,
16:33sur ce qu'on proposait
16:34comme offre diversifiée,
16:36comme animation.
16:37Et à contrario,
16:38quand on va chercher
16:39un public très urbain
16:40qu'on veut recruter,
16:41on va faire un pop-up store
16:42comme ça a été fait récemment
16:44dans le Marais.
16:45Mais dans le cas,
16:45la logique est la même.
16:46On se ressent sur le client
16:48et on repense
16:49l'expérience magasin
16:50pour lui.
16:50Et on fait des expériences,
16:52par exemple,
16:53le week-end plus,
16:53parce qu'on a toujours été
16:55de tout temps
16:55en jardinerie le week-end.
16:57Donc là,
16:57qu'est-ce qui change véritablement ?
16:58En fait,
16:59c'est,
16:59vous le disiez,
16:59la diversification de l'offre
17:01qui permet aux consommateurs
17:03d'avoir,
17:04au-delà des produits de jardin
17:05qu'il vient chercher,
17:06toute une gamme de loisirs,
17:08de produits pour les enfants aussi,
17:10de décorations,
17:12de loisirs créatifs
17:13qui véritablement répondent
17:15à toutes les attentes
17:16des Français
17:17sur le domaine
17:18du loisir du week-end.
17:19Merci beaucoup, François.
17:20On passe tout de suite
17:21au pitch de notre start-up.
17:28Juliette Poiré,
17:29vous êtes notre invitée
17:31sur cette start-up.
17:32Vous êtes la cofondatrice
17:32de La Tournée,
17:34un supermarché en ligne
17:35avec une logique de course
17:36livrée en vrac
17:37et en consigne.
17:38Alors,
17:38vous venez tout juste
17:39de vous faire racheter
17:41par le fourgon,
17:42votre principal concurrent.
17:43Quelle est l'ambition
17:44de cette alliance finalement ?
17:48Nous,
17:49ce qu'on veut ensemble,
17:51c'est de généraliser
17:52un nouveau modèle
17:52de consommation
17:53pour mettre fin
17:54aux déchets plastiques.
17:55Et le fléau,
17:56aujourd'hui,
17:57il y a 36 millions
17:59de bouteilles plastiques
17:59qui sont vendues
18:00et jetées du coup
18:01par jour.
18:02Et donc nous,
18:03notre ambition,
18:04la tournée comme le fourgon,
18:05c'est de proposer
18:05un modèle de livraison
18:06à domicile
18:07qui récupère
18:08les contenants vides
18:08à chaque livraison
18:09pour qu'ils soient ensuite
18:10lavés et réutilisés.
18:12Et ce dont on s'est rendu compte,
18:13donc on était chacun
18:14sur des zones géographiques
18:15différentes,
18:16c'est qu'ensemble,
18:18en mutualisant nos efforts,
18:19on peut aller
18:20beaucoup plus loin
18:20et aussi beaucoup plus vite.
18:22Oui,
18:23parce que finalement,
18:23c'est un petit peu
18:24le même fonctionnement
18:25que le fourgon.
18:26On passe commande en ligne,
18:27on se fait livrer
18:28chez nous.
18:29comment ça se passe
18:30pour retourner
18:31les contenants consignés ?
18:33En fait,
18:34vous avez juste
18:35à les rendre au livreur
18:36à la livraison suivante
18:38et ensuite,
18:39vous allez être recrédité
18:40du nombre de contenants
18:41et de caisses
18:42que vous avez rendus.
18:44Donc finalement,
18:44ce n'est pas plus compliqué
18:45que de sortir
18:46ces poubelles
18:47devant chez soi.
18:48Et tout est absolument
18:49tout en consigne ?
18:51Oui,
18:52exactement.
18:52Après,
18:53on a aussi des produits
18:54qui ne peuvent pas
18:55être consignés.
18:57je pense par exemple
18:58à des produits
18:59comme du papier toilette
19:00par exemple.
19:00On va faire attention
19:01de les proposer
19:03ou des fruits et légumes
19:04qui peuvent être
19:05dans des sacs en papier craft.
19:07Notre but,
19:08c'est de les proposer
19:08sans plastique
19:09à usage unique.
19:10Alors,
19:11vous parlez donc
19:12de contenants recyclables
19:13et aussi recyclés,
19:15j'imagine.
19:16Quel est le fonctionnement ?
19:17C'est le fourgon
19:18qui prend en charge
19:18absolument toute la chaîne
19:20de valeur derrière,
19:21donc le nettoyage
19:22et la remise en circulation ?
19:24Oui,
19:25alors,
19:25on a des partenariats
19:26avec des fournisseurs
19:28et des marques
19:30qui vont soit
19:31elles-mêmes
19:32prendre en charge
19:33le lavage
19:34et la réutilisation
19:34de leurs contenants
19:35ou alors,
19:38notamment sur,
19:39on a une marque propre,
19:40le fourgon,
19:41on va passer par des laveurs
19:43qui, eux,
19:44ont des usines de lavage
19:45pour justement laver
19:46les contenants
19:47et ensuite
19:47les remettre
19:48en circulation.
19:50Finalement,
19:50est-ce que ça coûte
19:51plus cher
19:52de faire ces courses
19:53chez le fourgon
19:54que dans un circuit
19:56traditionnel ?
19:57Puisque vous dites
19:58que la consigne,
19:58finalement,
19:59le prix nous est...
20:00Enfin,
20:01la consigne nous est
20:02remboursée.
20:02Donc,
20:03quelle est la différence
20:04avec un supermarché classique ?
20:06Oui.
20:07Nous,
20:07on essaye de se rapprocher
20:08le plus possible
20:10des prix
20:10du supermarché classique.
20:12Le but,
20:12c'est vraiment
20:13d'être un service
20:13accessible à tout le monde.
20:16Aujourd'hui,
20:17quand on compare
20:18un peu un panier type
20:20par rapport
20:20à un supermarché,
20:21en moyenne,
20:21on est un euro
20:22plus cher.
20:24Et ça,
20:24ça se justifie aussi
20:25par...
20:26Donc,
20:26quand on compare
20:27des produits
20:27à qualité égale,
20:30et ça se justifie aussi
20:31par le fait
20:31qu'il y a un service
20:32puisque,
20:32en fait,
20:33en quelques clés,
20:33vous êtes livré chez vous
20:36gratuitement
20:38sur le créneau
20:39de votre choix.
20:39Est-ce que vous commencez
20:40à trouver
20:41qu'il y a un changement
20:42dans les mentalités
20:43des consommateurs
20:44puisqu'on l'a vu
20:45dans la grande distribution,
20:46notamment,
20:46il y a eu beaucoup
20:47d'initiatives
20:48de grandes enseignes
20:49qui se sont lancées,
20:50mais ça a quand même
20:51du mal à prendre
20:51et notamment plus
20:53sur tout ce qui est
20:53bouteilles
20:54ou du liquide
20:56comme les gels douche
20:57ou le miel.
20:58Est-ce que vous notez
20:59un changement,
20:59vous,
21:00dans les mentalités ?
21:01Oui.
21:02Nous,
21:02ce qu'on voit,
21:03déjà,
21:04c'est que le consommateur
21:05a besoin de praticité.
21:06Donc,
21:07le fait qu'il n'ait pas
21:07à aller rendre
21:08ses contenants
21:09en magasin
21:10mais juste à les rendre
21:11au livreur,
21:11ça simplifie quand même
21:13beaucoup la vie.
21:14Ce qu'on voit,
21:15c'est qu'il y a
21:15une vraie prise
21:17de conscience
21:17chez les consommateurs
21:18sur l'impact des déchets,
21:20mais aussi de plus en plus
21:21sur la santé
21:22parce qu'il y a
21:23de plus en plus
21:23d'études
21:24qui montrent
21:24l'impact néfaste
21:25des microplastiques
21:26sur la santé humaine.
21:27Et donc,
21:28nous,
21:28il y a de plus en plus
21:29de clients
21:31et notamment beaucoup
21:31des familles
21:32qui veulent
21:33que leurs enfants
21:34arrêtent de manger
21:35du plastique finalement.
21:36Donc,
21:38l'argument santé
21:40est de plus en plus
21:40important aussi.
21:41Donc,
21:42globalement,
21:42on voit quand même
21:43une tendance de fond
21:44chez le consommateur
21:46de vouloir améliorer
21:47son mode de consommation.
21:50Après,
21:50encore une fois,
21:51il faut qu'on soit
21:52compétitif
21:53en termes d'offres
21:54et de prix
21:54par rapport
21:55aux supermarchés.
21:56Alors,
21:56justement,
21:57parlons-en,
21:57vous avez
21:583000 produits
21:59qui sont consignés
22:00plutôt de l'épicerie
22:02et des aliments secs.
22:04Vous n'avez pas encore
22:05de produits frais ?
22:06Ça,
22:07c'est quelque chose
22:07que vous étudiez ?
22:09Oui.
22:09Alors,
22:10on en a à Paris,
22:13donc anciennement
22:14la tournée.
22:15On a des produits
22:16de crèmerie
22:16et des fruits et légumes.
22:17Et en fait,
22:18cette offre de frais,
22:20on est en train
22:20de,
22:21du coup,
22:22avec l'intégration
22:23de la tournée
22:23dans le fourgon,
22:24aussi de l'implémenter
22:26ailleurs.
22:26Donc,
22:27on va la lancer
22:27dans le nord,
22:28notamment.
22:30Et ensuite,
22:30on va vouloir
22:31vraiment la développer
22:33partout où on est présent
22:34parce que c'est important
22:35de pouvoir trouver
22:36tous ces produits
22:37du quotidien
22:38au même endroit,
22:39finalement.
22:40Tout à l'heure,
22:40vous nous parliez
22:40de marques propres.
22:41Donc,
22:41c'est-à-dire que
22:42les produits
22:43que vous vendez,
22:44vous vous approvisionnez
22:46auprès de producteurs locaux,
22:48j'imagine,
22:48mais vous commencez aussi
22:49à vous approcher
22:50de marques
22:51un peu plus connues,
22:51reconnues.
22:52Vous avez lancé
22:53un partenariat
22:53avec Bonduelle.
22:54Est-ce que
22:55ces partenariats
22:56vont tendre
22:57à se développer
22:58dans le futur ?
23:00Oui,
23:00complètement.
23:01Ce qui est un objectif,
23:02c'est d'avoir,
23:03évidemment,
23:03une part de produits
23:04locaux importants,
23:05mais les clients,
23:06ils ont aussi,
23:07sur certaines unités
23:09de besoin,
23:09besoin d'avoir
23:10leur marque préférée.
23:12Donc,
23:12c'est pour ça
23:13que c'est important
23:14pour nous
23:14de se rapprocher
23:15aussi des industriels
23:17pour avoir
23:18ces marques-là
23:19en réemploi.
23:20Et pour les industriels,
23:22c'est hyper important
23:22parce qu'il y a
23:23des objectifs
23:24de développement
23:25de la part
23:26des emballages
23:27réutilisables.
23:27Ce sont des objectifs
23:29qui ont été déterminés
23:30au moment de la loi AGEC.
23:32Et pour eux,
23:32en fait,
23:33on représente
23:34un débouché
23:35et un moyen,
23:37justement,
23:37de développer
23:38cette partie-là,
23:39le réemploi
23:41efficacement.
23:41Alors,
23:42Juliette,
23:42aujourd'hui,
23:42vous avez 100 000 clients.
23:44Comment est-ce que
23:44vous comptez passer
23:45à la vitesse supérieure ?
23:47Est-ce que,
23:47justement,
23:47cette alliance
23:48avec le fourgon,
23:49ça va vous permettre
23:50de passer
23:51à la vitesse supérieure,
23:52notamment en France
23:53et à l'international,
23:54peut-être ?
23:55Oui,
23:56complètement.
23:57Aujourd'hui,
23:57on couvre un peu plus
23:58de 45 %
23:58de la population française.
24:00Donc,
24:00c'est quelque chose
24:00qu'on a envie,
24:01évidemment,
24:01de continuer à augmenter
24:04en termes de présence
24:05géographique.
24:06On vient d'annoncer
24:08le lancement en Belgique
24:09à Liège
24:11et en Espagne
24:12à Barcelone.
24:13Donc,
24:14clairement,
24:14on a une ambition européenne
24:16de développer le réemploi
24:17en Europe.
24:19C'est une tendance de fond
24:20pas que en France.
24:23Donc,
24:23on commence avec ces villes-là
24:24en Belgique
24:25et en Espagne
24:25et ensuite,
24:26on va vouloir se développer
24:27dans les autres grandes villes
24:29d'abord dans ces pays
24:30et ensuite ailleurs.
24:32Donc,
24:32ça,
24:32c'est vraiment
24:33un premier objectif
24:34de déploiement géographique
24:35et ensuite,
24:36c'est un développement
24:37de la gamme,
24:38comme on disait,
24:39pour vraiment avoir
24:40tous les produits
24:40du quotidien.
24:41Merci beaucoup,
24:42Juliette,
24:43d'avoir été avec nous
24:44sur ce pitch
24:45de la start-up.
24:45On passe tout de suite
24:46sans plus attendre.
24:47à l'actu de la semaine.
24:51Après l'inflation
24:52causée par la guerre
24:52en Ukraine
24:53il y a trois ans,
24:54comment les enseignes
24:54font face
24:55à cette nouvelle crise
24:56au Moyen-Orient
24:57pour contourner
24:57plus efficacement
24:58l'inflation ?
24:59François,
25:00la situation économique
25:01n'est pas comparable
25:02à ce que nous avons
25:03connu en 2022.
25:04Qu'est-ce qui change ici ?
25:05Effectivement,
25:06cette guerre au Moyen-Orient
25:07intervient dans un contexte
25:09où l'économie
25:10est déjà sous tension,
25:11où le pouvoir d'achat
25:12est déjà contraint,
25:13où les ménages
25:13ont déjà des difficultés
25:14installées.
25:16J'en veux pour preuve
25:17que l'année dernière,
25:182025,
25:18avant cette crise,
25:19il y avait déjà
25:209 millions de Français
25:20qui nous disaient
25:21qu'ils n'arrivaient pas
25:22à boucler leur fin de mois
25:23sur les dépenses
25:23de la vie courante.
25:25On n'est pas sur les niveaux
25:26d'inflation de 2022-2023
25:28à 25%,
25:29mais on est sur 4 à 5%
25:31et ça suffit,
25:32quand on rajoute ça
25:33à ce qui s'est passé
25:33les années précédentes,
25:34à impacter clairement,
25:36directement,
25:36les dépenses des ménages.
25:37Et quels sont justement
25:38les postes de dépenses
25:39qui sont les plus touchés ?
25:41Il y a deux réponses
25:44relativement directes
25:45des consommateurs.
25:47La surprotection
25:48de son argent
25:48en renforçant l'épargne
25:50et de l'autre côté,
25:52réduire les dépenses
25:52qui sont considérées
25:53comme non essentielles
25:54ou des achats
25:55qui sont reportables.
25:56Malheureusement pour eux,
25:57dans des secteurs
25:57qui sont déjà un peu
25:58en difficulté,
25:59le textile,
26:00les meubles,
26:01la décoration,
26:02la high-tech,
26:03qui déjà sur le mois de mars
26:04ont subi un recul
26:05de plus de 2%.
26:06Justement,
26:06comment est-ce que
26:07les enseignes font face à ça ?
26:08Elles repensent
26:09leur chaîne de valeur ?
26:10Toute la chaîne est impactée,
26:12donc ça veut dire
26:12potentiellement à la fois
26:13des changements structurels
26:15où on va réfléchir
26:16à relocaliser
26:18des approvisionnements
26:18plus près de nous,
26:19en Europe,
26:20en France,
26:22donc sécuriser
26:22ces chaînes d'approvisionnement.
26:23Des choses plus tactiques
26:25où on va peut-être
26:26diversifier encore plus
26:27son parc de fournisseurs
26:28justement pour sécuriser
26:29l'approvisionnement.
26:30Et puis ça veut dire
26:31sur cette partie tactique
26:32travailler aussi
26:33beaucoup plus
26:34avec la data
26:34pour arriver
26:36à optimiser ses stocks,
26:38arriver à proposer
26:39des assortiments
26:39qui soient
26:40les plus pertinents possibles,
26:41avec toujours,
26:42on en revient au premier point
26:43de départ,
26:44la logique de proposer
26:45les prix les plus bas
26:46possibles aux Français
26:48en leur laissant quand même
26:49un peu de choix
26:49pour qu'ils puissent
26:50continuer à se faire plaisir
26:51sur les catégories
26:52où ils le souhaitent.
26:52Merci beaucoup François
26:54pour cette expertise.
26:55Merci Marc
26:56d'avoir été avec nous
26:57directeur général délégué
26:59de Botanique.
27:00Merci à vous
27:00de nous avoir suivis.
27:01On se donne rendez-vous
27:02la semaine prochaine
27:03pour une toute nouvelle émission
27:05de Focus Retail.
27:06Quant à moi,
27:06je vous retrouve dès lundi
27:08dans la matinale
27:08de BFM Business.
27:09Je vous souhaite
27:10un excellent weekend à tous.
27:12Focus Retail,
27:14la distribution de demain
27:15s'invente aujourd'hui.
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